Évolutions récentes de l énergie aux États-Unis et leurs conséquences géostratégiques

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Évolutions récentes de l énergie aux États-Unis et leurs conséquences géostratégiques"

Transcription

1 Évolutions récentes de l énergie aux États-Unis et leurs conséquences géostratégiques Honoré LE LEUCH 1 Consultant pétrolier international, HLC Energies Depuis plus d un siècle, les Etats-Unis ont été le premier pays consommateur d énergie au monde, toutes sources confondues. L année 2009 marque un changement important sur le marché de l énergie puisque la Chine est devenue, et pour longtemps, à la place des Etats-Unis, le premier pays consommateur d énergie dans le monde. Les évolutions du secteur énergétique américain ont été nombreuses ces dernières décennies : ainsi la progression notable des importations pétrolières et à l opposé le renouveau inattendu de la production nationale de gaz naturel. Le programme du Président Obama qui a pris ses fonctions en janvier 2009 annonçait des changements majeurs dans la politique énergétique des Etats-Unis, notamment avec le projet d une nouvelle loi sur l énergie prévoyant des mesures pour accroître l efficacité énergétique et limiter le réchauffement climatique. Or, le projet de loi voté par la Chambre des Représentants en juin 2009 a été bloqué au Sénat et son adoption sous la forme actuelle est peu probable. Une nouvelle politique énergétique américaine sera-t-elle enfin décidée? Quelles en seront les conséquences géostratégiques et en matière de politique internationale? Ces aspects sont analysés dans le présent article, après avoir présenté les évolutions récentes et les prévisions 2035 du système énergétique américain ainsi que la place du pays en termes de production et de consommation pour chaque source d énergie. 2 La place des Etats-Unis dans l énergie et l économie mondiale Les Etats-Unis, avec 5 % de la population mondiale, restent la première puissance économique mondiale, souvent qualifiés de superpuissance, voire d hyperpuissance 225

2 Évolutions récentes de l énergie aux États-Unis Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 économique et militaire. La disponibilité de ressources énergétiques importantes dans le pays a été cruciale depuis plus d un siècle pour permettre aux Etats-Unis d atteindre et de maintenir cette place. Le pays a été autonome en énergie jusqu aux années 1950, avant que les importations de pétrole ne se développent et ne posent au pays des problèmes de sécurité nationale allant jusqu à orienter sa politique étrangère dans les régions pétrolières, d où l impérieuse nécessité pour le pays de réduire sa dépendance énergétique. En 2009, le pays représente 25 % du produit national brut (PNB) mondial et la Chine (9 %), à comparer à 22 % pour l ensemble des 27 pays de l Union Européenne. La consommation d énergie primaire américaine a atteint 2,2 milliards de tonnes d équivalent pétrole (tep) en 2009, soit 19,5 % de l énergie mondiale. En raison des effets de la crise financière et économique, elle a chuté de 5 % par rapport à la consommation de 2008 laquelle avec 2,3 milliards de tep correspondait à un maximum historique déjà atteint en La consommation d énergie américaine a fortement augmenté jusqu aux années Depuis 20 ans, elle a faiblement progressé, avec une hausse cumulée limitée à +11 %, soit un taux moyen de croissance de 0,5 % par an, passant entre 1989 et 2009 de près de 2 milliards de tep à 2,2 milliards de tep. Ce ralentissement de la croissance résulte des gains en efficacité énergétique, encouragés par le progrès technique et justifiés par la forte hausse des prix de l énergie. En fait, si l on considère la dernière décennie, la consommation a même très légèrement diminué de -0,5 % sur la période, passant de 2,3 à 2,2 milliards de tep. Par personne, la baisse durant la dernière décennie a été plus importante, de -12 %, chutant de 7,9 tep à 6,9 tep, tout en restant la première consommation unitaire par personne au monde. Cette place confère des responsabilités aux Etats-Unis vis-à-vis des autres pays en matière de limitation du réchauffement climatique. Pour la première fois depuis plus d un siècle, les Etats-Unis ne sont plus depuis 2009 le premier pays consommateur d énergie au monde. En effet, la Chine qui a connu une expansion exceptionnelle de sa demande énergétique a dépassé pour la première fois en 2009 la consommation totale américaine, avec environ 2,3 milliards de tep. En 20 ans, la consommation énergétique chinoise a plus que triplé, augmentant de 370% sur la période, au lieu de +11% aux Etats-Unis. Entre 2000 et 2009, la consommation a plus que doublé en Chine, progressant de 1,1 à 2,3 milliards de tep, au lieu de la très légère baisse observée aux Etats-Unis. Par personne, la consommation en Chine a également pratiquement doublée, progressant en Chine 226

3 Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 Où va l Amérique de Barack Obama? de 0,9 tep à 1,7 tep, une consommation énergétique par personne qui reste toutefois quatre fois inférieure à celle d un américain. Au total, la Chine et les Etats-Unis représentent aujourd hui environ 40 % de la consommation énergétique mondiale. L intensité énergétique c est-à-dire la consommation énergétique par unité de PNB est très différente entre les deux pays, puisque avec des consommations énergétiques totales voisines, les Etats-Unis génèrent 25% du PNB mondial et la Chine 9 %. Ce contraste résulte de l existence de systèmes énergétiques de consommation et de production très différents dans les deux pays, chacun étant à des stades de développement bien distincts, la Chine ayant entre autres un immense secteur industriel en forte croissance. Les différences entre ces deux pays majeurs permettent de mieux comprendre les difficultés rencontrées depuis deux ans pour l adoption d un nouveau traité mondial sur le réchauffement climatique destiné à succéder au Protocole de Tokyo dont l expiration est prévue à la fin de La Conférence de Copenhague en décembre 2009 a été un échec. Qu en sera-t-il de la prochaine Conférence de Cancun? Quelques faits illustrent la place majeure des Etats-Unis sur le marché mondial de l énergie : Par énergie, les Etats-Unis ont consommé en 2009 une part de 22 % du pétrole et du gaz naturel mondial, de 21% de l électricité dont 31 % de l électricité d origine nucléaire 3 et de 15 % du charbon. Après avoir longtemps occupé la première place, Les Etats-Unis sont devenus le troisième pays producteur de pétrole, après la Russie et l Arabie Saoudite. Ils restent le premier pays au monde tant pour le raffinage avec 149 raffineries totalisant 19,5 % de la capacité mondiale que pour la consommation et les importations de produits pétroliers, avec environ 21 % des importations mondiales. Pour le gaz naturel, les Etats-Unis restent le premier consommateur mondial et sont à nouveau en 2009 le premier producteur, devant la Russie, grâce à l apport notable du gaz non conventionnel. Ils conservent également la première place dans le monde pour la génération d électricité, y compris pour la génération d électricité à partir des centrales nucléaires. Pour le charbon, les Etats-Unis sont d aujourd hui le second pays producteur et consommateur. Le premier pays qui domine cette énergie est la Chine qui produit et consomme environ 45 % du charbon mondial. La demande américaine se répartit en 2009 entre les différentes sources d énergie de la manière suivante: 39 % pour le pétrole, 24 % pour le gaz naturel, 21 % 227

4 Évolutions récentes de l énergie aux États-Unis Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 pour le charbon, 8,9% pour l énergie nucléaire, 2,7 % pour l énergie hydro-électrique et 4,2% pour les énergies renouvelables, telles que le solaire et l éolien. Compte tenu de la nécessité pour les Etats-Unis de réduire les importations d énergie et de limiter les émissions de gaz carbonique, le pays cherche aujourd hui à rapidement développer les énergies renouvelables, appelées clean energies (ou green energies), malgré l opposition et le lobbying de certaines sociétés énergétiques, Ces énergies offrent, outre un renforcement de l indépendance énergétique du pays, des opportunités industrielles. Elles emploieraient déjà environ personnes dans le pays. Leurs perspectives sont prometteuses même si les énergies fossiles continueront à fournir la part prépondérante de l énergie. La Californie a été le premier état à encourager ces nouvelles énergies depuis 2006 par diverses mesures incitatives. Le Président Obama en fait aujourd hui l une de ses priorités pour la reprise économique du pays. Des importations de pétrole devenues majoritaires Jusqu à la fin de la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis, qui produisaient alors la moitié de la production mondiale de pétrole, étaient totalement auto-suffisants en pétrole. Les importations ont ensuite progressé rapidement jusqu en 1980 pour atteindre la moitié de la demande pétrolière du pays, ceci malgré le lancement en 1973 par le Président Nixon d un plan Independence dont les résultats ont été décevants. Les importations nettes de pétrole et de produits pétroliers ont en effet continué à augmenter entre 1980 et 2005 pour atteindre 60% de la consommation pétrolière du pays en Depuis, elles ont légèrement baissé à 57% en 2008 et 54 % en 2009, ceci en raison principalement du ralentissement de la croissance économique depuis l été Les importations sont devenues majoritaires dans l approvisionnement pétrolier des USA, avec des risques pour la sécurité nationale. Depuis 60 ans, la politique internationale américaine a été définie de manière à limiter ces risques, d où notamment la priorité donnée au développement et à la qualité des relations avec le Moyen-Orient et les autres régions productrices de pétrole. On peut citer, traditionnellement, le Mexique et l Amérique du sud, et depuis vingt ans l Afrique et l Asie centrale, deux régions où les investissements pétroliers des compagnies américaines se sont intensifiés pour avoir accès à de nouvelles sources et ainsi mieux diversifier l origine du pétrole importé. 228

5 Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 Où va l Amérique de Barack Obama? Les Etats-Unis reste et de loin le premier importateur de pétrole, devant la Chine et le Japon. Le fait qu en 2009 les Etats-Unis, grâce à la diversification de ses importations, ne soient plus le premier pays à importer du pétrole de l Arabie saoudite 4, devancés dans ce pays par la Chine, est à souligner. M. Fatih, Président de la compagnie nationale Saudi Aramco, déclarait récemment 5 que «nous croyons que ce changement est une évolution durable». Ce changement est confirmé par Jon B. Alterman du Center for Strategic and International Studies (CSIS) de Washington qui souligne que «les Saoudiens sont particulièrement préoccupés par l évolution du marché mondial, car la croissance de la demande vient de l Est alors que la sécurité au Moyen-Orient vient de l Ouest». Nul doute que les Etats-Unis, malgré cette évolution et les multiples conséquences de la guerre en Irak d où ils se retirent progressivement, continueront leur politique active au Moyen-Orient. Cette région est devenue essentielle pour assurer la stabilité du marché pétrolier mondial et ainsi limiter la croissance du prix du pétrole, et ceci quelle que soit la région où le pétrole saoudien est exporté, vers l Asie ou vers les Etats-Unis. Quant aux relations des Etats-Unis avec les pays de l Amérique du nord, le marché nord américain de l énergie est très intégré, notamment entre les Etats-Unis et le Canada. Ces trois pays ont constitué l Association de Libre Echange Nord- Américaine (Alena, ou Nafta en anglais) afin de développer les échanges entre eux dans tous les domaines d activité. Ainsi pour l énergie, outre l importation d électricité, les Etats-Unis importent environ 2,5 millions de barils par jour de pétrole soit 2,5 fois plus que les importations actuelles d Arabie saoudite et 92 milliards de m 3 par an de gaz naturel du Canada, pays qui reste son premier fournisseur d énergie. Le Mexique exporte également des quantités importantes de pétrole aux Etats-Unis et depuis très récemment importe un peu de gaz américain. Toutefois, le Mexique a conservé le monopole attribué à la société nationale Pemex pour l exploration et la production des hydrocarbures dans le pays ; il a refusé d autoriser les compagnies américaines, qui le souhaitaient fortement, à y intervenir, à la différence du Canada où ces compagnies sont très actives, notamment dans les nouveaux projets d extraction du pétrole extra lourd. Evolutions des principales énergies produites aux Etats-Unis La production nationale de pétrole a été maximale en 1972 atteignant 11 millions de barils par jour (Mb/j), avant de diminuer progressivement malgré la mise en exploitation de nouvelles zones comme l Alaska ou l offshore du Golfe du Mexique. Ainsi, au cours des 20 dernières années, la production a baissé de 2 Mb/j, 229

6 Évolutions récentes de l énergie aux États-Unis Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 passant de 9 Mb/j en 1989 à 7 Mb/j en , année où elle correspond à 8,5 % de la production mondiale de pétrole. La consommation quant à elle a été en 2009 d environ 19 Mb/j, en baisse de 2 Mb/j par rapport à l année record de 2005 qui représentait une augmentation de 5 Mb/j par rapport à Le solde d environ 10 Mb/j est importé sous forme de pétrole ou de produits pétroliers. La baisse de la production domestique concomitante à l augmentation de la demande explique pourquoi les importations ont fortement progressé pendant ces deux dernières décennies. La situation pour le gaz naturel est beaucoup plus favorable au pays. En effet, depuis trois ans, la production de gaz naturel américaine, qui diminuait, a augmenté à nouveau, atteignant 593 milliards de m 3 en 2009, à comparer aux 484 milliards de m 3 d il y a 20 ans. La production américaine avait atteint un pic de 615 milliards de m 3 /an en 1973, un peu supérieur à la production actuelle, avant de chuter à 445 milliards de m 3 /an en 1986, puis de progressivement remonter au niveau actuel. La croissance récente de la production résulte surtout de la mise en valeur au cours de la dernière décennie des ressources de gaz naturel non conventionnel 7, une surprise pour beaucoup. Leur part atteint déjà près de 40% de la production américaine de gaz. Dans un premier temps, les compagnies indépendantes, telles que Chesapeake Energy et XTO 8, ont réussi à produire le gaz non conventionnel à un coût raisonnable grâce à l utilisation intensive de nouvelles techniques issues des progrès technologiques et opérationnels. Aujourd hui, de très nombreuses compagnies sont actives sur ce marché tant aux Etats-Unis, pionnier dans ce domaine, qu à l international. Cette croissance récente de la production gazière aux Etats-Unis a eu rapidement des conséquences sur le marché mondial du gaz. La hausse de la production américaine de gaz naturel a entraîné un moindre appel aux importations de gaz, conduisant à une baisse significative du prix du gaz, d abord aux Etats-Unis, puis dans d autres régions du monde. Aujourd hui, les importations de gaz couvrent 13% de la consommation américaine de gaz, une part bien inférieure à celle constatée pour le pétrole. Alors qu il avait été envisagé que les Etats-Unis devraient augmenter leurs importations de gaz, notamment sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL), le pays a pu les limiter. Ainsi, les importations de GNL atteignent en 2009 seulement 13 milliards de m 3 soit 2% de sa demande provenant pour l essentiel de Trinité 230

7 Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 Où va l Amérique de Barack Obama? et Tobago et d Egypte. Le prix du gaz américain, qui n est plus régulé mais déterminé par le marché, a fortement chuté à environ 4 $/MM BTU, presque trois moins que le prix spot observé aux Etats-Unis il y a cinq ans. Ce prix est bien inférieur à son équivalent énergétique par rapport au pétrole. Le gaz, moins polluant que le charbon et dont le prix a baissé, est devenu la source privilégiée pour la génération électrique. Le charbon a traditionnellement été la seconde source d énergie aux Etats-Unis, après le pétrole. Sa production vient d être dépassée par celle du gaz naturel. Sa place reste toutefois majeure, car les réserves du pays sont considérables, avec près du quart de réserves mondiales, l équivalent de 250 années de la consommation américaine actuelle de charbon. Elles sont seulement dépassées par celles de la Chine. Le développement du charbon américain est toutefois freiné par la nécessité de limiter les émissions de gaz carbonique, tant que de nouvelles technologies propres ne sont pas disponibles pour utiliser plus le charbon dans la génération électrique. Les Etats-Unis produisent 19 % de leur électricité à partir de 104 centrales nucléaires construites dans le pays, la dernière en Le pays reste le premier acteur mondial dans ce domaine, malgré l absence de nouvelles centrales depuis plus de 30 ans. La progression du nucléaire américain dépendra de la durée d exploitation des centrales actuelles et de la capacité à lancer un programme de construction de nouvelles centrales. La durée des permis d exploitation des centrales actuelles est de 40 ans, avec une extension possible de 20 ans, selon The Atomic Energy Act of On prévoit d allonger la période d exploitation au-delà de ces 60 ans mais la décision n est pas encore prise. Des mesures sont également à l étude pour encourager la construction de nouvelles centrales, notamment par l octroi aux sociétés d électricité de garanties de financement. Un montant de 18,5 milliards de $ a déjà été approuvé ; il pourrait être fortement augmenté. L objectif recherché est d augmenter la part des centrales nucléaires dans la génération électrique, car l utilisation des énergies fossiles génèrent beaucoup d émissions de gaz carbonique, à la différence de l énergie nucléaire, de l hydroélectricité (9% de la génération électrique) et des énergies renouvelables. Les émissions de gaz carbonique Les Etats-Unis, avec 6,4 milliards de tonnes émises en 2008 et 5,9 milliards de tonnes émises en 2009 après un pic d émission à 6,5 milliards de tonnes en 2005 sont devenus en 2009 le deuxième pays émetteur de gaz carbonique au lieu d être comme avant le premier pays. Ces émissions représentent une part de 19,1 % 231

8 Évolutions récentes de l énergie aux États-Unis Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 des émissions mondiales en 2009, alors qu elle était de 24,1% en Les émissions en 2009 sont un peu supérieures à celles de 1995, qui étaient de 5,8 milliards de tonnes. Cette très faible progression cache en fait les effets de la crise récente. En effet, on a observé entre 2005 et 2009 une chute de 10% des émissions qui résultait principalement de la crise économique et non d un changement durable des comportements ou du système énergétique. Cette baisse conjoncturelle ne peut donc être extrapolée et faire croire que la lutte contre le réchauffement est suffisante car la tendance est actuellement à une croissance des émissions si aucune mesure n est prise pour les limiter. Est-ce acceptable? Non, car pour lutter contre le réchauffement climatique, l objectif n est pas de stabiliser les émissions mais de réussir à les réduire de manière récurrente sur le long terme, d où la nécessité d une nouvelle politique énergétique, notamment dans les secteurs qui contribuent le plus aux émissions. La contribution actuelle de chaque secteur aux émissions est par ordre décroissant la suivante : 41% pour la génération électrique, ce qui explique les actions prioritaires à mener dans ce secteur pour réduire les émissions, 33 % pour les transports, et 26 % pour l industrie et les habitations. A titre de comparaison, la Chine, qui consomme beaucoup de charbon, est devenue depuis 2008 le premier pays émetteur de gaz carbonique, avec une part voisine de 24 % des émissions mondiales. En 2009, les émissions y atteignent environ 7,5 milliards de tonnes, trois fois plus qu en 1990, année où elles approchaient de 2,5 milliards de tonnes. La forte croissance actuelle en Chine de la demande énergétique et des émissions explique les difficultés rencontrées depuis plusieurs années dans la négociation d un traité international cherchant à limiter les émissions et le réchauffement climatique. la Chine comme les autres pays émergents dont l industrialisation est récente ne souhaitent pas être pénalisés dans leur nouveau développement économique par rapport aux pays les plus avancés comme les Etats-Unis. Mais le monde peut-il se permettre une telle croissance des émissions des gaz à effet de serre? Nul doute qu un traité international dans ce domaine doive rapidement être conclu pour limiter les émissions. Prévisions énergétiques américaines à long terme Le dernier rapport annuel de l Agence américaine d Information sur l Energie (AIE) du Département de l Energie (DOE) publié en avril a établi pour les Etats-Unis, par source d énergie, des prévisions de production et de consommation jusqu en 2035 selon plusieurs scénarios. Les prévisions du scénario intermédiaire 232

9 Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 Où va l Amérique de Barack Obama? dit «scénario de référence» sont examinées ci-après afin d en analyser les conséquences géostratégiques. Ce scénario prévoit notamment : Une faible croissance de la consommation énergétique du pays, avec des objectifs de limiter la croissance des émissions de gaz carbonique et de réduire les importations énergétiques ; Une intensification des investissements et des initiatives pour augmenter la production nationale des énergies renouvelables, des énergies fossiles et de l énergie nucléaire ; Une réduction légère de la dépendance aux importations pétrolières, lesquelles continueront à représenter près de la moitié de la consommation des hydrocarbures liquides au lieu de 57 % en 2008 ; Le développement de la production nationale de gaz naturel, entraînant une réduction des importations de gaz, dont la part passerait de 13% de la consommation de gaz naturel en 2008 à seulement 6 % en La croissance de la demande d énergie primaire serait ralentie, avec un taux annuel moyen de croissance de 0,5 % par an d ici à 2035, soit une augmentation cumulée pendant la période de seulement 15%. Ce scénario suppose une croissance moyenne de la population de 0,9 % par an et du PNB de 2,4 % par an, et a pour conséquence une réduction à la fois de l intensité énergétique (c est-àdire de l énergie nécessaire à générer un dollar de PNB) d environ -1,9 % par an et une réduction de la consommation énergétique par personne. La part des énergies fossiles, qui englobe le pétrole, le gaz et le charbon, diminuerait légèrement, passant de 84 % en 2008 à 78 % en 2035, et ceci malgré tous les efforts faits pour promouvoir les énergies renouvelables, dont la part augmenterait de 8 % à 14 % de la consommation nationale, presque un doublement. Dans ce scénario, il est par exemple supposé que les énergies renouvelables pourraient grâce à une politique volontariste couvrir 45 % de l augmentation de la génération électrique dans le pays pendant la période, dont la croissance est elle-même estimée à environ 1% par an. Le scénario décrit conduirait, non à une réduction, mais à une légère croissance des émissions de gaz carbonique, à un rythme moyen de 0,3% par an, entraînant une hausse cumulée de 9% entre 2008 et En revanche, ce scénario prévoit 233

10 Évolutions récentes de l énergie aux États-Unis Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 d ici à 2035 une réduction moyenne de 0,6 % par an du rythme des émissions par personne. Ce scénario permettrait de réduire la dépendance aux importations pétrolières à 45 % 10 de la consommation pétrolière américaine, au lieu de 57 % en La consommation d hydrocarbures liquides augmenterait d environ 13 % au cours de la période, passant de 19 à 22 millions de barils par jour. Les besoins croissants de produits pétroliers pour le transport, malgré l amélioration des performances énergétiques des voitures et la vente de véhicules hybrides et électriques, expliquent principalement la progression de la demande. Ces besoins de transport représenteraient 74% de la demande pétrolière en 2035 au lieu de 71 % en L augmentation de la demande pétrolière d environ 3 Mb/j serait pour une large part couverte par la production nationale, grâce aux biocarburants 11, les liquides extraits du gaz naturel, les schistes bitumineux dont les ressources sont considérables aux Etats-Unis mais la mise en valeur coûteuse qui commenceraient à être mis en production (environ 0,35 Mb/j en 2035), ainsi qu une faible contribution de la conversion du charbon en produits pétroliers liquides (0,25 Mb/j en 2035). La production américaine d hydrocarbures liquides, sous toutes ses formes, passerait d environ 7 millions de barils/ jours en à environ 9 Mb/j en Pour le seul pétrole, en excluant les liquides extraits du gaz naturel et les autres hydrocarbures liquides non conventionnels, la progression serait d environ 1 Mb/j en 25 ans, passant de 5 à 6 Mb/j. Cette augmentation pour le pétrole résulterait principalement de l utilisation plus intense des procédés de récupération améliorée 13 et de la croissance de la production en mer profonde, notamment suite à l ouverture à l exploration de nouvelles zones au large des côtes atlantique et pacifique, dans les zones qui avaient fait précédemment l objet d un moratoire de l exploration. Ainsi, 24 % de la production pétrolière américaine proviennent du Golfe du Mexique. L éruption malheureuse en avril 2010 dans le Golfe du Mexique du puits offshore Macondo opéré par BP risque d entraîner un retard dans la levée de ce moratoire que le Président Obama avait pourtant envisagé au début de 2010, quelques semaines avant l éruption. Or la découverte de nouvelles ressources pétrolières dans le pays est nécessaire, car les réserves américaines prouvées actuelles, avec 28 milliards de barils, soit 2,1 % des réserves prouvées mondiales, devront être remplacées. En ce qui concerne le gaz naturel, l objectif est, tout en augmentant la consommation, de freiner les importations de gaz grâce au développement du gaz non conventionnel dont les ressources aux Etats-Unis sont très importantes et com- 234

11 Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 Où va l Amérique de Barack Obama? mencent à être développées. La production nationale passerait ainsi de 593 à 660 milliards de m 3 /an entre 2009 et 2035, soit une augmentation sur la période de 13 %, similaire à celle de la demande en produits pétroliers. La part du gaz non conventionnel dans la production nationale de gaz naturel passerait ainsi de moins de 40 % à plus de 50 %. La progression de la production gazière nationale d ici à 2035 résulterait principalement de l augmentation du gaz de schistes (shale gas), dont la part augmenterait de 6 % en 2008 à 24 % en 2035, soit un quadruplement de la production sur la période, progressant de 35 milliards de m 3 /an à près de 160 milliards de m 3 /an. S y ajouterait la part de la production de méthane issu du charbon (coal bed methane) qui baisserait légèrement de 11% à 10% de la production nationale, alors que celle du gaz issu des réservoirs très compacts (tight gas) déclinerait de manière plus significative. Grâce à la croissance totale de la production nationale de gaz naturel, les importations américaines de gaz seraient réduites de moitié d ici à 2035, à un niveau de seulement 43 milliards de m 3 /an, soit une proportion de 6 % de la demande en Les importations de GNL resteraient stables à 23 milliards de m 3 /an. Celles provenant du Canada chuteraient de moitié à 48 milliards de m 3 /an. Une faible part de la production, environ 4 %, serait exportée vers le Mexique, avec 28 milliards de m 3 /an. Conséquences géostratégiques des évolutions énergétiques En termes de politique énergétique, les Etats-Unis se doivent de contribuer aux efforts de limitation des émissions de gaz carbonique, étant le deuxième pays émetteur des gaz à effet de serre après la Chine. Si les Etats-Unis ont signé la Convention- Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, qui a été ratifiée par le Sénat en 1994, en revanche, le pays n a jamais ratifié le Protocole de Tokyo adopté pour la mise en œuvre de la Convention, qui est entré en vigueur en 2005, et ceci à la différence de nombreux pays dont l Europe qui l ont signé et mis en application avec des objectifs précis de réduction des émissions. A la fois ni le Président Clinton ni le Président Bush ne l ont soumis au Sénat pour sa ratification, en raison des obligations qui en découleraient pour le pays. Cette position américaine n est plus tenable, d où le poids mis récemment par les Etats-Unis à la recherche d un compromis lors de la Conférence de Copenhague puis pour la préparation de la Conférence de Cancun et dans les étapes suivantes qui seront requises si Cancun n est pas un succès concluant. 235

12 Évolutions récentes de l énergie aux États-Unis Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 Les nouveaux équilibres dans les relations internationales conduisent les Etats- Unis à infléchir leur politique étrangère en matière énergétique. L expérience très coûteuse de la guerre en Irak et la charge de la dette du pays dont le montant ne cesse de croître auront des conséquences à long terme. Le poids des Etats-Unis va diminuer. Cette thèse est défendue entre autres dans un livre publié en 2010 par le professeur Michael Mandelbraum de l Université Johns Hopkins, dont le titre est explicite : The Frugal Superpower : America s Global Leadership in a Cash-Strapped Era. Les Etats-Unis resteront sans nul doute l une des grandes puissances mondiales. Mais au lieu de pratiquer une politique unilatérale, ce qui était facilitée précédemment par le statut d hyperpuissance et de domination économique et militaire du pays, les Etats-Unis pourraient s orienter vers une approche de coopération globale dans l énergie. Ainsi, le Président Obama a récemment proposé à la Chine des transferts de savoir-faire et d expérience dans l exploitation du gaz non conventionnel menée avec succès, comme les gaz de schistes dont les ressources potentielles sont abondantes en Chine. Une telle coopération pourrait également s appliquer dans les domaines de l aide au développement et de la lutte contre le réchauffement climatique. La déclaration suivante du Président Obama en date du 15 juin 2010 confirme cette prise de conscience et la volonté de changer les comportements actuels : «Il est clair que la manière avec laquelle les Américains ont produit et consommé l énergie n est plus soutenable. Notre dépendance au pétrole importé et aux combustibles fossiles fait supporter des risques à notre économie, à notre sécurité nationale et à notre environnement». Les prévisions 2035 décrites précédemment, avec notamment la réduction de la part des importations pétrolières et gazières et la forte progression de la part des énergies renouvelables, conduisent à une moindre dépendance et une transition énergétique. Comment mettre en pratique ce changement? Le changement nécessaire en matière de modèle énergétique et de lutte contre le réchauffement climatique se heurte toutefois au lobbying de certaines sociétés énergétiques qui ne veulent pas investir dans des techniques plus propres. Deux exemples illustrent l opposition au changement. Ainsi, l état de Californie avait promulgué en 2006 la loi intitulée The Global Warming Solutions Act of 2006 qui prévoit un programme d action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau observé en Un objectif de réduction des émissions de 15 % en 12 ans avait été fixé pour la période Aujourd hui, à l occasion des élections de novembre 2010, les 236

13 Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 Où va l Amérique de Barack Obama? opposants à ce plan ont fait soumettre aux électeurs californiens un projet de résolution dont l objet est de suspendre l application de la loi de 2006 tant que le taux de chômage dans l état californien n est pas redescendu en dessous de 5,5 %, un taux si bas que la Californie l a rarement atteint. Si une telle résolution était votée, elle conduirait à une suspension de la loi de 2006 pour très longtemps, et donc à freiner les actions pour une énergie plus propre. Un autre exemple de difficulté rencontrée par le Président Obama pour avancer dans la transition énergétique, cette fois à l échelle du pays, est l actuel gel du projet de loi intitulé The American Clean Energy and Security Act, la première loi fédérale américaine comportant des objectifs de limitation des émissions, l une des priorités du programme du Président. Ce projet, qui comporte 1400 pages, a pour objectifs de «créer des emplois dans les énergies propres, d atteindre l indépendance énergétique, de réduire la pollution liée au réchauffement climatique et de faire une transition vers une économie de l énergie propre». Parmi les mesures fixées par la loi, on peut citer la détermination d un plafond limitant les émissions entre 2012 et 2050, l obligation en 2020 de générer 20% de l électricité à partir des énergies renouvelables ainsi que des mesures d encouragement à l investissement dans les énergies propres portant sur un montant de 90 milliards de $ d ici à La Chambre des Représentants a approuvé la loi le 26 juin 2009, mais avec un vote serré de 219 voix pour et 212 voix contre. Le Sénat devait ensuite l adopter, avant le sommet de Copenhague de fin 2009, pour y renforcer la position des Etats-Unis. Aujourd hui, la loi n est toujours pas adoptée par le Sénat et le sera sans doute avec un texte modifié et moins contraignant. Pendant ce temps, le secteur privé américain avance vers la transition énergétique. Sans attendre la loi sur les énergies propres, les entreprises investissent dans le secteur, en bénéficiant des mesures du Programme lancé par la loi ARRA votée en 2009 pour stimuler l économie américaine, lequel a alloué un budget de 80 milliards de $ pour encourager les investissements dans les énergies renouvelables et dans l amélioration de l efficacité énergétique. Conclusion Les enjeux de la politique énergétique américaine sont importants et continueront à le rester, à la fois pour le pays et le monde. Au cours de la dernière décennie, la croissance de la demande énergétique aux Etats-Unis a été ralentie dans le pays, notamment par une meilleure efficacité énergétique mais aussi par les conséquences de la crise de Les Etats-Unis se doivent maintenant de 237

14 Évolutions récentes de l énergie aux États-Unis Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 modifier leurs habitudes de consommation et de production énergétiques, même si le pays dispose pour certaines énergies, comme pour le charbon et le gaz naturel, de ressources importantes. Pour ce faire, une nouvelle politique facilitant la transition énergétique sera à mettre en place, comme le Président Obama l avait proposée, sans y être parvenu à ce jour. Les objectifs seront d encourager le développement des énergies renouvelables et la production nationale d énergie, ainsi que de lancer des actions pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, voire les réduire. Ces mesures permettront d alléger le poids des importations pétrolières dans l approvisionnement, tout en sachant que les Etats-Unis resteront longtemps l un des premiers pays importateurs de pétrole. Ils devront à cet effet continuer à développer une politique internationale plus coopérative visant à assurer leur sécurité nationale et une large diversification géographique des importations. Notes 1. H. LE LEUCH est notamment co-auteur avec C. DUVAL, A. PERTUZIO et J. LANG WEAVER du livre International Petroleum Exploration and Exploitation Agreements: Legal, Economic & Policy Aspects, Second Edition, 2009, Barrows Edition, New York; barrowscompany.net. 2. Le lecteur intéressé par une évolution historique de l énergie aux Etats-Unis pourra se reporter avec intérêt à l article intitulé «La problématique énergétique des Etats-Unis» préparé par André Pertuzio pour le N 11 de la revue Géostratégiques. 3. La Chine représente pour sa part 11 % de la consommation mondiale de pétrole, 3 % de celle de gaz, 47 % de celle de charbon et 18,5% de la génération électrique. 4. Les USA ont importé en million de barils par jour le plus bas niveau depuis 22 ans de l Arabie saoudite, pays qui est devenu son troisième fournisseur après le Canada et le Mexique et qui produit environ 8,5 millions de barils par jour. 5. New-York Times, 19 mars La production a toutefois connu en 2009 une augmentation de 0,46 Mb/j résultant principalement de la mise en exploitation de nouveaux champs de pétrole en offshore profond. Les chiffres de production indiqués englobent à la fois le pétrole (environ 5Mb/j) et les liquides extraits du gaz naturel. 7. Le gaz naturel non conventionnel comprend : le gaz extrait de formations à très faible perméabilité (tight gas), le gaz de schistes (gas shales) et le méthane extrait du charbon (CBM). 8. Les compagnies Statoil et Total ont conclu des alliances avec la société Chesapeake. Exxon a racheté en 2009 la société XTO. 238

15 Géostratégiques n 29 4 e trimestre 2010 Où va l Amérique de Barack Obama? 9. Rapport intitulé «Annual Energy Outlook 2010 with Projections to 2035», DOE/IEA, Avril La part de 45 % est calculée sur l ensemble des hydrocarbures liquides. Si on se limite strictement au pétrole et aux produits pétroliers, en excluant les autres hydrocarbures liquides, elle est de 49 %. 11. L éthanol pourrait couvrir 17 % de la demande en essence en Dont 4,96 Mb/j de pétrole conventionnel et non conventionnel. et le solde pour les liquides extraits du gaz naturel (LGN). 13. Ou EOR (enhanced oil recovery). La part résultant de l EOR dans la production terrestre passerait de 12 % à 37 %. 239

Énergie, technologie et politique climatique : les perspectives mondiales à l horizon 2030 MESSAGES CLÉS

Énergie, technologie et politique climatique : les perspectives mondiales à l horizon 2030 MESSAGES CLÉS Énergie, technologie et politique climatique : les perspectives mondiales à l horizon 2030 MESSAGES CLÉS Le scénario de référence L'étude WETO (World energy, technology and climate policy outlook) présente

Plus en détail

Quel rôle pour les biocarburants dans la demande globale d énergie. Introduction

Quel rôle pour les biocarburants dans la demande globale d énergie. Introduction Revue n 425 Dossier : LES BIOCARBURANTS Traduction de l article What Role for Biofuels in the Global Energy Scene? de Claude MANDIL et Fatih BIROL de l Agence Internationale de l Energie (AIE/IEA) Quel

Plus en détail

Les ressources mondiales récupérables en gaz seraient équivalentes à 250 années de production actuelle La moitié provenant des gaz non conventionnels

Les ressources mondiales récupérables en gaz seraient équivalentes à 250 années de production actuelle La moitié provenant des gaz non conventionnels Séminaire Gaz de roches mères Ressources mondiales en gaz et impact des gaz de schiste sur les marchés mondiaux Anne-Sophie Corbeau Senior gas expert Les ressources mondiales récupérables en gaz seraient

Plus en détail

[R]ÉVOLUTION ÉNERGÉTIQUE

[R]ÉVOLUTION ÉNERGÉTIQUE [R]ÉVOLUTION ÉNERGÉTIQUE Perspectives énergétiques pour un monde plus durable Synthèse du rapport 2015 image : Gemasolar, tour solaire de 15 MW, Espagne. CONTEXTE Cette année, la lutte contre les changements

Plus en détail

Ce qui est fondamental, c est la volonté politique pour y arriver. CONTEXTE

Ce qui est fondamental, c est la volonté politique pour y arriver. CONTEXTE CONTEXTE Cette année, la lutte aux changements climatiques pourrait connaître un tournant majeur. La Conférence de Paris en décembre présente une occasion aux leaders politiques et aux chefs d entreprises

Plus en détail

Les enjeux énergétiques du transport

Les enjeux énergétiques du transport Les enjeux énergétiques du transport Le secteur des transports consomme 50% du pétrole mondial. Avec des échanges commerciaux qui croissent beaucoup plus vite que le PIB, et une croissance exponentielle

Plus en détail

CONSOMMATION ET PRODUCTION D ELECTRICITE EN ALLEMAGNE. Bernard Laponche 2 juin 2014 * Table des matières

CONSOMMATION ET PRODUCTION D ELECTRICITE EN ALLEMAGNE. Bernard Laponche 2 juin 2014 * Table des matières CONSOMMATION ET PRODUCTION D ELECTRICITE EN ALLEMAGNE Bernard Laponche 2 juin 2014 * Table des matières 1. CONSOMMATION FINALE D ELECTRICITE...2 1.1 EVOLUTION SUR LA PERIODE 2000-2013... 2 1.2 ENTRE 2010

Plus en détail

Le prix du pétrole dans 10 ans : 380 dollars/baril

Le prix du pétrole dans 10 ans : 380 dollars/baril avril N - Le prix du pétrole dans ans : dollars/baril Les observateurs et les institutions internationales font des hypothèses très conservatrices en ce qui concerne le prix du pétrole dans les dix prochaines

Plus en détail

Lerôledel énergie danslaréindustrialisationaméricaine

Lerôledel énergie danslaréindustrialisationaméricaine Lerôledel énergie danslaréindustrialisationaméricaine Le rôle de l énergie dans la réindustrialisation américaine Depuis que les Etats Unis ont décidé d exploiter massivement les gaz et pétrole de schiste

Plus en détail

Daniel Champlon Président CEDIGAZ Club de Nice XIIe Forum Annuel 28-30 novembre 2013

Daniel Champlon Président CEDIGAZ Club de Nice XIIe Forum Annuel 28-30 novembre 2013 Le rôle du gaz naturel dans l approvisionnement énergétique mondial à moyen et long terme Daniel Champlon Président CEDIGAZ Club de Nice XIIe Forum Annuel 28-30 novembre 2013 Le rôle du gaz naturel dans

Plus en détail

Communiqué 21 octobre 2009

Communiqué 21 octobre 2009 Communiqué 21 octobre 2009 Les surcoûts du programme d électricité éolienne et photovoltaïque doivent être compensés par une politique industrielle ambitieuse. La France a consommé en 2008 environ 485

Plus en détail

L ÉNERGIE, ENJEU DE DÉFENSE

L ÉNERGIE, ENJEU DE DÉFENSE L ÉNERGIE, ENJEU DE DÉFENSE Montpellier L énergie, enjeu national 2 Besoin d harmoniser les 3 piliers de l énergie : accès à l énergie, sécurité énergétique et lutte contre le changement climatique Lutte

Plus en détail

Rapport préliminaire sur les tendances en matière d investissement

Rapport préliminaire sur les tendances en matière d investissement Rapport préliminaire sur les tendances en matière d investissement ONTARIO : 215-224 L investissement dans le secteur de la construction de l Ontario croîtra à moyen terme, parallèlement à de nombreux

Plus en détail

Conférence internationale sur les Energies renouvelables et efficacité énergétique

Conférence internationale sur les Energies renouvelables et efficacité énergétique Conférence internationale sur les Energies renouvelables et efficacité énergétique Instruments novateurs en matière de politique et de financement pour les pays voisins au sud et à l est de l Union européenne

Plus en détail

ÉNERGIE ET GÉOPOLITIQUE

ÉNERGIE ET GÉOPOLITIQUE ÉNERGIE ET GÉOPOLITIQUE DONNÉES DE BASE SUR L ÉNERGIE DANS LE MONDE Les réserves La production La consommation Les prix du pétrole Les routes de l énergie LES RESERVES Région du monde LES RÉSERVES ÉNERGÉTIQUES

Plus en détail

Les Perspectives Énergétiques à l horizon 2040

Les Perspectives Énergétiques à l horizon 2040 The Outlook for Energy: A View to 24 highlights Les Perspectives Énergétiques à l horizon 24 ExxonMobil vous présente dans ses Perspectives Énergétiques sa vision à long terme de notre avenir énergétique.

Plus en détail

Une stratégie Bas Carbone

Une stratégie Bas Carbone Colloque UFE - Mardi 17 juin 2014 Une stratégie Bas Carbone au service de la Transition énergétique Comment réussir la Transition énergétique à moindre coût? 1 12 Contexte A la veille de la présentation

Plus en détail

LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS?

LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS? LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS? RÉSUMÉ DU RAPPORT Le Forum des politiques publiques est un organisme indépendant, sans but lucratif, qui s efforce de promouvoir l excellence

Plus en détail

La place du charbon dans le mix électrique

La place du charbon dans le mix électrique La place du charbon dans le mix électrique Présentation au colloque 7 février 2008 Gérard Mestrallet, PDG de SUEZ «Les nouveaux débouchés du charbon : quels risques pour le changement climatique?» Outline

Plus en détail

PANORAMA DES MARCHES DU GAZ NATUREL EN 2010

PANORAMA DES MARCHES DU GAZ NATUREL EN 2010 PANORAMA DES MARCHES DU GAZ NATUREL EN 2010 Sophie Méritet* Doté de précieux atouts environnementaux par rapport aux autres énergies fossiles et de réserves importantes, le gaz naturel a vu sa part dans

Plus en détail

Mai 2013. La Directive sur la Qualité des Carburants, ce qu'elle dit et où elle en est

Mai 2013. La Directive sur la Qualité des Carburants, ce qu'elle dit et où elle en est Mai 2013 Note de synthèse Bénéfices environnementaux d une mise en œuvre solide de la Directive sur la Qualité des Carburants Résumé de l étude Impacts environnementaux et économiques de la mise en œuvre

Plus en détail

Chap 6 : L ouverture des économies. I. La mesure des échanges de biens et de services

Chap 6 : L ouverture des économies. I. La mesure des échanges de biens et de services Chap 6 : L ouverture des économies L ouverture des économies a permis une forte progression des échanges internationaux, notamment depuis la Seconde Guerre mondiale, même si tous les pays et les secteurs

Plus en détail

Géopolitique du gaz naturel: Choc de 2009 et évolutions possibles dans le bassin Atlantique

Géopolitique du gaz naturel: Choc de 2009 et évolutions possibles dans le bassin Atlantique Université Paris Dauphine Géopolitique du gaz naturel: Choc de 2009 et évolutions possibles dans le bassin Atlantique Sophie MERITET Sophie.meritet@dauphine.fr Colloque Bresil France Energie 1 Organisation

Plus en détail

CLUB DE NICE Energie et Géopolitique

CLUB DE NICE Energie et Géopolitique Centre de Recherche en Economie et Droit de l Energie Le gaz naturel en Europe: un atout fragilisé par le charbon et les tensions politiques Jacques PERCEBOIS Directeur du CREDEN Professeur Emérite à l

Plus en détail

Situation et perspectives de l économie mondiale 2016. asdf

Situation et perspectives de l économie mondiale 2016. asdf Situation et perspectives de l économie mondiale 2016 asdf Nations Unies New York, 2016 Résumé Perspectives du développement macroéconomique au niveau mondial L économie mondiale a connu des revers en

Plus en détail

Chiffres & statistiques

Chiffres & statistiques COMMISSARIAT GÉNÉRAL AU DÉVELOPPEMENT DURABLE Chiffres & statistiques n 547 Août 2014 Objectifs énergétiques Europe 2020 : la doit poursuivre ses efforts pour les énergies renouvelables observation et

Plus en détail

Croissance du secteur passagers et décroissance du fret aérien en 2012

Croissance du secteur passagers et décroissance du fret aérien en 2012 COMMUNIQUÉ N o : 2 Croissance du secteur passagers et décroissance du fret aérien en 2012 31 janvier 2013 (Genève) L Association du transport aérien international (IATA) a publié ses statistiques de trafic

Plus en détail

Le gaz naturel est-il une bonne solution pour contrer le changement climatique au Canada? Matthew Bramley Directeur de la recherche Institut Pembina

Le gaz naturel est-il une bonne solution pour contrer le changement climatique au Canada? Matthew Bramley Directeur de la recherche Institut Pembina Le gaz naturel est-il une bonne solution pour contrer le changement climatique au Canada? Matthew Bramley Directeur de la recherche Institut Pembina À propos de ce projet Comment les gouvernements fédéral

Plus en détail

L INDUSTRIE PÉTROLIÈRE FRANÇAISE EN 2014 ET PERSPECTIVES 2015 CONFÉRENCE DE PRESSE DU 10 MARS 2015

L INDUSTRIE PÉTROLIÈRE FRANÇAISE EN 2014 ET PERSPECTIVES 2015 CONFÉRENCE DE PRESSE DU 10 MARS 2015 L INDUSTRIE PÉTROLIÈRE FRANÇAISE EN 2014 ET PERSPECTIVES 2015 CONFÉRENCE DE PRESSE DU 10 MARS 2015 1 L ÉVÉNEMENT 2014 : FORTE BAISSE DU PRIX DU BARIL Source : UFIP avec des données Reuters 2 1 Marchés

Plus en détail

REPÈRES SUR LES VARIATIONS DU PRIX DU PÉTROLE NOVEMBRE 2015

REPÈRES SUR LES VARIATIONS DU PRIX DU PÉTROLE NOVEMBRE 2015 REPÈRES SUR LES VARIATIONS DU PRIX DU PÉTROLE NOVEMBRE 2015 ALI AL-NAIMI (MINISTRE SAOUDIEN DU PÉTROLE) EN 2015 : «NO ONE CAN SET THE PRICE OF OIL IT S UP TO ALLAH» 100 90 80 70 60 50 40 30 20 novembre

Plus en détail

L impact du gaz de schiste sur le marché international du gaz

L impact du gaz de schiste sur le marché international du gaz L impact du gaz de schiste sur le marché international du gaz Workshop sur le gaz (EPSECG-Oran) 1-2 décembre 2014 Hadj SAADI Faculté d Économie Université de Grenoble (France) Trois problématiques structurantes

Plus en détail

L énergie en France et en Allemagne : comparaisons

L énergie en France et en Allemagne : comparaisons L énergie en France et en Allemagne : comparaisons En matière de consommation d énergie, de structure du système électrique, de recours aux énergies renouvelables, d émission de gaz à effet de serre, les

Plus en détail

L'ouverture à la concurrence

L'ouverture à la concurrence [Extrait] CONSOMMATION ET CONCURRENCE RÉGLEMENTATION Services en réseaux L'ouverture à la concurrence Article du bureau Économie des réseaux, de la direction de la Prévision et de l analyse économique.

Plus en détail

Quel contexte. pour l électricité en 2020-30?

Quel contexte. pour l électricité en 2020-30? Page précédente 15 2 Quel contexte pour l électricité en 2020-30? Page précédente 15 Page précédente 16 @ 2 - Quel contexte pour l électricité en 2020-30? L Agence Internationale de l Energie prévoit une

Plus en détail

LA HAUSSE DES COURS PETROLIERS : UNE MENACE POUR LA REPRISE

LA HAUSSE DES COURS PETROLIERS : UNE MENACE POUR LA REPRISE LA HAUSSE DES COURS PETROLIERS : UNE MENACE POUR LA REPRISE ECONOMIQUE? 30 Min INSIDE 6 Avril 2011 Plan de la présentation 1) L évolution des cours: faits stylisés et explications 2) Impact économiques

Plus en détail

21 ème siècle? Bruno Bensasson Directeur de la stratégie et du développement durable GDF Suez 12/10/2011

21 ème siècle? Bruno Bensasson Directeur de la stratégie et du développement durable GDF Suez 12/10/2011 Le gaz naturel, énergie du 21 ème siècle? Bruno Bensasson Directeur de la stratégie et du développement durable GDF Suez 12/10/2011 Le gaz naturel, énergie du 21ème siècle? Une offre de gaz de plus en

Plus en détail

Contexte: Mesurer l empreinte carbone de l essence et du diesel

Contexte: Mesurer l empreinte carbone de l essence et du diesel Avril 2012 Briefing Carburants à faible intensité carbone: coûts administratifs modestes, bénéfices significatifs Contexte: Mesurer l empreinte carbone de l essence et du diesel Dans le cadre de l article

Plus en détail

Le risque nucléaire : comptabiliser pour décider

Le risque nucléaire : comptabiliser pour décider Conseil économique pour le développement durable Le risque nucléaire : comptabiliser pour décider Dominique Bureau Conseil économique pour le développement durable www.developpement-durable.gouv.fr Leçons

Plus en détail

Priorités de l ACIC. pour le budget fédéral de 2015. La croissance dépend de notre compétitivité : pourquoi la DAA est essentielle à notre économie

Priorités de l ACIC. pour le budget fédéral de 2015. La croissance dépend de notre compétitivité : pourquoi la DAA est essentielle à notre économie Priorités de l ACIC pour le budget fédéral de 2015 La croissance dépend de notre compétitivité : pourquoi la DAA est essentielle à notre économie Mémoire présenté au Comité permanent des finances Association

Plus en détail

Les questions économiques autour du gaz de schiste

Les questions économiques autour du gaz de schiste Les questions économiques autour du gaz de schiste Une des questions fondamentales lorsqu on parle de l exploitation des hydrocarbures de schiste reste l intérêt économique. Comme nous allons le voir,

Plus en détail

1. La production d électricité dans le monde : perspectives générales

1. La production d électricité dans le monde : perspectives générales Quinzième inventaire Édition 2013 La production d électricité d origine renouvelable dans le monde Collection chiffres et statistiques Cet inventaire a été réalisé par Observ ER et la Fondation Énergies

Plus en détail

10. Production et commerce mondial en céréales en 2010/2011

10. Production et commerce mondial en céréales en 2010/2011 10. Production et commerce mondial en céréales en 2010/2011 Ph. Burny 1 2 1 Production céréalière mondiale...2 1.1 Production mondiale de céréales en 2010/2011... 2 1.2 Production mondiale de froment en

Plus en détail

Rapport préliminaire sur les tendances en matière d investissement

Rapport préliminaire sur les tendances en matière d investissement Rapport préliminaire sur les tendances en matière d investissement QUÉBEC : 2013 2018 De façon générale, l investissement dans le secteur de la construction au Québec demeurera stable au cours des prochaines

Plus en détail

Quelles perspectives énergétiques pour la Belgique?

Quelles perspectives énergétiques pour la Belgique? Conférence «L actualité 214 des énergies renouvelables & du stockage énergétique» 26 mars 214 Quelles perspectives énergétiques pour la Belgique? Dominique Gusbin Equipe Energie-Transport Bureau fédéral

Plus en détail

Belgique et Protocole de Kyoto : état des lieux et perspectives

Belgique et Protocole de Kyoto : état des lieux et perspectives Belgique et Protocole de Kyoto : état des lieux et perspectives Février 2008 0. Préambule...2 1. Kyoto : où en est-on aujourd hui en Belgique?...3 2. La Belgique en bonne voie pour remplir ses engagements?...5

Plus en détail

LE RÔLE DES HYDROCARBURES DANS LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

LE RÔLE DES HYDROCARBURES DANS LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE LE RÔLE DES HYDROCARBURES DANS LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE 1 LE RÔLE DES HYDROCARBURES DANS LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : «CONSOMMER MOINS - CONSOMMER MIEUX» Évolutions du mix énergétique (Monde / Europe /

Plus en détail

Des territoires en transition énergétique

Des territoires en transition énergétique Des territoires en transition énergétique Montpellier 1 er octobre 2013 Plénière Centre de Recherche en Economie et Droit de l Energie Quel mix énergétique pour demain? incertitudes et paradoxes Jacques

Plus en détail

Info-Carburant. Aperçu national. Faits récents. Volume 10, Bulletin 23 11 décembre, 2015 ISSN 1918-3321

Info-Carburant. Aperçu national. Faits récents. Volume 10, Bulletin 23 11 décembre, 2015 ISSN 1918-3321 Aperçu national Les prix de l essence au détail au Canada ont baissé de 1, cent le litre au cours des deux dernières semaines Pour la période de deux semaines se terminant le 8 décembre, le prix moyen

Plus en détail

Transition énergétique Les enjeux pour les entreprises

Transition énergétique Les enjeux pour les entreprises Transition énergétique Les enjeux pour les entreprises Alain Grandjean Le 26 novembre 2014 Contact : alain.grandjean@carbone4.com Le menu du jour L énergie dans l économie : quelques rappels Les scénarios

Plus en détail

Cartes de répartition des réserves, production et consommation (énergies primaires, charbon, pétrole, gaz, CO2)

Cartes de répartition des réserves, production et consommation (énergies primaires, charbon, pétrole, gaz, CO2) Cartes de répartition des réserves, production et consommation (énergies primaires, charbon, pétrole, gaz, CO2) Accès aux cartes et graphiques Version Juillet 2015 1 ENERGIES PRIMAIRES CHARBON PETROLE

Plus en détail

l énergie la l énergie russie énergétique Le Panorama énergétique obtenir.

l énergie la l énergie russie énergétique Le Panorama énergétique obtenir. la l énergie russie énergétique au japon André pertuzio PERTUZIO Consultant pétrolier international et ancien conseiller juridique pour l énergie à la Banque Mondiale. Si Le André 1 er août Siegfried 1941,

Plus en détail

1. La politique nucléaire au Japon avant Fukushima. NB : Compte tenu de la sismicité du pays, le combustible usagé est vitrifié.

1. La politique nucléaire au Japon avant Fukushima. NB : Compte tenu de la sismicité du pays, le combustible usagé est vitrifié. COMPTE-RENDU DE LA CONFERENCE «LE JAPON APRES FUKUSHIMA : QUELLES OPTIONS ENERGETIQUES?» MARDI 26 MARS 2013 Monsieur Armand Laferrère, Président d Areva Japon et Monsieur Hubert de Mestier, ancien délégué

Plus en détail

Couloir Africain de l Énergie Propre

Couloir Africain de l Énergie Propre Couloir Africain de l Énergie Propre LE COULOIR AFRICAIN DE L ÉNERGIE PROPRE L Afrique change rapidement. En 2050, elle comptera 2 milliards d habitants, dont trois sur cinq vivront dans des villes. Plus

Plus en détail

Questions fréquemment posées au sujet de la sortie du nucléaire en Allemagne

Questions fréquemment posées au sujet de la sortie du nucléaire en Allemagne Traduction Questions fréquemment posées au sujet de la sortie du nucléaire en Allemagne Pour quelles raisons décisives le gouvernement fédéral veut-il sortir complètement du nucléaire d ici à 2022? Décisif

Plus en détail

Mesure de l intensité carbone des fonds actions de LBPAM - Engagement du Montréal Carbon Pledge

Mesure de l intensité carbone des fonds actions de LBPAM - Engagement du Montréal Carbon Pledge Mesure de l intensité carbone des fonds actions de LBPAM - Engagement du Montréal Carbon Pledge Le 1 er décembre 2015 La Banque Postale Asset Management - 34, rue de la Fédération - 75737 Paris Cedex 15

Plus en détail

L ENERGIE Quebec. Édition 2002

L ENERGIE Quebec. Édition 2002 Édition 2002 au L ENERGIE Quebec Édition 2002 au L ENERGIE Quebec Édition 2002 Cette publication a été préparée par la Direction des politiques et des technologies de l énergie, Secteur de l énergie et

Plus en détail

Mix-énergétique à la lumière de la chute récente des cours

Mix-énergétique à la lumière de la chute récente des cours Mix-énergétique à la lumière de la chute récente des cours Rueil Malmaison 24 octobre 2015 Evolution du mix-énergétique ACP Aymeric de Villaret 24-10-2015 Rueil-Malmaison 2 Le gaz seule grande énergie

Plus en détail

II LA CONSOMMATION QUÉBÉCOISE D ÉNERGIE EN PERSPECTIVE

II LA CONSOMMATION QUÉBÉCOISE D ÉNERGIE EN PERSPECTIVE II LA CONSOMMATION QUÉBÉCOISE D ÉNERGIE EN PERSPECTIVE LA COMPARAISON DES BILANS ÉNERGÉTIQUES DU QUÉBEC ET DU RESTE DU CANADA Le est la deuxième province consommatrice d énergie après l et devant l. En

Plus en détail

UNE ANALYSE ÉCONOMIQUE SUR L ÉVOLUTION DE QUELQUES POSTES DE COÛT DES INDUSTRIES JANVIER 2015

UNE ANALYSE ÉCONOMIQUE SUR L ÉVOLUTION DE QUELQUES POSTES DE COÛT DES INDUSTRIES JANVIER 2015 UNE ANALYSE ÉCONOMIQUE SUR L ÉVOLUTION DE QUELQUES POSTES DE COÛT DES INDUSTRIES JANVIER 2015 UN REPLI SENSIBLE DU PRIX DU BARIL DEPUIS QUELQUES MOIS Le cours du baril de Brent a chuté à partir de l été

Plus en détail

Un choc pétrolier très différent dans ses origines et ses conséquences économiques

Un choc pétrolier très différent dans ses origines et ses conséquences économiques Direction des Etudes Economiques Le septembre Un choc pétrolier très différent dans ses origines et ses conséquences économiques Le choc n est plus du côté de l offre Malgré quelques pauses, la tendance

Plus en détail

L INDUSTRIE PÉTROLIÈRE FRANÇAISE EN 2013 ET PERSPECTIVES 2014

L INDUSTRIE PÉTROLIÈRE FRANÇAISE EN 2013 ET PERSPECTIVES 2014 L INDUSTRIE PÉTROLIÈRE FRANÇAISE EN 2013 ET PERSPECTIVES 2014 CONFÉRENCE DE PRESSE DU 5 FÉVRIER 2014 5 mars 2014: Mise à jour de certaines données 2013 estimées. 1 SOMMAIRE 1 LE MARCHÉ PÉTROLIER EN 2013

Plus en détail

Les enjeux de la transition énergétique Quel devenir de notre planète?

Les enjeux de la transition énergétique Quel devenir de notre planète? Les enjeux de la transition énergétique Quel devenir de notre planète? Henri WAISMAN Centre International de Recherche sur l Environnement et le Développement waisman@centre-cired.fr La transition énergétique

Plus en détail

COMMENTAIRES SUR LE GAZ NATUREL.

COMMENTAIRES SUR LE GAZ NATUREL. COMMENTAIRES SUR LE GAZ NATUREL. Chroniques MD 5 janvier 2015 1. Introduction. La question du gaz naturel a pris ces dernières années une acuité nouvelle, du fait de la mise en exploitation massive aux

Plus en détail

II. Commerce des marchandise

II. Commerce des marchandise II. Commerce des marchandise En, le commerce des marchandises a augmenté de 14 pour cent en volume. Parmi les grands groupes recensés, ce sont les produits manufacturés qui affichent la croissance la plus

Plus en détail

Le marché européen du carbone

Le marché européen du carbone Le marché européen du carbone 1. Qu est-ce Que Le sceqe? 2. QueLLes sont Les défaillances du sceqe? 3. Les nantis du système d échange de Quotas d émission de co2 4. QueLs sont Les derniers développements

Plus en détail

L énergie nucléaire au sein du mix énergétique belge

L énergie nucléaire au sein du mix énergétique belge L énergie nucléaire au sein du mix énergétique belge 1. Sécurité d approvisionnement Le taux de dépendance énergétique de la Belgique est plus important que la moyenne européenne. Ainsi en 2011, le taux

Plus en détail

Le rôle-clé de l énergie nucléaire pour renforcer la sécurité économique de la France et de l Union européenne

Le rôle-clé de l énergie nucléaire pour renforcer la sécurité économique de la France et de l Union européenne Le rôle-clé de l énergie nucléaire pour renforcer la sécurité économique de la France et de l Union européenne La Société Française d Energie Nucléaire (SFEN) est le carrefour français des connaissances

Plus en détail

LES SOLUTIONS DE MOBILITÉ DANS LE TRANSPORT À LA LUMIÈRE DES EXPÉRIENCES RÉCENTES. par. Rachel Bériault

LES SOLUTIONS DE MOBILITÉ DANS LE TRANSPORT À LA LUMIÈRE DES EXPÉRIENCES RÉCENTES. par. Rachel Bériault LES SOLUTIONS DE MOBILITÉ DANS LE TRANSPORT À LA LUMIÈRE DES EXPÉRIENCES RÉCENTES par Rachel Bériault Essai présenté au Centre universitaire de formation en environnement en vue de l obtention du grade

Plus en détail

Perspectives des technologies de l information de l OCDE, édition 2010. Principales conclusions

Perspectives des technologies de l information de l OCDE, édition 2010. Principales conclusions Perspectives des technologies de l information de l OCDE, édition 2010 Principales conclusions Le secteur des TIC se relève de la crise économique et les marchés mondiaux des TIC se déplacent vers les

Plus en détail

Réunion des ministres des Finances sur le climat, Lima 9 octobre 2015

Réunion des ministres des Finances sur le climat, Lima 9 octobre 2015 PEROU Ministère de l Economie et des Finances Réunion des ministres des Finances sur le climat, Lima 9 octobre 2015 Conclusions des co-présidents Alonso Arturo SEGURA VASI, Ministre de l Economie et des

Plus en détail

Pétrole, euro, BCE : de bonnes nouvelles pour relancer la croissance

Pétrole, euro, BCE : de bonnes nouvelles pour relancer la croissance Pétrole, euro, BCE : de bonnes nouvelles pour relancer la croissance 1 ère partie : La baisse du prix du pétrole Nous avons fréquemment souligné sur ce blog (encore dernièrement le 29 septembre 2014) l

Plus en détail

RAPPORT T3 2014 SUR L'ÉNERGIE DE L ONTARIO

RAPPORT T3 2014 SUR L'ÉNERGIE DE L ONTARIO RAPPORT T3 2014 SUR L'ÉNERGIE DE L ONTARIO JUILLET SEPTEMBRE 2014 PÉTROLE ET GAZ NATUREL Données sur le pétrole et le gaz naturel Troisième trimestre de 2014 Prix au détail moyens de l essence ordinaire

Plus en détail

RAPPORT D ACTIVITE DE LA CAISSE DE COMPENSATION RAPPORT D ACTIVITE DE LA CAISSE DE COMPENSATION MOIS DE SEPTEMBRE 2015 31/10/2015.

RAPPORT D ACTIVITE DE LA CAISSE DE COMPENSATION RAPPORT D ACTIVITE DE LA CAISSE DE COMPENSATION MOIS DE SEPTEMBRE 2015 31/10/2015. RAPPORT D ACTIVITE DE LA CAISSE DE COMPENSATION 31/10/2015 MOIS DE SEPTEMBRE 2015 Page 1 CONTEXTE INTERNATIONAL Entre 1859 et 1968, l exploitation de pétrole a connu de nombreux booms et effondrements,

Plus en détail

Groupe de travail énergie et matières premières

Groupe de travail énergie et matières premières Groupe de travail énergie et matières premières Audition de Pierre SIGONNEY Chief Economist, groupe Total Jeudi 7 avril 2011 Etaient présents : Edouard Alby - Eric Fromant - Dominique de Guerre Dominique

Plus en détail

ACCORDS DU BOURGET. Signés par les Parties de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques le 6 mai 2015 au Lycée du Bourget

ACCORDS DU BOURGET. Signés par les Parties de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques le 6 mai 2015 au Lycée du Bourget ACCORDS DU BOURGET Signés par les Parties de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques le 6 mai 2015 au Lycée du Bourget Préambule La Conférence des Parties, Rappelant l objectif

Plus en détail

LA SITUATION ÉNERGETIQUE DE LA FRANCE

LA SITUATION ÉNERGETIQUE DE LA FRANCE Mémento de l Hydrogène FICHE 2.2 LA SITUATION ÉNERGETIQUE DE LA FRANCE Sommaire 1- Consommation d énergie primaire. Comparaisons avec la situation mondiale 2- Taux d indépendance énergétique de la France

Plus en détail

L'industrie de l'énergie, G. Chauveteau, Commission Energie Attac Toulouse

L'industrie de l'énergie, G. Chauveteau, Commission Energie Attac Toulouse L'industrie de l'énergie, G. Chauveteau, Commission Energie Attac Toulouse 1 I La richesse grâce aux énergies fossiles! II Pic du pétrole et économie de marché III Les ressources non-conventionnelles IV

Plus en détail

Pourtant, les économies pourraient représenter le quart de la demande actuelle en eau

Pourtant, les économies pourraient représenter le quart de la demande actuelle en eau Eau et énergie Énergie et CO2 PLAN Changement climatique Un scénario alternatif est possible L Union Pour la Méditerranée Le Plan Solaire pour la Méditerranée IMEDER Beyrouth, Forum de l Energie, 30 septembre-1

Plus en détail

L HYDROÉLECTRICITÉ EN 5 POINTS LA PREMIÈRE SOURCE D ÉLECTRICITÉ AU CANADA

L HYDROÉLECTRICITÉ EN 5 POINTS LA PREMIÈRE SOURCE D ÉLECTRICITÉ AU CANADA L HYDROÉLECTRICITÉ EN 5 POINTS LA PREMIÈRE SOURCE D ÉLECTRICITÉ AU CANADA www.canadahydro.ca info@canadahydro.ca Twitter @CanadaHydro 1. L HYDROÉLECTRICITÉ EST UNE ÉNERGIE PROPRE ET RENOUVELABLE. Une centrale

Plus en détail

CECODHAS Conference «sustainable energy and social housing 21 avril 2008-Anconna Teatro delle muse

CECODHAS Conference «sustainable energy and social housing 21 avril 2008-Anconna Teatro delle muse CECODHAS Conference «sustainable energy and social housing 21 avril 2008-Anconna Teatro delle muse Stratégie du CECODHAS sur l efficacité énergétique et la prévention de la précarité énergétique dans le

Plus en détail

Abdenour Mouloud Matouk Belattaf

Abdenour Mouloud Matouk Belattaf Abdenour Mouloud Matouk Belattaf Algérie Université A-Mira-Bejaia, Algérie La société de l information dans le monde: Etat des lieux et perspectives Introduction L avènement des nouvelles technologies

Plus en détail

EL YASSI Soufiane MENEYROL Maxime NDIOYE Mamadou SAIDI Sandra TOOVI Hizola

EL YASSI Soufiane MENEYROL Maxime NDIOYE Mamadou SAIDI Sandra TOOVI Hizola Crise économique mondiale et impacts réels sur les entreprises manufacturières québécoises et canadiennes EL YASSI Soufiane MENEYROL Maxime NDIOYE Mamadou SAIDI Sandra TOOVI Hizola Agenda I Crises et conséquences

Plus en détail

Les effets économiques de la guerre en Syrie et de la progression de l État islamique sur les pays du Levant. Elena Ianchovichina et Maros Ivanic

Les effets économiques de la guerre en Syrie et de la progression de l État islamique sur les pays du Levant. Elena Ianchovichina et Maros Ivanic Les effets économiques de la guerre en Syrie et de la progression de l État islamique sur les pays du Levant Elena Ianchovichina et Maros Ivanic Résumé détaillé Cet article propose une estimation quantitative

Plus en détail

BILAN DE L ANNÉE 2010-2011

BILAN DE L ANNÉE 2010-2011 BILAN DE L ANNÉE 2010-2011 Table des matières Grandes lignes... 1 Revue des activités... 2 Énergie... 4 Transport... 4 Mobilité de la main-d œuvre... 4 Collaboration intergouvernementale... 4 La voie à

Plus en détail

World Energy Outlo ok. RÉsumé

World Energy Outlo ok. RÉsumé World Energy Outlo ok 2010 RÉsumé World Energy Outlook 2010 Le monde semble sortir de la pire crise économique qu il ait connu depuis des décennies. De nombreux pays se sont engagés, dans le cadre de l

Plus en détail

Prévisions salariales pour les négociations collectives en 2015

Prévisions salariales pour les négociations collectives en 2015 Des milieux de travail équitables, sécuritaires et productifs Travail Prévisions salariales pour les négociations collectives en 2015 Division de l information et de la recherche sur les milieux de travail

Plus en détail

Non conventionnels : impact sur les marchés de l'énergie

Non conventionnels : impact sur les marchés de l'énergie Énergies renouvelables Production éco-responsable Transports innovants Procédés éco-efficients Ressources durables Non conventionnels : impact sur les marchés de l'énergie Guy Maisonnier GEP AFTP Paris,

Plus en détail

Géopolitique de l énergie en 2014

Géopolitique de l énergie en 2014 2014 - IFP Energies nouvelles Énergies renouvelables Production éco-responsable Transports innovants Procédés éco-efficients Ressources durables Géopolitique de l énergie en 2014 Jean-Pierre Favennec Professeur

Plus en détail

ALONSO ELSA BRUNNER MORGANE FOLLET JEREMY LEMESLE JASON ENSAIT LE PETROLE L OR NOIR AU CENTRE DE L ECONOMIE

ALONSO ELSA BRUNNER MORGANE FOLLET JEREMY LEMESLE JASON ENSAIT LE PETROLE L OR NOIR AU CENTRE DE L ECONOMIE ALONSO ELSA BRUNNER MORGANE FOLLET JEREMY LEMESLE JASON ENSAIT LE PETROLE L OR NOIR AU CENTRE DE L ECONOMIE PLAN: I. L OR NOIR AU CENTRE DE L ECONOMIE 1) Production du pétrole 2) Consommation du pétrole

Plus en détail

L énergie canadienne et l importance de la diversification des marchés. Dale Eisler, sous-ministre adjoint Ressources naturelles Canada 14 mai 2013

L énergie canadienne et l importance de la diversification des marchés. Dale Eisler, sous-ministre adjoint Ressources naturelles Canada 14 mai 2013 L énergie canadienne et l importance de la diversification des marchés Dale Eisler, sous-ministre adjoint Ressources naturelles Canada 14 mai 2013 Objectif Pour démontrer l importance de la diversification

Plus en détail

Le rôle-clé de l énergie nucléaire pour renforcer la sécurité économique de la France et de l Union européenne

Le rôle-clé de l énergie nucléaire pour renforcer la sécurité économique de la France et de l Union européenne Le rôle-clé de l énergie nucléaire pour renforcer la sécurité économique de la France et de l Union européenne La Société Française d Energie Nucléaire (SFEN) est le carrefour français des connaissances

Plus en détail

Financer la lutte contre les changements climatiques : la responsabilité internationale de l Union européenne.

Financer la lutte contre les changements climatiques : la responsabilité internationale de l Union européenne. Financer la lutte contre les changements climatiques : la responsabilité internationale de l Union européenne. En janvier 2009, la Commission européenne a publié sa «Communication Copenhague». Ce texte

Plus en détail

Mieux intégrer le Québec aux marchés de l énergie Nord Américain

Mieux intégrer le Québec aux marchés de l énergie Nord Américain Mieux intégrer le Québec aux marchés de l énergie Nord Américain Pierre Olivier Pineau, HEC Montréal Mardi 24 septembre 2013 Sommet sur l énergie Les grandes conférences Les Affaires Hôtel Hyatt Regency,

Plus en détail

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015)

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Banque Centrale de Tunisie Août 2015 1- ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL - Les statistiques préliminaires de la croissance dans les principaux

Plus en détail

Tourisme et énergies durables

Tourisme et énergies durables Tourisme et énergies durables Casablanca - Aboubaz Actualité Comme à l accoutumée, le monde du tourisme a fêté, ce 27 septembre, la Journée mondiale du tourisme 2012 sur le thème «Tourisme et énergie durable

Plus en détail

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL En dépit d un léger ralentissement de l activité en rapport principalement avec le renchérissement du pétrole et la survenue de catastrophes naturelles, la croissance

Plus en détail

Pétrole & Energies: Situation Novembre 2011 dans le Monde

Pétrole & Energies: Situation Novembre 2011 dans le Monde Pétrole & Energies: Situation Novembre 2011 dans le Monde Au menu du mois de Novembre: Le pétrole a décidé de célébrer la fin du mois de novembre en franchissant la barre des 100$ à New York pendant que

Plus en détail

Les exportations de produits manufacturés de l Europe ont atteint près de 5 000 milliards de dollars EU en 2013

Les exportations de produits manufacturés de l Europe ont atteint près de 5 000 milliards de dollars EU en 2013 Les exportations de produits manufacturés de l Europe ont atteint près de 5 000 milliards de dollars EU en 2013 Exportations de marchandises par région et par produit, 2013 (milliards de $EU) Augmentation

Plus en détail

ENJEUX ENERGETIQUES et DEVELOPPEMENT DURABLE

ENJEUX ENERGETIQUES et DEVELOPPEMENT DURABLE ENJEUX ENERGETIQUES et DEVELOPPEMENT DURABLE BOUILLOT Nicolas Novembre 2008 Le développement durable Le développement durable est un modèle de développement qui répond aux besoins d aujourd hui sans compromettre

Plus en détail

Michael Bell Chef des finances Financière Manuvie. Assemblée annuelle Le 5 mai 2011. Merci, Madame la présidente. Bonjour à tous.

Michael Bell Chef des finances Financière Manuvie. Assemblée annuelle Le 5 mai 2011. Merci, Madame la présidente. Bonjour à tous. Michael Bell Chef des finances Financière Manuvie Assemblée annuelle Le 5 mai 2011 Merci, Madame la présidente. Bonjour à tous. Je suis heureux de pouvoir m adresser à vous à l occasion de cette assemblée

Plus en détail