ÉDITORIAL ASSOCIATION AÉRONAUTIQUE & ASTRONAUTIQUE DE FRANCE MOBILISER LES JEUNES SE MOBILISER POUR LES JEUNES : LE PLAN D ACTION DE L AAAF

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1 ASSOCIATION AÉRONAUTIQUE & ASTRONAUTIQUE DE FRANCE ÉDITORIAL MOBILISER LES JEUNES SE MOBILISER POUR LES JEUNES : LE PLAN D ACTION DE L AAAF L AAAF en partenariat avec le GIFAS, sera présente au 46 ème Salon de l Aéronautique et de l Espace de Paris le Bourget, du 13 au 19 juin 2005, Hall 2B, stand F12. Ce numéro «Spécial Jeunes» de La Lettre AAAF est destiné aux jeunes visiteurs du salon, professionnels ou futurs professionnels des domaines aéronautique et spatial, mais également à tous les acteurs du domaine : chercheurs, enseignants, responsables d associations et d entreprises, préoccupés par l avenir de nos métiers et la désaffection des jeunes pour les carrières scientifiques et techniques. En leur donnant la parole, l AAAF s engage résolument dans une action coordonnée en faveur de la formation des jeunes, entend contribuer au débat et promouvoir les nombreuses initiatives techniques, pédagogiques et culturelles susceptibles de redonner aux jeunes «l envie d apprendre et de comprendre le monde». connaissances précises ni des nombreux domaines d activité possibles, ni de la grande variété des fonctions à exercer. En plus de cet objectif global, et parce que nos domaines ont toujours été à la pointe des découvertes scientifiques et technologiques, il s agit de favoriser chez les jeunes des comportements novateurs, de les inciter à oser et à rechercher des solutions nouvelles. Donner un sens au futur Au total, il s agit bien de donner du sens à un futur, en particulier à un futur travail du jeune dans ces deux secteurs aéronautique et spatial, qui offrent de multiples possibilités de carrière. Car si rares sont ceux qui conçoivent en totalité un engin volant, tous ceux qui ont participé à sa réalisation ressentent une grande fierté lorsque leur engin - Ariane 5, Huygens, A380, se retrouve sous les feux des médias. Bien plus que la participation à la réalisation d objets technologiques complexes ou à leur utilisation, ces secteurs offrent la possibilité d engagements très forts au sein de l entreprise au travers de projets collectifs. N 5 - MAI 2005 Accueillir plus de jeunes dans notre association L AAAF constitue un réseau professionnel dans les domaines de l aéronautique et de l espace visant à rassembler des personnes physiques et morales, à mettre en valeur les travaux de ses membres, et à les représenter dans les diverses instances nationales et internationales. Pour réaliser ces objectifs, nous avons besoin d accueillir encore plus de jeunes au sein de notre association. Pour cela, il nous faut renforcer sa visibilité et son attrait, notamment auprès des jeunes qui n ont pas encore clairement élaboré un projet professionnel. A ceux et celles qui rêvent de «voler dans l atmosphère terrestre, s en échapper vers d autres planètes», nous proposons de découvrir les métiers, les sciences et les techniques qui rendront ce rêve possible. Un domaine au savoir faire et aux compétences métiers multiples Il s agit de montrer à ces jeunes qu un projet aéronautique ou spatial fait nécessairement appel, non seulement aux expertises les plus pointues dans les disciplines scientifiques comme l aérodynamique, la propulsion, les matériaux, etc., mais aussi à une multitude de savoir faire et de compétences métiers spécifiques. En effet, les jeunes en formation n ont souvent pas de Les actions du Comité Jeunes L Offre AAAF en direction des jeunes, décrite dans la suite de ce numéro spécial, se décline suivant quatre rubriques au travers des actions de son comité Jeunes, de ses commissions et de ses groupes régionaux. Les deux premières rubriques sont centrées sur l individu : découverte du secteur astronautique et spatial et des métiers afférents ; aide à la construction d un projet personnel. Les deux autres concernent les établissements de formation : aide au déploiement d actions de formation spécifiques ; animation locale pour les domaines professionnels concernés. Appel à volontaires Je terminerai en invitant les étudiants à nous rejoindre à l AAAF pour faire valoir leurs points de vue et nous aider à parfaire notre action et en appelant tous les membres AAAF, gradés ou non, soucieux de l avenir de nos métiers, à participer à notre action pour apporter à ces jeunes d aujourd hui, nos collègues de demain, l aide et les ouvertures dont ils ont besoin. Francis LEBOEUF DIRECTEUR DES ETUDES À L ECOLE CENTRALE LYON PRÉSIDENT DU COMITÉ JEUNES DE L AAAF DANS CE NUMÉRO : MOBILISER LES JEUNES 2-4 UNE FONDATION POUR LA RECHERCHE 5-6 L OFFRE AAAF 6-8 LA VIE DE L ASSOCIATION 9-10 TÉMOIGNAGES 11 EMPLOI 12 FORMATION RECHERCHE CULTURE 19-20

2 N 5 - MAI MOBILISER LES JEUNES «Jeunes et métiers de la recherche publique : vous avez dit désaffection?» PAR MARTINE CARISEY, CNRS, PRÉSIDENTE D ASPERT Martine CARISEY La recherche : une priorité nationale Les nations qui ambitionnent de prendre bonne place dans l économie de la connaissance considèrent la recherche comme une priorité nationale. Leurs systèmes d enseignement supérieur et de R&D s attachent à former et capter les compétences des chercheurs, des post-doctorants et des doctorants. L Union européenne(1) produit plus de diplômés que les Etats-Unis ou le Japon, à la fois dans l absolu et par rapport à la taille de sa population, mais elle n offre pas les meilleures conditions de travail et de carrières dans la recherche. «L Union européenne produit plus de diplômés que les Etats-Unis ou le Japon, à la fois dans l absolu et par rapport à la taille de sa population, mais elle n offre pas les meilleures conditions de travail et de carrières dans la recherche» Actuellement, tous les pays occidentaux industrialisés font le constat d une certaine désaffection des jeunes vis-àvis des filières scientifiques et techniques. Les causes de ce phénomène - aux formes variées dans le temps, les institutions ou les disciplines - sont mal connues. Selon les pays, on invoque des dysfonctionnements dans le système national d éducation, du primaire à l enseignement supérieur, dans l organisation de la recherche publique, dans ses modalités de recrutement, de financement, dans son articulation avec le secteur privé, dans le marché de l emploi scientifique... Le large spectre de cette désaffection conduit en tout cas à une diversité d actions pour pallier cette situation : sensibilisation pour inciter les jeunes, et surtout les jeunes filles, à se former aux sciences et s orienter vers des métiers scientifiques et techniques ; compétition internationale des universités pour offrir salaires et bonnes conditions matérielles aux «meilleurs» étudiants, chercheurs et professeurs ; politique volontariste et affichée d accueil d une main-d œuvre étrangère hautement qualifiée et assouplissement de la réglementation correspondante ; mesures incitatives des pays pour le retour de leurs doctorants et post-doctorants nationaux «expatriés» aux Etats-Unis ; augmentation du nombre et du montant des bourses doctorales et postdoctorales et des postes d accueil ; mesures fiscales pour inciter les entreprises à investir davantage en R&D et recruter des post-doctorants,... La situation en France En France, les départs massifs à la retraite de la génération du babyboom, qui s amplifieront jusqu en 2010, posent la question du renouvellement des personnels scientifiques dans les organismes de recherche et les universités et du rééquilibrage de certains (1) Chiffres-clés 2002, ftp://ftp.cordis.lu/pub/indicators/docs/ind_kf2002_fr.pdf NOMBRE DE DIPLÔMES DÉLIVRÉS (EN MILLIERS) (2001) champs disciplinaires menacés par des recrutements discontinus. Or, comme le montrent les indicateurs présentés dans le rapport de l Observatoire des sciences et des techniques, le nombre d étudiants inscrits dans l enseignement supérieur a baissé de 9 % entre 1996 et Ce sont dans les sciences de la matière et de la vie que la désaffection est la plus grande, notamment dans les voies qui conduisent à la recherche : les DEA ont perdu 11 % de leurs effectifs et les doctorats 16 %. Les étudiants optent de plus en plus pour les diplômes professionnalisants que sont le DESS et ceux des écoles d ingénieurs au détriment du DEA et du doctorat. Ils préfèrent s orienter vers certaines disciplines des sciences humaines et sociales, notamment les sciences économiques et de gestion, qui ouvrent de plus grandes perspectives d emploi dans les métiers du tertiaire (management, finances, marketing). L université, au sein de laquelle les jeunes nationaux se détournent de ces filières scientifiques, délivre de plus en plus de diplômes à des ressortissants non français. Entre 1996 et 2001, le NOMBRE DE DIPLÔMES DE L ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR PAR DOMAINE DISCIPLINAIRE SELON LE CYCLE ET ÉVOLUTION DE 1996 À 2001 (1) 1er Cycle 2ème Cycle 3ème Cycle TOTAL Domaine DEUG LICENCE MAITRISE DESS DEA DOCTORAT disciplinaire (L) (M) (M) (M) (D) Sciences de la matière et de la vie Sciences humaines et sociales Total EVOLUTION 2001 / 1996 (EN %) 1er Cycle 2ème Cycle 3ème Cycle TOTAL Domaine DEUG LICENCE MAITRISE DESS DEA DOCTORAT disciplinaire (L) (M) (M) (M) (D) Sciences de la matière et de la vie Sciences humaines et sociales Total

3 nombre de diplômés étrangers en sciences de la matière a augmenté de 22 % en DEA, 107 % en DESS et 70 % en diplômes d ingénieurs. En sciences humaines et sociales, cette augmentation est de 19 % en DEA et de 132 % en DESS. La paupérisation des universités françaises, les mauvaises conditions dans lesquelles travaillent les étudiants et l'absence de perspectives professionnelles attractives dans les métiers de la recherche publique auxquels conduit le doctorat, sont sans doute quelques unes des raisons de ce désintérêt. Quelques recommandations relatives à la situation en France Sur la base des témoignages et des points de vues échangés au cours d un colloque organisé en janvier 2004(2), l association ASPERT a formulé quelques recommandations relatives à la situation en France. ASSURER LA RECONNAISSANCE SOCIO-PROFESSIONNELLE DU JEUNE CHERCHEUR Les témoignages des doctorants et post-doctorants expriment leur passion pour la découverte, l envie d apprendre et de comprendre le monde, mais dénoncent aussi les conditions dans lesquelles cette passion est exploitée dans les laboratoires publics, dont ils représentent pourtant les forces vives (plus de 40 % du personnel chercheur). Considérés trop souvent comme une main-d œuvre corvéable à merci, ils sont tiraillés entre des tâches d enseignement et de gestion, la nécessité de publier et de participer à des conférences internationales et leur travail spécifique de thèse ou la recherche d un poste stable. Il est urgent dans ces conditions de créer un statut du doctorant et du postdoctorant et de modifier les comportements. Ce «statut initial» doit aussi s accompagner - corollaire indispensable - de réelles perspectives de carrières à plus long terme, ce qui suppose un meilleur fonctionnement du marché du travail. C est d ailleurs sur ce plan que certains pays, comme les Etats-Unis, savent se rendre particulièrement attractifs et se forger un potentiel de recherche et d innovation en ouvrant leurs frontières à une maind œuvre hautement qualifiée, dans un cadre très sélectif et compétitif. ADAPTER L ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR AUX MÉTIERS DE LA RECHERCHE La mise en place du système Licence- Master-Doctorat (LMD) aura des effets structurants à terme sur l offre de formation. Chaque établissement universitaire (de même que les grandes écoles) est amené à se positionner sur ses compétences et ses points forts. Les choix individuels des étudiants dépendent de leurs goûts et de leurs aspirations. Le contenu des enseignements et des formations doit donc chercher à répondre au mieux à leur demande comme à celle de leurs futurs employeurs. L augmentation du nombre de thèses cofinancées par les entreprises, de bourses de doctorat pour ingénieur et de conventions industrielles de formation par la recherche (Cifre) devrait permettre de valoriser la formation par et à la recherche, puisque ces bourses correspondent souvent à un pré-recrutement. ELARGIR LA FORMATION DU CHERCHEUR Les doctorants, mais aussi avant eux les encadrants, ne sont pas assez sensibilisés et préparés aux différents métiers de la recherche, ni à leur évolution, pas plus qu aux opportunités du secteur privé. Dans ce contexte, la création dans les écoles doctorales de modules de formation au monde de l entreprise, au management de projets, est de bon augure. Il s agit de mettre en place les fondements d une professionnalisation des métiers de la recherche et de son management. Cela implique le développement de politique volontariste de gestion des ressources humaines dans les universités et les organismes publics de recherche, ainsi que la mise en place d un processus opérationnel et transparent de sélection et d orientation. SORTIR LA RECHERCHE DE SON ISOLEMENT Les scientifiques ne communiquent pas ou peu vers le grand public sur leurs travaux et leur métier, souvent par désintérêt, par crainte d être mal vus par leur communauté, et sans doute faute d'une formation ad hoc. De surcroît, ces activités sont en général mal prises en compte dans l évaluation du chercheur. Dès lors, le peu d espace de dialogue direct entre les scientifiques et la société fait la part belle à un fort mouvement anti-science qui remet en cause le rôle de la science dans le bien-être de la société et le progrès. Des enquêtes d opinion montrent qu en France les citoyens, influencés par les drames du XX e siècle et leurs répercussions sur l environnement et la santé sont convaincus que la science peut apporter à la société «autant de mal que de bien». Ils n étaient que 38 % à le penser en 1972 et sont 56 % en Mais malgré la montée de la perception du risque et le désir de contrôler les scientifiques, les citoyens font paradoxalement le plus confiance à la science pour connaître la vérité en cas de crises. Il y a urgence à revaloriser l'image de la science, du chercheur et des métiers de la recherche. CONCEVOIR UN NOUVEAU FONC- TIONNEMENT DE LA RECHERCHE En France, les politiques publiques ne soutiennent pas de manière constante la recherche. Les à-coups budgétaires et les réformes successives brouillent la lisibilité de notre système éducatif et de recherche, déjà compliqué par la juxtaposition des grandes écoles, des universités et des organismes publics de recherche, et donnent lieu à une perception incohérente. La méconnaissance réciproque du fonctionnement de la recherche industrielle et de la recherche publique est un autre facteur de retard. Le monde de l entreprise n est pas estimé. On lui préfère l Etat considéré comme le meilleur garant des intérêts collectifs, pendant qu ailleurs, dans les pays anglo-saxons particulièrement, on mise sur l entreprise et l esprit d entreprendre. Il y a urgence à revaloriser l image de la science, du chercheur et des métiers de la recherche L Europe : un formidable espoir pour la recherche et l emploi scientifique? S il y a consensus sur la nécessité d'un débat de fond sur notre système de recherche, les opinions divergent quant à une réforme d'ensemble. Certains prônent notamment la construction, sur la base du volontariat et de l expérimentation - à partir des meilleures pratiques relatives au recrutement, à l allocation de moyens, à l évaluation - d un modèle européen (non copié sur celui des États-Unis) qui favorise la mobilité internationale et l emploi scientifique. La Commission européenne soutient la construction de l Espace européen de (1) Indicateurs de sciences et de technologies, Edition 2004, Economica. Site Internet de l OST : (2) «Attractivité des filières scientifiques et techniques» Paris, janvier 2004, coorganisé par Aspert (www.aspert.net ) et «Femmes et Sciences» dont l objectif est de promouvoir la science auprès des femmes et les femmes dans la science (www.int-evry.fr/femmes_et_sciences) LA LETTRE AAAF LES JEUNES 3MOBILISER

4 N 5 - MAI MOBILISER LES JEUNES la recherche et l Espace européen de l enseignement supérieur. Elle vient d élaborer, en accord avec les Etats membres, une charte européenne du chercheur et un code de bonne conduite en matière de recrutement des chercheurs. Pour atteindre les objectifs fixés à Lisbonne en 2000, l Union européenne devra compter quelque nouveaux chercheurs d ici 2010! L Europe est un levier pour toutes les réformes nécessaires, un espoir pour la recherche et l emploi scientifique - une formidable opportunité en somme que tous les acteurs de la recherche doivent saisir. «Mobiliser et fidéliser les jeunes dans les métiers techniques», c est le nom du groupe de travail du GIFAS, créé pour comprendre ce phénomène de désaffection et proposer des actions pour promouvoir auprès des jeunes les métiers scientifiques et techniques. Deux jeunes ingénieurs IPSA, stagiaires AAAF durant l été 2004, ont rassemblé pour ce groupe de travail quelques données de la situation en France et participé à l élaboration de questionnaires destinés à mieux préparer les actions à venir. Nous donnons ici un résumé de leur rapport de stage que l on pourra trouver à l adresse suivante (http://pagesperso. laposte.net/jeunesaaaf/ ). Etat des lieux De nombreux postes dans le domaine scientifique vont être proposés dans les prochaines années du fait de l'innovation technologique (20% des emplois créés) et des départs massifs à la retraite (80% des emplois créés). Le désintéressement des jeunes vis-à-vis des sciences et particulièrement des sciences aéronautiques et spatiales, aura pour conséquence la perte des compétences et des moyens dans ces domaines dans les années à venir. Martine CARISEY CNRS, présidente d ASPERT «Comment mobiliser les jeunes pour les métiers de la R&T» PAR BENOÎT BONNARD ET ETIENNE VAN KERREBROEK Les chiffres de l enseignement supérieur montrent que sur les différents types de formation, les sciences de la matière et les sciences pour l ingénieur ne représentent que 15% de l effectif global ( ) des étudiants. On remarque en particulier que face aux «écoles d'ingénieurs» et aux «écoles de commerce, vente, gestion et comptabilité» ( ), les formations «Autres (paramédical, social )» sont préférées par les jeunes ( ). Il semble que les acteurs de la société aient une part de responsabilité dans cette évolution non souhaitée : les enseignants, les médias, les responsables du système éducatif. De l importance du discours Concernant les femmes dont la présence est jugée trop faible dans les métiers scientifiques, le rapport POR- CHET, du nom de son auteur, professeur de biologie à l Université de Lille 1, montre que les filles manquent de confiance en elles. Elles pensent qu'il existe des difficultés pour concilier vie familiale et métiers scientifiques prenants. Or, que disent en permanence les enseignants et les conseillers d'orientation? Que les études scientifiques sont longues et difficiles! S agissant de l image de la science, les jeunes voient la science comme un outil théorique dont on ne comprend que trop tard qu elle est utile pour la pratique.. Au lieu de donner les outils (théorie dans les maths, physique...) et de créer un besoin (en pratique), ne serait-ce pas plus motivant de créer le besoin pour inciter les jeunes à rechercher la solutions grâce à la théorie. Les jeunes considèrent les sciences comme des matières vieilles, inventées il y a des décennies, voir des siècles. Ils préfèrent les sujets d'actualité, ce qui leur permet une meilleure insertion sociale. La société actuelle repose sur le commerce, le profit et l'international et les pousse à s'engager dans cette voie. ASPERT L association ASPERT d échanges et de réflexion sur l Analyse stratégique, la prospective et l évaluation de la recherche et de la technologie a été fondée en 1998 par un groupe de chercheurs et ingénieurs de la recherche publique française. Elle a comme objectifs de rassembler ceux qui, dans le champ de la recherche et de la technologie, s'intéressent à : promouvoir la prospective, l'évaluation et l'analyse stratégique ; développer les pratiques, les outils et les méthodes ; confronter les expériences des multiples acteurs de la recherche-développement ; participer aux débats d'idées sur le sujet. Depuis sa création, ASPERT maintient deux types d'activités : des conférences/débats périodiques et un colloque biennal, dont les comptes rendus sont téléchargeables sur son site Le poids des médias On peut s interroger sur les messages que la société envoie aux jeunes et que ceux-ci perçoivent très bien, dans lesquels le goût de la performance (financière, sportive, télévisuelle) l'emporte sur le désir de savoir et le plaisir de la connaissance. Rares sont les médias à laisser s'exprimer un scientifique venant présenter son œuvre dans les détails, alors que les domaines comme la musique, l'art ou le sport sont libres de se dévoiler pleinement. Hormis les revues ou les magazines télévisés spécialisés dans la science, peu de personnalités scientifiques sont présentes dans les médias de grande audience. Les sciences ont une faible représentation dans la culture. Le système éducatif Les enseignants du primaire (essentiellement des femmes de formation littéraire) ont des difficultés à enseigner des disciplines scientifiques aux enfants. Les concours d'entrée à l'iufm sont plus orientés littéraire que scientifique. Il y a des intervenants pour les langues, la musique, le dessin, le théâtre, la cuisine Qu'en est-il pour les sciences? En 1977, le salaire d'un élève d école normale était supérieur de 71 % au SMIC; en 1991, l'allocation était supérieure de 27 % au SMIC ; en septembre 2002, l élève se débrouille comme il veut, comme il peut. On compte sur son «enthousiasme». Les jeunes n'ont plus envie d'enseigner, et la passion ne se transmet plus. Le système éducatif est sensé maintenant non plus apprendre des connaissances mais apprendre à apprendre

5 (d'après le discours officiel). Or une chose importante pour faire des sciences est le désir d'apprendre, qui va avec le plaisir de la connaissance (et aussi de la réflexion). Pour mobiliser les étudiants aux métiers de la science, il faut les intéresser dès leur plus jeune âge. Le système éducatif actuel ne permet pas directement l'apprentissage d'expériences pratiques simples aux enfants, les éducateurs n'étant pour la majorité pas formés ni spécialistes de ces sujets. Le rôle des associations Il paraît donc évident qu'une aide doit venir de l'extérieur. Le manque de moyens des écoles primaires, collèges ou lycées ne leur permettant souvent pas d'engager des intervenants, c'est donc au niveau des associations que la solution semble se situer. En effet, ces dernières sont les plus à même de proposer des intervenants de qualité ainsi que des expériences bien expliquées, sur des sujets scientifiques. Conclusion Les actions à mener, seront mieux définies grâce notamment aux différents questionnaires en cours de préparation au GIFAS avec la collaboration de l AAAF, à l intention des jeunes des lycées, des universités et des écoles d ingénieur. d après Benoît BONNARD, Etienne VAN KERREBROECK «La recherche : le salut de nos entreprises». Le rôle de la Fondation d Entreprise EADS pour la Recherche PAR DANIEL DEVILLER, EADS Lors d une conférence de presse organisée le 21 septembre dernier à Paris, Philippe CAMUS, Chief Executive Officer d EADS (European Aeronautical, Defence and Space Company), a annoncé la création de la Fondation d Entreprise EADS pour la Recherche en France. Dotée d un budget de 24 millions d euros sur cinq ans, la Fondation EADS a pour objectif de financer des programmes de recherche dans les secteurs scientifiques et technologiques, des bourses d études pour des étudiants en doctorat, des prix scientifiques et des conférences et enfin de parrainer d autres fondations et organisations non gouvernementales. Des initiatives similaires suivront dans d autres pays. Dans son allocution d ouverture, Philippe CAMUS a déclaré : «La recherche est le salut de nos entreprises. Aujourd hui nous ne pouvons échapper au constat alarmiste que l effort de Recherche & Développement est largement dominé par les Etats-Unis, et qu il croît rapidement en Asie, laissant la France et l Europe en position défavorable. Une compétition mondiale acharnée visant à attirer et fidéliser les chercheurs et ingénieurs étrangers d une part, et les investissements d autre part se dessine. Aussi est il impératif de réagir et de construire l Europe de la Recherche. Les plus grands talents sont encore en Europe. A nous de les retenir et de leur permettre de s épanouir. Si nous ne le faisons pas, les compétences scientifiques et techniques se déplaceront hors d Europe et les entreprises qui en ont besoin les suivront. Le manque de dynamisme de la Recherche tient au mauvais fonctionnement du triangle «Enseignement - Centres de recherche Entreprises». Il faut absolument stimuler la circulation d informations, de compétences, de personnes, et surtout développer des projets communs pour partager les connaissances et les mettre à profit. C est ce à quoi aspire la Fondation EADS» Les deux premières actions concrètes de cette Fondation ont été la journée «Envol Recherche» le 16 octobre 2004 et la remise du prix «Irène Joliot Curie», le 18 novembre, dont le but est de promouvoir les jeunes femmes dans le monde de la recherche scientifique et technique. On doit noter que le colloque EUCASS qui se tiendra à Moscou en juillet 2005, soutenu par l AAAF et organisé par l ONERA et le TsAGI, est parrainé par cette Fondation. «Les plus grands talents sont encore en Europe. A nous de les retenir et de leur permettre de s épanouir» UNE FONDATION POUR LA RECHERCHE LA QUELQUES MEMBRES DU COMITÉ SCIENTIFIQUE ET DU COMITÉ D ADMINISTRATION DE LA FONDATION EADS De gauche à droite : Jean Yves MONDON, EADS IRT ; Jacques-Ariel SIRAT, EADS DS ; Jean Louis LACOMBE, EADS IRT ; Marie-Claire CERTIAT, EADS CRC ; Claudine HERMANN, Ecole Polytechnique, présidente de l association Femmes et Sciences ; Michel de GLINIASTY, directeur scientifique général de l ONERA ; Philippe COUILLARD, EADS Space ; Denis MAUGARS, président de l ONERA ; Daniel DEVILLER EADS IRT, président du conseil d administration. Cette Fondation EADS est un excellent exemple qui mérite d être suivi par d autres entreprises pour promouvoir les métiers scientifiques et techniques dont nous allons avoir besoin de façon significative quand nos personnels issus du Papy Boom vont très bientôt attaquer la troisième mi-temps de leur carrière. Promouvoir les métiers scientifiques auprès des jeunes Cette Fondation est également, en liaison avec d autres grands industriels français (tous secteurs techniques confondus), en train de mettre en place une nouvelle Fondation baptisée «Pour la culture scientifique et technique» qui aura pour objet de promouvoir les métiers scien- 5 LETTRE AAAF

6 N 5 - MAI L OFFRE AAAF tifiques auprès des jeunes en leur expliquant notamment toute la satisfaction qu il pourront obtenir en prenant une telle orientation. Le Groupe de travail, mis en place par le GIFAS sur le thème «Mobiliser les Jeunes pour la R&D» et impliquant l AAAF pour l élaboration de ses recommandations, compte beaucoup sur cette nouvelle Fondation pour transformer ses recommandations en actions, grâce notamment à une Charte «Entreprises Jeunes» et un portail Des compétences au service des jeunes L AAAF prépare l avenir dans son domaine : l aéronautique et l espace, civil et militaire. Son Comité «Jeunes» peaufine l Offre AAAF destinée aux jeunes qui vont nous rejoindre et à ceux déjà en activité. Le référentiel des compétences de l AAAF Au cours de l été 2004, deux jeunes stagiaires de l IPSA, Benoît BON- NARD, Etienne Van KERREBROECK et Paulette BEFFARE (AAAF, professeure de mathématiques), ont analysé les compétences des Gradés AAAF pour déterminer le positionnement de l AAAF par rapport aux métiers de l aéronautique et de l Espace. Les résultats obtenus sur l axe «Produits» montrent que l AAAF regroupe un nombre important de spécialistes du secteur spatial en comparaison de son importance en France. Les gradés regroupés sous l étiquette «tous véhicules» sont des généralistes : des aérodynamiciens, par exemple, dont l expérience peut concerner plusieurs applications. Les moteurs et équipements sont assez bien représentés mais d autres secteurs avions, hélicoptères et missiles mériteraient d être mieux pourvus par la création, par exemple, de nouvelles Commissions Techniques de type «Produits». Un autre thème de réflexion pour l évolution de notre association : l axe «Techniques» met en évidence un fort déséquilibre entre les métiers de la mécanique bien représentés et ceux de l électronique et des logiciels sous représentés, en bonne corrélation avec nos Commissions Techniques de type «spécialités», nombreuses dans les premiers métiers et inexistantes dans les seconds. Signalons néanmoins que nous collaborons avec la Société des Electriciens et Electroniciens (SEE) qui couvre parfaitement ces derniers secteurs pour tous les domaines d application. Le dernier axe «Métiers» montre un grand nombre de gradés aux postes de direction : nos Emérites, en fin de carrière, voire en retraite maintenant! Constatons que les postes de R&D (Recherche & Développement) représentent l essentiel de notre force vive, au détriment de la Fabrication. Les grandes filières du métier d ingénieur Préparer l avenir de l aéronautique et de l espace, c est aussi faire connaître aux jeunes leurs rôles futurs dans la vie active, les grandes filières possibles pour les ingénieurs expertise technique management gestion de programmes, avec les multiples possibilités de passerelles au fil des opportunités de carrière et suivant l évolution des goûts personnels. informatique permettant un accès aisé à toutes les possibilités de support aux jeunes intéressés et aux enseignants prêts à participer au succès de cette action. Daniel DEVILLER, EADS IRT Président du conseil d administration de la Fondation EADS L AAAF s engage au bénéfice des jeunes PRODUITS VÉHICULES SPATIAUX 38% MOTEURS & EQUIPEMENTS 22% AVIONS 17% TOUS VÉHICULES 4% MISSILES 3% DIVERS 1% Le Référentiel des Compétences de l AAAF TECHNIQUES MÉCANIQUE DES FLUIDES, 36% PROPULSION ESSAIS, OPÉRATIONS 25% MATÉRIAUX, STRUCTURES 22% SUPPORT 6% ELECTRONIQUE, TÉLÉCOM 5% INFORMATIQUE 4% GNC, AVIONIQUE 2% Des experts AAAF à la rencontre des étudiants Pour transmettre ces informations de façon vivante et efficace, les experts de l AAAF sont prêts à aller à la rencontre des jeunes, à leur demande. De nombreux AAAF ont répondu à l appel du Comité Jeunes pour la constitution d un vivier de volontaires regroupant des experts, prêts à faire partager aux jeunes leur expérience, leurs connaissances et leur passion, en répondant aux demandes des écoles et des universités pour faire des cours, des conférences, effectuer des parrainages ou suivre des projets. La «banque de données» des compétences AAAF, mise en place avec l aide de Paulette BEFFARE a parfaitement répondu, dernièrement, à une demande d élèves de l Ecole Polytechnique. Cette banque, regroupant au départ des gradés AAAF s est agrandie récemment, suite à l appel fait dans une d) précédente LETTRE AAAF de février 2005, à TOUS les membres intéressés de notre association. En s appuyant sur les compétences de cette banque de données, le Comité Jeunes propose de mettre en place dans les écoles et les universités des clubs AAAF, susceptibles de favoriser les échanges entre générations. METIERS R&D 57% DIRECTION 19% MANAGEMENT, GESTION 16% SUPPORTS 6% FABRICATION 2%

7 L AAAF s associe au GIFAS* L AAAF s associe au GIFAS pour mobiliser les jeunes pour les métiers de la R&D. Nos jeunes stagiaires de l été 2004 ont également contribué aux travaux d un Groupe de travail du GIFAS sur le thème «Comment mobiliser les jeunes pour les métiers de la R&D». Ce Groupe, présidé par Gérard LARUELLE (EADS Space et AAAF), a développé une coopération entre le GIFAS et l AAAF. Deux sondages ont notamment été réalisés sur le site web du GIFAS en févier et mars 2005, à l intention respectivement des jeunes en dernière année d études et des jeunes ingénieurs ayant 4 à 6 ans d ancienneté. L exploitation en a été confiée à deux autres jeunes de l IPSA, dans le cadre de leur projet de première année de cycle ingénieur : Sébastien LUNET et Alban SORREDA. La synthèse de ce travail sera présentée par Gérard LARUELLE, le 14 juin au Salon du Bourget, dans l Espace Métiers- Formations (Hall Concorde). Les résultats seront disponibles, dès juillet, sur les sites du GIFAS et de l AAAF. L AAAF, présente au Salon International de Paris Le Bourget 2005, disposera, sur le stand du GIFAS au Salon du Bourget d un espace spécifique où certaines Commissions Techniques présenteront leurs métiers au cours des trois matinées des journées ouvertes au public : du vendredi 17 juin au dimanche 19. Venez nombreux nous rendre visite, pour poser des questions ou transmettre votre expérience. Paulette BEFFARE et Gérard LARUELLE Les propositions du Comité Jeunes de l AAAF L OFFRE AAAF L Offre AAAF en direction des jeunes se décline suivant quatre options. Les deux premières rubriques, centrées sur l individu concernent la découverte du secteur aérospatial et des métiers afférents et une aide à la construction d un projet personnel. Les deux autres concernent les établissements de formation : aide au déploiement d actions de formation spécifiques ; animation locale pour les domaines professionnels concernés. A la découverte de l aéronautique et de l espace Les actions de découverte consistent, pour l essentiel, en des conférences et des informations de première main sur le métier. De très nombreuses conférences sont organisées par l AAAF à l occasion des colloques, ou dans le cadre des commissions techniques ou des groupes régionaux. Trois types de conférences sont reconnus pour être bien adaptés à un public d étudiants : la conférence d ouverture générale présente les métiers de l aéronautique et du spatial, avec pour objectif de faire comprendre que, même si rares seront ceux qui domineront la totalité de la conception d un engin volant, la simple participation à la construction d un objet aussi complexe qu un avion ou une fusée reste une aventure extraordinaire. Il est souhaitable de la confier à un ingénieur ayant une expérience de ces différents métiers ; * GIFAS : Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales la conférence spécialisée s adresse aux étudiants qui ont déjà opté pour le domaine de l aérospatial ; ils constituent un public demandeur d informations techniques ou scientifiques précises. Un ingénieur spécialisé est bien adapté pour ce type de conférence ; la conférence de prospective qui présente les grands enjeux techniques ou scientifiques s adresse aussi à des élèves de dernière année, mais trouve aussi sa place dans un cursus général pour aider à confirmer des choix. Elle présente des pistes d action possibles ou souhaitables. Elle peut être utilement effectuée par un ingénieur du niveau d un directeur scientifique. Construire un projet personnel D autres actions de découvertes sont à systématiser, comme des rencontres avec des professionnels membres de l AAAF, des visites de sites industriels ou d entreprises. Les stages et les années de césure (stage de l ordre d une année) permettent de conforter le projet professionnel d un élève. Lorsqu un élève membre de l AAAF recherche un stage, nous recommandons aux membres de l AAAF en entreprise de les considérer avec la plus grande attention : le conseil d un «ancien» et sa connaissance du réseau AAAF sont précieux à ce niveau. Un réseau d experts métiers pour des formations spécialisées Partons de constats simples : nous assistons à une forte évolution de la formation des ingénieurs. Au côté d une formation basée sur la transmission de savoirs visant à fonder un socle pérenne de connaissances sur lequel le jeune ingénieur pourra en confiance bâtir une carrière professionnelle, il est nécessaire de transmettre des savoirfaire et des méthodes adaptés au premier métier. Au côté d experts scientifiques, il faut donc des experts métiers au fait de l évolution rapide des méthodes indispensables à l ingénieur en entreprise. L AAAF est un réseau professionnel, comportant un vivier exceptionnel d experts dans les domaines de l aéronautique et de l espace. Nombreux sont nos membres qui enseignent dans les établissements de formation : lycées, universités ou grandes écoles, et cela depuis longtemps. Force est de constater que cela relève en général de démarches individuelles sans que l AAAF y soit souvent pour quelque chose, en témoigne le nombre réduit d établissements de formation membres institutionnels de l AAAF. Nous mettons donc en place plusieurs actions à destination de ces établissements en vue de réaliser de véritables partenariats, au bénéfice des jeunes, et de renforcer l attrait et la visibilité de l AAAF en tant qu institution : la base de données, en cours de constitution, des experts AAAF disponibles pour des formations spécialisées, sera ouverte aux établissements membres institutionnels de l AAAF. S associer à la conduite des projets d étudiants Une deuxième action concerne les projets d étudiants, activités en fort développement au sein des Ecoles, car ils 7 LA LETTRE AAAF

8 N 5 - MAI L OFFRE AAAF mettent les étudiants en situation d action, selon des modalités de projet proches d un contexte professionnel : les étudiants apprennent le travail en équipe (de 2 à 5 étudiants en moyenne) et les respects des contraintes de qualité, de coût et de délais. Ces projets sont de durées variables selon les années d étude et les contextes, de 3 à 18 mois sur un même sujet et s appuient sur un commanditaire - maître d ouvrage qui propose des sujets et accepte d apprécier les «livrables». De plus en plus d Ecoles souhaitent amener leurs étudiants à participer à des projets de grande ampleur (réalisation d objets complexes, notamment de véhicules). Ces projets demandent une organisation rigoureuse, une bonne gestion de l information, le recours à de nombreuses disciplines. Ils peuvent être conduits par plusieurs «générations» d étudiants : chacune réalisant une partie de l objet ou du véhicule, ou en améliorant les performances. L université de Crandfield, Supaero, l université de Pau ont conduit plusieurs projets de ce type dans le contexte de l aéro-astronautique : réalisation d avions ou d éléments d avions, de drones, de dirigeables Des projets inter-établissements ont également été menés, comme ce projet de conception de moteur d avion organisé entre Supaero, le MIT et Centrale Lyon avec le soutien de Snecma. Les établissements d enseignement doivent mobiliser des ressources importantes pour gérer de nombreux projets chaque année - jusqu à plus de 100 par établissement. Ils sont donc intéressés par des propositions de sujets et un accès à des ressources extérieures d experts susceptibles de fournir des informations techniques aux élèves au cours du déroulement des projets. L AAAF entend jouer un rôle fédérateur en nouant des liens entre des entreprises commanditaires et des Ecoles, pour proposer des sujets de projets complexes, pouvant impliquer plusieurs établissements sur la réalisation d un même véhicule. Une telle démarche est à l étude avec la société AAT pour la réalisation de dirigeables et avec le CNES pour la nano-lanceur et un étage à propulsion solaire. Parmi les actions similaires impliquant plusieurs universités ou Ecoles et des organismes de recherche ou des industriels, on peut citer le Concours DGA de drones miniatures organisé par l ONERA (voir l article qui lui est consacré dans cette LETTRE) et la reconstitution du Flyer des frères WRIGHT réalisée par les élèves de l ESTACA avec le concours de DASSAULT Aviation. Valoriser les travaux d étudiants L AAAF veut offrir une vitrine à ces réalisations de projets d étudiants et les valoriser par des présentations des résultats dans le cadre de ses colloques annuels. Pour exemple, la Société des Ingénieurs de l Automobile (SIA) organise chaque année le challenge SIA qui vise à la réalisation de véhicules de groupe C (sport prototype de série) et se traduit par une présentation des diverses réalisations d étudiants lors des essais des 24h du Mans. Les meilleurs travaux réalisés par les étudiants peuvent également être soutenus par l AAAF pour être présentés dans certains congrès internationaux comme la Conférence Internationale des Etudiants, dans le cadre du 56 ème Congrès de la Fédération Internationale d'astronautique (IAF), à Fukuoka (Japon), du 17 au 21 octobre Des clubs AAAF relayés par les Groupes régionaux La réalisation d objets complexes dans le cadre de projets d étudiants, tel le Challenge SIA, est facilitée lorsque des associations locales assurent la pérennité de l action(1). Il est donc hautement souhaitable que les membres locaux de l AAAF, enseignants, chercheurs et étudiants d établissements de formation se regroupent au sein de clubs AAAF, et aient de contacts étroits avec les groupes régionaux de l AAAF qui pourront servir utilement de relais, à l image du Groupe Bordeaux-Sud-Ouest qui a signé une convention de formation avec l ENSAM Bordeaux (voir dans ce numéro, l article sur cette initiative). Un contact pour des actions concrètes Une lettre détaillant l offre de services de l AAAF été envoyée aux établissements de formation du domaine aérospatial. Au sein de l AAAF, Paulette BEFFARE professeure de mathématiques, est chargée de faire vivre la base de données des experts AAAF, de fournir et recueillir les informations utiles pour soutenir toutes les initiatives en cours ou à venir, privées ou institutionnelles visant à constituer des clubs AAAF pour la formation. N hésitez pas à la contacter pour concrétiser vos projets et pour qu ensemble, nous puissions promouvoir les métiers de l aéronautique et de l espace et fournir aux jeunes un tremplin pour y accéder dans les meilleures conditions. Francis LEBŒUF CONFÉRENCE INTERNATIONALE DES ETUDIANTS FUKUOKA (Japon) du 17 au 21 octobre 2005 Appel à Communication Christopher BRUNNER (George Washington University, USA), médaille d or Pierre Contensou et Meghan R. GRANT (McGill University, Montreal, Canada), médaille d or Edmon Brun, avec Jean-Michel CONTANT, vice-président de l AAAF, lors de la remise des prix au congrès IAF Une session du 56 ème International Astronautical Congress de l IAF (Fédération Internationale d'astronautique), à Fukuoka (Japon), sera dédiée à la présentation de travaux d étudiants âgés de 28 ans au maximum, devant un jury international. Un prix récompensera la meilleure présentation dans chacune des deux catégories : «under graduate» pour écoles et universités jusqu au niveau DEA et «post graduate» pour les étudiants en thèse. L'AAAF donne l opportunité à deux étudiants français de participer à cette compétition internationale, de rencontrer des professionnels du milieu spatial, d'assister à l'ensemble des sessions du Congrès (www.iac2005.org) et de participer au programme «outreach» organisé par l ESA. Contact : (1) De telles organisations existent aux Etats-Unis où les «chapters» de l AIAA se sont développés au sein des principales universités (http://web.mit.edu/aiaa/www) : groupes d enseignants et d étudiants partageant une même passion. Club ou association, selon les cas, le chapter est aussi une société savante locale qui permet aux élèves d identifier des ressources d experts locaux au sein de la communauté des enseignants et sert d intermédiaire avec l AIAA et sert à développer l enthousiasme et l intérêt pour les domaines de l aéronautique et de l espace. A titre d exemple le club ESTACA SPACE ODYSSEE a réalisé une fusée bi-étage (http://courage.eso.online.fr/) avec l appui de Planète Sciences.

9 «Les jeunes, c est l avenir» : une réalité pour l AAAF Bordeaux Sud-Ouest PAR PHILIPPE ADAMSKI (CEA) ET CATHERINE GOETZ (ENSAM BORDEAUX) Tout a commencé au cours d une réunion de bureau ordinaire, le 6 novembre 2003, à la nouvelle de la création par l ENSAM d un cursus régionalisé sur le thème de l aéronautique et de l espace : une belle opportunité pour une société savante comme l AAAF de s associer à une formation spécialisée dans sa propre thématique! Une occasion unique pour notre Groupe Régional Bordeaux Sud-Ouest de faire passer dans les actes la maxime «Les jeunes, c est l avenir», si facile à énoncer et si difficile à concrétiser. Enrichir par l exemple les notions théoriques acquises sur les bancs En étroite concertation avec le corps enseignant, il nous est vite apparu qu il fallait enrichir par l exemple les notions théoriques acquises sur les bancs de l école, par des conférences et des visites d entreprises du domaine. Vingt conférences furent programmées, dispensées soit pendant la journée à la quarantaine d étudiants du cursus, soit en soirée et ouvertes à tous, notamment aux membres AAAF. Une convention ENSAM-AAAF fut signée par notre président Yann GUILLOU, le 27 novembre 2004, au cours d une cérémonie très officielle, organisée à l occasion de la remise des diplômes de la première promotion «aéronautique». Pour débuter ce cycle de conférences avec une certaine solennité, une conférence inaugurale fut organisée en partenariat avec le groupe professionnel aéronautique des ingénieurs Arts et Métiers, l AJSEP antenne locale de Planète Sciences, une association encadrant des jeunes pour réaliser des ballons stratosphériques, des micro ou mini fusées expérimentales et le Conservatoire de l Air et de l Espace Signature de la Convention ENSAM-AAAF par François ROUTABOUL, Directeur de l ENSAM Bordeaux (1 er à partir de la gauche) et Yann GUILLOU (2 ème à partir de la gauche) L assistance lors de la remise des diplômes à l ENSAM d Aquitaine (CAEA). Ce fut l occasion de brosser un panorama des entreprises «aéronautique, espace et défense» régionales, complété par des statistiques sur les carrières dans ces entreprises, et d établir un pont entre les étudiants d aujourd hui et les ingénieurs de demain. Les associations furent également présentées et une invitation lancée aux jeunes à les rejoindre pour mieux comprendre un métier de passion : en rejoignant l AAAF, en lançant des fusées ou en retapant des avions! Le cycle des conférences AAAF Pour débuter ce cycle de conférences avec une certaine solennité, une conférence inaugurale fut organisée en partenariat avec le groupe professionnel aéronautique des ingénieurs Arts et Métiers, l AJSEP antenne locale de Planète Sciences, une association encadrant des jeunes pour réaliser des ballons stratosphériques, des micro ou mini fusées expérimentales et le Conservatoire de l Air et de l Espace d Aquitaine (CAEA). Ce fut l occasion de brosser un panorama des entreprises «aéronautique, espace et défense» régionales, complété par des statistiques sur les carrières dans ces entreprises, et d établir un pont entre les étudiants d aujourd hui et les ingénieurs de demain. Les associations furent également présentées et une invitation lancée aux jeunes à les rejoindre pour mieux comprendre un métier de passion : en rejoignant l AAAF, en lançant des fusées ou en retapant des avions! Joël LANGLA, Directeur adjoint de l ENSAM Bordeaux (l orateur) et Yann GUILLOU lors de la remise des diplômes Participer à un vrai congrès, trouver un stage Les étudiants le désirant purent également participer à un vrai congrès scientifique et concourir à la sélection organisée par l AAAF pour aller présenter des travaux originaux au prochain congrès de l IAF au Japon. La première promotion «aéronautique» de l ENSAM Bordeaux Par ailleurs, une procédure pour aider les étudiants à trouver un stage dans le secteur aéronautique et spatial a été étudiée cette année et devrait être opérationnelle pour la prochaine année scolaire. Conclusion Il semble que les étudiants soient favorables à cette initiative qui permet de tisser des liens dans le temps entre les jeunes, les industriels de la région et notre association au niveau régional et national (merci pour l aide apportée). Une synergie à développer Philippe ADAMSKI, Secrétaire adjoint, AAAF Bordeaux-Sud Ouest, Catherine GOETZ, Professeure d avionique à l ENSAM LA VIE DE L ASSOCIATION 9 LA LETTRE AAAF

10 LA VIE DE L ASSOCIATION L AAAF au Forum des entreprises des métiers de l ingénierie et de l informatique Mardi 19 octobre. L accueil chaleureux et la disponibilité des étudiants organisateurs de la rencontre réchauffent le hall qui en a bien besoin! Les intervenants s affairent sur leur stand, collent le dernier poster qui accrochera l œil, effectuent les derniers branchements. Un cocktail convivial et délicieux clôture agréablement les préparatifs. La soufflerie d air chaud se met enfin en marche tandis que les portes s ouvrent aux visiteurs. Les étudiants de l EPITECH, de l EPITAC, de l IPSA déferlent. Ils s arrêtent au stand de l AAAF par petits groupes ou seuls. Les plus timides restent en retrait, il faut les solliciter pour qu ils osent poser leurs questions. D autres énumèrent dans un souffle leur niveau d études, leurs ambitions, leurs projets, leurs espoirs. Certains posent sur la table leur CV comme s il s agissait d une bombe à retardement dont il faut se débarrasser au plus vite! Mais, chacun à sa manière, manifeste ainsi son angoisse : vais-je trouver un stage dans les délais? Mon CV va-t-il intéresser quelqu un? Le dialogue se poursuit, ininterrompu, enrichissant de part et d autre. L AAAF avec ses activités multiples et variées, intéresse. L aide possible pour connaître les métiers de l aéronautique et de l espace semble très appréciée. Gérard LARUELLE, Secrétaire général de l AAAF accueille les étudiants Quelques craintes liées à ma nouvelle implication au sein de l AAAF ont été vite balayées par le flot des questions qui fusent. Gérard LARUELLE et moi y répondons inlassablement. De nouveaux adhérents sont acquis, d autres viendront grossir les rangs de l association. Une journée bien remplie et riche qui sera conclue autour d un dernier verre de champagne! Paulette BEFFARE Axel et les autres de l ENSAM-Bordeaux 10 Etudiants en troisième année à l Ecole Nationale Supérieure d Arts et Métiers de Bordeaux (ENSAM), nous suivons un cursus de spécialisation en aéronautique et espace. Grâce à l initiative de notre professeure d avionique Catherine GOETZ, nous avons pu assister aux conférences organisées par le Groupe Régional AAAF Bordeaux Sud-Ouest et participer, en mars dernier, au symposium AAAF d Arcachon sur la rentrée atmosphérique, un grand moment qui a trouvé un profond écho auprès de nous. Nous vous livrons ici nos impressions de futurs ingénieurs. Mais avant tout, un grand Merci à l AAAF pour nous avoir permis d élargir nos connaissances dans le domaine aéronautique et spatial et de rencontrer des acteurs impliqués dans ce secteur industriel. Les conférences AAAF «Le cycle de conférences auquel nous avons pu assister entre pleinement dans le cursus que nous avions choisi de suivre à l ENSAM de Bordeaux. Il nous a apporté le plus que l enseignement ne peut pas transmettre : l ouverture sur les explorations actuelles dans le domaine des technologies aéronautiques et spatiales. Nous avons ainsi entrevu ce qui se fait concrètement dans ces branches de l industrie.» Yann XITRA «Je pense que l AAAF nous apporte une culture générale sur ce qui se fait dans le monde actuel de l aérospatial, et peut de ce fait s inscrire parfaitement comme partie essentielle de notre formation. En ce qui concerne les conférences AAAF, je ne saurais dire ô combien elles furent enrichissantes!» Jean Etienne LEMAIRE «Les conférences AAAF permettent d obtenir une culture technologique dans des domaines pas ou peu abordés en cours. De plus, les rencontres effectuées lors de ces réunions offrent une multitude d avis utiles pour la construction de son projet professionnel.» Luc HERRERO «Je pense que l on peut tirer essentiellement deux choses de ces conférences : tout d abord, c est un bon moyen pour se tenir au courant des techniques et des projets menés dans le domaine de l aéronautique. Ensuite, de part la diversité des carrières des intervenants, on peut se faire une idée de tel ou tel métier que l on souhaiterait exercer.» Nicolas MEALIER

11 Le Symposium d Arcachon «Dans un cadre aussi agréable que le palais des congrès, nous avoir permis d assister à des conférences traitant de sujets variés et pointus fut d un grand intérêt. Par la diversité des conférences, chacun a pu y trouver son compte et parfaire son anglais. Un accueil chaleureux nous y a été réservé qui fut très apprécié.» Clothilde MARTINI «Le congrès AAAF d Arcachon s est révélé très intéressant tant sur le contenu, à travers des sujets de conférence tous d actualité et de très bonne qualité, que sur les intervenants eux-mêmes. Voir tant de monde, dont certaines grandes personnalités du monde aérospatial, toutes réunies autour d une même passion et qui restent très accessibles et disponibles aux élèves qui n en sont encore qu aux prémices de leurs carrières, reflète parfaitement l esprit qui anime AAAF.» Axel CANUS De gauche à droite, debouts : Axel, François, Thomas et Alexis ; accroupis : Damien, Olivier et Rattana TÉMOIGNAGES «Bien sûr les conférences sur la rentrée atmosphérique ont élargi notre connaissance des programmes spatiaux internationaux en cours. Mais surtout, il a été intéressant de voir les rôles politiques des agences participant aux congrès, et les manœuvres autour des projets proposés par les unes et les autres pour récupérer les différentes subventions.» Luc HERRERO Ainsi, nous espérons que les futurs étudiants de l ENSAM pourront profiter eux aussi de cet apport intellectuel et relationnel, qui nous a tous enrichi. Encore merci à l association pour tout ce qu elle nous a offert. La plupart d entre nous iront s inscrire dans la section régionale la plus proche afin de transmettre nous aussi cette passion de l aéronautique et de l espace qui nous anime... Benoît et Etienne de l Ipsa (1) Benoît BONNARD Etienne Van KERREBROECK AAAF destinée aux jeunes en est une parfaite illustration. Plusieurs membres de l AAAF sont déjà intervenus à l IPSA ou dans leurs propres locaux après que nous les eussions contactés. Ces conférences ont permis un échange mutuel entre deux générations et ont particulièrement enthousiasmé les étudiants. Nous profitons de l occasion qui nous a été donné d écrire ces lignes pour féliciter toutes les personnes qui donnent de leur temps pour partager leur passion, leurs connaissances, leurs expériences, et nous les encourageons à continuer car ils auront toujours leur public parmi nous. En intégrant l AAAF à l occasion d un stage durant l été 2004, nous avons rencontré beaucoup de membres qui nous ont exprimé leur souhait qu une population jeune vienne rejoindre les rangs de l association. Sous l impulsion du comité «jeunes», de nombreuses personnalités s investissent au quotidien à organiser des évènements, préparer des articles et se déplacent même dans des écoles pour être au plus près des étudiants. Cette LETTRE Ce contact est très important car c est une possibilité pour nous de nous tenir informés des projets actuels, de profiter de l expérience et des conseils de spécialistes dans tous les domaines. La rencontre avec des actifs du monde de l aéronautique et de l astronautique ouvre des perspectives : Benoît a ainsi rencontré le Président directeur général de SINTERS et obtenu un stage de fin d études de 6 mois dans sa filiale de Montréal. Benoît BONNARD, Etienne van KERREBROECK, IPSA * l IPSA, Institut Polytechnique des Sciences Avancées est un établissement privé d enseignement supérieur technique créé en 1961 qui s est donné pour mission de fournir des cadres supérieurs scientifiques immédiatement opérationnels pour des postes d encadrement et de direction dans les domaines les plus variés : aéronautique, espace, informatique, transports, mécanique, électronique.. LA LETTRE AAAF 11

12 Avis de candidature EMPLOI CÉLINE SAINT OLIVE BAQUE 26 ans, mariée Bilingue Français Anglais (TOEIC 945), Espagnol Durant mes études à L Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de Paris, j ai acquis une connaissance pluridisciplinaire dans de nombreux domaines de la physique, avec une prédilection pour l optique en général et le traitement de l image et du signal en particulier et un goût prononcé pour l expérimentation et la simulation, qui se sont renforcés au cours de mes stages en entreprise. INGENIEUR ESPCI RECHERCHE UN POSTE R&D EN TRAITEMENT DE L IMAGE ET DU SIGNAL «Participer à la mise au point de logiciels de traitement d image et du signal me permettrait de concrétiser ma formation théorique et pratique, en adéquation avec mes goûts scientifiques» Un premier stage de 6 mois effectué chez IBM (Californie) et consacré à l étude de l interaction «disque - tête de lecture» par méthode optique (ellipsométrie), a constitué pour moi une expérience particulièrement enrichissante de la recherche en entreprise dans un contexte international, avec des interactions avec des chercheurs de tous les continents. J ai suivi le Master de Bio-ingénierie à l ESPCI en raison de mon intérêt pour la physique appliquée à la biologie : 4 mois d enseignement dans de nombreux domaines de la technique appliqués aux sciences du vivant, notamment une formation sur les bio-matériaux et sur l imagerie médicale utilisant des méthodes optiques ou acoustiques. J ai ensuite participé à l amélioration d un logiciel pour l imagerie et la thérapie du cerveau par focalisation ultrasonore, mis au point au laboratoire d ondes et acoustique de l ESPCI dirigé par Matthias FINK. Enfin, mon projet final de Master, réalisé chez Philips en Allemagne, traitait de l amélioration des images tomographiques présentant des implants métalliques par traitement numérique (reconnaissance de forme, segmentation, détection de contours). Le logiciel dont j ai finalisé le développement pendant une prolongation de stage de 6 mois, a fait l objet d un brevet et a été intégré aux scanners de nouvelle génération de Philips. Durant mon séjour chez Philips, j ai pu bénéficier d une grande autonomie dans la conduite du projet et rencontrer tous les acteurs impliqués dans la mise au point des scanners (médecins, conseils en propriété industrielle, développeurs logiciels). Je recherche actuellement un poste en recherche et développement dans une entreprise du secteur aérospatial ou des biotechnologies. Participer à la mise au point de logiciels de traitement d image et du signal me permettrait de concrétiser ma formation théorique et pratique, en adéquation avec mes goûts scientifiques. N 5 - MAI DOMAINE DE COMPÉTENCES Expérimentation dans différents domaines (optique, acoustique) : montage des expériences, interfaçage avec l ordinateur ; Traitement de l image et du signal : développement logiciel, simulations numériques ; Gestion de projet : définition et application d une stratégie de recherche, coordination de travaux expérimentaux et de simulations numériques, interaction avec les différents acteurs du projet. EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE Ingénieur de recherche (12 mois) - Philips Medical Research, Aachen. Allemagne : Traitement d image. Amélioration des images tomographiques : correction des artéfacts dus à la présence de métal dans le corps (implant de hanche ). Traitement de l image (segmentation) pour une meilleure qualité (contraste et résolution) et un traitement radiatif plus précis. Intégration du logiciel dans les scanners de nouvelle génération. Publication : Medical Imaging Proceedings of the SPIE, Vol 5371, p Dépôt de brevet 2003 Stage de recherche (3 mois) - ESPCI, LOA : Projet de thérapie ultrasonore Imagerie et thérapie du cerveau par focalisation ultrasonore. Etude de la déformation des ondes au passage du crâne ; observation de la nécrose par ultrasons. Publication : «Skull surface detection applied to brain hyperthermia : a new ultrasound based positioning system for non invasive focusing», World Congress on Ultrasonics 2, pp , Stage ingénieur (3 mois) - ESPCI, Laboratoire d Optique : Projet holographie Réalisation des Travaux Pratiques en holographie numérique pour les élèves de 2 ème année de l ESPCI : laser, Michelson, caméra CCD, extraction et utilisation des données (Matlab) 2001 Stage ingénieur (6 mois) - IBM, San Jose Californie USA : Amélioration du stockage optique Etude de l interaction entre disque dur et tête de lecture (distants de l ordre de 10nm) par méthode optique (ellipsomètre). Résolution des problèmes de détérioration des données enregistrées liés à l écrasement de la tête sur le disque. Amélioration de la qualité du stockage de données. Publication : IEEE Trans. Magn. vol. 38, n 5, 2002, p ) FORMATION Mastère de Bio-Ingénierie à l ESPCI Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la Ville de Paris (ESPCI) Mathématiques supérieures et spéciales (option PC*), Lycée Aux Lazaristes, Lyon. Juin 1996 Baccalauréat, série S spécialité mathématiques, mention Bien. ACTIVITES EXTRA-PROFESSIONNELLES Vice trésorière de la Junior Entreprise de l ESPCI : en 2000, création du portefeuille clients, réalisation des projets des entreprises par les élèves sélectionnés, gestion des bénéfices ; Présidente du club théâtre de l ESPCI : Organisation de la saison théâtrale de l école en 2001 : Second rôle dans «La fille bien gardée» de Labiche ; Sports : Equitation, volley (compétition FNSU), danse contemporaine, ski.

13 Francis MOATY Le colloque comme outil de formation : regards croisés d apprentis veilleurs PAR FRANCIS MOATY, MISTE/ISIEE Le 7 ème Forum Européen d Intelligence Economique, «Entre concurrence et coopération», organisé à Amiens, les 17 à 19 novembre 2004, par la Commission «Information pour l entreprise» (CIPE) de l AAAF et par la Société des Ingénieurs de l Automobile (SIA) a réuni environ 150 personnes, professionnels ou futurs professionnels du management de l information stratégique. Ce fut un évènement remarquable tant par la réflexion et la motivation des conférenciers que par la richesse des échanges qui s y sont tenus. A l initiative de l AAAF, le MISTE, Mastère (MS) Spécialisé en Intelligence Scientifique, Technique et Économique du Groupe ESIEE, y a participé, en tant que partenaire, avec sa promotion d étudiants 2005 et une partie de sa promotion Francis MOATY, professeur et responsable du MISTE, a rassemblé pour LA LETTRE AAAF des témoignages de ces jeunes, qui portent autant sur le colloque lui-même que sur leur perception de l intelligence économique et les questions qu ils sont amenés à se poser en tant qu étudiants, face à un tel évènement. Ils présentent à leur manière, en toute liberté, les conférences et les réflexions suscitées par les débats. Faute de place, nous ne publions ici que quelques extraits choisis de ces témoignages qui reflètent si bien à la fois la fraîcheur de la jeunesse et la maturité de la réflexion de leurs auteurs. Ils seront retranscrits intégralement dans un prochain numéro de LA LETTRE. Des approches de l IE différentes selon son statut? «Lors de ce Forum, j ai eu l impression qu il y avait deux catégories de participants, d un côté les professionnels de l information : thésards, professeurs en sciences de l information (Lille, Grenoble) qui partent des théories pour dégager des pratiques et de l autre des ingénieurs, scientifiques, commerciaux, experts de leur «industrie», ayant acquis des compétences en I.E., faisant de la veille sur leur domaine d activité A la lumière des exposés, ces deux catégories semblent avoir des pratiques assez différenciées, je dirai même des approches inversées par rapport à l idée que je m en étais faite. Les professionnels issus des sciences l information s attachaient plus à lier leurs méthodologies à des cas pratiques comme H. LESCA et son procédé d animation de réseau de traqueurs en entreprise ou l ingénieur en sciences de l Information chez Valéo et sa veille sur les brevets : ces personnes de formation théorique ont eu une tendance à dégager des pratiques claires. A l inverse, les experts «industrie», ingénieurs se sont plus attachés au concept, tels que S. PERRINE de France Telecom et ses calculs de coût de l information utile ou encore le participant de Dassault sur la systémique. Ces exposés étaient uniquement basés sur ces concepts théoriques sans pour autant que l on obtienne des exemples sur leurs applications pratiques. Ces approches différenciées ont-elles un rapport avec la notion de concurrence? Un expert de l industrie préfère peut être évoquer des concepts plutôt que de détailler ses pratiques d I.E. aux concurrents? On ne montre que le basique, essentiellement ce que son concurrent pratique également en matière d I.E., de veille D où cette impression d entendre toujours le même discours, à chaque présentation : une définition de l I.E., son historique, ses finalités. Une tendance donc à parler sans contenu différenciant, non parce qu on n en a pas (du moins je l espère pour ma formation sic), mais plutôt par protectionnisme»... Catherine FAUCHOUX Et si nous changions de lunettes? «Regardons la situation en face. Il y a matière à s interroger : notre «irréductible petit village gaulois» cartésien, encyclopédiste, métaphorique et abstrait à souhait, toujours prompt à conceptualiser, théoriser de grands principes généraux - ou donner des leçons a t-il en main tous les atouts nécessaires pour réussir son passage à l I.E.? Cette vision à prisme unique ne risque t-elle pas de se transformer en un «handicap durable»? Une telle (r)évolution des esprits ne peut (hélas!) se décréter. Et encore moins s administrer Mais à l avenir, peut-être devrionsnous, modestement, davantage apprendre à apprendre, individuellement et collectivement. Et commencer par apprendre des autres et de leur vécu. Ce qui suppose de développer notre empathie et notre curiosité culturelle. Notamment en expérimentant de nouveaux modèles ayant démontré leur efficacité. En s inspirant, par exemple, de l intelligence des situations des japonais et de leur forte capacité d étonnement : derrière chaque nippon, un veilleur. Ou encore, en pratiquant plus souvent l apprentissage pragmatique par l action (learning by doing), sur le mode de cas concrets et de l essai-erreur cher aux anglo-saxons. Sans vouloir renier nos réels atouts, nos capacités d analyse ou notre héritage, il s agirait de diversifier nos méthodes et stratégies d apprentissage pour nous enrichir des bonnes pratiques identifiées hors des frontières ou hors des limites de l entreprise, par les échanges entre pairs d une même communauté professionnelle.» Bertrand MAHE Le réseau, coeur de l IE «Un autre terme est revenu souvent, c'est celui de «réseau», me confortant dans l'idée que le réseau est au coeur de l'intelligence économique. Plusieurs intervenants[...] ont évoqué les problèmes de gestion de tels réseaux MM. MOINET et MARCON, de l'université de Poitiers, décrivent la constitution des réseaux sociaux et organisationnels, introduisent la notion de «cyber-réseaux» et nous aident à nous poser les bonnes questions pour les «solliciter» ; ils parlent de «stratégie réseau», notion qui permet de «ne pas considérer le réseau comme un objet d'analyse mais avant tout comme un processus stratégique». M. MUNCK a présenté le programme COGITO de développement de l'intelligence économique en Alsace. Quand je lui ai demandé comment il expliquait la réussite de son action, il a insisté sur l'importance du réseau mis en place et du dynamisme de ses correspondants porteurs du projet dans les entreprises. Dans la session «méthodologie», j'ai retenu l'intervention de Mme Bernadette CASTEROT qui a comparé le mode de fonctionnement des veilleurs français et japonais et qui a insisté sur la réticence des Français à être «au service» des autres, qualité indispensable d'un veilleur. FORMATION LA LETTRE AAAF 13

14 FORMATION N 5 - MAI Pour conclure, je dirai que la complicité entre les participants dans un réseau et la cohésion du groupe de personnes dont les sociétés sont souvent concurrentes sont une nécessité et un atout fort pour que le réseau soit vraiment au coeur de l'intelligence économique. L'intelligence économique est bien un «état d'esprit».» Florence PROTAT Modes de raisonnement, modes de pensée, cultures nationales et veille «La veille suppose un besoin, la conscience d un manque, la mise en œuvre de facultés ou de dispositions intellectuelles particulières : observer son environnement et saisir les éléments d information disparate, les recouper, en dégager les tendances, transposer les innovations d un domaine à un autre. Le modèle de raisonnement anglais : pragmatique et inductif, avec une attention focalisée sur la situation concrète ou le traitement au cas par cas. La langue japonaise : structure très concrète, langage syllabique relatif au contexte, ambiguïté, logique d interprétation par rapport à l environnement. L idéogramme japonais apprend à figurer et éloigne de la pensée spéculative. Il renforce la pensée concrète les choses sont toujours pensées dans leur contexte. La langue japonaise prédispose à l analogie : penser par l image pousse à l observation, au décodage. Cette pensée situationnelle et systémique est plus conforme à la Veille. Les japonais pensent en osmose avec leur environnement, leur raisonnement est de type physique et situationnel. L apprentissage est centré sur l imitation, qui précède l invention (démarche mimétique). C est ainsi que le japonais est en apprentissage permanent et se fond dans le groupe. La Veille chez lui est un apprentissage permanent. La langue française qui repose sur le modèle logico-déductif et la déclinaison des grands principes, possède une structure abstraite. Cette structure introduit une distance par rapport aux objets, résultant de la distance entre les sons et les lettres. Le fait d avoir à surmonter cette distance nous prédispose à l abstraction. Cela tient à des faits historiques : la société de cour a jadis dépouillé la langue de références concrètes - pour être noble, il fallait être plus abstrait afin de se distinguer des autres. C est pourquoi aujourd hui en France on aime les formules invisibles au détriment des descriptions précises. Nous sommes allusifs dans nos discours, le langage métaphorique ne se retrouve que dans le langage familier. La langue n est pas centrée sur la relation ou la situation, mais structurée à partir du sujet dans un effort de distanciation. Comparés aux Japonais qui pensent «environnement» et aiment voir l ensemble dans ses détails, les Français ont une pensée fortement conceptuelle qui décline les modèles théoriques aux lois et règles. Ils cherchent plutôt à saisir l idée-clé, les principes d une situation, le concept. Ils se contentent des grands principes et vont très vite à l essentiel. La référence au concret, au détail y est peu valorisée, voir jugée encombrante (les dépêches). Le modèle de pensée français est conditionné au fait que le système scolaire en France sélectionne dans son élite plutôt des personnes plus à l aise dans le maniement de la pensée abstraite. Cette sélection sur le raisonnement logico-mathématique est assez uniforme. L apprentissage est centré sur l autonomie et le sens critique qui permet d avoir toujours une distance par rapport à la loi. C est pourquoi nous réagissons plutôt suite à une action d un concurrent. Ainsi, le «comment», l explication, sont largement favorisés par rapport au «pourquoi», à la compréhension, l observation, la démonstration. La formation en France est plutôt un parcours initiatique qu un véritable apprentissage - au Japon, il est permanent et collectif.» J ai découvert l intelligence territoriale «L intervention de D. MUNCK, chargé du programme COGITO en Alsace, fut un témoignage passionnant sur le développement de l IET dans sa région. Les objectifs de ce programme sont d une part d aider les entreprises à s approprier les démarches d IE (communiquer sur l IE, création d un Centre Régional de Veille Stratégique), d autre part de soutenir des opérations collectives et d encourager le recours aux cabinets de conseils. Alors que seules sept régions ont déjà mis en place une activité d IET, A. Juillet a publiquement annoncé que toutes les régions en seraient dotées d ici à Tout reste alors à faire, d autant plus qu après déjà quatre ans d existence, le programme COGITO commence tout juste sa phase de maturité et peut maintenant entreprendre des actions adaptées aux besoins des entreprises. C est ainsi que je me suis trouvé un véritable intérêt pour l IET et je compte dès lors l intégrer à mon projet professionnel.» Alexis KECHICHIAN La motivation, l ouverture et la clarté «J ai été frappé par : la forte implication professionnelle des personnes présentes dans le domaine, même si cela débouchait parfois sur une vraie langue de bois entepreneuriale. Pas mal de jargon inutile (Mme MESGUICH, au détriment de ses travaux, intéressants par ailleurs) voir d'idéologie (S.PERRINE) ; le caractère de «petit monde» de l'intelligence économique, paraissant avoir du mal à communiquer clairement avec l'extérieur pour faire comprendre le caractère stratégique et en même temps très concret de l'i.e. ; les contacts inter-personnels intéressants, les gens très ouverts pour parler de leur activité, beaucoup moins à proposer des stages ou à s engager sur un futur professionnel. Or un auditeur pense très naturellement aussi à cela!; l inégale qualité des exposés, les moins bons étant faits par des universitaires «purs» qui ont parus très déconnectés de l'économie et des entreprises. Incompréhension totale de la notion d'intelligence territoriale ; la personne de Valeo thermique moteur, qui semblait une pro de son domaine, licenciée par cette société. En savait-elle trop pour ses patrons?; La session animée par Mme SALA a été la plus claire, au moins sur le plan communicationnel pour comprendre ce qu'est l'i.e. Mais il reste que l'i.e. reste encore fortement entourée d'ombre d'autant qu'il a été souvent plus question de veille que d'i.e.» Thierry MARTIN L IE, ARCHÉOLOGIE DES AFFAIRES Durant ce colloque, j ai été tout d abord surpris par la corrélation positive entre la «hauteur» hiérarchique du conférencier et la hauteur théorique voir lunaire du dit intervenant, à l inverse du réalisme des professionnels à des fonctions plus opérationnelles (M. PERRINE, Mme BARATA). Ensuite, par l incertitude quant à l offre et surtout la sécurité de l emploi dans ce domaine : je repense au cas de Mme BARATA qui perdra son emploi deux semaines après le colloque alors que de tous mes interlocuteurs, elle m a semblée la plus dévouée et impliquée dans son travail.» Patrice-Stéphane FAULIAU

15 Des jeunes pour innover : le concours international universitaire de drones miniatures. PAR PHILIPPE CHOY, ONERA Philippe CHOY, ONERA En septembre 2005, la DGA et l'onera organiseront l épreuve finale de la première édition du «Concours international universitaire de drones miniatures», officiellement lancé depuis juin 2002 et auquel participent 20 équipes représentant 20 regroupements de grandes écoles d ingénieurs et d universités scientifiques françaises et étrangères. Cette compétition a pour objet de démontrer la faisabilité technique et l'intérêt opérationnel des drones miniatures utilisés comme aide au fantassin dans sa progression en milieu hostile. Contexte L utilisation de robots aériens (drones) dans les conflits actuels est un fait, et ils occuperont demain une place de plus en plus importante. À usage individuel, ou destinés à de petites unités, les drones miniatures seront déployés dans un premier temps pour des missions de surveillance et de reconnaissance à courte portée afin d estimer les dommages subis ou le mouvement de personnes et de véhicules. À terme, ils devront être capables d assister le combattant dans des environnements complexes comme les zones urbaines, et même l'intérieur de bâtiments pour les microdrones. En raison du manque d information locale, ces opérations sont réputées dangereuses. En effet, même si les systèmes de télécommunication actuels permettent d accéder in situ aux informations provenant d avions de reconnaissance, de drones ou encore de satellites, leurs résolutions sont insuffisantes pour évaluer certaines situations en temps réel. Les drones miniatures, éventuellement couplés à des engins de conception classique (avion, hélicoptère, véhicules terrestres ) ou à d autres types de robots mobiles, devraient contribuer à diminuer l exposition du soldat aux situations à risque et à accroître la réactivité des forces. Stimuler la recherche académique Le succès croissant des compétitions inter-universités américaines montre l intérêt des étudiants et des chercheurs pour les drones miniatures. Ludique et artisanale au premier abord, la conception de ces prototypes repose le plus souvent sur des développements théoriques et technologiques novateurs. Plus largement, le concept de drone miniature constitue un remarquable creuset pour la recherche. Aérodynamique, mécanique des fluides, contrôle/commande, planification de mission, fusion de données, vision, intelligence artificielle, micromécanique, nouveaux matériaux, capteurs et actionneurs à base de MEMS : cette liste non exhaustive des axes de recherche spécifiques à cette problématique traduit à la fois la richesse et la complexité du problème. Scénario d évaluation Les concurrents seront jugés en septembre sur les aspects techniques de leur projet (l épreuve statique), pour lesquels un jury d experts notera les points forts et les points faibles du système défini selon un barème précisé dans le règlement, puis sur une épreuve en vol (l épreuve opérationnelle) durant laquelle les prototypes mis au point dans les laboratoires universitaires seront mis en situation en conditions «réalistes». Le scénario de l épreuve opérationnelle repose sur un contexte destiné à représenter la progression d'une unité d'infanterie ou spécialisée en zone urbaine. Cette unité doit faire face à des tireurs embusqués et à un risque de présence ennemie, de barricades et de gravats empêchant un déplacement en véhicule. Le (ou les) drone(s) déployé par cette petite unité à pied doit permettre, face à plusieurs solutions, de déterminer le meilleur axe de progression possible et donc de détecter et localiser les barrages à la progression et les zones éventuellement exposées à des tirs directs. Typiquement, face à quatre axes de progression envisageables entre un point de départ et un point d'arrivée facilement identifiable, l'unité devra pouvoir utiliser son drone afin de déterminer rapidement et en sécurité lesquels de ces itinéraires sont barrés et lesquels comportent des obstacles à la progression. La nature des objectifs, immobiles et hors de vue directe de l unité mettant en œuvre le système, pourra être : un véhicule tous terrains ou un blindé léger, un check point ou barrage routier (comportant des soldats postés, des éléments interdisant le passage de véhicules), un tireur embusqué, dont la détection nécessitera un vol du drone à hauteur des fenêtres. Il sera demandé aux drones de fournir une image vidéo stabilisée, pendant au moins 5 secondes, de chaque objectif. Après la phase de reconnaissance par le drone, l'unité doit parvenir à traverser la zone le plus rapidement possible sans entrer dans le champ d'action des menaces reparties sur les différents itinéraires. Les fantassins doivent être capables de se déplacer au milieu d'obstacles et en courant avec leur matériel. Préparation des équipes En juin 2003 puis en février 2004, 18 équipes se sont vues attribuer par la DGA une contribution financière de 40 k chacune, pour l étude, la réalisation ou l acquisition des équipements nécessaires à leur projet. Ces sommes ont été attribuées après examen par le jury du concours d un dossier de présentation de l équipe et du projet technique, suivi d une soutenance. Ont été particulièrement appréciés les projets s intégrant dans le cursus universitaire des écoles, pour lesquels les laboratoires universitaires ont décidé de s impliquer fortement, dégageant des heures spécifiques pour ces réalisations : travaux dirigés, projets de fin d études comptant pour l obtention d un diplôme, etc. La coopération avec des écoles et universités étrangères a également été encouragée par le jury ; RECHERCHE LA LETTRE AAAF 15

16 RECHERCHE Fig. a) : projet Auryon (UTC) ainsi, devraient participer à cette aventure des enseignants et étudiants Belges, Mexicains, Suédois et Tunisiens. Un lien permanent avec les concurrents a été établi par l ONERA, notamment par l intermédiaire du site sur lequel on trouve en particulier le règlement du concours et les dernières informations relatives à l organisation de l épreuve finale. Les échanges sont nombreux, et il est régulièrement demandé aux équipes de fournir des informations concernant l avancement de leurs travaux, les caractéristiques techniques des liaisons de données, les mesures prises pour assurer la sécurité des vols, etc Ponctuellement, l ONERA donne un avis et des conseils sur quelques solutions techniques, mais n intervient pas activement dans l organisation et les travaux des équipes, pour des raisons de neutralité (bien que l ONERA reste en relation, sur d autres sujets, avec la plupart des écoles représentées dans ce concours). Solutions techniques Les lignes qui suivent présentent brièvement la liste des principales solutions techniques développées par les concurrents. FORMULES AÉRODYNAMIQUES Le règlement incitant fortement les drones à une capacité de vol stationnaire, la majorité des solutions est du type voilures tournantes, à rotors carénés ou non, avec pourtant de nombreuses variantes. On retrouve tout d abord des solutions assez conventionnelles : la solution classique rotor principal + rotor anticouple d un hélicoptère, l inconvénient de cette formule étant son encombrement (la dimension maximale du drone est un critère de notation important), Fig. b) : projet Drone Team (IPSA) des solutions birotors contrarotatifs, d encombrement plus faible, avec encore des nuances : les 2 rotors sont munis d un pas cyclique et d un pas collectif indépendants sur les 2 rotors, et le drone peut être ainsi piloté sur tous les axes (figure a), les 2 rotors sont munis d un pas cyclique et d un pas collectif communs aux 2 rotors, le pilotage est identique au cas précédent sauf en ce qui concerne la commande sur l axe de lacet qui, contrairement au cas précédent, n est plus réalisable par ajustement différentiel du pas général des 2 rotors ; certains envisagent de piloter cet axe par des volets dans le flux des rotors, d autres Fig. c) : projet SATOORN (Supaero) par 2 moteurs latéraux qui serviront de moteurs d appoint pour le vol d avancement (figure b), les 2 rotors sont à pas fixe et le pilotage est assuré d une part par variation de la vitesse de rotation des moteurs, et d autre part soit par des volets situés dans le flux des rotors, soit par des petits rotors auxiliaires (figure c) ; un monorotor à pas fixe avec redresseur et volets situés dans le flux des rotors ; un quadrirotors, concept plus classique et largement éprouvé dans le monde de l aéromodélisme. Le pas des hélices est fixe, et le pilotage est réalisé en jouant sur les différences de vitesses de rotation des 4 moteurs. Très logiquement, les 4 moteurs sont électriques (figure d), ce qui permet d éviter toute forme d actionneur (les moteurs étant pilotés par 4 variateurs électroniques indépendants), sauf pour une équipe qui propose une motorisation par un moteur thermique central et 4 variateurs mécaniques. L inconvénient des solutions ci-dessus est leur vitesse de croisière limitée, et une forte consommation durant ces phases de croisière comparativement à un engin à ailes fixes ou la portance aérodynamique d une aile permet d améliorer grandement l autonomie. N 5 - MAI

17 Fig. d) : projet CPX4 (INPG) Quelques équipes proposent donc des concepts «convertibles», soit par basculement des rotors (figure e), soit par pivotement de l ensemble aile(s) + moteur (figures f et g). La difficulté de ces formules est la mise au point de la stabilisation automatique en vol stationnaire et la phase de transition, le vol d avancement étant ensuite géré comme pour un avion. Enfin, quelques équipes proposent des formules à ailes battantes (figure h) ; le vol stationnaire est dans ce cas difficile Fig. e) : projet Birotan (UTC-UTT-UPJV-ITL) à atteindre, mais chacun espère pouvoir réaliser un vol suffisamment lent pour pouvoir procurer une image «exploitable» au jury. Reste à voir ce qui se passera en présence de turbulences MOTORISATION La motorisation peut-être classée en 2 catégories : les moteurs électriques et les moteurs thermiques. Dans les deux cas, il s agit de moteurs disponibles chez les revendeurs de matériel de modélisme, car les performances Fig. f) : projet Amado (ENSMA) atteintes aujourd hui avec du matériel standard sont excellentes. Les moteurs électriques, très généralement des moteurs à cage tournante alimentés par des accumulateurs au Lithium-Polymère, sont choisis pour leur fiabilité et leur facilité de mise en œuvre et de contrôle en fonctionnement, mais les puissances délivrées sont généralement inférieures à celles des moteurs thermiques, et l ensemble moteur + batterie devient très lourd si l on cherche des durées de fonctionnement supérieures à 15 minutes. Les moteurs thermiques permettent des durées de vol importantes et sont généralement choisis pour des drones assez lourds, mais leur mise en œuvre sera plus délicate (en particulier la phase de démarrage au milieu d une mécanique complexe, et la gestion d un arrêt d urgence en cas de problème sur les autres équipements, imposé par les organisateurs). Fig. h) : projet Oiseau artificiel (ENSMP-ECP) ARCHITECTURE INFORMA- TIQUE ET MATÉRIELLE L architecture du système «générique», comprenant le segment aérien et la station sol, est schématisée cidessous ; aucun drone ne possède l ensemble de ces équipements, mais toutes les options sont synthétisées sur ce schéma. Selon la spécialité de l école / université, les équipements sont fabriqués par les laboratoires universitaires ou achetés ; c est le cas par exemple de la mini centrale inertielle et du GPS, on trouve sur le marché quelques modèles adaptés à cette application. Et même avec deux équipements identiques, le post-traitement envisagé ensuite peut varier : certains utilisent la centrale inertielle comme une «boite noire» qui délivre les positions et attitudes filtrées du drone, d autres récupèrent les mesures brutes des senseurs pour réaliser leurs propres filtrages (lorsque l architecture de la centrale le permet). Les modules d émission réception viennent tous du commerce, mais la difficulté réside à trouver la bonne bande de fréquence, la bonne puissance et le bon traitement nécessaires à assurer la mission même lorsque le drone n est plus en ligne de vue directe avec la station sol. Les solutions techniques étudiées ici sont très variées, et l épreuve opérationnelle devrait permettre de se faire une bonne opinion sur un large panel de solutions. Le système informatique embarqué s appuie sur un seul microcontrôleur, ou plusieurs architecturés autour d un bus. La plupart des équipes s appuient largement, pour la mise au point des algorithmes, sur des outils de modélisation et aide au développement temps réel de type MATLAB Simulink. DEGRÉ D AUTONOMIE DÉCISIONNELLE Le niveau d automatisation va du simple modèle réduit radiocommandé avec système de stabilisation (obligatoire en cas de rupture des liaisons montante ou descendante puisque l opérateur humain compte piloter via l image vidéo prise à bord), à un engin capable de naviguer sur désignation de points de passage, avec procédures de sauvegarde lorsque les liaisons sont rompues. Aucune équipe n a jugé réalisable à court terme une reconnaissance automatique des «cibles», et chaque système nécessite ainsi l utilisation de l homme dans la boucle à divers niveaux. Les plus ambitieux pensent développer, lorsque le reste du système sera opérationnel, des systèmes d aide au fantassin pour la détection des cibles (repérage automatique de contours, ) en s appuyant sur leur expérience en ce domaine. Selon les projets, la plupart des traitements sont envisagés soit à bord, soit au niveau de la station sol, cette dernière solution nécessitant une liaison de données bidirectionnelle fiable. Fig. g) : projet CUST (ENSAM) RECHERCHE LA LETTRE AAAF 17

18 RECHERCHE Architecture informatique et matérielle STATION SOL La station sol peut revêtir plusieurs aspects : le système le plus répandu est bien entendu l ordinateur portable, l écran servant à la visualisation des images prises par le drone en vol. Généralement, cet ordinateur est associé à un boîtier de radiocommande du commerce (aéromodélisme) pour assurer les phases de pilotage manuels, même pour les systèmes les plus autonomes, pour les tentatives de reprise en main en cas de défaillance. Cependant, quelques équipes pensent pouvoir utiliser quelques éléments plus ergonomiques : PDA pour donner les ordres et visualiser la position du drone sur une carte, lunettes de visualisation 3D pour le retour vidéo, «gants» de pilotage, ou manette de console de jeu pour envoyer des ordres «de haut niveau» (va tout droit, stop, prend de l altitude ). L état d avancement des équipes sur ce poste n est pas précisément connu, chacun se concentrant et communicant surtout sur le segment aérien. Conclusion Le challenge proposé par la DGA et l ONERA aux équipes concurrentes étant relativement élevé, il est probable que, le jour de l épreuve en vol, certains de ces projets auront manqué de temps pour parfaire leur mise au point. Quelques imperfections ne manqueront vraisemblablement pas d apparaître. Néanmoins, sans vouloir préjuger des résultats de la compétition qui ne seront connus qu à l issue de l épreuve finale prévue en septembre 2005, il est d ores et déjà possible de constater un certain nombre de succès dans ce Concours international universitaire de drones miniatures. Le premier se mesure à l aune du nombre d équipes concurrentes, vingt équipes représentant plus de trente universités ou écoles d ingénieurs sont en lice et travaillent avec ténacité pour être prêtes en septembre. Le second se constate à la vue des concepts de véhicules aériens proposés et de leurs systèmes de contrôle : l inventivité déployée pour produire cette diversité de solutions technologiques est impressionnante. Le troisième enfin est moins tangible, il s agit de l existence même de ce concours qui traduit une nouvelle forme de collaboration entre un centre de Recherches comme l ONERA et le milieu universitaire. La créativité et l imagination des étudiants couplées à l expertise des chercheurs de l ONERA constituent des atouts majeurs pour le développement prometteur des systèmes de drones miniatures. Philippe CHOY LES CONCURRENTS N 5 - MAI Université de Technologie de Compiègne (AURYON) École Nationale Supérieure de Mécanique et d'aérotechnique (AMADO) École Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques École Nationale Supérieure des Arts et Métiers Université de Clermont-Ferrand École Nationale Supérieure des Mines de Paris et École Centrale de Paris (Oiseau artificiel) École Centrale de Paris et École Nationale Supérieure des Mines de Paris (Quadricoptère) École Supérieure d'ingénieurs en Électronique et Électrotechnique (Puls ESIEE) Institut National des Sciences Appliquées de Strasbourg (Cigognes) Université d'évry Val d'essonne (XSF) École Supérieure de Conception et de Production Industrielle et CNAM (AéroDRONES) Universités de Technologie de Compiègne, de Troyes, de Picardie Jules Verne, de La Laguna (Mexique) (Birotan) Institut National Polytechnique de Grenoble (CPX4) École des Mines d Alès, École Royale Militaire de Bruxelles (EMA'tadors) Groupement IPSA - CESTI Supmeca - EPITA - EPITECH (DroneTeam) École Nationale Supérieure de l Aéronautique et de l Espace (Satoorn) École Supérieure des Technologies Industrielles Avancées, École Royale Militaire de Bruxelles (DAVE) Institut Polytechnique de l Université d Orléans (Polydrone) École Nationale Supérieure d'ingénieurs de Constructions Aéronautiques (Albireo) École Supérieure d'informatique - Électronique - Automatique (PicoSpy) École Supérieure des Sciences et Technologies de l'ingénieur de Nancy + Linköpings Universitet (Air n ESSTIN)

19 Le Festival International Air et Espace 2005 : une affaire d étudiants PAR MARIE AURIAC Un rendez-vous toulousain artistique et culturel avec l Aéronautique et l Espace L idée de ce festival est venue du constat qu il n existait pas réellement de rendez-vous périodique des toulousains avec l aéronautique et le spatial. Bien sûr, nombre de manifestations sont déjà organisées à Toulouse mais aucune ne rassemble en autant de lieux, autant d acteurs visant à montrer l air et l espace sous son aspect artistique. Des étudiants, à travers leur Association Festival Air & Espace (AFAE) ont souhaité réunir associations et entreprises pour offrir aux toulousains leur festival aéronautique et spatial dont la première édition a eu lieu du 2 au 8 février 2005 dernier à Toulouse. Cet événement se voulait artistique et culturel : peintures, films, photographies, débats et conférences ont matérialisé l Air et l Espace durant une semaine. Les toulousains ont ainsi été au rendezvous : ils étaient plus de 6000 à se rendre aux expositions, conférences et films. Ce succès révèle une réelle attente et un véritable engouement de la part des habitants de la ville rose et de ses environs. Une semaine d émotions Certains ont redécouvert les origines de l aviation toulousaine moderne à travers des récits et une exposition commémorant les 50 ans de la Caravelle, célèbre biréacteur construit dans les usines de Sud Aviation. Un hommage à tous ceux qui ont participé à ce projet permettant à la France de retrouver sa place au sein des grandes nations aéronautiques. D'autres se sont évadés grâce aux inventions fantasques de Claudia MARCHESIN et Serge REYNAUD, deux artistes guidés par les écrits de Léonard de Vinci. Une exposition réunissant maquettes et peintures qui a pris place au sein de la médiathèque José Cabanis durant 2 mois et qui nous a amenés au rêve créateur de " l homme-volant ". Les enfants n ont pas été oubliés, qui ont participé aux ateliers de l association Science Animation, lesquels ont remporté un franc succès. Durant tout un après-midi, ils ont pu construire, avec même certains parents qui se sont pris au jeu, avions et satellites! Etudiants bénévoles de l AFAE qui ont participé à la conception et à l animation de la soirée à la Cité de l Espace Fictions cinématographiques et documentaires diffusés dans les cinémas du centre ville, ont aussi été à l honneur ; tout particulièrement le premier volet du film de présentation consacré à l A380, projeté à Supaero en présence de Charles CHAMPION. Pour clôturer cette première édition du Festival, la Cité de l Espace a ouvert ses portes aux amateurs de musique électronique pour une soirée spéciale sur le thème de Techno-Cité. Festivités, rêve et nostalgie ont rythmé cette semaine d émotions en sept lieux privilégiés : la médiathèque José Cabanis, la CRAM (Caisse Régionale d Assurance Maladie), Supaero, la Cité de l Espace, l école d audiovisuelle ESAV, la Cinémathèque et le cinéma l ABC. La diversité des manifestations a permis à chacun de trouver son propre parcours, de vivre son propre festival. Des partenaires, pour réussir Les acteurs de l aéronautique et du spatial, comme les acteurs culturels sont très présents à Toulouse. C est grâce à eux, à leurs rencontres, à leurs conseils, à leur soutien que avons réussi à faire un festival à la hauteur de notre ambition. À ce titre nous remercions les différentes écoles - ESARC, SUPAERO, ESAV, IFAG - les acteurs de l aéronautique et du spatial le CNES, l Armée de l air, Sciences animation, la Cité de l espace, l Aérothèque, Jean-pierre CONDAT, l amicale Air France - mais aussi les partenaires institutionnels - la CRAM, la mairie de Toulouse, la médiathèque José Cabanis - et les cinémas - la Cinémathèque, l ABC - et tous les intervenants du festival. Nous tenons aussi à remercier chaleureusement nos partenaires financiers «IMG 5154» - Conférence de Richard HEIDMANN (Planète Mars) et John ROCH (Mars Society) à la médiathèque José CABANIS CULTURE LA LETTRE AAAF 19

20 N 5 - MAI 2005 CULTURE «Les machines volantes» - Serge REYNAUD et Claudia MARCHESIN qui nous ont fait confiance pour cette première édition et grâce auxquels nous avons pu concevoir notamment les outils de communication qui ont fait connaître la manifestation : Nostalgie, JCDecaux, Exapaq, Hétéroclite, l école IFAG et Berry Bois. Un concept pour l avenir C est la diversité des idées, des hommes et des points de vue qui a caractérisé cette première édition du Festival International Air & Espace. Nous souhaiterions voir se développer ce festival de façon pérenne au tour de trois thèmes : la valorisation du patrimoine, la démocratisation du progrès et la découverte artistique des domaines de l air et de l espace. Pour la prochaine édition, en 2007, l AFAE se propose d être à nouveau fédératrice des recherches et des démarches de l ensemble des acteurs du projet, avec l ambition d attirer, cette fois-ci, un public national, voire international, pour faire et pourquoi pas, de Toulouse la capitale culturelle européenne de l aéronautique et du spatial? Marie AURIAC Responsable de la communication du Festival 20 L Association Festival Air & Espace : une équipe d étudiants motivés L'AFAE est une association à Loi 1901, créée en 2002 par 12 étudiants d écoles de commerce est à l origine du lancement du Festival International Air & Espace. Son objectif est de réunir les acteurs de l air et de l espace afin de créer un événement unique à Toulouse, à la hauteur de la place économique de l aéronautique et du spatial dans la région. Entreprises, associations, institutions, l AFAE qui se veut fédératrice, a frappé à toutes les portes et la plupart se sont ouvertes en grand pour des partenariats pérennes et fructueux. Le bureau est composé de quatre membres bénévoles : Raphaël NUBLAT (étudiant en management) : président et responsable du pôle cinéma ; Matthieu CHATELAIN (étudiant en management d entreprise) : vice-président et responsable du pôle expositions ; Eve DIMON (diplômée en comptabilité) : trésorière ; Marie AURIAC (diplômée en communication) : secrétaire et responsable communication. Des étudiants de l IFAG, de SUPAERO et de l ESARC se sont joints au projet pour assurer la logistique du festival (création des supports de communication, mise en place des manifestations ). Un chaleureux appel est lancé à tous les futurs partenaires du festival - étudiants, artistes, astronautes, pilotes, chercheurs, cinéastes, passionnés d aéronautique et de spatial, amateurs de rêve et d imaginaire pour venir l enrichir de leur spécificité et de leur diversité. Pour participer à la prochaine édition ou tout simplement en savoir plus : AFAE (Association Festival Air & Espace) 9 rue Plantier Toulouse Mail : Site : LA LETTRE AAAF Éditeur : Association Aéronautique et Astronautique de France, AAAF 61, av. du Château Verneuil/Seine Tél : Fax : Directeur de la publication : Michel SCHELLER Rédacteur en chef : Khoa DANG-TRAN Comité de rédaction : Michel de la BURGADE, Shirley COMPARD, Claude HANTZ, Jacques HAUVETTE, Philippe JUNG, Georges MEAUZE Rédaction : Tél : ; Fax : ; Ont notamment collaboré à ce numéro : Philippe ADAMSKI, Marie AURIAC et les étudiants de l'afae, Paulette BEFFARE, Benoît BONNARD; Martine CARISEY, Philippe CHOY, Daniel DEVILLER; Catherine GOETZ et les élèves de l'ensam- Bordeaux, Etienne van KERREBROECK, Gérard LARUELLE, Francis LEBOEUF, Francis MOATY et les élèves du MISTE/ESIEE, Céline SAINT OLIVE BAQUE Crédits Photos : EADS; ONERA; Serge REYNAUD et CLaudia MARCHESIN Conception : Khoa DANG-TRAN, Sophie BOUGNON Réalisation : Sophie BOUGNON Imprimerie : AGI SYSTEM S Dépôt légal : 1 ème trimestre 2004 ISSN / Droits de reproduction, texte et illustrations réservés pour tous pays

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