LE COMMERCE ÉLECTRONIQUE ET L ÉVOLUTION DES MODÈLES DE DISTRIBUTION ET DE PRODUCTION

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "LE COMMERCE ÉLECTRONIQUE ET L ÉVOLUTION DES MODÈLES DE DISTRIBUTION ET DE PRODUCTION"

Transcription

1 LE COMMERCE ÉLECTRONIQUE ET L ÉVOLUTION DES MODÈLES DE DISTRIBUTION ET DE PRODUCTION Alain Rallet Professeur d économie, ADIS Université de Paris Sud En matière de commerce électronique, l attention des économistes s est surtout portée sur les transformations apportées au fonctionnement des marchés, la question centrale étant celle de l efficience des marchés électroniques relativement à celle des marchés traditionnels (Bailey, Smith et Brynjolfsson (1998), Brynjolfsson E. & M.D Smith (1999), Varian H.R. (1999), etc.). On cherche ainsi à savoir si le commerce sur l internet fait baisser les prix et réduit leur dispersion, accroît ou diminue les asymétries informationnelles. On s interroge sur le développement à grande échelle de certains types et procédures de marché (les marchés de consommateurs à consommateurs, les divers types d enchères, etc.). On se demande également où se crée la valeur sur ces marchés et quels sont les acteurs économiques susceptibles de se l approprier. Sans négliger l intérêt de ces phénomènes et de ces questions, nous pensons que la technologie ne change pas tant que cela la nature et le fonctionnement des marchés. Après une première période d effervescence où les mille potentialités de la technologie paraissent refonder radicalement l économie, on finit par redécouvrir que les marchés reposent sur des principes d organisation et des mécanismes économiques relativement indépendants de leurs supports technologiques. Il nous semble qu il faut plutôt regarder dans une autre direction pour saisir les transformations possibles induites par le commerce électronique. Ces transformations ne portent pas seulement sur le fonctionnement des marchés mais plus largement sur l organisation industrielle, c est-à-dire sur les relations entre production et marché ainsi que sur l organisation de la production. Plus précisément, l hypothèse est que le B2C (Business-to-Consumer) bien qu il ne représente et ne représentera qu une faible part du commerce électronique et l établissement d un nouveau type de relation au client final (CRM, Customer Relationship Management) peuvent impulser des transformations en amont du marché final, dans les relations interentreprises et l organisation de la production. Pour commencer, on s interroge sur la catégorie de commerce électronique. Elle prête à confusion car elle implique une distinction entre un commerce qui serait électronique et un autre qui ne le serait pas. Dans ce cadre, le commerce électronique est assimilé à l émergence de nouveaux marchés. C est bien pourquoi on cherche à le mesurer car on tiendrait alors un indicateur de modernité d une économie. Or, il y a davantage de sens à parler d électronisation des fonctions commerciales que de commerce électronique. C est en effet l ensemble du commerce qui est affecté et pas seulement l émergence d un commerce spécifique qui serait le commerce électronique. On examine ensuite quels effets l électronisation de certains aspects de la relation au client final peut avoir sur les modèles de distribution et de production. Cinq modèles sont distingués : le modèle de la vente par correspondance, le modèle de l agence, le modèle de la grande distribution, le modèle «Amazon» et le modèle de l assembleur ou modèle «Dell». On examine la portée de chacun de ces modèles. 1. Du commerce électronique à l électronisation du commerce On connaît la difficulté à définir le commerce électronique et, partant de là, à le mesurer. Il faut ici rappeler cette difficulté de façon à préciser la conception que nous avons du commerce électronique et tout particulièrement les raisons pour lesquelles il serait raisonnable d abandonner cette notion pour analyser le phénomène sous-jacent. La difficulté tient à un double problème : il faut en délimiter le domaine, il faut en définir les critères distinctifs Les domaines d activités du commerce électronique Partons d une première définition, vague mais commode, du commerce électronique : des activités commerciales impliquant l utilisation de technologies de l information et de la communication (TIC). On se trouve confronté en premier lieu à un problème de délimitation du champ d observation : quelles sont les activités considérées? Net-économie 75

2 Ce problème est décliné en 3 grandes questions : toutes les activités relatives au commerce électronique sont-elles du commerce électronique? quels types de réseaux supports sont pris en compte? quels types de marché sont pris en considération? Des réponses ont été abordées à ces trois questions Toutes les activités relatives au commerce électronique sont-elles du commerce électronique? On sait que les définitions les plus larges englobent les activités liées à l infrastructure de réseau, matérielle et logicielle, qui sous-tend le fonctionnement de l internet : routeurs, serveurs, logiciels d administration du réseau, plate-formes logicielles pour le commerce électronique, etc. Une telle définition a l avantage de présenter le commerce électronique comme une activité ayant d ores et déjà un poids économique important puisqu une grande partie de l industrie informatique et télécoms y est incluse. Elle a l inconvénient de compter l infrastructure nécessaire au commerce électronique comme une composante de ce commerce et de fausser ainsi les comparaisons avec le commerce dit traditionnel. Pour mieux cerner le «commerce électronique stricto sensu», la méthode consiste à décomposer le «commerce électronique au sens large» en plusieurs niveaux ou couches. L U.S. Census Bureau décompose ainsi «l économie électronique» en 3 niveaux : l infrastructure de l e-business, l ebusiness ("any process that a business organization conducts over computer-mediated network channels"), l ecommerce ("any transaction completed over a computer-mediated network that involves the transfer of ownership or rights to use goods or services") (Mesenbourg, 2000). La décomposition en 4 couches proposée par le Center for Research in Electronic Commerce (CREC) de l Université du Texas (cf. Barua, Pinnell, Shutter et Whinston, 1999 et The Internet Economy Indicators, est plus précise. La couche 1 est celle des activités liées à l infrastructure de l internet : les fournisseurs de «backbones», d accès, d équipements et de logiciels de réseau, de producteurs de PC et de serveurs, de vendeurs de solutions de sécurité. La couche 2 regroupe les applications internet qui rendent possible l activité commerciale en ligne : consultants internet, applications de commerce électronique (Netscape, Microsoft, IBM, etc.), applications multimédia (RealPlayer, Macromedia, etc.), logiciels de développement du Web (Adobe, etc.), concepteurs de moteurs de recherche (Inktomi, etc.), bases de données Web (Oracle, IBM, etc.). La couche 3 est celle des intermédiaires qui facilitent la rencontre et les interactions entre acheteurs et vendeurs sur l internet : organisateurs de marchés (ex : plates-formes de commerce électronique B2B), agences de voyages en ligne, courtiers en ligne, portails, publicité en ligne, comparatifs de prix, sites d achats groupés, etc.). La dernière couche est celle du commerce proprement dit (vente de produits et de services à des consommateurs ou des entreprises sur l internet) : commerçants électroniques (Amazon), industriels vendant en ligne (Cisco, Dell, etc.), compagnies aériennes vendant leurs tickets en ligne, services de divertissement, etc. Cette décomposition permet de distinguer les activités relatives à la gestion du réseau internet (couches 1 et 2) de celles relatives au développement du commerce sur l internet (couches 3 et 4). Elle est cependant difficile à mettre en pratique car ces activités sont liées entre elles et sont d autant moins directement observables qu elles font souvent l objet d une intégration verticale 1. Il convient ainsi de retenir dans le commerce électronique proprement dit les couches 3 et 4 (fonctions d intermédiation, transactions commerciales sur les réseaux). La définition la plus stricte ne prend en compte que ces dernières. 1. Selon une estimation du CREC qui porte sur 3000 firmes basées aux États-Unis, l économie liée au e-commerce (couches 3 et 4) représenterait en 1999 à peu près la moitié des revenus générés par l économie de l internet au sein des firmes basées aux États-Unis. Par ailleurs, la couche commerciale proprement dite (4) qui représente 30% de ces revenus est celle qui croît le plus rapidement (The Center for Research in Electronic Commerce (2000), 76 Insee Méthodes

3 Quels types de réseaux supports sont pris en compte? Le commerce électronique n existe pas que sur l internet. En dehors du cas particulier du minitel qui a représenté un support important du commerce électronique en France 2, d importants échanges marchands ne passent pas par l internet. Ce sont la plupart des échanges interentreprises EDI. Ces échanges se sont développés sur des réseaux propriétaires aux normes de communication spécifiques et bien antérieurement à l internet (le réseau des agences de voyage et des compagnies aériennes, les réseaux bancaires, sectoriels, etc.). Or, ils supportent la plus grande partie du commerce interentreprises et possèdent des avantages que n a pas l internet (sécurité des transactions, fiabilité des transmissions, etc.). La puissance de diffusion du protocole TCP/IP est telle qu il va se généraliser aux échanges EDI mais avec des niveaux de protection et de sécurité qui imposeront des réseaux fermés (extranets). Tous les échanges n auront donc pas lieu sur l internet, au sens de réseau des réseaux, ouvert à quiconque dispose d un accès internet. Un volume important d échanges aura lieu sur des réseaux fermés adoptant le standard TCP/IP. Les évaluations du commerce électronique doivent en tenir compte en étendant celui-ci à tous les échanges ayant lieu sur des réseaux télématiques. L US Bureau of Census a adopté une telle définition (cf. plus haut) en considérant les échanges marchands réalisés sur des computer-mediated networks (internet, intranets, extranets, réseaux EDI et réseaux de télécommunication), qu ils soient ouverts ou fermés Quels types de marché prendre en compte? L expression «commerce électronique» inclut généralement le commerce interentreprises (B2B, «Business-to- Business») et le commerce entre entreprises et consommateurs finals (B2C, «Business-to-Consumer»). Il faudrait aussi prendre en compte d autres marchés, notamment les marchés de consommateurs à consommateurs (C2C, «Consumerto-Consumer») et les marchés publics (B2G, «Business-to-Government» ou achats des entreprises aux administrations). Les marchés C2C (principalement des marchés d enchères) se développent grâce à l internet mais sont encore balbutiants. Quant aux marchés publics, ils constituent un gisement très important pour le commerce électronique grâce à leur poids économique d une part, et à la nature du marché (monopsone) d autre part. L électronisation de ces marchés est en cours (mise en ligne des appels d offre et des réponses à ces appels) mais il est rare que les transactions soient conclues sur des réseaux Au fond, y a t-il un sens à parler de commerce électronique? Une fois le champ d activités à peu près clarifié le commerce électronique inclut les activités relatives à l intermédiation et à la réalisation des transactions commerciales sur tous les types de réseau et les différentes sortes de marché, vient la question la plus difficile à résoudre : à partir de quand, au sein de ce champ d activités, considère-ton que le commerce devient électronique? La question peut paraître métaphysique. Mais elle fonde la possibilité de pouvoir en parler concrètement et de le mesurer Le fétichisme de la commande en ligne Quelle est la frontière entre commerce électronique et commerce traditionnel? Une transaction initiée par une visite sur un site électronique (consultation de catalogue) mais dont la commande est effectuée par courrier, réglée par envoi de chèque et distribuée par un camion doit-elle être considérée comme relevant du commerce électronique? Plus subtil : est-ce qu une transaction effectuée à partir d une borne électronique au sein d un magasin traditionnel (le billet de chemin de fer acheté sur une borne à la gare) fait partie du commerce électronique? Plus difficile encore : est-ce que l achat d une œuvre musicale téléchargée sur un baladeur numérique à partir d un ordinateur situé dans une boutique et non relié à un réseau est du commerce électronique? Les statisticiens (US Bureau of Census, CNIS ) proposent de retenir comme relevant du commerce électronique toute transaction qui implique un accord passé en ligne entre un acheteur et un vendeur pour transférer le droit de propriété. Ils essaient ainsi de mesurer la part des ventes en ligne dans l ensemble des ventes. Ce critère a le mérite d être clair. Selon lui, l achat d un billet de chemin de fer sur une borne électronique en gare relève du commerce électronique. Ce 2. En 1998, le minitel représentait 6 milliards de FF de chiffre d affaires réalisé contre 2,5 milliards pour le commerce électronique sur l internet (dont 2 milliards pour le commerce interentreprises). Source : OCDE (1998) et Net-économie 77

4 n est pas le cas en revanche de l achat de l œuvre musicale téléchargée sur le baladeur (l ordinateur n étant pas connecté à un réseau) ou, cas plus contestable, celui d un ordinateur choisi sur un site Web mais acheté ensuite par voie téléphonique (cas fréquent). Mais la commande électronique n est qu un critère parmi d autres pour caractériser l électronisation du commerce. Il n y aucune raison de le privilégier à moins de ramener la transaction commerciale à un acte ponctuel d achat/vente, vision dont les économistes ont entrepris de se détacher depuis une vingtaine d années pour la rétablir comme un processus s inscrivant dans une certaine durée. La décision touchant au transfert du droit de propriété n est qu un moment de la transaction. Il est certes important mais dépend largement des autres moments. Autrement dit, on ne voit pas pourquoi il faudrait écarter du commerce électronique des transactions qui ne font pas l objet d une commande en ligne mais qui utilisent des supports électroniques à d autres moments du processus 3. Le vendeur qui cède un bien dans un magasin contre paiement effectué au moyen d une carte authentifiée et validée par la connexion à un réseau bancaire n est-il pas un commerçant électronique qui s ignore? En somme, pourquoi le commerce électronique devrait-il reposer sur le fétichisme de la commande en ligne? On objectera que, sans ce critère, bien des activités commerciales risquent de passer pour du commerce électronique et qu ainsi cette notion n aurait plus de sens. C est précisément le problème : la notion de commerce électronique peut-elle avoir un sens? Y a t-il sens à vouloir identifier un commerce électronique par rapport à un commerce qui ne le serait pas? On peut en douter. Un tel cadre de raisonnement risque de nous amener vers de fausses pistes en polarisant l attention sur un aspect et en masquant la véritable transformation du commerce induite par les TIC, à savoir l hybridation de fonctions électronisées et de fonctions non électronisées L électronisation des fonctions commerciales La quête de la notion de commerce électronique est liée à la vision technologiste initiale d un commerce dont les réseaux seraient la place de marché (electronic marketplace). Ainsi conçu, le commerce électronique répond au modèle d un commerce virtuel par opposition à celui d un commerce se déployant dans un cadre physique. La technologie induit très fortement ce type de représentation du commerce électronique. Or dans la réalité, pour des raisons qui tiennent à la nature des biens (tous les biens ne sont pas intangibles) mais pas seulement, un petit nombre de marchés peuvent être intégralement virtualisés. Dans la plupart des cas, ils continuent d impliquer un cadre physique. Le modèle du commerce électronique comme place de marché virtuelle ne tenant plus, il fallut bien se rabattre sur un autre critère pour maintenir l existence du commerce électronique comme entité spécifique. Ce fut la commande en ligne, le transfert du droit de propriété. Nous proposons d aller plus loin encore dans la désintégration de la catégorie de commerce électronique : il n y a pas de critère distinctif possible d un commerce électronique qui s opposerait à un commerce traditionnel, il n y a que l électronisation de fonctions commerciales. L erreur est de penser le commerce électronique sous la forme d activités commerciales spécifiques alors qu il convient de le traiter comme l électronisation de fonctions commerciales affectant l ensemble des marchés. De telle sorte que les marchés reposent et reposeront de plus en plus sur une hybridation des supports virtuels et physiques. Ce sont les effets de cette hybridation sur le commerce qu il convient d analyser plutôt que d avoir l œil rivé sur la progression des ventes en ligne et de ramener l électronisation du commerce à ce critère hypothétique de succès. L électronisation du commerce est une chose trop sérieuse pour la réduire à la vente en ligne. Il semble plus rigoureux d analyser le degré d électronisation des fonctions commerciales et de voir comment il affecte les marchés. Dans cette perspective, on peut se demander s il ne faudrait pas mieux mesurer le degré d électronisation des fonctions commerciales (la commande en ligne étant une de ces mesures) plutôt que de rechercher une mesure du «commerce électronique». 3. Prenons l exemple ambigu de l EDI. L EDI est dans sa version basique, c est-à-dire la plus répandue, de la transmission automatisée de documents commerciaux formatés (bons de commande, de livraison, factures, etc.). Il n est donc pas tout à fait homogène à une définition du commerce électronique limitée aux transactions engagées en ligne. En effet, les relations entre fournisseurs et clients qui forment l essentiel de l EDI sont généralement décidées et contractualisées hors réseau. Selon une récente étude d ActivMedia Research, la première fonction (dans 77 % des cas) des sites américains de B2B est de stimuler des ventes hors ligne. Seuls 44 % de ces sites peuvent accepter des commandes en ligne. Source : "Real Numbers Behind Net Profits 2000 ", 78 Insee Méthodes

5 L hybridation des fonctions virtuelles et des supports physiques Pour analyser le phénomène d hybridation induit par la diffusion des TIC comme supports des activités commerciales, il faut se donner une grille d analyse fonctionnelle du commerce. Celui-ci peut être décomposé en un certain nombre de fonctions qui sont inégalement virtualisées par les TIC. Certains fonctions continuent de requérir des lieux physiques tandis qu une fonction virtualisée peut alimenter un canal physique et vice versa. On peut distinguer trois grands types de fonction selon leur ordre chronologique dans la transaction : les fonctions antérieures à l acte d achat vente, l acte d achat vente lui-même, les fonctions postérieures. Les fonctions ex-ante portent essentiellement sur la recherche et la production d informations sur les produits et les parties à l échange : informations sur les prix, la qualité, la localisation des points de vente, les vendeurs, les acheteurs, etc. Elles impliquent le développement d activités d intermédiation informationnelle entre acheteurs et vendeurs. Ces activités sont par nature facilement électronisables. Elles se sont rapidement développées sur l internet avec l émergence d intermédiaires informationnels (du portail au comparateur de prix). Cette rapide progression a donné naissance à un effet d entonnoir au regard de la commande en ligne : la masse considérable d informations collectées, traitées et mises à disposition des acheteurs et des vendeurs débouche sur un petit nombre de transactions commerciales réalisées en ligne. Mais la production et la recherche d informations sur l internet peut être le moyen de déclencher des achats dans les magasins traditionnels, tout comme, à l inverse, une campagne de publicité sur des supports traditionnels peut rabattre des clients vers les sites marchands 4. Ce qui est un problème si on raisonne en termes d opposition entre modèle virtuel et modèle physique ne l est plus si on se situe dans la perspective d un modèle hybride. La fonction d achat vente qui matérialise la décision d achat est plus délicate à électroniser pour plusieurs raisons. Primo, il existe des biens dont l achat implique en dernier ressort un contact physique avec le bien ou avec le vendeur. C est notamment le cas pour des biens non standards, complexes, qui demandent à être examinés de près ou requièrent une négociation ou des conseils. Secundo, le magasin traditionnel rend davantage le client captif d une décision d achat, une fois le seuil du magasin franchi, que le site virtuel qu il est facile de quitter. Tertio, il est rare d acheter un bien seul. Il existe des externalités de consommation : l achat d un bien en appelle un autre sans qu il y ait toujours un lien de complémentarité. Les grandes surfaces commerciales et les galeries marchandes sont fondées sur la mise en valeur de cet «effet caddie» qui est plus difficile à contenir dans les limites d un site marchand sur un réseau virtuel. C est pourquoi les commerçants sont réticents à se passer d infrastructures qui assurent un contact physique avec les clients. L électronisation des fonctions ex post pose encore davantage de problèmes. Le paiement est une opération qui peut être entièrement dématérialisée mais il se heurte aujourd hui moins à des problèmes objectifs de sécurité par rapport auxquels des solutions techniques sont possibles qu aux représentations que s en font les individus. Par ailleurs, les habitudes de paiement qui sont enracinées dans l histoire et la géographie (elles sont très différentes d un pays à l autre) se modifient très lentement. Ces difficultés inciteront une partie des consommateurs à continuer de régler leurs transactions lors d un contact direct avec le vendeur. La logistique implique par nature une infrastructure matérielle de distribution pour les biens tangibles. Le coût de la livraison à domicile pour des biens différenciés en faible volume implique soit de conserver le principe de la grande distribution (faire venir les consommateurs dans de grandes surfaces), soit de mettre en place une infrastructure diffuse de points de contacts avec la clientèle, notamment pour la part de la clientèle qui n a pas une forte propension à payer le surcoût du «dernier kilomètre». Enfin, les services d après vente et de maintenance imposent le maintien d une forme de représentation physique du vendeur à proximité de l acheteur. Les dynamiques de l hybridation sont encore peu lisibles. Elles dépendront de la nature des biens, de la structuration des marchés et de la propension de la clientèle (coût, apprentissage) à utiliser la voie de l électronisation. Elles dépendront aussi et surtout de l articulation temporelle des processus d électronisation ou/et des supports physiques entre fonctions. Ainsi, aujourd hui, la réticence des consommateurs à payer en ligne rétroagit négativement sur l achat en ligne, ce qui pousse au maintien d infrastructures physiques et peut induire une certaine trajectoire de l électronisation du commerce par rapport à l éventail initial des possibles. Autre exemple : des investissements importants dans la constitution d infrastructures physiques spécifiques à l électronisation du commerce encourageraient la commande en ligne car l absence de telles infrastructures représente aujourd hui un des principaux obstacles à son développement. 4. Le coût des campagnes publicitaires traditionnelles qu il faut réaliser pour accéder à la notoriété est une des principales limites au développement des start-up B2C. Net-économie 79

6 2. Le B2C comme force de transformation des modèles de distribution et de production On s interroge dans cette deuxième partie sur les impacts de l électronisation du commerce sur l économie. Ces impacts seront multiples. On explore ici une hypothèse particulière : le B2C comme force de transformation des modèles de distribution et de production. Il s agit d une conjecture dont l intérêt est d essayer d anticiper, au risque de se tromper, des changements profonds qui ne sont pas encore amorcés et de proposer ainsi un cadre à la discussion 5. On commencera par exposer deux scénarios d évolution du processus d électronisation du commerce et de ses impacts. Le premier fait du B2B l axe central de cette électronisation, les impacts se situant logiquement au niveau des relations interentreprises qui pourraient évoluer vers un autre modèle d organisation industrielle. Le second avance que les impacts de l électronisation du commerce seront surtout tirés par le B2C, ces impacts pouvant remonter loin en amont vers la production. La deuxième section explore le deuxième scénario en analysant les modèles de distribution impliqués et les relations à l organisation de la production Deux scénarios d électronisation du commerce Le premier scénario rencontre aujourd hui un certain consensus, le second est plus prospectif mais peut-être plus intéressant à explorer Premier scénario : le commerce électronique concerne principalement les échanges interentreprises et plus marginalement la relation au marché final. Il faut donc centrer l attention sur le B2B. L idée qu il faut s intéresser avant tout au B2B est assez répandue. Elle s appuie sur des données structurelles et conjoncturelles. Le B2B bénéficie de deux évidences structurelles massives. La première est que le commerce interentreprises représente l essentiel du commerce (les 2/3). La seconde est que le B2B est déjà largement électronisé à travers l EDI hors internet, fortement diffusé dans les secteurs à concentration élevée et à relations asymétriques entre sous-traitants et donneurs d ordre 6. À cela s ajoutent des données conjoncturelles : le B2C a du mal à décoller (selon le critère de la commande en ligne) tandis que la croyance dans le B2C est passée de mode auprès des cabinets de consultant depuis le début de l année Le B2B constituant l essentiel du commerce électronique mondial (de 70 à 85 % selon les estimations) et cette situation ne devant pas se modifier à l avenir, les analyses de l électronisation du commerce devraient lui être consacrées. Dans ce scénario, les contraintes d offre restent prédominantes. Le développement du B2C est trop faible et trop découplé du B2B pour avoir des effets de réorganisation en amont sur les flux interentreprises et sur l organisation industrielle. L analyse est centrée sur le développement de nouvelles formes d électronisation du B2B et l éventuelle réorganisation des relations interentreprises qu elles impliquent : la tendance à externaliser la fonction transport et logistique par les entreprises industrielles, l intégration de fonctions à valeur ajoutée par les logisticiens (conditionnement, réparation et maintenance, etc.), les recompositions de frontière que cela entraîne et les nouvelles fonctions d intermédiation que cela fait surgir. L attention a été particulièrement attirée par l annonce de plates-formes de commerce interentreprises spécialisées par activité et mises en place par quelques grands acteurs dans l automobile, la distribution, l informatique, etc., leur possible dimension anti-concurrentielle, le changement de modèle des relations interindustrielles qu elles impliqueraient (des relations horizontales de marché versus une quasi-intégration verticale?) et le développement d initiatives alternatives (sites d enchères lancés par des acheteurs ou des vendeurs). 5. Ces interrogations s inscrivent dans le cadre d une recherche menée en collaboration avec l Institut de recherche et de prospective de la Poste (IREPP) et financée par le PREDIT, programme de prospective du ministère de l équipement, des transports et du logement sur les transports. 6. Le Boston Consulting Group évalue l EDI hors internet à 86 % du commerce électronique interentreprises aux États-Unis en 1998 (579 milliards des 671 milliards de dollars du B2B américain). En 2003, la proportion de l EDI devrait descendre à 28 % (http://www.bcg.com). 80 Insee Méthodes

7 Centré sur les relations entre le B2B et l organisation industrielle, ce scénario minore de manière excessive le rôle du B2C dans les transformations de l organisation industrielle. On y opposera un autre scénario fondé sur la dynamique des transformations introduites par la mise en place de nouvelles relations au client final au travers de l électronisation du B2C Second scénario : le rôle dynamique du B2C S il est vrai que le commerce B2C occupe et occupera une place quantitativement marginale par rapport au B2B, il peut néanmoins constituer une force importante de transformation de l organisation industrielle. Plusieurs éléments viennent soutenir cette hypothèse : 1) Il est clair qu au-delà du discours qu on entend depuis 20 ans sur le pilotage de la production par le marché et le reengineering qui en découle, la relation aux consommateurs finals constitue un des domaines clés de la compétitivité des entreprises. Plus précisément, les TIC permettent aujourd hui de traduire ce discours en réalité. Jusqu ici ce discours reflétait surtout des stratégies d offre différenciée. Pour les entreprises, tout le problème était de faire entrer leurs clients dans des schémas de différenciation retardée, les informations en provenance du marché sur les goûts des consommateurs et leur évolution dans le temps déterminant la différenciation finale de produits pré-définis. La possibilité de constituer des bases de données affinées sur les clients, d observer le comportement des acheteurs par un traçage précis de leurs actes, d introduire de l interactivité, tout cela ouvre de nouvelles perspectives. Sans compter que le Net crée aussi la possibilité de la formation d une opinion publique des consommateurs (ce que faisaient de manière limitée les journaux de consommateurs). Les offreurs sont ainsi incontestablement confrontés à de nouvelles contraintes qui ne sont plus seulement du côté de la production ou de l activation d une demande passive mais dans la capture des désirs des clients, de leur propension à payer, de leurs processus d achat, de leurs opinions L enjeu est tel que les entreprises sont conduites à des investissements stratégiques dans le domaine de la relation au client final. 2) Les modèles de distribution vont de ce fait évoluer. Certes, les distributeurs et les producteurs chercheront à maintenir les schémas de distribution qu ils maîtrisent et à fondre le développement du B2C dans l organisation logistique existante. Ils opposeront notamment une résistance à la mise en place de nouveaux canaux de distribution qui impliqueraient une refonte de l organisation industrielle en amont et, par voie de conséquence, de la supply chain (on peut lire ainsi dans Logistiques Magazine, n 137, mai 1999, p 46 : «La question suivante s impose d elle-même : si ce nouveau canal minoritaire (commerce électronique) perturbe trop l organisation industrielle, son ouverture se justifie t-elle?»). Mais, compte tenu des opportunités nouvelles qu offrent les TIC dans la relation au consommateur final, de leur caractère stratégique en termes de compétitivité, il sera impossible de contenir les innovations commerciales. Des brèches ne manqueront pas de s ouvrir par lesquelles d autres modèles logistiques seront mis en place sans détruire d ailleurs les anciens. Les canaux de distribution vont se diversifier. 3) La diversification des canaux de distribution aura des effets en amont sur les relations interentreprises et l organisation de la production, contrairement au scénario précédent où il paraissait possible d analyser en eux-mêmes les échanges interentreprises. La mise en place de nouvelles relations au marché final implique en effet, dans certains cas, une nouvelle organisation industrielle en amont et une nouvelle organisation de la supply chain. Les problématiques traditionnelles de la supply chain au niveau du B2B (externalisation, déplacements des frontières d activité, anciens ou nouveaux intermédiaires, etc.) doivent être alors revisitées à la lumière des transformations aval de la supply chain. On partira ainsi de l hypothèse qu en dépit de sa faible importance quantitative et de ses difficultés à décoller, le B2C porte en lui des transformations potentielles importantes de la distribution et de la production. Les TIC permettent en effet de mettre en place une logique de demande plus forte qu elle n a été jusqu ici dans le modèle de la différenciation retardée. La question devient dès lors de savoir où et comment peuvent s articuler des contraintes d offre qui demeurent (jouer sur les économies d échelle dans la production ; économiser les coûts de logistique, etc.) avec une stimulation plus forte de l appareil de production par la demande. La remontée de la logique de demande et son articulation à la production sera différente selon les modèles de distribution des biens et des services. Net-économie 81

(epc) Conformité avec les Global Trade

(epc) Conformité avec les Global Trade Des solutions de gestion des informations produit Pour vous aider à atteindre vos objectifs métier IBM WebSphere Product Center Points forts Offre une solution globale de gestion des informations produit

Plus en détail

Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise

Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise On ne peut concevoir l entreprise comme une entité isolée du milieu dans lequel elle agit. L entreprise

Plus en détail

Management Stratégique. Saïd YAMI Maître de Conférences en Sciences de Gestion ERFI/ISEM Université Montpellier 1 Cours de Master 1.

Management Stratégique. Saïd YAMI Maître de Conférences en Sciences de Gestion ERFI/ISEM Université Montpellier 1 Cours de Master 1. Management Stratégique Saïd YAMI Maître de Conférences en Sciences de Gestion ERFI/ISEM Université Montpellier 1 Cours de Master 1 Plan du Module 3 Chap.3- Les modèles fondés sur la structure des marchés

Plus en détail

Le rôle des technologies de l information dans la performance logistique

Le rôle des technologies de l information dans la performance logistique Le rôle des technologies de l information dans la performance logistique Prof. Dr. Werner DELFMANN Département planification opérationnelle et logistique, Université de Cologne (Allemagne) Dipl- Kfm. Martin

Plus en détail

Grégory Bressolles L E-MARKETING

Grégory Bressolles L E-MARKETING Grégory Bressolles L E-MARKETING Conseiller éditorial : Christian Pinson Dunod, Paris, 2012 ISBN 978-2-10-057045-4 SOMMAIRE Avant-propos 5 CHAPITRE 1 Qu est-ce que l e-marketing? I COMMENT INTERNET A-T-IL

Plus en détail

Fiche 15 Le système des prix de cession interne.

Fiche 15 Le système des prix de cession interne. Analyse des coûts Fiche 15 Le système des prix de cession interne. 1. Définition. Les orientations actuelles ou récentes de la gestion publique (par exemple, le développement des centres de responsabilité

Plus en détail

E-COMMERCE VERS UNE DÉFINITION INTERNATIONALE ET DES INDICATEURS STATISTIQUES COMPARABLES AU NIVEAU INTERNATIONAL

E-COMMERCE VERS UNE DÉFINITION INTERNATIONALE ET DES INDICATEURS STATISTIQUES COMPARABLES AU NIVEAU INTERNATIONAL E-COMMERCE VERS UNE DÉFINITION INTERNATIONALE ET DES INDICATEURS STATISTIQUES COMPARABLES AU NIVEAU INTERNATIONAL Bill Pattinson Division de la politique de l information, de l informatique et de la communication

Plus en détail

Thème Sens et portée de l étude Notions Thème EM 3 - Les principes de fonctionnement d une organisation 3.3 Les stratégies de l organisation

Thème Sens et portée de l étude Notions Thème EM 3 - Les principes de fonctionnement d une organisation 3.3 Les stratégies de l organisation Thème Sens et portée de l étude Notions Thème EM 3 - Les principes de fonctionnement d une organisation 3.3 Les stratégies de l organisation Les stratégies sont globales ou de domaine. Les stratégies globales

Plus en détail

«Outils de gestion pour TPE CRM / ERP» Club

«Outils de gestion pour TPE CRM / ERP» Club Réunion des membres du 7 juin 2011 «Outils de gestion pour TPE CRM / ERP» Comment faciliter la gestion journalière d un commerce ou d une TPE par l utilisation d outils TIC? L adoption d outils TIC mais

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES PREMIÈRE PARTIE L ENVIRONNEMENT... 11 M. JANSSENS-UMFLAT

TABLE DES MATIÈRES PREMIÈRE PARTIE L ENVIRONNEMENT... 11 M. JANSSENS-UMFLAT TABLE DES MATIÈRES REMERCIEMENTS................................................................... 7 PRÉFACE............................................................................ 9 PREMIÈRE PARTIE

Plus en détail

JANNEAU Julien. Conférence : Les clés de succès sur Internet

JANNEAU Julien. Conférence : Les clés de succès sur Internet HYMBERT Medhi JANNEAU Julien Master 2 SCPN Conférence : Les clés de succès sur Internet Introduction : Depuis sa démocratisation durant les années 2000, la toile Internet a complètement «explosée» devant

Plus en détail

e-business, EAI et Business Intelligence Le triptyque gagnant profondément les structures des organisations et par conséquence

e-business, EAI et Business Intelligence Le triptyque gagnant profondément les structures des organisations et par conséquence e-business, EAI et Business Intelligence Le triptyque gagnant Alain Fernandez Consultant indépendant, il intervient depuis plus de 15 ans auprès des grands comptes et des PME sur la conception des systèmes

Plus en détail

Plan de l exposé Projets E-Business en PME le pourquoi et le comment

Plan de l exposé Projets E-Business en PME le pourquoi et le comment Plan de l exposé Projets E-Business en PME le pourquoi et le comment Forum Télécom SPI+ Ateliers «e-business» R. Delhaye / P. Poty - AWT Verviers, 19 février 2002 Introduction générale 1. Définitions et

Plus en détail

Révisions : définir et expliquer

Révisions : définir et expliquer Révisions : définir et expliquer 1. Fondements du marketing et études de marché 1) Notions de valeurs perçues par le client? Rapport qualité prix. 2) Quels sont les leviers d actions qui crée de la valeur?

Plus en détail

DU Paris II Modèle de l économie numérique. Commerce électronique et conflits de canaux de distribution

DU Paris II Modèle de l économie numérique. Commerce électronique et conflits de canaux de distribution DU Paris II Modèle de l économie numérique Commerce électronique et conflits de canaux de distribution Introduction La notion de canaux de distribution : => réseaux de distribution propre : automobiles,

Plus en détail

Les ressources numériques

Les ressources numériques Les ressources numériques Les ressources numériques sont diverses et regroupent entre autres, les applications, les bases de données et les infrastructures informatiques. C est un ensemble de ressources

Plus en détail

Définition des objectifs Caractéristiques de l offre définitive Marché cible positionnement. Evaluation du potential de vente

Définition des objectifs Caractéristiques de l offre définitive Marché cible positionnement. Evaluation du potential de vente Chapitre 3 Lancement et développement de la jeune entreprise Une fois, l étude de marché réalisée, le créateur doit maintenant l explorer, c'est-à-dire en tirer les éléments qui serviront à la rédaction

Plus en détail

I. Les fonctions de la distribution :

I. Les fonctions de la distribution : THEME 9. LA POILITIQUE DE DISTRIBUTION Distribuer les produits c est les amener au bon endroit, en quantité suffisants, avec le choix requis, au bon moment, et avec les services nécessaires à leur vente,

Plus en détail

Quels sont les leviers et freins de l e-businessl en Belgique et en Wallonie?

Quels sont les leviers et freins de l e-businessl en Belgique et en Wallonie? Quels sont les leviers et freins de l e-businessl en Belgique et en Wallonie? André Delacharlerie Responsable de l Observatoire des TIC ad@awt.be e-business, fini de jouer? 26.04.2007-1 Au cœur c de l

Plus en détail

CONNECTIVITÉ. Options de connectivité de Microsoft Dynamics AX. Microsoft Dynamics AX. Livre blanc

CONNECTIVITÉ. Options de connectivité de Microsoft Dynamics AX. Microsoft Dynamics AX. Livre blanc CONNECTIVITÉ Microsoft Dynamics AX Options de connectivité de Microsoft Dynamics AX Livre blanc Ce document décrit les possibilités offertes par Microsoft Dynamics AX en terme de connectivité et de montée

Plus en détail

Poussées par la croissance

Poussées par la croissance Le Cross-Canal, une étape de la transformation des modèles logistiques L ouverture d un site web pour les enseignes traditionnelles tout comme celle de magasins pour certains «Pure Players» sont les signes

Plus en détail

Séminaire CRM Les directions de recherche et les perspectives du Customer Relationship Management 1

Séminaire CRM Les directions de recherche et les perspectives du Customer Relationship Management 1 Faculté des Sciences économiques et sociales de l Université de Fribourg Séminaire CRM Les directions de recherche et les perspectives du Customer Relationship Management 1 Séminaire présenté auprès de

Plus en détail

WHITEPAPER. Quatre indices pour identifier une intégration ERP inefficace

WHITEPAPER. Quatre indices pour identifier une intégration ERP inefficace Quatre indices pour identifier une intégration ERP inefficace 1 Table of Contents 3 Manque de centralisation 4 Manque de données en temps réel 6 Implémentations fastidieuses et manquant de souplesse 7

Plus en détail

Etat de l'art de la GPA

Etat de l'art de la GPA Etat de l'art de la GPA Descriptif article La Gestion Partagée des Approvisionnements est une pratique courante. Comment le faire efficacement et avec quelles solutions? Le Mardi 13 Février 2007 de 14h00

Plus en détail

Les Retraites en France

Les Retraites en France Les Retraites en France Pour une Réforme Durable Strategie I Conseil I Digital I Technologie I Operations Une réforme en profondeur Alors que la réforme des retraites fait à nouveau l actualité, il apparaît

Plus en détail

Les TIC «gisements d efficacité» pour les PME-PMI

Les TIC «gisements d efficacité» pour les PME-PMI 07 octobre 2008 Les TIC «gisements d efficacité» pour les PME-PMI 2.0 Place de marché clients ecommerce Internet intranet esourcing extranet MARCHÉ nouveaux métiers PROSPECTS mobilité nouvelle économie

Plus en détail

Démarche d analyse stratégique

Démarche d analyse stratégique Démarche d analyse stratégique 0. Préambule 1. Approche et Démarche 2. Diagnostic stratégique 3. Scenarii d évolution 4. Positionnement cible 2 0. Préambule 3 L analyse stratégique repose sur une analyse

Plus en détail

L interchange. Ce que c est. Comment ça fonctionne. Et pourquoi c est fondamental pour le système des paiements Visa.

L interchange. Ce que c est. Comment ça fonctionne. Et pourquoi c est fondamental pour le système des paiements Visa. L interchange Ce que c est. Comment ça fonctionne. Et pourquoi c est fondamental pour le système des paiements Visa. Il n y a pas si longtemps, les consommateurs n avaient d autre choix que d utiliser

Plus en détail

Introduction. ( ) Réaliser des bénéfices n est pas un jeu de hasard, mais simplement une question de méthodes ( ) (John Maynard Keynes)

Introduction. ( ) Réaliser des bénéfices n est pas un jeu de hasard, mais simplement une question de méthodes ( ) (John Maynard Keynes) Introduction ( ) Réaliser des bénéfices n est pas un jeu de hasard, mais simplement une question de méthodes ( ) (John Maynard Keynes) Il existe actuellement différentes méthodes de calcul du coût d un

Plus en détail

COMMENT CONDUIRE SON PROJET DE SITE WEB?

COMMENT CONDUIRE SON PROJET DE SITE WEB? COMMENT CONDUIRE SON PROJET DE SITE WEB? Lorraine Pour être efficace, un site web doit être réfléchi et en adéquation avec la stratégie de l entreprise. Cette notice présente les différentes possibilités

Plus en détail

Des TIC de plus en plus diversifiées dans les entreprises

Des TIC de plus en plus diversifiées dans les entreprises Des TIC de plus en plus diversifiées dans les entreprises Sonia Besnard, Pascale Chevalier, Patrice Victor, Insee Pays de la Loire Danièle Guillemot, Yusuf Kocoglu, Centre d études de l emploi En France,

Plus en détail

VISIBILITE GLOBALE EXECUTIVE BRIEFING. La visibilité sur votre chaine d approvisionnement en 6 mois seulement

VISIBILITE GLOBALE EXECUTIVE BRIEFING. La visibilité sur votre chaine d approvisionnement en 6 mois seulement La visibilité sur votre chaine d approvisionnement en 6 mois seulement 2 «Les responsables de chaine d approvisionnement ont besoin de voir et d agir sur la base d informations fiables» «70% des responsables

Plus en détail

Utiliser Internet pour les achats

Utiliser Internet pour les achats L évolution de la fonction achats, ces dernières années, s est encore accélérée sous l impulsion d Internet. La conjonction d éléments différents, tels la reconnaissance de l importance économique des

Plus en détail

COMMENT CONDUIRE UN PROJET DE SITE WEB?

COMMENT CONDUIRE UN PROJET DE SITE WEB? COMMENT CONDUIRE UN PROJET DE SITE WEB? Typologie des sites web Les sites «vitrines» Les sites de «marque» Les sites «catalogues» Les sites marchands Site web et stratégie commerciale Etapes clés de la

Plus en détail

CHAPITRE 2 LA MESURE ET L ANALYSE DU RISQUE D EXPLOITATION

CHAPITRE 2 LA MESURE ET L ANALYSE DU RISQUE D EXPLOITATION CHAPITRE 2 LA MESURE ET L ANALYSE DU RISQUE D EXPLOITATION 42 NOTES DE COURS CHAPITRE 2 43 1. INTRODUCTION Au premier chapitre, nous avons étudié le rendement de l exploitation. Nous avons également introduit

Plus en détail

e-business, fini de jouer?

e-business, fini de jouer? e-business, fini de jouer? André Delacharlerie Hélène Raimond ad@awt.be & hr@awt.be e-business, fini de jouer? - 29.03.2006-1 I. Petit tour des concepts e-business, fini de jouer? - 29.03.2006-2 les télécoms

Plus en détail

GESTION DE TRÉSORERIE: GUIDE D AUTO-APPRENTISSAGE Cours de base. Cadre stratégique de la gestion de trésorerie

GESTION DE TRÉSORERIE: GUIDE D AUTO-APPRENTISSAGE Cours de base. Cadre stratégique de la gestion de trésorerie Leçon 2: GESTION DE TRÉSORERIE: GUIDE D AUTO-APPRENTISSAGE Cours de base Cadre stratégique de la gestion de trésorerie Objectifs d apprentissage À la fin de cette leçon, vous devriez: savoir faire la différence

Plus en détail

COMMENT EXTERNALISER SA e-logistique?

COMMENT EXTERNALISER SA e-logistique? COMMENT EXTERNALISER SA e-logistique? Lorraine La logistique, maillon essentiel du e-commerce, a un impact direct sur la satisfaction du client. Néanmoins, face à l accumulation des commandes, nombre d

Plus en détail

VEILLE JURIDIQUE LES CRITERES DE RATTACHEMENT GEOGRAPHIQUE D UN SITE WEB

VEILLE JURIDIQUE LES CRITERES DE RATTACHEMENT GEOGRAPHIQUE D UN SITE WEB VEILLE JURIDIQUE LES CRITERES DE RATTACHEMENT GEOGRAPHIQUE D UN SITE WEB Le site marchand est nécessairement issu d une entreprise, d une forme sociale, d une société. En tant que tel, il a un domicile.

Plus en détail

LE MARKETING DIRECT, SUPPORT DU MARKETING CLIENT

LE MARKETING DIRECT, SUPPORT DU MARKETING CLIENT 11 CHAPITRE PREMIER LE MARKETING DIRECT, SUPPORT DU MARKETING CLIENT En moins d un siècle, le marketing direct a profondément évolué. Passant de la commande traditionnelle par courrier à la multiplication

Plus en détail

Commentaire sur. Outils et technologies pour un accès equitable

Commentaire sur. Outils et technologies pour un accès equitable Commentaire sur Outils et technologies pour un accès equitable par Alberto Escudero-Pascual Steve Song, juin 2008 1 1 Ce texte est un commentaire sur le document de discussion Outils et technologies pour

Plus en détail

GS1 Tunisia 07/05/2015. République Tunisienne. Ministère du Commerce DÉVELOPPER L E-COMMERCE EN TUNISIE CEPEX 07 MAI 2015 CONTENU

GS1 Tunisia 07/05/2015. République Tunisienne. Ministère du Commerce DÉVELOPPER L E-COMMERCE EN TUNISIE CEPEX 07 MAI 2015 CONTENU UNE NOUVELLE VISION POUR DÉVELOPPER L E-COMMERCE EN TUNISIE CEPEX 07 MAI 2015 CONTENU Tendances du e-commerce dans le Monde E-Commerce en Tunisie Nouvelle Stratégie de Développement du E- commerce en Tunisie

Plus en détail

Mix Distribution : où vendre ses produits?

Mix Distribution : où vendre ses produits? 28/07/2010 Confidentiel - Tous droits de reproduction réservés 1 mondirecteurmarketing N attendez pas d être grand pour croître! Mix Distribution : où vendre ses produits? 28/07/2010 Confidentiel - Tous

Plus en détail

E-commerce B2B Comment l exploiter avec Magento Enterprise Edition?

E-commerce B2B Comment l exploiter avec Magento Enterprise Edition? Webinar Magento Mardi 4 décembre 2012, 9h30-10h30 E-commerce B2B Comment l exploiter avec Magento Enterprise Edition? Le webinar va bientôt commencer E-commerce B2B Comment l exploiter avec Magento Enterprise

Plus en détail

Malgré une image des banques entachée par la crise, les Français restent très attachés à leur agence bancaire

Malgré une image des banques entachée par la crise, les Français restent très attachés à leur agence bancaire Résultats de l enquête Ifop/Wincor sur les relations des Français à leur agence bancaire Malgré une image des banques entachée par la crise, les Français restent très attachés à leur agence bancaire -

Plus en détail

Bulletin Officiel de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes

Bulletin Officiel de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes Bulletin Officiel de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes N 9 bis du 25 novembre 2008 C2008-61 / Lettre du ministre de l économie, de l industrie et de l emploi du 31 juillet

Plus en détail

Note partielle sur le E-Commerce

Note partielle sur le E-Commerce Note partielle sur le E-Commerce (Centrée sur le marché de l habillement ; source : IFM 2011) 1. Remarques générales ; quelques définitions et orientations 1. Les Pure Player Il s agit du commerce en ligne

Plus en détail

Les domaines d application du marketing. Marketing des achats. Marketing industriel

Les domaines d application du marketing. Marketing des achats. Marketing industriel Les domaines d application du marketing Marketing des achats Marketing industriel Ecole Doctorale-Université Pascal Paoli - 1 - Sommaire Introduction I. Analogies entre achat et marketing II. La démarche

Plus en détail

SOLUTIONS E-PROCUREMENT : PRIORITES ET LEVIERS D ACTION DES DIRECTIONS ACHATS

SOLUTIONS E-PROCUREMENT : PRIORITES ET LEVIERS D ACTION DES DIRECTIONS ACHATS SOLUTIONS E-PROCUREMENT : PRIORITES ET LEVIERS D ACTION DES DIRECTIONS ACHATS «L e-procurement est un outil au service de la stratégie achats des grandes entreprises. Automatiser intégralement le processus

Plus en détail

COMMENT FAIRE DU E-COMMERCE?

COMMENT FAIRE DU E-COMMERCE? COMMENT FAIRE DU E-COMMERCE? Le marché du e-commerce Besoins d un e-commerçant L offre des prestataires Offres «standardisées» Offres sur mesure Choisir une offre Solution libre ou propriétaire? Fonctionnalités

Plus en détail

Construire un annuaire d entreprise avec LDAP

Construire un annuaire d entreprise avec LDAP Construire un annuaire d entreprise avec LDAP Marcel Rizcallah Éditions Eyrolles ISBN : 2-212-09154-0 2000 Introduction L économie en réseau ou la Net-économie est au cœur des débats et des stratégies

Plus en détail

L EXTERNALISATION. Quels sont les enjeux stratégiques de l externalisation pour l entreprise actuellement?

L EXTERNALISATION. Quels sont les enjeux stratégiques de l externalisation pour l entreprise actuellement? L EXTERNALISATION Au sein des entreprises, l'heure est à la rationalisation des coûts. Pour parvenir à cet objectif, les stratégies sont nombreuses. Parmi elles, l externalisation est aujourd'hui considérée

Plus en détail

Contexte : «l e-business» TECHNIQUES DE MARKETING EN LIGNE. Contexte : «l e-business» Création de valeur 02/02/12

Contexte : «l e-business» TECHNIQUES DE MARKETING EN LIGNE. Contexte : «l e-business» Création de valeur 02/02/12 Contexte : «l e-business» TECHNIQUES DE MARKETING EN LIGNE La notion «d E-Business» recouvre les différentes applications possibles de l'informatique faisant appel aux technologies de l'information et

Plus en détail

L innovation dans le commerce

L innovation dans le commerce L innovation dans le commerce Xavier Reif* Pour une entreprise commerciale, l innovation est un levier servant à consolider sa position par rapport à ses concurrentes. Elle contribue à conquérir de nouveaux

Plus en détail

secteur logistique «Focus» divers ( bâtiments de plus de 10 000 m² )

secteur logistique «Focus» divers ( bâtiments de plus de 10 000 m² ) secteur logistique «Focus» divers ( bâtiments de plus de 10 000 m² ) 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 TERMES ANGLAIS APS (Advanced Planning and Scheduling

Plus en détail

Les évolutions stratégiques de la Data Quality en 2012 : Comment s adapter aux nouvelles habitudes digitales du consommateur?

Les évolutions stratégiques de la Data Quality en 2012 : Comment s adapter aux nouvelles habitudes digitales du consommateur? Les évolutions stratégiques de la Data Quality en 2012 : Comment s adapter aux nouvelles habitudes digitales du consommateur? Un Livre Blanc Experian Marketing Services d après une enquête menée par le

Plus en détail

Stratégie, avantage concurrentiel et compétences

Stratégie, avantage concurrentiel et compétences Histoire-Géographie Analyse économique Stratégie, avantage concurrentiel et compétences Michel Claessens Professeur de Marketing, groupe ESC Nantes Atlantique. Les firmes évoluent dans un environnement

Plus en détail

Tirez plus vite profit du cloud computing avec IBM

Tirez plus vite profit du cloud computing avec IBM Tirez plus vite profit du cloud computing avec IBM Trouvez des solutions de type cloud éprouvées qui répondent à vos priorités principales Points clés Découvrez les avantages de quatre déploiements en

Plus en détail

COMMENT OPTIMISER SA GESTION DE DEVISES?

COMMENT OPTIMISER SA GESTION DE DEVISES? Dossier spécial Après une reprise observée en 2012 et 2013 (de l ordre de 2 et 2,5 %), l Organisation Mondiale du Commerce prévoit une croissance du commerce international de l ordre de 4 à 4,5 % en 2014.

Plus en détail

LIVRE BLANC AMÉLIOREZ VOS PERFORMANCES MARKETING ET COMMERCIALES GRÂCE À UNE GESTION DE LEADS OPTIMISÉE

LIVRE BLANC AMÉLIOREZ VOS PERFORMANCES MARKETING ET COMMERCIALES GRÂCE À UNE GESTION DE LEADS OPTIMISÉE AMÉLIOREZ VOS PERFORMANCES MARKETING ET COMMERCIALES GRÂCE À UNE GESTION DE LEADS OPTIMISÉE 2 A PROPOS Pourquoi la gestion des leads (lead management) est-elle devenue si importante de nos jours pour les

Plus en détail

Stratégies gagnantes pour la fabrication industrielle : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants

Stratégies gagnantes pour la fabrication industrielle : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants Stratégies gagnantes pour la fabrication industrielle : Dossier à l attention des dirigeants Centres d évaluation de la technologie inc. Stratégies gagnantes pour l industrie : Synthèse Jusqu ici, les

Plus en détail

Position recommandation AMF n 2009-23 La gestion des conflits d intérêts dans les sociétés de gestion de portefeuille gérant des OPCI

Position recommandation AMF n 2009-23 La gestion des conflits d intérêts dans les sociétés de gestion de portefeuille gérant des OPCI recommandation AMF n 2009-23 La gestion des conflits d intérêts dans les sociétés de gestion de portefeuille gérant des OPCI Textes de référence : articles 313-18 à 313-22 du règlement général de l AMF

Plus en détail

S initier aux options... pour ses clients initiés

S initier aux options... pour ses clients initiés Les options sont des outils financiers admissibles à un REER. On les présente également comme étant des instruments de protection et de couverture. Pourtant, le recours aux options dans les portefeuilles

Plus en détail

Livre blanc. 4 clés pour personnaliser l expérience web des clients

Livre blanc. 4 clés pour personnaliser l expérience web des clients Livre blanc 4 clés pour personnaliser l expérience web des clients Exploiter toute la valeur du site web Par de nombreux aspects, les responsables marketing web d aujourd hui ont les yeux bandés : ils

Plus en détail

E-COMMERCE ET FRAIS DE PORT

E-COMMERCE ET FRAIS DE PORT E-COMMERCE ET FRAIS DE PORT Bora Kizil Première publication - 08 septembre 2009 Version 1.01 21 septembre 2009 E-commerce et frais de port 1 INDEX I. Le e-commerce en plein boom...3 II. La politique des

Plus en détail

Des solutions pour les seniors à revenus insuffisants

Des solutions pour les seniors à revenus insuffisants Des solutions pour les seniors à revenus insuffisants IStock - FredFroese Source de croissance de d opportunités, le vieillissement de la population française constitue cependant un défi pour notre pays.

Plus en détail

La gestion des données de référence ou comment exploiter toutes vos informations

La gestion des données de référence ou comment exploiter toutes vos informations La gestion des données de référence ou comment exploiter toutes vos informations La tour de Babel numérique La gestion des données de référence (appelée MDM pour Master Data Management) se veut la réponse

Plus en détail

Optimisez vos processus informatiques, maximisez le taux de rendement de vos actifs et améliorez les niveaux de service

Optimisez vos processus informatiques, maximisez le taux de rendement de vos actifs et améliorez les niveaux de service Solutions de gestion des actifs et services Au service de vos objectifs d entreprise Optimisez vos processus informatiques, maximisez le taux de rendement de vos actifs et améliorez les niveaux de service

Plus en détail

La simplification de l IT pour répondre aux objectifs de l entreprise

La simplification de l IT pour répondre aux objectifs de l entreprise IBM Janvier 2007 La simplification de l IT pour répondre aux objectifs de l entreprise Une étude de la série «Les implications pour le DSI» d après l enquête Dirigeants d entreprise 2006 Page 2 Sommaire

Plus en détail

Business & High Technology

Business & High Technology UNIVERSITE DE TUNIS INSTITUT SUPERIEUR DE GESTION DE TUNIS Département : Informatique Business & High Technology Chapitre 6 : Customer Relationship Management (CRM) Sommaire Introduction... 1 Les enjeux

Plus en détail

Stratégies gagnantes pour les prestataires de services : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants

Stratégies gagnantes pour les prestataires de services : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants Dossier à l attention des dirigeants Centres d évaluation de la technologie inc. Le cloud computing : vue d ensemble Les sociétés de services du monde entier travaillent dans un environnement en pleine

Plus en détail

QU EST-CE QUE LE DECISIONNEL?

QU EST-CE QUE LE DECISIONNEL? La plupart des entreprises disposent d une masse considérable d informations sur leurs clients, leurs produits, leurs ventes Toutefois ces données sont cloisonnées par les applications utilisées ou parce

Plus en détail

SAP Billing and Revenue Innovation Management for High-Volume Business

SAP Billing and Revenue Innovation Management for High-Volume Business SAP Solution Brief SAP Business Suite SAP Billing and Revenue Innovation Management Enjeux SAP Billing and Revenue Innovation Management for High-Volume Business Rationalisation du processus de facturation

Plus en détail

Marketing 1 to 1. Gilles Enguehard. DG société Atenys - Conseil & Management. genguehard@atenys.com

Marketing 1 to 1. Gilles Enguehard. DG société Atenys - Conseil & Management. genguehard@atenys.com Marketing 1 to 1 Gilles Enguehard DG société Atenys - Conseil & Management genguehard@atenys.com Le marketing one to one 1. Bref historique 2. Les différentes formes de personnalisation 3. Internet : un

Plus en détail

I / Un marché planétaire de la devise

I / Un marché planétaire de la devise I / Un marché planétaire de la devise Le marché des changes est le plus important des marchés. Pour beaucoup, il apparaît également comme le plus parfait des marchés, sur lequel l information circule vite

Plus en détail

Nous vous aidons à nourrir les. relations qui nourrissent votre succès.

Nous vous aidons à nourrir les. relations qui nourrissent votre succès. Nous vous aidons à nourrir les relations qui nourrissent votre succès. 101000101010100010101101000101011010001010110101010101010101 010010100010101011010001010110100010101101000101010101010101 00100101000101000101011010001010110100010101001011011010100

Plus en détail

Chap 3 : La connaissance du client. I. Les fondements de la connaissance du client. Les principales évolutions sont résumées dans le tableau suivant :

Chap 3 : La connaissance du client. I. Les fondements de la connaissance du client. Les principales évolutions sont résumées dans le tableau suivant : Chap 3 : La connaissance du client I. Les fondements de la connaissance du client A. D une société de consommation à une société de consommateurs Depuis les années 1980, les mutations sociales ont eu d

Plus en détail

Passage du marketing par e-mail à l automatisation du marketing

Passage du marketing par e-mail à l automatisation du marketing Passage du marketing par e-mail à l automatisation du marketing L automatisation du marketing est une technologie qui permet de fidéliser les prospects grâce à des campagnes automatisées. Étant donné que

Plus en détail

Amazon. 1) Activités d Amazon 2) Amazon et les réseaux 3) Forces et faiblesses d Amazon 4) Comparaison entre Google, ebay et Amazon

Amazon. 1) Activités d Amazon 2) Amazon et les réseaux 3) Forces et faiblesses d Amazon 4) Comparaison entre Google, ebay et Amazon Amazon 1) Activités d Amazon 2) Amazon et les réseaux 3) Forces et faiblesses d Amazon 4) Comparaison entre Google, ebay et Amazon 23 mai 2005 Meetup meeting 1 1) Activités d Amazon : missions Missions

Plus en détail

Business & High Technology

Business & High Technology UNIVERSITE DE TUNIS INSTITUT SUPERIEUR DE GESTION DE TUNIS Département : Informatique Business & High Technology Chapitre 7 : Customer Relationship Management (CRM) Supply Chain Management (SCM) Sommaire

Plus en détail

CLAUDE-ANNIE DUPLAT GUIDE PRATIQUE POUR GÉRER UNE ENTREPRISE À CROISSANCE RAPIDE

CLAUDE-ANNIE DUPLAT GUIDE PRATIQUE POUR GÉRER UNE ENTREPRISE À CROISSANCE RAPIDE CLAUDE-ANNIE DUPLAT GUIDE PRATIQUE POUR GÉRER UNE ENTREPRISE À CROISSANCE RAPIDE Éditions d Organisation, 2002 ISBN : 2-7081-2781-0 3 LE CHECK-UP DE L ENTREPRISE, MOYEN D UNE VIGILANCE EXTRÊME Check-up

Plus en détail

La carte d achat, c est quoi ça?

La carte d achat, c est quoi ça? La, c est quoi ça? C est un outil mis à disposition des structures publiques et privées qui modifie et simplifie l acte d approvisionnement : C est une carte bancaire nominative et sécurisée qui permet

Plus en détail

COMMENT FAIRE DU COMMERCE ELECTRONIQUE?

COMMENT FAIRE DU COMMERCE ELECTRONIQUE? Sur le marché de la création de sites marchands, les offres de prestataires fourmillent. Reste à savoir ce que ces prestations recouvrent et ce qui les distingue les unes des autres. Le commerce électronique

Plus en détail

La démarche marketing

La démarche marketing La démarche marketing «Ça, c est encore du marketing!» Marc-Alexandre Legrain Source : La boîte à culture Sommaire I. Découvrir le Marketing Etape 1 : A quoi sert le Marketing? Etape 2 : La démarche Marketing

Plus en détail

La Supply Chain. vers un seul objectif... la productivité. Guy ELIEN

La Supply Chain. vers un seul objectif... la productivité. Guy ELIEN La Supply Chain vers un seul objectif... la productivité Guy ELIEN juin 2007 Sommaire Le contexte... 3 le concept de «chaîne de valeur»... 3 Le concept de la Supply Chain... 5 Conclusion... 7 2 La Supply

Plus en détail

Personnalisez vos pages web et facebook. Boostez votre taux de conversion en personnalisant le parcours d achat des internautes anonymes

Personnalisez vos pages web et facebook. Boostez votre taux de conversion en personnalisant le parcours d achat des internautes anonymes Personnalisez vos pages web et facebook Boostez votre taux de conversion en personnalisant le parcours d achat des internautes anonymes Sommaire Présentation...3 Le cycle d achat des internautes et des

Plus en détail

LE SUPPLY CHAIN MANAGEMENT

LE SUPPLY CHAIN MANAGEMENT LE SUPPLY CHAIN MANAGEMENT DEFINITION DE LA LOGISTIQUE La logistique est une fonction «dont la finalité est la satisfaction des besoins exprimés ou latents, aux meilleures conditions économiques pour l'entreprise

Plus en détail

Logica. La sécurité, un enjeu stratégique. Date : 14 août 2000 Auteur : Jérôme Capirossi, consultant sécurité, Logica

Logica. La sécurité, un enjeu stratégique. Date : 14 août 2000 Auteur : Jérôme Capirossi, consultant sécurité, Logica La sécurité, un enjeu stratégique. Date : 14 août 2000 Auteur : Jérôme Capirossi, consultant sécurité, Logica Internet a été conçu par les scientifiques, ce qui rend difficile son adaptation récente au

Plus en détail

L État du commerce électronique dans l industrie du sport au Canada

L État du commerce électronique dans l industrie du sport au Canada L État du commerce électronique dans l industrie du sport au Canada Mars 2002 icongo, Inc 740, rue St Maurice, bureau 602 Montréal, (Québec) Canada H3C 1L5 Tél. : 514-866-2664 Télécopieur : 514-866-8404

Plus en détail

Comment réussir le déploiement de votre communauté B2B et réduire les coûts de votre chaîne logistique?

Comment réussir le déploiement de votre communauté B2B et réduire les coûts de votre chaîne logistique? Comment réussir le déploiement de votre communauté B2B et réduire les coûts de votre chaîne logistique? La chaîne d approvisionnement ne saurait plus fonctionner sans EDI. L enjeu est à présent d accélérer

Plus en détail

SYNERGIE Associés Confidentiel Reproduction interdite sans autorisation préalable Page 1 de 44

SYNERGIE Associés Confidentiel Reproduction interdite sans autorisation préalable Page 1 de 44 SYNERGIE Associés Confidentiel Reproduction interdite sans autorisation préalable Page 1 de 44 Le CRM (GRC) est la clef de votre succès Les Principes généraux de la Gestion de la Relation Clients Confidentiel

Plus en détail

Le rôle d un CRM dans la gestion intégrée des services à la clientèle

Le rôle d un CRM dans la gestion intégrée des services à la clientèle LIVRE BLANC Le rôle d un CRM dans la gestion intégrée des services à la clientèle Quels sont les avantages d adopter uneapproche intégrée à la gestion de service. INTRODUCTION Lorsque vous pensez CRM,

Plus en détail

GLOBAL SUPPLY CHAIN MANAGEMENT & STRATEGIE LOGISTIQUE

GLOBAL SUPPLY CHAIN MANAGEMENT & STRATEGIE LOGISTIQUE GLOBAL SUPPLY CHAIN MANAGEMENT & STRATEGIE LOGISTIQUE La logistique représentait traditionnellement l activité allant de la mise à disposition des produits finis par l usine ou le négociant jusqu à la

Plus en détail

Les activités numériques

Les activités numériques Les activités numériques Activités de l entreprise et activités numériques de l entreprise convergent de plus en plus au sein de la chaîne de valeur, c est-à-dire la manière avec laquelle une entreprise

Plus en détail

LES ETAPES DE LA CREATION

LES ETAPES DE LA CREATION LES ETAPES DE LA CREATION LES ETAPES DE LA CREATION DE VOTRE ENTREPRISE L ELABORATION DU PROJET p. 13 A/ L étude commerciale p. 13 B/ L étude financière p. 18 C/ L étude juridique p. 27 LES FORMALITES

Plus en détail

REPONSE D UPC BROADBAND FRANCE A LA CONSULTATION PUBLIQUE DE L ARCEP SUR L ANALYSE DES MARCHES DE GROS DES SERVICES DE DIFFUSION AUDIOVISUELLE LANCEE

REPONSE D UPC BROADBAND FRANCE A LA CONSULTATION PUBLIQUE DE L ARCEP SUR L ANALYSE DES MARCHES DE GROS DES SERVICES DE DIFFUSION AUDIOVISUELLE LANCEE REPONSE D UPC BROADBAND FRANCE A LA CONSULTATION PUBLIQUE DE L ARCEP SUR L ANALYSE DES MARCHES DE GROS DES SERVICES DE DIFFUSION AUDIOVISUELLE LANCEE LE 1 JUILLET 2005 Paris, le 9 septembre 2005 1 INTRODUCTION

Plus en détail

Chapitre I. Politique d entreprise et politique d achat

Chapitre I. Politique d entreprise et politique d achat Chapitre I Politique d entreprise et politique d achat Nous venons de voir que les objectifs de l entreprise étaient de créer du profit tout en respectant les attentes des clients. Lorsque l entreprise

Plus en détail

Réalisé par : encadré par : Hind SEBKI. Soukaina TOUMAZE. Zineb ZARDANI. Kaoutar ZANGUI. Semestre 6

Réalisé par : encadré par : Hind SEBKI. Soukaina TOUMAZE. Zineb ZARDANI. Kaoutar ZANGUI. Semestre 6 Réalisé par : encadré par : Naîma IBELAAZI Mr. Mohamad ELHAOUS Hind SEBKI Soukaina TOUMAZE Zineb ZARDANI Kaoutar ZANGUI 1 Introduction I) Historique II) Définition du commerce électronique II) Les différents

Plus en détail