',',.- : MABQI!'AEN ,.~ REVUE MENSUELLE. .. r NOVEMBRE. '1t ~ mois.-., '.:. .ADMINl$THATION. 1 Cr. 50.'

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1 Première ADnée MABQI!'AEN REVUE MENSUELLE Pt:BLIÉE sous LA DIRECTION DE Ch. RENÉ-LECLERC 908 NOVEMBRE,. ',',.- :,... [J, r,.adminl$thation Jo ABONNEMENTS, I{AI$()N NÀHON,: ieetlrsoggo.;.tanbr r 't 3 mois.-., '.:. 6 mois ','. ; '., t An.,. J.-.,., ;'",. Cr. 50.' 2 ({ 75 5 Il 00 '.'

2 Les indications contenues dans cette publication sont.basées sur les renseignements fournis par les imprimés officiels des. Compagnies ou par les intéressés eux-mêmes. Toutefois, malgré l'athenticitéde notre- documentation, nous déclinons toute responsabilité au sujet des erreurs qui pourraient s'être glissées dàns les informations qui nous ont été données. Nous serons reconnaissants à nos lecteurs de nous faire part de toutes leurs observations au sujet des erreurs ou omissions qui auraient pu se glisser dans notre texte. Cela nous permettra d'être 'constamment à jour. Toute repl'oduction ou imitation de. la présente p'ltblicaton est réservée. La diffusion de l'indicateur MAROCAIN est assurée dans touts les localités de l'afrique du Nord. L'INDICATEUR MAROCAIN est en lecture dan's tous les grands hôtels, dans les grands établissements publics, dans les bibliothèques des gares et sur 'les paquebots des principales lignes méditerranéennes. L'INDICATEUR MAROCAIN qui tire à plusieurs milliers d'exemplaires est en vente à Paris et dans toutes les grandes villes de France et de l'etranger. Tout abonné ù l'indicateur MAHOCAIN Ct droit au Livret-Guide du Voyageur au Maroc. L'INDICATEUR MARocAIN se divise en deux parties: (a) PAGES 'DE COULEUR: RENSEIGNEMENTS A L:USAGE DES VOYAGEURS. - RECTIFICATIONS ET ADDITIONS AUX RENSEIGNEMENTS DU LIVRET-GUIDE DU VOYAGEUR AU MAROC: r: Services de Navigation reliant le Maroc à la France, à l'algérie, à l'europe; 2': Chemins de fer français, algériens, européens conduisant vers le,maroc ; 3: Routes de la région algéro-marocaine; Services de voitures; Itinéraires susceptibles' d'être parcourus à cheval; 4': Voyages par terre dans le Maroc occidental; s": Hôtels; 6 : Maisons et adresses recommandées. (b) PARTIE BLANCHE: Actes et documents officiels (adjudications, etc): Chronique Marocaine. -' Commerfe. -Indùstrie. Agriculture. - Situation économique.,- Informations et renseignements divers: (Géographie. - Administration. - Questions immobilières. Régime douanier, etc., etc). - Bibliographie. - Offres et demandes. - Petite correspondance. - Propositions de voyages et itinéraires. Tout acheteul' du LivretGuide chiffre de l'abonnemcntà l'indicateur MAROCAIN. du Voyageur au,maroc est dispensé d'une somme de fr.sur le. Publications à consulter: MAROC : Petit guide au Maroc. -' Les conditions d'existence à Tan-: ger. - Le Maroc Sep_hntrional. - Bulletin.du Comité de l'afrique française et du Comité du Maroc: Ces publications se trouvent au Comité du Maroc, 2t, rue Cassette; Paris. ORANIE: Livret-Chaix (Chemins de fer algériens). -. L'Algérie commerciale et agricole. - Guide,Joanne. - Guide Conty. ' ESPAGNE: Livret-Chaix Continental (Chemins de fer de l'europe). - Guide Joanne. '- Guide Bredeker. - Guide Conty.

3 ._ ,-_ SERVICES DE NAVIGATION. [<DUREAUX à PARIS: 8, Rue.lfé, ac.-bureaux à ilarseille : 4. PlaceSadi-Cal'lOt. - Elbm'quclcIt ail Q!.lai l de la Joliette, -- AGENCE à TANGER: Faviel' et 'Relldelac. Départs "égulie,'s de Mar,eille: Le ICI' ct I.e II) de chaque mois il destination d'oran, de Tanger ct de la cr,tc Maro-'I caine. Dill'ée de la t"ave"sé'> Alm'seillc-TangCl': 3 jours. Dépm ts Comle"ciaux de kla"scillc: Le 7 et le 22 dl' chaque mois il destination de Gibraltar, Ceuta, Tanger ct la Côte Marocaine,-DIlI'éc de la ti'aj'c"sée.lim scille-tange, : 4 jours. Dépm'!s "égulie"s de Tarlge,': Le X et le ; de chaque mois il 4 h,' du soir pour Marseille, DllI'ée de la t"al'c"sée: 0 heures,., DépaJ'ts Comme"eiaux de Tange": Deux fois par mois pour Marseille. DllI'ée de la t"al'e"sée : 4 jours. P RIX: (sans 'OllITitHl'e) re asse 2e asse Pt Marseille-Gibraltar. ". 60 fr. "'Cl fi'. 'o l'l', Marseille-Tanger. " ', 70" Jo " ie) " Nourriture (vn compris) par jour.".,,',,. DE TANGER A LA COTE OUEST ai {:()fpa(ixm ne NA\'uaTIOX IAROCAIXE.-- N. l'aqi'et et (:ie. ::; " ) )) (Voir les départs de Marseille il Marseille-Tanger) A. - Les quatre navires mensuels Marseille-l anger follt ensuite le service.,le la CMe Ouest: Casablanca, Mazagan, Mogador, (facultativement: Larache, Rabat, Saffi, ports il barre).., est presque impossible,le préciser,les heures de t:part, d'arrivel ainsi que la.durée,du voyage. Un paqueb:jt peut faire le trajet Tanger-Mogador en ::; Jours, comme II peut rester D Jours, Ces servicl's, etant avant tout commerciaux, ils doivent compter avec les nombreuses difficultés qui surgissent sur la CMè, tant par le fait du mauvais temps qu'à cause de l'apathie des fonctionnaires marocains ct l'insufiisance des moyens d'embarquement. Les paquebots des [0',7, [6 et 22 partent généralement vers le S. 2,20 ct 27 pour Casablanca. "'AGESTS à TANG,ER: Fal'iC' tpellde,la.c:- AGENT, LA,RACHE: De,Lal oclle.- AGENTà RABAT:,Bigan é. AGENT a CASABLAi\ CA: lltp, AGE]''; TS a MAZAGA,'\ : C. Morteo etfils. --- AGE.\ T a SA FFI : E, T. Ca'/'<'a,- AGENT à MOGADOR: Robert Boulle. B. - SERVICE POSTAL EFFECTUÉ PAR L'ARMÉNIE (Un Médecin à bord) 3 )) -::-i! ;;-: fi) ft ;Ill < (') ft fi) C-. ft ('). fi) ct> CI> -. ;;;J,,,:.:, i. i :ci ft Z (;;' CI> -f ::: -. " ft,. en Co> - ;;- fi) c- e ëi J: 0 s:: "'l ;» CI> 0-5' t<j \fj ; >- J: 0 ) ::>:i fi)., ê -Jo'!!! r- r- Ift DÉPART DE _ ARRIVÉE A -"- Tanger lundi il i heures soi r Rahat mardi il i heul'p,s matin Hahat mardi il midi Casahlanca mardi il " heures 30 soi r Casablanca mercredi il 7 heures m. Mazagan mel'credi il b. "0 matin )faiugan mercredi à 0 heures soit' SaNi Jeudi il Gheures matin Saffi jeudi il heures m, Mogadol' jeudi Ù 4 heures soil' Mogadol' vendl'edi il midi Casablanca samedi il 6 beui'es matin Casablanca samedi il beures m. Habat smedi il 3 lieul'es soi,. Habat samedi il G heures soir. Tangel dimanche matin, Villes PRIX (salls IlOIllTitlll'e): Ire cl. Tanger-Larache,,.,.,. 20 Fr, 5 Fr. 0 Fr. - Rabat ;, 45)) 30)) 20) - Casablanca 45)) 30)) 20)) - - Mazagan " ".,. Saffi. :. 60)) 65)) 45" 50)) 35)) 4(\)) - Mogador,. 70)) )) Larache-Rabat,,..... ( ( Rabat-Casablanca. '. ',,,, Casablanca-Mazagan,,.... ) co co Maz.agal)-Saffi,,......,'. Saffi-Mogador., ',, \ > > La II0l'ritlll'e coûte en plus il fi'. PlIr jour en première, ) fr.en seconde et 3 fi', par jour sur le Pont , , _._ :---- -_._-- i.' l r,, 2e cl, DE GIBRALTAR à ALGER (et vice-versa) ,- (OMPAGNIE NORD DEUTSCIIER U,OYD (Direct) Pont (:OMPAGNIE ORANO-}IAROCAIN - lnciiel l\fazzella et Cie. (Voir d'oran il Tanger et vice-versa). I)iparts facultatifs deux fois par mois de Tangerpour Casablanca, (Se renseigner à l'agence). PRIX (salis nowtitw'e): Ire classe: 35 l'l':; Pont 5 fi'. AGENCE agibraltar: John Onetti and Sons. - AGENCE à ALGER: Ricllm'd Heckmann., <JJépaI ts d'cilger : Deux tois.par mois sur Gibraltar. - 'D/'ée de la li'ai'e/'sée: 26 heures. (Sc renseigner aux ; =. agences) Dépar ts de Gibralta, : Deux fois par lillois sur Alger. (Se renseigner aux' agences). - <])li'ée de la li'ave/'sée: à 28 heures.. RIX nour"itlll'e comp"ise: Alger-Gibraltar et réciproquement '_Ire Classe, il2 fr. 50; 2me. classe 55 fi'. ; 3me, 27 tr. 50.

4 -2 Cornpagnie Générale Plan de Tanger, par MUSTAPHA-BEY-IBRAHUI Prix : francs D'ORAN A TANGER (ET VICE-VERSA)! (:Ol\IPAGNIE OR.\NO -l\iauo(:aine. - (lucher l\lazzeila & (:ie). TRANSATLANTIQUE UN VOYAGE T &NGER-ORN DIRECT en 26 HEURES Unefois par mois [BUREAU à ORAN: Dock Il" (). - BUREAU à TANGER: ft)lltaille Nel/t'e. - BUREAU à GIBRALTAR: Cornwals- - Lalle. - BUREAU à CEUTA: Sobel'ania Nacional. i Service correspondant d'oran à tous les Ports d Algrie. f Service rékulic': Entre Orn et.tanger... Dépal ts d'oran: Tous les IJ et hn de ch'hlue mois. tral'ersée: 30 heures. Escales une fois Gibraltar, ùne fois Ceuta. D/lI'ée de la) Départs de Tanger: Facultatifs. (Serellseigner). :PRIX: Oran-Tanger, Oran-Gibraltar, Oran-Ceuta et vice-versa (salis no/lltit/ll'e) Ire classe: 40 fr.; POllt: J5 fi'.. Pour plus ainplcs renseignements s'adresser aux Agences. [--Pour tous autres l'enseignelll(:-lits, se ('poùer- au Livret-Giiide-duVoyageur i au Maroc. C0npagnie Orano - Mar'ocaine l -'SERVICE eotier A VAPEUR ENTRE C0pllgnie 'lle ivalviglltion,marocaile N. PAQUET ET Oie. OE. PIIHyGŒ. IMÉHÉTHHm CmCASSIE fi.ooo tonnes f.OO FLOTTE DE LA CAHAlAl'ôlE. Al'ATOLIE. \lixghélie. ARM";NIE. Michel MazzeUa et Cie. -Armateurs à fanger Oran, Tanger, Casablanca, les Ports du N0'd-Marocain et les Ports de la Côte Ouest Transports de marchandises combinés entre Alger, Oran et le Maroc.COMPAGNIE tonnes 3.000» " :LOOO» D'ORAN A MELILLA ET LES PRESIDIOS COl'"AGXIE CASTANIÉ FRÈRES OUED-SEBOU. LA GAULE.. MEUHTHE. MOSELLE tonnes E!.Y: Castame f'"è) es,.-- AGENT à BENI5AF: Vve P.ere-r. -. AGENT à NEMOURS: J Salzut. I l AGEN7 S AGr.Nl Il PORT-SAY:' AUlas. - AGENTS à MELILLA: Bcnhamoufils. -AGENT8.à TANGER: : lr/ichel MaHella et Cie., AO'Inatelll;s. Un voyage direct et régulier par semaine jusqu'a Melilla et retour Dépal t d'o"an : Le mercredi,.à 6 h. du soir. - Durée du t'al'age: 0 heures. Et un voyage supplémentaire hebdomadaire avec escales à Beni-Saf, Nemotto"s, et POI:t-Say..' PRIX de passage: (sans nourriture), Beni-Saf, " classe: 0 fr. Pont: 5 fi'. - Nemours, l''cjasse: 2 fi'. Pont: 6 fr._ Port-Say, l': classe: 5 fi'. ; Pont, 8 fi'. - Melilla, " classe: 25 fr. ;POIt, 2 fi'. - Nourriture: 5,50 frpar jour. Pour tous autres renseignements, voir le Livret-Guide du Voy:ageur Maroc., I au, "0 CI).., ::;: _.. o ::s _. oc CC'D C) c:::., C'D n o::s UI- _. -C»! CICI o. r a :a CI ft -en la

5 Première Année I-;===== "---====-I DIRECTION ET ADMINISTRATION: MA [SON NAHON Petit Sacco - MABOAJ[H TANGER SOMMAIRE DU N g: i " Actes et Documents. - Partie officielle: Acte Général de la Conférence Internationale d'algésiras. (suite). Informations et renseignements. - L'acquisition de la propriété immobilière au Maroc. - Le Congrès de l'afrique du Nord à Paris. - L'année [g07 dans le district consulaire de Casablanca. (Une opinion anglaise). -- La situation dans le Rarb (Lettre d'un indigène). Mines. -- Les gisements miniers de près de Melilla. (Suite etfin). Beni-Bou-Ifrouh Navigation. - Les contrats post<lllx hollandais. La «Rotterdamsche Lbyd Il. Echos. - Télégraphie sans fil. - Services directs entre Paris et le Maroc. Bibliographie.- L'occupation marocaine de Tlemcen. Le commerce Ouest-Oranais. F-ropositions d'affaires. Offres et demandes d'emplois. Propositions de voyages.. r. -! Pa"rUe officiplle r---' ACTES ET DOCUMENTS commerce des armes de guerre, pièces d'armes, munitions chargées' l Nous publions successivement en bonne plllce les tt'x/es 'des Conventions, traités et protocoles intéressant directement le MMOC let donnant sur ce pays des 'èglements dont il est essentiel de con :'lit"e l'esprzt et la lettre. ACTE GÉNÉRAL DE LA Conférence Intflrnationale d'algésiras (Suite) CHAPITHE II HÈGLEMET ORGANISANT LA "SURVEILLANCF. ET LA. RltPHESSION DE L.\ CONTR:EBANDE DES AlIlifEs' \' ART Sont prohims dans kutel'éten<iue de l'empirechérifien, fd.ans les cas spécifiés aux articles -J4 et 5, l'importation et!e L." ou non chargées de toutes espèces, poudres, salpêtre, fulmicoton, nitroglycérine et toutes compositions detinées exclusivement il la fabrication des munitions. ART Les explosifs nécesaires à l'industrie et anx travaux publics pourront néanmoins être introduits. Un règlenient, pris dans les formes indiquées à l'article 0, déterminera les conditions dans lesquelles sera effectuée leur importation. ART 5. - Les armes, pièces d'armes et munitions destinées aux. troupes de Sa Majesté Chérifienne seront admises après l'accomplissement des formalités suivantes: Une déclaration, signée par le ministre de la Guerre marocain, énonçant le nombre et l'espèce des fournitures de ce'genre commnn. d ées à l'industri étrang['e, qevra tre Présentée à la légation du pa.y:, d'origine qui apposera son visa. Le dédouanement des caisses et colis contenant les armes et ri-

6 -2- tions, livrées en exécution de la commande du gouvernement marocain, sera opéré sur la production: 0 De la déclaration spécifiée ci-dessus; 2 0 Du connaissement indiquant le nombre, le poids des colis, le nombre et l'espèce des armes et munitions qu'ils contiennent. Oe document devra être visé plr la légation du pays d'orig-!ne, qui marquera au verso les quantités successives précédcmment dédouanées. Le visa sera refusé à partir du moment où la command.:l aura été intégralement livrée. AH'!'. G. - L'importation des armes de chasse et de luxe, pièces d'armes, cartouches chargées et non chargées, est également interdite. Elle pourra toutefois être autorisée; 0 Pour les besoins strictement personnels de l'importateur; 2 Pour l'approvisionnement des magasins d'armes autorisés con 0 formément il l'article 8. AUT Les armcs et munitions de chasse ou de luxe seront admises pour les besoins strictement personnels de l'importateur, sur la production d'un permis délivré par le représentant du maghzen il Tanger. Si l'importateur est étranger, le permis ne sem établi que sur la demande de la légation dont il relhe. En ce qui concerne les mnnitions de chasse, chaque permis portera au maximun sur mille cartouches ou les fournitures nécessaires à la fabrication de mille cartouches. Le permis ne sera donné qu'il des personnes n'ayant cncouru aucune condamnation correctionnelle. AIlT Le commerce des armes cie chasse ct de luxe, non rayées, de fabrication étran):{ère, ainsi que des munitions qui s'y rapportent, l'era rég'ementé, dès que les circonstances le permettront, par décisicn chérifienne. pl'îse conformément il l'avis du corps diplo matique il Tanger statuant à la majorité des voix. Il en sera de même des décisions ayant PolU' but de suspendre ou de restreindre l'exercice de ce eommerce. Seules, les personnes ayant obtenu une lic()nce spéciale et temporaire du gouvernement marocain, seront admises à ouvl'il' et txploiter les débits d'armes et de munitions de chasse. Cette licence ne sera accordée que sur demande écrite de l'intéressé, ltppuyée d'un avis favorable de la légation dont il relève. Des règlements pris dans III forme indiquée an paragraphe premier de cet article détermineront le nombre des débits pouvant être ouverts il Tanger et, (ventuellemenl dans les ports qui ser(}nt ul!érieurement désignés. Ils fixeront les fol'malit'3s imposées à l'importation des explosifs il l'usage de l'industrie et des t'avaux publics, <les armes et munition. destinées à l'approvisionnement des débits, ainsi que les quantités maxima qui POUlT()nt Mre conservées en dépôt. En cas d'infraetion. aux pl'escriptiolls réglementuires, la licence pourra être retirée il titi e temporaire ou il titre définitif, sans préjudice des autres peines encourues par les délinquants. AnT Toute introduction ou tentative d'lntl'olluction de marchandises pl'oltil)écs donnera lieu à leur confiscation et, en outre, aux peines et amendes cl:dessous,qui.lieront prononcée par lu juridiction compétente. An'!' L'introduction ou tentative d'introrluction par un port ouvert au commerce ou par un bureau de douane sera punie; 0 D'une amenùe ùe cinq cents il deux mille pesetas et d'une amende supplémentaire égale il tl'ois fois la valeur de la marchandise importée; 2- D'un emprisonnement de cinq jours à un an; ou de l'une des deux pénalités seulement.. ART L'introduction ou tentative d'introductiou en dehors d'un port ouvel t au commerce ou d'ull bureau de douane sera punie: 0 D'une amende de mille à cinq mille pesetas et d'une amende supplémentaire, égale à trois fois la \'ai8ur de la marchanuise importée; 20 D'un empdsonnement de trois mois li deux ans; ou de l'une des deux pénalités seulement. AR'. 22; - La vente frauduleuse, le recel et le colportage des marchandises prohibées par le présent règlement seront punis peines édictées il l'article 20. AR'!' Les complices des délits prévus aux articles 20, 2 et seront passibles des mêmes peines que les auteurs principaux, L. éléments caractérisant la complicité seront appréciés d'après la légi lation du tribunal aisi. AUT Quand il y aura des indices sérieux faisant soupçonnet qu'un navire mouillé dans un port ouvert liu commerce transporte, e' vue de leur introducticn au Maroc, des armes, des lllultions ou d'au- tres marchandises prohibées, les agents de la douane chérifienne, devront signaler ces indices il l'autorité consulaire compétente alill que celle-ci proct'de, avec l'assistance d'un délégué de la douane ché; rifienne, aux enquêtes, vérifications ou visites qu'elle jugera néces'; saires. An'!'. 2:i. - Dans les cas d'introduction ou tentative d'introductioll par mer de marchandises prohib'es, en dehors d'un port ouvert au commerce, la dollane marocaine pourra amener le navire au port le plus proche pour être remis il l'autorité consulail'e, laquelle pourra le saisir et maintenir la saisie jusqu'au payement. des amendes prononcées. Toutefois la saisie du navire devra être levée, en tout état de l'instance, en tant que cette mesme n'entra\'era pas l'instruction judiciaire, sur consignation du montant maximun de l'amende entre le' mains de l'autorité consulaire ou sous caution solvable de la payer. acceptée par la douane. AUT Le maghzen conservera les marchandises confisquées, soit pour son propl'e usage, si elle peuvent lui ser\'ir, à condition que. les sujets de l'empire ne pui,ssent s'en procurer, soit pour les faire vendre en pays étranger. Les moyens de transport il terre pourront être confisqnés et seron vendus au profit du Trésor chérifien. AUT, La vente des armes réformées par le gouvernemnt marocain sera prohibée dans toute l'étendue de.l'empire chérifien. ART Des primes, il prélever sur le montant des amende& prononcées, seront attribuées aux indicateurs qui auront amené la découverte des marchandises prohibées et aux agent qui en auront opéré la saisie; ces primm seront ainsi attribuées, après déduction, s'il y a lieu, des frais du procès; un tiers à répartir par la douane eatre" les indicateurs, un tiers aux agents ayant saisi la marchandise et u)) tiers au Trésor marocain. Si la saisie a été opérée sans l'intervention d'un indicateur, la Il)oi tié des amendes sera attribuée aux agent saisissants et l'autre moitié au Trésor chérifien. ART Les autorités douanières marocaines denont sign'ller directement aux agents diplomatiques ou consulaires les infractions au présent règlement commiss iar leurs ressortissants, afin que ceux-ci soient poursuivis devant la juridiction compétente. Les mêmes infractions, commises par des sujeh marocains, seront déférées directement par la douane il l'autorité chérifienne. Un délégué de la douane sera chargé de suivre la procédure de. affairespendantes devant les diverses juridictions. ART Dans la région frontière de l'algérie, l'application du règlement sur la contrebande des armes restera l'affaire exclusive de la France et du Maroc. De même, l'application du règlement. sur la contrebande des armes. d,ms le Hiff, et en général dans les régions frontières de"! possessions espagnoles restera l'affaire exclusive de l'e$pagne et du Maroc.. LIACQUISITION DE LA PROPRIETE IMMOBILIEHE AU MAHOa ' I. - LES DROITS DES EU ROPÉENS J On trouve fréquemment, dans lesouvrages et publications parus. à propos du Maroc depuis l'acte d'ajgésiras, des assertions ainsi

7 3- I:'Onçùes : A la Conférence internationale, le Makhzen consentit àlaisser les Européens acquérir la terre dans un rayon de dix kilo Itlètres autour des ports ouverts;» ou bien encore: «Les Eurol'éens ne peuvent acheter de propriétés foncières au Maroc que dans un rayon de dix km, autour des villes maritimes. Ailleurs, cela leur est absolument interdit.» ou bien même: «Avant la Conférence d'algésiras, l'achat des terrains immobiliers était prohibé aux Européens. Depuis cette conférence, cet achat est possible dans une zone de dix kilomètres, autour des ports.» Toutes ces définitions tendent à exposer une situation de fait. Mais elles sont erronées, et elles devraient être remplacées par Cette formule beaucoup mieux adaptée à la situation et résulllant les droits des Européens au Maroc en matière immobilièr: : «Depuis la Confél-ence de cfjiadrid (J 880), les Erll"opéens pelll'ent achete,t Par'tout au éj;fal'oc, mais le P"otocole de cette confb-cilce p"évoyait, POW' QlItes trcnsactions immobilièl'es où apparaissait EUI'opéen, i'autol'isatiou des autorités locales qui, dans la pratique, n'était pas accordée, sallf à Tange, et dans qtlelqlles autl'es localités mal"ïtitlles, La Confé/ ence d'mlgésir'as coltfil'me qu'un Eumpéen pellt ac!lctel' pal tollt au I!:l\{aroc, tolljolt/'s avec l'autol'isation du POUl'Oir' makhren, mais en pl'éi'oyant que cette aut07'isatiou ne del'l'a pas être l'efusée sans motif plausible, Enfin, dan les huit ports ouve,'ts au commel'cc mal"ïtime et dans ltlte 'l0ne ie dix kilomètl'f!s autoul' de ces huit pol'ts ; dans les J'illes d'ej-cç ll'-el-kebir, d'ariila, d'aiemmoul' (et 6vcntuellement dans les villes de l'intàielt/',) aiusi que dans lm l'ayon de deux kïlomètl'es autolt/' de ces localités, cette autol'isation 4dminisfl'ative n'est plus nécessail'e, Toute. les fi'ansmissolis ulté/'ieui'es par actes entl'e l'ifs ou après décès COIltinuel'ont â s'cxel'cel' sans aucune cnt"ave,» ( II. - AVANT ALGÉSIRAS Voilà donc un fait bien établi, Depuis 880 un Ecropéen a le droit d'acquérir une propriété immobilière sur n'importe quel point du Maroc. Mais il lui fallait l'autorisation du Makhzen. Il est probable qu'on ne la lui eût jamais accordée si le pays avait été t'ntre les mains d'une administration intransigeante, refusant impitoyahlement tout accommodement avec les chrétiens. Dans les \Tilles où il n'y avait qu'une population européenne infime et compo 8t!e, en majeure partie, de gens peu fortunés, les cas où un acheteur non musulman se présentait furent peu nombreux ét les fonctionnaires chérifiens surent résister à ces cas isolés Ailleurs, et notam Ilient à Tanger, où les appétits se faisaient sentir davantage, où de Ilombreux Israélites et Européens s'efforçaient d'acquérir des propriétés individuelles, l'autorité fnt plus accessible et accorda des permissions de plus en plus nombreuse qui, à la veille de l'acte d'algésiras, étaient passées à l'état de formalité. Il s'agissait évidemment de terrains urbains et suburbains où les adoul pou Vaient aller en toute sécurité mesurer les immeubles achetés. Certes, pour stimuler les bonnes volontés officielles, - et ceci plus particulièrement dans d'autres villes que Tanger, - les quelques Européens"qui acquéraient des propriétés employaient l'argument persuasif du pot-de-vin, argument auquel certains pachas étaient accessibics. Quoi qu'il en soit, avant le protocole d'algésiras, les Européens pouvaient acquérir des immeubles urbains et suburbains, en se COnformant au Protocole de Madrid, à Tanger et dans les villes de la côte ouest où la colonie européenne était relativement dense. Les premières spéculations immobilires sont donc bien antérieures à l'époque où les Puissances signataires songèrent à se réunir à Algésiras Celles qui ont suivi la Conférence se sont du reste présentées dans les mêmes conditions qu'auparavant, car il:lsqu'à l'hiver 908, le Ma'khzen n'avait pris aucune disposition POur la mise en vigueur du règlement d'algésiras, - et les autorisations partielles données il y a quelques mois par Abd-el-Aziz au sujet de l'acquisition des terrains autour de certains ports n'ont PIs donné aux autorités marocaines des villes maritimes l'impression que les vieux errements étaient complètement abandonnés. lii. - DEPUIS ALGÉSIRAS,Par conséquent, en droit, un Européen peut achéter, sans avoir besoin de recourir à l'administration locale, à dix kilomètres autour des ports de Tétouan, Tanger, Larache, Rabat, Casablanca, Mazagan, Saffi, Mogader, - et à deux kiiomètres amollr d'arzila, d'ei-qçar-el-kebir et d'azemmour. - E", fair, les fonctionnaires ma!"ocains de Tanger et de Casablanca laissent ce droit s'exercer sans entraves. Tandis que, dans les autres localités, les vieux usages subsistent, - malgré le Protocole d'algésiras, - et il vaut mieux provisoirement biaiser et accepter l'ancien modus vivendi que d'essayer de passer outre à l'opposition des agents du Makhzen. En dl'oit, un Européen peut encore acquérir des immeubles sur toute l'étendue du territoire marocain, - à condition d'être muni d'une autorisation du représentant du Gouvernement Chérifien. En fait, avant Algésiras, l'européen était obligé d'employer des subterfuges pour acquérir des terres n,pn situées dans les villes où les acquisitions immobilières étaient tolérées; - depuis, des stratagèmes de même nature ont été employés, et c'est encore à eux que l'on devra recourir hors des zones prévues â Algés:ras, lorsqu'on voudra acquérir des propriétés, - car il est Yraisemblable que pendant de longues années encore l'autorité makhzcn n'accordera pas d'autorisations, ou du moins qu'elle en accordera très rarement. Remarquons à cet égard que le Protocole de Madrid laissait â la libre appréciation du gouvernement local le soin d'accorder ou de refuser une permission, tandis que l'acte d'algésiras dit nettement que cette autorisation ne devra pas être refusée sans motifs plausiblf's. Mais tant que le Gouvernement Chérifien vivra dans un demi-sommeil, mitigé de xénophobie, tant qu'il répudiera le mécanisme J'une organisation administrative saine ct mesurée, il sera impossible d'obtenir de lui autre chose que des atermoiements sans solution. On devra donc recourir aux vieilles méthodes POlU acquérir des l'ropriétés sur le territoire situé au-delà des zones de dix et de deux kilomètres prévues par Algésiras. (A suivre) CH. RENÉ-LECLERC. le Congrès de l'afrique du Nord à Paris La «Section Marocàine. du Congrès dc l'afrique du Nord s'est réunie pendant toute la journée du samedi 0 octobre à l'ecole des Sciences politiques, sous la présidcnce de M. Guillain, ancien ministre des colonies. ' La matinée a été consacrée à des qucstions techniques. Examen rapide des rapports présentés par des mcmbres non présents. J. - LE!"YSTÈM n"mpôt8 LR MIEUX A"'PIlOPll'É ATT M.p'nt':; LEUH ENTHÉE lutgt;lière, PAR M, MICHAUX - BELLAIRE, DIRECTEUR DE LA l\iissiox SCIEXTIFlQr E A T,\"GEl, Résumé du Rappol t Le Maroc n'est pas une uni/é arjmin;,lrali'e et aucun système d'impôts,,'est pratiquement applicable sni' la pins g-rnndr' partie de son territoire, C'est un pays l"onquil; (ln l' les :\(llsilll;l. cù il est perçu, outre les deux seuls impôts religipllx rég'uliê'rs, qui ('linsituent J'aumônQ lég- ale, à su\'oi'r: }<jz Zaka (2 il'! JI 00 8' le capital) et El Achour (0 p, 00 surie revenu), des impôts irréglllier de forme tributaire, restes des charges imposées aux pays conquis Si la conquête religieuse est achevée, la conquête pfi:ti'ue et surtout la conquête administrative ne sont, pas faites; rien IIlt'lIIe n'a été tenté pour terminer cette conquête administrative, le gou"crnemênt mnl'ocain n'ayant jamais cherché qu'à ubtenir, par ùes moyens quelconques, les ressources qui lui étaient nécessaire, pour vine largement. A la fin du siècle dernier et au commencement ùo celui-ci, des systèmes d'impôts ont été élaborés, d'accord entre lcs représentants des puissances et des délégués du gouvernement marocain; mais Je seul but de ces délégués a toujours été. sous prétexte de perception d'impôts, de détruire la gituation privilégiée faite aux protégés par les traités antérieurs, Deux ràgloments Tel'lif},, l'un en (Iate du 30 mal's 88, l'autre de I!J03, relatifs aux impôts agricoles, aux droits des portes, à la régie et aux droits des marchés, étaient applicables aux protégés et même aux ét rangers. Les Tertib, en matiè:-e d'impôts agric les, n'on jamais été appliqués ni l'un ni J'autl'e En outre, on a"ait oublié, dans ces projets de réforme, de traiter l'importante que.;tion des appointements des fonctionnaires marocains ou de la quotité ieur revenant sur les impôt prélevés, On ne pouvait guère espérer faire dispal'aître les abus commis par ces fonctionnaires, en ne les payant pas,

8 -4- Après avoir examiné le système d'impôts actupllement en vigueur, on est ob'igé de reconnaître qu'il ei3t le seul s'appliquant il l'état actuel du p s et que le défaut e-t moins dans le systôme que dans la façon dont il ('st pl'atiqué C'est donc sur l'applicati(,n du système d'impôts que doit se diriger notre attention. Essayer, d'autre part. de l'éformer du jou l' au lendemain les Abus de l'administration marocaine serait une utopie irréalisable et dangereuse. Nous n'avons jamai>l eu à traiter avec le contribuable marocain; nous avons proposé des 'éformes, qui en elles mêmes pou,aient être bonnes, à ceux qui bl-néficient des ahus que nous volllion détruire. Etant donné la corl'uption des gouvernants marocain., ignorance et le manque de cohéion d.es p 'l'ulation,,. marocai.nes, la faible-.se d Sultan et les conshlératlons d ordres divers qlll nous defendalent a nous-mêmes d'empl. yer la force pour imposer les réforme:! qlle nous proposions, lin échec était inévitable. Nos propositions furent très mal accueillies et eurent pour. r<isultat les pt5nibles incidents qui nous conduhirent à AIgésira. Devant un s"llblable état de choses, il apparaît que cela sel'ait s'exposer inutilement il de nl'hiv"ues complications, que de vouloir établir un système d'impôts basé lui-même sur des réformes trop apparentes. Il faut e contenter actuellement rle chercher il ce que l'argent régulièrement versé par les contribuables parvienne effectivement au Tl'ésor chérifien, de façon à permettre an sultan de rétahlir peu à peu son autorité sur l'ensemble des tribui. Il suffi,'u de conserver le système actuel, en lui donnant plus de régularité et un plus grand rendement. Le rapporteur examine l'organisation a"tne le des impôts directs et indirects; il recherche la manière pratique de donner une base de contrôle à eeux qui semblent trop laissés au bon plaisir des fonctionnaires; il pxamine le meilleur m yen de p'\rmettre il ces fonctionnaires de pl'él.,vel' SUI' les impôts qu'ils perce\tont une quotité sufllsante. VOE'J l'iwposé Que les illsiuij.liorl. marocaines.oient tltuiés IlJ'ec soin dans tous leurs dét.i/s. d 'Iu'en illlelltlant 'lue n )u. puissions suffisamment Ilpprendr" f''iinçais aux Marocains, l'étwle de /a langue arabe soit diljlûuwle r/u'z llo'pl Nou- port/tons ain>;i permettre à la France d'offrir au Jl,roc, Cil tortte COllllH i'. llllr:' de c,'luse,.np. col laboration 8illcère, en l'eoi,ecbnt son indepelluance et en préparant ses libertés. II. - LE MAKHZE'l. - LUIITE< ET ÉT":-;DUE DE RO'l POIlVOIH; RAPPORT PAIl M. IIElU GAILLAIUJ, CO:'\SUL DE FRANCE Résumé.tu Rapport Définitiûn du mot Makhzen et de ses diiféi'ents sens: le terme sert, en effet, à désigner d'aboi'd la COUI' et les mini-tres,lu sultan, puis, dans un l'ens plus étendu, s'applique à l'ensemble d'j l'adm'nistration. Etude du Makhzen pris dans le.sens de gouvomement central. La maison du sultan et les 'izils. IIistol'ique sommaire et court ex'posé des attribution de chacun des ministl e'. Les izirs de Mouley Abd el Azizet. ceux de Mouley Hatid. Les représentant. du sult:l auprôs du corps diplomatique à Tanger. Les rouages administratifs sppciallx créés par l'acte d'algésiras. L'armée et les divel'se< esses de fonctionnai es. L'autorité nu l\lakhzen. Comment il l'exerce, Caïds des tdl:lus soumises et caïds ou djemaa, en pays Siba. Limi'es et étendue' des pouvoirs du sultan dans les difl'érentes régions. Situation maté, ielle ct moi'ale du l\iakhzen vis à-vis de l'étranger et du pays, à la suite des derniers événements. * Ill. - Mli:m E:'\ VALEUI DES TERnAINS DE LA nég 0:-/ DE C.unnLA:'\C.\ ; CO!o!MUNteATIüN l'ah M, L ne PESLOU,\N Résumé du Rapport Le Gharb mlrocain, région essentiellement agricole, pos-ède. rien qu'en bétail une richesse consitlérable: plusieurs millons de bovins et 40 millions d'ovins, etc.; c'''.-t ce cheptel qui donnera lieu aux premières grandes transaetions pour l'exportation, dès que le port de Casablanca sera suffi amment outillé, C'est donc un établissement d'hherniste herbager qu'il s'agit d'organiser, sur de larges bases, aux l)ortes de Casablanca, au moyen de la création de pâturages w'rlllanents formé:! avec les plantes spontanées les plus rustiques de la contrée.. IV. - LES TRAVAUX PUBLICS AU MAnoe RAPPORT RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNALITÉ DE TANGEH USSI SBlPATH QUE QUE COMPETENTE Résumé d.4 Rapport Le'\ condition politiques et financii.\res actuelles rendent impossible, quant à présent, l'étabiissment d'un I,,'ogramme complet de tra. vaux IJublics, surtout en ce qui concerne lïntérieur du pays. AlIsi. les premiers efforts dans ce sens doivent-ils être faits en vue d'améliorer l'outillage él'onomique des côtes et les conditions de la navigation, but explicitement indiqué par l'acte d'aig-ésiras. L'éclairage des côtes est il peu près nul: un seul phare existe. LeS ports se réduisent il peu prùs à des rades foraines; celles de la côte Atlantique sont des plus dangereuses, Les manutentions des marchandises sont difllciles, onéreuses et aléatoires. D'autre part, les villes côtières, où se trollve concentrée il peu prèi exclusivement la vie suropéennfl, sont pl'e.qlle complètement dépourvues de tout ce qu'exige l'hygiène moderne: ni voirie. ni distribution d'eau; des égouts' rudimentaires, plus dangereux qu'utiles, faute d'ent.retien et d'écoulement.; pas de voies c>rro-sables urbaines ou suburbaines, il telle enseigne que les voitures y sont il peu près inconnues. Le progl'amme actuel des travaux publics du Maroc se réduit dono aux points suinlllts : Eclairage et halisage des côtes; C(ln truction et aménagements des ports; Tra'aux d'édilité, d'adduction d'eau et d'a<sainissement. des villes côtiéres. Le rapport.eur examine la question des voies et moyens. CertainS tl'ilvaux drivent être imputps l'ur les fonds de la cais-e spéciale des travaux publics organisée par l'acte d'algésiras. D'autres ont éfé concédés, - antérieurement à la Conférence d'algésiras; - les uns sont achevés, d'autres en cours, d'autres entin en préparation; ils doivent être payés directement par le makhzen. Celui-ci pourra d'ailleurs, si l'état de ses finance'l s'améiore, affecter aux travaux publics certaines ressoul ces de son budget en dehors de la caisse spéciale D'autres travaux vont être exécutés SUI' les tonds provenant de l'es:,,', sources crêpes l'al' l'acte d'algé"iras ou dont cet acte p'ose du moins le principe; le'> tru\'allx urbain trouveront une l'es.ource dans les' taxes lll'baines sur la propriété bùtie, dans des impositions spéciales' affectées à la consti'llclion d'égouts, etc... D'autres enfin, tels que les adductions d'eau, en particulier à Tanger, comportant au profit des particuliers des services définis; monnayables, pourront étl'e cijuverts par le paiement de ces services par les usagers. De même, les travaux des ports pounont être couverts par ries taxes sur la navigation et sur le commerce, dont le produit, régulièrement encaissé, permettl'a souvent de gager l'exécution de tra\'au importants. Dans certain cas, le corollaire de ces travaux sera la constitution, entre la ville et le port, de vastes tene-pleins nécesslâre'l au développement des transactions, et dont la vente ou la location par le makhzen créera des ressources non négligeables Les exemples abon'lent de combinaisons de cptte nature, dont les ré,ultats économiques et financiers ont élé excellents. Telles sont les vues d'ensemble que précise et développe le l'ap- porteur. Il n'est d'ailleurs pas impossible qu'il soit question de chemins de fer ou de routes; le long de la côte, par exemple, on peut déjà juger. dll l'intérêt que présenteraient certaines voies de communicatiorls ter" rostres, motivp.es notamment par.ette considération que, la construction do port'l étant difficile et onéreuse, il serait préférable de drainer vers certains points le commerce de la région côtière; quelques routes suburbaines pourront être,j'ores et déjà amorcées. L'auteur expo-e enfin quelques considérationssurle régïue minier. On n'a pas actuellement, sauf d"ns certains cas particuliers, de données précises sur cette question. Mais elle préoccupe déjà \ivement l'activité européenne. Aus'li un des premiers actes pconomiques du gouvernement chérifien va t-i être d'établir une législation minière, dont la rédaction est confiée à l'auteur même de la présente étude, CONCLUSION Il n'y Il )I/S de 'œux particuliers à émet/i'e en ce qui con"el'ne les lravaux publics. Ils n'existent poul' alllsi dire plls au.\l'troc : tout est à cré r. Ort ne lie:j.t que sou/taiter ulle orientation des événements politiques, w)/j amélior'atinn d"s conditions socialps et de la situation financière du palis, tplles que la J'éati:mtion de L'œuvre considérable qui s'off. e à l'activité européenne devtenne possible. * Y. - MAnoe ET MAURITANIE Résumé du Rapport Situation de la lliuitril 'ie. - Depuis les débuts de notre pénétration en Mauritanie, il n'a jamais cessé, malgl'écertaines périodei d'ae" calmie aparente, d'y régner un état plus ou moins accentué de troubles et d agitation, dont les principales manifestations ont été l'assassinat de Coppolani, en mai 905, l'invasion du Tagant par les bandes dissidentes de l'adrar, dans les derniers mois de 906, et, actuellement, les attaques de plus en plus audacieuses dirigées par ces mêmes banre contre nos l'ostes, Rapport entre/a question dit MalYlc el la Maurllanie, - Certai09 rattachent cette situat.ion de la l\huritanie à la question du Maroc; ils Y voient l'extension ou la répercussion du mouvement anti-français :. que nous avons à combattre au cœur même de l'empire chérifien. Cette opinion peut, en effèt, s'appuyer sur le concours matériel et moral que le.makhzen aurait prêté contre. nous aux gens de la Mauri-

9 0- tanie, par l'envoi d'armes il tir rapide, par la pl'ésence du caïd marocain Moulaï Idriss à la tête du mouvement dil'ig-é en HJOfi contre le Tagant et par l'nccueil bienveillant réservé tout récemment par les plus hautes autarités de la province de Marrakecrl aux chefs dissidents de la Mauritanie. Mais, en tout celn, on pourrait ne voir aussi que l'effet des intrigues de Cheikh Ma el Aïnin. une aide perlonnellement accordée, dan des limites relativement mod,;rées, au marabout de la Seguiet el liamra pour la défense de l'es intérêts particuliers et ohtenue après de vives Instances. Par ailleurs, le Maroc paraissait reste, nssez indifférent à!i0tre pénétration dans des régions sur lesquelles il n'avait jamais Jusque là fait acte effectif de souverainet.é et dont les chefs proela Ill.aient hautement leur complète indépendance. Géographiquement et politiquement, le Maroc et la :\Iauritanie sont d'aillell's deux contrées bien distinctes, presque complètement sépal'ées et isolép,s l'une de l'autre par de ' ates régions désertiques. n'échangeant entre elles que de rares et difficiles l'elalions ; malgré la e6mmunauté de race, d'ol'igine et de religion, les populations des deux: pays ne se péndrent guèl'e. il n'existe entre el'es ni solidnrit';, ni opposition bien marquée de leurs intél'èts et elles semble aient plutôt, aux rares endroits où elles sont en contact, profes.er les unes vis-à '\'is des autres des sentiments d'antipathie et d'animosité. C.tr;Jclère lùcal de la 'ue"lioll de la l\f;wril;mie. - Il semble donc -qu'il faille rechercher ailleurs que dans l'influence mnrocaine les cau Ses actuelles de la situation politique de la Mauritanie. Elles ont un caractère plus localisé et paraissent l'ésider presque exclusivement -dans les agissements de Cheikh Ma el Aïnin. Xotre pénétration pl'ogressive et notre voisinage de plus en plus rapproché étaient sans -doute apparus au marabout de la Seguiet cl liamra comme un dangc' pour sa prépondérance religieuse dan l'adrai' et poli l' les bénéfices Ill.atériels qu'elle lui procul'ait. Dès lors, il n'a ce'sé lie soulevel' contre nous toutes les difficultés que nous avons l'encontrées. Par sa vive intelligence, son prest.ige retentiss:mt, sa réputation de haute science, il était le seul homme qui pût grouper et retenir les éléments dispal'ates d'opposition qu'il a placés sur notre route. Causes localisée, de lit iluali()l aclupllp. - La situation act.uelle tl.e la Mauritanie ne serait donc que le résultat de la coalition organi e et dirigée contre nous par Cheikh l\ia el Aïnin et qui n'a pu se fortifier de jour en jour qui! par l'attitude purement défensive que nous.avons observée jusqu'ici vis-à-vis d'elle. C'est dans l'adra l' impénétl'é quh se trouve, tout près de nous, le foyt>r de cette agitation et l'origine de tous les désordres. Conclusions. - Si nous voulons réduire ces ennemis et assurer la pacification définitive de la Mauritanie. il nous faut, sans plus tarder, ('ccuper les oasis de l'adrar. Comme l'avait déjà indiqué Coppolani, ce ne sont pas les moyens qui nous manquent, car nous a, ons déjà en Mauritanie des forces militaires suffisante'. et l'organisation de nos troupes méharistes est suffi amment avancée pour nous pel'mettre d'atteindre des adversaires dont la seule supériorité réside dans son extrême mobilité. A ceux qui nous objecteront la pauvreté du pays, la faible valeur ue se. ressources économiques et l'inutilité qu'il y aurait de consentir -de nouveaux sacrifices pour une pénétr-tion plus étendue, nous répondrons que l'occupation intégrale de la Mauritanie est la c"uverture indispensable à la protection des autres colonies de l'afrique Occidentale française, que ce pays se rattache pat ailleurs à la zone dans laquelle doit obligatoirement s'ex.>rcer notre influence effective sur les pays mu&ulmans du nord-ouest africain et que se ressources, quel.que limitées qu'elles soient., suffil'ont un jour à COU\TÏI' nos dépell-es de police et d'administration (A Suivre). UNE OPINION ANGLAISE L'aDnée 907 duns le distr'irl collsuhlir't de Casablanca M. A. Madden, Consul d'angleterre à Casablanca, rapporte que la ville se remet râpidement des effets du bombardement et du pillage du mois d'août 907, On a élevé de nouveaux magasins, hôtels, cafés, restaurants, là où il n'y avait que des ruines, et les magasins qui étaient restés ont été restaurés, adaptés, et dans bien <les cas, agrandis conformément aux nécessités des vendeurs européens. Ceux qui tiennent les nouveaux magasins sont la plupart de nationalité française ou espagnole; il ya aussi des natifs de Gibraltar.:t quelques Maltais. La population civile. européenne,' qui avant le bombardement était d'environ 700 personnes; 'élève mintenantà environ Dès Je commencement de l'occupation étrangère, les chemins ont été améliorés et maintenant on se sert <les voitu.res beaucoup plus souvent qu'auparavant, en ville; ces voitures sont pour la plupart imitées de modèles espagnols plus légers que les autres, mais on préfère les harnachements anglais. Le Consul rapporte qu'il y a beaucoup de magasins pour la vente des comestibles, vêtements, meubles, articles de mode, etc., tous ces articles continueront à être demandés, à cause du mouvement de la population. Au sujet du commerce étranger, le Consul écrit: Le commerce total étranger du dislrict consulaire, qui comprend les ports de Casablanca, Rabat, Mazagan, Safi et Mogador, (importations et exportations réunies) a été, en Ig07, de 2.47g.245 L. St. soit une diminution de L. St. sur l'année précédente. Dans ce total, la part du Royaume Uni a été de.053'457 L. St. soit une augmentation de plus de L. St. en comparaison des chiffres du commerce anglais de Ig06. Tous les autres pays qui parti'irent à ce commert:e (à l'exception de l'allemagne) ont souffert une dimin ution. Voici les articles qui sont importés du Royaume Uni en quantités relativement assez fortes, mais qui doivent résister à l'épreuve de la concurrence étrangère: biscuits, café, confiserie, quincaillerie, provisions, cùnserves, (y compris les viandes en conserves, poissùns, jamb.ms, margarine, et autres articles d'épicerie); des sacs vides et emballages (y compris ceux de jute de Cakutta); les savons, les épices, le fer blanc en feuilles. les articles de fantaisie et de mercerie (en augmentation), les fruits et légumes frais de Gibraltar, etc.. Les importations de semoule, pour la France seulement, qui en Ig06 ont été de 20.2g8 tonnes, d'une vl'leur de L. St., sont descendues en Ig07 à tonnes, d'une valeur de L. St., soit une diminution de 5.29 tonnes, valant L. St. Cette grande diminution de produits alimentaires est attribuée à la prospérité générale du pays qui est indiquée par les augmentations des exportations de céréales, ce qui prouve que les farines et semoules sont demandées seulement quand la récolte manque. Les importations allemandes ont diminué de L. St. soit 50 % des importations allemandes en 906. Perspectives pour Les pluies sont le facteur principal qui détermine l'importance du commerce que les nations étrangères peuvent faire avec le Maroc, car ce pays est naturellement très assujetti à la valeur de ses récoltes quand il s'agit de commerce avec l'étranger. Il m'est agréable d'avoir à constater que des pluies abondantes sont tombées au commencement de l'année et aussi en Juin très peu de temps avant les récoltes. Aussi l'année doit-elle être considérée comme bonne au point de vue du rendement agricole. On peut donc raisonnablement espérer d'intéressants résultats pour le commerce extérieur de &08. - (Extrait du The Board of Trade Journal). MINES Les Gisemenls liniells dé Reni-Boulfronll PRÈS DE MELILLA SUITE ET FIN () Les premières études de ce tracé furent confiées à un ingénieur de l'etat, M. Manuel Becerra, ingénieur du port de Melilla, qui est en même temps ingénieur technique de la «Société.des Mines du Rif D. Ces études ne se firent pas sans quelques difti.::ultés que de généreux dons pécuniaires habilement distribués contribuèrent peu à peu à dissiper. Actuellement, le chemin de fer est en pleine période de construction, sous les ordres du même ingénieur. Des officiers du génie de Melilla surveillent d'autre part les travaux, notamment l'édification de blockhaus désignés sous le nom de stations. La ligne du chemin de fer pan du port de Melilla Ce premier

10 -6 tronçon se dirige vers une carrière située à l'intérieur du territoire espagnol; à ce tronçon se raccorde la ligne de Beni-Bou-Ifrouh qui bifurque à l'est en passarit près de la «douane» de Mouley Mohammed. Les travaux ont été commencés simultanément du côté de Melilla et du côté des mines. Une centaine d'ouvriers espagnols et 5 à 600 ouvriers rifains y travaillent régulièrement. Du côté de Mélilla, la ligne atteint q kilomètres au-delà du port, après avoir passé devant la station de Nador. L'infra-structure du chemin de fer est très solide; elle est large de 5 mètres et pourrait aisément supporter une double voie d'un mètre. L'ol-jectif des ingénieurs est d'y placer une voie ferrée d'un mètre dé large, identiquement semblable comme solidité et comme établissement à la ligne qui relie Oran à Colomb-Béchar par Arzew, Saïda et Aïn-Sefra. On se rendra compte, 'rien que par ces indications, qu'il ne s'agit plus là d'un simple chemin de fer minier. Des travaux en maçonnerie étayent la ligne partout où elle a besoin de Fêtre ; des ponceaux franchissent les ravines; la station de Nador est un writable petit fortin, tandis que cinq ou six petits blockhaus s'édifient le long du tracé pour la sueveillance de la voie.. Jusqu'ici, seuls le remblai et le ballast ont été exécutés. Les traverse et les rails n'ont pas encore été posés. Le matériel roulaht n'est d'ailleurs pas arrivé à Melilla. Jusqu'à Nador, le ballast court en plaine et a nécessité un minimum de travaux de maçonnerie. On peut estimer à francs par kilomètre l'importance de ces travaux. D'autre part, les frais de terrassement et de remblai ont pu revenir à francs le kilomètre. Le prix des journées d'ouvriers varient de 3 à 5 pesetas par jour; les terrassiers rifains sont en effet particulièrement exigeants. On les paie du reste sans discuter. Au-delà de Nador, le ballast est commencé. Là, le tracé bifurque vers l'intérieur par des rampes douces, longeant le flanc des collines des Beni-Bou-Iogmar, puis enfin des Beni-Bou-Ifrouh. Il n'y aura que deux ponts à jeter sur deux torrents. Les autres travaux d'art seront très simples à exécuter. Lorsque le chemin de fer atteindra le trentième kilomètre et que la ligne sera complètement achevée, on estime qu'elle reviendra, matériel roulant compris, à francs. Cependant, M. Becerra, ingénieur de la Compagnie, estime que le coût total ne dépassera pas pesetas. 0 escompte que d'ici huit mois la ligne aura atteint le 32 me kilomètre, objectif de la Société minière et aussi des Congrès officieux africanistes d'espagne qui parlent de cette voie ferrée comme du premier tronçon d'un chemin de fer d'exploitation reliant Mdilla au cœur du Rif Oriental. On considère du reste, dans les milieux politiques de Madrid et jans les milieux officiels de Melilla, que cette ligne de chemin de 'er mettra en valeur la région qui s'étend en arc de cercle jusqu'à ;0 kilonlètres autour de Melilla, qu'elle permettra non seulement 'exploitation des mines du Djebel-Iouksèn, mais encore l'expan ;ion espagnole dans toute cette région, la mise en valeur des terres 9ricoles par des colons espagnols, l'installation de cultivateurs et fe commerçants, la création de petits centres, à commencer par elniqui se développera autour des gisements miniers. Et, en cas I.e révolte des indigène, la même voie ferrée permettrait il Melilla 'envoyer en quelques heures des troupes su les lieux de la réoite. Il est du reste queslion d'installer une ligne télégraphique et téléphonique le long de la voie, dès que celle-ci sera terminée. Les milieux militaires à Melilla et les journaux de la localité que rédigent habilement certains officiers ne déguisent en aucune façon les ambitions eo;pagnoles du côté du Rif. Et, en ce qui concrne le chemin de fer en construction, ils le présentent comme le premier tronçon d'une ligne ferrée qui relierait Melilla à Taza et à Fez..' La situation dans le Rarh LETTRE D'UN INDIGÈNE EL-KSAR, 7 Novembre 908. La situation politique dans la province agricole du Rarb prend une tournure nouvelle, au désavantage des intérêts européens qui y sont en souffrance. Le pacha d'el-ksar et du Khlot, El-Baghdadi, chef de la mehalla qui campe autour de la ville, attire à lui les indigènes du Rarb qui viennenent plaider devant lui leurs vieilles querelles. Il en profite dù reste pour leur faire payer de fortes taxes; ce qui lui permet de payer les soldats de sa mehalla, qui depuis deux moi ne touchaient aucune solde. Mais il est arrivé à plusieurs reprises que l'indigène auquel on réclamait un important règlement de comptes se trouvait être soit un «censal» soit un «associé agricole» et qu'ei-baghdadi a donné tort à l'inculpé, le condamnant et le punissant sans en référer soit à l'européen dont il était le censal ou l'associé, soit à l'agent consulaire intéressé. C'est ainsi qu'hier soir le correspondant de la Légation d'espa-' gne, faisant fonctions d'agent consulaire, est sorti dans la rue et s'est opposé par la force à ce que les gens d'el-baghdadi emmènent en prison, après un jugement sommaire, un censal espagnol dont le commanditaire n'avait pas été informé. En s'emparant par la force d'un censal et en le soustraylnt à l'autorité consulaire dont il ressortit, le représentant du Maghzen agit contrairement aux, règlements de la Convention de Madrid. Du reste, en adressant aux caïds du Rarb une invitation à s'opposer à ce que les indigènes du pays s'associent à nouveau avec des Européens, le pacha dépassait l'étendue de ses attributions. Les droits acquis ne peuvent se supprimer ainsi délibérément d'un simple trait de plume en plein Blad Maghzen, surtout du fait d'un agent administratif subalterne. Mouley Hafid manquerait d'habileté s'il sanctionnait des initiatives de ce genre et s'il ne s'efforçait pas, au contraire, d'en détruire les fàcheux effets. Les Beni Hasscn continuent à refuser le moindre impôt aux agents du pouvoir 'tctuel. L'impression générale des indigènes est que la situation politique et économique n'est pas meileure qu'au temps d'abd-el-aziz, qu'elle tend même à empirer et que Mouley Hafid ne paraît nullement chercher à demander compte à la France de son occupation de la Chaouïa. En résumé, aucune des satisfactions morales attendu.::s et, d'autre part, recrudescence d'anarchie administrative. Les situations des caïds se vendent plus que jamais aux enchères au «Dar-el-Maghzen». Elles sont naturellement au plus offrant. = NAVIGATION La H IJES CONTR.\TS POSTAlX HOLfJANDAIS Rotterdalnsche Lloyd" Compagnie hollandaise toueluent ft Tnnfler et à Marseille tous' les t {) jours daus les démx sens Le «Journal Officiel <les Pays-Bas» publie le texte.de la loi concernant le transport des courriers p o'staux enlie la métropole et lels Intles Néerlandaises.

11 -7- La «Hotterdamsche Lloyd n se trouve dans le gl'oupe des deux Sociétés qui se sont engagées à transporter le courrier aux Indes Néerlandaises et vice-vers l.. Les points extrèmes de ce llervice sont, en I-IoIlande: Amsterdam et Hotterdam ; aux Indes Néerlandaises: Batavia. Les armateurs ont remis une liste des vapeurs qu'ils doivent employer à ce service; ils affecteront également à cette ligne d'autres navires qui sont encore en construction, I:lux-ci étant soumis à l'approbation du ministre compétent. La Compagnie devra compléter définitivement sa flotte dans le plus bréf délai. - au plus tard dans les dix-huit mois, Les vapeurs qui devront être placés définitivement dans le service, devront êtl'e conformes aux plans à approuver par le Mini,tl'e des Colonies et être construiti aux Pays-B.lS. L'itinéraire est fixé comme suit; Des Pavs-Bas, le samedi, un tous le 5 jours. vhi Marseille (après escale à Tanger), - et des Indes Néerlandaises (Batavia), tous les 5 jours vers Hotterdam viû Marseille (et Tangerl. Des déviation pourront être accordées pour un voyage déterminé par le Ministre des Colonies aux Pays Bas ou le gouverneul' des Indes. Le courrier postal de ou pour la Hollande sera embarqué ou débarqué par Marseille. L'administration des postes placera à bord de chaque paquebot des boîtes à lettres pour la commodité de voyl\geurs. Dans les ports non prévus sur l'itinéraire, le paquebot de\'ra égale Inent prendre ou débarquer le courrier postal. Les voyages devront être effectués, entre Marseille et Hotterdam, en 0 jours. Les armateurs ne doivent point effectuer le transport de la poste d'autres pays sans l'autorisation expresse du ministre des Colonies. Télégraphie Sans Fil ECHOS La Société rfmarocaine des Télégraphes (T. S. F. sur la côte marocaine) possède actuellement quatre postes en fonctionnement: Tanger, Rabat, Casablanca et Mogador. Il est question d'établir prochainement un cinquième poste à Saffi. Nous rappelons an public intéressé que les 'radiogrammes sont tarifés à raison de 0 fi'. 50 le mot pour les particuliers et le commerce,de 0 fi'. 25 le mot pour les télégrammes officiels ct de presse. Services directs entre Paris et le Maroc (Vià Marseille) Billetssimples de Paris à Tanger, valables 5 jours DE PARIS A TANGER Par les paquebots: De la Cie de Navigation mixte (Touache), viâ Oran, r. classe, 96 fr.; 2 e classe, 35 fi'. : 3- classe, 92 fi'. De la Cie Paquet Ire classe, 96 fr.; 2 e classe, 35 fi'. Ces prix comprennent latlourdture à bord des paquebots. Arrêts facultatifs sur le réseaup.-l.-m. - Franchise de baga-.ges: en chemin de fer, 30 kilog.; sur les paquebots: 00 kg. en Ire classe; 2 6 classe, 60 kg. ; 3' classe 30 kg. Enregistrement direct <les bagages de Paris à Tanger, ou réciproquement. Délivrance des billets: à la gare de Paris P.-L.-M. ; à l'agence <le la Cie de Navigation Mixte, chez M. Desbois, 9, rue de Rome et d:j.ns les bureaux de la Société Générale de Transports Marititnes à vapeur, 8, rue Ménars, pour les parcours à effectuer par les paquebots de la Cie Paquet. Pendant la saison d'hiver, Paris et Marsille sont reliés par de nombreux trains rapides et de luxe composés de confortables voitures à bogies. BIBLIOGRAPHIE L'OccupAtion Marocaine de Tlemcen (Septemb-e 830 à Janvier 836) par A. COUR. Alger, Imprimerie Jourdan, 908. La bibliothèque de la «Revue Africaine n publie un intéressant opuscule de M. A. Cour, professeur à la Médersa de Tlemcen, sur l'occupation de Tlemcen par les Marocains, entre 830 et 836. En dehors des ouvrages et manuscrits arabes qu'il a pu consulter, M. Cour a interrogé oralement des témoins de cette époque, pris parmi les vieillards les plus âgés de la population de Tlemcen. L'auteur cite notamment Youssef Benaouda, médecin maure, qui avait une vingtaine d'années en 835; Sidi Larbi ben Abdallah ben Mansour, de famille maraboutique, qui, renseignements pris, atteindrait actuellement sa IOGmc année. M. Cour a consulté bien d'autres vieillards d'orii5ine arabe, marocaine, turque et maure. Comme on le 'voit, le cltmat de Tlemcen est excellent. L'intéressante étude de l'auteur porte sur une période où, profitant des hésitations de la France sur le littoral algérien et de la fin de la domination turque, le Sultan Mouley Abd-cr-Rahman crut pouvoir en profiter en étendant son influence sur l'algérie de l'ouest, en installant un khalifat à Tlemcen, en envoyant des émissaires à Oran, à Mascara ct jusqu'à Miliana et Médéa. La situation anarchique du pays parut un instant seconder les dsseins du sultan du Maroc Mais d'autres influences devaient contre-balancer la sienne, celle d'ahmed Bey de Constantine et surtout celle de l'émir Abd-cl-Kader. En d335, pour en finir, les troupes françaises qui occupaient Oran, appelés par les Kouiouglis de Tlemcen arrivèrent devant cette place. Des représentations sévères faites au sultan du Maroc avaiellt du reste eu pour effet de faire rappeler à Oudjda la méhalla chérifienne qui évoluait dans ces régions et d'obliger à la retraite les émissaires politiques marocains. La brochure de M. Cour donne de nombreux renseignements sur cette question R. L. Le Commerce Ouest-Oranals, J'Durnal bi-mer,suel. Organe officiel du Syndicat 'Tlemcénien. DIrecteur: PAl;L TERADE. Cette publication s'est créée pour stimuler les commerçants, les agriculteurs et les industriels de l'ouest-oranais. Elle invite les négociants du pays à faire de Tlemcen une sorte de grand entrepôt central de la région-frontière, et à développer dans cette johe ville le courantd'exponation et d'importation qui existe déjà avec le Maroc oriental. Le Commerce Ouest-Oranais veut solidariser tous les éléments de l'arrondissement et coordonner leurs forces; faire naître de nouveaux débouchés et fonder de nouvelles industries; accroître les relations avec les ports maritimes de Beni-Saf, Nemours et Port-Say. Le Syndicat commercial et industriel temcénien pourra grouper toutes les bonnes volontés en cette occasion.. Voilà un beau programme en perspective. Il ne reste plus qu'à le mettre à exécution. R. L. L PROPOSITIONS D'AFFAIRES 'administration de l'«lndicateltl' n décline toute "csponsabilité au sujet de ces propositions et des pourp(ii'le,'s qlû poltltaient en, ésuitcl. ne maison de commerce française de Tanger, pratiquant depuis plusieurs Uannées l'exportation des produits marocains, desirerait étendre se$ relationll avec de!!;rosses maisons de France et d'europe.pour obtenir l'adresse, se l'enseigner à l'administration de «L'Indicateur n.. eune homme, ex-représentant de commerce en Algerie, muni d'excellentes J références, désirerait emploi dans maison de commerce ou de banque à Tanger ou dans toute autre ville du Maroc. S'adressèr à l'administration de «L'Indicateur. OFFRES ÊT'DEMANDES D'EMPLOIS Petites Annonees à o,m; la ligne ndigène algérien, possédant bonne instruction de commerce, muni de bonnes références, voudrait entrer dans une maison européenne au Maroc en I qalité de comptable ou d'employé. S'adresser à l'administration de «L'Indlcateu\,>. n interprète judiciaire auxiliaire d'algérie, Français, muni de titres et diplô justifiant de ses connaissances en langue arabe, voudrait trouver au Umes Maroc une situation conforme à ses aptitudes. S'adresser à l'administration de «L'Indicateur». eune homme, 23 ans, sous-off. 4' Chas. d'at. libérable 908, sérieux, instruit, connais. à fond cult. céréales, fourrage ct industrie oetterave sucrière, J vigne, coton et l'élevage, ayant fail stage plus. années Tunisie Jans grand. exploit. colon. 600 hectares chez M. Loyer colon à Mateur, dem. place di! régisseur ou contremaître de grande propriété coloniale, Maroc, préférence Casablanca; parlant l'arabe ct l'espagnol. Ecrire à I. Croux, 9, rue Bourgelat, Alfort (Seine). ',, IMPRIMERIE MAHOCAINE Le Gérant: Louis Couratier

12 -8- PROPOSITIONS DE VOYAGES Nous attirons tout spécialement l'attention de MM. les voyageurs et touristes, des Agences de voyages, des Compagnies de Navigation et des Compagnies de Chemins de fer sur cette rubrique il laquelle nous comp - tons réserver la plus large publicité. Des itinéraires détaillés seront établis pour tous les ahonnés de l'indicateun rahocain qui feront la demande à notre administration. en Coût d'un voyage de Paris à Tanger (par Marseille) séjour de 8 jours et retour Voyages de tourisme, d'a{[airps,d'études ou d'émigration «Cie Paquet» Marseille-Tanger ou Cie «Penlnsular Oriental» Marseille-Gibraltar. ou «Deutsche Ost Afrika Llnie» Marseille-Tanger ou «Cie Touache» Marsellle-Oran-Tanger Ire classf' (Hôtels dt: er ordre). '2me classe (Hôtels de '2me ordl'e). 2me classe (Hôtels de 3 me ordre).... Aller seul (et 8 jours de séjour à l'hôtel). 3me classe (Hôtels de 4me ordre). Aller seul (et 8 jours de séjour fi l'hôtel). 3me classe (pont sur les bateaux. Auberges très économiques) environ. Aller seul (et 8 jours de séjour à l'auherge) de 650 il 700 francs de.5(l à 500 )) de 3[lO à 400 francs 220 de 260 il 300 :i )). 2 Coût d'un voyage de Paris à Tanger par l'espagne, séjour de 8 jours et retour (50 heures de chemin de fer. - 3 heures de traversée) a) Voyag'! de tourisme Ire classe (hôtels de Ier ordre) de 850 h.000 francs b) Voyage$d'études, d'aftijires ou d'émigration 2me classe (hôtels de 2me ordre) de 450 il [loo Aller seul (et 8 jours d'hôtel) de 270 à :00 3me classe (hôtels de 3me et 4me ordre)... de 280 à 300 )) Aller seul (et 8 jours d'hôtel) de lgo à Coût d'un voyage d'alger à Tanger par Gibraltar et retour Compagnie Nord Deutscher Voyage de tourisme re ciusse (hôtels de 2me ordre). :me classe (hôtels de 2me ordre) environ. Aller seul et séjour 8 jours à l'hôtel. :l'me classe (hôtels de 3e et 4e ordre) envirau. Aller seul et 8 jours d'hôtel francs ') 00 4 Coût d'un voyage d'oran à Tanger, séjour de 8 jours et retour Compagnie «T ouache» Voyages d'affaires, d'études ou d'émigration re et 2me ciaose (hôtel de 2me ordre) [lO à 300 francs Aller seul et 8 jours de séjour il l'hôtel " il 200 3me classe (hôtel de 3me ordre) Aller seul et 8 jours de séjour à l'hôtel. 00 3me ou Pont (auberge à Tanger) Aller seul et 8 jours de séjour à l'auberge 50. )).._ Coût d'un voyage de Tanger àmogador etaux différents ports de la côte, avec séjour de 2 ou 3 jours dans chaque port et retour Cie f"aquet, Cie Forwood, Cie OidenburgporugieSl8Che. te et 2me classe. 3me classe ou pont (auberges à terre);. de 230 à 350 francs de 20 àlf.o

13 -3 THE ROYAL IAIL STEAI Packet CQmpany Compagnie de Navigation à vapeur entre le Maroc, les Iles anarleset liladère LE BATEAU «L G.A D I R.» L'Lt\NNUAIRE Médaille d'or, Exposition Oolonlal. de Malllol 908 c:: CIl o ail I oc Il. COMMERCIAL - INDUS TRIEL - ADMINISTRATIF Ouvrage SIlbeDtioDné Senice ragulier entre LOf'dres, Gibralta, Tange, Larache, Rab_t, Oasablanca, Mazagan, Saffi et Mogado POUl Casablanca, Mazagap.,Mogador, les Iles Canaries, Madère et Londres, Vonr plus amples renseinements ll'adresser à The Hoyal Mail 8team l:>acket Corn pany M. EUGÈNE CHAPPORY, Tanger. PAR FOTANA PARIS-BAR[ELONE-[ARTHAGÈNE z {j'.". tjle. i orwoou (Services de la Côte Ouest du Telde, (2.400 tonnes). Orolava, (2.400 tvnnes) laroc) \Tapeurs de la compagnie Zweena, (2.800 tonnes). liforocco, (2 800 tonnes). Mazagan, (2.800 tonnes). -ORAN-ALGER Train de Il)Xe bi-hebdomadaire entre Paris Barcelone-Valence et Carthagène, avec continuation, par bateau, entre Carthagène et Oran. Correspondance, à Oran, avec des express de et sur Alger. Départs d,e Paris, à 7 h. 20 soir, les mercredis et les samedis.'- Arrivée à Oran à 6 h. 45 soir, les vendredis et les samedis. Tra"ersée de Ca,rlilagène à Oran en 8 h. du MAROC et honoré des souscriptions de la Légation de France au Maroc Géographie et description avec clichés de l'empire Marocain Organisation Politique etadministrative Navigation - Colie postaux - Commerce -- Industrie- Douanes Ressources du Pays Henseignementsgénéraux-Noticesurchaque viile du aroc Chemins'de fer Algriens, Tunisiens, Français Administration: 3,. rue :pélisier, Prix: 6 fr. Direction pour le MarQc: V. FRÉROT à LGER TANGER CRÉDIT FONCIER ET AGRICOLE DaALCÉRIE Capilal: 40 millions d. ' ancs Siège Social: ALGER. Siège Adrrlinish'atif: PARIS COMPTOIR DE TANGER OPÉRATIONS DU <. RÉDIT FON CIER: Ubange de monnaies. -' Emis sion 'de Chèques. ": LeUres de Cré (lit, -Prôls et' ollverlure de Crdits HYPOlhécllires. - Escompte et encais flt>ment d'efftlts de Comfl.lerce et Warrants. - Avances sur Marchandises.- Crédits documentires Ilt par acceptations. - Ouvertures da crédit de campagne -Dépôt de fonds à vue, à rchéance fixe. - Envoi de fonds. l Maisons RecOirimandées MAROC TANGER AMEUBLEMENT Al:X G.\LERIES MAROCAI NES.-- Rue de l'ancienne Lé gation de France. BAZARS MIMON DELMAR. -- Antiquités, articles du pays. CAFES GRAND CAFÉ DE LA BOUR SE. -- Petit Socco..CASINO DE LA PL\GE. Comte, propriétaire. COIFFEURS DUBl:T et SAUVANT. -- Petit Socco. A. PICHO/li.--Rue des Siaghin. COULEURS, VERNIS, BROSSERIE, etc. G. CHARLES-DOMINIQUE.- Rue du Marchan. DENRÉES COLONIALES.t>.PICERIE GRANDE ÉPICERIE MODER NE. -- E. Augier et Cie. J. ROmC et Cie. -- Produits Félix Potin. DOCKS et ENTREPOTS,": ENTREPOTS JNTERNA TIONAUX DU MAROC.- 2": DOCKS et ENTREPOTS L'HERMITTE, Route du Marchan. HbTELS VILLA DE FRANCE - HOTEL près la Légation de France. HOTEL CENTRAL -- Montée de la Marine, près le Petit Sacco. LIBRAIRIE, FOURNITU RES DE BUREAU IMPRIMÈRIE MAROCAINE.- Rue de'tétouan. MÉ.CANIQUE,SERRU RERIE J. DRUUOT. -- A la Plage. PHARMACIEN S. CÉRÈZE.--Pharmacie Franco-Russe. TAILLEURS AU GRAND PARIS. -- Nahon et Lasry. VINS et LIQUEURS E. LENDRAT. -- A la Plage.. SIB.tIN HOTELS HOTEL D EUROPE. - M. Placidi, propriétaire. Maison française. Table d'hô te et à la carte. Prix modé-' rés. Service dei" ordre. TABAC,S CARTES POSTALES G. FARAIRRE. - Gros, détail. Repn:sentation, Commission., rue du Comman. dant Pro\'ost. CHARCUTERIE CHARCUTERIE LYON,NAISE. - N. Riqué, seule maison française à Casabianca. 'COIFFEURS D\JBUT et SAUVANT.

14 -4- SOcIÉTÉ l\ianocaine IlE BANQUE ET DE COl\IJ\IERCE (Société Anonyme au Capital de francs) Entrepots Internationaux du Maroc MAGASINS ET BUREAUX: Immeuble Henschhausen, plage de Tanger OPÉRATIONS EFFECTUÉES PAR LA SOCIÉTÉ: Avances sur Marchandises. l' Consignations. Escompte de Documents. Transit. Délivrance et Escompte de Récépissés- Ex.péditions. Warrants. Transports en ville. Avance des Droits de Douane. Dépôt de valeurs et matières précieuses. Formalités en Douane. Garde-Meubles.' Pour tous renseignements, s'adresser à M. CAMILLI' PIGNARD, Directeur. LE Livret-Guide du.maroc --- w CI) """"-' ::0 tij c.2 est le COlllpléInent indjspnsable. de -L'INDICA.TEUR \AROCAIN- = Ci """ 0 \,) b ;;, rn 0 -+>,;> tij! Cl) ;;:l Cl) ::l :.< tij ;;:l ra-. -.0) f;i;. Q rn. S'ADRESSER A L'ADMINISTRATION: JQ),;>.;;, PiS II080R Nahon. - Petit Soeeo C':l - Cl) tij.- TANGER - Z Pour tous autres.renseignements, se reporter au Livret-Guide du Voyageur au Maroc. COlnpagnie Algérienne. Soelé.é non:rine CoUol 6 MILLIOS de rronelil, entièrement versés Siège social à PARIS:, Rue des Capucines r;enee.au Maroe: Tou.&'er et Ca:solJ",nea. Comptes de Dépôts 2 0/0.. Bons échéances fixes. à un an, 3 UIO;à 2 et 3 ans, 3 :200; /. 4 et5 ans, {'IO. Escompte et encaissement de tous effets.. Prêts sur titres, - Prêts sur marchandias.- Prêts ur immeuhles, Location de coffres-forts,-opérationsde!:lourse,-dépôl, de titres, Paiement de eoupons.-envoi de fonds,-lettres de Crédit,-. Change de monnaies Salle 8péelole :de e""r.8- l'orill LOCATION DE COfFRES - FORTS ET DE COMPARTIMENTS DEPUIS CINQ J!R.4.lWCSP&RlIIOI8 Le Courrier de la Presse BUREAU de COUPURES de JOURNAUX FRAÇAIS ET ÉTRA:-fGERS l';ondé en 889 2, Boulevard Montmartre, PARIS 2- GALLOIS & DEMOGEOT Ad,'esse Télégr,:. COUP{JRES PARIS TltLÊPHÛNE 0.50 Le Courrier de la Presse Reçoit, lit et découpe tous les JournlÎux et nevues et en fournit les ex traits sur tous sujetset personnalités. Sel'vice spécial d'inf0'mationsin'atiques PO/li" Induül'l'els et Commel çants. TARIF: Ofr. 30 par Coupure Tarif réduit, Paie- l,par 00 Coupures, 25 fi'. J'lient d'avance.»2:lû.;,;,» sans période de.»500» 0:> tmps limité. (» 000» 200 On traite il forfait pour 3 mois, 6 mois, uu lin