UNE FENÊTRE OUVERTE SUR LE MONDE. JANVIER 1964 (XVIIe ANNÉE) - FRANCE : 0,70 F. - BELGIQUE : 10 Fr. - SUISS

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1 UNE FENÊTRE OUVERTE SUR LE MONDE JANVIER 1964 (XVIIe ANNÉE) - FRANCE : 0,70 F. - BELGIQUE : 10 Fr. - SUISS

2 REVES ASTRONAUTIQUES Fasciné par les merveilles de l'exploration spatiale, ce jeune garçon soviétique contemple dans une exposition, à Moscou, l'entrelac des ellipses décrites par les satellites artificiels (voir page 24). Il tient une photo de Youri Gagarine, le premier cosmonaute de l'histoire.

3 üül Le Courrier JANVIER 1964 XVIIe ANNÉE NUMERO 1 PUBLIÉ EN 9 ÉDITIONS Française Anglaise Espagnole Russe Allemande Arabe Pages 4 LE SPORT EST ÉDUCATION par René Maheu 10 GRANDEUR ET SERVITUDE DE L'ATHLÈTE par Roger G. Bannister U. S. A. Japonaise Italienne 20 LE CINÉMA SANS CAMÉRA McLaren et l'animation directe par Anne Mac Dermot 24 CALCUL DES VOLS SPATIAUX Un miracle de précision par E. Aksenov, E. Grebenikov et V. Dyomin 28 L'INVENTAIRE DES RICHESSES DU SOUS-SOL Photo Novosti NOTRE COUVERTURE D'un même mouvement, d'une même foulée, sur un stade de Moscou, en 1963, trois cou reurs pendant une course de mètres. Démocratique et international par nature, le sport connaît depuis cin quante ans un extraordinaire développement. Son évolution même soulève aujourd'hui cer tains problèmes auxquels il est urgent de trouver des solutions (voir page 4). Nouvelles méthodes de prospection par J. M. Bruckshaw 33 NOS LECTEURS NOUS ÉCRIVENT 34 LATITUDES ET LONGITUDES Mensuel publié par : L'Organisation des Nations Unies pour l'education, la Science et la Culture Bureaux de la Rédaction : Unesco, Place de Fontenoy, Paris-7*, France Directeur-Rédacteur en Chef : Sandy Koffler Rédacteur en Chef adjoint : René Caloz Secrétaires de rédaction : Edition française : Jane Albert Hesse (Paris) Edition anglaise : Ronald Fenton (Paris) Edition espagnole : Arturo Despouey (Paris) Edition russe : Veniamin Matchavariani (Moscou) Edition allemande : Hans Rieben (Berne) Edition arabe : Abdel Moneim El Sawl (Le Caire) Edition japonaise : Shln-lchi Hasegawa (Tokyo) Edition Italienne : Maria Remiddi (Rome) Maquettiste : Robert Jacquemin Ventes et distribution : Unesco, place de Fontenoy, Parls-7*. Belgique : Louis de Lannoy, 22, Place de Brouckère, Bruxelles. Les articles et documents non-copyright peuvent être reproduits à condition d'être accompagnés de la mention «Reproduit du Courrier de I'Unesco», en précisant la date du numéro en question. Deux justificatifs devront être envoyés à la direction du Courrier. Les articles signés ne pourront être reproduits qu'avec la signature de leur auteur. Les manuscrits non sollicités par la Rédaction ne sont renvoyés que s'ils sont accompagnés d'un coupon-réponse International. Les articles paraissant dans le Courrier expriment l'opinion de leurs auteurs et non pas nécessairement celles de I'Unesco ou de la Rédaction. ABONNEMENT ANNUEL : 7,00 francs français ; loofr belges; 8 fr suisses; IO/-stg. Envoyer les souscriptions par mandat C.C.P. Paris , Librairie Unesco, Place de Fontenoy, Paris. MC F Toute la correspondance concernant la Rédaction doit être adressée au nom du Rédacteur en Chef.

4 LE SPORT EST par René Maheu Nous publions ici des passages du discours prononcé par M. René Maheu, Directeur général de I'Unesco, devant la Conférence internationale réunie à Paris le 28 octobre 1963 par le Conseil international pour l'éducation Physique et le Sport. Ce sont des réflexions sur le sport de compétition menacé dans ses principes essentiels par le chauvinisme et ce qu'il est convenu d'appeler l'amateurisme marron. L'étude de ces problèmes a fait également, l'objet d'un rapport présenté par l'ancien champion de tennis Jean Borotra et approuvé par le Comité exécutif du Conseil International pour l'éducation Physique et le Sport. La Conférence internationale s'était réunie à Paris à l'occasion du centième anniversaire de la naissance du Français Pierre de Coubertin ( ), rénovateur des Jeux Olympiques. tn 1892, alors qu'il a à peine trente ans, Pierre de Coubertin lance l'idée du rétablissement des Jeux Olympiques, à l'occasion du jubilé de l'union des sociétés françaises de sports athlétiques. Ce rétablisse ment est solennellement proclamé à la Sorbonne en 1894 et les premiers Jeux se déroulent à Athènes en «Pourquoi ai-je rétabli les Jeux Olympiques? déclare Coubertin. Pour ennoblir et fortifier les sports, pour leur assurer l'indépendance et la durée et les mettre ainsi à même de mieux remplir le rôle éducatif qui leur incombe dans le monde moderne. Pour l'exaltation de l'athlète individuel dont l'existence est nécessaire à l'activité mus culaire de la collectivité, et les prouesses, au maintien de l'émulation générale.» Ces mêmes idées nous les retrouvons encore plus dévelop pées, dans le message radiodiffusé qu'il lança de Berlin, en août 1935, un an avant les Jeux de la XIe Olympiade, et qu'il a intitulé Les Assises philosophiques de l'olym pisme moderne. S'il était peut-être un peu trop ambitieux lorsque, dans ce texte, il donne pour première caractéristique de l'olympisme moderne celle d'être une religion religio athletae c'est sa ferveur qui en est la cause ; mais les autres éléments de sa philosophie olympique forment un tout cohérent et dense, que la pensée la plus lucide se doit toujours de méditer. L'olympisme, dit-il, suppose l'exis tence et la réunion d'une élite d'athlètes, mais d'une élite à laquelle la seule supériorité sportive permet à quiconque d'accéder. La sélection même de cette élite implique donc une large démocratisation du sport et, réciproquement, ce sont les exploits de cette élite qui favorisent l'implantation du sport dans les masses. C'est ce que Pierre de Coubertin a formulé en une loi fameuse : «Pour que cent se livrent à la culture physique, il faut que cinquante fassent du sport ; pour que cinquante fas sent du sport, 11 faut que vingt se spécialisent ; pour que vingt se spécialisent, il faut que cinq soient capables de prouesses étonnantes.» Loin de redouter ces «prouesses étonnantes», Coubertin affirme que «chercher à plier l'athlétime à un régime de modération obligatoire, c'est poursuivre une utopie». Ses adeptes ont besoin de la «liberté d'excès». C'est pourquoi on leur a donné cette mâle devise : Citius, altius, fortius toujours plus vite, plus haut, plus fort «la devise de SUITE PAGE 7 Photo Paul Almasy

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6 *m m ÍQM t Photo P. Almasy LE FOOTBALL, SPORT UNIVERSEL Le spectacle sportif, et notamment celui qu'offre le football, est le grand drame populaire moderne. Jeu fort ancien, il était déjà pratiqué au Ve siècle avant Jésus- Christ dans le Péloponnèse par les Spartiates; dans l'italie du Moyen Age de véri tables tournois étaient organisés entre les villes, les équipes comportant alors 27 joueurs; en Angleterre, un jeu similaire était devenu si populaire qu'il fut interdit par la loi, du XIIe au XVIIe siècle, en raison de la concurrence qu'il faisait au tira l'arc. Aujourd'hui, plus que jamais le football passionne les foules. Ci-dessus, l'un des joueurs les plus «cotés» au monde, le Brésilien Pelé, tire au but. Ci-dessous, une impressionnante tentative d'arrêt du gardien brésilien Gylmar. A droite, tri bune d'un stade africain: l'enthousiasme pour ce sport a gagné tout le continent. Photo Associated Press

7 LE SPORT EST ÉDUCATION (Suite) Une chevalerie une trêve une culture ceux qui osent prétendre à battre les records», c'est-à-dire à reculer les limites de l'impossible. Mais encore faut-il que le comportement moral de ces athlètes soit à la hauteur de leurs records. Pierre de Cou bertin leur demande de constituer une chevalerie, qui obéisse rigoureusement aux règles d'un code d'honneur : le «fair play». Il compte que l'exemple en sera si bien donné aux Jeux Olympiques qu'il sera suivi dans toutes les rencontres sportives, internationales, nationales et locales et que son influence gagnera les spectateurs eux-mêmes. Photo Keystona Enfin, pour lui, l'idée de trêve est un élément important de l'olympisme. C'est la «trêve sacrée que, dans les temps antiques, Iphitos, roi d'elide, établit par convention avec Lycurgue et qui, durant près de douze siècles, fut respec tée à Olympie. Que cessent pendant les Jeux les querelles, les malentendus, les oppositions et les haines! Le mé lange d'ardeur et de loyauté de la compétition sportive ouvte naturellement la voie au respect mutuel, à l'entente, à l'amitié même. «La haine et la violence, dit Coubertin, sont l'apanage des c faibles.» Oui, le sport est une chevalerie, car c'est un honneur, une éthique et une esthétique, mais qui se recrute dans toutes les classes et tous les peuples et les brasse frater nellement, à travers la terre entière. Oui, le sport est une trêve : dans nos sociétés technolo giques, soumises à la dure loi du travail, où l'on n'est que ce que l'on a et où l'on n'a que ce que l'on gagne, il est le divin jeu qui emplit le loisir d'une richesse gratuite ; à notre époque d'antagonismes et de conflits, dominée par la volonté de puissance et l'orgueil, il est le divin répit, où la loyauté de la compétition s'achève en respect et en amitié. Oui, le sport est éducation, la plus concrète, la véritable : celle du caractère. Oui, le sport est science, parce que ce n'est que par la connaissance patiente de sa nature que le sportif se perfectionne. Oui, le sport est culture : parce que les gestes éphémères qu'il trace dans le temps et dans l'espace pour rien, pour le plaisir, comme dit Platon font éclater au grand jour, en les dramatisant, les valeurs les plus élémentaires, mais par là les plus profondes et les plus larges, des peuples et de l'espèce même, et enfin parce qu'il est créateur de beauté, pour ceux-là surtout qui ont le moins la possibi lité de se nourrir. S 'il est, chez Coubertin, une constante profonde de sa conception humaniste du sport, depuis la proclamation de Paris, en 1894, qui est sa profession de foi, jusqu'au message de Berlin, de 1935, qui est son testa ment, c'est bien la double conviction que le sport est démocratique et international, par nature et par vocation. Un demi-siècle d'extraordinaire développement du sport lui a donné magnifiquement raison sur les deux points, et c'est cela l'accomplissement de sa parole et le triomphe. de son esprit. Mais est-ce manquer à sa mémoire que d'observer que cet accomplissement même et ce triomphe se sont réalisés dans des conditions de fait qui exigent une remise en question attentive, voire une révision courageuse de cer taines conceptions ou pratiques qui procèdent de lui? Quant à moi, je ne le pense pas ; je suis persuadé, au contraire, qu'avec son étonnante liberté intellectuelle, il serait, aujourd'hui, le premier à entreprendre les réexa mens nécessaires. Sur le premier point la démocratisation du sport qui ne voit, qui ne sait que cette démocratisation, les SUITE PAGE 8

8 LE SPORT EST ÉDUCATION (Suite) "Le champion n'est plus un amateur" conditions de la vie urbaine, les progrès de la performance sportive, enfin, ont profondément bouleversé les conditions de la sélection de l'élite sportive? Le fameux axiome demeure : le champion est nécessaire au sport. Mais, sauf circonstances exceptionnelles, il n'est plus vrai, comme au temps de Coubertin, que le champion puisse se dégager, se former, s'affirmer et aller au bout de ses possibilités ce qui est proprement, non seulement sa vocation per sonnelle, mais son rôle social dans cet état d'indépendance et d'indifférence à l'égard des contingences, ou plutôt des nécessités économiques de la vie que l'on nomme amateu risme et que Pierre de Coubertin considérait sans doute à l'époque comme essentiel à l'olympisme. ki l'amateurisme est la vérité de la masse spor tive, l'imposer à l'élite est sauf exceptions qui confirment la règle condamner cette élite au men songe. Sur ce point, les conceptions éthiques de Pierre de Coubertin se réfèrent à un état de la société et à un stade technique du sport, dont il faut avoir l'honnêteté de recon naître qu'ils sont dépassés. Ce ne sont pas d'ailleurs ceux de la Grèce antique ; car, outre que. les démocraties anti ques achetaient les loisirs des citoyens par le travail des esclaves, les vainqueurs d'olympie étaient ce que nous appellerions aujourd'hui des «athlètes d'etat». L'état social et la technique sportive à laquelle Pierre de Couber tin se réfère sont ceux de son temps, c'est-à-dire ceux de l'angleterre victorienne et, d'une manière générale, de l'europe bourgeoise des premières décennies du siècle. Aujourd'hui, le champion ne peut pratiquement sortir de la masse sportive que par un régime spécial qui en fait un athlète d'etat, ou un athlète d'université, ou un athlète de société commerciale. Au sens strict du terme, ce n'est plus un amateur. Pourquoi tant hésiter à reconnaître que c'est un profes sionnel? Est-ce que l'artiste le peintre, le musicien, l'écrivain est disqualifié pour toucher des honoraires? Pourquoi l'argent (ou tels avantages matériels équivalents)

9 souillerait-il les seuls champions sportifs, quand 11 ne souille pas les poètes eux-mêmes? En réalité, ce qui souille, c'est le mensonge ; et il est grand temps, à mon sens, de dire les choses telles que tout le monde sait qu'elles sont, à savoir que les normes périmées de l'amateurisme ne font plus, au mieux, l'objet, de la part de la majorité des champions et apprentis champions, que d'une observance formaliste. Le problème du champion et de l'apprenti champion, ce n'est pas qu'ils soient des professionnels. Le vrai problème, pratique et social, c'est que, tout en exerçant pendant quelques années leurs activités sportives comme une véri table profession, ils doivent en même temps acquérir un autre métier pour le temps, très prochain, où ils ne pour ront plus, physiquement, pratiquer le sport en champions. La difficulté est réelle et mérite une sympathique atten tion. On n'en facilitera pas la juste solution en niant l'évidence, qui est que le champion est tenu de vivre comme un professionnel du sport. Voilà ce que je voulais dire sur le premier point la démocratisation du sport et la formation de ses élites. Quant au second l'internationalisme on ne s'étonnera pas que I'Unesco y attache une importance essentielle. Mais là encore, il faut avoir le courage de regarder les choses en face et de les dire telles qu'on les voit. Certes, le sport a pris une extension extraordinaire. C'est là sans doute l'aspect de nos mrurs qui soit le plus large ment répandu à travers le monde : le seul, peut-être, qui soit commun à la fois aux sociétés industrialisées et aux pays en voie de développement. C'est aussi, à un degré sans cesse croissant, un élément des plus vivants des relations Internationales : peu de contacts, de confronta tions, d'échanges internationaux évoquent, dans les masses, autant de résonance que les rencontres sportives. aïs, international de plus en plus dans sa réa- I lité, le sport actuel est-il vraiment internatio naliste dans son esprit, comme le pensait, comme le vou lait Coubertin? Rien n'est moins sûr, hélas! En fait, les rencontres internationales sont de plus en plus gagnées je veux dire, perdues par le nationalisme, le chau vinisme, le racisme même. Les émotions et les passions que soulèvent ces affrontements et que répercutent, en les amplifiant, à tous les horizons les puissants moyens d'information moderne presse, radio, télévision, cinéma, ne s'inspirent qu'assez exceptionnellement, il faut bien le reconnaître, de l'antique morale sur laquelle veillait Zeus Philios, dieu de l'amitié. Il est grand temps de réagir si on ne veut pas que l'altis d'olympie ne sombre dans le Cirque de Rome ou l'hippodrome de Byzance. Que l'on me comprenne bien. Il ne s'agit pas d'essayer de freiner le pouvoir émotif du spectacle sportif, qui est le grand drame populaire moderne. Ce serait absurde, et d'ailleurs impossible. Une des fonctions et des plus saines de ce spectacle est la même, à un degré beau coup plus élevé d'intensité, que celle qu'aristote assignait à tout théâtre : la fameuse catharsis, la purge des passions et des instincts. Pas davantage il n'est question de priver l'athlète de l'admiration, notamment de ses compatriotes : comme toute excellence, la prouesse sportive mérite de susciter cette admiration, et il est naturel que ceux qui sympathisent le plus aisément avec l'auteur de l'exploit soient ceux qui éprouvent le plus vivement ce sentiment, au demeurant très noble. Mais s'il n'est pas de compétition sportive sans volonté de victoire, 11 n'en est pas non plus sans règles et sans éthique. Ce sont ces règles et l'éthique qui en est l'esprit qui distinguent le sport de la lutte sauvage de la vie, dont le nom est guerre. C'est la conformité à ces normes qui transforme la prouesse en vertu, et ces normes étant, par définition, universelles, il s'ensuit que, si la prouesse a une patrie, la vertu est purement humaine. u reste, quoi de plus barbare que cette identlkfication du public au champion, cette appro priation nationale de la victoire d'un individu ou d'une équipe? Ces drapeaux, ces hymnes, ces gros titres dans les journaux annonçant : «Nous avons gagné...» ou «Déroute nationale», ne croyez-vous pas que c'est là vraiment une exagération monstrueuse de ce que la sensi bilité des foules a de plus spontané, quand ce n'est pas une exploitation éhontée de ses élans les plus désinté ressés. C'est, en tout cas, le contraire de la catharsis : c'est le retour à une mentalité primitive. Je crois qu'une énergique réaction s'impose, y compris l'abandon de certaines pratiques qui se sont instaurées dans les Jeux Olympiques, soit avec le consentement de Coubertin, comme les hymnes nationaux, soit malgré lui, comme le classement par nations, qui, comme on sait, n'est pas officiellement reconnu, si l'on veut rendre le sport j'entends le sport tout entier : athlètes, dirigeants et public à sa vocation internationaliste de promouvoir l'amitié entre les peuples. PORT AU MUSEE équipe de hockey sur glace. Ci-dessous : les images juxtaposées montrent que dans le plus vieux sport du monde, la course, les gestes sont les mêmes depuis l'antiquité grecque, dans la course de fond comme dans la course de vitesse. Photos Almasy Est-ce trop demander? Je suis sûr que Coubertin serait le premier à dénoncer les déviations et les exploitations chauvines de son même, lui qui en 1935 écrivait à propos de rencontres internationales : «On en doit venir à ce que dans de telles occasions et bien plus encore aux Jeux Olympiques les applaudissements s'expriment uni quement en proportion de l'exploit accompli, et en dehors de toute préférence nationale. Tous sentiments nationaux exclusifs doivent alors faire trêve et pour ainsi parler «être mis en congé provisoire.»

10 GRANDEUR ET SERVITUDE DE L'ATHLÈTE par Roger G. Bannister L'article que nous pu blions ici est extrait de l'allocution prononcée par le Dr Roger G. Ban nister, le 29 octobre 1963, lors de la Confé rence Internationale réunie à Paris par le Conseil International pour l'éducation Phy sique et le Sport. Cou reur de demi-fond, Ro ger Bannister, a été (1954) le premier athlète au monde à courir le mile en moins de quatre minutes. Né en Angle terre, docteur en mé decine, il est l'auteur d'un ouvrage sur la course «First Four Mi nutes» (Les premières quatre minutes) qui pa rut en A droite, l'admirable foulée de Bannister en course. UN EXPLOIT. En 1962, Dave Tork (cidessus) établissait un nouveau record du mon de de saut à la perche en sautant 4,92 m. Cette photo prise au cours d'un essai révèle la ten sion de l'athlète au sommet de son effort, à l'instant critique où il franchit la barre et varepousser la perche. 10

11 Photo Associated Press e quoi donc est faite la joie que nous donnent Mozart, Cézanne ou le sport? Il faudrait être sociologue et philosophe aussi bien que médecin pour en traiter à fond. Au cxur du problème, il y a les rapports de l'esprit et du corps, et compte tenu de l'incertitude de nos connaissances dans le domaine du fonctionnement simultané du corps et de l'esprit, il n'est guère étonnant que les rapports de l'un et de l'autre nous conduisent aux limites mêmes de notre faculté de compréhension. Je garde encore le souvenir très vif de l'époque où, enfant, je courais nu-pieds sur le sable humide et ferme de la plage. L'air avait une qualité particulière, comme s'il avait une vie propre. Le bruit des brisants sur le rivage éteignait tout autre bruit, et j'étais bouleversé et presque effrayé de l'émotion poignante que provoquaient en moi quelques pas. Instant intense où se découvrait une source de puissance et de beauté dont on n'eût à peine osé rêver auparavant. Aujourd'hui la science peut chercher à tout cela une explication objective. Le sens du mouvement est un sixième sens, ou peut être une combinaison subtile de tous les autres. C'est un sens dont beaucoup de gens n'ont pas conscience bien que l'anglais ait toujours eu à l'étranger la réputation de s'adonner aux jeux physiques avec une passion dont il témoigne rarement dans la vie courante. Quand nous nous livrons aux exercices corporels, de légers influx électriques se produisent sans cesse entre nos muscles bandés, nos articulations qui jouent et notre cer veau. On peut supposer que ce type de perturbation élec trique dans le cerveau est une cause de plaisir, parce que, tout comme celui que provoque la musique, il interfère en quelque manière avec les rythmes préétablis dans notre propre système nerveux. Mais il n'est point d'explication satisfaisante si elle ne rend compte de sensations plus complexes. Représenter ceci sur le plan scientifique est tout aussi satisfaisant que d'essayer de décrire une rose à quelqu'un qui n'en n'a jamais vu. Pour un athlète, le mystère demeure entier. L'athlète ne peut en expliquer davantage, et s'il le pouvait il serait sans doute incapable de courir. Il n'en aurait plus besoin. Tel est le paradoxe. Quelques années ont passé depuis que j'ai couru en compétition, et peut-être aujourd'hui puis-je m'y retrouver un peu mieux. Comme ceux de la vie, les problèmes du sport et d'une carrière sportive ne prennent tout leur sens que rétrospectivement. Quelle signification le sport a-t-il pour l'individu? Je pense, pour commencer, que l'adoles cence est une époque de conflits et de troubles et que ces années peuvent être franchies avec plus d'équilibre si un garçon développe une activité assez intense pour toucher à la limite des possibilités de son corps et de son esprit. Il appartient à chaque adolescent de trouver l'activité SUITE PAGE 12 11

12 GRANDEUR ET SERVITUDE DE L'ATHLÈTE (Suite) La découverte de soi le respect des autres 12 exigeante qui lui convient. Ce peut être l'escalade, la course ou la voile, ou peut-être quelque chose de tout à fait différent, ce peut n'être pas du sport. Mais l'adolescent absorbé dans son effort s'oublie lui-même et alors se réduit la marge qui sépare l'enfant de l'homme. Et plus tard, quand il aura trouvé une carrière ou qu'il obéira à quel que autre vocation, il sera étonné des forces qu'il a acqui ses. Alors, il ne sera plus en mesure de faire les efforts qu'auparavant il accomplissait sans même s'en rendre compte. Par rapport au simple exercice physique, la portée même du jeu pose un problème plus difficile encore. La satis faction intime que nous tirons des jeux est elle-même un phénomène complexe. Nous sommes heureux de lutter pour donner le meilleur de nous-mêmes, que nous pratiquions des jeux d'adresse qui exigent la rapidité du coup d'dil ou la promptitude du geste, ou des jeux athlétiques qui exigent l'effort et l'endurance. On désire trouver dans le sport la camaraderie des âmes s Les amitiés qui se nouent lors de ce baptême du feu, si je puis employer cette métaphore, sont singulière ment durables. Tout cela, je sais que je l'ai trouvé. Le sportif peut être heureux de pratiquer le sport de son choix, même s'il n'a aucun espoir de devenir jamais un champion. En fait, on pourrait penser que le sportif sans trophée est peut-être le plus vrai des sportifs parce qu'il aime le sport en soi et que nul désir de gloriole ne vient ternir cet amour. Mais ce n'est pas là que cesse d'agir sur le caractère la vertu bienfaitrice du sport. Tôt ou tard, l'athlète qui cher che à exceller dans le sport qu'il a choisi se trouvera dans une situation telle qu'il pourra difficilement la dominer. De telles situations se présentent souvent dans la vie de tous les jours, et souvent peuvent être esquivées. On peut jouer à cache-cache avec la réalité en évitant d'affronter la vérité sur soi-même ; mais pas dans le sport. Le sport touche au tréfonds de l'être avec ses alternances de suc cès et d'échecs. I L s'ensuit que le sport conduit à la plus remar quable des découvertes de soi, et des limites personnelles autant que des qualités personnelles. Décou verte pour une part physique on apprend par exemple que la lassitude ne signifie pas que l'on est parvenu à l'épuisement. Mais surtout découverte mentale, provo quée par la tension qu'impose le sport. La découverte de soi est plus rapide si vous surmontez seul les premières phases de cette aventure. En même temps que vous apprenez combien vous êtes loin de vous suffire à vous-mêmes, vous vous rendez compte de la valeur de l'aide et du secours qu'apportent les autres. Mais à moins que vous ne commenciez seul, vous ne saurez jamais reconnaître quelles sont les ques tions auxquelles les autres peuvent apporter les meilleures réponses et celles auxquelles vous devez répondre vousmêmes. Pour beaucoup d'entre nous, il n'est pas facile de passer à l'action. Nous pouvons prétendre que nous sommes comme des feuilles poussées par le vent, nous pouvons aussi essayer d'imposer notre volonté aux événements. Pour nous tous arrive un moment où nous sommes appelés à affronter l'équivalent métaphorique d'un signal du départ. En nous efforçant de nous représenter notre image définitive et ce que nous allons accomplir plus tard dans la vie par rapport à ce que l'athlète s'efforce d'ac complir dans l'immédiat, nous pourrons atteindre plus facilement notre but idéal. Telles sont mes raisons pour rappeler dans un contexte moderne le point de vue du baron de Coubertin sur la nécessité du sport en tant qu'éducation, éducation qu'il concevait à la mesure universelle. Il n'est pas d'élément qui, dans une communauté, n'en puisse bénéficier, sauf l'élément le plus déshérité sur le plan social, et même dans ces conditions la perspective de la compétition interaasêl:... "»/. Photo Svenska Turisttrafikforbundet LA VIRTUOSITÉ ET L'EFFORT. Le ski est pratiqué en Scandinavie depuis des millénaires. Autrefois simple moyen de déplacement, I est devenu l'un des sports les plus populaires. A Örnsköldsvik (Suède), photo ci-dessus, le tremplin est si près de la ville que le sauteur semble planer au-dessus des toits. A droite, le départ, en 1963, de la fameuse épreuve de Vasa qui se court traditionnellement le premier dimanche du mois de mars en Suède; elle commé more une péripétie de la lutte commencée en 1521 par Gustave Vasa pour l'indépendance nationale. Cette épreuve de ski se court sur 90 km. En 1 963, pas moins de skieurs ont pris le départ. (On distingue sur le haut de la photo la foule des concurrents massée au départ, et plus bas les skieurs déjà en piste.) Record du parcours : 4 heures, 45 minutes, 10 secondes (en 1961). nationale peut jouer le rôle d'un aiguillon pour atteindre à la culture et au progrès. L'infirmité physique elle-même n'est pas un empêchement, comme l'a démontré le Dr Guttmann en organisant des Jeux Olympiques pour des hommes et des femmes qui avaient perdu la force et l'usage de leurs jambes comme les paraplégiques donnant à oes jeux le nom de «para-olympiques». Le sport est également d'une importance décisive. Il existe peut-être à la satisfaction qu'il nous donne des raisons plus profondes, que nous osons à peine admettre pour nous-mêmes, certaines raisons qui sont enfouies dans les profondeurs les plus primitives de nos esprits. Thoreau l'a un jour exprimé : «La majorité des hommes, dit-il, mène une vie de tranquille désespoir.» Nous pouvons chaque1 matin prendre le train qui nous mène à notre, travail et à un monde ordonné à la dimen sion de notre bureau, nous pouvons bricoler sempiternellement sur notre voiture, mais tous, tant que nous som mes, nous cherchons encore instinctivement un peu de cette liberté que connaissaient nos lointains ancêtres. Pour l'individu, la signification de l'exercice physique en soi est difficile à démêler de sa signification sociale. Jadis, le besoin d'aventures s'est assouvi dans la lutte pour sur vivre. Mais aujourd'hui, les périls de la nature ont été SUITE PAGE 14

13 Photo Associated Press

14 GRANDEUR ET SERVITUDE DE L'ATHLÈTE (Suite) Les affres et le stoïcisme du favori pour la plupart écartés, et nous cherchons tous d'autres épreuves. Et s'ils ne les découvrent point, les hommes ne se révolteront-ils pas avec une absurde violence? Ces impulsions en eux refoulées ne provoqueront-elles pas des tendances criminelles? Nul homme vivant n'a une âme si morte qu'il renonce à imprimer au monde la marque indélébile de sa personnalité. Dans le sport, l'homme trouve une épreuve du vivre plus active que le jeu d'échecs, plus passionnante que le jardi nage. Nous avons employé des machines pour conquérir la terre, la mer et les airs. Les athlètes se rendent compte que si la recherche de la vitesse en vaut la peine, elle peut aussi bien se faire sur la piste de course. Ainsi, nous pouvons sentir que notre corps a une adresse et une énergie bien à lui, hors de ces machines que l'homme a créées et qu'il passe son temps à conduire. Ainsi nous pouvons nous déli vrer de la claustrophobie de notre époque. Le nouveau Don Quichotte, c'est le sauteur à la perche qui court sus à l'ab surde moulin de la vie moderne, ou le défie en lançant le poids. Je crois que l'agitation collective et même la violence peuvent s'évanouir par la grâce du jeu. Le sport offre une alternative dans le train-train du loisir passif. Il offre une issue au désir de liberté, une issue qui deviendra d'autant plus décisive que la société deviendra plus étroite, plus artificielle et plus mécanisée. SAUTEN HAUTEUR. L'athlète Valéry Brumel semble flotter sans effort par-dessus la barre à 2,27 m, dans l'immense Stade Lénine, à Moscou. Brumel est champion du monde de saut en hau teur; dans une compéti tion aux États-Unis, il a sauté 2,28 m., Je pense qu'entre tous les sports l'athlétisme présente de grands avantages. Vous pouvez le pratiquer à votre guise, que vous travailliez pendant le jour ou pendant la nuit. Vous pouvez choisir votre activité personnelle parmi les nombreuses activités adaptées aux divers types physi ques le grand et le maigre, ou le gros et le fort. Alors que les divers jeux de ballon requièrent un don naturel, il s'agit bien davantage ici d'habilité et de persévérance. Si ce n'est en termes d'énergie et d'effort, l'athlétisme ne coûte rien de plus qu'une paire de chaussures de course, et personne ne peut vous dire que vous ne devez pas courir plus vite que ça ou sauter plus haut que ça. La piste est à vous, et nulle limite ne vous est imposée. Jusqu'à présent, j'ai parlé de la signification de l'exercice physique et de la compétition en tant qu'épreuve person nelle. La qualité de l'exploit sportif au niveau du record a peu de rapport avec sa valeur en tant que facteur de for mation du caractère. Ce qui compte, c'est la victoire sur soi-même et l'amélioration de la performance, ou de faire mieux que ceux de votre catégorie, et non de mesurer votre performance par rapport à un record. Qu'est donc cette excitation de la lutte compétitive qui vient s'ajouter à la liberté naturelle que donne le mouve ment, qu'est-ce donc pour le champion de défendre à la fois l'honneur d'un club ou d'un pays aussi bien que le sien propre? Quel est l'effet du rugissement d'une foule de per- sonnes massées sur le stade, hurlant pour vous pousser à l'effort et s'identifiant à la défaite et au succès de chaque coureur? Que veut dire d'attendre des semaines et des mois pour une course qui ne dure que quelques minutes ou même quelques secondes? De voyager des milliers de kilo mètres pour se livrer quelques secondes à un suprême effort? Je pense, comme tous les athlètes, que les Jeux Olympiques ont une place particulière, sur un tout autre plan que toutes les autres courses, toutes les autres compé titions, nationales ou internationales. Pour une part, ceci provient de la nature authentique des jeux et de leurs ori gines dans la préhistoire. Selon l'hypothèse des historiens, les Jeux Olympiques antiques sont nés de l'angoisse primitive devant l'hiver L'INFIRMITÉ N'EST PAS UN HANDICAP 14 L'infirmité physique n'empêche pas toujours la pratique des sports. Parfois, des sportifs atteints par des accidents ou des maladies graves, et apparemment exclus à tout jamais de la compétition, retrouvent leurs capacités et améliorent leurs performances antérieures. C'est ainsi, par exemple, qu'aux Jeux Olympiques de 1952, à Helsinki, la médaille d'argent pour l'équitation (haute école) a été remportée par une femme, Lis Hartel, qui avait été, huit ans auparavant, gravement frappée par la poliomyélite. Il lui fallut des années pour rééduquer ses jambes paralysées. Contre tous les avis, elle se fit hisser sur son cheval pour reprendre son entraîne ment. Son inscription aux Jeux Olympiques prit le sens d'un défi à son sort. Son éclatant succès a une valeur d'exemple et d'encouragement pour tous les infirmes. Il existe d'ailleurs des compétitions sportives, comme les «jeux para-olympiques», organisés spécialement à l'intention des infirmes. Photo R. Caloz

15 Photo Novosti d'une terre qui pourrait ne jamais renaître à la vie. Quand le sol était nu et la nourriture rare, qui donc pouvait pro mettre qu'une autre année apporterait de nouvelles mois sons? Le sauveur de la moisson était celui qui portait en lui la magie de la victoire, l'athlète fils de Zeus. Dieu du ciel. Et pendant un certain temps, la simple course à pied permettait de choisir cet homme. Plus tard, la quête s'élar git : il fallait trouver l'homme qui incarnait la notion romaine de «virtus», la générosité du crur ou la perfec tion. Les Jeux Olympiques modernes ont à leur tour cherché à produire un champion des champions un Nurml, un Zatopek, un Elliott un héros moderne qui gardait une auréole magique et apparaissait comme un symbole des Jeux. Nous avons toujours besoin de lui, qui nous fait res souvenir que le corps et l'esprit peuvent s'unir dans la plus haute perfection athlétique. Je veux examiner un instant ce que signifie la compéti tion olympique elle-même pour les athlètes qui y partici pent, et pour ce faire, je diviserai les athlètes olympiques arbitraitement, mais je l'espère, amicalement en trois, groupes. Le premier comprend ceux qui sont tout juste qualifiés dans leur équipe nationale, et qui sont certains d'être surclassés ; le second, ceux qui ont des chances de gagner une médaille ; le troisième enfin, ceux qui sont les favoris de la victoire. Chose curieuse, ceux du premier groupe qui ne peuvent prétendre à une médaille ont une situation enviable, car l'on attend moins d'eux puisqu'ils sont relativement moins bien dotés. Ce ne sont pas des athlètes quelconques, bien loin de là. Ils ont lutté dur pour gagner une place dans leur équipe. Mais bien qu'ils aient la possibilité de faire l'expérience de la compétition olympique, ces athlètes ne peuvent peut-être pas apprécier la véritable essence des jeux. La situation de l'athlète qui a une chance de gagner une médaille est plus heureuse. Il a une position forte ; il n'a rien à perdre et quelque chose à gagner. Il peut respecter et apprécier ses pairs et rivaux. Il bénéficie de la tension dramatique, de l'apothéose, et des réactions d'autrui et il n'oubliera jamais cette expérience. Le grand public dans le monde connaîtra les risques encourus, les controverses internationales et les petites intrigues. Cependant, 11 n'aura aucune idée de l'entente tacite qui existe entre les athlètes à qui l'adresse et le métier commandent un respect mutuel, quelles que soient les particularités de leur caractère ou leurs divergences politiques. On l'a souvent dit, mais il faut le redire. Au sommet de la pyramide, voici le favori. Il a son public et sa presse qui attendent par son truchement une mé daille d'or. Simple question d'arithmétique : la plupart des favoris s'en retourneront sans médaille. Je pense qu'un favori qui n'a pas gagné en sait autant que quiconque sur l'esprit olympique. Un favori qui brigue un titre olympique doit faire preuve de stoïcisme et de confiance en soi pour supporter allègrement ce fardeau, rester de bonne humeur et de bon conseil à l'égard de l'équipe qui voit en lui un modèle. Peut-être est-il compréhensible que sa jovialité paraisse un peu forcée lors du départ et sa gaieté dec jouée quand il agite la main sur les marches de l'avion. Dans un court laps de temps de deux semaines, il fait une expérience qui atteint les limites de ce qui est suppor table. Elle lui révélera à lui-même et peut-être aux autres une faiblesse insoupçonnée, mais peut-être lui découvrirat-elle aussi une nouvelle force secrète. Pour une fois dans la vie, il se trouve absolument seul. Situation parfaitement grave et sans merci. L'intensité de toute une vie paraît se concentrer en quelques instants. Qu'il gagne ou perde, le favori ne sera jamais plus le même homme. Peut-être serat-il capable désormais de faire mieux dans un autre domaine. Quand il en est là, il est déjà bien près s'il est un SUITE PAGE 16 15

16 GRANDEUR ET SERVITUDE DE L'ATHLÈTE (Suite) Le sportif payé n'est pas moins un sportif coureur de demi-fond d'avoir atteint, au prix de quels tourments, cette maîtrise de soi qui est le but de tout athlète. Il aura appris à bander toute son énergie mentale et physique en quelques instants. Peut-être même sera-t-il passé maître dans l'art de trouver en soi plus qu'il ne possède. Ce qui, comme l'habitude de monter à bicyclette, implique une ruse mentale. Le secret, c'est de perdre un moment le sens personnel des proportions. Chez les grands athlètes, ce processus débride une volonté de victoire qui reste bloquée chez leurs concurrents. La présence ou l'absence de ce phénomène constitue l'élément détermi nant : si bien qu'entre la victoire et la défaite, il n'y a qu'un cheveu. L'autre élément décisif, c'est la chance mystique qui sourit au vainqueur, si bien que les vaincus se réjouissent de sa victoire. Revenons un instant à un autre aspect du sport qui a, je le crois, beaucoup changé depuis l'époque de Coubertin. C'est la limite à laquelle les sportifs sont poussés ou autorisés à risquer leur vie. Dans tous les sports, il faut faire preuve de décision et de hardiesse, mais la hardiesse peut rapidement devenir de l'imprudence et même de la brutalité, et c'est alors la catastrophe. Il me semble que dans certains sports, aujourd'hui, les risques passent l'adresse. En 1955, 83 personnes ont été tuées au Mans. Quelques jours avant sa mort dans les Mille milles, le marquis de Portago résumait ainsi sa phi losophie de la course : «La course est un vice, et comme tel, il est très difficile d'y renoncer. Un instant, on est dieu. Un instant d'erreur, on est mort.» Je crois que les sportifs de cette trempe sont épouvan tés de ce qu'ils font mais bien loin de les paralyser, la peur les galvanise ; c'est parfois le cas du soldat sur le champ de bataille. Quant aux accidents de montagne, ils constituent un autre problème. Il y a quelques années, deux étudiants français restè rent bloqués près de Chamonix. Seize personnes risquè rent leur vie pour les sauver et l'opération coûta francs. Il faut faire certaines distinctions quand on cherche à définir les risques en matière de sport. Dans nombre de sports, il s'agit presque de négligence criminelle. Des fan farons sous-estiment les dangers de la vitesse sur des routes inconnues, ou nagent au-delà des balises de sécu rité. Les accidents de voiture tuent plus de person nes par an en Grande-Bretagne, et la noyade, Il y a des gens qui prétendent escalader des montagnes avec une barre de chocolat et une orange dans leur poche, ou naviguer sur une coque de noix, qu'ils ne peuvent diriger. Ce n'est pas là du sport, mais de la folie. Il y a aussi beaucoup de sports qui provoquent quel que chose de malsain chez le spectateur. Dans la course automobile, combien n'y a-t-il pas de spectateurs qui sont moins attirés par la prouesse accomplie que par une mor bide curiosité de la possible catastrophe? Sur un autre plan, un petit garçon exprimait un jour son amère dé ception à la fin d'une de mes courses. «Il n'était pas bon aujourd'hui. Il ne s'est pas même évanoui.» Après avoir signalé les risques inutiles, laissez-moi confesser que je respecte les sportifs qui ont éliminé le Dès 1762, les colons amé ricains jouaient à une sorte de base-bail. Mais il y a seulement cent vingt ans que le base-bail est devenu un sport populaire, pourvu de règles uniformisées. Au jourd'hui le base-bail pas sionne les foules aussi bien à Cuba qu'au Japon. A droite, épisode d'un match. 16 Bien que la nage soit un sport dont l'origine se perd dans la nuit des temps, elle n'était pas une épreuve des Jeux Olympiques grecs. Elle a été intégrée aux premiers Jeux Olympiques des temps modernes en On a pu dire que toutes les créatures pou vaient nager instinctive ment, à l'exception des hommes et des singes. Mais les hommes ont appris comme un art cette activité que l'instinct leur refusait, et ils ont mis au point di verses sortes de nage, y compris la nage sur le dos (à gauche). Les épreuves olympiques comprennent la nage libre, la nage sur le dos, la brasse et la nage papillon. Photo Novosti

17 '$*<&! Photo Usls danger autant que faire se peut, et qui n'en risquent pas moins leur vie pour tenter de repousser les limites de la résistance humaine. Nul ne risque sa vie à la légère, sauf les imbéciles. Mais il y a des hommes raisonnables qui, même s'ils ne font pas toujours progresser notre connaissance pratique des mécaniques ou de la nature, osent élever le niveau de l'énergie, individuelle et du cou rage dont dépend la survie de l'homme en tant qu'espèce. Qu'un homme joue son adresse contre sa vie, voilà qui Implique des éléments déterminants bien éloignés de l'in térêt personnel. Le courage réfléchi ne peut ni ne doit être chassé de la vie, et ceux d'entre nous qui ont des enfants doivent admettre qu'il est meilleur pour eux d'af fronter le danger, et s'il le faut, nous devons être prêts à les voir l'affronter. La dernière décennie représente une phase singulière dans l'histoire du sport. On a vu paraître le nouveau pro fessionnalisme, non seulement parce que le sportif est payé, directement ou indirectement, mais aussi parce que le sportif consacre tout son temps et toute son énergie au sport, à l'exclusion de toute autre activité profession nelle ce que Borotra a justement regretté. Chaque pays cherche à rehausser le prestige national par des prouesses physiques, que ce soit pour établir de nouveaux records de vitesse ou d'altitude en avion à réaction, ou pour s'enfoncer dans les abysses, ou escala der les plus hautes montagnes du monde. Il semble que l'on ait posé trop peu de questions sur les moyens et les mobiles ; on ne cherche qu'à grandir la gloire nationale. Moins que toute autre forme de l'athlétisme, moins peut-être que tout autre sport, la course ne peut se dé grader pour s'ajuster à cet état de choses. U y a dixhuit ans, quand Zatopek a été le premier à courir soixante fois le même sprint d'un quart de mile en 60 secondes, pendant une seule séance d'entraînement, je me suis demandé s'il était encore possible de devenir un athlète international et de faire quoi que ce soit, hors s'entraîner. Mais chose étrange, personne ne m'a démontré que la course de demi-fond soit une activité à laquelle il est nécessaire et souhaitable de consacrer tout son temps et toutes ses forces. Se consacrer au sport pendant ses loisirs jusqu'à ce qu'un travail vous dévore, c'est le chagrin et le bonheur tout ensemble de l'amateur à la vieille mode une vole que tout athlète est toujours libre de choisir, si difficile et rare qu'elle soit. Mais l'athlète qui choisit d'être payé pour faire du sport n'en est pas moins un sportif. Lui aussi doit opter, et souvent il échange des avantages à court terme contre des problèmes à long terme. Je pense que nous devons nous rendre compte qu'il en est conscient. Je pense que le sport survivra aux problèmes moraux et administratifs qui l'assaillent' à présent. Pour une bonne raison : le sport a des fondements individuels et une signification individuelle, il n'est pas affaire nationale ou morale. Nous ne courons pas parce que notre pays a besoin de prestige, ni parce que nous pensons que la course nous rend meilleurs, mais parce que nous y pre nons plaisir et parce que c'est plus fort que nous. Pour chacun de nous, le sport nous donne une chance de libé rer une puissance qui demeurerait refoulée en nousmêmes. Je suis sûr qu'en chaque homme réside ce besoin de lutte, et plus nos existences se limitent par ailleurs, plus il est nécessaire de trouver une issue à ce profond désir de liberté. Nul ne peut dire : «Vous ne devez pas courir plus vite que çà ni sauter plus haut que çà.» Le sportif, consciem ment ou inconsciemment cherche cette satisfaction pro fonde, ce sens de la dignité personnelle qui apparaissent quand le corps et l'esprit sont parfaitement coordonnés et parfaitement maîtres d'eux-mêmes. Pour un jeune homme, il y a peu de domaines qui don nent à espérer cette perfection, comme une éphémère fin en soi. Pour l'athlète, l'esprit humain est indomptable. 17 s^*c*t»**'

18 Photo Associated Press

19 Photos Almasy fasa!ss^ré *** r-í *'',...,--,...;. :«>* :.«^wr*»*^ * *r* * 5S?t Éducation du caractère et école de loyauté, le sport est aussi créateur de beauté. Il inscrit dans le temps et l'espace des gestes qui, pour éphémères qu'ils soient, n'en tendent pas moins à une absolue perfection. Les sculpteurs grecs l'avaient bien compris, qui ont représenté le discobole, le coureur, le lanceur de javelot et bien d'autres athlètes. A droite, le vol du sauteur à la perche qui vient de franchir la barre. En haut, l'harmonieux lancer du javelot. Ici, le rythme d'une équipe s'entraînant à l'aviron. A gauche, la foulée de Wilma Rudolf, championne olympique du 100 mètres en 11 "3 à Rome (1960) à qui son inou bliable grâce a valu le surnom de «Gazelle noire». ** : -* '«r.j»*~

20 Norman McLaren LE CINEMA SANS CAMERA par Anne MacDermot Le monde actuel est de plus en plus petit et nous avons tous un désir croissant d' «ap prendre la langue de l'homme d'en face» pour pouvoir communiquer les uns avec les autres. Aussi, bien des gens regardent-ils avec étonnement un cinéaste à l'air timide qui parvient à parler aux habitants de 53 pays et ils vou draient connaître son secret. Depuis plus de vingt ans, Norman McLaren travaille à l'office national canadien du film. Pendant ce temps, il a produit toute une série de courts métrages qui ont retenu l'attention des spectateurs du monde entier. Personne ne peut être indifférent à un film de McLaren : on est emballé, surpris, ou furieux. Et pourtant son influence ne s'exerce pas par des mots. McLaren parle sans le secours des mots et il ne parle pas longtemps : la plupart de ses films ne dépassent pas cinq minutes. Il ne prêche jamais. Son but? «Reposer l'esprit du spectateur», dit McLaren. Et pourtant, ces petits films apportent vraiment un mes sage de beauté, d'humour et de paix. Ils montrent aussi que leur créateur est «l'un des êtres les plus délicieux du monde du cinéma». Né en Ecosse, en 1914, McLaren a suivi les cours d'une école de beaux-arts à Glasgow. Comme d'autres à la même époque, il a été fasciné par les possibilités d'un jouet rela tivement nouveau, le cinéma. Ses moyens ne lui permettaient pas d'acheter une caméra ; il prit, un jour, une copie usagée, lava l'émulsion et, armé d'un pinceau et d'encres de couleurs, peignit une série d'images à même le celluloïd ; il obtint ainsi Colour Cocktail auquel le maître incontesté des documentaires britanniques, John Grierson, accorda un prix. McLaren alla ensuite à Londres, et à la General Post Office Films Unit, produisit une série de petits films : Hell Unlimited, Book Bargain, Mony a Pickle, Love on the Wing. 20

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