Analyse approfondie du marché des logements au Canada dans les provinces et neuf régions métropolitaines.

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1 Analyse approfondie du marché des logements au Canada dans les provinces et neuf régions métropolitaines. note de conjoncture résidentielle Automne 2013

2 Note de conjoncture résidentielle : Analyse approfondie du marché des logements au Canada, dans les provinces et neuf régions métropolitaines par Alan Arcand, Mario Lefebvre, Jane McIntyre, Greg Sutherland et Robin Wiebe Le Conference Board du Canada Ce que nous sommes : l organisme de recherche appliquée indépendant et sans but lucratif le plus en vue du Canada; un organisme objectif et non partisan, qui ne défend pas d intérêts particuliers; un organisme qui s autofinance en vendant ses services aux secteurs public et privé; des experts de l organisation de conférences, mais aussi des spécialistes reconnus pour la qualité de nos recherches, de nos publications et de nos méthodes de diffusion; un pôle d attraction qui facilite le réseautage parmi les gens d affaires et nos autres clients du secteur public et d ailleurs, et qui soutient le perfectionnement des compétences en leadership et le renforcement des capacités organisationnelles; des spécialistes des analyses et prévisions économiques ainsi que du rendement organisationnel et de la politique gouvernementale; un organisme entièrement privé, mais souvent engagé pour offrir ses services aux différents ordres de gouvernement; un organisme affilié, bien qu indépendant, au Conference Board, Inc., à New York, qui dessert près de entreprises réparties dans 60 pays et possède des bureaux à Bruxelles et à Hong Kong. Publication * Publié au Canada Tous droits réservés Entente n Also available in English *Constitué sous la raison sociale d AERIC Inc. MD et le logo de la torche sont des marques déposées du Conference Board, Inc. Genworth MI Canada Inc. Genworth MI Canada Inc., par l intermédiaire de sa filiale, Compagnie d assurance d hypothèques Genworth Financial Canada, est le plus important assureur privé de prêts hypothécaires résidentiels au Canada, et ce depuis Au service des propriétaires de maison, Genworth Canada fournit de l assurance prêt hypothécaire aux prêteurs hypothécaires résidentiels du Canada, ce qui permet aux emprunteurs à mise de fonds peu élevée d accéder plus aisément à la propriété et de conserver leur habitation durant les périodes financièrement difficiles. Genworth Canada combine son excellence en matière de technologie et de service à son expertise en gestion du risque pour offrir des produits novateurs sur le marché hypothécaire. Au 30 septembre 2013, Genworth Canada avait au total 5,6 milliards de dollars en actif et 3,0 milliards en avoir des actionnaires. Établie à Oakville en Ontario, Genworth Canada emploie environ 260 personnes dans tout le Canada. Pour de amples renseignements, consulter Avant-propos Ce rapport contient une analyse en profondeur du marché des logements aux niveaux national, provincial et métropolitain. Il couvre un large éventail de statistiques sur le marché des logements, telles que les taux d intérêt, les mises en chantier, les prêts hypothécaires consentis et le prix des logements. Ce rapport fait le lien entre l économie et l activité du marché des logements. Il jette également un coup d œil sur la situation financière des consommateurs. Neuf régions métropolitaines de recensement sont couvertes : Québec, Montréal, Toronto, Ottawa Gatineau, Winnipeg, Calgary, Edmonton, Vancouver et Victoria. La couverture provinciale comprend : les provinces de l Atlantique, le Québec, l Ontario, les Prairies, l Alberta et la Colombie-Britannique. Ce rapport est produit deux fois par an. Nos prévisions et travaux de recherche reposent souvent sur de nombreuses hypothèses et différentes sources de données. Ils présentent donc des risques et des incertitudes inhérents à ce genre de travail et ne doivent pas être perçus comme des sources de conseils spécifiques en matière de placements, de comptabilité, de droit ou de fiscalité.

3 Table des matières Nos prévisions actualisées...1 Résumé...2 La scène nationale...8 La scène provinciale...14 Québec La scène métropolitaine...17 RMR de Québec Montréal Définitions et concepts...25

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5 Nos prévisions actualisées Les prévisions quant au produit intérieur brut du Canada demeurent sensiblement les mêmes qu à l émission de la Note de conjoncture résidentielle métropolitaine du printemps 2013, car les grandes hypothèses sur lesquelles reposent les prévisions semblent se confirmer. Le PIB réel du Canada devrait croître de 1,8 p. 100 en 2013, cela signifiant une deuxième année de faible croissance en ligne. Toutefois, puisque le marché de l habitation s est renforcé dans certaines régions ces deux ou trois derniers mois, et comme la confiance des consommateurs et des entreprises s est accrue, l économie canadienne devrait enregistrer de meilleurs résultats en 2014, soit une croissance de 2,4 p Cela représente néanmoins une révision à la baisse de 0,1 point de pourcentage par rapport à la publication précédente, il y six mois. Le dollar canadien a vu sa valeur baisser cet été, entre autres à cause du recul des prix des produits de base et de l écart marqué dans les prix du pétrole brut. Le huard devrait s inscrire à 0,97 cents US en moyenne cette année, ce qui est très inférieur aux 1,02 $ prévus dans la note de conjoncture résidentielle précédente. En dépit d une certaine accélération de l économie au fil des prochains mois, le dollar canadien devrait baisser jusqu à 0,96 cents US en 2014; c est 7 cents de moins que la prévision faite il y a six mois. Une croissance économique modérée et le resserrement des règles de financement hypothécaire ont fait baisser la demande de nouveaux logements au Canada au premier semestre. De ce fait, les constructeurs devraient diminuer de 15,5 p. 100 les mises en chantier totales en 2013, lesquelles seraient ainsi de unités, soit 800 de moins que le chiffre avancé dans la Note de conjoncture résidentielle métropolitaine du printemps Sauf que la demande a déjà pris du mieux dans certains marchés, si bien qu une croissance, modeste, de 1,9 p. 100 du nombre de mises en chantier est attendue l an prochain; unités sont prévues pour 2014 alors que nous en prédisions dans la dernière livraison. La demande moindre enregistrée dans le marché de l habitation ces derniers mois a aussi freiné la progression des prix des nouveaux logements. Nous prévoyons maintenant que les prix des nouveaux logements augmenteront de 1,8 p. 100 cette année, puis de 2 p. 100 en Il y a six mois, nous disions que l augmentation serait de 2,1 p. 100 en 2013 et de 2,5 p. 100 en Les prix de revente ont été plus élevés en 2013; les prix des logements existants devraient ainsi croître de 3,1 p. 100 cette année alors que nous nous attendions à 0,9 p. 100 il y a six mois. Les prix de revente augmenteront toutefois moins l an prochain : 1,7 p. 100 comparativement aux 3,3 p. 100 inscrits dans notre prévision précédente. Quant au nombre de prêts hypothécaires approuvés, il devrait aussi diminuer en 2013, comme en 2012; cette fois, le recul serait de 2,3 p Il s agirait ainsi d une baisse plus forte que celle de 1,1 p. 100 à laquelle nous nous attendions il y a six mois. L an prochain, à la faveur d un marché de l habitation en progression, le nombre global de prêts hypothécaires approuvés devrait grimper de 2,9 p. 100, ce qui dépasse les 1,7 p. 100 avancés lors de la note précédente.

6 Résumé Vue d ensemble sur la scène nationale L horizon économique canadien semble s éclaircir : le marché de l habitation se maintient, la confiance des consommateurs et des entreprises est en hausse et l économie américaine s améliore. Ainsi, le PIB réel du Canada devrait inscrire une progression de 1,8 p. 100 cette année puis de 2,4 p. 100 en L emploi montrera pour sa part des gains de 1,3 cette année et de 1,4 p. 100 l an prochain, ce qui ramènera le taux de chômage de 7,2 à 7 p Les marchés des capitaux se sont apaisés récemment. Si la menace associée à la crise européenne de la dette demeure présente, la Zone euro n est plus en mode de crise. La Réserve fédérale américaine poursuit sa politique de détente monétaire et la Banque du Canada a indiqué qu elle maintiendrait les taux d intérêt à des niveaux peu élevés tant que l économie canadienne montrera des faiblesses et que l inflation ne s accélérera pas. Sur le plan des devises, le dollar canadien demeure au dessous du pair par rapport au dollar américain, cela en grande partie à cause de la valeur de refuge que représente ce dernier. Les taux d intérêt hypothécaires sont en hausse alors qu augmente le rendement des obligations au moyen desquelles sont financés les prêts hypothécaires. De ce fait, nous prévoyons que les taux annoncés des prêts hypothécaires ordinaires sur 3 ans augmenteront progressivement, passant de 3,8 p. 100 en 2013 à 4,4 p. 100 en 2014, puis 5,1 p. 100 en Ce rythme de progression, combiné aux gains enregistrés au tableau de l emploi, devrait aider les ménages endettés à s adapter progressivement à la hausse des paiements hypothécaires. Le financement hypothécaire ne représente manifestement pas une contrainte et les défaillances de paiement sont peu fréquentes. En dépit de tentatives répétées pour tempérer l activité en resserrant les modalités d assurance hypothécaire, les marchés canadiens de l habitation sont demeurés vigoureux dans l ensemble. Au premier trimestre de 2013, les mises en chantier sont descendues à unités à rythme annualisé, mais sont remontées à dès le deuxième trimestre. D ici la fin de l année nous prévoyons un rythme de unités, puis pour l an prochain. La hausse des prix de revente demeurera modérée, soit de 1,8 p. 100 cette année et de 2 p. 100 en 2014, ce qui sera inférieur aux majorations de 2,2 à 2,4 p. 100 inscrites entre 2010 et Le marché national de l habitation ne semble pas détonner avec la courbe des besoins démographiques. Le ratio des mises en chantier par rapport aux variations absolues de la population au Canada est de 0,54 en moyenne depuis 25 ans et s est situé près de ce niveau lors des 3 dernières années. Pendant ce temps, la valeur moyenne des logements existants, qui a augmenté d à peine 0,2 p. 100 en 2012, devrait progresser de 3,1 p. 100 cette année, pour atteindre $, puis gagner 1,7 p. 100 en Le marché canadien de l habitation devrait donc connaître un atterrissage en douceur. L économie continue de progresser modérément et les taux d intérêt demeurent bas, malgré une tendance à la hausse. Ces derniers temps, les acheteurs de logements se sont assurés d un financement à un taux peu élevé et ils auront remboursé une proportion relativement élevée de leur emprunt lorsque viendra le temps de renégocier. La cadence de construction de logements neufs ne semble pas s écarter de l évolution démographique, même à Toronto où un surplus de condominiums est parfois source de préoccupation. Pour que survienne un crash immobilier, il faudrait vivre une surprise négative majeure telle qu une remontée prononcée des taux d intérêt ou un effondrement du marché de l emploi. Or, puisque rien ne laisse présager de telles situations, le Canada ne connaîtra certainement pas de crise immobilière à l américaine. Vue d ensemble sur la scène provinciale Les meilleurs résultats des industries de biens de la Colombie-Britannique contribueront à une progression de 3 p. 100 du PIB en 2014, comparativement au

7 Note de conjoncture résidentielle Automne maigre 1,5 p. 100 de cette année. Cela amènera une croissance de 0,3 p. 100 à peine de l embauche en 2013, mais le gain sur ce plan sera de 1,7 p. 100 en Le marché de l habitation s améliore à Vancouver et Victoria, quoique le ralentissement de l économie chinoise pourrait faire baisser la demande de logements dans la province en provenance de l étranger. Néanmoins, les mises en chantier devraient baisser de 8 p. 100 en 2013, puis bondir de plus de 10 p. 100 en Quant aux prix, qui ont reculé en 2012, tant pour le neuf que pour le logement existant, peu de changements sont prévus pour 2013 et L Alberta a en bonne partie surmonté les effets des inondations de juin, grâce à un niveau d activité intéressant dans le secteur de l énergie. Le PIB de la province devrait croître de 3,2 p. 100 en 2013 et de 3 p. 100 en Cela fera progresser l emploi de 2,2 p. 100 en 2013 et de 2 p. 100 en Les mises en chantier devraient augmenter de 4,3 p. 100 en 2013, cela après un bond de 30 p. 100 en Puis elles devraient se stabiliser en Nous prévoyons que le prix de revente moyen gagnera 4,5 p. 100 en 2013 ainsi qu en 2014, tandis que la croissance des prix des logements neufs avoisinera 3 p. 100 dans ces deux années. Une forte croissance, soit 2,5 p. 100 en 2013, puis 2,3 p. 100 en 2014, est prévue pour le PIB combiné du Manitoba et de la Saskatchewan. Cela y fera progresser l embauche de 2,2 p. 100 en 2013 et de 1,6 p. 100 en Cet essor sera en bonne partie attribuable au secteur des biens de la Saskatchewan car les secteurs manitobains de l extraction de métaux et des services devraient se montrer faibles. En 2012, les mises en chantier combinées des deux provinces ont bondi de 31 p. 100, et elles devraient reculer de 19 p. 100 en Reste que les volumes de construction seront encore importants, de pair avec une croissance démographique forte et constante, et un certain regain, soit 4,4 p. 100, est prévu en Le prix de revente moyen augmentera de 5,3 p. 100 en 2013 et de 4,7 p. 100 en 2014, tandis que les prix des logements neufs augmenteront d abord de 3,3 p. 100, puis de 3,2 p. 100 l année suivante. En Ontario, les ratés du secteur manufacturier qui se poursuivront limiteront la croissance du PIB à 1,2 p. 100 en 2013, puis la progression de ce secteur contribuera à un gain de 2,2 p. 100 du produit intérieur brut l année suivante. L emploi devrait progresser de 1,3 p. 100 en 2013 puis de 1,6 p. 100 en Puisque les mises en chantier de logements multiples en immeubles se font plus rares, le nombre total de mises en chantier devrait diminuer de 21 p En 2014, nous nous attendons à une stabilisation, tant dans l unifamilial que dans les logements multiples; hausse globale prévue de 2,5 p L augmentation du prix moyen de vente de logements existants devrait être moins vive qu auparavant, s établissant à 2,8 p. 100 en 2013 et 1,6 p. 100 en Des hausses modérées des prix des logements neufs sont prévues : 3 p. 100 cette année, puis 1,8 p. 100 en Le PIB du Québec ne devrait gagner que 1,4 p. 100 cette année, mais faire mieux (2,2 p. 100) en L emploi progressera quand même de 1,4 p. 100 cette année et de 1,1 p. 100 l an prochain. Des replis marqués des mises en chantier, tant dans l unifamilial que dans les immeubles de logements multiples sont prévus; globalement, la diminution sera de 24 p. 100 en 2013, ce qui représentera la troisième diminution consécutive par rapport à l année précédente. L an prochain, les mises chantier des deux types devraient se stabiliser. La croissance des prix sera modérée : 1 p. 100 cette année et 2,7 p. 100 en 2014 pour les logements existants, contre 1,4 p 100 cette année et 1,9 p. 100 l an prochain pour les logements neufs. Les quatre provinces du Canada atlantique verront leur PIB combiné croître de 2,3 p. 100 en 2013, après un repli de 1,5 p. 100 en En 2014, une croissance de 1,9 p. 100 est attendue. Les gains seront encore faibles au tableau de l emploi, soit 0,5 p. 100 en 2013 et 0,6 p. 100 en Le marché de l habitation montre lui aussi des faiblesses; cette année, nous prévoyons un recul de plus de 10 p. 100 tant dans la construction d unifamiliales que de logements multiples en immeubles. Globalement, la baisse sera de 13,4 p Nouvelle baisse en 2014, cette fois de 11 p. 100, par suite du repli encore plus marqué dans les mises en chantier de logements multiples. Le prix de revente moyen devrait baisser de 1,5 p. 100 cette année, mais

8 4 Note de conjoncture résidentielle Automne 2013 augmenter de 2,9 p. 100 en Le prix moyen des logements neufs devrait augmenter de 3,6 p. 100 en 2013, puis de 1,7 p. 100 en Vue d ensemble sur la scène locale La plupart des villes observées devraient inscrire en 2013 une croissance un peu plus lente de leur PIB qu en À ce chapitre, avec 0,1 p. 100 de croissance du PIB, Victoria (le PIB y avait crû de seulement 0,3 p. 100 en 2012) fermera la marche. C est Edmonton qui devrait inscrire la plus forte progression, mais son gain de 4,2 p. 100 sera inférieur aux 6 p. 100, même davantage, des trois années précédentes. En 2014, nous croyons que la croissance s accélérera dans toutes les villes sauf Edmonton, où elle ne sera plus que de 3,2 p. 100, un résultat quand même intéressant. Avec un gain de 3,4 p. 100, Calgary affichera la deuxième progression la plus forte l an prochain, tandis qu Ottawa, avec un gain de 1,6 p. 100, occupera le dernier rang. On voit là les effets persistants des restrictions budgétaires au palier fédéral. Sans surprise, notons que les deux villes de l Alberta seront les seules dont le PIB progressera en moyenne d au moins 3 p. 100 par année entre 2015 et À l opposé, nous estimons que la hausse du PIB de la ville de Québec sera d à peine 2 p. 100 en moyenne. Les ventes de logements existants devraient diminuer partout sauf dans les villes albertaines en À Calgary et à Edmonton, même si elle est réelle cette année, la croissance des ventes sera moins vive qu en Fait à noter sur la scène canadienne, la fin apparente de la correction du marché de Vancouver. Les ventes ont fortement augmenté au deuxième trimestre de 2013; elles ont dépassé celles de la période correspondante de l année précédente pour la première fois depuis le troisième trimestre de Malgré tout, les ventes accuseront à la fin de l année un recul de 2,3 p Les ventes devraient aussi inscrire un deuxième repli consécutif en 2013 à Toronto. Les diminutions les plus prononcées de cette année s observeront au Québec : 10 p. 100 à Québec et 8 p. 100 à Montréal. Nous croyons qu en 2014 les ventes augmenteront partout sauf à Ottawa, où il s agira d un cinquième recul annuel consécutif des ventes. Ailleurs, les augmentations seront modestes, Winnipeg affichant le plus forte, soit 3 p Entre 2015 et 2017, les ventes progresseront au rythme annuel moyen de 2 ou 3 p. 100 environ à la plupart des endroits, sauf à Toronto qui jouira d une augmentation un peu plus forte. Les ratios trimestriels de ventes par rapport aux nouvelles inscriptions reflètent l équilibre des marchés dans la plupart des villes, quoique les données mensuelles, moins stables, montrent qu à Calgary le marché est devenu favorable aux vendeurs et que celui de la ville de Québec profite maintenant aux acheteurs. En termes annuels toutefois, nous prévoyons des marchés en équilibre partout en Le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions diminuera dans les 5 villes observées les plus à l Est, particulièrement à Québec (recul de 7 points de pourcentage). Pendant ce temps, Vancouver et Victoria connaîtront des hausses respectives de 6 et 7 points de pourcentage. En 2014, selon nous, le ratio augmentera dans cinq villes; c est Vancouver qui rapportera alors le plus fort gain, soit 6 p. 100, de nouveau. Peu de changements sont prévus dans le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions dans la majorité des villes entre 2015 et Seulement deux mouvements de plus de 1 p. 100 sont prévus, une hausse de 2 points de pourcentage à Montréal et un repli du même ordre à Winnipeg. Le prix de revente moyen devrait, en 2013, augmenter dans toutes les villes, ce qui ne s est pas produit depuis L an denier, ce prix a reculé à Vancouver et à Victoria et il devrait y grimper un peu cette année, mais moins que partout ailleurs dans les 9 villes à l étude. Calgary, et cela n est pas une surprise, sera l endroit où la progression des prix sera la plus vive en 2013, soit 4,7 p Pour ce qui est de 2014, nous prévoyons que les hausses de prix seront encore plus le plus prononcées en Alberta : 4,6 p. 100 à Calgary et à Edmonton, selon nous. Pendant ce temps, la hausse des prix sera inférieure à 2 p. 100 dans les deux agglomérations de la Colombie-Britannique, les deux villes où encore une fois ces hausses seraient les plus faibles parmi les 9 considérées. De 2015 à 2017, les prix croîtront particulièrement vite à Calgary, Edmonton et Winnipeg, chacun de ces marchés devant montrer une progression annuelle moyenne d au moins 4 p. 100.

9 Note de conjoncture résidentielle Automne Une diminution plutôt généralisée des mises en chantier est prévue pour Le recul sera surtout important dans les villes de l Est prises en compte; ainsi, Montréal, Toronto et Québec accuseront un recul d environ 30 p. 100, tandis que 21 p. 100 moins de mises en chantier se feront à Ottawa. Des hausses ne se verront qu à Edmonton et Winnipeg, hausses de moins de 10 p. 100 dans les deux cas. L année 2014 sera aussi marquée par des tendances diverses, des replis des mises en chantier survenant dans cinq villes, à Edmonton (diminution de 16 p. 100) plus que partout ailleurs. Entre 2015 et 2017, nous prévoyons la plus vive croissance à Toronto et à Winnipeg. Depuis cinq ans, plus de logements multiples en immeubles que d unifamiliales se sont construits dans six des neuf villes étudiées, la proportion des logements multiples dépassant 70 p. 100 à Québec, Montréal, Toronto et Vancouver. Cette prépondérance des logements multiples en immeubles devrait s intensifier, surtout dans d anciens châteaux-forts de l unifamilial tels que Calgary, Edmonton et Winnipeg. C est à Vancouver qu on rapportera encore la plus faible proportion de logements unifamiliaux isolés, qui ne devraient plus représenter que 20 p. 100 des mises en chantier entre 2013 et Au sortir de la récession de 2009, le niveau toujours plus bas des taux d intérêt a limité la hausse des paiements moyens en capital et intérêts dans la plupart des villes, même si les logements se vendaient de plus en plus cher. Ces paiements étaient en fait moins élevés à Calgary, Edmonton et Victoria en 2013 qu ils ne l étaient en 2008, et n avaient augmenté que de 5 à Indicateurs financiers (Canada seulement) p 2014p Taux de change (US/CAN) 1,00 0,97 0,96 Taux d inflation 1,5 1,1 1,9 Taux d escompte 1,3 1,2 1,5 Taux hypoth. d un an 3,2 3,1 3,7 Taux hypoth. de trois ans 3,9 3,8 4,4 Taux hypoth. de cinq ans 5,3 5,2 5,3 Obligations féd. sur 1-3 ans 1,1 1,2 1,5 Obligations féd. sur 7 ans 1,5 2,0 2,3 Obligations féd. à long terme 2,4 2,9 3,0 Sources : Banque du Canada; Séries chronologiques sur le marché de l habitation de la SCHL; L Association canadienne de l immeuble; Statistique Canada;. 6 p. 100 à Montréal, Ottawa et Vancouver pendant la même période. Sauf que le coût de détention a augmenté de plus de 10 p. 100 à Toronto, Québec et Winnipeg. En 2014, vu la hausse des taux d intérêt, les paiements mensuels moyens en capital et intérêts devraient augmenter modérément dans toutes les villes; Calgary et Edmonton afficheront la plus forte hausse à ce titre, soit 4,8 p Vancouver demeure la ville où la propriété est le moins abordable, tant en termes absolus qu au regard des revenus des résidents. Les paiements mensuels en capital et intérêts devraient être en moyenne de $ en 2014, ce qui mobilise 41 p. 100 des revenus moyens des ménages. Aucune autre ville n approche ces chiffres.

10 6 Note de conjoncture résidentielle Automne 2013 Indicateurs économiques PIB (en millions $ de 2002) Emplois (en milliers) Taux de chômage Revenu personnel, par habitant Ventes au détail (en millions $) p 2014p p 2014p p 2014p p 2014p p 2014p Canada ,3 7,2 7, ,7 1,8 2,4 1,2 1,3 1,4 3,4 2,6 2,8 2,6 3,2 3,8 Provinces de ,3 10,3 9, l Atlantique 1,5 2,3 1,9 0,7 0,5 0,6 3,2 2,8 2,7 1,4 1,9 3,0 Québec (province) ,8 7,7 7, ,0 1,4 2,2 0,8 1,4 1,1 3,1 1,6 2,6 1,1 1,8 3,5 Québec (RMR) ,1 4,6 4, ,2 1,3 2,2 0,5 0,8 2,0 3,9 2,5 2,8 2,1 2,2 3,0 Montréal ,5 8,0 7, ,1 1,3 2,1 1,4 2,0 0,6 3,6 3,0 2,1 1,7 5,4 3,4 Ontario ,9 7,7 7, ,4 1,2 2,2 0,8 1,3 1,6 2,3 2,2 3,0 1,6 0,9 4,1 Ottawa Gatineau ,3 6,4 6, ,8 0,8 1,6 2,5 1,8 1,6 3,1 0,7 3,1 2,8 0,5 3,4 Toronto ,5 8,2 8, ,9 1,6 2,7 1,6 2,5 1,6 3,4 3,0 2,5 1,0 1,0 3,6 Prairies ,1 4,7 4, ,4 2,5 2,3 1,5 2,2 1,6 3,7 3,1 2,6 4,6 1,8 4,2 Winnipeg ,6 5,9 5, ,5 1,4 2,1 2,1 0,7 1,5 3,2 2,1 2,8 1,8 3,0 4,6 Alberta ,6 4,7 4, ,9 3,2 3,0 2,6 2,2 2,0 5,6 3,4 2,5 6,9 6,7 4,7 Calgary ,8 4,9 4, ,3 3,3 3,4 3,7 2,4 2,8 1,5 1,9 2,8 3,6 4,4 5,2 Edmonton ,7 4,5 4, ,9 4,2 3,2 3,3 2,5 1,6 2,8 2,2 2,1 4,5 5,3 5,0 Colombie ,8 6,5 6, Britannique 1,7 1,5 3,0 1,6 0,3 1,7 3,2 2,5 2,9 1,9 1,0 3,7 Vancouver ,7 6,5 6, ,6 2,2 3,1 1,9 0,5 2,5 3,5 1,3 3,3 3,4 1,2 3,8 Victoria ,5 5,6 5, ,3 0,1 2,2 2,2 1,2 0,7 3,1 1,3 2,4 1,2 0,6 2,9 Les chiffres en italique désignent une variation en pourcentage. Sources : Banque du Canada; Séries chronologiques sur le marché de l habitation de la SCHL; L Association canadienne de l immeuble; Statistique Canada;.

11 Note de conjoncture résidentielle Automne Indicateurs de la démographie et du logement Population (en milliers) Mises en chantier Projets achevés Prix des logements existants Prix des logements neufs p 2014p p 2013p p 2014p p 2014p p 2014p Canada ,1 1,1 1,1 10,8 15,5 1,9 3,0 4,6 5,9 0,2 3,1 1,7 2,3 1,8 2,0 Provinces de l Atlantique 0,1 0,1 0,2 1,0 13,4 11,1 2,8 3,0 11,0 1,0 1,5 2,9 2,3 3,6 1,7 Québec (province) ,9 0,8 0,8 2,1 23,5 0,5 0,1 4,1 12,7 4,1 1,0 2,7 1,5 1,4 1,9 Québec (RMR) ,1 1,0 0,9 12,6 30,0 5,8 2,6 11,5 17,9 5,0 4,5 2,6 2,9 1,4 1,9 Montréal ,0 1,0 1,0 9,9 29,6 7,1 3,9 10,4 13,0 3,5 1,6 2,5 1,4 1,5 2,0 Ontario ,0 0,9 1,1 13,2 21,4 2,5 3,3 9,0 5,3 5,0 2,8 1,6 4,7 3,0 1,8 Ottawa Gatineau ,4 1,0 0,7 6,3 20,7 11,5 2,8 15,8 3,0 2,5 1,4 1,8 2,6 1,1 2,0 Toronto ,7 1,7 1,7 21,7 29,4 13,4 5,7 14,1 6,4 7,5 2,4 2,0 5,1 2,4 1,8 Prairies ,6 1,5 1,7 31,2 19,4 4,4 6,6 14,3 8,2 5,5 5,3 4,7 3,2 3,3 3,2 Winnipeg ,6 1,3 1,2 20,5 6,9 8,2 2,5 19,4 1,1 5,7 3,3 3,8 4,2 3,8 2,0 Alberta ,4 2,9 2,0 29,9 4,3 0,4 8,9 20,3 0,3 2,6 4,5 4,5 1,1 2,7 3,3 Calgary ,2 3,1 2,1 43,5 2,7 4,8 24,8 26,4 6,5 2,3 4,7 4,6 1,7 3,9 3,3 Edmonton ,8 2,8 1,9 38,3 9,8 16,2 13,7 29,0 5,1 2,7 3,7 4,6 0,9 1,3 3,0 Colombie Britannique 1,0 0,9 1,2 4,0 8,0 10,1 17,0 3,1 0,5 7,9 0,7 2,4 0,4 0,0 1,6 Vancouver ,5 1,5 1,6 6,7 9,0 4,7 31,3 6,6 4,1 6,4 1,0 1,9 0,5 0,1 1,9 Victoria ,4 0,4 0,6 1,9 19,0 8,7 3,1 1,2 10,9 2,8 0,4 1,4 2,8 0,7 1,5 Les chiffres en italique désignent une variation en pourcentage. Sources : Banque du Canada; Séries chronologiques sur le marché de l habitation de la SCHL; L Association canadienne de l immeuble; Statistique Canada;.

12 Canada Mises en chantier de logements (en milliers) Unifamiliaux Multiples Moyenne sur 20 ans p 14p 15p 16p 17p Sources : ; Séries chronologiques sur le marché de l habitation de la SCHL. L économie canadienne devrait à nouveau croître modérément en 2013, cette fois de 1,8 p. 100, puis l an prochain, sous l effet d une amélioration de l économie américaine, inscrire une progression de 2,4 p Le ralentissement du marché de la revente et le resserrement des règles de financement hypothécaire ont freiné les ardeurs des constructeurs de logements neufs au second semestre de 2012 et au début de Et même si les mises en chantier se sont faites plus nombreuses ces derniers mois, nous prévoyons que le total des mises en chantier reculera de 15,5 p. 100 cette année et augmentera de seulement 1,9 p. 100 l an prochain. Croissance des prix des logements (variation en pourcentage) Neufs Existants p 14p 15p 16p 17p Sources : ; Séries chronologiques sur le marché de l habitation de la SCHL; L Association canadienne de l immeuble; Fédération des chambres immobilières du Québec. Perspectives économiques Le produit intérieur brut réel du Canada augmentera de 1,8 p. 100 en Au premier semestre, les indicateurs économiques offraient peu de signes encourageants, mais au cours de l été, la confiance des consommateurs et des entreprises s est améliorée et l économie américaine a livré des résultats en progression. En fait, l accroissement des investissements des entreprises devrait aider la croissance économique du Canada à afficher un rythme raisonnable (supérieur à 2 p. 100) au second semestre de 2013, de sorte que le PIB réel gagnerait 2,4 p. 100 en Sauf que l embauche fait du surplace et que même si les conditions serrées du marché de l emploi (surtout en Saskatchewan et en Alberta) et le peu d inflation contribueront à faire progresser le pouvoir d achat des ménages, les dépenses réelles de consommation n évolueront pas plus vite que les revenus puisque les ménages cherchent à réduire leur dette et à épargner davantage. Les dépenses du secteur public stagneront elles aussi cette année et l an prochain. Les provinces, comme le gouvernement fédéral, visent l équilibre budgétaire à plus ou moins court terme, si bien que leur apport à la croissance économique sera très faible. Certaines provinces ont évité de réduire les dépenses tant nécessaires en infrastructures et la plupart parviennent à accroître un peu les crédits budgétaires affectés à la santé. C est donc dire que c est

13 Note de conjoncture résidentielle Automne dans l administration publique, l éducation et les programmes sociaux que surviendra le gros des compressions dans le secteur public en Les marchés financiers La Réserve fédérale américaine a répété que l actuel rythme de détente monétaire par la voie d importants achats d obligations sera maintenu jusqu à ce que le taux de chômage passe sous la barre des 7 p. 100, et que les taux d intérêt seront essentiellement maintenus à zéro au-delà de cette date, soit jusqu à ce que le taux de chômage soit ramené sous les 6,5 p Les marchés boursiers ont été rassurés; le recul vécu tôt cet été a fait place à une période de stabilité. En même temps, puisque l économie canadienne ne fonctionne pas encore à plein régime et que la croissance pourrait être irrégulière à court terme, la Banque du Canada a fait savoir que les conditions monétaires demeureront accommodantes d ici à ce que la croissance économique se fasse plus vive ou que l inflation se mette à accélérer. Nous croyons que la Banque du Canada commencera probablement à hausser les taux progressivement d ici le milieu de 2014, bien avant les autorités américaines, surtout parce que l écart entre le potentiel économique et l actuel niveau de production est beaucoup moins grand au Canada qu aux États-Unis. Donc, à mesure que la conjoncture américaine s améliorera, la capacité excédentaire du Canada sera plus rapidement mise à contribution. Le pronostic de l économie américaine comporte cependant un risque négatif, qui se concrétisera si la récente paralysie des opérations d une partie des opérations du gouvernement américain se prolonge et si le rehaussement du plafond de la dette n est pas approuvé. Ces derniers mois, le huard s est déprécié par rapport au dollar américain. Le recul de la devise canadienne d au-delà de la parité en février à moins de 0,95 $US en juillet a été causé par un repli des prix des produits de base, surtout de l important écart de prix du pétrole brut Western Canadian Select, mais il s explique aussi par la force de la devise américaine. En effet, la devise canadienne est demeurée stable comparativement à bien d autres. Les déclarations de la Réserve fédérale Croissance des prêts hypothécaires consentis (variation en pourcentage de la valeur en dollars) Sources : ; Assurance prêt hypothécaire Genworth Canada; Séries chronologiques sur le marché de l habitation de la SCHL. Valeur nette des ménages (en pourcentage du revenu disponible) Sources : ; Statistique Canada. sur l éventuelle diminution du rythme d achat d obligations, dans son programme de détente monétaire, ont rendu les marchés financiers et les marchés boursiers mondiaux nerveux et ont eu un effet à la hausse sur le dollar américain. Le huard devrait s établir en moyenne à 0,97 $US cette année, puis à 0,96 $US en Habitation Ordinaires À proportion élevée p 14p 15p 16p 17p En 2012, le marché canadien du logement neuf a complété une impressionnante poussée de croissance qui aura duré trois ans. Ainsi, de 2010 à 2012, la reprise économique et les taux d intérêt peu élevés ont fait augmenter la demande de logements neufs et les constructeurs ont intensifié les mises en chantier de 13,4 p. 100 en moyenne par année, leur total atteignant en La barre des unités était alors dépassée

14 10 Note de conjoncture résidentielle Automne 2013 pour la première fois depuis La croissance a été particulièrement forte dans les logements collectifs ces deux dernières années en raison d une vague de construction de condominiums dans l ensemble du pays. La progression des prix des logements neufs est toutefois demeurée modérée, en moyenne 2,3 p. 100 par année. La croissance annuelle moyenne des prix des logements existants a été bien plus forte, soit de 6,7 p. 100 en 2010 et en 2011, mais a chuté à 0,2 p. 100 l an dernier, ce qui reflétait un ralentissement du marché de la revente. Dans l ensemble, les mises en chantier ont augmenté d environ 11 p. 100 l an dernier, mais les promoteurs ont ralenti la cadence au deuxième semestre. Le marché du logement neuf s est ressenti de la décision du gouvernement fédéral de freiner l endettement des ménages en abaissant de façon suivie la période de qualification Finances des consommateurs (gauche, pourcentage; droite, par million de personnes) Provinces de l Atlantique Québec 0,7 Paiements hypo. en souffrance (%) Faillites par million d habitants 250 0,9 Paiements hypo. en souffrance (%) Faillites par million d habitants 400 0, , , , , , , , Ontario Provinces des Prairies Paiements hypo. en souffrance (%) Faillites par million d habitants 0,7 0,6 0,5 0,4 0,3 0, ,8 0,6 0,4 0,2 Paiements hypo. en souffrance (%) Faillites par million d habitants Alberta Colombie-Britannique 0,9 0,7 0,5 0,3 Paiements hypo. en souffrance (%) Faillites par million d habitants 0, Paiements hypo. en souffrance (%) Faillites par million d habitants 0,7 0,6 0,5 0,4 0,3 0,2 0, Sources : ; Association des banquiers canadiens; Bureau du surintendant des faillites Canada.

15 Note de conjoncture résidentielle Automne aux prêts hypothécaires assurés de 40 ans en 2008 à seulement 25 ans, au milieu de Cela a rendu plus difficile l acquisition d une première maison. Dans un contexte de faible croissance économique, les constructeurs ont continué de restreindre les mises en chantier au premier trimestre de 2013; celles-ci ont ensuite augmenté au deuxième trimestre. Les constructeurs ont agi de la sorte en partie à cause de l accroissement des ventes de logements existants et de la hausse des prix de vente durant les premiers mois de l année. Mais le marché résidentiel canadien ne devrait pas s emballer cette année, ni l an prochain. Par suite de l activité soutenue, récemment, dans les immeubles à logements multiples dans divers centres urbains, un nombre élevé d unités neuves deviendront disponibles au fil des prochains mois. Les constructeurs ne seront pas enclins à en ajouter. Globalement, les mises en chantier devraient totaliser unités en 2013, ce qui représente une baisse de 15,5 p. 100, puis en 2014, soit à peine 1,9 p. 100 de plus que cette année. La progression des prix des logements neufs devrait se maintenir autour de 2 p. 100 cette année et l an prochain. Du côté des prix de revente, ils devraient augmenter de 3,1 p. 100 en 2013, vu les gains plus marqués en début d année, puis de 1,7 p. 100 l an prochain. Le marché du logement neuf peut encore s accroître. Règle générale, en dépit de l augmentation prononcée des mises en chantier depuis 2010, celles-ci demeurent proportionnées aux exigences de l évolution démographique. Au cours des 20 dernières années, c est 0,47 logement qui a été mis en chantier par personne additionnelle dans la population du Canada. Dans les trois dernières années, ce ratio a été de 0,46, ce qui est nettement conforme aux normes historiques. D ici 2015, l amélioration du marché de l emploi stimulera de nouveau la demande, même si les taux d intérêt montent progressivement. Ainsi, une croissance économique plus vive encouragera les promoteurs à porter le nombre de mises en chantier à en 2015, puis à plus de en La croissance des prix des logements neufs devrait se maintenir à 2 p. 100 en moyenne de 2015 à 2017, tandis que les prix de revente augmenteront un plus rapidement, soit de 2,5 p. 100 par année en moyenne. Financement hypothécaire De l avis général, les taux de financement hypothécaire devraient augmenter l an prochain, ce qui fera grimper le coût de détention. Le rendement des obligations au moyen desquelles les banques financent les prêts hypothécaires est déjà plus élevé. La Banque du Canada ne devrait néanmoins pas commencer à hausser son taux de financement à un jour avant le milieu de 2014, et la hausse ne sera alors que graduelle, pour que les ménages aient le temps de s adapter. De plus, l évolution favorable de l emploi et des revenus aidera à atténuer en partie le poids de taux d intérêt majorés pour les ménages. À vrai dire, une hausse des taux hypothécaires pourrait même engendrer une embellie du marché à court terme puisque des acheteurs potentiels disposant déjà de prêts préapprouvés à des taux peu élevés s empresseraient d acheter des logements avant l expiration des ententes leur consentant ces taux. Nous estimons présentement que les taux des prêts hypothécaires conventionnels de trois ans augmenteront modérément dans les deux prochaines années, passant de 3,8 p. 100, un seuil record, à 4,4 p. 100 en 2014, puis à 5,1 p. 100 en Le nombre total d approbations de financement hypothécaire a reculé de 0,3 p. 100 en 2012; le marché de la revente a ralenti au second semestre. Les prêts approuvés à l égard du logement neuf ont continué d augmenter, de 2,2 p Une diminution du nombre de prêts approuvés est attendue dans les deux marchés en 2013; la diminution combinée (neuf et existant) sera de 2,3 p Comme le marché du logement neuf progressera peu en 2014, le nombre de prêts approuvés diminuera cette année-là aussi. Toutefois, grâce aux résultats du marché de la revente, le nombre global de prêts approuvés devrait être plus élevé de 2,9 p. 100 en La valeur en dollars des prêts approuvés a augmenté de 0,7 p. 100 l an dernier en raison de la hausse des prix du neuf et du logement existant. Une augmentation du même ordre est prévue pour 2013, puis l an prochain, la valeur en dollars devrait grimper de 4,5 p.100.

16 12 Note de conjoncture résidentielle Automne 2013 Indicateurs économiques p 2014p 2015p 2016p 2017p PIB réel aux prix du marché (en millions de $ de 2002) 3,4 2,5 1,7 1,8 2,4 2,6 2,4 2,2 Emplois totaux (en milliers) ,4 1,5 1,2 1,3 1,4 1,8 1,5 1,2 Taux de chômage (en pourcentage) 8,0 7,5 7,3 7,2 7,0 6,4 6,0 5,7 Revenu personnel par habitant ($) ,8 4,4 3,4 2,6 2,8 3,2 3,0 2,7 Population (en milliers) ,2 1,1 1,1 1,1 1,1 1,1 1,2 1,2 Ventes au détail (en millions de $) ,6 4,1 2,6 3,2 3,8 4,4 4,3 3,9 Taux de change ($US/$CAN) 0,97 1,01 1,00 0,97 0,96 0,98 0,98 0,98 Taux d inflation (en pourcentage) 1,8 2,9 1,5 1,1 1,9 2,1 2,0 2,0 L italique signale les variations en pourcentage. Sources : ; Banque du Canada; Statistique Canada. Indicateurs financiers (en pourcentage) p 2014p 2015p 2016p 2017p Taux officiel d escompte 0,9 1,3 1,3 1,2 1,5 2,3 3,2 3,9 Taux préférentiel 2,6 3,0 3,0 3,0 3,3 4,1 5,0 5,7 Bons du Trésor de 3 mois 0,6 0,9 1,0 1,0 1,2 2,0 2,9 3,5 Taux hypothécaire ordinaire sur 1 an 3,5 3,5 3,2 3,1 3,7 4,5 5,4 6,0 Taux hypothécaire ordinaire sur 3 ans 4,3 4,3 3,9 3,8 4,4 5,1 5,9 6,6 Taux hypothécaire ordinaire sur 5 ans 5,6 5,4 5,3 5,2 5,3 5,6 6,3 6,9 Obligations fédérales : 1 an 1,5 1,4 1,1 1,2 1,5 2,1 2,9 3,6 Obligations fédérales : 5 ans 2,4 2,1 1,4 1,7 2,0 2,4 3,0 3,6 Obligations fédérales : 7 ans 2,7 2,3 1,5 2,0 2,3 2,5 3,1 3,7 Obligations fédérales : 10 ans 3,2 2,8 1,9 2,3 2,5 2,7 3,2 3,8 Obligations fédérales à long terme 3,7 3,3 2,4 2,9 3,0 3,0 3,4 3,9 L italique signale les variations en pourcentage. Sources : ; Banque du Canada; Statistique Canada. Bien sûr, le resserrement des règles de financement se reflète davantage dans le nombre de prêts hypothécaires à proportion élevée que dans celui des prêts hypothécaires ordinaires. En fait, le nombre de prêts à proportion élevée devrait chuter de 3,1 p. 100 en 2013, contre une baisse de 1,7 p. 100 du nombre de prêts hypothécaires ordinaires. La progression, au tableau des prêts hypothécaires à proportion élevée sera encore plus affectée l an prochain (repli de 1,3 p. 100), alors que les prêts ordinaires devraient croître de 4,2 p. 100.

17 Note de conjoncture résidentielle Automne Indicateurs du secteur résidentiel p 2014p 2015p 2016p 2017p Mises en chantier ,4 2,1 10,8 15,5 1,9 6,6 5,1 1,5 Logements unifamiliaux ,3 11,0 1,5 8,2 1,0 4,5 4,1 2,1 Multiples ,6 14,6 17,6 20,2 2,6 8,1 5,8 4,0 Projets achevés ,3 5,8 3,0 4,6 5,9 3,2 6,7 2,8 Logements unifamiliaux ,7 11,7 0,8 1,6 3,7 2,3 5,4 0,0 Multiples ,0 0,2 4,8 9,6 7,5 3,9 7,6 4,9 Prix moyen d un logement neuf ($) ,2 2,2 2,3 1,8 2,0 2,2 2,0 1,9 Prix moyen d un logement existant ($) ,8 6,6 0,2 3,1 1,7 2,6 2,6 2,4 L italique signale les variations en pourcentage. Sources : ; Séries chronologiques sur le marché de l habitation de la SCHL; L Association canadienne de l immeuble; Fédération des chambres immobilières du Québec; Statistique Canada.

18 Québec Mises en chantier de logements (en milliers) Unifamiliaux Multiples Moyenne sur 20 ans p 14p 15p 16p 17p Sources : ; Séries chronologiques sur le marché de l habitation de la SCHL. Les mauvaises perspectives en matière d investissement, combinées à une faible demande extérieure, ont engendré une piètre croissance de l embauche et ébranlé la confiance des ménages québécois cette année. De ce fait, le PIB réel du Québec ne devrait progresser que de 1,4 p Le marché québécois du logement neuf demeurera lui aussi faible en 2013, les mises en chantier totales chutant de 23,5 p L an prochain, l équilibre retrouvé du marché et une croissance économique accrue inciteront les constructeurs à hausser les mises en chantier; une progression moyenne de 2,4 p. 100 par année est attendue en 2014 et Croissance des prix des logements (variation en pourcentage) Neufs Existants p 14p 15p 16p 17p Sources : ; Séries chronologiques sur le marché de l habitation de la SCHL; Fédération des chambres immobilières du Québec. Perspectives économiques Le produit intérieur brut réel du Québec devrait croître au rythme toujours modéré de 1,4 p. 100 cette année, donc un peu mieux qu en 2012 (à peine 1 p. 100). Les perspectives d investissement peu encourageantes, dans le secteur du résidentiel comme dans le non-résidentiel, conjuguées à une faible demande d exportations donnent le ton au pronostic peu reluisant de cette année. Mais la reprise tant attendue de l économie et du marché de l habitation des États-Unis devrait favoriser la croissance des exportations et les perspectives du secteur manufacturier en La production d appareils de la CSeries de Bombardier, dont l assemblage se fait près de Montréal, donnera un élan additionnel à l économie. Pour l instant, les dépenses de consommation progressent à peine. Des gains de 1,4 p. 100 en 2013 et de 1,1 p. 100 en 2014 sont prévus au tableau de l emploi, ce qui fera baisser légèrement le taux de chômage l an prochain; il sera alors de 7,6 p Sans surprise, les consommateurs seront encore préoccupés. Globalement, l économie de la province devrait progresser de 2,2 p. 100 en À moyen terme, les choses augurent relativement bien; le PIB devrait croître de 2,5 p. 100 en 2015, puis de 2 p. 100 en 2016.

19 Note de conjoncture résidentielle Automne Perspectives en matière de logement En 2010, lorsque la province commençait à se remettre de la récession mondiale, les constructeurs ont accru les mises en chantier de logements neufs de 18,3 p La demande de nouveaux logements était alors stimulée par des gains plus marqués au chapitre de l emploi cette année-là, ainsi que par une croissance démographique plus vive et les taux d intérêt peu élevés. Les maisons unifamiliales et les logements collectifs ont contribué à la hausse. Au total, plus de unités ont été mises en chantier en 2010, un sommet jamais atteint depuis Sauf que, en dépit de la plus forte croissance démographique, le rythme des mises en chantier en 2010 dépassait les besoins de la population. Résultat, les stocks ont augmenté et la croissance des prix des logements neufs a diminué; de 2,9 p. 100 l année précédente, cette croissance est descendue à 2,4 p. 100 cette année-là. Au cours des cinq années précédentes, les prix des logements neufs avaient augmenté en moyenne de 5 p. 100 par année. Des stocks plus élevés, une économie évoluant de façon modérée et un accroissement des taxes ont amené les constructeurs à limiter leurs mises en chantier en 2011 et Celles-ci ont reculé de 5,8 p. 100 en 2011, puis encore de 2,1 p. 100 l an dernier. Le recul s est surtout observé dans l unifamiliale, les mises en chantier de logements collectifs demeurant sensiblement les mêmes en 2011 et ne diminuant que de 1,6 p. 100 en Le nombre de logements collectifs reflétait une vague de construction de condominiums, surtout à Montréal et à Québec. Or, même si les mises en chantier se sont faites plus rares ces deux dernières années, les prix des logements neufs n ont pas augmenté pour autant, cette progression s abaissant à 1,5 p. 100 en Il y a eu aussi un ralentissement de la prise de valeur des logements en revente à la même période; de 8,5 p. 100 en 2010, cette progression est tombée à 4,1 p. 100 l an dernier. Le marché de la revente montrait lui aussi des signes de ralentissement. Au premier trimestre de 2013, alors que la croissance économique demeurait modeste et que s achevaient certains chantiers de condominiums, les constructeurs ont considérablement réduit les mises en chantier d unifamiliales et de logements collectifs. Le marché s est aussi ressenti du resserrement des règles de financement hypothécaire opéré l an dernier. Les mises en chantier d unifamiliales ont de nouveau diminué au deuxième trimestre de cette année pendant qu une légère augmentation s observait dans les logements collectifs. Globalement, les mises en chantier devraient diminuer de 23,5 p. 100 en 2013; le total de unités serait le plus faible depuis La croissance des prix des logements neufs et usagés devrait être encore faible en 2013, soit 1,4 p. 100 pour le neuf et 1 p. 100 pour l usagé. À compter de 2014, les mises en chantier correspondant davantage aux besoins démographiques, l économie s améliorant et la population croissant de façon constante, les constructeurs devraient à nouveau s intéresser au marché du logement neuf. Les mises en chantier augmenteraient ainsi de 0,5 p. 100 l an prochain puis de 4,2 p. 100 en La progression des prix devrait elle aussi s accroître, quoique lentement, au fil des années à venir. Les prix des logements neufs devraient augmenter de 1,9 p. 100 en 2014 et de 2,2 p. 100 en Quant aux prix de revente, ils devraient augmenter un peu plus vite, soit de 2,7 p. 100 par année sur la même période.

20 16 Note de conjoncture résidentielle Automne 2013 Indicateurs économiques : Québec p 2014p 2015p 2016p 2017p PIB réel aux prix du marché (en millions de $ de 2002) 2,5 1,7 1,0 1,4 2,2 2,5 2,0 1,7 Emplois totaux (en milliers) ,8 1,0 0,8 1,4 1,1 1,5 1,1 0,7 Taux de chômage (en pourcentage) 7,9 7,7 7,8 7,7 7,6 7,2 6,9 6,8 Revenu personnel par habitant ($) ,8 3,9 3,1 1,6 2,6 2,9 2,7 2,4 Population (en milliers) ,0 0,9 0,9 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8 Ventes au détail (en millions de $) ,2 3,0 1,1 1,8 3,5 3,5 3,1 2,8 Taux d inflation (en pourcentage) 1,3 3,0 2,1 1,2 2,0 2,2 2,0 1,9 L italique signale les variations en pourcentage. Sources : ; Banque du Canada; Statistique Canada. Indicateurs du secteur résidentiel : Québec p 2014p 2015p 2016p 2017p Mises en chantier ,3 5,8 2,1 23,5 0,5 4,2 1,7 2,3 Logements unifamiliaux ,5 15,3 3,0 14,1 1,0 3,0 1,5 5,9 Multiples ,0 0,1 1,6 28,4 0,1 4,9 1,8 0,2 Projets achevés ,8 2,8 0,1 4,1 12,7 1,1 3,8 0,5 Logements unifamiliaux ,7 15,8 0,4 10,2 4,1 0,7 3,1 3,1 Multiples ,1 6,2 0,1 0,7 17,0 1,3 4,2 1,1 Prix moyen d un logement neuf ($) ,4 2,0 1,5 1,4 1,9 2,2 2,2 2,1 Prix moyen d un logement existant ($) ,5 4,7 4,1 1,0 2,7 2,8 2,4 2,4 L italique signale les variations en pourcentage. Sources : ; Séries chronologiques sur le marché de l habitation de la SCHL; Fédération des chambres immobilières du Québec; Statistique Canada.

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