Mieux affronter les risques en renforçant la résilience

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1 NFO AEP DU NOUVEAU À L APPROVISIONNEMENT ÉCONOMIQUE DU PAYS / ÉTÉ 2013 Mieux affronter les risques en renforçant la résilience Schweizerische Eidgenossenschaft Confédération suisse Confederazione Svizzera Confederaziun svizra Département fédéral de l économie, de la formation et de la recherche DEFR Office fédéral pour l approvisionnement économique du pays OFAE

2 Résilience Mieux affronter les risques en renforçant la résilience Peut-on se préparer à tout? Dans une économie mondialisée, les risques auxquels l approvisionnement est exposé sont variés, complexes et souvent imprévisibles. Pour prévenir les crises quelle que soit leur cause, l AEP vise surtout à renforcer la résilience (résistance) des infrastructures d approvisionnement. Une éruption volcanique permet de tester la résilience de certaines entreprises. En 2012, l éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull abien montré les incidences d une catastrophe naturelle, même sur un pays aussi éloigné que la Suisse. Les nuages de cendres ont fortement perturbé la navigation aérienne et donc la logistique dans une grande partie de l Europe. Il était impossible de livrer àtemps des pièces requises d urgence, ce qui aentraîné des arrêts de la production, notamment dans l industrie automobile. On ne peut guère prévoir une éruption volcanique et il est impossible de l empêcher.les entreprises devraient donc prouver leur capacité de résilience (cf. encadré p. 3) face àtous les sinistres imaginables que l on ne peut souvent ni prévoir, ni empêcher. Une entreprise de logistique opérant dans le monde entier aputester sa résilience lors de l éruption du volcan précité. Grâce àses efforts d anticipation, elle apu poursuivre ses activités alors que l espace aérien était blo- qué, ne perdant aucun client. L entreprise s était en effet préparée à une éventuelle paralysie de certains modes de transport et apuopter pour la route au lieu des airs. Elle adonc garanti un flux constant de marchandises, acheminées à un rythme plus lent. Ainsi, face à un événement exceptionnel, une prévention adéquate et une réaction rapide sont deux indicateurs de la résilience d une entreprise. Les trois approches suivantes contribuent àrendreune entreprise résiliente :gestion des risques, gestion de la continuité des activités et gestion des crises (cf. encadré p. 4). Mais peut-on appliquer le concept de résilience à l approvisionnement du pays? 2 INFO AEP ÉTÉ 2013

3 Résilience et approvisionnement du pays Pour l AEP, la résilience n est pas une nouveauté :il doit prévoir les moyens adéquats pour réagir face à une crise. Son instrument par excellence est le stockage stratégique de biens vitaux. Utilisées au bon moment, les réserves obligatoires peuvent servir de stocks tampons permettant de combler un sous-approvisionnement imprévisible. Les réserves stratégiques sont donc un facteur de résilience en gestion de la continuité, car elles visent à empêcher qu une crise ne survienne. En libérant les stocks obligatoires, on apaise le marché, quelle que soit lacause de la perturbation. Personne ne pouvait prévoir qu une grève àmarseille en 2010 aurait des incidences sur la circulation aérienne en Suisse. En fait, les grévistes bloquaient l alimentation d un pipeline desservant Genève. Comme on a pu puiser dans les réserves stratégiques sans devoir se référer à une cause spécifique, on aévité en temps utile un sous-approvisionnement en kérosène à l aéroport de Cointrin. En été 2012, on a aussi pu éviter une crise lorsqu un groupe pharmaceutique a stoppé la production d un certain antibiotique dans toute l Europe. On a pu compenser le manque en puisant dans les stocks stratégiques de cet antibiotique. Une grève ou une production stoppée ont des conséquences sur l approvisionnement du pays, mais on peut imaginer d autres causes aux effets identiques, comme un conflit dans un pays exportateur de pétrole ou la faillite d un géant pharmaceutique. Là aussi, le recours aux stocks obligatoires aurait garanti larésiliencedecertaines prestations en navigation aérienne et en santé publique. Intervenir au bon moment Selon la loi en vigueur, on ne libère des réserves obligatoires qu en réaction àune pénurie. Mais cela pose un problème :dans une économie mondialisée, les dégâts entraînés aupoint culminant d une crise sont énormes. La loi révisée sur l approvisionnement du pays (cf. article p. 7) prévoit donc la possibilité d épauler bien plus tôt le secteur privé. Qu entendons-nous par résilience? Le mot résilience, qui vient du latin resilientia, était à l origine un terme utilisé en physique pour caractériser la résistance au choc. Son champ sémantique s est ensuite étendu à la psychologie et à l écologie. En économie, la résilience exprime la capacité d un système, d un organisme ou d une société à résister à des perturbations internes ou externes, en restant autant que possible opérationnel voire en récupérant vite ses fonctionnalités. Les entreprises résilientes présentent trois caractéristiques :1)Grâce àune bonne gestion de risques, il est peu probable que des sinistres ysurviennent. 2) Si toutefois cela arrive, elles peuvent circonscrire les dommages grâce àdes mesures préventives. 3) Si ces dommages sont malgré tout importants, elles peuvent maîtriser les sinistres grâce àune gestion de crise efficace. On peut encourager ces trois critères de résilience en prônant une gestion ciblée (cf. encadré p. 4). Accroître la résilience des infrastructures Comme l économie privée, l AEP acompris l importance de gérer la continuité des activités, pilier de la résilience. Cette approche a été retenue pour garantir les infrastructures etservices jugés critiques. Là, ledéfi lancé est clair : si l on peut facilement stocker des marchandises (kérosène ou médicaments), comment renforcer la résilience des infrastructures? Au début des années 1990, on a innové pour garantir l approvisionnement en eau potable (cf. encadré p. 5). Cette idée de résilience aété développée pour être étendue àd autres secteurs, comme les télécoms. Dans une économie mondialisée, les dégâts entraînés au point culminant d une crise sont énormes. INFO AEP ÉTÉ

4 Résilience Normes de sécurité communes pour accroître la résilience de l approvisionnement en électricité (Swissgrid Control). Renforcer la résilience dans les télécoms L AEP crée les conditions pour que l économie privée garantisse notre approvisionnement en cas de crise cela vaut aussi pour les infrastructures et services critiques. Comme pour les biens, la clé de la résilience consiste à mettre en place une gestion de la continuité et des crises. L AEP aide le secteur privé àrenforcer la résilience des services vitaux. Prenons l exemple des télécoms : ses entreprises savent qu elles doivent se protéger en instaurant une gestion de la continuité et des crises taillée sur mesure. S il existe une norme de sécurité commune, c est un atout pour la branche. L AEP aconcentré ses efforts sur ce point :ilalancé une norme commune, offrant ainsi une plus-value aux télécoms. L Association suisse des télécommunications (asut) et le domaine ICT-I ont élaboré une recommandation proposant des normes BCM à toutes les entreprises de télécoms. Ainsi, on apuunifier le niveau de sécurité. Mais que faire si, malgré les mesures préventives adoptées par les entreprises, le réseau des télécoms était paralysé? La résilience en trois étapes 1) gestion des risques : réduire la probabilité de survenance et l étendue des sinistres. Les entreprises prennent des mesures pour réduire leur exposition au risque. 2) gestion de la continuité des activités : on empêche la crise de survenir. Si les entreprises peuvent réduire les risques auxquels elles sont exposées, certains (comme une éruption volcanique) échappent à leur contrôle. La gestion de la continuité des activités (en anglais Business Continuity Management, BCM) implique un plan B, permettant à l entreprise de tourner malgré tout. 3) gestion des crises : maîtriser rapidement une crise, si elle devait malgré tout survenir. Si, malgré les mesures prises, une crise survient, on s attaquera à ses causes (par ex. perturbations techniques) et circonscrira les sinistres. Il n est guère possible de contrer, par une gestion des risques, des perturbations de l approvisionnement le plus souvent déclenchées en dehors de notre sphère d influence. De ce fait, l AEP mise sur une gestion de la continuité et des crises à instaurer dans les domaines cruciaux. Front commun pour maîtriser les crises Maîtriser une perturbation des télécoms àlarge échelle, ce n est pas l affaire d entreprises isolées, mais un devoir collectif. Mais, pour que des concurrents fassent front commun lors d une crise, il faut un intermédiaire neutre. Interface entre l administration et le secteur privé, l AEP apporte une contribution importante àlarésilience dans les télécoms :ilimplique les entreprises d importance systémique (Swisscom, Orange, Sunrise et Cablecom) dans une gestion des crises àl échelle nationale. La cellule de crise CRTT (Crisis Reaction Team Telecom) peut maîtriser une situation d urgence. Elle pourrait alors décider de privilégier la téléphonie, qui aurait donc priorité sur d autres applications comme la transmission audio ou vidéo en direct. Cela délesterait ainsi le réseau en bloquant les échanges de données qui sollicitent fortement la bande passante et garantirait la communication d urgence. L échange indispensable d informations entre les décideurs du public et du privé est garanti par l AEP. Dans une convention d entraide, on a retenu les bases d une gestion commune delacontinuité etdes crises. Elle implique que, lors d une crise, des entreprises concurrentes s entraident. L AEP vérifie régulièrement ces bases pour les actualiser, soutenue par la branche. 4 INFO AEP ÉTÉ 2013

5 Electricité :maîtrise des risques en aval Il faut àtout prix garantir le réseau des télécoms, mais aussi l approvisionnement en électricité. Une longue panne de courant, à large échelle, aurait de graves impacts sur toutes les branches de notre économie. Or le potentiel de crise a augmenté :notre approvisionnement en courant dépend de systèmes qui pilotent les réseaux de distribution d électricité. Or ils reposent sur les technologies de l information etdelacommunication (TIC). Dans le pire des cas, des pannes ou perturbations dans les TIC peuvent entraîner un véritable black-out. Pour garantir le bon fonctionnement du réseau électrique, il faut renforcer la résilience des systèmes TIC que l on sait vulnérables. A cet effet, l AEP a lancé une recommandation, élaborée de pair avec l Association des entreprises électriques suisses (AES). Cette recommandation oblige les entreprises de la branche Résilience et eau potable Dès 1991, l AEP a renforcé la résilience d une infrastructure clé : celle de l approvisionnement en eau potable. L ordonnance (RS ) alors élaborée par l AEP misait déjà sur une gestion de la continuité. Ainsi, les cantons et les communes doivent faire des préparatifs pour éviter une pénurie d eau potable, par exemple en se branchant sur le réseau (intact) d une commune voisine. àadopter des normes communes de sécurité. Ainsi, les systèmes de pilotage des réseaux s ils sont jugés critiques doivent être doublonnés et exploités par des serveurs situés dans des endroits différents. En outre, l AES forme les spécialistes chez les fournisseurs d électricité «Il faut se protéger contre les cyberattaques.» Werner Meier est le chef Group Security &Business Continuity Management du groupe énergétique Alpiq et dirige le domaine énergie de l AEP à titre accessoire Comment renforcer la résilience de l approvisionnement suisse en électricité? Grâce à son bon maillage, notre approvisionnement en électricité est déjà stable en soi. La résilience est toutefois entravée par la forte utilisation du réseau et sa volatilité accrue. Il faut donc contrôler et piloter en continu et donc recourir aux technologies de l information et de la communication (TIC). Les systèmes doivent être conçus de sorte qu une panne de certains composants n impacte pas le fonctionnement du réseau. Acet effet, tous les exploitants se sont accordés sur une norme. La protection contre les cyberattaques prend de l importance. En outre, il faut gérer le courant lors d une pénurie. Cela incombe au domaine énergie de l AEP, avec OSTRAL comme organisation d exécution. Les TIC sont-elles le maillon faible de l approvisionnement en électricité? N exagérons pas!mais elles sont une composante importante et requièrent de tous les acteurs qu ils aient une gestion identique de la continuité. Et il yaune dépendance réciproque : sans électricité, les TIC ne fonctionnent pas non plus. C est pourquoi la branche a anticipé en préparant des plans d urgence. C est d ailleurs une prévention intelligente, à recommander à toutes les entreprises dont les processus ne doivent pas être interrompus! Comment mettez-vous en œuvre la gestion de la continuité des activités dans votre entreprise? Nous opérons à trois niveaux :la sécurité intégrale est pilotée de façon centralisée, garantie par la hiérarchie et vécue par tous les collaborateurs. Le réseau de sécurité Alpiq est constitué de responsables des divers aspects de la sécurité et de supérieurs chargés des opérations. Pour réduire les risques liés aux processus critiques, on a fixé des mesures et les amises en œuvre. Pour maîtriser les risques résiduels, il existe des organisations d urgence, par ex. pour évacuer les locaux ou lors d un incident dans une centrale ou d une panne informatique. Si l on ne peut plus lancer les processus critiques ou si l entreprise est menacée dans sa globalité, on active la cellule de crise. INFO AEP ÉTÉ

6 Résilience «Lors d une crise, on accroît la résilience en s entraidant.» René Jenny est le président de Pharmalog en Suisse et de son équivalent à l échelle européenne (GIRP), tout en étant président et administrateur délégué d Interdelta SA. Comment les grossistes répartiteurs garantissent-ils que, même lors d une crise, les médicaments parviennent aux pharmacies, cabinets médicaux et hôpitaux? Les problèmes de livraison et les ruptures de stock évoqués pour les médicaments ont diverses causes. Nous observons le marché, échangeons des informations au sein du GIRP (groupement international de la répartition pharmaceutique) en Europe, mais aussi avec de nombreuses autres associations. Les ruptures de stock peuvent être dues aux sites de production, à une raréfaction des substances actives, voire à des facteurs politiques. Pour maîtriser ce genre de crises, il faut des approches pragmatiques :constituer des réserves (substances actives et médicaments), bien se coordonner avec les autorités de régulation, actualiser les modèles de pronostics et mettre sur pied un système d alerte précoce avec tous nos partenaires dans la chaîne d approvisionnement. Comment la convention d entraide des grossistes répartiteurs lancée par l AEP contribue-t-elle à la résilience de l approvisionnement en médicaments? On accroît la résilience de l approvisionnement en produits thérapeutiques si les grossistes répartiteurs conviennent de s entraider lors d une crise. Si l une des entreprises ne peut plus alimenter le marché en médicaments, une autre intervient pour combler le déficit en ressources (produits thérapeutiques, capacités de transport, TIC ou main-d œuvre). Une gestion commune de la continuité et des crises implique des mesures préventives et la constitution d une organisation de crise. Comment peut-on déceler les points vulnérables de la chaîne de livraison? Les négociants pharmaceutiques se sont toujours efforcés d éliminer les maillons faibles de la chaîne d approvisionnement. En l occurrence, les inspections de Swissmedic sont d une grande aide et constituent une base solide. Pour optimiser la chaîne d approvisionnement, il faut investir dans les systèmes de sécurité destinés à lutter contre les médicaments falsifiés, mais il faut aussi garantir l énergie, les transports et d autres composants àpréserver. pour être sûre que, dans ces entreprises, les normes de sécurité intègrent systématiquement les mesures prônées par cette recommandation. Cette autoréglementation de la branche électrique, lancée par l AEP, a l avantage de ne pas générer de coûts déraisonnables. Pour renforcer la résilience, il importe que les secteurs privé et public œuvrent de concert. Le privé doit garder sa marge de manœuvre Pour renforcer la résilience dans une branche, il est primordial que les secteurs privé et public œuvrent de concert. On peut ainsi trouver des solutions praticables pour renforcer la résilience des infrastructures et services critiques ce dont profite tout le site industriel sans réglementer outre mesure dans la branche concernée. Grâce àses liens étroits avec le secteur privé, l AEP contribue substantiellement à garantir notre approvisionnement. n 6 INFO AEP ÉTÉ 2013

7 En bref Nouvelle loi :une évolution plutôt qu une révolution En février dernier, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation sur la révision totale de la loi fédérale sur l approvisionnement économique du pays (LAP). La loi actuelle, datant de 1982, ne répond plus aux exigences d une prévention moderne des crises et doit être dépoussiérée. La révision vise notamment àaccroître la résilience des infrastructures d approvisionnement. L AEP devra se concentrer de plus en plus sur une tâche :contribuer à renforcer cette résilience, avant même que l approvisionnement ne soit perturbé. Cela concerne surtout les télécommunications, la logistique des transports ou les réseaux électriques. Les exploitants d infrastructures jouant un rôle clé pour l approvisionnement de la Suisse devraient d ores et déjà veiller à ce qu elles puissent fonctionner lors d une crise. En révisant la loi, l AEP poursuit un double objectif : gérer la continuité des activités et les crises au plus près des pratiques prônées dans les entreprises clés pour l approvisionnement tout en axant cette gestion sur les besoins de notre économie. L AEP doit créer des instruments permettant d impliquer, grâce à des mesures techniques et organisationnelles ciblées, les exploitants d infrastructures (par ex. fournisseurs d électricité) et les prestataires de services(par ex. en télécoms ou logistique) dans la prévention obligatoire des crises. Il veillera ainsi àceque les entreprises d importance systémique continuent d assumer leur fonction, àsavoir approvisionner le pays en biens et services vitaux, même lorsque les marchés sont perturbés. Ainsi, dans certains domaines, les entreprises considérées comme problématiques par l AEP devraient s engager à prendre des mesures préventives (par ex. dans les transports :certains lieux de transbordement des marchandises et les processus critiques dans la logistique des produits thérapeutiques). Grâce à la révision, on pourra aussi élargir à tous les autres prestataires les accords d entraide passés par des leaders au sein d une branche, dès lors qu ils visent à contrer les crises d approvisionnement. La procédure de consultation s achevait le 31 mai. On est en train d étudier les prises de position. Pour de plus amples informations sur la révision de la loi sur l approvisionnement du pays, veuillez consulter notre site n Objectif :rendre les infrastructures d approvisionnement plus résistantes aux crises, par ex. en pharmaco-logistique. Nouveau chef du domaine énergie Depuis le 1 er janvier dernier, Werner Meier dirige le domaine énergie. Ingénieur diplômé de l EPFZ et formé en management àlaharvard Business School de Boston, W. Meier a une longue expérience dans le secteur des télécoms, de l informatique et de l énergie. Il dirige actuellement le Group Security & Business Continuity Management chez Alpiq. D octobre 2003 àdécembre 2012, il dirigeait la section énergie du domaine ICT-I àl AEP. Parmi les mérites de W. Meier, il faut souligner le rôle clé qu il ajoué enlançant et élaborant larecommandation de branche ICT-Continuity. Les mesures prises ainsi garantissent un fonctionnement stable des TIC pilotant le réseau électrique (cf. article p. 5). Nous souhaitons àw.meier beaucoup de plaisir dans ses nouvelles fonctions. n INFO AEP ÉTÉ

8 Commentaire Echos du monde Marcel von Vivis Préparer l avenir? «L avenir ne se prévoit pas, il se prépare.»même 2500 ans après Périclès, ces mots restent d actualité. L évolution fulgurante des TIC implique de grandes chances, mais aussi des risques. L Association suisse des télécommunications (asut) mise donc, avec l AEP, sur des réseaux de communication résilients. C est particulièrement important, car les pannes de TIC sielles se propagent rapidement et en cascade nelaissent qu une faible marge de manœuvre lors d une crise. Vu l interconnexion accrue des diverses infrastructures, les pannes de certains composants peuvent avoir une incidence sur la sécurité de tout l approvisionnement. Pour maîtriser ces vulnérabilités, nous devons avoir une approche globale, car les prestations TIC jouent un rôle crucial dans d autres branches de l économie. Non seulement la branche TIC, mais les bénéficiaires de prestations dans d autres secteurs doivent être conscients des nouveaux défis :ils doivent s assurer que les prestations TIC obtenues sont disponibles et sûres, même lors d une crise. La stratégie du domaine ICT-I tient compte du rôle clé de TIC résilientes pour l approvisionnement. La collaboration avec des offices et associations est cruciale pour mettre en œuvre cette stratégie. Ainsi, l asut met deux experts à la disposition de l AEP :ils seront impliqués dans le projet pour cerner les entreprises TIC d importance systémique. En outre, la responsabilité de chaque domaine de l AEP sera renforcée. Dorénavant, chacun devra désigner ses propres experts en TIC qui collaboreront avec le domaine ICT-I afin d accroître la résilience des infrastructures critiques. Marcel von Vivis, Head of Group Insurance &Security Swisscom et chef du domaine ICT-I de l AEP Impressum Editeur :Office fédéral pour l approvisionnement économique du pays Belpstrasse 53, 3003 Berne, tél Photos : Prisma Bildagentur AG, swissgrid, Galenica (Jean-Jacques Ruchti) n Des risques sous-évalués Selon le baromètre 2013 des risques établi par Allianz, les entrepreneurs considèrent que leur plus gros risque serait un arrêt de la production. De nombreux processus de fabrication sont vulnérabilisés par les flux tendus et les concentrations du marché. On sous-évalue encore les risques de pannes d électricité ou de cybercriminalité. Les incendies et dégâts des eaux restent des risques très présents.mais on imagine moins que les pannes informatiques peuvent être déclenchées par des hackers ou des coupures de courant. Risque d effondrement Dirk Helbing, chercheur à l EPFZ, met en garde contre l effondrement des réseaux. La dépendance de réseaux mondiaux aussi complexes qu instables peut entraîner crises financières, conflits ou pannes de courant. Les réseaux complexes ne se comportent souvent pas comme on l attendrait. Certaines pannes pourraient se propager par hasard, entraînant des catastrophes par effet domino. Très chers aliments Selon l OCDE et la FAO, la demande croissante d aliments dans les pays émergents va pousser les prix vers le haut dans les dix ans àvenir. Certes, les experts estiment que l approvisionnement en biens agricoles satisfera la demandemondiale. Mais une grande sécheresse comme en 2012, conjuguée à de maigres stocks alimentaires, pourrait faire grimper de 15 voire 40 % les prix sur les marchés mondiaux. Gaz naturel :consommation en hausse Les ventes de gaz naturel en Suisse se sont élevées, l an dernier, à quelque 38 milliards de kilowattheures (kwh). La hausse de presque 10 %est due àdes températures plus fraîches, àdenouveaux clients raccordés et une consommation légèrement accrue dans l industrie. Combattre les résistances aux antibiotiques En Suisse aussi, les agents pathogènes sont de plus en plus résistants à certains antibiotiques importants. Les offices fédéraux concernés ont déjà mené des travaux à ce sujet. La Confédération veut recadrer la lutte contre les résistances aux antibiotiques en lançant un vaste programme national. L objectif est d élaborer des mesures concrètes : suivi de la situation, recours rationnel aux antibiotiques, voire stopper l apparition de maladies dues à des germes résistants.

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