PROBLÉMATIQUE DE LA TARIFICATION DE L ASSURANCE DES RISQUES DE MASSE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "PROBLÉMATIQUE DE LA TARIFICATION DE L ASSURANCE DES RISQUES DE MASSE"

Transcription

1 Institut des actuaires -Séminaire Sépia du 15 mars 2010 sur les nouvelles techniques de tarification des risques de masse PROBLÉMATIQUE DE LA TARIFICATION DE L ASSURANCE DES RISQUES DE MASSE 15/03/2010 1

2 Dans un séminaire comme celui-ci, on s attend à ce qu il soit question de variables aléatoires, de probabilités, de modélisation, d algorithmes Il va bien en être question 2

3 Les exposés de ce jour vont traiter des avancées théoriques sur les point suivants : risques où il y a très peu de sinistres («zero-inflated») écrêtement des sinistres prise en compte des non-linéarités (modèles GAM) impact des franchises 3

4 Mais on m a demandé d introduire ces exposés en me laissant libre de mes propos, et j ai souhaité évoquer des questions qui, sans relever des calculs proprement dits, ont un impact important sur les tarifs que l on peut mettre en œuvre 4

5 Ces questions «encadrent» dans une certaine mesure les calculs. La plupart d entre elles sont des questions préalables, mais certaines sont postérieures aux calculs et concernent la phase de mise en application 5

6 1 ÉRE QUESTION PRÉALABLE AUX CALCULS : LA SEGMENTATION DES RISQUES 6

7 La question fondamentale de la segmentation des risques Dans l espace concret de la tarification de l assurance des risques de masse, la meilleure segmentation des risques n est pas seulement mathématique 7

8 Rappel rapide Bien entendu, si l on regarde un risque «tout seul», on ne peut pas en dire grandchose si ce n est que, quand il a un sinistre, «il n a pas de chance» 8

9 La tarification de l assurance nécessite des regroupements de risques Le calcul des probabilités fait de même, il étudie des populations, non des individus 9

10 La question difficile est celle de la délimitation des populations homogènes de risques, autrement dit la segmentation des risques 10

11 Comment identifie-t-on deux risques? Comment détermine-t-on qu ils relèvent de la même population et qu entre eux la mutualisation doit jouer? 11

12 Inversement, comment sépare-t-on deux risques? Comment détermine-t-on qu ils relèvent de deux populations différentes, entre lesquelles la mutualisation ne doit pas jouer? 12

13 Si l on veut «calculer un tarif à neuf» et définir un nouveau plan de segmentation, les calculs donnent des éléments, mais ils ne suffisent pas 13

14 Il faut tenir compte de ce que, à un moment donné, la «collectivité» accepte comme solidarités inter-risques Cette normalité est souvent implicite, sous-entendue et il faut décrypter cet implicite 14

15 Exemple : la segmentation inachevée des jeunes conducteurs En France, en assurance automobile, toutes choses égales par ailleurs, les jeunes conducteurs du sexe masculin sont des risques plus lourds que les autres Ceci est vrai autant pour les voitures que pour les motos 15

16 Le marché ne leur fait pas payer, pas plus aujourd hui qu hier, le prix de leur risque 16

17 Cette problématique existe depuis longtemps Ainsi la MAIF a-t-elle longtemps refusé toute majoration du tarif selon l âge 17

18 Longtemps les jeunes enseignants n ont pas payé, toutes choses égales par ailleurs, plus cher que leurs aînés Si, aujourd hui, ils paient un peu plus cher, ce n est toujours pas à concurrence du risque réel qu ils représentent 18

19 Les explications mises en avant sont parfois philosophiques («solidarité intergénérationnelle») et parfois commerciales («futurs bons assurés») 19

20 Mais ne s agit-il pas là d explications apportées après coup, au vu des rapports sinistres à primes de la sous-population des jeunes conducteurs? Cette sous-tarification n a-t-elle pas son origine dans le mode de calcul du tarif? 20

21 La sous-tarification des jeunes n est-elle pas due au fait que leur exposition aux sinistres très graves est estompée par l écrêtement des sinistres? Cette question est évoquée plus loin et fait l objet d un exposé spécifique 21

22 Mais le fait demeure : si la segmentation tarifaire des assurés automobiles selon leur âge est aujourd hui la norme, il y a toujours une pratique de marché, sinon un consensus explicite, qui fait que l on ne fait pas payer aux jeunes conducteurs le prix de leur risque 22

23 Cette pratique de marché s impose aux tarificateurs sous peine de voir leur tarif n assurer dans les faits aucun «jeune conducteur» 23

24 «L air du temps» permet certaines segmentations, parfois partiellement comme pour les jeunes conducteurs, et en refuse d autres comme celle résultant du fait qu au-delà de 25 ans, les conductrices ne sont plus un meilleur risque 24

25 La segmentation des risques peut bouleverser un marché L efficacité de la segmentation des risques a été flagrante dans les deux cas suivants : France MACIF Grande-Bretagne DIRECT LINE INSURANCE 25

26 Mais comme on va le voir, «ça ne marche pasà tous les coups» 26

27 La création de la MACIF en 1960 A la fin des années 1950, des commerçants et des industriels de la région de Niort, suivant l exemple des artisans qui avaient créé la MAAF quelques années plus tôt, veulent lancer leur propre mutuelle pour assurer leurs risques professionnels 27

28 Jacques VANDIER, pressenti pour en prendre la direction, n accepte qu à la condition que cette mutuelle soit ouverte aussi aux risques des salariésdu commerce et de l industrie 28

29 En effet ils ne bénéficient pas, comme les fonctionnaires et les enseignants d une mutuelle «à eux» pour assurer leurs risques auto et habitation personnels 29

30 Les conditions posées par Jacques VANDIER ont été acceptées, la MACIF a vu le jour, et elle a bouleversé le marché français de l assurance automobile 30

31 Jusque là, ce marché n avait été touché que marginalement par les mutuelles d assurance professionnelles existantes, GMF, MAIF, MAAF, Mutuelles Agricoles 31

32 Avec la MACIF créée en 1960 à Niort, et sa consœur la MATMUT créée en 1962 à Rouen, le marché de l assurance automobile des particuliers bascule : En 20 ans, 50% de ce marché passe des sociétés d assurance avec intermédiaires commissionnés aux «MSI» -Mutuelles sans Intermédiaires 32

33 Parmi les raisons de ce succès il y a eu la banalisation de l automobile qui a rendu le service d un Agent Général ou d un Courtier en assurance moins nécessaire Il y a eu surtout un changement dans la segmentation tarifaire 33

34 Jacques VANDIER avait pu constater, quand il était Commissaire-Contrôleur des Assurances, que les Compagnies d Assurances dégageaient des marges en assurance automobile des particuliers, marges qu elles utilisaient pour équilibrer les risques auto-entreprises (flottes, TPM, TPV, réparateurs, etc ), souvent déficitaires 34

35 L idée de base de la MACIF était, comme dans les mutuelles d assurance existantes, que les particuliers n avaient pas à subventionner les entreprises. 35

36 Ceci semble aller de soi aujourd hui. Mais peut-être avant 1960, une certaine solidarité entre risques professionnels et risques privés était-elle admise? 36

37 Toujours est-il qu en segmentant les risques de cette nouvelle manière, la MACIF a pu faire pour les particuliers des tarifs inférieurs de 30 % à 50% aux tarifs des Compagnies avec intermédiaires commissionnés 37

38 Cet avantage de la MACIF en termes de segmentation tarifaire a été renforcé par d autres innovations comme dans le règlement des sinistres matériels auto, où, très tôt, la MACIF a constitué des réseaux de réparateurs agréés 38

39 Les «compagnies d assurance classiques» ont mis du temps à réagir efficacement Elles n ont arrêté leur perte de clientèle de particuliers que dans les années 70 et 80, quand, entre autre mesures, elles ont adopté des segmentations du même type 39

40 C est une sorte de «révolution culturelle» que les «compagnies d assurance traditionnelles» ont dû faire pour arriver à faire face à la concurrence des MSI 40

41 La création de DIRECT LINE INSURANCE en Grande-Bretagne en 1985 En 1985, un ingénieur commercial d IBM, Peter WOOD, convainc la ROYAL BANK of SCOTLAND d apporter le capital nécessaire à son projet de création, pour le marché du Royaume-Uni, d une société d assurance automobile «entièrement informatisée» et vendant exclusivement par téléphone 41

42 La caractéristique «entièrement informatisée» a du mal à être comprise aujourd hui, où toutes les sociétés d assurance le sont 42

43 Mais en 1985 le niveau d informatisation était très différent entre les sociétés «à la pointe» et celles qui n avaient changéqu au minimum leurs méthodes de travail à base de traitement de «dossiers papier» 43

44 DIRECT LINE INSURANCE, créée à neuf en 1985, a été bâtie autour de processus informatiques qui permettaient une segmentation tarifaire sophistiquée 44

45 En 1987, dans une conférence à Paris, Peter WOOD s est vanté du fait que l absence de tarif «papier»(«we have no printbook») lui donnait un avantage décisif sur les autres sociétés d assurance par la réactivité que cela lui donnait pour ajuster son tarif 45

46 L algorithme complet du tarif n était connu que des actuaires qui l ajustaient en permanence L opérateur de DLI dialoguait au téléphone avec le prospect, entrait ses données et obtenait le tarif à l écran 46

47 Si en 2010 un tel processus apparaît banal, en 1986 il était exceptionnel Comme les sociétés d assurance françaises vis-à-vis de la MACIF, les sociétés d assurance anglaises ont été lentes à réagir vis-à-vis de DLI Ceci a permis à DLI de prendre 30% du marché anglais 47

48 Dans les années 1990, Peter WOOD a dû quitter DLI sous la pression tant des actionnaires que du pouvoir politique, qui trouvaient sa rémunération trop élevée 48

49 Ça ne marche pas à tous les coups Il est parti aux Etats-Unis où il a créé des sociétés d assurances sur le modèle de DLI La recette n a pas marché En 2004, ces sociétés ont cessé leur activité 49

50 L imitation ne marche pas non plus à tous les coups Sur le marché anglais lui-même, DLI a suscité de nombreux imitateurs A un moment donné, quasiment tous les groupes d assurance actifs en assurance automobile en Angleterre avaient une filiale de vente directe par téléphone 50

51 La plupart d entre elles n ont pas réitéré le miracle de DLI, et ont cessé leur activité 51

52 Quant à la ROYAL BANK of SCOTLAND, elle a eu des déboires financiers graves du fait de son association avec FORTIS pour la reprise de la banque ABN-AMRO 52

53 La crise financière de a non seulement fait échouer cette opération mais fait éclater FORTIS et fragilisé la ROYAL BANK of SCOTLAND 53

54 La ROYAL BANK of SCOTLAND est en train aujourd'hui, tant sous la pression des autorités que pour compenser ses pertes, de vendre ses activités d assurance, y compris leur fleuron, DIRECT LINE INSURANCE 54

55 Au démarrage, une nouvelle segmentation est un avantage irrésistible Le principal avantage de la MACIF par rapport au marché français de 1960, comme le principal avantage de DLI par rapport au marché anglais de 1985, résidaient dans l actualisation de la segmentation des risques face à des segmentations de marché vétustes devenues inadéquates aux risques 55

56 La segmentation a une dynamique propre Mais une fois qu elle est mise en place, une nouvelle segmentation tarifaire, si l on n y prend pas garde, tend à se compliquer indéfiniment 56

57 N y a-t-il pas un optimum de finesse à ne pas dépasser? L adjonction d un critère améliore-t-elle toujours une modélisation tarifaire? Intuitivement on peut penser que ce nouveau critère va enlever de l information, de la signification aux critères existant précédemment 57

58 La question est redevenue d actualité avec le «pay as you drive», qui fournit en permanence des informations fraîches sur les risques automobiles assurés 58

59 Une segmentation tarifaire trop fine est un handicap commercial Plus une tarification est fine, plus le processus de souscription est compliqué Cette complication est un handicap commercial 59

60 Cet inconvénient est actuellement neutralisé par les réseaux de vente 60

61 Les réseaux de professionnels de l assurance ont en effet l expérience des réponses possibles Ils rassurent le client sur la réponse à apporter et n hésitent pas à faire des approximations si nécessaire Ceci donne une première limite à la validité des données, question évoquée plus loin 61

62 Mais pour la souscription par internet, cette complication est rédhibitoire 62

63 Le retard français dans la souscription d assurance par internet En France, actuellement, la proportion des devis d assurance automobile réalisés par internet qui débouche sur un contrat ferme est plus faible qu au Royaume-Uni 63

64 On peut expliquer ce retard par un naturel français plus méfiant, mais aussi par la sophistication de la segmentation tarifaire actuellement en vigueur en France 64

65 Si, en tant que candidat à l assurance, on connaît : sa propre adresse, son âge et la date de son permis ainsi que ceux de son conjoint, la marque, le modèle et la date de 1 ère mise en circulation de son véhicule, se souvient-on de la version exacte de ce véhicule, s il a déjà quelques années? 65

66 Trouve-t-on toujours sans hésitation sa propre catégorie socioprofessionnelle ainsi que celle de son conjoint dans la nomenclature de l assureur? 66

67 Une question similaire se pose quant à l usage que l on fait de son véhicule On trouve toujours sur le marché français les 4 niveaux d usage suivants Déplacements privés Déplacements privés et trajet domiciletravail Besoins de la profession Tournées et visites régulières de clientèle 67

68 Non seulement le client peut hésiter pour savoir où se classer, mais en plus ces 4 usages recouvrent, sous les mêmes intitulés, des contenus différents d un assureur à l autre 68

69 Ainsi certaines sociétés d assurance ontelles élargi l usage intitulé «déplacements privés et trajet» pour y inclure les «besoins professionnels occasionnels» 69

70 On comprend bien qu il faille modifier les clause d usage du véhicule pour suivre les évolutions générales du travail lui-même, qui voit la mobilité se développer 70

71 Mais par là on vide de sa substance, donc de sa signification statistique, l usage «besoins de la profession», sans le supprimer pour autant 71

72 Ce type de problème, à savoir le fait qu une donnée se vide de sa substance et perd sa signification, est fréquent, et pernicieux, car difficilement décelable 72

73 La question se pose souvent, quand on refait un tarif, de savoir si l on conserve ou non un critère tarifaire du fait d un doute quant à sa qualité 73

74 Retour à la souscription par internet Dans le bureau d un professionnel de l assurance (courtier, Agent, Mutuelle), comme on l a vu, le client est guidé sur les réponses à apporter En souscription directe par internet, il est seul 74

75 Pour un devis qui n engage pas, il n a pas peur de répondre approximativement Mais pour contracter ferme, c est autre chose Si une question le fait trop hésiter, il «laisse tomber» 75

76 Les sites internet d assurance qui fonctionnent actuellement en France font essentiellement des devis et peu de souscription en ligne 76

77 Le prospect qui a laissé ses coordonnées est relancé chez lui, et la vente, si elle se fait, est faite selon le processus, déjà ancien, de la vente par téléphone 77

78 Par rapport à ce processus de vente par téléphone mis au point il y a vingt ans, internet n apporte, pour l instant, en France, aucun gain de productivité 78

79 La souscription par internet est néanmoins possible puisqu elle se fait ailleurs Mais l algorithme de souscription doit être revu dans le sens de la simplification 79

80 2 ÈME QUESTION PRÉALABLE AUX CALCULS : LA CONCURRENCE ENTRE SOCIÉTÉS D ASSURANCE 80

81 L inconvénient de la concurrence entre sociétés d assurance pour les risques IARD des particuliers est clair, c est le manque de clarté, le «maquisdes tarifs» 81

82 Ainsi en Grande-Bretagne, où la segmentation tarifaire n a cessé de se complexifier depuis la création de Direct Line Insurance, l opinion est lasse de cette complexité si l on en croit le succès de comparateur de prix comme «CONFUSED», dont le but affiché est d y voir clairdans la «confusion» des tarifs. 82

83 Cette aspiration à la clarté et à la simplicité ne doit pas faire oublier l avantage de la concurrence, en assurance comme dans tout secteur économique 83

84 La concurrence est une force de rappel automatique vers la vérité des prix, une pression permanente sur les marges des fournisseurs 84

85 Les instances politiques, nationales comme européennes, ne s y trompent pas puisque, depuis des dizaines d années, leurs réglementations vont toutes dans le sens d un renforcement de la concurrence entre assureurs 85

86 Ainsi les directives européennes de 1993 et 1994 sur l assurance ont-elles : interdit les tarifs d entente entre assureurs pour les risques de masse facilité la liberté d établissement et instauré la libre prestation de service entre pays de l Union Européenne 86

87 En France la «loi CHATEL» a assoupli en 2007 les règles de résiliation des contrats à l échéance pour faciliter le changement d assureur 87

88 La concurrence fait baisser les prix Avant les directives européennes de , en assurance automobile, les pays européens étaient séparés en deux groupes, ceux où il y avait de la concurrence tarifaire et ceux où il n y en avait pas 88

89 En Allemagne, Belgique, Suisse et Italie, les tarifs étaient quasiment les mêmes d une société à l autre En Grande-Bretagne et en France, les tarifs étaient fortement dispersés, pour le même risque, d une société à l autre 89

90 Au total, en moyenne, les tarifs d assurance automobile étaient sensiblement plus chers dans les pays à tarif unique (Allemagne, Suisse, Belgique, Italie) que dans les pays à concurrence tarifaire (France et Grande-Bretagne) 90

91 L explication du tarif moins élevé ne réside pas seulement dans les marges moindres faites dans les pays où il y a concurrence tarifaire 91

92 L explication se trouve aussi dans le fait que ces marges moindres dans les pays concurrentiels obligent les assureurs à surveiller leurs risques en portefeuille 92

93 En effet quelle soit la qualité de sa segmentation et de son algorithme, un tarif «a priori» laisse toujours passer des risques «anormalement sinistrés» vis-àvis desquels seul un traitement «à la main» de «surveillance du portefeuille» est efficace Ce traitement est d autant plus nécessaire que les marges sont plus serrées 93

94 Cette «surveillance du portefeuille» consiste, vis-à-vis d un risque anormalement sinistré, à effectuer l une ou l autre des opérations suivantes : augmentation de tarif, réduction de garantie par application d une franchise, suppression de garantie, résiliation du contrat 94

95 Cette pratique a suscité en France la création de courtiers spécialisés en risques automobiles aggravés qui proposent des solutions, plus chères, aux «exclus» Ces risques, ensuite, redeviennent de bons risques, et retrouvent de bons tarifs 95

96 Derrière la répression des excès de vitesse et des conduites en état d ivresse ou sous l emprise de stupéfiants, le développement des autoroutes l amélioration de la sécurité des véhicules, cette «sanction par le porte-monnaie» du tout petit nombre de conducteurs anormalement sinistrés a peut-être elle aussi une petite part dans la diminution des accidents 96

97 Cette amélioration a été spectaculaire entre 1972, où il y a eu morts pour 10 millions de voitures et 2009 où il y a eu morts pour 30 millions de voitures. 97

98 La probabilité annuelle de décéder d un accident de la route a chuté de 1,6 pour mille en 1972 à 0,14 pour mille en 2009, c est-à-dire a été divisée par plus de 10 98

99 L amélioration a été particulièrement sensible en 2004, année où les radars automatiques ont changé le comportement des français au volant 99

100 Résumé Les marchés ont des degrés de concurrence plus ou moins élevés Si le niveau de concurrence est fort, les marges sont restreintes, et l équilibre des comptes ne peut être obtenu qu en associant au tarif a priori un traitement a posteriori des risques les plus sinistrés 100

101 3 ÈME QUESTION PRÉALABLE AUX CALCULS : LES CYCLES DE SOUSCRIPTION 101

102 L assurance IARD suit en France, comme les autres secteurs économiques, des «cycles économiques», encore appelés «cycles de souscription» 102

103 Quoi que l on fasse, ces cycles reviennent et imposent leurs ambiances successives 103

104 En haut de cycle, les affaires sont faciles, on peut «faire des efforts commerciaux», regarder d un œil favorable les innovations du marché En bas de cycle, les sociétés d assurance se demandent si elles vont s en sortir, si les «mesures de redressement» prises vont être suffisamment efficaces 104

105 En prenant comme point de départ le moment de la prise de conscience du déficit et de la nécessité de mesures de redressement, l assurance IARD a connu en France depuis 40 ans 4 cycles : Cycle n 1 : Cycle n 2 : Cycle n 3 : Cycle n 4 : 2000-? 105

106 On observe pour chacun de ces cycles les mêmes phases successives, dans cet ordre Inquiétude généralisée et durcissement des conditions tarifaires, Retour progressif à l équilibre des comptes Sérénité, Euphorie, Remontée progressive de l inquiétude Début du cycle suivant 106

107 Certains évènements peuvent avancer ou retarder le déroulement des cycles : En 1978, les résultats de l assurance automobile ont été étonnamment bons en France, peut-être du fait de l impact sur l opinion de l accident d autocar de Beaune Ceci a pu contribuer à prolonger le cycle commencé en

108 Inversement les tempêtes LOTHAR et MARTIN de fin décembre 1999, bien qu elles n aient quasiment pas concerné l assurance automobile, ont pu contribuer à avancer à l année 2000 au lieu de 2001 le démarrage d un nouveau cycle, du fait de l ambiance générale de durcissement des conditions tarifaires, notamment de réassurance, qui en a résulté 108

109 Quelques mois plus tard, le sinistre du WORLD TRADE CENTER survenu le 11 septembre 2001 ne concernait pas non plus l assurance automobile en France Il a néanmoins assombri l ambiance du début du cycle commencé en

110 Les inquiétudes des années ont conduit à des mesures de redressement brutales en assurance comme en réassurance IARD En , les comptes se sont redressés 110

111 En 2004, les radars automatiques ont encore amélioré les choses En 2004, 2005 et 2006, l assurance automobile a été euphorique en France 111

112 Où en est-on au début de 2010? Depuis 2007 quatre évènements sont survenus 112

113 1 -la crise financière fait faire du «yo-yo» aux provisions techniques 113

114 2 selon les déclarations des assureurs européens, un film d épouvante a commencé avec la mise en place de SOLVABILITE II 114

115 3 beaucoup de sociétés d assurance constatent qu en 2009, leurs marges d exploitation en assurance IARD ont disparu 115

116 4 si la tempête XYNTHIA du 28 février 2010 ne concerne pas plus l assurance automobile que LOTHAR et MARTIN, comme eux elle assombrit l ambiance 116

117 Changement de cycle? L assurance IARD semble entrer, en France, en 2010, dans la zone d incertitude et de turbulence où l on ne sait plus si l on est encore dans la dernière phase d un cycle ou déjà dans la première phase du cycle suivant 117

118 Impact pour la tarification Quelles que soient les qualités d un tarif, la phase du cycle où l on se trouve au moment de son lancement a un impact inévitable sur ses résultats initiaux Si on le lance en bas de cycle, il aura du mal à être équilibré dès le démarrage 118

119 Mais démarrer en bas de cycle présente aussi des avantages Les majorations de tarif que pratique le marché rendent les assurés plus enclins à changer d assureur, alors qu en haut de cycle, c est la torpeur, rien ne bouge 119

120 Ajoutons qu un nouveau tarif a l avantage d une segmentation tarifaire actualisée Les majorations que l on doit lui appliquer pour ramener les comptes à l équilibre sont moins génératrices d antisélection que celles que l on fait sur des structures tarifaires qui n ont pas été réactualisées depuis longtemps 120

121 4 ÈME QUESTION PRÉALABLE AUX CALCULS : L OBTENTION DES DONNÉES 121

122 L acquisition et la validation des données sont des phases décisives auxquelles, trop souvent, on n accorde pas une attention suffisante 122

123 Les données peuvent être (cas réels rencontrés, non limitatifs) absentes présentes déjà cumulées selon des plans de regroupement qu il faut remettre en cause présentes partiellement présentes sans information quant à leur définition présentes avec une information contradictoire 123

124 Les données peuvent être : de 1 ère main (données d exploitation directes) de 2 ème main (données transformées pour être mises dans un «infocentre») 124

125 Si l on veut remettre en cause la structure tarifaire existante, les données de l infocentre sont souvent insuffisantes Il faut alors reconstituer l historique des situations de garantie et des sinistres dans une base de données nouvelle. 125

126 Résumé La phase d acquisition et de validation des données peut être assimilée à l achat des denrées par un restaurateur : s il ne veille pas à la qualité et à la fraicheur de ses ingrédients, il ne fera pas une bonne cuisine 126

127 5 ÈME QUESTION PRÉALABLE AUX CALCULS : LE DANGER DES HYPOTHÈSES IMPLICITES 127

128 Il y a quelques semaines, Christian WALTER, actuaire agrégé, a publié un livre intitulé «le virus B» où il met en lumière le fait que dans quasiment tous les modèles mathématiques qui sous-tendent les innovations financières des dernières décennies, et qui ont conduit à la crise que l on sait, il y a l hypothèse implicite du «mouvement brownien», d où le titre «virus B» 128

129 Christian Walter explique en quoi cette hypothèse du mouvement brownien, dans la «sagesse» qu elle suppose au comportement des individus, est loin de la réalité Selon lui, cette inadéquation de l outil mathématique à la réalité est une des raisons de la catastrophe dont le système financier mondial a été victime en 2007 et

130 En matière de tarification de l assurance automobile, il existe aussi des hypothèses implicites aux conséquences potentiellement dangereuses Deux exemples : la tarification analytique par garantie l écrêtement des sinistres 130

131 Les assurés qui ne veulent pas de garantie «dommages» On observe depuis longtemps le paradoxe suivant : Toutes choses égales par ailleurs, les assurés qui ne prennent aucune garantie pour les dommages de leur véhicule, mais seulement la garantie obligatoire de Responsabilité Civile, ont un coût en sinistres RC plus élevé que ceux qui ont au moins une garantie dommages 131

132 Ce phénomène, difficile à expliquer, a été constaté depuis longtemps par certains assureurs, qui majorent leur tarif RC s il n y a pas de garantie dommages Tous ne le font pas 132

133 Conséquence : antisélection Les sociétés d assurance qui tarifient les garanties de manière analytique, séparément les unes des autres, et qui, pour la RC, ne tiennent pas compte du fait qu il y ait ou non une garantie «dommages», sous-tarifient les assurés en RC seule et sur-tarifient les autres Ces sociétés d assurance sont en situation d antisélection 133

134 L écrêtement des sinistres Il va en être question dans un exposé d aujourd hui Le problème que j évoque ici est celui de la répartition de la sur-crête : si elle est faite de manière uniforme sur tous les assurés alors que les sinistres très graves sont concentrés sur une sous-population particulière, il en résulte un avantage tarifaire indu pour cette sous-population, donc une antisélection en leur faveur 134

135 Si l on change la manière selon laquelle on répartit la surcrête des sinistres, le tarif de l assurance change assez sensiblement Comment être sûr de l équité de cette répartition lorsqu elle ne concerne que quelques sinistres? 135

136 On a évoqué le fait qu il était possible que les jeunes conducteurs bénéficient indûment de la répartition de la surcrête, mais d autres sous-segments de risques peuvent être concernés, certaines zones, certains types de véhicules, etc Dans tous ces cas, on est en antisélection par rapport aux assureurs qui répartissent la surcrêtede manière plus adéquate au risque 136

137 Quelle aide les dernières théories du calcul des probabilités peuvent-elles apporter pour affecter ces pointes aux bons segments d assurés? Une dose d observation empirique n estelle pas inévitable? 137

138 6 ÈME QUESTION EN AVAL DES CALCULS : LES DIFFICULTÉS PRATIQUES DU CHANGEMENT DE STRUCTURE TARIFAIRE 138

139 Passons en aval des calculs Supposons que les difficultés en amont aient été surmontées et que l on ait obtenu, grâce aux calculs, une excellente structure de tarif Toutes les difficultés n ont pas disparu pour autant 139

140 Le passage d une structure tarifaire à une autre, pour un portefeuille de contrats d assurance existant, est une phase commercialement difficile 140

141 En effet tout changement dans la structure tarifaire a pour conséquence des hausses relativement fortes pour certains contrats, et inversement des baisses pour d autres Commercialement, on ne peut pas «bousculer» un portefeuille de la sorte 141

142 Il est donc nécessaire de mettre des «butoirs» tant à la hausse qu à la baisse pour les contrats en portefeuille Le nouveau tarif ne sera appliqué dans son intégralité que pour les affaires nouvelles et à l occasion d avenants Il y a alors 2 tarifs pour le même risque, selon le moment où il est entré en portefeuille, avec les inconvénients associés 142

143 Malgré ces inconvénients, l immobilisme est encore plus dangereux Il faut mettre régulièrement à jour les structures tarifaires 143

144 Sinon les évolutions du risque continuent, lentement mais inexorablement, l inadéquation de la structure tarifaire s aggrave, et avec elle l antisélection 144

145 7 ÈME QUESTION EN AVAL DES CALCULS : LES DANGERS DE LA «BOITE NOIRE» 145

146 Un dernier danger guette un tarif, celui de la «boite noire» 146

147 Il faut que ceux qui gèrent les mises à jour d un tarif adhèrent aux grandes lignes de son algorithme et à la segmentation des risques sur laquelle il s appuie 147

148 Sinon, sous la pression du petit nombre de dérogations indispensables, ces gestionnaires prendront l habitude de le «tourner» par un coefficient «fourretout» et, rapidement, il n y aura plus de tarif mais seulement du «doigt mouillé» 148

149 RÉSUMÉ ET CONCLUSION 149

150 Avant les calculs, il faut travailler sur ces questions-ci segmentations acceptées et refusées par le marché, complément «a posteriori» de la tarification «a priori» en cas de pression concurrentielle forte, surdéterminisme des cycles de souscription, qualité des données, détection des hypothèses implicites 150

6. Assurance automobile et assurance multirisques habitation : une année riche en actualité

6. Assurance automobile et assurance multirisques habitation : une année riche en actualité 6. Assurance automobile et assurance multirisques habitation : une année riche en actualité Comité consultatif du secteur financier Rapport 2010-2011 77 Au cours des années 2010 et 2011, le CCSF a porté

Plus en détail

Prévention et gestion des risques naturels et environnementaux

Prévention et gestion des risques naturels et environnementaux Prévention et gestion des risques naturels et environnementaux Risque et assurance : quelques éléments théoriques Ecole des Ponts - Le 6 Avril 01 Jacques Pelletan 1 Théorie du risque et pérennité de l

Plus en détail

PACA FORMATION THANATOLOGY

PACA FORMATION THANATOLOGY PACA FORMATION THANATOLOGY Quelle est la définition d assurance? 2 Définition d assurance L'assuranceest l'activité qui consiste à protéger moyennant une cotisation (prime) un individu, une association

Plus en détail

I. Une nouvelle loi anti-discrimination

I. Une nouvelle loi anti-discrimination Extrait du Bulletin de Liaison Le Défi n 17, LHFB, Juillet 2004 Discriminations et assurances ; les apports de la Loi du 25 février 2003 et le rôle du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre

Plus en détail

Janvier 2015. Enquête CLCV Assurances et sinistres

Janvier 2015. Enquête CLCV Assurances et sinistres Janvier 2015 Enquête CLCV Assurances et sinistres 1 Synthèse Au cours du deuxième semestre 2014, nous avons réalisé une enquête auprès de 442 assurés ayant subi un sinistre automobile ou habitation aux

Plus en détail

Décision n 14-DCC-13 du 5 février 2014 relative à la prise de contrôle exclusif de Medical Insurance Company par MMA IARD Assurance Mutuelles

Décision n 14-DCC-13 du 5 février 2014 relative à la prise de contrôle exclusif de Medical Insurance Company par MMA IARD Assurance Mutuelles RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Décision n 14-DCC-13 du 5 février 2014 relative à la prise de contrôle exclusif de Medical Insurance Company par MMA IARD Assurance Mutuelles L Autorité de la concurrence, Vu le dossier

Plus en détail

AUTO STANDARD. sinistres matériels responsables

AUTO STANDARD. sinistres matériels responsables ASSURANCE ET GESTION Assureur SADA ASSURANCES Assureur de Protection Juridique : Solucia PJ Assisteur Europ Assistance par convention séparée (ref W60) Gestionnaire Gestion Assurances / assurone group

Plus en détail

L opération d assurance

L opération d assurance Fiche 1 L opération d assurance I. Distinctions II. La mutualisation III. La sélection des risques Définition Opération d assurance : opération par laquelle un assureur organise en une mutualité une multitude

Plus en détail

TARIFICATION EN ASSURANCE COMPLEMENTAIRE SANTE: il était une fois, un statisticien, un actuaire, un économiste de la santé

TARIFICATION EN ASSURANCE COMPLEMENTAIRE SANTE: il était une fois, un statisticien, un actuaire, un économiste de la santé TARIFICATION EN ASSURANCE COMPLEMENTAIRE SANTE: il était une fois, un statisticien, un actuaire, un économiste de la santé Plan de l intervention 1 2 3 Généralités sur le fonctionnement de l assurance

Plus en détail

ASSURANCE-LITIGE EN MATIÈRE DE BREVETS

ASSURANCE-LITIGE EN MATIÈRE DE BREVETS Étude concernant l assurance-litige en matière de brevets, par CJA Consultants Ltd Janvier 2003 V4a.fin ASSURANCE-LITIGE EN MATIÈRE DE BREVETS Étude réalisée pour la Commission européenne concernant la

Plus en détail

assurances médicales depuis 1944 AMMA ASSURANCES LE FAIT GÉNÉRATEUR assurances médicales depuis 1944

assurances médicales depuis 1944 AMMA ASSURANCES LE FAIT GÉNÉRATEUR assurances médicales depuis 1944 AMMA ASSURANCES LE FAIT GÉNÉRATEUR assurances médicales depuis 1944 entreprise d assurance mutuelle agréée par l Office de Contrôle des Assurances sous le code 0126 (A.R. 04 et 13.07.1979 M.B. 14.07.1979)

Plus en détail

Note Conflagration. Janvier 2010

Note Conflagration. Janvier 2010 Janvier 2010 Note Conflagration De nombreux sinistres de caractère événementiel dans le monde mettent en jeu plusieurs risques en Dommages, sans qu il s agisse d évènements naturels. On parle en général

Plus en détail

Evolution de la fréquence des sinistres 2004-2013 en assurance RC automobile

Evolution de la fréquence des sinistres 2004-2013 en assurance RC automobile Evolution de la fréquence des sinistres 2004-2013 en assurance RC automobile Contenu 1. Nombre de sinistres en RC tourisme et affaires... 2 Fréquence des sinistres en RC tourisme et affaires... 2 Fréquence

Plus en détail

Avant-propos. bruylant

Avant-propos. bruylant Avant-propos Éric Savaux Professeur à la Faculté de droit et des sciences sociales de l Université de Poitiers, Directeur de l équipe de recherche en droit privé Les 13 et 14 décembre 2013, s est tenu,

Plus en détail

AUTO STANDARD. Dispositions Générales AUTO AXA 180209 03 2013 Convention d assistance AUTO ref. W60

AUTO STANDARD. Dispositions Générales AUTO AXA 180209 03 2013 Convention d assistance AUTO ref. W60 ASSURANCE ET GESTION Assureur Assisteur Références contractuelles AXA France IARD et AXA Assurances IARD Mutuelle EUROP ASSISTANCE Dispositions Générales AUTO AXA 180209 03 2013 Convention d assistance

Plus en détail

Gender Directive Impacts opérationnels pour les assureurs

Gender Directive Impacts opérationnels pour les assureurs Gender Directive Impacts opérationnels pour les assureurs Conférence ActuariaCnam Présentation 3 1 / 0 5 / 2 0 1 2 Julien Chartier, Actuaire Manager AGENDA Introduction Partie 1 - L arrêt «Test-Achats»

Plus en détail

ECONOMIE MANAGÉRIALE NESSRINE OMRANI ECOLE POLYTECHNIQUE NESSRINE.OMRANI@POLYTECHNIQUE.EDU

ECONOMIE MANAGÉRIALE NESSRINE OMRANI ECOLE POLYTECHNIQUE NESSRINE.OMRANI@POLYTECHNIQUE.EDU ECONOMIE MANAGÉRIALE NESSRINE OMRANI ECOLE POLYTECHNIQUE NESSRINE.OMRANI@POLYTECHNIQUE.EDU 1 CHAPITRE 3: L ASYMÉTRIE D INFORMATION NOTIONS IMPORTANTES: Asymétrie d information Antisélection (ou sélection

Plus en détail

CONGRES MONDIAL 2010 PARIS. Thème proposé par le groupe français. L assurance obligatoire Mythes et réalités juridiques et économiques

CONGRES MONDIAL 2010 PARIS. Thème proposé par le groupe français. L assurance obligatoire Mythes et réalités juridiques et économiques CONGRES MONDIAL 2010 PARIS Thème proposé par le groupe français L assurance obligatoire Mythes et réalités juridiques et économiques Jérôme Kullmann Président de l AIDA-France Vice-Président de l AIDA

Plus en détail

BUREAU DE TARIFICATION

BUREAU DE TARIFICATION BUREAU DE TARIFICATION DEMANDE DE TARIFICATION «responsabilité civile automobile» (RC Auto) Le formulaire annexé à la présente est destiné à adresser une demande de tarification au Bureau constitué à cet

Plus en détail

L actuariat et les nouveaux horizons de l assurance en Afrique

L actuariat et les nouveaux horizons de l assurance en Afrique L actuariat et les nouveaux horizons de l assurance en Afrique Application à l assurance vie Février 2014, version 1.1 Aymric Kamega, Actuaire Directeur associé, PRIM ACT aymric.kamega@primact.fr www.primact.fr

Plus en détail

happy family règlement client

happy family règlement client happy family règlement client Article 1. Cadre général Happy Family est un programme qui permet d offrir des avantages aux membres d une famille qui détient des produits Auto, Habitation et Vie Privée

Plus en détail

INTRODUCTION (Eric BERTHOUX Directeur Délégué Administratif et Financier MAIF)

INTRODUCTION (Eric BERTHOUX Directeur Délégué Administratif et Financier MAIF) JOURNEES D ETUDES IARD 20 et 21 mars 2014 «Les nouveaux défis de la tarification» INTRODUCTION (Eric BERTHOUX Directeur Délégué Administratif et Financier MAIF) Quelques réflexions sur le contexte, le

Plus en détail

Conditions générales. retraite option 1A RI OBJET PRISE D EFFET DES GARANTIES

Conditions générales. retraite option 1A RI OBJET PRISE D EFFET DES GARANTIES la retraite option 1A RI Conditions générales LA RETRAITE (1A RI) est une Convention d assurance collective sur la vie à adhésion facultative, régie par le Code des assurances.elle est souscrite par la

Plus en détail

Le succès du multicanal intégré en assurance auto Séminaire innovation CHEA 5 mai 2011

Le succès du multicanal intégré en assurance auto Séminaire innovation CHEA 5 mai 2011 Le succès du multicanal intégré en assurance auto Séminaire innovation CHEA 5 mai 2011 Véronique Brionne Marilyn Faugas Karine Paul Jean-Christophe Boccon-Gibod Sommaire 1. Pourquoi avons-nous choisi Progressive?

Plus en détail

Le métier d actuaire IARD

Le métier d actuaire IARD JJ Mois Année Le métier d actuaire IARD Journées Actuarielles de Strasbourg 6-7 octobre 2010 PLAN Présentation de l assurance non vie Le rôle de l actuaire IARD La tarification des contrats L évaluation

Plus en détail

Journées d études IARD

Journées d études IARD Journées d études IARD Gestion des risques liés à la refonte tarifaire d un portefeuille automobile Niort, le 20 mars 2014 Marie Foucher mfoucher@galea-associes.eu Pierre Thérond ptherond@galea-associes.eu

Plus en détail

2. Mise en œuvre de la réglementation sur la tacite reconduction

2. Mise en œuvre de la réglementation sur la tacite reconduction 2. Mise en œuvre de la réglementation sur la tacite reconduction À la suite des auditions et des réponses écrites au questionnaire, il s avère qu en pratique, la loi «Chatel» suscite peu de difficultés

Plus en détail

SOMMAIRE. Enquête Gender Directive 31/05/2012 2

SOMMAIRE. Enquête Gender Directive 31/05/2012 2 1 SOMMAIRE Introduction Les points clés Présentation des participants à l enquête Les hypothèses de tarification en assurance vie Les hypothèses de tarification en assurance non-vie Les impacts sur le

Plus en détail

Présentation de l entreprise. Nom : Adresse : Ville : Numéro client (obligatoire) : o Projet an o An à établir o Remplacement du contrat n

Présentation de l entreprise. Nom : Adresse : Ville : Numéro client (obligatoire) : o Projet an o An à établir o Remplacement du contrat n Cachet et Code de l intermédiaire Service destinataire Formulaire de déclaration de risque responsabilité civile prestataires de services Proposant Nom : Adresse : Ville : Code Siret : Code naf (insee)

Plus en détail

L assurance est une relation de confiance. Tarifs et conditions d assurance pour les véhicules de collection. en partenariat avec Axa Assistance

L assurance est une relation de confiance. Tarifs et conditions d assurance pour les véhicules de collection. en partenariat avec Axa Assistance L assurance est une relation de confiance Tarifs et conditions d assurance pour les véhicules de collection en partenariat avec Axa Assistance Cotisations annuelles toutes taxes comprises Responsabilité

Plus en détail

AUTO STANDARD. Dispositions Générales SADA AUTO AOG N 02 du 01/01/2013 Convention d assistance AUTO ref. W60

AUTO STANDARD. Dispositions Générales SADA AUTO AOG N 02 du 01/01/2013 Convention d assistance AUTO ref. W60 ASSURANCE ET GESTION Assureur Assisteur Références contractuelles SADA ASSURANCES EUROP ASSISTANCE Dispositions Générales SADA AUTO AOG N 02 du 01/01/2013 Convention d assistance AUTO ref. W60 CONDITIONS

Plus en détail

DEMANDE DE TARIFICATION «responsabilité civile automobile» (RC Auto)

DEMANDE DE TARIFICATION «responsabilité civile automobile» (RC Auto) Si une demande pour le même risque a été introduite via l applicatif BTONLINE, seule cette dernière sera traitée. DEMANDE DE TARIFICATION «responsabilité civile automobile» (RC Auto) Le formulaire annexé

Plus en détail

L olivier Assurances Licence 3 Econométrie Lyon II

L olivier Assurances Licence 3 Econométrie Lyon II 15 novembre 2013 L olivier Assurances Licence 3 Econométrie Lyon II Pascal Gonzalvez 1 L olivier Assurances et le Groupe Admiral Segmentation et tarification en assurance auto Autres applications de la

Plus en détail

Mon véhicule. «En auto ou à moto, chaque jour, je veux pouvoir me déplacer facilement.»

Mon véhicule. «En auto ou à moto, chaque jour, je veux pouvoir me déplacer facilement.» Mon véhicule «En auto ou à moto, chaque jour, je veux pouvoir me déplacer facilement.» Pour la Macif, être à vos côtés au quotidien, dans chacun de vos déplacements, est essentiel. «POUR VOUS, LA MACIF

Plus en détail

«Ton assureur dans ta poche»

«Ton assureur dans ta poche» Séminaire Innovation «Ton assureur dans ta poche» - mars 2013-1 Sommaire Chiffres clés Le champ des possibles et les solutions existantes Ton assureur dans ta poche Déclinaison possible sur d autres offres

Plus en détail

Baromètre 2013 des Assurances Dommages

Baromètre 2013 des Assurances Dommages Baromètre 2013 des Assurances Dommages (3 ème édition) 2 Analyse stratégique du marché et Mise en perspective V1.01 au 31 juillet 2013 Facts & Figures 69 avenue André Morizet 92100 Boulogne Billancourt

Plus en détail

Assurance automobile : défis et perspectives des compagnies d assurances

Assurance automobile : défis et perspectives des compagnies d assurances Assurance automobile : défis et perspectives des compagnies d assurances Une analyse de fond des forces en présence et des impacts en matière de développement pour les compagnies d assurances Un écosystème

Plus en détail

Chronique Assurances et gestion des risques. sous la responsabilité de Gilles Bernier 1

Chronique Assurances et gestion des risques. sous la responsabilité de Gilles Bernier 1 Chronique Assurances et gestion des risques sous la responsabilité de Gilles Bernier 1 Puisque ce numéro de la Revue, tout comme celui de janvier 2004, est consacré à l assurance automobile, j ai choisi

Plus en détail

SESSION 2013 BTS ASSURANCE CORRIGE E3

SESSION 2013 BTS ASSURANCE CORRIGE E3 SESSION 2013 BTS ASSURANCE CORRIGE E3 U3 Corrigé Page 1 Sujet n 1 1. Indiquez les éléments pris en compte pour déterminer une cotisation d assurance. La prime dépend de : (3x0,5 pt = 1,5) - La fréquence

Plus en détail

Bruxelles Charleroi Antwerpen Liège Luxembourg Paris. Fine Art in Legal Practice

Bruxelles Charleroi Antwerpen Liège Luxembourg Paris. Fine Art in Legal Practice Bruxelles Charleroi Antwerpen Liège Luxembourg Paris 41 Avenue de la Liberté L- 1930 Luxembourg Tel. +352 266 886 Fax. +352 266 887 00 Avenue Louise 240 B-1050 Bruxelles Tel. +32 2 600 52 00 Fax. +32 2

Plus en détail

Association pour la Promotion de l Assurance Collective Clauses de désignation et de migration

Association pour la Promotion de l Assurance Collective Clauses de désignation et de migration Association pour la Promotion de l Assurance Collective Clauses de désignation et de migration 1 1/ Qu est ce qu un accord de branche? Un accord de branche est un acte juridique issu d'une négociation

Plus en détail

Objet : Cadre pour la démutualisation des sociétés d assurances multirisques fédérales

Objet : Cadre pour la démutualisation des sociétés d assurances multirisques fédérales Le 29 juillet 2011 Madame Jane Pearse Direction de la politique du secteur financier Ministère des Finances L Esplanade Laurier 15 e étage, tour Est 140, rue O Connor Ottawa (Ontario) K1A 0G5 Objet : Cadre

Plus en détail

CNAM 2002-2003 2léments de cours Bonus-malus et Crédibilité

CNAM 2002-2003 2léments de cours Bonus-malus et Crédibilité 1 CNAM 2002-2003 2léments de cours Bonus-malus et Crédibilité Une situation fréquente en pratique est de disposer non pas d un résultat mais de plusieurs. Le cas se présente en assurance, par exemple :

Plus en détail

RC jeunes : rare et chère

RC jeunes : rare et chère RC jeunes : rare et chère NOTRE ENQUÊTE Nos enquêteurs ont cherché à assurer une fi lle de 18 ans sans expérience de conduite. Puis, dans un second scénario, une jeune femme de 22 ans, avec 18 mois de

Plus en détail

F.F.M.E. Assurance automobile des déplacements. bénévoles. Notice. Assurance. Assureur officiel de la FFME

F.F.M.E. Assurance automobile des déplacements. bénévoles. Notice. Assurance. Assureur officiel de la FFME F.F.M.E. Assurance automobile des déplacements Notice bénévoles Assurance Assureur officiel de la FFME Cette notice a pour objet de préciser les termes de la convention passée entre la Fédération Française

Plus en détail

La quatrième directive vécue par les organismes d indemnisation

La quatrième directive vécue par les organismes d indemnisation TREVES IV La quatrième directive vécue par les organismes d indemnisation Introduction Rappel des textes L existence des organismes d indemnisation découle directement de la 4 ème directive sur l assurance

Plus en détail

Prestations d assurances de flottes automobiles. Présentation de l offre

Prestations d assurances de flottes automobiles. Présentation de l offre Prestations d assurances de flottes automobiles Présentation de l offre SOMMAIRE I. Contexte et Entités concernées II. III. Présentation des attributaires du marché L offre : un contrat modulable, des

Plus en détail

Bonjour et merci de me recevoir. Je vais essayer d être le plus bref possible.

Bonjour et merci de me recevoir. Je vais essayer d être le plus bref possible. Tarification: calcul d une prime d assurance Mémoire sur le document de consultation: Pour un régime durable et équitable Jean-François Guimond 16 mai 2006 Prime = Fréquence x Coût moyen Facteurs influençant

Plus en détail

Le Regroupement des Mutuelles

Le Regroupement des Mutuelles Congrès AISAM/ACME Bruges 20 octobre 2006 Intervention Jean-Claude Seys Le Regroupement des Mutuelles Version du 16 10 06 (version allégée) 1/12 Projeter slide n 1 et 2 Introduction : La première question

Plus en détail

Contents. 1 Introduction Objectifs des systèmes bonus-malus Système bonus-malus à classes Système bonus-malus : Principes

Contents. 1 Introduction Objectifs des systèmes bonus-malus Système bonus-malus à classes Système bonus-malus : Principes Université Claude Bernard Lyon 1 Institut de Science Financière et d Assurances Système Bonus-Malus Introduction & Applications SCILAB Julien Tomas Institut de Science Financière et d Assurances Laboratoire

Plus en détail

B.C.T. BUREAU CENTRAL DE TARIFICATION. Statuant en matière de véhicules terrestres à moteur. Paris, le

B.C.T. BUREAU CENTRAL DE TARIFICATION. Statuant en matière de véhicules terrestres à moteur. Paris, le B.C.T. BUREAU CENTRAL DE TARIFICATION Statuant en matière de véhicules terrestres à moteur.... Paris, le Comme suite à votre demande reçue ce jour, nous avons l honneur de vous prier de bien vouloir trouver

Plus en détail

DIRECTION DE LA SECURITE SOCIALE SDFSS BUREAU DE LA LEGISLATION FINANCIERE (5B)

DIRECTION DE LA SECURITE SOCIALE SDFSS BUREAU DE LA LEGISLATION FINANCIERE (5B) Ministère de la santé et des solidarités Ministère délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille Document de travail 29 mars 2006 DIRECTION DE LA SECURITE

Plus en détail

À propos de Co operators

À propos de Co operators Co-operators est heureuse de présenter un mémoire en réponse au document de réflexion du Groupe de travail sur les pointages de crédit du CCRRA sur l utilisation des pointages de crédit par les assureurs,

Plus en détail

AUTO STRICTO FICHE PRODUIT. www.protegys-courtage.fr CIBLE + PRODUITS. De 21 à 75 ans CRM de 0.50 à 1 Forfait 8000 km possible

AUTO STRICTO FICHE PRODUIT. www.protegys-courtage.fr CIBLE + PRODUITS. De 21 à 75 ans CRM de 0.50 à 1 Forfait 8000 km possible Particuliers FICHE PRODUIT AUTO STRICTO protegys courtage 2013 - documents non contractuels CIBLE De 21 à 75 ans CRM de 0.50 à 1 Forfait 8000 km possible + PRODUITS Assistance, Sécurité du conducteur et

Plus en détail

Les facteurs de modulation du montant de pension selon l âge de départ à la retraite et la durée validée en France et à l étranger

Les facteurs de modulation du montant de pension selon l âge de départ à la retraite et la durée validée en France et à l étranger CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 25 novembre 2014 à 9 h 30 «Ages légaux de la retraite, durée d assurance et montant de pension» Document n 5 Document de travail, n engage pas le

Plus en détail

LES FRANÇAIS ET LA COMPLEMENTAIRE SANTE

LES FRANÇAIS ET LA COMPLEMENTAIRE SANTE Centre de Recherche pour l Etude et l Observation des Conditions de Vie LES FRANÇAIS ET LA COMPLEMENTAIRE SANTE Anne LOONES Marie-Odile SIMON Août 2004 Département «Evaluation des Politiques Sociales»

Plus en détail

Info-assurance Séance d information de l IASB du 19 mars 2015

Info-assurance Séance d information de l IASB du 19 mars 2015 www.pwc.com/ca/insurance Info-assurance Séance d information de l IASB du 19 mars 2015 Puisque divers points de vue sont analysés lors des réunions de l IASB, et qu il est souvent difficile de décrire

Plus en détail

La Commission de la concurrence (ci-après: Comco) a adopté le 21 octobre 2002 une

La Commission de la concurrence (ci-après: Comco) a adopté le 21 octobre 2002 une Wettbewerbskommission WEKO Commission de la concurrence COMCO Commissione della concorrenza COMCO Competition Commission COMCO Note explicative de la Commission de la concurrence se rapportant à la Communication

Plus en détail

5255 Av. Decelles, suite 2030 Montréal (Québec) H3T 2B1 T: 514.592.9301 F: 514.340.6850 info@apstat.com www.apstat.com

5255 Av. Decelles, suite 2030 Montréal (Québec) H3T 2B1 T: 514.592.9301 F: 514.340.6850 info@apstat.com www.apstat.com Application des réseaux de neurones au plan de répartition des risques 5255 Av. Decelles, suite 2030 Montréal (Québec) H3T 2B1 T: 514.592.9301 F: 514.340.6850 info@apstat.com www.apstat.com Copyright c

Plus en détail

- la loi n 2011-331 du 28 mars 2011 - la loi de finances.

- la loi n 2011-331 du 28 mars 2011 - la loi de finances. Expert-Comptable 2015 Risques. Réassurance. Ressources Humaines. Notice d information Responsabilité Civile Professionnelle des Experts-Comptables Un seul et même contrat pour : Contrat cadre d assurance

Plus en détail

La juste prime pour tous www.suva.ch/prime www.suva.ch/tarification

La juste prime pour tous www.suva.ch/prime www.suva.ch/tarification La juste prime pour tous www.suva.ch/prime www.suva.ch/tarification Personne ne paie volontiers le prix fort pour une assurance. A la Suva, un système astucieux veille à ce que les primes soient proportionnelles

Plus en détail

Allianz, assureur officiel de la FFME

Allianz, assureur officiel de la FFME Allianz, assureur officiel de la FFME Assurance automobile des déplacements bénévoles www.allianz.fr Avec vous de A à Z Cette notice a pour objet de préciser les termes de la convention passée entre la

Plus en détail

La peur de la sanction, principale raison du changement de comportement des conducteurs La vitesse, un danger encore sous-estimé

La peur de la sanction, principale raison du changement de comportement des conducteurs La vitesse, un danger encore sous-estimé Filiale du COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le 16 novembre 2009 La peur de la sanction, principale raison du changement de comportement des conducteurs La vitesse, un danger encore sous-estimé Alors que le

Plus en détail

AUTO HAUT DE GAMME ASSURANCE ET GESTION CONDITIONS DE SOUSCRIPTION. Assureur Assisteur

AUTO HAUT DE GAMME ASSURANCE ET GESTION CONDITIONS DE SOUSCRIPTION. Assureur Assisteur ASSURANCE ET GESTION Assureur Assisteur Références contractuelles AXA EUROP ASSISTANCE Dispositions Générales AUTO AXA n 180209 Convention d assistance AUTO ref. W60 ou Q06 CONDITIONS DE SOUSCRIPTION Véhicule

Plus en détail

F.F.G. Assurance automobile des déplacements bénévoles Notice. Assurance ASSUREUR OFFICIEL DE LA FEDERATION FRANÇAISE DE GYMNASTIQUE

F.F.G. Assurance automobile des déplacements bénévoles Notice. Assurance ASSUREUR OFFICIEL DE LA FEDERATION FRANÇAISE DE GYMNASTIQUE F.F.G. Assurance automobile des déplacements bénévoles Notice ASSUREUR OFFICIEL DE LA FEDERATION FRANÇAISE DE GYMNASTIQUE Assurance Cette notice a pour objet de préciser les termes de la convention passée

Plus en détail

LA ZONE EURO TRAVERSE UNE CRISE d une exceptionnelle gravité ; les

LA ZONE EURO TRAVERSE UNE CRISE d une exceptionnelle gravité ; les 01 Intérieur LP 56 12/03/12 19:17 Page 129 Sortir de la crise de la dette en zone euro PIERRE DE LAUZUN* Points d attention 2012 * Économiste. Derniers ouvrages parus : L Économie et le Christianisme (F.-X.

Plus en détail

L ASSURANCE AUTO FICHE PRODUIT

L ASSURANCE AUTO FICHE PRODUIT L ASSURANCE AUTO FICHE PRODUIT Avec amaguiz, vous avez le choix entre 2 offres en fonction de votre profil et de l utilisation de votre voiture : al ASSURANCE AUTO CLASSIQUE al ASSURANCE AUTO AU KILOMÈTRE

Plus en détail

«La gestion externalisée des contrats et sinistres dans l industrie de l assurance»

«La gestion externalisée des contrats et sinistres dans l industrie de l assurance» «La gestion externalisée des contrats et sinistres dans l industrie de l assurance» FANAF 2014 Ouagadougou www.theoreme.fr Présentation Max de Font-Réaulx Président de la société Théorème (www.theoreme.fr)

Plus en détail

Participation des employeurs publics au financement de la protection sociale complémentaire. L analyse de la MNT sur le projet de décret

Participation des employeurs publics au financement de la protection sociale complémentaire. L analyse de la MNT sur le projet de décret Participation des employeurs publics au financement de la protection sociale complémentaire L analyse de la MNT sur le projet de décret Patrick DOS Vice-Président de la MNT Participation des employeurs

Plus en détail

Toronto (Ontario) Le vendredi 26 octobre 2007 L ÉNONCÉ FAIT FOI. Pour de plus amples renseignements, s adresser à :

Toronto (Ontario) Le vendredi 26 octobre 2007 L ÉNONCÉ FAIT FOI. Pour de plus amples renseignements, s adresser à : Allocution présentée par la surintendante Julie Dickson Bureau du surintendant des institutions financières Canada (BSIF) dans le cadre du Colloque des affaires réglementaires du Bureau d assurance du

Plus en détail

Ligue de Défense des Conducteurs 23 avenue Jean Moulin, 75014 Paris Tél : 01 40 01 06 51 contact@liguedesconducteurs.org

Ligue de Défense des Conducteurs 23 avenue Jean Moulin, 75014 Paris Tél : 01 40 01 06 51 contact@liguedesconducteurs.org Avril 2014 Contact : Christiane Bayard Secrétaire générale 06 11 29 47 69 Contact : Christiane Bayard Secrétaire générale 06 11 29 47 69 Ligue de Défense des Conducteurs 23 avenue Jean Moulin, 75014 Paris

Plus en détail

Comité du programme et budget

Comité du programme et budget F WO/PBC/19/23 ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 20 JUIN 2012 Comité du programme et budget Dix-neuvième session Genève, 10 14 septembre 2012 FINANCEMENT À LONG TERME DE L ASSURANCE-MALADIE APRÈS CESSATION DE

Plus en détail

L assurabilité des risques. François Bucchini - Assurabilité Club APREF 1 er mars 2012

L assurabilité des risques. François Bucchini - Assurabilité Club APREF 1 er mars 2012 L assurabilité des risques Club APREF 1 er mars 2012 Introduction : (1/2) Les conséquences des problèmes d assurabilité sont connues : Protection des biens des individus, difficultés d entreprendre, d

Plus en détail

Réseau SCEREN. Ce document a été numérisé par le CRDP de Bordeaux pour la. Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel.

Réseau SCEREN. Ce document a été numérisé par le CRDP de Bordeaux pour la. Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel. Ce document a été numérisé par le CRDP de Bordeaux pour la Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel. Campagne 2013 Ce fichier numérique ne peut être reproduit, représenté, adapté

Plus en détail

Baromètre Image des Assureurs

Baromètre Image des Assureurs Contacts : Alain RENAUDIN / Frédéric ALBERT Shanghai Paris Toronto Buenos Aires 2005-5 édition www.ifop.com Baromètre Image des Assureurs Introduction 1 Les objectifs et la méthodologie Cette 5ème édition

Plus en détail

Evolution de la fréquence des sinistres 2003-2012 en assurance RC automobile

Evolution de la fréquence des sinistres 2003-2012 en assurance RC automobile Evolution de la fréquence des sinistres 2003-2012 en assurance RC automobile Contenu 1. Nombre de sinistres en RC tourisme et affaires... 2 Fréquence des sinistres en RC tourisme et affaires... 2 Fréquence

Plus en détail

Mon véhicule. Assurance Auto. Un large choix de garanties et services personnalisés, adaptés à vos besoins.

Mon véhicule. Assurance Auto. Un large choix de garanties et services personnalisés, adaptés à vos besoins. Mon véhicule Assurance Auto Un large choix de garanties et services personnalisés, adaptés à vos besoins. La Macif est le premier assureur auto en France (1) forcément, ça donne confiance! «Si plus de

Plus en détail

Rapport pour la commission permanente du conseil régional JUIN 2015

Rapport pour la commission permanente du conseil régional JUIN 2015 Rapport pour la commission permanente du conseil régional JUIN 2015 Présenté par Jean-Paul Huchon Président du conseil régional d'ile-de-france HABILITATION DU PRESIDENT DU CONSEIL REGIONAL A LANCER LA

Plus en détail

Bulletin Officiel de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes

Bulletin Officiel de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes Bulletin Officiel de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes N 5 bis du 31 mai 2007 C2007-07 / Lettre du ministre de l économie, des finances et de l industrie du 3 avril 2007,

Plus en détail

Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive

Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive Transcription et traduction de la communication de Verity DONNELLY colloque Éducation inclusive, la question

Plus en détail

Construction de bases biométriques pour l assurance dépendance. SCOR inform - Novembre 2012

Construction de bases biométriques pour l assurance dépendance. SCOR inform - Novembre 2012 Construction de bases biométriques pour l assurance dépendance SCOR inform - Novembre 2012 Construction de bases biométriques pour l assurance dépendance Auteur Laure de Montesquieu Responsable Centre

Plus en détail

CONDITIONS GENERALES Auto / Habitation assurance franchise

CONDITIONS GENERALES Auto / Habitation assurance franchise CONDITIONS GENERALES Auto / Habitation assurance franchise Table des matières Table des matières 2 Introduction 3 DSA Europe 3 Assureur 3 En quoi consiste cette police? 3 Limites monétaires 3 Période de

Plus en détail

Les micro-entrepreneurs, les travailleurs non-salariés, la crise et l assurance

Les micro-entrepreneurs, les travailleurs non-salariés, la crise et l assurance Septembre 2013 Contact: Frédéric Dabi 01 45 84 14 44 Frederic.dabi@ifop.com Les micro-entrepreneurs, les travailleurs non-salariés, la crise et l assurance pour Note méthodologique Etude réalisée pour:

Plus en détail

Conditions générales SOUSCRIPTION EN LIGNE DES CONTRATS MULTIRISQUES AUTOMOBILE ET ASSURANCE DU CONDUCTEUR

Conditions générales SOUSCRIPTION EN LIGNE DES CONTRATS MULTIRISQUES AUTOMOBILE ET ASSURANCE DU CONDUCTEUR Conditions générales SOUSCRIPTION EN LIGNE DES CONTRATS MULTIRISQUES AUTOMOBILE ET ASSURANCE DU CONDUCTEUR SOMMAIRE 1 ère PARTIE - INFORMATIONS LÉGALES 3 2 ème PARTIE - CHAMP D APPLICATION DES CONDITIONS

Plus en détail

Mon véhicule. Bien assuré. avec. le Crédit Mutuel

Mon véhicule. Bien assuré. avec. le Crédit Mutuel Bien assuré avec le Crédit Mutuel Mon véhicule Bien assuré, avec le Crédit Mutuel Lors de l achat d un véhicule, tout commence par le financement et l assurance. 7jours 7 La meilleure assurance auto, c

Plus en détail

Fiche Portabilité des droits des salariés

Fiche Portabilité des droits des salariés Fiche Portabilité des droits des salariés L article 14 de l Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2008 avait mis en place un mécanisme de portabilité des droits pour les anciens salariés

Plus en détail

EXCESS RC PME - PMI. Georges BORKOWSKI. Février 2006. ACE Europe

EXCESS RC PME - PMI. Georges BORKOWSKI. Février 2006. ACE Europe EXCESS RC PME - PMI Georges BORKOWSKI Février 2006 ACE Europe ACE Group Début des années 1980, crise de la Responsabilité Civile aux USA 1985 : création d ACE, Assureur spécialisé en Excess 1999 : acquisition

Plus en détail

Septembre 2012. Enquête CLCV LES CONSOMMATEURS ET LEURS ASSURANCES

Septembre 2012. Enquête CLCV LES CONSOMMATEURS ET LEURS ASSURANCES Septembre 2012 Enquête CLCV LES CONSOMMATEURS ET LEURS ASSURANCES 1 Qu elle vise à protéger nos biens ou à garantir notre santé, l assurance est aujourd hui une dépense contrainte pour la majorité des

Plus en détail

Choix sous incertitude

Choix sous incertitude 1/38 à l analyse microéconomique - Monitorat ENS (2014-2015) Janvier 2015 2/38 Plan du cours 1 2 3 4 5 3/38 Dans les chapitres précédents, hypothèse implicite de situations certaines et d information parfaite

Plus en détail

AVENANT N 18-2014 DU 29 OCTOBRE 2014

AVENANT N 18-2014 DU 29 OCTOBRE 2014 MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE L EMPLOI, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET DU DIALOGUE SOCIAL CONVENTIONS COLLECTIVES Brochure n 3381 Convention collective nationale IDCC : 2941. AIDE, ACCOMPAGNEMENT, SOINS

Plus en détail

Trouvez facilement votre chemin parmi nos solutions. L assurance auto Allianz

Trouvez facilement votre chemin parmi nos solutions. L assurance auto Allianz Pour de plus amples renseignements, votre interlocuteur Allianz est à votre disposition. Trouvez facilement votre chemin parmi nos solutions. Allianz I.A.R.D. Entreprise régie par le Code des assurances.

Plus en détail

Ma première assurance auto. Je suis en contrôle!

Ma première assurance auto. Je suis en contrôle! Ma première assurance auto Je suis en contrôle! L assurance auto, c est obligatoire! Obligatoire L assurance auto sert d abord à couvrir les dommages que tu pourrais causer aux autres. Ça s appelle la

Plus en détail

UN REGARD PRÉVOYANT SUR VOTRE AVENIR

UN REGARD PRÉVOYANT SUR VOTRE AVENIR UN REGARD PRÉVOYANT SUR VOTRE AVENIR RAPPORT AUX MEMBRES 2005 EXERCICE 2005 ACTIF DU BILAN Continuité a été le maître mot de 2005 pour la CPP, aussi bien pour son fonctionnement interne que pour son environnement:

Plus en détail

Consultation sur le référencement entre assureurs de dommages et carrossiers. Commentaires présentés à L Autorité des marchés financiers

Consultation sur le référencement entre assureurs de dommages et carrossiers. Commentaires présentés à L Autorité des marchés financiers entre assureurs de dommages et carrossiers Commentaires présentés à L Autorité des marchés financiers Novembre 2006 entre assureurs de dommages et carrossiers 2 PRÉAMBULE Le Groupement des assureurs automobiles

Plus en détail

ACTUARIAT 1, ACT 2121, AUTOMNE 2013 #4-5

ACTUARIAT 1, ACT 2121, AUTOMNE 2013 #4-5 ACTUARIAT 1, ACT 2121, AUTOMNE 2013 #4-5 ARTHUR CHARPENTIER 1 Un certain test médical révèle correctement, avec probabilité 0.85, qu une personne a le sida lorsqu elle l a vraiment et révèle incorrectement,

Plus en détail

La parole aux assurés

La parole aux assurés 30 Budget&Droits 229 - juillet/août 2013 La parole aux assurés Nous étudions régulièrement la qualité des contrats d assurance. Cette fois, nous laissons la parole aux assurés, en particulier à ceux qui

Plus en détail

Pack Modulis Dentiste

Pack Modulis Dentiste Fortis AG - Vos assurances chez votre courtier Pack Modulis Dentiste L assurance à la mesure de votre business Bonus Bon Client annuel 10 % 8 garanties professionnelles spécifiques à moitié prix!* * Offre

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS... 5 RÉFÉRENCES ABRÉGÉES À DES PUBLICATIONS FRÉQUEMMENT CITÉES... 7 INTRODUCTION... 9. Section 1

TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS... 5 RÉFÉRENCES ABRÉGÉES À DES PUBLICATIONS FRÉQUEMMENT CITÉES... 7 INTRODUCTION... 9. Section 1 TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS... 5 RÉFÉRENCES ABRÉGÉES À DES PUBLICATIONS FRÉQUEMMENT CITÉES... 7 Section 1 INTRODUCTION... 9 RISQUES ET ASSURANCE... 9 Section 2 HISTORIQUE... 11 Section 3 TECHNIQUE

Plus en détail

L AMF vous aide à estimer l impact de la baisse de la DGF des communes et des communautés en 2015

L AMF vous aide à estimer l impact de la baisse de la DGF des communes et des communautés en 2015 L AMF vous aide à estimer l impact de la baisse de la DGF des communes et des communautés en 2015 Note mise à jour de la loi de finances pour 2015 Sommaire Explications préalables... 3 Application aux

Plus en détail