H.E.G. Mémoire : La publicité, Naissance d une profession ( )

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "H.E.G. Mémoire : La publicité, Naissance d une profession (1900-1940)"

Transcription

1 Marine 2011 MOATI TC.3 DEGEAD.2 H.E.G. Mémoire : «Les débuts du métier de publicitaire en France (Première moitié du XX siècle)» La publicité, Naissance d une profession ( ) Marie-Emmanuelle CHESSEL CNRS Editions

2 «La publicité pénètre partout, tout le monde la lit, elle touchera vos clients, elle vous en apportera de nouveaux. C est un procédé moderne pour l affaire moderne que doit être la votre», tel est l un des slogans que le journal français L Ouest Eclair faisait apparaître tous les matins de 1899 à 1944 au milieu de ses articles de presse et autres annonces en tout genre. Si l on se projette au XXI siècle, il est clair que la publicité fait partie intégrante de nos vies. Mais à quel moment celle-ci s est-elle imposée comme élément incontournable du quotidien des français? La période à laquelle ce journal souligne l arrivée fulgurante de ce nouveau phénomène, à savoir la première moitié du XX siècle, mérite une attention particulière. C est en effet au début des années 1900 qu apparaissent les premières instances représentatives des activités de la publicité, et que celle-ci commence alors à amorcer sa propre histoire. Il va de soi que les dimensions de la publicité sont très étendues et que ses multiples facettes aussi bien économique, sociale que culturelle participent à la représentation que l on s en fait aujourd hui. Phénomène caractéristique de l essor des sociétés de masse, c est une profession qui s est construite, et surtout profondément transformée au cours du XX siècle. On comprend alors facilement l importance capitale que constitue l histoire de la publicité pour éclairer la place qu elle occupe actuellement. 1

3 Pourtant, il apparait que l histoire de la publicité n a en réalité guère suscité un réel intérêt, et qu elle a plutôt fait l objet d ouvrages de vulgarisation que celui de véritables travaux scientifiques. Comment expliquer un tel désintérêt des auteurs à traiter un sujet qui occupe une place aussi importante au sein de nos sociétés industrielles? Certains des rares auteurs à avoir élaboré des travaux sur la publicité ont tenté de répondre à cette question en soulevant différentes hypothèses. Tout d abord, la plupart des chercheurs se seraient plus concentrés sur des domaines tels que l histoire économique que la presse ou les médias. Ensuite, cela pourrait être le reflet du mépris que la société française a longtemps manifesté à l égard de la communication marchande. Il est vrai que, contrairement aux Etats-Unis, la publicité a, en France, longtemps été considérée comme une activité marginale et sans influence. Cela explique sans doute le manque d information qu ont déploré les chercheurs ayant tenté de mener des études sur son histoire. Si beaucoup d historiens ont été découragé par l immense chantier de la question publicitaire, certains passionnés ont, eux, fait partager leurs recherches sur ses acteurs, ses techniques ou encore sur la construction du métier de publicitaire. C est notamment ce à quoi s est entrepris Marie-Emmanuelle CHESSEL, docteur en Histoire et chercheuse au CNRS dont les travaux portent essentiellement sur l histoire des consommateurs et l enseignement de la gestion. Son œuvre, La publicité, Naissance d une profession , retrace la façon dont la publicité est parvenue à faire sa place dans une France en pleine transformation. Avant toute chose, une question essentielle mérite d être posée : Qu est ce que l on entend par «publicité»? Sujet de nombreux débats et controverses, les tentatives de définition d un tel phénomène ont fait couler beaucoup d encre. Au final, si élaborer une définition à laquelle tout le monde adhère semble difficile à obtenir, on peut néanmoins retenir l idée suivante : la publicité est l ensemble des moyens de toutes sortes, destinés à faire connaître les produits du commerce et de l industrie au plus grand nombre de personnes possible, de façon à suggérer le désir d en faire l acquisition au prix d un sacrifice d argent. Aussi, si l on se réfère à la Thèse pratique de publicité de Hémet, il est évident que ces «moyens» varient non seulement à travers le temps, mais aussi à travers l espace. Ils ne sont certainement pas aujourd hui ce qu ils étaient il y a vingt ans, et certainement encore moins ce qu ils seront demain. Ce qui réussit quelque part à un moment donné, ne réussira pas forcément ailleurs à une autre époque. C est certainement là le plus gros enjeu du métier de publicitaire qui se dessine peu à peu et qui prend tout son sens au début du XX siècle. Le métier de publicitaire, né sous la plume d Octave-Jacques Gérin au travers de ses cours à l Ecole technique de publicité, n est pas parvenu à s imposer sans difficultés. 2

4 S il a non seulement remis en cause tout le métier d affichiste qui existait auparavant, il a surtout fallu qu il impose sa légitimité auprès des autres professions du monde de l entreprise. Démontrer sa nécessité et son efficacité, tel était le projet ambitieux des défenseurs de la publicité. D autre part, si le métier a pu prétendre à une certaine forme de légitimité dans le monde des affaires, qu en est-il du regard de l opinion publique? Si l on s en tient à ce qu écrivait Edgar Morin dans La publicité. De l instrument économique à l institution sociale, la publicité «consiste à transformer le produit en stupéfiant mineur, ou à lui inoculer la substance droguante, de façon que son achat-consommation procure immédiatement l euphoriesoulagement, et à long terme, l asservissement». Une position susceptible d en effrayer plus d un, c est le moins que l on puisse dire. Pourtant, si elle est encore aujourd hui largement critiquée, il semble que plus personne ne remette en cause son caractère essentiel, aussi bien dans le monde des affaires que dans la sphère publique. L œuvre de Marie-Emmanuelle CHESSEL prend ainsi tout son sens et nous conduit à nous poser la question suivante : Comment le publicitaire est-il parvenu, dans la première moitié du XX siècle à imposer sa légitimité aussi bien dans la sphère professionnelle qu auprès du grand public? Le dossier qui suit ne prétend pas répondre à toutes les questions que pose un sujet aussi vaste que celui de la publicité, mais il m a semblé intéressant de traiter le sujet du point de vue de la «légitimité» qu a su acquérir le publicitaire au début du XX siècle. En effet, l objet de notre cours cette année a trait aux différents concepts de gestion de l entreprise, ainsi qu à la mise en place de la firme capitaliste et plus particulièrement à celle de sa légitimité en tant que forme dominante du monde entrepreneurial actuel. J ai ainsi choisi le thème de la légitimité publicitaire car elle constitue la justification et le fondement de cette nouvelle activité, qui a émergé et s est développée en parallèle avec le monde capitaliste. Nous étudierons dans un premier temps l acquisition de la légitimité de la publicité auprès du corps professionnel, en traitant d une part des réticences auxquelles elle a du faire face, puis d autre part de l émergence progressive de la profession. Dans un second temps, nous nous intéresserons à l acquisition de sa légitimité au regard de l opinion publique en nous penchant plus particulièrement sur les difficultés posées par le marché, ainsi qu aux différents mouvements, notamment artistiques, qui l ont aidé à se mettre en place. 3

5 Sommaire Comment le publicitaire est-il parvenu, dans la première moitié du XX siècle, à imposer sa légitimité aussi bien dans la sphère professionnelle qu auprès du grand public? Introduction 1 I. Acquisition d une légitimité dans le monde des affaires 5 A. Des réticences et des difficultés à faire reconnaître la nécessité du métier 1. Une organisation lente du métier face à des critiques virulentes 2. La création d établissements de formation spécialisés B. L émergence progressive d une profession à part entière 1. La crise des années 30 comme prise de conscience de l importance de la publicité 2. La création du Centre de Préparation aux Affaires, un tremplin pour la publicité 3. Le prix de la «pub», ou la concurrence entre métiers engendrées par la publicité II. Acquisition d une légitimité au regard de l opinion publique 12 A. L effort d adaptation de la publicité face aux difficultés du marché 1. Une société française d abord inadaptée à l intrusion de ce nouveau phénomène 2. Les moyens mis en œuvre pour faire face aux limites posées par le marché B. L art moderne au secours de la publicité 1. Tentatives de réglementation de l affichage au début du XX siècle, un frein à l expansion de l activité du publicitaire? 2. L alliance entre artistes modernes et publicitaires, deux activités en quête de légitimité L exposition internationale de 1937, ou l apogée de la légitimation de la publicité auprès des professionnels et des consommateurs 19 Conclusion 20 4

6 Bibliographie 21 I. Acquisition d une légitimité dans le monde des affaires : L apparition du métier de publicitaire n est pas indépendante du milieu environnant, et avant de pouvoir s imposer en tant que profession à part entière, il a fallu que les défenseurs de la publicité légitiment leur existence et leur spécialisation, le tout face à la méfiance du monde des professionnels. A. Des réticences et des difficultés à faire reconnaître la nécessité du métier : Au début du XX siècle, c est un véritable tournant qui s effectue dans le milieu des affaires, et plus exactement dans celui de l entreprise, celle-ci prise au cœur de nombreuses transformations. Il faut s adapter à l industrialisation, l émergence des masses, mais aussi à la concentration des pouvoirs et surtout à la nécessite de trouver de nouveaux circuits de créativité. Avec une France qui veut évoluer, les populations entrent dans une nouvelle ère et cherchent à s émanciper dans cette société devenue désormais une véritable société de consommation. La recherche du profit dans une France désormais plus dynamique va devoir trouver de nouvelles méthodes pour la promotion de ses produits. C est ainsi que l activité publicitaire va apparaître. Comme le montre très bien Marie-Emmanuelle CHESSEL dans son ouvrage, dès la première moitié du XXème siècle, les défenseurs de la publicité française s efforcent de définir leur identité, de revendiquer des compétences spécifiques, et surtout de se différencier par rapport aux pratiques précédentes, en somme de construire leur professionnalisme. Mais cette volonté de reconnaissance du milieu de la publicité est un projet délicat, et l organisation de ces futurs publicitaires ne s établit pas sans se heurter à de violentes critiques de la part des autres professions. 1. Une organisation lente du métier face à des critiques virulentes : La première étape de légitimation de la publicité passe par l apparition de syndicats, d associations et de corporations qui cherchent à tout prix à défendre l importance de leur activité. C est ainsi que, dès 1906, on voit apparaître la Chambre syndicale de la publicité (CSP) qui représente alors leur toute première organisation professionnelle. 5

7 Cependant, il convient de noter que très vite, deux conceptions concurrentes de l activité publicitaire apparaissent. D un côté les partisans de la publicité comme échange d espace au service d un organe de presse, et de l autre les défenseurs d une technique au service de l annonceur. C est cette deuxième position, défendue par Octave-Jacques Gérin, non seulement théoricien mais aussi inventeur de la profession de publicitaire, qui permet de fonder la Corporation des techniciens de la publicité (CTP) en1913. Il cherche réellement à défendre la conception du publicitaire comme une pratique bien distincte de celle des autres professions. Cette promotion d un métier qui se veut représenter la modernité d une société en pleine mutation doit faire face à de nombreuses critiques qui sont véhiculées par les autres professions, déjà elles bien implantées dans le monde des affaires. Ainsi, la publicité est accusée d être un simple outil de manipulation, inutile, symbole du matérialisme, et dont le prix très élevé imposerait aux consommateurs de faux besoins, une véritable «barbarie du confort» (CHESSEL, 1998, p.32). Comment les défenseurs de la publicité peuvent-ils alors imposer leur activité comme légitime s ils ne sont pas soutenus par leurs pairs? Les annonceurs, écrivains ou encore journalistes s empressent de les décrédibiliser, et ce, au sein même des entreprises. Loin de se décourager, ils vont alors tenter de démontrer l efficacité de leur activité comme méthode commerciale, défendre leur projet de modernité en s opposant à l archaïsme des anciennes méthodes comme la réclame, et réaffirmer le rôle économique et social de leur activité. A la recherche d une reconnaissance sociale de la profession, les associations et syndicats se multiplient, hélas sans succès. Il faudra attendre 1934 pour que la CSP modifie ses statuts pour devenir une fédération de syndicats indépendants, la Fédération française de la publicité. La publicité reste une pratique très critiquée et ses représentants comprennent qu ils ont besoin de la légitimer autrement que par des organisations. Pour plus de crédibilité, il faut, comme l ont fait d autres métiers, distinguer les professionnels des amateurs, ce qui doit nécessairement passer par la création d enseignements spécialisés. 2. La création d établissements de formation spécialisés : On connait bien à l heure d aujourd hui, l importance fondamentale accordée aux cours de publicité et marketing qui sont enseignés dans les plus prestigieuses écoles de commerce telles que H.E.C, l ESSEC ou encore l ESCP. Mais cette nécessité de l enseignement de la publicité est en réalité évoquée dès le tout début du XX siècle, et ce notamment par Vergne, secrétaire général de la Chambre syndicale de la publicité, mais aussi par le fameux publicitaire O.-J. Gérin. Si le premier revendique l importance de donner aux commerçants les notions de bases de la publicité, le second, lui, cherche à former de réels professionnels. 6

8 Quel que soit le but recherché, ils concourent dans tous les cas à renforcer la nécessité et l efficacité de telles formations. Pourtant les enseignements restent encore limités et on assimile leur contenu trop souvent à ceux des cours de vente. Il faut attendre 1927 pour qu apparaisse l Ecole technique de publicité (ETP) et que la formation d un corps de spécialistes, formés par des publicitaires sérieux, puisse enfin se définir. Le président fondateur de cette école, Henri Ruzé, décide de baser le contenu de ses cours sur une compétence générale et sur l acquisition de bases techniques, mais surtout il impose un examen pointu et le nombre de diplômés, futurs professionnels de la publicité, est limité à une trentaine par an. Le critère de sélection contribue alors au renforcement de crédibilité de la profession. L enseignement d une éthique, d un esprit de groupe et l apparition d un titre scolaire et donc professionnel s accompagne dans le même temps de l exigence d une élaboration de règles de conduite internes. Ainsi, si le premier Code relatif aux usages de la publicité apparaît en 1921, c est au cours de l année de la création de l Ecole technique de la publicité qu est mis un réel Code de pratiques communs, à savoir le Code de pratiques loyales en Plus rigoureux dans leur façon de s affirmer au sein de la sphère professionnelle, les défenseurs de la publicité sont confrontés à une double exigence : se faire accepter par le monde académique, mais aussi améliorer le fonctionnement des entreprises. En effet, il convient de noter que l émergence de la publicité ne peut pas être séparée des événements qui se produisent en France à la même époque. Or, la crise de 1929 qui correspond certainement à la plus grande dépression économique du XX siècle n est évidemment pas sans conséquence sur le mode de gestion des entreprises. Comment améliorer les canaux de distribution des produits et organiser la production dans une telle période de crise? Les publicitaires, forts de leur désir de se rendre utiles, vont utiliser cette crise pour revendiquer la place primordiale de leur activité. B. L émergence progressive d une profession à part entière : Alors qu au lendemain de la première guerre mondiale, et ce durant les années 20, les firmes donnent l illusion d une certaine prospérité, la crise de 1929 remet en question la façon dont est gérer le monde du travail. Les entrepreneurs doivent repenser leurs marchés, on assiste à une prise de conscience de la nécessité de rationnaliser les méthodes commerciales. Basée sur l exemple des Etats-Unis, les publicitaires utilisent ce besoin de rationalisation pour 7

9 apporter des solutions à ces entreprises en crise, et font pour cela appel aux méthodes d organisation scientifique du travail. 1. La crise des années 30 comme prise de conscience de l importance de la publicité : Le principe est simple : promouvoir et mettre en place des méthodes d organisation scientifique du travail dans l entreprise. On observe alors ici l influence directe des méthodes créées par Taylor et Fayol sur l organisation scientifique du travail, ayant pour but d améliorer les rendements des entreprises. Stade ultime de la division du travail, cette préoccupation à laquelle devaient faire face les ingénieurs descend dans l univers de la vente, et touche ainsi directement le milieu de la publicité. On assiste à une multiplication des réunions et des engagements et c est ainsi que les agences de publicité françaises se développent et possèdent un véritable succès, comme c est le cas des entreprises Damour, Publicis ou encore Synergie. Ainsi, le publicitaire parvient à démontrer sa réelle utilité et sa nécessité pour faire vivre le marché. M-E CHESSEL exprime cette idée en se référant directement à Yoland Mayor qui l explique de façon très explicite dans les Annales d histoire économique et sociale, «La difficulté pour l industriel n est pas de fabriquer des produits nouveaux, mais bien de les vendre. Elle n est pas technique, mais commerciale. La valeur marchande d une spécialité pharmaceutique ne réside pas dans l excellence de sa formule mais dans la publicité pour la lancer [ ], il est plus facile de trouver un chef de fabrication qui permette de produire dans les meilleurs conditions techniques qu un chef de service commercial capable de créer une clientèle» (Mayor, 1936, p.417). S imposant comme les «rationnalisateurs» du marché, et s inspirant très fortement des techniques enseignées par le Taylorisme et le Fordisme, les publicitaires tentent d imposer leur légitimité par le caractère scientifique. 2. La création du Centre de Préparation aux Affaires, un tremplin pour la publicité : Toujours dans un but de rationalisation des méthodes commerciales et publicitaires, la Chambre de commerce de Paris crée en 1930 le Centre de Préparation aux Affaires (CPA), une école de formation des cadres et dirigeants d entreprise. Cet établissement s inscrit dans la continuité des initiatives visant à promouvoir l organisation scientifique du travail amorcée depuis les années 20, le tout basé en grande partie sur le modèle américain de la «Harvard Business School». Là encore, comme pour l Ecole technique de publicité, l accès à l enseignement et surtout l obtention du diplôme sont relativement difficiles, ce qui légitime encore un peu plus la formation. Il s agit bel et bien d une aubaine pour les publicitaires qui cherchent à promouvoir leur activité et à former des cadres commerciaux avertis. 8

10 Très imprégnée du modèle Fayolien, cette école a l ambition d enseigner une direction rationnelle de l entreprise qui permettrait l adéquation des moyens aux buts, ainsi que la séparation de la fonction administrative des autres fonctions. On retrouve ici la célèbre théorie du PO3C introduite par Fayol : Prévoir, Organiser, Commander, Coordonner et Contrôler. Un nouvel enjeu se présente ensuite au CPA comme une évidence : il faut ouvrir les enseignements sur les réalités pratiques de l entreprise et se dégager des cours trop théoriques. Le CPA va ainsi se charger d expliquer comment rendre l activité de la publicité plus efficace. C est notamment au travers de ses cours que l on s aperçoit de l importance de la nature du marché, et l on prend conscience que la marque constitue un élément phare. C est en effet une garantie pour les consommateurs qui n ont plus de repères, et qui sont rassurés par la qualité du produit qu ils vont acheter. Ici, on peut voir l exemple de la publicité de l entreprise SINGER qui vise à vendre des machines à coudre à un public bien ciblé, les maîtresses de maison. La notoriété de la marque contribue à rassurer les consommateurs dans la qualité de leur produit. 9

11 Parmi les enseignants du CPA, on compte notamment Léon Jonès ou encore Henri de Boissac qui ont tous deux travaillés dans l agence de publicité Damour. Arrêtons-nous un instant sur celle-ci. Fondée en 1920 par Etienne Damour, elle constitue un élément fondamental à l émergence de la profession du métier de publicitaire. En effet, E. Damour insista toute sa vie sur l aspect social bénéfique de la publicité et a fait franchir à la profession un cap décisif. Certainement l un des premiers théoriciens de la publicité moderne, il a collaboré avec O-J. Gérin dans l élaboration de l œuvre, Le précis intégral de publicité, qui expose les notions essentielles de techniques publicitaires et de vente, et qui restent, aujourd hui encore, fondamentales. C est grâce à lui que le publicitaire est parvenu à s imposer face au courtier et à l affichiste, et qu il a fait comprendre l insuffisance de la réclame pour mieux démontrer la nécessité de la publicité. Un élément que l agence Damour s est employé à transmettre à ses sujets était l importance d étudier le produit destiné à être vendu, ainsi que son organisation dans la distribution. Vendre quoi? A qui? Pour quels besoins et quels goûts de la clientèle? Créer directement la demande des consommateurs par une publicité intense n est applicable qu à des produits de grande série, à cadence déterminée et qui permettent à l industriel de se soumettre à la concurrence des prix. Mais cela implique bien sûr des frais de vente élevés, et démontre ainsi les impératifs financiers qui sont une barrière à l entrée dans le monde publicitaire. C est notamment là l un des points les plus délicats de la profession : la publicité a un coût! 3. Le prix de la «pub», ou la concurrence entre métiers engendrée par la publicité : Les grands magasins qui font la nouveauté du XX siècle l ont bien compris, la publicité a un prix et il faut élaborer des méthodes commerciales en fonction de celui-ci. Dans les années 20, l augmentation des budgets accordés à la publicité et l échec de certaines campagnes entraine une remise en cause : Comment réduire les frais généraux et la concurrence? Plusieurs techniques sont lancées. Les grands magasins élaborent des systèmes de magasins à prix uniques (ex. des Galeries Lafayette qui en 1932 ouvrent leurs magasins Monoprix), il s agit de vendre les articles les plus demandés et d accélérer la rotation des stocks pour réduire les frais généraux. C est également l époque des «ventes-réclames» qui visent à attirer le plus grand nombre d acheteurs par la promotion d articles à petits prix. Mais toutes ces techniques induisent trop de concurrence entre ces promoteurs et l on décide alors de se recentrer sur des clientèles ciblées, et surtout plus aisées. Chez les plus petits commerçants comme les épiciers, on cherche aussi à fidéliser une clientèle, mais cette fois-ci populaire. 10

12 Les détaillants et distributeurs, quant à eux, donnent naissance à des succursales dites multiples en vue d une décentralisation de la vente des produits de consommation sur l ensemble du territoire. Dès lors, il semple indéniable que l utilisation des méthodes publicitaires provoquent de nouvelles concurrences sur le marché, aussi bien entre grossistes, détaillants que grands magasins. Petit à petit, on s aperçoit de l importance capitale des marques véhiculées par la publicité grâce à la notoriété dont elles font bénéficier leurs commerçants. Les structures de la distribution changent avec l apparition des intermédiaires auprès des détaillants. La concentration et l uniformisation des produits de consommation courante favorisent le développement de la publicité. Il devient indispensable de créer la notoriété d un produit nouveau pour en assurer la distribution. Acteurs essentiels dans la transformation des méthodes publicitaires, ces intermédiaires deviennent des éléments fondamentaux dans l émergence de la profession, ainsi que dans l élaboration de nouvelles techniques sur le marché. La période de l entre-deux-guerres représente un tournant décisif au sein des méthodes commerciales. On abandonne la réclame, simple article inséré dans un journal présenté de façon élogieuse ou recommandant quelque chose à quelqu un, pour dorénavant utiliser la publicité, qui correspond non seulement à faire connaître un produit, mais aussi à inciter pour le faire acheter. Activité fortement décriée à ses débuts, le monde des affaires a pourtant accepté progressivement la place déterminante du publicitaire au sein de l entreprise. Celle-ci est en effet parvenue à renforcer sa crédibilité en créant des instituts de formation spécialisés reconnus, et en montrant l efficacité dont elle savait faire preuve pour rentabiliser les marchés en temps de crise. Entre le professionnel commerçant et le consommateur, tous les intermédiaires tels que les grossistes, détaillants ou encore distributeurs ne peuvent plus se passer d elle et s efforcent de vivre au rythme de ses transformations. Cependant, si le publicitaire est parvenu, à imposer au fil des années son activité non plus comme une simple occupation mais comme profession légitime, comment son travail est-il perçu au regard de l opinion publique? Quelles représentations donne-t-il à l extérieur? S il est parvenu à s insérer tant bien que mal dans la sphère professionnelle, le grand public s est lui aussi montré réticent et méfiant à l égard de l intrusion de cette activité dans son quotidien. 11

13 II. Acquisition d une légitimité au regard de l opinion publique : «A moins de se promener dans la vie les yeux bouchés, les oreilles fermées, d acheter sans réflexion et sans enquête, on n échappe pas à la publicité.». Ces propos tenus par Jules Arren il y a presque plus d un siècle pourraient sans aucun doute encore s appliquer dans notre monde actuel. Ce journaliste français, qui fut l un des premiers collaborateurs de la Revue d Action française au début du XX siècle, écrit en 1909 un des premiers manuels sur la publicité : La publicité lucrative et raisonnée. Son rôle dans les affaires. Dans cette œuvre, il établit certaines analyses sur la publicité française et américaine pour tenter d en dégager les techniques qui en assurent l efficacité. Au vu de ses résultats, il conclut sur une observation intéressante : par rapport aux autres pays industrialisés, la France a montré nettement plus de résistance à accepter l apparition de la publicité. C est aussi ce constat qui est mis en avant au travers des travaux de M-E CHESSEL. En effet, si la publicité est un concept qui attire les consommateurs, c est aussi une innovation qui effraie les individus. Pourquoi peut-on percevoir une telle méfiance à l égard de ce nouveau phénomène? Comment la publicité parvient-elle à changer l image qu elle transmet au public? A. L effort d adaptation de la publicité face aux difficultés du marché : 1. Une société française d abord inadaptée à l intrusion de ce nouveau phénomène : Lorsqu elle apparait, la publicité est pour le consommateur synonyme de changement et de transformation de ses habitudes, auquel il n est pas près d adhérer. Comment expliquer cela? Tout d abord, il convient de rappeler qu au début du XX siècle, la France est une société encore à dominante rurale. En 1911, près de 60% de la population vit dans les campagnes et il faudra attendre les années 30 pour que la population urbaine dépasse les 50%. De plus, les familles françaises disposent de faibles revenus, dont le poste alimentaire occupe près de 60% des dépenses. Par comparaison, aux Etats-Unis à la même époque, celui-ci n est que 35%. Enfin, on observe une forte inégalité dans la répartition des revenus. Il existe une forte disparité entre les familles bourgeoises et les familles ouvrières moins aisées qui se comportent de façon différente à l égard des produits. Il en résulte que dans les classes les 12

14 moins favorisées, le développement d un commerce de masse est plus difficile. De fait, la demande reste pendant longtemps concentrée dans les villes et demeure limitée. La publicité ne peut se faire connaître qu en ville, et les populations dans les campagnes voient d un mauvais œil cette nouvelle activité qu ils jugent mensongère, représentante directe de la consommation et de la normalisation capitaliste. Ce plafonnement démographique et la faiblesse du pouvoir d achat sont plus marqués en France qu aux Etats-Unis, et les classes moyennes sont encore peu développées. Or, ce sont ces classes moyennes elles-mêmes qui sont les clients directs de la publicité! Comment faire face à de telles difficultés sur le marché? Comment le publicitaire va-t-il parvenir à ne plus subir le marché, mais à s y imposer de façon à le transformer? 2. Les moyens mis en œuvre pour faire face aux limites posées par le marché : Les publicitaires sont face à des difficultés d insertion qui ne facilitent pas leur acceptation auprès des consommateurs. Cependant, ce cloisonnement des marchés ne signifie par pour autant absence de publicité. Les professionnels du métier vont alors faire preuve de ruse et d habilité pour contourner ces difficultés. La première chose que les publicitaires vont chercher à faire, c est de s adresser à un public toujours sélectionné. Il ne s agit pas pour eux de lancer un produit et d attendre qu un individu quel qu il soit vienne acheter ce bien, mais de cibler une clientèle qui sera intéressée par l objet dont il aura fait la promotion. Quels sont les outils utilisés? L émergence de la presse, l utilisation des périodiques et la multiplication des affiches sont évidemment des facteurs qui jouent une importance capitale. Il s agit, au travers de ces supports, d attirer des clients potentiels pour créer auprès d eux l impression d être dans une position privilégiée, tant sur le plan financier que sur la plan informationnel. En ce sens, on peut dire que le client est en quelque sorte flatté, séduit et qu il a le sentiment de détenir une place spéciale dans le message qu on veut lui faire passer. C est une publicité traditionnelle de notoriété qui a moins pour but de convaincre de nouveaux clients, que de pousser au renouvellement d un marché déjà existant. Elle s appuie sur des agents et des concessionnaires qui constituent de véritables alliés pour l entreprise. Prenons pour illustrer nos propos, un secteur sur lequel notre auteur M-E CHESSEL porte une attention particulière en raison de son utilisation accrue de la publicité : l industrie automobile. La spécificité des marchés de l automobile met en avant les différentes politiques commerciales et publicitaires utilisées, qui sont surtout dirigées vers des consommateurs relativement aisés. Si l on s intéresse plus particulièrement à la firme Peugeot, l un des plus gros constructeurs automobiles encore aujourd hui, le lancement de son célèbre modèle la 13

15 «601 Peugeot» confirme cette analyse. Les catalogues, photographies, affiches ou encore clichés d annonce présentent cette voiture de luxe comme élégante et féminine et la campagne prône divers slogans tels que «Plaisir des yeux Le choix d une carrosserie 601», ou encore «La 601 n est comparable qu à des voitures deux fois plus chères». Autant d accroches qui visent à atteindre une clientèle bourgeoise où élégance de la mode et performance sportive sont les mots d ordre. La publicité séduit ainsi relativement facilement nos consommateurs issus des classes aisées. Si les politiques publicitaires décrites montrent une certaine adaptation à des marchés constitués de membres de classes moyennes et aisées, d autres entreprises ne vont-elles pas chercher à séduire de nouveaux consommateurs moins riches? Les clientèles ne sont pas toutes les mêmes, et la vraie qualité d un bon publicitaire réside aussi dans sa capacité à savoir s y adapter. Les entreprises doivent faire face à une saturation des marchés qui entraine des difficultés financières. Elles doivent élargir leur gamme. Elles savent que l étendue de leur clientèle n est pas assez large, et doivent repenser leurs cibles commerciales. Dans le même temps, une évolution favorable semble aller à l extension de la consommation : la hausse des revenus et des salaires. Conséquences de l inflation d après-guerre, puis après 1936 des mesures du Front populaire, on observe une sorte de concordance entre désir des firmes d élargir leur gamme de consommateurs et élévation du niveau de vie. Une nouvelle catégorie de consommateurs aux revenus moyens semble apparaître, c est l occasion de la saisir. Si l on reprend notre exemple de l industrie automobile, l apparition de la «Simca 5» produit par le constructeur automobile Fiat illustre parfaitement ce changement de stratégie qui vise à atteindre des nouveaux consommateurs moins fortunés. Partant de l observation qu il existe désormais une saturation du marché et du prix élevé des véhicules, Simca décide de produire un véhicule économique, aussi bien par son prix d achat que par ses caractéristiques d utilisation. Comment faire connaître son projet? Une large utilisation de la presse pour sensibiliser ces nouveaux clients est indispensable. On observe bel et bien ce que M-E CHESSEL décrit comme étant une sorte de «démocratisation» de la consommation. Le cloisonnement social qui existait sur le marché semble être surmonté par l effort des publicitaires à élaborer des stratégies plus adaptées. 14

16 Notons enfin que parallèlement à ce cloisonnement social, il a également fallu que ces publicitaires surmontent la difficulté d un cloisonnement dit «géographique». En effet, les publicitaires perçoivent qu au-delà des consommateurs eux-mêmes, c est également l endroit où ils habitent qui va déterminer l efficacité d une campagne. Certes, si le lancement en province est considéré comme étant plus facile, la publicité parisienne reste néanmoins incontournable. De plus, vendre au niveau national représente une organisation commerciale non seulement délicate mais aussi rigoureuse et qui possède un coût élevé. Quelle stratégie adopter pour pallier à cette difficulté? Pour les publicitaires, la technique utilisée a alors été la suivante : tester une campagne sur une zone géographique restreinte, observer ses résultats, pour ensuite s élargir de façon plus efficace et garantir des résultats plus sûrs. Pour se faire accepter dans la sphère publique, convaincre les consommateurs de leur nécessité, mais aussi de l information dont ils les font bénéficier, les publicitaires mettent en place diverses stratégies qui leur permettent de s insérer doucement sur le marché. Ils flattent le consommateur, l éduquent et font preuve de multiples techniques pour adapter leur activité selon la clientèle souhaitée. L utilisation la publicité évolue avec la conjoncture : la croissance des années 20 pousse à modifier les conditions de production, élever les revenus et décloisonner les marchés, puis les années 30 bien qu elles réduisent les ressources financières, poussent en fait à chercher de nouveaux débouchés sur le marché intérieur et à modifier les techniques de vente. Rajoutons à cela que nos voisins de l autre côté de l Atlantique ne sont pas non plus sans influence sur l implantation du métier de publicitaire en France. En effet, la profession étant déjà bien acceptée aux Etats-Unis, ce sont des modèles et des techniques qui sont exportés en France, dont nos professionnels s imprègnent tout en sachant bien que le public n est pas le même et qu il va falloir faire preuve de prudence dans leur utilisation. Cette transmission des techniques passent notamment par l influence de la «Harvard Business School» dont les français se gardent bien de choisir les méthodes qu ils vont appliquer chez eux. 15

17 Les années 30 sont aussi celles de l implantation des agences américaines. L influence de leur méthode suscite un débat dont la presse se fait l écho, en opposant la publicité française dite artistique à la publicité américaine considérée comme plus technique. Cette spécificité artistique d une publicité à la française n est pas seulement une façon de se différencier des autres pays, elle est également un moyen de mieux faire accepter l activité de la publicité dans le monde public. B. L art moderne au secours de la publicité : On l aura bien compris, le publicitaire est parvenu à imposer sa légitimité dans le milieu des affaires ainsi que chez les consommateurs. Mais il reste une dernière catégorie d individus qui entrave l émergence de la profession, celle des défenseurs du paysage et de la nature. Critiquée par de nombreuses associations, la publicité dans la ville est apparue pour certains comme une perversion du paysage et une atteinte au patrimoine historique français. En effet, dès le début du XX siècle, l activité d affichage est en pleine expansion, la publicité murale et les panneaux-réclames ne cessent de se multiplier. Si les plus virulents opposants souhaiteraient aller jusqu à une interdiction complète de la publicité dans les rues, il va de soi que cela semble difficile à faire admettre. Néanmoins, cela ne veut pas dire qu il ne faut pas mettre en place certaines limites et des réglementations. 1. Tentatives de réglementation de l affichage au début du XX siècle, un frein à l expansion de l activité du publicitaire? : La première loi relative à l affichage date de juillet 1881, prônait une certaine liberté d affichage tout en posant certaines limites à la liberté d expression politique, mais n abordait en aucun cas l affichage commercial. Aussi, l affichage publicitaire devint inévitablement abusif de la part des commerçants qui visaient à faire connaitre leurs produits, et de nouvelles règles devaient être mises en place. Parmi les lois les plus importantes, on peut citer la Loi Beauquier de 1910, relative à l interdiction d affichage dans certains monuments historiques et autres sites dits classés, ou encore la Loi de finances de juillet 1912 qui aborde notamment l idée de mettre en place un timbre spécial annuel progressif visant à empêcher l expansion d un mode d affichage considéré comme nuisant. L initiative d une plus forte réglementation provient de groupes de pression défendant les paysages et les centres historiques de tourisme et qui sont défendus par certaines associations telles que la Société pour la protection des paysages de France (SPPF), le Tourning Club de France (TCF) ou encore la Société des amis des monuments parisiens. Leur 16

18 but? Protéger les paysages de tout signe extérieur de modernité. En effet, le passage d une société française profondément rurale à une société marquée par l urbanisme effraie. Pour ces conservateurs, la publicité constitue le symbole le de l urbanisation, de la société de consommation, signe de culture urbaine et de modernité. Malgré la multiplication des réglementations, les abus continuent de se multiplier. Les lois mises en place étant limités à certains périmètres géographiques, les publicitaires en profitent donc pour exercer une liberté absolue dans les lieux non interdits. On aurait pu craindre un frein à l expansion de l activité du publicitaire, mais en réalité l affichage parvient à prendre une place considérable, et ce dès les années 20. C est en 1928 que sera enfin crée le premier groupe de parlementaires de la publicité, dont les représentants se regroupent principalement autour de deux membres de la Chambre syndicale de la publicité : Ernest Pezet, député démocrate-chrétien, et Louis Dumas, républicain d union nationale et sociale. Ensemble, ils joueront un rôle déterminant en tant qu intermédiaires entre demandes sociales (comme la réglementation des affiches murales) et propositions des publicitaires. Au-delà des débats autour de cet envahissement de la publicité opposant préservation d un patrimoine historique et développement des méthodes commerciales, il existe en fait un autre débat sous-jacent, celui de l esthétisme de la publicité. 2. L alliance entre artistes modernes et publicitaires, deux activités en quête de légitimité : Au lendemain de la première guerre mondiale, un nouveau courant artistique émerge : celui de l art moderne. Ces nouveaux artistes du XX siècle ont un objectif bien précis, créer un art «pour tous». Il s agirait de faire descendre l art dans la rue, de promouvoir l utilisation de nouveaux matériaux, et d élaborer des créations artistiques innovantes. Cette spécificité de l art moderne qui défend un esthétisme presque industriel correspond tout à fait à la société de consommation qui émerge à la même époque. On note alors une rencontre entre artistes modernes et publicitaires, deux mouvements à la recherche d un soutien et d une légitimité respective. Ils vont combattre ensemble face aux virulents opposants de la modernité. Grâce au soutien de l art moderne, les publicitaires parviennent à défendre leur activité comme s adaptant aux transformations de la société. L augmentation des affiches dans les rues est ainsi moins perçue comme une «pollution urbaine» que comme étant une «décoration nouvelle». Comme le soulignent certains des peintres de l époque, l affichage dans les villes présente de réels bienfaits pour la société. Ils vont même jusqu à se moquer des associations comme la SPPF en se pressant de dire que personne ne peut être tenu de dire ce qui est beau et ce qui ne l est pas. Pour résumer cette prise de position, M-E CHESSEL 17

19 s exprime de la manière suivante : «Pourquoi le paysage serait-il plus beau et les affiches au contraire laides et nuisibles à l esthétisme des villes?». On observe ainsi une nouvelle définition de la beauté qui se dessine et dans laquelle publicitaires et artistes modernes se retrouvent. L éducation artistique des masses et la démocratisation de l art voulue par ces nouveaux artistes permet aux publicitaires de renforcer leur légitimité auprès du grand public. Parmi les grands acteurs de ce mouvement, on peut citer l Union des artistes modernes, abrégé par le sigle UAM, mouvement d artistes décorateurs et d architectes fondés en France en 1929 par Robert Mallet-Stevens. Ses membres tels que Paul Colin, Etienne Cournault, Jean Carlu ou encore A-M Cassandre, se sont employés tour à tour pendant presque 30 à défendre les causes de la publicité. L iconographie publicitaire française qui se développe s oppose totalement au réalisme des annonces et affiches américaines. Pour illustrer cette liaison étroite entre art moderne et publicité, on peut citer le célèbre cubiste Jean Carlu, à qui l on doit l affiche «Monsavon» en Comme dans le monde des affaires, on observe bien que le publicitaire est arrivé à imposer la légitimité de son activité dans la sphère publique. Certes, il a fallu qu il fasse preuve de technique et d ingéniosité pour contourner les difficultés que lui ont posées les plus méfiants, mais aujourd hui, on peut conclure par ce que le journaliste Jules Arren exprimait dans son manuel, lorsqu il disait que «l opinion publique, cette force insaisissable et toute-puissante, de laquelle personne ne peut s affranchir, est dominée par la Publicité». Personne ne peut y échapper, aussi bien le monde de l entreprise que dans celui des consommateurs, mais également l Etat. En effet, au-delà des bénéfices qu il retire de 18

A quoi sert un plan de communication

A quoi sert un plan de communication Séminaire-atelier Bujumbura 8-9 Octobre 2014 La Communication Parlementaire A quoi sert un plan de communication 1. La communication c est quoi? Même si ces concepts sont connus il n est pas inutile de

Plus en détail

La responsabilité sociétale de l entreprise numérique

La responsabilité sociétale de l entreprise numérique La responsabilité sociétale de l entreprise numérique Comme toute organisation, l entreprise numérique génère des attentes fortes en matière de responsabilité sociale, environnementale et de respect des

Plus en détail

Le Québec, terre de traduction

Le Québec, terre de traduction Le Québec, terre de traduction S il est un endroit au monde où les traducteurs ont un marché établi, c est bien le Canada. Et le Québec, au sein du Canada, jouit d une situation encore plus privilégiée.

Plus en détail

COMMENT CONDUIRE SON PROJET DE SITE WEB?

COMMENT CONDUIRE SON PROJET DE SITE WEB? COMMENT CONDUIRE SON PROJET DE SITE WEB? Lorraine Pour être efficace, un site web doit être réfléchi et en adéquation avec la stratégie de l entreprise. Cette notice présente les différentes possibilités

Plus en détail

Réussir son affiliation

Réussir son affiliation David Sitbon Étienne Naël Réussir son affiliation Comment gagner de l argent avec Internet, 2012 ISBN : 978-2-212-55350-5 1 Comprendre que tout est marketing de rentrer dans le détail, il nous a semblé

Plus en détail

Sondage 2013 des canaux de revente de Direction informatique aperçu et PrIorItéS d affaires des PartenaIreS des FabrIcantS au canada

Sondage 2013 des canaux de revente de Direction informatique aperçu et PrIorItéS d affaires des PartenaIreS des FabrIcantS au canada Sondage 2013 des canaux de revente de Direction informatique aperçu et PrIorItéS d affaires des PartenaIreS des FabrIcantS au canada EN COLLABORATION AVEC : Sondage 2013 des canaux de revente de Direction

Plus en détail

Coup d œil sur les inégalités de revenus au

Coup d œil sur les inégalités de revenus au Coup d œil sur les inégalités de revenus au Québec L expression «nous les 99 %», qui avait servi de cri de ralliement des mouvements Occupy, résume les préoccupations que soulève la tendance mondiale à

Plus en détail

La marque : clé du succès de la stratégie commerciale dans un marché global

La marque : clé du succès de la stratégie commerciale dans un marché global La marque : clé du succès de la stratégie commerciale dans un marché global Historique Les marques existent depuis les premiers échanges commerciaux et servaient essentiellement à authentifier l origine

Plus en détail

Chap 1 : LA DEMARCHE MERCATIQUE

Chap 1 : LA DEMARCHE MERCATIQUE I. La démarche mercatique globale A. Définition Chap 1 : LA DEMARCHE MERCATIQUE La mercatique est l ensemble des techniques et actions ayant pour objet de prévoir, constater, stimuler, susciter ou renouveler

Plus en détail

JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE. Compte-rendu de l atelier 5 : Santé et numérique

JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE. Compte-rendu de l atelier 5 : Santé et numérique JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE CONCERTATION NATIONALE SUR LE NUMÉRIQUE 4ème journée Compte-rendu de l atelier 5 : Santé et numérique Thème de la journée contributive : Junior ESSEC 04/02/2015

Plus en détail

JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE. Compte-rendu de l atelier 5 : Souveraineté numérique

JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE. Compte-rendu de l atelier 5 : Souveraineté numérique JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE CONCERTATION NATIONALE SUR LE NUMÉRIQUE 3ème journée Compte-rendu de l atelier 5 : Souveraineté numérique Thème de la journée contributive : Transformation numérique

Plus en détail

DOCUMENT DE TRAVAIL. Projet de révision de l annexe à la Recommandation n o R (92) 14 rév. du Code d éthique sportive

DOCUMENT DE TRAVAIL. Projet de révision de l annexe à la Recommandation n o R (92) 14 rév. du Code d éthique sportive Strasbourg, 7 août 2009 EPAS(2009)19rév DOCUMENT DE TRAVAIL Projet de révision de l annexe à la Recommandation n o R (92) 14 rév. du Code d éthique sportive «Qui joue loyalement est toujours gagnant.»

Plus en détail

Etude réalisée en partenariat avec le réseau de CMA et la CRMA de Bretagne, le syndicat Mixte MEGALIS et la Région Bretagne

Etude réalisée en partenariat avec le réseau de CMA et la CRMA de Bretagne, le syndicat Mixte MEGALIS et la Région Bretagne Etude réalisée en partenariat avec le réseau de CMA et la CRMA de Bretagne, le syndicat Mixte MEGALIS et la Région Bretagne Cet article présente les principaux résultats de l enquête OPSIS de Marsouin

Plus en détail

Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale

Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale 1. Le secteur informel en Afrique : définition et caractéristiques générales Le secteur informel est défini comme l'ensemble des unités

Plus en détail

Commentaires de. l Association québécoise pour le patrimoine industriel (Aqpi) sur le document. Un regard neuf sur le patrimoine culturel

Commentaires de. l Association québécoise pour le patrimoine industriel (Aqpi) sur le document. Un regard neuf sur le patrimoine culturel Commentaires de l Association québécoise pour le patrimoine industriel (Aqpi) sur le document Un regard neuf sur le patrimoine culturel Dans le cadre de la consultation publique pour une révision de la

Plus en détail

Les évolutions stratégiques de la Data Quality en 2012 : Comment s adapter aux nouvelles habitudes digitales du consommateur?

Les évolutions stratégiques de la Data Quality en 2012 : Comment s adapter aux nouvelles habitudes digitales du consommateur? Les évolutions stratégiques de la Data Quality en 2012 : Comment s adapter aux nouvelles habitudes digitales du consommateur? Un Livre Blanc Experian Marketing Services d après une enquête menée par le

Plus en détail

FD/YMC N 1-5961 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Yves-Marie Cann POUR

FD/YMC N 1-5961 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Yves-Marie Cann POUR FD/YMC N 1-5961 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Yves-Marie Cann POUR Enquête sur la responsabilité sociale du scientifique Résultats détaillés Février 2007 Annexes La publication des données qui fondent

Plus en détail

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre?

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Les trois dernières décennies ont été marquées par des progrès impressionnants

Plus en détail

Comment toucher les décideurs

Comment toucher les décideurs Comment toucher les décideurs Étude commanditée par Pitney Bowes sur l évolution du rôle du courrier dans le marketing mix des entreprises du domaine Business to Business (B2B) en Europe et aux États-Unis

Plus en détail

L INVESTISSEMENT SEREIN

L INVESTISSEMENT SEREIN Assurersonavenir.fr 1 L INVESTISSEMENT SEREIN Assurersonavenir.fr Ce livre est la propriété exclusive de son auteur : La loi du 11 mars 1957 interdit des copies ou reproductions destinées à une utilisation

Plus en détail

e-commerce : Guide à l intention des Petites et Moyennes Entreprises

e-commerce : Guide à l intention des Petites et Moyennes Entreprises Livre Blanc e-commerce : Guide à l intention des Petites et Moyennes Entreprises Optimisation des opportunités en ligne pour les PME Opportunités en ligne La conjoncture n a jamais été aussi favorable

Plus en détail

Les lieux de travail d hier, d aujourd hui et de demain, vus par les salariés

Les lieux de travail d hier, d aujourd hui et de demain, vus par les salariés COMMUNIQUE DE PRESSE Les lieux de travail d hier, d aujourd hui et de demain, vus par les salariés Sondage Harris Interactive pour Gecina Enquête réalisée en ligne du 5 au 11 mai 2011. Echantillon représentatif

Plus en détail

LA CPU ET L UNIVERSITE FRANCAISE

LA CPU ET L UNIVERSITE FRANCAISE LA CPU ET L UNIVERSITE FRANCAISE En 2012, toutes les universités françaises seront autonomes ; elles le seront dans un contexte mondial où leur rôle est à la fois fortement réaffirmé et sujet à de profondes

Plus en détail

Chapitre I : Introduction

Chapitre I : Introduction Chapitre I : Introduction 1.1) Problématique A partir des années soixante, l environnement des entreprises a connu une mutation capitale, sans précédant historique dans le climat des affaires. Ces changements

Plus en détail

EVALUATION DU POINT FORT 1 «LANGUE ET FORMATION» : RAPPORT INTERMEDIAIRE

EVALUATION DU POINT FORT 1 «LANGUE ET FORMATION» : RAPPORT INTERMEDIAIRE OFFICE FEDERAL DES MIGRATIONS (ODM) MESURES D ENCOURAGEMENT DE L INTEGRATION PRISES PAR LA CONFEDERATION : PROGRAMME DES POINTS FORTS 2008-2011 EVALUATION DU POINT FORT 1 «LANGUE ET FORMATION» : RAPPORT

Plus en détail

LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES Anne DIETRICH Frédérique PIGEYRE 2005, repères, La découverte

LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES Anne DIETRICH Frédérique PIGEYRE 2005, repères, La découverte LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES Anne DIETRICH Frédérique PIGEYRE 2005, repères, La découverte La GRH constitue une préoccupation permanente de toute entreprise, de tout dirigeant, qu il s agisse de

Plus en détail

Chapitre 1 Comprendre l évolution du marketing

Chapitre 1 Comprendre l évolution du marketing Chapitre 1 Comprendre l évolution du marketing Ce que vous allez apprendre Définir le marketing et comprendre son rôle Comprendre les différentes évolutions du marketing Comprendre les nouveaux enjeux

Plus en détail

Les obstacles : Solutions envisageables :

Les obstacles : Solutions envisageables : 1. Quels sont les obstacles auxquels les citoyens européens doivent faire face dans l exercice de leurs droits? Que pourrait-on faire pour alléger ces obstacles? Les obstacles : Tout d abord, il y a un

Plus en détail

Le téléphone public, cent ans d usages et de techniques de Fanny CARMAGNAT

Le téléphone public, cent ans d usages et de techniques de Fanny CARMAGNAT NOTE DE LECTURE Le téléphone public, cent ans d usages et de techniques de Fanny CARMAGNAT par André TURCOTTE «Pourquoi s intéresser au téléphone public?» En posant cette question dès le début de son livre,

Plus en détail

I. L étude Usages & Attitudes

I. L étude Usages & Attitudes I. L étude Usages & Attitudes 1. Historique En 1997, entreprise leader de la distribution de boissons sur le marché hors domicile, France Boissons souhaite réaliser un état des lieux de son secteur d activité

Plus en détail

LE MARKETING DIRECT, SUPPORT DU MARKETING CLIENT

LE MARKETING DIRECT, SUPPORT DU MARKETING CLIENT 11 CHAPITRE PREMIER LE MARKETING DIRECT, SUPPORT DU MARKETING CLIENT En moins d un siècle, le marketing direct a profondément évolué. Passant de la commande traditionnelle par courrier à la multiplication

Plus en détail

L enquête Nationale Drive 2.0,

L enquête Nationale Drive 2.0, Dossier de presse L enquête Nationale Drive 2.0, des résultats surprenants Sommaire I- A propos de Parabellum II- Contexte : Le Drive en France III- Enquête Nationale Drive 2.0 - Méthodologie de l enquête

Plus en détail

L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT

L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT 1 RAPPORT DU CONSEIL D ORIENTATION POUR L EMPLOI 8 AVRIL 2014 L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT LES «FORMES D EMPLOI : DES REALITES TRES DIVERSES ET EN PLEINE EVOLUTION, QUI DESSINENT

Plus en détail

Clément ALBRIEUX (69)

Clément ALBRIEUX (69) Pratique 20 : Une nouvelle identité entrepreneuriale 287 Le témoin : Clément ALBRIEUX (69) 30 collaborateurs Comment est définie et gérée l innovation dans votre cabinet? Les collaborateurs du cabinet

Plus en détail

au monde alors que l homme déraisonnable pensait que le monde devait s adapter à lui, ce

au monde alors que l homme déraisonnable pensait que le monde devait s adapter à lui, ce «Shaw disait que l homme raisonnable était celui qui savait qu il fallait s adapter au monde alors que l homme déraisonnable pensait que le monde devait s adapter à lui, ce qui faisait que le monde appartenait

Plus en détail

COMMENT CONDUIRE UN PROJET DE SITE WEB?

COMMENT CONDUIRE UN PROJET DE SITE WEB? COMMENT CONDUIRE UN PROJET DE SITE WEB? Sommaire Typologie des sites web Les sites «vitrines» Les sites de «marque» Les sites «catalogues» Les sites marchands Site web et stratégie commerciale Etapes clés

Plus en détail

POUVOIR D ACHAT : la condition de vie des travailleurs

POUVOIR D ACHAT : la condition de vie des travailleurs POUVOIR D ACHAT : la condition de vie des travailleurs Séminaire CGTM Mercredi 19 mars 2008 Danielle LAPORT Sociologue Ingénieur Social Equipe de Recherche REV Université Paris XII Val-de-Marne Il me revient

Plus en détail

Les dirigeants face à l innovation

Les dirigeants face à l innovation Les dirigeants face à l innovation Vague 2 FACD N 111164 Contact Ifop : Flore-Aline Colmet Daâge Directrice d Etudes Département Opinion et Stratégies d'entreprise flore-aline.colmet-daage@ifop.com Mai

Plus en détail

ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION

ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION On constate trois grandes phases depuis la fin de la 2 ème guerre mondiale: 1945-fin 50: Deux blocs économiques et

Plus en détail

En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014

En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014 En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014 En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014 Editorial Editorial Par François PAULUS (1989), Président du Jury Quand vous lirez ces lignes nous serons en avril 2014, et

Plus en détail

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT The New Climate Economy Report EXECUTIVE SUMMARY La Commission Mondiale sur l Économie et le Climat a été établie pour déterminer s il est possible de parvenir

Plus en détail

L INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE : LE PREMIER SECTEUR ECONOMIQUE FRANCAIS

L INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE : LE PREMIER SECTEUR ECONOMIQUE FRANCAIS 1 L INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE : LE PREMIER SECTEUR ECONOMIQUE FRANCAIS xz Sabrina TONNERRE Juriste Master II Droit des activités économiques Option Droit de l agroalimentaire Sous la direction de Maître

Plus en détail

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS.

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS. Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS 28 mai 2012 Madame la Représentante permanente adjointe de Sri Lanka, Présidente

Plus en détail

Délégation aux entreprises -- Secrétariat général. Tableau de bord central 2003. Valorisation et transfert de technologies. Résumé opérationnel...

Délégation aux entreprises -- Secrétariat général. Tableau de bord central 2003. Valorisation et transfert de technologies. Résumé opérationnel... Délégation aux entreprises -- Secrétariat général Tableau de bord central 2003 Management de la qualité Valorisation et transfert de technologies Sommaire Résumé opérationnel... 2 Préambule... 3 Construction

Plus en détail

Achats en ligne. et conversion. Le marketing à la performance, du premier affichage au dernier clic. tradedoubler.com

Achats en ligne. et conversion. Le marketing à la performance, du premier affichage au dernier clic. tradedoubler.com Achats en ligne et conversion Le marketing à la performance, du premier affichage au dernier clic tradedoubler.com Lorsqu il s agit de choisir une marque ou un produit à acheter, les consommateurs européens

Plus en détail

SOMMAIRE 1. UNE CHARTE POUR FONDER UNE NOUVELLE HISTOIRE 2. DES RÉFÉRENCES IDENTITAIRES ET DES VOLONTÉS AFFINITAIRES

SOMMAIRE 1. UNE CHARTE POUR FONDER UNE NOUVELLE HISTOIRE 2. DES RÉFÉRENCES IDENTITAIRES ET DES VOLONTÉS AFFINITAIRES SOMMAIRE PAGE 5 1. UNE CHARTE POUR FONDER UNE NOUVELLE HISTOIRE PAGE 6 2. DES RÉFÉRENCES IDENTITAIRES ET DES VOLONTÉS AFFINITAIRES PAGE 7 3. DES AMBITIONS PARTAGEES ET DES OBJECTIFS COMMUNS PAGE 8 4.UN

Plus en détail

SOMMAIRE PARTIE 1 : POURQUOI «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES»?... 3 PARTIE 2 : EPARGNE/CREDIT DU SYSTEME FINANCIER INFORMEL...

SOMMAIRE PARTIE 1 : POURQUOI «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES»?... 3 PARTIE 2 : EPARGNE/CREDIT DU SYSTEME FINANCIER INFORMEL... Fédération Internationale des Producteurs Agricoles 1 «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES» Ce document fut élaboré dans l objectif d apporter une information la plus complète possible sur le thème du

Plus en détail

La relation client constitue un axe progrès stratégique pour toutes les entreprises.

La relation client constitue un axe progrès stratégique pour toutes les entreprises. Relation client PME PMI attention danger! Résumé La relation client constitue un axe progrès stratégique pour toutes les entreprises. Nous essaierons de montrer, dans cet article, que la relation client

Plus en détail

Lean Management : une stratégie de long terme. Pourquoi l évolution des comportements est-elle essentielle à une réussite durable?

Lean Management : une stratégie de long terme. Pourquoi l évolution des comportements est-elle essentielle à une réussite durable? Lean Management : une stratégie de long terme Pourquoi l évolution des comportements est-elle essentielle à une réussite durable? Au cours de ces deux dernières années, les grandes entreprises du monde

Plus en détail

LES MUSEES & LES APPLICATIONS CULTURELLES SUR SMARTPHONES ETUDE DE MARCHE

LES MUSEES & LES APPLICATIONS CULTURELLES SUR SMARTPHONES ETUDE DE MARCHE LES MUSEES & LES APPLICATIONS CULTURELLES SUR SMARTPHONES ETUDE DE MARCHE SOMMAIRE 1) L étude en quelques mots....p 3 Qui? Quoi? Quand? Comment? Pourquoi? 2) Quid des applications mobiles & des musées..p

Plus en détail

L évolution (révolution) du métier d enseignant-chercheur est-elle favorable à une plus grande employabilité?

L évolution (révolution) du métier d enseignant-chercheur est-elle favorable à une plus grande employabilité? 1 L évolution (révolution) du métier d enseignant-chercheur est-elle favorable à une plus grande employabilité? Prof. Gérard CLIQUET Président de la CIDEGEF IGR-IAE, Université de Rennes 1, FRANCE L année

Plus en détail

Protection des renseignements personnels, publicité ciblée et médias sociaux : Ampleur du problème : certaines observations déconcertantes

Protection des renseignements personnels, publicité ciblée et médias sociaux : Ampleur du problème : certaines observations déconcertantes Protection des renseignements personnels, publicité ciblée et médias sociaux : Ampleur du problème : certaines observations déconcertantes Avner Levin * * Professeur agrégé et directeur, Privacy and Cyber

Plus en détail

Migration: un plus pour la Suisse Relations entre État social et migration: la position de Caritas

Migration: un plus pour la Suisse Relations entre État social et migration: la position de Caritas Migration: un plus pour la Suisse Relations entre État social et migration: la position de Caritas Prise de position de Caritas_mars 2011 Migration: un plus pour la Suisse En bref: Quel est l effet de

Plus en détail

Etude sur les Maisons des Services Publics en Europe (hors la France)

Etude sur les Maisons des Services Publics en Europe (hors la France) Etude sur les Maisons des Services Publics en Europe (hors la France) Résumé du rapport réalisé par EUROPA pour la DATAR DATAR EUROPA Etude sur les maisons des services publics en Europe Résumé du rapport

Plus en détail

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ 3. Les crédits 3.1 Les crédits en cours 3.1.1 Les ménages ayant au moins un crédit en cours Un peu plus du quart, 31%, des ménages en situation de déclarent avoir au moins un crédit en cours. Il s agit

Plus en détail

Les approches de réduction des méfaits trouvent un certain appui dans la population québécoise*

Les approches de réduction des méfaits trouvent un certain appui dans la population québécoise* INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC Les approches de réduction des méfaits trouvent un certain appui dans la population québécoise* Denis Hamel, statisticien Unité Connaissance-surveillance MISE

Plus en détail

Enquête commandée par le Jeune Théâtre National Réalisée par l institut de sondages ISL Analyse réalisée en collaboration avec le CESTA (EHESS-CNRS)

Enquête commandée par le Jeune Théâtre National Réalisée par l institut de sondages ISL Analyse réalisée en collaboration avec le CESTA (EHESS-CNRS) Analyse de l enquête sur le devenir professionnel des artistes issus des écoles supérieures d art dramatique signataires de la plateforme de l enseignement supérieur pour la formation du comédien Enquête

Plus en détail

Malgré une image des banques entachée par la crise, les Français restent très attachés à leur agence bancaire

Malgré une image des banques entachée par la crise, les Français restent très attachés à leur agence bancaire Résultats de l enquête Ifop/Wincor sur les relations des Français à leur agence bancaire Malgré une image des banques entachée par la crise, les Français restent très attachés à leur agence bancaire -

Plus en détail

Les campagnes syndicales mondiales en ligne: les dix prochaines années

Les campagnes syndicales mondiales en ligne: les dix prochaines années Les campagnes syndicales mondiales en ligne: les dix prochaines années Eric Lee En novembre 2011, les militaires au pouvoir aux Fidji ont jeté en prison deux des plus importants dirigeants syndicaux du

Plus en détail

Pour une stratégie de produits dérivés : compte rendu de la recherche effectuée par la SMQ

Pour une stratégie de produits dérivés : compte rendu de la recherche effectuée par la SMQ Pour une stratégie de produits dérivés : compte rendu de la recherche effectuée par la SMQ Katy Tari, Orange Kiwi Chargée de projet 1. Mise en contexte La Société des musées québécois (SMQ) s intéresse

Plus en détail

Analyse factuelle de BVA

Analyse factuelle de BVA Analyse factuelle de BVA I. Evolution des déplacements 48% des habitants ont diminué au moins un type de déplacements Parmi les types de déplacements testés, ce sont les déplacements en ville et en voiture

Plus en détail

Association pour la Promotion de l Assurance Collective Clauses de désignation et de migration

Association pour la Promotion de l Assurance Collective Clauses de désignation et de migration Association pour la Promotion de l Assurance Collective Clauses de désignation et de migration 1 1/ Qu est ce qu un accord de branche? Un accord de branche est un acte juridique issu d'une négociation

Plus en détail

Le nouveau projet académique : prendre en compte tous les parcours de réussite

Le nouveau projet académique : prendre en compte tous les parcours de réussite Le nouveau projet académique : prendre en compte tous les parcours de réussite Les projets académiques 2003-2006 (prorogé jusqu en 2007) et 2007-2010 étaient organisés autour des quatre mêmes priorités

Plus en détail

LA QUALITE, L ASSURANCE DE LA QUALITE ET LA CERTIFICATION ISO 9001

LA QUALITE, L ASSURANCE DE LA QUALITE ET LA CERTIFICATION ISO 9001 LA QUALITE, L ASSURANCE DE LA QUALITE ET LA CERTIFICATION ISO 9001 I/ HISTORIQUE DE LA QUALITE La qualité est un souci permanent de l homme depuis longtemps. Jusqu au XIX ème siècle, c est l ère artisanale

Plus en détail

Jour 1. Origines et évolution du marketing

Jour 1. Origines et évolution du marketing Jour 1 Origines et évolution du marketing Origines et évolution du marketing Jour 1 Cette journée est consacrée à la présentation de la discipline au travers de trois sous-thèmes : l histoire du marketing,

Plus en détail

MANAGEMENT SITUATIONNEL VERS L AUTONOMIE ET LA RESPONSABILISATION

MANAGEMENT SITUATIONNEL VERS L AUTONOMIE ET LA RESPONSABILISATION Fiche de lecture : MANAGEMENT SITUATIONNEL VERS L AUTONOMIE ET LA RESPONSABILISATION I. PRESENTATION GENERALE «Management situationnel Vers l autonomie et la responsabilisation» (nouvelle édition enrichie),

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE GOOD MORNING DESIGN

DOSSIER DE PRESSE GOOD MORNING DESIGN SOMMAIRE LE DOSSIER DE PRESSE Le concept Page 3 Une place de marché pour les passionnés du design Page 3 Nouvelle Vague : une place de marché pour les designers indépendants et les marques avant-gardistes

Plus en détail

Consultation sur le référencement entre assureurs de dommages et carrossiers. Commentaires présentés à L Autorité des marchés financiers

Consultation sur le référencement entre assureurs de dommages et carrossiers. Commentaires présentés à L Autorité des marchés financiers entre assureurs de dommages et carrossiers Commentaires présentés à L Autorité des marchés financiers Novembre 2006 entre assureurs de dommages et carrossiers 2 PRÉAMBULE Le Groupement des assureurs automobiles

Plus en détail

Introduction DROIT ET MARKETING ON LINE : QUELS ENJEUX? QUELLES RELATIONS?

Introduction DROIT ET MARKETING ON LINE : QUELS ENJEUX? QUELLES RELATIONS? DROIT ET MARKETING ON LINE : QUELS ENJEUX? QUELLES RELATIONS? Internet : réseau des réseaux où tout semble possible; espace où l on peut tour à tour rechercher, apprendre, travailler, échanger; vecteur

Plus en détail

Atelier Campagne Marketing social

Atelier Campagne Marketing social Atelier Campagne Marketing social Vous devez mettre sur pied, au cours de ce bref atelier, une campagne de marketing social. Vous devrez aussi justifier vos activités de communication. Le nom d une organisation

Plus en détail

L apparition des transferts électroniques de fonds aux points de vente (TEF/PV)

L apparition des transferts électroniques de fonds aux points de vente (TEF/PV) 6 L apparition des transferts électroniques de fonds aux points de vente (TEF/PV) Le contexte global Les services de transfert électronique de fonds aux points de vente ont fait leur apparition durant

Plus en détail

1.1.2 L'architecte, un professionel

1.1.2 L'architecte, un professionel 1.1 La profession d'architect 1.1.2 L'architecte, un professionel 1.1.2 Manuel canadien de pratique de l architecture 1.1.2 Introduction Professionnalisme Principes du professionnalisme Expertise Autonomie

Plus en détail

DECLARATION UNIVERSELLE DE L UNESCO

DECLARATION UNIVERSELLE DE L UNESCO DECLARATION UNIVERSELLE DE L UNESCO SUR LA DECLARATION UNIVERSELLE DE L UNESCO SUR LA DIVERSITE CULTURELLE CULTURELLE Adoptée par la 31 e session de la Conférence Générale de l UNESCO PARIS, 2 NOVEMBRE

Plus en détail

pour envisager le futur VILLE DE LAVAL Renouer avec la mémoire Laval PAYS-DE- LA-LOIRE Rédactrice : Johanna Couvreur - FAUT VOIR

pour envisager le futur VILLE DE LAVAL Renouer avec la mémoire Laval PAYS-DE- LA-LOIRE Rédactrice : Johanna Couvreur - FAUT VOIR Laval PAYS-DE- LA-LOIRE VILLE DE LAVAL Rédactrice : Johanna Couvreur - FAUT VOIR Renouer avec la mémoire pour envisager le futur L action culturelle dans la ville / Culture & Proximité 1 VILLE DE LAVAL

Plus en détail

Le Livre Blanc de la Publicité sur Internet

Le Livre Blanc de la Publicité sur Internet Le Livre Blanc de la Publicité sur Internet 10 idées argumentées, 10 bonnes pratiques pour que votre campagne de publicité on-line soit à la hauteur de vos attentes. 1 Respect de l internaute Libre! C

Plus en détail

Fiche métier : Le Community Manager

Fiche métier : Le Community Manager Fiche métier : Le Community Manager Le métier de Community Manager, en quoi cela consiste? 1) Un métier neuf La notion de community management étant relativement récente, il n en existe pas de véritable

Plus en détail

Thème 2 : Cycle de vie des projets d innovation: ambigüité, incertitude, production de savoir et dynamisme

Thème 2 : Cycle de vie des projets d innovation: ambigüité, incertitude, production de savoir et dynamisme Thème 2 : Cycle de vie des projets d innovation: ambigüité, incertitude, production de savoir et dynamisme Serghei Floricel Dans l introduction nous avons mentionné que les projets d innovation suivent

Plus en détail

Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme 75014 Paris

Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme 75014 Paris Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme 75014 Paris Thème : Commercialiser la campagne : les questions de base posées aux territoires

Plus en détail

Transcription médicale: comment faire le bon choix

Transcription médicale: comment faire le bon choix Transcription médicale: comment faire le bon choix La réduction des coûts et l optimisation des investissements sont des préoccupations majeures pour tout entrepreneur qui se respecte. À travers ce document,

Plus en détail

ENJEUX, PRATIQUES ET RÉGLEMENTATION EN ASSURANCE AUTOMOBILE : UNE COLLABORATION RÉUSSIE ENTRE L AUTORITÉ ET LE GAA

ENJEUX, PRATIQUES ET RÉGLEMENTATION EN ASSURANCE AUTOMOBILE : UNE COLLABORATION RÉUSSIE ENTRE L AUTORITÉ ET LE GAA ENJEUX, PRATIQUES ET RÉGLEMENTATION EN ASSURANCE AUTOMOBILE : UNE COLLABORATION RÉUSSIE ENTRE L AUTORITÉ ET LE GAA Notes pour une allocution prononcée par M. Patrick Déry Surintendant de l encadrement

Plus en détail

Les bonnes pratiques du recrutement en ligne

Les bonnes pratiques du recrutement en ligne POUR VOUS ÉCLAIRER DANS LE COMMERCE DE DÉTAIL Les bonnes pratiques du recrutement en ligne Avant-propos Au Québec, le commerce de détail compte près de 24 000 établissements et 300 000 employés. Les jeunes

Plus en détail

NOUVELLE THEMATIQUE A L EXPLORATOIRE! Les métiers au service de la santé

NOUVELLE THEMATIQUE A L EXPLORATOIRE! Les métiers au service de la santé NOUVELLE THEMATIQUE A L EXPLORATOIRE! Les métiers au service de la santé L Exploratoire raconte la «belle histoire» d un territoire engagé à maintenir et accroître le niveau de santé de toute sa population,

Plus en détail

IUT Info-Com 2 ème année LE MARKETING DIRECT. Sandrine Michel. Formation 2012. sandrine.michel@gmail.com

IUT Info-Com 2 ème année LE MARKETING DIRECT. Sandrine Michel. Formation 2012. sandrine.michel@gmail.com Sandrine Michel 1 LE MARKETING DIRECT Formation 2012 sandrine.michel@gmail.com Objectifs : Comprendre ce qu est le marketing direct Comprendre comment il s inscrit dans le secteur de la communication Connaître

Plus en détail

Documents mis à disposition par : http://www.marketing-etudiant.fr. Attention

Documents mis à disposition par : http://www.marketing-etudiant.fr. Attention Documents mis à disposition par : http://www.marketing-etudiant.fr Attention Ce document est un travail d étudiant, il n a pas été relu et vérifié par Marketing-etudiant.fr. En conséquence croisez vos

Plus en détail

UN REVENU QUOI QU IL ARRIVE

UN REVENU QUOI QU IL ARRIVE UN REVENU QUOI QU IL ARRIVE Bienvenue chez P&V En vous confiant à P&V, vous choisissez un assureur qui recherche avant tout l intérêt de ses assurés. Depuis son origine, en 1907, P&V s appuie sur des valeurs

Plus en détail

L analphabétisme: un frein

L analphabétisme: un frein Réseau de connaissances Consortium Néerlandais pour la Réhabilitation Note de recherche # 6 L analphabétisme: un frein à l évolution socio- économique des ménages? Influence du niveau d alphabétisme des

Plus en détail

On s active pour un Québec sans pétrole

On s active pour un Québec sans pétrole On s active pour un Québec sans pétrole Le pétrole est une énergie non-renouvelable, polluante et de plus en plus chère. Pourtant notre mode de vie en est totalement dépendant. C est une réalité qui n

Plus en détail

BÂTIR UNE STRATÉGIE DE RÉMUNÉRATION

BÂTIR UNE STRATÉGIE DE RÉMUNÉRATION Introduction L a question de la rémunération se situe, par nature, au fondement même des pratiques de gestion du personnel. Aussi peu développée soit-elle, toute gestion des ressources humaines s organise

Plus en détail

Présentation ED portable le 10 septembre 2014

Présentation ED portable le 10 septembre 2014 1 Présentation ED portable le 10 septembre 2014 Je vais m appuyer sur une séquence pour le cycle d orientation qui entre dans les thèmes de géographie du PER au 10 ème degré «De la production à la consommation

Plus en détail

Commentaires sur l Avis de consultation relative à l offre d assurance par Internet au Québec

Commentaires sur l Avis de consultation relative à l offre d assurance par Internet au Québec Commentaires sur l Avis de consultation relative à l offre d assurance par Internet au Québec Commentaires présentés à l Autorité des marchés financiers Mai 2012 Union des consommateurs, la force d un

Plus en détail

En fonction de sa proposition, Hydro-Québec s attend à ce que la nouvelle tarification soit effective au début de l année 2007.

En fonction de sa proposition, Hydro-Québec s attend à ce que la nouvelle tarification soit effective au début de l année 2007. NOTE AU LECTEUR Fondée en 1961, l Association provinciale des constructeurs d habitations du Québec (APCHQ) est une référence en matière de construction et de rénovation résidentielles. Regroupant quelque

Plus en détail

Mesdames et messieurs, chers actionnaires,

Mesdames et messieurs, chers actionnaires, Allocution de monsieur Réal Raymond président et chef de la direction de la Banque Nationale du Canada Fairmont Le Reine Elizabeth Montréal, le 8 mars 2006 Mesdames et messieurs, chers actionnaires, Permettez-moi

Plus en détail

Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise

Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise On ne peut concevoir l entreprise comme une entité isolée du milieu dans lequel elle agit. L entreprise

Plus en détail

La situation financière des Canadiens

La situation financière des Canadiens La situation financière des Canadiens 1 Approche client Microsoft Advertising Hiver 2015 LA SITUATION FINANCIÈRE DES CANADIENS 2 Des décisions financières difficiles et importantes doivent être prises

Plus en détail

Formation Logistique Transport

Formation Logistique Transport CONSEIL ET FORMATION POUR LES ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES Formation Logistique Transport Qualité Démarches de progrès Développement des compétences Sécurité des personnes Catalogue de Formations 2015

Plus en détail

CONSEIL DE COORDIN AT I O N DU PROGRAM M E DE L ONUSID A

CONSEIL DE COORDIN AT I O N DU PROGRAM M E DE L ONUSID A CONSEIL DE COORDIN AT I O N DU PROGRAM M E DE L ONUSID A ONUSIDA/CCP (36)/15.12 Date de publication : 24 juin 2015 TRENTE-SIXIÈME RÉUNION Date : 30 juin - 2 juillet 2015 Lieu : Salle du conseil exécutif,

Plus en détail

pas de santé sans ressources humaines

pas de santé sans ressources humaines Résumé Une vérité universelle : pas de santé sans ressources humaines + alliance mondiale pour les personnels de santé Résumé Objectif Le présent rapport est destiné à éclairer les débats du troisième

Plus en détail

Circulaire du 7 juillet 2009

Circulaire du 7 juillet 2009 RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère de l économie, de l industrie et de l emploi NOR : ECEC0907743C Circulaire du 7 juillet 2009 concernant les conditions d application de l arrêté du 31 décembre 2008 relatif

Plus en détail

L adaptation des structures de l entreprise à l évolution des outils de gestion.

L adaptation des structures de l entreprise à l évolution des outils de gestion. L adaptation des structures de l entreprise à l évolution des outils de gestion. Définition des termes du sujet : - Structure : c est l ensemble des dispositifs et mécanismes qui permettent la répartition

Plus en détail