Fmp Mutualité : 19, cité Voltaire - CS PARIS CEDEX 11

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3 ÉDITO Sommaire L Vie mutualiste 4/6 L Protection sociale 8-9 T L Actu santé L Service lecteurs L Dossier Santé : sortir des crises L Environnement L Repères L Jeux 22 L En famille L Enfance 26 L Cinéma 27 L Livres 28 L CyberCulture 29 L Recettes de nos régions 30 L Expos 31 Médicaments, erreurs médicales, difficultés d accès aux soins, les Français sont moins en moins confiants dans leur système de santé! Tels sont les enseignements du dernier baromètre LH2-CISS sur les «droits des malades et la qualité du système de santé», réalisé les 18 et 19 Février 2011 auprès de 1006 personnes. Bien que toujours positif, le sentiment des Français sur la qualité de leur système de santé baisse dans tous les domaines d environ 5 points par rapport à l année dernière. Les Français apparaissent ainsi de plus en plus inquiets, voire méfiants, sur l évolution de leur système de protection sociale, la qualité des soins qui leur sont prodigués et l information qui leur est donnée sur leur santé. Expliquer cette tendance lourde de l opinion par l affaire du Mediator ne serait pas suffisant, car même si elle a pu accentuer certaines critiques, le mal est bien plus profond que cela, au regard des résultats de cette étude. Ainsi, le sentiment des Français interrogés sur la qualité des renseignements qui leur sont apportés par un professionnel sur leur état de santé ou leurs soins, connaît une chute de 5 % cette année. Plus frappante encore, l estimation de l information reçue quant au coût des soins et à leur prise en charge, déjà basse les années précédentes, passe de 58% à 53% de personnes satisfaites. La même baisse existe pour ce qui concerne le temps passé par un médecin avec ses patients, qui serait de plus en plus court. Cette tendance se constate également lorsqu il est fait référence aux acteurs de santé, comme l industrie pharmaceutique ou les institutions publiques (ministère de la Santé, hôpitaux ) qui, par leur action ou inaction, ont majoritairement perdu la confiance des personnes interrogées. Enfin, notre système de soins serait-il encore le meilleur du monde! Avec 21% des Français interrogés qui ont du reporter ou annuler une consultation chez un médecin en raison des dépassements d honoraires et ceux qui ont dû délaisser des soins par manque d offres, l accès aux soins devient de plus en plus difficile, tant pour des raisons financières que géographiques. Face à ce pessimisme, il est cependant confirmé par une majorité des Français interrogés (48%) que les mutuelles constituent, devant les associations ou les administrations, les organismes les plus légitimes pour défendre et représenter les intérêts des malades et des usagers du système de soins. Cette confiance, qui constitue une force, ne peut que nous inciter à tout mettre en oeuvre pour que chaque mutualiste bénéficie d une écoute et d informations précises relatives à leur santé et accèdent également à des soins de qualité au juste prix. C est dans ce contexte que nous soutenons Priorité Santé Mutualiste, un service qui vous permet de bénéficier de renseignements personnalisés et confidentiels sur votre santé et sur l offre de soins dans votre région. Alors, n hésitez pas à appeler et merci de votre confiance! Didier Gaboriaud Président de la FMP Fmp Mutualité : 19, cité Voltaire - CS PARIS CEDEX 11 Directeur de la publication : Jean-Marc Régnier Rédacteur en chef : Eric Camus - Tél. : Service publicité : Tél. : Service abonnement : Tél. : Abonnement annuel : 11,86 e Abonnement de soutien : 46 e ISSN Commission paritaire 1012 M Mise en page, réalisation : Philem Despiney, Scop In studio avenue de la république Bagnolet - - Imprimerie : Imaye Graphic : Bld Henri Becquerel Laval cedex 9 Il est indexé à ce présent numéro un encart de exemplaires destiné aux adhérents de la Mutuelle Bred.

4 page 4 mars/avril 2011 Vie mutualiste L union européenne, un système qui vous veut du bien? En l espace d un mois, la Sainte Trinité de l Union, (la Commission de Bruxelles, la Cour de Luxembourg et le Parlement de Strasbourg), nous a envoyé coup sur coup trois signaux achevant de nous faire douter du parallélisme entre intérêt général et logique du système européen. Partie le 26 janvier de Bruxelles, la première salve va toucher directement les mutuelles et les autres acteurs de la complémentaire santé en France. La Commission a en effet signifié à la France que le statut fiscal dérogatoire accordé aux contrats solidaires et responsables n était «pas compatible avec les règles du Traité européen» sur les aides d Etat, et donc contraire aux règles de concurrence de l Union. Une décision très lourde de conséquences de la part de la Commission car elle vient remettre en cause la fiscalité des mutuelles. Pour comprendre cet enjeu, rappelons que les contrats solidaires et responsables, qui représentent la quasi totalité des complémentaires santé diffusées par les mutuelles, sont actuellement exonérés de l impôt sur les sociétés et de la nouvelle Contribution Economique Territoriale (CET), en fait l ancienne taxe professionnelle. Ce statut fiscal particulier est la contrepartie du rôle d incitation au respect du parcours de soins rempli par les contrats solidaires et responsables*. Venant juste après l imposition, en décembre dernier, de ces mêmes contrats à la taxe sur les conventions d assurance (TCA, lire FMP Mutualité n 571 et n 572), ce nouveau coup de Bruxelles supprimerait toute incitation à accompagner les efforts de maîtrise des dépenses de santé et d accès à une complémentaire. Condamnant fermement la position de la Commission, la Mutualité française, par la voix de son nouveau président, Etienne Caniard, a par ailleurs souligné que ce bouleversement fiscal aurait pour conséquence «une augmentation des cotisations des mutuelles puisque ces dernières seraient alors soumises à l impôt sur les sociétés», augmentation qui pénaliserait directement l e s c ons om mateurs, «contrairement à ce qu affirme la Commission européenne». La Mutualité française a d ores et déjà saisi le Premier ministre de cette question et compte sur ce bouleversement fiscal aurait pour conséquence une augmentation des cotisations des mutuelles puisque ces dernières seraient alors soumises à l impôt sur les sociétés Brouck - Iconovox le soutien des pouvoirs publics français pour défendre les intérêts des adhérents mutualistes. Les dégâts collatéraux de la non discrimination La deuxième salve vient, elle, du Luxembourg, plus précisément, de la Cour de Justice de l Union, qui a rendu, le 1 er mars, un arrêt interdisant, à compter du 21 décembre 2012, toute différenciation tarifaire entre les sexes en matière d assurance. Stupéfiant toute la profession, qui en a pourtant vu d autres, cet arrêt

5 est de nature à remettre en cause rien moins que l ensemble du modèle économique des assureurs européens. Jusqu ici, les assureurs bénéficiaient d une dérogation à une directive de 2004 qui «interdit toute discrimination fondée sur le sexe dans l accès à des biens et services et dans la fourniture de biens et services». Les Etats membres pouvaient y déroger «lorsque le sexe est un facteur déterminant dans l évaluation des risques et que de telles différences peuvent être fondées sur des données actuarielles et statistiques pertinentes et précises». Ce qui est le cas par exemple en assurance auto, les jeunes conductrices paient en général moins cher que les jeunes conducteurs, ou en assurance vie, les tables de mortalité étant différentes pour les hommes et pour les femmes. Si Viviane Reding, commissaire européenne à l égalité, s est réjouie de ce «grand jour pour l égalité des genres dans l Union européenne», il est probable que les jeunes femmes qui verront leur contrat d assurance automobile augmenter, de 30 % à 45 % selon certains analystes, n en penseront pas moins. Elles ne seront probablement pas les seules, car le jugement de la Cour pourrait faire jurisprudence et s appliquer à bien d autres domaines. Il revenait au Parlement de Strasbourg de clore en beauté cette série. Les eurodéputés n ont pas voulu être en reste et se sont qualifiés de façon remarquable en s octroyant le jeudi 3 mars, à une vaste majorité, une augmentation de 1500 mensuels de leur budget, alloué aux assistants parlementaires. les jeunes femmes qui verront leur contrat d assurance automobile augmenter, de 30 % à 45 % selon certains analystes, n en penseront pas moins Si l on additionne cette augmentation par le nombre de députés (736 membres, issus des 27 pays de l Union), le coût de cette augmentation sera de 13,2 millions d euros supplémentaires chaque année. En pleine crise d austérité, cette décision sera appréciée à sa juste valeur par les citoyens des pays de l Union, notamment en Grèce et en Irlande. Eric Camus * Les contrats solidaires et responsables doivent respecter un cahier des charges précis incluant l incitation au respect du parcours de soins coordonnés et l intégration de prestations de prévention. Tous les opérateurs de ces contrats, dès lors qu ils en disposent d un seuil minimum et qu ils sont gestionnaires de la CMU complémentaire, peuvent prétendre aux exonérations fiscales prévues. Vie mutualiste Affaire du Médiator La Mutualité porte plainte contre les laboratoires Servier Dans le cadre de sa mission de défense des intérêts collectifs, moraux et matériels des 600 mutuelles santé qu elle fédère, la Mutualité Française a déposé plainte le 4 février dernier contre les laboratoires Servier. Cette plainte, pour escroquerie et tromperie aggravée, a pour objet la commercialisation du Médiator, dont la véritable nature pharmacologique a été révélée par le rapport de l Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et avait été dissimulée par les Laboratoires Servier pendant 33 ans. Elle est motivée par trois raisons : - la défense des intérêts des adhérents mutualistes, à savoir 38 millions de Français protégés par une mutuelle de la Mutualité Française, - la possibilité pour la Mutualité Française d accéder à toutes les pièces du dossier, d en tirer les enseignements et de faire des propositions pour qu un tel drame ne se reproduise pas, - le préjudice financier du remboursement du Médiator par les mu- tuelles de la Mutualité Française. Rappelons qu une étude de l Union nationale des organismes d assurance maladie complémentaire (Unocam) estimait que le remboursement du Mediator, de sa mise sur le marché en 1976 jusqu à son retrait en novembre 2009, avait coûté 325 millions d euros à la Sécurité sociale et 98,71 millions d euros aux complémentaires santé. page 5 mars/avril 2011

6 ANN page 6 mars/avril 2011 Vie mutualiste Didier Gaboriaud, président de la FMP ; Gestion du tiers payant La FMP conclut un accord avec almerys Pou r l avoi r e x p é r i menté à maintes reprises, que ce soit chez le pharmacien, l opticien ou dans les centres de santé mutualistes, l adhérent d une mutuelle sait très bien que tiers payant signifie, pour lui, pouvoir se dispenser de l avance de ses frais de santé dans la mesure où ces derniers seront réglés directement au praticien ou au pharmacien par sa mutuelle et la Sécurité Sociale. Il reçoit ensuite la trace de ces échanges à travers ses décomptes de prestation et tout est transparent. Vu de l autre côté, celui de l assureur complémentaire ou celui du professionnel de santé, le tiers payant est un système complexe, basé sur une architecture informatique qui doit être irréprochable pour sécuriser les échanges entre réseaux. C est donc aussi une affaire de confiance entre les professionnels de santé et les mutuelles, les premiers souhaitant les garanties de paiement les plus sûres et les secondes, proposer à leurs adhérents des services de qualité, à des tarifs accessibles et encadrés. Filiale de France Télécom, almerys est un opérateur majeur dans le secteur de la gestion du tiers payant et des services de santé. L accord de coopération avec la FMP, récemment signé, permettra à celle-ci d étendre très largement son réseau propre de professionnels de santé conventionnés. Laurent Caredda, président directeur général d almerys. C est dans ce sens que s inscrit l accord de coopération industrielle conclu entre almerys et la FMP. Par cet accord, la FMP va pouvoir offrir à ses mutuelles partenaires, dès le mois de juillet prochain, des solutions logicielles innovantes en marque blanche, c est-à-dire en son nom donc sans incidence pour les mutuelles et leurs adhérents, en même temps qu un conséquent réseau de professionnels de santé conventionnés directement par elle. L accès au tiers payant va être considérablement étendu la FMP travaillant avec plus de professionnels de santé et almerys avec plus de , permettant ainsi à un nombre encore plus grand de mutualistes de bénéficier d une importante extension des possibilités de services en tiers payant à proximité de leur domicile ou de leur lieu de travail. En termes techniques, le système de gestion du tiers payant de 3e génération qui sera proposé par la FMP assure un contrôle des droits des assurés à priori, en temps réel et supprime, en conséquence, un grand nombre de prestations indues, tout en garantissant aux professionnels de santé le paiement de leurs prestations. Dans la balance de cet «accord mutuellement avantageux», selon les termes de Claude Sarcey, Directeur du Pôle Services et Développement de la FMP, la mise en avant de Multimut, son logiciel de gestion complète destiné aux organismes de complémentaire santé, qui pourra dorénavant être proposé par almerys à ses propres clients. Par cet accord de partenariat stratégique dans les nouvelles technologies, la FMP s inscrit résolument dans une démarche de développement correspondant au rôle qu elle souhaite remplir dans les prochaines années dans le domaine de la santé. Avec Multimut, Mutagora, et maintenant la gestion du tiers payant de 3e génération, la FMP dispose désormais d un tryptique gagnant pour remplir cette ambition. Eric Camus *Prix conseillé au 1 er février 2011 pour l achat d une monture à choisir dans la collection «OSEZ LE DESIGN» (voir modèles sélectionnés en magasin) équipée de deux verres unifocaux organiques indice 1,5 blancs traités antireflets (+/- 6 cyl 2, S+C 4). Offre valable jusqu au 31 décembre 2011, dans les magasins participant à l opération. Dans la limite des stocks disponibles. Non cumulable avec d autres offres, promotions et avantages. Photos non contractuelles. VISAUDIO SAS-RCS Paris B au capital social de euros.

7 *Prix conseillé au 1 er février 2011 pour l achat d une monture à choisir dans la collection «OSEZ LE DESIGN» (voir modèles sélectionnés en magasin) équipée de deux verres unifocaux organiques indice 1,5 blancs traités antireflets (+/- 6 cyl 2, S+C 4). Offre valable jusqu au 31 décembre 2011, dans les magasins participant à l opération. Dans la limite des stocks disponibles. Non cumulable avec d autres offres, promotions et avantages. Photos non contractuelles. VISAUDIO SAS-RCS Paris B au capital social de euros. 1 monture + 2 verres antireflets Osez le design! A découvrir dans les points de vente Les Opticiens Mutualistes Une offre qui répond à toutes vos exigences en vous proposant un équipement optique de qualité, tout en préservant votre budget. Découvrez notre sélection de montures tendances : un esprit contemporain qui saura vous séduire, des modèles ultra-féminins aux coloris acidulés, des modèles masculins actuels et sobres. Et une attention toute particulière portée sur le design de la branche. Le traitement antireflets compris dans cette offre est résistant aux rayures, permet une amélioration considérable de votre confort visuel et une mise en valeur votre regard. ANNONCE A4_OSEZ_2011.indd 1 16/12/10 15:23

8 page 8 mars/avril 2011 Protection Sociale Retraites : ce qui va changer Que vous l ayez combattue ou soutenue, la réforme des retraites va inévitablement vous concerner. Mais au fait, qu est ce qui va changer? Pour qui? Et à partir de quand? Voici quelques repères. Les chiffres vous font peur? Les termes «décote», «surcote» et «taux plein» vous sont à peu près aussi familiers que le grec ancien? Pas de panique! A vos papiers, crayons et calculatrices petit cours de rattrapage sur la réforme des retraites. Désormais, l âge légal de départ à la retraite est fixé à 62 ans. Dans les faits, il ne le sera réellement qu en D ici là, il augmentera progressivement : il reste à 60 ans pour les personnes nées avant le 1 er juillet 1951, sera de 60 ans et 8 mois pour les natifs de 1952, de 61 ans et 4 mois pour la «classe 1954» pour se porter à 62 ans pour les «1956 et après». Il s agit ici de l âge «légal» ou «minimal». Mais pour avoir droit, à cet âge, à une retraite «pleine», encore faut-il avoir cotisé suffisamment c est-àdire entre 162 trimestres pour la génération 1950 et 166 pour ceux nés en 1958 et après. A défaut, il sera toujours possible de cesser son activité, mais il sera appliqué, comme avant, une «décote», c est-à-dire une réduction du montant de la retraite. Exemple : Nadine est née le 3 juillet Elle devrait pouvoir partir à la retraite en 2021, à 62 ans. «Seulement, à cause de mes études, j ai commencé à travailler relativement tard, explique-t-elle. J ai fait le calcul. A mon 62 e anniversaire, il me manquera 4 trimestres. Soit je travaille une année supplémentaire, soit le montant de ma retraite sera minoré de 2,75 %.» La décision est importante, puisqu il n est plus possible ensuite de faire machine arrière. Travailler plus longtemps pour une surcote Il est un âge où les calculs deviennent inutiles : celui dit «de la retraite à taux plein». Il est dorénavant fixé à 67 ans, contre 65 ans auparavant, avec un rythme de transition identique à celui de l âge légal, c est-à-dire quatre mois par an jusqu en 2020, indépendamment de la durée de cotisation. Cependant, il est toujours possible de continuer à travailler plus longtemps, pour gagner plus : c est ce qu on appelle la «surcote». Le montant de la retraite augmente de 1,25 % À suivre attentivement dans les prochains mois : les discussions entre partenaires sociaux sur les retraites complémentaires. par trimestre supplémentaire en exercice, soit 5 % par an. Le sujet vous paraît compliqué? Et pourtant, il n a jusquelà été question que des règles générales. Or, il existe par ailleurs un nombre conséquent de cas particuliers. Ainsi, certains pourront par exemple partir, sans décote, avant même l âge de 62 ans. C est le cas des «carrières longues», ces salariés ayant commencé à travailler avant l âge de 18 ans. Ils pourront prendre leur retraite entre 58 et 60 ans, à condition et c est la nouveauté d avoir cotisé deux ans de plus que la du- Statu quo jusqu à fin juin pour les retraites complémentaires Après la réforme des retraites, place à la réforme des retraites complémentaires. Les partenaires sociaux ont commencé les négociations fin novembre. Elles s annoncent longues et délicates. Pour se donner du temps, ils ont décidé de prolonger jusqu à fin juin le dispositif AGFF (Association pour la gestion des fonds de financement) : il permet aux salariés âgés de 60 à 65 ans, qui bénéficient d une retraite de base à taux plein, d obtenir leurs retraites complémentaires Arrco (pour les salariés) et Agirc (pour les cadres) sans minoration. Ouf, certains craignaient une décote de 22 %! Et maintenant? Plusieurs pistes sont à l étude, comme la hausse des cotisations ou la réduction des avantages pour les aidants familiaux. V. P. FNMF/N.Mergui

9 rée exigée. En ce qui concerne les emplois dits «pénibles», ils conservent le bénéfice d une retraite à taux plein dès 60 ans, quel que soit le nombre de trimestres travaillés. Mais pour cela, il leur faudra justifier d une incapacité physique d au moins 10 %, liée au travail. Par exemple, une caissière dont les troubles musculo-squelettiques ont été reconnus «maladie professionnelle» pourra s en prévaloir. Aménagements pour les mères de trois enfants D autres vont bénéficier d un aménagement de l âge du taux plein : il restera à 65 ans pour les parents d enfants lourdement handicapés, ainsi que pour les mères de trois enfants, nées avant 1956, sous réserve, pour les uns et les autres, d avoir interrompu leur carrière pour les élever. C est le cas de Bernadette, qui a mis son travail entre parenthèses pour s occuper de ses quatre enfants. Née en 1954, elle pourra partir avec une retraite sans décote en «C est loin d être négligeable, reconnaît-elle. Je ne me vois vraiment pas continuer à travailler jusqu à 67 ans. Et pourtant, sans cette mesure, je n aurais pas eu le choix. Ma retraite ne sera déjà pas bien grosse, je n aurais pas pu me permettre une décote» S agissant du montant des pensions des mères de famille justement, il est désormais prévu la prise en compte dans le calcul des indemnités journalières perçues pendant le congé maternité. Elles seront intégrées dans le salaire annuel, ce qui devrait avoir pour effet d augmenter la somme perçue. Cependant, cela ne s appliquera que pour les congés maternité commençant à partir du 1 er janvier Bernadette, cette fois, ne fera pas partie des chanceuses. Virginie Plaut Ballouhey - Iconovox La réforme pour tous, mais pas au même rythme Des efforts pour tous! La Fonction publique et les régimes spéciaux vont eux aussi devoir travailler plus longtemps. S agissant des fonctionnaires, l âge de la retraite sera repoussé de deux années à partir de 2018, de la même manière que dans le secteur privé. Ainsi, pour les fonctionnaires en «catégorie active» (militaires, policiers ), il passera de 50, 53, 54 ou 55 ans à 52, 55, 56 ou 57 ans. Les «sédentaires» pourront partir à 62 ans (au lieu de 60 ans). Par ailleurs, leur taux de cotisation sera progressivement aligné sur celui du privé, passant de 7,85 % à 10,55 % en dix ans. Les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF, salariés de l Opéra de Paris, marins ) ont obtenu un sursis : pour l instant, ils ne sont pas concernés par cette réforme des retraites. Ils n en sont qu à l application progressive (jusqu en 2016) de la réforme précédente, votée en L Etat devra donc se pencher sur ce dossier dans les prochaines années. V. P. Protection Sociale page 9 mars/avril 2011

10 page 10 mars/avril 2011 Actu Santé Médicaments en accès libre : des prix qui vont du simple au triple Depuis l été 2008, certains médicaments sont proposés en libre-service dans les pharmacies. Cette mesure a permis une baisse moyenne de 1,2 % du prix des produits concernés, en faisant jouer la concurrence. Effet pervers : il est devenu difficile de s y retrouver dans la jungle des prix de ces médicaments qui peuvent varier du simple au triple en fonction des officines. La mise à disposition des médicaments en libre accès s est faite sans qu aucun contrôle n ait été créé par les pouvoirs publics. Le résultat ne s est pas fait attendre : c est la jungle des prix! LLe prix des médicaments en accès libre semble échapper à tout contrôle. Prenez l exemple de l étamsylate (Dicynone ), médicament utilisé notamment contre les troubles passagers de la circulation. En Auvergne, son prix peut aller de 2,25 euros à 9,40 euros selon la pharmacie où vous l achetez, soit une variation de près de 320 %! C est ce qui ressort de l analyse des données que la Mutualité Française s est procurée auprès de Celtipharm sur les prix de vente des médicaments en libre-service au mois de juin Précision importante : ces chiffres détaillent les prix au niveau régional, ce qui permet de faire ressortir les nombreuses incohérences qui ne sont pas forcément visibles sur les moyennes nationales. Depuis le 1er juillet 2008, près de 350 médicaments sont accessibles en accès libre dans les pharmacies. Ces produits, dont le prix est libre, sont vendus sans ordonnance et ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. Il s agit de médicaments destinés à l automédication, utilisés pour soigner des symptômes bénins. Ils doivent être distingués des produits disposant d une vignette, vendus avec ou sans ordonnance et dont les prix sont administrés par les pouvoirs publics. A l origine, la création du libre accès en pharmacie devait permettre aux patients «d obtenir le meilleur traitement au meilleur prix», selon les vœux de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Légère baisse globale mais écarts importants «Si l on regarde la moyenne des prix des médicaments en libre-service au niveau national, explique Laurent Piccinini, chef de projet au département politique du médicament de la Mutualité Française, on observe en moyenne une légère baisse de l ordre de 1,2 %». Priorité santé mutualiste vous informe sur le prix des médicaments Priorité santé mutualiste a ouvert un nouveau service sur le médicament. Il permet notamment de connaître les fourchettes de prix pratiqués dans chaque région par les pharmaciens. Une indication précieuse pour trouver le meilleur prix. Ce dispositif, accessible sur simple appel aux (du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures, au prix d un appel local) peut également vous informer sur le bon usage des médicaments, l automédication, les remboursements, les génériques, la dénomination commune internationale, les risques liés aux contrefaçons et à l achat sur Internet. Ph. R. crédit photos : FNMF/N.Mergui

11 Demandez le moins cher à votre pharmacien Certains médicaments en libre-service ont un équivalent remboursable par la Sécurité sociale. Généralement, ces médicaments sont également accessibles sans ordonnance. Contrairement aux produits en libre accès, ils se distinguent par leur vignette : leur prix est fixé par les pouvoirs publics. Ces médicaments, qui sont obligatoirement délivrés par le pharmacien, sont souvent moins chers que leurs équivalents en libre-service. Ils bénéficient notamment d une TVA plus avantageuse (2,1 % pour les produits remboursables, contre 5,5 % pour les non remboursables). Ainsi, le même médicament peut être commercialisé à différents prix, moyennant un changement de nom et d emballage. C est, par exemple, le cas du Gavisconell (sodium alginate), médicament anti-acidité utilisé contre les reflux gastro-œsophagiens. Ce médicament en libre-service est vendu entre 4,10 euros et 5,65 euros la boîte de 12 sachets. Son frère jumeau, le Gaviscon, est remboursable par la Sécurité sociale mais peut aussi être délivré sans ordonnance. Son prix, fixé au niveau national, est de 3,04 euros pour 24 sachets. Il est donc vendu moins cher alors qu il contient deux fois plus de sachets! Ph. R. en Lorraine. Autre illustration : le lopéramide (Imossel, ImodiumCaps, Ercestop, Gastrowell ), un médicament utilisé contre la diarrhée. Le prix d une boîte de 12 comprimés de 2 mg peut varier entre 3 euros et 4,40 euros selon les régions, soit une différence de plus de 40 %. Une variation de 460 %! Ces écarts injustifiés ne s arrêtent pas là. Certains produits battent tous les records lorsque l on calcule le prix de vente à l unité. La boîte de 20 comprimés d acide ascorbique mg (vitamine C) peut être trouvée à 1 euro dans le Languedoc- Roussillon, tandis que la boîte de 30 comprimés peut être vendue jusqu à 6,30 euros dans la même région. Le prix de cette même boîte de 30 comprimés peut grimper jusqu à 8,40 euros en Franche-Comté. Ramené à l unité, le prix des comprimés passe ainsi de 0,05 euro à 0,28 euro, soit une variation de 460 %! Dernier exemple : les fumeurs souhaitant arrêter la cigarette devraient y regarder à deux fois avant d acheter leurs patchs. Le prix d une boîte de patchs de nicotine 14 mg (Nicopatch, Niquitin...) peut varier entre 18,50 euros et 50 euros selon les pharmacies, soit une différence de 31,50 euros! Lors de la mise en place de cette mesure, rappelle-t-on, le gouvernement avait d ailleurs annoncé la création d un observatoire des prix des médicaments en accès libre. Deux ans plus tard, cet outil de contrôle est toujours attendu. Méthodologie et présentation du panel Celtipharm Les données de cet article sont issues du panel de Celtipharm, constitué de officines représentatives de l ensemble des pharmacies françaises. Ce panel sépare le prix des médicaments en quatre parties. Exemple : 25 % des pharmacies d Ile-de-France vendent l ibuprofène à moins de 1,97 euro et 25 % le vendent à plus de 3,20 euros. Les 50 % restants, soit une pharmacie sur deux en Ile-de-France, vendent donc l ibuprofène entre 1,97 euro et 3,20 euros. Ces écarts injustifiés ne s arrêtent pas là. Certains produits battent tous les records lorsque l on calcule le prix de vente à l unité. Actu Santé Les baisses les plus importantes concernent les médicaments contre les allergies (antihistaminiques), contre l herpès (antiherpétiques) ou encore contre la diarrhée (antidiarrhéiques). «Mais ce chiffre cache des disparités très importantes entre les produits, tempère Laurent Piccinini. Ces différences sont probablement dues aux négociations et marges commerciales des différents acteurs de la chaîne du médicament : industriels, grossistes, groupements et officines.» Une boîte de 20 comprimés d ibuprofène 200 mg, médicament bien connu contre la douleur (Anadvil, Nurofen, Upfen, Spedifen...), est vendue par une majorité de pharmacies d Ile-de-France entre 1,97 euro et 3,20 euros, soit une différence de 1,23 euro. Le même médicament peut être trouvé à 1,89 euro Repérez la DCI de vos médicaments Philippe Rémond Pour vous y retrouver parmi les différentes marques, prenez l habitude de repérer la dénomination commune internationale (DCI) sur les emballages. Car, contrairement au nom de marque, la DCI est le nom de la substance active la molécule contenue dans le médicament. A titre d exemple, l ibuprofène, utilisé notamment contre la douleur, est commercialisé sous une vingtaine de marques différentes. page 11 mars/avril 2011

12 page 12 mars/avril 2011 Service Lecteurs Centres d optique UMC : 68, boulevard Beaumarchais Paris Tél : , Grande Rue Juvisy sur Orge Tél : Centre de correction auditive UMC : 17, avenue du Pont Royal Cachan Tél : Centres d optique UMC : 68, boulevard Beaumarchais Paris Tél : , Grande Rue Juvisy sur Orge Tél : Centre de correction auditive UMC : 17, avenue du Pont Royal Cachan Tél : Centres d optique UMC : 68, boulevard Beaumarchais Paris Tél : , Grande Rue Juvisy sur Orge Tél : Centre de correction auditive UMC : 17, avenue du Pont Royal Cachan Tél : Union Territoriale Mutualité île de France CENTRES D OPTIQUE PARIS Paris 5 ème 32 Bd Saint-Germain - Tél : Basse vision et adaptation lentilles : sur R.V. au Paris 13 ème 21 bis, rue du Moulinet - Tél : Adaptation lentilles : sur R.V. Paris 15 ème 240 rue de Vaugirard - Tél : Paris 17 ème 18, avenue de Villiers - Tél : YVELINES (78) Les Mureaux 1, rue Gambetta - Tél : Mantes-la-Jolie 34, avenue de la République - Tél : Sartrouville 108 av Maurice Berteaux Tél : ESSONNE (91) Evry 20, allée des Champs Elysées - Tél : Massy 20, rue des Canadiens - SEINE ET MARNE (77) Tél : Melun CENTRES D OPTIQUE YVELINES (78) 1, rue de la Brasserie Grüber - Les Mureaux Tél PARIS : HAUTS 1, rue DE Gambetta SEINE (92) - Tél : Torcy Paris 5 ème Issy-les-Moulineaux Mantes-la-Jolie 1, allée 32 Bd Nicéphore Saint-Germain Niepce - - Tél : 10, 34, place avenue P.V. Couturier de la République - - Tél : Tél Tél : : Basse vision et adaptation lentilles : Sartrouville sur R.V. au av Maurice Berteaux CENTRES Paris 13 D ACOUSTIQUE ème YVELINES (78) Tél : bis, rue du Moulinet - Tél : Mantes-la-Jolie PARIS Adaptation 5 ème lentilles : 34, av. de la République - 18, sur rue R.V. Monge - Tél : ESSONNE (91) Tél : Evry Paris 15 ème 20, allée des Champs Elysées - SEINE 240 et rue Marne de Vaugirard (77) - Tél : VAL DE MARNE (94) Melun Paris 17 Tél : ème Créteil 11 place 18, avenue de l Ermitage de Villiers - - Tél : Massy 30-32, av. de Verdun - 20, rue des Canadiens - Tél : Tél : Tél : SEINE ET MARNE (77) Melun 1, rue de la Brasserie Grüber - Tél : Torcy 1, allée Nicéphore Niepce - Tél : CENTRES D OPTIQUE PARIS Paris 5 ème 32 Bd Saint-Germain - Tél : PARIS ème Basse vision 18, et rue adaptation Monge - Tél lentilles : : sur R.V. au Paris SEINE 13 ème et Marne (77) 21 bis, rue Melun du Moulinet - Tél : Adaptation 11 place lentilles de l Ermitage : - sur R.V. Tél : Paris 15 ème 240 rue de Vaugirard - Tél : Paris 17 ème 18, avenue de Villiers - Tél : CENTRES D ACOUSTIQUE SEINE ET MARNE (77) Melun 1, rue de la Brasserie Grüber - Tél : Torcy 1, allée Nicéphore Niepce - Tél : CENTRES D ACOUSTIQUE PARIS 5 ème 18, rue Monge - Tél : SEINE et Marne (77) Melun 11 place de l Ermitage - Tél : bis, avenue du Chateau Vincennes Cedex HAUTS DE SEINE (92) Issy-les-Moulineaux 10, place P.V. Couturier - YVELINES Tél (78) : Les Mureaux 1, rue Gambetta - Tél : Mantes-la-Jolie YVELINES (78) 34, avenue Mantes-la-Jolie de République - Tél : , av. de la République - Sartrouville Tél : av Maurice Berteaux Tél : VAL DE MARNE (94) Créteil ESSONNE 30-32, (91) av. de Verdun - Evry Tél : , allée des Champs Elysées - Tél : Massy 20, rue des Canadiens - Tél : HAUTS DE SEINE (92) Issy-les-Moulineaux 10, place P.V. Couturier - Tél : YVELINES (78) Mantes-la-Jolie 34, av. de la République - Tél : VAL DE MARNE (94) Créteil 30-32, av. de Verdun - Tél : SEINE SAINT DENIS (93) Les Lilas 138, rue de Paris - Tél : Noisy-Le-Sec 10-12, av. G. Clémenceau - Tél : VAL DE MARNE (94) Créteil 21, av. de Verdun - Tél : VAL D OISE (95) Pontoise 5, rue Séré Depoin - Tél : Roissy SEINE Charles SAINT DENIS de Gaulle (93) Le Dôme, Les Lilas 4 rue de la Haye - Tél 138, : rue de Paris - Tél : Cergy Noisy-Le-Sec 10-12, 10-12, place av. des G. Clémenceau Cerclades - - Tél Tél : : VAL DE MARNE (94) Créteil 21, av. de Verdun - Tél : VAL D OISE (95) Cergy 10-12, place des Cerclades - VAL D OISE (95) Tél : Pontoise 5, rue Séré Depoin - Tél : Roissy Charles de Gaulle Le Dôme, 4 rue de la Haye - Tél : Cergy 10-12, place des Cerclades - SEINE SAINT Tél : DENIS (93) Les Lilas 138, rue de Paris - Tél : Noisy-Le-Sec 10-12, av. G. Clémenceau - Tél : VAL D OISE (95) Cergy VAL DE MARNE 10-12, place (94) des Cerclades - Tél : Créteil 21, av. de Verdun - Tél : VAL D OISE (95) Pontoise 5, rue Séré Depoin - Tél : Roissy Charles de Gaulle Le Dôme, 4 rue de la Haye - Tél : Cergy 10-12, place des Cerclades - Tél : VAL D OISE (95) Cergy 10-12, place des Cerclades - Tél :

13 S O U T I E N R E S P E C T L esprit tranquille. Grâce à nos liens privilégiés avec la FMP, vous pouvez bénéficier d un contrat de prévoyance qui vous permet d organiser dès maintenant vos dernières volontés. Une tranquillité de plus, garantie par une gestion rigoureuse. S E R V I C E S T R A N S P A R E N C E Contrat ESPRIT TRANQUILLE l Organisation Funéraire vous informe Tout prévoir aujourd hui, pour que tout soit simple demain Un décès survient, et c est autant de questions qui s ajoutent à la peine des proches : qui contacter, quelles démarches effectuer, qui choisir, comment faire face? Savez-vous que ces questions peuvent trouver une réponse simple, grâce au Contrat ESPRIT TRANQUILLE de l Organisation Funéraire. Ce contrat vous permet de tout prévoir de votre vivant, sereinement et sûrement, en règlant dès aujourd hui le montant de vos obsèques suivant vos volontés (choix du culte, mode d obsèques, ) Vos proches sont libérés de la totalité des démarches administratives et financières. Le Contrat d obsèques ESPRIT TRANQUILLE Une entreprise de pompes funèbres pas comme les autres Service Lecteurs Demande de documentation : l Organisation Funéraire - Le contrat ESPRIT TRANQUILLE Dès réception de ce coupon, l Organisation Funéraire vous enverra les documents nécessaires à l établissement d un devis personnalisé. Nom... Prénom... Adresse... Code Postal... Ville... INDEPENDANCE SERVICES Vous avez entre 50 et 74 ans Une rente pour vivre dans les meilleures conditions Des services car l argent ne résout pas tout Anticiper pour rester libre Vous avez entre 50 et 74 ans avec Indépendance Services Vous déterminez vous-même le montant de la rente que vous souhaitez de 300 à Euros. Vous choisissez parmi 2 options pour vous garantir en cas de dépendance toute votre vie durant. Vous bénéficiez d un ensemble de services très utiles au quotidien. Une réelle solution mutualiste pour prendre soin de votre budget aujourd hui et demain pour rester le plus longtemps possible à votre domicile pour ne pas être une charge pour les vôtres pour respecter votre dignité Renvoyez dès aujourd hui votre demande ou contactez le : Assureur des garanties : Union Nationale de la Prévoyance de la Mutualité Française (U.N.P.M.F), union soumise aux dispositions du livre II du Code de la Mutualité, enregistrée au Registre National des Mutuelles sous le numéro : , agréée pour les branches 1, 2, 20, 21 et 22 - Siège social : 255, rue de Vaugirard PARIS S E R V I C E L E C T E U R S Bulletin à retourner (accompagné de votre réglement en cas d abonnement) à FMP-Mutualité 19 cité Voltaire - CS Paris Cedex 11 Cette rubrique est la vôtre, n oubliez pas de nous indiquer : Nom : Prénom : Date de naissance : Adresse : Nom de votre mutuelle : Tél. : o je souhaite recevoir une information sur : n INDÉPENDANCE SERVICES o je souhaite m abonner à FMP Mutualité pour l année en cours au tarif de 11,86 e o je souhaite m abonner à FMP Mutualité pour une durée de deux ans au tarif de 19,50 e page 13 mars/avril 2011

14 Dossier Santé : Photo : E. C. «Nous devons entamer une recherche approfondie sur le chemin clinique du patient, maladie par maladie, région par région.» page 14 mars/avril 2011 Affaire du sang contaminé, grippe H1N1, scandale du Mediator Pourrons-nous un jour éviter ces crises sanitaires qui viennent régulièrement apporter leur lot de victimes et ébranler notre système de santé publique, instillant doute et méfiance dans la population? Médecin et ayant présidé la Haute Autorité de Santé (HAS) de 2005 à fin 2010, Laurent Degos analyse, dans un livre, Santé : sortir des crises aux Éditions du Pommier, allant contre nos idées et réactions premières, les mécanismes à l œuvre dans ces crises et apporte des éléments de solution. Pour éviter la répétition de grandes crises emblématiques, comme l affaire du sang contaminé ou celle du Mediator, ou celle de petites crises locales et répétitives, infections nosocomiales ou incident thérapeutique, la solution vous paraît de mettre l accent sur la recherche des causes plutôt que sur celle des coupables ou des responsables. Mais en quoi est-ce incompatible? Laurent Degos : Cette recherche de coupables est surtout contre-productive et ressemble à la volonté de désigner un bouc émissaire. Après la survenue d un événement indésirable, grave et évitable, le patient, son entourage, l opinion, la collectivité demandent aussitôt que cela ne se reproduise pas, qu il n y ait pas d autres victimes. Or, il ne suffit pas de dire au dernier chaînon, «Ne recommencez pas!», si on le laisse exposé au risque. Ce n est pas un acte volontaire ni intentionnel de nuire, mais bien le résultat de défauts dans toute une chaîne d actes et de gestes. Les causes d une crise, majeure ou mineure, sont complexes, intriquées, multiples et révélées au cours d enquêtes. Or l idée de sanction et d inculpation va à l encontre de la libération nécessaire des esprits pour rechercher les causes et améliorer le système. Le principe anglo-saxon de «No blame, no shame» (pas de sanction, pas de vindicte) est considéré comme si essentiel aux Etats-Unis qu une loi, le «patient safety act», protège l enquête de cause de toute récupération et utilisation des données par les tribunaux. Ce qui n empêche pas l indemnisation des victimes, mais permet de rechercher les causes sans définir forcément un ou des «coupables», car l accident survenu inopinément est le sommet de nombreux dysfonctionnements. Ce risque de ne pas pouvoir mener une enquête approfondie, demandant une parole libre et affranchie du soupçon, si plane une sanction, fait actuellement réfléchir notre Académie de Médecine, qui soutient cette approche privilégiant la recherche de causes pour éviter tout dommage similaire. Les pays engagés dans la sécurité des soins valorisent la culture de la sécurité, au sens de culture de la parole libre pour plus de sécurité, de culture de la mise en commun des recherches des causes, oubliant l esprit de sanction et valorisant la transparence. Sommes-nous capables d aller dans ce sens? Pour l heure, en France, face à l impératif de transparence des faits pour la victime, la sécurité pour la collectivité, pour que l événement ne se reproduise pas, ne fait pas le poids.

15 peut-on sortir des crises à répétition? Quelles leçons peut-on tirer de l affaire du Mediator? L.D. Le Mediator est vraiment un cas d école car la question centrale qu il soulève est d ordre scientifique : quelle méthodologie préventive mettre en place face à un risque suspecté? Le risque de valvulopathie sévère est de 1 pour dans la population générale et atteint 4 pour après la prise de Mediator. Si vous consultez le Vidal de 2009 à la rubrique d effets secondaires du Mediator, vous ne verrez aucune mention de valvulopathie ou d hypertension artérielle pulmonaire. Les médecins généralistes, qui n ont que rarement, voire jamais, l occasion de rencontrer une valvulopathie mitrale sévère, ne peuvent donc pas être les lanceurs d alerte d un évènement rare survenant longtemps après la prise du médicament. Alors, celui qui va suspecter au plus tôt le risque, ce n est pas celui qui prescrit ce médicament mais celui qui soigne la maladie qui est conséquence de l administration du produit. Dans le cas du Mediator, les médecins qui prennent en charge les valvulopathies ont été alertés et ont initié des études de recherche de cause. Cela demande des compétences particulières, des personnes disponibles pour la recherche, un investigateur principal, une autorisation de recherche dans le cadre de la loi. Mais peut-on pour autant imaginer de telles recherches se faire pour toute maladie de façon répétée dans le temps, alors que le flux de nouveaux médicaments, ou de produits alimentaires est permanent? La fréquence de la prescription accroît la fréquence de l événement indésirable et permet de déceler l anomalie. Mais combien de médicaments sont donnés avec, peut-être, des effets adverses non détectés parceque peu de personnes en prennent? Une complication supplémentaire est apportée par un critère déterminant dans le raisonnement : celui du bénéfice du médicament. Plus ce dernier est grand, plus le risque acceptable l est également. Mais, là encore, il n existe pas, au niveau national ou international, de méthode, de recommandation, d arbre de décision pour définir scientifiquement le risque acceptable. Vous insistez particulièrement dans votre livre sur l importance du parcours de soins. L.D. Que demande le patient? Que sa prise en charge médicale tienne compte des différentes étapes de son parcours, du généraliste au spécialiste, du laboratoire d analyses au cabinet de radiologie, des soins hospitaliers aux soins de suite, des aides pour la vie quotidienne coordonnées avec les séquences médicales Mais comment y parvenir quant la gestion est, comme en France, éclatée en autant de centres différents aux intérêts parfois antagoniques? La tendance, au niveau international, est de prévoir, pour une maladie, une prise en charge médicale continue, associée à une prise en charge financière globale. La récente réforme du NHS* britannique par le nouveau gouvernement en donne une illustration : le médecin généraliste est le gestionnaire du budget de soins, c est lui qui paye le spécialiste, l hôpital, les soins de suite, etc. A lui de construire le chemin de soins, et il est le mieux placé pour le faire parce qu il bénéficie d un regard transversal sur le système. Dans d autres pays, ce parcours est défini par une concertation pluriprofessionnelle au sein de maisons de santé. Que cela apporterait-il de plus en termes de qualité et de sécurité sanitaire pour le patient?. L.D. Nous évaluons les médicaments, les praticiens, les hôpitaux, etc. ; mais chacun dans son secteur séparément. Or, ce qui est primordial, c est le parcours de soins en tant que but final. Pour parvenir à limiter le nombre de morts, d incidents thérapeutiques, il faut faire sauter toutes les cases inutiles dans ce parcours, et arriver ainsi à définir le meilleur parcours possible pour rapprocher le réel de l idéal. Nous devons entamer un travail approfondi sur le chemin clinique du patient, maladie par maladie, et le faire région par région, pour apporter au système l efficience qui lui fait encore défaut aujourd hui. La loi HPST a fait une partie du chemin en instituant les Agences Régionales de Santé (ARS). C est le vrai sujet de demain, et les Agences régionales de santé (ARS) ont en main toutes les cartes pour redistribuer le jeu. Il ne leur manque qu une chose : le pouvoir d agir sur les moyens, répartis au sein des différentes administrations en charge de l organisation et de la gestion de la santé (Direction de l offre de soins du ministère de la Santé, CPAM, CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l autonomie), Comité économique des produits de santé (CEPS), ). Or, changer de paradigme, en considérant dorénavant l efficience du chemin des malades, par maladie, est aussi une révolution administrative, à laquelle j ai peur que nous ne soyons pas bien préparés. Même si c est l intérêt du patient qui peut le justifier L.D. Une réforme considérant le «bouquet» d un parcours de soins intégrés incluant les soins de ville, l hôpital, les compensations sociales et le handicap serait, je pense, refusée aujourd hui, car elle remettrait en cause les prérogatives des uns et des autres. C est pourtant l orientation que l on deevrait adopter, car ce chemin de soins optimisé est la meilleure solution actuelle pour réconcilier la logique de la qualité «individuelle» de la demande des usagers et la logique «collective» d un système de santé solidaire et équitable optimisant le rapport coût/bénéfice. Si notre objectif est d améliorer l état de santé de la population et d éviter les crises majeures, nous ne devrions pas attendre de rebondir de chaos en chaos sur une route défoncée avant de tracer un nouveau chemin, mais anticiper et se préparer aux changements. Propos recueillis par Eric Camus * National Health System : conçu par Beveridge et mis en place en Grande Bretagne en Les médecins généralistes, fonctionnaires, en sont les chevilles ouvrières. page 15 mars/avril 2011 Santé : peut-on sortir des crises à répétition?

16 Dossier Mediator : ne paniquez pas, m 77 médicaments font aujourd hui l objet d une surveillance renforcée de l Afssaps. page 16 mars/avril 2011 Après son récent retrait par les autorités sanitaires françaises, le Mediator, antidiabétique coupe-faim, suscite des inquiétudes chez les patients qui en ont pris. La solution : consulter son médecin, qui indiquera la conduite à tenir. Le Mediator a fait la une des médias en fin d année et suscite toujours la polémique. Parallèlement aux débats sur les responsabilités, de nombreuses personnes qui ont consommé ce médicament se posent des questions sur les effets potentiels de ce traitement sur leur santé. Composés à base de benfluorex, le Mediator et ses génériques Benfluorex Mylan et Qualimed ont été lancés respectivement en 1976 et L Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décidé, en 2009, de les retirer du marché français. Le médicament, un anorexigène de la famille des fenfluramines, a été notamment commercialisé comme antidiabétique de 1976 à 2009 en France, mais également prescrit aux patients désireux de perdre du poids. C était une prescription hors autorisation de mise sur le marché, qui aurait dû amener le médecin à inscrire en regard «NR» c est-àdire «non remboursé.» patients traités en 2009 Le nombre de patients traités par ce produit témoigne de son succès : lors de son retrait à la fin novembre 2009, environ patients prenaient du benfluorex. On situe aujourd hui entre 500 et le nombre de décès imputables à ce médicament, mais plus largement on lui attribue des valvulopathies, pathologies des valves cardiaques rares mais invalidantes (lire encadré). Le benfluorex, souligne le Dr Raymond Gryman, chef du service de cardiologie de l höpital André Grégoire à Montreuil (Seine-Saint-Denis) peut entraîner Qui contacter? Si vous vous posez des questions à propos du Mediator, contactez votre médecin traitant ou appelez ce numéro, gratuit depuis un poste fixe, mis en place par les autorités sanitaires : Priorité santé mutualiste peut aussi vous renseigner. Il vous suffit d appeler le (prix d un appel local depuis un poste fixe). Cette précaution vous concerne si on vous a prescrit ce médicament au cours des dix dernières années ou si vous pensez en avoir pris. En cas de doute, recherchez son éventuelle présence sur vos anciennes ordonnances. A.N.

17 s, mais consultez! Le risque de valvulopathie Une valvulopathie est une atteinte pathologique touchant une des valves cardiaques. Cellesci sont de fins tissus élastiques présents dans le cœur et dont la fonction est de séparer les oreillettes des ventricules. On appelle «valve mitrale» celle qui sépare l oreillette du ventricule gauche ou les ventricules des grosses artères qui partent de ceux-ci. On appelle «valve aortique» celle qui sépare le ventricule gauche de l aorte. Ce sont les valves qui font que le sang circule dans le bon sens. A.N. «une rigidification des valves cardiaques, qui ne se ferment plus complètement. Un phénomène fuite valvulaire ou insuffisance valvulaire». Conséquence, poursuit ce spécialiste : «Le ventricule gauche doit fournir un travail plus important pour continuer à assurer le même débit sanguin. Ce qui entraîne une dilatation et une fatigue ventriculaire.» Si cette insuffisance valvulaire est minime, elle peut passer inaperçue et même régresser. En revanche, plus grave, elle peut être à l origine d une insuffisance cardiaque, avec l apparition d une difficulté à respirer et d œdèmes, et plus rarement d une hypertension artérielle pulmonaire Les signes d alerte de cette atteinte des valves cardiaques «sont l essoufflement à l effort et l installation d une fatigue», indique le Dr Gryman. On ignore encore le mécanisme de cet effet indésirable dramatique, ainsi que la durée de prise du médicament au bout de laquelle il peut se produire. Il est à noter par ailleurs que «l âge et le surpoids peuvent provoquer le même effet négatif sur le cœur. En fréquence, le rétrécissement des valves est la seconde pathologie après 65 ans», précise-t-il. Atteinte possible des valves cardiaques Chez les personnes traitées peut s installer le sentiment de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Aussi l Afssaps leur a-t-elle adressé un courrier les invitant à aller consulter leur médecin traitant. Le Dr Jean-Michel Cattin, généraliste en Seine-Saint-Denis, détaille : «Je procède à un interrogatoire et à une auscultation. Puis pour aussi rassurer mes patients, car l effet indésirable est rare je les adresse à un cardiologue, qui pratiquera une échographie cardiaque.» L effet sur les valves cardiaques n est pas systématique. L examen des statistiques de l Afssaps indique que quelques milliers de personnes auraient souffert d une lésion consécutive à la prise de Mediator. Une atteinte de gravité variable : elle est bénigne dans la majorité des cas, mais parfois au contraire potentiellement gravissime. D après une analyse américaine de 2002 sur les dérivés de la fenfluramine de la même famille chimique que le benfluorex, une personne sur huit ayant consommé un de ces médicaments présenterait une atteinte de ses valves cardiaques. Il faut se souvenir que seules les personnes qui ont pris du Mediator pendant plus de trois mois ont un risque plus élevé de valvulopathie. Et qu après arrêt du traitement, les lésions valvulaires se stabilisent spontanément. Cela, bien sûr, n exclut pas une surveillance. Le traitement est médical : régime sans sel, diurétiques ou autres médicaments, qui diminuent la pression intracardiaque. Pour des cas plus graves, un traitement chirurgical peut être envisagé. Alain Noël L AFSSAPS PUBLIE UNE LISTE DE MÉDICAMENTS SOUS SURVEILLANCE RENFORCÉE L Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a rendu publique fin janvier une liste de 77 médicaments et 12 classes thérapeutiques faisant l objet d un «suivi renforcé ou d une enquête de pharmacovigilance» ; soit parce que les autorités sanitaires ont jugé nécessaire, à titre préventif, de renforcer ce suivi ; soit parce que des signaux de risque ont été détectés, justifiant une vigilance accrue. L Agence a tenu à préciser que cette liste n était pas «un recensement de Médiator potentiels» et ne devait «en aucun cas conduire les patients à qui l un de ces médicaments a été prescrit à interrompre leur traitement sans avoir préalablement pris conseil auprès de leur pharmacien et/ou consulté leur médecin». Cette liste est directement consultable sur le site de l Afssaps à l adresse suivante : Un clic sur le nom du médicament conduit à une page détaillant ses indications thérapeutiques et les motifs de la mise sous surveillance. Parallèlement, l Afssaps a demandé le retrait immédiat de la vente de deux médicaments commercialisés depuis de longues années, le Fonzylane, un vasodilatateur utilisé dans le traitement des artérites et du Nizoral, un antifongique accusé de favoriser la survenue d hépatites fulgurantes. Eric Camus page 17 mars/avril 2011 Mediator : ne paniquez pas, mais consultez!

18 page 18 mars/avril 2011 Environnement 2011, protégeons nos forêts! Les forêts représentent aujourd hui 26 % des terres émergées de la planète. CChaque jour, quelque 350 km 2 de couverture forestière sont détruits à travers le monde, soit plus de douze millions d hectares par an. Cette déforestation massive s est effectivement quelque peu ralentie par rapport à la dernière décennie, pendant laquelle, chaque année, 16 millions d hectares de forêt ont disparu, mais la situation est toujours aussi critique. La conversion en terres agricoles, un abattage incontrôlé, une gestion des sols inefficace ainsi que la multiplication des établissements humains sont les causes principales de cette perte de zones forestières. La déforestation ralentit Il faut encore mentionner les catastrophes naturelles, les incendies et les insectes. Les plantations d arbres, en Asie, en Inde, au Vietnam et aux États-Unis ont contribué à réduire considérablement les pertes. En revanche, la situation est préoccupante en Amazonie, notamment au Pérou où les zones déboisées ont favorisé l étendue du paludisme. La situation est encore plus critique au Congo, qui a perdu 130 millions d hectares de forêts en une décennie. Une étude du Rainforest Action Network (RAN) a montré que l Indonésie était touchée par 40 à 55 % de déboisement illégal. Il s agit d un phénomène fréquent dans bon nombre de pays contre lequel les autorités veulent lutter. Les forêts couvrent aujourd hui Afin de renforcer les initiatives sur la gestion durable, la préservation et le développement des forêts sur le plan mondial, les Nations Unies ont proclamé 2011, Année internationale de la Forêt. 3,9 milliards d hectares, soit 26 % des terres émergées de la planète. Elles jouent un rôle essentiel dans la préservation des sols, dans le cycle de l eau et l atténuation des impacts du changement climatique, mais aussi dans la préservation des équilibres sociaux et écologiques. Leur exploitation ne contribue qu à 1% du PIB mondial et représente 3% des échanges internationaux de marchandises. Mais une grande partie de l économie forestière est non comptabilisée, notamment dans les pays en voie de développement. Près de 1,6 milliards de personnes en dépendent pour leur subsistance. Elles possèdent enfin un inestimable trésor de ressources naturelles.

19 80% des forêts primaires ont disparu! En Europe, elles ont été détruites depuis longtemps. La forêt primaire stocke cinq fois plus de gaz à effet de serre que la forêt artificielle. Les forêts primaires tropicales existent encore en Afrique et en Asie, sur de très petites surfaces, et surtout en Amérique du Sud. Parce qu elles se situent près de l Equateur, elles abritent une extraordinaire biodiversité, pourtant on les sacrifie pour construire des aéroports, des autoroutes, des supermarchés. En Indonésie, il n y a plus de forêts primaires, sauf en haute altitude, même chose en Thaïlande, au Cambodge ou au Laos. On abat la forêt primaire pour les biocarburants, on plante des palmiers à huile en Indonésie ou en Afrique, et au Brésil, c est le soja qui avale la forêt. C est ainsi que les surfaces des plantations ont doublé en Malaisie et quintuplé en Indonésie entre le début des années 90 et la fin Pour le botaniste du Radeau des Cimes, Francis Hallé, l espoir viendrait d une prise de conscience de la richesse de la canopée par les grandes firmes pharmaceutiques. Cette strate la plus haute de la forêt tropicale primaire possède dans son feuillage des molécules actives qui permettraient de développer de nouveaux médicaments Autre espoir, en décembre, au sommet sur le Climat de Cancun, un fond international pour la réduction des émissions de carbone a été signé. L idéal, pour de nombreuses associations de protection de la nature, serait qu un quart des 100 milliards de dollars du Fonds Vert, qui doit être créé, soit consacré à la lutte contre la déforestation tropicale. Si cette décision est prise au prochain sommet de Durban, en décembre 2011, ce sera une étape importante pour la préservation des forêts mondiales. Myriam Goldminc La leçon d espoir de Sadhana Forest En Inde, l association Sadhana forest a été fondée par deux Israéliens, Aviram Rozin et sa femme Yorit, en Avec les villageois, ils ont recréée en quelques années une véritable forêt sur un terrain désert à l extérieur d Auroville (dans l Etat du Tamil Nadu) arbres ont été plantés en six ans, avec végétaux issus de 150 espèces indigènes. Résultat : la nappe phréatique est remontée, évitant aux paysans de partir (des puits s asséchaient avant cette action). Depuis le séisme à Haïti, l équipe de Sadhana forest s est installée dans le camp de Pythionville (qui rassemble Haïtiens). Le sol de Haïti a été lessivé par des années de déforestation intensive. Les pluies ont érodé la terre, emportant tout l humus et la matière organique. Il faut inventer de nouvelles techniques agricoles. Pour planter des légumes ou des plantes, Sadhana Forest utilise la méthode «jardins en cercle» qui ne requiert que vingt minutes. Sur un espace d un mètre de diamètre environ, on creuse un trou avec de simples outils. L arrosage se fait au centre du cercle avec un seau. L engrais est constitué de fumier de vaches ou d ânes. L urine fait office de fertilisant au moment de la plantation, des feuilles sont utilisées pour le paillage afin d éviter l évaporation de l eau ainsi que des vieux vêtements qui retiennent l humidité du sol. Autre technique pour planter des arbres, celle des boulettes d argiles. La recette est simple ; prendre une graine, l enrober avec de l argile et de la fibre végétale, par exemple de noix de coco. Ensuite les faire sécher au soleil. Puis, lancer ces balles dans des endroits où il y a des barrières naturelles, comme les cactus, qui poussent à foison et protégent des A côté des organisations internationales qui se penchent au chevet des forêts, des femmes et des hommes de «bonne volonté» tentent avec des moyens parfois dérisoires de reforester des zones arides. C est le cas de l association Sadhana Forest en Inde et à Haiti. Confection des boulettes d argile. Les premières graines. Les jardinsen «cercle». prédateurs. Avec l aide de 400 enfants des écoles d Anse à Pitre, des milliers de boulettes d argiles ont ainsi été dispersés dans la nature. Dès les premières gouttes de pluie, les graines se mettront à germer. Aujourd hui, les habitants d Anse à Pitre reprennent espoir, car la forêt jadis luxuriante pourrait revoir le jour. Pour en savoir plus : L association Fotosintesia créée par Claire Chanut se fait le relais en France des actions menées par Sadhana Forest Fotosintesia 14,rueDuroc Paris Environnement page 19 mars/avril 2011

20 page 20 mars/avril 2011 Repères Détecteurs de fumée : n attendez pas cinq ans pour vous équiper! La loi donne jusqu au 8 mars 2015 aux occupants d un logement, locataires ou propriétaires, pour installer un détecteur de fumée dans leur habitation. Mais pourquoi attendre? Cet appareil peut vous sauver la vie. L Le temps législatif a ses raisons que la raison ignore. Il a fallu cinq ans pour que la proposition de loi Morange et Meslot, rendant obligatoire l installation d un «détecteur avertisseur autonome de fumée», soit définitivement adoptée le 9 mars Et il faudra encore cinq autres années pour qu elle devienne effective! Ce texte a été motivé par la très forte augmentation du nombre d incendies d habitation ces dernières années, avec pour conséquence un nombre croissant de victimes (lire encadré). Le décret du 11 janvier 2011 accorde un délai de cinq ans pour se mettre en conformité avec la nouvelle législation. Nos concitoyens ont donc jusqu au 8 mars 2015 pour équiper leur logement d un détecteur. Tous les locaux à usage d habitation exclusif ou partiel sont concernés : résidence principale ou secondaire, immeuble collectif ou maison particulière. C est à l occupant du local qu il soit locataire, propriétaire ou résidant à titre gratuit qu incombe l installation du petit boîtier. Le Certains modèles fonctionnent aussi sur piles : pas besoin de les raccorder au secteur - mais veillez à changer la pile régulièrement. Un incendie toutes les deux minutes Les statistiques publiées en janvier 2011 par le ministère du Logement ont de quoi effrayer. En France, le nombre d incendies a doublé ces vingt dernières années. Pour la seule année 2009, les services de l Etat pointent une hausse de 10 %. Quelque sinistres dans des habitations sont déclarés chaque année aux assurances, soit un toutes les deux minutes! Environ 800 de nos concitoyens perdent la vie chaque année dans des feux d habitation. Et plus de sont gravement blessés. Le législateur estime que la généralisation des détecteurs de fumée devrait permettre de sauver 400 à 500 vies par an. Ils se basent sur l exemple de nos voisins : dans tous les pays où l installation de ces appareils est obligatoire, on a constaté une diminution de 50 % du nombre de morts, sachant que 70 % des victimes décèdent la nuit pendant leur sommeil. A titre de comparaison, le taux d équipement actuel des foyers français n est que de 2 %, contre 89 % en Angleterre et 98 % en Norvège. C. P. photos : L. Cousin / FMP

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