Atteinte cardiovasculaire au cours de l infection par le VIH

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Atteinte cardiovasculaire au cours de l infection par le VIH"

Transcription

1 Atteinte cardiovasculaire au cours de l infection par le VIH F. Boccara, C. Meuleman, S. Ederhy, G. Dufaitre, F. Douna, S. Lang, A. Cohen Service de Cardiologie, CHU St Antoine, Université Pierre et Marie Curie, Paris, France Depuis l avènement des multithérapies antirétrovirales au milieu des années 90, la morbi-mortalité des patients atteints du virus de l immunodéficience humaine (VIH) a diminué de façon spectaculaire dans les pays industrialisés. Parallèlement, des complications métaboliques secondaires au traitement antirétroviral sont apparus, pouvant accélérer l athérosclérose et favoriser les événements coronariens aigus (infarctus du myocarde et angor instable). Dans les pays ayant accès à ce traitement antirétroviral efficace, nous sommes passés de complications cardiovasculaires liées à l état d immunodépression avant 1996 (myocardite, péricardite), à des complications liés aux troubles métaboliques secondaires à ce même traitement antirétroviral. Dans cet article, nous traiterons de façon prioritaire de la pathologie coronaire mettant en jeu le pronostic vital immédiat du patient, l atteinte myocardique et péricarditique ayant régressé depuis l avènement du traitement antirétroviral efficace. Mots clés : Myocardite ; Péricrdite, Endocardite, Vascularite, Hypertension artérille pulmonaire ; Maladie coronaire ; Virus de l immunodéficience humaine ; Syndrome de lipodystrophie ; Dyslipidémie, Insulino-résistance ; Traitement antirétroviral 1

2 Epidémiologie Actuellement, quarante millions de personnes dans le monde sont infectés par le virus de l immunodéficience humaine (VIH). Depuis 1996, un traitement antirétroviral hautement efficace (HAART en anglais = Highly Active Anti Retroviral Therapy) est disponible dans les pays industrialisés faisant de cette infection grave une maladie chronique dans ces pays. Ce traitement antirétroviral comporte habituellement 3 drogues : 2 analogues nucléosidiques de la transcriptase inverse et une antiprotéase ou un non-analogue de la transcriptase inverse conduisant à une spectaculaire réduction de la morbi-mortalité liée à l infection par le VIH. De façon concomitante à l utilisation de ce traitement antirétroviral sont apparus des désordres métaboliques (dyslipidémie, insulino-résistance, lipodystrophie) pouvant conduire à la survenue de complications cardiovasculaires aiguës, comprenant infarctus du myocarde, artériopathie des membres inférieurs et accident vasculaire cérébral au sein d une population âgée de moins de 50 ans. C est ainsi que ces complications sont devenues la 3-4 ème cause de décès et d hospitalisation des patients infectés par le VIH dans les pays industrialisés après les causes SIDA et infectieuses, carcinologiques et hépatiques (1). En 20 ans d histoire d infection par le VIH, nous sommes passés de complications cardiologiques liées à l état d immunodépression (myocardite, péricardite) à des complications liées à une athérosclérose accélérée multifactorielle. Atteintes cardiaques au cours de l infection par VIH (Tableau 1) Cardiomyopathies Avant l ère du traitement antirétroviral efficace, l incidence annuelle des cardiomyopathies au cours de l infection par le VIH était estimée à 15.9/1000 (2, 3). Le pronostic de cette affection était alors effroyable avec une médiane de survie de 100 jours en cas de dysfonction ventriculaire gauche comparée à 472 jours chez les sujets n ayant pas d atteinte myocardique (2). Actuellement, il n existe pas d étude prospective évaluant la prévalence de l atteinte 2

3 myocardique au cours du traitement antirétroviral efficace. Depuis, l accès à ce traitement, on note une nette diminution de cette incidence. Les myocardites infectieuses restent les causes les plus fréquentes de dysfonction ventriculaire gauche aiguë chez les patients infectés par le VIH, le plus souvent immunodéprimés. De nombreux virus ont été mis en cause (Cytomégalovirus, Herpès virus, Coxsackie virus ) ainsi que le VIH lui-même qui pourrait, par le biais de la synthèse accrue de cytokines (interleukines 1, 6, 10 et TNF alpha), provoquer des dommages myocardiques. Les causes parasitaires : toxoplasmose ou aspergillose ne doivent pas être méconnues (Tableau 2). De même que les déficits nutritionnels (vitamine B12, carnitine, sélénium) et les causes toxiques (toxicité mitochondriale des analogues nucléosidiques : zidovudine, stavudine, en particulier). Dans les pays en voie de développement, les cardiomyopathies liées au VIH sont fréquentes et le plus souvent corrélées à l état d immunosuppression et associées à une péricardite tuberculeuse (4, 5). Il faudra pour l avenir vérifier l absence de toxicité myocardique des agents antirétroviraux, notamment dans les pays en voie de développement qui auront accès au traitement antirétroviral le moins cher et malheureusement potentiellement les plus toxique pour le myocarde (stavudine). La toxicité mitochondriale des analogues nucléosidiques de la transcriptase inverse reste débattue en particulier chez l enfant (6). Il paraît nécessaire maintenant d utiliser des analogues qui n ont pas de toxicité mitochondriale potentielle. Il ne semble pas que les antiprotéases aient une toxicité myocardique propre. Les tumeurs cardiaques sont plus fréquentes chez les patients infectés par le VIH par rapport à la population générale, en particulier le sarcome de Kaposi (atteinte cutanéo-muqueuse associée à une atteinte de l endocarde et péricarde) et les lymphomes (non-hodgkin type B, atteinte oreillette droite, bloc de conduction). Péricardites 3

4 L épanchement péricardique asymptomatique était très fréquent (prévalence 11 % par an) (2, 7) avant l ère du traitement antirétroviral efficace. La survie était là encore diminuée de moitié en cas de péricardite. Tous les agents infectieux ont été mis en cause, notamment dans les pays en voie de développement, où la tuberculose est aujourd hui la 1 ère cause de péricardite aiguë chez les sujets infectés par le VIH (4). Le traitement de la péricardite tuberculeuse chez le sujet infecté par le VIH associe traitement antituberculeux et corticoïdes qui diminue la mortalité (8). Dans un 1/3 des cas, elle associé à une atteinte myocardique (3). Depuis l avènement du traitement antirétroviral, son incidence a considérablement diminué. Endocardites L infection par le VIH est un facteur indépendant de risque d endocardite chez les sujets infectés et toxicomanes (9, 10). A l inverse, l infection par le VIH en dehors de cette population particulière, ne semble pas être un facteur de risque d endocardite. Avant les antirétroviraux, la prévalence de l endocardite infectieuse chez les sujets toxicomanes infectés par le VIH variait en fonction des études de 6.3 % à 34 % (3). Les endocardites du cœur droit sont les plus fréquentes : staphylocoque doré (75 % des cas), Streptococcus pneumoniae (15-20 % des cas), Haemophilus influenzae (10 % des cas), Candida albicans et Aspergillus fumigatus sont les agents infectieux les plus souvent rencontrés. Le pronostic semble être le même que dans la population générale sauf pour les patients immunodéprimés. Des cas d endocardite marastique ont été rapportés chez les patients présentant une altération sévère de l état général (waisting syndrome). Hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) L incidence de l HTAP avant l ère du traitement antirétroviral a été évaluée à 0.5 %, ce qui est bien plus important que dans la population générale (1/ ) (11). Il n y a pas de relation claire avec l état d immunodépression (taux de CD4 ou stade de l infection). Sa 4

5 physiopathologie reste complexe (rôle du VIH, des cytokines, endothéline, système HLA, human herpès virus 8. ). Sa prévalence actuelle n a pas été modifié depuis l avènement du traitement antirétroviral (12). Les patients toxicomanes peuvent développer plus d HTAP, en raison des produits injectés (talc, ). Le traitement de l HTAP comprend, comme dans la population générale, les inhibiteurs calciques, diurétiques, anticoagulants et analogues de la prostacycline. Un traitement par le bosentan (antagoniste des récepteurs à l endothéline) a été proposé dans le traitement de l HTAP chez le sujet infecté par le VIH et semble prometteur (13). Vascularites De nombreuses atteintes vasculaires inflammatoires ont été décrites au cours de l infection par le VIH (périartérite noueuse, purpura d Henoch-Schonlein, Kawasaki-like syndrome et syndrome de Takayasu) (14). Certains patients au stade SIDA peuvent avoir une présentation clinique proche du lupus érythémateux disséminé (vascularite, arthralgies, myalgies) associée à la présence d anticorps anti-nucléaires et d anticoagulant circulant type lupique (14). Risque cardiovasculaire accru L identification relativement récente d un «sur-risque» cardiovasculaire probablement lié à la conjugaison de divers facteurs de risque dont le tabagisme et les troubles métaboliques (glucido-lipidiques) dans une population «vieillissante» fait craindre une augmentation de la prévalence des événements cardiovasculaires, en particulier coronaire aigu, chez les patients infectés par le VIH dans les années à venir. Il est donc indispensable que le risque cardiovasculaire de chaque patient soit évalué avant l initiation et pendant la durée d un traitement antirétroviral comme au cours de toute maladie chronique en particulier inflammatoire. 5

6 Bergensen et coll. (15) ont montré que les patients infectés par le VIH ont un risque de maladie coronaire plus élevé que la population générale avec un score de risque de Framingham à 10 ans supérieur à 20 %, deux fois plus élevé que dans la population non infectée. Neuman et coll. (16), ont montré que la probabilité à 10 ans de présenter un événement cardiovasculaire était plus importante parmi les sujets âgés de plus de 50 ans (médiane de risque de 20,5 %) que parmi les plus jeunes (18-30 ans) (médiane de risque de 1,9 %, p < 0.01). L étude française APROCO (17) a comparé la distribution des facteurs de risque cardiovasculaire dans une population de 227 sujets infectés par le VIH (35 à 44 ans) sous traitement antirétroviral incluant une antiprotéase à 527 patients non-infectés par le VIH de l étude MONICA. Les patients infectés par le VIH ont une prévalence plus faible d hypertension artérielle, un taux de HDL cholestérol plasmatique plus faible, une prévalence plus importante de tabagisme, une augmentation du rapport taille/hanche et une augmentation du taux de triglycérides plasmatiques par rapport à la population générale. Il n y avait pas de différence en ce qui concerne le taux plasmatique de LDL cholestérol, de cholestérol total, de même que la prévalence du diabète. Le risque prédit d événement cardiovasculaire était plus important (équation PRIME) chez l homme et la femme infectés par le VIH comparé à des sujets non-infectés (RR = 1,20 chez l homme et RR = 1,59 chez la femme). Dans la population générale, les patients présentant un syndrome coronaire aigu d âge moyen 45 ans, ont le plus souvent comme facteurs de risque ; une consommation tabagique importante et une dyslipidémie. Récemment, Kaplan RC et al. (18) aux Etats-Unis a montré dans que les patients infectés par le VIH présentaient une prévalence plus élevée de tabagisme actif, dyslipidémie, consommation alcoolique et toxicomanie comparativement à des sujets non-infectés du même âge alors que le niveau socio-économique était plus faible. C est ainsi que 17% des sujets infectés par le VIH dans cette étude présentent de façon significative un risque de 6

7 Framingham de présenter un IDM à 10 ans supérieure ou égale à 25% comparé à 11% dans le groupe contrôle non-vih. Facteurs de risque cardiovasculaire spécifique chez le sujet infecté par le VIH Tout d abord, ce sont les facteurs de risque «classiques» qui prédominent dans la population infectée par le VIH, avec en particulier un tabagisme plus important et une dyslipidémie très fréquente. Dans l étude prospective DAD (19, 20), 56% des patients étaient des fumeurs actifs ou sevrés, 2,8% diabétiques, 7,2% hypertendus et 46% présentaient une dyslipidémie. D autres facteurs de risque ont été identifiés. Ainsi, la présence d une dysfonction endothéliale directement liée au traitement antirétroviral, le rôle de l infection elle-même et de l inflammation chronique et les troubles de l hémostase favorisent, en synergie avec les autres facteurs de risque, la survenue d événements cardiovasculaires dans cette population. Incidence de la maladie coronaire dans la population VIH (Tableau 3) Les premiers cas cliniques isolés d infarctus du myocarde, chez des patients traités par antiprotéase, ont été rapportés en 1998 (21, 22). Les études épidémiologiques ( )(Tableau 3) ont montré que l incidence de l infarctus du myocarde est plus élevée dans la population VIH que dans la population générale. En ce qui concerne le traitement antirétroviral, il est maintenant admis que la durée d exposition au traitement, et en particulier aux antiprotéases, est responsable d un sur-risque d IDM. Dans l étude DAD (27), l hypercholestérolémie (RR 1,16), l hypertriglycéridémie (RR 1,39), la présence d un diabète (RR 2,35) étaient aussi des facteurs indépendants de risque d IDM, de même que l âge, le sexe et le tabagisme. Cette étude DAD mise à jour récemment a évalué au sein d une cohorte de plus de patients infectés par le VIH le nombre d IDM au cours d une période de suivie de 6 ans. DAD montre que toute année d exposition supplémentaire aux 7

8 antiprotéases augmente le risque d IDM de 16% (RR = 1.16 ; IC 95% [ ]) après ajustement pour les facteurs de risque traditionnel d IDM. Si l on ajuste encore sur les paramètres lipidiques, ce risque diminue à 10% par année supplémentaire et reste significatif (RR=1.10 ; IC 95% [ ]) soulignant l impact probable direct du traitement par antiprotéases. L étude française rapportée par Mary-Krause et coll. (26) décrit l incidence des IDM dans une cohorte de patients sous traitement antirétroviral comportant une antiprotéase: 54 patients ont présenté un IDM. La cohorte a été divisée en trois groupes en fonction de la durée du traitement par antiprotéase: moins de 18 mois (groupe 1), 23 IDM, de 18 à 29 mois (groupe 2), 18 IDM, et plus de 30 mois (groupe 3), 13 IDM. L incidence est de 0,89, 1,92 et de 3,47 pour 1000 patients-année respectivement. Les auteurs montrent qu il existe une augmentation de l incidence des IDM dans cette population de patients infectés par le VIH sous antiprotéase, avec un risque relatif multiplié par 1,7 pour le groupe 2 (IC 95 %: 1,0-2,7) et par 3,1 pour le groupe 3 (IC 95 %: 2,0-6,3) comparativement au groupe 1. Cette augmentation d incidence est donc corrélée à la durée d exposition aux antiprotéases. DAD (19) a aussi montré que le risque de survenue d IDM chez les patients traités par antirétroviraux était supérieur au risque prédit par l équation de Framingham. En effet, 9 événements cardiovasculaires sont survenues comparés à 5.5 prédits par Framingham, 14 événements cardiovasculaires survenues comparés à 9.8 prédits, 22 événements cardiovasculaires survenues comparés à 14.9 prédits, 31 événements cardiovasculaires survenues comparés à 23.2 prédits et 47 événements cardiovasculaires survenues comparés à 37 prédits pour respectivement une exposition aux antirétroviraux < à 1 an, comprise entre 1 et 2 ans, 3 à 4 ans, et > à 4 ans. A l inverse, chez les patients ne recevant pas d antirétroviraux le nombre d IDM observé était inférieur à celui prédit par l équation de Framingham (3 comparés à 7.6). Environ 10% de la population de DAD présentait un score de risque de Framingham > à 10%. L étude SMART (28) parue en 2006 vient compliquer les choses. Cette étude compare 2 attitudes thérapeutiques chez le sujet infecté par le VIH sous antirétroviraux ; 8

9 soit un traitement antirétroviral continue ayant comme objectif une charge virale du VIH indétectable soit un traitement discontinue («vacances thérapeutiques»). SMART (28) a été arrêtée avant sa fin prévue en raison d un plus grand nombre significatif d événements cardiovasculaires (ischémiques et autres), rénales et hépatiques dans le groupe traitement discontinue soulignant le rôle probable de l immunité dans la genèse des événements athérothrombotique. Physiopathologie de l athérosclérose Plusieurs hypothèses physiopathologiques ont été soulevées en ce qui concerne l accélération de l athérosclérose coronaire chez les patients infectés par le VIH sous traitement antirétroviral (Figure 1). Il existe chez le patient infecté par le VIH et traité par antirétroviraux, une accélération de l athérosclérose (augmentation et accélération de l épaisseur intima-media carotidienne par rapport à des témoins non-vih ou VIH non-traités (29-31)) qui est polyfactorielle associant des facteurs classiques à des facteurs inflammatoires et immunologiques encore mal définis. Plusieurs facteurs classiques peuvent augmenter ce risque : la présence d une dyslipidémie a été rapportée chez plus de 50 % des patients infectés par le VIH et traités par antirétroviraux, un diabète (5 à 10 %), le syndrome de lipodystrophie (50% des cas, anomalie de répartition des graisses) pouvant associer une lipo-atrophie des extrémités (membres supérieurs et membres inférieurs, visage) et une hypertrophie abdominale. La dyslipidémie associe le plus souvent une hypo-hdlémie, une augmentation des triglycérides et une augmentation des particules faibles et denses de LDL cholestérol avec une efficacité moindre des statines chez ces patients. L inflammation et l infection chronique par le VIH avec une augmentation de production des cytokines inflammatoires (TNF-alpha, Interleukine-1, Interleukine-6), la dysfonction endothéliale secondaire à la dyslipidémie et au traitement (32), à l insulino-résistance, l augmentation du stress oxydatif, la présence de 9

10 molécules d adhésion cellulaire, un état prothrombotique lié à l infection par le VIH et/ou au traitement antirétroviral favorisent les syndrome coronaires aigus. Deux séries (33, 34) ont comparé des patients infectés par le VIH ayant présenté un SCA à des sujets infectés ne présentant pas de maladie coronaire. On note que l anomalie la plus fréquente dans le groupe de patients infectés par le VIH ayant présenté un syndrome coronaire aigu est la présence d une dyslipidémie associant une hypo-hdlémie, une hypertriglycéridémie, une hyper-ldlémie comparés aux patients infectés par le VIH sans maladie coronaire. Certains ont évoqué le statut immunologique comme facteur de risque de syndrome coronaire aigu, avec une augmentation du risque cardiovasculaire en cas d immunodépression. Ceci souligne l importance de l inflammation et de l immunité dans la genèse de l athérothrombose. Il semble qu il existe une toxicité vasculaire directe du virus sur la paroi artérielle (35). Il semblerait que la glycoprotéine Gp 120 de l enveloppe du VIH active les cellules musculaires lisses artérielles et augmente l expression du facteur tissulaire, accélérant alors la thrombose et la rupture de plaque (36). Les études autopsiques, réalisées avant l ère du traitement antirétroviral, montraient que les jeunes patients infectés par le VIH (décédés d une autre cause qu une cause cardiovasculaire) avaient tous des lésions coronaires associant une athérosclérose banale et une artérite inflammatoire ressemblant à l histologie coronaire des patients transplantés cardiaques (37). Pronostic de la maladie coronaire Peu d études ont évalué le pronostic de la maladie coronaire chez le patient infecté par le VIH. Dans ces différentes études (38, 39), ces patients avaient le plus souvent moins de 50 ans, une durée d infection et de traitement moyenne longue (> à 8 ans) associé à un tabagisme important et une dyslipidémie induite par les antirétroviraux. En ce qui concerne l atteinte coronaire, peu d études ont comparé l aspect angiographique au cours des syndromes coronariens aigus entre patients infectés et non-infectés par le VIH (38-41). Il semble dans ces 10

11 séries à faible effectif (20 à 50 patients) que l atteinte en termes de nombre de vaisseaux atteints, d extension et de sévérité de la maladie coronarienne soit identique dans les deux populations, avec une prévalence plus importante de l atteinte monotronculaire, ce qui est habituel chez les patients de moins de 45 ans présentant un IDM. Matetzky et coll. (38) ont montré qu il existait après un IDM, plus de risque de récidive ischémique ou de resténose coronaire clinique chez le patient infecté par le VIH que chez le non-vih. De la même manière, en cas d angioplastie sans stent, Hsue et coll. (39) ont montré que la resténose clinique était plus fréquente chez le sujet infecté. Dans cette étude dont l effectif était faible, cette différence disparaissaît après implantation d un stent. Notre groupe (41) a montré qu après angioplastie coronaire pour angor ou syndrome coronaire aiguë, le taux d événements cardiovasculaires était identique entre patients infectés par le VIH et contrôle après un suivi de 20 mois dans une étude rétrospective. Tout cela doit être confirmé par des études prospectives comparatives, incluant un grand nombre de patients, ainsi l étude PACS (Prognosis of Acute Coronary Syndrome in HIV-infected patients) est en cours en France. Prévention cardiovasculaire Il n existe pas de recommandation spécifique dans la population infectée par le VIH (42). Il faut suivre les recommandations des sociétés savantespour la prévention primaire et secondaire. L aspirine doit faire partie du traitement en prévention primaire quand le risque vasculaire à 10 ans, selon le score de Framingham, est supérieur à 15 %. En ce qui concerne le traitement de la dyslipidémie, une attention particulière doit être réalisée chez les patients infectés par le VIH car plusieurs statines sont contre-indiquées en raison de l interaction avec le cytochrome P-450 3A4 et le traitement par antiprotéase (42, 43) (Tableau 4). En effet, certaines statines (simvastatine et atorvastatine) voient leur taux plasmatique augmenté avec un risque accru de rhabdomyolyse. Il est donc actuellement conseillé de traiter une 11

12 dyslipidémie chez les patients infectés par le VIH par la pravastatine, la fluvastatine ou la rosuvastatine plus puissante (essai comparatif rosuvastatine 10mg/j versus pravastatine 40mg/j réalisée en France montrant une supériorité quasiment double de la rosuvastatine sur la baisse du LDLc chez le sujet VIH sous antiprotéase incluant le ritonavir) car ces statines ne sont pas métabolisées par le CYP4503A4. L atorvastatine peut être utilisée à sa dose la plus faible de 10mg/j avec beaucoup de précaution (dosage CPK rapproché). La place des fibrates reste entière en cas d hypertriglycéridémie menaçante pour diminuer le risque de pancréatite aiguë. Il est nécessaire de réaliser le sevrage tabagique en cas d accumulation des facteurs de risque cardiovasculaire car il semble bien que le cocktail tabac et antiprotéase soit explosif d autant plus que s y associe une dyslipidémie. Conclusion Les médecins prenant en charge les patients infectés par le VIH doivent maintenant faire face aux complications d une maladie chronique et aux effets secondaires du traitement au long cours sans remettre en cause son efficacité immuno-virologique (qui reste le 1 er objectif du praticien). L athérosclérose en particulier coronaire est devenue la 1 ère complication cardiovasculaire devenant ainsi la 3ème cause de mortalité des patients infectés par le VIH aux Etats-Unis et la 4 ème cause en France après les causes infectieuses, cancéreuses et hépatiques. Il est nécessaire d évaluer le risque cardiovasculaire de ces patients en début et en cours de traitement pour tenter de réduire ce sur-risque d IDM en particulier chez les patients âgés de plus de 45 ans, fumeurs, dyslipidémiques avec une longue durée d infection et de traitement. Les nouveaux agents anti-vih (anti-intégrases et anticcr5) semblent prometteurs d un point de vue de la protection cardiovasculaire car à priori sans risque athérogène mais ceci reste à vérifier sur le long terme. 12

13 Tableau I. Incidence des complications cardiovasculaires et métaboliques avant et après l ère du traitement antirétroviral efficace Avant HAART Après HAART Cardiomyopathie dilatée 30-40% Diminuée de 30% Endocardite infectieuse % Inchangé Péricardite 11% Diminuée de 30% HTAP 0.5% Non rapportée Lipodystrophie Non rapportée 50% Dyslipidémie Non rapportée 50-70% Insulinorésistance Non rapportée 20-40% HTA systémique 20% 30-50% Maladie coronaire Non rapportée 1-3% HAART : Highly Active Antiretroviral Therapy, HTAP : hypertension artérielle pulmonaire, HTA : hypertension artérielle 13

14 Tableau 2. Causes de cardiomyopathies dilatées MYOCARDITE Causes infectieuses Virus de l'immunodéficience humaine Infections opportunistes : - Pneumocystis carinii - Mycobactérie tuberculosis - Mycobactérie avium-intracellulaire - Cryptococcus néoformans - Aspergillus fumigatus - Candida albicans - Histoplasma capsulatum - Coccidioides immitis - Toxoplasma gondii - Herpes simplex - Epstein Baar - Coxsackie B, Echovirus - Cytomégalovirus Autres causes Déficit nutritionnel - Sélénium ; vitamine B12, carnitine, hormone de croissance, hormone thyroidienne Auto-immunité Autoanticorps antimyosine alpha Immunodépression Rôle des cytokines : TNF, endothéline-1, Interleukine-1, 6, 10. Encéphalopathie Causes non-infectieuses - Cocaïne Agents thérapeutiques - Interphéron alpha 2 - Pentamidine - Adriablastine - Amphotéricine B - Phosphonoformate - Analogues nucléosidiques 14

15 Tableau 3. Etudes évaluant le risque de maladie coronaire chez les patients infectés par le VIH Etudes Critère principal N sujets N Evts N sujets et durée sous HAART Résultats Holmberg (23), 2002 IDM Risque supérieur PA 49 mois HR=6.5 ( ) Database IP vs non IP Bozzette (24), 2003 Evts cardio et HR=1.23 ( cérébro PY 1.93) Database vasculaires PA 16 mois 24 mois d IP vs 0 mois Klein (25), 2003 IDM cas/1000 PA si PA PA IP- Database 47 mois vs 3.9/1000 PA si IP+ Mary-Krause (26), 2003 IDM Risque supérieur PA 49 sous PA SMR=3.6 ( ) Database IP 34 mois pour 30 mois IP+ vs <18 mois Friis-Moller (27), 2007 IDM RR=1.16 par année PA 42 mois de HAART Cohorte N : nombre, Evts : événements, IDM: infarctus du myocarde, PA: personne-année, IP: inhibiteur de protéase, HR : hazard ratio, RR : relative risk, SMR : standardised mortality ratio 15

16 Figure 1. Hypothèses physiopathologiques de l accélération de l athérosclérose chez le patient infecté par le VIH sous antirétroviraux Athérosclérose Traitement antirétroviral VIH lui-même Dyslipdémie ( HDLc, LDLc, VLDL, TG) Insulino-résistance Diminution adiponectine Hyperactivité du SRA Stress oxydant activé Dysfonction endothéliale Toxicité mitochondriale HypoHDLémie Activation du facteur tissulaire Hyperactivité immune (Lx T, chémokines) Hyperactivité inflammatoire (TNF, IL6) Rôle des co-infections? : HVB, HVC Accélération de l athérosclérose Facteurs de risque classiques Vieillissement de la population infectée VIH Tabagisme accru SRA : système rénine-angiotensine, HVB : virus de l hépatite B, HVC : virus de l hépatite C, LX T : lymphocytes T 16

17 Tableau 4. Principaux médicaments cardiologiques interagissant avec le traitement antirétroviral antivih Classe d antirétroviral Molécules Interaction avec molécule cardiologique Analogues nonnucléosidique de la transcriptase inverse - Efavirenz (Sustiva ) - Névirapine (Viramune ) - Warfarine - Inhibiteurs calciques - Bêtabloquants - Quinidine Inhibiteur de protéase - Ritonavir (Norvir ) - Saquinavir (Invirase, Fortovase ) - Amprenavir (Agénérase, Telzir ) - Indinavir (Crixivan ) - Nelfinavir (Viracept ) - Tipranavir Toutes les drogues métabolisées par le Cytochrome P450 3A4 : amiodarone, lidocaine, quinidine, warfarine, simvastatine, atorvastatine, inhibiteurs calciques, bêtabloquants, sildenafil, cyclosporine, tacrolimus Antibiotique Trimethorpine/sulfamethoxazole (Bactrim ) Toutes les drogues métabolisées par le Cytochrome P450 3A4 Allongement QT 17

18 BIBLIOGRAPHIE 1 - Kwong GPS, Azra CG, Rode RA, Bartley LM, Cowling BJ, Da Silva B, et al. Comparison of the risks of atherosclerotic events versus death from others causes associated with antiretroviral use. AIDS 2006; 20 : Barbaro G. Cardiovascular manifestations of HIV infection. Circulation 2002; 106: Sudano I, Spieker LE, Noll G, Corti R, Weber R, Lüscher TF. Cardiovascular disease in HIV infection. Am Heart J. 2006;151: Mayosi BM. Contemporary trends in the epidemiology and management of cardiomyopathy and pericarditis in sub-saharan Africa. Heart. 2007;93: Twagirumukiza M, Nkeramihigo E, Seminega B, Gasakure E, Boccara F, Barbaro G. Prevalence of dilated cardiomyopathy in HIV-infected African patients not receiving HAART: a multicenter, observational, prospective, cohort study in Rwanda. Curr HIV Res. 2007;5: Foster C, Lyall H. HIV and mitochondrial toxicity in children. J Antimicrob Chemother. 2008;61: Heidenreich PA, Eisenberg MJ, Kee LL, Somelofski CA, Hollander H, Schiller NB et al. Pericardial effusion in AIDS. Incidence and survival. Circulation. 1995;92: Hakim JG, Ternouth I, Mushangi E, Siziya S, Robertson V, Malin A. Double blind randomised placebo controlled trial of adjunctive prednisolone in the treatment of effusive tuberculous pericarditis in HIV seropositive patients. Heart. 2000;84: Valencia E, Miro J. Endocarditis in the setting of HIV infection. AIDS Rev 2004;6: De Rosa FG, Cicalini S, Canta F, Audagnotto S, Cecchi E, Di Perri G. Infective endocarditis in intravenous drug users from Italy: the increasing importance in HIV-infected patients. Infection. 2007;35: Mehta NJ, Khan IA, Mehta RN, Sepkowitz DA. HIV-Related pulmonary hypertension: analytic review of 131 cases. Chest. 2000;118: Sitbon O, Lascoux-Combe C, Delfraissy JF, Yeni PG, Raffi F, De Zuttere D, et al. Prevalence of HIV-related pulmonary arterial hypertension in the current antiretroviral therapy era. Am J Respir Crit Care Med. 2008;177: Sitbon O, Gressin V, Speich R, Macdonald PS, Opravil M, Cooper DA, et al. Bosentan for the treatment of human immunodeficiency virus-associated pulmonary arterial hypertension. Am J Respir Crit Care Med. 2004;170:

Cœur et VIH : que doit-on savoir?

Cœur et VIH : que doit-on savoir? Cœur et VIH : que doit-on savoir? RÉSUMÉ : L infection par le virus de l immunodéficience humaine (VIH) est devenue dans les pays ayant accès au traitement antirétroviral hautement efficace disponible

Plus en détail

RISQUE CARDIOVASCULAIRE et INFECTION PAR LE VIH

RISQUE CARDIOVASCULAIRE et INFECTION PAR LE VIH RISQUE CARDIOVASCULAIRE et INFECTION PAR LE VIH Correspondances en Risque CardioVasculaire Cardiovascular risk in HIV-infected patients Franck BOCCARA, Stéphane EDERHY, Catherine MEULEMAN, Sandra JANOWER,

Plus en détail

RISQUE CARDIOVASCULAIRE ET METABOLIQUE

RISQUE CARDIOVASCULAIRE ET METABOLIQUE RISQUE CARDIOVASCULAIRE ET METABOLIQUE RAPPEL DEFINITIONS Hyperlipidémie g/l mmol/l Triglycérides < 2 < 2.2 Cholestérol Total

Plus en détail

On peut estimer que l étude

On peut estimer que l étude Etude AIM HIGH : faut-il augmenter un HDL bas et diminuer des triglycérides élevés? Résumé : L étude AIM HIGH (Atherothrombosis Intervention in Metabolic Syndrome with Low HDL/High Triglycerides : Impact

Plus en détail

PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE

PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE RECOMMANDATIONS Ce document est une actualisation des Recommandations de Bonne Pratique "Prise en charge des dyslipidémies" publiées par l'afssaps

Plus en détail

Dyslipidémies et accidents ischémiques cérébraux. Epidémiologie

Dyslipidémies et accidents ischémiques cérébraux. Epidémiologie Dyslipidémies et accidents ischémiques cérébraux Epidémiologie Cholestérol et accidents ischémiques cérébraux: plan I Lipides et atteintes des grosses artères cérébrales: 4 Epidémiologie lipides et risque

Plus en détail

CARDIOLOGIE. Conférences scientifiques

CARDIOLOGIE. Conférences scientifiques www.cardiologieconferences.ca NOVEMBRE 24 volume IX, numéro 9 CARDIOLOGIE Conférences scientifiques COMPTE RENDU DES CONFÉRENCES SCIENTIFIQUES DE LA DIVISION DE CARDIOLOGIE, HÔPITAL ST. MICHAEL S, UNIVERSITÉ

Plus en détail

Biochimie Cours de Baudry Erlich Le 29/10/2007 à 13h30 Ronéotypeurs : David FIDAHOUSSEN et Marianne LANGLOIS. ED n 4 CONDUITE À TENIR DEVANT

Biochimie Cours de Baudry Erlich Le 29/10/2007 à 13h30 Ronéotypeurs : David FIDAHOUSSEN et Marianne LANGLOIS. ED n 4 CONDUITE À TENIR DEVANT Biochimie Cours de Baudry Erlich Le 29/10/2007 à 13h30 Ronéotypeurs : David FIDAHOUSSEN et Marianne LANGLOIS ED n 4 CONDUITE À TENIR DEVANT UNE DYSLIPIDEMIE 1 Conduite à tenir devant une dyslipidémie PLAN

Plus en détail

LES CO-INFECTIONS VIH-VHC. EPIDEMIOLOGIE, INTERFERENCES. Patrice CACOUB La Pitié Salpêtrière, Paris

LES CO-INFECTIONS VIH-VHC. EPIDEMIOLOGIE, INTERFERENCES. Patrice CACOUB La Pitié Salpêtrière, Paris LES CO-INFECTIONS VIH-VHC. EPIDEMIOLOGIE, INTERFERENCES Patrice CACOUB La Pitié Salpêtrière, Paris 8 Avant l introduction des traitements antirétroviraux hautement actifs (HAART), la majorité des patients

Plus en détail

Module 9: 3 cas cliniques d athérosclérose

Module 9: 3 cas cliniques d athérosclérose Professeur François SCHIELE Université de FRANCHE COMTE Service de Cardiologie 25000 BESANCON Module 9: 3 cas cliniques d athérosclérose L athérosclérose, les facteurs de risque, la prévention primaire

Plus en détail

Hypo-HDLémie? Que Faire devant une. Pascale Benlian. Laboratoire de Référence R. pour le Diagnostic des Maladies Rares

Hypo-HDLémie? Que Faire devant une. Pascale Benlian. Laboratoire de Référence R. pour le Diagnostic des Maladies Rares Que Faire devant une Hypo-HDLémie? Pascale Benlian Laboratoire de Référence R pour le Diagnostic des Maladies Rares Endocrinologie, INSERM U 538 Hôpital Saint Antoine, Paris pascale.benlian@sat.aphp.frsat.aphp.fr

Plus en détail

Autant les cardiologues nord-américains ont toujours été passionnés par

Autant les cardiologues nord-américains ont toujours été passionnés par REVUES GENERALES Risque cardiovasculaire J. FERRIERES Service de Cardiologie B, CHU Rangueil, TOULOUSE. Prévalence des différentes dyslipidémies en France Peu de données sont disponibles sur la prévalence

Plus en détail

Hyperuricémie : un facteur de risque souvent négligé

Hyperuricémie : un facteur de risque souvent négligé Hyperuricémie : un facteur de risque souvent négligé MEH CHERIFI,M ARAB ; A RAMDANI, F ALIBDESSAMED, Z GUECHI 21ème Congrès National de Médecine Interne. Tlemcen 15, 16 et 17 mai Introduction I PM : 168

Plus en détail

16/04/03 Confidentiel

16/04/03 Confidentiel MEMORANDUM DATE : 16/04/03 DE : RE : FRANÇOIS HOUYEZ NOTE SUR LE RISQUE DE MALADIE CARDIO-VASCULAIRE ET TRAITEMENT HAART NOTE: DES INFORMATIONS CONTENUES DANS CE RAPPORT PEUVENT ETRE CONFIDENTIELLES. ELLES

Plus en détail

PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS

PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS Dr Mourot cardiologue Hôpital d Auxerre le 31 mars 2012 PLAN DE LA PRESENTATION ASSOCIATION

Plus en détail

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines Juillet 2010 Mise à jour Septembre 2010 1 Le rapport complet

Plus en détail

Le VIH et votre cœur

Le VIH et votre cœur Le VIH et votre cœur Le VIH et votre cœur Que dois-je savoir au sujet de mon cœur? Les maladies cardiovasculaires représentent une des cause les plus courante de décès, elles incluent: les maladies coronariennes,

Plus en détail

Les nouveaux anticoagulants

Les nouveaux anticoagulants Les nouveaux anticoagulants Dabigatran le plus avancé : Inhibiteur direct de la thrombine. Rely 18000 patients. 2 prises 2 dosages. L'un plus efficace l'autre moins dangereux Rivaroxaban : Inhibiteur Xa.

Plus en détail

Pathologie VIH. Service maladies infectieuses Archet 1. Françoise ALEXIS, infirmière Monique BORGHI, infirmière 15 octobre 2013

Pathologie VIH. Service maladies infectieuses Archet 1. Françoise ALEXIS, infirmière Monique BORGHI, infirmière 15 octobre 2013 Pathologie VIH Service maladies infectieuses Archet 1 Françoise ALEXIS, infirmière Monique BORGHI, infirmière 15 octobre 2013 Les traitements antirétroviraux Sont classés en 5 familles selon leur mode

Plus en détail

Athérosclérose (3) Les hyperlipoprotéinémies

Athérosclérose (3) Les hyperlipoprotéinémies Athérosclérose (3) Les hyperlipoprotéinémies Points à comprendre Les anomalies du métabolisme lipidique sont à l origine de perturbations biologiques avec des conséquences importantes en termes de santé

Plus en détail

Les lipides. Thérapeutique?

Les lipides. Thérapeutique? Thérapeutique? Exercice physique +++ Metformine: pas de risque d hypoglycémie, attention si insuffisance rénale, Sulfonylurées: risque d hypoglycémie, débuter à faible dose Les lipides réserves 97 % =

Plus en détail

Dr Pierre-François Lesault Hôpital Privé de l Estuaire Le Havre

Dr Pierre-François Lesault Hôpital Privé de l Estuaire Le Havre Dr Pierre-François Lesault Hôpital Privé de l Estuaire Le Havre «Il faut toujours prendre le maximum de risques avec le maximum de précautions» R. Kipling??? Geste d angioplastie en 2014 plus de limites

Plus en détail

Traitements Hypolipémiants

Traitements Hypolipémiants Chapitre 14 Traitements Hypolipémiants Item 132 : Angine de poitrine et infarctus du myocarde Plan Introduction 1. les statines 2. les fibrates Introduction Traiter une dyslipidémie revient le plus souvent

Plus en détail

Dyslipidémie en greffe d'organes Istvan Mucsi

Dyslipidémie en greffe d'organes Istvan Mucsi Dyslipidémie en greffe d'organes Istvan Mucsi Centre universitaire de santé McGill, Montréal, Québec, Canada Objectifs 1) Connaître les causes de dyslipidémie après greffe d organes 2) Décrire le traitement

Plus en détail

Cholestérol. Précautions de prélèvement. Valeurs usuelles. Clinique. Cholestérol total. HDL-cholestérol. LDL-cholestérol. Hypocholestérolémies

Cholestérol. Précautions de prélèvement. Valeurs usuelles. Clinique. Cholestérol total. HDL-cholestérol. LDL-cholestérol. Hypocholestérolémies Cholestérol 89 Cholestérol L hypercholestérolémie est un facteur de risque d athérosclérose comme l ont établi de grandes enquêtes épidémiologiques. Dans le sang, le cholestérol est transporté par des

Plus en détail

Journées Nationales d Infectiologie. en 2007 pour un. 15 Juin 2007

Journées Nationales d Infectiologie. en 2007 pour un. 15 Juin 2007 Journées Nationales d Infectiologie Quelles exigences en 2007 pour un nouvel Inhibiteur de Protéase? 15 Juin 2007 Journées Nationales d Infectiologie Quelles exigences en 2007 pour un nouvel inhibiteur

Plus en détail

Traitement anti-thrombotique suivant la pose d une enprothèse coronarienne chez les patients déjà anticoagulés

Traitement anti-thrombotique suivant la pose d une enprothèse coronarienne chez les patients déjà anticoagulés Traitement anti-thrombotique suivant la pose d une enprothèse coronarienne chez les patients déjà anticoagulés Dr Louis-Philippe Hubert, R1 médecine de famille UMF La Sarre 29 mai 2015 Plan Définition

Plus en détail

Innovations thérapeutiques en transplantation

Innovations thérapeutiques en transplantation Innovations thérapeutiques en transplantation 3èmes Assises de transplantation pulmonaire de la région Est Le 16 octobre 2010 Dr Armelle Schuller CHU Strasbourg Etat des lieux en transplantation : 2010

Plus en détail

VIH & Interactions Médicamenteuses

VIH & Interactions Médicamenteuses VIH & Interactions Médicamenteuses L ABC en quizz K. De Heller & M.Cavassini MIN-IAL, le 21 avril 2005 Ce que je ne vais pas aborder Les interactions médicamenteuses entre les différents antirétroviraux!!!

Plus en détail

Nouvelles guidelines européennes pour les dyslipidémies

Nouvelles guidelines européennes pour les dyslipidémies recommandations Nouvelles guidelines européennes pour les dyslipidémies Rev Med Suisse 2012 ; 8 : 525-30 W. F. Riesen V. Virgini B. Vogt N. Rodondi dyslipidémies New european guidelines for dyslipidemia

Plus en détail

Evolution de l introduction des statines chez les diabétiques âgés au Québec entre 2000 et 2008

Evolution de l introduction des statines chez les diabétiques âgés au Québec entre 2000 et 2008 Evolution de l introduction des statines chez les diabétiques âgés au Québec entre 2000 et 2008 ML Laroche 1, E Demers 2, MC Breton 2, JP Gregoire 2, J Moisan 2 1- EA 6310 HAVAE, Université, Limoges, France

Plus en détail

Dépistage des facteurs de risque modifiables chez les adultes atteints d hypertension (Ensemble d indicateurs : Dispensateurs de soins de santé

Dépistage des facteurs de risque modifiables chez les adultes atteints d hypertension (Ensemble d indicateurs : Dispensateurs de soins de santé (Ensemble d indicateurs : Dispensateurs de soins de santé primaires) Définition Pourcentage des patients âgés de 18 ans et plus qui sont atteints d hypertension et qui ont subi tous les tests suivants

Plus en détail

Lettre à l éditeur. Résistance du VIH aux Antirétroviraux : Quoi de neuf au Mali? Quelles. perspectives?

Lettre à l éditeur. Résistance du VIH aux Antirétroviraux : Quoi de neuf au Mali? Quelles. perspectives? Lettre à l éditeur Résistance du VIH aux Antirétroviraux : Quoi de neuf au Mali? Quelles perspectives? HIV Antiretroviral Drug Resistance: What s new in Mali? What is the future? Maiga AI 1,2, Sangare

Plus en détail

AVK et insuffisance rénale : une association sans risque?

AVK et insuffisance rénale : une association sans risque? COLLOQUE DE PRATIQUE CLINIQUE AVK et insuffisance rénale : une association sans risque? T.-T. PHAM SMIG HUG 18.01.2012 ANTICOAGULANTS DISPONIBLES (ET LES FUTURS...) AVK (Sintrom, Marcoumar, Warfarin )

Plus en détail

LE SUIVI DU PATIENT SOUFFRANT D HYPERCHOLESTÉROLÉMIE EN PHARMACIE COMMUNAUTAIRE NICOLAS NOËL, PHARMACIEN

LE SUIVI DU PATIENT SOUFFRANT D HYPERCHOLESTÉROLÉMIE EN PHARMACIE COMMUNAUTAIRE NICOLAS NOËL, PHARMACIEN LE SUIVI DU PATIENT SOUFFRANT D HYPERCHOLESTÉROLÉMIE EN PHARMACIE COMMUNAUTAIRE NICOLAS NOËL, PHARMACIEN Objectifs Évaluer le risque d événements cardiovasculaires. Cibler les patients à diriger vers leur

Plus en détail

CRP : Acteur ou Marqueur?

CRP : Acteur ou Marqueur? CRP : Acteur ou Marqueur? Professeur Atul PATHAK Service de Pharmacologie Clinique Fédération des Services de Cardiologie INSERM U 858 Toulouse, FRANCE La Philosophie On identifie un paramètre (Physiopathologie

Plus en détail

Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète.

Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète. Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète. A propos d un cas clinique, sont rappelés: - les caractères cliniques et pronostiques de l IMS chez le diabétique, - la démarche de l identification de

Plus en détail

Le Cholestérol. Jacques MANSOURATI CHU BREST

Le Cholestérol. Jacques MANSOURATI CHU BREST Vrai ou Faux Le cholestérol est inutile à l organisme humain L alimentation est la principale source de cholestérol Seul le taux de cholestérol total est important dans la prévention des maladies cardiovasculaires

Plus en détail

Le Syndrome Métabolique Effet de mode? Concept utile au clinicien?

Le Syndrome Métabolique Effet de mode? Concept utile au clinicien? Le Syndrome Métabolique Effet de mode? Concept utile au clinicien? Quelle définition? Quelle incidence sur le risque cardio-vasculaire? Facilite t-il la prise en charge du patient hypertendu, dyslipidémique?

Plus en détail

Cours de Mme Ollivier. Le 17.12.2008

Cours de Mme Ollivier. Le 17.12.2008 Pharmacologie de la pathologie VIH : Les anti-rétroviraux Rôle infirmier dans la prise en charge du patient sous ARTV : éducation, prévention et gestion des effets secondaires Cours de Mme Ollivier Le

Plus en détail

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE PRISE EN CHARGE SYSTÉMATISÉE DES PERSONNES ATTEINTES D HYPERTENSION ARTÉRIELLE SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE 23 ÉVALUATION DE

Plus en détail

Estimation du risque Cardiovasculaire

Estimation du risque Cardiovasculaire Estimation du risque Cardiovasculaire Estimation du risque Cardiovasculaire Vignette 1: Cadre masculin de 51 ans AF CV négative Tabac + 1 pqt/j TAH systol 130 mmhg Cholestérol tot 7,34 mmol/l HDL

Plus en détail

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique Sommaire 1. Sémiologie... 1 Auscultation cardiaque... 1 Foyers d auscultation cardiaque... 1 Bruits du cœur... 1 Souffles fonctionnels... 2 Souffles organiques... 2 Souffle cardiaque chez l enfant... 3

Plus en détail

Risque Cardiovasculaires au cours des Vascularites et des pathologies inflammatoires chroniques

Risque Cardiovasculaires au cours des Vascularites et des pathologies inflammatoires chroniques Risque Cardiovasculaires au cours des Vascularites et des pathologies inflammatoires chroniques Dr Jérôme CONNAULT Service de Médecine Interne et Vasculaire CHU Nantes Société Algérienne de Médecine Interne

Plus en détail

Le VIH et votre apparence physique

Le VIH et votre apparence physique Le VIH et votre apparence physique Le VIH et votre apparence physique Les personnes séropositives subissent-elles souvent des changements de l apparence physique? Il est difficile de dire avec exactitude

Plus en détail

Farzin Beygui Institut de Cardiologie CHU Pitié-Salpêtrière Paris, France. Probability of cardiovascular events. Mortalité CV

Farzin Beygui Institut de Cardiologie CHU Pitié-Salpêtrière Paris, France. Probability of cardiovascular events. Mortalité CV Nouveautés dans le diagnostique et le traitement de la maladie coronaire du dialysé Farzin Beygui Institut de Cardiologie CHU Pitié-Salpêtrière Paris, France Probability of cardiovascular events Mortalité

Plus en détail

ORDONNANCE COLLECTIVE : Initier et ajuster la pharmacothérapie hypolipémiante en prédialyse. Série : 2000 N 2097. Date de mise en vigueur: Mai 2012

ORDONNANCE COLLECTIVE : Initier et ajuster la pharmacothérapie hypolipémiante en prédialyse. Série : 2000 N 2097. Date de mise en vigueur: Mai 2012 ORDONNANCE COLLECTIVE : Initier et ajuster la pharmacothérapie hypolipémiante en prédialyse Sommaire : Initier et assurer la prise en charge de la pharmacothérapie hypolipémiante chez un usager évalué

Plus en détail

Traitement et questions connexes

Traitement et questions connexes Traitement et questions connexes L essentiel du congrès sur le sida AIDS 2012 (et des ateliers du congrès 14 th International Workshops on Comorbidities and Adverse Drug Reactions in HIV, juillet 2012)

Plus en détail

FIBRILLATION ATRIALE ET ANTICOAGULANTS CHEZ LE SUJET AGE. Dr Charlotte Potelle Hôpital Cardiologique CHRU de Lille

FIBRILLATION ATRIALE ET ANTICOAGULANTS CHEZ LE SUJET AGE. Dr Charlotte Potelle Hôpital Cardiologique CHRU de Lille DU de gériatrie Jeudi 20 novembre 2014 FIBRILLATION ATRIALE ET ANTICOAGULANTS CHEZ LE SUJET AGE Dr Charlotte Potelle Hôpital Cardiologique CHRU de Lille -Pathologie fréquente 1 à 2% de la population générale

Plus en détail

LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS

LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS Pr. Alessandra Bura-Rivière, Service de Médecine Vasculaire Hôpital Rangueil, 1 avenue Jean Poulhès, 31059 Toulouse cedex 9 INTRODUCTION Depuis plus de cinquante ans, les héparines

Plus en détail

Prise en charge du. Dr FERNANE.Arezki Hôpital André Grégoire Montreuil

Prise en charge du. Dr FERNANE.Arezki Hôpital André Grégoire Montreuil Prise en charge du nouveau-né de mère m HIV Dr FERNANE.Arezki Hôpital André Grégoire Montreuil GROSSESSE Chez une femme infecté par le VIH,la grossesse est a risque = prise en charge multidisciplinaire

Plus en détail

Evaluation du risque Cardio-vasculaire MOHAMMED TAHMI

Evaluation du risque Cardio-vasculaire MOHAMMED TAHMI Evaluation du risque Cardio-vasculaire MOHAMMED TAHMI La pression artérielle normale n existe plus. L hypertension artérielle n existe plus. On soigne un risque cardiovasculaire. Plus celui-ci est élevé

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

Exploration d une anomalie lipidique (EAL) en 2015: Place du dosage de l Apo A et de l Apo B

Exploration d une anomalie lipidique (EAL) en 2015: Place du dosage de l Apo A et de l Apo B Exploration d une anomalie lipidique (EAL) en 2015: Place du dosage de l Apo A et de l Apo B Nabiha KAMAL Laboratoire de Biochimie Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca CHU Ibn Rochd de Casablanca

Plus en détail

Syndromes coronaires aigus

Syndromes coronaires aigus CONGRES American College of Cardiology J.P. COLLET Service de Cardiologie, Hôpital Pitié-Salpêtrière, PARIS. Syndromes coronaires aigus L American College of Cardiology a encore montré le grand dynamisme

Plus en détail

LA REVUE DU PRATICIEN - MÉDECINE GÉNÉRALE - NUMÉRO SPÉCIAL - AVRIL 1998. conseils pratiques. Drs M. FARNIER, S. PICARD. Point médical, 21000 Dijon

LA REVUE DU PRATICIEN - MÉDECINE GÉNÉRALE - NUMÉRO SPÉCIAL - AVRIL 1998. conseils pratiques. Drs M. FARNIER, S. PICARD. Point médical, 21000 Dijon Prise en charge globale des hypercholestérolémies LA REVUE DU PRATICIEN - MÉDECINE GÉNÉRALE - NUMÉRO SPÉCIAL - AVRIL 1998 conseils pratiques Drs M. FARNIER, S. PICARD. Point médical, 21000 Dijon Il est

Plus en détail

mid-regional atrial (or A-type) natriuretic peptide (MR-proANP),

mid-regional atrial (or A-type) natriuretic peptide (MR-proANP), mid-regional atrial (or A-type) natriuretic peptide (MR-proANP), Troubles du rythme atrial ou ventriculaire Embolie pulmonaire BPCO sévère avec pressions droites élevées Insuffisance rénale Syndrome infectieux

Plus en détail

Cas clinique 2. Florence JOLY, Caen François IBORRA, Montpellier

Cas clinique 2. Florence JOLY, Caen François IBORRA, Montpellier Cas clinique 2 Florence JOLY, Caen François IBORRA, Montpellier Cas clinique Patient de 60 ans, ATCD: HTA, IDM en 2007, hypercholestérolémie Juin 2008: Toux, dyspnée (sous 02) et anorexie progressive Bilan

Plus en détail

Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC. Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014

Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC. Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014 Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014 Un AVC toutes les 4 minutes 1 130 000 AVC par an en France 1 770 000 personnes ont été victimes

Plus en détail

Lipides, lipoprotéines, apolipoprotéines et bilan cardiovasculaire?

Lipides, lipoprotéines, apolipoprotéines et bilan cardiovasculaire? Lipides, lipoprotéines, apolipoprotéines et bilan cardiovasculaire? Richard W. James, Labo des Lipides, Dépt. de Médecine Interne, Faculté de Médecine, Université de Genève, Genève Lipides, lipoprotéines

Plus en détail

LA NIACINE. FEUILLET d information. En bref. Qu est-ce que la niacine? À quelles fins les personnes vivant avec le VIH utilisent-elles ce supplément?

LA NIACINE. FEUILLET d information. En bref. Qu est-ce que la niacine? À quelles fins les personnes vivant avec le VIH utilisent-elles ce supplément? FEUILLET d information En bref LA NIACINE La niacine est une vitamine du complexe B qui est de plus en plus utilisée dans le cadre d un programme d abaissement des taux élevés de lipides dans le sang,

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 9 mai 2012. rilpivirine Code ATC (2012): J05AG05 (inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse)

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 9 mai 2012. rilpivirine Code ATC (2012): J05AG05 (inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse) COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 9 mai 2012 EDURANT 25 mg, comprimés pelliculés Flacon/30 (CIP: 219 472-9) Laboratoire JANSSEN-CILAG rilpivirine Code ATC (2012): J05AG05 (inhibiteur non nucléosidique

Plus en détail

Évaluation du risque cardiovasculaire dans le contexte de l hypertension artérielle et de son traitement

Évaluation du risque cardiovasculaire dans le contexte de l hypertension artérielle et de son traitement Évaluation du risque cardiovasculaire dans le contexte de l hypertension artérielle et de son traitement DIU HTA François Gueyffier Service de pharmacologie clinique UMR CNRS 5558 CIC 201, LYON francois.gueyffier@chu-lyon.fr

Plus en détail

ACTUALITES EN PREVENTION SECONDAIRE. Dr Julien Arzur Praticien Hospitalier DIU de Pathologie Neurovasculaire Unité Neurovasculaire CH Lisieux

ACTUALITES EN PREVENTION SECONDAIRE. Dr Julien Arzur Praticien Hospitalier DIU de Pathologie Neurovasculaire Unité Neurovasculaire CH Lisieux ACTUALITES EN PREVENTION SECONDAIRE Dr Julien Arzur Praticien Hospitalier DIU de Pathologie Neurovasculaire Unité Neurovasculaire CH Lisieux TA cible < 140/90 mmhg (grade A) Prévenir la variabilité tensionnelle

Plus en détail

L investigation chez la personne infectée par le VIH

L investigation chez la personne infectée par le VIH P O U R Q U O I P A R L E R D U V I H E N 2 0 0 4? 2 L investigation chez la personne infectée par le VIH quand et comment utiliser les différents tests de laboratoire? par Harold Dion Paul, un homme de

Plus en détail

Primeurs en cardiologie I

Primeurs en cardiologie I Primeurs en cardiologie I Chicago Emmanuèle Garnier Le congrès de l American College of Cardiology (ACC), qui avait lieu du 29 mars au 1 er avril, a permis le dévoilement en primeur de nombreux résultats

Plus en détail

TUBERCULOSE Nouveautés 2009

TUBERCULOSE Nouveautés 2009 TUBERCULOSE Nouveautés 2009 Dr Grégoire Gex Rencontres Genevoises de Pneumologie Avril 2010 Introduction 6044 articles dans PubMed avec Tuberculose dans titre en 2009 Stratégie de recherche : Sélections

Plus en détail

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE Service Régional Universitaires des Maladies Infectieuses et du Voyageur, Hôpital Gustave Dron 59208 TOURCOING

Plus en détail

Cholesterol Update 2011

Cholesterol Update 2011 Cholesterol Update 2011 Avons-nous tout dit des statines? Comment évaluer le risque résiduel sous statines? Quels paramètres mesurer pour évaluer le risque résiduel? De quoi disposons nous pour traiter

Plus en détail

CHG Saint-Denis - Service de microbiologie 2, rue Pierre-Delafontaine 93205 Saint-Denis 2

CHG Saint-Denis - Service de microbiologie 2, rue Pierre-Delafontaine 93205 Saint-Denis 2 TECHNOLOGIE APPLIQUÉE Chantal CHAPLAIN 1, Alix GREDER BELAN 2 Suivi biologique de l infection VIH : intérêts du génotypage pour la résistance et du dosage des antirétroviraux RÉSUMÉ Le suivi biologique

Plus en détail

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT QUELS RÉSULTATS POUR LE RECEVEUR? QUELS RISQUES POUR LE DONNEUR? DONNER UN REIN DE SON VIVANT PEUT CONCERNER CHACUN /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Plus en détail

Problématique des pathologies neurodégénératives en médecine du travail : Restitution d une enquête auprès de 470 médecins

Problématique des pathologies neurodégénératives en médecine du travail : Restitution d une enquête auprès de 470 médecins Problématique des pathologies neurodégénératives en médecine du travail : Restitution d une enquête auprès de 470 médecins Docteur S. Maertens-Wilczynski Journées Marcel Marchand 28 mars 2015 Contexte

Plus en détail

Nouvelles lignes directrices sur les lipides mieux cibler pour mieux traiter

Nouvelles lignes directrices sur les lipides mieux cibler pour mieux traiter L athérosclérose coronarienne Nouvelles lignes directrices sur les lipides mieux cibler pour mieux traiter 1 Jean Grégoire et Ragui Ibrahim Vous êtes à votre cabinet le premier lundi de janvier, premier

Plus en détail

Tabagisme et syndrome métabolique

Tabagisme et syndrome métabolique Tabagisme et syndrome métabolique 6 ième Congrès de la SFT 9 nov. 2012 Ivan Berlin Département de Pharmacologie, Hôpital Pitié- Salpêtrière-Faculté de médicine, Université P.& M. Curie - INSERM U894, Paris,

Plus en détail

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs Vivre avec une artérite des membres inférieurs Novembre 2007 Pourquoi ce guide? Votre

Plus en détail

Exploration du métabolisme lipidique

Exploration du métabolisme lipidique Exploration du métabolisme lipidique Les principaux lipides le cholestérol (utilisé par les cellules pour la synthèse de leurs membranes) les triglycérides (substrat énergétique) les phospholipides (constituants

Plus en détail

Système cardiovasculaire - CV CV111 CV110. aliskirène Rasilez

Système cardiovasculaire - CV CV111 CV110. aliskirène Rasilez aliskirène Rasilez CV111 Pour le traitement de l hypertension artérielle, en association avec au moins un agent antihypertenseur, si échec thérapeutique, intolérance ou contre-indication à un agent de

Plus en détail

La conduite automobile est considérée comme un droit acquis lors de

La conduite automobile est considérée comme un droit acquis lors de D O S S I E R Cœur et accidents de la voie publique M. LERECOUVREUX, F. REVEL Hôpital d Instruction des Armées de Percy, CLAMART. Contre-indications cardiovasculaires temporaires ou définitives à la conduite

Plus en détail

Dr N. MATOUGUI Journées de Formation Médicale Continue de Kouba 2010

Dr N. MATOUGUI Journées de Formation Médicale Continue de Kouba 2010 Dr N. MATOUGUI Journées de Formation Médicale Continue de Kouba 2010 Introduction Hypercholestérolémie (HC) est: - Fréquente - Pure ou mixte - Essentielle ou secondaire Facteur de risque cardiovasculaire

Plus en détail

Items 129, 129 bis : Dyslipidémies

Items 129, 129 bis : Dyslipidémies Items 129, 129 bis : Dyslipidémies Collège des Enseignants de Nutrition Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Généralités... 3 II Bilan lipidique... 4 III

Plus en détail

THÈSE POUR LE DIPLÔME D ÉTAT DOCTEUR EN MÉDECINE

THÈSE POUR LE DIPLÔME D ÉTAT DOCTEUR EN MÉDECINE UNIVERSITÉ PARIS DIDEROT - PARIS 7 A. F A C U L T É D E M É D E C I N E Année 2014 n THÈSE POUR LE DIPLÔME D ÉTAT DE DOCTEUR EN MÉDECINE PAR MAQSOOD Zubair Né le 01/11/1981 au Pakistan Présentée et soutenue

Plus en détail

Fibrillation atriale cause de l accident vasculaire cérébral: comment la détecter?

Fibrillation atriale cause de l accident vasculaire cérébral: comment la détecter? Fibrillation atriale cause de l accident vasculaire cérébral: comment la détecter? Paul Milliez, MD, PhD Service de Cardiologie CHU Cote de Nacre, Caen Définition arythmie emboligène. Arythmie caractérisée

Plus en détail

Hypertension artérielle et démences. Pr Olivier Hanon, Hôpital Broca, Paris

Hypertension artérielle et démences. Pr Olivier Hanon, Hôpital Broca, Paris Hypertension artérielle et démences Pr Olivier Hanon, Hôpital Broca, Paris Classification des démences Neurology 2009;72:368 374 Newer representation of the overlap and relative distribution of dementia

Plus en détail

PROJETS DE RECHERCHE EN CARDIOLOGIE

PROJETS DE RECHERCHE EN CARDIOLOGIE PROJETS DE RECHERCHE EN CARDIOLOGIE ANNÉE 2006-2007 B PROJET UT CLIENTÈLE CIBLE MÉDICATION ECG/ ACTIVE (29 S ÉTUDE EN COURS) 14/05/2003 Active W : 02/12/2004 Évaluer si le Clopidogrel plus AAS est supérieur

Plus en détail

VACCIN ANTI-PNEUMOCOCCIQUE ET RISQUE D INFARCTUS DU MYOCARDE

VACCIN ANTI-PNEUMOCOCCIQUE ET RISQUE D INFARCTUS DU MYOCARDE Centre de recherche sur le vieillissement du Centre de santé et de services sociaux - Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke VACCIN ANTI-PNEUMOCOCCIQUE ET RISQUE D INFARCTUS DU MYOCARDE Danielle

Plus en détail

Congrès de la SAMEV Institut Pasteur Delly Brahim 20, 21, 22 Mai 2011.

Congrès de la SAMEV Institut Pasteur Delly Brahim 20, 21, 22 Mai 2011. 4ème Congrès de la SAMEV Institut Pasteur Delly Brahim 20, 21, 22 Mai 2011. Cas clinique FMC sur les Statines Les Statines : une des armes multi-cibles précoce du Syndrome Métabolique Pr Fifi OTMANI, Service

Plus en détail

7 Complications associées au VIH et aux traitements antirétroviraux

7 Complications associées au VIH et aux traitements antirétroviraux 7 Complications associées au VIH et aux traitements antirétroviraux ANOMALIES DE LA RÉPARTITION DES GRAISSES Au cours de ces dernières années, des progrès importants dans la compréhension des mécanismes

Plus en détail

PROGRESSEZ EN SPORT ET EN SANTÉ. Mieux vivre avec ma maladie chronique, Me soigner par l activité physique Programmes Santé

PROGRESSEZ EN SPORT ET EN SANTÉ. Mieux vivre avec ma maladie chronique, Me soigner par l activité physique Programmes Santé PROGRESSEZ EN SPORT ET EN SANTÉ Mieux vivre avec ma maladie chronique, Me soigner par l activité physique Programmes Santé À chacun son stade! Votre profil est unique, votre réponse à l exercice physique

Plus en détail

La particule lipidique. Les Dyslipidémies. Lipoprotéine. Apolipoprotéines. La lipoprotéine = Lipides + protéines (apolipoprotéine)

La particule lipidique. Les Dyslipidémies. Lipoprotéine. Apolipoprotéines. La lipoprotéine = Lipides + protéines (apolipoprotéine) Les Dyslipidémies La particule lipidique N 129. Facteurs de risque cardio-vasculaire et prévention. Expliquer les facteurs de risques cardio-vasculaire et leur impact pathologique Expliquer les modalités

Plus en détail

FMC «Val de Creuse» Argenton-sur-Creuse Mercredi 08 Janvier 2014 Dr Yves Moreau 2014

FMC «Val de Creuse» Argenton-sur-Creuse Mercredi 08 Janvier 2014 Dr Yves Moreau 2014 FMC «Val de Creuse» Argenton-sur-Creuse Mercredi 08 Janvier 2014 Dr Yves Moreau 2014 La prévalence de la FA double à chaque décennie après 50 ans et approche 10% chez les sujets de plus de 80 ans (Framingham

Plus en détail

L adhésion au traitement: les clés du succès

L adhésion au traitement: les clés du succès L adhésion au traitement: les clés du succès Dr Marie P. Schneider, pharmacienne Policlinique Médicale Universitaire Lausanne CHUV avril 005 Mme W.M. 970 Patiente d origine angolaise, en Suisse depuis

Plus en détail

THESE DIPLOME D ETAT DE DOCTEUR EN MEDECINE. Florine VALLIET

THESE DIPLOME D ETAT DE DOCTEUR EN MEDECINE. Florine VALLIET 1 UNIVERSITE D ANGERS FACULTE DE MEDECINE Année 2013 N... THESE pour le DIPLOME D ETAT DE DOCTEUR EN MEDECINE Qualification en : CARDIOLOGIE ET MALADIES VASCULAIRES Par Florine VALLIET Née le 21 Janvier

Plus en détail

E.I.A CARDIO : BIOLOGIE

E.I.A CARDIO : BIOLOGIE E.I.A CARDIO : BIOLOGIE A SAVOIR ABSOLUMENT( ou pas ) - La formule de Friedewald et ses conditions d application - Les différentes classes de dyslipidémie - Les différents facteurs de risques cardiovasculaires

Plus en détail

Prise en charge de l embolie pulmonaire

Prise en charge de l embolie pulmonaire Prise en charge de l embolie pulmonaire Dr Serge Motte Liège 06.12.14 - Laack TA et Goyal DG, Emerg Med Clin N Am 2004; 961-983 2 PLAN Diagnostic Prise en charge: Phase aiguë: analyse de gravité Choix

Plus en détail

Bilan lipidique: nouvelles recommandations, nouvelles nomenclature

Bilan lipidique: nouvelles recommandations, nouvelles nomenclature PROBIOQUAL E.P.U. de BIOLOGIE Séance du 13/03/06 Bilan lipidique: nouvelles recommandations, nouvelles nomenclature Agnès SASSOLAS, biologiste P.H. UF Lipides- Dyslipidémies - Biochimie Groupe Hospitalier

Plus en détail

Normolipémiants I. Dyslipidémies II. Classification des normolipémiants III. Propriétés des normolipémiants

Normolipémiants I. Dyslipidémies II. Classification des normolipémiants III. Propriétés des normolipémiants 4287_ Page 887 Mardi, 13. août 2013 12:34 12 > Apogee FrameMaker Noir Normolipémiants C. FERNANDEZ Laboratoire de pharmacie clinique, EA 4123 «Barrières et passage des médicaments», UFR de pharmacie, université

Plus en détail

PREMIERE CAUSE DE MORTALITE: 180.000/an

PREMIERE CAUSE DE MORTALITE: 180.000/an DEFINITION APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE Buts : apporter aux organes ce dont ils ont besoin(o2 ) eliminer les déchets(co2.) APPAREIL : Pompe=cœur Tuyaux=artéres/veines PREMIERE CAUSE DE MORTALITE: 180.000/an

Plus en détail

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis?

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis? Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis? Nathalie QUILES TSIMARATOS Service de Dermatologie Hôpital Saint Joseph Marseille Ce que nous savons Le psoriasis Affection dermatologique très fréquente,

Plus en détail

La Fibrillation Atriale. Pr Philippe Chevalier

La Fibrillation Atriale. Pr Philippe Chevalier La Fibrillation Atriale Pr Philippe Chevalier Epidémiologie de la fibrillation atriale Le profil, la distribution Les causes La progression La prévention primaire Démographie U.S. population x 1000 Population

Plus en détail

HTA & Diabète Type 2. Pr F. RKIOUAK 04 Rue Honaine N 7 Agdal Rabat Tel/ Fax: 05 37 67 16 67 Urgence: 06 6110 41 29

HTA & Diabète Type 2. Pr F. RKIOUAK 04 Rue Honaine N 7 Agdal Rabat Tel/ Fax: 05 37 67 16 67 Urgence: 06 6110 41 29 HTA & Diabète Type 2 Pr F. RKIOUAK 04 Rue Honaine N 7 Agdal Rabat Tel/ Fax: 05 37 67 16 67 Urgence: 06 6110 41 29 Adipokines: Adverse Cardiometabolic Effects Lipoprotein lipase HTA IL-6 Angiotensinogen

Plus en détail