Jean-Pierre Angenot 1, Luis Beltrán 2 & Daniel Mutombo Huta-Mukana 3 Universidade Federal de Rondônia

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1 L ETAT DE LA RECHERCHE ETYMOLOGIQUE DES BANTOUISMES AFRO-IBEROAMERICAINS: BILAN, DIAGNOSTIC ET PERSPECTIVES OFFERTES PAR LE PROGRAMME UNIR-ALCALA / AECI Jean-Pierre Angenot 1, Luis Beltrán 2 & Daniel Mutombo Huta-Mukana 3 Universidade Federal de Rondônia 1. Un Programme d'identification Étymologique des Bantouismes En octobre 2007 se sont tenues à Porto Velho deux conférences internationales - l une sur la diaspora africaine en Amazonie et l autre sur la provenance polyethnique des afro-ibéroaméricains d origine bantoue -, qui ont inauguré un ambitieux programme de recherches financé par l Agence Espagnole de Coopération Internationale, lequel se propose d entreprendre une identification étymologique exhaustive des vocables d origine bantoue en portugais et en espagnol des Amériques. Les antécédents de ce programme remontent aux années 70 à l ex- Université Nationale du Zaïre, à Lubumbashi, où enseignaient les actuels coordinateurs de ce programme et où se formèrent la plupart des participants africains présents à Porto Velho. Ce programme, qui s intitule Réhabilitation du Patrimoine Immatériel Afro-ibéroaméricain: Les Bantouismes en Espagnol et Portugais d Amérique, est le fruit d une collaboration entre le cours de post-graduat en ethnolinguistique africaniste de l Université Féderale de Rondônia et la chaire UNESCO d Etudes Afro-ibéroaméricaines de l Université de Alcalá. Des bantouistes de formation linguistique, anthropologique et ethnohistorique, contribuent aux recherches conjointes dans leurs pays respectifs suivants : Brésil (Universidade Federal de Rondônia, Universidade de São Paulo / Centro de Estudos Africanos); Espagne (Universidad de Alcalá); Belgique (Musée Royal de l Afrique Centrale, Tervuren); Angola (Instituto de Línguas Nacionais, Museu Nacional da Escravatura, Universidade Agostinho Neto); Mozambique 1 Docteur en Linguístique Africaine (Leiden, Hollande, 1971). Professeur Titulaire de l Université Fédérale de Rondônia, Coordinateur du Post-Graduat en Ethnolingüístique Africaniste. Coordinateur du Programme International UNIR-Alcalá / AECI Réhabilitation du Patrimoine Immatériel Afro-ibéroaméricain : Les Bantouismes en Espagnol et Portugais d Amérique. 2 Docteur en Sociologie et Anthropologie (Madrid, Espagne, 1969). Professeur Titulaire de la Chaire UNESCO d Etudes Afro-ibéroaméricaines de l Université Alcalá de Henares, Madrid. Co-coordinateur du Programme International UNIR-Alcalá / AECI 3 Docteur en Langues et Littératures Africaines (Lubumbashi, R. D. Congo, 1977). Professeur Colaborateur de l Université Fédérale de Rondônia, Programme de Post- Graduat en Ethnolingüístique Africaniste. Membre de la Chaire UNESCO/Alcalá de Estudios Afroiberoamericanos

2 2 (Universidade Eduardo Mondlane); R. D. du Congo (Institut Pédagogique National de Mbujimayi, Université de Lubumbashi, Université Simon Kimbangu de Kinshasa); Zambie (University of Zambia); Gabon (Université Omar Bongo); Cameroun (Université de Yaounde); Cuba (Universidad Central de Las Villas, Instituto de Literatura y Lingüística de La Habana); Argentine (Instituto Nacional de Musicología); Vénézuéla (Centro de Estudios Afrollaneros). Tous les chercheurs impliqués partagent la conviction qu il existe un paradoxe scientifiquement troublant et qui mérite une réévaluation entre, d une part, les évidences historiques qui soutiennent l origine diversifiée et majoritairement continentale des esclaves bantous et, d autre part, l allégation classique selon laquelle ces esclaves auraient importé au Brésil un héritage linguistique bantou pratiquement restreint aux trois langues littorales angolaises kikongo, kimbundu et umbundu. 2. Méthodologie Adoptée Les étapes méthodologiques d exécution de ce programme sont les suivantes: (a) constitution de deux inventaires lexicaux complémentaires des bantouismes pressentis afro-brésiliens et afro-hispaniques, le premier étant en voie d achèvement avec près de vocables déjà identifiés, alors que le second est en phase de construction; (b) distribution d une copie de ces inventaires de bantouismes à tous les chercheurs du programme; (c) distribution d un modèle unifié de questionnaire avec lignes et 6 colonnes, qui sera utilisé pour les recherches intégrées qui sont en cours de réalisation à la fois sur le terrain en Afrique et à partir des sources bibliographiques, et qui sera appliqué à l ensemble des plus de 500 langues bantoues reconnues; (d) distribution d un modèle unifié de tableau comparatif des données bantoues recueillies (cognats et non-cognats), pour chaque bantouisme pressenti; (e) visualisation de ces données, préalablement classifiées, et leur report sur cartes (cf. le modèle dit de Tervuren), avec établissement des isoglosses des items en distribution et de leurs variantes; (f) formulation des hypothèses étymologiques les plus plausibles et identification, dans l inventaire des cognats, de ceux qui, étant pan-bantous dérivent, en dernière analyse, d étymons proto-bantous, de ceux qui sont attestés régionalement (cf. les 5 régions du domaine) ou sous-régionalement (cf. les 16 zones, de A à S), voire circonscrits à tel ou tel groupe interne à l intérieur d une zone spécifique, ou même de ceux qui sembleraient dériver d une unique langue individuelle. 3. Pour L Établissement d'une Distinction Typologique Diachronique entre Proto-étymons et Néo-étymons Pré-ibéro-américains Il est admis qu en linguistique historico-comparative, l étymologie est la discipline qui a pour fonction d expliquer l évolution des mots d une langue,

3 em remontant dans le passé jusqu à des unités lexicales appelées étymons, à partir desquelles ont été dérivées les formes modernes. Lorsque l on se penche sur la question de déterminer, avec la précision souhaitable, l origine des bantouismes attestés en portugais et en espagnol, l enjeu majeur de ce type de recherche ne doit pas se limiter à chercher à identifier les éventuelles formes proto-bantoues qui auraient servi à la communication verbale il y a trois millénaires, formes qui, pour un bon nombre d entre elles, ont déjà été solidement établies (cf. Guthrie, ; Meeussen, 1969/1980; Bastin, Coupez, Mumba & Schadeberg, 2003). Un des objectifs principaux de notre programme de recherche consiste à «faire parler» historiquement les vestiges lexicaux à travers des analyses linguistiques et statistiques, de façon à contribuer à une détermination de l importance qualitative et quantitative des apports ethniques respectifs qui ont participé grandement à la construction du peuple brésilien. La réalisation d un tel programme permettrait de compenser, du moins partiellement, la carence reconnue des archives historiques, qui ont été considérablement détruites à l époque de l émancipation des esclaves. Il faut reconnaître que l intégration linguistique au Brésil n a pas bénéficié des mêmes conditions évolutives normales que celles qu ont connues les langues bantoues qui ont continué à être parlées de mode naturel en Afrique. Après la traversée de l Atlantique, il n y a pas pas eu sur place de possibilité continuité évolutive qui se serait réalisée selon un rhythme harmonieux et dans des conditions naturelles. Au contraire, les locuteurs bantous ont été confrontés à des conditions adverses et perturbantes caractérisées par la brutale cohabitation forcée d éléments lingüístiques hétéroclites qui étaient condamnés à compétir entre eux. Il est légitime d imaginer que, en règle générale, ce sont les items lexicaux transplantés au Brésil qui détenaient un plus grand nombre de cognats comuns à de nombreuses langues bantoues différentes qui ont eu le plus de chance d être unanimement acceptés et de s insérer dans le nouveau parler de compromis interlinguistique qui était en train de se construire. On peut supposer qu en principe d autres mots bantous potentiellement concurrents mais avec moins de cognats partagés ont eu moins de chance de s imposer. La problématique de la détermination précise de la manière avec laquelle se serait construit le parler inicial de communication inter-ethnique est évidemment complexe et restera en partie hypothétique. Toutefois il faut se rendre compte que, en dépit des distances géographiquement parfois très grandes entre leurs différents points de capture dans le continent africain, ces esclaves parlaient des langues bantoues apparentées même si l intercompréhension était à peine partielle. Ce fut là un facteur positif qui a dû faciliter la constitution du nouveau véhicule de communication linguistique. Quoi qu il en ait été, la situation spécifique de l incorporation d importants fragments lexicaux bantous dans le portugais et l espanhol des Amériques dans des conditions traumatizantes constitue un cas d espèce qui requiert une approche méthodologique appropriée en ce qui concerne la reconstruction de l écheveau des fils conducteurs fatalement entremêlés qui forment le lien historique encore mystérieux entre les bantouismes latinoaméricains et leurs matrices restées sur place en Afrique bantoue. 3

4 Nous sommes d opinion que, pour des raisons de pragmatisme méthodologique, il convient de mettre en place une distinction typologique opérationnelle entre deux catégories d étymons bantous qui correspondent à des moments diachroniques bien différents. Nous proposons que la recherche étymologique s articule en deux temps, en premier lieu, pour déterminer le faisceau de langues bantoues (ou, plus rarement, la langue indivividuelle) auxquelles des évidences permettent d attribuer la paternité de chacun des bantouismes présumés. Nous suggérons l adoption de l expression co-néoétymons pour désigner un faisceau de langues duquel est issu un bantouisme. Quant aux étymons traditionnels, à savoir les formes ancestrales reconstruites des mots bantous actuels, nous les dénommerons proto-étymons (éventuellement qualifiés de paleogénétiques), de façon à les différencier des néo-étymons diachroniquement plus récents puisqu ils datent de la période pré-afroibéroaméricaine. En outre, les uns se différentient structurellement des autres dans la mesure où les proto-étymons sont des lexèmes reconstruits qui appartiennent à un moment du passé alors que les co-néo-étymons sont les membres associés d une constellation de cognats convergents. Un proto-étymon classique correspond à un cas relationnel de monopaternité avec polyfiliation (les réflexes) alors que, au contraire, un faisceau de co-néo-étymons correspond à un cas relationnel de polypaternité avec, cas par cas, des monofiliations (chaque bantouisme individualisé, qui présente souvent diverses variantes phoniques résultantes d influences régionales ou locales particulières imposées par la langue d accueil portugaise ou hispanique, au cours d un récent processus évolutif proprement intra-ibéroaméricain. En guise d illustration des deux types d étymons proposés, nous allons interpréter quelques variantes lexicales d une dénomination d origine bantoue que signifie vache et qui est amplement représentée au Brésil et dans les pays hispaniques. Ces trois formes synonymes que Vogt & Fry (1996) ont relevées dans le vocabulaire du quilombo de Cafundó sont «ingombe», «ongombe» et «ingomo». Assez curieusement, les auteurs leur attribuent une seule et même origine kimbundu en dépit des différences phoniques et de structure morphologique qu elles manifestent entre elles. Une première analyse permet de formuler les hypothèses selon lesquelles, dans le tableau ci-dessous, ces trois variantes de bantouisme en compétition signifiant vache, soit «ingombe», «ongombe» et «ingomo», du bantouisme sont hypothétiquement dérivées de différents faisceaux de co-néo-étymons bantous. On peut observer que : (a) les trois bantouismes 1, 2 et 3 ci-dessous ont entre eux des relations de cognation, tout comme l ont entre eux les cinq faisceaux de néo-étymons α, β, γ, δ et η ; (b) le bantouisme 1 est en relation de cognation avec les autres faisceaux de néoétymons β, γ, δ et η, tout comme l est le bantouisme 2 avec le faisceau α, γ, δ et η et le bantouisme 3 avec le faisceau α, β, γ et δ ; 4

5 5 (c) le bantouisme 1 est en relation de dérivation étymologique relativement récente avec le faisceau de néo-étymons α, tout comme l est le bantouisme 2 avec le faisceau β et le bantouisme 3 avec le faisceau η ; (d) les trois bantouismes 1, 2 et 3 et les cinq faisceaux de néo-étymons α, β, γ, δ et η sont en relation de dérivation étymologique paléogénétique avec la reconstruction proto-bantoue. Etymon archaïque Proto-Bantou : *(dzi$ #) n-go$ m be$ 9/10 vache **(dzi$+)n-go$ m be$ 9/10 m 9/10 ***(i/o+)n-go$ m be$ 9/10 ***n-go$ m bi$ 9/10 m 9/10 m 9/10 α [ N go$ m be$ ] β [ o N go$ m be$ ] γ [ N go$ m bi$ ] δ [ N m ] η [ N m ] Co-néo-étymons H16 Kikongo H21 Kimbundu K11 Chokwe K12b Ngangela K14 Lwena K332 Gciriku L11 Phende L31a Luba Co-néo-étymons R11 Umbundu R13 Nyaneka R22 Ndonga R23 Kwambi R31 Herero Bantouisme 1 Bantouisme 2 [ (i) N )»go) m bi ] [ ο) N»go) m bi ] Ingombe Ongombe Vogt & Fry, 1996 Vogt & Fry, 1996 Gombe Orongombe Freitas & Freitas, 1967 Cognats C83 Bushong B70 Teke H41 Mbala L21 Kete Cognats H31 Yaka Co-néo-étymons C32 Bobangi Bantouisme 3 [ i) N»go)mU ] Ingomo Vogt & Fry, 1996 Il convient de noter que la nature de la différence de qualité entre les voyelles initiales «i» et «o» des exemples ci-dessus ne correspond pas seulement à un détail relativement anodin de changement de timbre. La divergence a ici une portée grammaticale importante. En effet, le «i» de «ingombe» provient d une adaptation prothétique qui a été conditionnée par l intégration de ce mot bantou dans le système phonotactique portugais qui ne tolère pas la présence de consonnes occlusives pré-nasalisées telles que «N g» (tout comme, pour les mêmes raisons téléologiques, l oralisation complète de «N g» dans la variante «gombe», la voyelle «o» correspond à un ancien augment pré-préfixal fossilisé de classe 9 qui, en s intégrant au système morphologique portugais, se fond dans le radical nominal, de telle sorte que le nom bantou trimorphémique de classe 9 / o+n-go m be 9 / [ o N go m be] devient un nom monomorphémique masculin en portugais, soit / o n»go m be / [ o) N»go) m bi ].

6 6 4. Um Bilan Négatif Le bilan du niveau des études étymologiques des bantouismes réalisées jusqu à ce jour est plutôt désenchanteur. Ce domaine de recherche se trouve encore dans les limbes. En dépit des admirables résultats obtenus au plan de la description et de l interprétation sociologique des parlers afro-américains (nous pensons particulièrement aux travaux sociolinguistiques décisifs de Yêda Pesoa de Castro sur les parlers afro-bahianais) le point faible, le véritable talon d Achille est l identification étymologique des bantuismes. Il semble que les études historico-comparatives des trente dernières années (cf. Megenney 1978, Schneider 1991, Lopes 1996/2001, Pessoa de Castro 2001, Salles 2003, etc.) n aient guère progressé d um iota en ce qui concerne l identification scientifique des langues bantoues dont proviennent les bantouismes. En effet, on continue à répéter de livres en livres cette même ritournelle des années trente (cf. Raymundo 1933, Mendonça 1936, Laytano 1936, Senna , Carneiro 1937, Dornas Filho 1943, etc.), selon laquelle les bantouismes brésiliens auraient eu une origine confinée aux trois langues littorales kikongo, kimbundu e umbundu. Une affirmation qui paraît simpliste et qui ne s ajuste pas à la connaissance historique bien consolidée selon laquelle l immense majorité des esclaves ont été capturés à l intérieur du continent et non point le long des côtes des anciens royaumes du Congo et de Ngola. Dans une tentative de contourner cette contradiction gênante entre les évidences réunies par les historiens à propos de l origine très diversifiée et prédominament continentale des esclaves bantous et l allégation selon laquelle ces esclaves ont importé au Brésil un ensemble linguistique pratiquement limité au trio kikongo-kimbundu-umbundu (cet accueillant et généreux fourre-tout étymologique!), a été postulée la théorie selon laquelle, au moment d être embarqués dans les navires négriers, les esclaves bantous avaient acquis dans les ports angolais une lingua franca de base essentiellement kimbundu (cf. Vogt & Fry, 1996). Cette explication hypothétique ne méritera d être prise au sérieux que si et seulement si il était préalablement prouvé, au terme de recherches comparées sur l ensemble des centaines de langues bantoues documentées, que la plupart des bantouismes proviennent directement de ces langues de la côte angolaise. Personnellement nous ne prévoyons pas un tel dénouement. En conclusion, il semble impératif que l ensemble des interprétations étymologiques publiées, qui ont souvent reçu l aval des principaux dictionnaires de la langue portugaise du Brésil puissent être systématiquement réévaluées. Voici un exemple concret du type de révision que nous préconisons. 5. Réinterprétation Étymologique des Bantouismes Quimbanda e Umbanda 5.1. QUIMBANDA [ ki) m»ba) n då ] (a) guérisseur, devin, occultiste, praticien de la «macumba» ; (b) prêtre de culte dit d Angola-Congo ;

7 (c) magie noire ; ligne rituelle de l «umbanda» qui est considérée maléfique Étymons proposés : Cunha, A. G. da (1982) : < kimbundu [ ki m ba n da ] guérisseur, devin Schneider, J. T (1991) : < kimbundu [ ki m ba n da ] guérisseur, Houaiss, A. (2001) : < kimbundu [ ki m ba n da ] chef religieux Lopes, N. (2003) : < kimbundu [ ki m ba n da ] médecin rituel Castro, Y. Pessoa de (2005) : < kikongo / kimbundu [ ki m ba n da ] et umbundu [ ovi m ba n da ] Holanda, Aurélio Buarque de (2007) : < kikongo Observations critiques : Le mot ki-n-ba n da 7+9 [ ki m ba n da ] guérisseur est attesté en kimbundu (H21), tout comme dans au moins trois autres langues ou dialectes du même groupe H20 de la zone H : ngola (H21a), bolo (H23) et songo (H24), ainsi que dans deux langues du grupe H30 ; mbangala (H34) et yungo (H35). On peut donc émettre l hypothèse que le bantouisme brésilien «quimbanda» résulte d un faisceau de co-néo-étymons pré-ibéroaméricains qui est formé par au moins six langues concentrées dans deux groupes de la zone H; les cognats ci-dessous ont dû, pour leur part, contribuer à renforcer l insertion de ce bantouisme dans le lexique afro-brésilien de compromis intercommunicationnel : (a) / t S i n ba n da 7+9 / [ t j i m ba n da ] guérisseur, dans 7 langues de la zone K chokwe (K11), ngangela (K12b), luchazi (K13), luvale (K14), mbunda (K15), mbwela (K17) et luyana (K31) ; (b) / o+t S i n ba n da 7+9 / [ ot S i m ba n da ] guérisseur en umbundu (R11) ; (c) / i n ba n da 5+9 / [ i m ba n da ] guérisseur en yungo (H35), comme variante ; (d) / e$ n ba n da 5+9 / [ e$ m ba n da ] guérisseur en nyaneka (R1) et khumbi (R14) ; (e) un cognat plus distant est / o n ba n du 9 / [ o m ba n du ] guérisseur en sangu (B42); (f) le vocable peu fréquent / mu n ba$n da$ 3+9 / [ mu m ba$ n da$ ] aideguérisseur serait attesté en kikongo (H16). l étymon proto-bantou est : / *ki$ n ba$ n da$ 7+9 / [ *ki$ m ba$ n da$ ] guérisseur, dont les réflexes actuels se concentrent dans les zones H, K, L et R ; la forme umbundu [ ovi m ba n da ] citée par Pessoa de Castro (2001) est le pluriel de classe 8+9, dont le singulier de classe 7, que signifie est [ ot S i m ba n da ], cité ci-dessus ; la référence au kikongo (H16) faite par Pessoa de Castro (2001) et reprise par Holanda (2007) semble résulter d un quiproquo parce qu aucun cognat, même distant, n a pu être identifié dans aucun des nombreux dictionnaire disponibles dédiés aux multiples dialectes de cette langue (cf. Bentley, 1887; Bittremieux, 1922 ; Laman, 1936; Declercq, 1939 ; Dereau, 1957 ; Silva Maia, 1961 ; Van 7

8 8 Roy, 1963 ; Jacquot, 1982, Swartenbroeckx, 1973 et Mabiala, Signalons que le terme courant pour désigner le guérisseur en kikongo est [ N ga N ga ] UMBANDA [ u) m»ba) n då ] (a) religion née à Rio de Janeiro à la fin du 19 ème siècle, qui a agrégé des éléments bantous et spirites; (b) magie blanche. Étymons proposés : Cunha, A. G. da (1982) : < kimbundu [ u m ba n da ] Schneider, J. T (1991) : < kimbundu [ u m ba n da ] médecine traditionnelle; magie Houaiss, A. (2001) : < kimbundu [ u m ba n da ] Lopes, N. (2003) : < kimbundu / umbundu [ u m ba n da ] médecine traditionnelle Castro, Y. Pessoa de : < kikongo / kimbundu / umbundu [ ( m )ba n da ] tabou, chose sacrée, sorcellerie < [ bandala ] invoquer les esprits; supplier. Holanda, Aurélio Buarque de (2007) : < kimbundu Observations critiques : en plus du kimbundu (H21), le mot bantou [ u m ba n da ] est attesté avec la signification de médecine traditionnelle en chokwe (K11), luvale (K14) et en umbundu (R11), laquelle langue connaît une variante moins connue qui est / u t S i n ba n da / [ ut S i m ba n da ] science de la guérison ; le sens de remède est également attesté en kimbundu ; un cognat de forme / vu n ba n da 14+9 / [ vu m ba n da ] remède est attesté en ngangela (K12b), luchazi (K13) et mbwela (K17) ; l interprétation étymologique mentionnée ci-dessus de Pessoa de Castro (2003) est particulièrement tarabiscotée et n a pas résisté au contrôle des sources que nous avons effectué. Addenda - Voici quelques autres cognats bantous qui, toutefois, sont assez distants des bantouismes quimbanba et umbanda : il convient de noter que l étymon proto-bantou guérisseur est une forme dérivée, avec adjonction d un préfixe secondaire de classe 9, d une reconstruction principale qui est / *ki$ ba$ n da$ 7 / [ *ki$ba$ n da$ ] esprit, dont voici quelques exemples de réflexes directs et indirects qui se partagent les zones L, M et N : (a) / t S i wa n da 7 / [ t S iwa n da ] esprit en lala (M52), lamba (M54), mpoto (N14), tonga-siska (N15), henga (N21c), tumbuka (N21d), nsenga (N41),et ngindu (P14). En cewa (N31b), [ t S iwa n da ] a développé la signification spécifique de esprit de folie qui s empare d un assassin ; (b) en kikongo (H16) est attesté / mu wa n da 3 / [ m w a n da ] espírito.

9 9 7. Un Échantillon de Pseudo Étymons/Cognats Abracadabrants Il convient de considérer que, pour des raisons théoriques et méthodologiques que nous avons évoquées ci-dessus, les vocables bantous épinglés par les auteurs ne peuvent pas être acceptés a priori comme des néo-étymons confirmés. Toutefois, a posteriori, une partie des propositions de ces auteurs devrait pouvoir être récupérée dans le cadre et au terme d une recherche quantitative systématique appliquée à un nombre maximum de langues bantoues documentées. Certaines de ces propositions étymologiques préliminaires pourraient alors - et seulement alors - être légitimées comme membres de faisceaux de néo-étymons ou comme des cognats susceptibles d avoir aidé historiquement à la fixation de certains bantouismes. Il s avère donc intéressant de chercher à établir les degrés de plausibilité de chacune des propositions qui ont été publiées, que ce soit sur le plan de leur naturalité phonologique (mesurable en termes du degré de soumission aux processus universaux du langage) et/ou de la vraisemblance sémantique. Ainsi, par exemple, il serait difficile d accepter sans sourire qu un /zu/ puisse se transformer en un /ma/ ou que le signifié "chien" puisse évoluer en celui de "fenêtre". Il est bien connu que toutes les langues naturelles, quelles qu elles soient, sont soumises à des pressions évolutives constantes. Ces pressions sont particulièrement accélérées en cas d intégration d emprunts d une langue X dans le système d une langue Y, principalement si elles sont typologiquement et génétiquement distantes, comme cela a éte le cas entre les langues bantoues et le portugais ou l espagnol des Amériques. Signalons, en guise d exemple bien connu, le changement drastique qui a été occasionné par l adaptation du système tonal propre au bantou, qui est basé sur des différences de fréquence fondamentale, en un système accentuel propre au portugais qui est basé sur des différences d amplitude. Une fois décomptés les changements phonétiques qui peuvent être imputés à des exigences d intégration au système du portugais, il sera possible de tenter de déterminer si tel ou tel candidat à néo-étymon ou à cognat suggéré par tel ou tel auteur peut être considéré comme probable, possible, improbable ou à rejeter sans appel. Or si une évaluation de la plausibilité sémantique des candidats-à-cognat exige surtout une bonne dose d intuition et un niveau moyen de formation spécifique, ce n est pas le cas en ce qui concerne la détermination du degré de plausibilidade (morpho)phonologique et phonétique, laquelle exige, au préalable, une solide formation spécialisée. Hélas c est ici que le bât souvent blesse car, selon moi, la plupart des propositions publiées souffrent cruellement d un manque de rigueur scientifique. Or sans recherches systématiques appliquées au plus grand nombre possible de langues bantoues, il n y a pas de salut en vue! Que le lecteur juge par soi-même. Voici, ci-dessous, un inventaire très incomplet de perles historico-comparatives qui s apparentent à une galéjade et qui, bien qu amplement divulguées, ne paraissent avoir guère suscité de la part de la communauté des lecteurs l émoi scientifique qu elles auraient mérité de

10 10 provoquer. Par convention, les sigles VF et YP ci-dessous renvoient respectivement à Vogt & Fry (1996) et à Pessoa de Castro (2001). Pseudo Etymons bantous proposés por YP ou VF pas ou très peu plausibles (leurs exemples ont été retranscrits phonétiquement) Bantouismes brésiliens qui, selon eux, en dériveraient YP Kik [ m bu n da m bu n da ] [ i) N gu»ru N gå ] ingurunga (terrain accidenté) YP Kik-Kim [ vatitutitu ] [ bat S i»ku) ] baticum (tapage) YP Kik [ vutukilawe ] [ batuka»ze ] batucajé (type de danse) YP Kim [ fu n du N gulu ] [ bu»du) ] budum (puanteur) YP Kik-Kim [ kafwana N goma ] [ kafuri) N»gomå ] cafuringoma (bavard) YP Kik [ mwa m ba ] [ kalu) m»ba ] calumbá (jus de canne) YP Kim [ kala n w a mena ] [ ka»mo å ] camonha (soûlerie) YP Kik-Kim [ kinua jaaja ] [ kamu»lajå ] camulaia (soûlerie) YP Kik [ N kadiako N go ] [ kapi»ko) N gu ] capicongo (rustique) YP Kim [ kuluku m ba ] [ ka»su) m bå ] caxumba (parotidite) YP Kim [ ka N gulukai ] [ kula»ilaiª ] culailai (autrefois) YP Kik [ kunwa lwa jaaja ] [ kumu»lajå ] cumulaia (eau-de-vie) YP Kik-Kim [ k w i m bila ] [ kuri )m»ba ] curimbá (chanter) YP Kik-Kim [ kitata ] [ dama»ta ] damatá (esp. de symbole) YP Kik [ m fiokolo ] [ fjo»fç ] fiofó (anus) YP Kik [ fulukuta ] [ futu»ka ] futucá (trifouiller) YP Kim [ kuseka ] [ fusi»ka ] fuxicá (cancaner) YP Kik [ m vwazakana ] [ fu»zahkå ] fuzarca (fôlatrerie)

11 YP Kik [ m vwazile ] [ fuzu»we ] fuzuê (confusion) YP Kik-Kim [ dilo N ga ] [ gari) N go) N»ga ] garingongá (plat) YP Kim [ wa N ga ] [»gro) N gå ] gronga (sorcellerie) YP Kim [ ku N go N ga ] [ gu) N gu»na ] gunguná (murmurer) YP Kik [ ma n doki ] [ ma) n»drakå ] mandraca (magie) YP Kik [ n du n du ] [ ma) n»du ] mandu (carnavalesque) YP Kim [ n de N ge ] [ maxu»wa)gi ] marruangue (enfant) YP Kik [ mazike ] [ miza»kre ] mizacrê (cocu) YP Kik [ mu n to ] [ moi9»tu) m bå ] moitumba (brousse) YP Kik-Kim [ kuteleka ] [ mo»kekå ] moqueca (plat bahianais) YP Kik [ N k j ama ] [ muki»ranå ] muquirana (morpion) YP Kik [ sa N golo ] [ naboro»do ] naborodô (coït) YP Kik-Kim [ ki N go m bo ] [»kjabu ] quiabo (esp. de légume) YP Kik-Kim [ bakala ] [ ki»batå ] quibata (pénis) YP Kik [ evu m bi ] [ ki) m»bi) m bå ] quimbimba (défunt) YP Kik [ N kosi ] [»xosu ] roxo (nom d une divinité) YP Kik [ t S ubilu ] [ Sibi»Ju ] xibiu (vulve) YP Kik [ sa m bafwana ] [ zamafu»ramu ] zamafuramo (nom de Lemba) VF Kim [ dikota ] [ ZokoRo»kotU ] jocorocoto (vieux) VF Kim [ ma o n dzo ] [ ma»fonå ] mafona (banane) VF Kim [ amakwa ] [ ka»ma ) ZI ] 11

12 12 camanje (autrui) VF Kim [ mu m bu n do ] [ kamano»fu ] camanofu (homme noir) VF Ronga [ kuga N ga ] [ ga) n»zipi ] ganzipe (pénis) VF Kim [ etupa ] [ e»ta ] etá (pénis) VF Kim [ m bigi ] [ ma»zi ] maji (poisson) VF Kim [ me u ] [ mujo) m»ba ] muiombá (mourir) VF Kim [ ki m bi ] [ mu»jo) m bu ] muiombo (défunt) VF Kim [ kib w a N ga ] [ t S i»puni ] tipune (chapeau) VF Kim [ tubia ] [ t S i»kerå ] tiquera (vagin) Références Angenot, Jean-Pierre, Jean-Pierre Jacquemin and Jacques L. Vincke Répertoire de Vocables brésiliens d Origine africaine. Lubumbashi, Zaïre: Collection Travaux et Documents du CELTA. 192 pp. Angenot, Jean-Pierre and Geralda de Lima V. Angenot Dicionário de Bantuismos Brasileiros. Porto Velho, Rondônia: Université Fédérale de Rodônia. (près de entrées lexicales) Castro, Yêda Pessoa de Falares Africanos na Bahia: um Vocabulário afrobrasileiro. Rio de Janeiro: Academia Brasileira de Letras e Topbooks Editora, 366 pp. Vogt, Carlos and Peter Fry Cafundó, a África no Brasil: Linguagem e Sociedade.Campinas: Editora da UNICAMP. 373 pp.

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