Peut-on dresser un profil psychologique de l obésité? Etude clinique de la. violence dans la dynamique psychique de personnes obèses.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Peut-on dresser un profil psychologique de l obésité? Etude clinique de la. violence dans la dynamique psychique de personnes obèses."

Transcription

1 UFR de Psychologie «Département de Psychopathologie Clinique, de Psychologie de la Santé et de Neurosciences» Mémoire du Master 2 professionnel «Psychothérapies et Psychopathologies» Peut-on dresser un profil psychologique de l obésité? Etude clinique de la violence dans la dynamique psychique de personnes obèses. Soutenu le 16 juin 2011 par Adélaïde d Antin de Vaillac Mail : Note obtenue : 16/20 Directeur de mémoire : M. Pirlot Membre assesseur : Mme Callahan

2 Remerciements Ma reconnaissance va tout d abord à Magalie Oustrain, psychologue clinicienne au CHU de Rangueil, tutrice du stage effectué cette année. Ses conseils judicieux et son suivi attentionné furent prodiguées avec une générosité gratuite, et ont été d un grand soutien pour l élaboration de ce travail. Ma gratitude est aussi adressée à Mademoiselle Serrentino, psychologue également au CHU de Rangueil, avec qui les échanges cliniques ont enrichi ma réflexion. Je remercie aussi Monsieur Pirlot pour ses conseils avisés. La rareté de nos échanges n a pas empêché la précision et la grande pertinence de son éclairage clinique et théorique, qui m a ouvert de bonnes pistes pour avancer dans mon travail. Enfin, je tiens à remercier Madame Callahan, pour avoir accepté d être membre assesseur lors de la soutenance. Sa bienveillance et sa disponibilité ont été remarquables. 1

3 Sommaire Introduction I. Revue théorique sur la polyvalence de l obésité Définition de l obésité Obésité et société Spécificités cliniques de l obésité La question du traumatisme Obésité et psychopathologie Dépression Addictions et Troubles du Comportement Alimentaire Etats-limite : la clinique du vide Diversité des prises en charge de l obésité La chirurgie bariatrique Les psychothérapies..15 II. Méthodologie de la recherche et cas cliniques Méthodologie Problématique Hypothèses et indicateurs Opérationnalisation de la recherche Cadre de la recherche Recueil des données..20 2

4 3. Entretiens, analyse et résultats Mme B Mme C M. D M. M..36 III. Discussion : clinique de l obésité et conséquences thérapeutiques Enjeux et dynamiques psychiques de l obésité Ré-évaluation du concept d obésité Violence et obésité Limites de notre recherche Conséquences thérapeutiques L outil chirurgical : fonctions et préparation La nécessaire adaptation des psychothérapies classiques Importance du contexte social...47 Conclusion Bibliographie Annexes 53 Grille d entretien..53 Formulaire de consentement 54 Projet de publication.55 3

5 Introduction L obésité semble être un trouble énigmatique. N ayant pas de place propre au sein des nosographies psychiatriques, sa seule définition concerne en fait ses manifestations physiques. Quelle est donc la spécificité psychique de l obésité? Y a-t-il un point commun, une dynamique partagée chez les personnes obèses? C est ce que nous avons tenté d explorer dans ce travail, afin de tenter de comprendre pourquoi et comment devient-on obèse. Nous ne parlerons pas de certaines obésités constitutionnelles ou génétiques car ces obésités ont un déterminant trop médical qui dépasse nos compétences. Nos investigations cliniques nous ont amenée à un constat : l obésité est polyvalente, et sa ressemblance avec d autres entités psychopathologiques est troublante car elle interroge sur la spécificité de l obésité. Une revue de la littérature internationale sur le sujet de l obésité va permettre d envisager les liens de celle-ci avec divers fonctionnements psychologiques : dépression, états-limite, addictions, troubles du comportement alimentaire, troubles psychosomatiques. Beaucoup des traits saillants de ces troubles se retrouvent dans l obésité ; des relations anaclitiques de l état-limite (Bergeret), à la basse estime de soi de la dépression. Devant tant de ponts psychopathologiques, notre hypothèse de départ sera ré-examinée. Celle-ci établissait qu une certaine ligne psychologique commune pouvait décrire les trajectoires des personnes obèses. Mais les ressources théoriques sur l obésité paraissent démontrer sa grande diversité clinique. Face à toutes les fonctions assumées par l obésité, nous avons tenté de dégager un axiome principal, afin de mieux comprendre la trajectoire des personnes obèses. L hypothèse secondaire concernait ainsi la violence vécue par ces personnes. Nous allons explorer ce lien entre violence et obésité dans plusieurs publications, pour l étudier précisément. Nous avons 4

6 mené quatre entretiens de recherche, auprès de quatre patients obèses candidats à une opération de chirurgie bariatrique, afin d en savoir plus sur la constitution de leur obésité. Ces rencontres ont eu lieu en service de chirurgie digestive à l hôpital de Rangueil, autour d entretiens semi-directifs. Le fil de notre recherche concerne donc aussi la violence subie, et son influence sur une obésité développée après-coup. Tandis que nous comptions dégager un profil psychologique de l obésité, la réalité fort complexe vécue par les personnes rencontrées a mis notre projet en déroute. Modalités relationnelles, narcissisme, instances surmoïques, sexualisation, individuation : tout semble différent chez les personnes rencontrées. Il était tout de même important d interroger le rôle de la violence dans leur parcours, afin de comprendre aussi leur désir d intervention chirurgicale. Cependant, bien que nos hypothèses aient été invalidées, la richesse clinique rencontrée a permis une réflexion sur la prise en charge de l obésité. Celle-ci varie selon les obédiences théoriques, et il a paru important de les détailler pour examiner les leviers thérapeutiques que l on peut trouver dans la clinique de l obésité. La revue de ces moyens thérapeutiques nous a permis de questionner les prises en charges actuelles de l obésité, afin de dégager les points clés qui semblent nécessaires au suivi thérapeutique des personnes obèses. 5

7 I. Revue théorique sur la polyvalence de l obésité L obésité est une réalité devenue problème de santé publique en France, mais également sur toute la planète. Pourtant, si ses manifestations physiques sont bien visibles, le concept d obésité peut sembler flou et polyvalent, oscillant entre maladie somatique et problème alimentaire. C est pourquoi nous avons voulu éclaircir cette notion, en l abordant de la manière la plus globale possible. Une revue de l obésité dans le contexte social a semblé importante, car les facteurs sociaux sont fondamentaux pour aborder un problème sanitaire national et international. 1. Définition de l obésité 1.1. Obésité et société L obésité est un véritable problème de santé publique. L OMS la décrit comme une épidémie mondiale, et sa progression en France est indéniable. La dernière enquête nationale sur le sujet, datant de 2009, révèle une progression de l obésité sévère, la prévalence de celleci étant de 1,5% en 1997 à 3,9% en ,9% des français de plus de 18 ans sont en surpoids, et 14,5% sont obèses (IMC > 30kg/m²). L obésité serait le cinquième facteur de risque de mortalité selon l OMS 2. Ces chiffres attirent notre attention sur l ampleur du phénomène social incarné par l obésité. Mais l obésité est un concept assez flou. Elle se définie par un excès de masse grasse, ayant un impact néfaste sur la santé. L obésité est donc définie par sa manifestation, un Indice de Masse Corporelle (IMC) supérieur à 30kg/m². Cet IMC correspond au poids en kilos divisé par la taille en mètres au carré. C est un indicateur consensuel de l obésité, mais il calcule 1 5ème édition de l enquête nationale ObEpi, Inserm / TNS Healthcare(Kantarhealth) / Roche (2009). P

8 seulement la masse pondérale et non l adiposité des tissus, ce qui compte pourtant beaucoup dans l évaluation de l obésité. Il est intéressant de se pencher sur les facteurs sociaux liés à l obésité. Le rapport ObEpi 2009 relate une augmentation du poids chez toutes les catégories professionnelles, bien que cette augmentation se fasse à une vitesse différente 3. Ce rapport montre aussi le lien entre le niveau d instruction, dans le sens ou plus il est faible, plus l obésité augmente. Cette corrélation inversement proportionnelle concerne aussi les revenus des foyers. Enfin, l étude ObéEpi montre que depuis 50 ans, les Français deviennent obèses de plus en plus précocement. L OMS précise que si l obésité était jadis liée aux niveaux de développement nationaux, elle n est maintenant plus caractéristique des pays riches et près de 35 millions d enfants sont touchés par l obésité dans des pays en développement 4. La stigmatisation de l obésité est aussi un facteur aggravant le mal-être des personnes obèses. L apparence physique est souvent jugée révélatrice de la personnalité, et le corps d une personne obèse peut être perçu comme signe de léthargie, avidité, vénalité, richesse et égoïsme (Mankar et al., 2008). Cependant, la stigmatisation ne produit pas l obésité, bien qu elle semble être un facteur aggravant. Berdah (2008) précise que «la stigmatisation ne crée probablement pas le surpoids et l obésité, mais elle l aggrave et l entretient. 5» Ces perspectives sociales ont été exposées car on ne peut parler d un problème public comme l obésité sans examiner son aspect social, car le contexte détermine souvent certaines manifestations, et son étude permet de cerner de manière globale le sujet. Mais après avoir évoqué l obésité sous l angle social et médical, il convient de l appréhender sous l angle psychologique. 3 5ème édition de l enquête nationale ObEpi, Inserm / TNS Healthcare(Kantarhealth) / Roche (2009), p Berdah C. (2008) Obésité et psychiatrie. SYMPOSIUM CREGG - COMMISSION MOTRICITÉ DIGESTIVE ET NUTRITION Probiotiques, ballon gastrique et chirurgie bariatrique. Paris, 4 juillet 2008Acta Endoscopica Volume 38, Supplement 1, S49-S54. S50 7

9 1.2. Spécificités cliniques de l obésité Le premier champ auquel l obésité semble rattachée est celui du psychosomatique. L OMS explique que «la cause fondamentale de l obésité et du surpoids est un déséquilibre énergétique entre les calories consommées et dépensées. 6» Cependant, l excès de graisse tout comme le déséquilibre alimentaire ne disent rien sur ce qu est l obésité, mais renseignent seulement sur ses manifestations. Et les reprises de poids post-opératoires montrent bien que l obésité concerne plus que le seul poids. Par ailleurs, on peut lire dans l Abrégé de Psychologie pathologique que «pour pouvoir dire qu une maladie est psychosomatique, il faut faire ressortir l existence d un conflit 7». Or ce conflit est assez manifeste au premier abord : le fait de manger excessivement allié à une culpabilité consécutive imparable est un mélange d excès et de contrôle qui semble hautement conflictuel et douloureux pour la personne obèse. Par ailleurs, Sami-Ali a décrit la notion d impasse relationnelle, qui semble parlante pour certaines obésités. Leydenbach (2003) évoque l impasse relationnelle d une patiente, dont l issue thérapeutique sera permise par l esthétique, permettant une ouverture à autrui dont elle ne pouvait bénéficier auparavant. Lorsque les mots manquent, et que le lien à l Autre fait défaut, le corps devient messager pour dire ce dont le psychisme est muet. Mais si l obésité est vraiment une manifestation psychosomatique, cela signifie-t-il qu elle est assortie d une organisation psychique particulière? Les auteurs semblent partagés vis-à-vis d une psychopathologie spécifique de l obésité. Gohier et al. (2010) ne trouvent pas de profil psychopathologique spécifique à l obésité. Pourtant, certains éléments comme le repli social, la diminution de l estime de soi, ou le rejet du corps présents dans l obésité, peuvent conduire à une symptomatologie dépressive Bécache A. (1976), Malades psychosomatiques, in Abrégé de Psychologie pathologique. Bergeret J. (dir.) Paris : Masson. p

10 D autres auteurs évoquent des relations maternelles spécifiques dans l obésité. Dumet (2006), expose la difficulté d une de ses patientes de se séparer de l objet maternel, celui-ci n ayant pas été assez satisfaisant et donc insuffisamment intériorisé. Bréchon (2005) évoque deux cas d obésité, marqués de failles narcissiques importantes, conséquences d un défaut d enveloppe psychique protectrice. L issue thérapeutique pour l une des patientes consisterait dans le passage de l incorporation à l introjection, qui présupposerait la création de liens avec autrui. L obésité étant si liée à son objet qui est la nourriture, il peut sembler évident qu on se réfère alors au stade oral, décrit par Freud comme le premier stade de la genèse psychique. Ce stade définit la modalité relationnelle de l enfant avec l extérieur. Sur le modèle de l acte nutritif, on parlera d incorporation et d introjection, pour exprimer l assimilation psychique progressive des représentations parentales. L incorporation permettra l assimilation d un objet totalement bon, dans une indifférenciation entre le sujet et le monde extérieur, tandis que l introjection sera plutôt l intégration des représentations psychiques de l objet maternel. L introjection peut être définie comme le passage «sur un mode fantasmatique, du «dehors» au «dedans» des objets et des qualités inhérentes à ces objets» 8, assurant une sorte de permanence affective psychique. Enfin, Anzieu peut apporter un éclairage pertinent sur certaines fonctions du Moi-Peau qui pourraient être rapprochées de l obésité. Son principe de base est que «toute fonction psychique se développe par appui sur une fonction corporelle dont elle transpose le fonctionnement sur le plan mental 9». Le psychisme semble s appuyer sur une peau mentalisée, intériorisée. Le Moi se structure sur une projection psychique de la surface corporelle. Nous avons retenu deux fonctions du Moi-Peau, qui pourraient être touchées dans l obésité. La fonction contenante est manifestée par l idée d un sac enrobant, constitué au 8 Laplanche J., Pontalis J-B. (1967). Vocabulaire de la psychanalyse. Paris : PUF. 4 ème ed. : p Anzieu D. (1995) Le Moi-peau. Paris : Dunod. 2 ème ed. p

11 départ par les gestes, les sons échangés entre la mère et l enfant. Anzieu note aussi l importance du Ca pour la contenance, car celle-ci ne sera construite, éprouvée, que si des pulsions butent sur les limites, que si des poussées sont vécues. Lorsque la fonction contenante fait défaut, l angoisse de pulsions diffuses, non localisées et inconnues peut surgir. Ou encore, le Moi-Peau deviendra une passoire, de laquelle fuient les contenus psychiques ainsi que l agressivité, qui est pourtant nécessaire à l élaboration identitaire. Ceci peut être relié au ressenti de vide évoqué par plusieurs patients obèses, assorti d une impression de fuite des contenus psychiques, provoquée par les «trous» de l enveloppe psychique La question du traumatisme La fonction de pare-excitation du Moi-peau parait être centrale dans la question du traumatisme psychique, et indirectement dans l obésité. Anzieu dit que la «nécessité de surinvestir ainsi l enveloppe narcissique apparaît bien comme la contrepartie défensive d un fantasme de peau décharnée : face à un danger permanent d attaques externes/internes, il faut redorer le blason d un Moi-peau mal assuré dans ses fonctions de pare-excitation et de contenant psychique. 10» On pourrait penser que le surinvestissement narcissique évoqué se traduit corporellement chez les personnes obèses, à défaut de se faire psychiquement. Plusieurs études convergent sur la maltraitance comme élément disposant à l obésité. Greenfield et Marks (2009) ont remarqué que sur un échantillon de 1650 sujets, les personnes ayant subi des violences de la part de leurs parents sont plus enclines à devenir obèses, en utilisant la nourriture comme réponse au stress. Wildes et al. (2008), ont repéré que 66% des personnes obèses interrogées (N=230) disaient avoir vécu de la maltraitance infantile. 10 Ibid. p

12 Dunkley, Masheb et Grilo (2010), ont établi une corrélation entre l insatisfaction corporelle et l abus émotionnel et sexuel infantile chez les patients atteints de Binge Eating Disorders. Tous ces résultats n établissent pas de relation de causalité entre la maltraitance infantile et l obésité, mais elles dévoilent tout de même une forte corrélation entre ces deux variables. Berdah (2010) dit que Bruch différencie «l obésité de développement» (la mère répond systématiquement aux signaux de l enfant en lui donnant à manger), et l obésité réactionnelle par hyperphagie compensatrice, après un traumatisme. Par ailleurs, une étude italienne (Terracciano et al. 2009) établit une forte corrélation entre le surpoids et l impulsivité, ainsi qu à une faible capacité d organisation. Elle établit aussi la vulnérabilité comme prédicteur de l obésité. On peut ici faire le lien entre cette vulnérabilité et le passé de maltraitance chez les personnes obèses, évoqué dans les articles exposés précédemment. Enfin, Anzieu évoque la fonction de pare-excitation du Moi-Peau en relation avec la notion de traumatisme. Cette fonction permet la «lutte contre l angoisse d effraction 11» qui peut être vécue lors d un traumatisme. C est une sorte de filtre qui permet la régulation psychique, protection de l intégrité. Mais l effroi traumatique peut faire sauter ce système. La revue de tous ces mécanismes psychiques pose un cadre théorique qui permettra d analyser les cas cliniques étudiés. Il faut maintenant examiner l aspect psychopathologique de l obésité, nécessaire pour la saisir de la manière la plus précise possible. 11 Anzieu D. (1994) Le Penser : du Moi-peau au Moi-pensant. Dunod : Paris. p

13 2. Obésité et psychopathologie Plusieurs difficultés surgissent lorsque l on veut examiner l obésité sous l angle psychopathologique. En effet, l étude des ressources théoriques sur l obésité amène à penser que ce trouble entretient des liens très divers avec plusieurs entités psychopathologiques. Mais si c est vraiment le cas, et que l on retrouve dans l obésité des problématiques qui ne lui sont pas spécifiques, y a-t-il un point commun aux obésités? 2.1. Obésité et dépression De multiples travaux ont été conduits sur la présence de symptômes dépressifs chez les personnes obèses. Simon et al. (2008) ont montré une corrélation forte et constante entre la dépression et l obésité chez 4641 femmes d âge moyen. Or la dépression est elle-même fortement corrélée aux comportements à risques, et ceci sans distinction de poids (Verger, Dizière, Bocquier, Ventelou ; 2008). Une personne obèse aura tendance à manger cinq fois plus pendant un épisode dépressif qu une personnes de poids normal (Murphy et al. ; 2009). Pourtant, Murphy et al. n ont pas trouvé de lien entre l obésité et la dépression, si ce n est un symptôme dépressif commun : l absence d espoir. Enfin, Schneider et al. (2008) concluent qu un traitement de la dépression préalable à une thérapie pour l obésité, en améliore les bénéfices physiques et mentaux. Un autre élément semble établir une corrélation entre dépression et obésité. Faulconbridge et al. (2009) ont trouvé que la perte de poids permet de réduire les symptômes dépressifs, quel que soit le traitement ayant permis de perdre ce poids (sibutramine ou thérapie combinée). Par ailleurs, il semble que la corrélation entre dépression et obésité se retrouve sur un aspect neurologique commun, la faible sécrétion de dopamine, responsable de l anhédonie (Berdah, 2010). Mais ces éléments n établissent pas de réel 12

14 rapport de causalité entre obésité et dépression, ils manifestent seulement leur corrélation. Celle-ci semble d ailleurs complexe, puisque la dépression peut être cause mais aussi conséquence de l obésité, dont découleront différentes prises en charge ; il importera donc de déterminer si la dépression est primaire ou secondaire à l obésité Addictions et Troubles du Comportement Alimentaire (TCA) L obésité peut faire penser aux addictions. Celles-ci supposant l usage de substances nocives pour la santé, ainsi que le besoin d un produit à assouvir rapidement, on pourrait presque y inclure l obésité. Car l obésité implique en effet que l absorption de nourriture ait été abusive, et parfois certaines compulsions alimentaires en sont à l origine. On peut d ailleurs faire le lien entre obésité et TCA. Car certaines obésités ont été produites par de l hyperphagie, qui consiste à manger des quantités démesurées de nourriture. Mais les personnes obèses ne sont pas forcément hyperphages. Certes, quelques patients présentent des compulsions alimentaires, vivant des épisodes de craving comparables à ceux vécus dans l alcoolisme ou la toxicomanie, mais ce n est pas le cas dans toutes les obésités, même morbides. Wardle (2009), s est demandée si l obésité gagnerait à être considérée comme un TCA, et sa conclusion est que l obésité ne peut être réduite à un TCA bien que quelques aspects communs puissent être dégagés. Ainsi la représentation corporelle peut être troublée chez les personnes obèses, les empêchant de percevoir leur corps de manière juste et unifiée. Ce point est commun avec les TCA, dans lesquels le reflet du miroir présente une image du corps perçue de manière biaisée. 13

15 2.3. Obésité et états-limite L obésité a souvent été reliée aux personnalités limites. Celles-ci, possédant d importantes failles narcissiques provoquées par un abandon précoce, ainsi qu un sentiment d identité défaillant, peuvent effectivement faire penser au fonctionnement de certaines personnes obèses. Nous avons pensé que le point commun entre obésité et états limite pourrait être saisi sous le terme de «clinique du vide». On note en effet une sorte de béance psychique, qui peut être causée par un trauma précoce. L évolution libidinale aurait été figée, car ayant rencontré trop tôt la problématique oedipienne. On peut rapprocher ce fait de la «désexualisation» de certaines personnes obèses. Celles-ci ne semblent pas investir leur identité sexuelle, comme si la différence sexuelle acquise normalement grâce à l Œdipe n avait jamais été intégrée. Par ailleurs, le mode de relation anaclitique particulier à l étatlimite peut aussi se retrouver dans l obésité, du fait d un narcissisme constitué de manière incomplète. Les états-limite et l obésité pourraient aussi être rapprochés par un vecteur commun, la violence. Bergeret parle d «émoi pulsionnel 12», dans lequel le pare-excitation a été débordé du fait d une excitation massive, causée par la confrontation prématurée avec la problématique oedipienne. Le psychisme peut en ressortir déstructuré. On pense à la clinique du trauma psychique, avec l idée d une effraction qui viendra bouleverser l organisation psychique. Cette revue théorique des particularités cliniques de l obésité, qui demande des approfondissements ultérieurs (cf. Annexe III), amène logiquement à envisager ses enjeux thérapeutiques. 12 Bergeret J. (1976). Abrégé de Psychologie pathologique. Bergeret J. (dir.) Paris : Masson. p

16 3. Diversité des prises en charge de l obésité 3.1. La chirurgie bariatrique La chirurgie bariatrique est indiquée pour les obésités morbides (IMC > 40), et permet une correction rapide de certaines co-morbidités mettant en jeu le pronostic vital. Selon la technique utilisée, la restriction et la malabsorption induites par l opération permettront aux patients de manger en quantités réduites, grâce à la diminution de la sensation de satiété, provoquée par la réduction de la capacité gastrique. Hélas, quelles que soient les méthodes utilisées, on remarque souvent des bénéfices incontestables post-opératoires, mais on constate aussi la fragilité de ces bénéfices, qui diminueront progressivement avec le temps. La sleeve gastrectomie peut ainsi permettre une diminution de l appétit ainsi que de la faim, mais ces acquis diminuent, notamment deux ans après l opération (Van Hout & al. 2007). Pourtant, la chirurgie ne corrige que le poids des patients, et leur fonctionnement psychique n est pas toujours prêt pour de telles modifications Les psychothérapies En dernier lieu, on peut examiner les différentes prises en charge de l obésité, qui nous indiqueront peut-être les différents facteurs qui peuvent aider à s en sortir. Le Run (2005) montre que les psychothérapies classiques ne sont pas très adaptées pour les patients en surpoids, car l hyperphagie est un symptôme très efficace pour soulager l angoisse, et la faire disparaître entraîne une prise de conscience et une frustration très douloureuses. Etant donné que le corps est investi comme une interface psychique dans l obésité, passer par lui semble être pertinent pour la traiter. Les thérapies corporelles peuvent être pratiquées par 15

17 des psychosomaticiens, ou encore des arts-thérapeutes. Cette approche peut être pertinente, notamment pour certaines obésités marquées par des troubles de l image du corps. Le dispositif de groupe est aussi indiqué pour le soin des personnes obèses. En effet, le collectif participera à réparer la stigmatisation sociale subie, et à symboliser une présence bienvenue face au vide parfois ressenti par ces personnes. Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) travaillent davantage à une sorte de restructuration cognitive des patients. Rousseau (2010) détaille la prise en charge des troubles du comportement alimentaire, dont certaines obésités peuvent faire partie. Elle évoque la tenue d un carnet alimentaire ou les épisodes hyperphagiques seront scrupuleusement notés, accompagnés de la description des cognitions et émotions les accompagnant. Cela permettra de distinguer l envie et la faim ressentie avant la prise alimentaire. Des consignes sont données au patient pour contrôler les stimuli alimentaires (courses, vacances etc). Le but étant de remplacer les croyances irrationnelles par des pensées plus logiques. Il s agira aussi d apprendre des comportements alternatifs, pour que les réponses aux émotions ne soient plus alimentaires. Les psychothérapies psychodynamiques prescrivent l établissement d un cadre thérapeutique contenant. L alliance thérapeutique sera fondamentale pour faciliter le processus de séparation/individuation. Car en fortifiant les assises narcissiques du patient, il sera possible ensuite d envisager l idée de séparation et d individuation, sans provoquer d effondrement psychique. Il s agira aussi d amener les patients à avoir une conception nuancée du monde pour éviter le jugement dichotomique et le clivage, mécanismes aussi présents chez l étatlimite. 16

18 II. Méthodologie de la recherche et cas cliniques 1. Méthodologie 1.1. Problématique Les relations objectales du stade oral semblent se retrouver dans l obésité, en lien avec les problématiques d incorporation et d introjection. Cependant, ces fonctions n apparaissent pas fondamentalement différentes dans les addictions, ce qui pose un problème de discrimination pour spécifier réellement l obésité, et l en distinguer des autres entités psychopathologiques. Ce constat pose un problème clinique : l obésité est-elle une entité à part entière? Ou seulement une manifestation physique dont les soubassements psychologiques se retrouvent dans d autres troubles? Si l obésité est vraiment une maladie, la logique voudrait qu elle réponde à une sémiologie précise. Etant donné la nature psychosomatique de l obésité, cette sémiologie devrait concerner aussi le versant psychologique. Or ce n est pas le cas, et le peu d éléments dynamiques relevés dans l obésité se retrouvent dans d autres troubles. Mais si l obésité ne se distingue pas fondamentalement des problématiques addictives, cela signifierait que son traitement est le même. Pourtant la revue théorique exposée précédemment montre bien que certaines spécificités de l obésité réclament une prise en charge particulière, notamment vis-à-vis de la représentation du corps. La question principale posée concerne donc la nature de l obésité, ainsi que son ou ses organisations psychiques Hypothèses et indicateurs L hypothèse première, posée grâce aux apports théoriques étudiés précédemment est la suivante : il est possible d établir un profil psychologique spécifique de l obésité. 17

19 L hypothèse secondaire concerne le fait que le fonctionnement psychologique de l obésité est constitué en fonction de la violence vécue. Les indicateurs sont les éléments qui permettront de vérifier nos hypothèses lors de l application de la recherche. Les indicateurs choisis concernent d abord le rapport de la personne avec l obésité : la souffrance causée par l obésité, le sens qui lui est donné, les attentes vis-à-vis d une opération de chirurgie bariatrique. Ensuite, on investiguera l enfance du sujet, en cherchant plusieurs variables : le rapport du sujet avec ses parents, la relation conjugale des parents, la place dans la fratrie, et les situations de violence vécues. On examinera aussi la représentation qu a le sujet de son corps : l aime-t-il? En prend-il soin? Comment le perçoit-il? Enfin, on analysera le discours du sujet sur lui-même : la représentation de son corps, l identité (notamment sur le versant sexuel) et les identifications, sa capacité d introspection et d analyse de sa trajectoire. 18

20 2. Opérationnalisation de la recherche 2.1. Cadre de la recherche Choix des participants La première démarche visait à demander aux patients venant pour la première fois en consultation d obésité de participer à la présente étude. Cette demande se faisait à la fin de l entretien psychologique auquel nous assistions, et lorsque les patients acceptaient, nous les voyions seule en suivant. Pourtant, cette démarche était peu concluante : les patients étaient pressés de partir, ayant souvent passé la moitié de leur après-midi en salle d attente pour rencontrer l interne en chirurgie puis la psychologue que j accompagnais. Nous n avons donc pu obtenir qu un entretien par ce moyen. Nous avons donc décidé avec la psychologue de recruter parmi ses patients ceux qui habitaient à Toulouse (pour qu ils puissent venir facilement), et ayant déjà entamé le suivi préopératoire. Ce nouveau critère assurait une facilité d expression, car les patients avaient donc eu plusieurs entretiens de suivi, ce qui était aussi le gage d une élaboration progressive de leur vécu concernant l obésité. Les trois autres patients ont donc été recrutés par ce moyen là, au cours des entretiens de suivi avec la psychologue, après lesquels nous leur proposions de participer à notre travail, et en cas d accord, de fixer un rendez-vous. La totalité des patients sollicités en suivi a répondu positivement. Nous nous réservions la possibilité de les rencontrer une deuxième fois en fonction des données collectées. Nous avons souhaité revoir la première patiente, mais sa disponibilité limitée a empêché une nouvelle rencontre. L intérêt de voir des patients en cours de suivi est d examiner la manière dont ils perçoivent leur changement pondéral, souvent bien amorcé depuis le début du programme alimentaire. Le cadre de la recherche rendait difficile la tenue d un deuxième entretien. En effet, ce n était pas un cadre thérapeutique ou 19

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

Relation soignant / soigné

Relation soignant / soigné Relation soignant / soigné 3 métiers impossibles selon Freud : gouverner soigner éduquer Car met les personnes dans une situation de dépendance et d autorité Relation = activité ou une situation dans laquelle

Plus en détail

«La capacité à être seul», WINNICOTT

«La capacité à être seul», WINNICOTT «La capacité à être seul», WINNICOTT La capacité d être seul est un signe des plus importants de la maturité du développement affectif. On repère chez le sujet ce qu il éprouve dans des situations de solitude,

Plus en détail

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite Guide à l intention des familles AU COEUR du trouble de personnalité limite À propos du trouble de personnalité limite Ce document a été élaboré en 2001 par madame France Boucher, infirmière bachelière,

Plus en détail

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent 1 Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent Mini livre gratuit Sherpa Consult Bruxelles, Mai 2012 Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction

Plus en détail

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant Vivre avec un trouble dépressif Septembre 2010 Pourquoi ce guide? Votre médecin

Plus en détail

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie.

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Sarah CAILLOT, Psychologue Réseau Breizh IMC- Pôle MPR St-Hélier (Rennes)- Journée Inter-régionale

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS?

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? Pourquoi vivons-nous des émotions? Voilà une excellente question! Avez-vous pensé: «Les émotions nous rendent humains» ou : «Elles nous permettent de sentir ce qui

Plus en détail

Dix valeurs pour les soins infirmiers

Dix valeurs pour les soins infirmiers Dix valeurs pour les soins infirmiers La valeur n attendant pas le nombre des années, deux étudiantes en soins infirmiers se sont interrogées sur les valeurs dont l infirmière a besoin pour mieux adapter

Plus en détail

La supervision en soins infirmiers

La supervision en soins infirmiers La supervision en soins infirmiers (article en deux parties : version jumelée) La pratique de la supervision en soins infirmiers étant peu courante en France et les écrits la concernant de même, bien que

Plus en détail

I. L étude Usages & Attitudes

I. L étude Usages & Attitudes I. L étude Usages & Attitudes 1. Historique En 1997, entreprise leader de la distribution de boissons sur le marché hors domicile, France Boissons souhaite réaliser un état des lieux de son secteur d activité

Plus en détail

Quand le corps devient objet de l autre

Quand le corps devient objet de l autre Quand le corps devient objet de l autre (Hypersexualisation, pornographie, prostitution à l heure des technologies de l information et de la communication) Robert Courtois Clinique Psychiatrique Universitaire

Plus en détail

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE SOURCES : ligues reins et santé A LA BASE, TOUT PART DES REINS Organes majeurs de l appareil urinaire, les reins permettent d extraire les

Plus en détail

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR?

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? Source: DUMONT, Nicole. Femmes d aujourd hui, Vol. 1 No. 8., janvier 1996. On dit de certaines personnes qu elles n ont pas de tête ou qu elles n ont pas de

Plus en détail

9.11 Les jeux de hasard et d argent

9.11 Les jeux de hasard et d argent 9.11 Les jeux de hasard et d argent Maud Pousset, Marie-Line Tovar 288 Les jeux de hasard et d argent (JHA) constituent une activité ancienne et répandue, mais longtemps interdite. Leur offre s est étoffée,

Plus en détail

A vertissement de l auteur

A vertissement de l auteur A vertissement de l auteur Attention, ce livre n est pas à mettre entre toutes mains ; il est strictement déconseillé aux parents sensibles. Merci à Madame Jeanne Van den Brouck 1 qui m a donné l idée

Plus en détail

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.»

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» «Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» Moins je me connais, mieux je me porte. Clément Rosset, Loin de moi, 1999 Faut-il tout «psychiatriser»? Tout événement de vie difficile tel qu une rupture

Plus en détail

Inventaire Symptomatique de la Dépression et du Trouble Affectif Saisonnier Auto-évaluation (IDTAS-AE)

Inventaire Symptomatique de la Dépression et du Trouble Affectif Saisonnier Auto-évaluation (IDTAS-AE) Inventaire Symptomatique de la Dépression et du Trouble Affectif Saisonnier Auto-évaluation (IDTAS-AE) Ce questionnaire vous aidera à juger si vous devez consulter un clinicien pour votre dépression, si

Plus en détail

I. LE CAS CHOISI PROBLEMATIQUE

I. LE CAS CHOISI PROBLEMATIQUE I. LE CAS CHOISI Gloria est une élève en EB4. C est une fille brune, mince avec un visage triste. Elle est timide, peureuse et peu autonome mais elle est en même temps, sensible, serviable et attentive

Plus en détail

Severine Acquisto Psychologue clinicienne, sexologue, psychothérapeute severineacquisto@gmail.com 0473/411.811

Severine Acquisto Psychologue clinicienne, sexologue, psychothérapeute severineacquisto@gmail.com 0473/411.811 Severine Acquisto Psychologue clinicienne, sexologue, psychothérapeute severineacquisto@gmail.com 0473/411.811 1)Quelques notions générales 2)La sexualité Masculine (celle de Monsieur tout le monde et

Plus en détail

Le psychiatre face aux risques psycho-sociaux. sociaux. Gestion des conflits en entreprise.

Le psychiatre face aux risques psycho-sociaux. sociaux. Gestion des conflits en entreprise. Le psychiatre face aux risques psycho-sociaux. sociaux. Gestion des conflits en entreprise. Docteur David ATTAL. Psychiatre. Praticien Hospitalier. Centre Hospitalier Régional Universitaire de Marseille.

Plus en détail

DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT

DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT Guide d enseignement et Feuilles d activité de l élève DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT Qu est-ce que l intimidation (bullying)? L intimidation est le fait de tourmenter de façon

Plus en détail

Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive

Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive Transcription et traduction de la communication de Verity DONNELLY colloque Éducation inclusive, la question

Plus en détail

Y A-T-IL COUPLE? Introduction. Pour qu il y ait couple, il faut du temps

Y A-T-IL COUPLE? Introduction. Pour qu il y ait couple, il faut du temps Introduction Y A-T-IL COUPLE? Au fil des siècles et au fil des années, la société se transforme et avec elle, la valeur accordée à la réussite sociale, à la famille mais surtout à l amour. Dans le monde

Plus en détail

Enquête qualité séjours été 2010 Eléments d'analyse et pistes de développement

Enquête qualité séjours été 2010 Eléments d'analyse et pistes de développement Enquête qualité séjours été 2010 Eléments d'analyse et pistes de développement Introduction A l'issue des séjours d été, Wakanga a lancé une enquête qualité à destination des familles. Cette enquête avait

Plus en détail

La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire :

La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire : une expérience vécue dont la personne est parfaitement consciente : Exemple : «J ai besoin de me divertir»; La notion de besoin peut décrire : 2. «une exigence née de

Plus en détail

Événements de vie, pathologie réactionnelle et stress. Dr N. Lafay

Événements de vie, pathologie réactionnelle et stress. Dr N. Lafay Événements de vie, pathologie réactionnelle et stress Dr N. Lafay Introduction Stress = événements de vie Stress, bases physiologiques Événements de vie, bases épidémiologiques Adaptation du sujet à une

Plus en détail

Le stage choisi est celui d un club de jeunes cadres en formation «recherche d emploi».

Le stage choisi est celui d un club de jeunes cadres en formation «recherche d emploi». Témoignages d Anne-Laure Mausner, Sophrologue Thème : Préparation pour un entretien d embauche (Les prénoms ont été modifiés pour respecter l anonymat) Le stage choisi est celui d un club de jeunes cadres

Plus en détail

Définition. Recherche sur Internet. Quelques chiffres. Stress et enseignement. Symptômes 3 catégories de causes Le burn out Gestion du stress

Définition. Recherche sur Internet. Quelques chiffres. Stress et enseignement. Symptômes 3 catégories de causes Le burn out Gestion du stress Stress et enseignement Symptômes 3 catégories de causes Le burn out Gestion du stress Recherche sur Internet Moteur de recherche: GOOGLE Mots-clés: + stress + enseignement Nombre de pages francophones

Plus en détail

CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION

CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION Société des Coaches Gestaltistes Coordinateur projet: Marius Moutet INTRODUCTION Un coaching d individus ou d équipe inspiré de la posture humaniste

Plus en détail

Fiche métier. Assistant socio-éducatif. Formation. Domaine de compétence. Activités. Au sein des Maisons du Rhône du secteur d habitation

Fiche métier. Assistant socio-éducatif. Formation. Domaine de compétence. Activités. Au sein des Maisons du Rhône du secteur d habitation Assistant socio-éducatif 4 diplôme d état d assistant de service social 4 formation diplômante sur 3 ans dont 12 mois de stages pratiques 4 accueil, écoute, évaluation, information, orientation des personnes

Plus en détail

Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés

Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés IEN/CTR ASH 2011-2012 Comportements inappropriés / Troubles de la conduite et du comportement

Plus en détail

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE!

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! rétablissement et psychose / Fiche 1 JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! JJérôme s énerve : «Je ne suis pas psychotique! Vous ne dites que des conneries! Je suis moi, Jérôme, et je ne vois pas le monde comme vous,

Plus en détail

LES BASES DE LA MÉTAPSYCHOLOGIE

LES BASES DE LA MÉTAPSYCHOLOGIE Chapitre 1 LES BASES DE LA MÉTAPSYCHOLOGIE I. RAPPEL THÉORIQUE Le terme Métapsychologie désigne le cadre théorique que Freud a élaboré et enrichi tout au long de sa vie. La métapsychologie constitue la

Plus en détail

PSYCHOTHÉRAPIES DES AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES. Pr Jean Louis Senon Master Pro criminologie

PSYCHOTHÉRAPIES DES AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES. Pr Jean Louis Senon Master Pro criminologie PSYCHOTHÉRAPIES DES AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES Pr Jean Louis Senon Master Pro criminologie Définition Une psychothérapie est un traitement actif par des moyens psychologiques (Senon, 1995) «toute utilisation

Plus en détail

Le référentiel RIFVEH www.rifveh.org La sécurité des personnes ayant des incapacités : un enjeu de concertation. Septembre 2008

Le référentiel RIFVEH www.rifveh.org La sécurité des personnes ayant des incapacités : un enjeu de concertation. Septembre 2008 Le référentiel RIFVEH www.rifveh.org La sécurité des personnes ayant des incapacités : un enjeu de concertation Septembre 2008 Louis Plamondon Centre de recherche de l institut universitaire de gériatrie

Plus en détail

Intérêt de la Thérapie Comportementale et Cognitive dans la prise en charge thérapeutique du PTSD

Intérêt de la Thérapie Comportementale et Cognitive dans la prise en charge thérapeutique du PTSD Intérêt de la Thérapie Comportementale et Cognitive dans la prise en charge thérapeutique du PTSD F.OLIVIER P. LAMY Journée Scientifique «La recherche en psychiatrie : Etat de stress posttraumatique» ALBI

Plus en détail

Aujourd hui, pas un seul manager ne peut se dire à l abri des conflits que ce soit avec ses supérieurs, ses collègues ou ses collaborateurs.

Aujourd hui, pas un seul manager ne peut se dire à l abri des conflits que ce soit avec ses supérieurs, ses collègues ou ses collaborateurs. MANAGERS : COMMENT PRENEZ-VOUS EN CHARGE LES CONFLITS? AUTO-EVALUEZ-VOUS! Dans un contexte économique morose et qui perdure, nous sommes confrontés à un grand nombre de difficultés et de frustrations.

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

COUPLE ET PROBLÈMES SEXUELS

COUPLE ET PROBLÈMES SEXUELS COUPLE ET PROBLÈMES SEXUELS Introduction Christine Reynaert et Pierre Collart ont tous deux activement participé à l ouverture de centres spécialisés dans le traitement de troubles sexuels (voir analyse

Plus en détail

La politique de l entreprise (esprit et incitation au challenge) implique :

La politique de l entreprise (esprit et incitation au challenge) implique : Introduction Image classique = Cadre supérieur + grande responsabilité Mais aussi le bas de l échelle Zéro défauts, l excellence a un prix = Le Stress I Définition Interaction entre un environnement et

Plus en détail

DEVELOPPEMENT DES PREFERENCES ALIMENTAIRES

DEVELOPPEMENT DES PREFERENCES ALIMENTAIRES DEVELOPPEMENT DES PREFERENCES ALIMENTAIRES DURANT L ENFANCE ET L ADOLESCENCE PROFESSEUR N. RIGAL MAITRE DE CONFERENCES EN PSYCHOLOGIE DU DEVELOPPEMENT, UNIVERSITE DE PARIS 10, FRANCE rigal.n@free.fr Rôle

Plus en détail

COMPÉTENCES CLINIQUES - SANTÉ MENTALE CONNAISSANCES PRÉALABLE OBJECTIFS 1. ENTRETIEN PSYCHIATRIQUE. 1.1. Les buts de l entretien psychiatrique

COMPÉTENCES CLINIQUES - SANTÉ MENTALE CONNAISSANCES PRÉALABLE OBJECTIFS 1. ENTRETIEN PSYCHIATRIQUE. 1.1. Les buts de l entretien psychiatrique CONNAISSANCES PRÉALABLE Les séminaires de compétences cliniques de santé mentale se basent sur l enseignement «Anamnèse et compétences psychosociales» du N. Blondel & C. Salathé (2014) et les cours de

Plus en détail

Le guide s articule autour de quatre thèmes, qui sont incontournables pour bien documenter une situation d aliénation parentale ou de risque:

Le guide s articule autour de quatre thèmes, qui sont incontournables pour bien documenter une situation d aliénation parentale ou de risque: GUIDE D ENTREVUE TROUSSE DE SOUTIEN À L ÉVALUATION DU RISQUE D ALIÉNATION PARENTALE Véronique Lachance Marie-Hélène Gagné Ce guide d entrevue a été conçu pour vous aider à documenter les situations familiales

Plus en détail

FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT

FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT Que vous soyez parent, enseignant, formateur, pédagogue, coach, manager Que votre activité professionnelle ou simplement la quête de vous-même vous

Plus en détail

Favoriser l'attachement sécurisant chez les bébés et les jeunes enfants : Le Cercle de sécurité

Favoriser l'attachement sécurisant chez les bébés et les jeunes enfants : Le Cercle de sécurité Favoriser l'attachement sécurisant chez les bébés et les jeunes enfants : Le Cercle de sécurité Congrès Enfanter le monde 26 novembre 2010 Claud Bisaillon, Ph.D. Psychologue, professeure Plan de la présentation

Plus en détail

LES MECANISMES DE DEFENSE

LES MECANISMES DE DEFENSE LES MECANISMES DE DEFENSE Table des matières Table des matières 3 I - GENERALITES, DEFINITION 7 A. GENERALITES, DEFINITION...7 II - LES PRINCIPAUX MECANISMES DE DEFENSE 9 A. le refoulement :...9 B. la

Plus en détail

Communication IV ème Congrès de l AFS Grenoble 5-8 juillet 2011 Réseau thématique 20 Méthodes

Communication IV ème Congrès de l AFS Grenoble 5-8 juillet 2011 Réseau thématique 20 Méthodes Communication IV ème Congrès de l AFS Grenoble 5-8 juillet 2011 Réseau thématique 20 Méthodes «Une association de l analyse des réseaux sociaux à une perspective clinique des histoires et du contexte de

Plus en détail

Critères de l'addiction et de la dépendance affective chez la victime de manipulateur pervers narcissique

Critères de l'addiction et de la dépendance affective chez la victime de manipulateur pervers narcissique Critères de l'addiction et de la dépendance affective chez la victime de manipulateur pervers narcissique Dépendance de la victime à une illusion, un fantasme Ces critères ont été élaborés par Goodman

Plus en détail

Formation à la systémique pour consultants et personnels RH

Formation à la systémique pour consultants et personnels RH J.A. Malarewicz Conseil Conseil, Formation, Supervision, Coaching S.A.S. au capital de 8OOO TVA : FR 36478450471 SIRET : 478 450471 00014 N formateur 11921445592 Région IdF 11 rue du Professeur Leroux

Plus en détail

1. QU EST CE QU IL A? 2. QU EST CE QU IL FAIT? 4. QUI EST-IL? QUE RESSENT-IL? 5. QUEL EST SON PROJET?

1. QU EST CE QU IL A? 2. QU EST CE QU IL FAIT? 4. QUI EST-IL? QUE RESSENT-IL? 5. QUEL EST SON PROJET? 1. QU EST CE QU IL A? 2. QU EST CE QU IL FAIT? 3. Q QU EST CE QU IL SAIT? Q QU EST CE QU IL CROIT? 4. QUI EST-IL? QUE RESSENT-IL? 5. QUEL EST SON PROJET? CONNAÎTRE SON PATIENT AU PLUS JUSTE : SON HISTOIRE,

Plus en détail

Aimerais-tu en connaître davantage sur les troubles alimentaires? Clique sur chacune des sections pour avoir plus de détails

Aimerais-tu en connaître davantage sur les troubles alimentaires? Clique sur chacune des sections pour avoir plus de détails LES TROUBLES ALIMENTAIRES Les troubles alimentaires se caractérisent par des croyances, des attitudes et des comportements extrêmes à l égard de la nourriture et du poids. Ce sont des troubles complexes

Plus en détail

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Estime de soi MOI Affirmation de soi AUTRES Confiance en soi ACTION Contexte Règles fondamentales de la communication 1) On ne peut pas décider, par

Plus en détail

C R É D I T A G R I C O L E A S S U R A N C E S. Des attitudes des Européens face aux risques

C R É D I T A G R I C O L E A S S U R A N C E S. Des attitudes des Européens face aux risques C R É D I T A G R I C O L E A S S U R A N C E S Observatoire Ipsos-LogicaBusiness Consulting/Crédit Agricole Assurances Des attitudes des Européens face aux risques Fiche technique Ensemble : 7245 répondants

Plus en détail

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle I. Communiquer avec efficacité A. Intégrer les processus d influence sociale 1. La personnalité Les métaprogrammes sont les traits de personnalité qui, gravés

Plus en détail

FORCE DE VENTE : une approche commerciale efficace

FORCE DE VENTE : une approche commerciale efficace Les formations standardisées voulant mettre le commercial dans un «moule» et formater une personne en appliquant des techniques à la lettre sont bien différentes de ce que nous vous proposons chez Semaphorus.

Plus en détail

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES 327 Allaitement maternel inefficace (00104) 327 Allaitement maternel interrompu (00105) 328 Motivation à améliorer l allaitement maternel (00106) 329 Tension dans l exercice

Plus en détail

Question N : 1- Comment un individu devient-il acteur dans une organisation?

Question N : 1- Comment un individu devient-il acteur dans une organisation? THÈME DE L INDIVIDU À L ACTEUR L organisation, que ce soit une association, une administration ou une entreprise, ne peut pas fonctionner sans la mise en œuvre de processus de gestion assurant la coordination

Plus en détail

Le médecin de prévention face aux RPS. Docteur Isabelle THOMINET

Le médecin de prévention face aux RPS. Docteur Isabelle THOMINET Le médecin de prévention face aux RPS Docteur Isabelle THOMINET 1. Définition des RPS Les risques psychosociaux sont souvent résumés par simplicité sous le terme de «stress». En réalité, ils recouvrent

Plus en détail

Zoom santé. Les personnes atteintes de cancer INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC

Zoom santé. Les personnes atteintes de cancer INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC SANTÉ ET BIEN-ÊTRE INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC Zoom santé Mai 2011 Numéro 25 Améliorer ses habitudes de vie à la suite de l annonce d un diagnostic de cancer : que révèle l Enquête québécoise

Plus en détail

Comment la proposer et la réaliser?

Comment la proposer et la réaliser? RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Comment la proposer et la réaliser? Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à aider les professionnels de santé dans la mise en œuvre d un programme

Plus en détail

lu ~~ FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE Angers, le 25 juin 2009 CENTRE DE GESTION DE MAINE ET LOIRE Référence: DB

lu ~~ FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE Angers, le 25 juin 2009 CENTRE DE GESTION DE MAINE ET LOIRE Référence: DB FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE Angers, le 25 juin 2009 CENTRE DE GESTION DE MAINE ET LOIRE lu ~~ Référence: DB Objet: Nouvelles fiches de saisine du Comité Technique Paritaire Circulaire sur le stress

Plus en détail

Migraine et mal de tête : des "casse-tête"

Migraine et mal de tête : des casse-tête Migraine et mal de tête : des "casse-tête" Tous concernés! De quoi s agit-il? Les migraines ne doivent pas être confondues avec les céphalées de tension, communément appelées les "maux de tête". En effet,

Plus en détail

DEONTOLOGIE ET ETHIQUE EN SCIENCES MEDICO SANITAIRE CHEZ LES INFIRMIERES, LES SAGES FEMMES ET LES TECHNICIENS MEDICO SANITAIRES

DEONTOLOGIE ET ETHIQUE EN SCIENCES MEDICO SANITAIRE CHEZ LES INFIRMIERES, LES SAGES FEMMES ET LES TECHNICIENS MEDICO SANITAIRES DEONTOLOGIE ET ETHIQUE EN SCIENCES MEDICO SANITAIRE CHEZ LES INFIRMIERES, LES SAGES FEMMES ET LES TECHNICIENS MEDICO SANITAIRES I. INTRODUCTION Dans le cadre du séminaire d imprégnation des personnels

Plus en détail

Origines possibles et solutions

Origines possibles et solutions Ne plus avoir peur de vieillir «Prends soin de ton corps comme si tu allais vivre éternellement, Prends soin de ton âme comme si tu allais mourir demain.» Introduction Ce petit document est la résultante

Plus en détail

Un besoin identifié : les jeunes et leur santé (état des lieux et constat)

Un besoin identifié : les jeunes et leur santé (état des lieux et constat) Un besoin identifié : les jeunes et leur santé (état des lieux et constat) «Si, globalement, les adolescents se disent en meilleure santé que les adultes, il convient, au regard des résultats qui suivent

Plus en détail

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance FONDATION NATIONALE DE GERONTOLOGIE Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance La vieillesse est une étape de l existence pendant laquelle chacun poursuit

Plus en détail

A LA DECOUVERTE DE L HYPNOSE 1

A LA DECOUVERTE DE L HYPNOSE 1 A LA DECOUVERTE DE L HYPNOSE 1 JULIA LEGRAND, Psychologue- Psychothérapeute L hypnose est un terme qui entraine un grand nombre d idées reçues, d inquiétudes et de méfiance. On donne parfois à l hypno-thérapeute

Plus en détail

Coaching et Team Building

Coaching et Team Building recherché par les entreprises Ils représentent deux leviers ENTREPRISE Coaching et Team Building des outils de management au service de la personne, des entreprises et des organisations Serge LANTEAUME

Plus en détail

L OBSERVATOIRE LCL EN VILLE - RÉALISÉ PAR BVA L ÉCONOMIE DU PARTAGE, ZOOM SUR LES JEUNES URBAINS. Juin 2014

L OBSERVATOIRE LCL EN VILLE - RÉALISÉ PAR BVA L ÉCONOMIE DU PARTAGE, ZOOM SUR LES JEUNES URBAINS. Juin 2014 L OBSERVATOIRE LCL EN VILLE - RÉALISÉ PAR BVA L ÉCONOMIE DU PARTAGE, ZOOM SUR LES JEUNES URBAINS Juin 2014 Contacts BVA : Céline BRACQ Directrice BVA Opinion Lilas BRISAC Chargée d études 01 71 16 88 00

Plus en détail

La migraine : quelle prise de tête!

La migraine : quelle prise de tête! La migraine : quelle prise de tête! Introduction La migraine est une véritable «prise de tête» pour les personnes qui en souffrent! Bien au-delà d un mal physique, cette réelle maladie engendre également

Plus en détail

Aspects pratiques de la pédagogie Pikler

Aspects pratiques de la pédagogie Pikler Paola Biancardi Aspects pratiques de la pédagogie Pikler Le CVE de Grattapaille dans lequel je travaille comme directrice, se trouve dans les hauts de Lausanne et regroupe deux sites : la Nurserie Sous-Bois

Plus en détail

Vous êtes proche d une personne qui souffre d un trouble psychique?

Vous êtes proche d une personne qui souffre d un trouble psychique? rfsm fnpg fribourgeois de santé mentale er Netzwerk für psychische Gesundheit Vous êtes proche d une personne qui souffre d un trouble psychique? Vous vivez des moments difficiles : Nous sommes là pour

Plus en détail

Démence et fin de vie chez la personne âgée

Démence et fin de vie chez la personne âgée Démence et fin de vie chez la personne âgée Dr C le Provost Gériatre C.H.B.A Vannes Dr M Michel Gériatre C.H.U Rennes Démence et fin de vie Sujet grave: la mort la «de mens» = être privé de son esprit

Plus en détail

RESULTATS DE L ENQUETE DE LA FGTB SUR LE BIEN-ETRE AU TRAVAIL

RESULTATS DE L ENQUETE DE LA FGTB SUR LE BIEN-ETRE AU TRAVAIL RESULTATS DE L ENQUETE DE LA FGTB SUR LE BIEN-ETRE AU TRAVAIL La FGTB a mené une enquête auprès de 4947 personnes (réponses valides) entre le 10 mars et le 3 avril sur la base d un questionnaire établi

Plus en détail

La prise en charge d un trouble bipolaire

La prise en charge d un trouble bipolaire GUIDE - AFFECTION DE LONGUE DURÉE La prise en charge d un trouble bipolaire Vivre avec un trouble bipolaire Décembre 2010 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous a remis ce guide pour vous informer

Plus en détail

5 postures pour mobiliser le don

5 postures pour mobiliser le don Confiance Sollicitude Réciprocité d engagement Tirer partie de son Relance expérience relationnelle constructive 5 postures pour mobiliser le don Attention à soi Alliance : Lier sans défier Donner Recevoir

Plus en détail

Comportements addictifs

Comportements addictifs Comportements addictifs Les cyberdépendances Addictions comportementales, Qu est-ce que c est? L addiction, au sens général, peut se définir par une envie incontrôlable et répétée, de consommer un produit

Plus en détail

Management Interculturel

Management Interculturel Management Interculturel La mondialisation et l ouverture des marchés ont permis l interconnexion des mondes. Ces phénomènes ont en même temps accéléré la mutation des modes de pensée et de consommation.

Plus en détail

Conseils sur la conduite à tenir en cas de suicide d un salarié sur le lieu de travail

Conseils sur la conduite à tenir en cas de suicide d un salarié sur le lieu de travail Conseils sur la conduite à tenir en cas de suicide d un salarié sur le lieu de travail Document réalisé avec l aide de Philippe BIELEC, Ingénieur Conseil à la Direction des risques professionnels de la

Plus en détail

RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation

RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation DEVELOPMENT CENTER Damien xxx Poste cible : Entreprise : Assesseurs Evaluesens : Responsable

Plus en détail

9 PROPOSITIONS POUR UNE MEILLEURE ACCESSIBILITE AU SYSTEME DE SANTE DES PERSONNES EN SITUATION DE GRANDE EXCLUSION

9 PROPOSITIONS POUR UNE MEILLEURE ACCESSIBILITE AU SYSTEME DE SANTE DES PERSONNES EN SITUATION DE GRANDE EXCLUSION 9 PROPOSITIONS POUR UNE MEILLEURE ACCESSIBILITE AU SYSTEME DE SANTE DES PERSONNES EN SITUATION DE GRANDE EXCLUSION De par ses missions d écoute, d orientation, d accueil et de prise en charge notamment

Plus en détail

Partie 1: La relation psyche-soma. Illustrations de la place des interactions corps-esprit

Partie 1: La relation psyche-soma. Illustrations de la place des interactions corps-esprit Partie 1: La relation psyche-soma Illustrations de la place des interactions corps-esprit A. L APPROCHE PSYCHOSOMATIQUE 1. Origines de l approche psychosomatique Le terme psychosomatique est développé

Plus en détail

OBESITE ET EPS. Cf www.sante.fr.(programme national, nutrition santé, courbe de corpulence)

OBESITE ET EPS. Cf www.sante.fr.(programme national, nutrition santé, courbe de corpulence) OBESITE ET EPS DEFINITION L obésité se définit comme un excès de poids pouvant retentir sur la santé. La mesure générale acceptée de l obésité est l Indice de Masse Corporelle (IMC : poids en kg / taille

Plus en détail

Nouvelles addictions. Dr Marie VERSCHAVE Praticien hospitalier Service de médecine interne E et addictologie

Nouvelles addictions. Dr Marie VERSCHAVE Praticien hospitalier Service de médecine interne E et addictologie Nouvelles addictions comportementales Dr Marie VERSCHAVE Praticien hospitalier Service de médecine interne E et addictologie Item N 77. Addictions comportementales Diagnostiquer, évaluer le retentissement

Plus en détail

Le dispositif de la maladie imputable au service

Le dispositif de la maladie imputable au service LA QUESTION DE L IMPUTABILITÉ AU SERVICE DES MALADIES RÉSULTANT DE LA FRAGILITÉ PSYCHOLOGIQUE D UN FONCTIONNAIRE EN DEHORS DE TOUTE FAUTE DE L EMPLOYEUR PUBLIC Le dispositif de la maladie imputable au

Plus en détail

Annie Claude Sortant-Delanoë. L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir

Annie Claude Sortant-Delanoë. L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir Annie Claude Sortant-Delanoë L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir À sa naissance, l enfant est un organisme dont le cri exprime un besoin. Ce cri n a aucune intention de signification.

Plus en détail

De la détresse émotionnelle à l actualisation du potentiel des membres de l entourage. La vision familiale. Série 1, numéro 1

De la détresse émotionnelle à l actualisation du potentiel des membres de l entourage. La vision familiale. Série 1, numéro 1 De la détresse émotionnelle à l actualisation du potentiel des membres de l entourage La vision familiale Série 1, numéro 1 En l espace de 25 ans, le profil de la famille québécoise s est transformé de

Plus en détail

La prise en charge diététique de la maladie d Alzheimer

La prise en charge diététique de la maladie d Alzheimer La prise en charge diététique de la maladie d Alzheimer http://www.carevox.fr/comment-lutter-contre-la-maladie-d-alzheimer.html 1. Les Conséquences de la maladie d Alzheimer sur l alimentation Phases Capacités

Plus en détail

Manque de reconnaissance. Manque de contrôle

Manque de reconnaissance. Manque de contrôle CONTRE-VALEURS 7 octobre 2014 Les contre-valeurs représentent ce que l on cherche à fuir. Elles nous motivent négativement en ce sens où elles incarnent des situations que nous évitons ou que nous cherchons

Plus en détail

Entre mal-être et bien être : comment vont les étudiants. Premiers résultats. Damien BERTHILIER Président La Mutuelle des Étudiants LMDE-EPSE

Entre mal-être et bien être : comment vont les étudiants. Premiers résultats. Damien BERTHILIER Président La Mutuelle des Étudiants LMDE-EPSE Entre mal-être et bien être : comment vont les étudiants Premiers résultats Damien BERTHILIER Président La Mutuelle des Étudiants LMDE-EPSE Objectifs de l enqul enquête Mieux identifier la souffrance psychique

Plus en détail

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Questions / Réponses Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Quelques chiffres sur les troubles du sommeil et la consommation de benzodiazépines

Plus en détail

ntred 2007 Résultats de l étude Description des personnes diabétiques

ntred 2007 Résultats de l étude Description des personnes diabétiques Résultats de l étude ntred 2007 EÉCHANTILLON NATIONAL TÉMOIN REPRÉSENTATIF DES PERSONNES DIABÉTIQUES Le diabète est une maladie chronique de plus en plus fréquente, qui touche en France plus de 2 millions

Plus en détail

Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte

Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte Juillet 2011 Démarche diagnostique et d évaluation du fonctionnement chez l adulte Généralités Diagnostic

Plus en détail

Dr Marie Chevret-Méasson Psychiatre-Sexologue Directeur des DIU de Sexologie Clinique et DIU de Sexualité Humaine, Lyon1

Dr Marie Chevret-Méasson Psychiatre-Sexologue Directeur des DIU de Sexologie Clinique et DIU de Sexualité Humaine, Lyon1 Dr Marie Chevret-Méasson Psychiatre-Sexologue Directeur des DIU de Sexologie Clinique et DIU de Sexualité Humaine, Lyon1 !! Période entre la naissance et la sixième semaine. mais remaniements physiques

Plus en détail

La psychothérapie. Se poser les bonnes questions

La psychothérapie. Se poser les bonnes questions La psychothérapie Se poser les bonnes questions? LA PSYCHOTHÉRAPIE Au Québec, la psychothérapie est une activité réservée par la loi * depuis juin 2012, ce qui signifie que seules les personnes autorisées,

Plus en détail

Réactions de deuil des enfants

Réactions de deuil des enfants Le deuil et ses effets 91 Réactions de deuil des enfants Rôle des parents en assistant les enfants dans le deuil Les enfants n ont pas la force émotionnelle de faire seuls leur deuil. Ils ont besoin de

Plus en détail

LA MÉTHAMPHÉTAMINE LE CRYSTAL C EST QUOI

LA MÉTHAMPHÉTAMINE LE CRYSTAL C EST QUOI LA MÉTHAMPHÉTAMINE LE CRYSTAL C EST QUOI? LA MÉTHAMPHÉTAMINE est un produit stupéfiant illicite, synthétisé à partir de substances chimiques, également connu sous le nom de «crystal» ou «crystalmet», «ice»,

Plus en détail

Etude sur la formation professionnelle des personnes handicapées

Etude sur la formation professionnelle des personnes handicapées Etude sur la formation professionnelle des personnes handicapées Rappel méthodologique Contexte & objectifs 1 2 Semaine pour l emploi des personnes handicapées : après avoir longtemps centré le regard

Plus en détail