Comment l enfant pense à la mort

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1 Chapitre 1 Comment l enfant pense à la mort 1. Les situations dans lesquelles un enfant peut être confronté à la mort 2. Le concept de la mort chez l enfant 3. La mort dans le fonctionnement psychique de l enfant et de l adolescent 4. En conclusion

2 10 Parents : comment parler de la mort avec votre enfant? 1. Les situations dans lesquelles un enfant peut être confronté à la mort Tous les enfants et les adolescents se confrontent à la mort, à sa réalité autant qu aux questions qu elle lève. Elle est pour eux un élément de la réalité, en particulier par l absence qu elle provoque, mais aussi une question, en raison de l inconnu qu elle représente et du «pourquoi?» qu elle suscite. Cette confrontation, qu elle ait lieu dans la réalité ou dans le questionnement seul, fait partie de leurs processus de maturation. Il est important que les parents, mais aussi tous ceux qui sont en relation avec les enfants, connaissent suffisamment ces questionnements, diversifiés, riches et complexes, pour rester des interlocuteurs de confiance, dans les nombreuses situations et aux différents moments où ils s expriment, et pour les aider à réfléchir et à traverser des moments parfois difficiles. Cet accompagnement contribue à éviter les séquelles psychologiques possibles. Celles-ci peuvent se montrer parfois tardivement chez ces enfants devenus adolescents ou adultes, voire à la génération suivante, chez leurs propres enfants. Pendant longtemps la mort a été, avec la sexualité, ce dont les adultes ne parlaient pas aux enfants. Ce l est beaucoup moins actuellement. L expérience acquise depuis un siècle par les psychanalystes d enfants, et particulièrement depuis plus de cinquante ans par ceux d entre eux qui travaillent dans les services de pédiatrie et auprès d enfants atteints de maladies graves a montré comment les enfants pouvaient penser et se confronter à la mort. Mais aujourd hui, pour de nombreux enfants, la mort n est plus en relation seulement avec la vieillesse, l accident ou la maladie. Un nombre croissant d entre eux est ou a été confronté à des famines, des catastrophes naturelles, des guerres civiles ou des génocides, directement ou au travers des traumatismes psychiques que ces situations ont laissés chez leurs parents ou leurs grands-parents. Le questionnement sur la mort est alors pour eux souvent lié à la difficulté à connaître leur histoire familiale, s y repérer, l assumer. La société dans laquelle vit l enfant L enfant est inévitablement influencé par les conditions de vie et les façons de penser de sa famille mais aussi de la société dans laquelle il vit. Ainsi, par exemple, le taux de mortalité infantile et l espérance de vie, le niveau atteint par le système de soins et la protection sociale, les attentes que les citoyens ont envers la médecine et la société ont des conséquences sur l idée que les adultes comme les enfants se font de la mort : elle peut être une fatalité qui a toujours existé et existera toujours, ou un scandale inadmissible qui pourrait être, le plus souvent, évité. De même les croyances religieuses et traditionnelles, les lois et les attitudes concernant la prévention

3 Comment l enfant pense à la mort 11 des risques ou des violences, les lois sur la peine de mort ou sur l euthanasie, etc., témoignent des positions d une société sur la valeur de la vie, et elles ont ainsi des conséquences sur la façon qu ont les individus de penser la mort. Les enfants y sont attentifs et en subissent les influences. La mort, aujourd hui, dans la vie des sociétés occidentales, occupe une place restreinte, à la différence des sociétés traditionnelles dans lesquelles existaient de grandes cérémonies, des pratiques rituelles fréquentes et connues de tous, le culte des morts, l initiation des adolescents. Les enfants pouvaient ainsi, collectivement, en apprivoiser la peur et recevoir la transmission, de la part de leurs aînés, du savoir commun sur elle. Les familles, dans nos sociétés, sont dispersées, vivant souvent loin de leur lieu d origine, et la mort a souvent lieu à l hôpital ou dans une maison de retraite. La conséquence en est que de nombreux enfants sont peu confrontés aux fins de vie de leurs proches. En même temps, et de façon en apparence contradictoire, la mort apparaît presque en permanence dans leur environnement. Ils reçoivent, comme leurs parents, des informations venues du monde entier qui montrent guerres, terrorisme, épidémies, catastrophes, etc. Ils entendent parler régulièrement de risques sanitaires (sida, toxicomanies, épidémies diverses). Les attentats terroristes de masse n ont plus lieu seulement «ailleurs», la mort violente n est plus un «spectacle» lointain. Certains sont attirés par des éléments culturels dans lesquels la fascination de la mort est présente, (punk, «gothique» et satanique, films et jeux «gore» et violents), par des manifestations de violence, des sports extrêmes, des conduites de risque, l usage de toxiques. Pour développer sa réflexion sur ces questions en rapport à la mort, l enfant est certes influencé par les événements qui scandent sa vie et par son environnement culturel et religieux, mais aussi par l attitude de ses parents sur la mort et sur les morts ainsi que par leur discours sur elle. Les situations dans lesquelles un enfant peut être confronté à la mort Tous les enfants passent, à un moment ou à un autre de leur développement, par le même type de questionnement sur la mort. Celui-ci fait partie de leur processus de maturation. Le décès d un proche (survenu récemment ou qui pourrait advenir dans un avenir proche) ou d un animal de compagnie, parfois un livre ou un film, suscitent des questions et des réactions qui n attendaient, bien souvent, que cette occasion pour s exprimer. Il en est de même du comportement de ses parents ou de ses grands-parents qui le trouble et l intrigue quand ils le protègent trop, sont

4 12 Parents : comment parler de la mort avec votre enfant? souvent tristes ou pessimistes, montrent une émotion sans cause évidente à certaines dates, sont obsédés et fascinés par la mort, ou n osent pas parler de certaines personnes de la famille, mortes depuis longtemps, ou de certaines périodes de l histoire familiale, etc. Son intuition rattache, plus ou moins clairement, ces attitudes à un deuil non dépassé. Ces situations incitent l enfant à s interroger sur le sens et la valeur de la vie, celle des autres autant que la sienne, sur sa famille, sur ses repères identitaires, sur sa place dans le désir de ses parents, sur la société dans laquelle il vit, sur ce qui fait lien entre tous les humains et qui les différencie des animaux et des végétaux, etc. Il faut tenir compte des spécificités de chaque situation, faute de quoi le dialogue avec l enfant serait si général qu il ne répondrait qu en partie à ses préoccupations véritables, mais ne pas s y limiter pour que la réflexion de l enfant, bien plus vaste, ne se rattache pas qu à elles. Les parents ou les grands-parents peuvent aussi transmettre à l enfant, souvent à leur insu, leurs propres façons de penser à la mort ou de réagir par rapport à elle : dans leurs paroles, qui ne sont pas forcément adressées à lui (discussions avec des amis, commentaires d un film, réactions aux informations télévisées, etc.), ou dans leurs réactions à la mort de quelqu un qui compte pour eux. L enfant est en général attentif à ces signes, qui peuvent autant le faire hésiter à en discuter avec eux (il ne veut pas augmenter leur trouble, ne sait dans quoi il s engage) que l inciter à le faire. Parfois, c est l originalité de son prénom, que ses parents ont choisi pour perpétuer la mémoire d un mort, qui le pousse à poser (et se poser) des questions. Il peut aussi interroger ses parents quand il ne comprend pas leur attitude envers lui, quand ils dénigrent ses qualités ou l admirent excessivement, par exemple : il a alors l impression qu ils voient en lui quelqu un d autre que lui, et qui est, souvent, celui dont ils n arrivent pas à faire le deuil (un oncle, par exemple, ou un frère mort avant sa naissance). Parfois même, il perçoit de leur part comme un reproche (bien inconscient) d être vivant, comme s il avait pris la place d un autre, décédé, idéalisé. Mais des mécanismes de résilience* peuvent faire barrage à ces mécanismes de transmission d une génération à l autre d un traumatisme psychique ou d un deuil resté figé, aussi fort qu au premier jour. Pour aider l enfant à développer sa nécessaire réflexion sur la mort, il importe ainsi de tenir compte des éléments suivants : des circonstances qui provoquent la discussion, des questions de tout enfant sur la mort, de son degré de maturité, de son désir de poursuivre la discussion et le questionnement. Je présente donc d abord les questions et les réflexions habituelles de tout enfant sur la mort.

5 Comment l enfant pense à la mort Le concept de la mort chez l enfant La mort, et plus précisément sa propre mort (pas le fait de mourir mais celui d être mort) est pour tout humain, enfant ou adulte, impensable, irreprésentable, inimaginable. Mais c est justement parce qu elle est impensable qu elle occupe une place si importante dans le fonctionnement psychique de chacun, et qu il faut s en approcher, l apprivoiser, pour qu elle ne reste pas un inconnu effrayant ou qu elle ne suscite pas des images perturbantes. Il existe, dans la littérature psychologique et psychanalytique, différentes descriptions de ces conceptions. Ainsi, certains considèrent que l enfant passe par de grandes étapes de développement dans lesquelles les aspects cognitifs (intellectuels) et affectifs vont de pair. Le rythme de ce développement peut varier d un enfant à l autre mais il est supposé néanmoins suivre un ordre rigoureux. Dans cette conception d un développement global, il est affirmé que le bébé avant six mois ne peut avoir une idée de la mort car il lui manque le sentiment de la permanence et de l identité spécifique des objets et des personnes qui l entourent. La mort est pour lui la perte d une personne familière, la séparation d avec elle, et c est à elles qu il réagit. Jusqu à deux ans, l enfant acquiert une meilleure perception de l absence. Jusqu à sept ans, c est la pensée magique qui prédomine en lui : comme s il lui suffisait d imaginer, de penser à quelque chose pour que ça se réalise, de vouloir pour l obtenir. Le caractère universel et irréversible de la mort lui échappe : elle lui apparaît plus comme un équivalent du sommeil. Plus tard, l enfant a tendance à identifier la mort à un personnage méchant et maléfique, et à l interpréter comme une punition. À partir de neuf dix ans, sa conception apparaît proche de celle des adultes : en particulier il en reconnaît le caractère universel et irréversible. À partir de douze ans il commence à avoir plus conscience, avec angoisse, de sa réalité et de sa complexité ainsi que de sa propre mortalité. Certains ont conclu de cette conception que les enfants n étaient pas vraiment concernés par l idée de leur mort possible et qu il n était donc ni nécessaire ni souhaitable d en discuter avec eux. Cette idée est aujourd hui très largement récusée. Pour d autres théoriciens, de telles étapes de développement existent bien mais elles ne sont pas homogènes et chacun des différents thèmes partiels qui constituent la conception de la mort évolue pour son propre compte et à son propre rythme. Cette conception «développementale hétérogène» distingue cinq principaux thèmes concernant la mort : l arrêt des fonctions vitales que l enfant attribue à tout vivant (manger, respirer, bouger, parler, etc.) ; l irréversibilité (la mort est défi-

6 14 Parents : comment parler de la mort avec votre enfant? nitive) ; l universalité (nul n y échappe) ; la causalité (la mort a une cause : un acte violent ou un accident, pour les enfants de 5-6 ans ; des causes naturelles, comme la maladie, ou surnaturelles quelques années plus tard comme, par exemple, l effet d une justice immanente) ; sa propre mortalité (lui aussi est mortel). D autres théoriciens et cliniciens ne sont pas d accord avec cette notion d étapes et considèrent que c est la façon dont l enfant perçoit la place de ses parents dans sa vie et sa propre place dans sa famille qui est au cœur de sa conception de la mort. L enfant découvre que ses parents sont à l origine de sa vie, et en conséquence il se demande s ils n auraient pas aussi le désir de la lui retirer ; il les considère pendant longtemps tout-puissants, et attend donc tout d eux, bien au-delà du raisonnable et du réaliste, par exemple qu ils le protègent de tout danger, de toute maladie, de la mort. À l adolescence il a besoin de trouver son autonomie, quitte à imaginer la mort de ses parents pour pouvoir trouver sa libre place dans le monde ; il fait ainsi la découverte bouleversante de leur nature mortelle et donc de sa propre mortalité. Après la crise de l adolescence, dans laquelle ce questionnement sur la mort et les relations complexes et parfois tumultueuses à ses parents qui en découlent, occupent une place importante, il accepte cette nature mortelle d eux et de lui, et assume son statut d adulte. Il accepte dans le même mouvement la possibilité de devenir lui aussi parent et de transmettre la vie, ainsi que le vieillissement et la mort à venir, plus tard, de ses parents. Les psychanalystes qui défendent cette conception disent que le complexe d Œdipe (la relation entre l enfant, son père et sa mère, dans leur réalité mais aussi dans la place qu ils occupent dans sa vie et celle que lui occupe dans la leur) y reste central. 3. La mort dans le fonctionnement psychique de l enfant et de l adolescent Le trouble que produit chez l enfant la préoccupation de la mort peut se repérer principalement dans trois thèmes de pensées, qui peuvent être aussi pour lui trois difficultés à penser. Ainsi, il peut donner l impression de buter sur une question qu il n arrive pas à formuler, à dépasser (il tourne en rond) : la mort apparaît comme ce qu il est impossible de penser, d imaginer. Cette impossibilité qui l affole peut provoquer aussi des pensées ou des comportements dispersés, qui vont dans tous les sens parce qu ils ne peuvent se centrer sur la mort. Pour mettre un terme à cette dispersion épuisante, il peut, de façon excessive, se forcer à ne penser qu à une seule chose ; le prix qu il paie alors pour cet apaisement est un appauvrissement de sa curiosité intellectuelle et de sa liberté de penser. Il peut aussi montrer des signes de sentiment d insécurité (il ne veut pas que ses parents partent, n ose pas se séparer d eux) : il a peut-être peur que eux ou lui meurent pendant cette sépara-

7 Comment l enfant pense à la mort 15 tion. La mort, pour lui, est la séparation majeure, et la séparation est une image, ou une cause, de la mort. Tous ces signes ne sont pas forcément en rapport exclusif à la question de la mort, mais ils y sont liés d une façon ou d une autre. C est pourquoi l enfant que ses parents auront aidé à penser des questions difficiles et nouvelles, à apprivoiser l inconnu, sera mieux préparé à se confronter à la mort, comme réalité et comme question. Il le sera de même quand il sera confronté à des situations particulièrement inhabituelles et difficiles pour lui à comprendre et à accepter (la mort en est le modèle majeur), quelles qu elles soient. En effet, il pourra alors s appuyer sur l expérience positive qu il aura eue de la résolution, avec l aide de ses parents, de sa confrontation à la question de la mort. Si ce n a pas été le cas, ses peurs et son désarroi devant la situation actuelle pourraient s augmenter de ceux du passé, réveillés. L expérience de la perte La mort évoque aussi, pour l enfant, l expérience de la perte : la mort d un parent, par exemple, serait pour lui la perte majeure de tout ce qu il aime, de tout ce qui lui donne son sentiment de sécurité. Mais dans son développement, il est déjà passé par de nombreuses expériences de perte : celle de jouets cassés ou perdus, ou d amis perdus de vue, par exemple. Mais il a fait aussi l expérience d une succession d autres pertes vécues quand il était bébé : sa relation fusionnelle avec sa mère (mais en contrepartie il découvre son autonomie relative et l identité unique des autres, et d abord de ses deux parents) ; ensuite l expérience du sevrage (mais qui lui fait découvrir la diversité des aliments et des saveurs) ; celle de la maîtrise sphinctérienne (qui lui permet d abandonner les couches, mais aussi, étant «propre», d aller plus tard en colonie de vacances ou de dormir chez des amis, etc.) ; l acquisition de la parole lui fait certes perdre la complicité intime avec ses parents (qui le comprenaient sans qu il ait besoin de parler), mais elle lui procure fierté et d innombrables avantages ; à l adolescence, il perd beaucoup des éléments de l enfance, auxquels il tenait, et en particulier l image rassurante de la toute puissance de ses parents qui devaient le protéger de tout (désormais, il reconnaît leurs défauts et leurs limites) et de leur immortalité : ils sont mortels, et lui aussi. S il est aidé suffisamment pendant toutes ces étapes, il peut trouver le juste équilibre entre la tristesse, le désarroi ou la révolte qui découlent de ces pertes, et la fierté du progrès que cette évolution représente et des avantages qu elle procure, au présent et pour la suite de son développement et de sa vie.

8 16 Parents : comment parler de la mort avec votre enfant? La relation à la mort La relation à la mort existe aussi dans les pulsions agressives et «sadiques» présentes chez tous les enfants (envers les petits animaux, par exemple, ce qui ne veut pas dire que l enfant est sadique et pervers, bien sûr, ou qu il le deviendra!) ainsi que dans les «vœux de mort»* si fréquents (quand l enfant dit «je ne veux plus te voir» ou «tu n es plus ma maman», ou à un copain «t es mort», etc., c en est une forme atténuée). Il faut aider l enfant à en faire bon usage : ne pas exagérer, prendre conscience que pour certains ce ne sont pas des simples paroles, qu elles peuvent blesser l autre ; mais aussi reconnaître qu elles sont utiles dans les compétitions, intellectuelles ou sportives, dans la volonté de réussir, dans l affi rmation de sa personnalité, etc. Ainsi, l enfant pourra percevoir et apprivoiser la présence de la mort dans ses pensées et dans l expérience de sa vie et de ses relations aux autres. C est aussi par la pensée de la mort de l autre qu il s approche de celle de sa propre mort. Quand la mort occupe une place excessive Freud a décrit la présence de la mort dans le fonctionnement psychique de l enfant ou de l adulte («la pulsion de mort») comme une force de déliaison (qui dissout l unité de tout ce qui était lié, de ce qui tenait ensemble), de dispersion. Et dans la réalité, la mort apparaît souvent comme ce qui disperse les relations mais aussi l unité du corps ; aussi comme une force qui n admet aucune limite. Il l a opposée aux pulsions de vie (Eros) qu il a définies comme des forces de liaison. La présence excessive de la mort dans la pensée de l enfant (consciente ou inconsciente, c est-àdire sans qu il s en rende compte) peut expliquer certains comportements de l enfant, quand il est particulièrement dispersé ou, au contraire, trop contrôlé, ayant besoin que tout soit à sa place, dans un ordre impeccable, que rien ne bouge. C est ainsi qu il essaie, inconsciemment, de lutter contre elle. Au cours du développement de l enfant Le bébé perçoit, dans la disparition et l absence, et d abord celles de sa mère, ce qui, plus tard, lui évoquera la mort. Par le jeu (jeter et récupérer un objet) et la vocalisation qui l accompagne, le bébé essaie de s inscrire dans une alternance entre présence et absence, pour ne pas seulement subir le sentiment terrible d un abandon définitif, pour rythmer activement le temps, pour ne pas rester dans une position passive d attente. Cet effort l aide aussi à prendre conscience de l utilité du langage, non seulement pour appeler sa mère mais aussi pour apaiser son angoisse. Quand l absence de la mère se prolonge au delà de ce qu il peut supporter, quand celle-ci n est pas remplacée par des substituts suffisants et acceptés par lui, les conséquences, diverses, peuvent être graves pour le bébé.

9 Comment l enfant pense à la mort 17 À partir de cinq-six ans, l enfant acquiert, progressivement et difficilement, les notions d irréversibilité, d universalité, d irrévocabilité : la mort n est pas un accident qu il serait possible de toujours prévenir ou empêcher, et pas non plus toujours la conséquence d un meurtre. L enfant cherche à lui donner un sens, une explication (une punition, l effet de vœux de mort), une justification («pour laisser la place aux autres»), l attribue à la vieillesse (qui est un temps si lointain qu il pense ne jamais l atteindre, et donc son angoisse est limitée). Mais les conceptions de l enfant subsistent toute sa vie en l adulte, et elles peuvent être reconnues quand l adulte dialogue en pensée avec les morts, ou a l impression de voir dans la rue une personne disparue et a du plaisir à garder un peu cette illusion de fausse reconnaissance, etc. Ces conceptions se retrouvent aussi dans des croyances, les fantasmes, les superstitions, mais aussi dans les vocations médicales (vouloir combattre la mort) ou artistiques (représenter l irreprésentable, faire intensément exister l image, de ce qui n est pas ou plus là, par exemple). Elles s expriment aussi dans l attrait pour certaines œuvres (livres de fantômes ou livres policiers), dans les sports dangereux (qui peuvent apparaître comme un jeu avec la mort, comme pour la défier ou s en approcher, par curiosité, au plus près), les comportements violents ou d autodestruction (comme si la personne se sentait obligée de reprendre à son compte la violence insupportable de la mort pour ne pas lui laisser ce «privilège»). Elles se retrouvent dans certains troubles psychopathologiques, comme la névrose obsessionnelle (les manies), les dépressions graves, certains délires, les pathologies dites addictives comme les toxicomanies ou les anorexies-boulimies, etc. 4. En conclusion Les enfants sont souvent poussés à se poser des questions sur la mort, soit à partir d un événement survenu dans la réalité (mort d un proche ou d un animal familier) soit à partir d une autre incitation (films, livres, informations télé, photos de famille, etc.) Mais dans tous les cas, le questionnement sur la mort fait partie du développement de tout enfant et il l accompagne tout au long. Les questions ne sont pas posées de la même façon par le petit enfant et par l adolescent ou par l adulte, et il faut en tenir compte, mais il existe néanmoins de nombreux points communs entre elles. Les questions centrales portent sur les modalités du mourir (ça fait mal?), ce que pense celui qui meurt (a-t-il peur, regrette-t-il sa vie, en veut-il aux vivants), sur ce qu il devient dans leur vie (est-il oublié, etc.?). La mort représente la solitude, le temps qui ne passe plus, l impossibilité de faire ce qu on faisait avant, le fait de ne plus être avec les autres, etc. Ce questionnement ne témoigne pas a priori de curiosité morbide ni de tendances dépressives. Les parents sont les interlocuteurs privilégiés, mais pas les seuls, de ses questions. L enfant n attend pas d eux qu ils

10 18 Parents : comment parler de la mort avec votre enfant? aient réponse à tout (et d ailleurs il n y a pas de vérité sur la mort), mais qu ils lui donnent quelques repères, qu ils ne le laissent pas seul avec ce questionnement, qu ils lui donnent leur point de vue, en fonction de leur expérience de la vie, de leur histoire familiale, de leur références culturelles et éventuellement religieuses.

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