Les enjeux de l indépendance des banques centrales

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Les enjeux de l indépendance des banques centrales"

Transcription

1 Les enjeux de l indépendance des banques centrales La FED va-t-elle remonter ses taux d intérêt? Les débats sont ouverts et les enjeux considérables. Avec un dollar en baisse, une croissance dont la reprise est confirmée, des indicateurs qui laissent à penser que les Etats-Unis risquent des poussées inflationnistes, nombreux sont ceux qui estiment que la FED pourrait prochainement augmenter ses taux. Toutefois, rien ne permet de dire quand cela interviendra et quel sera l ampleur de la modification. L indépendance dont jouit la FED concerne à la fois le niveau des objectifs à atteindre et les moyens qu elle se donne. Dans le cadre de sa mission, elle doit veiller à un objectif multiple de croissance d emploi et d inflation. L indépendance dans ce cadre précis est définie par rapport au pouvoir politique qui détient l autre instrument macroéconomique entre ses mains : la politique budgétaire. Il s agirait alors pour une banque centrale de pouvoir déterminer le niveau des objectifs et les moyens à employer dans le cadre de sa mission, sans avoir à subir d influence dans ses orientations ou même dans ses actions de la part d autres institutions. L indépendance renvoie généralement à la question de la responsabilité vis-à-vis d une autre autorité ou bien des citoyens. En effet, une banque centrale, à la différence d une banque classique détient le privilège de pouvoir émettre de la monnaie. Pour les monétaristes, la banque centrale détermine le niveau de l offre de monnaie. Elle doit garantir la stabilité monétaire. Les variations de l offre de monnaie ne pouvant se traduire que par un niveau supérieur d inflation, il faut assurer la neutralité de la monnaie. Le débat sur l indépendance des banques centrales a vu le jour dans les années avec le constat de l inefficacité des politiques de relance appliquées après les chocs pétroliers. L apparition de la stagflation a dérouté les modèles keynésiens classiques. Les thèses monétaristes ont alors retrouvé les faveurs des autorités gouvernantes. La lutte contre l inflation a alors dominé tous les débats. On a alors assisté dans les années 80 à une remontée des taux et à un resserrement des politiques monétaires. Par opposition aux politiques menées précédemment, notamment dans les années 60, dites de stop and go, les économistes à tendance keynésienne ou libérale s accordent alors sur la nécessité de parvenir à une indépendance des banques centrales. L objectif de lutte contre l inflation ne pouvait alors être mené à bien avec des autorités monétaires soumises à des pressions des gouvernements souhaitant des politiques laxistes plus favorables à des desseins électoraux. La réalisation de l Union Economique et la création de la BEC ont également très largement nourries ces questions. Le traité d Amsterdam en 1997 consacre la création d un système de banques centrales européen avec une autorité supranationale de la BEC, organe régissant la politique monétaire de l Union monétaire. La mission de la BEC est la stabilité des prix, cependant elle peut apporter un soutien aux politiques économiques des Etats sans toutefois que cela puisse porter préjudice à son objectif principal de stabilité des prix. L indépendance de la BEC comporte 3 points : ses membres ne sont pas révocables, elle ne reçoit pas d instructions des gouvernements et ne doit pas financer les déficits. Il apparaît ainsi une indépendance totale de la BEC qui maîtrise également sa communication. Une comparaison avec les autres banques centrales dans le monde que la notion d indépendance peut revêtir des nuances. La FED a des obligations envers le congrès. La banque d Angleterre est redevable devant le Parlement. La banque du Japon serait en définitive en terme de critère d indépendance la plus liée au pouvoir politique. La question se pose alors de l efficacité des banques centrales dans la réalisation de leur (s) mission (s). L indépendance a-t-il permis de diminuer l inflation? Il semblerait que oui. Mais aujourd hui, l inflation combattue, le combat ne s oriente-t-il pas 1

2 vers une notion plus élargie de la mission des banques centrales qui s exprimerait en termes de croissance et d emploi. Enfin, l indépendance des banques centrales est-t-elle le garant d une meilleure efficacité économique? Dans une première partie, nous verrons les arguments qui ont amené les autorités à mettre en place des institutions monétaires indépendantes afin de pouvoir atteindre des objectifs économiques dictés par la conjoncture des années 70. Puis, dans une deuxième partie, nous expliquerons pourquoi dans un souci d efficacité une coordination est un point complémentaire mais essentielle de l articulation des différentes politiques. I L indépendance des banques centrales : le débat règles - versus discrétion Il s agit là encore de conjuguer des impératifs de court terme : le niveau d activité, l emploi avec une vision de long terme d orientation économique, de croissance. La politique monétaire peut ainsi être considérée comme un outil de régulation ou bien, mais pas exclusivement, comme devant servir la stabilité monétaire. Nous verrons donc dans un premier temps la politique monétaire comme outil de régulation, puis dans une deuxième partie la nécessité de l abandon de la politique monétaire comme outil discrétionnaire. A) La politique monétaire au service de la régulation Les autorités monétaires ont divers outils à leur disposition pour agir sur l offre de monnaie. Les monétaristes représentés par Friedman s appuient sur la maîtrise des agrégats monétaires. En Europe, il s agit de M3 fixé à 4,5%, afin de permettre une croissance potentielle de 2,5%. Les monétaristes prônent la non intervention de l Etat et s érigent en défenseurs des lois du marché. Ainsi, il faut laisser les forces du marché agir. Dans les faits, les banques centrales règlent leur politique essentiellement à travers le taux d intérêt. Il agit à travers le canal du crédit, le canal large et le canal du change. Ainsi, une baisse du taux d intérêt permettra des financements moins onéreux et donc une augmentation des investissements. Il se traduira également par une relance de la demande et par répercussion de l activité (via les salaires) mais aussi de la consommation (via baisse épargne). Elle peut intervenir par la vente ou le rachat de titres contractant ainsi la masse monétaire ou l augmentant (open market). Les réserves obligatoires enfin peuvent également servir d outil pour augmenter ou diminuer la capacité d attribution de crédits par les banques de second rang. Pour autant, la banque centrale a très peu utilisé cet instrument, préférant agir directement par l intermédiaire des taux. Ainsi, jusque dans les années 70, les autorités gouvernementales européennes entre autres, mais également américaines, ont utilisé l outil monétaire dans le cadre de politiques de stop and go. Les politiques monétaires expansionnistes permettaient de relancer l activité en bas de cycle. Et inversement, on appliquait des politiques monétaires restrictives en période de 2

3 surchauffe avec une remontée des taux. Cependant, la dérive inflationniste des années 70 et l augmentation exponentielle de la dette ont conduit à un changement dans l emploi de ces politiques monétaires. La constitution de l Europe monétaire en perspective et outre Atlantique la nécessité de casser la spirale inflationniste ont conduit à mener des politiques monétaires restrictives, non discrétionnaires. Il s agit alors de ne plus employer les politiques monétaires comme outil de régulation d autant qu ils se sont avérés parfois utilisés de façon inadéquate. B) Les banques centrales doivent garantir la stabilité monétaire Utiliser un outil à des fins discrétionnaires pose la question de la définition de la politique optimale. En effet, une politique est choisie par des autorités à un instant t parce qu il semble adéquat à remplir les objectifs à cet instant. Il s avère alors que ultérieurement et compte tenu de la conjoncture ou de nécessité électorale, cette politique définie comme optimale à l origine ne puisse plus l être. Il conviendrait alors d en changer. Ainsi, les politiques deviennent alors incohérentes temporellement. C est ce que Barro et Gordon ont modélisé dans un schéma impliquant la banque centrale et les agents. Les effets souhaités sont des niveaux de chômage naturel et une inflation nulle. A l aide de ce modèle qui se déroule en 2 temps : la banque centrale est reconnue pour son attitude de lutte contre le chômage, puis dans un deuxième temps le fait qu elle dévie ou non, on s aperçoit que la situation qui permet d obtenir les meilleurs résultats externes de chômage et d inflation est réalisée lorsque la banque centrale a une politique cohérente temporellement. Elle assoit donc son efficacité sur sa crédibilité. Une banque centrale ne doit donc pas être amenée à dévier de ces objectifs. Il faut donc qu elle soit indépendante. C est un point essentiel de sa crédibilité crédibilitéindépendance. Pour certain, comme Rogoff, cela ne suffit pas. A une règle de droit, Rogoff pense qu il faut ajouter une règle de comportement. A savoir, le rôle du banquier central. En effet, il pourrait être tenté parce que par exemple ces schémas économiques sont plus souples à déroger de cette rigueur. On a donc besoin d un banquier central connu pour ces opinions de rigueur. C est le débat qui a tourné autour de la nomination du successeur de M. Duisenberg, M. Trichet. Ainsi ces règles devraient assurer l indépendance de la banque centrale et l efficacité de sa politique. Pour autant, d autres éléments nous amènent à émettre quelques réserves. En effet, des critiques ont été émises envers la banque centrale concernant sa capacité à pouvoir réaliser efficacement sa mission. Il s agissait entre autres du déficit de communication et de transparence qui entoure la BCE. La déclaration du 8 mai 2003 a, à cet égard, amené quelques éclairages sur la politique de la BCE, notamment au regard de la cible d inflation ou fourchette de [0-2%]. Il s agit bien de rester le plus près possible des 2% et en dessous. Un autre point concerne l absence de règle affichée par la BCE. La fonction de réaction serait supposée proche de la règle de Taylor. Toutefois, la BCE a défini clairement s appuyer sur les deux piliers économiques d abord, puis monétaires dans ses orientations. Ainsi, le débat, faut-il appliquer des règles dans le suivi des politiques monétaires, a été tranché. Les banques centrales doivent pouvoir agir et décider en toute indépendance. Ceci pose le problème de la coordination des politiques macroéconomiques et donc monétaires 3

4 avec budgétaires. Le problème est aussi plus délicat lorsque les centres de décision ne sont pas au même niveau pour l Europe, une politique monétaire supranationale et unitaire et des politiques budgétaires multiples, soumises à des contraintes diverses (politiques, culturelles, ). Il s agit bien ainsi de faire coïncider les équilibres réels et monétaires du modèle général. II L efficacité des politiques macroéconomiques : indépendance versus coordination. La coordination est nécessaire à deux niveaux. Elle doit être réalisée dans le cadre d une optimisation avec la politique budgétaire. Mais, il existerait aussi une limite d efficacité liée au concept d indépendance. A) La version optimale : une coordination des politiques macroéconomiques Il s agit de définir l optimalité des politiques économiques par rapport à des objectifs et des conceptions de modèles économiques qui peuvent diverger selon les intervenants comme l a montré M. Blinder. PM Y - Y I I tx tx PIB PIB ***** La coordination ne poserait pas de problèmes selon M. Blinder lorsque les 3 conditions sont réunis : mêmes objectifs même vision de fonctionnement de l économie mêmes prévisions. Le graphe ci-dessus représente en abscisse ligne libre de long terme (taux d investissement réalisé/souhaité-d équilibre) et en ordonnée l équilibre de court terme (activité). Une vision Keynésienne des politiques permettra avec une politique budgétaire restrictive et une politique monétaire légèrement inflationniste d atteindre l équilibre. A 4

5 Si les autorités gouvernementales souhaitent avoir une activité plus forte, la BC devra faire un effort plus important que souhaité. Ainsi, s il y a divergence d objectif entre les deux parties, la coordination posera un problème. De même, si les intervenants n ont pas la même vision du fonctionnement de l économie, le résultat ne sera pas optimal en terme d efficacité. A C est en effet ce qui a caractérisé le mandat de Busch qui a mené des diminutions d impôts (politique d offre) alors que dans le même temps M. Volker menant une politique monétaire très restrictive. A l inverse, une coordination harmonieuse et représentée par le tandem Clinton-Greenspan, appliquant tout deux une vision souple de l économie. La coordination est un point essentiel. En effet, on a reproché à la BCE d avoir relâché les taux un peu tardivement fin des années 90, retardant en cela la reprise de la croissance. Les conséquences se font également sentir en matière de chômage. Reprenant en cela l analyse de la courbe de Phillips, on a défini un ratio de sacrifice correspondant au chômage supplémentaire supporté pour une baisse du taux d inflation. Ce ratio serait d autant plus élevé qu il existerait des rigidités nominales, que le taux d inflation serait élevé. Ainsi, si la lutte, contre l inflation coûte des points de chômage, il semblerait que pour des niveaux d inflation faible, ce ratio soit moins élevé. La lutte contre l inflation serait donc un point essentiel toujours aujourd hui, malgré la polémique chômage-politique restrictive. Là encore, la coordination est un enjeu de l efficacité. Le conseil Ecofin jouerait un rôle à ce niveau dans l articulation des politiques. L indépendance des banques centrales, du moins en Europe, a pour objectifs d empêcher ou de prévenir un financement monétaire de la dette et par là d éviter une augmentation dont on ne peut maîtriser le devenir. B) L indépendance des banques centrales : comment réprimer la dette L augmentation exponentielle de la dette dans les années 80 résulte d un double phénomène. La croissance des années 60 avait permis d assurer une augmentation de la dette. Bien que dans les années 70, elle se soit ralentit, l inflation avait permis d avoir des taux réels au final inférieur à la croissance. Par contre, à partir des années 80 avec les politiques de rigueur, l inflation qui baisse et les taux réels et nominaux qui remontent, on assiste à un phénomène boule de neige et une augmentation élevée du déficit mais surtout de la dette. Face à cela, les économistes après avoir développé la théorie de l arithmétique de la dette dépense : déficit primaire + charge de la dette seigneuriage monétaire, on développe un autre modèle. Les agents disposent de fonds d Etat qui leur donne droit à des biens. L Etat finance la dette par une émission de titres. L objectif étant d avoir une émission à terme nulle, la dette est égale au seigneuriage monétaire + financier. Ainsi, en ayant une BC indépendante, les 5

6 autorités gouvernementales ne peuvent se permettre une gestion laxiste. La théorie budgétaire du niveau général des prix vient remettre en question ce modèle en définissant les fonds comme une valeur. Ainsi la dette serait égale à P (seigneuriage monétaire + seigneuriage financier). La banque fixant la monnaie, si les gouvernements baissent les impôts, on a automatiquement pour obtenir l équilibre, une augmentation des prix. L indépendance de la banque centrale ne serait donc pas un critère suffisant pour permettre la réalisation, le maintien des équilibres. Ainsi, il semblerait que si l indépendance est une clef de l efficacité des politiques monétaires, il faut adjoindre une dose de coordination pour permettre une efficacité des politiques économiques cette fois. Au final, l indépendance des banques centrales est une clef première permettant d obtenir la stabilité monétaire. La montée de l interdépendance des économies, le poids des échanges mondiaux, le rôle des échanges financiers enfin donne une importance prédominante dans l influence des politiques monétaires et de la crédibilité des institutions qui les mènent. Pour autant, des divergences importantes dans les solutions institutionnelles retenues entre les différentes banques centrales laissent entrevoir qu il n existe pas un modèle unique idéal de la banque centrale, qui permettrait de réaliser les meilleures performances. Enfin, l efficacité ne résiderait pas tant dans le choix d indépendance qui est fait que dans la manière dont les politiques économiques peuvent et sont articulées entre elles. La question est comment concilier indépendance d une part et convergence des vues et objectifs d autre part. Il s agit aussi de réfléchir à la mission des banques centrales par rapport à la stabilité monétaire et à la dominance des marchés financiers sur les marchés des biens et services. A maintes reprises et à une fréquence croissante, on a pu voir des bulles éclatées. Les répercussions sur le monde réel sont considérables. Les banquiers se défendent d avoir un rôle à jouer dans la stabilisation des marchés financiers. Mais dans la mesure où ils interfèrent sur la stabilité des marchés monétaires, dans quelle mesure ne devrait-il pas intégrer également ce paramètre. 6

La politique monétaire. Lionel Artige HEC Université de Liège

La politique monétaire. Lionel Artige HEC Université de Liège La politique monétaire Lionel Artige HEC Université de Liège La politique monétaire d hier et d aujourd hui Hier Autrefois, les Etats battaient monnaie et les banques centrales dépendaient directement

Plus en détail

Chapitre 9 : Les étapes de la construction de l Europe monétaire

Chapitre 9 : Les étapes de la construction de l Europe monétaire Chapitre 9 : Les étapes de la construction de l Europe monétaire Que dit le Traité de Rome en matière monétaire? Pas de propos très détaillés. Ce qui est mentionné, c est l ambition de créer une aire régionale

Plus en détail

Le renouveau de la conception de la politique monétaire : le cas de la Turquie

Le renouveau de la conception de la politique monétaire : le cas de la Turquie Le renouveau de la conception de la politique monétaire : le cas de la Turquie Irem Zeyneloglu * L article présente le nouveau mode d intervention adopté par la Banque centrale turque en 2010 et le compare

Plus en détail

Table des matières. Le long terme... 45. Partie II. Introduction... 1. Liste des figures... Liste des tableaux...

Table des matières. Le long terme... 45. Partie II. Introduction... 1. Liste des figures... Liste des tableaux... Liste des figures... Liste des tableaux... XI XV Liste des encadrés.... XVII Préface à l édition française... XIX Partie I Introduction... 1 Chapitre 1 Un tour du monde.... 1 1.1 La crise.... 1 1.2 Les

Plus en détail

La politique monétaire 1. Enjeux 2. Théories 3. Politiques

La politique monétaire 1. Enjeux 2. Théories 3. Politiques La politique monétaire 1. Enjeux 2. Théories 3. Politiques 1 Enjeux Définitions monnaie taux d intérêt inflation Rôle des banques centrales 2 Fonctions et mesure de la monnaie Trois fonctions de la monnaie

Plus en détail

S-5 Politiques monétaire, du taux de change et de la dette

S-5 Politiques monétaire, du taux de change et de la dette Institut pour le Développement des Capacités / AFRITAC de l Ouest / COFEB Cours régional sur la Gestion macroéconomique et les questions de dette Dakar, Sénégal du 4 au 15 novembre 2013 S-5 Politiques

Plus en détail

L indépendance des banques centrales renforce-t-elle l efficacité des politiques économiques?

L indépendance des banques centrales renforce-t-elle l efficacité des politiques économiques? L indépendance des banques centrales renforce-t-elle l efficacité des politiques économiques? Mots clés : politiques économiques, indépendance des banques centrales, politique monétaire Aujourd hui, dans

Plus en détail

L euro, la Banque centrale européenne et le Pacte de stabilité

L euro, la Banque centrale européenne et le Pacte de stabilité L euro, la Banque centrale européenne et le Pacte de stabilité Université citoyenne d Attac Toulouse, 22 août 2008 Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon Les principes néolibéraux Théories de Hayek, Friedman

Plus en détail

Thème 14 Dette publique et politique de rigueur!

Thème 14 Dette publique et politique de rigueur! Thème 14 Dette publique et politique de rigueur! Qu est-ce que la dette publique? Les causes et les conséquences de la hausse de la dette publique? Quelles solutions pour la réduire? crise Soutenabilité

Plus en détail

Banque nationale suisse

Banque nationale suisse IFFP Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle Combinaison des politiques budgétaires et monétaires 22.01.2010, Lausanne 8h45 12h 12h45 16h David Maradan, chargé de cours UNIGE et

Plus en détail

La crise de 1929. Lionel Artige. Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège

La crise de 1929. Lionel Artige. Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège La crise de 1929 Lionel Artige Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège Expliquer la crise de 1929? La crise de 1929 a été l objet de nombreuses publications tentant d expliquer ses causes,

Plus en détail

BCE, pistes de réforme, Ruben Global Economics, Micheledouard2001@yahoo.fr

BCE, pistes de réforme, Ruben Global Economics, Micheledouard2001@yahoo.fr BCE, pistes de réforme, Ruben Global Economics, Micheledouard2001@yahoo.fr La BCE (Banque Centrale Européenne) a, il faut l avouer, fait preuve de pragmatisme et de réactivité dans sa gestion de la crise

Plus en détail

Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro?

Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro? Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro? Document 1. L évolution des taux d intérêt directeurs de la Banque centrale européenne

Plus en détail

LES DANGERS DE LA DEFLATION

LES DANGERS DE LA DEFLATION LES DANGERS DE LA DEFLATION C est une menace pernicieuse car elle semble bénigne après deux générations de lutte contre l inflation. En Amérique, Angleterre et la zone Euro, les banques centrales ont un

Plus en détail

Préambule Autodiagnostic 1) QRU - La Banque centrale est : 2) QRU - L encadrement du crédit était une technique :

Préambule Autodiagnostic 1) QRU - La Banque centrale est : 2) QRU - L encadrement du crédit était une technique : Préambule Nous vous proposons en préambule d estimer votre niveau de connaissances bancaires et financières en répondant à cet auto diagnostic. Que celui-ci vous soit prétexte à valider et à approfondir

Plus en détail

Monnaie, Banque et Marchés Financiers

Monnaie, Banque et Marchés Financiers Collection FlNANCE dirigée par Yves Simon, Professeur à l'université Paris-Dauphine, et Delphine Lautier, Professeur à l'université Paris-Dauphine Monnaie, Banque et Marchés Financiers Didier MARTEAU C

Plus en détail

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Chapitre 5 Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Introduction (1/3) Dans le chapitre 4, on a étudié les aspects tactiques de la politique monétaire Comment la BC utilise les instruments

Plus en détail

Mécanismes monétaires et financiers

Mécanismes monétaires et financiers Mécanismes monétaires et financiers Département IG, 1ère année (IG3) Polytech Montpellier Cours et TD : Marie MUSARD-GIES Introduction au cours (1/2) Marchés financiers (cf cours économie) Plus grande

Plus en détail

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Les échanges de marchandises (biens et services), de titres et de monnaie d un pays avec l étranger sont enregistrés dans un document comptable

Plus en détail

LA DÉRIVE DES DETTES PUBLIQUES. EN QUESTIONS

LA DÉRIVE DES DETTES PUBLIQUES. EN QUESTIONS LA DÉRIVE DES DETTES PUBLIQUES. EN QUESTIONS Académie d Orléans 20 novembre 2012 Jean-Paul POLLIN Université d Orléans 1 Observons tout d abord l évolution des taux d endettement public dans quelques pays

Plus en détail

1- Politique monétaire et soutenabilité fiscale

1- Politique monétaire et soutenabilité fiscale 1- Politique monétaire et soutenabilité fiscale Solvabilité fiscale = capacité du gouvernement à servir la dette publique (intérêt, échéances de remboursement) sans faire défaut. Soutenabilité fiscale

Plus en détail

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 Mars 2015 1/12 D ANS une conjoncture internationale marquée par une reprise globale fragile, une divergence accrue de croissance

Plus en détail

Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015

Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015 Septembre 2015 Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015 L objet de cette revue est de présenter les principaux éléments qui caractérisent l évolution de la situation de la position

Plus en détail

Evolution de la Conjoncture Economique (Premier semestre 2015)

Evolution de la Conjoncture Economique (Premier semestre 2015) Evolution de la Conjoncture Economique (Premier semestre 215) Banque Centrale de Tunisie Juillet 215 1- ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL 1-1. Croissance Economique - La Banque Mondiale a révisé, au mois de

Plus en détail

1 Introduction. 2 Mise en perspective du sujet

1 Introduction. 2 Mise en perspective du sujet Dusenge Tony N de matricule : 060499 E-mail : tdusenge@ulb.ac.be Assistant : Iason Foscolos Groupe : 2 Introduction à la macroéconomie : travail d actualité Les répercussions de la baisse du taux directeur

Plus en détail

POLITIQUE MONETAIRE APPLIQUEE

POLITIQUE MONETAIRE APPLIQUEE POLITIQUE MONETAIRE APPLIQUEE Plan : 1) La structure du système bancaire européen 2) Les objectifs de la BCE Licence professionnelle Bancassurance 2010-2011 3) Les instruments de la politique monétaire

Plus en détail

Prix des actifs et politique monétaire

Prix des actifs et politique monétaire Prix des actifs et politique monétaire André ICARD Conférence prononcée lors des premières doctoriales MACROFI Poitiers 6 Avril 2006 1 Introduction Les succès dans la lutte contre l inflation ont influencé

Plus en détail

Faible croissance! Faible taux! Faible rendement? 3 juin 2014 KBC Groupe

Faible croissance! Faible taux! Faible rendement? 3 juin 2014 KBC Groupe Faible croissance! Faible taux! Faible rendement? juin KBC Groupe CONJONCTURE : situation internationale Retour de la confiance dans les pays développés, hésitations en Chine Indice de confiance de l industrie

Plus en détail

[ les éco_fiches ] Guerre des changes. Octobre. Mécanismes de la politique monétaire

[ les éco_fiches ] Guerre des changes. Octobre. Mécanismes de la politique monétaire Des fiches pour mieux comprendre l'actualité économique Guerre des changes A l heure actuelle, les Banques Centrales dessinent leurs stratégies de sortie de crise. Deux grands groupes émergent : La Banque

Plus en détail

Quels enseignements de l expérience française (1983-1990)

Quels enseignements de l expérience française (1983-1990) Développement des marchés de capitaux Quels enseignements de l expérience française (1983-1990) Séminaire de clôture Tunis, le 23 mai 2013 Françoise Drumetz Directeur de la coopération extérieure CONTEXTE

Plus en détail

ECONOMIE. DATE: 16 Juin 2011

ECONOMIE. DATE: 16 Juin 2011 BACCALAUREAT EUROPEEN 2011 ECONOMIE DATE: 16 Juin 2011 DUREE DE L'EPREUVE : 3 heures (180 minutes) MATERIEL AUTORISE Calculatrice non programmable et non graphique REMARQUES PARTICULIERES Les candidats

Plus en détail

CHAPITRE 2 LA MONNAIE

CHAPITRE 2 LA MONNAIE CHAPITRE 2 LA MONNAIE L économie de troc est une économie dont l échange est simple, elle montre vite ses limites car elle a du mal à donner une valeur à un bien, elle oblige le déplacement de deux échangistes

Plus en détail

L euro : huit ans après

L euro : huit ans après L euro : huit ans après Gilbert Koenig Au cours de ses huit années d existence, l euro s est imposé au sein de l union monétaire en tant que monnaie supranationale et dans le système monétaire international

Plus en détail

Chapitre VII : Définition et mise en oeuvre de la politique monétaire

Chapitre VII : Définition et mise en oeuvre de la politique monétaire Chapitre VII : Définition et mise en oeuvre de la politique monétaire I. Objectifs et instruments de la politique monétaire A) Les objectifs des politiques économiques Une politique économique = toute

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2009 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2009 au titre de l article IV avec le Maroc Le FMI conclut les consultations de 2009 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 10/19 (F) 16 février 2010 Les notes d'information au public (NIP) s inscrivent dans

Plus en détail

Crise de la dette publique Quelles causes? Comment en sortir?

Crise de la dette publique Quelles causes? Comment en sortir? Crise de la dette publique Quelles causes? Comment en sortir? Dominique Plihon Université Paris Nord Conseil Scientifique d Attac Membre des Economistes Atterrés 29 août 2015 Plan de la présentation 1/

Plus en détail

Thème 6 : IS-LM et la demande agrégée

Thème 6 : IS-LM et la demande agrégée UNIVERSITÉ DU MAINE Faculté de Droit et de Sciences Économiques DEUG1 Économie gestion - Analyse Macroéconomique S. MÉNARD 1 - Année 2003-2004 Thème 6 : IS-LM et la demande agrégée Questions 1. Dénir la

Plus en détail

SYMPOSIUM DE L ASSOCIATION DES BANQUES CENTRALES AFRICAINES (ABCA) INDÉPENDANCE DES BANQUES CENTRALES MYTHE OU RÉALITÉ Malabo, 13 août 2015 Exposé

SYMPOSIUM DE L ASSOCIATION DES BANQUES CENTRALES AFRICAINES (ABCA) INDÉPENDANCE DES BANQUES CENTRALES MYTHE OU RÉALITÉ Malabo, 13 août 2015 Exposé SYMPOSIUM DE L ASSOCIATION DES BANQUES CENTRALES AFRICAINES (ABCA) INDÉPENDANCE DES BANQUES CENTRALES MYTHE OU RÉALITÉ Malabo, 13 août 2015 Exposé liminaire du Premier ministre Charles Konan Banny Je me

Plus en détail

4.2.1. Le Système monétaire européen : principes et résultats

4.2.1. Le Système monétaire européen : principes et résultats 4.2.1. Le Système monétaire européen : principes et résultats Introduction En 1978, le système monétaire européen (SME) succédait au serpent monétaire européen de 1972. A ce jour, il constitue l exemple

Plus en détail

PARTI PRIS Notes d analyse

PARTI PRIS Notes d analyse PARTI PRIS Notes d analyse (i) «Parti pris» est une note d analyse sur une question importante ayant trait aux enjeux actuels de l économie nationale, aux problèmes liés aux politiques économiques, aux

Plus en détail

IFFP Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle. La monnaie

IFFP Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle. La monnaie IFFP Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle La monnaie : INTRODUCTION 22.01.2010, Lausanne 8h45 12h 12h45 16h David Maradan, chargé de cours UNIGE et HEG-Genève; Directeur Ecosys

Plus en détail

CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE

CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE L idée centrale de Hicks 1 est que l apport théorique essentiel de Keynes réside dans sa théorie de la préférence pour la liquidité donc dans l idée que

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 08/91 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 23 juillet 2008 Fonds monétaire international 700 19 e rue, NW Washington, D. C. 20431 USA Le FMI conclut les consultations de 2008

Plus en détail

La politique de La BCE est-elle désinflationniste?

La politique de La BCE est-elle désinflationniste? Politiques Macroéconomiques Maitre de conférences : Mme Peyrefitte Chargé de TD : Kumlai Jongkong MARTY Julien OJEZYK Stéphane BOUSQUET Mathieu BANGOURA Abou LA POLITIQUE MONETAIRE La politique de La BCE

Plus en détail

Changement de moteur

Changement de moteur (CEPII) Présentation de l économie mondiale 2008 On l attendait depuis longtemps! Le déséquilibre de la croissance et les global imbalances Chaque année, commentaire du creusement continu du déficit courant

Plus en détail

ANNEXE VII EFFETS MACROECONOMIQUES DE LA REFORME PIECE JOINTE N 2 SIMULATIONS REALISEES A PARTIR DU MODELE MACROECONOMETRIQUE MESANGE

ANNEXE VII EFFETS MACROECONOMIQUES DE LA REFORME PIECE JOINTE N 2 SIMULATIONS REALISEES A PARTIR DU MODELE MACROECONOMETRIQUE MESANGE ANNEXE VII, PJ n 2, page 1 ANNEXE VII EFFETS MACROECONOMIQUES DE LA REFORME PIECE JOINTE N 2 SIMULATIONS REALISEES A PARTIR DU MODELE MACROECONOMETRIQUE MESANGE ANNEXE VII, PJ n 2, page 2 Les simulations

Plus en détail

TD n 1 groupe 1 : Vendredi 30 novembre 2007 Bertrand Lapouge Stéphane Perot Joël Maynard

TD n 1 groupe 1 : Vendredi 30 novembre 2007 Bertrand Lapouge Stéphane Perot Joël Maynard TD n 1 groupe 1 : Vendredi 30 novembre 2007 Bertrand Lapouge Stéphane Perot Joël Maynard Note de synthèse : Les avantages et les inconvénients d une politique de changes flexibles La politique de change

Plus en détail

L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte

L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte Partie 3: L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte On abandonne l hypothèse d économie fermée Les échanges économiques entre pays: importants, en

Plus en détail

PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES FRANCE

PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES FRANCE PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES FRANCE Juin 5 Selon les projections macroéconomiques pour la France effectuées dans le cadre de l Eurosystème, après trois années de croissance atone, le PIB croîtrait en moyenne

Plus en détail

Approches macroéconomique et fiscale. Introduction à la première partie... 14

Approches macroéconomique et fiscale. Introduction à la première partie... 14 TABLE DES MATIERES Préface... 5 Avant- propos... 9 Partie 1 Approches macroéconomique et fiscale Introduction à la première partie... 14 CHAPITRE 1 La politique budgétaire est- elle encore efficace pour

Plus en détail

Alternatives Économiques - Hors-Série Numéro 105 - avril 2015

Alternatives Économiques - Hors-Série Numéro 105 - avril 2015 Pages 38 à 41. Pourquoi on a fait l'euro. Alternatives Économiques - Hors-Série Numéro 105 - avril 2015 - situe en 1970 le projet de créer une monnaie unique au sein de la Communauté économique européenne

Plus en détail

LA BANQUE CENTRALE EUROPEENNE. Etienne Farvaque. Introduction :

LA BANQUE CENTRALE EUROPEENNE. Etienne Farvaque. Introduction : LA BANQUE CENTRALE EUROPEENNE Etienne Farvaque Introduction : L auteur pose l intégration Européenne comme étant une «aventure humaine». La création de la monnaie unique fait partie de cette «aventure

Plus en détail

Epargne et investissement

Epargne et investissement Epargne et investissement Nature du sujet : Sujet de type «mise en relation». Mots-clés / Définitions : Tous! «Epargne» : Part du revenu qui n est pas consommée Epargne des ménages : - Concept le plus

Plus en détail

Initiative populaire «Pour une monnaie à l abri des crises : émission monétaire uniquement par la Banque nationale! (Initiative Monnaie pleine)»

Initiative populaire «Pour une monnaie à l abri des crises : émission monétaire uniquement par la Banque nationale! (Initiative Monnaie pleine)» COMITÉ DU 2 JUILLET 204 Berne, le 26 juin 204/5 décembre 204 Annexe 20 DL traduction ultérieure au Comité le texte allemand fait foi. Initiative populaire «Pour une monnaie à l abri des crises : émission

Plus en détail

Bulletin du FMI. France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité

Bulletin du FMI. France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité Bulletin du FMI BILAN DE SANTÉ ÉCONOMIQUE France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité Kevin C. Cheng et Erik de Vrijer Département Europe du FMI 27 juillet 2011 Vendanges dans le

Plus en détail

Les dépenses et la dette des ménages

Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses des ménages représentent près de 65 % 1 du total des dépenses au Canada et elles jouent donc un rôle moteur très important dans l économie. Les ménages

Plus en détail

STRATÉGIE DE GESTION DE LA DETTE

STRATÉGIE DE GESTION DE LA DETTE STRATÉGIE DE GESTION DE LA DETTE 2007-2008 Stratégie de gestion de la dette 2007-2008 Objet L objet de la Stratégie de gestion de la dette est d énoncer les objectifs, la stratégie et les plans du gouvernement

Plus en détail

macroéconomique de court terme: le modèle IS/LM Professeur: Jean-Olivier Hairault

macroéconomique de court terme: le modèle IS/LM Professeur: Jean-Olivier Hairault Chapitre 2. L équilibre macroéconomique de court terme: le modèle IS/LM Professeur: Jean-Olivier Hairault 1 Introduction 2 3 Réponse donnée par le modèle IS/LM: Cadre considéré comme Keynésien 4 1. Le

Plus en détail

LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE..

LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE.. Jean-Marc BUYSSCHAERT Les journées de l économie et de la gestion MARCHES DES CAPITAUX ET INSTRUMENTS FINANCIERS LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE.. UN EXERCICE SOUVENT PERILLEUX Plan de l intervention La

Plus en détail

mai COMMENTAIRE DE MARCHÉ

mai COMMENTAIRE DE MARCHÉ mai 2014 COMMENTAIRE DE MARCHÉ SOMMAIRE Introduction 2 En bref 3 INTRODUCTION L heure semble au découplage entre les Etats-Unis et l Europe. Alors que de l autre côté de l Atlantique, certains plaident

Plus en détail

FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE AU MAROC

FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE AU MAROC FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE AU MAROC Rabat, 19 octobre 21 M. Ahmed HAJOUB Adjoint au Directeur du Trésor et des Finances Extérieures chargé du pôle macroéconomie I- Consolidation budgétaire: expérience

Plus en détail

dibilité de la Banque Centrale Européenne : fondements & perspectives

dibilité de la Banque Centrale Européenne : fondements & perspectives La crédibilit dibilité de la Banque Centrale Européenne : fondements & perspectives Jean-Christophe HAUGUEL Ecole de Management de Normandie Laboratoire MétisM jc.hauguel@ecole-management management- normandie.fr

Plus en détail

Quel est le "bon" système de Bretton-Woods?

Quel est le bon système de Bretton-Woods? aoűt 9 - N 359 Quel est le "bon" système de Bretton-Woods? Le Système Monétaire International de Bretton-Woods "normal" est un système où le pays dont la monnaie s'affaiblit doit passer à une politique

Plus en détail

Politiques monétaire et budgétaire en économie ouverte

Politiques monétaire et budgétaire en économie ouverte Chapitre 4 Politiques monétaire et budgétaire en économie ouverte Introduction modèle keynésien : on suppose que les prix sont fixes quand la production augmente, tant que l on ne dépasse pas le revenu

Plus en détail

L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM

L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM Lionel Artige Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège Modèle IS/LM Le modèle IS/LM, conçu par John Hicks en 1937, est généralement

Plus en détail

L Euro, l Europe et votre argent. La crise de l euro? Conférence-débat 3 avril 2012

L Euro, l Europe et votre argent. La crise de l euro? Conférence-débat 3 avril 2012 L Euro, l Europe et votre argent. La crise de l euro? Conférence-débat 3 avril 2012 Pascale Micoleau-Marcel Déléguée Générale de l IEFP La finance pour tous Sommaire 1/ De quoi parle-t-on? 2/ Pourquoi

Plus en détail

Dégradation de la note de la France un «non event»?

Dégradation de la note de la France un «non event»? 15 novembre 2013 6A, rue Goethe, L-1637 Luxembourg, Tel.: (+352) 26 895-1, Fax: (+352) 26 895-24 e-mail: secretariat@bcee-am.lu, www.bcee-assetmanagement.lu Dégradation de la note de la France un «non

Plus en détail

ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE

ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE Licence AES, Relations monétaires internationales 2000-2001 Feuille de Td N 1 : La balance des paiements. ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE Sources : Extraits d'articles publiés par : Recherche

Plus en détail

Amérique Latine : bilan et perspectives

Amérique Latine : bilan et perspectives Amérique Latine : bilan et perspectives Conférence de M. Jacques de Larosière pour le colloque organisé par le CFCE et l Institut des Hautes Etudes de l Amérique Latine (Paris, le 21 mars 2001) L économie

Plus en détail

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale?

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? CONCEPTION ET MISE EN PAGE : PAUL MILAN 18 décembre 2014 à 14:22 Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? Ce chapitre ne fait plus partie du programme, mais il est conseillé de

Plus en détail

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Stéphane Gallon Caisse des Dépôts stephane.gallon@caissedesdepots.fr https://educnet.enpc.fr/course/view.php?id=2 1 Macroéconomie : croissance à

Plus en détail

LA CRISE GRECQUE Expression du pouvoir de la

LA CRISE GRECQUE Expression du pouvoir de la LA CRISE GRECQUE Expression du pouvoir de la finance Ou/et inachèvement de la construction européenne enne? Robert BOYER CEPREMAP (Paris), GREDEG (Sophia-Antipolis) Séminaire à l Université de Montréal

Plus en détail

Chapitre 3. La répartition

Chapitre 3. La répartition Chapitre 3. La répartition 1. La répartition de la valeur ajoutée La valeur ajoutée (1) Valeur ajoutée : solde du compte de production = > VA = P CI = > Richesse effectivement créée par les organisations

Plus en détail

Le billet de Michel Fried. L Allemagne n offre pas de modèle de «sortie» de crise

Le billet de Michel Fried. L Allemagne n offre pas de modèle de «sortie» de crise Le billet de Michel Fried novembre 2009 L Allemagne n offre pas de modèle de «sortie» de crise La question qui agite aujourd hui les responsables des politiques économiques des grands pays industrialisés

Plus en détail

Les questions relatives aux finances publiques, longtemps réservées aux spécialistes, sont

Les questions relatives aux finances publiques, longtemps réservées aux spécialistes, sont CHAPITRE 1 LES FACTEURS STRUCTURELS DE LA HAUSSE DE L ENDETTEMENT PUBLIC DANS LES PAYS AVANCÉS Les questions relatives aux finances publiques, longtemps réservées aux spécialistes, sont revenues au cœur

Plus en détail

Politiques monétaire et fiscale Cours de M2R Printemps 2006

Politiques monétaire et fiscale Cours de M2R Printemps 2006 Politiques monétaire et fiscale Cours de M2R Printemps 2006 Ekkehard Ernst OCDE Ekkehard Ernst 1 Introduction et résumé du cours Objectifs Connaître et apprendre les concepts modernes d analyse monétaire

Plus en détail

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux Module 6 : Comprendre comment l'activité économique est financée et analyser les conséquences de la globalisation financière 6.1 : Identifier les modes de financement de l'activité économique et analyser

Plus en détail

Interview de Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France. Le Monde Marie Charrel et Anne Michel - 24 juillet 2015

Interview de Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France. Le Monde Marie Charrel et Anne Michel - 24 juillet 2015 Interview de Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France Le Monde Marie Charrel et Anne Michel - 24 juillet 2015 «L euro nous a protégés des crises financière successives» Le taux de rémunération

Plus en détail

L équilibre Macro-Economique

L équilibre Macro-Economique L équilibre Macro-Economique Jean-Pierre Damon, octobre 1985. La position de départ des théoriciens est la situation d équilibre qui permet à la totalité de la production d être soit consommée, soit utilisée

Plus en détail

Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme. Fiche N 2 : Banque et Monnaie

Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme. Fiche N 2 : Banque et Monnaie Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme Finance / Module : Les Techniques Bancaires Fiche N 2 : Banque et Monnaie I)- Principes Généraux : 1)- Définition du Terme Monnaie

Plus en détail

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Royaume du Maroc L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Constituant une sélection mensuelle des travaux menés par les cadres de

Plus en détail

DEVOIR N 1 économie générale

DEVOIR N 1 économie générale PROGRAMME : DEVOIR N 1 économie générale L économie et son domaine Le circuit économique comme méthode d'analyse La production marchande et non marchande Le travail Le capital et le progrès technique Le

Plus en détail

Développement du marché financier

Développement du marché financier Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Développement du marché financier Juillet 1997 Document de travail n 21 Développement du marché financier Juillet 1997 Le développement

Plus en détail

Options en matière de réforme des systèmes financiers

Options en matière de réforme des systèmes financiers Options en matière de réforme des systèmes financiers Hansjörg Herr et Rainer Stachuletz Le projet de mondialisation néolibérale est monté en puissance à la fin des années 1970 grâce aux politiques de

Plus en détail

Crise de la Grèce, euro et perspectives Argumentaire

Crise de la Grèce, euro et perspectives Argumentaire Crise de la Grèce, euro et perspectives Argumentaire Le gouvernement grec a annoncé un plan de rigueur qui prévoit notamment de baisser le déficit public à 8,7% en 2010 avant de le ramener dans les limites

Plus en détail

La politique monétaire de la Banque du Canada

La politique monétaire de la Banque du Canada La politique monétaire de la Banque du Canada Conférence «Conjoncture et perspectives économiques 2011» Montréal, 9 décembre 2010 Laurent Martin Économiste et représentant principal Bureau du Québec, Banque

Plus en détail

Le contexte : La mondialisation de l économie capitaliste et sa (ses) crise(s)

Le contexte : La mondialisation de l économie capitaliste et sa (ses) crise(s) Le contexte : La mondialisation de l économie capitaliste et sa (ses) crise(s) Evolution du taux de profit Source: G. Duménil, D. Lévy, Crise et sortie de crise, PUF, 2000, p. 35 Evolution du taux d accumulation

Plus en détail

La BNS capitule: Fin du taux plancher. Alain Freymond (BBGI Group SA)

La BNS capitule: Fin du taux plancher. Alain Freymond (BBGI Group SA) La BNS capitule: Fin du taux plancher Alain Freymond (BBGI Group SA) Changement radical de politique monétaire le 15/1/2015 Les taux d intérêt négatifs remplacent le taux plancher 1. Abandon du taux plancher

Plus en détail

Synthèse n 16, Février 2012. Financement de la croissance verte et orientation de la création monétaire

Synthèse n 16, Février 2012. Financement de la croissance verte et orientation de la création monétaire Synthèse n 16, Février 2012 Financement de la croissance verte et orientation de la création monétaire ----------- 1. Les investissements nécessaires à la transition vers un modèle de croissance durable

Plus en détail

EXEMPLES DE CORRECTION D UNE SERIE DE QUESTIONS TIREES DES PRECEDENTES EPREUVES (LES 20 PREMIERES QUESTIONS ONT ETE CORRIGEES EN COURS)

EXEMPLES DE CORRECTION D UNE SERIE DE QUESTIONS TIREES DES PRECEDENTES EPREUVES (LES 20 PREMIERES QUESTIONS ONT ETE CORRIGEES EN COURS) EXEMPLES DE CORRECTION D UNE SERIE DE QUESTIONS TIREES DES PRECEDENTES EPREUVES (LES 20 PREMIERES QUESTIONS ONT ETE CORRIGEES EN COURS) 01. La macroéconomie est l'étude de l'ensemble des phénomènes suivants

Plus en détail

Dans quelle mesure la baisse des taux d intérêt permet-elle de relancer la croissance?

Dans quelle mesure la baisse des taux d intérêt permet-elle de relancer la croissance? Dans quelle mesure la baisse des taux d intérêt permet-elle de relancer la croissance? BIEN COMPRENDRE LES DOCUMENTS Document 1 m Mots clés bandes centrales baisse des taux politique monétaire lutte contre

Plus en détail

La situation économique

La situation économique La situation économique Assemblée Générale U.N.M.I Le 2 octobre 2013 J-F BOUILLON Directeur Associé La situation économique en 2013 3 AG UNMI 2 Octobre 2013 La croissance Les chiffres des principaux pays

Plus en détail

Concepts abordés. Inflation, désinflation, déflation, stagflation, hyperinflation. Monnaie et financement de l activité économique IPC, IPCH, PCE

Concepts abordés. Inflation, désinflation, déflation, stagflation, hyperinflation. Monnaie et financement de l activité économique IPC, IPCH, PCE 2. Inflation Concepts abordés Inflation, désinflation, déflation, stagflation, hyperinflation Monnaie et financement de l activité économique IPC, IPCH, PCE Effets de l inflation Sources de l inflation

Plus en détail

Billets de banque échangeables pour l or -Prixdéterminé par le gouvernement - Billets pourraient être émis par des banques privées

Billets de banque échangeables pour l or -Prixdéterminé par le gouvernement - Billets pourraient être émis par des banques privées 3 Bretton Woods et le système monétaire 3.1 L étalon-or Billets de banque échangeables pour l or -Prixdéterminé par le gouvernement - Billets pourraient être émis par des banques privées 1 Le prix d or

Plus en détail

Crise financière et perspectives économiques

Crise financière et perspectives économiques Crise financière et perspectives économiques Genval, le 26 janvier 2009 Guy QUADEN Gouverneur de la Banque nationale de Belgique 2/ 19 La crise financière en bref Première phase (jusque septembre 2008)

Plus en détail

TD6 La balance des paiements

TD6 La balance des paiements TD6 La balance des paiements Banque de France : Balance des paiements et position extérieure de la France (http://www.banque- france.fr/fr/stat_conjoncture/balance/bdppof/bdppof.htm) en milliards d'euros

Plus en détail

L impact de la hausse des prix du pétrole sur la croissance de la zone euro

L impact de la hausse des prix du pétrole sur la croissance de la zone euro L impact de la hausse des prix du pétrole sur la croissance de la zone euro Auteur : Jean-François JAMET - Ancien élève de l Ecole Normale Supérieure (Ulm) et de l Université Harvard, consultant auprès

Plus en détail

Forum de l investissement Ateliers d Experts. 15 Octobre 2011. Les Dangers de l Assurance Vie

Forum de l investissement Ateliers d Experts. 15 Octobre 2011. Les Dangers de l Assurance Vie Forum de l investissement Ateliers d Experts 15 Octobre 2011 Les Dangers de l Assurance Vie L assurance vie c est quoi? Le placement préféré des français Environ 1 500 milliards d euros épargnés par les

Plus en détail

5 Les données macroéconomiques

5 Les données macroéconomiques 5 Les données macroéconomiques Jean Magnan de Bornier Table des matières 1 La mesure des variables macroéconomiques 2 1.1 prix, valeurs, quantités et autres............ 2 1.1.1 Les prix....................

Plus en détail