Résumés des communications orales

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4 Session 1 «Coût des infections associées aux soins au Maghreb» C1-1 Prolongation du séjour post-opératoire et surcoûts liés aux infections du site opératoire dans un service de neurochirurgie en Algérie Atif ML 1, Beddek M 1, Bezzaoucha A 1, Bouyoucef A 2 1. Service d épidémiologie et de médecine préventive, Chu de Blida, Algérie ; 2. Service de neurochirurgie, Chu de Blida, Algérie Introduction : Malgré l importance du sujet, très peu d études sur le coût des infections du site opératoire ont été publiées. Au Maghreb, le sujet du coût de l infection nosocomiale a été peu abordé. L objectif de cette étude était d estimer la prolongation du séjour post-opératoire et les surcoûts liés à la survenue d une infection du site opératoire durant le séjour hospitalier des patients opérés dans le service de neurochirurgie du Chu de Blida (Algérie) en 2008 et Méthodes : Etude cas-témoin appariée sur l age, le séjour préopératoire, le type d intervention et le score du National Nosocomial Infection Surveillance System. Les cas étaient des patients infectés durant leur séjour postopératoire. Chaque cas était apparié à un témoin issu de la cohorte des patients non atteint d infection du site opératoire, choisi par randomisation. La prolongation du séjour postopératoire était estimée en calculant la différence entre la durée de séjour post-opératoire moyenne des cas et des témoins. Le surcoût lié à l infection du site opératoire était estimé en calculant la différence entre le coût moyen d un cas et d un témoin. Le coût moyen, calculé avec l aide de la direction des finances et de la pharmacie, était la somme du coût du séjour postopératoire, du coût des antibiotiques et le coût d une éventuelle ré-intervention. Les coûts de la première intervention et du séjour préopératoire, identiques pour le cas et le témoin, n étaient pas pris en considération. A des fins de comparaison, le coût est exprimé en dollars américains. Résultats : Un total de 117 témoins a été apparié aux 117 cas infectés. La durée de séjour post-opératoire moyenne était de 28,3 jours pour les cas et de 8,8 jours pour les témoins, soit une prolongation de séjour de 19,5 jours pour les cas par rapport aux témoins. Le coût moyen d un cas était de $ 4110, celui d un témoin était de $ Le surcoût moyen lié à l infection du site opératoire était de $ 2882 : $ 2601 pour le séjour post-opératoire, $ 127 pour les antibiotiques et $ 154 pour la ré-intervention chirurgicale. Conclusion : L infection du site opératoire multiplie par 3 le coût moyen d un patient opéré dans notre service de neurochirurgie. Ce résultat est plus important que ceux rapportés dans des études similaires. Malgré certains biais liés notamment aux habitudes de travail du service et aux modalités de recrutement et de transfert des patients, cette étude a le mérite d estimer avec une méthodologie validée le coût de ce type d infection le plus fréquent dans les pays du Maghreb. Mots clefs : infection du site opératoire, séjour hospitalier, surcoûts C1-2 Le surcoût des infections nosocomiales au service de réanimation à l hôpital Ibn Rochd à Casablanca Obtel M 1, Belhaj-Soulami O 2, Motaouakkil S 3, Nejjari C 1 1. Laboratoire d Epidémiologie, Recherche Clinque et Santé communautaire, Faculté de Médecine de Fès, Fès, Maroc ; 2. Service de Gastro-entérologie, CHU IBN ROCHD, Casablanca, Maroc ; 3. Service de Réanimation médicale, CHU IBN ROCHD, Casablanca, Maroc Introduction : Les infections nosocomiales augmentent la morbidité et la mortalité dans les structures de soins. Elles représentent un enjeu pour les politiques de santé, de par leur ampleur épidémiologique et leurs conséquences humaines et financières difficiles à estimer. L objectif de ce travail est d estimer le surcoût lié à l infection nosocomiale chez les patients hospitalisés au service de réanimation. Méthodes : Il s agit d une étude rétrospective réalisée sur dossiers de patients hospitalisés dans le service de réanimation du CHU IBN ROCHD pour des motifs d hospitalisation différents et ayant tous développé une infection nosocomiale durant leur séjour hospitalier. La période concernée était entre le mois d avril et septembre de l année Le calcul du surcoût lié à la prise en charge de l infection nosocomiale de ces patients de la réanimation a été estimé à partir des frais des antibiotiques pour le traitement de ces infections et les frais médicaux et généraux dus à l allongement de la durée d hospitalisation et les frais des examens paracliniques. 2

5 Résultats : Au total, 10 dossiers ont été étudiés. L âge moyen était de 43 ans (l écart-type de 16 ans), un sex ratio de 1,5H/1F, le germe le plus fréquent était l Acinetobacter Baumanii (44,4% des germes isolés). La durée d hospitalisation allongée par les infections nosocomiales est en moyenne de 12 jours. Le surcoût de l infection nosocomiale est estimé à ,25 MAD. Le coût des moyens de la prévention des infections nosocomiales est estimé à MAD. La différence entre le surcoût lié à l infection nosocomiale et le coût de la prévention de ces infections est estimée à ,25 MAD, correspondant à environ ,50 MAD pour chaque patient. Conclusion : Ce travail montre la lourdeur du surcoût des infections nosocomiales en réanimation, ce qui confirme la nécessité d élaborer une stratégie nationale pour le développement des programmes de prévention dans nos établissements hospitaliers visant l amélioration de la qualité des soins donnés aux patients. Les résultats de cette étude soulignent aussi la difficulté de l estimation du coût de ces infections. D autres études plus larges sont fortement recommandées. Mots clés : infection nosocomiale, surcoût, réanimation C1-3 Estimation du surcoût dû aux infections du site opératoire chez les femmes césarisées au service de gynécologie-obstétrique du CHU de Constantine (Avril 2010) Lakehal A 1, Djessas S 1, Bensaâd D 1, Zoughailech D 1, Khamer 2, Hensali 2, Barkat 2, Benniou A 3, Remired F 4 1. Service d épidémiologie et de médecine préventive, CHU Constantine, Constantine, Algérie ; 2. Service de gynécoobstétrique, CHU Constantine, Constantine, Algérie ; 3. Direction des moyens matériaux, CHU Constantine, Constantine, Algérie ; 4. Pharmacie centrale du CHU Constantine, Constantine, Algérie Introduction : Vu l incidence élevée des infections du site opératoire (ISO) au niveau du service de gynéco obstétrique du CHU de Constantine, nous avons entrepris une étude sur l estimation du coût des ISO chez les femmes césarisées entre le 10 Avril et 29 Mai 2010 dans le but d d impliquer davantage les décideurs dans la lutte contre les infections associées aux soins. Méthodes : Il s agit d une étude comparative des coûts hospitaliers chez les femmes césarisées infectées et non infectées. La durée de séjour était calculée sur la période d hospitalisation initiale dans le service concerné, rajoutée à celle de la réhospitalisation en cas ISO. L estimation des coûts directs a été effectuée sur la base du coût journalier d hospitalisation dans le service (fourni par les services administratifs du CHU, il couvre l ensemble des prestations hôtelières mais également celles des actes médicaux et paramédicaux) et du coût du traitement et des consommables. Les coûts sont exprimés en Dinar Algérien (un DA=0.01 ). Résultats : La durée moyenne de séjour chez les femmes césarisées non infectées est de 7,4 jours et celle des infectées égale à 4,1 jours. Le coût moyen d une césarienne non compliquée d ISO = DA ; Le coût moyen d une césarienne compliquée d ISO = DA. Conclusion : Les limites de notre étude sont liées aux biais dus aux méthodes de calcul des coûts et à l absence de données sur les coûts indirects (transport des patientes, les soins à domicile, perte de journées de travail...). La césarienne compliquée d ISO coûterai en moyenne 1.6 fois plus que la césarienne non compliquée. Mots-clés : infection du site opératoire, césarienne, surcoût C1-4 Aspergillose invasive en hématologie : influence de l environnement et évaluation du coût de la prise en charge Cheikhrouhou F, Makni F, Hadrich I, Neji S, Sellami H, Hdiji S, Elloumi M, Ayadi A. Laboratoire de Parasitologie Mycologie et service d oncohématologie, CHU Habib Bourguiba, Sfax, Tunisie Introduction : La corrélation entre l incidence de l aspergillose invasive et la contamination environnementale lors des travaux de construction et de rénovation dans les structures de soins est importante à considérer. L objectif de ce travail a été d étudier l impact de l environnement et de la flore fongique sur les malades neutropéniques. Méthodes : Suite à des travaux de rénovation de notre CHU, nous avons réalisé une étude prospective dans le laboratoire de Parasitologie mycologie et du service d oncohématologie du CHU de Sfax avec un suivi régulier des prélèvements environnementaux et chez les patients. Résultats : Parmi 790 prélèvements environnementaux, Aspergillus flavus a été isolé dans 12% des prélèvements pratiqués au niveau des chambres des patients (tables, lits, fenêtres, portes), 19% des climatiseurs. Il a été retrouvé dans 23,4% des plantes et 6,5% des prélèvements du sol, sable et ciment utilisés lors des travaux de constructions à proximité du service d hématologie. La concentration maximale d Aspergillus flavus a été détecté en 2006 (période de rénovation au service de Pédiatrie devant le coté protégé d hématologie). La comparaison du nombre de CFU/m 2 avant et après les travaux a montré une différence significative avec P<0,001 (7CFU/m 2 par rapport à 50 CFU/m 2 ). Parmi les 163 patients neutropéniques et fébriles, 47 patients ont développé une aspergillose invasive avec 1 cas d aspergillose prouvée, 31 cas d aspergillose probable et 15 cas d aspergillose possible. L incidence d aspergillose invasive a été estimée à 19,6%. Le coût du 3

6 traitement par antifongique (Amphotéricine B ou Voriconazole) d un patient varie entre 500 et DT sans compter le prix des explorations radiologiques (TDM) et biologique (antigénémie aspergillaire et PCR). Le taux de létalité des patients atteints d aspergillose invasive prouvée /probable et possible a été de 65,6% et de 42,8% respectivement. Conclusion : Des mesures d isolement et une surveillance de l environnement hospitalier surtout des patients à risque paraissent indispensable avant et au cours des travaux de rénovation. Mots clés : aspergillose invasive, travaux de rénovation, coût C1-5 Infections liées aux cathéters vasculaires : prise en charge et coûts associés en milieu de réanimation Louzi L Service de Microbiologie Médicale, Hôpital Militaire Avicenne, Marrakech, Maroc Les Infections liées aux cathéters vasculaires (ILC) représentent la troisième cause d infections nosocomiales en milieu de réanimation et sont responsables d une morbidité génératrice de surcoûts des soins par la fréquente nécessité d antibiothérapie et par la prolongation des séjours hospitaliers, en plus d un excès de mortalité. Avec ou sans signes cliniques, le diagnostic classique d ILC est assuré par la bactériologie quantitative de l extrémité distale du cathéter. Cependant, l ablation du cathéter n est pas toujours souhaitable. En effet, sa mise en place est suffisamment agressive en plus d être précieuse. L enjeu le plus important est par conséquent d affirmer ou d infirmer l ILC en gardant le cathéter en place. Dans ce sens, plusieurs techniques sont développées telles que l écouvillonnage de la zone d insertion du cathéter et les hémocultures cinétiques et quantitatives. Dans notre formation, une étude prospective menée en 2008, a permis de déterminer l incidence des ILC en réanimation polyvalente qui représentait 13,9% et où les Staphylocoques constituaient 33,5% des isolats microbiens. L âge moyen des patients était ans (extrêmes : 19 et 85 ans) et le sexe ratio M/F=1,44. La pathologie respiratoire était le motif d admission le plus fréquent (28%). La durée moyenne du cathétérisme était de 7j 4 jours dans le cas d ILC (séjour : 19 5 jours) contre 5,9 2 jours quand le cathéter est non infecté (séjour : 15 3 jours). La mortalité était élevée en cas d ILC (33,4% vs 4% lorsque le cathéter n est pas infecté). Le surcoût associé à ces infections (antibiothérapie et hôtellerie) a été évalué en moyenne à 2500 Dhs par patient et par jour passé pour traiter l ILC, soit Dhs. Mots-clés : infection liés aux cathéters vasculaires, incidence, coût C1-6 Coût du mésusage des antibiotiques dans un hôpital non universitaire de taille moyenne en Algérie Guerchani MK 1, Djekoune R 1, Fenaghra W 2 1. Service d Epidémiologie et de Médecine Préventive, EPH Benyoucef BENKHEDDA, Berrouaghia, Algérie ; 2. Service de Pharmacie, EPH Benyoucef BENKHEDDA, Berrouaghia, Algérie Introduction : Dans le cadre d une politique de rationalisation de l usage des antibiotiques au sein de notre établissement pour prévenir le risque d émergence de bactéries multirésistantes, nous avons voulu évaluer les pratiques de prescription d antibiotiques, identifier les points critiques de mésusage et estimer l'impact économique que pourrait induire un choix éclairé lors de l instauration d un traitement antibiotique Méthodes : L'étude a été réalisée dans un hôpital non universitaire de 194 lits. Tous les services exceptés les services d hémodialyse et des urgences ont participé à 2 enquêtes de prévalence espacées de 2 semaines entre le 16 mai et le 01 juin Pour chaque patient présent, nous avons recueilli en cas d un traitement antibiotique en cours par voie générale, les données relatives aux modalités de prescription : molécules, dose, voie d administration, et indications. Puis nous avons évalué la déviance par rapport aux lignes directrices nationales et internationales. Sur la base des données fournies par la pharmacie de l hôpital, Nous avons également comparé le coût des traitements administrés avec le traitement de référence. Résultats : Sur les 104 patients présents les 2 jours d enquête, 68 (65,4%) recevaient un ou plusieurs antibiotiques. Aucun traitement ne correspondait aux recommandations. Les motifs de non-conformité étaient un traitement curatif inadéquat dans 29 cas (42,6%), traitement prophylactique non justifié dans 22 cas (32,4%), traitement curatif non justifié dans 15 cas (22%), et un traitement prophylactique inadéquat dans 2 cas (2,9%). Le coût de ces traitements était de DA. Une prescription conforme aurait coûté 1490 DA, soit une économie de 95%. Conclusion : La non-conformité des traitements antibiotiques et le surcoût élevé qu elle génère soulignent la nécessité d un changement d habitude de prescription par la formation et la sensibilisation à l existence de moyens pour améliorer la qualité de prescription. Mots-clés : prévalence, mésusage des antibiotiques, coût des antibiotiques 4

7 C1-7 Coût direct liés aux infections associées aux soins : étude cas-témoins au CHU F.hached, Sousse (Tunisie) Dahmen-Bouaouina M, Bannour W, Helali R, Bouafia Ben Salah N, Kraiem MF, Njah M. CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie Introduction : Les infections associées aux soins (IAS) constituent un problème majeur de santé publique, générateur de coûts humains (morbidité et mortalité) et socioéconomiques importants. Le surcoût financier engendré par ces infections est un des éléments majeurs de sensibilisation des décideurs à la mise en œuvre d une politique de prévention. Les objectifs de cette étude sont de déterminer le surcoût médical hospitalier lié aux IAS. Et d estimer par projection les dépenses annuelles globales générées par la prise en charge des ces IAS. Méthodes : Il s agissait d une étude analytique de type cas-témoins appariée comparant un groupe de patients ayant présenté une IAS (cas) versus un autre groupe de patients n ayant pas développé d IAS tout au long de leur séjour hospitalier. Pour l analyse du coût, nous avons considéré l allongement de la durée de séjour chez les cas par rapport aux témoins ainsi que le coût forfaitaire d une journée d hospitalisation selon la spécialité concernée, les examens complémentaires demandés pour le diagnostic et le suivi des infections ainsi que les antibiotiques consommés pour le traitement de l IAS chez les cas. Résultats : A chaque infection correspond un surcoût moyen direct de 1747 Dinars Tunisiens (1000 euros environ). Ces infections sont ainsi responsables d un surcoût médical direct global annuel de 4,5 millions de dinars soit 15% du budget de fonctionnement de l hôpital pour la même année. La prolongation de la durée de séjour a été estimée en moyenne à 23 jours par malade infecté, ce qui correspond ainsi à 77% du coût direct lié à l infection. Conclusion : Les études de coût sont une source utile d informations pouvant aider à la mise en place d une stratégie efficace et active de lutte contre ce fléau impliquant surtout tous les acteurs hospitaliers : médecins, gestionnaires, usagers Mots clés : infection associée aux soins, coût, prolongation d hospitalisation C1-8 Coût des infections nosocomiales : étude réalisée au CHU Sahloul, Sousse (Tunisie), 2010 Ben Rejeb M, Latiri H, Khefacha S, Nouira A, Miladi M, Dhidah L. Service d hygiène hospitalière, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : L'infection nosocomiale, constitue un problème important de santé publique par sa fréquence et son retentissement humain et économique. S intéresser au coût de l infection est l un des trois aspects de la gestion du problème. Notre étude vise l évaluation des surcoûts de l infection survenue au CHU Sahloul. Méthodologie : L étude initiale est descriptive transversale de prévalence effectuée durant les deux premières semaines de mars Pour chaque patient, les données sont collectées à partir des dossiers de malades et auprès des équipes soignantes. Les données d ordre administratif sont fournies par les services de la direction générale de l établissement. A partir de toutes les informations obtenues, quatre aspects ont été considérés dans l estimation des surcoûts en rapport avec l infection nosocomiale : la durée de séjour des patients, l état du patient à la sortie (guérison, séquelle, décès), le coût de l antibiothérapie occasionnée par l infection, le coût des examens para cliniques et le coût total de la prise en charge. Le calcul des coûts a été basé sur les informations relatives aux dépenses totales de l hôpital au cours de l année 2009 ce qui nous a permis d estimer le coût de revient moyen d une journée d hospitalisation. Le surcoût relatif à un patient infecté est calculé en multipliant la durée moyenne de la prolongation du séjour par le coût moyen de la journée. Résultats : 352 patients ont été concernés par l étude. L age moyen était de 48 ± 24 ans. Une légère prédominance masculine a été notée (52 %). Le facteur de risque intrinsèque le plus fréquent était le diabète (n= 70 ; 20 %). le cathéter vasculaire périphérique était le facteur de risque extrinsèque le plus prévalent. Dans notre étude, 30 infections ont été identifiées chez 27 patients, ce qui correspond à des taux de prévalence d infections nosocomiales et de patients infectés respectivement de 8,5 % et 7,7 %. Le nombre moyen de journées d hospitalisation supplémentaires chez les malades infectés était de 17,7 jours. Le coût approximatif de l infection nosocomiale était de 4591 Dinars Tunisiens. Conclusion : Le coût des infections nosocomiales représente un fardeau économique qui s ajoute aux contraintes budgétaires des hôpitaux. C est l un des éléments importants à prendre en compte pour améliorer la prise en charge des patients et la prévention des infections nosocomiales. Mots clés : infection nosocomiale, étude transversale, surcoût 5

8 C1-9 Contribution des infections associées aux soins au coût des évènements indésirables graves survenus au CHU F. Hached de Sousse (Tunisie) Bouafia N 1, Bahri F 2, Letaief M 3, Harrabi I 4, Njah M 1 1. Service d hygiène hospitalière, CHU Farhat Hached de Sousse, Tunisie ; 2. Service de médecine interne et de maladies infectieuses, CHU Farhat Hached de Sousse, Tunisie ; 3. Service d épidémiologie, CHU Fattouma Bourguiba de Monastir, Tunisie ; 4. Service d épidémiologie, CHU Farhat Hached de Sousse, Tunisie Introduction : Les infections associées aux soins (IAS) représentent une part importante de l ensemble des évènements indésirables graves (EIG) dont leur évitablilité a été estimée entre 33% et 70% selon le secteur d activité et le type d établissement. Ces infections seraient à l origine de conséquences graves aussi bien humaines (décès, mise en jeu du pronostic vital ) qu économiques (prolongation de la durée de séjour). Les objectifs de l étude étaient d estimer la part évitable de l ensemble des EIG et particulièrement de celle des IAS et de déterminer les conséquences des IAS évitables et des autres EIG non infectieux. Méthodes : Etude prospective d incidence menée à l aide d un questionnaire rempli auprès de tous les patients qui ont été hospitalisés dans 14 services du CHU F.Hached de Sousse durant la période d un mois (du 21/02/09 au 22/03/09). Six passages par services ont été effectués. Tous les cas d EIG suspectés ainsi que leur potentiel d évitabilité ont été réexaminés et validés par un médecin expert externe à l étude (professeur en médecine). Résultats : Au total 162 EIG ont été identifiés durant l hospitalisation dont 73 étaient des IAS (45,1%) ; 123 EIG ont été considérés évitables (évitabilité probable ou certaine) soit 76% de l ensemble des EIG dominés par les IAS représentant 55,3% des cas (n=68). Ces EIG évitables étaient à l origine d un décès dans 10,6% des cas (total de décès=13) et d une prolongation de la durée de séjour dans 61,8% des cas dont les IAS étaient responsables respectivement dans 69,2% et 55,3% des cas. Conclusion : Notre étude montre l impact humain et économique engendré par la survenue d un EIG évitable ce qui nous amène à réfléchir à une stratégie efficace de gestion de ces risques au sein de notre hôpital qui devrait être axée principalement sur les IAS étant donnée leur contribution prédominante dans la survenue de conséquences graves. Mots clés : infections associées aux soins, évènements indésirables graves, évitabilité 6

9 Session 2 «L organisation de la lutte contre les infections associées aux soins» C2-1 Organisation de la lutte contre les infections associées aux soins au Maroc Jaafar A, Recho M D ir ec t io n d es hô p it a ux et d es s o ins a mb u la t o ir es, M a r oc C2-2 Organisation de la lutte contre les Infections Associées aux Soins au Sénégal Ndoye B 1, Dia Badiane NM 2, Toure A 1 1. Ministère de la santé publique (PRONALIN), Dakar, Sénégal ; 2. Service Maladies Infectieuses, CNHU FANN, Dakar, Sénégal Introduction : Les Infections Associées aux Soins constituent un problème de santé publique de dimension mondiale car aucun pays n est épargné par ce fléau. Les pays en développement et l Afrique en particulier accusent un retard important car les mesures de lutte n y sont pas encore formalisées et systématisées. Le Sénégal est un des rares pays à avoir mis en place depuis 2004 un Programme National de Lutte contre les Infections Nosocomiales (PRONALIN). L organisation de ce programme est présentée avec ses forces et ses faiblesses afin de servir d exemple pour les autres pays dont le système de santé est comparable. Méthodes : Etude descriptive des structures du PRONALIN. Résultats : Toutes les structures mises en place à tous les niveaux de la pyramide sanitaire sont présentées avec leur composition, leurs missions et leur fonctionnement. Il y a eu des difficultés de fonctionnement surtout au niveau opérationnel (c'est-à-dire mise en œuvre des recommandations nationales) ; cependant de nombreuses activités ont pu être menées et des avancées significatives obtenues grâce à l appui de nombreux partenaires techniques et financiers. D autre part, des changements au niveau des concepts et des recommandations internationales sont intervenus et se font de plus en plus pressantes : - concept d infection associée aux soins qui élargit la définition des infections nosocomiales et donc le champ des activités de lutte ; - concepts de sécurité du patient et de gestion des risques associés aux soins qui viennent rendre l activité encore plus transversale ; - généralisation de la démarche qualité dans le domaine de la santé. Conclusion : Il est nécessaire pour le PRONALIN de s adapter à toute cette évolution inéluctable au niveau des systèmes de santé mains la lutte contre les infections associées aux soins doit conserver sa spécificité tout en servant de base d organisation pour la gestion des risques en général et l amélioration continue de la qualité des soins. Des recommandations sont faites dans ce sens. Mots-clés : PRONALIN, Sénégal, Infections Associées aux Soins C2-3 Le programme national tunisien de promotion de l'hygiène des mains en milieu de soins a maintenant dix ans : quel bilan? Kammoun H 1, Khayèche F 2, Dhidah L 3, Badri K 4, Nédhif M 4, Hamza R 1 1. Service Régional d Hygiène du Milieu de Bizerte, Bizerte, Tunisie ; 2. Service Régional d Hygiène du Milieu de Monastir, Monastir, Tunisie ; 3. Service d Hygiène Hospitalière, Chu Sahloul, Sousse, Tunisie ; 4. Direction de l Hygiène du Milieu et de la Protection de l Environnement, Ministère de la Santé Publique, Tunis, Tunisie Introduction : Le programme national tunisien de promotion de l hygiène des mains a été lancé au début des années Il représente un axe prioritaire et composant essentiel du programme national d hygiène hospitalière et de lutte et de prévention des infections associées aux soins. La petite histoire : Il y a eu création en Avril 1999 par arrêté du Ministre de la Santé Publique du Comité Technique d Hygiène dans les Structures Hospitalières avec pour mission principale l'élaboration d un programme national d hygiène dans les structures sanitaires. Cinq groupes ont été créés en son sein dont le groupe ''Hygiène 7

10 des mains'', qui a été chargé d'élaborer et de mettre en œuvre un programme national de promotion de l'hygiène des mains en milieu de soins. Objectifs : - Améliorer l observance de l hygiène des mains en milieu de soins ; - Améliorer la qualité du lavage des mains en milieu de soins, en terme de respect des procédures et en terme d équipements. Déroulement : Le coup d'envoi a été donné par la circulaire ministérielle n parue le 08 Avril Une première phase du programme caractérisée par l amateurisme, le bénévolat et le volontariat s'est échelonnée de 2002 à Cette première phase a comporté notamment des actions de formation et de sensibilisation et l'équipement des établissements hospitaliers en moyens nécessaires pour le lavage des mains. L'année 2009 a été marquée par un regain d'intérêt pour l'hygiène des mains, suite l avènement de la grippe A (H 1/N 1), avec notamment la diffusion d'une nouvelle circulaire prônant le renforcement de l'hygiène des mains en milieu de soins (circulaire 41/2009 du 11 juin 2009), avec en annexe deux fiches techniques, la première portant sur les préalables de l'hygiène des mains et la deuxième sur le traitement des mains par friction hydroalcoolique. Cette année a connu par ailleurs l'adhésion de la Tunisie au réseau de l'oms ''CleanHandsNet'' regroupant les pays ayant une campagne/un programme de promotion de l'hygiène des mains en milieu de soins, ainsi que la redynamisation de la commission nationale Hygiène des mains qui a procédé à l'élaboration d'un plan d'action L année 2010 a été marquée notamment par : - Le démarrage d une action de formation en cascade devant s échelonner sur deux ans ; - La mise en circulation de nouveaux supports éducatifs et de formation relatifs à l hygiène des mains : brochures, dépliants, fiches techniques, diaporamas, quiz, - La célébration de la première journée nationale de promotion de l hygiène des mains en milieu de soins (le 05 mai 2010). Conclusion : Beaucoup d efforts ont été déployés jusque là en Tunisie en matière de promotion de l hygiène des mains en milieu de soins. Mais le meilleur reste à faire! La persévérance est en effet nécessaire pour obtenir un succès durable. Mots clés : hygiène des mains, programme national, évaluation C2-4 La ligue africaine des associations pour la sécurité des patients : missions, activités et perspectives Tchanile Salifou F Ligue Africaine des Associations de Patients pour la Sécurité des Patients, Togo L extrême importance de la sécurité des patients est un enjeu majeur de santé publique. Elle ne peut être mise en place que si les individus, les membres de la famille, les prestataires de soins de santé et d une manière générale, tous les gestionnaires, jusqu aux décideurs de la haute administration et des gouvernements travaillent de pairs. Dans cette perspective, il est indispensable que les patients, et notamment des victimes des erreurs médicales ou des évènements indésirables au cours des soins, ainsi que leurs familles, soient inclus dans l effort pour améliorer la sécurité des systèmes de santé. Ceci pourrait se faire dans le cadre d un partenariat positif avec les professionnels de la santé et les décideurs désireux de s engager aux côtés des patients pour introduire le changement. Afin de mieux contribuer à la promotion des prestations de soins sûrs et de bonne qualité, et sous l égide du RIPAQS, une série de rencontres internationales a abouti à la création d un réseau dénommé LIASEP (Ligue Africaine des Associations de Patients) qui regroupe en son sein 11 pays de l Afrique de l ouest. Son objectif est de promouvoir le droit à la santé pour les patients et l adoption d une culture de sécurité des soins pour les soignants comme pour les patients dans leur prise en charge médicale dans les établissements de santé en Afrique. Plusieurs activités ont déjà émaillé sa première année d existence à savoir : - l organisation d un atelier d information et de sensibilisation des ministres de la santé de la CEDEAO à Yamoussoukro en Juillet 2009 sur la sécurité des patients ; - la proposition et l adoption d une journée africaine des patients par les ministres de la santé tous les 10 Septembre de chaque année etc. ; Et plusieurs autres projets à réaliser tels : - qu éduquer les patients ainsi que le personnel soignant sur la prévention des infections nosocomiales ; - améliorer la sécurité des médicaments etc. La LIASEP se veut être une synergie de forces des associations de chaque pays membres pour un meilleur plaidoyer et une plus grande efficacité dans la recherche de la qualité des soins et de la sécurité des patients en Afrique. Mots-clés : association, Afrique, sécurité des patients 8

11 C2-5 Mise en place de structures régionales de lutte contre les infections associées aux soins au Maroc Aalloula O, Ouhadous M, Benbachir M Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc C2-6 La lutte contre les Infections Associées aux Soins au CHU de Fès Kanjaa N CHU Hassan II - Fès C2-7 Le CLIN et l équipe opérationnelle d hygiène : expérience du CHU de Casablanca Ouhadous M, Aalloula O, Rafik A, Benbachir M, Motaouakkil S et les membres du CLIN Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Introduction : Le CLIN du CHU Ibn Rochd a été crée en 1994 suite aux recommandations d un séminaire sur le contrôle des infections nosocomiales (IN). Il est composé d une vingtaine de membres volontaires, toutes les spécialités y sont représentées. Méthodes : Le CLIN élabore un plan d action annuel, valide les procédures d hygiène et de prévention des IN, donne des avis techniques et fournit un rapport d activité annuel. Le CLIN se réunit en séances plénières 4 fois par an, les groupes de travail se répartissent les taches. Le président du CLIN et l équipe opérationnelle se réunissent une fois par semaine pour le suivi de l activité quotidienne. L Equipe Opérationnelle d Hygiène (EOH) contribue à l élaboration du plan d action et assure sa mise en œuvre. Pour appliquer son plan d action, le CLIN s appuie sur ses partenaires à savoir : le laboratoire de bactériologie, les correspondants en hygiène hospitalière, les services de soins, ainsi que la direction du CHU. Une réunion annuelle a lieu avec les responsables de la direction pour présenter le bilan d activité Résultats : Parmi les réalisations du CLIN, on cite : - Présence quotidienne sur le terrain ; - Promotion de l hygiène des mains ; - Elaboration des procédures de bonnes pratiques d hygiène ; - Mise en place d un système de surveillance des IN ; - Organisation des journées Ibn Rochd d hygiène hospitalière (7éme édition en 2010) ; - Réalisation d audits en hygiène hospitalière ; - Mise en place d un système de contrôle bactériologique de l environnement (surfaces, eau, alimentation) ; - Contribution à l élaboration de la stratégie nationale de prévention des IN et à la rédaction du manuel d hygiène hospitalière ; - Contribution à l organisation de diplôme universitaire en Hygiène Hospitalière et prévention des IN (3e édition 2010). Les partenariat et coopération : - Direction des Hôpitaux et des Soins Ambulatoires et Hôpitaux de Casablanca - CHU limoges et CHU Bichat Claude Bernard, Paris- France - Hôpital Saint Jude, USA - Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca - Université de Liège, Belgique et l université catholique de Louvain, Belgique Les forces de notre travail : - Engagement de l administration dans le domaine de prévention des IN ; - Présence d une EOH ; - Formation diplômante en hygiène hospitalière et prévention des IN ; - Présence d un service d hygiène et d épidémiologie. Les faiblesses : - Inadéquation entre l effectif de l EOH et la capacité litière du CHUR - Absence d un budget propre au CLIN Conclusion : La réussite de l activité de lutte contre l infection nosocomiale est étroitement liée à l engagement de l administration et à l existence d une équipe opérationnelle d hygiène bien formée et suffisamment étoffée. Mots-clés : CLIN, équipe opérationnelle d hygiène, expérience C2-8 Correspondant infirmier et promotion d hygiène au CHU Ibn Rochd de Casablanca Al Anbari R, Ouhadous M, Aalloula O, Quessar A, Benchakroun S Service d hématologie, Hôpital 20 Août, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc 9

12 Introduction : Le CLIN du CHU Ibn Rochd a mis en place un réseau des correspondants en hygiène hospitalière depuis Leur identification est basée essentiellement sur le volontariat et la motivation. Leur mission principale est de coordonner les activités de lutte contre l infection nosocomiale au niveau de leur service en coopération avec l équipe opérationnelle d hygiène (EOH). L objectif de ce travail vise à présenter l expérience d une correspondante infirmière en hygiène hospitalière au niveau de service d hémato-oncologie pédiatrique de l hôpital 20 Août. Activités réalisées : - Participation à la surveillance des infections nosocomiales ; - Elaboration des procédures et protocoles de soins ; - Sensibilisation et formation du personnel ; - L éducation des patients ; - Réalisation des audits internes ; - Participation active aux rencontres des correspondants. Conclusion : Pour réussir ses missions le correspondant en hygiène hospitalière doit : - Posséder des qualités relationnelles et pédagogiques - Développer ses capacités de communication, - Actualiser ses connaissances en hygiène hospitalière - Etre reconnu dans son service, - Etre valorisé. Mots clés : correspondant en hygiène hospitalière, hémato-oncologie, CLIN 10

13 Session 3 «La place des antibiotiques dans la lutte contre les infections associées aux soins : prescriptions, résistances et protocoles» C3-1 Antibioprophylaxie au cours de la chirurgie de la cataracte par injection intracamerulaire du cefuroxime Hajji I, Benhaddou R, Baha Ali T, Moutaouakil A Service d ophtalmologie, hôpital Ibn Tofail, CHU Med VI, Marrakech, Maroc Introduction : L endophtalmie est une complication grave de la chirurgie de la cataracte. Le but de notre travail est de rapporter notre expérience et sensibiliser les ophtalmologistes sur l intérêt de l antibioprophylaxie par le Céfuroxime au cours de la chirurgie de cataracte. Méthodes : Etude rétrospective, depuis juillet 2005 au juin 2010, réalisée au service d ophtalmologie du CHU Mohamed VI de Marrakech. Résultats : 1594 patients ont été opérés pour cataracte dont 28,5 % par phaco-emulsification. Le groupe 1 n ont pas reçu d antibioprophylaxie, on a diagnostiqué 8 cas d endophtalmie (0,98 %). Le groupe 2, ont reçu une injection intra-camérulaire de 1 mg de Céfuroxime après avoir éliminé une allergie au produit, aucun cas d endophtalmie n a été noté. Conclusion : Le risque d endophtalmie au cours de la chirurgie de cataracte est moins de 0,5%. D après l étude ESCRS, ce risque peut être diminué d un facteur de 5 grâce à l injection intra-camérulaire du Céfuroxime. Nous insistons sur l importance de l asepsie et de l antisepsie. Nous recommandons de généraliser cette antibioprophylaxie à toute chirurgie pénétrante du segment antérieur Mots clés : cataracte, antibioprophylaxie, Céfuroxime C3-2 Place des bactéries multirésistantes dans les infections nosocomiales et communautaires au CHU Mustapha Bacha ( ) Ramdani-Bouguessa N, Djennane F, Ziane H, Neggazi M, Beloui A, Zemmouli N, Tazir M Service de microbiologie, CHU Mustapha Bacha, Alger, Algérie Introduction : Les bactéries multirésistantes (BMR) sont un problème en hygiène hospitalière de part la difficulté de prise en charge, la réduction des antibiotiques actifs ainsi que le coût qu elles engendrent. De plus, depuis quelques années, ces BMR ont émergé dans la communauté. L objectif de l étude est d évaluer l importance des BMR dans les infections nosocomiales et communautaires ainsi que leur évolution entre 2004 et Méthodes : L étude a concerné les bactéries Gram + et Gram -, notamment Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM), Enterococcus résistants aux glycopeptides, les entérobactéries résistantes aux céphalosporines et les Pseudomonas et Acinetobacter résistants à la ceftazidime et/à l imipenem. Les antibiogrammes ont été réalisés par la méthode de diffusion selon les recommandations du CLSI. Les souches isolées chez un même patient ont été prises une seule fois. Les résultats : Globalement, une augmentation des BMR a été enregistré entre 2004 et Les SARM en milieu hospitalier étaient de 30% et ont atteint 42%, ils sont de 35% en milieu communautaire. Les entérocoques résistants aux glycopeptides n ont pas été retrouvés chez nous fort heureusement. En revanche les entérobactéries résistantes aux céphalosporines de 3 ème génération ont une fréquence élevée de 32% à 60%, K.pneumoniae est l espèce la plus résistante. Concernant P.aeurginosa la résistance à la ceftazidime et à l imipenem est de 8% et 13% respectivement alors que celle d A.baumanii est passée 68% et 13% respectivement. La répartition des BMR en fonction des services montre que les SARM sont plus fréquents dans le service de dermatologie, l orthopédie et la chirurgie infantile, alors que les entérobactéries BLSE sont plus répandues en réanimation, pédiatrie, néonatologie et les services de chirurgie. Ces BMR sont principalement isolées de suppuration mais aussi de bactériémies, d infections urinaires, ostéoarticulaires et de pneumonies. Les Pseudomonas et Acinetobacter mutirésistants sont les plus isolés des services de réanimation et de chirurgie, notamment à partir des prélèvements respiratoires, de suppurations, d urines et d hémocultures. Conclusion : La situation des BMR dans notre CHU est en augmentation, elle reflète le niveau d hygiène bas mais aussi l utilisation abusive des antibiotiques. Des mesures préventives sont implantées avec la formation du personnel hospitalier et l utilisation des solutions hydroalcooliques. Des efforts restent à fournir notamment sur la réduction de l utilisation des antibiotiques, l élaboration et l application des procédures d hygiène générale. Mots clés : bactéries multirésistantes, surveillance, Algérie 11

14 C3-3 Epidémiologie des entérobactéries BLSE isolées dans les urines au CHU Hassan II de Fès Lahlou H, Filali Baba A, Alami M, Mahmoud M Laboratoire central d analyses médicales, laboratoire de microbiologie, Chu Hassan II, Fès, Maroc Introduction : Les entérobactéries produisant une béta-lactamase à spectre étendu (BLSE) représentent un gros problème dans les structures de soins. Malgré les mesures de prévention de leur dissémination on observe plutôt une recrudescence de leur nombre. Le but de ce travail est d étudier le profil épidémiologique, ainsi que l état de résistance aux antibiotiques des entérobactéries productrices de Béta lactamase à spectre étendu, au cours des infections urinaires. Méthodes : Il s agit d une étude rétrospective menée entre octobre 2008 et juin 2010 au service de microbiologie du CHU Hassan II de Fès, portant sur les entérobactéries sécrétrices de Béta lactamase à spectre étendu isolées des infections urinaires. Les cultures ont été effectuées sur gélose CLED. Les BLSE ont été recherchées par le test de synergie entre l acide clavulanique et les céphalosporines de 3 ème génération sur milieu gélosé Muller Hinton selon les recommandations du CA-SFM. Résultats : 200 entérobactéries productrices de Béta lactamase à spectre étendu ont été isolées, elles étaient majoritairement représentées par Escherichia-coli (62%) et Klebsiella Pneumoniae (32%). Ces germes provenaient des différents services de l hôpital, avec prédominance du service d urologie (21%). Le profil de résistance a révélé un taux élevé de souches multi-résistantes. En effet, seulement 21% des Escherichia-coli et 15,6% des Klebsiella Pneumoniae étaient sensibles à la ciprofloxacine. Il en est de même pour le sulfaméthoxazole-triméthoprime (88,7% des Escherichia-coli et 95,4 des Klebsiella Pneumoniae y étaient résistants). Concernant les aminosides, l amikacine garde, contrairement à la gentamicine, un taux de sensibilité satisfaisant (89,5% et 95,3% respectivement pour Escherichia-coli et Klebsiella Pneumoniae ). Conclusion : Les entérobactéries produisant une béta-lactamase à spectre étendu constituent un problème de santé publique, et sont en évolution constante. Leur profil de résistance est de plus en plus préoccupant, ce qui implique une utilisation plus rationnelle des antibiotiques, en particulier les fluoroquinolones, comme traitement de première intention des infections urinaires. Mots clés : Entérobactérie, béta-lactamase à spectre étendu, infection urinaire C3-4 Qualité du prélèvement d hemoculture : résultats d un audit au CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Sijam W, Belabbes H, Zerouali K, Elmdaghri N Laboratoire de Microbiologie CHU Ibn Rochd Casablanca Introduction :Nous avons constaté au laboratoire de microbiologie du CHU Ibn Rochd de Casablanca que le taux d isolement de Staphylococcus coagulase négative au niveau des flacons d hémoculture positifs était très important entre 2007 et 2009 allant de 47% à 52%. Ceci pose des problèmes d interprétation pour le médecin biologiste et pour le clinicien qui se trouvent entre deux situations, s agit-il vraiment d une bactériémie à Staphylococcus coagulase négative ou bien c est une contamination lors du prélèvement par non respect des règles d hygiène? Méthodes : Pour mieux étayer cette problématique, nous avons réalisé un audit au cours du mois de Juin 2010 par check-list au niveau de 14 services cliniques du CHU Ibn Rochd repartis comme suit : 4 services de réanimation, 5 services de médecine, 3 services de chirurgie et 2 services de pédiatrie. Résultats : Un seul service dispose d une procédure bien établie que peut consulter tout opérateur avant la pratique du geste. Trois services seulement utilisent le système vacutainer. Au niveau de deux services, un grand nombre d opérateurs ne pratiquent pas le lavage antiseptique des mains avant le geste. La désinfection de l opercule du flacon n est pas appliquée dans neuf services. L absence de nettoyage préalable à la désinfection de la zone de ponction a été constatée dans 12 services. Conclusion : Vu les anomalies qui ont été constatées concernant particulièrement le volet hygiène lors du prélèvement, nous proposons la réalisation d un poster comportant une procédure répondant aux règles d hygiène. Mots clés : hémoculture, hygiène, qualité de prélèvement 12

15 Session 4 «Stérilisation et désinfection des dispositifs médicaux» C4-1 Stérilisation hospitalière : expérience de l Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V de Rabat Derraji S Service de stérilisation centrale de l Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V, Rabat, maroc L Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V de Rabat (HMIM V), est l hôpital militaire central des forces armées royales marocaines à spécificités médicochirurgicales, construit sur une superficie de 25 hectares, disposant de 750 lits et de 20 salles opératoires, desservis par une stérilisation centrale organisée en 04 zones (zone administrative, zone de lavage, zone de conditionnement, zone de stockage et de dispensation des dispositifs médicaux réutilisables) sous la responsabilité effective d un pharmacien. La mission du service de stérilisation centrale de L HMIM V est multiple : - la stérilisation des dispositifs médicaux réutilisables thermosensibles et thermorésistants ; - la centralisation de la gestion des dispositifs médicaux réutilisables (reconstitution des boites chirurgicales, coordination avec le service biomédical, centrale de stockage et d approvisionnement) ; - la gestion des dispositifs médicaux implantables (implants, matériels d ostéosynthèse et prothétique ), stockage, dispensation et traçabilité ; - la formation et la recherche. Dix neuf personnes de statut et de qualification différents assurent le fonctionnement de ce service 24h/24 ; 7j/7 : - 2 pharmaciens (pharmacien responsable, pharmacien adjoint) ; - 4 infirmiers du bloc opératoire diplômés d état (3 infirmiers pour le transfert des compétences par le contrôle et la reconstitution des boites chirurgicales, 1 infirmier surveillant du service) ; - 2 aides soignantes (conditionnement des dispositifs médicaux et pansements) ; - 9 militaires homme de troupe ayant le statut d auxillaire de stérilisation après formation et validation du permis de conduire d autoclave assurant le nettoyage et le lavage des dispositifs médicaux réutilisables ; - 2 secrétaires médicaux (facturation et traçabilité) Malgré les difficultés relatives au niveau socioculturel, le niveau de scolarité et le manque de motivation matériel, ce service assure sa mission en conformité avec les recommandations et les normes en vigueur par la mise en œuvre des moyens fonctionnels et organisationnels adaptés à l environnement d une société en voie de développement en se basant sur le principe «Il n y a pas de problème, que des solutions». C4-2 Contrôle microbiologique des endoscopes gynécologiques, digestifs et bronchiques Oumokhtar B 1 ; A. Filali 1,2, A. Banani 3, M.A. Melhouf 4, M. Hida 5, C. Benjelloun 6 1. Laboratoire de Microbiologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Fès, Maroc ; 2. Faculté des sciences et techniques, Fès, Maroc ; 3. Service de Gynécologie-obstétrique 1, CHU Hassan II, Fès, Maroc ; 4. Service de Gynécologie-obstétrique 2, CHU Hassan II, Fès, Maroc ; 5. Service de Pédiatrie, CHU Hassan II, Fès, Maroc ;. 6. Service de Pneumologie, CHU Hassan II, Fès, Maroc Introduction : Le nettoyage et la désinfection des endoscopes souples incompatibles avec la stérilisation ont pour objectif d atteindre le niveau de sécurité microbiologique requis permettant la réutilisation de ce matériel chez un autre patient. Méthodes : Notre travail s intègre dans la démarche qualité appliquée à l endoscopie. Nous avons effectué des analyses microbiologiques (dénombrement de la flore totale et recherche de bactéries à risque nosocomiale majeur) sur des endoscopes (digestifs, bronchiques, et des hystéroscopes), des eaux de rinçage terminal, et de la solution de désinfection des endoscopes. Résultats : Les résultats révèlent une contamination résiduelle importante sur les endoscopes prélevés. Cette contamination était due essentiellement à un dysfonctionnement dans la procédure d entretien de ces endoscopes. Pour ramener le taux de contamination résiduelle à un niveau cible, nous avons apporté plusieurs mesures correctives : remplacement du désinfectant, modification du protocole de traitement des endoscopes, proposition d une procédure renforcée, formation du personnel chargé de la désinfection et réalisation d un audit de pratiques. L application de ces différentes mesures correctives ont permis de diminuer le niveau de contamination et les résultats ont été très convaincants vis-à-vis du personnel chargé de la désinfection. En effet, la maitrise des bonnes pratiques endoscopiques repose essentiellement sur des mesures de nettoyage désinfection rigoureuses effectuées après chaque acte endoscopique ou après stockage. 13

16 Conclusion : Le contrôle microbiologique est une composante essentielle dans une politique d assurance qualité appliquée à l endoscopie. Il contribue à la validation de l efficacité de la procédure de traitement des endoscopes et à la maitrise des risques infectieux liés à leur utilisation. C4-3 Traitement des dispositifs médicaux en endoscopie, entre réglementation et nouveaux défis Timsiline N Nosoclean, Alger, Algérie Dans le contexte actuel d amélioration de la performance du système de santé, démarche à la fois incontournable et facteur de progrès, de structuration et de pérennité de l hôpital, l exigence de qualité, de maîtrise des risques et des coûts, des prestations réalisées pour les patients s impose aux professionnels de santé. La sécurité est un des maîtres mots du nouvel agencement architectural d un service d endoscopie. Il faut mettre en place une technologie capable de protéger les patients contre les infections liées aux soins. Le risque infectieux lié à l utilisation d endoscopes ne doit pas être négligé, même s il reste faible. Une organisation sans faille, dans le respect des bonnes pratiques d hygiène en endoscopie, ainsi qu une architecture hospitalière conforme aux exigences et aux normes internationales les plus récentes, représentent le socle de la sécurité. En pratique, le nettoyage désinfection des endoscopes est difficile en raison de la complexité et de la diversité de la structure interne mais aussi du manque de formation des utilisateurs. Les produits biocides utilisés en endoscopie doivent se conformer aux nouvelles exigences européennes (Biocide, règlement REACH, CLP) en termes d efficacité microbienne, toxicité, biodégradabilité et étiquetage. Des problèmes liés à la conception des endoscopes existent. Une étape supplémentaire est franchie dans la mise en œuvre de démarches de prévention vis-à-vis des ATNC (circulaire 138) et plus particulièrement du nvmcj. Pour être efficace, la démarche de gestion des risques infectieux nécessite, sur le plan managérial, la mise en place d une politique et une culture de sécurité, qui permettra l identification des vulnérabilités afin de les maîtriser. L évaluation du seul désinfectant est insuffisante pour assurer la qualité des résultats finaux d un processus de désinfection. Le facteur limitant la qualité de la désinfection demeure après 40 ans d endoscopie souple la conception elle-même de l endoscope. 14

17 Session 5 «Communications libres» C5-1 Enquête de prévalence des infections nosocomiales au centre hospitalier universitaire Ibn Sina de Rabat, Maroc (Janvier 2010) Razine R 1,2, Azzouzi A 3, Barkat A 4, Mrabet M 2, Hassouni F 2, Oualine M 2, Fikri Benbrahim N 2, Abouqal R 1,5 1. Laboratoire de biostatistique, recherche clinique et épidémiologie, Faculté de médecine et de pharmacie, Rabat, Maroc ; 2. Département de santé publique, Faculté de médecine et de pharmacie, Rabat, Maroc ; 3. Service de réanimation chirurgicale, hôpital Avicenne, Rabat, Maroc ; 4 : Service de néonatologie, hôpital d enfant, Rabat, Maroc ; 5 : Service des urgences médicales hospitalières, hôpital Avicenne, Rabat, Maroc Introduction : Il s agit de la première étude de prévalence des infections nosocomiales (IN) qui a touché tout les établissements du centre hospitalier universitaire (CHU) Ibn Sina de Rabat. Les objectifs étaient de mesurer la prévalence des IN dans cette structure et de déterminer les agents infectieux les plus incriminés ainsi que les facteurs de risque associés. Méthodes : C était une enquête de prévalence «un jour donné», menée en janvier 2010 dans huit hôpitaux du CHU Ibn Sina de Rabat et qui a intéressé tout les patients hospitalisé pendant au moins 48 heure. Vingt sept enquêteurs préalablement formés ont renseigné un questionnaire standardise au lit du patient à partir des dossiers médicaux, des dossiers de soins infirmiers et des résultats de laboratoire. Résultats : L enquête a porté sur 1195 patients, soit une occupation de 51 %. Un patient sur quatre a séjourné plus de 20 jours et un patient sur trois était sous traitement antibiotique. La prévalence des IN était de 10,3 %. La réanimation était la plus touchés (34,5 %) et l infections urinaires était le site infectieux le plus fréquent (35%). Nous avons pu documenter 61 % des IN et le staphylocoque était le germe le plus isolé : 18,7 % des cas suivis par l Escherichia coli et le Kliebsiella : 14,7 % chacun. Le staphylocoque était methicillino-résistant dans 50% et l Escherichia coli était résistant aux fluoroquinolones dans environ 27% des cas et à l association amoxicilline-acide clavulanique dans plus de 36% des cas. L analyse multivariée en régression logistique nous a indiqué que la survenue d IN était associée de façon statistiquement significative avec : l âge avancé (OR= 2,44 p=0,026), la durée de séjour longue (OR=8,16 p<0,001), la présence de comorbidité (OR=2,02 p=0,007), le cathétérisme vasculaire (OR=1,75 p=0,046), le sondage urinaire (OR=9,82 p<0,001) et la prescription d antibiotiques (OR=5,72 p<0,001). Conclusion : En définitive, la prévalence des IN était élevée dans le CHU Ibn Sina de Rabat. Nous pensons que les actions de surveillance et de prévention future devront être axées sur les patients à long durée de séjour et ceux avec procédures invasives. Sur le plan institutionnel, il serait urgent d instaurer des programmes de prévention des IN et voir même une stratégie nationale dans ce sens. Mots-clés : infections nosocomiales, prévalence, Maroc C5-2 Impact du contrôle et de la prévention des infections associées aux soins en unité des soins intensifs : bilan de 3 années ( ) Amhis W,Tirchi H, Laifa N Unité d Hygiène hospitalière, Hôpital Bologhine, Algérie Introduction : Les services de réanimation et les unités de soins intensifs sont des services classés par l OMS en zone protégées, et de niveau III de protection selon le guide de bionettoyage du Réanis. En effet, les patients hospitalisés dans ces services, sont souvent porteurs de facteurs de risque tels qu immunodépression, néoplasie, diabète, hypertension et nécessitent pour leur réanimation des techniques de soins invasives, points de départ des infections nosocomiales. Il est donc fondamental pour toute structure hospitalière d adopter une stratégie pour réduire le taux d infection nosocomiale, ce qui permettra de réduire le coût des soins dans ces services. L objectif de notre étude était d évaluer l impact du contrôle et de la prévention des IAS au niveau de l unité de soins intensifs. Méthodes : Après la création de l unité opérationnelle d hygiène hospitalière (UHH) au sein de notre établissement, en Mai 2007, un plan d action a été tracé pour lutter contre les infections nosocomiales dans les services d hospitalisation et en particulier dans l unité de soins intensifs : (1) une surveillance continue (étude d Incidence) des infections nosocomiales ; (2) un cours a été organisé sur les stratégies globales en hygiène hospitalière et adressé au personnel paramédical en 2008,2009, et 2010 ; (3) un audit sur la gestion et les procédures au niveau de l unité des soins intensifs à été effectué en juin

18 Résultats : Les différentes mesures prises ont permis : (1) une diminution du taux d Infection nosocomiale en 3 ans passant de 37.20% en 2008, à 25.33% en 2009 ; (2) on a observé une augmentation des Entérobactéries qui sont passées de 30 à 37%, elles sont témoins d infections croisées et d une mauvaise hygiène des mains ; (3) une diminution nette de Pseudomonas aeruginosa, témoin d un meilleur usage des antibiotiques, en effet l antibiothérapie est discutée pour tous les cas par les réanimateurs, microbiologistes et infectiologues ; (4) l audit a révélé des insuffisances quand aux ressources humaines et moyens matériels. Tous ces points ont été pris en charge par l administration. Conclusion : Si la surveillance continue et la prévention ont permis la réduction du taux globale d infection nosocomiale, beaucoup de travail reste à faire quand à la formation et la sensibilisation du personnel soignant sur l hygiène des mains et de l environnement afin de lutter efficacement contre les infections à transmission croisée. Ce travail a montré également que plus que tout, l organisation d un service de réanimation ou une unité de soins intensifs est fondamentale. Par ailleurs la surveillance des Infections Nosocomiales, des BMR, les audits, le retour de l information par l UHH et la communication sont des éléments essentielles pour une stratégie efficace de lutte contre les infections nosocomiales Mots clés : Infection nosocomiale, contrôle, prévention C5-3 Incidence des infections du site opératoire et l usage des antibiotiques dans les services de chirurgie au CHU Bab-el-oued durant l année 2008 Djoudi FZ, Ferrah Z, Hamchaoui F Service d épidémiologie et de médecine préventive, Chu de Bab-el-oued, Alger, Algérie Introduction : La surveillance continue des infections du site opératoire (ISO) est l une des priorités de la lutte contre les infections nosocomiales, vu leur fréquence, leur gravité et le coût de leur traitement. L usage abusif des antibiotiques (ATB) augmente «la pression de sélection» des bactéries de plus en plus résistantes à des ATB de plus en plus puissants (BMR). Problème de santé majeur à l échelle mondiale mettant en péril la capacité de traiter certaines maladies du fait de l innovation pharmaceutique de plus en plus rare ; incidence économiques et sociales non négligeables. Les objectifs de notre étude était : (1) d estimer l'incidence des ISO pour le CHU de bab-el-oued et pour chaque service ; (2) d évaluer l usage et les modalités de prescription des ATB dans les services de chirurgie ; (3) de participer à l'élaboration d'une stratégie de lutte basée sur l'amélioration des attitudes, des pratiques et de la qualité de soins. Méthodes : Une surveillance des ISO incluant les six services de chirurgie du CHU Bab-el-oued a été réalisée en Il s'agit d'une étude longitudinale à visée descriptive et analytique. Les définitions utilisées sont celles du CDC d'atlanta qui sont basées sur des critères essentiellement cliniques. La saisie et l analyse des données ont été réalisées sur le logiciel EPI INFO 6. Résultats : Sur les 2707 malades opérés, on a observé 264 infections de site opératoire, soit une incidence de 9,8 % qui correspond à une ISO pour 10 patients. Le taux d ISO chez les femmes était de 11.4 % alors qu elle était de 6,6 % chez les hommes (p<0,0001). Selon les services, les fréquences des ISO variaient de 4,7 % à 11,2 %. L antibioprophylaxie se confond avec l antibiothérapie. La posologie et le rythme d administration étaient nonconformes dans 73% des cas. Conclusion : Les infections nosocomiales constituent aujourd'hui l'une des préoccupations prioritaires dans nos hôpitaux par leurs fréquences et leurs gravités. La prévention des ISO reposent sur un meilleur respect des précautions d hygiène au cours des procédures de soins et une utilisation rationnelle et efficace des antibiotiques. C5-4 Transmission nosocomiale des virus hépatotropes B et C en milieu de soins dentaires El Moumou L 1, Riyad M 2, Lahsoune M 1, Gaougaou N 1, Fellah H 1 1Laboratoire d'immunologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie Casablanca. 2 Laboratoire de parasitologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie Casablanca. Introduction : Les hépatites virales constituent un problème de santé public dans le monde. En pratique dentaire aussi bien les personnels que les patients sont exposés à un risque de transmission nosocomiale des virus hépatotropes présents dans le sang et dans la salive du fait de la fréquence élevée de soins sanglants et de l utilisation d instruments tranchants. Le but de cette étude était d évaluer le risque de transmission nosocomiale du VHB et du VHC en milieu de soins dentaires par la réalisation d une enquête d incidence. Méthodes : Il s agit d une étude prospective réalisée sur une période d une année auprès de 4 centres de soins dentaires, il s agit de : L hôpital militaire d instruction Mohamed V de Rabat, l hôpital militaire d instruction Avicenne de Marrakech, l hôpital militaire d instruction Moulay Ismail de Meknès et le centre de soin et de traitement dentaire de la faculté de médecine dentaire de Casablanca. Des fiches de renseignement sur les facteurs de risque individuels ont été remplis pour tous les participants (Antécédents d hépatopathies, soins dentaires, antécédents chirurgicaux, transfusions, injections ). Des tests sérologiques pour la recherche des marqueurs des hépatites virales B et C (Ag HBs, Ac anti HBc et Ac anti VHC) ont été effectués avec un contrôle après 3 et 6 mois. Une recherche du génome virale a été réalisée chez les patients positifs en anti VHC, ainsi qu une mesure de la charge virale chez les patients virémiques. 16

19 Résultats : La prévalence de l Ag HBs et des Ac anti VHC chez les patients était de 1,44% pour chacun de ces marqueurs. Des Ac anti HBc isolés ont été retrouvés chez 43,75% des sujets. Le facteur de risque le plus répandu dans cette échantillon est les soins dentaires sanglants, noté chez 82% des individus, et 36,3% d entre eux ont déjà subit au moins un soin dentaire chez un praticien illégal. Aucun nouveau cas de positivité de l Ag HBs ou de séroconversion des Ac anti VHC n a été révélé, néanmoins des cas de séroconversion des Ac anti HBc ont été noté avec une incidence de 3,6% sur 6 mois. Conclusion : Il apparait à travers ces résultats que les soins dentaires constituent un facteur de risque de transmission des virus des hépatites B et C, d où la nécessité du respect des précautions d hygiène universelles par le personnel en milieu dentaire. Mots clés : virus des hépatites B et C; transmission nosocomiale ; milieu dentaire C5-5 Fréquence des accidents d exposition au sang chez les étudiants en médecine à Marrakech Adarmouch L, Sebbani M, Mouwafaq S, Amine M Laboratoire d épidémiologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie et CHU Mohammed VI, Marrakech, Maroc Introduction : Les étudiants en médecine constituent une population à risque d accidents d exposition au sang (AES) dès le début de leurs stages hospitaliers. Ce travail avait pour objectif de calculer la fréquence des AES survenus chez les étudiants du deuxième cycle des études médicales ainsi que la conduite adoptée dans ces situations. Méthodes : Enquête transversale exhaustive à visée descriptive réalisée entre décembre 2009 et février Un questionnaire auto-administré a été rempli par 229 étudiants de deuxième cycle des études médicales à la faculté de médecine de Marrakech. Les données collectées ont concerné les antécédents d AES, leurs types et circonstances de survenue, ainsi que la conduite à tenir immédiate. L analyse des données a été effectuée à l aide du logiciel Epi Info 6. Résultats : Les étudiants enquêtés avaient présenté un antécédent d AES dans 47.6% des cas avec un intervalle de confiance à 95% de [41,0 ; 54,1] ; Cette proportion était de 37,8% chez les étudiants de 3ème année, de 50% chez ceux de 4ème année et de 69,8% chez ceux de 5ème année (p<0.001). Les mécanismes les plus fréquents étaient la projection de sang sur la peau et la piqûre par une aiguille. Les circonstances de survenue étaient principalement représentées par la réalisation d une injection (50.5%) ou de suture (38.5%) suivies par la prise de voie veineuse ou la réalisation de prélèvement. Ces accidents ont été rarement déclarés (10 cas), et ce essentiellement en raison de la méconnaissance des procédures. Conclusion : Ces résultats attirent l attention vers un groupe à risque souvent ignoré et soulignent l intérêt d une formation ciblée et adaptée. C5-6 Corrélation entre la canalisation de l hôpital et les Infections nosocomiales liées à la qualité de l eau sanitaire. Poitier A Associations CAPRIS, GIRPI, Harfleur, France Devant les risques encourus par la prolifération des bactéries Légionella et Pseudomonas dans les réseaux d eaux sanitaires des établissements de soins, les hygiénistes et les CLIN se mobilisent pour réduire voir supprimer les risques d Infections Nosocomiales. La méconnaissance des paramètres de ce sujet, des causes et des moyens de prévention peuvent en effet générer nombre d'erreurs aux conséquences fâcheuses. La mise en examen de l Assistance Public des Hôpitaux de Paris suite à l épidémie légionellose de Pompidou liée à l utiliser de canalisations en acier galvanisé souligne les responsabilités du maître d ouvrage. A travers le monde, il existe de nombreuses réglementations qui limitent la présence de bactéries pathogènes dans les réseaux intérieurs d eau chaude et Froide et des guides de bonnes pratiques. Par exemple le guide 2006 de l Organisation Mondiale de la santé «Health aspects of Plumbing» met en évidence le lien qui doit exister entre les hygiénistes et les services techniques de l hôpital. Le risque zéro n existe pas, mais il est possible d agir pour limiter les facteurs aggravants. Pour mémoire, ceux-ci ont été présentés dans le guide technique de l eau dans les établissements de santé élaboré sous l égide du Ministère de la Santé Français : (1) eaux stagnantes ou vitesses insuffisantes ; (2) bras morts ; (3) températures d eaux froides ou d eaux chaudes non maîtrisées ; (4) dépôts et concentrations de tartre ; (5) boues et sédiments dus à la corrosion ; (6) concentration, même basse, de certains métaux tels que fer, zinc ; (7) mauvais entretien Si certains de ces paramètres sont directement liés à la conception du réseau, il est également important de lutter contre le tartre et la corrosion qui non seulement favorisent le développement des légionelles, mais en plus, rendent quasiment inefficaces les traitements bactéricides. Effectivement, les traitements préventifs ou curatifs pour tenter de limiter le biofilm (dans lequel se développent les bactéries) sont souvent nécessaires : chocs thermiques, traitements chimiques comme peroxyde d Hydrogène, Dioxyde de chlore en continue, chocs chloré. Pour la pérennité des installations, il importe donc de choisir des canalisations compatibles avec ces traitements. Des études scientifiques menées à partir de méthode harmonisée (Biomass 17

20 Production Potentiel Enhancement of Microbial Growth) permettent d évaluer les propriétés de promotion de la croissance microbienne des matériaux. Elle repose sur le dosage ATP (Adénosine Tri-Phosphate) microbien. Les résultats des laboratoires Kiwa et du Centre de Recherche et de Contrôle des Eaux de Paris, basés sur cette méthode démontrent que les matériaux ne sont pas égaux pour le développent du Biofilm. Par exemple, le matériau de synthèse CPVC - HTA donne de bons résultats à différentes températures. Le bon choix des canalisations, compatibles avec les traitements doit être associé avec une bonne conception des réseaux et un bon entretien afin de limiter considérablement tous les facteurs aggravants de proliférations des bactéries pour une prévention des risques infectieux liés à l environnement. C5-7 Contrôle de la qualité de l air aux blocs opératoires : étude réalisée au CHU Sahloul, Sousse, 2009 Latiri H, Khéfacha S, Jaidane N, Ben Rejeb M, Nouira A, Chelbi MS, Guesmi M, Weslati R, Kermani A, Dhidah L Service d hygiène hospitalière, Chu Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : Les Infections du Site Opératoire (ISO) sont fréquentes et multifactorielles impliquant le patient, l acte chirurgical et l environnement. Le rôle de l air est surtout étudié en cas d épidémies d aspergillose invasive chez des immunodéprimés et d ISO en chirurgie orthopédique prothétique. La qualité de l air au bloc opératoire est un élément majeur dont les principes doivent être scrupuleusement respectés dans toute lutte contre les ISO en empêchant l introduction et la stagnation de particules transportant des germes. Méthodes : il s agit de décrire la qualité de l air dans les blocs opératoires par des analyses microbiologiques et physiques. Tous les blocs opératoires ont été concernés sauf le bloc opératoire des urgences. Un plan d échantillonnage selon, les recommandations de l ASPEC, a été suivi. Résultats : 1. Analyses microbiologiques : - blocs classés zone 4 : niveau d action dépassé, - blocs classés zone 3 : - niveau d action (ASPEC) respecté, - niveaux cible et d alerte dépassés. -flore mycologique : plusieurs espèces avec prédominance d Aspergillus. 2. Contrôle physique : - conformité de la température dans les salles d opération, - degré d humidité et gradient de pression hors norme. Conclusion : Les analyses effectuées pour décrire la qualité microbiologique et physique de l air aux blocs opératoires témoignent d un dysfonctionnement certain du système de traitement de l air à l hôpital. Ce constat aurait pu être plus objectivé par une étude de la fréquence des ISO, pendant la même période. Toutefois, la corrélation entre l aérobiocontamination et l ISO est difficile à établir du fait du caractère multifactorielle de ces infections. C5-8 «QUIZZOBLOK», Support interactif d autoformation Jeblaoui K 1, Mourlan C 2 et l ensemble du groupe de travail FELIN Sud Réunion 3 1. Groupe Hospitalier Sud Réunion, Réunion, France ; 2. ARLIN Réunion-Mayotte, Réunion, France ; 3. Hygiénistes et référents du Groupe Hospitalier Sud Réunion, de la Clinique Durieux et de l ARLIN Réunio- Mayotte, Réunion, France Introduction : Les observations fréquentes de dérives de comportement des personnels de bloc opératoire, malgré les efforts continus des équipes d hygiène, ont amené le groupe de travail des établissements du sud de l île de la Réunion à créer un outil innovant pour l amélioration de ces pratiques. Notre objectif est de sensibiliser les professionnels à l observance de règles qu ils connaissent le plus souvent mais dont ils ont oublié l utilité et l importance. Méthodes : Nous avons souhaité une présentation ludique, agréable sur support CD que chaque professionnel peut consulter à ses heures. S inspirant des tests type «code de la route» nous avons construit un quizz autour de différents thèmes : le respect des douanes et l aérocontamination en salle, tenue au bloc opératoire, les AES, le stockage du matériel propre, la prise en charge du matériel et des instruments souillés, la gestion des déchets, le bionettoyage, facteurs de risque d ISO et score NNIS, l antisepsie cutanée, médicaments en anesthésie, la préparation de la table d instruments et le drapage. L illustration de chaque thème abordé est variable, toujours visuelle, souvent sonore et parfois humoristique. Après chaque question, une fois le choix validé, la bonne réponse argumentée est présentée. Résultats : Le nombre total de questions est de 18. Certaines s adressent à l ensemble des professionnels du bloc opératoire, d autres sont spécifiques à une activité. Nous avons ainsi défini 3 profils : chirurgiens et IBODE, anesthésistes et IADE, aide soignant, avec pour chacun 11 à 16 questions. Les réponses sont cotées et le joueur se voit attribuer un score en fin de «partie». Ce projet est le fruit d un travail préparatoire de plus d un an d une dizaine d hygiénistes dont 2 IBODE, avec l appui de 2 enseignants des écoles d IBODE et d IADE. Il est en partie 18

21 financé par l ANFH Réunion. Le support a été réalisé par une équipe technique associative, Regard Réunion, qui a contribué aux qualités pédagogiques et nous permet d être titulaire des droits de diffusion. Conclusion : L appropriation de cet outil par les professionnels devrait permettre une remise en question des comportements de chacun au sein du bloc opératoire et la mise en place d une dynamique de changement d attitude sans intervention de contrôle externe, gage d une efficacité mais surtout d une durabilité supérieure. Mots-clés : Quizz, formation, bloc opératoire 19

22 Résumés des communications affichées 20

23 Session 1 «Coût des infections associées aux soins au Maghreb» P1-1 Le coût induit par les infections nosocomiales : étude d un cas au service d Anesthésie et Réanimation chirurgicale du CHU Ibn Rochd de Casablanca Aboumerouane N, Bensalah M, Haddad W, Cherkab R, Idali B, Barrou L Service d Anesthésie et de Réanimation chirurgicale, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Introduction : Les infections nosocomiales entraînent un surcoût financier important, aux budgets de la santé essentiellement due à un allongement de la durée d hospitalisation, au traitement anti-infectieux et aux examens de laboratoire nécessaires au diagnostic et à la surveillance de l'infection. Méthodes : Nous avons essayé de calculer ce coût directe de l infection nosocomiale à travers le cas clinique d un patient hospitalisé au service d Anesthésie et Réanimation chirurgicale 17 du CHU Ibn Rochd à Casablanca pour traumatisme crânien grave pendant une durée de 32 jours,au cours de laquelle il a été traité pour 2 épisodes d infections nosocomiales. Résultats : Le coût journalier de la première infection était de 500 Dh/jour pour une durée de 10 jours et celui de 2 ème infection de 1400Dh/jour pour un durée de 15 jours. Conclusion : Les surcoûts attribuables aux IN ont été évalués à de nombreuses reprises dans la littérature, mais avec des champs d'investigation et des méthodes variables. Même s'il est difficile de compiler l'ensemble des résultats, il ressort que les surcoûts varient suivant le type d'in, le type de germe, le site de l'infection, le type d'unité d'hospitalisation, les facteurs de risque dont est atteint le patient, et la pathologie sous-jacente. Les mesures de prévention des infections nosocomiales présentent donc un rapport coût/bénéfice favorable. P1-2 Le coût de la non qualité en santé : cas des infections nosocomiales dans un service d ORL de référence de 3 ème niveau à l Institut Salah Azaiez de Tunis Azzouz L 1, Ladjimi R 1, Maatalah L 2, Thabet H 3, Boughrara M 3, el-ayeb P 4 1. Direction Général des Structures Sanitaires Publiques, Ministère De La Santé Publique, Tunis, Tunisie ; 2. Médecin de santé publique ; 3. Institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie ; 4. Centre informatique, Ministère De La Santé Publique, Tunis, Tunisie Introduction : Les bouleversements importants qui ont secoué l'économie mondiale n'ont pas épargné le secteur de la santé, ce dernier est désormais soumis au dictat du couple globalisation / mondialisation suscitant une concurrence impitoyable entre les secteurs public et privé et entraînant des contraintes au niveau de l'optimisation et la rationalisation de l'allocation des ressources conjuguées à une augmentation des dépenses de soins, ce qui demande une réorganisation du nouveau contexte. A cet égard une démarche qualitative peut elle constituer un outil de régulation du système sanitaire, une dimension de la performance, une panacée autant de questions qui nécessitent que l'on s'y interroge. Cette étude se limitera à la présentation du "coût de la non qualité dû aux infections nosocomiales dans un service d ORL de référence de 3 ème niveau à l Institut SALAH AZAIEZ de carcinologie. Les aspects médico-économiques des infections nosocomiales sont soulignés par de nombreux auteurs et responsables de programmes de lutte contre les infections. Parmi les infections nosocomiales, celles survenues en postopératoire sont les plus fréquentes et seraient très coûteuses en termes de durée d hospitalisation et de coûts médicaux. Méthodes : Dans cette étude sera envisagée une revue des données spécifiques aux infections nosocomiales postopératoires dans un service d ORL universitaire. La méthodologie adoptée est une comparaison rétrospective entre cas infectés et témoins non infectés appariés aux cas (étude cas-témoins) sur un ensemble de critères cliniques. Résultats : Une estimation des coûts des infections nosocomiales et une présentation du rapport coût/efficacité qu induirait la mise en place d un programme de prévention de ces infections. Conclusion : Le surcoût dû au prolongement de la durée de séjour et leur impact budgétaire. L impact socioéconomique en termes de journée d arrêt de travail. L impact psychologie s agissant d un service ORL d institut spécialisé en carcinologie. P1-3 Les infections associées aux soins au service de chirurgie de l hôpital régional de Benguerdane : Epidémiologie et coût Doukali H, Farhati H, Boubtane M, Trabelsi A 21

24 Hôpital régional de Benguerdane, Benguerdane Introduction : Les infections associées aux soins (IAS) représentent un problème de santé publique en raison de leur morbidité et mortalité ainsi que leurs surcoûts hospitaliers. Méthodes : Nous avons mené une étude rétrospective à l hôpital Régional de Benguerdane au service de chirurgie portant sur 62 dossiers. Résultats : huit cas d IAS ont été enregistrés, soit une incidence de 12%. Pour le coût, nous avons trouvé une prolongation de durée de séjour hospitalier des sujets infectés par rapport aux non infectés : avec augmentation des dépenses hospitalières : diagnostic:/ - Radiologie bilan biologique. Traitement : augmentations de la consommation d antibiotiques. Conclusion : Une stratégie de lutte contre les IAS et ceci par une prévention en pré, per et post opératoire sera Plus rentable et moins coûteuse pour l hôpital, et permet d économiser les dépenses hospitalières. P1-4 Evaluation de l impact des infections du site opératoire en chirurgie digestive sur les ressources de soins Guerchani MK 1, Benmami S 1, Allam N 1, Berkane N 1, Hached N 1, Smail N 1, Bensafar SA 2, Benhabyles B 1 1. Service d épidémiologie et médecine préventive, CHU Mustapha Bacha, Alger, Algérie ; 2. service de chirurgie générale B, CHU Mustapha Bacha, Alger, Algérie Introduction : Les infections du site opératoire (ISO) constituent un problème de santé majeur dans nos hôpitaux. En 2005, l incidence des ISO en chirurgie digestive dans notre CHU a été estimée à 14,6%. Nous avons voulu évaluer l impact de ces ISO sur la durée de séjour postopératoire, le coût d antibiotiques prescrits en postopératoire et le risque de réinterventions Méthodes : A partir des données de l'enquête de surveillance des ISO en chirurgie digestive réalisée en 2005, nous avons extrait les données relatives à la durée de séjour postopératoire puis nous avons complété les donnée relatives à la consommation des antibiotiques et de réintervention à partir d une revue des dossiers des patients inclus. Nous avons appliqué comme coût des antibiotiques les prix fournis par la pharmacie du CHU. A l aide du logiciel R nous avons effectué une comparaison entre ISO et Non ISO par le test de Wilcoxon (variable quantitative) ou du test de khi2 (variable qualitative). Les covariables significatives (p<5%) ont été retenues pour analyse multivarie par méthodes de régression linéaire et logistique multiple. Résultats : L ISO multiplie par 3 (p<10-4 ) la durée du séjour postopératoire et par 4 (p<10-4 ) le coût des antibiotiques prescrits en postopératoire lorsqu elle survient avant la sortie et multiplie par 29 (p<10-3 ) le risque de réintervention. En moyenne, la durée de séjour et le coût additionnels ont été estimés respectivement à 5.5 jours et 2100 DA environ par ISO. Au total, les ISO étaient responsable de 14% des journées d hospitalisation en postopératoire et de 34% du coût des antibiotiques prescrit en postopératoire. Conclusion : La prise en charge des ISO nécessite la mobilisation de nombreuses ressources qui pèsent sur le budget de l'hôpital. Dans ce contexte, leur prévention n est pas seulement une obligation médicale, mais est également un impératif économique. P1-5 Le coût de l infection nosocomiale aux services de réanimation : étude réalisée au CHU Sahloul, Sousse (Tunisie), 2010 Naija N 2, Nouira A 1, Ben Rejeb M 1, Jaidane N 1, Elghardallou M 1, Ben Aicha I 1, Chaouch S 1, Bouallègue O 4, Latiri H 1, Khefacha S 1, Said R 2, Hmouda H 3, Boujaâffar N 4, Dhidah L 1 1. Service d Hygiène Hospitalière, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie ; 2. Service d anesthésie réanimation, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie ; Service de réanimation médicale, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie ; Laboratoire de microbiologie, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : Le surcoût engendré par les infections nosocomiales est un élément majeur de décision pour la mise en œuvre d une politique de prévention. L objet de l étude est d estimer le coût des infections survenues dans les services de réanimation. Méthodes : Il s agit d une étude cas-témoins intéressant deux groupes de patients hospitalisés durant une période de trois mois, juillet-septembre Les cas d infection (critère du CDC d Atlanta) étaient identifiés lors de l enquête d incidence dans les services de réanimation. Les témoins sont sélectionnés parmi les patients non infectés. L appariement aux cas est basé sur des paramètres relatifs à des caractéristiques intrinsèques et des caractéristiques extrinsèques. Pour les infections du site opératoire, le score ASA et la classification d Altemeier sont pris en compte. Les données sont colletées à partir des dossiers médicaux, des feuilles de surveillance, de l entrevue avec les soignants, des fiches pharmaceutiques et des dossiers administratifs (factures de paiement). Le calcul des coûts a considéré : l allongement de la durée de séjour chez les cas par rapport aux témoins (coût forfaitaire d une journée d hospitalisation fixé par l hôpital selon les spécialités) ; les coûts des antibiotiques consommés pour le traitement de l infection ; les coûts des examens complémentaires réalisés pour le diagnostic et le suivi des infections chez les cas. Résultats : en cours. 22

25 P1-6 Etude de coût : Linge stérile au Bloc Opératoire A Saidi, Amara MM, El Hédfi I Hôpital Régional Tozeur, Tozeur, Tunisie Actuellement il ne suffit pas pour une équipe de santé de fournir un service de santé «qui guérie» uniquement, mais il faut penser à le fournir au moindre coût aussi bien économique qu en terme de risques. Pour parvenir à concilier ces impératifs quelquefois contradictoires, le dirigeant de l établissement de santé doit s organiser, s entendre avec la communauté médicale et soignante pour rationaliser et simplifier les activités logistiques qui accompagne la démarche de soins. Du choix des équipements et consommables médicaux aux activités de restauration, de blanchisserie et de stérilisation, le responsable d établissement de santé cherche à concilier sécurité des organisations et efficacité économique. Une des questions courantes est le choix entre linge tissé traité en interne et linge stérile non tissé et à usage unique pour servir entant que barrière hygiénique entre le professionnel de santé et le patient au bloc opératoire. C est une question aussi bien économique en terme de comparaison de coût entre les deux choix et technique en terme de comparaison du degré de risque d infection nosocomiale. Une étude rétrospective de simulation de coût ayant comme objectif la comparaison entre l utilisation de linge stérile tissé ou non a eu lieu au bloc opératoire à l Hôpital régional de Tozeur pour l année 2009 a montré que le coût financier est plus élevé lorsqu on utilise le linge à usage unique. Malgré que ce genre d étude n est pas fréquente dans nos établissements mais on a eu la possibilité de se référer à d autres études étrangères, pour confirmer qu a partir d un seuil donné des quantités de linge qu on a besoin au bloc opératoire le coût financier du linge tissé et traité en interne devient moins chère que celui de l usage unique. Une fois identifiée ce seuil il devient très utiles de répondre à la question suivante : est ce qu il est opportun pour l établissement à opter à l utilisation du linge stérile à usage unique dans la mesure où son coût financier supplémentaire à celui du tissé sera récompensé en terme de gain en diminution du risque d infections nosocomiales? 23

26 Session 2 «L organisation de la lutte contre les infections associées aux soins» P2-1 Evaluation de l application des procédures et protocoles en hygiène hospitalière Breack P Toulouse, France Introduction : Le travail consiste à présenter une base de données permettant d évaluer le niveau d application des procédures et protocoles. Cette démarche concerne d autres domaines mais s applique particulièrement bien à l hygiène hospitalière. La mise au point de cette base de données a impliqué 20 personnes, médecins, chirurgiens, personnel et cadres soignants, directeurs, responsables techniques pendant 7 ans. Ce travail a été présenté partiellement dans un ouvrage publié en 1996 aux éditions Hermann à Paris sous le titre Hygiène et qualité hospitalières. Il n a cessé d évoluer depuis. Méthodes : L exposé déroule la méthodologie de mise au point des questionnaires, présente leur utilisation et s appuie sur des exemples concrets. Sont pris en compte, bloc opératoire, stérilisation centrale, unités de soins, hôtellerie, logistique. La méthode consiste à observer les comportements et à les évaluer sur la base d une grille détaillée établie à partir des procédures et protocoles correspondant aux bonnes pratiques professionnelles. Des variantes peuvent exister d un établissement ou d un service à l autre mais les principes sont invariables. L évaluation doit fournir des informations concrètes, précises, fiables, objectives, exploitables immédiatement. Elle est également évolutive. Il est souhaitable que l évaluation soit gérée en interne dans l établissement. Les résultats sont centralisés afin de mesurer leur évolution et constituer une base pour définir des actions de formation ciblées. Résultats : L exposé présente des exemples obtenus au sein d établissements, leur exploitation et les enseignements qui en ont été tirés. Cette démarche produit un grand nombre d informations utiles, présentées sous forme de graphiques et de recommandations qui permettent aux cadres de gérer les besoins de leurs équipes. Conclusion : L'évaluation doit être basée sur des critères objectifs validés par des professionnels. Ces critères doivent exprimer un niveau d'exigence rigoureux mais réaliste. Elle doit enfin être gérée en interne. La démarche d'évaluation doit être un outil de progrès adapté à chacun, doit sécuriser les médecins et responsables par une meilleure connaissance du fonctionnement de l'établissement. Elle doit mettre en évidence les besoins objectifs d investissement. P2-2 Al Moristan Cherif D Tunisie Al Moristan ou le bîmâristân est l une des principales réalisations de la médecine arabo-musulmane au moyen âge. Les médecins arabo-musulmans ont été les pionniers dans : l organisation des services hospitaliers ; la création du Dossier Médical pour les malades ; la création des centres hospitalo-universitaires ; l instauration d un diplôme pour l exercice de la médecine. Nous relatons dans ce travail l origine et l historique des bîmâristâns dans le monde médical arabo-musulman, en présentant leurs modalités de fonctionnement et de gestion ainsi que leurs caractéristiques architecturales. P2-3 Réglementation tunisienne en hygiène et sécurité des soins Frigui N Direction régionale de santé publique, Mahdia, Tunisie Introduction : En Tunisie beaucoup d actions et de projets nationaux d amélioration des conditions d hygiène et de sécurité des soins ont été élaborés. L arsenal réglementaire dans ce cadre est important. Le but de notre travail est de faire une revue des textes réglementaires en hygiène hospitalière et de tirer des référentiels en la matière. Méthodes : Il s agit d une revue des textes réglementaires tunisiens (lois, décrets, circulaires) issues du Ministère de la Santé Publique. 24

27 Résultats : Nous avons recensé 40 textes réglementaires d hygiène et de sécurité des soins. Les circulaires et les notes étaient majoritaires. Des rares cas de textes intégrés dans un programme d action ont été notés. Ces textes étaient divisés en 16 chapitres selon le thème (Organisation de la lutte contre les infections associées aux soins, hygiène des mains, gestion des déchets d activité des soins.) Conclusion : En Tunisie à défaut d un texte général, il existe un foisonnement de dispositions disparates concernant l hygiène hospitalière dans plusieurs textes sans réel référentiel légal. Par contre le passage en revue de la législation française montre une évolution visible (obligation, organisation et soutien de l infrastructure organisée). Pour répondre aux besoins et combler les manques en matière d hygiène et de sécurité des soins, des textes réglementaires accompagnants les programmes et les plans d actions doivent être élaborés. Mots-clés : réglementation, hygiène, soins P2-4 Place du référent en hygiène dans les déterminants du changement du comportement en hygiène hospitalière chez le personnel soignant Hélali R, Hadj Béchir H, Riadh Z, Njah M Service d hygiène hospitalière, Chu Farhat Hached, Sousse, Tunisie Introduction : Le changement du comportement (CC) est un ensemble d action, d activité et d opération qui conduit au passage d un état à un autre plus satisfaisant. En hygiène hospitalière c est l adoption des nouvelles recommandations de bonnes pratiques par les soignants. L objectif de notre étude était de déterminer les différents facteurs influençant le CC des soignants à travers le rôle du référent hygiène. Méthodes : Etude élaborée en Mars 2008 à l aide d un questionnaire anonyme, auprès d un échantillon de 60 cadres paramédicaux réparti sur les différents services hospitaliers du CHU F. Hached de Sousse, Tunisie. Résultats : La place du CC dans la promotion de l hygiène hospitalière est jugée très utile par 57% du personnel. 91 % conçoivent que le référent hygiène joue un rôle important dans le CC. Le point de départ dans le CC est basé sur la formation (68%) ou la présentation d un modèle réussit (35%). Les facteurs de réussite du CC sont la formation, l information et la sensibilisation mais aussi l évaluation des pratiques professionnelles (39%), autant de facteurs liés aux missions du référent hygiène. Les obstacles au CC rapportés sont la faible perception de la priorité du thème d hygiène par rapport aux autres activités et la demande d une remise en cause personnelle. La confusion du thème d hygiène à des problèmes d ordre économique est une barrière non négligeable. La facilité du CC est tributaire de l ancienneté professionnelle et de la catégorie professionnelle d après 53% des répondants. En considérant un problème d hygiène préoccupant, 57% affirment leur échec de changer le comportement du personnel. Ceci est attribué aux mauvaises habitudes. Conclusion : La promotion de l hygiène hospitalière se base sur le CC des soignants. Ceci doit se traduire par une vraie dynamique de formation, de communication et d incitation qui peut être facilité par la mise en place d un réseau référents hygiène. P2-5 Célébration de la première journée nationale de promotion de l hygiène des mains en milieu de soins en Tunisie : une nouvelle opportunité pour une sensibilisation massive à l hygiène des mains Khayèche F 1, Kammoun H 2 Badri K 3, Ayadi S 1, Mezni R 2, Bouhouch W 3, Nédhif M 3, Hamza R 2 1. Service Régional d Hygiène du Milieu de Monastir, Monastir, Tunisie ; 2. Service Régional d Hygiène du Milieu de Bizerte, Bizerte, Tunisie ; 3. Direction de l Hygiène du Milieu et de la Protection de l Environnement, Ministère de la Santé Publique, Tunis, Tunisie Beaucoup d efforts ont été déployés en Tunisie depuis le début des années 2000 dans le cadre de la formation et de la sensibilisation à l hygiène des mains en milieu de soins. La célébration pour la première fois en 2010 de la journée mondiale d hygiène des mains nous a offert une nouvelle opportunité pour une sensibilisation massive à l hygiène des mains. C est ainsi qu une manifestation nationale a eu lieu à Monastir le 5 Mai 2010, suivie de manifestations à l échelle régionale au courant du mois de Mai 2010 et de manifestations à l échelle des établissements hospitaliers et des circonscriptions sanitaires en Juin De telles manifestations ont permis de rappeler aux soignants encore une fois l importance et la place de l hygiène des mains dans la lutte et la prévention des infections associées aux soins. De nouveaux supports éducatifs et de formation conçus dans le cadre de la deuxième phase du programme national de promotion de l hygiène des mains ont été diffusés à l occasion de la célébration de cette journée. Nous rapportons dans ce poster l expérience ainsi vécue en rappelant le cadre dans lequel elle s inscrit et précisant les objectifs d une telle action et les modalités de son déroulement. Nous appelons en guise de conclusion à la célébration annuelle de cette journée dans le futur comme le préconise l OMS dans le cade du défi mondial A bonne hygiène, bons soins, d autant que la Tunisie est actuellement membre du réseau CleanHandsNet. 25

28 P2-6 Elaboration d un document de traçabilité «carnet sanitaire de l air» pour le suivi de la qualité de l air des blocs opératoires du CHU Sahloul (Sousse Tunisie) Latiri H, Ben Rejeb M, Khéfacha S, Jaidane N, Nouira A, Chelbi MS, Guesmi M, Weslati R, Ben Alaya K, Dhidah L Service d hygiène hospitalière, Chu Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : La maîtrise de la qualité de l air, en vue de garantir un seuil minimal d aérobiocontamination au bloc opératoire, doit passer par le suivi des installations spécifiques du système de traitement, avec la réalisation de contrôles de différentes natures : particulaires, microbiologiques, aérauliques. Au CHU Sahloul, le traitement de l air est instauré dans tous les blocs opératoires et quelques unités de soins à risque. Le contrôle de qualité n est pas effectué selon une démarche claire et bien définie. Il n existe aucune coordination entre les opérations de maintenance des installations du système de traitement de l air instauré à l hôpital et les interventions de contrôle réalisées par l équipe d hygiène. Méthodes : Face à cette situation nous avons proposé un modèle de document de traçabilité «carnet sanitaire de l air». Les rubriques de ce document ont concerné : - La description et le classement des blocs opératoires ; - La description du système de traitement de l air ; - Les fiches d enregistrement des différents résultats obtenus ; - La conduite à tenir en cas de non-conformité. Ce document permettrait de suivre l évolution des paramètres de fonctionnement de l installation et du degré de l aérobiocontamination. Résultats : La mise en place de ce document pourrait permettre d aboutir à une meilleure maîtrise de la qualité de l air aux blocs opératoires de l hôpital. Cependant, la garantie d une maîtrise durable ne peut être obtenue que si cette dernière est envisagée sous l angle d une démarche globale de gestion des risques en milieu de soins. P2-7 La mallette de l hygiéniste hospitalier dans la région de Bizerte (Tunisie) : quel contenu? Mezni R 1, Kammoun H 1, Dhaouadi M 1, Dhaouadi MH 2, Mrabet K 2, Hamza R 1 1. Service Régional d Hygiène du Milieu de Bizerte, Bizerte, Tunisie ; 2. Hôpital d El Alia, El-Alia, Tunisie ; 3. Hôpital de Menzel Bourguiba, Menzel Bourguiba, Tunisie Devant le manque de documents relatifs à l hygiène hospitalière relevé vers la fin des années 1990, l équipe de service régional d hygiène du milieu de Bizerte s est attelée à l élaboration de supports de formation en hygiène hospitalière et dans le domaine de la lutte contre les infections associées aux soins en vue de combler du moins partiellement le vide ainsi constaté. Cette expérience a eu le mérite de mettre à la disposition des acteurs en hygiène hospitalière une véritable mallette ou boite à outils comportant : une série de manuels, plusieurs volumes d un ouvrage collectif, des Quiz, des brochures, des guides, etc. Cette documentation déjà variée et couvrant une matière assez étendue est appelée à s enrichir au fil des années. Elle a été récemment rendue disponible sur un site Internet (www. hygienebizerte.org). Nous espérons ainsi obtenir à ce que cette documentation soit consultée massivement, ce qui compensera certes l effort fourni dans le cadre de son élaboration. P2-8 Le management de l hygiène hospitalière inspiré des systèmes de management de la sécurité sanitaire des aliments : retour d écoute sur une expérience dans un service hospitalier du CHU de Tlemcen Moussa Boudjemaa B Laboratoire de Microbiologie Appliquée à l Agroalimentaire, au Biomédical et à l Environnement, Faculté des SNV/STU, Université de Tlemcen, Algérie Les bonnes pratiques d hygiène (BPH), le système HACCP (hazard analysis and critical control points), la norme ISO relative aux systèmes de management de la sécurité sanitaire des denrées alimentaires sont largement connus et appliqués dans la chaine alimentaire. Dans les établissements hospitaliers, la procuration des soins est un procesus qui peut être assimilé (au sens économique et à ce titre seulement) aux processus de réalisation d un bien ou d un service. La qualité des soins nécessite la prise ne charge de certains préalables relatifs aux locaux, aux équipements, aux intrants, aux méthodes de travail et aux hommes qu ils soient professionnels, patients ou visiteurs. Dans cette communication, nous montrerons qu il est possible de réaliser un flow sheet de la prise en charge du patient de lui appliquer une analyse des dangers, de distinguer des étapes critiques auxquelles il faudra définir des limites critiques à ne pas transgresser, un système pour les surveiller et de prévoir des actions correctives quand malgré la surveillance les limites critiques sont dépassées. 26

29 Si l on associe un système documentaire à cette démarche on peut appliquer un système de management de l hygiène hospitalière qui repose sur le principe de la roue de Deming (amélioration continue). Une expérience qui a tété tentée au sein d un service de néonatalogie du CHU de Tlemcen illustrera notre propos. P2-9 Etude de la qualité sanitaire de la restauration hospitalière au CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Rafik A, Aalloula O, Ouhadous M, Motaouakkil S Comité de lutte contre l infection hospitalière (CLIN), Casablanca, Maroc Introduction : Le Centre Hospitalier universitaire Ibn Rochd a confié la mission d alimentation des patients et du personnel de garde à une société privée, depuis La direction souhaitant à cet égard de proposer des repas de bonne qualité et d'enrayer, par conséquent, les plaintes et les accidents d intoxications alimentaires collectives. D autre part, il est important de ne pas juger que la restauration collective, au niveau des hôpitaux, est une simple prestation annexe qui accompagne les services de soins; au contraire, elle représente un critère central qui mesure la qualité des soins, vu plusieurs raisons : diététique, thérapeutique, psychique, sanitaire et économique. La finalité du présent travail est de décrire l état d hygiéne des prestations de la restauration collective hospitalière fournies par la même société sous traitante, en faveur des malades et du personnel de garde au niveau du CHU Ibn Rochd durant les années 2006, 2008 et 2010 en réalisant une comparaison d état. Méthodes : La méthode de collecte des données repose sur la consultation des écrits (CPS, normes, entretien avec les parties intéressés et les rationnaires). Le constat d étude est réalisé par une grille d observation des conditions et règles d hygiène contenant 372 critères suivant l approche des 5 M (Milieu, Main-d œuvre, Matériel, Matière, et Méthode). Résultats : Les résultats de cette étude montrent la persistance de certains anomalies avec une amélioration générale des conditions d hygiène et de salubrité, et ceci est du à le renforcement des activités d hygiène par le contrôle quotidien, la création des commissions de contrôle et la réalisation des contrôle bactériologique des denrées alimentaires. Conclusion : A la lumière de cette étude, la mission de la restauration hospitalière nécessite alors un plan d'action bien défini, afin d assurer la salubrité des aliments de la fourche à la fourchette, par l installation du système HACCP qui vise à assurer la salubrité des denrées alimentaires préparées, tout en gardant à l'esprit, le fait que la restauration collective en milieu hospitalier consiste à soigner, réconforter, et rééduquer. P2-10 Prévention des infections nosocomiales : rôle de l infirmier K.Zitouna K, A.Quessar A, S.Benchakroun S Service d hémato-oncologie pédiatrique, Hôpital 20 Août 1953, Maroc Les infections nosocomiales, à force de faire la une des gazettes, sont devenues un problème de santé publique à la mode. Ce dernier concerne tant la qualité des soins que des coûts importants pesant sur l'économie de la santé. La prévention des infections nosocomiales fait partie intégrante de la prestation de soins efficaces et conformes aux normes de sécurité et de déontologie. Le rôle de la prévention concerne toutes les infirmiers/ères, quel que soient leur rôle et leur milieu de travail. L'infirmier/ère à un rôle important à jouer en matière de prévention des infections nosocomiales, puisqu'il possède les connaissances, les compétences et le jugement requis pour pouvoir appliquer immédiatement des mesures appropriées de prévention. L infirmier/ére vise à pratiquer les mesures de prévention qui ont pour but : prévenir la transmission d'agents pathogènes. On distingue 4 éléments-clés de la prévention des infections nosocomiales : - Application de mesures fondées sur des données probantes : l'infirmier comprend et applique les mesures fondées sur des données probantes visant à prévenir la transmission de microorganismes pouvant causer des infections ; - Application du jugement professionnel : l'infirmier fait preuve de jugement professionnel en choisissant les mesures de prévention adaptées à chaque situation avec l'aide des membres du CLIN. - Réduction des risques : l'infirmier réduit les risques d'infection nosocomiale en manipulant, en nettoyant et en éliminant correctement les fournitures et l équipement. - Communication : l'infirmier communique rapidement aux clients, à leurs proches, à l équipe soignante et à la collectivité l'information pertinente sur les mesures de prévention d infections nosocomiales. La participation infirmière dans la prévention et la lutte contre l'infection nosocomiale s'avère élémentaire mais la clé du succès est le travail en interdisciplinarité car la prévention n'est pas seulement une responsabilité individuelle mais bien une responsabilité partagée. P2-11 La gestion du risque, une orientation de prévention des infections associées aux soins : cas de l observance de l hygiène des mains 27

30 Zoughailech D Service d épidémiologie et de médecine préventive, Chu Ibn Baddis, Constantine, Algérie Nous aborderons notre exposé par l approche de lutte contre les infections associées aux soins (IAS) fondée sur des concepts et des méthodes de gestion des risques infectieux comme une orientation de prévention en établissements de santé. Selon les assureurs, les vigilances réglementaires ne représentent que 5% des sinistres ; 95% des risques ne font l objet d aucune prévention institutionnelle. Des études internationales ont révélé l ampleur du risque infectieux en établissement de santé et leur impact sur les systèmes de santé (coûts humains et économiques) : 30 à 50% seraient potentiellement évitables '. Il s agit de promouvoir le thème des IAS dans les démarches qualité et de gestion des risques au sein des établissements de santé, de développer des outils validés d évaluation des pratiques professionnelles dans le domaine de la prévention des infections associées aux soins et de favoriser la formation des équipes d hygiène au développement et à la promotion des outils d évaluation des pratiques professionnelles. La démarche de gestion des risques se décline en plusieurs étapes de l identification des risques, et son analyse, à sa hiérarchisation jusqu à l élaboration, la mise en œuvre des plans d action au suivi et à l évaluation. L observance de l hygiène des mains nous parait comme étant un bon exemple. Les résultats d observation (taux d observance) peuvent être rapportés au personnel soignant, pour expliquer les pratiques actuelles d hygiène des mains, souligner les aspects à améliorer, et comparer leur évolution entre les phases pré- et post-interventionnelles découlant des efforts de promotion de l hygiène des mains. Les études sur ce thème sont basées sur des échanges et retours d expérience et menées avec une grande transparence, des supports de communication, et de formation validés et la responsabilisation des principaux acteurs. 28

31 Session 3 «La place des antibiotiques dans la lutte contre les infections associées aux soins : prescriptions, résistances et protocoles» P3-1 Le profil épidémiologique des infections à Acinetobacter baumannii résistants à l imipénème au CHU Hassan II de Fés Alami M, Lahlou H, Filali Baba A, Mahmoud M Laboratoire de microbiologie, Chu Hassan II, Fès, Maroc Introduction : Acinetobacter baumannii est une bactérie responsable d infections nosocomiales redoutée par son potentiel épidémique et l émergence d une multirésistance aux antibiotiques. Méthodes : Etude rétrospective incluant tous les patients présentant une infection à A. baumannii résistant à l imipénème entre octobre 2008 et juin 2010 au CHU Hassan II de Fès, Maroc. Résultats : A. baumannii résistant à l Imipénème a été retrouvé chez 66 patients parmi les 170 patients présentant une infection à A. baumannii soit 38%. 71% des patients provenant des services de réanimation et 22% des services de chirurgie. Les principaux sites d infection étaient respiratoires (65%) ; par ailleurs on a noté sept infections urinaires (15%), 4 cas de bactériémies (08%), et 4 infections du site opératoire (8%). Tous ces patients ont subi des gestes invasifs : ventilation mécanique, voie veineuse centrale ou sondage urinaire. Le délai moyen d apparition de l infection nosocomiale était de 4 jours. Conclusion : A. baumannii est actuellement reconnu comme responsable d infections nosocomiales sévères particulièrement dans les unités de soins intensifs. Il est responsable d une morbidité et mortalité très élevées. Les infections à A. baumannii multirésistantes constituent une impasse thérapeutique dans notre formation. P3-2 Le profil épidémiologique des infections à Pseudomonas aeruginosa résistant à la céftazidime au CHU Hassan II de Fés Alami M, Lahlou H, Filali Baba A, Mahmoud M Laboratoire de microbiologie, Chu Hassan II, Fès, Maroc Introduction : Pseudomonas aeruginosa est un germe ubiquitaire responsable d infections nosocomiales du fait de sa virulence et sa multirésistance aux antibiotiques. Il constitue une cause majeure de mortalité en milieu hospitalier. L objectif de cette étude est de décrire le profil épidémiologique des infections à P. aeruginosa résistant à la ceftazidime. Matériels et méthodes : Etude rétrospective portant sur des patients présentant des infections à P. aeruginosa résistant à la céftazidime durant une période de 21 mois entre Octobre 2008 et juin 2010 au sein du laboratoire de Microbiologie du CHU HASSAN II de Fès, Maroc. L identification a été réalisée sur des galeries API 20NE. L antibiogramme a été réalisé sur milieu gélosé de Mueller-Hinton, selon les recommandations du CASFM. Les doublons ont été exclus de notre étude. Résultats : P. aeruginosa résistant à la céftazidime a été retrouvé dans 62 différents prélèvements. Les principaux sites d infections étaient : pulmonaires dans 19 cas (30%), 17 cas d infections urinaires (27%), 17 infections du site opératoire (27%), 7 bactériémies (11%) et 2 ponctions lombaires (3%). Les services concernés sont : la réanimation (25 cas), les services de chirurgie (20 cas) et les services de médecine (17). L antibiothérapie de première intention était inadaptée dans 100% des cas. Conclusion : P. aeruginosa peut être responsable d infections graves, notamment dans les services de soins intensifs. Du fait de sa virulence et de sa multi résistance aux antibiotiques engendrant des problèmes de prise en charge thérapeutique un système de surveillance au sein des hôpitaux s avère impératif. P3-3 Epidémiologie des infections à entérobactéries productrices de BLSE : enquête prospective à l Hôpital Militaire Avicenne de Marrakech Arsalane L, Louzi L Hôpital militaire Avicenne, Marrakech, Maroc Introduction : Les Entérobactéries productrices de bétalactamases à spectre élargi (BLSE) constituent un problème alarmant de santé publique, en raison de la fréquence des infections liées aux soins qu elles 29

32 engendrent et de leur gravité en termes de morbidité et de mortalité. L objectif de ce travail est l étude du profil épidémiologique et de l antibiorésistance de ces bactéries. Méthodes : Il s agit d une étude prospective s étalant sur une durée de 2 ans (début juin 2008 à fin Mai 2010) réalisée à partir des divers produits pathologiques reçus au laboratoire de microbiologie de l hôpital. L identification bactérienne et l antibiogramme sont réalisés par méthode automatisée sur Microscan (Dade Behring Siemens). Le Microscan permet la détection de la production de BLSE et sa mise en évidence est réalisée au moyen du test de synergie entre l association d un inhibiteur de bétalactamases (acide clavulanique) et une céphalosporine de 3ème génération (C3G). Résultats : Sur 1370 isolats cliniques, 98 sont des entérobactéries BLSE, soit une incidence globale de 7,15%. Ces souches sont essentiellement représentées par Klebsiella pneumoniae (38,7%), suivie de Escherichia coli (21,4%) et proviennent surtout des urines et des sondes vésicales. La résistance aux C3G s accompagnent de résistance à l amikacine, fluoroquinolones, fosfomycine dans respectivement 18,4%, 73,2 %, 22,5%. Aucune souche résistante à l imipénème n a été isolée. Conclusion : La diffusion des entérobactéries BLSE dans nos structures hospitalières est inquiétante, dans la mesure où le risque d impasse thérapeutique est réel. Une réévaluation des moyens de prévention et de lutte contre les infections liées aux soins ainsi qu une maîtrise de la prescription des antibiotiques est nécessaire pour espérer contrôler ce phénomène de résistance. P3-4 Etude bactériologique des infections du site opératoire dans un service de chirurgie traumato-orthopédique d un hôpital universitaire de Marrakech Arsalane L, Louzi L Hôpital militaire Avicenne, Marrakech, Maroc Introduction : L'infection du site opératoire (ISO) reste la principale complication postopératoire. Les objectifs de cette étude sont d identifier les agents étiologiques des ISO au niveau du service de chirurgie traumatoorthopédique et de préciser les profils de résistance aux antibiotiques des bactéries incriminées. Méthodes : Notre étude est rétrospective, s étalant sur une durée de 2 ans (début juin 2008 à fin mai 2010) réalisée à partir des prélèvements de pus post-opératoires émanant du service de chirurgie traumatoorthopédique de l hôpital. L identification des souches bactériennes ainsi que l antibiogramme sont réalisés par méthode automatisée sur Microscan de Dade Behring Siemens et les phénotypes de résistance sont déterminés par les méthodes de diffusion en milieu gélosé selon les recommandations du Comité de l Antibiogramme de la Société Française de Microbiologie. Résultats : L étude bactériologique a montré : 12 cas d ISO sans germe isolé, 41 cas d infections monomicrobiennes et 2 cas d ISO avec deux germes. Au total, 45 souches bactériennes ont été isolées. Staphylococcus aureus était le germe le plus fréquemment identifié (23 cas). Le phénotype dominant était caractérisé par une résistance à la pénicilline G et une sensibilité conservée à la méthicilline (6/23cas). Parmi les entérobactéries identifiées, Enterobacter cloacae (n = 16), Proteus mirabilis (n = 1), Escherichia coli (n = 1) étaient les plus représentés. 14 souches de E. cloacae sont productrices d une β-lactamase à spectre élargi (BLSE). Conclusion : Dans notre étude, Staphylococcus aureus constitue la première cause d ISO, suivi de différentes espèces d entérobactéries. Ces résultats dépendent étroitement de l écologie microbienne de l hôpital et du service concerné. La réalisation d un programme de surveillance des ISO est une nécessité pour assurer la qualité et la sécurité des soins. P3-5 Epidémie à Acinetobacter baumannii résistant à l imipenème dans des services de réanimation au CHU Ibn Rochd de Casablanca Benazzou N, Lhamiani C, Ouhaddous M, Zerouali K, Belabbes H, El Mdaghri N Laboratoire de Microbiologie, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Acinetobacter baumannii est une bactérie pathogène opportuniste responsable d infections nosocomiales chez les patients fragilisés. Il présente souvent une multirésistance aux antibiotiques y compris l imipenème. Entre le 1 er Janvier et le 10 février 2008, 22 souches d A. baumanii résistant à l imipenème (ABRI) ont été isolées au laboratoire de microbiologie du CHU Ibn Rochd à partir de différents prélèvements provenant de 3 services de réanimation. Les 8 premières souches isolées ont été étudiées en électrophorèse en champ pulsé (ECP) après restriction enzymatique par Sma1. D après la définition de Tenover, les 8 souches appartiennent au même clone (6 souches avec un profil de restriction identique et 2 légèrement différents). Ce qui a démontré la circulation d un même clone d ABRI au niveau de ces services. Des prélèvements de l environnement et du matériel médical (respirateurs, masques à oxygène ) ont été effectués pour déterminer la source de l épidémie, mais aucune souche d ABRI n a été isolée. Par ailleurs, la sensibilisation du personnel et les mesures d hygiène générale entreprises ont permis d arrêter l épidémie à son début. 30

33 P3-6 Epidemiologie des bactéries multirésistantes au CHU Ibn Rochd de Casablanca Berrada R, Halim I, Zerouali K, Belabbes H, Elmdaghri N Laboratoire de Microbiologie, CHU Ibn Roch, Casablanca, Maroc Introduction : Les Entérobactéries, Acinetobacter baumanii, Pseudomonas aeruginosa et Staphylococcus aureus sont des bactéries pathogènes opportunistes pouvant développer une multirésistance aux antibiotiques; elles peuvent être responsables d infections nosocomiales. L objectif de cette étude était de décrire l évolution des infections aux BMR chez les patients hospitalisés à l hôpital Ibn Rochd et leur répartition selon les services cliniques et le type de prélèvement afin d améliorer constamment le service médical rendu aux patients et de développer les moyens nécessaires de lutte contre les infections contractées à l hôpital. Méthodes : L exploitation de la base des données du laboratoire de Microbiologie a montré qu au cours des premiers semestres des années 2005 à 2009, 1289 bactéries multirésistantes (BMR) ont été isolées au laboratoire de microbiologie du CHU Ibn Rochd à partir de différents prélèvements à visée diagnostique provenant de 3 départements cliniques: réanimation, médecine et chirurgie. Résultats : Les BMR sont impliquées dans 14,5% des infections diagnostiquées à l hôpital Ibn Rochd. Constante évolution des BMR totales: +65% entre 2005 et 2009, avec prédominance préoccupante des Entérobactéries à BLSE: 58,8%. Les services de réanimation sont les plus touchés: 59% des BMR totales et 49,7% des Entérobactéries à BLSE y sont isolées. 40,9% des BMR sont isolées à partir des prélèvements urinaires. Conclusion : Cette étude met en évidence l augmentation des infections à bactéries multirésistantes au niveau de l hôpital Ibn Rochd au cours de la période allant de 2005 à 2009 en particulier dans les services de Réanimation, avec une hausse générale de BMR de +50% touchant essentiellement les Entérobactéries BLSE, surtout détectées dans les urines. Les Entérobactéries à BLSE sont en évolution constante à l Hôpital Ibn Rochd. Un renforcement des mesures d hygiène s impose au sein du CHU Ibn Rochd afin de limiter l émergence de ces BMR et d éviter les d infections nosocomiales. P3-7 Epidémies à Acinetobacter baumannii OXA-58 et à Pseudomonas aeruginosa TEM-110 au sein du service de réanimation de l hôpital de Tlemcen M. Drissi, Z. Baba Ahmed, A. Ayad, E. Mesli, I. Sefraoui, D. Souna, M. Berrezag Laboratoire Antibiotiques Antifongiques, Université Abou Bekr Belkaïd, Tlemcen, Algérie Introduction : Acinetobacter baumannii et Pseudomonas aeruginosa sont des pathogènes opportunistes fréquemment incriminés dans les infections nosocomiales en réanimation. Ils peuvent persister longtemps dans l environnement hospitalier et leur transmission est manuportée. Aussi, leur multi résistance aux antibiotiques est préoccupante et pose un problème thérapeutique. L imipénème (IMP) constitue une des molécules les plus actives sur ces bactéries. Cependant, l émergence de souches résistantes à cet antibiotique a été rapportée partout dans le monde posant de sérieux problèmes thérapeutiques. Méthodes : A travers une étude rétrospective de trois années ( ) ayant intéressé ces deux espèces, ont été étudiées une collection de souches à partir de différents prélèvements issus du service de réanimation polyvalente du CHU de Tlemcen. Les deux agents ont été principalement isolés de suppurations diverses, de prélèvements bronchiques, d'urines et sondes vésicales. Des isolats d A. baumannii provenant de patients et de l environnement ont été caractérisés par électrophorèse en champ pulsé (PFGE). La résistance aux antibiotiques de souches a été étudiée vis-à-vis de de la ticarcilline, la pipércailline, la ceftazidime, l aztréonam, le céfépime, l'imipénème, l'amikacine, la tobramycine, la gentamicine et de la ciprofloxacine. Résultats : La résistance de haut niveau à la ticarcilline pour P. aeruginosa était due à l expression de la bêtalactamase OXA-10 en association ou non avec TEM-110. L analyse génotypique a révélé la dissémination d un clone multirésistant dans le service de réanimation. Conclusion : La plupart des souches épidémiques d A. baumannii ont présenté des résistances aux carbapénèmes et produit des oxacillinases de type OXA-58 P3-8 Conduite à tenir devant une infection à bactérie multirésistante en réanimation Elatiq O, Ejlaidi A, Khiari M, Samkaoui M Service de réanimation polyvalente, Chu Mohammed VI, Marrakech, Maroc Introduction: Les infections dues à des bactéries multirésistantes (BMR) posent un problème de plus en plus préoccupant dans nos hôpitaux vue l augmentation de leur résistance aux différents antibiotiques d une part, d autre part, elles ont une incidence sur le coût des soins, en allongeant la durée de séjour et en augmentant le coût du traitement. Méthodes : Cent trente dossiers de patients hospitalisés au service de réanimation polyvalente ont été exploité sur une période de six mois de janvier à juin Résultats : Plusieurs démarches doivent être réalisées permettant d éviter au maximum la survenue d une 31

34 infection à BMR et surtout sa propagation, dans lesquelles intervient le personnel médical, paramédical ainsi que les aides soignants réalisant une chaîne où chaque maillon joue un rôle primordial dans la prévention et le traitement, plusieurs mesures sont mises à l œuvre : standards (hygiène ), organisationnelles (isolement géographique ) et administratives (informer le personnel, alerter l administration ) dans le but d éviter l épidémie. Dans notre service Acinetobacter Baumanii est le principal germe en cause (85%) suivi par Klebsiella pneumoniae (11%). Conclusion : La maîtrise de la diffusion des BMR aux antibiotiques est une priorité de santé publique. Les conséquences de leur diffusion sont cliniques, écologiques et financières. La lutte contre les BMR est axée sur le bon usage des antibiotiques (réduction de la pression de sélection) et la prévention de la transmission croisée. Elle repose en premier lieu sur l application stricte des précautions standard quels que soient le patient et le soin mis en oeuvre. P3-9 Depistage du portage rectal des bactéries productrices de bétalactamases à spectre étendue au Chu de Casablanca : quel intérêt? El Guermai H, Lahlou kassi S, Zerouali K, Belabbes H, Elmdaghri N Laboratoire de Microbiologie, CHU Ibn Rochd de Casablanca, Maroc Introduction : L émergence des souches productrices de béta-lactamase à spectre élargi (BLSE) a connu ces dernières années une ascension remarquable, ce qui a suscité leur recherche notamment par portage rectal, particulièrement chez les patients hospitalisés dans les services à risque tels que les services de réanimation et d hémato-oncologie. Cette étude rétrospective avait pour objectif de mettre l accent sur l intérêt du dépistage du portage rectal de souches productrices de BLSE. Méthodes : Nous avons exploité la base de données du laboratoire de microbiologie du CHU Ibn Rochd de Casablanca concernant deux années 2008 et La détection des BLSE a été réalisée selon les méthodes conventionnelles de microbiologie. Résultats : - En 2008, 101 portages rectaux ont été effectués contre 515 en 2009 ; - Le taux de positivité global est passé de 10% en 2008 à 30,5% en 2009 ; - Le maximum de portage positif était l apanage du service d Hémato-oncologie avec un taux de 30% en 2008 et de 37,5% en 2009, contre 20% en 2008 et 26,7% en 2009 dans les services de réanimation. Conclusion : Le dépistage du portage digestif de BLSE est intéressant particulièrement au niveau des services à risque, dans la mesure où il permet de définir le statut sanitaire du patient. En cas de positivité, il est nécessaire d isoler le malade, afin de limiter la circulation des souches productrices de BLSE, voire même d instaurer un protocole de décontamination digestive et un suivi du patient. P3-10 Epidémiologie des infections liées aux cathéters veineux dans les services de réanimation du CHU Hassan II de Fès Filali Baba A, Lahlou H, Alami M, Mahmoud M Laboratoire central d analyses médicales, laboratoire de microbiologie, CHU Hassan II, Fès, Maroc Introduction : Les infections liées aux cathéters veineux sont parmi les plus fréquentes des pathologies iatrogènes hospitalières. La contamination du cathéter se fait en règle à partir de la peau ou du connecteur et semble facilitée par la fréquence des manipulations de la ligne veineuse. L objectif de l étude était d établir le profil épidémiologique des germes retrouvés dans les infections des cathéters veineux. Méthodes : Il s agit d une étude rétrospective menée sur une période de 21 mois (octobre 2008 à Juin 2010), réalisée au laboratoire de microbiologie du CHU Hassan II de Fès et incluant toutes les cultures positives de cathéters veineux et couplées à une positivité des hémocultures. L infection de cathéter était définie pour un seuil quantitatif 10 3 ufc/ml et les souches étaient non redondantes. Résultats : soixante dix sept prélèvements étaient positifs durant cette période. Ont été isolés : 45% de cocci à Gram positif, 53,7% de bactéries à Gram négatif et 1,3% de Candida sp. Parmi les cocci à Gram positif 30% sont des staphylocoques à coagulase négative et 15% des sont des Staphylococcus aureus. Parmi les bactéries à Gram négatif, on a surtout des entérobactéries (32,7%), Acinetobacter baumannii (12%) et Pseudomonas aeruginosa (9%). 20,8% de ces infections étaient en rapport avec des germes hospitaliers nosocomiaux : bêtalactamases à spectre étendu, Pseudomonas résistant à la céftazidime, Acinetobacter baumannii résistant à l imipénème, et Staphylococcus aureus résistant à la méticilline. Conclusion : Devant une infection liée à un cathéter veineux, le traitement nécessite souvent l ablation du cathéter en cause et une antibiothérapie active. La mise en pratique de quelques recommandations pourraient prévenir ces infections : limiter les indications du cathéter, confier la mise en place et la surveillance un personnel formé, respect des règles d hygiène dans toutes les étapes de la manipulation, et enfin s'astreindre ne maintenir le cathéter que pendant la période la plus courte possible. 32

35 P3-11 Epidémiologie des germes isolés des prélèvements distaux protégés dans les services de réanimation du CHU Hassan II de Fès Filali Baba A, Alami M, Lahlou H, Mahmoud M Laboratoire central d analyses médicales, laboratoire de microbiologie, CHU Hassan II, Fès, Maroc Introduction : Le diagnostic des pneumopathies est suspecté sur l association de critères cliniques et radiologiques dont les spécificités sont insuffisantes, et nécessite donc une confirmation bactériologique du diagnostic. Le prélèvement distal protégé est un examen non invasif pour le diagnostic des pneumopathies acquises sous ventilation mécanique. L objectif de l étude était d établir le profil épidémiologique des germes responsable de pneumopathies en réanimation. Méthodes : Etude rétrospective (octobre 2008 à juin 2010) menée au laboratoire de microbiologie du CHU Hassan II de Fès, incluant les prélèvements distaux protégés positifs provenant des services de réanimation. La pneumopathie était définie pour un seuil quantitatif 10 3 ufc/ml et les souches étaient non redondantes. Résultats : Deux cent quatre prélèvements positifs ont été enregistrés durant cette période. Les microorganismes les plus fréquemment isolés sont répartis comme suit : entérobactéries (26,7%), Staphylococcus aureus (20,5%), Pseudomonas aeruginosa (18,5%) et Acinetobacter baumannii (16,6%). Parmi ces prélèvements positifs, 45 (22%) étaient en rapport avec des germes hospitaliers nosocomiaux : bêtalactamases à spectre étendu, Pseudomonas résistant à la céftazidime, A. baumannii résistant à l imipénème, et S. aureus résistant à la méticilline. Conclusion : Les pneumopathies représentent l une des principales causes d infection en réanimation responsable d une morbidité, d une mortalité et d un surcoût des soins non négligeables. Il apparaît dès lors que l accent doit être mis sur les mesures d hygiène et l utilisation rationnelle des antibiotiques. P3-12 Profil de sensibilité et virulence du Staphylococcus aureus dans un service de réanimation au Chu Ibn Rochd de Casablanca Gaougaou N 1, Bouhali Zriouil S 1, K Zerouali K 2, N Elmdaghri N 2 1. Laboratoire de Microbiologie, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc ; 2. Faculté des Sciences, Ain Chock, Casablanca, Maroc Introduction : Staphylococcus aureus est un agent pathogène majeur de l homme, impliqué dans 1 à 5% des infections communautaires et jusqu à 30% des infections nosocomiales. Le traitement des infections à S. aureus est de plus en plus difficile en raison de la prévalence élevée des souches multirésistantes aux antibiotiques. Les objectifs de notre travail sont : (1) évaluer la prévalence des souches de SARM (S. aureus résistant à la méticilline) isolées dans le service de réanimation-brulés du centre hospitalier Ibn Rochd de Casablanca ; (2) étudier l état de sensibilité des souches de S. aureus vis-à-vis de certaines familles des antibiotiques ; (3) mise en évidence et typage du système Agr (accessory gene regulateur) qui régule certains facteurs de virulence chez les S. aureus. Méthodes : Quarante isolats de S. aureus ont été isolés pendant 6 mois entre les mois de Janvier et Juin 2007 au service de réanimation-brûlés. Un antibiogramme complet par la méthode de diffusion sur Mueller Hinton selon les recommandations du Comité de l Antibiogramme de la Société Française de Microbiologie (CA-SFM) a été réalisé pour toutes les souches. Ultérieurement, une recherche du gène meca par PCR simple a été réalisée chez toutes les souches SARM ainsi que le typage du système Agr par PCR multiplex. Résultats : La prévalence globale des souches SARM dans notre série a été 62,5% (25/40) ; 37% des isolats de SARM présentaient un profil commun de résistance à l Erythromycine, la Péfloxacine, la Tétracycline et à la Gentamycine. L étude génotypique des isolats de SARM a montré la présence du gène meca et toutes les souches de SARM présentaient le système Agr de type 1, ces souches avec le système Agr1 causent particulièrement des infections invasives. Conclusion : Les souches de SARM isolées du service de réanimation brulées au CHU Ibn Rochd de Casablanca présentent toutes un profile avec un système Agr 1. Les infections nosocomiales à SARM possédant le système Agr1 posent un vrai problème au sein des services hospitaliers. Ceci expose les patients à des infections invasives à SARM multirésistants. L application des mesures strictes d hygiène et l utilisation rationnelle des antibiotiques restent les meilleurs moyens pour limiter la diffusion de telles souches. P3-13 Antibioprophylaxie au cours de la chirurgie de la cataracte par injection intra-camerulaire du Cefuroxime : revue de la littérature Hajji I, Benhaddou R, Baha Ali T, Moutaouakil A Service d ophtalmologie, hôpital Ibn Tofail, CHU Med VI, Marrakech, Maroc La chirurgie de la cataracte est la chirurgie ophtalmologique la plus fréquente par excellence. L extraction de la cataracte a pour but de récupérer une acuité visuelle correcte. L endophtalmie est une complication grave de cette chirurgie, elle peut aboutir à la perte définitive d une acuité visuelle utile. Le risque d endophtalmie est évalué à moins de 0,5 % selon les séries. Au cours de cette dernière décennie, après la publication des résultats 33

36 de l ESCRS, plusieurs études sérieuses ont mis le point sur l intérêt de l antibioprophylaxie par injection intracamérulaire du Céfuroxime. Le but de notre travail, et à travers une revue de la littérature, est d exposer les différents résultats publiés, de rappeler la dilution du produit et surtout de sensibiliser les ophtalmologistes sur les avantages de cette antibioprophylaxie. P3-14 Epidémiologie des bactéries multirésistantes à l hôpital d enfants au CHU Ibn Rochd de Casablanca Halim I, Berrada R, Zerouali K, Belabbes H, Elmdaghri N Laboratoire de Microbiologie CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Introduction : L émergence de bactéries multirésistantes (BMR) aux antibiotiques est un phénomène préoccupant en raison de sa fréquence, de la gravité des infections liées à ces bactéries, de leur importante morbidité et mortalité. Le but de ce travail est de décrire la situation de l hôpital d enfants en ce qui concerne les infections à BMR : Entérobactéries productrices de bétalactamases à spectre élargie (BLSE), des Acinetobacter baumanii et Pseudomonas aeroginosa résistants à l imipenème (ABRI et PARI) et Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM). Méthodes : Il s agit d une étude rétrospective comparative des premiers semestres des années 2005 à 2009, avec une exploitation de la base des données informatisée du laboratoire de Microbiologie du CHU Ibn Rochd de Casablanca regroupant les différents prélèvements bactériologiques à visée diagnostique réalisés chez les patients hospitalisés durant cette période avec un isolement de BMR (doublons exclus). Résultats : Au cours de cette période, 390 souches de BMR ont été isolées. Les Entérobactéries productrices de BLSE viennent en première position avec 78.5%, elles ont été essentiellement isolées au niveau du service de néonatologie (P4) suivies par les ABRI 9%, SARM 6.5% et les PARI 6%. Ces bactéries ont été isolées principalement à partir des urines (40%) dans suivies des hémocultures (20.5%), des pus (19%) et 7% au niveau des prélèvements bronchiques. Au cours de cette étude nous avons observé une recrudescence significative des BMR surtout au cours du 1er semestre de 2009 par rapport au 1 er semestre 2008 (p < 0,05). Conclusion : Devant l émergence des bactéries multirésistances une politique de prescription rationnelle des antibiotiques par les cliniciens doit être instaurée accompagnée de la bonne application des mesures d hygiène hospitalière afin de prévenir la transmission croisée de ces germes multirésistants. P3-15 Antibiorésistance d Eschérichia coli uropathogène Hardouz H 1, Mrabet O 1, Houmanat F 2, Khedid K 2, Alouad R 2 1. Faculté de Sciences Ibn Tofail, Kénitra, Maroc ; 2. Institut National d Hygiène, Rabat, Maroc Introduction : L antibiorésistance représente un problème majeur de santé publique. L utilisation peu contrôlée d'antibiotiques à large spectre a favorisé l'émergence de bactéries très résistantes qui placent le traitement de certaines infections dans de véritables impasses thérapeutiques. Dans le but d évaluer l antibiorésistance d Eschérichia coli uropathogène (ECU), nous avons étudié la résistance de cette bactérie à 11 antibiotiques appartenant aux familles des ß-lactamines, Aminosides, Quinolones, et aux sulfamides. Méthodes : L étude a porté sur 1279 prélèvements urinaires reçus au laboratoire de Bactériologie de l Institut National d Hygiène durant l année Les tests utilisés sont d une part, l examen cytobactériologique (ECBU) et d autre part, la méthode de diffusion en milieu gélosé (MH). Résultats : Les résultats de l ECBU ont montré que l ECU touche les femmes plus que les hommes avec 76,8% des cas, et les adultes plus que les enfants avec 85,9%. Par ailleurs, l étude de la sensibilité d ECU aux 11 antibiotiques testés a montré que 298 prélèvements ont été positifs, 33% parmi eux étaient dus à ECU. En outre, 47% d ECU sont sensibles alors que 53% sont résistants. La résistance la plus élevée a été enregistrée chez l Amoxilline et la Ticarcilline ; suivie respectivement de celle de Cotrimoxazole, Acide Clavulanique, Acide nalidixique, Tobramicine, Céfalotine, Gentamicine, Céftazidime, Mandole. Par contre, aucune résistance n a été observée pour l Amikacine. Notre étude a révélée également une association significative entre l Acide nalidixique et l âge. Une multi-résistance élevée de 22% et de 3% a été enregistrée respectivement pour 7 et 10 antibiotiques. Conclusion : L ensemble de ces résultats a montré une augmentation de la multi-résistance d Eschérichia coli uropathogène qui pourrait être liée à la pression de sélection due à l utilisation abusive des antibiotiques dans le domaine médical. Une surveillance régulière de la résistance aux antibiotiques est indispensable pour définir des stratégies thérapeutiques efficaces et appropriées, limitant l émergence et la dissémination des souches multirésistantes. 34

37 P3-16 Résistance des entérobactéries aux quinolones dans les urines I. Housni Alaoui ; A. Labaali ; K.Zahlane & L. Chabaâ Unité de bactériologie, Laboratoire d analyses médicales, Chu Mohamed VI, Marrakech, Maroc Introduction : Les infections urinaires représentent un véritable problème de santé publique, tant en médecine de ville qu en pratique hospitalière. Les quinolones sont des molécules de choix pour leur traitement. Malheureusement, leur prescription large a permis l émergence de souches d entérobactéries résistantes, justifiant de ce fait la réalisation systématique d un antibiogramme. Le but de ce travail est l étude de la sensibilité aux quinolones des entérobactéries isolées au niveau des prélèvements urinaires. Méthodes : Il s agit d une étude rétrospective menée à l unité de bactériologie du laboratoire d analyse du CHU Mohamed VI de Marrakech, portant sur 162 prélèvements positifs d urines, reçus à titre externe ou de patients hospitalisés dans les différents services. Cette étude s est faite sur une période de six mois, allant de Novembre 2010 à Avril L antibiogramme a été réalisé par la méthode de diffusion en milieu gélosé (Mueller-Hinton) selon les recommandations du comité de l antibiogramme de la société française de microbiologie. Résultats : Aucune prédominance, concernant le sexe, n a été notée. Quatre-vingt neuf pour cent de nos patients étaient des adultes. Escherichia coli a représenté 52% des isolats, suivi par Klebsiella pneumoniae dans 28% des cas et Pseudomonas aeruginosa dans 4,5% des cas. Le taux moyen de résistance aux quinolones de toutes les souches d entérobactéries était de 26,5%. Le taux de résistance spécifique à la souche Escherichia coli était de 24,7%. Il était de 37% pour la souche de K. pneumoniae. Cette résistance était isolée dans 42% des cas. Elle était associée à une sécrétion de bêta-lactamase à spectre élargi dans 28% des cas et à une pénicillinase de haut niveau dans 21% des cas. Conclusion : l émergence de souches d entérobactéries résistantes aux quinolones dans les urines impose une surveillance continue et systématique, et ce dans un but prophylactique et thérapeutique. P3-17 Le profil bactériologique des septicémies nosocomiales dans le CHU Mohammed VI de Marrakech Labaali A, Housni alaoui I, Zahlane K, Chabaa L Laboratoire d analyses médicales, CHU Mohamed VI, Marrakech, Maroc et Faculté de Médecine et de Pharmacie de Marrakech, Marrakech, Maroc Introduction : La septicémie est une urgence du milieu hospitalier, avec un pronostic sombre et un taux de mortalité élevé. Son diagnostic est clinico-biologique reposant sur des hémocultures répétées au moment des décharges (fièvre). L étude de ces hémoculture permet l isolement des germes en cause et la détermination de leur sensibilité ou résistance aux antibiotiques. Méthode : Notre étude est une analyse rétroprospective des résultats des hémocultures des patients hospitalisés à l hôpital universitaire Ibn Tofail de Marrakech, sur une période d une année (juin2009 au juin 2010). L étude a porté sur tous les patients hospitalisés avec élimination des doublants. Les objectifs de cette étude étaient de décrire le profil épidémiologique des isolats du CHU Mohamed VI et de préciser le profil de sensibilité aux antibiotiques des principaux germes isolés. Résultats : Cent cinquante deux hémocultures ont été adressés au laboratoire durant une année (juin 2009 à juin 2010). Les hémocultures négatives représentaient la très grande majorité des cas, en moyenne 92 % des prélèvements ; le nombre de résultats positifs représentait globalement 26 cas, soit 17,1 % de l ensemble des hémocultures ; 65% des malades étaient hospitalisés au service de réanimation chirurgicale. Le germe le plus fréquemment isolé était le Staphylocoque à coagulase négative. La sensibilité des germes isolés aux antibiotiques reste conforme aux données de la littérature. Conclusion : L hémoculture, examen de choix en pathologie infectieuse, devrait voir s élargir ses indications avec l avènement d états immunodépressifs acquis. Des moyens techniques supplémentaires permettraient une exploitation plus exhaustive des prélèvements. Une surveillance biologique des germes dominants s impose pour maintenir la qualité de l antibiothérapie de première intention. L éducation sanitaire basée sur l hygiène individuelle et collective, le traitement précoce des portes d entrées potentielles s imposent pour diminuer l incidence des septicémies acquises en communauté. P3-18 Epidémiologie des bactéries nosocomiales dans les prélèvements de pus au CHU Hassan II de Fès Lahlou H, Alami M, Filali Baba A, Mahmoud M Laboratoire central d analyses médicales, laboratoire de microbiologie, Chu Hassan II, Fès, Maroc Introduction : Les infections nosocomiales représentent actuellement un problème de santé publique. Leur prévalence varie selon les hôpitaux et les différents services. Ainsi, l étude de l épidémiologie de ces bactéries permet de rechercher leurs niches écologiques afin de lutter contre leur dissémination. Ce travail avait pour but 35

38 de mettre le point sur les aspects épidémiologiques et bactériologiques des germes hospitaliers nosocomiaux isolés dans les prélèvements de pus. Méthodes : Il s agit d une étude rétrospective menée entre octobre 2008 et juin 2010 au laboratoire de microbiologie du CHU Hassan II de Fès. Les cultures ont été effectuées sur gélose au sang et gélose au chocolat Biomerieux. L antibiogramme a été réalisé sur gélose de Muller Hinton selon les recommandations du CA-SFM. Nous avons retenu comme germe nosocomial : les entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu (BLSE), Acinetobacter baumannii, Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) et Pseudomonas aeruginosa résistant à la céftazidime. Les souches étaient non redondantes. Résultats. Durant la période de l étude, nous avons isolé 155 souches de bactéries responsables d infection nosocomiales. Les prélèvements provenaient essentiellement des services de chirurgie. Les infections de paroi étaient les plus fréquentes (52%), suivies par les abcès des parties molles (25%) et par les prélèvements abdominaux (19%). 58% des germes isolés étaient des BLSE, A. baumannii, le SARM et P. aeruginosa représentaient respectivement 25,8%, 11,6% et 4,5%. Les entérobactéries BLSE étaient représentées principalement par Escherichia-coli (60%) et Klebsiella pneumoniae (30%). Conclusion. Les infections nosocomiales posent de plus en plus de problèmes dans les structures hospitalières, moyennant un coût important. La mise en place de mesures d hygiène stricte et d un comité de lutte contre les infections nosocomiales est indispensable dans les hôpitaux. P3-19 Le profil bactériologique des pneumopathies nosocomiales acquises sous ventilation mécanique eb service de réanimation Lazraq M, Mardi Z, Maanaoui Y, Rhafoune K, Saifaoui N, Haddad W, Cherkab R, Elkettani C, Idali B, Mjahed K, Barrou L Service d anesthésie réanimation, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Introduction : Les pneumopathies nosocomiales acquises sous ventilation mécanique (PNAVM) sont fréquentes en réanimation avec une incidence de 40%. La flore bactérienne reste dominée par les bacilles gram négatif avec Acinetobacter baumanii et Pseudomonas aeruginosa ainsi que les Cocci gram positif. Le but de notre travail était d analyser le profil bactériologique avec analyse des résistances des principaux germes responsables des PNAVM dans notre service de réanimation. Méthodes : Etude rétrospective sur une période d une année (du 06/2009 au 06/2010) ; 65 souches bactériennes non répétitives ont été isolées à partir des différents prélèvements. L identification bactérienne a été réalisée selon les méthodes conventionnelles et l étude de la sensibilité a été effectuée par l antibiogramme. Les souches proviennent essentiellement à partir des prélèvements bronchiques distaux protégés. Résultats : A. baumanii est la principale bactérie isolée (21,5%), suivie de P. aeruginosa (18,5), Staphylococcus aureus (18,5%), Klebsiella pneumoniae (16,9%) puis Proteus mirabilis (6,1%). A. baumanii est l espèce bactérienne la plus résistante aux antibiotiques : 85,7% de souches résistantes à la Ceftazidim, 58,3% à l Imipénem et 90,1% à la Ciprofloxacine. P. aeruginosa pose également le problème de multi-résistance aux antibiotiques : 85,3% de résistance à la Ciprofloxacine, 14,2% à la Ceftazidim et 12,5% à l Imipénem. K. pneumoniae présente une résistance élevée à la ciprofloxacine (60%) et au céphalosporines de 3éme génération, sans résistance notée à l Imipénem. Pour le S. aureus, aucun germe n a été Méti-résistant. Conclusion : Les bactéries isolées lors des PNAVM au service de réanimation sont A. baumanii, P. aeruginosa, K. pneumoniae, S. aureus et P. mirabilis. Elles sont caractérisées par une résistance élevée aux antibiotiques habituellement prescrits. L évaluation périodique de la résistance aux antibiotiques de ces germes optimise le choix de l antibiothérapie de première intention et améliore le pronostic des patients. Néanmoins, des mesures de prévention, en particulier le renforcement des mesures d hygiène et d asepsie permettant de freiner la dissémination de ces bactéries multi-résistantes. P3-20 Profil bactériologique des infections urinaires nosocomiales acquises en service de réanimation Maanaoui Y, Elgraoui O, Lazraq M, Rhafoune K, Saifaoui N, Haddad W, Cherkab R, Elkettani C, Idali B, Mjahed K, Barrou L Service d anesthésie réanimation, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Introduction : Les infections urinaires nosocomiales sont fréquentes en réanimation. La flore bactérienne reste dominée par les bacilles à gram négatif avec Acinetobacter baumanii et Escherichia coli. Le but de notre travail était d analyser le profil bactériologique avec analyse des résistances des principaux germes responsables des infections urinaires nosocomiales dans notre service de réanimation. Méthodes : Etude rétrospective sur une période d une année (du 06/2009 au 06/2010), 14 souches bactériennes non répétitives ont été isolées à partir des différents prélèvements. L identification bactérienne a été réalisée selon les méthodes conventionnelles et l étude de la sensibilité a été effectuée par l antibiogramme. Les souches proviennent essentiellement à partir des examens cytobactériologiques des urines. 36

39 Résultats: A. baumanii et E. coli étaient les principales bactéries isolées (taux similaire de 28,57%), suivie de Klebsiella pneumoniae et Proteus mirabilis (taux similaire de 14,28%), puis le Pseudomonas aeruginosa et Morganella morganii (taux similaire de 7,14%). M. morganii était l espèce bactérienne la plus résistante aux antibiotiques : 100 % de résistances à la Ceftazidim, à l Imipénem, à la Gentamicine et à l Amikacine. A. baumanii pose également le problème de multi-résistance aux antibiotiques : 100 % de résistance à la Gentamicine, 75% à la Ceftazidim, aux céphalosporines de 3éme génération et à l Amikaccine et 25% à l Imipénem. K. pneumoniae et E. coli présentaient une résistance élevée à la ceftazidim, aux céphalosporines de 3éme génération et à la gentamicine (50%), sans résistance notée à l imipénem. P. aeruginosa présentait une résistance de 100 % aux Céphalosporines de 3éme génération, alors que le P. micrabilis était résistant à 100 % au colistiméthate sodique. Conclusion : Les bactéries isolées lors des examens cytobactériologiques des urines au service de réanimation étaient A. baumanii, E coli, K. pneumoniae, P. mirabilis, P. aeruginosa, et M. morganii. Elles sont caractérisées par une résistance élevée aux antibiotiques habituellement prescrits. L évaluation périodique de la résistance aux antibiotiques de ces germes optimise le choix de l antibiothérapie de première intention et améliore le pronostic des patients. Néanmoins, les mesures de prévention, en particulier le renforcement des mesures d hygiène et d asepsie doivent être prises en compte pour freiner la dissémination de ces bactéries multi-résistantes. P3-21 Dépistage du portage de Staphylococcus aureus méticilline résistant au CHU de Ibn Rochd de Casablanca : quel intérêt? Mokafih M, Rhomri B, Zerouali K, Belabbes H, Elmdaghri N Laboratoire de Microbiologie, CHU Ibn Rochd de Casablanca, Maroc Introduction : Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) est un germe multi résistant pouvant être responsable d infections invasives graves particulièrement en milieu hospitalier. Le dépistage du portage de ce germe permet d entreprendre certaines mesures, notamment d hygiène, d isolement, voire de décontamination, afin de contribuer à la réduction des risques infectieux liés à ce germe. L objectif de cette étude était de discuter les modalités et l intérêt du dépistage systématique du portage de SARM chez les patients hospitalisés dans les services à risque tels que les services de réanimation, de dermatologie et d hémato-oncologie. Mais aussi d apprécier le pourcentage de portage nasal du SARM au CHU Ibn Rochd de Casablanca. Méthodes : Nous avons mené une étude rétrospective basée sur l exploitation de la base des données du laboratoire de Microbiologie du CHU Ibn Rochd de Casablanca durant une période de trois ans (2007 à 2009). La mise en évidence du germe a été effectuée à partir de prélèvements nasaux selon les techniques conventionnelles. Résultats : Sur 348 prélèvements nasaux réalisés, 29 étaient positifs en SARM, soit 8,33%. Le maximum de prélèvements a été réalisé dans le service d hémato-oncologie avec 214 prélèvements et un taux de positivité de 3,88%. Ces résultats de portage de SARM ont servi aux services concernés pour la prise en charge appropriée et rapide des patients en cas d infection à SARM ainsi que l isolement des patients porteurs lorsque les conditions du service le permettent. Les méthodes conventionnelles de dépistage de SARM permettent un rendu de résultats dans les 72h, d où l intérêt d instaurer des techniques plus rapides. Conclusion : Ce travail devrait permettre d élaborer des recommandations sur les modalités de réalisation de ce dépistage et la conduite à tenir en cas de portage de SARM. P3-22 Les infections à germes multiresistants en réanimation à l hôpital militaire Avicenne de Marrakech. Qamouss Y, Aissaoui Y, Seddiki R, Filali K, Zoubir M, Boughalem M Service de réanimation, Hôpital militaire Avicenne, Marrakech, Maroc Introduction : Les services de réanimation, épicentre de la résistance aux antibiotiques, sont et resteront le lieu où les infections à bactéries multirésistantes sont les plus fréquentes, malgré les mesures de prévention en vigueur. Méthodes : Le présent travail est une étude rétrospective d une durée de 2 ans (janvier 2008-Decembre 2009) réalisée dans le service de réanimation de l hôpital militaire Avicenne de Marrakech qui se propose d analyser l'épidémiologie des germes multi résistants, d étudier les différentes localisations infectieuses, le profil de résistance des germes incriminés et les problèmes thérapeutiques qui en découlent. Résultats : Durant la période de l étude, 57 patients, soit 8%, ont développé une infection à germes multiresistants. L age moyen de nos patients est de 52,5 ± 12,54 ans.les bactéries multiresistants isolées sont dominés par les Acinetobacter Baumani résistants à l imipeneme (45,6%), suivi des entérobactéries sécrétrices de béta-lactamase à spectre élargi (38,6%), du Pseudomonas Aeruginosa résistant à la ceftazidime (10,5%) et enfin du Staphlococcus aureus résistant à la meticilline (5,3%). Les localisations infectieuses sont représentés par les pneumopathies (31%), les infections urinaires (24%), les bactériémies (15%), les pleurésies (8%), les infections du site opératoire (12%), les infections du cathéter (5%) et les méningites (5%). Le traitement antibiotique a été adapté à chaque cas, tous les malades ont reçu au moins une bithérapie. Les problèmes 37

40 étaient surtout rencontrés avec l A. baumanii multiresistant, dans ce cas une triple association (imipeneme, amikacine et colistine) a été tentée parfois sans succès. La mortalité globale était aux alentours de 39%. Conclusion : Les germes multiresistants représentent un problème preocuppant soulignant la nécessité de l application des mesures d hygiène et la prescription rationnelle des antibiotiques. P3-23 Etude bactériologique des prélèvements reçus au niveau du laboratoire de microbiologie de l Hôpital de DEM, Algérie Saidi F, Bekri N, Bellil N, Zorelli L, Brahimi N Hôpital de DEM, Algérie Introduction : La surveillance des infections d origine bactériennes est indispensable. Le laboratoire de microbiologie joue un rôle important dans l isolement des germes présents dans les prélèvements biologiques dans un but diagnostic et thérapeutique des infections. Méthodes : Il s agit d une étude prospective, portant sur le diagnostic bactériologique des prélèvements reçus au niveau du laboratoire de microbiologie de l hôpital de DEM, durant 02 mois. Le recueil des données était effectué sur la base d une fiche d enquête. La saisie et l analyse des données étaient effectuées sur le logiciel Epi Info version Résultat : Au total, 406 prélèvements reçus et analysés au sein du laboratoire ; 78.8% des prélèvements étaient de type ECB des urines, suivis par ECB du Pus (8.4%) et ECB du prélèvement vaginal (6.2%). Parmi les 345 prélèvements positifs à l examen direct, 137 ont une culture positive, 195 ont une culture négative et 13 sont des prélèvements contaminés. Le Staphylocoque était le germe le plus isolé dans les prélèvements du pus suivi du Proteus et de Pseudomonas. L Escherichia coli était l espèce la plus isolée dans les prélèvements d urines. Le Streptocoque est l agent dominant dans les infections génitales. Conclusion : Vu l absence totale d information concernant le patient, l origine communautaire ou nosocomiale ne peut être imputable dans cette étude. Force de constater que les résultats obtenus en termes de germes et des bactéries résistantes, sont le fruit d une politique anarchique ou non contrôlée de la prescription des antibiotiques. P3-24 Prévention des infections dans les laboratoires de microbiologie clinique Sanhaji L, Tayeb K, Belabbes H, Zerouali K, El Mdaghri N. Laboratoire de microbiologie, CHU Ibn rochd, Casablanca, Maroc Introduction : Les laboratoires de Microbiologie représentent l un des secteurs de la santé les plus exposés aux risques infectieux (RI). La conscience de ce risque est souvent minimisée par le personnel souvent plus soucieux de protéger le prélèvement que de se protéger lui-même. L objectif de ce travail est de mettre en exergue les différents risques infectieux encourus dans un laboratoire de microbiologie, et les moyens de prévention. Méthodes : Il s agit d une revue des bonnes pratiques du laboratoire pour éviter les RI. Résultats : Les agents infectieux peuvent être bactériens, viraux, fungiques, ou parasitaires. Ils sont classés en fonction de leur virulence, et de ce classement dépend la conception des locaux pour leur analyse. La contamination peut se faire par voie respiratoire, digestive, ou cutanéo-muqueuse. Les mesures de prévention ont comme objectifs : - La protection du personnel exposé, les personnes en dehors du laboratoire mais en contact avec ce dernier soit directement ou indirectement, ainsi que la protection de l environnement ; - De prévoir les différents types d accidents et les conduites à tenir correspondantes. Ces mesures sont nombreuses et doivent concerner principalement les infrastructures et les équipements du laboratoire, les bonnes pratiques d hygiène générale, la vaccination, la formation et l information du personnel, la décontamination et le nettoyage du matériel et des locaux, ainsi que l élimination des déchets. Conclusion : Travailler avec un matériel adapté, dans des locaux adéquats, avec l application de bonnes pratiques par un personnel formé, sont la garantie de sécurité optimale contre les différents RI. P3-25 Rôle du laboratoire de microbiologie dans la surveillance des infections nosocomiales Tanine H, Benmiloud L, Zerouali K, Belabbes H, Elmdaghri N Laboratoire de Microbiologie CHU Ibn Rochd Casablanca, Maroc Introduction : L'infection nosocomiale (IN) constitue une préoccupation permanente en milieu hospitalier. Elle est coûteuse à la collectivité mais surtout en vie humaine. Le laboratoire de microbiologie a pour mission principale l analyse des prélèvements pathologiques à des fins diagnostiques. La base de données informatisée du laboratoire permet la surveillance des IN, l une des pierres angulaires de la prévention. L objectif de notre travail est d effectuer une mise au point sur le rôle du laboratoire dans la surveillance des IN. Méthodes : L exploitation de la base des données permet d obtenir des informations variées qu'il faut interpréter avec prudence. Les données bactériologiques associées aux renseignements cliniques permettent d'approcher 38

41 l'importance des infections acquises à l'hôpital, de mieux connaître les services à risque et de suivre leur évolution. Résultats : Les objectifs majeurs de la surveillance à partir du laboratoire sont au nombre de cinq : - Détection des épidémies; - Surveillance des bactéries endémiques, multirésistantes aux antibiotiques; - Suivi de l écologie bactérienne et de la résistance aux antibiotiques à l échelle d un hôpital ou même d un service donné; - Identification d évènements rares ou émergents ; - Surveillance ciblée de certaines infections. Conclusion : L efficacité de la surveillance des IN repose sur la qualité de la collaboration engagée entre le microbiologiste et ses différents partenaires hospitaliers à savoir, les services cliniques, l équipe opérationnelle d hygiène, et le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) ainsi que l Administration Hospitalière. P3-26 Profil bactériologique des bactériémies nosocomiales au CHU Hassan II de Fès Yahyaoui G, Benseddik N, Mahmoud M Laboratoire de Microbiologie, Laboratoire central d analyses médicales, CHU Hassan II, Fès Maroc Introduction : La bactériémie nosocomiale est une hémoculture positive documentée plus de 48 h après l admission du patient, associée à la présence de signes cliniques évocateurs d état septique. L objectif de notre étude est de préciser l incidence des bactériémies nosocomiales, les germes pathogènes en cause et identifier les facteurs de risque d acquisition. Méthodes : Etude rétrospective de l incidence des bactériémies nosocomiales pendant une durée de 20 mois allant d Octobre 2008 à Mai 2010, au sein du laboratoire de Microbiologie du CHU Hassan II de Fès, réalisées sur automate BACTEC 9240 (BECTON DICKINSON). Nous avons étudié les dossiers des malades hospitalisés pour bactériémies survenues 48h après l'hospitalisation. Résultats : Parmi les 556 hémocultures positives durant cette période, 339 (61%) pouvaient être attribuées à des infections nosocomiales. Les microorganismes isolés se repartissent comme suit : 299 souches d entérobactéries (88%) dont 50% sont des BLSE, 17 souches de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline SARM (2%), 16 souches d Acinetobacter baumannii (4.7%) et 7 souches de Pseudomonas résistant à la céftazidime (2%). L âge moyen de nos patients était de 33 ans. Le ratio homme/femme était de 0,6. Le service le plus en cause était la réanimation médicale adulte, suivi du service de néonatologie. Les principaux facteurs de risque d acquisition d une bactériémie étaient : la présence d un cathéter veineux central, la nutrition parentérale, le foyer broncho-pulmonaire, la porte d entrée urinaire et le foyer cutané. Conclusion : Les bactériémies nosocomiales représentent un problème préoccupant. Les services de réanimation sont les plus touchés ce qui implique la nécessité d une application stricte des mesures d hygiène et la prescription rationnelle d antibiotiques afin de diminuer la pression de sélection. P3-27 Etat actuel de l épidémiologie et l antibiorésistance des souches bactériennes isolées à l Hopital Ibn Tofail de Marrakech. Zahlane K, Zougarhi L, Soraa, Haouach K, Admou B, Chabaa L Laboratoire des analyses médicales, CHU Mohamed VI, Marrakech, Maroc Introduction : La résistance des bactéries aux antibiotiques est un problème majeur de santé publique. Cette étude nous permet de décrire l état des résistances aux antibiotiques des bactéries isolées des différents services de l hôpital Ibn Tofail de Marrakech ainsi que de suivre l évolution des résistances des germes communautaires. Méthode : Il s agit d une étude prospective menée au laboratoire de microbiologie du Centre Hospitalo Universitaire de Marrakech sur une durée de six mois (janvier à juin 2010). Elle a concernée tous les prélèvements à visés diagnostic. La sensibilité aux antibiotiques était étudiée par la méthode de diffusion en milieu gélosé. Le choix des antibiotiques et les critères d interprétation de l antibiogramme se font selon les normes du Comité de l Antibiogramme de la Société Française de Microbiologie (CASFM). Résultats : Nous avons isolé 379 souches bactériennes. On retrouve principalement les entérobactéries (239 souches), Staphylococcus aureus (50 souches), Pseudomonas aeruginosa (31 souches), et Acinetobacter baumanii (29 souche)s. Le profil de résistance des bactéries aux antibiotiques montre la prédominance des bactéries multirésistantes : La résistance à l imipénème d A. baumanii et de P. aeroginosa est respectivement de 58,62% et 13%. Les enterobactéries résistantes aux céphalosporines de troisième génération représentaient 21,33%. La résistance de S. aureus à la méticilline était de 22%. Conclusion : La connaissance de l épidémiologie et l antibiorésistance des germes isolés d infections nosocomiales et communautaires permet la mise en place des précautions pour La maîtrise des BMR et le bon usage des antibiotiques. 39

42 P3-28 Deux cas de méningites néonatales nosocomiales à Pseudomonas aeruginosa au CHU Mustapha Bacha, Alger Ziane H 1, Arfi H 2, Djennane F 1, Zemouli N 1, Sadaoui B 2, Laib S 1, Ouzani S 1, Benameur Z 1, Neggazi M 1, Gourari S 1, Lebbane D 2, Ramdani-Bouguessa N 1, Tazir.M 1 1. Service de microbiologie, CHU Mustapha Bacha, Alger, Algérie ; 2. Service de néonatologie, CHU Mustapha Bacha, Alger, Algérie Introduction : Pseudomonas aeruginosa est un germe ubiquitaire. Chez le nouveau-né, les infections maternofoetales (IMF) à P. aeruginosa sont rares. Cette rareté expose à une inefficacité thérapeutique par les antibiotiques utilisés dans le traitement de 1ére intention des IMF. Plus fréquemment, P. aeruginosa est responsable d infections néonatales nosocomiales. Ces infections sont le plus souvent localisées (conjonctivites, otites, ). Leur extension systémique et/ou méningée est rare, mais reste de mauvais pronostic en particulier chez les prématurés. Nous rapportons deux cas de méningites néonatales nosocomiales à P.earuginosa. Méthodes : Il s agit de deux nouveau-nés de sexe masculin, âgés de 12 et 30 jours, admis, en février 2010, au service de néonatologie pour syndromes de détresse respiratoire. Les bilans infectieux étaient négatifs. Après réanimation (aspiration, ventilation au masque) et une antibiothérapie, une amélioration clinique a été notée. 72 heures après, les deux nouveaux nés sont réhospitalisés, pour détresse respiratoire, troubles neurologiques et une CRP positive dans les deux cas. Une ponction lombaire (PL) a été faite. Différents prélèvements, des surfaces et matériels, ont été réalisés. Le diagnostic bactériologique a été fait selon les méthodes standards et l antibiogramme selon les recommandations du CLSI. Résultats : P.earuginosa, de sérotype PMFp8 et sensible à tous les antibiotiques testés, a été isolé du LCR des deux nouveaux nés. Le nouveau né de 12 jours, est décédé dans un état de choc septique. Pour le deuxième cas, l antibiothérapie a été rapidement adaptée à base de ciprofloxacine, entrainant une amélioration clinique, biologique et une stérilisation du LCR. Une enquête épidémiologique a été réalisée, retrouvant P.earuginosa, de même sérotype, au niveau de la face interne du masque de ventilation, ayant servi à la réanimation des deux nouveaux nés. Conclusion : L élaboration et l application des protocoles d hygiène, ainsi que la formation du personnel hospitalier sont l arme de lutte et de prévention des infections à P.earuginosa. La gravité de ces infections chez le nouveau né, nécessite la révision de l antibiothérapie de première intention, dés que la preuve microbiologique est apportée. 40

43 Session 4 «Stérilisation et désinfection des dispositifs médicaux» P4-1 La stérilisation des dispositifs médicaux dans les centres de santé de base de la région de Monastir (Tunisie) Ben Rayana N, Ayadi S, Daldoul Z, Khayache F Service régional de l hygiène du milieu et de la protection de l environnement, Monastir, Tunisie Introduction : La stérilisation est un élément majeur dans le processus de soins dans nos structures sanitaires et constitue l un des moyens de prévention des infections associées aux soins (IAS). Cependant, la stérilisation reste banalisée dans la pratique quotidienne des soins voire même négligée par le personnel de santé. Notre travail a pour objectifs d évaluer l état des appareils de stérilisation et l application des procédures de stérilisation. Méthodes : Il s agit d une étude descriptive, transversale et exhaustive au niveau des 86 centre de santé de base (CSB) de la région de Monastir pendant le mois de Mai 2009 moyennant un audit basé sur : le 7 ème item de l indicateur 12 de la fonctionnalité de la circonscription sanitaire et la circulaire N 75 du Ministère de la santé publique du 6 septembre 2006 réglementant le traitement des dispositifs médicaux en milieu hospitalier. Résultats : 53% des appareils de stérilisation sont conformes ; 28% des personnels responsables appliquent le protocole de circulaire 75/2006 ; Le matériel des unités de soins dentaires est stérilisé d une façon conforme dans 80% des cas. Conclusion : La stérilisation est un acte primordial pour la qualité des soins. Par ailleurs, la garantie de stérilisation des dispositifs médicaux nécessite le concours de l ensemble des acteurs du système de santé. Pour cela des efforts soutenus sont nécessaires, notamment en matière de sensibilisation de l administration et des professionnels hospitaliers à l importance de la stérilisation dans la prévention des infestions associées aux soins et de formation des personnels chargés de la stérilisation. P4-2 La stérilisation dans les blocs opératoires du pavillon des urgences de chirurgie Berkane A, Bellil, Aridj, Bekri, Toudeft F Service d épidémiologie et de médecine préventive, Chu de Tizi ouzou, Tizi ouzou, Algérie Introduction : Le PU de chirurgie enregistre le taux le plus important de prévalence des infections nosocomiales, en particulier des infections du site opératoire. Pour cela, un audit de la qualité de stérilisation a été réalisé par l équipe du SEMEP. Les objectifs de ce travail sont de participer à la prévention contre la transmission infectieuse par les dispositifs médicaux à usage multiple d évaluer l application des procédures en usage et d améliorer et garantir la qualité des prestations en matière de stérilisation. Méthodes : Il s agit d un audit des pratiques de la stérilisation dans les blocs opératoires du pavillon des urgences de chirurgie de notre hôpital. Période de l audit : 1ére période : mai-juin 2008 ; suivie d une formation du personnel chargé de la pré désinfection et la stérilisation ; 2éme période : évaluation après formation décembrejanvier Résultats : Nous retrouvons : un manque de formation spécifique en stérilisation ; une architecture des locaux inadaptés aux activités de stérilisation ; une insuffisance de contrôle de la qualité de la stérilisation. P4-3 Unité de stérilisation interhospitalière : à propos de la réalisation du CHU de Toulouse Breack P France Introduction : La centralisation de la stérilisation des dispositifs médicaux apparaît aujourd hui comme une nécessité dans les établissements hospitaliers modernes. Elle permet de gérer efficacement les investissements, le personnel et surtout les risques. Ce concept peut s appliquer au regroupement des besoins de plusieurs hôpitaux. L auteur a mené cette démarche en relation étroite avec le Pharmacien responsable du CHU de Toulouse, avant de concevoir la programmation du projet, suivre les études de cette réalisation qui sera inaugurée prochainement. Méthodes : L exposé présente la méthodologie mise en œuvreau cours du long processus d élaboration du projet, les contraintes, les difficultés rencontrées, les implications sur le fonctionnement des services concernés au sein de chaque hôpital. Il expose également les principes conceptuels retenus, ergonomie, fonctionnalité, hygiène et leur implication sur l architecture finale du bâtiment et la technologie du projet. Résultats : Présentation de l organisation finale et de la réalisation par des schémas et des photos 41

44 Conclusion : La centralisation de la stérilisation est à considérer dans un environnement où les structures hospitalières sont appelées à évoluer. Que ce soit dans le cadre d un projet interhospitalier ou d un projet interne, la démarche générale est un peu la même. Une méthodologie de gestion de projet s impose pour vaincre les résistances internes et préparer la mise en place d une organisation fiable, réellement adaptée aux besoins. P4-4 Contrôle microbiologique de l'efficacité du nettoyage et de désinfection des endoscopes digestifs au service de gastrologie du CHU de Tlemcen Hassaine H 1, Soulimane A 2 1. Laboratoire des actions de l homme pour la protection de l environnement et application en santé publique. Faculté des Sciences/ Département de biologie, Université Abou Bekr Belkaid, Tlemcen, Algérie ; 2. Service d épidémiologie et de médecine préventive, Chu de Sidi-Bel-Abbes, Algérie. Introduction : Les endoscopes digestifs pénètrent dans les cavités fortement colonisées par des microorganismes et sont en contact avec les muqueuses intactes ou non. Très rapidement le canal opérateur/aspiration est contaminé par une flore bactérienne non négligeable. L application rigoureuse de la procédure de nettoyage et de désinfection avant ou entre 2 utilisations demeure le moyen de maîtrise du risque infectieux. L objectif de ce travail est de contrôler par des prélèvements bactériologique l efficacité et la désinfection de l endoscope digestif souple non autoclavable, avant et entre 2 utilisations. Méthodes : La technique utilisée de prélèvement a été inspirée du protocole du CCLIN ouest (mai 2005). Le traitement des échantillons a été réalisé au laboratoire de microbiologie de la faculté des Sciences. Les principaux germes recherchés sont : la flore totale : Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa, Entérobactéries et autres. Résultats : Plus de 60% des résultats sont non conformes, parmi les germes isolés 45.6% sont des entérobactéries, nous retrouvons aussi des P. aeruginosa, des Candida albicans et des contaminations à S.aureus. Conclusion : Devant ces résultats plusieurs mesures d amélioration du protocole d entretien des endoscopes doivent êtres prises afin d y remédier à ce problème de manque d hygiène et de diminuer les risques de contamination de l endoscope. P4-5 Evaluation de l étape de la prédésinfection des dispositifs médicaux dans les blocs opératoires et les unités de soins : Etude réalisée au CHU Sahloul, Sousse 2010 Khéfacha S, Latiri H, Ben Rejeb M, Nouira A, F. Dallel F, Kermani A, Dhidah L Service d hygiène hospitalière, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : Tout dispositif médical réutilisable représente un risque infectieux pour les professionnels qui le manipulent et pour les patients pour qui ce matériel est utilisé. Une bonne préparation au retraitement de ce matériel permet de diminuer ces risques infectieux. La prédésinfection du matériel souillé est le premier traitement réalisé. Elle réduit au maximum le nombre de micro-organismes présents, facilite le nettoyage ultérieur et protège le personnel et l environnement. Méthodes : Il s agit d une étude d observation faite aux blocs opératoires et services de soins dans le but de décrire les étapes de la prédésinfection des DM dans les blocs opératoires et les services de soins, de relever les éventuels écarts entre les normes en vigueur et les pratiques observées et d apporter, si besoin, des mesures correctives. Résultats : 150 observations ont été faites à l aide d une grille d observation préétablie. Les principaux résultats ont montré que : dans 44% des observations, la pré désinfection est effectuée par les infirmiers ; dans 67% des observations, le matériel est pris en charge immédiatement après utilisation, dans 70% des observations, les instruments sont ouverts et démontés avant trempage ; dans 88% des observations, le temps de trempage est inférieur à 10 mn ; dans la totalité des observations, le rinçage est réalisé à l eau du réseau. Conclusion : L étude a permis de révéler la présence de certains dysfonctionnements. L élaboration de procédures écrites et leur mise à la disposition du personnel manipulateur s avère indispensable afin de standardiser les pratiques. P4-6 Contribution à la mise en place du système de management qualité selon le référentiel ISO 9001 : 2000, domaine de la stérilisation des dispositifs médicaux Ouhadous M, Aalloula O, Ouhssaine M, Benbachir M CLIN, Chu Ibn Rochd de Casablanca, Casablanca, Maroc 42

45 Introduction : L unité de stérilisation de l hôpital d enfants relevant du CHU Ibn Rochd de Casablanca envisage la mise en place d un système qualité en stérilisation. Notre contribution à la concrétisation de ce projet consiste en la réalisation d un état des lieux et la proposition d un plan d action. Méthodes : Le projet a commencé par la constitution d un groupe de travail dont la première mission est l élaboration de la cartographie des processus. Les différentes étapes du processus de stérilisation ont été schématisées sous forme de logigramme. Ensuite un état des lieux a été réalisé par le biais d une grille d évaluation élaborée à partir des référentiels disponibles (norme ISO 9001 version 2000, les bonnes pratiques de stérilisation, normes marocaines en stérilisation). Résultats : Les résultats obtenus montrent que le processus métier semble relativement maîtrisé (presque la moitié des item sont conformes). Cependant le processus de management est loin d être maîtrisé (86% des item ne sont pas conformes). Pour le processus support plus de la moitié des critères évalués (soit 56%) ne sont pas conformes. Le brainstorming nous a permis de rechercher les causes des dysfonctionnements relevées. Ces derniers ont été classés par la suite par famille de causes en utilisant le diagramme d Ishikawa. Quant à la recherche des causes racines, elle s est faite grâce à la technique des 5 pourquoi. En fin le vote pondéré nous a été utile pour hiérarchiser les dysfonctionnements. Conclusion : Suite aux recommandations du groupe de travail et à l analyse du projet lui-même, un plan d action a été proposé. Dans un souci d amélioration continue, une deuxième roue de la qualité est proposée. Elle consiste, en plus de la mise en place des actions correctives, à recueillir et classer les dysfonctionnements par fréquence (diagramme de Pareto) et par criticité (méthode AMDEC) et à mesurer la satisfaction des clients (enquêtes de satisfaction client). P4-7 La mutation de la stérilisation des dispositifs médicaux dans nos centres de santé vers la nouvelle ère, pour quand? Enquête au niveau des centres de santé d El Alia, Ras-Djebel et Utique, Tunisie Rafrafi M 1, Dhaouadi MH 1, Bel Hadj S 2, Ben Hamida A 3, Amara H 3 1. Circonscription Sanitaire d El Alia, Tunisie ; 2. Circonscription Sanitaire d Utique, Tunisie ; Circonscription Sanitaire de Ras- Djebel, Tunisie La prise en compte et la gestion du risque infectieux relève de la volonté de tout mettre en œuvre pour ne pas nuire au patient. Le risque infectieux est classé parmi les risques liés à la prise en charge des patients. La gestion du risque infectieux se traduit par des actions préventives dont la stérilisation des dispositifs médicaux. Cette activité incontournable tient de plus en plus une place de choix dans toute stratégie de lutte contre les infections associées aux soins. Conscient de l importance de cette activité le Ministère de la Santé Publique Tunisien a lancé via la circulaire 75/2006 une stratégie de promotion de cette activité. Mais l application stricte des termes de cette circulaire reste insuffisante. C est pourquoi une étude a été programmée durant le premier trimestre 2009, en marge des douzièmes journées d hygiène des centres de santé de Bizerte. Cette étude s'est fixée comme objectifs d établir un état des lieux concernant les infrastructures, les connaissances ainsi que les pratiques en matière de stérilisation des dispositifs médicaux au niveau des trois circonscriptions d'el alia, Ras-Djebel et Utique ; de dégager les défaillances et les lacunes qui entachent cette activité ; de susciter une mise en conformité de cette activité avec les termes de la circulaire du MSP n 75/2006. Nous avons suivi la méthodologie suivante dans la réalisation de cette enquête : enquête descriptive au niveau des centres de santé ainsi que du personnel soignant y exerçant au niveau des circonscriptions d El Alia, Ras-Djebel et Utique durant le premier Trimestre Recueil des données : observation et entretien sur une grille d audit élaborée par l Unité local d hygiène d El Alia comportant 32 critères répartis en trois rubriques : Evaluation de l infrastructure ; enquête relative aux connaissances ; volet pratique. Les enquêteurs étaient des hygiénistes des trois circonscriptions concernées. La saisie et l analyse des données était réalisé sur le logiciel Epi-Info, Version 6.1. Les résultats ainsi que leur discussion seront exposés dans le poster. 43

46 Session 5 «Communications libres» P5-1 Gestion des déchets solides d activités de soins Aalloula O, Ouhadous M, Fatouaki FZ, Zouhair K, Motaouakkil S Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Introduction : Les déchets d activités de soins sont des déchets médicaux produits essentiellement dans tous les établissements de soins. La gestion des déchets (DAS) est réglementée par la loi Au CHU Ibn Rochd, la gestion des DAS est assurée par une société sous-traitante depuis En 2010 un audit a été réalisé par le comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN) pour évaluer le processus de gestion des DAS. Méthodes : Etude descriptive du processus de gestion des DAS ; 26 services sont inclus dans cette étude et deux supports sont utilisés pour la récolte des données : une grille d observation et un questionnaire. Le personnel concerné par cette étude sont : les infirmiers, les responsables d hygiène et les agents de la société sous traitante. Résultats : 93% des soignants sont conscients des risques liés aux DAS et le risque biologique est le plus perçu. La tenue de protection est la principale mesure de protection contre les nuisances des déchets de soins selon 91% de la population étudiée. La vaccination n est rapportée que par 35 % du personnel. La proportion du personnel ayant bénéficié d une formation sur la gestion des DAS est de 46%.Le personnel victime de piqûres ou de blessures par aiguille ou objet contaminé est de 39%. Le tri des DAS n est respecté que dans 38% des actes de soins alors que les autres étapes de gestion des déchets sont conformes dans 80% des situations observées. La dotation des services de soins en matériel nécessaire à la gestion est assurée dans 66% des cas. Conclusion : Depuis 2005, la gestion des déchets hospitaliers n a cessé de s améliorer, La dotation des services en matériel de conditionnement des DAS est assurée régulièrement par la société sous traitante et la propreté des services de soins et de l environnement hospitalier est satisfaisante. Cependant, en dépit de la prise de conscience du personnel soignant vis à vis du risque infectieux que comportent les DAS, le tri n est pas assez respecté et le nombre de victimes d accident exposant au sang reste élevé (39%). Ces acquisitions sont le fruit des efforts de l administration, de l engagement du personnel ainsi que la contribution de la société de la soustraitance. En plus des ressources humaines et matérielles disponibles pour la gestion des déchets, des formations en matière de tri des déchets et des campagnes de vaccination contre l hépatite B doivent être entreprises pour assurer la protection du personnel et optimiser la propreté de l environnement hospitalier. P5-2 Connaissances, attitudes et pratiques des étudiants en médecine vis-à-vis des accidents d exposition au sang Adarmouch L, Sebbani M, Mouwafaq S, Amine M Laboratoire d épidémiologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Université Cadi Ayyad et Chu Mohammed VI, Marrakech, Maroc Introduction : La sécurité au travail est un concept qui suscite beaucoup d intérêt dans les établissements de soins. La question de l'exposition accidentelle au sang a été largement étudiée chez certaines catégories de professionnels de santé, comme les chirurgiens ou les paramédicaux. L'objectif de cette étude était d'évaluer les connaissances, attitudes et pratiques des étudiants en médecine à l égard de l'exposition accidentelle au sang. Méthodes : Une étude transversale descriptive a été réalisée entre décembre 2009 et février Un autoquestionnaire évaluant les connaissances, les attitudes et les pratiques a été rempli par 229 étudiants à la Faculté de médecine de Marrakech. L'analyse statistique a été effectuée à l'aide du logiciel Epi Info version 6. Résultats : la quasi-totalité des participants (99,6%) pensaient qu'ils sont à risque de contamination durant leur formation. Soixante-dix pourcents n'avait pas reçu de formation sur l'exposition accidentelle au sang ou sur la conduite à tenir. Si les principaux moyens de contamination sont connus, il y a une insuffisance des connaissances concernant la conduite à tenir et la procédure de déclaration. Plus de 90% des participants pensaient que le vaccin contre l'hépatite B est indispensable en tant que moyen de prévention, cependant, cette vaccination n était que rarement pratiquée (16,2%). Conclusion : Il y a un besoin urgent de renforcer la formation des étudiants en médecine en ce qui concerne l'exposition au sang avant qu ils ne commencent leur formation à l'hôpital en mettant l accent sur les mesures de prévention et les modalités de prise en charge. 44

47 P5-3 Prélèvements bactériologiques et qualité des prescriptions antibiotiques en néphrologie Akrichi MA, Maaroufi C, Mbarki H, Arrayhani M, Sqalli Houssaini T Service de Néphrologie, Chu Hasan II, Fès, Maroc Introduction : L'émergence de la multirésistance bactérienne devient de plus en plus inquiétante dans la pratique de tout clinicien. L utilisation excessive ou inappropriée des antibiotiques en est le déterminant essentiel. L optimisation du bon usage des antibiotiques est une priorité de santé publique. Les objectifs de l étude étaient l auto-évaluation de nos pratiques professionnelles portant sur la qualité des prescriptions antibiotiques et la sensibilisation des prescripteurs au bon usage de cet outil thérapeutique. Méthodes : Enquête clinique de prévalence rétrospective menée au sein du service de néphrologie du CHU HASSANII- FES. Tout patient adulte hospitalisé entre le 01/07/2009 et le 30/02/2010 pour plus de 24 heures, était inclus dans l étude. Les données étaient recueillies à partir des dossiers des malades sur une fiche individuelle comportant l identification du patient, le motif d hospitalisation, les prélèvements bactériologiques réalisés selon le contexte clinique et signes d appels, les germes isolés et l'antibiothérapie reçue. Résultats : Sur les 220 dossiers analysés, 54,7% des malades étaient des hommes. L'âge moyen est de 49,3 ans avec des extrêmes de 18 et 80 ans. L ECBU a été réalisé chez 90,3% des malades, des hémocultures par voie périphériques ou sur voie centrale chez 9% des malades, la culture du bout de cathéter d hémodialyse a été faite chez 14,6% des malades, d autres prélèvements bactériologiques ont été demandés selon les signes d appels : LCR, ECBE, liquide pleurale, liquide péritonéal, copro-parasitologie des selles. Une infection urinaire a été retrouvée chez 16% des malades avec une prédominance de E.coli sensible, un BLSE urinaire multi-résistant a été isolé chez 06 patients. Une bactériémie sur cathéter d hémodialyse ou hémoculture périphérique a été notée chez 5% des malades, avec isolement d un Staphylocoque Aureus résistant à la Méthicilline (SARM) chez deux malades, et un Enterobacter Cloacae chez une malade après un accident transfusionnel par une poche de culot globulaire infectée par le même germe. Un SARM a été isolé dans le liquide péritonéal chez un malade sous dialyse péritonéale. Tous les malades infectés ont été mis sous antibiothérapie adaptée avec une prédominance des quinolones et pénicillines A, et des anti-staphylococciques mineurs et majeur. Le choix de la molécule probabiliste était conforme dans deux tiers des cas. Les posologies administrées étaient adaptées à la fonction rénale chez tous les patients avec dosages des taux résiduels chaque fois que possible chez les insuffisants rénaux ayant reçu des aminosides ou de la vancomycine. La réévaluation des antibiothérapies à 48-72h a été réalisée chez tous les malades. Le coût global des antibiotiques consommés durant la période de l étude a été estimé à partir des données de la pharmacie centrale de l hôpital à Dhs. A cela s'ajoutent les coûts des journées additionnelles d'hospitalisation et des examens complémentaires ainsi que les pertes de journées de travail. Conclusion : Une rationalisation de l antibiothérapie a un intérêt collectif et économique. Différentes actions pourraient améliorer la qualité de la prescription de l antibiothérapie le choix d une antibiothérapie probabiliste conforme aux référentiels, la réévaluation systématique des traitements antibiotiques à 48-72h, le respect des posologies, et le respect des règles d'hygiène. P5-4 Surveillance des septicémies nosocomiales au Centre Hospitalier Départemental du Zou et des Collines au Bénin Ahoyo TA 1, Gbohoun A 3, Boco M 3, Aminou T 2, Dramane KL 4 1. Département du Génie de Biologie Humaine, EPAC, Cotonou, Bénin ; 2. Laboratoire d expertise et de recherche en chimie de l eau et de l environnement, UAC, Cotonou, Bénin ; 3. Centre Hospitalier Départemental du Zou/Collines Abomey, Cotonou, Bénin ; 4. Laboratoire de pharmacodynamie, FAST UAC, Cotonou Bénin Introduction : La surveillance des infections nosocomiales est devenue une réalité depuis avril 2002 au CHDZ/C, hôpital de 500 lits. La septicémie nosocomiale, malgré les efforts fournis y est préoccupante. La première bactérie en cause signalée à partir du laboratoire de microbiologie en janvier 2008 est le Staphylocoque à coagulase négative particulièrement Staphylococcus Sciuri. Les 2 objectifs de cette étude étaient d établir la proportion de S. scuiri parmi les souches de Staphylocoques à coagulase négative (SCN) isolées au cours des septicémies nosocomiales, de déterminer l impact de la surveillance sur la gestion des infections nosocomiales. Patients et méthodes. Méthodes : Une étude prospective réalisée de juin 2008 à novembre 2008 au CHDZ/C a permis d identifier les patients hospitalisés présentant une septicémie et les facteurs associés selon le protocole de l Association Belge pour l hygiène hospitalière utilisé en La sensibilité aux antibiotiques des souches de S. scuiri est recherchée par la technique de Kirby-Bauer. Résultats : En six mois, l incidence des septicémies nosocomiales est de 4,5 infections pour 100 admissions (IC95% - 3,8-5,2) ; les SCN font 32% des microorganismes isolés et représentent 45% des septicémies liées à la présence d un cathéter. La proportion de S. scuiri parmi les SCN est de 24,5%. Les facteurs pouvant faciliter l acquisition des souches de S scuiri, se retrouvent dans la présence de cathéter veineux, de sonde urinaire et de la bactérie dans l environnement hospitalier traduisant des failles dans les mesures de prévention. Seuls 3% des souches de S. scuiri sont multirésistantes, et 15% sont résistantes à la vancomycine. 45

48 Conclusion : Une émergence des septicémies nosocomiales causées par S. scuiri est observée, la résistance à la vancomycine est élevée. L environnement hospitalier constitue un réservoir important de contaminations dans notre contexte. P5-5 Infections nosocomiales ou ubiquitaires? Arfi H 1, Sadaoui B 1, Hadjane D 1, Lakhal K 1, Ziane H 2, Djennane F 2, Ramdani N 2, Leban D 1, Tazir M 2 1. Service de néonatalogie, Chu Mustapha Bacha, Alger, Algérie ; 2. Laboratoire de microbiologie, Chu Mustapha Bacha, Alger, Algérie Introduction : Les infectons à BLSE+ sont de principe nosocomiales et graves, elles apparaissent le plus souvent dans certaines situations d association d un état d immunodépression et un milieu nocif tel un lieu de soins aseptique ou trop agressif et souvent par définition après au moins 48h de soins intensifs par rapport aux infections ubiquitaires moins virulentes, et dans chaque situation on connaît un certains nombres de germes et leurs sensibilités aux ATB d où la décision thérapeutique est donnée à base de ces données. Méthodes : Il s agit de deux cas observés de nouveau nés sans antécédents, eutrophiques nés à terme, avec périodes péri et néonatales précoces sans incidents. Résultats : Le premier admis l année passée à 11jours de vie, pour bronchiolite banale et en moins de 12 heures il développe une septicémie avec méningite à Citrobacter koseri BLSE+ et qui a présenté des complications cérébrales mécaniques malgré une antibiothérapie adaptée. Le deuxième récemment admis à 25 jours de vie pour fièvre avec tableaux neurologique apparu la veille de son admission et chez qui la culture du sang et de son LCR du jour 0 de son admission était positive à Klebsiella pneumonae BLSE+ BMR et malheureusement décédé 3 jours après son admission dans un tableau de CIVD. Particularités de ces cas :(1) pas de notion de séjour dans un hôpital ou de soins intensifs chez ces nouveaux nés ; (2) ayant bénéficié seulement de gestes de routines d explorations ; 3. présence de germes hospitaliers très virulents dans leurs sangs et leurs LCR. Questions et Problèmes posés : Origine de ces germes agissant en dehors de leur terrain habituel!? Inoculation lors des visites par des gestes médicaux pour exploration ou traitement? Infection primitive? Changement du microenvironnement ubiquitaire? Problème de décision thérapeutique initiale et pronostic. Conclusion : Le flux important de nouveaux né sur les structures de santé parfois non adaptées pour ces sujets fragiles avec des mesures d asepsie des fois dépassées a fait probablement gagner du terrain aux infections nosocomiales en dehors de l hôpital par les soins «banaux» que nous devons révisés surtout devant un nouveau né risquant de modifier notre microenvironnement ubiquitaire qui est jusqu à ce jour beaucoup moins agressif que l hospitalier. P5-6 Evaluation des équipements de lavage des mains dans les centres de santé de base de la région de Monastir, Tunisie Ayadi S, Ben Rayana N, Daldoul Z, Khayache F Service régional de l hygiène du milieu et de la protection de l environnement de Monastir, Tunisie Introduction : L Hygiène des Mains est la méthode la plus efficace de prévention des infections associées aux soins (IAS) mais également la moins observée à cause de: l inexistence ou l inadaptation des équipements et/ou le non respect des procédures. L objectif de notre étude est de faire e diagnostic de la situation actuelle concernant la disponibilité et la fonctionnalité des équipements nécessaires au lavage des mains dans les centres de santé de base de la région de Monastir. Méthodes : Une étude descriptive, transversale et exhaustive au niveau des 86 CSB (337 unités de soins) de la région de Monastir pendant le premier semestre 2009 moyennant un audit qui a concerné toutes les unités de soins. Résultats : 59% des unités de soins sont dépourvues d un point d eau ; 94% des points d eau existants sont fonctionnels et 98% des CSB sont dépourvus de distributeur de savon liquide. Conclusion : Bien que le lavage des mains soit considéré comme l une des mesures universelles de prévention des I A S, le respect de cette mesure reste assez faible. Le manque d approvisionnement en équipements et matériels est l un des facteurs limitants. Un plan d action a été mis en place et ayant comme objectifs de combler les défaillances au niveau des équipements, sensibiliser les responsables des établissements sanitaires sur l intérêt de l hygiène des mains et former le personnel de santé sur les procédures de lavage des mains P5-7 La boite à outils d hygiène des mains en Tunisie : Quel contenu? Badri K 1, Kammoun H 2, Dhaouadi MH 3, Ben Said E 4, Bounguicha N 5, Gadhoum L 5, Gzara A 4, Mahdi H 4, Messedi A 4, Rafrafi M 3, Souilah H 6, Telhig L 3 1. Direction de l Hygiène du Milieu et de la Protection de l Environnement, Ministère de la Santé Publique, Tunis, Tunisie ; 2. Service Régional d Hygiène du Milieu de Bizerte, Bizerte, Tunisie ; 3. Hôpital d El Alia, El-Alia, Tunisie ; 4. Direction Régionale 46

49 de la Santé Publique de Tunis, Tunis, Tunisie ; 5.- Hôpital Régional de Bizerte, Bizerte, Tunisie ; 6. Institut Kassab d Orthopédie, Tunis, Tunisie Désormais, une véritable boîte à outils d hygiène des mains est actuellement mise à la disposition des professionnels de la santé impliqués de près ou de loin dans la promotion de l hygiène des mains. En effet, de nouveaux supports d éducation et de formation ont été élaborés dans le cadre de la deuxième phase du programme national d hygiène des mains ( ) et mis en circulation à partir du 5 Mai 2010, date de la célébration de la première journée nationale de promotion de l hygiène des mains. Ces documents consistent en : 05 fiches techniques, une brochure intitulée «Comment préserver l hygiène des mains en milieu de soins?», deux dépliants, l un portant sur le programme national Tunisien de promotion de l hygiène des mains en milieu de soins et l autre sur la stratégie de l OMS de promotion de l hygiène des mains, un CD Rom de formation à l hygiène des mains (Diaporamma en 5 parties), un Quiz d auto-apprentissage en matière d hygiène des mains en milieu de soins (05 rubriques). Tous ces documents ont été élaborés par des équipes bénévoles et conçus en s inspirant de la documentation OMS diffusée en 2009 (adoption après adaptation). Cette documentation est appelée a être enrichie dans le futur, utilisée à bon escient et mise à jour périodiquement le cas échéant. P5-8 La prévalence des infections nosocomiales dans l hôpital régional de Kairouan : Résultats de l enquête «Noso Kair 2010» Barhoumi T 1, Merzougui L 2, Amri K 1, Ben Salah M 1, Mrabet A 1, Elfkih N 1, Hosni H 2, Rhimi H 2, Mejri N 1, Najjar T 1, Attiri H 3, Ben Rejeb M 3, Dhidah L 3 1. Service régional de l hygiène de milieu et de la protection de l environnement de Kairouan, Kairouan, Tunisie ; 2. Service d hygiène hospitalière, hôpital régional de Kairouan, Kairouan, Tunisie ; 3. Service d hygiène hospitalière, Hôpital Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : L infection nosocomiale (IN) est un véritable problème de santé publique du fait de sa fréquence, sa gravité et de son impact socio-économique. Cinq ans après l enquête nationale de prévalence des IN «Noso Tun 05» qui a retrouvé un taux de 6,6 % à l échelle nationale et 4,5 % dans la région de Kairouan, nous avons refait l enquête à l hôpital régional Ibn Eljazzar de Kairouan en 2010 : Noso-Kair 2010 en adoptant le méthodologie de l enquête nationale. Notre travail avait pour objectif de déterminer la prévalence des IN dans l établissement. Il constitue le premier pas vers la mise en place d un système de surveillance des infections nosocomiales. Méthodes : Il s agit d une enquête de prévalence instantanée dite enquête d un jour donnée, l enquête était exhaustive incluant 13 services hospitaliers (spécialités médicales chirurgicales et soins intensifs). Les infections ont été recherchées à partir des informations cliniques et microbiologiques disponibles dans les services d hospitalisation «dossier médical, référent du service, au besoin laboratoire de microbiologie», le recueil de ces données a été réalisé a l aide de questionnaire, la saisie et l analyse des données ont été réalisés sur logiciel SPSS V.17. Résultats : Au total l enquête a intéressé 227 patients, d âge moyen de 38 ans et un sexe ratio de 1,2. Le taux global de prévalence des IN le jour de l enquête était de 5,9%. Le sexe masculin était plus touché par l IN : 5,7% contre 3,1% pour le sexe féminin. Les facteurs de risque intrinsèques, liés aux patients, étaient la neutropénie «p=0.01», la dénutrition «p=0.02» et l obésité «p=0.05». les infections urinaires étaient les plus fréquentes «33.3%», puis les infections pulmonaires «26,6%». L examen microbiologique a été réalisé dans 37,5% des cas. Il a permis de mettre en évidence les germes responsables chez 50% des patients infectés. P5-9 Etude d incidence des infections associées aux soins au sein du service de chirurgie générale de l EPH de Boghni Bekri N, Saidi F, Bellil L Etablissement public hospitalier de Boghni, Tiziouzou, Algérie Introduction : Les IAS connaissent une fréquence, une gravité et un surcout de prise en charge, elles sont considérées comme un véritable problème de santé publique, dans le monde et en Algérie. Afin de lutter contre ce fléau, il faut comprendre tous les éléments qui sont en faveur et essayer d'y remédier par des mesures adéquates afin de venir à bout de ces infections. Méthodes : C est une étude d incidence des IAS au sein du service de chirurgie de l EPH de Boghni, durant 03 mois, sur la base d une fiche d enquête. L analyse des données est faite par un épidémiologiste à l aide du logiciel Epi info version Résultats : Le taux d incidence des IAS est de 45.8% avec un taux de létalité de 07%. 92.6% des infections enregistrées sont des ISO, suivie de l infection urinaire. L âge avancé, l alitement prolongé et les tares associées sont des facteurs favorisants des ISO. La durée de l antibioprophylaxie n est respectée que dans 51% des cas. Plus le score de NISS augmente plus le risque de contracter une ISO est élevé. La durée moyenne d hospitalisation post opératoire des malades infectés est de 15 jours. 47

50 Conclusion : La mauvaise préparation préopératoire des patients, le drainage et le caractère urgent de l intervention ne semblent pas être des facteurs de risque dans notre étude qui peut être lié à la taille de l échantillon de notre population (59). La prévention des IAS repose sur les bonnes pratiques en Hygiène hospitalière (lavage des mains, port de gants, stérilisation de matériel, réfection de pansement ) et la réduction de la durée de séjour hospitalier. P5-10 Usage des antiseptiques sur des plaies septiques post opératoires au sein du service de chirurgie générale de l EPH Azazga Bekri N, Meziani S, Larabi S Etablissement public hospitalier d Azazga, Tiziouzou, Algérie Introduction : Les antiseptiques jouent un rôle primordial dans la prévention et le traitement des infections du site opératoire, à côté des antibiotiques. L absence d harmonisation des pratiques et le non respect des conditions d utilisations des produits antiseptiques aboutissent à l'émergence de souches résistantes et par conséquent au retardement de la cicatrisation des plaies infectées, d où l intérêt d évaluer la pratique d usage de ces produits chez le personnel infirmier. Méthodes : C est un audit d observation de pratique sur la technique d usage des antiseptiques sur des viscérale de l EPH d Azzazga, durant 03 mois. Le recueil des données, effectué par 02 infirmières, sur la base d une grille d observation. Les données analysées par un médecin épidémiologiste par le logiciel Epi info version Résultats : Au total, 07 infirmiers audités pour 77 actes de soins effectués. L étape de préparation du matériel de soin est respectée dans plus de 86% des cas ; Le taux d observance de lavage simple des mains adapté et correcte ainsi que le lavage antiseptique est de 0%. La détersion de la plaie infectée qui n est effectuée que dans 60% des cas. Les antiseptiques utilisés sont mal conservés et la date d ouverture des flacons n est notée que dans 13% des cas. Les infirmiers complètent un flacon ouvert dans 45.45% des cas. Le temps de contact de l ATS n est respecté que dans 19.5% des cas Conclusion : Des insuffisances lors des réfections de pansement observées chez le personnel soignant paramédical pourraient être à l origine de la variabilité des délais de cicatrisation des plaies infectées. Par conséquent, les infirmiers doivent acquérir les principes de base des bonnes pratiques d usage des antiseptiques sur des plaies opératoires particulièrement les ISO. P5-11 Perceptions et attitudes des équipes opératoires en matière de lavage des mains : étude réalisée au CHU Sahloul, Sousse (Tunisie 2010) Ben Amor A, Dhidah L, Tourki M, Ben Rejeb M, Latiri H, Nouira A, Khefacha S, Zouari B Service d hygiène hospitalière, Chu Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : L hygiène des mains est à la base de tout programme de prévention des infections nosocomiales. De multiples stratégies de promotion du lavage des mains se sont heurtées au problème de l insuffisance d adhésion de la part des soignants. De ce fait, le problème de l observance du lavage des mains doit être étudié dans sa globalité. Améliorer l observance signifie déclencher un changement d attitude. Les sciences psychosociales permettent d aborder en profondeur les facteurs influençant les attitudes, de comprendre les réticences au changement. La modification des comportements se base sur les composantes de la personnalité humaine, ses perceptions et ses valeurs. Méthodes : Le Health Belief Model est basé sur l évaluation des perceptions de l individu relatives au risque pour la santé, aux bénéficies de l action préventive et aux obstacles à cette action. L étude consiste à une enquête par questionnaire auto-administré auprès d un groupe de personnels (médecins et paramédicaux) exerçant dans les blocs opératoires du CHU Sahloul. L instrument utilisé devrait permettre en évidence le niveau de la perception des risques et des bénéfices. Résultats : en cours. Conclusion : Pour corriger l insuffisance de l observance au lavage des mains en milieu de soin, il est nécessaire de faire appel à une approche multidisciplinaire avec la participation de tous les acteurs concernés et qui vise l élaboration d un projet de promotion du lavage des mains adapté aux conditions locales en matière d équipements et surtout des facteurs humains psychosociaux et culturels. P5-12 Approche pour réduire le risque infectieux lié à la pose d un cathéter veineux périphérique au CHU Mustapha Benmami S, Hached N, Taleb Hacine H, Oularbi N*, Benali Abdellah O*, Touri K*, Bouzid D*, Benhabiles O*, Benhabyles B Service d Epidémiologie et de Médecine Préventive et *correspondants en hygiène hospitalière, Chu Mustapha Bacha, Alger, Algérie 48

51 Introduction : Compte tenu du nombre élevé de patients porteurs de cathéter veineux périphérique (CVP), de l hétérogénéité des techniques de pose, de la perception d un nombre élevé d infections sur CVP les correspondants en hygiène hospitalière ont retenu comme priorité la rédaction du protocole de pose des CVP qui jusque là n a jamais été élaboré. Méthodes : La démarche adoptée a consisté en premier lieu à faire un diagnostic de situation par la réalisation de deux études : sur les pratiques de pose de CVP et sur les complications infectieuses liées au CVP. Résultats : (1) Absence de conformité des pratiques aux recommandations d hygiène et d asepsie ; (2) Pas de traçabilité de la pose et de la manipulation ; (3) Changement fréquent des CVP avant délai lié dans 90% à des signes précurseurs d infection ou à une infection ; (4) Risque d exposition aux accidents exposant au sang. Après restitution des résultats à l ensemble du réseau de correspondants en hygiène hospitalière la rédaction du protocole est apparue indispensable et urgente. Un groupe de travail s est alors formé. Dans un premier stade, il a constitué un fonds documentaire et avec le concours de l administration a fait le point sur les moyens matériels disponibles au CHU. Au fil des séances de travail, la réflexion s est beaucoup portée sur un point critique pouvant garantir ou compromettre toute l opération : l adhésion des soignants à l application du protocole. La méthode proposée par le groupe est un retour des résultats des audits et une simulation de pose de CVP telle qu observée lors des audits devant un groupe de soignants suivie d un débat. Conclusion : Cette méthode est retenue au vu des réactions positives suscitées lors des deux premières présentations. Une prise de conscience, une remise en question et une volonté de changement sont notées chez les participants. P5-13 Evaluation de la communication Soignant Soigné dans un service de chirurgie générale : étude réalisée au CHU Sahloul, Sousse (Tunisie 2010) Ben Rejeb M, Latiri H, Khefacha S, Nouira A, Dhidah L Service d hygiène hospitalière, Chu Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : La communication est l un des outils indispensables à la réussite de la prise en charge des patients. Sa qualité semble jouer un rôle important dans l établissement d une bonne relation entre le soignant et le soigné. Ainsi, nous avons mené une étude descriptive dans le but d évaluer la qualité de la communication soignant soigné dans le service de chirurgie générale du CHU Sahloul. Méthodes : Un questionnaire a été élaboré après revue de la littérature et validé par le service d hygiène hospitalière du CHU Sahloul. Il comprend deux volets : le premier concerne le personnel soignant et le deuxième le patient. Pour le premier, le questionnaire a été auto administré. Pour le second, la passation a été face à face. La saisie et l analyse des données ont été réalisées par SPSS Résultats : L étude a intéressé 19 soignants et 19 soignés. Elle a montré que les soignants consacrent un temps insuffisant à leurs patients, seule la moitié a déclaré avoir reçu une formation en communication et tous les soignants ont souligné l importance de celle-ci. La majorité des patients, participant interviewés ont approuvé leur satisfaction en terme de prise en charge qu ils ont eu. Conclusion : L intérêt de notre étude réside dans le fait que malgré un degré de satisfaction acceptable des patients, nous avons mis en évidence certaines lacunes, notamment dans la formation des soignants intéressant la communication. D où l importance de mettre en œuvre une action pour la promotion de la communication dans le CHU Sahloul voire proposer une stratégie de formation en communication dans les structures de formation médicale et paramédicale. P5-14 Pyothorax à Trichomonas tenax : à propos d un cas Benseddik N, Yahyaoui G, Mahmoud M Laboratoire central d analyses médicales, Laboratoire de Microbiologie, CHU Hassan II, Fès, Maroc. Les infections pleuro-pulmonaires à Trichomonas sont rarement décrites dans la littérature. Nous rapportons l observation d un patient âgé de 35ans sans domicile familial fixe qui, au décours de son hospitalisation en réanimation pour coma, développe un pyothorax droit. Le liquide pleural purulent et fétide contient de nombreux Trichomonas tenax au sein d une flore bactérienne polymorphe. Un drainage thoracique et une antibiothérapie à base de métronidazole + céftriaxone sont instaurés rapidement mais le patient décède au bout de 4 jours. Trichomonas tenax est un commensal de la cavité buccale humaine qui peut être responsable de pneumopathies d inhalation et de pleurésies surtout chez les patients immunodéprimés ou ayant une pathologie pulmonaire chronique. P5-15 Audit d Hygiène sanitaire dans les centres de santé de base ( ) : une expérience pilote dans la circonscription sanitaire de Cherarda, Kairouan, Tunisie 49

52 Bouallagui S 1, Salah Ezzidini M 1, Barhoumi T 2, Hamza R 3 1. Circonscription sanitaire de Cherarda, Kairouan, Tunisie ; 2. Service régional de l hygiène du milieu et protection de l environnement de Kairouan, Tunisie ; 3. Service régional de l hygiène du milieu et protection de l environnement de Bizerte, Tunisie Introduction : L hygiène se définit de nos jours comme étant l ensemble des pratiques individuelles et collectives tendant a préserver et a améliorer la santé. C est aussi la discipline qui s intéresse aux relations entre l homme et son environnement et aux moyens de les maintenir dans un état tel que l homme soit dans le meilleur état possible. Pour ce là le contrôle de l état d hygiène des unités de soin est un sujet qui s intègre dans l actualité de la prévention des infections. L audit est un manuel conçu pour aider les professionnels de santé à : Avoir un objectif précis, Utiliser rigoureusement la méthodologie, donner en vie de progresser, Informer, travailler en groupe. L audit aussi constitue un outil de mesure permettant d évaluer une situation de départ et chercher les insuffisances c est dans ce cadre que s intègre notre travail ayant pour objectif : (1) d évaluer l état d hygiène des équipements et des dispositifs médicaux au niveau de notre circonscription et (2) de proposer les mesures correctives et préventives. Méthodes : Etude rétrospective se rapportant à l audit «hygiène en milieu hospitalier» menée au cours de l année 2009 en premier tirage et au 2010 en 2 tirage ; 2 tirages par année jusqu au 2014 au niveau des 6 dispensaires et 2 unités de soins (maternité + salle d urgence) dans la région de Chererda moyennant une grille d observation comportant 10 critères. Résultats : Le taux de conformité globale ne dépasse pas 47 % ; Les taux de conformité partiel médian : - Matériel et équipement est de 50 % ; - Traitement des dispositifs médicaux est de 60 % ; - Environnement 60% ; - Propriété générale 40% ; - Gestion des déchets 13% ; - Promotion d hygiène 40% ; - Lutte contres nuisibles ou vecteurs de maladie 80 % ; - L éducation sanitaire 23 %. Conclusion : Ce manuel portant sur la programmation, le suivi et l évaluation des activités d éducation pour la santé en matière d hygiène à l échelle d une circonscription sanitaire à été élaboré par une équipe de terrain. L audite de l hygiène hospitalière est un projet s inscrivant dans le cadre d une stratégie régionale de renforcement et de développement des circonscription sanitaire et nous permis de faire un état des lieux sur l état d hygiène hospitalière est une action d amélioration de vrais être engagée en collaboration avec les responsables des unités et la direction de l hôpital en vue veiller au respect des mesures d hygiène en milieu hospitalière. Enfin l audit est un moyen simple qui permet l évaluation et le suivi des actions correctives dans le but de la promotion de l hygiène hospitalière. P5-16 Etude des biofilms formés par Candida albicans isolées des cathéters contaminés : observation au microscope électronique à balayage et résistance à l amphotéricine B Boucherit-Atmani Z, Boucherit K, Seddiki SML, Kunkel D. Université Abou Bakr Belkaid, Département de Biologie Moléculaire et Cellulaire, Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie, des Sciences de la Terre et de l Univers, Tlemcen, Algérie Introduction : Dans le milieu hospitalier, l'utilisation des implants médicaux, surtout les cathéters et les sondes urinaires, a connue un essor important ces trente dernières années. Pour diverses raisons, ces implants sont, pendant des durées variables, laissés en place, ce qui peut servir de support pour l'adhésion des microorganismes d'où la formation des biofilms. Ces derniers, présentent un risque potentiel pour les patients en servant de source permanente de microorganismes. En Algérie, beaucoup d'études sur les biofilms d'origines bactériens ont été éclaircis, laissant dans l ombre ceux d'origines fongiques, notamment ceux causés par la levure Candida albicans. En effet, les candidoses acquises au sein des hôpitaux liées aux cathéters se classent au troisième rang des infections nosocomiales. Elles sont redoutables en raison de la résistance accrue aux agents antifongiques, d'autant plus que celle-ci est accentuée par la formation de biofilms. Méthodes : Notre travail s inscrit dans cette optique et consiste à rechercher, isoler et identifier des souches de Candida albicans à partir de cathéters veineux usés, directement après leurs ablations et de vérifier, d une part, leurs pouvoirs à former des biofilms. D autre part, de tester leur sensibilité à l'amphotéricine B, l antifongique le plus utilisé en milieu clinique. Résultats : 51 souches de C. albicans ont été isolées au CHU de Tlemcen, représentant 16,94 % de l ensemble des prélèvements. Elles se répartissent dans les différents services avec des taux variables. Le service le plus concerné est celui de la réanimation (40,74 %) suivi du service de la gynécologie (17,39%), alors que celui de la chirurgie générale vient en troisième rang (15,79 %). L imagerie de la microscopie électronique à balayage, des souches isolées, effectuée au laboratoire «Dennis Kunkel Microscopy, Inc» met en évidence la formation, par C. albicans, des biofilms sur les cathéters, elle montre des cellules de levures adhérées à la surface interne du cathéter et une fine couche déshydratée représentant la matrice exopolymérique qui s étale sur cette surface. L étude de la sensibilité des souches isolées à l amphotéricine B montre clairement que les cellules sessiles de C. albicans «au sein des biofilms» sont largement plus résistantes que leurs homologues planctoniques. Cette 50

53 résistance augmente durant les différentes phases de la formation de biofilms et atteint son seuil à la phase de maturation. Par ailleurs, la concentration cellulaire de départ ainsi que le renouvellement du milieu de culture, constituent également des facteurs importants dans l accroissement de la résistance des cellules sessiles et planctoniques. P5-17 Prévention du risque infectieux environnemental au bloc opératoire P. Breack Toulouse, France Introduction : La prévention du risque infectieux environnemental est un sujet complexe qui regroupe des aspects relevant de multiples compétences, d où la difficulté de le contrôler efficacement. Il constitue cependant un risque réel au sein des blocs opératoires. L objet de cet exposé est de présenter les différents aspects de ce risque ainsi que les qui permettent de le juguler, mais qui interviennent bien avant que le bloc opératoire soit ouvert aux patients. L auteur a consacré une grande partie de son expérience hospitalière à l analyse des complications infectieuses post opératoires et de ce fait, a séjourné longuement dans de multiples blocs opératoires. Ce qu il continue à pratiquer aujourd hui dans le cadre de la mise au point de ses projets, précisément pour mettre en place en amont, les mesures préventives qui s imposent. Méthodes : L exposé présente les différentes phases qui interviennent entre l intention d un projet et le déroulement quotidien des programmes opératoires. De multiples questions se posent, au plan organisationnel, fonctionnel, technique. Les compétences approximatives qui interviennent au niveau de la conception, le manque de dialogue avec les équipes, leur écoute insuffisante sont les causes fréquentes d erreurs qui pèseront longuement sur le risque quotidien. A partir d une longue expérience personnelle, l auteur présente des cas concrets qui illustrent chacun des aspects importants de cette démarche, propose une méthodologie en soulignant les points essentiels. Résultats : A partir d exemples concrets sont présentées des situations où tous les aspects du risque infectieux environnemental n ont pas été pris en compte, parfois malgré de lourds investissements financiers. Les causes sont mises en évidence, les conséquences également en s appuyant sur une riche iconographie. Conclusion : La prévention du risque infectieux environnemental au bloc opératoire est la source de charges financières très lourdes, tant à l investissement qu en budget de fonctionnement. L efficacité de ces dépenses peut être sensiblement réduite par une approche incohérente et une méconnaissance de la globalité des aspects du risque. Le devoir de l hygiéniste est de connaître au moins les points clés, son rôle, d imposer leur prise en compte à toutes les phases du déroulement d un projet, incluant les premiers mois de fonctionnement de la structure. P5-18 Hygiène des mains : observance et pertinence dans un service hospitalier Dhaouadi L, Bounguicha N, Sarsar S, Bouzir S, Ouardi S, Taktak S, Kalboussi S Service de médecine générale de l'hôpital de Bizerte, Tunisie Introduction : L hygiène des mains (HM) est un geste essentiel dans la prévention des infections associées aux soins. Il peut être effectué soit par une technique de lavage, soit par la technique de la friction par solution hydro alcoolique (SHA). Cette dernière modalité largement recommandée par les sociétés savantes, a été instaurée dans notre établissement depuis février Nous avons jugé utile, à travers un audit d évaluer : (1) l observance de l HM au cours des soins ; (2) la place de la SHA dans l HM ; (3) La pertinence de l HM ; (4) et développer par la suite un plan d action de promotion de l HM. Méthodes : Il s agit d un audit par observation directe ; population à l étude : les différentes catégories professionnelles du service de médecine générale de l Hôpital Régional de Bizerte ; période : le mois Janvier 2010 ; auditeurs : les relais d hygiène hospitalière du service (médical et para-médical) ; 23 actes regroupés en 7 situations sont évalués (situations fréquentes dans notre service, facilement observables, présentant un risque infectieux et pour lesquelles le type d HM attendu est connu et consensuel) ; les opportunités d HM sont renseignées pour tout acte, avant et après sa réalisation, en précisant le type d HM et ce en suivant le personnel au cours de son activité. Résultats : 233 actes ont été observés ; l observance globale de l HM (avant et après) est seulement de 14,20% ; l HM est mieux observée après le soin (72,5%) et ce indépendamment de la catégorie professionnelle ; la proportion globale d utilisation de la SHA est de 33%, son utilisation est plus importante avant le soin (81,5%). Elle est essentiellement utilisée par les médecins ; généralement et quelque soit la catégorie de personnel, lorsque le geste d HM est accompli, il est adapté à l opportunité observée. Conclusion : Certes, les écarts relevés par rapport à ce qui est attendu sont importants. Des efforts restent à faire pour améliorer les attitudes et les comportements de toutes les catégories professionnelles. 51

54 P5-19 Audit des connaissances d hygiène des mains auprès des personnels de santé de la région de Bizerte (Nord Tunisie) en préformation, juin 2010 Dhaouadi M 1, Kammoun H 1 Bounguicha N 2, Mrabet K 3, Mechergui M 4, Dhaouadi MH 5, Telhig L 5, Sahbani L 6, Daagi MS 7, Teffahi H 7 1. Service Régional d Hygiène du Milieu de Bizerte, Tunisie ; 2. Hôpital de Bizerte, Tunisie ; 3. Hôpital de Menzel Bourguiba, Tunisie; 4. Hôpital de Ras Djebel, Tunisie ; 5. Hôpital d El Alia, Tunisie ; 6. Hôpital de Sejnène, Tunisie; 7. Hôpital de Mateur, Tunisie Introduction : Le programme national tunisien de promotion de l hygiène des mains en milieu de soins prévoit dans sa deuxième phase ( ) une action de formation en cascade devant s échelonner sur deux ans ( ). Deux cadres de la région de Bizerte ont participé à un cours national organisé en Mars 2010 (formation des formateurs) et ont à leur tour assuré en Mai 2010 la duplication de ce cours au profit de relais relevant des établissements de soins et circonscriptions sanitaires de la région. Les relais ont été chargés d organiser des séances de formation en intramuros au profit des soignants au courant de la période s échelonnant de Juillet 2010 à Décembre 2011 avec comme objectif de toucher la quasi-totalité des soignants. Auparavant, il a été jugé utile de mener un audit des connaissances d hygiène des mains auprès des bénéficiaires potentiels de cette formation. Les résultats de l audit devraient permettre de tester une version provisoire d un quiz test d hygiène des Mains et de servir d élément de pré-évaluation, sachant qu une évaluation ultérieure est prévue à la fin de la formation (Décembre 2011). Méthodes : Le quiz test utilisé comporte 50 questions dont les 05 premières sont d ordre général (Rubrique 1), alors que les autres portent successivement sur les justifications de l hygiène des mains en milieu de soin (Rubrique 2 = 10 questions), les moyens et méthodes pour préserver l hygiène des mains (Rubrique 3 = 20 questions), les stratégies de promotion de l hygiène des mains (Rubrique 4 = 10 questions) et les méthodes d évaluation des ressources et pratiques d hygiène des mains (Rubrique 5 = 05 questions). Les questions sont de deux types : questions à choisix multiples et questions de type vrai ou faux. L administration du test a été confiée aux relais ayant suivi le cours régional organisé en mai 2010 en leur laissant le libre choix d opter pour la version électronique ou la version papier selon les circonstances. Résultats : Le score global moyen est 53,8 points soit un taux de réponses correctes de 53,8%. Le score partiel moyen le plus faible a été enregistré pour la rubrique Stratégies de promotion de l hygiène des mains = 8,7/20, soit un taux de réponses correctes de 43,5%. Le score partiel moyen le plus élevé a été enregistré pour la rubrique Notions générales = 6,4/10 soit un taux de réponses correctes de 64%. Les questions dont la maîtrise s est avérée très élevée sont les suivantes : Q1 relative à la proportion d infections manuportées parmi les IAS ; Q2 relative à la place de l hygiène des mains dans la prévention des IAS ; Q3 relative à la reconnaissance par les CDC de l hygiène des mains comme méthode efficace de prévention des IAS. Les questions dont la maîtrise s est avérée faible sont les suivantes : Q18 relative au nombre de techniques d hygiène des mains (confusion entre lavage et hygiène des mains) ; Q36 relative à la sensibilisation à l hygiène des mains (question probablement mal formulée). Conclusion : Au vu des scores obtenus, la poursuite de la formation à l hygiène des mains s avère nécessaire. L administration du même test et dans les mêmes conditions en post-formation permettra de mesurer une éventuelle amélioration des connaissances suite à l action de formation envisagée. P5-20 Les antiseptiques dans les centres de santé entre le savoir des praticiens et le savoir faire des préparateurs : enquête au niveau des centres de santé des circonscriptions sanitaires d El Alia, Ras-Djebel et Utique Dhaouadi MH 1, Rafrafi M 1, Ben Hamida A 2, Bel Hadj S 3, Amara H 2 1. Circonscription Sanitaire d El Alia, Tunisie ; 2. Circonscription Sanitaire de Ras-Djebel, Tunisie ; 3. Circonscription Sanitaire d Utique, Tunisie Introduction : De tous temps, l usage des antiseptiques a tenu une place de choix dans le domaine des soins. De nos jours, un regain d intérêt aux antiseptiques est constaté, baptisé sur un rôle de plus en plus important des antiseptiques dans la prise en charge des patients et dans la lutte contre l infection. Ce regain d intérêt avec intensification du recours aux antiseptiques, doit s accompagner impérativement de rigueur notamment en matière de maîtrise des techniques de préparation, de stockage et d usage de ces molécules pour qu elles ne deviennent pas source de contamination et d infections associées aux soins. La situation en matière de gestion des antiseptiques dans nos structures de soins semble être mal élucidée. Ainsi, c est en marge des XII èmes journées d hygiène des centres de santé de la région de Bizerte qu il a été jugé utile de mener une enquête à l échelle des trois circonscriptions sanitaires d'el Alia, Ras-Djebel et Utique. Cette enquête s est fixée comme objectifs de : (1) évaluer les conditions de préparation, de stockage et de livraison des antiseptiques au niveau des pharmacies des hôpitaux d El Alia et de Ras-Djebel ; (2) appréhender les connaissances des préparateurs ainsi que celles du personnel soignant en matière d antiseptiques ; (3) dégager les points faibles et suggérer des actions correctives concernant la gestion des antiseptiques dans nos structures de soins. Méthodes : Type d étude : enquête descriptive ; Champ : le personnel soignant exerçant au niveau des pharmacies de l hôpital de Ras-djebel et d'el Alia, ainsi que le personnel soignant exerçant dans les centres de 52

55 santé des circonscriptions d El Alia, Ras-djebel et Utique ; Période : premier trimestre 2009 ; Méthodes de recueil des données : Observation + Entretiens ; Supports utilisés : une grille d audit des conditions de préparation, de stockage et de livraison des antiseptiques au niveau des pharmacies hospitalières ; Deux questionnaires portant sur les connaissances du personnel (le premier questionnaire s adressant aux préparateurs au niveau des pharmacies, le second au personnel soignant des centres de santé) ; Enquêteurs : les hygiénistes des trois circonscriptions sanitaires. Saisie et analyse des données : Logiciel Epi-Info, Version 6.1 Résultats : en cours. P5-21 Analyse situationnelle sur la gestion des déchets hospitaliers au CHU de Fann, Dakar (Sénégal) Dia NM, Diagne R, Niang AB, Ndour ML, Diop SA, Manga NM, Fortes L, Hightower J, Ndoye B, Diop BM, Sow PS Chu de Fann, Dakar, Sénégal Objectif : Décrire l état des lieux concernant la gestion des déchets biomédicaux dans un hôpital public de Dakar selon les normes du programme de l Organisation Mondiale de la Santé (OMS) «Partenariats Africains pour la Sécurité des Patients». Méthodes : Il s agit d une enquête par interview du responsable du service d hygiène et de sécurité de l hôpital associée à un examen des registres et rapports de cette structure et à des visites sur le terrain concernant les éléments de soutien du système (lieu de stockage, incinérateur ). Pour se faire, un questionnaire validé par le programme «Partenariats Africains pour la Sécurité des Patients» a été utilisé. Résultats : Une politique nationale de gestion des déchets existe appuyé par un décret national de même qu un plan national de gestion des déchets infectieux. Cette politique n est pas encore mise en œuvre dans la structure. Aucune procédure écrite n a été élaborée pour le tri, le transport et le traitement des déchets. Il est noté une absence de matériels ou réserves appropriés et adéquats pour la collecte des différents types de déchets au niveau de tous les sites de production. Les déchets d activités de soins à risque infectieux (DASRI) sont mêlés aux déchets domestiques et traités comme tels. Seuls sont triés les déchets piquants, coupants et tranchants dans des containers aux normes internationales dans la moitié des cas, et dans l autre dans des récipients en plastiques ou en verre réutilisés. La plupart de ces containers sont stockés dans les services en attendant leur élimination finale. Les déchets anatomiques font également l objet d un tri pour une incinération dans une structure hospitalière voisine. Par ailleurs, Il existe un local de stockage temporaire des déchets qui ne répond pas aux normes. Il n a pas de procédures régulières pour la suppression des insectes et animaux nuisibles. En effet cette opération n est réalisée qu à la demande. Il a été noté une absence de procédure écrite de bio nettoyage des sols et des surfaces. Pendant cette enquête, il a été constaté la présence d articles à usage unique tels les cathéters, les gants, les seringues qui ne sont pas réutilisés. L hôpital ne donne aucune consigne écrite concernant les déchets biomédicaux une fois le malade sorti lorsque celui-ci doit poursuivre ses soins à domicile. En outre, le caractère pavillonnaire de la structure pose le problème de sa salubrité car beaucoup de déchets ne sont pas aux endroits réservés à cet effet en attendant leur ramassage. Conclusion : Malgré un environnement politique favorable, des efforts sont à faire en matière de gestion des déchets hospitaliers au sein du CHU de FANN. Une formation du personnel, une mise à disposition d équipement et une meilleure sensibilisation de la direction de l hôpital aideront à améliorer la qualité des services et la sécurité des soignants, des patients et de la communauté. P5-22 Analyse situationnelle sur la protection du personnel soignant au CHU de Fann, Dakar (Sénégal) Dia NM, Cissoko-Bèye D, Diallo MB, Niang AB, Ndour ML, Diop SA, Manga NM, Fortes L, Hightower J, Ndoye B, Diop BM, Sow PS Chu de Fann, Dakar, Sénégal Objectif : Décrire l état des lieux concernant la protection du personnel soignant dans un hôpital public de Dakar selon les normes du programme de l Organisation Mondiale de la Santé (OMS) «Partenariats Africains pour la Sécurité des Patients». Méthodes : Il s agit d une enquête par interview du responsable de la médecine du travail associée à un examen des registres et rapports de cette structure. Pour se faire, un questionnaire validé par le programme «Partenariats Africains pour la Sécurité des Patients» a été utilisé. Résultats : Il n existe aucune politique nationale ou textes législatifs pour la protection du personnel de santé ni une politique hospitalière de qualité ou un document de conseils sur la protection du personnel de santé. Par contre, il existe un service de Médecine du travail. Les accessoires nécessaires à la protection personnelle du soignant tels les gants propres, les tabliers, les masques, les lunettes protectrices) sont en quantités insuffisantes ou non disponibles. Un système est mis en place pour l enregistrement et le suivi des accidents exposant au sang du personnel de santé ainsi qu un protocole pour les agents de soins concernant la prophylaxie en cas d exposition. Cependant ces accidents ne sont pas souvent déclarés. Tout le personnel (y compris les 53

56 stagiaires) n est vacciné contre l Hépatite B. De plus aucun système destiné à détecter les heures de travail excessives du personnel n existe au sein de la structure même si les heures supplémentaires sont comptées. Celles ci ne concernent que le personnel paramédical. En dehors des heures de travail et en cas d absence du médecin du travail, le personnel peut être vu par le médecin de garde aux urgences. Il n y a pas de procédure mis en œuvre pour l information du personnel de santé concernant les patients qui présentent un risque élevé. Il n existe également pas de procédure écrite visant à protéger le personnel de santé vulnérable des infections après un risque élevé d exposition. Conclusion : La protection du personnel soignant au sein du CHU de FANN doit être améliorée avec l aide du service de Médecine du travail existant. La sensibilisation de la direction hospitalière ainsi que son implication effective seront les meilleurs garants d une amélioration pérenne de la sécurité des soignants. P5-23 Étude sur la perception de l hygiène au niveau de l établissement public hospitalier de Berrouaghia (Wilaya de Médéa, Algérie, 2010) Djekoune R, Guerchani MK, Doumi Z, Benaissa S Service d épidémiologie et de médecine préventive, EPH Berrouaghia, Médéa, Algérie Introduction : L hôpital est un lieu de soulagement des maux et de guérison mais il peut devenir un lieu de tous les dangers où les patients, personnel soignant et visiteurs courent trop souvent des risques liés au manque d hygiène. L hygiène à l hôpital est un sujet d actualité et une préoccupation permanente de tout le personnel de santé pour la prévention des infections. Aucune étude n a été réalisée a l EPH de Berrouaghia et nous avons jugé intéressant d étudier les connaissances et les attitudes de toute personne fréquentant notre hôpital quelque soit malade, visiteur ou personnel de santé. Dont les objectifs sont les suivants : (2) connaître la perception de l hygiène des personnes qui fréquentent l EPH de Berrouaghia (Wilaya de Médéa) durant l année 2010 ; (2) déterminer les risques d une mauvaise hygiène à l hôpital ; (3) évaluer les connaissances du personnel de santé sur l intérêt du lavage des mains ainsi que la désinfection du matériel médico-chirurgical. Méthodes : C est une étude transversale à visée descriptive concernant les personnes fréquentant l EPH de Berroaughia (malade, visiteur, personnel de santé) sur une période de deux semaines allant de 14/03/2010 à 28/03/2010. Le logiciel Epiinfo v a été utilisé pour la saisie, contrôle et l analyse des données. Résultats : Au total 111 personnes ont été interviewées ; l âge moyen est 37 ± 11 ans (minimum =20 ans, maximum = 87 ans) ; un sex-ratio de 0.79 ; 88% des cas sont conscient du risque lié au non respect de l hygiène ainsi que ses conséquences sur la santé de l individu ; 33% des personnes enquêtées trouvent que l hygiène à l hôpital est mauvaise ; Seulement 47% trouvent que les règles d hygiène sont respectées à l hôpital ; 87% des personnes interrogées ont peur de contracter la maladie à l hôpital dont infections nosocomiales (39%), tuberculose (22%) et l association des trois maladies (38%) : IN, tuberculose et hépatite ; La majorité du personnel soignant (75%) savent que le lavage des mains doit être appliqué avant, entre et après chaque soin. Seulement 4% applique ce principe ; Seulement 21% des personnes interrogées trouvent que l hygiène corporelle du malade est bonne ; On a remarqué que les protocoles de soins est le plus utilisé (80%) par le personnel soignant ; Concernant les femmes de ménages interrogées, seulement 10% appliquent le protocole d entretien des locaux. Conclusion : Une certaine ambiguïté continue à couvrir le sens et l objet de l hygiène hospitalière entraînant des équivoques et des incompréhensions tant au niveau du personnels de la santé que de la population Il faut agir dans différentes actions telles que information, formation et éducation de tous les acteurs étudier dans cette enquête. P5-24 Evaluation des pratiques de lavage des mains auprès du personnel de l hôpital mèreenfant à Marrakech Draiss G ¹, Soraa N ², Makhloufi S ³, Chabaa L ², Bourrous M ¹, Bouskraoui M ¹ 1. Service de pédiatrie A, Hôpital mère-enfant, Marrakech, Maroc ; 2. Laboratoire d analyses médicales, Hôpital mère-enfant, Marrakech, Maroc ; 3. Equipe opérationnelle d hygiène, Hôpital mère-enfant, Marrakech, Maroc Introduction : La main est le principal mode de transmission de microorganismes. Une large proportion d infections nosocomiales seraient d origine manuportée et peuvent être réduites par l application de règles d hygiène tels que le lavage et la désinfection des mains. Le but du travail était d évaluer le respect de la pratique de lavage des mains en fonction des catégories professionnelles. Méthodes : L équipe opérationnelle d hygiène a établi un questionnaire auprès du personnel de l hôpital mèreenfant; les questions ont concerné la technique de lavage des mains; le produit utilisé et sa disponibilité dans les services; le port de bijoux; le moment de lavage des mains et le port de blouses à manches courtes. Résultats : 118 questionnaires ont été recueillis auprès des équipes de jour (80,5%) et de nuit (19,5%) concernant majoritairement des infirmiers (46,6%) et des médecins (24,5%). Le produit le plus utilisé était La solution hydroalcoolique dans 87% des cas, la technique de lavage était respectée dans seulement 39,8% des cas et le produit désinfectant était jugé disponible dans 39,6% des cas et à proximité dans 33,8% des cas. 54

57 Conclusion : Le lavage des mains est un geste fondamental, il occupe une place majeure dans la qualité des soins. Notre enquête a montré qu un faible pourcentage des soignants respectent la technique de lavage des mains. Beaucoup d effort reste à déployer pour améliorer ce constat d où l intérêt de la sensibilisation et la formation du personnel ainsi que la mise à disposition de produits et d équipements adaptés aux besoins. P5-25 Epidémiologie de l'infection nosocomiale en réanimation pédiatrique (de janvier à juin 2009) Elatiq O, Ejlaidi A, Bencheikh K, Azgaou I, Younous S Service de réanimation pédiatrique, Chu Mohammed VI, Marrakech, Maroc Introduction : Une infection est dite nosocomiale si elle est absente lors de l'admission du patient à l'hôpital et qu'elle se développe 48 heures au moins après l'admission. Elle est responsable d'une mortalité et d'une morbidité élevées avec augmentation du coût et de durée d'hospitalisation. L'objectif de notre étude était de déterminer le profil épidémiologique de l'in dans notre structure de réanimation pédiatrique polyvalente. Méthodes : Cent neuf dossiers d'enfants hospitalisés au service de réanimation pédiatrique ont été exploité sur une période de six mois de janvier à juin 2009.L exploration des dossiers a été faite à l aide d une fiche préétablie, et l analyse des donnés avec le système EPI-INFO 06. Résultats : Dans notre série de 109 malades, 11 cas d'in étaient mis en évidence chez 10 patients. Le séjour moyen de la totalité des patients est de 5,84j.L'incidence des infections nosocomiales était de 9,18%et la densité d'incidence était de 1,71pour 1000 jours d'hospitalisation. Les symptômes prédominants étaient respiratoire ou hémodynamique (choc septique), la médiane de séjour chez les patients infectés était de 14,6 jours (6-38j). Le motif d'hospitalisation chez les patients infectés était dominé par la pathologie respiratoire 40%, 30% cause médicale (polyradiculonévrite,cardiopathie congénitale) l'atrésie de l'oesophage 20%, cause cardiaque 20%, hernie diaphragmatique 10%. 8 de nos patients ont présenté des signes de détresse respiratoire et 3 ont présenté une septicémie, l intubation étant la principale cause suivie par le cathéter central. Les pneumopathies avaient une incidence de 7,4 % et une densité d'incidence de 0,045 pour 1000 jours de ventilation mécanique alors que l'incidence des bactériémies est de 2,75% et la densité d'incidence est de 0,024 pour 1000 jours de cathéter central. Le germe prédominant est le BGN 67% prédominé par Pseudomonas aeruginosa. Le germe prédominant des bactériémies était Klebsiella pneumoniae 30%. P. aeruginosa était le germe prédominant des pneumopathies (75%). Conclusions : Les infections nosocomiales dans notre unité, sont dominées par les pneumopathies et sont principalement dues aux bacilles à Gram négatif. Les facteurs associés à ces infections ont été identifiés. P5-26 Prévention des infections urinaires nosocomiales en milieu de réanimation. El Hayani MA, Haddad W, Barrou L Service de réanimation chirurgicale, Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Les infections nosocomiales sont des infections contractées dans les 48h après l'hospitalisation. Ces infections sont de différents types et de différentes causes. On va se contenter des infections urinaires causées par le sondage vésical en milieu de réanimation. Les infections urinaires représentent 40% des infections nosocomiales. Cet article met le point sur les différentes fautes de la pratique du sondage vésical en milieu de réanimation permettant ainsi de favoriser la contamination et la multiplication bactérienne, et sur les germes les plus souvent en cause. Il permet aussi, sous la lumière de la littérature, de discuter la prévention de ces infections en se basant sur la nécessité de suivre un protocole d'asepsie rigoureux dans toutes les étapes de cet acte paramédical, et de la surveillance et l'évaluation des constantes chez un patient porteur d'une sonde vésicale. P5-27 Prévalence des marqueurs des virus CMV, VIH, VHB et VHC chez les patients hémodialysés au CHU Ibn Rochd de Casablanca EL Moumou L 1, Riyad M 2, Lahsoune M 1, Mtioui N 3, Zamd M 3, Gaougaou N 1, Enghanem Gharbi M 3, Ramdani B 3, Fellah H 1 1. Laboratoire d'immunologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Casablanca, Maroc ; 2. Laboratoire de parasitologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Casablanca, Maroc ; 3. Service de Néphrologie du CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Introduction : Les patients sous dialyse sont dans un état d'immunodéficience. Les infections virales sont fréquentes chez ces patients notamment celles dues aux virus de l hépatite C, de l hépatite B et du VIH. Ils sont aussi exposés à l infection par le Cytomégalovirus, où le risque d une réactivation endogène d une infection latente, peut causer des atteintes sévères. L objectif de cette étude est la détermination de la prévalence des anticorps anti-cmv, anti-vhc, anti-vih 1+2 et de l Ag HBs chez les hémodialysés au CHU Casablanca. 55

58 Méthodes : les sérums de 87 patients hémodialysés et 30 témoins ont fait l objet de la recherche des anticorps anti-cmv, anti-vhc, anti-vih1+2 et de l Ag HBs par la technique ELISA. La moyenne d âge était de 44,1 ans chez les patients et de 35 ans chez les témoins. La durée totale de dialyse dépassait les cinq années chez 80,5% des patients. Résultats : la prévalence des marqueurs recherchés chez les patients hémodialysés est de : 6,9% pour les IgM anti-cmv, 100% pour les IgG anti-cmv, 69% pour les anticorps anti-vhc, 2,3% pour l Ag HBs et nulle pour les anticorps anti-vih. Chez les témoins, la prévalence trouvée est de 6,7% pour les IgM anti-cmv, 96,7% pour les IgG anti-cmv, alors que celles de l Ag HBs et des anticorps anti-vhc et anti-vih1+2 sont nulles. Conclusion : La transfusion sanguine n est plus considérée comme un facteur de risque majeur d infection par le VHC, VHB et le VIH, et ce, depuis le dépistage systématique des marqueurs de ces virus chez les donneurs de sang, mais elle est encore un facteur de risque de la transmission de l infection du CMV chez les hémodialysés. Vu les risques de complications sévères qu ils encourent lors d une primo-infection ou réactivation endogène du virus, il est recommandé que ces patients reçoivent des produits sanguins séronégatifs pour les marqueurs viraux de CMV. Dans les pays où la prévalence du CMV (IgG) est élevée (> 90%), La déleucocytation reste la seule alternative pour la prévention de l'infection à CMV post-transfusionnelle. Néanmoins, la vigilance reste de mise, du fait du risque existant de la transmission nosocomiale dans les centres d hémodialyse, nécessitant ainsi une meilleure observance des règles d hygiène universelle. P5-28 Incidence des infections liées aux soins chez les accouchées suturées (Maternité de l EPH El-Bir de Constantine Fendri KR, Fendri AH *, Bentchouala C **, Zougheileche D *** 1. EPH El Bir, Constantine, Algérie ; 2. Laboratoire de parasitologie, Chu Benbadis, Constantine, Algérie ; 3. Laboratoire de microbiologie, Chu Benbadis, Constantine, Algérie ; 4. Service d épidémiologie et de médecine préventive, Chu Benbadis, Constantine, Algérie Introduction : Notre travail s intéresse aux infections liées aux sutures des accouchées qui représentent dans notre hôpital et au service de gynécologie obstétrique un véritable problème d infections nosocomiales le plus souvent négligé. Notre premier objectif a été de mettre en évidence l existence des infections liées aux soins du postpartum immédiat. Nous nous sommes intéressés à la place réelle de l antibiothérapie «prophylactique» systématique chez les parturientes. Méthodes : Il s agit d une étude prospective qui s est étalée sur 16 mois du 24/01/2009 au 31/05/2010. Nous avons instauré une consultation pour toute accouchée ayant été suturé, une semaine à 10 jours après l accouchement, mais seulement 198 ont été contrôlées (les autres ne se sont pas présentées au contrôle) dont 55 ont reçues en plus du traitement local une antibiothérapie systématique et 143 n ont reçues qu un traitement local. Résultats : Sur les 198 parturientes examinées, nous avons colligés 34 infections soit un taux d incidence global de 17,17%. Sur les 34 infections, 14 n ont reçues qu un traitement local soit un taux d incidence spécifique de 9,79%, et 20 avaient reçues une antibiothérapie soit un taux spécifique de 36,36%. Les prélèvements ont concernés 26 patientes sur les 34 infectées, 11 germes ont été isolés, les principaux sont des entérobactéries : Eschérichia coli, Klebsiella pnemoniae, Proteus mirabilis et des coccis à gram positif : streptocoque et entérocoque. On note une multi résistance à l antibiogramme principalement chez les accouchées ayant reçues une antibiothérapie. Conclusion : Le taux d incidence des infections liées aux soins chez les accouchées est de 17,17%, il reste élevé. Ces infections sont négligées du fait de la rareté des contrôles du postpartum immédiat, pour la même raison peu d étude a été réalisées dans ce domaine. Au vu des résultats de notre étude la prescription d une antibiothérapie systématique n a plus sa raison d être dans un but préventif, elle reste très controversée. P5-29 Prévalence des infections nosocomiales au CHU Hassan II de Fès : aspects bactériologiques Filali Baba A, Alami M, Lahlou H, Mahmoud M Laboratoire central d analyses médicales, laboratoire de microbiologie, Chu Hassan II, Fès, Maroc Introduction : L infection nosocomiale (IN) est un réel problème de santé publique, elle est responsable d une mortalité et d une morbidité élevées avec augmentation du coût et de la durée d hospitalisation. L objectif de notre étude était de mesurer la prévalence des infections nosocomiales dans un hôpital universitaire et rechercher les facteurs de risque associés. Méthodes : Une étude de prévalence a été conduite au CHU Hassan II de Fès durant deux jours en L étude a regroupé l ensemble des patients présents le jour de l enquête, et répondant aux critères d inclusion. Le recueil d informations a été fait sur une fiche standardisée, au chevet du malade en consultant tous les dossiers et résultats. Résultats : L étude a porté sur 467 patients, et le taux de prévalence d IN était de 12,4 %. Le taux le plus élevé d IN fut retrouvé dans les services de chirurgie. Les sites d IN étaient représentés par les infections du tractus 56

59 urinaire dans 35,5 %, les infections du site opératoire dans 19,3 %, et les pneumopathies dans 19,3 %. Les germes responsables d IN étaient dominés par les bacilles à Gram négatif dans 73,7% et les cocci à Gram positif dans 13,2 %. Les bacilles à Gram négatif étaient à type d entérobactéries, Pseudomonas aeruginosa et Acinetobacter baumannii et les cocci à Gram positif étaient représentaient par le Staphylocoque aureus. Les analyses uni et multivariées ont mis en évidence un risque associé exclusivement aux facteurs intrinsèques : ventilation artificielle, durée de séjour comprise entre 4 et 14 jours, sondage urinaire et intervention chirurgicale. Conclusion : Dans cette étude, la prévalence des infections nosocomiales rejoint celle rapportée par la littérature. Les principaux facteurs de risque associés étaient : ventilation artificielle, durée de séjour comprise entre 4 et 14 jours, sondage urinaire et intervention chirurgicale. P5-30 L aspergillose invasive en onco-hématologie : résultats préliminaires d une étude prospective menée à l hôpital Farhat Hached de Sousse, Tunisie Gheith S 1, Saghrouni F 2, Ben Youssef Y 3, Bannour W 1, Elkarmeni N 1, Ben Abdeljelil J 2, Khammari I 2, Khelif A 3, Ben Saïd M 2, Njah M 1 1. Service d Hygiène Hospitalière, CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie ; 2. Laboratoire de Parasitologie-Mycologie, CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie ; 3. Service d Hématologie Clinique, CHU Farhat Hached Sousse, Tunisie Introduction : L aspergillose invasive (AI) est actuellement l infection fongique profonde la plus fréquente chez les patients atteints d hémopathies malignes. Elle est associée à une mortalité élevée. Objectif : estimer l incidence de l AI chez les patients atteints d hémopathies malignes hospitalisés au service d hématologie de l hôpital Farhat Hached de Sousse (Tunisie) et d étudier ses aspects diagnostiques et pronostiques. Méthodes : Il s agit d une étude prospective qui s est étalée sur 6 mois (décembre juin 2010) dans le service d Hématologie de l hôpital Farhat Hached de Sousse. Résultats : L étude a porté sur 25 patients atteints de leucémies aiguës myéloblastiques (LAM) (15), de leucémies aiguës lymphoblastiques (9) et d aplasie médullaire (1). Nous avons colligé 12 cas d aspergillose pulmonaire invasive (API) que nous avons classés (selon les critères de l EORTC révisés en 2008) en API probable (5 cas) et API possible (7 cas). L incidence globale de l API était de 40%. La fièvre a été observée dans les 12 cas, la toux dans 9 cas, la douleur thoracique dans 2 cas et la dyspnée dans 2 cas. La radiographie thoracique était évocatrice d AI dans 3 cas et la TDM, réalisée pour 3 malades, dans 2 cas. L Aspergillus a été isolé dans 13 (23,2%) crachats provenant des 12 patients pour lesquels le diagnostic d API a été retenu. L antigénémie était positive dans 4 cas d API probable et dans 4 cas d API possible. Deux cas d API probable ont été traités par l amphotéricine B et le voriconazole, 1 cas d API probable et 1 cas d API possible par l amphotéricine B, 1 cas d API probable et 1 cas d API possible par le voriconazole. Conclusion : Nos résultats montrent la grande fréquence de l AI chez les patients atteints d hémopathies malignes hospitalisés au service d Hématologie de l hôpital Farhat Hached de Sousse et soulignent l intérêt du contrôle de l environnement. P5-31 Evaluation de la contamination mycosique des produits alimentaires en oncohématologie : étude prospective menée à l hôpital Farhat Hached de Sousse, Tunisie Gheith S 1, Saghrouni F 2, Daoues M 1, Bannour W 1, Ben Youssef Y 1, Elkarmeni N 1, Khammari I 2, Ben Abdeljelil J 2, Khelif A 3, Ben Saïd M 2, Njah M 1 1- Service d Hygiène Hospitalière, CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie ; 2- Laboratoire de Parasitologie-Mycologie, CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie ; 3- Service d Hématologie Clinique, CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie Introduction : Les patients en onco-hématologie sont particulièrement exposés aux infections fongiques graves. L alimentation est une source de contamination possible et doit être étroitement surveillée. L objectif de notre étude était d évaluer le risque mycosique alimentaire auquel sont exposés les patients atteints d hémopathies malignes. Méthodes : Il s agit d une étude prospective qui s est étalée sur 6 mois (décembre juin 2010) dans le service d Hématologie de l hôpital Farhat Hached de Sousse. Résultats : L étude a porté sur 97 aliments répartis en plats cuisinés (54), fruits (17), pain (14), eau (5), lait (1), salades vertes (3) et gâteaux (3). 53 aliments (54,6%) étaient des produits hospitaliers et 44 (45,4%) été ramenés par les familles. Parmi les 54 plats cuisinés, 47 (87%) se sont révélés positifs. La totalité des prélèvements de fruits, de pain, de salades vertes et de gâteaux étaient positifs, alors que tous les prélèvements d eau et de lait étaient négatifs. Les principaux champignons isolés étaient : Aspergillus (39,6%), Rhizopus (11,5%), levures (10,7%), Penicillium (9,92%), Cladosporium (5,9) et Alternaria (4,3%). Nous avons isolé 7 espèces d Aspergillus dont la plus fréquente A. niger (44,3%), suivie par A. flavus (33,9%) et A. fumigatus (8,4%). Pour les produits hospitaliers, le taux de contamination était de 83% avec une pousse moyenne de 217 colonies de champignons/gramme d aliment contre un taux de 70,4% et une moyenne 530,1 colonies/gramme pour les produits familiaux. Parmi les aliments étudiés, 38 (39,2%) sont des produits non autorisés pour les patients immunodéprimés. 57

60 Conclusion : Les résultats de ce travail révèlent un niveau de contamination mycosique élevé des produits alimentaires consommés par les patients atteints d hémopathies malignes hospitalisés au Service d Hématologie et incitante à une vigilance accrue et à une surveillance plus étroite des aliments servis aux patients. P5-32 Place des outils moléculaires de typage rapide (AP-PCR ou REP-PCR, DIVERSILAB ) dans l investigation de cas groupés d infection Grattard F Laboratoire de Bactériologie, Hôpital Nord, CHU de Saint-Etienne, France Introduction : Lors d une enquête épidémiologique, la comparaison des souches bactériennes par des marqueurs génotypiques, plus discriminants que les marqueurs phénotypiques, permet de repérer la présence de clones épidémiques au sein d un service ou d un établissement de soins. Les marqueurs de référence (profils de macrorestriction par électrophorèse en champs pulsés ou séquençage multi-gènes) sont des méthodes longues et sophistiquées, souvent réservées à des laboratoires spécialisés. Les techniques de typage par PCR offrent une alternative intéressante du fait de la rapidité du rendu des résultats et deviennent désormais plus accessibles à des non spécialistes, notamment avec l apparition d un système de rep-pcr standardisé commercial (Diversilab, Biomérieux). Méthodes : Nous avons utilisé deux techniques de typage rapide, l une, «maison», basée sur l amplification génique aléatoire (AP-PCR) et l autre, commerciale, utilisant une méthode de rep-pcr standardisée (système Diversilab, Biomérieux), pour la caractérisation, dans différents contextes épidémiologiques, de souches de Staphylococcus aureus, KLebsiella oxytoca et Escherichia coli productrices de béta-lactamases à spectre étendu (BLSE). Résultats : Les techniques de typage par PCR permettent en un minimum de temps (moins de 6h avec Diversilab) (i) de documenter la persistance de souches clonales chez un même patient (caractérisation des souches de colonisation du nasopharynx dans une cohorte de porteurs sains de S. aureus), (ii) de tracer l apparition d une souche épidémique et des cas de transmission croisée au sein d un service (caractérisation de souches de K. oxytoca productrices de BLSE en réanimation), (iii) de suivre au cours du temps l écologie d une espèce bactérienne (analyse de la diversité de souches d E. coli isolées en communautaire et en hospitalier dans la région de Saint-Etienne en 2008). Conclusion : Les techniques de typage rapide par PCR constituent un outil très précieux pour l investigation à l échelle moléculaire d un phénomène épidémique en temps réel. La technologie Diversilab, qui combine la réalisation de profils de rep-pcr et une base de données internationale standardisée, offre à un plus grand nombre de laboratoires la possibilité d effectuer de manière reproductible des comparaisons de souches lors d enquêtes épidémiologiques. L intérêt médico-économique de l utilisation en pratique quotidienne de ces outils de typage rapide pour limiter la diffusion des infections associées aux soins est en cours d évaluation. P5-33 Un nouveau Quiz d auto-évaluation des connaissances en hygiène des mains, année 2010 Gzara A 1, Kammoun H 2, Souilah H 3, Dhaouadi M 2, Hamza R 2 1. Groupement de Santé de Base de Tunis Sud, Tunis, Tunisie ; 2. Service Régional d Hygiène du Milieu de Bizerte, Tunisie ; 3. Institut Kassab d Orthopédie, Tunis, Tunisie Nous présentons dans ce poster un nouvel outil d auto-évaluation des connaissances en hygiène des mains qui se veut à la fois convivial, utile et utilisable. Il comporte au total 50 questions dont les cinq premières sont d ordre général, alors que les autres portent successivement sur les justifications de l observance de l hygiène des mains en milieu de soins (10 questions), les moyens et méthodes pour préserver l hygiène des mains (20 questions), les stratégies de promotion de l hygiène des mains (10 questions) et enfin les méthodes d évaluation des ressources et pratiques d hygiène des mains (05 questions). Il a été conçu notamment pour deux usages : - D abord comme support d évaluation d une action de formation à l hygiène des mains, le test pouvant être administré à l ensemble ou à un échantillon des participants en pré et en post formation ; - Mais également comme audit d évaluation des connaissances en hygiène des mains à distance de toute action de formation en la matière, pouvant être conduit séparément ou concomitamment à un audit de ressources et/ou des pratiques. Une première version 2010 double (électronique et papier) a été utilisée dans le région de Bizerte dans le cade d un audit des connaissances en hygiène des mains au courant du mois de Juin La version définitive 2011 sera enrichie et améliorée en tenant compte des réactions et remarques des premiers utilisateurs. 58

61 P5-34 Conditions de travail et hygiène dans les établissements de santé Hachelafi H Service de médecine du travail, EHU d Oran, Algérie Introduction : L hygiène hospitalière fait partie de la chaîne de prise en charge des patients et l amélioration de la qualité des soins en dépend.la politique de santé publique inclue dans son volet préventif un regard sur les conditions de travail du personnel hospitalier lui même confronté dans son quotidien aux risques liés au manque d hygiène. Les objectif de notre travail étaient l étude des conditions de travail chez le personnel hospitalier et l énumération des risques de manque d hygiène. Méthodes : Etude descriptive au niveau des structures de santé de la wilaya d Oran avec une approche ergonomique. Un questionnaire est administré pour établir un listing sur les moyens de nettoyage et les conditions de travail chez le personnel affectés à ces taches. L étude est complétée par une visite des lieux du travail (vestiaires, sanitaires, ) réservés au personnel hospitalier. Résultats : Le personnel de nettoyage est recruté parmi les femmes qui ont statut social précaire et assurent une tache domestique non professionnelle. Les aménagements ergonomiques défaillants inadaptés aux profils des locaux de soins contribuent au manque de propreté. Le personnel hospitalier ne dispose pas de sanitaires ni de vestiaires ou réfectoires ce qui contribue au maintien d une hygiène défectueuse. Le circuit de traitement des déchets (solides ou liquides) est une autre source de défaillance en matière d hygiène hospitalière. Conclusion : L investissement dans le volet de la santé publique doit englober le volet de l amélioration des conditions de travail avec une sensibilisation sur les risques hospitaliers et éducation sanitaire en matière d hygiène dont le personnel de nettoyage. L hygiène hospitalière est une pratique civilisée et un maillon de la chaîne de soins. P5-35 Incidence des infections nosocomiales dans le service de réanimation au CHU Bab El Oued durant l année 2010 Hamchaoui F, Ghribi, Lyazidi, Ferrah, Djoudi FZ, Dekkar N Service d épidémiologie et de médecine préventive, Chu Bab-el-oued, Alger, Algérie Introduction : Les infections nosocomiales restent fréquentes dans les milieux de soins et sont surtout l apanage des services à risque notamment les services de réanimation où l on enregistre les taux les plus élevés (14.4% réa-raisin France 2007 ; 38.7% au CHU Benbadis Constantine 1997). Ces taux sont essentiellement dus à l état critique des patients et le caractère invasif des gestes auxquels ils sont exposés. L évaluation et la surveillance de ces infections sont essentielles pour leur prévention. Le but de cette étude est de connaître l incidence des infections nosocomiales dans le service de réanimation des urgences et d estimer l impact des facteurs de risque sur l infection. Méthodes : Cette surveillance ciblée sur 04 localisations (pulmonaire, urinaire, bactériémie et KT central), étude longitudinale prospective, à visée descriptive permettant de calculer l incidence des infections nosocomiales dans le service de réanimation médicale des urgences du CHU de Bab El Oued, du 1er août 2009 au 30 janvier 2010 (6 mois). Les définitions des infections nosocomiales retenues sont celles des 100 recommandations. La saisie et l analyse des données ont été faite sur le logiciel Epiinfo 6. Résultats : Sur les 124 patients hospitalisés, 98 ont séjourné plus de 48 heures, la durée moyenne de séjour était de 15.5 ± 20.4 jours parmi eux 32 ont présentés au moins une infection soit un taux d incidence de 32.7%. Le nombre de sites touchés peut aller jusqu'à 05 infections/patient soit un total de 60 infections ; les infections urinaires restent les plus fréquentes avec un taux de 36.6% suivi de pneumopathies avec un taux de 30%. Conclusion : La surveillance des infections nosocomiales dans les services de réanimation, la sensibilisation du personnel soignant et la mise en œuvre de moyens matériels et humains restent une démarche importante pour l amélioration continue de la qualité et la sécurité des soins. P5-36 Enquête de prévalence des infections nosocomiales au CHU de Tlemcen (Algérie) Hassaine H 1, Soulimane A 2 1. Laboratoire des actions de l homme pour la protection de l environnement et application en santé publique, Faculté des Sciences, Département de biologie, Université Abou Bekr Belkaid, Tlemcen, Algérie ; 2. Service d épidémiologie et de médecine préventive, Chu de Sidi-Bel-Abbes, Algérie Introduction : L objectif de cette étude était de déterminer la prévalence de l infection nosocomiale (IN) au CHU de Tlemcen (Algérie) pour juger de la nécessité de renforcer les mesures de prévention. Méthodes : notre étude s est réalisée un jour donné pour chaque service et sur une période d au maximum une semaine pour tout l hôpital, pour tous les patients présents à l hôpital depuis plus de 48 heures. Résultats : 350 patients ont été inclus (taux d occupation des lits de 72,80 %). Le taux de prévalence des patients infectés était de 16,9 % et le taux de prévalence des IN de 16,9 %. Les infections urinaires représentaient 42,4 % de l ensemble des infections identifiées, les infections du site opératoire 39 %, les 59

62 infections sur cathéters 8,5 % et des infections de la peau et des tissus mous 5,1 %. Un traitement antibiotique était administré à 214 patients (61,1 %), parmi lesquels 159 ne présentaient aucun signe d infection. L ampicilline était l antibiotique le plus administré, suivi de la céfotaxime et du ceftizoxime, les associations ampicillinegentamycine et gentamycine-oxacilline étaient les plus prescrites. Conclusion : Après cette première évaluation, des enquêtes similaires permettront d évaluer l efficacité des moyens préventifs qui pourront être mis en oeuvre. P5-37 Etude de la flore des mains du personnel hospitalier du CHU de Tlemcen (Algérie) Hassaine H 1, Soulimane A 2 1. Laboratoire des actions de l homme pour la protection de l environnement et application en santé publique, Faculté des Sciences, Département de biologie, Université Abou Bekr Belkaid, Tlemcen, Algérie ; 2. Service d épidémiologie et de médecine préventive, Chu de Sidi-Bel-Abbes, Algérie Maîtriser l infection nosocomiale c est avant tout contrôler la diffusion des germes, des bactéries principalement. Leur circulation, au sein de l hôpital, d un patient à un autre, d un soignant à un patient, d un soignant à un autre soignant, se fait avant tout par cette chaîne invisible,de chaque acte, de soins ou de réconfort, partout où la main est là pour aider, accompagner, soulager, traiter. Cette main tendue, soucieuse de porter le soin et le remède, est en hygiène trop souvent celle par qui l infection arrive. La peau est le reflet des micro-organismes de l'environnement, de l'écologie microbienne des hôpitaux. En effet dans ce milieu hospitalier, cette flore est particulièrement importante et dangereuse, du faite de la concentration et de la diversité des germes pathogènes. Cette flore s élimine à 90% par l action mécanique du lavage des mains. Seule la connaissance de cette flore et de son écologie dans un milieu hospitalier peut nous aider à améliorer les conditions d hygiène, essentiellement la décontamination des mains pour permettre de réduire la dissémination de ces souches. L objectif essentiel de ce travail est de connaître la principale flore bactérienne chez le personnel hospitalier par rapport à chaque catégorie. L étude a été menée dans 11 services du CHU de Tlemcen. La flore prédominante sur les mains du personnel soignant est constituée de microorganisme à Gram (+), soit 69% de l ensemble de la flore et 1/3 de celle-ci est composé de bactéries à Gram (-). 32.4%, soit le 1/3 du personnel étudié avait des souches de Staphylocoques Gram (+) sur ces mains. Ces souches occupent une place importante dans la colonisation des mains du personnel hospitalier. Les Staphylocoques à coagulase négative sont présents en grand nombre sur les mains du personnel soignant représentant 28% de la flore totale, ces derniers sont suivit de très prés des Entérobactéries occupant également une position non négligeable avec 24%, suivit des Streptocoques A avec 18%, des Streptocoques B avec 9% et des non Entérobactéries tels Pseudomonas, Acinetobacter et autres avec 7%. P5-38 Cathéter veineux central et infections nosocomiales. Hassaine H 1, Soulimane A 2 1. Laboratoire des actions de l homme pour la protection de l environnement et application en santé publique, Faculté des Sciences, Département de biologie, Université Abou Bekr Belkaid, Tlemcen, Algérie ; 2. Service d épidémiologie et de médecine préventive, Chu de Sidi-Bel-Abbes, Algérie Introduction : L utilisation des dispositifs intravasculaires fait,aujourd hui, partie de la pratique moderne de la réanimation. Les complications infectieuses qu expose cette technique, demeurent une précaution majeure en raison de la morbi-mortalité élevée. Les objectifs de notre étude étaient de calculer l incidence des infections liées aux cathéters intra vasculaires, d identifier les germes responsables et les facteurs de risque tout en insistant sur les mesures préventives. Méthodes : Cette étude concerne l analyse rétrospective de 100 cathéters veineux centraux jugulaires internes réalisés chez 100 patients pris en charge au Service de Réanimation de l Hôpital Tidjani Damerdji de Tlemcen au cours d une période de 8 mois de l année 2005 Les critères d infection liée au cathétérisme intra vasculaire sont largement inspirés des critères dictés par la douzième conférence de consensus la Société de Réanimation de Langue Française (SRLT). Résultats : Parmi les100 cathéters veineux centraux, 45 avaient compliqué par une symptomatologie infectieuse. L incidence des infections nosocomiales liées aux cathéters intraveineux était de 31 %. L écouvillonnage a été réalisé seulement dans 27 % des cas et a permis d identifier dans 63 % des Cocci GRAM Positifs. Le diagnostic d infection systémique lié à une voie veineuse centrale est généralement évoqué de l apparition d une fièvre chez un malade cathétérisé en l absence d autre foyer infectieux potentiel, cette infection représente 18,6 % des cas. La culture microbiologique de l extrémité des cathéters après leur ablation n a été réalisée que dans 60 % des cas. Les germes identifiés dans les cultures des cathéters sont regroupés en : bacille GRAM négatif, cocci GRAM positif, levures. Les facteurs de risque identifiés dans notre étude comme étant statistiquement significatifs de l infection nosocomiale liée au cathéter veineux central étaient le terrain d immunodépression chez le patient et un nombre de jours d utilisation de la voie veineuse centrale important. Conclusion : La surveillance épidémiologique d une unité vis-à-vis des cathéters est d importance majeure. Elle doit s accompagner de la création de protocoles de pose et de soins écrits, révisés périodiquement,et validés par toute l équipe soignante, d une surveillance continue de l incidence des infections liées au cathéter veineux 60

63 central et d une formation du personnel à la pose et à la maintenance des cathéters veineux centraux. Trois notions fondamentales et simples suffisent à réduire le risque de colonisation et d infection liée au cathéter veineux central : Diminuer la fréquence des manipulations en regroupant les gestes techniques touchant la ligne veineuse centrale ou artérielle ; Retrait du cathéter veineux central dès qu il n est plus indispensable ; Respect des mesures d hygiènes rigoureuses. P5-39 Attitudes et pratiques des surveillants d unités de soins en matière d hygiène hospitalière Helali R., Bannour W, Bouafia Ben salah N, Zinelabidine R, Khedhiri M, Kraiem MF, Njah M Chu Farhat Hached, Sousse, Tunisie Introduction : Le surveillant d unités de soins joue un rôle important en matière d hygiène et de lutte contre les infections nosocomiales. Ainsi, le profil de poste du surveillant ou chef d unités de soins comporte un certain nombre de taches au niveau de l hygiène, on se demande comment ces tâches sont perçus par le surveillant et dans quelle mesure elles sont réellement appliquées? l objectif de notre étude était d analyser les attitudes et pratiques des responsables paramédicaux d unités de soins dans le domaine de l hygiène hospitalière. Méthodes : La recherche est réalisée par questionnaire à l hôpital Farhat Hached de Sousse durant le mois d avril 2010 auprès de l ensemble des cadres soignants responsables des unités de soins. Résultats : En matière d hygiène, la plupart des cadres (95%) ont une attitude favorable pour participer au choix des produits et matériels, cependant, en pratique 67,5% ne participent que parfois ou jamais à cette activité. En matière d organisation, une majorité de cadres estime que l hygiène n est pas seulement la préoccupation du service d hygiène mais en pratique c est souvent (52,5% des répondants) ou parfois (32,5%) le cas. En matière de direction, les cadres soignants adoptent des attitudes plutôt favorable à la formation continue en hygiène hospitalière. En matière de contrôle, les cadres soignants adoptent des attitudes plutôt favorables à l évaluation des pratiques et à la participation aux enquêtes épidémiologiques. Un nombre non négligeable est cependant contre l idée d évaluer la qualité de l environnement de soin (hygiène de l air et des aliments). Conclusion : Il apparaît aussi important d insister sur le rôle que peut jouer le service d hygiène pour améliorer le niveau d adhésion des cadres soignant au programme de lutte contre l infection hospitalière, en particulier grâce à une meilleure collaboration entre le surveillant de service et le réfèrent hygiène. P5-40 Evaluation des connaissances d hygiène des mains à l hôpital de Menzel Bourguiba, Tunisie Jebali H 1, Mrabet K 2, Kammoun H 3, El Ayadhi Z 1 1. Service d ORL, Hôpital de Menzel Bourguiba, Tunisie ; 2. Service d Hygiène, Hôpital de Menzel Bourguiba, Tunisie ; 3. Service Régional d Hygiène de Bizerte, Tunisie Des cycles de formation à l'hygiène des mains en intramuros au profit des personnels soignants de l'hôpital régional de Menzel Bourguiba, sont prévus au courant de la période s échelonnant de Juillet 2010 à Décembre 2011 avec comme objectif de toucher la quasi-totalité des soignants et ce dans le cadre de la deuxième phase du programme national d'hygiène des mains en milieu de soins. Auparavant, il a été jugé utile de mener un audit des connaissances auprès des bénéficiaires potentiels de la formation. Les résultats de cet audit serviront d éléments de pré-évaluation, sachant qu une évaluation ultérieure moyennant le même outil est à prévoir à la fin de la formation (Décembre 2011). L'audit consistera en l'application d'un test élaboré par le service régional d'hygiène du milieu de Bizerte, comportant 50 questions réparties en 05 rubriques. Cette opération a été confiée au relais et hygiéniste chargés de la supervision de la formation ainsi programmée, ayant suivi le cours régional de Mai 2010, en leur laissant le libre choix d opter pour la version électronique ou la version papier selon les circonstances. Les résultats de cette pré-évaluation seront présentés dans ce poster. P5-41 Incidence des infections associées aux soins en neonatologie dans la région de Bizerte année 2009 Kammoun H 1, Blanco I 2, Hassine J 3, Maghraoui S 4, Maatoug A 5, Mekki N 5, Ghali R 5, Hamza R 1 1. Service Régional d Hygiène de Bizerte, Tunisie ; 2. Service Régional des Soins de Santé de Base de Bizerte, Tunisie ; 3. Groupement de Santé de Base de Bizerte, Tunisie ; 4. Hôpital de Bizerte, Tunisie ; 5. Hôpital de Menzel Bourguiba, Tunisie Introduction : Les infections associées aux soins (IAS) du nouveau-né se différencient de celles de l adulte et du grand enfant par plusieurs caractéristiques faisant que la compréhension de leur épidémiologie passe par la mise en place d une surveillance spécifique à cette catégorie d âge. Ceci est d autant plus justifié que les unités de néonatologie sont considérées comme des structures à haut risque d IAS du fait que de telles unités, drainent des 61

64 patients lourds nécessitant des explorations «invasives» et des protocoles de soins agressifs et dont les capacités de défense sont particulièrement amoindries. Méthodes : Dans la région de Bizerte (Nord de la Tunisie), une enquête d incidence des infections associées aux soins menée au cours des années 2005, 2006 et 2007 dans les deux services pédiatriques relevant des hôpitaux régionaux a montré que la proportion des infectés était plus élevée chez les nouveau-nés âgés de moins de 1 mois (6,1 %) que chez l ensemble des malades hospitalisés en pédiatrie (3,5%). Par la suite, Il a été envisagé de mener une surveillance continue dans les unités de néo-natologie relevant des services pédiatriques des hôpitaux régionaux. Dans ce cadre, une enquête d incidence a été menée dans ces unités du 1er Janvier au 31 Décembre Résultats : Parmi les 1251 malades hospitalisés pendant la période d enregistrement, 978 nouveau-nés ont été inclus dans l étude d incidence des IAS (ont séjourné plus de 48 heures). Le nombre des cas d infection associée aux soins répertoriés s'élève à 7O. Le taux d'incidence est de 7,2 pour 100 d admissions. Tenant compte du nombre de journées d hospitalisation, la densité d incidence est de 14,1 pour 1000 patient - jours. Le nombre de malades infectés est de 70, soit une proportion de malades infectés de 7,2 %. Sur l ensemble des cas d infections enregistrés, aucun n a été documenté bactériologiquement. Les infections ORL représentent la principale localisation (32,9%) suives par les infections des voies respiratoires (24,3%). Conclusion : Le taux et la densité d incidence élevés retrouvés semblent être en rapport avec le type d activité des unités concernées (unités à haut risque). Nous envisageons poursuivre cette surveillance de manière à pouvoir suivre l évolution du phénomène nosocomial en néonatologie dans notre région et mieux élucider son épidémiologie. P5-42 A propos de cinq cas de Pseudomonas aeruginosa isolés des hémocultures dans un service de cardiologie du CHU Hussein-Dey, Alger, Algérie Khalfi S, Mahrane S, Benredouane M, Kherdouche L, Guerchi Z Laboratoire central de biologie, Chu Hussein Dey, Alger, Algérie Introduction : Le risque de bactériémie nosocomiale dans les services de cardiologie et de chirurgie cardiaque à considérablement augmenté depuis l introduction de l héparinothérapie intraveineuse en substitution à la calciparine en sous cutanée. Une faute d asepsie lors de la mise en solution de l héparine est le mode de contamination le plus probable. Méthodes : Une étude prospective par notification des cas groupés d infections nosocomiales survenant dans différents services du CHU Hussein-Dey dans le cadre de la surveillance des infections nosocomiales. Des hémocultures ont été adressées au laboratoire durant la période allant du 16/05/10 au 30/05/10 concernant 5 patientes hospitalisées au service de Cardiologie. Le point commun entre les patientes est l héparinothérapie intraveineuse. Le contenu de la seringue et son écouvillonnage ainsi qu une ampoule d héparine du même lot ont été analysés. L étude des hémocultures a été réalisée par les méthodes classiques, une mise en culture du contenu de la seringue électrique, de l écouvillonnage interne et externe et de l ampoule d héparine ont été réalisés sur les milieux adéquats. Les germes isolés ont été identifiés sur la base des caractères morphologiques, biochimiques (galerie Api 20NE) et antigéniques (sérums agglutinants) et soumis à un test de sensibilité aux antibiotiques par la méthode de diffusion selon les normes CLSI. Résultats : Pseudomonas aeruginosa a été isolé chez les cinq patientes. Le contenu de la seringue électrique et son écouvillonnage étaient positifs au même germe. L analyse de l ampoule d héparine est revenue négative. Le profil de sensibilité aux antibiotiques était le même, toutes les souches isolées étaient sensibles aux principaux antibiotiques antipyocyaniques. Le diagnostic d infection nosocomiale à P. aeruginosa a été retenu avec comme source de l infection la seringue électrique. Conclusion : Les bactériémies représentent une forme fréquente d infection nosocomiale dans les services de soins utilisant l héparinothérapie IV de manière intensive, toute bactériémie survenant pendant ou au cours de l administration d héparine par seringue poussoir doit conduire au retrait du dispositif, lequel représente le réservoir du germe. P5-43 Les étapes de préparation des salles d opération : étude réalisée au CHU Sahloul, Sousse, 2010 Khéfacha S, Latiri H, Ben Rejeb M, Nouira A, N. Sayadi N, Ben Alaya K, Dhidah L Service d hygiène hospitalière, Chu de Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : Le bloc opératoire est la structure regroupant l ensemble des salles dans lesquelles sont réalisées des actes chirurgicaux. Ces locaux constituent des zones à risque pour lesquelles des niveaux de qualité microbiologique doivent être atteints concernant l air, l eau et les surfaces. La prévention des infections du site opératoire fait appel à des procédures d entretien de la salle d opération pour la maîtrise de 62

65 l aérobiocontamination. Les interventions et actions réalisées lors de la préparation de la salle sont un élément de la gestion. Méthodes : C est une évaluation de la qualité de l entretien et de la préparation des salles d intervention aux différents temps opératoires. Il s agit d une étude descriptive d observation. Résultats : Les 140 observations réalisées dans les blocs opératoires audités ont montré que : - à l ouverture de la salle d opération : - le bionettoyage du sol est réalisé dans 76% des observations, - le dépoussiérage humide des équipements est effectué, dans les blocs audités, dans : - 52,8 % des observations pour le scialytique, - 51,4 % des cas pour la table d instruments, - 30,7 % des cas pour le chariot d anesthésie. - entre deux interventions - les bocaux d aspiration sont évacués dans 86,42% des cas, - le bio nettoyage du sol dans 73,6% des cas. - en fin de programme opératoire : - le matériel d aspiration est évacué dans 79,2% des observations, - le matériel biomédical est désinfecté dans 27,14% des observations. Conclusion : L atteinte des objectifs de l entretien des salles d opération nécessite la mise en place d une structure de coordination, l adhésion et la participation de l ensemble de l équipe chirurgicale. P5-44 Les risques infectieux liés aux transfusions sanguines Kouki R, Mellouli F, Bejaoui N Centre National de Greffe de Moelle Osseuse de Tunis, Tunisie Introduction : Le risque infectieux lié à la transfusion sanguine est un réel problème de santé publique. Dans cette étude, on se propose d analyser les principaux incidents infectieux survenus au cours de l activité de transfusion de malades présentant une anémie chronique, et d établir le profil de ceux qui les présentent. Méthodes : Il s agit d une étude rétrospective sur 11 années enrôlant 200 malades tous transfusés au moins une fois à l hôpital de jour du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse. Les transfusions ont été faites avec du sang phénotypé déleucocyté. Pour chaque malade sont pratiqués une numération formule sanguine, une RAI et un test de compatibilité avant chaque transfusion, une ferritinémie et un bilan hépatique (Bilirubines et transaminases) tous les 3 mois, un bilan semestriel comportant un test de Coombs direct (TCD), une sérologie HIV et une sérologie virale de l hépatite B et C. Résultats : Au cours de ces 11 années d activité, nos 200 malades ont reçu unités de concentrées de globules rouges. Nos malades sont répartis en 111 garçons et 89 filles (sexe ratio = 1,24). Leurs âge moyen est de 9 ans (1-25 ans). Les principaux incidents infectieux observés chez nos malades sont 5 cas de séroconversion du virus de l hépatite C (2,5%), 3 cas de séroconversion pour l antigène Hbs (1,5%) et un cas de choc septique survenu en période estivale. Aucun cas de sérologie positive de VIH. Conclusion : Les accidents infectieux secondaires à la transfusion ont été largement réduits ces dernières années grâce à l introduction des sérologies systématiques des donneurs de sang. Cependant, ce risque n est pas nul et l évolution doit être tournée surtout vers l inactivation des agents pathogènes dans les produits sanguins. P5-45 Les risques infectieux liés aux cathéters à chambres implantables Kouki R, Mellouli F, Bejaoui N Centre National de Greffe de Moelle Osseuse de Tunis, Tunisie Introduction : Les cathéters à chambres implantables sont des dispositifs d accès veineux centraux de longue durée placés directement sous la peau. Ils sont utilisés à chaque fois qu on a besoin d un haut débit sanguin. Dans cette étude, on se propose d étudier la fréquence des infections associées à l utilisation des cathéters à chambres implantables chez des drépanocytaires homozygotes sous programme d échange transfusionnel partiel au long cour. Méthodes : Il s agit une étude longitudinale sur une période de 10 ans. Ont été inclus dans cette étude, tous les malades drépanocytaires homozygotes, chez qui la maladie s est compliquée d AVC, qui sont sous programme d échange transfusionnel et qui sont suivis de façon régulière à l hôpital de jour du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse de Tunis. Ces échanges sont faits de façon manuelle à intervalle régulier de 3 à 4 semaines. La mise en place de l aiguille de Huber se fait de manière chirurgicale. Résultats : Il s agit de 20 malades, répartis en 8 garçons et 12 filles. Leurs âges moyen est de 13 ans ± 4 DS (7-22). Au cours de notre période d étude, 891 ETP ont été faits soit une moyenne de 44,55 ETP par malade. La durée moyenne de port du cathéter à chambre par malade est de 1431 jours. Aucune infection locale lors de la pose ou lors de la manipulation de la chambre n a été signalée. Un seul cas d infection générale avec des hémocultures positives est survenu. 63

66 Conclusion : Les cathéters à chambres implantables sont de pratique courante dans les échanges transfusionnels chez les drépanocytaires. Une utilisation rationnelle de la chambre vise à prévenir l occlusion du cathéter et la survenue de phénomènes infectieux. P5-46 Surveillance des infections nosocomiales dans le service d Hématologie de Casablanca Lamchahab M 1, Ouhadouss M 2, Cherkaoui S 1, Quachouh M 1, Madani A 1, Benchekroun S 1, Quessar A 1 1. Service d Hématologie-Oncologie pédiatrique, hôpital 20 août,, Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc ; 2. CLIN, Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc CHU IBN Rochd Introduction : L infection nosocomiale est un problème majeur de santé du fait de sa fréquence, son coût, la morbidité et la mortalité qui en découle d où l importance de la mise en place d un programme de prévention et de surveillance. Son épidémiologie est différente entre les pays, du fait que les protocoles émanent d un consensus national ou régional, différent selon les indicateurs utilisés. L objectif de notre étude était la surveillance des infections nosocomiales dans le cadre du programme de lutte contre l infection nosocomiale au service d hématooncologie pédiatrique pour l année Méthodes : Etude prospective transversale ouverte étalée sur 4 mois de Mars au Juin 2010, incluant tous les patients hospitalisés dans les unités adulte et pédiatrique du service. Nous avons considérés comme infection nosocomiale ; toute infection absente à l admission et acquise lors de l hospitalisation. A travers une fiche d exploitation, nous avons recueillis l age, le sexe, le diagnostic, les facteurs de risque, la présence ou non d IN et son type. Une étude statistique analytique a été réalisée afin d établir l incidence de l IN dans notre contexte. Résultats : Parmi 340 hospitalisations 23,82% avaient une IN. Ces patients étaient des adultes dans 69% des cas et des enfants dans 31% des cas. Le sex-ratio était de 1. Le diagnostic d admission était une leucémie aigue myéloblastique dans 75% des cas. Les facteurs de risque étaient principalement représentés par la neutropénie dans 86% des cas, des cathéters centraux dans 66% des cas. L IN était non documentée dans 58%. La bactériémie était retrouvée dans 13,6% des cas, représentée par des BLSE dans 8,6% des cas. Conclusion : Notre étude a révélé une incidence élevée des IN dans notre unité d où l intérêt d une application urgente du programme de prévention, la formation et l implication du personnel soignant. P5-47 Les broncho- aspirations en réanimation : évaluation de 2 protocoles en réanimation chirurgicale Lazraq M, Maanaoui Y, Haddad W, Cherkab R, Elkettani C, Idali B, Mjahed K, Barrou L Service d anesthésie réanimation, Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Introduction : Les pneumopathies nosocomiales acquises sous ventilation mécanique (PNAVM) sont responsables d une morbidité et d une mortalité importante. La gestion des aspirations trachéo-bronchiques au cours de la ventilation mécanique constitue un des volets de la prévention. L association de la broncho-aspiration à de nombreuses complications devrait la rendre la moins fréquente possible. L objectif de notre étude est de comparer deux protocoles de broncho- aspirations en réanimation et leur impact sur la prévention des PNAVM. Méthodes : Etude prospective randomisée incluant tous les patients admis pour traumatisme crânien grave isolé sous ventilation mécanique. Deux protocoles de broncho-aspiration étaient établis : le protocole A consistait en une broncho-aspirations toutes les huit heures et en cas d encombrement ; quant au protocole B, une bronchoaspiration était préconisée toutes les deux heures et à la demande. Le diagnostic positif de la PNAVM était confirmé par un prélèvement bronchique distal protégé avec une culture supérieure à 10 3 UFC/ml. Résultats: L âge moyen, le Score GCS, le Score Apache II, le Score IGS II, l intubation, la trachéotomie, le délai d apparition en jours et le Score CPIS n étaient pas différents entre le groupe A et le groupe B sur le plan statistique. En revanche, plus de PNAVM sont survenues dans le groupe B (60%) contre 48% dans le groupe A (p<0.05). Aussi la mortalité était plus importante dans le groupe B avec une mortalité moyenne de 64% vs 40% dans le groupe A (p<0.05) Conclusion : Les PNAVM sont responsables d une mortalité importante et d un coût élevé des soins. Des aspirations trachéo-bronchiques, réglée et moins fréquentes, pourrait constituer un des moyens de leur prévention P5-48 Hygiène des mains : expérience du service d hématologie, CHU Ibn Rochd Casablanca Lokmane F, Ouhadous M, Quessar A, Benchakroun S Service d hématologie, Hôpital 20 Août, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc L hygiène des mains est un geste qui parait simple et évident. Son importance n est plus a démontrer. Cependant les taux d observance d hygiène des mains restent faibles dans plusieurs structures hospitalières. Au 64

67 niveau de notre service une politique de la promotion d hygiène des mains a été mise en place depuis Ce travail vise à présenter l expérience de notre service en matière de la promotion de l hygiène des mains. L hygiène des mains occupe une place prioritaire dans le programme de lutte contre les infections nosocomiales qui a été mis en place en coordination avec le CLIN de CHU Ibn Rochd. C est ainsi que l accent a été mis sur l équipement de tout le service des moyens pour le lavage des mains : lavabos, savon liquide, Solution et gel Hydroalcoolique et distributeurs du savon et d essuie mains. La sensibilisation et la formation de tout le personnel constituent le deuxième volet de la promotion de l hygiène des mains au sein de notre unité. En outre, la mise en place d un système d évaluation à travers la réalisation d audits d observance d hygiène des mains a permis des ajustements du programme et une amélioration continue. Le succès de ce programme permettra entre autres de : (1) Diminuer le taux des infections nosocomiales ; (2) Raccourcir la durée de séjour des malades ; (3) Et de diminuer ainsi le coût de leur hospitalisation. L expérience de notre service montre que l engagement des responsables à travers la mise en place des dispositifs de l hygiène des mains, la sensibilisation et la motivation du personnel soignant ainsi que la réalisation des audits de l observance de l hygiène des mains sont les clés de réussite de toute politique visant la promotion de l hygiène des mains au niveau des structures de soins. P5-49 Place de l hygiène des mains dans les infections nosocomiales Mahfoudh S, Guidara K, Ketatni H, Hachicha Y, Bakir L Service Laboratoire de Biologie Clinique, CHU Mongi Slim de La Marsa, Tunis, Tunisie Introduction : L hygiène des mains constitue le premier moyen de lutte contre les infections nosocomiales. Dans ce cadre, des prélèvements bactériologiques au niveau des mains du personnel soignant du CHU Mongi Slim de la Marsa (Tunisie) ont été effectués. Notre but était d évaluer l observance de l hygiène des mains des différentes équipes soignantes et de les sensibiliser quant à l importance de cet acte notamment suite à la mise en place des distributeurs de solutions hydro-alcooliques au sein de notre hôpital. Méthodes : Il s agit d une enquête transversale, durant laquelle nous avons procédé à un écouvillonnage au hasard au niveau des mains de 41 personnels (13 médecins et 28 paramédicaux) pendant leur travail. Les services concernés étaient la Pédiatrie, la Chirurgie générale, la Gynécologie-obstétrique et le service d Anesthésie-réanimation. La culture, l identification et la recherche de la multirésistance aux antibiotiques ont été effectuées selon les techniques conventionnelles de bactériologie. Résultats : Au total, 36 prélèvements avaient une culture positive et monomicrobienne, 83% des germes appartenaient à la flore saprophyte. 5 souches d E. coli et une souche de pyocyanique ont été isolées et n étaient pas multirésistantes aux antibiotiques usuellement testés. La fréquence de portage au niveau des mains de germes pathogènes (15%) était équivalente entre les médecins et le personnel paramédical. Cette fréquence a été notée essentiellement dans le service de Pédiatrie et de Gynécologie-Obstétrique. Conclusion : D après la littérature, les infections manuportées représentent 75% des infections nosocomiales. La formation en vue de l amélioration de l hygiène manuelle au cours des soins par un simple lavage ou par une friction hydro-alcoolique aide à diminuer ces infections et à réduire leur impact sur l économie de santé. P5-50 Evaluation des connaissances des précautions standard et des mesures d hygiènes complémentaires (contact, gouttelettes, air) au niveau de l hôpital Mère et Enfant ; CHU Mohammed VI Makhlouf S 1, Soraa N 2, Draiss G 3, Bouskraoui M 3, Chabaa L 2 1. Equipe opérationnelle d hygiène, Hôpital Mère Enfant, CHU Mohammed VI, Marrakech, Maroc ; 2. Laboratoire d analyses médicales, Hôpital Mère Enfant, CHU Mohammed VI, Marrakech, Maroc ; 3. Service de Pédiatrie A, Hôpital Mère Enfant, CHU Mohammed VI, Marrakech, Maroc Introduction : La mise en place des mesures d hygiènes en complément des précautions standard est indispensable afin de prévenir la transmission croisée en milieu hospitalier. L objectif de cette évaluation est d observer les pratiques d isolement mises en place le jour de l audit et leur concordance avec les résultats microbiologiques afin d informer le personnel de santé, dégager des pistes de formation et améliorer les moyens matériels destinés à la mise en place de ces mesures d hygiène. Méthodes : Cette évaluation s est déroulée sur une période de 1 mois au niveau de l Hôpital Mère enfant du CHU Mohammed VI de Marrakech. L infirmier, le médecin et le major de chaque service ont reçus la visite de l équipe opérationnelle d hygiène sans avis préalable. Un questionnaire a relevé les données concernant les connaissances en matière des mesures d hygiène complémentaires et des moyens logistiques présents au niveau du service en matière d isolement septique. Résultats : Plus de 60 % du personnel audité ont affirmé qu ils n ont obtenu aucune formation sur l hygiène hospitalière. Pour tous les malades mis en isolement, 40 % ont disposé d une signalisation à l entrée de la chambre et aucune prescription d isolement n a été signalée dans le dossier du malade. 22 % des audités étaient informé des documents d isolement affichés au niveau des services et 44 % des audités connaissaient les 3 65

68 types d isolement. 83 % ont affirmé la nécessité d une prescription médicale dans le dossier (mise en place et levée des isolements). Conclusion : Cette enquête, a été bien perçue par les équipes soignantes de l hôpital Mère et Enfant, elle nous a permis de déceler les dysfonctionnements et les contraintes en matière d application des précautions particulières d isolement, facilitant la mise en place des mesures correctives et des recommandations sur le terrain en temps réel. La formation continue est primordiale pour sensibiliser et impliquer le personnel de la santé et l informer de la nécessité du respect des précautions standard et des mesures d hygiène complémentaires. P5-51 Evaluation de la pratique du lavage des mains chez le personnel du Centre National Hospitalier et Universitaire (CNHU) de Cotonou au Bénin en 2007 Makoutodé M 1, Ouendo EM 2, Diarra F 3, Kingbo LA 4, Faladé C 4 1. Institut Régional de Santé Publique, Ouidah, Cotonou, Bénin ; 2. Institut Régional de Santé Publique Ouidah, Cotonou, Bénin ; 3. Ministère de la Santé, Bamako, Mali ; 4. Centre National Hospitalier et Universitaire de Cotonou, Bénin Introduction : La main constitue le principal maillon de la chaîne de contamination. La contamination manuportée est impliquée dans 70% des infections nosocomiales. La présente étude vise à évaluer la pratique du lavage des mains chez le personnel du Centre National Hospitalier et Universitaire de Cotonou. Méthodes : L étude a été réalisée dans les services du Centre National Hospitalier et Universitaire de Cotonou. Elle a été transversale, descriptive et évaluative abordant les volets quantitatif et qualitatif. Elle a concerné 362 agents recrutés par sondage stratifié Les données ont été recueillies par l entretien et l observation directe à l aide d un questionnaire et d une grille d observation. Résultats : L observance globale a été de 62,6% pour le lavage simple, 63,9% pour le lavage antiseptique, 90% pour le lavage chirurgical. Le respect de la durée minimale du lavage a été de 31,6% pour le lavage simple, 71,1% pour le lavage antiseptique, 20,8% pour le lavage chirurgical. A côté de l inexistence du protocole de lavage des mains, les facteurs qui entravent la pratique du lavage des mains ont été l insuffisance du dispositif, la coupure d eau (30,7%) et l insuffisance de savon (22,1%), mauvais entretien des points d eau (12,7), surcharge de travail (11,3%), méconnaissance des normes et procédures (9,7%) au niveau des unités de soins. Conclusion : La qualité moyenne de l observance de la pratique du lavage des mains dans ce Centre résulte des facteurs qui influencent cette situation. Les difficultés au quotidien évoquées par le personnel sont d ordre matériel et organisationnel. L amélioration de cette situation passe par la mise en place d un dispositif adéquat, le respect du protocole de lavage des mains et l éducation pour un changement de comportement pour l émergence d une culture de lavage des mains chez le personnel. Ceci permettra de diminuer efficacement et durablement les coûts humains et économiques engendrés par les infections associés aux soins. P5-52 La prévalence des infections associées aux soins dans la région de Bizerte : Résultats d'enquêtes à passages répétés Méchri A 1, Dhaouadi M 2, Kammoun H 2, Dhaouadi MH 3, Hamza R 2 1. Groupement de Santé de Base de Bizerte, Tunisie ; 2. Service Régional d Hygiène du Milieu de Bizerte, Tunisie ; 3. Hôpital d El Alia, Tunisie Introduction : La mise en place d un système de surveillance des infections associées aux soins (IAS) est un préalable obligatoire à toute action de lutte et de prévention de ces affections. Les enquêtes de prévalence ne répondent certes pas à un principe essentiel de la surveillance à savoir la continuité, mais on y a souvent recours pour des raisons d opportunité et de faisabilité. Dans la région de Bizerte, six enquêtes de prévalence des IAS ont été menées jusque là : la première en Janvier 2005 dans le cadre de la première enquête nationale tunisienne de prévalence des IAS (NosoTun05), la deuxième en Janvier 2006 (NosoBiz06), la troisième en Janvier 2007 (NosoBiz07), la quatrième en Juin 2008 (NosoBiz08), la cinquième en juin 2009 (NosoBiz09) et la sixième en septembre 2010 (NosoBiz10) ; ces cinq dernières étant propres à la région de Bizerte. Les objectif de notre étude était (1) d estimer les taux d infection endémiques au sein des établissements hospitaliers de la région de Bizerte ; (2) d appréhender les caractéristiques des infections ; (3) de sensibiliser le personnel hospitalier à la réalité et l ampleur du problème nosocomial et susciter son adhésion à des programmes futurs de lutte et de prévention. Méthodes : Nous utilisons le même type d'enquête depuis 2005 : enquête descriptive de type prévalence instantanée (un jour donné). Tous les services hospitaliers relevant des deux hôpitaux régionaux de Bizerte sont concernés (à l exclusion des services d hémodialyse). Tous les malades présents dans ces services le jour de l enquête depuis plus de 48 heures sont inclus. Résultats : L effectif des malades enquêtés s élève à 312, 268, 281, 304, 240 et 240 respectivement en 2005, 2006, 2007, 2008, 2009 et La prévalence des IAS a été de 7,4%, 5,2%, 6,4%, 11,5%, 6,7 % et 8,7% respectivement en 2005, 2006, 2007, 2008, 2009 et La peau et les tissus mous est le site le plus touché en 2005, 2007 et 2010 avec des proportions respectives de 30,4%, 27,8%, et 33,4% alors qu en 2006, l infection respiratoire vient au premier rang (57,4%), en 2008 l infection de l appareil urinaire vient en tête (31,2 %) et en 2009, l infection du site opératoire (ISO) (25,1%) est la plus enregistrée. La proportion d infections documentées 66

69 bactériologiquement a été de 8,7%, 14,3%, 22,2%, 11,5 %, 31,3 % et 28,5% respectivement en 2005, 2006, 2007, 2008, 2009 et Conclusion : Les taux retrouvés doivent être interprétés avec précautions, étant donné les faibles effectifs des malades enquêtés. Nous appelons à la répétition de ce type d enquête en optant toujours pour le même rythme annuel et ce en combinaison avec d autres approches de surveillance. P5-53 Conditions et bonnes pratiques d hygiène dans les établissements de thalassothérapie en Tunisie Mejri R, Dhidah L, Latiri H, Khefacha S, Nouira A, Ben Rejeb M Service d hygiène hospitalière, Chu de Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : Du fait de la grande diversité des soins, du personnel qualifié, des équipements modernes, du climat tempéré et d une législation draconienne la Tunisie occupe la deuxième destination mondiale en matière de thalassothérapie. La norme NT (2006) relative aux bonnes pratiques dans les établissements de thalassothérapie encourage l engagement à une démarche qualité. Méthodologie : Il s agit d une évaluation des conditions et des pratiques en matière d hygiène et de sécurité dans huit centres de thalassothérapie. Le diagnostic a été assuré par un questionnaire inspiré de la NT et fait de sept chapitres correspondant à des critères internationaux de qualité en matière d hygiène, de sécurité et de l environnement semblables à ceux du référentiel de certification (qualicert). Résultats : Les scores du diagnostic reflètent un état global d hygiène satisfaisant. Le travail a permis aussi d élaborer des procédures pratiques d hygiène et de sécurité tenant compte de certains indicateurs d hygiène et de sécurité dans les domaines d entretien et des services aux clients dans les centres de thalassothérapie. C est un outil de contrôle et de suivi des appréciations des clients et partenaires. La Tunisie pourra préserver et développer la qualité de son produit de thalassothérapie grâce à l application du référentiel intégré «Qualité, Sécurité et Environnement». Le nombre des centres de thalassothérapie n est pas en train de se multiplier au détriment de la qualité et de la rigueur. Conclusion : La Tunisie est appelée à créer un organisme spécialisé en normes de thalassothérapie pour inciter à l application du référentiel qualité et évaluer les établissements de thalassothérapie à fin de les classer en catégories d étoiles en sur la base des normes internationales. P5-54 Promotion de l hygiène des mains en milieu de soins : expérience de l Hôpital Régional Ibn Eljazzar de Kairouan, Tunisie Merzougui L 1, Barhoumi T 2, Rhimi H 1, Jebniani I 1, Hosni H 1, Najjar T 1, Dhidah L 3 1. Service d hygiène hospitalière hôpital régional de Kairouan, Tunisie ; 2. Service régional de l hygiène de milieu et de la protection de l environnement de Kairouan, Tunisie ; 3. Service d hygiène hospitalière, Chu de Sahloul, Sousse, Tunisie L hygiène des mains est une des mesures dont l efficacité est prouvée dans la lutte contre les infections nosocomiales mais le taux d observance reste faible en milieu des soins. Dans notre établissement, un audit externe fait en 2008 a montré un taux d observance global de 13 %. Dans le but de promouvoir l hygiène des mains dans notre hôpital on a voulu faire un diagnostic de la situation «évaluation» afin de connaître les contraintes et les obstacles qui aboutissent à tel taux d observance très bas. Notre évaluation a concerné : (1) Les connaissances théoriques des personnels à propos des procédures et des produits utilisées pour l hygiène des mains à travers un questionnaire au près de 100 personnels soignants ; (2) Le recensement des équipements disponibles pour l hygiène des mains et la détermination des besoins ; (3) L évaluation de la disponibilité de la stratégie de la gestion des produits. Au terme de cette évaluation nous avons fait le diagnostic des difficultés : (1) Difficulté d ordre scientifique (méconnaissance des procédures de l hygiène des mains et du risque infectieux liée au manu portage) ; (2) Difficulté d ordre budgétaire ; (3) Difficulté technique : mode d adaptation entre distributeurs et recharges de savon liquide (on ne peut se procurer des produits qu auprès d un seul fournisseur) ; (4) Difficulté de gestion des produits. Enfin, on a opté pour un projet de promotion de l hygiène des mains en collaboration avec tous les intervenants (administration ; service d approvisionnement ; pharmacie ) qui a visé deux axes d intervention prioritaires : (1) Formation; information et motivation des personnels soignants : a travers un programme de formation et d information qui a concerné 192 personnels soignants ; (2) L amélioration de la disponibilité des équipements et produits : équiper les locaux dépourvus de source d eau de façon progressive et selon un ordre prioritaire ; centraliser la gestion des produits au niveau de la pharmacie (l estimation des besoins et le control de la consommation seront plus facile ; changer de modèle de distributeur (choix libre des produits) ; préconiser et renforcer l usage de la solution hydro alcoolique. P5-55 Conduite d un audit simplifié sur la gestion les déchets piquants tranchants au niveau des centres de santé de la région de Bizerte - Année

70 Mezni R, Seghaier I, Béjaoui R, Dhaouadi M Service Régional d Hygiène du Milieu de Bizerte, Tunisie Introduction : Les déchets piquants tranchants (DPT) représentent l un des types de déchets les plus problématiques et dangereux générés par les établissements sanitaires. Ces déchets doivent de ce fait être catégorisés comme déchets infectieux, être manipulés et éliminés avec le maximum de précaution par le personnel de la santé. La gestion sure de DPT nécessite que l on : Définisse des protocoles clairs de manipulation et élimination à respecter dans tous les établissements sanitaires ; Fournisse à chaque établissement sanitaire des équipements adéquats pour collecter et éliminer les DPT ; Garantisse que tout le personnel des établissements sanitaires connaisse ces protocoles et qu il soit correctement formé. Les objectifs de notre étude était : (1) d évaluer les conditions de gestion (manipulation et élimination) des DPT au niveau des centres de santé de la région de Bizerte et (2) de proposer des recommandations concernant la manipulation et l élimination en toute sécurité des DPT au niveau de nos centres de santé. Méthodes : Champ et période : tous les centre de santé de la région de Bizerte (au nombre de 92) ont été audités au courant du premier trimestre 2010 ; Type d audit : audit simplifié ; Recueil des données : a été effectué par des hygiénistes relevant du service régional d Hygiène, au moyen d une grille élaborée par le SRHMPE de Bizerte, comportant 10 critères répartis en 2 rubriques ; Saisie et l analyse des données : logiciel Epi-info 6. Résultats : Le taux de conformité global moyen a été de 63,6%. Le taux de conformité partiel moyen le plus bas a été enregistré pour la rubrique «Elimination des OPT» (61,5%) avec le plus bas taux pour le critère «Le conteneur est fermé provisoirement après utilisation» (28,4%) et le taux le plus élevé pour le critère «Les OPT sont éliminés directement dans le conteneur» (91,0%). Le taux de conformité partiel moyen le plus élevé a été enregistré pour la rubrique «Disponibilité et utilisation des conteneurs» (66,3%), avec le taux le plus élevé pour le critère «Le conteneur est placé sur le plan de travail» (97,8%) et le taux le plus bas pour le critère «Le conteneur utilisé comporte la mention Danger» (02,2%). Conclusion : Cet audit a permis d établir un état des lieux concernant la gestion des DPT dans les centres de santé de la région de Bizerte. Les centres audités seront appelés à mener des actions correctives tenant compte des résultats de l'audit ainsi mené. P5-56 Audit spécifique sur l organisation et l utilisation du chariot de soins dans les unités hospitalières de la région de Bizerte Année 2010 Mezni R, Kammoun H, Dhaouadi M Service Régional d hygiène du Milieu de Bizerte, Tunisie Introduction : Le respect des règles d hygiène en milieu de soins impose des attitudes rigoureuses favorisées par du matériel adapté, en quantité suffisante et une organisation du travail conforme aux recommandations. La distribution des soins est une des composantes de l organisation des soins. Les concepts d organisation suggèrent l intérêt à identifier un support mobile intermédiaire entre la salle de soins et les lieux de dispensation des soins auprès de la personne soignée. Le choix d un guéridon de soins doit se faire sur la base qu on peut l adapter à toute situation de soins qui optimise le respect des règles d hygiène. Le présent poster porte sur un audit spécifique sur l organisation et l utilisation du chariot de soins dans les unités hospitalières de la région de Bizerte. Objectifs : (1) Evaluation de la disponibilité, des caractéristiques, de l utilisation, de l organisation et de l entretien des chariots de soins ; (2) Formulation de recommandations concernant l organisation et l utilisation du chariot de soins. Méthodes : Toutes les unités de soins hospitalières relevant des hôpitaux de la région de Bizerte disposant de chariots de soins (au nombre de 40) ont été auditées, au courant du premier trimestre Il a été procédé au recueil des données par des hygiénistes relevant du service régional d hygiène, au moyen d une grille élaborée par le dit service, comportant 25 critères répartis en 4 rubriques. La saisie et l analyse des données ont été effectuées moyennant le logiciel Epi-info Version Résultats : Le taux de conformité global moyen est de 42,7%. Le taux de conformité partiel moyen le plus bas a été enregistré pour la rubrique Organisation et utilisation (22,9%) avec un taux faible pour le critère Le chariot comporte des supports pour le tri des déchets à la source (5%). Le taux de conformité partiel moyen le plus élevé a été enregistré pour la rubrique Caractéristiques générales du chariot (67,3%) avec un taux très élevé pour le critère Chariot conçu en au moins en 2 étages (97,5%). Conclusion : Cet audit a permis d établir un état des lieux concernant l organisation et l utilisation des chariots de soins dans les unités de soins hospitalières de la région. Bien entendu, les unités auditées seront confrontées avec leurs propres résultats et avec les taux moyens à l échelle de la région (ensemble des unités) pour pouvoir se situer. Elles seront appelées à mener des actions correctives et d amélioration. Un audit de suivi sera effectué au courant du deuxième semestre en vue de mesurer les éventuels changements enregistrés. P5-57 Audit sur les conditions d utilisation des solutions hydro-alcooliques dans les unités de soins de l établissement public hospitalier de Bougaâ, Sétif, Algérie Mokrab S 1, Mahnane A 2 68

71 1. EPSP Ain Oulmene, Sétif, Algérie ; 2. Chu de Sétif, Sétif, Algérie Introduction : Les infections nosocomiales constituent un problème d`actualité, dont environ 90% sont manuportées. Le lavage des mains est la mesure préventive la plus efficace pour réduire le risque de survenue. A l`eph Bougaâ, une procédure de lavage des mains a été mise en place intégrant l`utilisation des solutions hydro-alcooliques. L audit, effectué dans le service et les unités de soin de l`eph, a pour objectif d évaluer les pratiques et de les comparer aux instructions et consignes d hygiène dans le but de mesurer la qualité de ces pratiques et de les améliorer. Méthodes : Une grille d audit a été élaborée portant sur l'hygiène des mains en général puis ciblant le friction désinfectante ou chirurgicale à l`aide de la solution hydro alcoolique (SHA). L interview est réalisé par le médecin épidémiologiste. L`anonymat était respecté. La saisie et l`analyse ont été effectués en utilisant le logiciel EPI info. Résultats : L`étude a touché 253 personnels, dont 11 médecins (12%), 17 sage femmes (7%) et 146 (58%) paramédicaux. Chaque service avait 4-5 flacons de SHA. L`analyse des résultats a montré que 121(48%) des soignants privilégiaient le lavage des mains, uniquement 25 personnes (10%) ont déclaré que la friction par une SHA est plus efficace que le lavage antiseptique. 38% des soignants déclarent être gênés par l`odeur forte de l`alcool ou sa faible viscosité. L`étude a permis par ailleurs de constater que 80% des personnels connaissaient parfaitement le rôle important de l'hygiène des mains. 60% d entre eux ignoraient la composition exacte des SHA, et 85% soulignent la nécessité et l`importance de la formation continue. Conclusion : la procédure de friction hydro-alcoolique n'est pas que partiellement respectée.en dépit de cela, les personnels interviewés demandent plus d`information et de formation sur les SHA et sur l'hygiène des mains en général. P5-58 Evaluation des pratiques d hygiène lors de séances d hémodialyse sur fistule artérioveineuse dans le service d hémodialyse de l hôpital régional de Menzel Bourguiba - Année 2010 Mrabet K.1, Tlati M.2, Gattouchi Z.1, Mihoub E.2, El Ghali R.1, Boukhalfa H.2 1. Service d'hygiène et de Sécurité, Hôpital Régional de Menzel Bourguiba, Tunisie ; 2. Service d'hémodialyse, Hôpital Régional de Menzel Bourguiba, Tunisie Le patient hémodialysé chronique a une susceptibilité particulière à l infection nosocomiale ou communautaire, pour des raisons liées à sa pathologie et aux traitements mis en œuvre. Au vu du risque infectieux nosocomial encouru lors de séances d'hémodialyse et en l absence de données concrètes sur ce sujet dans notre contexte propre, nous avons prévu de procéder à une évaluation du degré de respect des mesures d hygiène en hémodialyse à l Hôpital Régional de Menzel Bourguiba (HRMB), moyennant un audit spécifique des pratiques d'hygiène lors de séances d'hémodialyse sur fistule artério-veineuse dans le dit service. Les objectifs de notre étude étaient : (1) d évaluer les pratiques d'hygiène lors de séances d hémodialyse sur fistule artério-veineuse dans le service d'hémodialyse de l'hrmb ; (2) de déceler d'éventuelles non conformités aux bonnes pratiques d'hygiène et proposer aux responsables du dit service des mesures correctives à mettre en place. Méthodes : Champ : Service d hémodialyse de l HRMB ; Nombre d'observations : 50, à raison de deux observations par jour ; Période : 16 Août 18 Septembre 2010 ; Support de recueil de données : Grille élaborée par le service d hygiène hospitalière de l HRMB comportant 40 critères répartis en 3 rubriques ; Méthode de recueil des données : Observation ; Auditeurs : Hygiénistes et médecins dialyseurs relevant de l HRMB ; Saisie et analyse des données : Logiciel Epi-Info Version Les résultats seront présentés sous forme de scores et taux moyens globaux et partiels de conformité (par rubrique). Une restitution des résultats aux équipes auditées est prévue. Des mesures correctives seront proposées aux responsables du service audité, tenant compte des résultats de l'audit. P5-59 Analyse des connaissances, attitudes et pratiques du personnel infirmier face aux accidents d exposition au sang à l hôpital militaire d instruction Mohammed V de Rabat en 2008 (Maroc) Mrabet M, Bouaiti L, Kasswati J, Razin R, Idrissi Sbai K Laboratoire d Hygiène et de Médecine de collectivités, Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V, Rabat, Maroc Introduction : L objectif de l étude était d évaluer le degré des connaissances, des attitudes, et des pratiques du personnel infirmier de l hôpital militaire d instruction Mohammed V vis-à-vis des accidents d exposition au sang. Méthodes : Il s agit d une étude épidémiologique transversale que nous avons menée du 1er septembre à novembre un questionnaire anonyme a été adressé à 200 infirmiers des différents services de l hôpital. La saisie et l analyse des données ont été effectuées au moyen du logiciel Epidata analysis et SPSS 10.0, les tests statistiques utilisés étaient le test- du Khi-2 et le test de Kruskal-Wallis, le risque alpha a été fixé à 5 % Résultats : 50% des enquêtés étaient des femmes, l age moyen des enquêtés était de 32, 02 ± 7,03 ans et l ancienneté professionnelle moyenne était de 11,,51±5,3 ans. seuls 62,5% ont déclaré être vaccinés contre le VHB, des antécédents d AES ont été rapportés dans 43 % des cas. Les affections les plus redoutées étaient le 69

72 VIH(76,5%), le VHC (74,%) et le VHB (66%). Le taux de connaissance des «précautions standard» variait de 59,7% à 99%. L existence d un protocole institutionnel relatif à la conduite à tenir après un AES n était connu que par 27 % de notre population. Le port de gants variait de 19,4 % à 97,4% en fonction des gestes à réaliser. le recapuchonnage des aiguilles étaient une pratique habituelle pour 90 % des enquêtés. 89,5% des victimes d AES ont effectué les premiers soins, mais seulement 25,6 % ont déclaré leur accident et 31, 4% ont réalisé des examens sérologiques suite à leur accident, une seule victime a bénéficié d une chimiopprophylaxie antirétrovirale Conclusion : Cette étude montre des connaissances insuffisantes et des pratiques à risque. Des actions d information, de formation et de vaccination contre le VHB, à l intention de l ensemble du personnel de l HMIMV seraient indispensables P5-60 Enquête de prévalence des infections nosocomiales à l hôpital militaire d instruction Mohamed V en 2006 Mrabet M, Bouaiti L, Kasswati J, Razin R, Idrissi Sbai K Laboratoire d Hygiène et de Médecine de collectivités, Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V, Rabat, Maroc Introduction : Calculer les indicateurs de prévalence de l infection nosocomiale à l hôpital militaire d instruction Mohamed V de Rabat. Méthodes : Il s agit d une étude transversale type «un jour donné» du 20 au 24 mars 2006, qui a porté sur tous les patients des services médico-chirurgicaux hospitalisés présents le jour de l enquête. Préalablement à la réalisation de l enquêté, un protocole, un guide de l enquêteur ont été rédigés suivi d une formation des enquêteurs et élaboration d un questionnaire standardisé, support de l enquêté. la saisie des données a été effectuée par le logiciel Microsoft Access et l analyse des résultats ont été effectués par le logiciel EpiInfo 6.0 Résultats : L enquête a concerné 471 patients, nous avons enregistré 33 infections, avec un Taux de prévalence de 7,1 p.100, IC 95% [4,9-9,7]. l âge moyen est de 42,6 ans, la médiane es 44 ans avec des extrêmes de 1 à 96 ans, pas de liaison entre l âge et la survenue d IN (p=0,9). Le Sexe ratio masculin/ féminin est de 1,9.Les services à risques étaient la réanimation avec un taux de 46,1 %, RR=9,2, la traumato-orthopédie avec un taux de 16,7 %, la chirurgie viscérale avec taux de 14,3% et la pédiatrie avec un taux de 10,1 %. Les facteurs de risque qui ont été identifiés sont, le dispositif intraveineux (p=0,003), l immunodépression (p=0,03) et l intervention chirurgicale (p=0,02). Les micro-organismes isolés étaient les BGN dans 54,3 %, et les BMR dans 36,4 %. les penicillnes (20,3 %) et amoxiclline plus acide clavulanique (18%) constituaient l essentiel du traitement prophylactique. Conclusion : Cette première enquêté de prévalence a montré un faible taux d infections nosocomiales, mais 1/3 d entre elles sont dues aux BMR et 48 % des patients de l étude sont sous antibioprophylaxie. Ceci doit inciter à la mise en place d un système de surveillance active et une lutte adaptée aux résultats, et une évaluation des pratiques. P5-61 Les infections sur dérivation ventriculo-péritonéale (DVP) : à propos de 22 cas Naja A, Rabii K, Chellaoui M, El Azhari A Service de neurochirurgie, Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Introduction : L infection sur DVP est une complication redoutable qui impose le plus souvent une ablation de la valve de DVP qu on remplace temporairement par un drainage ventriculaire externe (DVE) en attendant que l antibiothérapie adaptée ait guéri l infection. A travers une étude de 22 observations d infection sur DVP, nous allons décrire les données épidémiologiques, cliniques et biologiques des patients ainsi que la conduite à tenir en fonction des cas. Méthodes : Ce travail est une étude rétrospective de 22 cas d infection sur DVP prise en charge au service de neurochirurgie du CHU IBN ROCHD de Casablanca durant la période allant de 2005 à Résultats : Ces infections constituent 4.51% des cas de DVP réalisées dans notre service. Ces infections étaient à type de méningite dans 81.8% des cas, de péritonite et de suppuration cutanée sur le trajet du cathéter dans 9% des cas pour chacune. Tous nos patients étaient des enfants, leur âge était compris entre 1 mois et 5 ans, avec une moyenne de 1 an et demi. Le sexe masculin était légèrement dominant avec un pourcentage de 54,5%. Le délai de survenue de l infection variait entre 24 jours et un an. Tous les patients ont présenté un syndrome fébrile, 63,6 % un syndrome méningée, 45,5% un syndrome d HTIC et 9% un tableau d abdomen aigu. L étude du LCR a été réalisée chez tous les malades. Le germe en cause a été isolé dans 45,5% des cas. Il s agissait de staphylocoque (-) dans 5 cas et de bacilles GRAM (-) dans 3 cas. Tous nos patients ont bénéficié d une ATBthérapie parentérale. 90% des malades ont bénéficié d une ablation de la valve de DVP avec mise en place d un DVE. Deux de nos patients sont décédé des suites de leur infection. Conclusion : L'infection sur valve continue à poser des problèmes dans notre contexte aussi bien sur le plan médical qu'économique. Les infections sur DVP sont des complications assez rares, mais redoutables, car elles peuvent engager le pronostic vital. D où l intérêt d un bon respect des règles d asepsie lors de l intervention chirurgicale et dans les suites postopératoires. 70

73 P5-62 La surveillance du risque infectieux dans les services de réanimation de l hôpital Sahloul, Sousse, Tunisie Nouira A 1, Naija W 2, Jaidane N 1, Bouallègue O 4, Letaief H 1, El Ghardallou M 1, Ben Aicha I 1, Chaouch S 1, Latiri H 1, Khefacha S 1, Ben Rejeb M 1, Said R 2, Hmouda H 3, Boujaâffar N 4, Dhidah L 1 1. Service d Hygiène Hospitalière, CHU Sahloul- Sousse, Tunisie ; 2. Service d anesthésie réanimation, CHU Sahloul- Sousse, Tunisie ; 3. Service de réanimation médicale, CHU Sahloul- Sousse, Tunisie ; 4. Laboratoire de microbiologie, CHU Sahloul- Sousse, Tunisie Introduction : Dans le cadre du programme qualité initié dans les services de réanimation à l hôpital Sahloul de Sousse, un système de surveillance du risque infectieux, basé sur des enquêtes de prévalence et des études d incidence est mis en place depuis plusieurs années. Pour l année 2010, la surveillance s est particulièrement intéressée aux services de réanimation. Méthodes : L objet du présent travail est de décrire l action envisagée en 2010 et d en présenter les premiers résultats. Il s agit d une étude d incidence réalise auprès des malades hospitalisés dans les services et à partir des résultats du laboratoire de microbiologie. Le protocole de cette enquête d incidence est inspiré de celui du réseau français (REA-Raisin). La collecte des données a débuté en juillet Elle est assurée par les stagiaires internes du service d hygiène encadrés par des hygiénistes et des réanimateurs. La saisie, le traitement des informations et l interprétation des résultats sont effectués au service d hygiène. Des comptes rendus périodiques sont communiqués aux services concernés. Conclusion : Ce système de surveillance nous permettra d étudier le niveau du risque infectieux dans ces services, d analyser les facteurs de risque et d évaluer l impact des interventions mises en place dans le programme d assurance qualité. La surveillance à partir du laboratoire nous permettra de décrire la flore microbienne de ces services et d identifier les microorganismes traceurs de l infection à l hôpital. P5-63 L hygiène des mains à l hôpital de Sahloul, Sousse, Tunisie Nouira A, Khefacha S, Latiri H, Ben Rejeb M, Ksiaa I, Kacem N, Dhidah L Service d hygiène hospitalière, Chu Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : Pour promouvoir l hygiène des mains en milieu hospitalier, un programme national existe en Tunisie depuis Dans ce cadre, le CHU Sahloul a mis en place une stratégie basée sur trois axes : la sensibilisation et la formation du personnel, la fourniture des équipements et consommables et l évaluation. Ce travail a pour objectif d évaluer l impact de la stratégie à travers la mesure de l observance du lavage et de la désinfection des mains. Méthodes : Un audit des pratiques est effectué dans trois services (Médecine interne, Réanimation, Chirurgie générale) durant le premier trimestre La collecte des données a utilisé une grille d observation préétablie et validée. Résultats : Au total, 618 opportunités de lavage des mains ont été auditées avec des taux : - d observance globale : 33,8% ; - d observance avant acte de soins : 27,2% ; - d observance après acte de soins : 39,5% ; - d observance avant et après acte de soins : 16% ; - de conformité en termes de qualité : 22,6%. Les taux sont plus élevés : - chez les paramédicaux (34,8%) que chez les médicaux (26,6%) ; - en réanimation (51,2%) qu en médecine (32,7%) et en chirurgie générale (18,6%) ; - après la manipulation des déchets (54,5%) qu avant la pose d un cathéter veineux (40,6%). Conclusion : Les taux d observance ne sont pas significativement meilleurs que ceux trouvés en 2002 malgré les efforts réalisés par l hôpital. Un programme plus performant devrait être envisagé et surtout axé sur la sensibilisation et la motivation des équipes soignantes. De plus, une meilleure gestion des consommables devrait permettre d éviter les ruptures des stocks. Par ailleurs, l usage des produits hydro-alcooliques est à renforcer. P5-64 Audit en Hygiène des mains Ouhadous M, Aalloula O, Rafik A, Motaouakkil S, Selmi A, Bousakri A, Lamzouak H, El Anbari R, El Khiati F, Sadoun M, Lagoubi H, Ammari A. CLIN, Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Introduction : En 2008 le CLIN du CHUIR a réalisé un audit en hygiène des mains dans les services à haut risque d infection nosocomiale (IN). Cet audit avait pour objectifs de sensibiliser le personnel sur l importance de l hygiène des mains, évaluer le taux d observance d'hygiène des mains et identifier les contraintes liées au respect de l hygiène des mains. 71

74 Méthodes : Étude transversale et descriptive qui concerne 7 services à haut risque d IN. Le groupe de travail a été constitué par l équipe opérationnelle d hygiène et les correspondants infirmiers en hygiène hospitalière. Le support d audit a été validé et testé et les auditeurs ont été formés. Résultats : Sept services de soins ont participé à cet audit sur la base du volontariat. Il s agit de 4 services de réanimation, 2 services d hémato-oncologie et un service de néonatologie. La population étudiée est constituée essentiellement par le personnel infirmier avec un taux de 45%. Le sexe féminin était prédominant. Sur les 260 opportunités, le personnel a réalisé une hygiène des mains dans 166 cas, soit un taux d observance global de 64%. Le taux d observance chez le personnel infirmier est le plus élevé par rapport aux autres catégories professionnelles avec un taux de 70%. Le respect de l hygiène des mains chez les équipes du matin est plus important par rapport à l après midi et la nuit. Le lavage des mains reste la technique la plus utilisée par rapport à la friction hydro alcoolique avec un taux de 69%. Conclusion : Le taux d observance moyen pour les 7 services est similaire à celui retrouvé dans d autres études. Des disparités ont été notées entre les services audités : le taux varie de 21% à 91%. Certains services ont réalisé des progrès par rapport aux audits précédents : en hémato-oncologie pédiatrique par exemple le taux est passé de 11% en 2005 à 38% en Le manque des essuies mains à usage uniques est la seule contrainte qui a été citées par le personnel audité. Les résultats réalisés peuvent s expliquer par l engagement de tous les partenaires : services de soins, CLIN et la direction. Cependant les résultats actuels peuvent être améliorés par la motivation, la sensibilisation, la promotion de l utilisation des produits hydro alcooliques et la mise à disposition des moyens. Des audits pareils doivent être menés régulièrement. P5-65 Prévention du risque infectieux lié à l eau de dialyse Oumokhtar B 1, K. El Kheddar K 1,2, Mahmoud M 3, Squalli TH 4 1. Laboratoire de Microbiologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Fès, Maroc ; 2. Faculté des sciences et techniques, Fès, Maroc ; 3. Laboratoire de Microbiologie, CHU Hasssan II, Fès, Maroc ; 4. Service de Néphrologie, CHU Hasssan II, Fès, Maroc Introduction : L'eau utilisée pour diluer les solutions concentrées de dialyse est dérivée du réseau d'eau potable. Elle constitue un des éléments capables de conduire à un problème infectieux lié à l'épuration extra-rénale. Cette eau doit subir un traitement spécifique et des règles techniques doivent être respectées, telle que la désinfection du circuit de traitement d eau, afin de garantir un niveau de sécurité sanitaire satisfaisant pour l installation. Méthodes : Le centre de dialyse de l hôpital Al Ghassani de Fès est équipé d'une station de traitement de l'eau. Notre travail porte sur le contrôle de la qualité microbiologique de cette eau en différents points du système de production et du circuit de distribution de l eau de dialyse. Ceci par le dénombrement de la flore aérobie revivifiable sur des échantillons (n=30) prélevés d une part en amont de tout traitement d eau, après prétraitement (après charbon), et en départ et retour de boucle, et d autre part, des prélèvements du dialysat provenant des 21 générateurs du centre. La technique de filtration sur membrane est utilisée avec mise en culture sur milieu PCA, pendant 72 heures à 37 C. Résultats : Au cours de la période d étude, tous les échantillons d eau et de dialysat ont été conforme au standard de qualité (<100 UFC/ml). Néanmoins, il a été constaté qu après la première désinfection chimique programmée dans le centre tous les trimestres, la charge bactérienne a connu une augmentation progressive jusqu à atteindre un pic suivis d une décroissance de contamination correspondant à la deuxième désinfection. Sans toutefois que les dénombrements ne s abaissent au niveau de ceux enregistrés lors de la première période. Des bactéries incriminées dans des infections nosocomiales ont été isolées : Ochrobactrum anthropi (32%), Pseudomonas vesicularis (10%), Ralstonia pickettii (24%). Conclusion : En regard de travail, se pose alors l indication de la traçabilité des procédures de maintenance du système de traitement d eau qui devraient être bien tenue. En effet, il est nécessaire d établir un protocole d usage, de cycles de désinfection, de maintenance et de contrôles respectant les recommandations des constructeurs et adaptées aux possibilités locales. P5-66 Hygiène des mains en milieu de soins : observance, facteurs d échec, stratégie de promotion R haiem F Hôpital de Ksour, Tunisie Introduction : L hygiène des mains en milieu de soins est actuellement reconnue comme une mesure de prévention très efficace de l infection associée aux soins. Sa promotion dans sa dimension collective devrait occuper une place de choix dans les établissements sanitaires ; C est dans ce cadre qu une étude évaluative de la compliance a cette stratégie a été menée a notre hôpital de circonscription de ksour. Les objectifs de cette étude sont d : (1) évaluer le niveau d observance du lavage et antisepsie des mains par le personnel soignant ; (2) identifier les facteurs limitants ; (3) élaborer une stratégie de promotion adaptée. Méthodes : Observation directe des agents de santé dans leurs postes de travail ; analyse des rapports d Activités de l hygiène hospitalière ; enquête d évaluation des connaissances et des comportements du personnel soignant en matière d hygiène des mains. 72

75 Résultats : Une observance assez faible de l hygiène des mains par le personnel soignant (8/42 : 19 %) et si on tient compte de la qualité (respect et adaptation des techniques et procédures), ce taux chute a 4,7 %. Les facteurs d échec les plus incriminés sont : les facteurs d ordre comportemental ; mauvaise perception du risque infectieux en milieu de soins ; mauvaise perception du rôle du manuportage ; mauvaise perception de l efficacité de l hygiène des mains en tant que stratégie de prévention de l infection hospitalière ; carence en formation du personnel soignant concernant techniques et procédés de préservation de l hygiène des mains ; l insuffisance en équipement et matériels et ruptures fréquentes en consommables ; l importance de la charge des soins avec une organisation non adéquate. Notre stratégie repose sur : la programmation d une action de formation ; l organisation d une communication motivationnelle sur l hygiène des mains ; la création de nouveaux points de lavage et l amélioration de la disponibilité et de la qualité des équipement et produits consommables ; amélioration de l organisation du travail ; mise en place d un comité d hygiène hospitalière pour le suivi et l évaluation des actions programmées. Conclusion : La lutte contre les infections nosocomiales représente un défi pour toutes les structures de soins a travers le monde, le rôle prépondérant des mains du personnel soignant dans la transmission de l infection fait de l hygiène manuelle une stratégie de lutte efficace et a la portée. Cette stratégie reste mal observée, mal connue ou simplement sacrifiée dans notre établissement sanitaire. Une analyse des causes nous a permis d identifier nos besoins et de mettre en œuvre une stratégie de promotion de l hygiène des mains. P5-67 Candida albicans dans le service de néonatalogie du CHU Mustapha Bacha d Alger Sadaoui B 1, Arfi H 1, Laouadj M 2, Madani 2, Lebane D 1, Hamrioui M 2 1. Service de néonatalogie, Chu Mustapha Bacha, Alger, Algérie ; 2. Laboratoire de parasitologie Mycologie, Chu Mustapha Bacha, Alger, Algérie Introduction : Les infections mycosiques ont fait parlé d elles dans notre service (alors que notre 1ère préoccupation était les infections bactériennes surtout nosocomiale chez nos malades de moins de 1500g en détresse) lorsqu on a eu un 1er cas de septicémie à Candida albicans ayant motivé une collaboration entre notre service et notre laboratoire de mycologie pour une étude parallèle à celle faite pour les bactéries. Les objectifs de notre étude était de : (1) déterminer l indice de contamination des cites (ICC) ; (2) étudier la relation de certains facteurs avec cet ICC ; (3) tracer une stratégie de prise en charge ; (4) discuter une prophylaxie en fonction de ces résultats. Méthodes : Comparativement à une étude déjà faite en 1998 évaluant le risque fongique chez le nouveau né on a décidé de commencer en 2010 une étude systématique de la mycoflore des nouveaux nés au niveau des portes d entrée et d étudier l influence et la relation de certains facteurs (prématurité, PPN, ATB ) pouvant avoir une relation de causalité ; afin d établir un protocole de prophylaxie. Résultats : Les 1ers résultats ont révélé que le tube digestif représente le 1er réservoir à C. albicans et de là les mains s en charge pour disséminer ce Candida via les tétines et les sondes de gavages facilité par la fragilité de ses candidats qui parfois décèdent sans cause documentée. Conclusion : Après insistance sur les mesures d hygiène hospitalière visant à réduire le taux des infections nosocomiales bactériennes et mycosiques une décontamination systématique est «envisageable» pour ces immunodéprimés par nature ou par maladie, afin de réduire plus encore l infection mycosique, question sur laquelle nous voulons répondre par notre étude. P5-68 Les Bactériémies à Staphylocoques en pédiatrie : surveillance à partir du laboratoire Soraa N 1, Draiss G 2, Makhlouf S 3, Zahlane K 1, Bouskraoui S 2, Chabaa L 1 1. Laboratoire d analyses médicales, Hôpital Mère Enfant, Chu Mohammed VI, Marrakech, Maroc ; 2. Service de pédiatrie, Hôpital Mère Enfant, CHU Mohammed VI, Marrakech, Maroc ; 3. Equipe opérationnelle d hygiène, Hôpital Mère Enfant, CHU Mohammed VI, Marrakech, Maroc Introduction : Les bactériémies à Staphylocoque sont fréquemment rencontrées en pathologie infectieuse pédiatrique. L objectif de cette étude est de déterminer le profil bactériologique et la sensibilité des souches de Staphylocoques isolés par hémoculture chez l enfant au sein de l hôpital Mère enfant du CHU de Marrakech. Méthodes : Il s agit d une étude descriptive qui a concerné toutes les hémocultures positives à Staphylocoque sur une période de 8 mois (Octobre 2009-Mai 2010). La sensibilité des souches a été testée par la technique de diffusion sur milieu gélosé et la résistance à la méticilline a été étudiée selon les recommandations du comité français d antibiogramme. Résultats : Cent soixante quatre souches de Staphylocoques ont été isolées durant cette période soit 16,04 % de l ensemble des hémocultures réalisées et 56,35 % de l ensemble des hémocultures positives. Les hémocultures positives à Staphylocoque à coagulase négative et à Staphylocoque aureus ont représenté respectivement 65,24 % et 20,73 % de l ensemble des hémocultures positives à staphylocoque. Une résistance de 76,5%, 73,5% et de 35,3% a été noté respectivement pour les aminosides, l acide fusidique et les fluoroquinolones. Toutes les souches étaient sensibles à la vancomycine. Les hémocultures à Staphylocoque à coagulase négative ont été jugées contaminées dans 70 % des cas. 73

76 Conclusion : Bien que la pathogénicité des Staphylocoques à coagulase négative soit actuellement bien établi, ils sont considérés comme étant le principal germe contaminant des hémocultures, rendant difficile l interprétation des hémocultures positives à Staphylocoque à coagulase négative et pouvant conduire à une prescription abusive et non justifiée des glycopeptides. La formation et la sensibilisation du personnel soignant au respect rigoureux de l asepsie lors de la réalisation des hémocultures paraît indispensable afin d éviter toute contamination par des germes cutanés ou ambiants pouvant compromettre la culture et gêner l interprétation des résultats des hémocultures. P5-69 Epidémie à klebsiella pneumoniae productrice d une bêtalactamase à spectre élargi dans un service de réanimation pédiatrique Soraa N 1, Makhlouf S 2, Zahlane K 1, Younous S 3, Chabaa L 1 1. Laboratoire d analyses médicales, Hôpital Mère Enfant, Chu Mohammed VI, Marrakech, Maroc ; 2. Equipe opérationnelle d hygiène, Hôpital Mère Enfant, CHU Mohammed VI, Marrakech, Maroc ; 3. Service de Réanimation pédiatrique, Hôpital Mère Enfant, CHU Mohammed VI, Marrakech, Maroc Klebsiella pneumoniae est une bactérie souvent isolée en milieu hospitalier. De nombreuses épidémies nosocomiales causées par cette bactérie ont été décrites, notamment chez des patients hospitalisés dans des unités de soins intensifs adultes et pédiatriques. Quatre souches de Klebsiella pneumoniae ont été isolées au niveau de l unité de bactériologie de l Hôpital Mère enfant sur une période de un mois. Ces souches provenaient d hémocultures, de prélèvements bronchiques et de cathéters de trois enfants hospitalisés dans le même service de réanimation. L étude de la sensibilité aux antibiotiques de ces souches a permis d identifier des caractères phénotypiques communs. Les quatre souches avaient acquis des résistances aux trimethoprimesulfamethoxazole, gentamicine, tobramicine et ciprofloxacine, associée à une production de bêtalactamase à spectre élargie. L enquête épidémiologique réalisée après l isolement de la quatrième souche a permis de retrouver les mêmes isolats dans l environnement proche de l enfant porteur, au niveau de la source d oxygène. L évolution a été marquée par le décès d un enfant. Cela confirme le fort pouvoir pathogène épidémique de Klebsiella pneumoniae et son implication dans les infections nosocomiales sévères. P5-70 Un nouveau Quiz d auto-apprentissage à l hygiène des mains, année 2010 Souilah H 1, Dhaouadi M 2, Gzara A 3, Kammoun H 2, Hamza R 2 1. Institut Kassab d Orthopédie, Tunis, Tunisie ; 2. Service Régional d Hygiène du Milieu de Bizerte, Tunisie ; 3. Groupement de Santé de Base de Tunis Sud, Tunisie La formation à l hygiène des mains est au cœur des préoccupations des responsables de l hygiène en Tunisie depuis la mise en place du programme national de promotion de l hygiène des mains en milieu de soins au début des années Pour être efficace, la formation doit user de stratégies multi-modales. L auto apprentissage, comme méthode de formation, présente plusieurs avantages. Il s agit d une approche interactive offrant à l apprenant d une part la possibilité de travailler selon son propre rythme, selon sa disponibilité et d autre part la possibilité de s auto-évaluer. Une version provisoire d un nouvel outil de formation à l hygiène des mains a vu récemment le jour et sera testée dans la région de Bizerte au courant du deuxième semestre Une version définitive enrichie et améliorée en tenant compte des réactions et remarques de premiers utilisateurs sera mise en circulation début P5-71 Hygiène des mains en milieu de soins : évaluation des connaissances, attitudes et pratiques du personnel paramédical de l Institut Kassab d orthopédie de Tunis, Tunisie Souilah H, Dahech R, Ben Ghanem A ; Ben Hssen A, Takouk K, Souyah A Institut Kassab d orthopédie de Tunis, Tunisie Introduction : L hygiène des mains est la première mesure de prévention des infections associées aux soins. Il s agit d une pratique simple, efficace mais difficile à observer. Les dernières années ont été marquées par l incidence croissante des infections associées aux soins et le développement de souches bactériennes résistants aux antibiotiques mais aussi à certains antiseptiques. Conscients de ces risques, nous avons réalisé une enquête à l Institut Kassab d Orthopédie de Tunis, afin d identifier les connaissances du personnel paramédical concernant les infections associées aux soins et l hygiène des mains et de mieux connaître leurs pratiques d hygiène des mains. Méthodes : Il s agit d une étude transversale, descriptive réalisée durant le mois d Avril 2010, auprès de personnels paramédicaux formés auparavant en matière d hygiène des mains, exerçant le jour et présents au moment de l enquête, soit un effectif de 100 personnes. Les informations ont été recueillies au moyen d un questionnaire anonyme. 74

77 Résultats : A l issue de cette enquête, nous avons relevé des défaillances concernant les pratiques des personnels interviewés en matière d hygiène des mains, malgré un niveau de connaissances plutôt satisfaisant. Conscient des risques importants de la transmission manuportée des infections associées aux soins, seuls 52% déclarent qu ils se lavent les mains fréquemment. Parmi 85% des enquêtés qui connaissent l importance des préalables pour optimiser le lavage des mains, seulement 15% les respectent en pratique. Selon les enquêtés, il existe des contraintes ayant une influence majeure sur les bonnes pratiques d hygiène des mains en milieu de soins, qui sont liées essentiellement à la charge du travail (27%), à l oubli (27%), et à l absence de cycles de formation continue répétés (15%). Conclusion : Nous insistons sur la nécessité d organiser des cycles répétés de formation théorique et pratique et d évaluer l hygiène des mains grâce à des audits. Des efforts soutenus sont nécessaires pour obtenir un succès durable. P5-72 Gestion des déchets dans les structures sanitaires de la ville de Sfax, Tunisie Souissi M, Cheikhrouhou F, Fki M, Hbibi S, Amamou H Chu Habib Bourguiba, Sfax, Tunisie Introduction : Les structures sanitaires génèrent des déchets de toutes sortes constituant une source de pollution non négligeable de l environnement. La quantité de déchets augmente régulièrement avec les progrès des techniques médicales et l utilisation de matériels à usage unique. Les méthodes de traitement des déchets d activité de soins sont en constante évolution. L étape actuelle est la sélection accrue des déchets réellement contaminés afin de réduire les coûts de traitement et d éliminer avec les ordures ménagères certains déchets composés de papiers ou de matières plastiques non contaminés et de recycler certains déchets. L objectif de notre étude a été d évaluer qualitativement et quantitativement les déchets produits dans certaines structures sanitaires privés et étatiques dans la ville de Sfax (TUNISIE). Méthodes : Dans chaque institution et dans chaque service, nous avons quantifié les déchets assimilés aux ordures ménagères, d activités de soins à risque infectieux, chimiques, médicamenteux et liquides. Résultats : Les déchets assimilés aux ordures ménagères sont prédominants dans le service de radiologie (70,9%), au dispensaire (77%), à l hôpital régional (60,9%), dans la pharmacie (66,6%), dans une clinique privée (69,4%) et dans la cuisine (100%). Plus de 2108 kg de déchets à risque infectieux ont été collectés chaque semaine. Ils ont été plus abondants au service de chirurgie (73,2%), au bloc opératoire (81,4%) et dans les laboratoires (83,3%). Conclusion : Il ressort de cette étude beaucoup d anomalies touchant la filière d élimination des déchets. En effet le triage et le conditionnement sont insatisfaisants rendant la quantité de déchets à risque infectieux supérieures aux normes proposées par l OMS (15%). Les déchets chimiques et médicamenteux suivent le circuit des déchets ordinaires pour être éliminé dans la décharge publique. Les déchets liquides trouvent leur acheminement final dans les égouts. En Tunisie, la législation a accordé beaucoup d importance à la gestion des déchets hospitaliers à travers des textes légaux relatifs à la protection de l environnement et de l hygiène du milieu, cependant l application de ces réglementations n est pas toujours de réalisation facile. Il est recommandé d établir une étroite collaboration entre les différents partenaires : direction de l hôpital, responsable d hygiène, personnel de soins, municipalité et responsables de la protection de l environnement. P5-73 Evaluation de l état de connaissances des infirmiers du CHU Mohammed VI de Marrakech en accidents d exposition au sang Tassi N 1, Amine M 2, Moguena SD 3, Bouskraoui M 3 1. Unité des maladies infectieuses, Chu de Marrakech, Maroc ; 2. Laboratoire d épidémiologie, Chu de Marrakech, Maroc ; 3. Service de pédiatrie A, Chu de Marrakech, Maroc Introduction : Les accidents d exposition au sang (AES) se définissent par un contact accidentel avec du sang ou un liquide contaminé par du sang lors d une effraction cutanée par coupure ou piqûre ou d une projection sur une muqueuse ou une peau lésée. Méthodes : Nous avons mené de février à avril 2010 une étude épidémiologique transversale auprès des infirmiers du CHU Mohammed VI de Marrakech dont l objectif était d évaluer leur état de connaissances en matière d AES afin de suggérer la mise en œuvre d un programme de prévention adapté. Résultats : Sur les 200 questionnaires administrés, 183 étaient exploitables. Le sexe féminin représentait 72% de la population, l âge moyen était de 32,5±11,6ans. Les catégories de service représentées étaient la chirurgie (33,9%), la médecine (31,7%), les urgences-réanimation (23,5%) et la gynécologie (10,9%). Seulement 45% avaient reçu une formation en matière d AES et 60% avaient déjà eu au moins un AES. Les affections les plus redoutées par notre personnel infirmier étaient le VIH (96,7%), le VHC (89,6%), le VHB (80,3%). Seuls 19,4% des infirmiers étaient correctement vaccinés contre l hépatite B. Le lavage à l eau et au savon et la désinfection correcte de la plaie étaient connus respectivement par 45% et 56% des infirmiers par contre 24,6% pensaient qu il faut presser la plaie pour la faire saigner afin de diminuer le risque de transmission d agents pathogènes. 75

78 13% des infirmiers ignoraient qu il faut un suivi médical après un AES. Les précautions universelles n étaient connues que par 51%. Conclusion : Une collaboration étroite entre les services de médecine de travail, des maladies infectieuses, d hygiène, des soins infirmiers et le CLIN est indispensable pour améliorer les connaissances des infirmiers en matière d AES par la réalisation d ateliers sur les AES, l affichage de conduite à tenir simplifiée dans les différents services et par la simplification de la procédure de déclaration des AES. P5-74 Evaluation du risque d infections nosocomiales en pathologie pleurale Zaghba N, Ech-cherrate A, Bakhatar A, Yassine N, Bahlaoui A Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Introduction : L infection nosocomiale représente un problème majeur de santé publique, source de mortalité importante et de coût de santé élevé. Méthodes : Pour évaluer le risque d infection nosocomiale en pathologie pleurale, nous avons mené une étude prospective entre Mai et Juillet 2010, portant sur 95 patients hospitalisés au service des maladies respiratoires du CHU Ibn Rochd pour pathologie pleurale (pleurésie, pneumothorax). Résultats : Il s agit de 29 femmes et 60 hommes, avec une moyenne d âge de 30 ans (extrêmes : ans). Le pneumothorax est retrouvé dans 20 cas, l hydropneumothorax dans un cas et la pleurésie dans 74 cas dont 65 sérofibrineuses et 9 hémorragiques. L infection nosocomiale n a concerné que les pneumothorax qui se sont compliqués de pyopneumothorax, ce qui représente un taux d incidence de 4,2%, soit 20% des pneumothorax drainés. Le prélèvement du pus pleural a isolé un pyocyanique multirésistant dans un cas. Tous les patients ayant présenté une surinfection sont de sexe masculin avec une moyenne d âge de 35 ans. Le tabagisme est retrouvé dans 2 cas et le diabète dans 1 cas. Pour les conditions du drainage chez les patients ayant présenté une surinfection, le lavage des mains a été réalisé au savon antiseptique dans tous les cas, sans dépasser une minute et sans utilisation de solution hydro-alcoolique. La désinfection locale a été réalisée dans tous les cas par la bétadine, du centre à la périphérie. Le matériel de drainage était stérile dans tous les cas (gants stériles, drain, pince et compresses stérilisées à l autoclave). La durée moyenne du drainage était de 9 jours vs 7 Jours pour les cas non surinfectés. Tous les patients ont bénéficié d une bi-antibiothérapie à base d Amoxicilline + Acide Clavulanique et d une Fluoroquinolone ainsi que de ponctions pleurales évacuatrices avec bonne évolution. Conclusion : Nous insistons à travers cette étude sur l importance des mesures d asepsie notamment l hygiène des mains en milieu hospitalier pour lutter contre l infection nosocomiale. P5-75 Contrôle bactériologique des surfaces des blocs opératoires : expérience du CHU Ibn Rochd de Casablanca Zaki B 1, Zeroual T 3, Rafik A 2, Zerouali K 1, Elmdaghri N 1 1. Laboratoire de Microbiologie, Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc ; 2. CLIN, Chu Ibn Rochd, Casablanca, Maroc ; 3. Hôpital Hay Hassani, Casablanca, Maroc Introduction : La part des infections nosocomiales liées à la contamination de l environnement hospitalier reste encore mal documentée, à l exception de celles liées à quelques micro-organismes d origine environnementale. Le manque de données objectives concernant l importance du rôle de l environnement ainsi que le manque de corrélation entre les données des cultures de l environnement et les infections nosocomiales, ont conduit certains organismes sanitaires a adopter des recommandations sur les indications de la surveillance microbiologique de l environnement hospitalier et la prévention des infections nosocomiales. Le but de ce travail est de mettre l accent sur l importance d un contrôle bactériologique des surfaces des blocs opératoires afin de contrôler l efficacité du bio-nettoyage réalisé au niveau de ces locaux. Méthodes : Nous avons mené une étude prospective en réalisant des prélèvements de surfaces au niveau des blocs opératoires sur 1 jour au cours du mois de Juillet 2010, les prélèvements ont été réalisés avant et après bio-nettoyage des blocs opératoires. Nous avons contrôlé 3 salles à raison de 5 points / salle avant et après bionettoyage en utilisant la technique d empreinte sur boite type «count tact» avec applicateur permettant une force d appui de 25g/cm2 pendant 10 secondes. Résultats : Au niveau des 3 salles avant bio-nettoyage, les 15 points ont montré la présence d une flore bactérienne et fongique (> 5 colonies / boite) ce qui témoigne de la contamination des surfaces contrôlées. Par contre le contrôle bactériologique des surfaces après bio-nettoyage a montré que 4 prélèvements sur les 15 réalisés ont été positifs. Les germes les plus retrouvés ont été des champignons. Conclusion : Cette étude réalisée même sur un nombre limité d échantillons, montre la nécessité du bionétoyage avant chaque utilisation des blocs opératoires et de l accompagner d un contrôle bactériologique afin de juger de son efficacité. Ceci qui contribuerait à prévenir et à limiter la diffusion d infections nosocomiales dans nos hôpitaux. 76

79 P5-76 Etude sérologique et moléculaire des marqueurs de l infection par le virus de l hépatite virale C (HCV) chez les hémodialysés du CHU d Alger centre Zemouli N 1, Gourari S 1, Ousser F 1, Kadari F 1, Boudifa C 1, Boufekane C 1, Djaballah H 1, Ziane H 1, Djennane F 1, Ramdani N 1, Tazir M 1, Souilamas N 2 1. Service de microbiologie, Chu Mustapha Bacha, Alger, Algérie ; 2. Service d hémodialyse, Chu Mustapha Bacha, Alger, Algérie Introduction : Les hémodialysés sont un groupe de patients à risque d infection par les virus à transmission sanguine, notamment le HCV. L infection à HCV peut être un marqueur d infection nosocomiale. Notre étude a pour but de déterminer la prévalence et l incidence de cette dernière chez les hémodialysés suivis à l hôpital Mustapha d Alger centre, et de rechercher d authentiques infections à sérologie négative. Méthodes : Il s agit d une étude réalisée chez les hémodialysés du CHU Mustapha Bacha. Ceux-ci sont régulièrement suivis par des contrôles sérologiques, et récemment par des tests de biologie moléculaire : Sérologie : recherche des anticorps anti-hcv par deux tests ELISA différents, de dernière génération. Biologie moléculaire: une PCR qualitative HCV a été faite pour tous les sérums. Les sérums revenus positifs ont bénéficié d une PCR quantitative et d un génotypage HCV (par technique d hybridation inverse). Résultats : De juin 2006 à juin 2010, 45 patients hémodialysés ont participé à cette étude. La moyenne d âge était de 50 ans (31-78 ans) avec un sexe ratio de 1. L ancienneté moyenne de l hémodialyse était de ans (1-30) % (25/45) étaient positifs en Ac anti-hcv et 6.66 % (3/45) étaient discordants avec les deux tests ELISA. Sur 31 patients séronégatifs à l admission, 13 ont présenté une séroconversion au cours de la période d hémodialyse soit une incidence d environ 42 %. Le taux de positifs en AC- anti HCV allait de22% chez les patients ayant moins de 5 ans de dialyse, jusqu'à 100% chez ceux ayant plus de 20 ans de dialyse. La PCR était revenue positive dans % (15/45) des cas, et ces derniers correspondaient tous à des échantillons positifs en sérologie. Sur les 15 souches d HCV génotypées, un seul échec a été noté. Les génotypes (G) retrouvés sont : G1=85.71% (G1a=21.42%, G1b=57.14% et un cas non sous typé), G2=14.28%. Conclusion : Dans notre étude la prévalence et l incidence de l AC-anti HCV chez nos hémodialysé étaient élevées. Le risque d infection était proportionnel à l ancienneté de l hémodialyse. Toutes ces données soulignent l importance de la transmission nosocomiale du HCV chez les hémodialysés. Dans notre échantillon, aucun cas d hépatite C séronégatif n a été observé. Le strict respect des règles d hygiène universelles constitue la base des stratégies de prévention (désinfection rigoureuse des machines après chaque utilisation, isolement des patients infectés, dépistage régulier des hémodialysés ). 77

80

81 En part enari atavec Avecl esout i en de

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