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1 Prix : 10 Uniquement en télechargement : livredor-ssii.fr GFI Informatique Un repositionnement réussi ZOOM GFI Informatique : Vincent ROUAIX, PDG, est l homme du renouveau du groupe GFI Informatique. Son objectif : atteindre en 2014, une taille critique en France, entre 800 M et un milliard : QUELLE CONJOTURE? 2011 se termine sur une croissance avérée. Dans quelle mesure 2012 échappera à la crise? 2012, LA RUPTURE : La mutation des usages provoque une rupture technologique profonde qui devrait déboucher sur l ouverture de nombreux chantiers de rénovation, si la conjoncture le permet. LE TOP 2012 DES SSII FRANÇAISES : Selon le CA 2011 consolidé mondial. LE TOP 2012 DES SSII EN FRAE : 32ème édition du TOP selon le CA 2011, réalisé en France. LES FICHES INSTITUTIONNELLES : Les Fiches donnent une information complète sur chacune des SSII présentes. Vincent ROUAIX Photo Hervé Thouroude Roger Bui Rédacteur en Chef 2012 IPRESSE.NET

2 Retour au sommaire général Sommaire Cliquez pour accéder au chapitre désiré Edito : La mutation des usages La conjoncture : la rupture L histoire des SSII à travers ses hommes Zoom : GFI Informatique, le repositionnement réussi LE TOP 2012 DES SSII FRANÇAISES (selon le CA consolidé mondial) LE TOP 2012 DES SSII EN FRAE (selon le CA réalisé en France) Les Fiches Institutionnelles AVERTISSEMENT Ce document électronique a été conçu pour une utilisation facile et rapide. En effet, le Sommaire et les Index Alphabétiques comportent des hyperliens permettant d accéder directement à l information. Au niveau des Fiches Institutionnelles, les s et les sites Web des entreprises sont également dotés d hyperliens. Un clic suffit pour vous rendre directement sur le site Web de la SSII ou de l Éditeur en question ou lui envoyer un . Le TOP 2012 des SSII présente un classement actualisé, articulé autour du chiffre d affaires 2011 réalisé en France, dans le métier des SSII. Nous avons ainsi recensé 120 SSII qui constituent le TOP 2012 des SSII classées selon le chiffre d affaires réalisé en France. Outre le chiffre d affaires France, vous y trouverez les chiffres consolidés, ROC (résultats opérationnels courants) et RO (résultats opérationnels), RNPG (résultats nets part du groupe), ce, pour les exercices 2011 et La nouveauté cette année porte sur le TOP des SSII françaises, selon leur chiffre d affaires consolidé. Cet éclairage donne une idée du poids économique des SSII françaises par rapport au marché français du conseil et des services en informatique. Au niveau des Fiches Institutionnelles, vous aurez une information complète sur les trois derniers exercices de l entreprise, outre un synoptique identifiant les activités, l actionnariat, l historique et le mot du principal dirigeant sur ses options en matière d axes de développement en Nous avons apporté un soin tout particulier à la réalisation de ce document. Toutefois, nous ne sommes pas à l abri d éventuelles erreurs. Les informations nous ont été directement transmises par les sociétés pour la plupart. Pour les autres, nous avons épluché des rapports annuels, documents de références, communiqués ou sites web. N hésitez pas à contacter directement les sociétés pour toute précision. Bonne lecture. Le Livre d Or des SSII & est un ouvrage paraissant une fois par an. IPRESSE.NET édite par ailleurs, i-logiciels & Services, Lettre hebdomadaire comportant 40 numéros par an. La rédaction ne garantit pas l exactitude absolue, ni le caractère exhaustif des informations publiées. Directeur de la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est strictement interdite. Dépôt légal 2 e trimestre Envoyez vos communiqués par uniquement Editeur : IPRESSE.NET, 59 avenue Jean-Jaurès, GENTILLY. Siret : CRETEIL. APE : 5814Z. Cliquez : Bulletin d'abonnement

3 Retour sommaire ÉDITO La mutation des usages Bienvenue dans cette 10 ème édition du Livre d Or 2012 des SSII qui héberge la 32 ème édition du TOP des SSII de i-logiciels & Services. Si vous vous intéressez aux Editeurs, sachez que le Livre d Or 2012 des Editeurs paraît ce même jour. A mi-parcours de cette année 2012, beaucoup d événements se sont déjà déroulés. Depuis le 15 mai, nous avons un nouveau Président de la République qui incarne l alternance et qui prend les manettes de l État au moment le plus difficile qui soit. Il lui faudra faire face aux problèmes économiques majeurs de la France, des pays de l Euro et plus largement de l Europe. Comment sortir de cette spirale infernale de l endettement public? Pour revenir à des concepts plus parlants, nous avons une loi pour protéger et essayer le remettre sur les rails les ménages surendettés victimes des sirènes de la consommation et du crédit facile, mais cher. A propos d un ménage, on se pose souvent les questions : «Comment a-t-il pu en arriver là?» et «Comment va-t-il s en sortir?» Les mêmes questions s appliquent à l État. Le numérique, moteur de la relance? Élaborées par 21 associations et syndicats professionnels du secteur du numérique qui se sont regroupés dans le Collectif du Numérique, les six thèmes clés doivent faire l objet de débats auprès du plus grand nombre, mais surtout déboucher sur des actions qui feraient avancer la cause du numérique : - L enjeu de la transformation numérique de l économie et de la société; - la vision stratégique de la compétitivité du numérique pour la création d emplois; - les aspects réglementaires et fiscaux; - l engagement pour l accompagnement de l innovation numérique; - l effort de formation au numérique; - la modernisation numérique de l État et l exemplarité des services publics. Le numérique est un concept trop généraliste dans lequel on peut se perdre facilement. On en vient à oublier qu à l origine était le calculateur avant de devenir ordinateur. Ce mot ordinateur désignait le matériel, la quincaillerie ou hardware. Dedans, il fallait lui enregistrer des instructions pour le piloter en pas à pas, c est la partie intellectuelle de l inséparable du duo. Baptisée software par les Américains, elle fut traduite ensuite par logiciel et consacré par le Journal Officiel le 17 janvier L informatique qui vient des mots information et automatique englobe les deux volets matériels et logiciels qui composent un système d information (SI). Encore aujourd hui, dans de nombreux bureaux, ateliers ou même chez des particuliers, l informatique est synonyme d un outil puissant, mais laborieux à utiliser et oblige à un formalisme pas toujours logique, encore moins instinctif. Peu à peu, mais inexorablement, les logiciels ont subi une évolution darwinienne, s améliorant au fil des générations, avec parfois des sauts technologiques spectaculaires. L arrivée de nouveaux dispositifs de communication, devices, a ouvert les vannes de la créativité dans la foulée de la complexification des smartphones. Les tablettes, fruit du mariage entre smartphones et ordinateurs portables incarnent la mobilité, notamment à propos des applications professionnelles. Toutes ces évolutions ont eu pour conséquence logique une appropriation de la fonction par l utilisateur. L ordinateur ne dicte plus la démarche à suivre impérativement, mais c est l utilisateur qui a l impression de découvrir son chemin. La démarche qui consiste à aller sur un site web pour chercher une information ou commander un bien ou un service est entrée dans les mœurs parce que les recherches des utilisateurs aboutissent, les achats et donc les ventes se réalisent. Les logiciels qui sont derrière, deviennent efficaces grâce au marketing, à la psychologie, mais souvent grâce à une énorme logistique. La mutation des usages, telle que nous venons de la décrire entraîne une rupture technologique plus profonde que tout ce que nous avons connu. Plus importante que le passage à l An 2000 ou à l Euro. Cette rupture va ouvrir, dans son sillage, un gigantesque chantier à l échelle de l Hexagone, de l Europe et du monde. La taille de ce chantier est fonction de celle de l héritage informatique du pays. Nous vivons dans l Ancien Monde. Autant dire que cet héritage, legacy, est lourd. Ainsi la rénovation du SI cœur de métier de l Urssaf, dont le lot 1 vient d être attribué à Capgemini et Atos, doit remplacer plus de 6,5 millions de lignes de Cobol écrites il y a plus de 25 ans. Ce projet immobilisera des équipes entre 100 et 200 personnes sur une période de 8 ans. La modernisation des SI ira en s accélérant car les entreprises, mais aussi les Administrations, en ont besoin pour maintenir et développer leurs audiences. Cette modernisation touche toutes les couches d entreprises. Les professionnels devront être à la hauteur de l espérance des utilisateurs qui ne comprendraient pas que leur informatique interne ne puisse pas rendre le même service que celle de leur banque, par exemple. Le marketing prendra-til le pas sur la DSI? Peut-être, si le SI interne n est pas impacté par les nouveaux applicatifs. En revanche, il n est pas concevable que la DSI laisse la porte du SI interne ouverte à tous vents. Une nouvelle forme de relation entre la DSI et l opérationnel métier devra être trouvée pour le bon fonctionnement de l entreprise. Roger BUI

4 Retour sommaire LA CONJOTURE : Quelle conjoncture? Paris, le 5 avril 2012 Syntec Numérique a tenu sa conférence de printemps sur le thème Conjoncture & Actualités Nous apprenons ainsi que 2011 a enregistré une croissance de +3,6%, toutes activités confondues ne sera pas en récession, mais conservera une progression de +1,2%, à plus ou moins 0,5%, selon IDC, partenaire de Syntec sur cette étude. Rappelons les basiques du marché des logiciels & services en 2011 : 42,5 milliards d euros de chiffre d affaires pour un effectif de personnes. Les SSII (conseil et services informatiques) ont généré 56% de ce marché, soit 23,8 milliards d euros. Les éditeurs de logiciels représentent 29% et ont contribué à hauteur de 12,3 milliards d euros. Les conseils en technologies représentent pour leur part 15% du marché, soit 6,4 milliards d euros. Sur 2012, il faudra s attendre à une faible croissance au 1er semestre, par rapport à Le deuxième semestre devrait afficher une légère amélioration. Au plan mondial, la prévision de croissance atteint +4,5%, dont +5,3% pour les États-Unis, +6% pour l Asie et seulement +1% pour la vieille Europe. Ces derniers chiffres sont hors conseil en management, BPO et conseil en technologies. Du point de vue des DSI, la dépense informatique serait stable ou en augmentation pour 76% et 56% d entre eux anticipent un budget nouveaux projets en augmentation. Par ailleurs, la propension à externaliser est bien orientée. Les leviers de croissance se trouvent dans trois domaines dont on parle déjà depuis quelques années : les infrastructures, le cloud et la mobilité. Le cloud computing est le marché le plus dynamique actuellement, avec 4% du marché en 2010 et 15% en 2015, selon le cabinet PAC. Parmi les indicateurs chers à Syntec, l indicateur de confiance des dirigeants du secteur remonte sous l évolution des anticipations de prises de commandes, la confiance dans la capacité à maintenir les prix, ce, malgré des comportements d achat inappropriés et l allongement des cycles de décision. Guy Mamou-Mani commente UNE CROISSAE CONFIRMÉE DE 3,6% EN 2011 EN 2012 : RALENTISSEMENT À 1,2% Source : Syntec Numérique / IDC ainsi la situation : «Le numérique est un accélérateur de compétitivité, de croissance et d emplois pour l ensemble des filières industrielles et de services et ce, même en période contrainte. Il offre de véritables solutions pour l industrie française. Les technologies numériques ont déjà fait leurs preuves dans la ré-industrialisation, la modernisation de l économie, la création d emplois, l amélioration de la vie des citoyens, les filières de formation, à l appui du développement des usages. C est un levier de croissance par excellence. Aussi, nous regrettons qu il ne soit pas suffisamment reconnu comme tel et qu il n occupe pas la place qu il mérite dans les débats à l élection présidentielle. C est pour cela qu en janvier dernier nous avons lancé un appel à l union aux acteurs du numérique. Créé depuis le 19 mars, ce collectif a pour objectif d inciter à une politique de développement des usages, au bénéfice de Source : Syntec Numérique / IDC la digitalisation de notre système productif, par ce que le numérique est une industrie forte au service d une économie plus compétitive.» LE COMPORTEMENT PAR SECTEUR En 2011, chaque métier a affiché une croissance différente : +2,7% pour l activité Conseil & Services Informatiques ; +3,8% pour les éditeurs de logiciels ; +7% pour le Conseil en Technologies. En 2012, l activité Conseil & Services informatiques devrait croître de +1,0% en Les métiers correspondants conservent un bon niveau d activité, notamment par l externalisation. Le conseil et l assistance technique sont en retrait, tandis que les projets de rationalisation et de transformation des systèmes d information sont au coeur des be-

5 Retour sommaire LA CONJOTURE : Quelle conjoncture? (suite) soins des clients. Après une croissance solide en 2011 de +7%, le Conseil en Technologie devrait voir sa croissance ralentir en 2012, à hauteur de +1,1%. L activité est impactée par les problématiques de pression sur les prix et les politiques de référencement des donneurs d ordres. Les technologies de l embarqué reste un moteur de croissance fort de ce secteur. Le secteur Logiciel résiste mieux au contexte économique et maintient un bon niveau d activité. La progression attendue en 2012 se situe à +1,6%. Le carnet de commandes reste stable ou s améliore pour 87% des acteurs. Ces mêmes acteurs, pour 82%, sont optimistes dans leur capacité à transformer les affaires. L infrastructure et le middleware présentent davantage de dynamisme que le conseil ou les logiciels applicatifs. La transformation des PME en ETI reste un enjeu important pour l industrie du logiciel. EMPLOI Le secteur emploie environ personnes. Près de recrutements ont été réalisés en 2011, dont près de cadres, soit quasiment le niveau de recrutement de Par ailleurs, le secteur est toujours très favorable aux jeunes diplômés avec 26% des recrutements de débutants et 30% de recrutements de jeunes cadres. Une stabilité des recrutements est attendue en Malgré un contexte moins favorable, le secteur reste le plus important recruteur de cadres en France. Les entreprises affichent un certain optimisme dans leur capacité à augmenter leurs effectifs (un tiers d entre elles prévoient une croissance de leurs effectifs). La formation est au coeur de cette industrie où les métiers et les technologies évoluent rapidement. L accord cadre national signé entre le Ministère du travail de l emploi et de la santé, Syntec Numérique, Pôle emploi et Centre Inffo permettra d évaluer les besoins en personnel et perspectives d évolution de l emploi du secteur. LES LEVIERS DE LA CROISSAE EN 2012 L ANTICIPATION DES DSI LES PRÉVISIONS DE CROISSAE DANS LE MONDE LES COLUSIONS DE SYNTEC NUMERIQUE - Nos prévisions de croissance 2011, annoncées en avril 2011, sont confirmées : +3,6% restera, comme annoncé en novembre une année de croissance malgré un ralentissement : +1,2% - L indicateur de confiance des dirigeants du secteur est en amélioration - Composantes de la croissance : Rationalisation, Innovation, Cloud Computing, Mobilité - Environnement des affaires: - Le contexte macro économique reste incertain - Comportements d achat inappropriés de la part de certains clients français

6 Retour sommaire 2012 : LA RUPTURE 2012 : La rupture Paris le 18 juin 2012 L année 2012 sera l année de la rupture. Rupture politique d abord. Depuis le 6 mai, la France a voté pour un nouveau Président en la personne de François Hollande qui incarne le retour de la gauche au pouvoir, depuis le départ de François Mitterrand. Rupture technologique ensuite. En effet, ce qui se passe actuellement va complètement bouleverser la vision que l on avait de l informatique, particulièrement dans les entreprises. Mais le fait est que les différences entre professionnel et particulier, s agissant de l usage de l informatique, s estompent de plus en plus. L utilisateur dans le sens informatique professionnelle du terme, est devenu un usager des services publics, privés ou individuels. Tous les acteurs, Administrations, grandes entreprises privées, ETI, PME-PMI, TPE, SSII, Éditeurs, seront impactés du fait de l existence d un lourd héritage informatique. L espérance, c est que cette rupture va s ouvrir, pour ceux qui l auront anticipé, sur une période de relance des chantiers de modernisation d une ampleur beaucoup plus importante que ceux de l Euro ou de l An Nous entrons dans une période de turbulences avec une chute spectaculaire de la prévision de croissance à 1% en 2012, selon Syntec Numérique. C est la conséquence directe de la crise financière mondiale engendrée par les dettes des pays développés qui ont entraîné une dégradation des notes données par les agences de notation. A cela se superpose la crédibilité de l Euro qui subit sa première véritable crise obligeant la France et l Allemagne à prendre des mesures drastiques. Pour mémoire, rappelons que la première récession date de 1993 avec un recul de -2%. Suite à l éclatement de la bulle Internet, en 2002, le recul a atteint -3% et en %. En 2004, la reprise était là avec un croissance de +4,1%. Enfin, 2009 a répercuté la crise des subprimes. La rupture que nous évoquons ici n est pas un phénomène spontané surgi on ne sait d où. Il s agit simplement de l aboutissement d une évolution darwinienne de différents sous-ensembles qui constituent l informatique. Bill Gates, en son temps, voulait mettre un PC sur tous les bureaux. C est fait. Aujourd hui on parle de bureaux PC less, c est à dire sans PC. L informatique aussi bien professionnelle que personnelle est devenue individuelle au travers des nouveaux appendices (portables, tablettes, smartphones, etc.). Apple, avec l iphone a créé le concept de smartphone et mis un ordinateur dans la plupart des poches. Androïd est à l OS de l iphone ce que Windows a été vis-à-vis de Mac OS, à savoir une plate-forme accessible à tous. Le Cloud computing a fait entrer dans la réalité deux concepts que l on connaissait sous d autres appellations : la facturation à l usage des applications ; l externalisation des infrastructures serveur et l utilisation de l énergie informatique à la demande. Enfin, et c est le catalyseur de cette rupture, les applications ont profité de cette disponibilité des moyens pour donner à l usager l impression qu il pouvait tout faire depuis son terminal mobile. C est en ce sens qu il rejette tout formalisme pour atteindre son information ou pour lancer une action. Autre catalyseur puissant : les réseaux sociaux. Ces derniers sont en train d envahir les entreprises qui réalisent que leur audience, notoriété, image, marketing peuvent avoir un impact sur leurs possibilités de développement. LES CHALLENGES Le challenge pour la DSI sera de faire un état des lieux objectif et d entamer au plus vite les mesures de correction pour se mettre à niveau par rapport aux enjeux. Le challenge pour les SSII consistera à remettre en cause les processus de développement pour intégrer cette rupture technologique dans la culture et la pratique interne. Enfin, le challenge pour les Éditeurs est non seulement technologique, mais également économique. Le passage à la facturation à l usage décalera, au début, les revenus jusqu à présent encaissés dans l année. En revanche, la récurrence du chiffre d affaires consolidera et valorisera ces entreprises. DSI Le DSI n a plus l aura qu il avait, il y a seulement une dizaine d année. Le Maître de l Information régnait en monarque absolu sur une population d utilisateurs ignorante des subtilités des architectures et autres bases de données du SI de l entreprise. L arrivée des outils personnels a introduit de nouveaux usages aujourd hui largement repris au niveau des solutions logicielles peaufinées par les éditeurs de plus en plus présents auprès des responsables métiers. Ces derniers, générateurs des gains de parts de marchés, se sentent plus confiants face à la Technologie. A telles enseigne qu ils deviennent des interlocuteurs à part entière des prestataires externes, au détriment des DSI. Toutefois, nous constatons depuis quelques temps le début du retour du mouvement de balancier en faveur des DSI. VMware a organisé une conférence de presse sur le thème : «Replacer le DSI au cœur de la stratégie de l entreprise en tant que créateur de valeur face au bouleversement culturel et structurel induit par le cloud.» Le CXP va plus loin en proposant aux DSI un Pack Executive a pour vocation de guider en permanence la réflexion des DSI sur tous les sujets déterminants pour l évolution du système

7 Retour sommaire 2012 : LA RUPTURE LA RUPTURE (SUITE) d information. Selon ce cabinet d étude, le DSI doit faire face aux constants changements, externes (économiques, technologiques, légaux ) comme internes (réorganisation, nouveaux process ) qui impactent directement l organisation et le business de son entreprise, donc son système d information qui en est le moteur essentiel. Le DSI subit aujourd hui une pression plus forte que jamais. Ses challenges sont nombreux : anticiper les évolutions du système d information, optimiser les coûts, benchmarker sa DSI par rapport à d autres, etc. Bref, le temps des solutions (programmes) Yaka et Fokon est révolu. MUTATION «Nous sommes à un moment charnière de l évolution des systèmes d informations qui voit la transformation simultanée des infrastructures, des applications et des processus métiers», commente Bernard Lewis, directeur général de Helpline. «Cette métamorphose s opère sous l impulsion d un principe simple à énoncer mais complexe à mettre en oeuvre: ce n est désormais plus la technologie qui dicte les usages, mais bien davantage les usages qui dictent la technologie. Une conséquence visible est l influence grandissante des métiers dans les orientations des DSI. Le paradoxe, qui n échappera à personne, est que cette transition devient possible grâce aux technologies, dont les plus décisives sont la virtualisation, le cloud et la mobilité. Cette mutation impacte bien entendu les SSII qui doivent transformer leur approche du service, du conseil et leurs modèles d infogérance. Nous avons posé, il y a un an, les jalons de cette orientation stratégique dont la finalité peut se résumer ainsi : passer de la gestion des besoins de l utilisateur à la gestion de son environnement de travail, pour tendre enfin vers la gestion de ses processus métiers. Ces trois éléments se combinent, de manière vertueuse, dans une logique de valeur métier et fonctionnelle en ligne avec les nouveaux enjeux des DSI.» Désormais, il n est plus question de simplement placer des CV... DSI VS CLOUD Selon une récente étude conduite par CA Technologies auprès de 685 DSI dans le monde, 37% des DSI français se considèrent idéalement positionnés pour accéder à la fonction de PDG ou Directeur Opérationnel. Sur l échantillon mondial de 685 DSI interviewés, 54% estiment que le Cloud Computing leur permet de se consacrer à l innovation et la stratégie métier accroissant ainsi leurs chances d élargir le champ de leurs responsabilités nécessaires à la fonction de PDG. Au niveau mondial, plus de la moitié des DSI interrogés (54%) se sentent mieux positionnés pour postuler aux fonctions de PDG dans la mesure où le Cloud Computing leur permet de consacrer plus de temps à l innovation, à la stratégie et à l amélioration de l efficacité métier. Singulièrement, les DSI français ne reconnaissent pas les mêmes vertus au Cloud ; ils considèrent que le relativement faible nombre de DSI promus aux fonctions de PDG s explique par la perception de leur rôle comme purement technique (47%) et comme une fonction de support plutôt que comme un département au centre des activités de l entreprise (47%). «Comment réconcilier cette compétence LE CLOUD Selon le Wikipedia, le concept d informatique dans le nuage est comparable à celui de la distribution de l énergie électrique. La puissance de calcul et de stockage de l information est proposée à la consommation par des entreprises spécialisées et facturé d après l utilisation réelle. De ce fait, les entreprises n ont plus besoin de serveurs dédiés, mais confient le travail à effectuer à une entreprise qui leur garantit une puissance de calcul et de stockage à la demande. Selon les approches des entreprises, se distinguent trois formes de cloud computing : les clouds privés internes, gérés en interne par une entreprise pour ses besoins ; les clouds privés externes, dédiés aux besoins propres d une seule entreprise, mais dont la gestion est externalisée chez un prestataire ; et les clouds publics, gérés par des entreprises spécialisées qui louent leurs services à de nombreuses entreprises. Ces notions sont regroupées par les anglo-saxons sous le vocable elastic computing capacity. Le National Institute of Standards and Technology en a donné une définition succincte qui reprend ces principes de base : «L informatique dans les nuages est un modèle pratique, à la demande, pour établir un accès par le réseau à un réservoir partagé de ressources informatiques configurables (réseau, serveurs, stockage, applications et services) qui peuvent être rapidement mobilisées et mises à disposition en minimisant les efforts de gestion ou les contacts avec le fournisseur de service.» Le cloud a émergé principalement pour répondre aux exigences de continuité et de qualité du service. Pour approcher de ces objectifs, des travaux ont été entrepris afin de trouver des méthodes dans tous les niveaux impliqués afin d établir un service entre un client final et un fournisseur de service : l application, qui est en contact avec le client ; la plate-forme, qui exécute l application ; l infrastructure, qui est le support de la plate-forme ; les données, qui sont fournies sur demande. Comme solution, le cloud est la mise en flexibilité (ou en disponibilité) de ces 4 niveaux. Les moyens employés sont essentiellement l isolation verticale et le découpage horizontal de chaque niveau. Il faut en effet toujours être en mesure de remplacer chaque élément de la solution globale pour que le service au client final ne s interrompe pas. L isolation est assurée par des normalisations existantes ou à inventer, et est obligatoire, car les 4 niveaux étant de nature différentes, ils ne peuvent s interpénétrer. Même si les techniques utilisées pour atteindre ce résultat ne sont pas fixées, elles comportent généralement au moins la virtualisation et la décomposition granulaire (d entités habituellement monolithiques). En cela, il y a un rapprochement évident avec la philosophie générale d Unix, qui décompose toute fonction finale en briques élémentaires simples, stables et compréhensibles. Cependant, pour Unix, c est le développeur qui fait ce travail d assemblage, alors que dans le cas du cloud c est parfois l utilisateur final. La transformation en cloud et donc la mise en flexibilité de ces 4 niveaux correspond aux termes généralement notés ainsi : - Software as a Service (SaaS) : l application est découpée en services ; - Platform as a Service (PaaS) : la plate-forme est granulaire ; - Infrastructure as a Service (IaaS) : l infrastructure est virtualisée ; - Data as a Service (DaaS) : les données sont fournies à un endroit précis. - Network as a Service (NaaS) ; - Workplace as a Service (WaaS).

8 Retour sommaire 2012 : LA RUPTURE LA RUPTURE (SUITE) des DSI avec l impitoyable réalité limitant à 4% la proportion d anciens DSI parmi les PDG actuels contre 29% d anciens directeurs financiers et 23% d anciens directeurs généraux,» constate Patrick Debus-Pesquet, Sr. Director chez CA Technologies, France? Bref, il faut convaincre les conseils d administration des entreprises utilisatrices, de l aspect stratégique de leur informatique : «47% des DSI déclarent que le «board» ne comprend pas la valeur de l IT pour les métiers.» E-RÉPUTATION La réputation est un actif intangible d une entreprise. Sans valeur comptable, elle est pourtant l une des composantes essentielles de l entreprise dans sa globalité. Immatérielle et vulnérable, elle peut, par exemple, agir sur ses volumes de ventes. Il serait cependant réducteur de limiter son influence à ce seul aspect business. La réputation se conçoit dans une approche transversale, car elle affecte toutes les structures internes à une organisation, mais également dans une approche environnementale, car elle intègre aussi des facteurs externes, essentiels au bon fonctionnement de l entreprise. Le passage au numérique de la réputation a fait apparaître le concept «d e-réputation», engendrant plusieurs bouleversements. Cet extrait a été publié par le Cigref dans une étude intitulée : «Étude sur les risques et opportunités liés à l e-réputation des entreprises.» Si les DSI des 130 grandes entreprises françaises s intéressent à l e-réputation, c est que cela devient un sujet chaud, sur lequel on ne peut plus fermer les yeux. «En effet, la démocratisation du numérique a notamment eu pour conséquence principale une mutation du rôle du consommateur. Ce dernier devient un réel acteur de sa consommation. De ce fait, de nouvelles habitudes sont constatées : les clients se parlent, s écoutent et se font confiance.» Les réseaux sociaux entrent maintenant dans les entreprises par la grande porte. BIG DATA Parler Big Data, c est vraiment être tendance! Nous produisons de plus en plus de données chaque jour, à des débits de plus en plus rapides. Collectivement, nous produisons chaque jour 2,5 quintillions de bytes de données et le taux de croissance est si élevé que 90 % de l information jamais créée jusqu alors a été produite au cours des deux dernières années. Un ensemble de données peut se composer à lui seul de vidéo, audio, texte, données de capteur Dr Mike Lynch OBE est le fondateur et PDG d Autonomy, une filiale de HP. Il est depuis longtemps considéré comme un visionnaire dans le monde des technologies de l information. Il explique. On se réfère souvent au «big data» pour parler des données non structurées, ce qui a finalement abouti à créer la confusion entre les deux termes. Pendant qu on s accrochait tous à nos bases de données, le monde a changé. Le «problème» base de données est devenu un faux prétexte détournant l attention sur la question essentielle : notre capacité à pouvoir gérer l information humaine. Les bases de données ont été créées il y a un demisiècle comme la solution pour pallier les limites des ordinateurs. Alors à quoi bon attendre d elles qu elles nous fournissent la solution miracle dans un monde aujourd hui complètement différent? Grâce au meaning (c est-à-dire l analyse de l information contextuelle et conceptuelle par les ordinateurs) nous pouvons «trancher le nœud gordien» et aller au cœur du sujet. Nous serons alors capables de traiter le sens de 100 % de l information, structurée et non structurée et de générer ainsi une réelle valeur ajoutée dans l entreprise. C est désormais aux ordinateurs de s adapter à l homme et non l inverse. OPEN DATA Après le Big Data, soyons encore plus tendance cette semaine avec le concept d Open Data. Une Open Data (Donnée Ouverte) est une information publique brute, qui a vocation à être librement accessible. La philosophie pratique de l open data préconise une libre disponibilité pour tous et chacun, sans restriction de copyright, brevets ou d autres mécanismes de contrôle. En informatique, l open data est une information structurée publique ou privée et généralement non utilisable par un humain mais interprétable par une machine. Les données ouvertes sont soumises à une seule contrainte qui est d être ouverte c est-à-dire aussi d être accessible par tous types de machines pour permettre leur traitement. En un mot, cela implique que les données ouvertes doivent être interopérables. Si les données ne respectent pas les standards du Web pour permettre leur interopérabilité, on parlera de données bridées car leur réutilisation est moindre voire quasiment nulle. Ce critère d interopérabilité n a jamais été réellement respecté dans l industrie, jusqu en 2008 où le standard SPARQL est devenu une recommandation du W3C. Ce langage de requête permet aux développeurs de tester leurs requêtes directement depuis leurs navigateurs Web sur les données ouvertes en ligne puis de développer leur propre programme pour analyser ces données. On peut ainsi consommer les données à distance sans avoir à les transformer ou à les déplacer. Ainsi, les gouvernements en Angleterre et aux États-Unis ont commencé à basculer leurs données dans le Web des données ouvert (en anglais, Linked Open Data ou LOD) en respectant les standards du W3C et en offrant un point d accès SPARQL pour les développeurs. Autrement dit, l Open Data est aux données, ce que l Open Source (Logiciels Libres) est aux logiciels. GENERATION Y Selon Stéphane Parisot, responsable innovation chez Volvo IT France, la génération Y composée de «Digital Natives» nés entre 1980 et 1994 et dignes successeurs des baby boomers issus de la génération X, a été maintes et maintes fois décrite et ses caractéristiques passées au peigne fin. Selon les analyses et les différents avis d experts, les Digital Natives également appelés les «Yers» sont tour à tour, zappeurs, convaincus de leur bon droit en toute circonstance, considérés comme des Tanguy qui quittent tardivement le domicile parental, geeks et rebelles, indisciplinés remettant en cause la moindre trace d autorité et particulièrement réfractaires à toute forme de hiérarchie. Les entreprises françaises le savent, elles vont bientôt devoir faire face à une pénurie d employés. Les babyboomers se rapprochent de la retraite et les Yers qui arrivent ne seront pas

9 Retour sommaire 2012 : LA RUPTURE LA RUPTURE (SUITE) assez nombreux pour les remplacer. Les véritables questions sont donc : Comment garantir la productivité de l entreprise et maintenir et développer ses performances? Quels sont les leviers à actionner pour impliquer les Yers dans le développement de l entreprise? Il ne s agit évidemment pas de chercher à mettre dans des cases toute une frange de la population mais la génération Y possède ses codes et ses habitudes qu il est nécessaire de prendre en compte et dont il est possible de tirer partie pour permettre aux entreprises de rester performantes. Seulement, il ne faut plus simplement observer les Yers et comprendre comment ils fonctionnent mais d ores et déjà repenser les pratiques en place dans l entreprise. Moralité : Il vaut mieux faire avec, et le plus tôt possible, afin d assurer la continuité du développement des entreprises. BEA ET SBA Le BAA (Buy American Act) est une loi fédérale américaine entrée en vigueur en 1933 dans le cadre de la politique de New Deal de Franklin Roosevelt, pendant la Grande Dépression. Elle impose l achat de biens produits sur le territoire américain pour les achats directs effectués par le gouvernement américain. La loi a ainsi pour but d encourager les promoteurs à acheter des produits américains afin de privilégier l industrie nationale. Le BEA (Buy European Act) aurait les mêmes objectifs, mais pour les pays membres de l Union Européenne. Le SBA (Small Business Act) est une loi du Congrès des États-Unis voté le 30 juillet 1953, modifiée à de nombreuses reprises, et visant à favoriser les petites et moyennes entreprises dans le tissu économique du pays. Entre autres dispositions, le Small Business Act réserve certains marchés publics aux PME : ceux situés entre et dollars ; au-dessus de dollars, quand il existe de très grandes chances qu au moins deux PME formulent une offre intéressante ; si seules les grandes entreprises peuvent répondre à l appel d offres, les PME se voient attribuer une réservation partielle du marché ; les appels d offres d une valeur de plus de dollars remportés par une grande entreprise doivent comporter «un plan de sous-traitance» montrant la part à laquelle les PME ont droit. Le SBA est un sujet récurrent, mais décourageant pour ceux, dont Syntec Numérique et l Afdel, qui ont tenté de la promouvoir dans nos métiers du numérique car il relève de la compétence de l Europe. Au détour d un discours électoral, ce qui était impossible hier est devenu possible aujourd hui. Enfin, Numérique, SBA et BEA ne sont plus des gros mots, mais des planches de salut pour réindustrialiser notre pays! FREE Vous n avez certainement pas pu échapper au buzz créé par l arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile. Seule une chaîne complète englobant télécoms, Internet, les ordinateurs et les logiciels a pu amplifier cette actualité et permis de créer un tel service. Autrement c est la chaîne du numérique. Si Free a quelques soucis pour le démarrage de son activité mobile, c est simplement à cause de son succès avéré. Il lui faut absorber cette période de surcharge sans pour autant TRIBUNE TRANSFORMONS LE MARCHÉ DES SERVICES INFORMATIQUES Depuis plus de dix ans les grands comptes français ont concentré l achat de leurs prestations intellectuelles informatiques auprès de grandes SSII généralistes. Cette massification, dans le cadre de référencements et de contrats-cadres, a certes permis une optimisation des coûts des prestations par le volume mais elle a en revanche fermé peu à peu l accès des PME à ces contrats en direct. Le portage et la sous-traitance sont devenus ainsi les principaux moyens à la disposition des petits acteurs SSII et cabinets de conseil pour offrir leurs compétences et leurs innovations aux grandes entreprises françaises. Pourtant le patrimoine intellectuel d expertise et d innovation se situe en France avant tout au sein des PME-PMI. Leurs valeurs et leurs stratégies sont centrées autour d un axe bien précis de «spécialiste» et non pas de généraliste. Aujourd hui ce patrimoine à forte valeur ajoutée doit être dynamisé auprès de son premier marché les grandes entreprises françaises et les grands donneurs d ordre publics pour être plus facilement exportable à l international : c est là tout l enjeu du Pacte Pme souhaité par les pouvoirs publics. Les PME d expertise, de «niche» et d innovation en services informatiques doivent pouvoir proposer leurs compétences en direct aux grands comptes en portant haut leurs couleurs et leurs valeurs, sans pour autant être obligées de recourir systématiquement à la soustraitance opaque ou au portage par les grandes SSII ou intégrateurs. Les directions achats des grands comptes doivent pouvoir préconiser et prescrire les acteurs les mieux adaptés aux besoins de leurs clients, «les opérations», et en même temps consolider leur volonté d industrialisation de l achat de prestations en industrialisant les processus, les prix, la relation commerciale et opérationnelle. En période de crise économique et de tension ceci permettrait non pas d aider les PME à «survivre» mais de véritablement dynamiser le marché des services informatiques en donnant aux spécialistes que sont ces acteurs «pure player» la possibilité de réunir les conditions d une projection de leur croissance. Devant ces enjeux stratégiques et à la suite d une analyse approfondie, Inop s a été créée en 2009 pour proposer un nouveau mode de fonctionnement au sein du marché des prestations intellectuelles IT. Ce modèle unique en France apporte désormais de nouvelles solutions à ce marché en offrant aux PME «d excellence» une réelle opportunité de croissance et de reconnaissance. Inop s a pour vocation de transformer le marché des services informatiques en jouant le rôle de «liant industriel» entre les grands acteurs clients et les PME d expertises. Grâce à la dynamique et aux engagements portés par Inop s, les entreprises sélectionnées autour d un processus de labellisation d excellence peuvent enfin accéder en «direct» aux demandes des grands comptes et être considérées comme référencées en tant que partenaire labellisé Inop s et en s appuyant sur : - des processus industriels certifiés (opérationnels, commerciaux, financiers, ), - un système d information unique dans une relation dynamique avec les grands comptes (cartographie des acteurs, suivi des consultations et des opérations, présentation des offres innovantes), - un label d excellence permettant de cartographier des compétences «pure player» du marché français (identification précise des compétences et capacité des entreprises à délivrer). Inop s est un véritable «guichet unique multifournisseurs» pour les grands comptes, assurant le rôle «juridique» d entrepreneur principal afin de garantir la qualité des travaux pour les clients grands comptes. Rapprocher les PME d excellence des Grands Comptes et les Grands Comptes des PME d excellence pour contribuer à la croissance économique et à la sauvegarde du tissu industriel français. Telle est l ambition d Inop s. Laurent Levy, Président d Inop s.

10 Retour sommaire 2012 : LA RUPTURE LA RUPTURE (SUITE) surinvestir. Au grand dam des trois opérateurs historique, Free a brutalement ouvert le marché de la téléphonie mobile à une véritable concurrence. Ce faisant, elle a démocratisé l accès à ce mode de communication à de nouvelles couches d utilisateurs qui disposent de peu de moyens. Pour se rendre compte de l ampleur du phénomène, sachez que plus de voire souscriptions aux forfaits Free sont enregistrés chaque jour, dont un nombre non déterminé de portage de numéros en provenance des autres opérateurs... Il est clair que l informatique a boosté de manière exponentielle le secteur des télécoms. Il en sera de même pour tous les autres secteurs, sans exception, si on s en donne les moyens. A contrario, si on coupait tous les ordinateurs du jour au lendemain, le monde s arrêterait... FEMME Les femmes ont acquis bien après les hommes un statut de citoyenne à part entière. Le droit de vote leur a été reconnu pour la première fois en 1869 dans le Wyoming, 1893 en Nouvelle-Zélande, en 1918 au Canada (au niveau fédéral, les provinces ayant déjà accordé le droit de vote au niveau provincial entre 1916 et 1922 mais seulement en 1940 au Québec), 1919 en Allemagne et 1944 en France. La toute première femme présidente d un pays est Indira Gandhi qui a été présidente de l Inde. Et dans le domaine politique, la seconde moitié du XX e siècle a vu des femmes occuper des postes de premier plan, avec par exemple Golda Meir, premier ministre d Israël, Margaret Thatcher, premier ministre du Royaume- Uni, Angela Merkel devenue chancelière ou Tarja Halonen, présidente de Finlande, et au Pakistan en 1988, Benazir Bhutto devient la première femme à devenir chef de gouvernement dans un pays musulman. «Les femmes : une opportunité pour le numérique? Le numérique : une opportunité pour les femmes?» On peut se poser ces questions qui sont en réalité des affirmations de la part de la nouvelle commission de Syntec Numérique intitulée Femmes du Numérique. Sachez que la première femme PDG dirige la 53 ème SSII de notre TOP Il s agit de Julie Coltin, PDG du Groupe Helice. Viviane Chaine-Ribeiro, PDG, dirige le 26 ème Éditeur de notre TOP Au total, elles sont moins d une dizaine dans nos deux classements. A quand la parité? CHINE Quand la Chine s éveillera... le monde tremblera (Napoléon 1er). En 1973, selon Alain Peyrefitte : «Vu le nombre de chinois, lorsqu ils auront atteint une culture, une technologie suffisante, ils pourront imposer les idées au reste du monde.» A l occasion de sa croissance externe en Chine avec l acquisition d Easteq, Micropole a réalisé une intéressante étude sur le marché des services informatiques au pays du Soleil Levant. En 2010, ce marché était estimé par CCW Research à 8,86 milliards d euros. Il devrait atteindre 17,67 milliards en 2013, avec des taux de croissance de 19,37% en 2010, 23,69% en 2011, 26,86% en 2012 et 27,12% en Le taux d informatisation des entreprises chinoises atteignait 40,46% en 2009 et 48,06% en Le marché chinois est très atomisé, avec 61% de petites ou très petites JEAN CARTERON La grande information de cette rentrée 2011 est plutôt triste, mais inéluctable pour nous pauvres humains. Jean Carteron n est plus, depuis le 22 juillet Le 2 septembre 1969, Jean Carteron crée Seria (Société d Etude et de Réalisation en informatique) dont le nom sera transformé en Steria deux mois après, pour éviter toute confusion avec Ceria, une autre société informatique. Parmi les sept premiers actionnaires de la SA se trouvait Henri Cantegreil, devenu ensuite Président de CISI et de Syntec Informatique. Henri est l auteur de l acronyme SSII. X-Télécom, Jean Carteron a été de toutes les mission technologiques officielles ayant un rapport avec l informatique, avant de devenir un entrepreneur marqué par Mai 68 : «Nous sommes en 1969, juste un an après Mai 68. J avais été allergique au climat soixante-huitard, mais il en restait une atmosphère de remise en question et de recherche de structures nouvelles. Surtout je venais de vivre à Sema une expérience qui se révélera décisive pour mes choix.» Certains, au niveau de l encadrement, lui reprocheront ces choix, mais surtout l acharnement à les faire perdurer. D autres, au contraire, lui donnent raison. Quoiqu il en soit, ils ont le mérite de marquer le modèle de Steria qui est certainement devenu un cas d école. Au-delà des polémiques qu il a pu susciter, il reste un symbole fort pour les créateurs d entreprises, pas seulement en informatique. A l issue des élections présidentielles, on peut peut-être réfléchir quelques minutes sur un des enjeux de société, et particulièrement celui de la propriété d une entreprise. En effet, une entreprise que vous avez créée, élevée puis éduquée pour devenir une grande entreprise, voire très grande, et qui a échappé aux prédateurs de la finance pure, doit-elle appartenir à son créateur ou à ses créateurs, incluant dans cette nuance les salariés sans lesquels elle ne serait pas? En France, cette idée séduisante est difficilement applicable car qu en est-il de l esprit d entreprise des salariés? En période difficile, sont-ils prêts à sacrifier des revenus confortables, voire hypothéquer leur patrimoine pour sauvegarder leur entreprise? C est déjà difficile de le faire passer auprès de ses associés, que dire des salariés qui sont très peu impliqués dans le capital. Au niveau de grands groupes comme Capgemini, Steria ou Sopra, les enjeux économiques sont tombés dans le public au travers de la bourse. entreprises. Le TOP 10 en Chine est suivant : IBM avec 8% ; HP, 7% ; Digital China, 4% ; Neusoft, 4% ; Inspur, 3% ; Accenture, 3% ; Teamsun, 3% ; Dell, 3% ; China Software&Services, 3% et Zongql Dongll, moins de 3%. Le plus impressionnant étant le marché de l Internet dont le chiffre d affaires 2010 est estimé à 23 milliards US$, en croissance de 57,5% en un an! La Chine comptait 303 millions d abonné à l Internet mobile en Chères Sœurs, chers Frères, tremblons. RB

11 Retour sommaire 50 ANS D HISTOIRE DES SSII L histoire des SSII à travers ses hommes Paris le 2 juin L histoire, dit-on, est plus facile à écrire après... il est vrai que le recul permet de mieux interpréter des phénomènes dont on ne voit pas toujours la profonde signification lorsque l on vit soi-même le phénomène de l intérieur. Le plus intéressant est d arriver à dégager une vision de synthèse. C est ce que j ai essayé de faire, mais sans garantir le résultat, car je ne me suis pas livré à une analyse rationnelle et approfondie des 40 premières années des SSII, et puis aussi parce que je vous avouerai humblement ne pas tout savoir et enfin, malgré mes efforts et l avantage de mon passé professionnel tour à tour constructeur, SSII et opérateur de télécoms je ne suis pas sur d être impartial. Pour résumer ce préambule, ce que je vais vous dire ne sera ni historique ni exhaustif, mais plutôt le compte rendu de voyage de 48 ans d un honnête homme au pays des SSII. C est le voyage de Christian Bret que nous avons côtoyé tout au long de ces années (NDLR). Nous le remercions pour la publication de ce témoignage qui, nous l espérons, en suscitera d autres de la part de ceux qui ont vécu cette période de pionniers. Après mûre réflexion, j ai identifié 3 grandes périodes dans cette histoire, et ceci sans copier Jean-Paul Figer je le jure, mais il se trouve qu elles coïncident pratiquement à 2/3 années près avec les siennes: l ère des pionniers de 1961 à 1977 ; l ère de la croissance de 1978 à 1996 ; l ère industrielle à partir de : L ère des pionniers Je crois que l on peut dire que 1961 a marqué le début des SSII. Certes, le TAF (vilain raccourci du traitement à façon de la paie et la comptabilité des entreprises) a démarré beaucoup plus tôt CCMC en 48, Sitb en 52...Mais les vrais conquistadors, qui donneront à la profession son statut sont arrivés après la création de SIA par Sema en 61, en créant le CAP, Cegos-Informatique et Cerci en 62, Sesa en 64, puis CGI, Eca Automation, Sogeti et Informatique et Entreprise en 67, suivies de CGI, Inforama et Sopra en 68, et encore Sosi et Steria en 69. Les créateurs sont pratiquement pour beaucoup venus du Conseil et les autres d IBM ou BULL. Quelques promotions de l X qui ont investi judicieusement le nouveau secteur juteux des prestations de conseil en informatique. Les promotions les plus actives : la 45 (Jean Carteron, Max Rouquerol, André Félix) et la 52 (Gérard Bauvin, François Odin, Jacques Stern, Pierre Thellier)... Il est clair que ces pionniers ont su identifier le vide laissé par les constructeurs. Ceux-ci avaient alors suffisamment à faire pour développer leurs matériels et les logiciels associés (operating systems, langages de programmation) et laissaient leurs clients développer seuls leurs applications. Et cela a marché très vite au pays de Descartes, mais on ne verra nulle part au monde ce phénomène avec la même ampleur (un peu en UK, très peu en Allemagne et aux États-Unis). Au début des années 70, les SCI - sociétés de conseil en informatique ont clairement délimité leur domaine d activités : conseil, analyse et programmation de logiciels spécifiques, développement de logiciels standards (Sysif, Atos...), le tout fortement supporté par les méthodologies. Chaque grande SCI a la sienne - Minos, Pacbase, Protée... Elles convergeront plus tard vers Merise sous l incitation très forte de la Dieli. C est le moment des grands projets tels que Sofia qui verront s allier SCI et constructeurs. Parallèlement de grands groupes industriels ont commencé à s intéresser à cette nouvelle activité de SCI, avec l idée de rentabiliser les compétences acquises par leur service informatique : ainsi en 62 Pechiney crée SPI, en 69 France Télécom crée Télésystèmes, en 70 Alcatel crée GSI et Schlumberger crée GFI, en 71 le Crédit du Nord crée Segin, en 72 le CEA crée CISI, le Crédit Lyonnais et la Société Générale créent Sliga et SG2 etc... Ils seront rejoints plus tard par d autres industriels dont notamment Dassault, Matra, Thomson. Dans la corbeille des actifs figurent plus de la saisie de données et du traitement que du conseil. Du coup, le traitement à façon s anoblit. Il devient le service bureau. Au passage, il s est enrichi du timesharing et du remote batch et les SCI commencent à regarder ce domaine avec appétit. C est ainsi que la profession se structure autour de deux pôles: les prestations intellectuelles et les prestations matérielles (sic). Les SSCI sociétés de services et de conseil informatiques sont nées. Syntec Informatique, créé par les SCI en 1970, étend son influence, le Gpni, qui avait été créé par les industriels pour gérer ces nouveaux métiers, perd la sienne. Les métiers eux sont apparus progressivement: programmateur, opératrice de saisie, pupitreur, progammeur-système, progammeur, analyste-programmeur, analyste, chef de projet. Les qualifications des informaticiens sont définies en coopération avec les grandes entreprises. Les directions informatiques des grandes entreprises créent en 1970 le Cigref, avec lequel Syntec Informatique noue immédiatement des liens qui seront utiles à la compréhension de points de vue parfois très contradictoires. Cette première période est bien sur marquée par l influence de l État : le Plan Calcul en 66 avec la naissance de la CII plus agissant sur les matériels, puis la Délégation à l Informatique qui pèsera de tout son poids pour standardiser les méthodes et les outils des différents acteurs. C est la grande époque, dans le privé comme dans le public, des schémas directeurs informatiques qui succèdent aux plans informatiques lancés plus tôt par IBM. La presse informatique voit ses 1ers jours en mai 1966 avec 01 qui titre «Le système informatique est un moyen, non une fin,» et Logiciels & Services en 1980, suivi en 1981 du premier TOP des 50 premières SSII. En 1969, pour la première fois, les SSCI participent au Sicob et apparaissent la Convention Informatique sponsorisé par les SSCI et les constructeurs ainsi que les JIIA. On voit aussi apparaître les premières

12 Retour sommaire 50 ANS D HISTOIRE DES SSII bases de la jurisprudence avec le procès IBM-Flammarion : L ère de la croissance Pourquoi commencer cette période en 1978? Simplement parce que 1978 a été marquée par l ouverture de Transpac par France Télécom. Les possibilités offertes aux entreprises par Transpac vont en effet considérablement élargir le champ de leurs applications informatiques. Incontestablement, l ouverture de et l arrivée des premiers micro-ordinateurs en 1979 constituent 2 évènements majeurs dont les SSCI ne vont pas d ailleurs tirer profit immédiatement. En 1978, le chiffre d affaires des SSCI était voisin de 0,8 Md. Il va passer à 10,7 Md en 1996, c est à dire plus de 16% par an, malgré la crise de 1992, ce que peu de secteurs ont connu, mais surtout la profession acquiert un véritable poids économique dans la nation, puisqu elle représente alors 1% du PIB. L effectif des SSII passera dans le même temps de à , dont en France. 30% des informaticiens sont dans les SSII. Le recrutement est leur préoccupation majeure : en 1980, le rapport Tebeka met en évidence le besoin de spécialistes nouveaux pour Les SSII sont devenues le 1er recruteur d ingénieurs; elles affichent un fort turn over voisin de 20% par an qui n a pas que des inconvénients et qui permet aux entreprises de recruter des informaticiens formés. Syntec Informatique est devenu un partenaire de plusieurs écoles, jusqu à co-fonder l une d entre elles, l ISTY (Institut des Sciences et Techniques des Yvelines). L ère des pionniers a fait place à l ère de la croissance. Les conquistadors changent de peau, ils restent pratiquement tous en place et deviennent des patrons de groupe. La profession compte en 1995 plus de 9000 entreprises mais est très concentrée, puisque les 25 premiers groupes représentent 50% du chiffre d affaires total. Les SSII font d abord de la croissance organique sur un marché très porteur, et s appuient sur la croissance externe pour renforcer leurs métiers de base et aussi pour diversifier leurs activités. Des leaders se dégagent: Cap Gemini Sogeti (Serge Kampf a constitué le groupe en 1975), Sema, Atos,...mais en même temps les sociétés américaines, ADP, CSC, EDS, s installent en France, grâce à des acquisitions bien ciblées et surtout IBM fait une entrée en force avec la création d Axone pour l infogérance et plusieurs acquisitions dont la principale sera celle de CGI. En sens inverse, le chiffres d affaires réalisé par les SSII françaises à l étranger croit très sensiblement pour représenter près de 20% de leur chiffre d affaires total. Cette évolution nécessite des fonds et ils viendront pour l essentiel de l entrée progressive en bourse des grandes SSII, les actionnaires d origine autres que les fondateurs banquiers, industriels disparaissant progressivement. 20 SSII étaient cotées en 1989, la première étant CCMC. Les SSII se professionnalisent, les grands métiers s affirment. En 1982, les SSCI sont devenues les SSII, sociétés de services et d ingénierie. Les SSCI ont élargi leur gamme d activités et le terme ingénierie remplace le terme conseil jugé à l époque comme trop associé à de petits cabinets. L ingénierie recouvre les différents métiers du conseil (en nette diminution), des études, de l ingénierie de systèmes, de l intégration de systèmes, de l assistance technique et des progiciels. Ces derniers connaissent un vigoureux développement, marqué par l arrivée des grands acteurs internationaux, tels qu Oracle, SAP. Le CXP a sorti son 1er guide des progiciels en Quant au service bureau, il s est à nouveau transformé pour devenir facilities management ou infogérance, en allant au-delà de la seule gestion des traitements informatiques d une application, par la prise en charge de tout ou partie de l ensemble des ressources permettant de gérer une application informatique (personnel, locaux, matériels...). Cette mutation des activités ne s est pas réalisée sans peine Un aspect très important est l apparition du mot intégration : le développement en parallèle d applications de gestion dans les entreprises pendant des années a entraîné un impérieux besoin d intégration de ces différentes applications, le passage à un ERP (progiciel de gestion intégrée) étant une des solutions dont les SSII vont progressivement devenir les supports. L apparition de l informatique individuelle avec les PC en 1981 est au départ mal maîtrisée par les SSII (comme par les directions de l informatique d ailleurs), de même que sera mal pressentie l influence croissante de Microsoft. Le débat public entre Gérard Bauvin, défenseur acharné de l informatique distribuée (des moyens centraux, un réseau et des postes de travail intelligents) et Bruno Lussato, partisan non moins acharné de l informatique répartie (le plus d intelligence en local) en est une illustration. Plus globalement, il est certain que les SSII ont eu du mal à intégrer les réseaux, mais elles ont su rapidement ensuite intégrer la notion, plus rationnelle, de client-serveur, apportée par les constructeurs. Avec le recul, Le lancement de la Télématique en 1978, accompagné du rapport Nora Minc, puis la mise de la profession sous la tutelle de la DGT en 1984 auront beaucoup aidé au rapprochement de l informatique et des télécommunications. Cela aura en tous cas contribué à établir des partenariats fructueux entre les SSII et France Télécom. Après 1997 L ère de l industrialisation Cette période a commencé avec une envolée fantastique, gommant les mauvais souvenirs de la crise de Responsables de cette envolée : l an 2000 et l euro. En 97, les SSII ont recruté plus de personnes avec un solde net de ! La croissance du chiffre d affaires de la profession renoue avec des taux à 2 chiffres jusqu en La rentabilité suit et la profession renoue avec ses plus hauts historiques, aux environ de 9% en Cette envolée favorise de nouvelles entrées en bourse GFI, Soleri, Steria, Transiciel, Unilog, mais elle a en revanche des aspects négatifs, car beaucoup de SSII vont se laisser entraîner vers le marché de l assistance technique, très vite rémunérateur, mais aussi très soumis à la demande à court terme des entreprises et surtout des grandes. Le grand événement qu a été Internet à partir de 1995 n a par contre pas bouleversé les SSII. Prudentes dans leur évolution, comme on l a vu vis à

13 Retour sommaire 50 ANS D HISTOIRE DES SSII vis des PC et des réseaux, elles ne se sont pas emballées comme les banquiers ou certaines grandes entreprises mais se sont bien souvent contentées de leur vendre de l assistance et lorsque l effet de la bulle est passé, elles se sont retrouvées en bonne position pour accompagner leurs clients dans leur e- transformation. Effet non mineur tout de même: les SSII ont, enfin, généralisé en interne l usage des messageries. L année 2002 va montrer un coup Christian Bret d arrêt à cette progression: 6000 emplois sont supprimés, le chiffres d affaires des SSII est en récession de 3%, avec des évolutions cependant contrastées. L effet des 35 heures entraîne en plus une chute naturelle de la rentabilité. Ces effets conjugués poussent à court terme les SSII à la restructuration afin de réduire leurs coûts et au delà à une nouvelle consolidation du secteur, d autant que la présence d IBM se fait de plus en plus sentir. Les fondateurs, dont le poids d actionnaire reste important, ont laissé progressivement la place à une nouvelle génération de managers. Plus gestionnaires qu informaticiens, ceux-ci vont s attacher à conduire ces efforts de restructuration. Après la période de croissance visant la taille, les SSII passent à la recherche de synergies entre leurs différents métiers et entre les différents pays d implantation, ceci se traduisant par des choix de développement plus ciblés. La stature des groupes leaders se renforce encore, et ceci dans une vision de plus en plus européenne et internationale, en revenant en force sur le marché du conseil et de l infogérance. Après l acquisition par Cap Gemini d Ernst & Young, l acquisition par Atos d Origin puis de KPMG Consulting illustre cette évolution. Avec cette évolution, la comparaison avec le passé va devenir de plus en plus difficile: le périmètre d activités a fortement changé. Dans le même temps, les petites SSII ont progressé considérablement en nombre et en qualité: n est-ce pas la meilleure preuve de vitalité d un secteur économique? Le professionnalisme des SSII s est renforcé : définition plus stricte des besoins des clients, meilleur respect des engagements, même si ce métier recèle encore beaucoup de caractéristiques très peu formalisables. Malgré le renforcement des outils et des méthodes, il ne faut pas s y tromper: l écart de performance entre ingénieurs continue d aller de 1 à 4, voire plus. Pour l avenir, trois choses sont certaines: - les dépenses informatiques vont continuer à croître, poussées par la convergence de l informatique et des télécommunications; le secteur public constituera un débouché significatif de nouvelles applications grâce à l usage des NTIC; - les besoins des entreprises de compétences en informatique et télécommunications ne vont pas se ralentir et le rôle de pourvoyeur de ces compétences qu ont joué les SSII devrait se poursuivre; - la volonté des entreprises de se concentrer sur leur métier de base devrait maintenir les niveaux de soustraitance actuels et faire progresser les activités d infogérance. Par contre, le marché ne va pas retrouver rapidement des taux de progression à deux chiffres (IDC prévoit cependant 10% de croissance moyenne/an de 2002 à 2006). Le futur des SSII repose beaucoup sur leur professionnalisme et leur compétitivité. Elles devront compter aussi sur l appétit de plus en plus grand des constructeurs qui cherchent dans le service une nouvelle voie de développement, car s il y a IBM, sont aussi présents Bull, HP, Unisys... Mais enfin, quelle belle histoire en 50 ans de vie des SSII. Syntec Informatique devenue Syntec Numérique faisait état récemment du poids du marché des Logiciels & Services à fin 2011: 42,5 Md de chiffre d affaires, c est à dire près de quatre fois celui de 1996, avec un effectif de personnes. L auteur Christian Bret a couvert au travers de sa carrière l ensemble du panorama des Technologies de l Information et de la Communication : 5 ans dans l Industrie Informatique (IBM) ; 28 ans dans les services informatiques (Rothschild, Sligos, Cisi) ; 7 ans dans les télécommunications (France Télécom). Christian BRET, né en septembre 1940, ingénieur de ESCPE-Lyon, a 40 ans de carrière professionnelle dans le domaine de l informatique et des télécommunications. Après un début en 1964 chez IBM France, comme ingénieur dans la fabrication de composants il a été ingénieur commercial grands comptes. En 1969, il s est orienté vers les services informatiques. Après 3 ans à la tête de la filiale informatique de la Banque Rothschild, il a passé 17 ans dans le groupe Sligos, dont il était directeur général lorsqu il l a quitté en 1989 pour rejoindre le groupe Cisi, comme vice-président directeur général. En avril 1996, il a intégré France Telecom, en tant que directeur délégué de la branche entreprises. Il a par ailleurs exercé divers mandats d administrateur au sein du groupe France Télécom : Cogecom, Etrali, FT e-business, Innovacom, TDF, Wanadoo. Christian Bret a exercé de nombreuses responsabilités professionnelles notamment en temps que vice-président de Syntec et de Syntec Informatique, président de la Convention Informatique, président du comité d orientation stratégique pour l informatique de l Afnor, membre des commissions consultatives de la Télématique et des Télécommunications, président de l Institut des Sciences et Techniques des Yvelines. En septembre 2003, il a créé Eulis, société de conseil en stratégie, dont il est associé-gérant. Début 2004, il a fondé le Cercle 01 Innovation-Technologies qui regroupe 40 présidents ou directeurs généraux de grandes entreprises françaises sur le thème de l amélioration de la performance grâce aux usages des TIC. Il est administrateur d Altran, d Econocomet de Sopra Group. Christian Bret est co-auteur de «La CyberEntreprise» (Dunod 2000).

14 Retour sommaire ZOOM GFI INFORMATIQUE Gfi Informatique : le renouveau Paris le 18 juin 2012 Cette année nous avons le plaisir de dédier le Zoom à une grande SSII française qui a 42 ans et qui a connu toutes les grandes mutations technologiques et crises économiques de ces quatre dernières décennies. Enfermée dans son modèle économique, Gfi Informatique a manqué d être racheté par Fujitsu qui recherchait une tête de pont solide en Europe pour développer ses services. En 2009, Vincent Rouaix, arrivé dans le groupe en 2006 suite au rachat de sa société Adelior, succède au fondateur Jacques Tordjman et mène une réorganisation de fond du groupe afin de lui donner la modernité nécessaire à la remise sur les rails de sa compétitivité face aux majors du marché des services. Gfi engrange aujourd hui les premiers résultats de cette démarche et pense aux prochaines étapes de son plan de développement, atteindre une taille critique en France entre 800 M et un milliard en Vincent Rouaix est l homme du renouveau de Gfi. 52 ans, ingénieur ESTP, il a effectué l ensemble de sa carrière dans des groupes de services internationaux. Il a été, en particulier, Executive Vice-President Europe de Cognicase et Président-directeur général de Cognicase France. Il a ensuite créé et développé le groupe Adelior avec le support de fonds d investissement prestigieux. En décembre 2005, Gfi annonçait l acquisition d Adelior et d Actif, opération qui allait apporter un millier de professionnels et 75 M de chiffre d affaires. Cette opération, a été financée par échange de titres. Roger Bui : Pour vous Gfi a démarré en 2006, date de la reprise de votre société Adelior par Gfi et ensuite 2009, date de votre nomination à la tête de ce groupe. Quelle est votre ambition pour Gfi? Vincent Rouaix : Je suis entré chez Gfi en fusionnant Adelior pour accompagner sa transformation, Jacques Tordjman ayant annoncé vouloir quitter rapidement le groupe. A cette époque, Apax Partners est arrivé pour structurer le capital du groupe et accompagner sa transformation, notamment sur le plan de la gouvernance. Cette arrivée a donné à Fujitsu Services l occasion de lancer une OPA hostile en août 2007, OPA qui a été rejetée par plus de 60% des actionnaires. Fin 2008, nous avions une structure de capital plus stable, et, en 2009, la succession a pu se faire avec une certaine sérénité. A partir de 2009, nous avons entamé un plan de développement stratégique dont le but est de faire de Gfi le leader régional français, alliant proximité, industrialisation et innovation. Nous avions annoncé un objectif autour du milliard d euros de chiffre d affaires, étant convaincus que la segmentation du marché allait donner lieu à des positionnements profitables et pérennes pour des acteurs qui sauraient allier la proximité culturelle et géographique avec leurs clients, une capacité historique pour Gfi, avec un niveau d industrialisation élevé et une forte capacité d innovation. Nous avons su garder cette proximité, mais avec une composante forte sur l industrialisation. Le nouvel ensemble est capable d opérer avec un niveau de qualité et d organisation industrielle élevé, s appuyant sur des centres de services on-shore, nearshore et off-shore, au service de ses grands clients, en apportant des offres à valeur ajoutée basées sur une démarche sectorielle et sur l innovation. C est cette stratégie que nous avons mise en œuvre. RB : Restructuration ou réorganisation, pouvezvous nous développer les grandes dimensions de votre plan? Vincent Rouaix : Il n y a pas eu de restructuration mais un repositionnement global du groupe. Notre plan stratégique comporte trois grandes dimensions : - La première consiste à se recentrer sur la France et sur l Europe du Sud. Nous sommes sortis de l Italie, de l Allemagne et nous venons de sortir du Canada. Par ailleurs, nous avons vendu quelques portefeuilles d activités non stratégiques afin de nous reconcentrer sur des périmètres et des offres stratégiques sur un footprint comprenant la France, l Espagne, le Portugal, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse, et le Maroc. - La deuxième dimension concerne la refonte de notre offre et de notre positionnement marché. Elle nous a permis de restructurer les offres qui constituent le socle de notre positionnement sur le marché pour apporter plus de valeur à nos clients. Nous avons élaboré des offres intégrées, présupposant la maîtrise des différents métiers de l informatique. A ce titre,

15 Retour sommaire ZOOM GFI INFORMATIQUE nous avons mis en place une organisation selon nos 6 grands métiers : le conseil technologique et en organisation, les services applicatifs (projets, TMA, Testing, CSP etc.), les services aux infrastructures, l intégration de solutions d éditeurs (ERP, SIRH, BI, ebusiness, Innovation et partenariats technologiques), les centres de services et enfin l édition de logiciels. Au-delà de ces modèles industriels qui sont gérés par nos branches, nous abordons le marché avec un «goto-market» sectoriel qui nous permet de monter dans la chaîne de valeur, de proposer des offres intégrées et innovantes, apportant une contribution claire dans l amélioration des performances de nos clients. - La troisième dimension concerne la conduite du changement que nous avons menée au sein de notre groupe, véritable transformation globale, ce projet d entreprise est baptisé Gfi 3.0. Bien au-delà de la refonte de nos offres de services, il s agit de repenser nos métiers, notre relation client, notre gouvernance, en sortant de notre zone de confort et en se focalisant sur notre apport de valeur auprès de nos clients. A titre d exemple, cela se traduit par une gouvernance renouvelée et renforcée, par une démarche innovante sur nos prix et nos Business models (parfois en rupture avec les démarches classiques), par une compréhension des enjeux Business pour que l IT soit au service du métier, par de véritables cursus pour notre force commerciale et nos managers dans l Université Gfi (avec formation certifiante), par la création d un pôle Innovation, par l application pratique et quotidienne de nos 5 valeurs que sont l ambition, l engagement, l esprit d équipe, l innovation et la responsabilité sociétale d entreprise. Roger Bui : L un des deux grands métiers de Gfi est l édition de logiciels pour les entreprises. Quel est votre modèle économique en la matière? Vincent Rouaix : GfI détient une position significative sur le marché de l édition de solutions logicielles. En effet, avec 700 ingénieurs et techniciens et 79 M de chiffre d affaires en 2011, nous sommes le 8ème éditeur de logiciels en France avec une présence incontournable dans le secteur public. Nous sommes présents dans les secteurs des Collectivités locales et territoriales, des Etablissements publics nationaux, des Transports et logistiques, des Utilities et aussi dans les environnements Microsoft Dynamics AX. Nous n avons pas vocation à développer un framework ou un portail, mais nous croyons à l édition de solutions métiers. Plus des deux tiers des Conseils généraux et plusieurs centaines de grandes villes sont équipés de solutions Gfi qui proposent la couverture fonctionnelle la plus étendue pour les ressources humaines, la finance, la fiscalité locale, l action sociale, les transports scolaires, le patrimoine et les infrastructures. Ce dispositif est complété par des solutions spécifiques aux petites et moyennes collectivités. Par ailleurs, dans le domaine de la gestion des temps et des activités, la gamme Gestor représente plusieurs milliers de sites installés et la ligne de produits la plus riche du marché pour valoriser le capital temps. Gfi est l un des seuls éditeurs à concevoir les dispositifs de recueil du temps (badgeuses) et de contrôle d accès basés sur des innovations techniques comme la biométrie, le wifi, les badges de proximité, le badgeage téléphonique, etc. En 2011 nous avons mis en place des solutions Gestor en environnement totalement Cloud, sous Azure de Microsoft. Aujourd hui, nous avons deux stratégies pour le développement de la branche Software. La première est verticale et porte classiquement sur ce qui préoccupe les éditeurs en général : le développement de leurs parts de marché avec leurs solutions. La deuxième consiste à offrir à ce marché un complément de services que nous proposons à nos clients par ailleurs : infrastructures, hébergement, BI, innovation, etc Notre double compétence éditeur et SSII nous permet d offrir l ensemble des expertises couvrant toute la chaîne de valeur du SI qui sont portées au niveau du groupe, telles que la BI, la mobilité, le cloud et toutes notre approche de l innovation. Gfi se positionne ainsi comme un éditeur de solutions innovantes et durables au service des métiers de ses clients. HISTORIQUE Année de création du Groupement Français Informatique 1986 Gfi est rattaché au groupe Scicon international (filiale informatique de British Petroleum) 1988 Fusion avec Système Designers et forme SD- Scicon 3eme SSII européenne à l époque Acquisition par EDS, via OPA sur SD-Scicon: EDS-Gfi Reprise de Gfi Informatique par le management Acquisition de Netstar Technologies et création de la Direction des Technologies Nouvelles. Filiales au Benelux et en Suisse Acquisition de DE3I Informatique, Crédinlog et création de GFI Banques & Finance Rachat de AT&T Electronic Commerce et de AT&T Istel. Création de Gfi Net Business. Introduction en Bourse, au Second Marché de Paris le 28 mai. Acquisition de SME Conseil, Ceacti-BPL, Planet (Suisse), Arcisa, AVT, Arcitel (Espagne), création de Gfi Ltd (UK), élue meilleure SSII par l EIFB Acquisition de Gallius, Céacti, prise de participation dans Atel (Italie) Acquisition en Allemagne: SPS & Partner (Conseil réseaux); en Hollande: ASN B.V. (Conseil / réseaux) ; Suisse: Multizoom SA. (Intégration ERP); en Italie: OIS (Intégration de solutions); au Canada: Gestion Proben (Conseil); au Royaume Uni : GADC Networks (Intégration de systèmes); en Espagne: Docutex (Intégration systèmes) Euskalsoft, Gastinfo, 3Bnorte Création de la Direction des Opérations France et nomination de Yann Treal Renouvellement de la certification ISO 9001 pour une durée de 3 ans - Création de Gfi Outsourcing au sein de la Direction des Opérations France collaborateurs en Europe du Sud, Europe du Nord, Maroc et Canada - 543,8 M de chiffre d affaires Acquisition des Groupes Adelior et Actif (plus de 1000 collaborateurs) Echec de l OPA hostile de Fujitsu contre Gfi L arrivée d un nouvel actionnaire : Itefin Participations. Acquisition de BTD (700 collaborateurs) collaborateurs et 768,1 M de CA. Mise en place d un Plan de Développement Durable et Profitable pour anticiper la crise sur Nommé PDG, Vincent Rouaix met en place une nouvelle organisation orientée secteurs Poursuite du plan de réorganisation stratégique conformément aux prévisions avec la cession de la filiale italienne, de l activité Monétique en France, et de l activité Santé au Canada. L année 2010 marque un retour significatif à la rentabilité.

16 Retour sommaire ZOOM GFI INFORMATIQUE proposer des solutions intégrées transverses basées sur de l applicatif, des infrastructures et des solutions propriétaires ou non, supportées par notre branche Production et notre approche de l innovation. Notre repositionnement répond donc aux tendances du marché qui se cantonne sur deux grands sujets : l industrialisation avec un objectif de rationalisation des coûts et l innovation dans les business models de nos clients où nous sommes de plus en plus impliqués avec une stratégie B2B2C. RB : Gfi était filiale d EDS, l inventeur de l outsourcing de grands services informatiques. Quelle est votre position aujourd hui sur ce sujet? RB : Revenons aux services qui génèrent la majeure partie de votre chiffre d affaires. Quel a été le travail de repositionnement? Vincent Rouaix : Notre démarche a été de nous concentrer sur l industrialisation afin d augmenter notre capacité de delivery par la montée en puissance de nos équipes sur le management de projets, l industrialisation, les plates-formes off-shore, les centres de services, les plates-formes near-shore propriétaires (au Maroc, en Espagne ainsi qu au Portugal). Concernant l off-shore, nous travaillons en partenariat avec les indiens HCL. En 2009, j ai choisi ce compromis parce qu à cette époque nous n avions pas d implantation de ce type et j ai estimé qu il était trop tard pour initier des démarches en ce sens. Gfi a historiquement un fort positionnement sur des parts de marché de proximité dans l hexagone et en Europe, et est peu positionné sur des opérations internationales, mais plutôt une typologie de clients comme la banque de détail qui a davantage besoin de flexibilité et proximité. Notre partenaire indien nous ouvre de nouveaux marchés, sans nous cannibaliser pour autant, en bénéficiant d un front office de premier ordre dans une démarche Win-Win. Par ailleurs, nous avons adopté une approche matricielle pour notre organisation avec les branches : support du delivery, de l expertise technologique, des centres de compétence et les directions sectorielles qui définissent le «goto-market», ayant vocation à Vincent Rouaix : Nous ne sommes pas aujourd hui un outsourceur reconnu sur le marché comme un EDS, CSC ou Accenture. Mais nous pensons aujourd hui que sur des opérations de taille moyenne il y a certainement une carte à jouer en France. En effet, chez certains industriels ou sociétés de taille moyenne, la rationalisation des coûts et les besoins en innovation vont devoir passer par l outsourcing de leur service informatique. C est un sujet que nous regardons. L opération avec Thales que nous menons actuellement, est centrée sur un contrat significatif de TMA consistant à prendre en charge l infogérance applicative des ERP, en intégrant le personnel correspondant dans nos équipes. Un autre marché possible est l outsourcing des petits services informatiques, entre 0 et 300 ou 400 personnes. Il ne s agit pas uniquement d une simple problématique de baisse des coûts, mais aussi d accès à l innovation pour les métiers du client, qui n a pas forcément les ressources IT en interne pour répondre à ces attentes. En externalisant au travers d un contrat global, le client peut trouver une réponse à la fois en termes d économies de massification classique, mais aussi de capacité d innovation avec un partenaire comme Gfi. RB : Face aux grandes SSII françaises et internationales, comment êtes-vous perçu? Vincent Rouaix : En la matière notre chance vient du passé, Gfi étant un acteur historique de proximité ayant su atteindre des positionnements significatifs dans des grands comptes du CAC. Cette histoire nous a mené au même niveau que des majors du marché en France, où l exigence dans la qualité du * Données 2010 et 2009 retraitées suite à la cession des activités canadiennes comptabilisée sur l exercice 2011 (IFRS 5). * CA SSII 2011: Requalification du suivi en KPI de nos prestations.

17 Retour sommaire ZOOM GFI INFORMATIQUE service est telle que nous avons dû nous adapter dès Lorsque l on est troisième ou quatrième fournisseur dans des grands comptes, l exigence qualité de delivery et d industrialisation était un impératif de survie pour nous. Le travail que nous avons fait sur l industrialisation et maintenant celui que nous menons sur l innovation, nous a amené, dans les années , à acquérir et à affirmer nos lettres de noblesse sur les grands domaines où nous étions positionnés pour rivaliser avec les majors. Aujourd hui nous ajoutons une deuxième dimension avec l innovation qui doit agir comme un levier sur les parts de marché historiques. Nous sommes capables d apporter de l innovation technologique au profit des métiers et des usages en maîtrisant les legacy systèmes de nos clients, ce qui constitue un avantage concurrentiel pour contrebalancer les SSII de niche très agiles, mais moins matures et dont les projets d innovation viennent impacter directement les gros projets d évolution des systèmes d information métier de nos clients. Là, les exigences de pérennité, qualité, sécurité, industrialisation, se font jour. Nous voulons nous positionner comme un acteur qui dispose à la fois d un delivery comparable aux gros acteurs, mais aussi de la capacité locale et d adaptation au marché local pour intégrer une approche innovante. C est ainsi qu aujourd hui, nous nous retrouvons en compétition permanente avec les acteurs majeurs de notre marché mais aussi d agences digitales. Autrefois, on considérait cela comme étant le grand écart, aujourd hui, les clients nous sollicitent parce que toutes ces problématiques d innovation entrent dans des systèmes qui sont au cœur de leur métier. J ajouterai un point sur le programme d incubation de solutions innovantes que nous avons monté et baptisé Connect & Develop. Nous étudions des alliances opérationnelles avec des petites start-up innovantes qui peuvent, grâce et avec nous, répondre à de gros appels d offre. Nous avons par exemple, signé avec Calinda Software, une start-up qui a développé des add-on sur SharePoint, et avec qui nous mettons en œuvre un réseau social d entreprise. L innovation étant au cœur de notre stratégie nous avons créé une division spécifique qui fait le lien entre nos forces de massification et ces Start Up. Il y a seulement quelques années, l innovation consistait à changer de version pour un ERP, les temps ont changé et les TIC créent de nouveaux usages ouvrant le champ des possibles. C est ainsi que nos interlocuteurs se sont multipliés et que nous ne discutons plus simplement avec la DSI mais aussi avec les Directions Métier ou le Marketing. Aujourd hui la décision finale est un mix entre ces nouveaux acteurs, la DSI et la Direction Générale. RB : Et maintenant quelle sera la prochaine étape? Vincent Rouaix : Les fondements ayant été mis en place, nous avons entamé en 2011 une nouvelle étape visant à accompagner le développement du groupe avec un changement d identité visuelle, et de process autour de la problématique de gestion des RH que nous allons continuer à accélérer pour positionner Gfi dans une dynamique non seulement de retour à la croissance organique que nous avons démontrée, mais également croissance externe. Nous avons procédé l an dernier à une première opération avec la reprise du fonds de commerce d Ares. Comme je l ai dit précédemment nous avons une importante opération en cours avec Thales et d autres opérations sont prévues. La taille critique change en fonction des époques. Nous réalisons actuellement autour de 500 M de chiffre d affaires en France et nous pensons qu il faut se situer entre 800 M et 1 milliard pour pouvoir prétendre à la position de leader régional que nous visons. Une fois notre présence bien ancrée en France puis sur le territoire de nos filiales (Belgique, Luxembourg, Suisse, Espagne, Portugal et aussi Maroc), nous pourrons relancer une dynamique de croissance à l international pour nous développer sur d autres périmètres. Mais pour réussir cette stratégie de croissance à l international ou en Europe, il nous faut, avant tout, être très fort dans notre pays. RB : Pensez-vous avoir atteint vos objectifs? Vincent Rouaix : Dans notre métier, on ne peut jamais dire si on a abouti ou non, mais nous pouvons constater le franchissement d étapes majeures. La caractéristique de notre industrie consiste à nous adapter en permanence aux évolutions du marché, qu elles soient économiques ou technologiques. Nous étions clairement en retard dans les processus d industrialisation et d adaptation aux marchés. Nous considérons que nous sommes sur la bonne voie et qu une étape majeure a été franchie pour Gfi. Toutefois, nous ne pouvons pas dire que nous avons abouti, car cela se mesure aussi au niveau de notre performance économique, qui bien qu en amélioration continue, présente encore une marge de progression. Le plan que nous avons mis en place vise à inscrire notre démarche globale dans une stratégie d évolution pérenne. Je suis confiant, en particulier grâce à la motivation de l ensemble des collaborateurs du groupe et la nouvelle gouvernance mise en place, dans notre capacité à apporter la valeur que nos clients sont en droit d attendre de notre groupe.

18 Retour sommaire LE TOP 2012 DES SSII FRANÇAISES LE TOP 2012 DES SSII FRANÇAISES (selon le CA consolidé mondial) Paris le 18 juin 2012 Nous avons le plaisir de vous offrir cette année ce nouveau classement des SSII qui s articule autour du chiffre d affaires consolidé mondial réalisé en Présenté sous forme de tableau simplifié, ce classement permet d avoir une vue du poids économique réel de chacune des SSII qui nous ont répondu. En effet, nous travaillons sur une base de volontariat. La quasi totalité des SSII présente dans notre classement ont répondu à notre questionnaire. Seulement pour un petit nombre d entre elles qui n ont pas encore compris l importance de la transparence, nous avons dû effectuer des recherches dans tous types de documents publics disponibles, communiqués de presse, rapports financiers, sites web, etc. Encore une fois, les chiffres publiés ne doivent pas être considérés comme étant des communications officielles. Rang SOCIETE Chiffres 2011 consoldés mondiaux Chiffres 2010 consoldés mondiaux CA 2011 ROC RO 2011 NET 2011 Eff 2011 CA 2010 ROC RO 2010 NET 2010 Eff CAPGEMINI HOLDING 9 693,00 713,00 595,00 404, ,00 587,00 489,00 280, ATOS 6 812,00 422,40 182, ,00 337,00 116, GROUPE STERIA 1 747,70 129,90 81,90 55, ,70 120,40 81,90 42, ECONOCOM 1 584,30 66,60 46,00 21, ,40 47,50 40,30 28, ALTRAN TECHNOLOGIES 1 419,50 113,10 50,80-45, ,40 72,60 36,30-26, BULL 1 300,70 43,70 5,40-16, ,00 35,50 24,60 6, GROUPE ALTEN 1 065,70 108,00 95,50 59, ,60 92,90 88,30 53, SOPRA GROUP 1 050,30 91,70 97,90 62, ,90 116,60 109,30 74, ASSYSTEM 760,60 58,70 58,70 41, ,50 44,30 44,30 21, GFI INFORMATIQUE 618,10 34,30 19,60 10, ,20 29,20 16,10 12, DEVOTEAM 528,10 28,20 24,20 14, ,00 28,90 26,20 14, AKKA TECHNOLOGIES 474,10 43,00 26, ,30 32,10 31,90 25, EURIWARE 294, , AUSY 293,80 19,00 21,30 13, ,70 14,60 14,10 8, NEURONES 283,30 26,30 14, ,60 24,50 13, OSIATIS 280, ,60 16,70 15,60 9, SII 259,30 16,40 16,00 9, ,10 14,30 13,50 8, OPEN 255,00 12,60 9,80 2, ,00 8,50 5,50-1, BUSINESS & DECISION 249,00 12,20 8, ,10 15,30 13,80 6, ASTEK 205, CS COMM. & SYST. 200,58-6,50-16, ,20-6,30-11,00-28, APX 188, , AUBAY 185,60 15,28 15,11 7, ,60 12,70 11,50 6, SQLI 165,20 8,30 8,20 4, ,10 3,30 0,30-1, OVERLAP 160,30 190, SWORD GROUP 156,20 23,00 11,20 1, ,30 34,00 33,60 23, KEYRUS 138,00 4,30 4,50 3, ,70 4,60 4,20 2, NEXEYA 128,00 8,80 8,80 5, ,00 7,80 7,80 5, ALTI 127,00 6,40 9,10 6, ,00 6,50 8,40 5, INFOTEL 123,50 10,99 10,97 7, ,60 9,60 9,53 6, MICROPOLE 120,80 6,60 5,80 3, ,50 6,30 5,10 4, VISION IT GROUP 117,30 5,10 3,90-1, ,40 7,90 6,00 4, VALTECH 115,00-3,00-3,68-5, ,65-1,50-10,27-10, SOLUCOM 108,00 12,60 12,60 6, ,40 10,10 7,00 3, PRODWARE 106,90 17,00 16,10 12, ,50 10,10 9,80 8, CONSORT NT 104,60 8, ,20 6, APSIDE SA 100,00 5,10 5,10 4, ,50 4,40 4,40 3, UMANIS 83, ,60 3,81 3,70 0, FEEL EUROPE 80,00 2,50 2,50 3, ,58 2,90 2,90 3, SODIFRAE 68,20 3,00 2,90 1, ,00 2,00 1,00 0, GROUPE ESR 64,40 1,90 1, ,00-2,20-3,00-3, GROUPE SIGMA 62, , VISEO 62,01 3,96 4,47 1, ,70 3,20 3,70 1, COGNITIS GROUP 62, , EUROGICIEL 62,00 56,80 5,40 4, SYHRONE TECHNOLOGIES 56, ,43 2,23 2,24 2, PROSERVIA 54,60 2,70 2,90 0, ,80 2,40 2,50 1, HARDIS 53, ,30 2,50 1, VIVERIS 52, ,40-1,48-1,48-2, TRSB 51,50 1,70 0,20 0, ,80 2,10 0,90 0, GROUPE HELICE 47, , EffiTIC 47, ,90 0,20 0,20 0, OXYA France 46,30 2,00 0, ,50 0,90 0, DEGETEL GROUP 44,60 2,40 2,30 1, ,00 2,00 2,00 1, VISIATIV 42, , TOTAUX de 1 à

19 Retour sommaire LE TOP 2012 DES SSII FRANÇAISES Notre panel des 111 premières SSII françaises, cumule un chiffre d affaires 2011 de 33,5 milliards d euros, contre 28,8 milliards en 2010, soit une croissance de 16,3%. Ce chiffre invraisemblable s explique par des opérations de croissance externe importantes, notamment dans le TOP 5, avec des groupes non français. En outre, dans le tableau 2010, les SSII absorbées n apparaissent plus, et pour cause. Prenons les trois exemples suivants : Capgemini a réalisé en 2011 un chiffre d affaires de 9693 M. A taux de change et périmètre constants, le chiffre d affaires progresse encore de 5,6%, l écart entre les deux taux s expliquant essentiellement par l intégration des sociétés CPM Braxis (Brésil) et Prosodie (France), acquises respectivement en octobre 2010 et en juillet Le chiffre d affaires d Atos, qui comprend 6 mois de SIS (Siemens Information Services), acquis le 1er juillet 2011, s est élevé à 6812 M, soit +0,3% de croissance organique par rapport à 2010 à taux de change et périmètre constants. Le chiffre d affaires consolidé d Econocom atteint 1584 M contre 1021 M en À périmètre comparable (les chiffres 2010 prennent en compte 3 mois d activité ECS contre 12 mois en 2011). Par ailleurs, des SSII qui travaillent beaucoup sur l international, comme Devoteam, trouvent dans ce classement une position correspondant réellement à leur poids économique. Rang SOCIETE Chiffres 2011 consoldés mondiaux Chiffres 2010 consoldés mondiaux CA 2011 ROC RO 2011 NET 2011 Eff 2011 CA 2010 ROC RO 2010 NET 2010 Eff ATS 40, ,51 1, AEDIAN 40,40 1,60 1,60 1, ,40 1,03 0,80 0, KLEE GROUP 38,00 3,20 2,70 1, ,00 4,50 4,00 2, ELCIMAI 38,00 38,00 60 SMILE 35,35 1,01 0,84 0, ,30 0,51 0, OBJECTWARE 35, ,00 2,00 1, SOFT COMPUTING 34,50 0,48 0,42 0, ,05 0,32 0,29 2, ASI INFORMATIQUE 31,21 1, ,13 0, MC2I GROUPE 29, ,00 2, IORGA 29,00 1, ,00 1, TEAM TRADE GROUPE 29, , UTIGROUP 28,45 0,74-2,78-5, ,58 1,57 3,44 1, GALITT 27, , OZITEM 26,00 1,60 1, ,00 2,00 1, ACMI 26,00 1,00 0, ,50 0,80 0, SOFTEAM 25,00 22, ALTECA SA & IT 25, , SOFT COMPANY 22,60 0, ,10 0, EOLEN 22, , FMI 22,00 0, ,00 0,80 0, S&H 20, , OCTO TECHNOLOGY 19,50 0,40 0, ,18 0,89 1, SULLY GROUP 17,24 1,40 0, ,75 0,85 0, ARISMORE 16, , SFEIR HOLDING SA 16,10 1,70 0,90 0, ,40 1,10 0, TVH CONSULTING 14,70 0,84 0,84 0, ,70 0,68 0,68 0, GROUPE ALTIMATE 13,86 1,01 0, ,50 1,09 0, GROUPE KPF 13,10 0, ,40 0, ECRITEL 13,00 12,00 0,80 0,80 0, URGEE INFORMATIQUE 12, , CEREZA 10,86 0,51 0,78 0, ,66 0,68 1,23 1, GENIGRAPH 10,50 0,20 0, ,50 0,20 0, NETAPSYS CONSEIL 10,10 0,70 0,70 0, ,20 0,50 0,50 0, LINAGORA 10,00 0,10 0, ,00 0,10 0,20 0, SPRING TECHNOLOGIES 10, , SI-LOGISM 9,92 0,83 0,72 0, ,56 0,96 0,95 0, UPPER-LINK 9, ,12 93 ASCO 9,60 0, ,10 0, ASPAWAY 8, , ADDITEAM 8,80 0,60 0,60 0, ,57 0,60 0,60 0, CLEVERSYS 8,70 14,00 97 ACIAL 8,31 0,82 0, ,01 1,62 1, CARDIWEB 8,30 1,20 1,20 0, ,70 1,10 1,10 0, TUTO4PC.COM 7,60 2,04 2, ,73 3,17 2, WEBNET 7,50 0,50 0,50 0, ,60 0,70 0,70 0, AIRRIA 7,06 0,18 0,13 0, ,22 0,22 0,23 0, IDEO CORP 6, , ATHIC SAS 6, , EURODECISION 5,85 0,16 0,16 0, ,82 0,03 0,04 0, FORSITEC 4, NAVISTA 3, , PHILOG 2,89 0,42 0, ,45 0,23 0, DEUZZI 2, , DPII TELECOM & SERVICES 1,79 0,28 9 1,74 0, ADES INGE. INFORMATIQUE 1,71 0,11 0,11 0,10 9 1,69 0,18 0,18 0, EWAD 0,72 0, ,61 0,02 10 TOTAUX de 1 à

20 32 ème édition Le TOP 2012 des SSII en France (selon le CA réalisé en France) LE TOP 2011 DES SSII Sommaire TOP SSII SSII 2012 : croissance attendue de 1% L index alphabétique des SSII du TOP Le TOP 2012 des SSII en France Retour au sommaire général

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