Comment l enfant pense à la mort

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Comment l enfant pense à la mort"

Transcription

1 Chapitre 1 Comment l enfant pense à la mort 1. Les situations dans lesquelles un enfant peut être confronté à la mort 2. Le concept de la mort chez l enfant 3. La mort dans le fonctionnement psychique de l enfant et de l adolescent 4. En conclusion

2 10 Parents : comment parler de la mort avec votre enfant? 1. Les situations dans lesquelles un enfant peut être confronté à la mort Tous les enfants et les adolescents se confrontent à la mort, à sa réalité autant qu aux questions qu elle lève. Elle est pour eux un élément de la réalité, en particulier par l absence qu elle provoque, mais aussi une question, en raison de l inconnu qu elle représente et du «pourquoi?» qu elle suscite. Cette confrontation, qu elle ait lieu dans la réalité ou dans le questionnement seul, fait partie de leurs processus de maturation. Il est important que les parents, mais aussi tous ceux qui sont en relation avec les enfants, connaissent suffisamment ces questionnements, diversifiés, riches et complexes, pour rester des interlocuteurs de confiance, dans les nombreuses situations et aux différents moments où ils s expriment, et pour les aider à réfléchir et à traverser des moments parfois difficiles. Cet accompagnement contribue à éviter les séquelles psychologiques possibles. Celles-ci peuvent se montrer parfois tardivement chez ces enfants devenus adolescents ou adultes, voire à la génération suivante, chez leurs propres enfants. Pendant longtemps la mort a été, avec la sexualité, ce dont les adultes ne parlaient pas aux enfants. Ce l est beaucoup moins actuellement. L expérience acquise depuis un siècle par les psychanalystes d enfants, et particulièrement depuis plus de cinquante ans par ceux d entre eux qui travaillent dans les services de pédiatrie et auprès d enfants atteints de maladies graves a montré comment les enfants pouvaient penser et se confronter à la mort. Mais aujourd hui, pour de nombreux enfants, la mort n est plus en relation seulement avec la vieillesse, l accident ou la maladie. Un nombre croissant d entre eux est ou a été confronté à des famines, des catastrophes naturelles, des guerres civiles ou des génocides, directement ou au travers des traumatismes psychiques que ces situations ont laissés chez leurs parents ou leurs grands-parents. Le questionnement sur la mort est alors pour eux souvent lié à la difficulté à connaître leur histoire familiale, s y repérer, l assumer. La société dans laquelle vit l enfant L enfant est inévitablement influencé par les conditions de vie et les façons de penser de sa famille mais aussi de la société dans laquelle il vit. Ainsi, par exemple, le taux de mortalité infantile et l espérance de vie, le niveau atteint par le système de soins et la protection sociale, les attentes que les citoyens ont envers la médecine et la société ont des conséquences sur l idée que les adultes comme les enfants se font de la mort : elle peut être une fatalité qui a toujours existé et existera toujours, ou un scandale inadmissible qui pourrait être, le plus souvent, évité. De même les croyances religieuses et traditionnelles, les lois et les attitudes concernant la prévention

3 Comment l enfant pense à la mort 11 des risques ou des violences, les lois sur la peine de mort ou sur l euthanasie, etc., témoignent des positions d une société sur la valeur de la vie, et elles ont ainsi des conséquences sur la façon qu ont les individus de penser la mort. Les enfants y sont attentifs et en subissent les influences. La mort, aujourd hui, dans la vie des sociétés occidentales, occupe une place restreinte, à la différence des sociétés traditionnelles dans lesquelles existaient de grandes cérémonies, des pratiques rituelles fréquentes et connues de tous, le culte des morts, l initiation des adolescents. Les enfants pouvaient ainsi, collectivement, en apprivoiser la peur et recevoir la transmission, de la part de leurs aînés, du savoir commun sur elle. Les familles, dans nos sociétés, sont dispersées, vivant souvent loin de leur lieu d origine, et la mort a souvent lieu à l hôpital ou dans une maison de retraite. La conséquence en est que de nombreux enfants sont peu confrontés aux fins de vie de leurs proches. En même temps, et de façon en apparence contradictoire, la mort apparaît presque en permanence dans leur environnement. Ils reçoivent, comme leurs parents, des informations venues du monde entier qui montrent guerres, terrorisme, épidémies, catastrophes, etc. Ils entendent parler régulièrement de risques sanitaires (sida, toxicomanies, épidémies diverses). Les attentats terroristes de masse n ont plus lieu seulement «ailleurs», la mort violente n est plus un «spectacle» lointain. Certains sont attirés par des éléments culturels dans lesquels la fascination de la mort est présente, (punk, «gothique» et satanique, films et jeux «gore» et violents), par des manifestations de violence, des sports extrêmes, des conduites de risque, l usage de toxiques. Pour développer sa réflexion sur ces questions en rapport à la mort, l enfant est certes influencé par les événements qui scandent sa vie et par son environnement culturel et religieux, mais aussi par l attitude de ses parents sur la mort et sur les morts ainsi que par leur discours sur elle. Les situations dans lesquelles un enfant peut être confronté à la mort Tous les enfants passent, à un moment ou à un autre de leur développement, par le même type de questionnement sur la mort. Celui-ci fait partie de leur processus de maturation. Le décès d un proche (survenu récemment ou qui pourrait advenir dans un avenir proche) ou d un animal de compagnie, parfois un livre ou un film, suscitent des questions et des réactions qui n attendaient, bien souvent, que cette occasion pour s exprimer. Il en est de même du comportement de ses parents ou de ses grands-parents qui le trouble et l intrigue quand ils le protègent trop, sont

4 12 Parents : comment parler de la mort avec votre enfant? souvent tristes ou pessimistes, montrent une émotion sans cause évidente à certaines dates, sont obsédés et fascinés par la mort, ou n osent pas parler de certaines personnes de la famille, mortes depuis longtemps, ou de certaines périodes de l histoire familiale, etc. Son intuition rattache, plus ou moins clairement, ces attitudes à un deuil non dépassé. Ces situations incitent l enfant à s interroger sur le sens et la valeur de la vie, celle des autres autant que la sienne, sur sa famille, sur ses repères identitaires, sur sa place dans le désir de ses parents, sur la société dans laquelle il vit, sur ce qui fait lien entre tous les humains et qui les différencie des animaux et des végétaux, etc. Il faut tenir compte des spécificités de chaque situation, faute de quoi le dialogue avec l enfant serait si général qu il ne répondrait qu en partie à ses préoccupations véritables, mais ne pas s y limiter pour que la réflexion de l enfant, bien plus vaste, ne se rattache pas qu à elles. Les parents ou les grands-parents peuvent aussi transmettre à l enfant, souvent à leur insu, leurs propres façons de penser à la mort ou de réagir par rapport à elle : dans leurs paroles, qui ne sont pas forcément adressées à lui (discussions avec des amis, commentaires d un film, réactions aux informations télévisées, etc.), ou dans leurs réactions à la mort de quelqu un qui compte pour eux. L enfant est en général attentif à ces signes, qui peuvent autant le faire hésiter à en discuter avec eux (il ne veut pas augmenter leur trouble, ne sait dans quoi il s engage) que l inciter à le faire. Parfois, c est l originalité de son prénom, que ses parents ont choisi pour perpétuer la mémoire d un mort, qui le pousse à poser (et se poser) des questions. Il peut aussi interroger ses parents quand il ne comprend pas leur attitude envers lui, quand ils dénigrent ses qualités ou l admirent excessivement, par exemple : il a alors l impression qu ils voient en lui quelqu un d autre que lui, et qui est, souvent, celui dont ils n arrivent pas à faire le deuil (un oncle, par exemple, ou un frère mort avant sa naissance). Parfois même, il perçoit de leur part comme un reproche (bien inconscient) d être vivant, comme s il avait pris la place d un autre, décédé, idéalisé. Mais des mécanismes de résilience* peuvent faire barrage à ces mécanismes de transmission d une génération à l autre d un traumatisme psychique ou d un deuil resté figé, aussi fort qu au premier jour. Pour aider l enfant à développer sa nécessaire réflexion sur la mort, il importe ainsi de tenir compte des éléments suivants : des circonstances qui provoquent la discussion, des questions de tout enfant sur la mort, de son degré de maturité, de son désir de poursuivre la discussion et le questionnement. Je présente donc d abord les questions et les réflexions habituelles de tout enfant sur la mort.

5 Comment l enfant pense à la mort Le concept de la mort chez l enfant La mort, et plus précisément sa propre mort (pas le fait de mourir mais celui d être mort) est pour tout humain, enfant ou adulte, impensable, irreprésentable, inimaginable. Mais c est justement parce qu elle est impensable qu elle occupe une place si importante dans le fonctionnement psychique de chacun, et qu il faut s en approcher, l apprivoiser, pour qu elle ne reste pas un inconnu effrayant ou qu elle ne suscite pas des images perturbantes. Il existe, dans la littérature psychologique et psychanalytique, différentes descriptions de ces conceptions. Ainsi, certains considèrent que l enfant passe par de grandes étapes de développement dans lesquelles les aspects cognitifs (intellectuels) et affectifs vont de pair. Le rythme de ce développement peut varier d un enfant à l autre mais il est supposé néanmoins suivre un ordre rigoureux. Dans cette conception d un développement global, il est affirmé que le bébé avant six mois ne peut avoir une idée de la mort car il lui manque le sentiment de la permanence et de l identité spécifique des objets et des personnes qui l entourent. La mort est pour lui la perte d une personne familière, la séparation d avec elle, et c est à elles qu il réagit. Jusqu à deux ans, l enfant acquiert une meilleure perception de l absence. Jusqu à sept ans, c est la pensée magique qui prédomine en lui : comme s il lui suffisait d imaginer, de penser à quelque chose pour que ça se réalise, de vouloir pour l obtenir. Le caractère universel et irréversible de la mort lui échappe : elle lui apparaît plus comme un équivalent du sommeil. Plus tard, l enfant a tendance à identifier la mort à un personnage méchant et maléfique, et à l interpréter comme une punition. À partir de neuf dix ans, sa conception apparaît proche de celle des adultes : en particulier il en reconnaît le caractère universel et irréversible. À partir de douze ans il commence à avoir plus conscience, avec angoisse, de sa réalité et de sa complexité ainsi que de sa propre mortalité. Certains ont conclu de cette conception que les enfants n étaient pas vraiment concernés par l idée de leur mort possible et qu il n était donc ni nécessaire ni souhaitable d en discuter avec eux. Cette idée est aujourd hui très largement récusée. Pour d autres théoriciens, de telles étapes de développement existent bien mais elles ne sont pas homogènes et chacun des différents thèmes partiels qui constituent la conception de la mort évolue pour son propre compte et à son propre rythme. Cette conception «développementale hétérogène» distingue cinq principaux thèmes concernant la mort : l arrêt des fonctions vitales que l enfant attribue à tout vivant (manger, respirer, bouger, parler, etc.) ; l irréversibilité (la mort est défi-

6 14 Parents : comment parler de la mort avec votre enfant? nitive) ; l universalité (nul n y échappe) ; la causalité (la mort a une cause : un acte violent ou un accident, pour les enfants de 5-6 ans ; des causes naturelles, comme la maladie, ou surnaturelles quelques années plus tard comme, par exemple, l effet d une justice immanente) ; sa propre mortalité (lui aussi est mortel). D autres théoriciens et cliniciens ne sont pas d accord avec cette notion d étapes et considèrent que c est la façon dont l enfant perçoit la place de ses parents dans sa vie et sa propre place dans sa famille qui est au cœur de sa conception de la mort. L enfant découvre que ses parents sont à l origine de sa vie, et en conséquence il se demande s ils n auraient pas aussi le désir de la lui retirer ; il les considère pendant longtemps tout-puissants, et attend donc tout d eux, bien au-delà du raisonnable et du réaliste, par exemple qu ils le protègent de tout danger, de toute maladie, de la mort. À l adolescence il a besoin de trouver son autonomie, quitte à imaginer la mort de ses parents pour pouvoir trouver sa libre place dans le monde ; il fait ainsi la découverte bouleversante de leur nature mortelle et donc de sa propre mortalité. Après la crise de l adolescence, dans laquelle ce questionnement sur la mort et les relations complexes et parfois tumultueuses à ses parents qui en découlent, occupent une place importante, il accepte cette nature mortelle d eux et de lui, et assume son statut d adulte. Il accepte dans le même mouvement la possibilité de devenir lui aussi parent et de transmettre la vie, ainsi que le vieillissement et la mort à venir, plus tard, de ses parents. Les psychanalystes qui défendent cette conception disent que le complexe d Œdipe (la relation entre l enfant, son père et sa mère, dans leur réalité mais aussi dans la place qu ils occupent dans sa vie et celle que lui occupe dans la leur) y reste central. 3. La mort dans le fonctionnement psychique de l enfant et de l adolescent Le trouble que produit chez l enfant la préoccupation de la mort peut se repérer principalement dans trois thèmes de pensées, qui peuvent être aussi pour lui trois difficultés à penser. Ainsi, il peut donner l impression de buter sur une question qu il n arrive pas à formuler, à dépasser (il tourne en rond) : la mort apparaît comme ce qu il est impossible de penser, d imaginer. Cette impossibilité qui l affole peut provoquer aussi des pensées ou des comportements dispersés, qui vont dans tous les sens parce qu ils ne peuvent se centrer sur la mort. Pour mettre un terme à cette dispersion épuisante, il peut, de façon excessive, se forcer à ne penser qu à une seule chose ; le prix qu il paie alors pour cet apaisement est un appauvrissement de sa curiosité intellectuelle et de sa liberté de penser. Il peut aussi montrer des signes de sentiment d insécurité (il ne veut pas que ses parents partent, n ose pas se séparer d eux) : il a peut-être peur que eux ou lui meurent pendant cette sépara-

7 Comment l enfant pense à la mort 15 tion. La mort, pour lui, est la séparation majeure, et la séparation est une image, ou une cause, de la mort. Tous ces signes ne sont pas forcément en rapport exclusif à la question de la mort, mais ils y sont liés d une façon ou d une autre. C est pourquoi l enfant que ses parents auront aidé à penser des questions difficiles et nouvelles, à apprivoiser l inconnu, sera mieux préparé à se confronter à la mort, comme réalité et comme question. Il le sera de même quand il sera confronté à des situations particulièrement inhabituelles et difficiles pour lui à comprendre et à accepter (la mort en est le modèle majeur), quelles qu elles soient. En effet, il pourra alors s appuyer sur l expérience positive qu il aura eue de la résolution, avec l aide de ses parents, de sa confrontation à la question de la mort. Si ce n a pas été le cas, ses peurs et son désarroi devant la situation actuelle pourraient s augmenter de ceux du passé, réveillés. L expérience de la perte La mort évoque aussi, pour l enfant, l expérience de la perte : la mort d un parent, par exemple, serait pour lui la perte majeure de tout ce qu il aime, de tout ce qui lui donne son sentiment de sécurité. Mais dans son développement, il est déjà passé par de nombreuses expériences de perte : celle de jouets cassés ou perdus, ou d amis perdus de vue, par exemple. Mais il a fait aussi l expérience d une succession d autres pertes vécues quand il était bébé : sa relation fusionnelle avec sa mère (mais en contrepartie il découvre son autonomie relative et l identité unique des autres, et d abord de ses deux parents) ; ensuite l expérience du sevrage (mais qui lui fait découvrir la diversité des aliments et des saveurs) ; celle de la maîtrise sphinctérienne (qui lui permet d abandonner les couches, mais aussi, étant «propre», d aller plus tard en colonie de vacances ou de dormir chez des amis, etc.) ; l acquisition de la parole lui fait certes perdre la complicité intime avec ses parents (qui le comprenaient sans qu il ait besoin de parler), mais elle lui procure fierté et d innombrables avantages ; à l adolescence, il perd beaucoup des éléments de l enfance, auxquels il tenait, et en particulier l image rassurante de la toute puissance de ses parents qui devaient le protéger de tout (désormais, il reconnaît leurs défauts et leurs limites) et de leur immortalité : ils sont mortels, et lui aussi. S il est aidé suffisamment pendant toutes ces étapes, il peut trouver le juste équilibre entre la tristesse, le désarroi ou la révolte qui découlent de ces pertes, et la fierté du progrès que cette évolution représente et des avantages qu elle procure, au présent et pour la suite de son développement et de sa vie.

8 16 Parents : comment parler de la mort avec votre enfant? La relation à la mort La relation à la mort existe aussi dans les pulsions agressives et «sadiques» présentes chez tous les enfants (envers les petits animaux, par exemple, ce qui ne veut pas dire que l enfant est sadique et pervers, bien sûr, ou qu il le deviendra!) ainsi que dans les «vœux de mort»* si fréquents (quand l enfant dit «je ne veux plus te voir» ou «tu n es plus ma maman», ou à un copain «t es mort», etc., c en est une forme atténuée). Il faut aider l enfant à en faire bon usage : ne pas exagérer, prendre conscience que pour certains ce ne sont pas des simples paroles, qu elles peuvent blesser l autre ; mais aussi reconnaître qu elles sont utiles dans les compétitions, intellectuelles ou sportives, dans la volonté de réussir, dans l affi rmation de sa personnalité, etc. Ainsi, l enfant pourra percevoir et apprivoiser la présence de la mort dans ses pensées et dans l expérience de sa vie et de ses relations aux autres. C est aussi par la pensée de la mort de l autre qu il s approche de celle de sa propre mort. Quand la mort occupe une place excessive Freud a décrit la présence de la mort dans le fonctionnement psychique de l enfant ou de l adulte («la pulsion de mort») comme une force de déliaison (qui dissout l unité de tout ce qui était lié, de ce qui tenait ensemble), de dispersion. Et dans la réalité, la mort apparaît souvent comme ce qui disperse les relations mais aussi l unité du corps ; aussi comme une force qui n admet aucune limite. Il l a opposée aux pulsions de vie (Eros) qu il a définies comme des forces de liaison. La présence excessive de la mort dans la pensée de l enfant (consciente ou inconsciente, c est-àdire sans qu il s en rende compte) peut expliquer certains comportements de l enfant, quand il est particulièrement dispersé ou, au contraire, trop contrôlé, ayant besoin que tout soit à sa place, dans un ordre impeccable, que rien ne bouge. C est ainsi qu il essaie, inconsciemment, de lutter contre elle. Au cours du développement de l enfant Le bébé perçoit, dans la disparition et l absence, et d abord celles de sa mère, ce qui, plus tard, lui évoquera la mort. Par le jeu (jeter et récupérer un objet) et la vocalisation qui l accompagne, le bébé essaie de s inscrire dans une alternance entre présence et absence, pour ne pas seulement subir le sentiment terrible d un abandon définitif, pour rythmer activement le temps, pour ne pas rester dans une position passive d attente. Cet effort l aide aussi à prendre conscience de l utilité du langage, non seulement pour appeler sa mère mais aussi pour apaiser son angoisse. Quand l absence de la mère se prolonge au delà de ce qu il peut supporter, quand celle-ci n est pas remplacée par des substituts suffisants et acceptés par lui, les conséquences, diverses, peuvent être graves pour le bébé.

9 Comment l enfant pense à la mort 17 À partir de cinq-six ans, l enfant acquiert, progressivement et difficilement, les notions d irréversibilité, d universalité, d irrévocabilité : la mort n est pas un accident qu il serait possible de toujours prévenir ou empêcher, et pas non plus toujours la conséquence d un meurtre. L enfant cherche à lui donner un sens, une explication (une punition, l effet de vœux de mort), une justification («pour laisser la place aux autres»), l attribue à la vieillesse (qui est un temps si lointain qu il pense ne jamais l atteindre, et donc son angoisse est limitée). Mais les conceptions de l enfant subsistent toute sa vie en l adulte, et elles peuvent être reconnues quand l adulte dialogue en pensée avec les morts, ou a l impression de voir dans la rue une personne disparue et a du plaisir à garder un peu cette illusion de fausse reconnaissance, etc. Ces conceptions se retrouvent aussi dans des croyances, les fantasmes, les superstitions, mais aussi dans les vocations médicales (vouloir combattre la mort) ou artistiques (représenter l irreprésentable, faire intensément exister l image, de ce qui n est pas ou plus là, par exemple). Elles s expriment aussi dans l attrait pour certaines œuvres (livres de fantômes ou livres policiers), dans les sports dangereux (qui peuvent apparaître comme un jeu avec la mort, comme pour la défier ou s en approcher, par curiosité, au plus près), les comportements violents ou d autodestruction (comme si la personne se sentait obligée de reprendre à son compte la violence insupportable de la mort pour ne pas lui laisser ce «privilège»). Elles se retrouvent dans certains troubles psychopathologiques, comme la névrose obsessionnelle (les manies), les dépressions graves, certains délires, les pathologies dites addictives comme les toxicomanies ou les anorexies-boulimies, etc. 4. En conclusion Les enfants sont souvent poussés à se poser des questions sur la mort, soit à partir d un événement survenu dans la réalité (mort d un proche ou d un animal familier) soit à partir d une autre incitation (films, livres, informations télé, photos de famille, etc.) Mais dans tous les cas, le questionnement sur la mort fait partie du développement de tout enfant et il l accompagne tout au long. Les questions ne sont pas posées de la même façon par le petit enfant et par l adolescent ou par l adulte, et il faut en tenir compte, mais il existe néanmoins de nombreux points communs entre elles. Les questions centrales portent sur les modalités du mourir (ça fait mal?), ce que pense celui qui meurt (a-t-il peur, regrette-t-il sa vie, en veut-il aux vivants), sur ce qu il devient dans leur vie (est-il oublié, etc.?). La mort représente la solitude, le temps qui ne passe plus, l impossibilité de faire ce qu on faisait avant, le fait de ne plus être avec les autres, etc. Ce questionnement ne témoigne pas a priori de curiosité morbide ni de tendances dépressives. Les parents sont les interlocuteurs privilégiés, mais pas les seuls, de ses questions. L enfant n attend pas d eux qu ils

10 18 Parents : comment parler de la mort avec votre enfant? aient réponse à tout (et d ailleurs il n y a pas de vérité sur la mort), mais qu ils lui donnent quelques repères, qu ils ne le laissent pas seul avec ce questionnement, qu ils lui donnent leur point de vue, en fonction de leur expérience de la vie, de leur histoire familiale, de leur références culturelles et éventuellement religieuses.

«Tous les autres le font» L influence, les fréquentations et les consommations.

«Tous les autres le font» L influence, les fréquentations et les consommations. LA LETTRE AUX PARENTS N o 2 Cher-s Parent-s, «Tous les autres le font» L influence, les fréquentations et les consommations. L adolescence est une période de changement de contexte scolaire ou de formation

Plus en détail

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent 1 Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent Mini livre gratuit Sherpa Consult Bruxelles, Mai 2012 Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction

Plus en détail

Relation soignant / soigné

Relation soignant / soigné Relation soignant / soigné 3 métiers impossibles selon Freud : gouverner soigner éduquer Car met les personnes dans une situation de dépendance et d autorité Relation = activité ou une situation dans laquelle

Plus en détail

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE!

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! rétablissement et psychose / Fiche 1 JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! JJérôme s énerve : «Je ne suis pas psychotique! Vous ne dites que des conneries! Je suis moi, Jérôme, et je ne vois pas le monde comme vous,

Plus en détail

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est L enfant sensible Qu est-ce que la sensibilité? Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est de le surprotéger car il se

Plus en détail

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR?

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? Source: DUMONT, Nicole. Femmes d aujourd hui, Vol. 1 No. 8., janvier 1996. On dit de certaines personnes qu elles n ont pas de tête ou qu elles n ont pas de

Plus en détail

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Estime de soi MOI Affirmation de soi AUTRES Confiance en soi ACTION Contexte Règles fondamentales de la communication 1) On ne peut pas décider, par

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

Parent avant tout Parent malgré tout. Comment aider votre enfant si vous avez un problème d alcool dans votre famille.

Parent avant tout Parent malgré tout. Comment aider votre enfant si vous avez un problème d alcool dans votre famille. Parent avant tout Parent malgré tout Comment aider votre enfant si vous avez un problème d alcool dans votre famille. Edition: Addiction Suisse, Lausanne 2012 Que vous soyez directement concerné-e ou que

Plus en détail

Chapitre 15. La vie au camp

Chapitre 15. La vie au camp Chapitre 15. La vie au camp Chapitre 15. La vie au camp 227 1. Intensité de la vie du camp 230 2. Loin de la maison 230 A. Sentiment de sécurité 230 B. Les coups de cafard de l enfant 231 227 Un camp,

Plus en détail

Connaissance et pratiques du «jeu du foulard» et autres jeux d apnée ou d évanouissement chez les enfants âgés de 6 à 15 ans

Connaissance et pratiques du «jeu du foulard» et autres jeux d apnée ou d évanouissement chez les enfants âgés de 6 à 15 ans Connaissance et pratiques du «jeu du foulard» et autres jeux d apnée ou d évanouissement chez les enfants âgés de 6 à 15 ans Une étude Ipsos Public Affairs / A.P.E.A.S Janvier 01 Nobody s Unpredictable

Plus en détail

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie.

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Sarah CAILLOT, Psychologue Réseau Breizh IMC- Pôle MPR St-Hélier (Rennes)- Journée Inter-régionale

Plus en détail

CONTRAT D ACCUEIL. Parents Assistant(e)s Maternel(le)s. Proposé par les Relais Assistantes Maternelles du Haut-Rhin

CONTRAT D ACCUEIL. Parents Assistant(e)s Maternel(le)s. Proposé par les Relais Assistantes Maternelles du Haut-Rhin CONTRAT D ACCUEIL Parents Assistant(e)s Maternel(le)s Proposé par les Relais Assistantes Maternelles du Haut-Rhin Parents, assistant(e) maternel(le), L enfant est au cœur de vos préoccupations, la qualité

Plus en détail

COMMENT PARLER DES LIVRES QUE L ON N A PAS LUS?

COMMENT PARLER DES LIVRES QUE L ON N A PAS LUS? Né dans un milieu où on lisait peu, ne goûtant guère cette activité et n ayant de toute manière pas le temps de m y consacrer, je me suis fréquemment retrouvé, suite à ces concours de circonstances dont

Plus en détail

Le guide. Don d organes. Donneur ou pas. Pourquoi et comment je le dis. à mes proches.

Le guide. Don d organes. Donneur ou pas. Pourquoi et comment je le dis. à mes proches. Don d organes. Donneur ou pas à mes proches. Le guide Pourquoi et comment je le dis Don d organes. Pourquoi est-ce si important d en parler? En matière de don et de greffe d organes, la loi française prévoit

Plus en détail

LA SOUFFRANCE DU MALADE EN FIN DE VIE. LES COMPORTEMENTS FACE A LA PERTE : vécu de la mort

LA SOUFFRANCE DU MALADE EN FIN DE VIE. LES COMPORTEMENTS FACE A LA PERTE : vécu de la mort LA SOUFFRANCE DU MALADE EN FIN DE VIE LES COMPORTEMENTS FACE A LA PERTE : vécu de la mort relation SRLF Paris, 11-12-13 mai C.LE BRIS BENAHIM Psychothérapeute - Formatrice Quimper CHIC Comment le vécu

Plus en détail

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle I. Communiquer avec efficacité A. Intégrer les processus d influence sociale 1. La personnalité Les métaprogrammes sont les traits de personnalité qui, gravés

Plus en détail

Il y a un temps pour tout «Il y a un temps pour tout et un moment pour chaque chose», dit l Ecclésiaste signifiant ainsi à l homme qui veut accéder à

Il y a un temps pour tout «Il y a un temps pour tout et un moment pour chaque chose», dit l Ecclésiaste signifiant ainsi à l homme qui veut accéder à Il y a un temps pour tout «Il y a un temps pour tout et un moment pour chaque chose», dit l Ecclésiaste signifiant ainsi à l homme qui veut accéder à la sagesse qu il lui faut, avant tout, adapter ses

Plus en détail

la maladie d Alzheimer

la maladie d Alzheimer Prévenir... les difficultés de vie avec un proche atteint de la maladie d Alzheimer 27 La maladie d Alzheimer n est pas la maladie d une seule personne 800 000 français sont atteints par la maladie d Alzheimer

Plus en détail

COMMENT AIDER LES ENFANTS EN BAS ÂGE A SURMONTER UN TRAUMATISME

COMMENT AIDER LES ENFANTS EN BAS ÂGE A SURMONTER UN TRAUMATISME COMMENT AIDER LES ENFANTS EN BAS ÂGE A SURMONTER UN TRAUMATISME Toute personne ayant survécu à une catastrophe en ressort forcément profondément bouleversée ; en particulier les enfants, les personnes

Plus en détail

La Fondatrice des Editions Bakame classée parmi les Entrepreneures Modèles

La Fondatrice des Editions Bakame classée parmi les Entrepreneures Modèles RWANDA NEWS AGENCY GRANDS LACS HEBDO La Fondatrice des Editions Bakame classée parmi les Entrepreneures Modèles Tuesday, 05 March 2013 17:49 by Gakwaya André La Fondatrice de l Edition Bakame au Rwanda

Plus en détail

Donneur ou pas... Pourquoi et comment je le dis à mes proches.

Donneur ou pas... Pourquoi et comment je le dis à mes proches. L Agence de la biomédecine DON D ORGANES le guide L Agence de la biomédecine, qui a repris les missions de l Etablissement français des Greffes, est un établissement public national de l Etat créé par

Plus en détail

LES MECANISMES DE DEFENSE

LES MECANISMES DE DEFENSE LES MECANISMES DE DEFENSE Table des matières Table des matières 3 I - GENERALITES, DEFINITION 7 A. GENERALITES, DEFINITION...7 II - LES PRINCIPAUX MECANISMES DE DEFENSE 9 A. le refoulement :...9 B. la

Plus en détail

Réseaux Sociaux LE GUIDE PARENTS

Réseaux Sociaux LE GUIDE PARENTS Réseaux Sociaux LE GUIDE PARENTS Accompagnez également vos enfants sur les réseaux sociaux! Mais que font donc les jeunes sur les réseaux sociaux? Ils socialisent comme l ont toujours fait les adolescents,

Plus en détail

«La capacité à être seul», WINNICOTT

«La capacité à être seul», WINNICOTT «La capacité à être seul», WINNICOTT La capacité d être seul est un signe des plus importants de la maturité du développement affectif. On repère chez le sujet ce qu il éprouve dans des situations de solitude,

Plus en détail

Aspects pratiques de la pédagogie Pikler

Aspects pratiques de la pédagogie Pikler Paola Biancardi Aspects pratiques de la pédagogie Pikler Le CVE de Grattapaille dans lequel je travaille comme directrice, se trouve dans les hauts de Lausanne et regroupe deux sites : la Nurserie Sous-Bois

Plus en détail

A vertissement de l auteur

A vertissement de l auteur A vertissement de l auteur Attention, ce livre n est pas à mettre entre toutes mains ; il est strictement déconseillé aux parents sensibles. Merci à Madame Jeanne Van den Brouck 1 qui m a donné l idée

Plus en détail

DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT

DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT Guide d enseignement et Feuilles d activité de l élève DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT Qu est-ce que l intimidation (bullying)? L intimidation est le fait de tourmenter de façon

Plus en détail

Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose

Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose Le «blues du post-partum» est FRÉQUENT chez les nouvelles mères. Quatre mères sur cinq auront le blues du post-partum. LE «BLUES DU POST-PARTUM» La

Plus en détail

Question N : 1- Comment un individu devient-il acteur dans une organisation?

Question N : 1- Comment un individu devient-il acteur dans une organisation? THÈME DE L INDIVIDU À L ACTEUR L organisation, que ce soit une association, une administration ou une entreprise, ne peut pas fonctionner sans la mise en œuvre de processus de gestion assurant la coordination

Plus en détail

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance FONDATION NATIONALE DE GERONTOLOGIE Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance La vieillesse est une étape de l existence pendant laquelle chacun poursuit

Plus en détail

Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés

Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés IEN/CTR ASH 2011-2012 Comportements inappropriés / Troubles de la conduite et du comportement

Plus en détail

C R É D I T A G R I C O L E A S S U R A N C E S. Des attitudes des Européens face aux risques

C R É D I T A G R I C O L E A S S U R A N C E S. Des attitudes des Européens face aux risques C R É D I T A G R I C O L E A S S U R A N C E S Observatoire Ipsos-LogicaBusiness Consulting/Crédit Agricole Assurances Des attitudes des Européens face aux risques Fiche technique Ensemble : 7245 répondants

Plus en détail

DOCUMENT DE TRAVAIL. Projet de révision de l annexe à la Recommandation n o R (92) 14 rév. du Code d éthique sportive

DOCUMENT DE TRAVAIL. Projet de révision de l annexe à la Recommandation n o R (92) 14 rév. du Code d éthique sportive Strasbourg, 7 août 2009 EPAS(2009)19rév DOCUMENT DE TRAVAIL Projet de révision de l annexe à la Recommandation n o R (92) 14 rév. du Code d éthique sportive «Qui joue loyalement est toujours gagnant.»

Plus en détail

Un autre signe est de blâmer «une colère ouverte qui débute par le mot TU».

Un autre signe est de blâmer «une colère ouverte qui débute par le mot TU». Le besoin de contrôler Le comportement compulsif de tout vouloir contrôler n est pas mauvais ou honteux, c est souvent un besoin d avoir plus de pouvoir. Il s agit aussi d un signe de détresse; les choses

Plus en détail

Surfer Prudent - Tchats. Un pseudo peut cacher n importe qui

Surfer Prudent - Tchats. Un pseudo peut cacher n importe qui Tchat Un tchat est un outil de communication sur Internet qui permet de parler en temps réel avec un ou plusieurs internautes. Un tchat est aussi appelé messagerie instantanée. Un pseudo peut cacher n

Plus en détail

Réactions de deuil des enfants

Réactions de deuil des enfants Le deuil et ses effets 91 Réactions de deuil des enfants Rôle des parents en assistant les enfants dans le deuil Les enfants n ont pas la force émotionnelle de faire seuls leur deuil. Ils ont besoin de

Plus en détail

Est-ce que les parents ont toujours raison? Épisode 49

Est-ce que les parents ont toujours raison? Épisode 49 Est-ce que les parents ont toujours raison? Épisode 49 Fiche pédagogique Le thème du 49 e épisode dirige l attention sur une question fondamentale lorsqu il s agit de développer la pensée des enfants,

Plus en détail

Mon boss ne délègue pas

Mon boss ne délègue pas Situation 3 Mon boss ne délègue pas L importance d une rhétorique soignée Les situations de pur rapport de force Autonomie et contrôle La délégation Explication/justification La situation Pierre, notre

Plus en détail

LA FIN DE VIE AUX URGENCES: LES LIMITATIONS ET ARRÊTS DES THÉRAPEUTIQUES ACTIVES. Dr Marion DOUPLAT SAMU- Urgences Timone

LA FIN DE VIE AUX URGENCES: LES LIMITATIONS ET ARRÊTS DES THÉRAPEUTIQUES ACTIVES. Dr Marion DOUPLAT SAMU- Urgences Timone LA FIN DE VIE AUX URGENCES: LES LIMITATIONS ET ARRÊTS DES THÉRAPEUTIQUES ACTIVES Dr Marion DOUPLAT SAMU- Urgences Timone SOMMAIRE 1. La mort aux urgences 2. Les Limitations et Arrêts des Thérapeutiques

Plus en détail

Quelqu un de votre entourage a-t-il commis un suicide?

Quelqu un de votre entourage a-t-il commis un suicide? Quelqu un de votre entourage a-t-il commis un suicide? Soutien après le suicide d un jeune À la mémoire de Adam Cashen Quelqu un de votre entourage a-t-il commis un suicide? Si une personne de votre entourage

Plus en détail

* Source : le livre «Bébé en garderie»

* Source : le livre «Bébé en garderie» L intégration * Source : le livre «Bébé en garderie» Il est parfois difficile pour certains enfants de vivre l intégration en service de garde. Les pleurs de l enfant et l insécurité des parents nous amènent

Plus en détail

Préface de Germain Duclos

Préface de Germain Duclos je suis capable! i, Moi auss Marie-Francine Hébert Marie-Claude Favreau Préface de Germain Duclos Moi aussi je suis capable! Texte : Marie-Francine Hébert Illustrations : Marie-Claude Favreau Préface

Plus en détail

PLAN DE CRISE ECOLE :..

PLAN DE CRISE ECOLE :.. Académie de Corse Direction des services départementaux de l'education nationale de Corse du Sud. PLAN DE CRISE ECOLE :.. Gestion des situations exceptionnelles Ce document doit disposer en annexe de la

Plus en détail

Critères de l'addiction et de la dépendance affective chez la victime de manipulateur pervers narcissique

Critères de l'addiction et de la dépendance affective chez la victime de manipulateur pervers narcissique Critères de l'addiction et de la dépendance affective chez la victime de manipulateur pervers narcissique Dépendance de la victime à une illusion, un fantasme Ces critères ont été élaborés par Goodman

Plus en détail

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire?

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Entretien avec Philippe Meirieu réalisé pour l ARALD - Quel est votre sentiment sur la présence des écrivains dans les classes? Il me semble que ce n est pas

Plus en détail

PLAN DE LA CONFERENCE

PLAN DE LA CONFERENCE «LA PLACE DE CHACUN DANS LA FAMILLE» PLAN DE LA CONFERENCE Introduction : Relativité des modèles familiaux en fonction des époques et des lieux, nous nous centrerons sur l ici et maintenant. Evolutions

Plus en détail

AVIS DE LA FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE L AUTISME DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA LUTTE CONTRE L INTIMIDATION

AVIS DE LA FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE L AUTISME DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA LUTTE CONTRE L INTIMIDATION AVIS DE LA FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE L AUTISME DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA LUTTE CONTRE L INTIMIDATION NOVEMBRE 2014 La Fédération québécoise de l'autisme (FQA) est un regroupement

Plus en détail

DON D ORGANES Donneur ou pas

DON D ORGANES Donneur ou pas Agence de la biomédecine L Agence de la biomédecine, qui a repris les missions de l Etablissement français des Greffes, est un établissement public national de l Etat créé par la loi de bioéthique du 6

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. PENTA Editions Des livres qui résonnent

DOSSIER DE PRESSE. PENTA Editions Des livres qui résonnent DOSSIER DE PRESSE En couverture : Ludwig van Beethoven, impression couleur d après une peinture de Johann Baptist Reiter Beethoven-Haus Bonn Partie de violon de quatuor à cordes op. 135 de Ludwig van Beethoven,

Plus en détail

Dix valeurs pour les soins infirmiers

Dix valeurs pour les soins infirmiers Dix valeurs pour les soins infirmiers La valeur n attendant pas le nombre des années, deux étudiantes en soins infirmiers se sont interrogées sur les valeurs dont l infirmière a besoin pour mieux adapter

Plus en détail

4720.5560.46 (septembre 2009) 30 %

4720.5560.46 (septembre 2009) 30 % 4720.5560.46 (septembre 2009) 30 % Prévenir le jeu excessif chez les adolescents C est toujours gagnant! Pourquoi ce dépliant? [ ] Le rôle des parents est déterminant dans la prévention du jeu excessif

Plus en détail

La supervision en soins infirmiers

La supervision en soins infirmiers La supervision en soins infirmiers (article en deux parties : version jumelée) La pratique de la supervision en soins infirmiers étant peu courante en France et les écrits la concernant de même, bien que

Plus en détail

I/ Qu est-ce que l aphasie? French

I/ Qu est-ce que l aphasie? French I/ Qu est-ce que l aphasie? French Vous avez, vraisemblablement, récemment eu à faire à l aphasie et ce, pour la première fois. L aphasie appelle d emblée quelques questions comme : qu est-ce que l aphasie,

Plus en détail

Comment se constitue la personnalité? Un bébé heureux a-t-il le plus de chances de devenir un adulte heureux?

Comment se constitue la personnalité? Un bébé heureux a-t-il le plus de chances de devenir un adulte heureux? Philippe Scialom 1 Un bébé heureux a-t-il le plus de chances de devenir un adulte heureux? La petite enfance est une période beaucoup plus déterminante qu on ne pourrait le penser : tout ce que va vivre

Plus en détail

Introduction par effraction

Introduction par effraction Introduction par effraction Les gens qui sont victimes d une introduction par effraction peuvent être affectés pour d autres raisons que la perte de leurs biens. Ils peuvent ressentir de fortes émotions

Plus en détail

Apprenez à votre enfant la Règle «On ne touche pas ici».

Apprenez à votre enfant la Règle «On ne touche pas ici». 1. Apprenez à votre enfant la Règle «On ne touche pas ici». Près d un enfant sur cinq est victime de violence sexuelle, y compris d abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant. Apprenez

Plus en détail

Lorsqu une personne chère vit avec la SLA. Guide à l intention des enfants

Lorsqu une personne chère vit avec la SLA. Guide à l intention des enfants Lorsqu une personne chère vit avec la SLA Guide à l intention des enfants 2 SLA Société canadienne de la SLA 3000, avenue Steeles Est, bureau 200, Markham, Ontario L3R 4T9 Sans frais : 1-800-267-4257 Téléphone

Plus en détail

Origines possibles et solutions

Origines possibles et solutions Ne plus avoir peur de vieillir «Prends soin de ton corps comme si tu allais vivre éternellement, Prends soin de ton âme comme si tu allais mourir demain.» Introduction Ce petit document est la résultante

Plus en détail

Là où vont nos pères1

Là où vont nos pères1 Là où vont nos pères1 Ces pages ne cherchent pas à servir de guide d interprétation pour cet album sans paroles. Chacun y cherchera et y trouvera des significations personnelles, des situations familières

Plus en détail

VOTRE PROCHE A FAIT DON DE SON CORPS. Ecole de Chirurgie ou Faculté de Médecine

VOTRE PROCHE A FAIT DON DE SON CORPS. Ecole de Chirurgie ou Faculté de Médecine VOTRE PROCHE A FAIT DON DE SON CORPS Ecole de Chirurgie ou Faculté de Médecine Que devient son corps? Quelle cérémonie envisager? Quel lieu de mémoire? Comment vivre ce deuil? Quels accompagnements sont

Plus en détail

Inspirer l enfant : être ou ne pas être la différence?

Inspirer l enfant : être ou ne pas être la différence? Inspirer l enfant : être ou ne pas être la différence? La vie d un enfant est comme un bout de papier sur lequel chaque passant laisse sa marque. - proverbe chinois 106 rue Josée Rougemont (QC) J0L 1M0

Plus en détail

Déclarations anticipées concernant mes soins de santé et ma fin de vie

Déclarations anticipées concernant mes soins de santé et ma fin de vie Déclarations anticipées concernant mes soins de santé et ma fin de vie Nom et prénom: Adresse: Numéro de registre national: Mes valeurs et convictions personnelles Outre les déclarations anticipées expressément

Plus en détail

Démence et fin de vie chez la personne âgée

Démence et fin de vie chez la personne âgée Démence et fin de vie chez la personne âgée Dr C le Provost Gériatre C.H.B.A Vannes Dr M Michel Gériatre C.H.U Rennes Démence et fin de vie Sujet grave: la mort la «de mens» = être privé de son esprit

Plus en détail

Conseil général du Lot. Le Conseil général, plus proche de vous, plus solidaire.

Conseil général du Lot. Le Conseil général, plus proche de vous, plus solidaire. Conseil général du Lot é t e r p o La pr chez l enfant s n a 6 à 0 de Le Conseil général, plus proche de vous, plus solidaire. La propreté, cela ne s apprend pas! Maman, je vais certainement te surprendre,

Plus en détail

5 clés pour plus de confiance en soi

5 clés pour plus de confiance en soi ASSOCIATION JEUNESSE ET ENTREPRISES Club SEINE-ET- MARNE 5 clés pour plus de confiance en soi Extrait du guide : «Vie Explosive, Devenez l acteur de votre vie» de Charles Hutin Contact : Monsieur Jackie

Plus en détail

Indicateurs de perte d autonomie chez la personne âgée

Indicateurs de perte d autonomie chez la personne âgée Indicateurs de perte d autonomie chez la personne âgée L objectif est de repérer des personnes âgées à risque de perte d autonomie. Certains indices observables sont énumérés ici. Un seul critère n est

Plus en détail

L utilisation de l approche systémique dans la prévention et le traitement du jeu compulsif

L utilisation de l approche systémique dans la prévention et le traitement du jeu compulsif L utilisation de l approche systémique dans la prévention et le traitement du jeu compulsif Isabelle Cyr, B.sc. Psychologie. B.sc. Service social. T.s. Thérapeute Josée Dostie, B.A. Psychologie. Thérapeute

Plus en détail

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique A R D E Q A F Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique 1.1 Définition de la profession et du contexte de l intervention p. 2 1.2 Le référentiel d activités du Diplôme

Plus en détail

Droits de l enfant. Consultation des 6/18 ans MON ÉDUCATION, MES LOISIRS MA VIE DE TOUS LES JOURS MA SANTÉ JE SUIS UN ENFANT, J AI DES DROITS

Droits de l enfant. Consultation des 6/18 ans MON ÉDUCATION, MES LOISIRS MA VIE DE TOUS LES JOURS MA SANTÉ JE SUIS UN ENFANT, J AI DES DROITS Droits de l enfant LES JOURS MON ÉDUCATION, MES LOISIRS MA VIE DE TOUS ENFANT / JEUNE N d ordre Consultation des 6/18 ans 2014 MA SANTÉ JE SUIS UN ENFANT, J AI DES DROITS B onjour, Sais-tu que tu as des

Plus en détail

Mieux connaître les publics en situation de handicap

Mieux connaître les publics en situation de handicap Mieux connaître les publics en situation de handicap Plus de 40 % des Français déclarent souffrir d une déficience 80 Comment définit-on le handicap? au moins une fois au cours de leur vie et 10 % indiquent

Plus en détail

COUPLE ET PROBLÈMES SEXUELS

COUPLE ET PROBLÈMES SEXUELS COUPLE ET PROBLÈMES SEXUELS Introduction Christine Reynaert et Pierre Collart ont tous deux activement participé à l ouverture de centres spécialisés dans le traitement de troubles sexuels (voir analyse

Plus en détail

LES BASES DE LA MÉTAPSYCHOLOGIE

LES BASES DE LA MÉTAPSYCHOLOGIE Chapitre 1 LES BASES DE LA MÉTAPSYCHOLOGIE I. RAPPEL THÉORIQUE Le terme Métapsychologie désigne le cadre théorique que Freud a élaboré et enrichi tout au long de sa vie. La métapsychologie constitue la

Plus en détail

Questionnaire pour les enseignant(e)s

Questionnaire pour les enseignant(e)s info@educatout123.fr www.educatout123.fr +31 614303399 L enfant qui bouge beaucoup! C est un fait, un enfant bouge beaucoup, il a besoin de se dépenser. Il arrive même parfois qu on n arrive plus à tenir

Plus en détail

Centre de la petite enfance Le Petit Réseau inc. PROGRAMME D ACTIVITÉS 4 ans à 5 ans

Centre de la petite enfance Le Petit Réseau inc. PROGRAMME D ACTIVITÉS 4 ans à 5 ans Centre de la petite enfance Le Petit Réseau inc. PROGRAMME D ACTIVITÉS 4 ans à 5 ans Juin 2010 TABLE DES MATIÈRES 1. CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES 4 2. OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT ENFANTS DE 4 ANS À 5 ANS

Plus en détail

Comportements addictifs

Comportements addictifs Comportements addictifs Les cyberdépendances Addictions comportementales, Qu est-ce que c est? L addiction, au sens général, peut se définir par une envie incontrôlable et répétée, de consommer un produit

Plus en détail

Vous êtes proche d une personne qui souffre d un trouble psychique?

Vous êtes proche d une personne qui souffre d un trouble psychique? rfsm fnpg fribourgeois de santé mentale er Netzwerk für psychische Gesundheit Vous êtes proche d une personne qui souffre d un trouble psychique? Vous vivez des moments difficiles : Nous sommes là pour

Plus en détail

Guide. du citoyen. L état-civil ça nous protège et c est bon pour notre pays!

Guide. du citoyen. L état-civil ça nous protège et c est bon pour notre pays! Guide du citoyen L état-civil ça nous protège et c est bon pour notre pays! Sommaire p 4 p 5 p 8 p 12 p 16 p 20 p 24 p 28 Préambule Nos noms dans la République Les grands moments de l existence Acte de

Plus en détail

Etude MIKE - Abstract

Etude MIKE - Abstract www.zhaw.ch/psychologie Etude MIKE - Abstract L étude MIKE a examiné de manière représentative le comportement en matière d utilisation des médias des enfants en âge d aller à l école primaire vivant en

Plus en détail

ACCUEIL EN CENTRE DE LOISIRS ENFANT PORTEUR DE HANDICAP

ACCUEIL EN CENTRE DE LOISIRS ENFANT PORTEUR DE HANDICAP ASSOCIATION DES CENTRES DE LOISIRS 11 avenue Jean Perrot - 38100 GRENOBLE Tél. : 04 76 87 76 41 - Fax : 04 76 47 52 92 E-mail : secretariat@acl-grenoble.org Site Internet : http://www.acl-grenoble.org

Plus en détail

eduscol Ressources pour la voie professionnelle Français Ressources pour les classes préparatoires au baccalauréat professionnel

eduscol Ressources pour la voie professionnelle Français Ressources pour les classes préparatoires au baccalauréat professionnel eduscol Ressources pour la voie professionnelle Ressources pour les classes préparatoires au baccalauréat professionnel Français Présentation des programmes 2009 du baccalauréat professionnel Ces documents

Plus en détail

1. Composition des groupes en formation qui ont été interrogés sur le thème de l inter- culturalité:

1. Composition des groupes en formation qui ont été interrogés sur le thème de l inter- culturalité: 1. Composition des groupes en formation qui ont été interrogés sur le thème de l inter- culturalité: Nous avons consulté les 3 sites de l INSUP plus particulièrement confrontés à la mixité culturelle :

Plus en détail

DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE

DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE Ecole d Application STURM Janvier-Février 2012 CM2 Salle 2 Mme DOUILLY DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE Sujet proposé par les élèves et choisi par la majorité. 1 ère séance : définitions et explications Réflexion

Plus en détail

Jouer, c'est vivre! Repères sur le jeu en Action Catholique des Enfants

Jouer, c'est vivre! Repères sur le jeu en Action Catholique des Enfants Présentation du livre Jouer, c'est vivre! Repères sur le jeu en Action Catholique des Enfants 17 X 23 cm, 100 pages, 2014, 12 Pourquoi un livre sur le jeu? Parce que jouer est un droit fondamental de l'enfant,

Plus en détail

Les Nouvelles Technologies de l Information et de la Communication

Les Nouvelles Technologies de l Information et de la Communication Les Nouvelles Technologies de l Information et de la Communication Diaporama réalisé à partir des résultats du questionnaire passé par 648 lycéens du Lycée Hector Berlioz Définition des nouvelles technologies

Plus en détail

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée»

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» «SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» intéresser, l entendre, et transformer en soins de vie ce qu elle veut nous dire qu elle soit atteinte

Plus en détail

L'usager est prêt. L'usager n'est pas prêt. Outil d évaluation 1 : L usager est-il prêt à s engager dans une démarche pour mieux gérer son énergie?

L'usager est prêt. L'usager n'est pas prêt. Outil d évaluation 1 : L usager est-il prêt à s engager dans une démarche pour mieux gérer son énergie? Outil d évaluation 1 : L usager est-il prêt à s engager dans une démarche pour mieux gérer son énergie? Nom de l usager L'usager est prêt L'usager vit un malaise par rapport à la fatigue ; il identifie

Plus en détail

HARCÈLEMENT CRIMINEL. Poursuivre quelqu un, ce n est pas l aimer!

HARCÈLEMENT CRIMINEL. Poursuivre quelqu un, ce n est pas l aimer! HARCÈLEMENT CRIMINEL Poursuivre quelqu un, ce n est pas l aimer! Qu est-ce que c est? Le harcèlement criminel est un crime. Généralement, il s agit d une conduite répétée durant une période de temps qui

Plus en détail

ETES-VOUS PRET.ES A ALLER MIEUX?

ETES-VOUS PRET.ES A ALLER MIEUX? ETES-VOUS PRET.ES A ALLER MIEUX? Projet formulé à partir de ma pratique de terrain: Constats Public défavorisé Plus le niveau d instruction est bas plus plus le risque est grand de développer des troubles

Plus en détail

Drogues, toxicomanies, conduites addictives

Drogues, toxicomanies, conduites addictives Drogues, toxicomanies, conduites addictives Jean-Etienne PODIK Mots clefs Addictions, dépendance Toxicomanies Politique de réduction des risques Comportements à risques Coûts Tabac Alcool Drogues licites,

Plus en détail

Comment parler avec l enfant de la maladie grave et de la mort?

Comment parler avec l enfant de la maladie grave et de la mort? Annette SANZ - Simon GESSIAUME Comment parler avec l enfant de la maladie grave et de la mort? Ce livret a été réalisé sous l égide de la Maison médicale Notre Dame du Lac - Fondation Diaconesses de Reuilly

Plus en détail

«Ce n est pas correct!»

«Ce n est pas correct!» Pour de plus amples renseignements Pour vous renseigner sur ce que fait le gouvernement du Canada pour les aînés ou pour trouver des services et des programmes de soutien offerts dans votre province ou

Plus en détail

I. LE CAS CHOISI PROBLEMATIQUE

I. LE CAS CHOISI PROBLEMATIQUE I. LE CAS CHOISI Gloria est une élève en EB4. C est une fille brune, mince avec un visage triste. Elle est timide, peureuse et peu autonome mais elle est en même temps, sensible, serviable et attentive

Plus en détail

Alex Beaupain. Chanson. Plus de peur que de mal

Alex Beaupain. Chanson. Plus de peur que de mal Chanson Alex Beaupain Plus de peur que de mal Au premier toboggan 1 Déjà tu savais bien Les risques que l on prend Les paris 2 que l on tient Voler chez le marchand À vélo sans les mains Tirer 3 sur cette

Plus en détail

Tapori France ATD Quart Monde 2014 1/5

Tapori France ATD Quart Monde 2014 1/5 1/5 Les enfants, acteurs essentiels du combat contre les idées reçues. Prendre en compte leur parole et les actes concrets qu ils posent. Réfléchir et débattre ensemble PROPOSER UN DEBAT PHILO Il s'agit

Plus en détail

Se libérer de la drogue

Se libérer de la drogue Chacun doit savoir qu il peut se libérer de la drogue à tout moment. Se libérer de la drogue Je ne maîtrise plus la situation Longtemps encore après la première prise de drogue, le toxicomane croit pouvoir

Plus en détail

RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation

RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation DEVELOPMENT CENTER Damien xxx Poste cible : Entreprise : Assesseurs Evaluesens : Responsable

Plus en détail

Psychologie Sociale. La psychosociologie étudie les situations sur le terrain.

Psychologie Sociale. La psychosociologie étudie les situations sur le terrain. Psychologie Sociale Nous confondons souvent la psychologie sociale et la psychosociologie. La psychologie sociale et la psychosociologie sont différenciées par la méthode. La psychologie sociale exerce,

Plus en détail

5172, des Ramiers Québec QC G1G 1L3 (418) 622-1593 c.sanfacon@videotron.ca

5172, des Ramiers Québec QC G1G 1L3 (418) 622-1593 c.sanfacon@videotron.ca 5172, des Ramiers Québec QC G1G 1L3 (418) 622-1593 LES TECHNIQUES D INTERVENTION Accepter mes propres émotions, éviter l affrontement, respecter l image du jeune. Ce n est pas toujours évident d intervenir

Plus en détail

- Je m appelle le Docteur - Docteur qui? - Juste le Docteur. Biographe

- Je m appelle le Docteur - Docteur qui? - Juste le Docteur. Biographe - Je m appelle le Docteur - Docteur qui? - Juste le Docteur Biographe Le Docteur une personne énigmatique à bien des égards. Peu de personne ont pu le voir, l approcher ou même voyager avec lui. Et s il

Plus en détail