Chapitre 11 METHODOLOGIE D ENQUÊTES

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Chapitre 11 METHODOLOGIE D ENQUÊTES"

Transcription

1 Chapitre 11 METHODOLOGIE D ENQUÊTES PLAN DU CHAPITRE LE QUESTIONNAIRE Qu est-ce qu un questionnaire? Etapes de la construction d un questionnaire Règles de base pour l élaboration du questionnaire Types de questions Formulation des questions Agencement du questionnaire Les erreurs induites par le questionnaire 11.2 LA COLLECTE DES DONNEES Modes de collecte les plus courants Facteurs influençant le choix d une méthode de collecte Travail à faire durant la collecte Mesures à mettre en oeuvre pour améliorer le taux de réponse 11.3 SOURCES D ERREUR DANS UNE ENQUÊTE Erreur de couverture Erreur due à la non-réponse Erreur d échantillonnage Erreur de mesure 1

2 11.1 LE QUESTIONNAIRE Qu est-ce qu un questionnaire? Un document rédigé contenant des questions et des informations Un moyen de communication Un outil à exploiter Etapes de la construction d un questionnaire a) Définitions préalables Objectifs du questionnaire Population concernée Mode de consultation b) Analyse exploratoire qualitative (définition des concepts, du vocabulaire,... ) c) Premières versions du questionnaire Définir la structure Première formulation des questions N.B.) Importance du travail en équipe, de la consultation de spécialistes,... d) Enquête pilote e) Version définitive du questionnaire 2

3 Règles de base pour l élaboration du questionnaire Distinguer les catégories d information recherchées : faits, connaissances, opinions, attitudes ou comportements, convictions, motivations,... Pertinence et utilité des questions Motiver et faciliter la tâche de l enquêté avant de simplifier celle du chargé d études Souci d objectivité (neutralité) Tenir compte du mode de consultation utilisé (par enquêteur, enquête postale, par téléphone,... ) Penser aux étapes ultérieures : dépouillement, codification, saisie, vérifications, traitements, Types de questions 1) Renseignements signalétiques 2) Questions ouvertes a) Exemple Que pensez-vous de la manière dont le cours est donné? N.B.) La question est suivie d un espace délimité destiné à recevoir la réponse, fournie librement par l enquêté. 3

4 b) Utilisation Analyse exploratoire Analyse qualitative Formulation naturelle d un problème Offre la possibilité d exprimer tous les aspects d une opinion, d une motivation, d une conviction, d une attitude,... Permet d obtenir des données numériques précises c) Avantages c.1) Pour l enquêté : Latitude dans le choix et la formulation des réponses Possibilité de diversité et de nuance c.2) Pour l enquêteur : Latitude dans la formulation de la question Utile quand on ne connaît pas le champ des réponses possibles ou qu il est très vaste d) Inconvénients c.1) Pour l enquêté : Risque de mauvaise compréhension des questions Possibilité de ne pas répondre complètement Travail exigeant c.2) Pour l enquêteur : Travail plus important de saisie des réponses Plus grande difficulté de codage, analyse et interprétation N.B.) Recours à des méthodes d analyse spécifiques (analyse de contenu, analyse de données textuelles,... ) 4

5 3) Questions fermées L ensemble des réponses possibles est proposé. a) Types de questions fermées a.1) Question dichotomique Ex. : Possédez-vous un ordinateur? Oui Non a.2) Question à choix multiple à réponse unique Ex. : Combien avez-vous d enfants? Zéro Un Deux Trois ou plus a.3) Question avec échelle d évaluation Ex. : Quelle est votre opinion sur le ministre Untel? Très mauvaise Mauvaise Bonne Très bonne Sans opinion Une telle échelle peut comporter ou non une case sans opinion. 5

6 Le nombre de modalités peut varier. Ex. : Les échelles d évaluation permettent d analyser à la fois le contenu et l intensité de l attitude des répondants vis-à-vis d un concept : cf. échelles de sémantique différentielle d Osgood. Personnel incompétent Agences mal situées Mauvais travail Extrê- Très Assez Ni l un Assez Très Extrêmement ni l autre mement (-3) (-2) (-1) (0) (1) (2) (3) Personnel compétent Agences bien situées Bon travail 6

7 a.4) Question avec réponses à cocher Ex. : Quel moyen de transport avez-vous utilisé hier? Voiture Vélo Autobus Tram Métro Train Avion Autre N.B.) On peut dans ce cas cocher toutes les cases pertinentes. 7

8 a.5) Question avec classement Il s agit ici de donner un certain nombre de propositions et de demander aux interrogés de les classer par ordre de préférence. Ex. : Voici une liste de façons de préparer un examen de première année d université. Vous êtes invités à les classer par ordre d efficacité en écrivant 1 dans la case située à côté de la méthode que vous jugez la plus efficace, puis 2 pour celle que vous jugez la plus efficace en deuxième lieu et ainsi de suite. Etudier dans le livre de référence Etudier dans ses notes prises au cours Etudier dans les notes d un autre étudiant Consulter un ou plusieurs ouvrages à la bibliothèque Prendre un professeur particulier Chercher et résoudre les questions des années précédentes Etudier un seul chapitre et compter sur la chance N.B.) On peut ne demander d indiquer que les 3 ou 4 premières méthodes choisies. 8

9 b) Avantages b.1) Pour l enquêté : Facile à répondre, souvent rapide Plus anonyme b.2) Pour l enquêteur : Facilité de dépouillement, de codage et d analyse Moins coûteux Réponses plus consistantes Peuvent servir de questions filtres Ex. : Possédez-vous un ordinateur? Oui Non Si OUI : quand l avez-vous acheté? Cette année L an passé Il y a deux ans Il y a trois ans Il y a quatre ans ou plus Si NON : pensez-vous en acheter prochainement? Oui Non 9

10 c) Inconvénients Risque de trop simplifier un problème. Peut susciter une réponse non naturelle. Peut engendrer une réponse en l absence de connaissance ou d opinion. Peut engendrer une réponse valorisante. Les modalités proposées peuvent amener des non-réponses (liste non exhaustive, question délicate,... ) 4) Questions semi-ouvertes (ou semi-fermées) Elles comportent des réponses proposées et offrent la possibilité d ajouter des réponses libres. Ex. : Pourquoi suivez-vous cet enseignement? Parce qu il m est imposé dans un programme de cours Parce qu il constitue un préalable à d autres enseignements que je souhaite suivre Parce que le sujet m intéresse Parce qu il me permet d améliorer une formation Parce qu il me permettra d avoir une promotion dans ma profession Autres raisons :

11 Caractéristiques : Utiles quand on ne maîtrise qu une partie du champ des réponses possibles. Plus faciles à manipuler que les questions ouvertes. Permet de diminuer les non-réponses pour absence d exhaustivité. 5) Formulation des questions Il est bon d anticiper les possibilités de non-réponses. En particulier, il faut prévoir, explicitement ou non, la possibilité de dire je ne sais pas, je suis sans opinion ou je refuse de répondre. Attention cependant à la tentation de se réfugier dans ces rubriques. Le choix des mots utilisés dans une question et sa formulation sont importants. 11

12 Formulation des questions L objectif d une question est d obtenir une réponse traduisant exactement ou le plus fidèlement possible une réalité. Il existe quelques consignes générales à respecter : Une question ne doit contenir qu une et une seule idée. Elle doit être simple (utiliser des mots simples du langage courant parlé). Elle doit être claire et précise (choisir des mots qui ont une seule signification et qui ne peuvent être mal interprétés par l enquêté). Elle doit être courte et directe (craindre les négations et surtout ne pas utiliser de doubles négations). Elle doit être lue (ou entendue) facilement. Elle ne doit pas suggérer une réponse particulière. Elle ne doit pas comporter d éléments d émotivité. Les questions ne doivent pas - dans la mesure du possible - contribuer à la production de non-réponses (manque d exhaustivité, questions délicates,... ). 12

13 Agencement du questionnaire a) Introduction et demande de collaboration Transparence de l origine de l enquête et des objectifs. b) Renseignements d identification Nom, adresse, sexe,... c) Premières questions Questions générales et simples, faciles à répondre. Il ne faut pas rebuter la personne interrogée et lui faire renoncer à continuer. d) Enchaînement des questions 1) Rassembler les questions par thème. 2) Les premières questions d un thème doivent être suffisamment larges pour que l on soit certain que la population visée soit incluse dans ce premier ensemble. Ensuite, par une série de questions plus précises, on définit une partition de ce dernier et on délimite précisément la cible. 3) Intercaler entre les questions difficiles des questions plus faciles, dites questions de repos. 4) Veiller à la cohérence, aux liaisons entre thèmes, aux redondances, aux contrôles. 5) Etre attentif à la longueur du questionnaire. 13

14 Les erreurs induites par le questionnaire Nous considérons ici à la fois les erreurs réelles et les effets impliquant des réponses incorrectes, biaisées. a) Erreurs dues au questionnaire 1) Questions fermées avec liste de réponses non exhaustive. 2) Questions incompréhensibles. 3) Questions suggérant des réponses. Ex. : Que préférez-vous de ces deux éventualités? Que Monsieur X soit nommé président. Que la guerre civile éclate. 4) Effet de halo : influence d une question sur la question suivante. Ex. : Pensez-vous que la grande criminalité soit en progression? Etes-vous favorable au rétablissement de la peine de mort? 5) Biais de réponse sur liste : l ordre de présentation des réponses à une question fermée a un effet sur les réponses. b) Erreurs dues à l enquêté Biais d acquiescement : Tendance à répondre oui pour ne pas contrarier l interlocuteur, ou d accord pour ne pas avoir à discuter Désir d impressionner (réponse valorisante) Crainte d être mal jugé Désir de se conformer à la norme sociale Refus d être impliqué 14

15 Gêne pour répondre Défaillances de la mémoire Refus de répondre Désir de saboter l enquête... N.B.) Pour mieux apprécier la proportion de personnes qui possèdent une caractéristique délicate, c est-à-dire telle que certaines d entre elles n osent pas (ou ne veulent pas) affirmer au grand jour qu elles possèdent cette caractéristique, on peut recourir à une méthode de réponses aléatoires. 15

16 11.2 LA COLLECTE DES DONNEES Après avoir défini la population pour laquelle on a besoin d informations et identifié ses unités, il faut définir une technique de collecte des données en tenant compte des coûts, des délais et de l existence ou non d une base de sondage. L étape de la collecte des données est une étape très importante, caractérisée par : - elle est souvent la plus coûteuse - elle prend beaucoup de temps - elle mobilise de grandes ressources humaines et matérielles - elle affecte directement la qualité des données Modes de collecte les plus courants a) Auto-dénombrement L information requise est fournie par le répondant qui complète lui-même le questionnaire. Avantages : + Bonne couverture + Coût moins élevé + Meilleure confidentialité + Plus de temps pour répondre (si nécessaire) 16

17 Désavantages : Taux de réponse faible Impersonnel Pas indiqué pour les analphabètes ou quasi-illettrés Modes de livraison : - mise à la poste / retour par la poste (fax) - livraison par une personne / retour par la poste (fax) - livraison par une personne / reprise par une personne b) Entrevue personnelle L information requise est obtenue par une visite personnelle au lieu de résidence (enquête sociale) ou au lieu de travail (enquête entreprises). Avantages : + Taux de réponse élevé + Contact personnel avec le répondant + Permet de faire des observations + Permet la prise de mesures directes Désavantages : Coût élevé Formation des enquêteurs Déplacement des enquêteurs 17

18 c) Entrevue téléphonique L information requise est obtenue par un contact téléphonique avec le répondant. Avantages : + Permet un contact direct + Moins coûteuse et plus rapide qu une entrevue personnelle + Compromis entre une visite et la poste + Centralisée Désavantages : Pas d informations visuelles Problème éventuel de couverture de la population (toutes les unités de la population sont-elles contactables par téléphone?... ) Formation des enquêteurs Confidentialité Taux de réponse inférieur à l entrevue personnelle La composition d un numéro téléphonique peut aboutir à : - une résidence - une entreprise - une institution - une cabine téléphonique - un numéro hors-service - un problème technique 18

19 - un signal occupé - une sonnerie sans réponse Taux de succès : pourcentage de numéros de téléphone composés faisant partie de la population cible L échantillon de numéros de téléphone peut être obtenu de différentes manières : 1) à partir de l annuaire téléphonique Avantages : + Base de sondage facile d accès + Taux de succès très élevé Désavantages : Peut demander beaucoup de temps (pour une enquête nationale par exemple) Numéros non publiés n ont aucune chance d être sélectionnés 2) par génération (composition) aléatoire de numéros de téléphone Permet de joindre des numéros confidentiels et de nouveaux numéros d) Mode mixte de collecte Consiste à utiliser plusieurs méthodes de collecte. Ex. : Entrevue personnelle et téléphonique Entrevue personnelle et auto-dénombrement (recensement de la population) 19

20 Facteurs influençant le choix d une méthode de collecte - Objectifs de l enquête - Disponibilité des bases de sondage - Caractéristiques de la population cible - Complexité des concepts - Nature des questions - Qualité des données requise (taux de non-réponse) - Coût - Echéancier - Ressources disponibles (facilité d exploitation) Tableau comparatif des principales méthodes de collecte : Entrevue Autodénombrement poste/poste personnelle téléphonique coût élevé moyen faible délais moyens courts longs taux de élevé moyen à faible (très) réponse élevé 20

21 Travail à faire durant la collecte Identifier les membres de l échantillon Dépistage des unités de l échantillon : - nécessaire pour suivre les unités qui déménagent, changent de nom, etc. - coûteux mais requis pour la longitudinalité - différencie les non-répondants des unités hors-champ Appliquer les procédures de collecte et de dépouillement Contrôler la collecte : - rapidité des retours - rappels si nécessaire Vérification des réponses 21

22 Mesures à mettre en oeuvre pour améliorer le taux de réponse a) A l étape de la conception Choisir une bonne méthode de collecte Anticiper le taux de non-réponse Tester les questions Avoir un bon questionnaire Avoir une bonne base de sondage Lettres d information sur l enquête ou rapports sur les résultats de l enquête (à la suite de l enquête) b) A l étape de la collecte Etablir un bon contact avec le répondant Susciter l intérêt du répondant Bien former les intervieweurs Superviser adéquatement le déroulement de la collecte Argent ou cadeaux 22

23 11.3 SOURCES D ERREUR DANS UNE ENQUÊTE Il existe, dans une enquête, de nombreuses sources d erreur. Les principales sont l erreur de couverture l erreur due à la non-réponse l erreur d échantillonnage l erreur de mesure Erreur de couverture Elle est due au fait que certains individus dans la population ont une probabilité nulle de figurer dans l échantillon. La population définie par la base de sondage ne coïncide pas avec la population que l on désire réellement étudier. Ex. : usage de l annuaire téléphonique qui ne contient pas la liste des numéros privés Ex. : sous-dénombrement, sur-dénombrement ou doubles comptes ; information incorrecte dans la base de sondage (classification ou adresses postales désuètes ou fausses,... ) 23

24 Erreur due à la non-réponse Elle est présente si l on ne peut pas réaliser l enquête auprès de tous les individus de l échantillon qui a été constitué. Causes : refus, non-contact, inaptitude, invalidité de la réponse, destruction des documents,... Il faut distinguer 2 catégories de non-réponses : a) les non-réponses partielles : non-réponses à certaines questions du questionnaire. Elles peuvent être dues à - un refus de répondre - une ignorance ou une incompréhension - une question sautée par l enquêteur - des réponses supprimées parce qu incohérentes, lors de la phase de vérification b) les non-réponses intégrales : non-réponses à l entièreté de l enquête. Elles peuvent être dues à - un refus de répondre - une absence lors du passage de l enquêteur - une incapacité à répondre (langue,... ) - une incapacité à retracer une unité qui a déménagé - une perte du questionnaire 24

25 Le traitement des non-réponses intégrales se pose différemment selon que l on se situe : - dans une méthode empirique (méthode des quotas) où l on ne possède pas d information, en général, sur les non-répondants ; - dans une méthode aléatoire où l on connaît le nombre et, parfois, les causes des non-réponses ; - dans un panel où on a beaucoup d informations sur les nonrépondants. De manière spécifique pour les panels, on a aussi a) la non-réponse de vague : non-réponse intégrale qui se produit à une ou plusieurs vagues, mais pas de façon permanente. Elle crée des trous dans la série de vagues. Causes possibles : - impossibilité de répondre pour une vague spécifique (données non disponibles,... ) - absence temporaire b) l érosion (ou attrition) : réduction de la taille du panel causée par la non-réponse intégrale chronique. Causes possibles : - augmentation du taux de non-réponse (refus catégoriques,... ) - difficulté à retracer les unités longitudinales (changements d adresse, fusion d entreprises,... ) - pas de rotation au sein de l échantillon (haut fardeau de réponse au cours du temps pour l enquêté,... ) 25

26 L érosion peut souvent être réduite en utilisant des incitatifs (cadeaux,... ) et en utilisant de la rotation au sein de l échantillon. L érosion doit être traitée avec soin à cause de biais potentiels si la non-réponse est non-ignorable (cf. ci-dessous). Les unités non répondantes sont souvent celles qui sont d intérêt. On peut également classifier les non-réponses en a) ignorables : le fait qu une personne réponde ou non à une question n est pas relié à la réponse à cette question. Ex. : On ne renvoie pas le questionnaire simplement par paresse. b) non ignorables : tend à biaiser les résultats de l enquête. Ex. : Enquête sur la satisfaction des employés où seuls les employés non satisfaits renvoient le questionnaire. Effet des réponses manquantes : elles créent un biais qui dépend - du taux de non-réponse - de l écart entre les comportements des répondants et des nonrépondants en ce qui concerne la variable étudiée (cf. non-réponse non ignorable). 26

27 Redressement pour non-réponses a) Relance des non-répondants (méthode de Hansen) Parmi les n individus sélectionnés pour l échantillon, n 1 ont répondu au questionnaire et n 2 n ont pas répondu. Parmi ces n 2 non-répondants, on tire de façon équiprobable et sans remise un sous-échantillon s 2 de taille n 2 = λn 2 (0 < λ < 1), et on s arrange pour obtenir les réponses des n 2 individus réenquêtés. L estimateur de Hansen est où y H = n 1 n y 1 + n 2 n y 2 y aurait été la moyenne de l échantillon initial si celui-ci avait été complet y 1 est la moyenne parmi les n 1 répondants (avant la relance) y 2 est la moyenne qui résulterait des observations auprès des n 2 non-répondants ; y 2 est inconnue mais peut être approchée par y 2, la moyenne parmi les n 2 individus qui ont répondu suite à la relance. L étude des propriétés de y H prend en compte le fait que la procédure repose sur 2 niveaux d aléas : 1) n est fixé mais aléas sur le nombre n 2 de non-répondants et sur les individus qui seront non-répondants ; 2) n 2 est connu au moment de la relance mais aléas sur les n 2 individus qui seront sélectionnés lors de cette relance. On montre que E(y H ) = µ (non biais) 27

28 N.B.) On peut aussi étudier le cas de relances successives. b) Méthodes de redressement sur critère Ces méthodes permettent de réduire une partie du biais dû aux nonréponses en corrigeant les estimations de leurs déformations dues à des sous-représentations ou sur-représentations de certaines classes (strates) de la population. Les données de l échantillon observé sont triées a posteriori selon les H modalités d un critère dont on connaît la répartition dans la population : w h = N h (h=1,...,h) N Ex. : critère=sexe - On connaît la proportion d hommes et de femmes dans la population. Pour chaque strate h, on note : n 1h : nombre de réponses obtenues dans la strate h y 1h : moyenne parmi les réponses obtenues dans la strate h Hypothèse : le critère de stratification n est pas corrélé avec la variable Réponse - Non réponse. Dans ce cas, on prend comme estimateur redressé (même principe que la post-stratification) : On montre que y REDR = H w h y 1h h=1 E(y REDR ) = µ (non biais) 28

29 Remarques : Dans ce type de méthodes, on estime, classe par classe, le comportement des non-répondants grâce à celui des répondants. On peut généraliser cette méthode au cas de plusieurs critères de pondération par l utilisation d algorithmes dits de redressement sur critères multiples. Imputation : forme de traitement de la non-réponse - Souvent employée dans les enquêtes à défaut de pouvoir recontacter les non-répondants. - On impute une valeur plausible à une donnée manquante. - Evaluer diverses méthodes d imputation en se basant sur des données réelles. - Analyser les répercussions de l imputation sur les estimations finales. a) Méthodes d imputation pour la non-réponse intégrale Consiste à assigner une valeur plausible à l ensemble des variables de la personne non répondante. Il existe plusieurs méthodes d imputation : le choix dépend du nombre de contraintes que l on désire associer à la valeur imputée de sorte qu elle reflète le mieux possible la vraie valeur. a.1) Imputation par la moyenne - On remplace la valeur manquante par une moyenne calculée à partir des unités répondantes. 29

30 - Ne peut pas être appliquée dans le cas de variables qualitatives. - Variante : a.2) Hot deck * Diviser préalablement l ensemble des répondants en classes d imputation pour ensuite calculer les moyennes à l intérieur de celles-ci. * On doit savoir à quelle classe d imputation appartient chaque unité non répondante (difficile si l information est tirée de l entrevue elle-même). - Consiste à tirer au hasard un des répondants de l échantillon que l on appelle alors un donneur ; les valeurs des variables du donneur sont ensuite assignées à un non-répondant donné. - Particulièrement utile parce qu elle assigne automatiquement aux non-répondants des valeurs cohérentes provenant directement des répondants. - Fonctionne autant pour les variables quantitatives que qualitatives. - Peut s employer à l intérieur des classes d imputation. a.3) Cold deck Elle diffère du hot deck par le fait qu elle choisit le donneur au sein d une source de données externe (Ex. : données administratives ou enquêtes précédentes) 30

31 a.4) Imputation multiple - Consiste à imputer, pour un non-répondant donné, différentes valeurs ; les estimations sont alors calculées en utilisant un ou plusieurs des ensembles de données produits. Ex. : plusieurs imputations par hot deck - Permet de mesurer la variabilité des estimations introduite par l utilisation de valeurs imputées. - Peu employée en pratique, principalement à cause de la multiplication des ensembles de données. b) Méthodes d imputation pour la non-réponse partielle Consiste à assigner une valeur plausible aux variables où la valeur est manquante, sans modifier les variables qui possèdent déjà des valeurs. Les méthodes d imputation pour le traitement de la non-réponse intégrale (imputation par la moyenne, hot deck, cold deck, imputation multiple) peuvent être utilisées. Problèmes : Ces méthodes ne tiennent pas compte de la valeur des variables où il y a eu réponse ; elles peuvent ainsi détruire les relations entre les variables (structure des données). b.1) Imputation déterministe (ou imputation par déduction) S applique lorsque l on peut déterminer sans aucune ambiguïté la valeur des variables manquantes. 31

32 b.2) Imputation par le plus proche voisin - Le donneur est choisi en prenant celui qui se trouve le plus proche selon une distance calculée en utilisant une ou plusieurs des variables connues. - Préserve assez bien la structure des données puisque l on choisit le donneur ressemblant le plus à l unité pour laquelle une valeur doit être imputée. b.3) Imputation par modélisation On estime la valeur de la variable manquante au moyen d un modèle qui utilise les variables connues comme variables auxiliaires explicatives ; pour estimer les valeurs des paramètres du modèle, on utilise les données disponibles de l ensemble des répondants. (Ex. : modèles linéaires, modèles logit, probit,... ) Important!! Identifier dans les ensembles de données les variables où il y a eu imputation afin de bien tenir compte du fait qu une partie des valeurs proviennent non pas des unités interrogées mais d une assignation par imputation. 32

33 c) Imputation pour les panels Pour les panels, les méthodes d imputation doivent tenir compte des données des vagues précédentes et suivantes, en plus de la vague courante. Utiliser seulement les données de la vague courante peut créer des changements (ou transitions) artificiels. Utiliser les données des vagues précédentes et suivantes seulement peut sous-représenter les changements. Méthodes d imputation utilisables : - imputation par le plus proche voisin (imputation par donneur) en utilisant les données des vagues précédentes, suivantes et actuelle pour aider à trouver le donneur ; - imputation par modélisation en utilisant des variables auxiliaires provenant des vagues précédentes, suivantes et actuelle. Exemple : Valeurs pour i Vague 1 Vague 2 Vague 3 Ventes ? Profits Moyenne des ventes - Imputation par la moyenne : ventes imputées = (pas plausible si comparées aux vagues 1 et 3) 33

34 - Imputation historique : ventes imputées = (pas plausible si comparées à la moyenne des ventes pour la vague 2 et également si les profits sont corrélés avec les ventes) - Solutions utilisant les données des vagues précédentes, suivantes et actuelle : a) Modèle 1 : Ventes = α + β(moyenne des ventes) + erreur = (moyenne des ventes) + erreur (α et β sont estimés sur base des vagues précédentes et suivantes) ventes imputées = (50 000) = b) Modèle 2 : Ventes = α + β(profits) + erreur = profits + erreur (α et β sont estimés sur base des vagues précédentes et suivantes) ventes imputées = =

35 Erreur d échantillonnage Cette erreur a été examinée dans les chapitres précédents Erreur de mesure Elle provient des inexactitudes des réponses enregistrées. Les principales causes de cette erreur sont : a) l effet induit par l enquêteur sur les réponses des enquêtés. b) l erreur due aux répondants : incapacité de répondre aux questions (défaillances de la mémoire, oublis,... ), manque de sincérité (crainte des ennuis, désir d impressionner favorablement, désir de valorisation, réponses pour ne pas paraître ignorant, gêne pour répondre, réponses conformes au modèle social,... ),... c) l erreur due aux défauts du questionnaire ou de l instrument de mesure. Erreurs dans la conception du questionnaire : - Difficultés de vocabulaire - Incompréhension ou mauvaise compréhension du sens des questions - Questionnaire trop long Ce à quoi il faut faire attention : - Les concepts utilisés doivent satisfaire les objectifs de l enquête et permettre d obtenir des réponses claires et cohérentes. - Si le concept est déjà employé par une autre enquête, on tâche alors d utiliser le même concept, la même désignation et la même définition. 35

36 Remarques : - Importance d une étude qualitative préalable (entretiens en profondeur,... ) pour connaître le vocabulaire, les thèmes employés par les interviewés. - Importance du pré-test du questionnaire. - Une fois l enquête effectuée, il est parfois possible de valider les concepts et les questions par des entrevues détaillées sur le terrain auprès d un échantillon de répondants ; on vérifie alors si le répondant a bien compris le questionnaire et a bien fourni une information exacte (étude cognitive). d) l erreur de saisie (transcription imprécise des réponses,... ) et de traitement. Cette erreur est liée à la manipulation des questionnaires et à l usage de mauvaises techniques de traitement. 36

Collecte de données. Laurent Dorey

Collecte de données. Laurent Dorey Laurent Dorey Mercredi 16 Décembre 2014 Programme : Recensement & Echantillonnage Étapes pour sélectionner un échantillon La population observée La base de sondage Les unités d enquête La taille de l échantillon

Plus en détail

La définition La méthode. Les échelles de mesure L ENQUETE PAR SONDAGE : LA METHODE

La définition La méthode. Les échelles de mesure L ENQUETE PAR SONDAGE : LA METHODE L ENQUETE PAR SONDAGE : LA METHODE La définition La méthode Le questionnaire Les biais La passation du questionnaire La validité des réponses Les échelles de mesure Les échelles d évaluation Les échelles

Plus en détail

La méthode des quotas

La méthode des quotas La méthode des quotas Oliviero Marchese, décembre 2006 1 La méthode des quotas Principe de la méthode Point de départ et but recherché Caractère «intuitif» de la méthode A quoi ressemble une feuille de

Plus en détail

Méthodes d investigation

Méthodes d investigation Méthodes d investigation 1 LE QUESTIONNAIRE LE questionnaire 1. l économie générale du questionnaire : 2. L avant questionnaire 3. la construction du questionnaire 4. Le choix de l échantillon 2 1. Le

Plus en détail

TD «Enquête par questionnaire» 2008 / 2009

TD «Enquête par questionnaire» 2008 / 2009 TD «Enquête par questionnaire» 2008 / 2009 5 ème séance leroy.jeanne@gmail.com Bureau C310 Les 12 étapes de la construction d un questionnaire 1) Définition de l objet d enquête et analyse des moyens matériels

Plus en détail

Module 6 : Le questionnaire

Module 6 : Le questionnaire THEME : LA COMMUNICATION ORALE ET ECRITE AU CABINET MEDICAL Sous thème : La communication écrite au cabinet médical : les écrits professionnels Module 6 : Le questionnaire LE QUESTIONNAIRE Le questionnaire

Plus en détail

Rédiger et administrer un questionnaire

Rédiger et administrer un questionnaire Rédiger et administrer un questionnaire Ce document constitue une adaptation, en traduction libre, de deux brochures distinctes : l une produite par l American Statistical Association (Designing a Questionnaire),

Plus en détail

Méthode en psychologie du travail

Méthode en psychologie du travail Méthode en psychologie du travail Le questionnaire Etape 1: Définition de l objet d enquête et analyse des moyens matériels 1) Qu est que nous voulons étudier? - On peut partir d une observation spontanée

Plus en détail

Table des matières. PREMIÈRE PARTIE Étapes initiales des études marketing 7

Table des matières. PREMIÈRE PARTIE Étapes initiales des études marketing 7 Table des matières Préface Public 1 Structure de l ouvrage 1 Caractéristiques de l ouvrage 3 Contenu 3 Pédagogie 4 Remarques sur l adaptation française 4 Ressources numériques 5 Biographie 6 PREMIÈRE PARTIE

Plus en détail

Le système d info. Données de toutes sortes. Collaborateurs concernés. Action vers l extérieur

Le système d info. Données de toutes sortes. Collaborateurs concernés. Action vers l extérieur Acteurs : clients, fournisseurs, prospects etc. Actualités : lois, économie, concurrence Données de toutes sortes Trier Le système d info Stocker Traiter Action vers l extérieur Collaborateurs concernés

Plus en détail

1. Les types d enquêtes

1. Les types d enquêtes La conduite d une enquête par questionnaire La conception d un questionnaire ne doit pas être réalisée de façon hasardeuse. Elle suit une méthodologie stricte qui permet d atteindre des résultats utilisables

Plus en détail

Guide méthodologique de mise en place d une enquête de satisfaction

Guide méthodologique de mise en place d une enquête de satisfaction Guide méthodologique de mise en place d une enquête de satisfaction Dans ce guide, vous trouverez 4 étapes qui vous permettront de réaliser, pas à pas, votre enquête de satisfaction. Ce guide : Contient

Plus en détail

Nobody s Unpredictable

Nobody s Unpredictable Connaissance qu a le public de la Banque du Canada (Comparaison des résultats de l enquête téléphonique et de l enquête en ligne) Enquête de décembre 2010 commandée par la Banque du Canada Nobody s Unpredictable

Plus en détail

Techniques d enquête. Florence Huguenin-Richard - 2014

Techniques d enquête. Florence Huguenin-Richard - 2014 Techniques d enquête Florence Huguenin-Richard - 2014 1. Méthodologie générale Pourquoi faire une enquête? On a besoin d informations qui n existent pas ailleurs! Une enquête vient après une recherche

Plus en détail

Exploitation et analyse des données appliquées aux techniques d enquête par sondage. Introduction.

Exploitation et analyse des données appliquées aux techniques d enquête par sondage. Introduction. Exploitation et analyse des données appliquées aux techniques d enquête par sondage. Introduction. Etudes et traitements statistiques des données : le cas illustratif de la démarche par sondage INTRODUCTION

Plus en détail

29 janvier 2013 Massiac. Élaborer un outil d évaluation: créer et faire parler un questionnaire

29 janvier 2013 Massiac. Élaborer un outil d évaluation: créer et faire parler un questionnaire 29 janvier 2013 Massiac Élaborer un outil d évaluation: créer et faire parler un questionnaire Introduction Bertrand COIFFARD Dominique VOLLET 29 janvier 2013 Groupe de travail 2 Présentation de la démarche

Plus en détail

REPÈRES MÉTHODOLOGIQUES MINISTÈRE DU TOURISME

REPÈRES MÉTHODOLOGIQUES MINISTÈRE DU TOURISME REPÈRES MÉTHODOLOGIQUES MINISTÈRE DU TOURISME Étude de provenance et de l importance touristique de l achalandage IMPORTANT : Pour être recevable, l étude doit respecter tous les repères méthodologiques

Plus en détail

Initiation à la théorie des sondages: cours IREM-Dijon

Initiation à la théorie des sondages: cours IREM-Dijon Initiation à la théorie des sondages: cours IREM-Dijon Camelia Goga IMB, Université de Bourgogne Dijon, 12 novembre 2009 Très court historique Laplace a présenté à l Académie des Sciences en 1783 une nouvelle

Plus en détail

Fiche qualité relative à l enquête Santé et Itinéraire Professionnel 2010 (SIP) Carte d identité de l enquête

Fiche qualité relative à l enquête Santé et Itinéraire Professionnel 2010 (SIP) Carte d identité de l enquête Fiche qualité relative à Santé et Itinéraire Professionnel 2010 (SIP) Nom Années de Périodicité Panel (suivi d échantillon) Services concepteurs Service réalisant Sujets principaux traités dans Carte d

Plus en détail

Collecte des données. Analyse des données. Prise des décisions

Collecte des données. Analyse des données. Prise des décisions Collecte des données Recensement Sondage Analyse des données Statistique Descriptive Inférence Statistique Conclusions Prise des décisions Découvrir un ensemble d outils statistiques de plus en plus largement

Plus en détail

ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES CORRIGE TYPE DE L EXAMEN

ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES CORRIGE TYPE DE L EXAMEN ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES Niveau : 1 ème année Master TC Groupes : 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7 Date : 21/05/2012 Module : Recherche Marketing Durée : 2h CORRIGE TYPE DE L EXAMEN Correction 1 ère Partie

Plus en détail

Pondération du Panel suisse des ménages. PSM I Vague 6 PSM II Vague 1 PSM I et PSM II combinés. Description détaillée des tâches

Pondération du Panel suisse des ménages. PSM I Vague 6 PSM II Vague 1 PSM I et PSM II combinés. Description détaillée des tâches Pondération du Panel suisse des ménages PSM I Vague 6 PSM II Vague 1 PSM I et PSM II combinés Description détaillée des tâches Caroline Cauchon et Michel Latouche Statistique Canada 16 mars 2006 Tables

Plus en détail

.II. Réussir une enquête : savoir collecter les données

.II. Réussir une enquête : savoir collecter les données .II. Réussir une enquête : savoir collecter les données 2.1 Elaborer le questionnaire 2.2 La collecte des informations 2.3 La saisie des données 2.1 Elaborer le questionnaire: sa mise en forme La question

Plus en détail

Séance d initiation méthodologique (1) 12 janvier 2012. Mener une enquête quantitative (1) Julien Le Breton

Séance d initiation méthodologique (1) 12 janvier 2012. Mener une enquête quantitative (1) Julien Le Breton Séance d initiation méthodologique (1) 12 janvier 2012 Mener une enquête quantitative (1) Julien Le Breton Objectifs pédagogiques Penser le schéma global de l enquête Concevoir un questionnaire : les grands

Plus en détail

Formation PME Etude de marché

Formation PME Etude de marché Formation PME Etude de marché Fit for Business (PME)? Pour plus de détails sur les cycles de formation PME et sur les business-tools, aller sous www.banquecoop.ch/business L étude de marché ou étude marketing

Plus en détail

MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE

MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE V LE QUESTIONNAIRE Par Geneviève POIRIER-COUTANSAIS Geneviève POIRIER-COUTANSAIS - Infirmière générale dans un Centre Hospitalier général. - Infirmière chercheur - Formateur

Plus en détail

Les enquêtes par quotas comme outil de surveillance Comparaison avec une enquête aléatoire transversale pour la mesure de la prévalence tabagique

Les enquêtes par quotas comme outil de surveillance Comparaison avec une enquête aléatoire transversale pour la mesure de la prévalence tabagique Les enquêtes par quotas comme outil de surveillance Comparaison avec une enquête aléatoire transversale pour la mesure de la prévalence tabagique Romain Guignard, Jean-Louis Wilquin, Jean-Baptiste Richard,

Plus en détail

Activité 7 : Facile à dire! projet d enquête

Activité 7 : Facile à dire! projet d enquête Activité 7 : Facile à dire! projet d enquête Niveau suggéré : secondaire Matières : mathématiques, sciences sociales, gestion des données Aperçu Cette activité offre aux élèves une expérience pratique

Plus en détail

Le Panel européen : l intérêt d un panel d individus

Le Panel européen : l intérêt d un panel d individus MÉTHODES Le Panel européen : l intérêt d un panel d individus Pascale Breuil-Genier et Hélène Valdelièvre* Des panels d individus et des panels de logements peuvent être utilisés pour reconstituer des

Plus en détail

GUIDE METHODOLOGIQUE POUR REALISER UNE THESE QUALITATIVE. I. La démarche pas à pas. Lire la bibliographie : thèses, articles

GUIDE METHODOLOGIQUE POUR REALISER UNE THESE QUALITATIVE. I. La démarche pas à pas. Lire la bibliographie : thèses, articles GUIDE METHODOLOGIQUE POUR REALISER UNE THESE QUALITATIVE I. La démarche pas à pas Date Démarche Trouver un sujet qui vous intéresse Lire la bibliographie : thèses, articles Participer au séminaire «thèse»

Plus en détail

Séance 1 Lire les enquêtes et les sondages

Séance 1 Lire les enquêtes et les sondages Séance 1 Lire les enquêtes et les sondages 1- Situation problème 2- Situation 1 3- Situation 2 4- Situation 3 5- Agissez 6-Corriges 1- Situation problème Soucieuse de la crédibilité et de l objectivité

Plus en détail

Laurence Touré Juin 2010

Laurence Touré Juin 2010 Laurence Touré Juin 2010 Introduction Enquêtes quantitatives, quantitatives, mixtes Protocole d une recherche qualitative Définition de la population d enquête Méthodes d enquête qualitatives La technique

Plus en détail

DEUXIÈME PARTIE : RÉALISATION DE L ENQUÊTE

DEUXIÈME PARTIE : RÉALISATION DE L ENQUÊTE DEUXIÈME PARTIE : RÉALISATION DE L ENQUÊTE DEUXIÈME PARTIE : RÉALISATION DE L ENQUÊTE La réalisation d une enuête comprend différentes phases faisant intervenir l éuipe responsable de l enuête au niveau

Plus en détail

Thème 2 : La connaissance du marché Chapitre 2 : Les techniques d études de marché Séquence 3 : L enquête par questionnaire

Thème 2 : La connaissance du marché Chapitre 2 : Les techniques d études de marché Séquence 3 : L enquête par questionnaire BAC PRO VENTE Pole 4 : Mercatique Thème 2 : La connaissance du marché Chapitre 2 : Les techniques d études de marché Séquence 3 : L enquête questionnaire Créée en 1987 Michel Postulka à Bordeaux, l'enseigne

Plus en détail

Méthodologie de recherche en sciences sociales Séminaire UBO Automne 2009

Méthodologie de recherche en sciences sociales Séminaire UBO Automne 2009 Méthodologie de recherche en sciences sociales Séminaire UBO Automne 2009 Table des matières Table des matières...2 1. La notion de méthode qualitative... 3 1.1 Le concept de méthodes qualitatives est

Plus en détail

Ressources nécessaires (avec budget)

Ressources nécessaires (avec budget) Fiche 11 : La formation des enquêteurs et l administration de l enquête Objectif Former les enquêteurs et procéder à l enquête satisfaction. Principe Répondre aux questions relatives à la formation des

Plus en détail

Publié par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada le 26 novembre 2009. Dernière mise à jour : automne 2013

Publié par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada le 26 novembre 2009. Dernière mise à jour : automne 2013 La présente publication peut être reproduite à des fins non commerciales uniquement, dans la mesure où la source est indiquée en entier. La reproduction, en tout ou en partie, pour la revente, nécessite

Plus en détail

Lignes directrices de 2004 pour des sondages sur la satisfaction des demandeurs dans le cadre de l assurance-automobile

Lignes directrices de 2004 pour des sondages sur la satisfaction des demandeurs dans le cadre de l assurance-automobile Financial Services Commission of Ontario Commission des services financiers de l Ontario Lignes directrices de 2004 pour des sondages sur la satisfaction des demandeurs dans le cadre de l assurance-automobile

Plus en détail

CONSTRUIRE UNE QUESTION ET ELABORER UN QUESTIONNAIRE?

CONSTRUIRE UNE QUESTION ET ELABORER UN QUESTIONNAIRE? Déchets : outils et exemples pour agir Fiche méthode n 3 www.optigede.ademe.fr CONSTRUIRE UNE ET ELABORER UN NAIRE? Origine et objectif de la fiche : Les retours d expérience des collectivités locales

Plus en détail

La qualité dans les enquêtes

La qualité dans les enquêtes La qualité dans les enquêtes Anne-Marie Dussaix ESSEC Business School BP 50105 Cergy 95021 Cergy-Pontoise Cedex e-mail : dussaix@essec.fr Résumé Il existe une littérature académique très abondante sur

Plus en détail

Primaire. analyse a priori. Lucie Passaplan et Sébastien Toninato 1

Primaire. analyse a priori. Lucie Passaplan et Sébastien Toninato 1 Primaire l ESCALIER Une activité sur les multiples et diviseurs en fin de primaire Lucie Passaplan et Sébastien Toninato 1 Dans le but d observer les stratégies usitées dans la résolution d un problème

Plus en détail

Sommaire. ARIA Languedoc-Roussillon. Atelier Fidélisation clients. développement commercial

Sommaire. ARIA Languedoc-Roussillon. Atelier Fidélisation clients. développement commercial ARIA Languedoc-Roussillon Atelier Fidélisation clients «Savoir conduire Les une nouvelles enquête de satisfaction technologies» UP2, au Patricia service PINGLOT de votre développement commercial - Le 15

Plus en détail

Le traitement des données

Le traitement des données Exploitation analyse et valorisation des données issues d une enquête de population IFSI Carcassonne, Octobre 2015 Elodie Lagneaux, directrice CODES11 Le traitement des données 1 Définition Le traitement

Plus en détail

CORRIGÉ TYPE DU TEST

CORRIGÉ TYPE DU TEST ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES D ALGER Niveau : 1 ème année Master TC Groupes : 4 et 6 Date : 19/05/2014 Durée du test : 1h30 CORRIGÉ TYPE DU TEST [ Page 1 sur 6 ] Module : Recherche Marketing Enseignant

Plus en détail

Constat sur la mobilité des personnes dans la grande région de Montréal : Faits saillants révélés par l'enquête Origine-Destination 2008

Constat sur la mobilité des personnes dans la grande région de Montréal : Faits saillants révélés par l'enquête Origine-Destination 2008 Constat sur la mobilité des personnes dans la grande région de Montréal : Faits saillants révélés par l'enquête Origine-Destination 2008 Hubert Verreault, Agence métropolitaine de transport Daniel Bergeron,

Plus en détail

Rapport sur la méthodologie

Rapport sur la méthodologie Sondage des votants et des non-votants 2002 Rapport sur la méthodologie Établi pour : Élections Canada Date : Juin 2002 Centre de recherche Décima, 2002 Table des matières Introduction...1 Méthodologie

Plus en détail

Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages

Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages Note Méthodologique Dernière mise à jour : 27-1-214 Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages Présentation de l enquête L Insee réalise depuis janvier 1987 l enquête mensuelle de conjoncture

Plus en détail

STA108 Enquêtes et sondages. Sondages àplusieurs degrés et par grappes

STA108 Enquêtes et sondages. Sondages àplusieurs degrés et par grappes STA108 Enquêtes et sondages Sondages àplusieurs degrés et par grappes Philippe Périé, novembre 2011 Sondages àplusieurs degrés et par grappes Introduction Sondages à plusieurs degrés Tirage des unités

Plus en détail

TECHNIQUES D ENQUETE

TECHNIQUES D ENQUETE TECHNIQUES D ENQUETE Le Système d Information Marketing L étude de marché Les différentes sources d informations Méthodologie d enquête BENSGHIR AFAF ESTO 1 Plan d'apprentissage du cours " Méthodologie

Plus en détail

Le système d information marketing

Le système d information marketing Le système d information marketing Denis Pettigrew Normand Turgeon Gilbert Rock 2001 Chapitre 4 Adapté par Guy Grégoire - Automne 2002l Sommaire Les composantes du SIM (système d information d marketing)

Plus en détail

Etude sur l équipement des TPE / PME. en complémentaire santé

Etude sur l équipement des TPE / PME. en complémentaire santé Département Évaluation des Politiques Sociales Etude sur l équipement des TPE / PME en complémentaire santé Synthèse des résultats Léopold GILLES Pauline JAUNEAU Juillet 2012 1 Contexte et objectifs Dans

Plus en détail

L'ABC de l'élaboration d'un questionnaire

L'ABC de l'élaboration d'un questionnaire 1/43 L'ABC de l'élaboration d'un questionnaire Christine Dufour Professeure adjointe Université de Montréal 9 novembre 2007 2/43 Introduction L'évaluation au coeur de notre profession pour prendre la mesure

Plus en détail

05. INSÉRER DES QUESTIONNAIRES, DES SONDAGES ET DES TESTS

05. INSÉRER DES QUESTIONNAIRES, DES SONDAGES ET DES TESTS 05. INSÉRER DES QUESTIONNAIRES, DES SONDAGES ET DES TESTS Insérer un Questionnaire... page 2 Créer un questionnaire dans le cours... page 2 Répondre à un questionnaire (élève)... page 11 Consulter les

Plus en détail

NORME INTERNATIONALE D AUDIT 700 FONDEMENT DE L OPINION ET RAPPORT D AUDIT SUR DES ETATS FINANCIERS

NORME INTERNATIONALE D AUDIT 700 FONDEMENT DE L OPINION ET RAPPORT D AUDIT SUR DES ETATS FINANCIERS NORME INTERNATIONALE D AUDIT 700 FONDEMENT DE L OPINION ET RAPPORT D AUDIT SUR DES ETATS FINANCIERS Introduction (Applicable aux audits d états financiers pour les périodes ouvertes à compter du 15 décembre

Plus en détail

Réalisation d une étude épidémiologique

Réalisation d une étude épidémiologique Réalisation d une étude épidémiologique Dr A.TIBICHE, Médecin Epidémiologiste, Service d Epidémiologie et de Médecine Préventive, CHU de Tizi-Ouzou. Introduction La réalisation d une étude épidémiologique

Plus en détail

Matériel didactique pour les écoles Neuchâtel, septembre 2007

Matériel didactique pour les écoles Neuchâtel, septembre 2007 Département fédéral de l intérieur DFI Office fédéral de la statistique OFS Neuchâtel, septembre 2007 Réaliser une enquête Aide-mémoire pour les élèves et les enseignants avec check-list, explications

Plus en détail

ENQUETE CLIENTS RIVALIS

ENQUETE CLIENTS RIVALIS ENQUETE CLIENTS RIVALIS (octobre-décembre 2013) Introduction Rivalis effectue fréquemment des enquêtes auprès de ses clients utilisateurs de la méthode (la précédente a été réalisée en 2008). Cette année,

Plus en détail

L'APPROCHE EXPERIMENTALE EN RECHERCHE: introduction aux statistiques.

L'APPROCHE EXPERIMENTALE EN RECHERCHE: introduction aux statistiques. L'APPROCHE EXPERIMENTALE EN RECHERCHE: introduction aux statistiques 1 BUTS DU COURS : se familiariser avec le vocabulaire statistique o variable dépendante, variable indépendante o statistique descriptive,

Plus en détail

L impact du mode d enquête sur la mesure des comportements de mobilité

L impact du mode d enquête sur la mesure des comportements de mobilité SERVICES - TOURISME - TRANSPORTS L impact du mode d enquête sur la mesure des comportements de mobilité Caroline Bayart* et Patrick Bonnel** Les enquêtes de mobilité sont indispensables, tant à la compréhension,

Plus en détail

UNIVERSITE PARIS 1 PANTHEON SORBONNE LICENCE DE SCIENCES ECONOMIQUES. STATISTIQUE APPLIQUEE F. Gardes / P. Sevestre. Fiche N 7.

UNIVERSITE PARIS 1 PANTHEON SORBONNE LICENCE DE SCIENCES ECONOMIQUES. STATISTIQUE APPLIQUEE F. Gardes / P. Sevestre. Fiche N 7. UNIVERSITE PARIS 1 PANTHEON SORBONNE LICENCE DE SCIENCES ECONOMIQUES STATISTIQUE APPLIQUEE F. Gardes / P. Sevestre Fiche N 7 (avec corrigé) L objet de ce TD est de vous initier à la démarche et à quelques

Plus en détail

Préoccupations, attentes et prévoyance des travailleurs non salariés et des dirigeants de très petites entreprises

Préoccupations, attentes et prévoyance des travailleurs non salariés et des dirigeants de très petites entreprises Préoccupations, attentes et prévoyance des travailleurs non salariés et des dirigeants de très petites entreprises Institut CSA pour Metlife Novembre 2014 Sommaire Fiche technique 3 Profil de l échantillon

Plus en détail

Les données manquantes en statistique

Les données manquantes en statistique Les données manquantes en statistique N. MEYER Laboratoire de Biostatistique -Faculté de Médecine Dép. Santé Publique CHU - STRASBOURG Séminaire de Statistique - 7 novembre 2006 Les données manquantes

Plus en détail

LES OUTILS D ENQUÊTE: LE

LES OUTILS D ENQUÊTE: LE LES OUTILS D ENQUÊTE: LE QUESTIONNAIRE ET L ENTRETIEN DUT 1A - Méthodo Gilles Droniou droniou@jeudevi.org Chargé de recherches, JEUDEVI www.jeudevi.org 2015/2016 DATES À RETENIR, ET AUTRES JOYEUSETÉS Achetez

Plus en détail

Indice canadien de report de la retraite Sun Life

Indice canadien de report de la retraite Sun Life Indice canadien de report de la retraite Sun Life Rapport sur l Indice canadien de report de la retraite Sun Life 2014 La vie est plus radieuse sous le soleil Table des matières À propos de l Indice canadien

Plus en détail

La Banque Postale / CNP Assurances

La Banque Postale / CNP Assurances La Banque Postale / CNP Assurances Baromètre Prévoyance Vague 1 Santé Contacts TNS Sofres Département Finance Frédéric CHASSAGNE / Fabienne CADENAT / Michaël PERGAMENT 01.40.92. 45.37 / 31.17 / 46.72 42IG98

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social Nations Unies Conseil économique et social ECE/CES/GE.41/2009/12 Distr. générale 19 août 2009 Français Original: anglais Commission économique pour l Europe Conférence des statisticiens européens Groupe

Plus en détail

Les Français et le chauffage. Résultats de l étude menée

Les Français et le chauffage. Résultats de l étude menée Les Français et le chauffage Résultats de l étude menée par IPSOS pour Via sèva Méthodologie et échantillon METHODOLOGIE : Cette étude a été réalisée en adhoc online, auprès d un échantillon issu de l

Plus en détail

Les Etudes Qualitatives Produits Nouveaux sur Internet. Jean-Claude ANDREANI, Groupe ESCP-EAP. Françoise CONCHON, Institut INSEMMA

Les Etudes Qualitatives Produits Nouveaux sur Internet. Jean-Claude ANDREANI, Groupe ESCP-EAP. Françoise CONCHON, Institut INSEMMA 1 Jean-Claude ANDREANI, Groupe ESCP-EAP Françoise CONCHON, Institut INSEMMA Les Etudes Qualitatives Produits Nouveaux sur Internet INTRODUCTION Les études qualitatives produits nouveaux menées sur Internet

Plus en détail

Les projets rêvés par les Français

Les projets rêvés par les Français pour Les projets rêvés par les Français Mars 2011 Sommaire 1 - La méthodologie 2 - Les résultats de l'étude A Les projets rêvés des Français B Le logement idéal des Français et l achat immobilier 2 1 La

Plus en détail

CORRIGÉ TYPE DU TEST

CORRIGÉ TYPE DU TEST ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES D ALGER Niveau : 1 ème année Master TC Groupes : 1 et 5 Date : 18/05/2014 Durée du test : 1h30 CORRIGÉ TYPE DU TEST [ Page 1 sur 6 ] Module : Recherche Marketing Enseignant

Plus en détail

Etudes de Marché à l Internationale

Etudes de Marché à l Internationale Etudes de Marché à l Internationale Hofstede / Mesurer la culture via 5 indices : - Individualisme vs. Collectivisme - Masculinité vs. Féminité - Incertainty avoidance - Power distance - Court terme vs.

Plus en détail

Logiciel Le Sphinx Plus 2 version 5. Le Sphinx Développement 74650 Chavanod

Logiciel Le Sphinx Plus 2 version 5. Le Sphinx Développement 74650 Chavanod Logiciel Le Sphinx Plus 2 version 5 Le Sphinx Développement 74650 Chavanod 2005-2006 Plan Présentation générale du logiciel Stade Élaboration du questionnaire Stade Collecte des réponses Stade Traitements

Plus en détail

Sondage sur les compétences financières des internautes québécois

Sondage sur les compétences financières des internautes québécois www.som.ca MONTRÉAL 1180, rue Drummond Bureau 620 Montréal (Québec) H3G 2S1 T 514 878-9825 QUÉBEC 2136, chemin Sainte-Foy Bureau 200 Québec (Québec) G1V 1R8 T 418 687-8025 Sondage sur les compétences financières

Plus en détail

Résultats d Etude. L étude de marché. N 1630 : Accompagnement de personnes. Résultats d Etude. Testez la fiabilité de votre projet.

Résultats d Etude. L étude de marché. N 1630 : Accompagnement de personnes. Résultats d Etude. Testez la fiabilité de votre projet. Résultats d Etude L étude de marché Testez la fiabilité de votre projet 1 Sommaire : Introduction... 3 Avez-vous déjà divorcé?... 4 Vous êtes-vous déjà séparé(e) d une relation ayant duré minimum 1 an?...

Plus en détail

Les Français et la publicité sur Internet

Les Français et la publicité sur Internet Les Français et la publicité sur Internet Juin 2013 1 Note méthodologique Etude réalisée pour : Adyoulike Echantillon : Echantillon de 1010 personnes, représentatif de la population française âgée de 18

Plus en détail

ANNEXE 4. Réaliser un diagnostic de sécurité Principales méthodes de collecte d information. (Module 3, partie I, section 2.5)

ANNEXE 4. Réaliser un diagnostic de sécurité Principales méthodes de collecte d information. (Module 3, partie I, section 2.5) ANNEXE 4 Réaliser un diagnostic de sécurité Principales méthodes de collecte d information (Module 3, partie I, section 2.5) Dans les pages qui suivent, nous présentons neuf méthodes de collecte d information.

Plus en détail

Chapitre 3 : INFERENCE

Chapitre 3 : INFERENCE Chapitre 3 : INFERENCE 3.1 L ÉCHANTILLONNAGE 3.1.1 Introduction 3.1.2 L échantillonnage aléatoire 3.1.3 Estimation ponctuelle 3.1.4 Distributions d échantillonnage 3.1.5 Intervalles de probabilité L échantillonnage

Plus en détail

Expertises Marketing et Communication en Assurance

Expertises Marketing et Communication en Assurance Expertises Marketing et Communication en Assurance LE DEPARTEMENT ETUDES CONTACT: etudes@molitorconsult.com Document totalement confidentiel Droits de reproduction interdits Page - 1 Qui sommes nous? Spécialistes

Plus en détail

Sondage Émission TV «Combien çà coûte» Émission Février 2005 Les Français et la Saint-Valentin

Sondage Émission TV «Combien çà coûte» Émission Février 2005 Les Français et la Saint-Valentin Sondage Émission TV «Combien çà coûte» Émission Février 005 Les Français et la Saint-Valentin Contexte et méthodologie Dans le cadre d une nouvelle émission télévisée «Combien çà coûte» animée par Jean-Pierre

Plus en détail

Structure typique d un protocole de recherche. Préparé par Johanne Desrosiers dans le cadre d une formation au réseau FORMSAV

Structure typique d un protocole de recherche. Préparé par Johanne Desrosiers dans le cadre d une formation au réseau FORMSAV Structure typique d un protocole de recherche Préparé par Johanne Desrosiers dans le cadre d une formation au réseau FORMSAV Introduction Planification et développement d une proposition de recherche Étape

Plus en détail

Fiche qualité SRCV 2009. Carte d identité de l enquête

Fiche qualité SRCV 2009. Carte d identité de l enquête Fiche qualité SRCV 2009 Nom Carte d identité de Enquête Statistique sur les ressources et les conditions de vie Année de Les données de sont relatives à 2009 La première enquête SRCV a démarré en 2004.

Plus en détail

Indicateurs de la compétence. de l infirmière et infirmier auxiliaire Juin 2003

Indicateurs de la compétence. de l infirmière et infirmier auxiliaire Juin 2003 Indicateurs de la compétence de l infirmière et infirmier auxiliaire Juin 2003 Indicateurs de la compétence de l infirmière et infirmier auxiliaire Édité par : L Ordre des infirmières et des infirmiers

Plus en détail

En 2014, comment mener à bien une enquête aléatoire en population générale par téléphone?

En 2014, comment mener à bien une enquête aléatoire en population générale par téléphone? En 2014, comment mener à bien une enquête aléatoire en population générale par téléphone? Prémila Choolun 1, François Beck 2, Christophe David 1, Valérie Blineau 1, Romain Guignard 3, Arnaud Gautier 3,

Plus en détail

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e Les objectifs pédagogiques Savoir délimiter les trois phases distinctes de la recherche Savoir identifier, pour chacune des trois

Plus en détail

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Déchets : outils et exemples pour agir Fiche méthode n 1 www.optigede.ademe.fr ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Origine et objectif de la fiche : Les retours d expérience des collectivités

Plus en détail

ÉTUDES QUANTITATIVES. Collection MCAM Identifiant : ENQUÊTE. Jean-Claude BORDICHINI. Publication le 14 octobre 2013 Version 1.b

ÉTUDES QUANTITATIVES. Collection MCAM Identifiant : ENQUÊTE. Jean-Claude BORDICHINI. Publication le 14 octobre 2013 Version 1.b ÉTUDES QUANTITATIVES Collection MCAM Identifiant : ENQUÊTE Jean-Claude BORDICHINI Paternité - Pas d'utilisation Commerciale - Pas de Modification : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

Plus en détail

Article. L Internet : un nouveau mode de collecte au Recensement. par Anne-Marie Côté, Danielle Laroche

Article. L Internet : un nouveau mode de collecte au Recensement. par Anne-Marie Côté, Danielle Laroche Composante du produit n o 11-522-X au catalogue de Statistique Canada La série des symposiums internationaux de Statistique Canada : recueil Article Symposium 2008 : Collecte des données : défis, réalisations

Plus en détail

EVALUATION DE LA QUALITE DES SONDAGES EN LIGNE : CAS D UN SONDAGE D OPINION AU BURKINA FASO

EVALUATION DE LA QUALITE DES SONDAGES EN LIGNE : CAS D UN SONDAGE D OPINION AU BURKINA FASO EVALUATION DE LA QUALITE DES SONDAGES EN LIGNE : CAS D UN SONDAGE D OPINION AU BURKINA FASO Auteur Baguinébié Bazongo 1 Ingénieur Statisticien Economiste Chef de l Unité de recherche à l Institut national

Plus en détail

Résultats d Etude. E-commerce et commerce traditionnel

Résultats d Etude. E-commerce et commerce traditionnel Résultats d Etude E-commerce et commerce traditionnel Avril 2008 SOMMAIRE Introduction...1 1/10 - Avez-vous confiance d le commerce en ligne?...2 2/10 - Avez-vous déjà acheté sur Internet?...4 3/10- Que

Plus en détail

DOCUMENT 2.1 : INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES SUR LA METHODE D ENQUETE

DOCUMENT 2.1 : INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES SUR LA METHODE D ENQUETE DOCUMENT 2.1 : INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES SUR LA METHODE D ENQUETE 1 Définir le type de variable Dans notre cas, la variable est quantitative nominale. Note : Une variable est qualitative nominale quand

Plus en détail

Résultats d Etude. L étude de marché. Vente de fleurs, plantes et arbres artificiels. Résultats d Etude Vente de fleurs, plantes et arbres artificiels

Résultats d Etude. L étude de marché. Vente de fleurs, plantes et arbres artificiels. Résultats d Etude Vente de fleurs, plantes et arbres artificiels Résultats d Etude L étude de marché Testez la fiabilité de votre projet 1 Sommaire : Introduction...4 Question 1/17...5 En général, que pensez-vous des fleurs et plantes artificielles?...5 Question 2/17...7

Plus en détail

Mon plan de sondage en 9 questions

Mon plan de sondage en 9 questions Tiral Sidi Mon plan de sondage en 9 questions Publibook Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par

Plus en détail

La nouvelle planification de l échantillonnage

La nouvelle planification de l échantillonnage La nouvelle planification de l échantillonnage Pierre-Arnaud Pendoli Division Sondages Plan de la présentation Rappel sur le Recensement de la population (RP) en continu Description de la base de sondage

Plus en détail

QUE PENSEZ-VOUS DE VOTRE CLUB? Un outil indispensable pour évaluer les clubs

QUE PENSEZ-VOUS DE VOTRE CLUB? Un outil indispensable pour évaluer les clubs GUIDE ADMINISTRATIF QUE PENSEZ-VOUS DE VOTRE CLUB? Un outil indispensable pour évaluer les clubs QUE PENSEZ-VOUS DE VOTRE CLUB? Un outil indispensable pour évaluer les clubs - Guide administratif Vous

Plus en détail

L ACCÈS AU CRÉDIT ET LES ATTITUDES DES QUÉBÉCOIS QUANT À L ENDETTEMENT UN SONDAGE RÉALISÉ POUR JECOMPRENDS.CA. de la vie aux idées

L ACCÈS AU CRÉDIT ET LES ATTITUDES DES QUÉBÉCOIS QUANT À L ENDETTEMENT UN SONDAGE RÉALISÉ POUR JECOMPRENDS.CA. de la vie aux idées L ACCÈS AU CRÉDIT ET LES ATTITUDES DES QUÉBÉCOIS QUANT À L ENDETTEMENT UN SONDAGE RÉALISÉ POUR JECOMPRENDS.CA de la vie aux idées L accès au crédit et les attitudes des Québécois quant à l endettement

Plus en détail

FD/AM N 1-18325 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Adeline Merceron Tél : 01 45 84 14 44 adeline.merceron@ifop.com. pour

FD/AM N 1-18325 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Adeline Merceron Tél : 01 45 84 14 44 adeline.merceron@ifop.com. pour FD/AM N 1-18325 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Adeline Merceron Tél : 01 45 84 14 44 adeline.merceron@ifop.com pour Les Français et leur de santé Résultats détaillés Février 2010 Sommaire - 1 - La méthodologie...

Plus en détail

Problématique de la qualité des données statistiques

Problématique de la qualité des données statistiques Revue du Schéma directeur de la Statistique du Mali Problématique de la qualité des données statistiques La qualité : «l ensemble des propriétés et caractéristiques d un produit ou d un service qui lui

Plus en détail

Négociation immobilière et Comptabilité des agences

Négociation immobilière et Comptabilité des agences 1. L étude de marché 1.1. L enquête par sondage La connaissance des besoins et du marché L enquête par sondage est une étude quantitative, elle permet de mesurer des opinions ou des comportements. C est

Plus en détail

La qualité dans les enquêtes par sondage

La qualité dans les enquêtes par sondage La qualité dans les enquêtes par sondage Anne-Marie Dussaix Professeur honoraire à l ESSEC 7 ème Colloque francophone sur les sondages Rennes, 5-7 novembre 2012 1 La qualité dans les enquêtes par sondage

Plus en détail

Autolib étude clientèle réalisée à l occasion du premier anniversaire

Autolib étude clientèle réalisée à l occasion du premier anniversaire Autolib étude clientèle réalisée à l occasion du premier anniversaire 1201672 Novembre 2012 Sommaire Introduction Les résultats de l étude I. Bilan et perspectives de développement d Autolib 1. Satisfaction

Plus en détail