Évaluation clinique et fonctionnelle d'un handicap moteur, cognitif ou sensoriel (49)

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Évaluation clinique et fonctionnelle d'un handicap moteur, cognitif ou sensoriel (49)"

Transcription

1 Évaluation clinique et fonctionnelle d'un handicap moteur, cognitif ou sensoriel (49) A. Delarque, J.M. Viton, L. Bensoussan, J.M. Triglia, S. Roman, O. Forzano, L. Kluse, B.Ridings, M. Ceccaldi Mars 2006 Objectifs pédagogiques : Evaluer une incapacité ou un handicap. Analyser les implications du handicap en matière d orientation professionnelle et son retentissement social. Bibliographie : Béthoux F, Calmels P. Guide des outils de mesure et d'évaluation en médecine physique et de réadaptation. Ed Frison-Roche Held J-P., Dizien O. Traité de médecine physique et de réadaptation Paris, Flammarion, Module 4. Handicap, Incapacité, Dépendance. Masson, Évaluer une incapacité ou un handicap Les aspects généraux et ceux concernant le handicap moteur seront traités dans une première partie. Les aspects spécifiques des handicaps cognitifs et sensoriels (auditif et visuel) feront l objet de chapitres particuliers 1.1. Définitions et concept de handicap (travaux de l OMS) L OMS a établi une classification internationale des maladies (CIM) qui a été complétée par une première version de la classification internationale des déficiences, incapacités et handicaps (CIDIH). Celle-ci repose sur le concept de Wood et classe les déficiences, les incapacités et les handicaps. Une deuxième version de la CIDIH, la CIF (classification internationale du fonctionnement du handicap), est parue en Aux trois niveaux du modèle de Wood s est ajouté le concept de qualité de vie Déficience La déficience se définit comme «toute perte de substance ou altération d'une structure ou fonction psychologique, physiologique ou anatomique». Elle représente la traduction d'un état pathologique sur l'organe. Elle peut être transitoire ou définitive. Elle est voisine du concept médical de trouble, ou symptôme, mais s'avère plus large, incluant la notion d'absence ou de perte totale de l'organe. Les déficiences peuvent être : physiques, cognitives, sensorielles ou mentales ; transitoires ou définitives stables ou évolutives Incapacité L'incapacité se définit comme «toute réduction (résultant d'une déficience), partielle ou totale, de la capacité d'accomplir une activité d'une façon, ou dans les limites considérées 1

2 comme normales pour un être humain», Ce n'est plus l'organe qui est concerné mais la personne dans ces différentes fonctions (communication, soins corporels, locomotion...) Handicap ou désavantage social La notion de handicap ou désavantage social introduit une dimension supplémentaire qui est celle de l'environnement. Le handicap se définit comme le désavantage social pour un individu donné, qui résulte d'une déficience ou d'une incapacité et qui limite ou interdit l'accomplissement d'un rôle normal (en rapport avec l'âge, le sexe, les facteurs sociaux et culturels)». Ici est prise en compte la personne mais en fonction des situations dans laquelle elle se trouve. Ces situations de handicap concernent les actes essentiels de la vie quotidienne. L'intérêt de cette approche est de comprendre les facteurs à l origine des handicaps, de déterminer les besoins et d adapter la prise en charge Concept de qualité de la vie Le concept de qualité de la vie fait référence à une sensation de «complet bien-être physique, moral et social perçu par l'individu" (OMS, 1946). Dans le domaine médical, on s intéresse plus particulièrement aux conséquences d un phénomène de santé sur la qualité de vie ; on parle alors de «qualité de vie liée à la santé» définie par MacKeigan (1992). Dans tous les cas, il apparaît multidimensionnel et profondément subjectif. L'optimisation de la qualité de la vie des personnes handicapées et de leurs familles représente ainsi l'objectif final du projet thérapeutique, et une préoccupation constante des rééducateurs et des acteurs de la réinsertion tout au long de l'évolution Evaluation des incapacités et des handicaps moteurs, cognitifs et sensoriels Généralités Il est nécessaire d évaluer les différents niveaux (déficiences, incapacités, handicaps et qualité de vie). On peut faire appel à des méthodes qualitatives ou quantitatives (ordinales, linéaires). Seules les méthodes quantitatives permettent des comparaisons. Ces méthodes peuvent être génériques, applicables quelle que soit la pathologie en cause et les échelles spécifiques qui concernent une pathologie donnée. Ces méthodes d'évaluation doivent répondre à un certain nombre de critères : être pertinentes, c'est-à-dire cohérentes par rapport à ce qui est mesuré ; être sensibles, c'est-à-dire capables de dépister de faibles variations du phénomène observé ; être validées, c'est-à-dire avoir prouvé l'adéquation avec le domaine exploré et sa corrélation avec des outils de référence (cette validation doit être faite dans la langue d'utilisation) ; être reproductibles (dans le temps ou entre évaluateurs) ; être faciles d'utilisation. Les objectifs de cette évaluation sont multiples et concernent le domaine des soins, de l'évaluation des pratiques et de la recherche. établir la réalité des incapacités et des handicaps. o en repérer l existence, o en mesurer la sévérité, 2

3 o en suivre l évolution ; fixer les objectifs de la rééducation et de la réadaptation en fonction du projet de vie et orienter les choix des techniques de médecine physique et les mesures de réadaptation; mesurer l'efficacité de ces techniques dans le cadre de la recherche clinique ; apporter des arguments pour prendre des mesures de protection juridique : sauvegarde, curatelle et tutelle ainsi que pour les indemnisations ; agir sur un plan général et socio-économique : o évaluer le retentissement social des maladies, o évaluer les besoins en soins de rééducation et de réadaptation, o évaluer ou comparer des thérapeutiques de prise en charge des incapacités et des handicaps Evaluation des déficiences L échelle visuelle analogique (EVA) de douleur est une échelle générique et linéaire d évaluation Evaluation des incapacités Elle repose soit sur les données de l interrogatoire soit sur les résultats d examens cliniques ou instrumentaux Echelles : Echelles génériques Les échelles les plus utilisées sont celles qui évaluent les niveaux d'incapacité pour les actes de la vie quotidienne. Elles permettent de mesurer la sévérité des incapacités, d'en suivre l'évolution et sont un des outils de décision pour déterminer les aides nécessaires. Index de Barthel L'index de Barthel (1965) est surtout utilisé pour les pathologies neurologiques et plus particulièrement les hémiplégiques. Il est simple d'emploi et mesure 10 activités en donnant un score qui va de 0 (dépendance totale) à 100 (aucune dépendance) Outre sa simplicité, son intérêt est de donner rapidement une indication sur la situation fonctionnelle.état grabataire de 0 à 20, dépendance permettant d'envisager un retour à domicile au-dessus de 60. Un score à 100 signifie que le sujet est indépendant mais ne signifie pas pour autant que le sujet n'a plus de déficience. 3

4 Index de Barthel (d'après Barthel: Mahoney FI, Barthel DW. Functional evaluation: the Barthel index. Md State Med J 1965 ; 14 : 61-5) ITEMS Score Alimentation Indépendante et normale 10 Aide pour couper 5 Impossible 0 Toilette Peut se baigner seul 10 Se rase, se peigne, se lave le visage 5 Impossible 0 Habillage Indépendant 10 Avec aide modérée 5 Impossible 0 Vessie Parfaitement contrôlée 10 Problèmes occasionnels 5 Constants 0 Selles Parfaitement contrôlées 10 Problèmes occasionnels. 5 Problèmes habituels 0 Utilisation des WC Indépendante 10 Aide partielle 5 Totalement dépendante 0 Transferts lit-chaise Indépendante 15 Aide minime ou surveillance 10 Peut s'asseoir mais doit être installé 5 Ambulation Indépendante 50 m 15 Avec aide pour 50 m 10 50m en fauteuil roulant 5 Impossible 0 Escaliers Indépendant 10 Aide ou surveillance 5 Score total /100 Mesure d indépendance fonctionnelle La mesure d'indépendance fonctionnelle (MIF) est plus récente. Elle comporte 18 items mesurés chacun selon 7 niveaux. Elle est moins simple que l'indice de Barthel, mais elle est plus complète, comportant des items «moteurs" (A à M) et des items «cognitifs" (N à R). Elle permet de comparer des états fonctionnels, de cibler les besoins en rééducation et en réadaptation. 4

5 Mesure d'indépendance fonctionnelle -MIF (d'après Granger CV, Hamilton 88, Keith RA, Zielezny M, Sherwin FS. Advances in functional assessment for medical rehabilitation. Top Geriatr Rehabil1986; 1 (3): 59-74) SOINS PERSONNELS A Alimentation B Soins de l'apparence C Toilette D Habillage - partie supérieure E Habillage - partie inférieure F Utilisation des toilettes Contrôle des sphincters : G Vessie H Intestins Mobilité Transferts : I Lit, chaise, fauteuil roulant J WC K Baignoire, douche Locomotion : L Marche (M), fauteuil roulant (F) M Escaliers Communication : N O p Q R Compréhension Expression Conscience du monde extérieur : Interaction sociale Résolution des problèmes Mémoire Total /126 NIVEAUX 7 - Indépendance complète (appropriée aux circonstances et sans danger) 6 - Indépendance modifiée (avec appareillage par exemple) 5 - Surveillance 4 - Aide minimale (25 %) 3 - Aide moyenne (50 %) 2 - Aide maximale (75 %) 1 - Aide totale (100%) Présentée sous forme de " cible" elle permet de bien visualiser les items les plus déficitaires et l'évolution des incapacités Échelles spécifiques Les échelles globales ne permettent pas de mesurer les incapacités dans certaines circonstances, notamment dans certaines pathologies où les incapacités sont plus focalisées et propres à la pathologie. Dans ces situations, des échelles spécifiques ont toute leur place. Elles s'adressent le plus souvent à une pathologie donnée et sont donc très nombreuses. Il ne faut cependant utiliser que des échelles validées et reconnues. Il est impossible de citer toutes les échelles. À titre d'illustration, quelques exemples parmi 5

6 celles qui sont les plus couramment utilisées sont les suivants. l indice fonctionnel de Lequesne permet l évaluation du retentissement fonctionnel de la coxarthrose ; l'échelle EIFEL (échelle d'incapacité fonctionnelle pour l'évaluation des lombalgies) a été traduite et validée en français; il s'agit d'un auto-questionnaire qui permet d'évaluer les conséquences fonctionnelles des lombalgies chroniques; l'échelle d'activités instrumentales de la vie courante (IADL, Lawton) est une échelle d'incapacités de vie quotidienne secondaires aux déficiences cognitives; elle s'est montrée d'un grand pouvoir prédictif de la maladie d'alzheimer Indice algo-fonctionnel de Lequesne utilisé pour la coxarthrose (d'après Lequesne M, Méry C, Samson M. et al. Indexes of severity for osteoarthritis of the hip and knee. Scand j Rheumatol1987, 65 : [suppl]) DOULEUR ou GENE La nuit? Non 0 Seulement en remuant ou selon la posture 1 Même immobile 1 Lors du dérouillage matinal? Moins d'une minute Pendant 1 à 15 min 0 Pendant plus de 15 min 2 Lors de la station debout ou s'il vous faut piétiner 1/2 heure? Non 0 Oui 1 Lorsque vous marchez? Non 0 Seulement après une certaine distance 1 Très rapidement et de façon croissante 2 Votre hanche vous gêne-t-elle lorsque vous restez assis longtemps (2 heures)? Non 0 Oui l Périmètre de marche maximum (en acceptant d'avoir mal) Aucune limitation 0 Limité mais supérieur à 1 km 1 Environ 1 km (environ 15 min) à 900 m (environ 8 à 15 min) à 500 m à 300 m 5 Moins de 100 m 6 Une canne ou une béquille nécessaire + 1 Deux cannes ou deux béquilles nécessaires +2 Difficulté dans la vie quotidienne pour : Mettre ses chaussettes par devant 0 à 2* Ramasser un objet à terre 0 à 2* Monter ou descendre un étage 0 à 2* Sortir d'une voiture ou d'un fauteuil profond 0 à 2* Retentissement sur l'activité sexuelle 0 à 2* SCORE TOTAL 6

7 (* 0 pas de difficulté - 0,5 petite difficulté -1 possible mais difficilement - 1,5 possible mais très difficilement - 2 impossible) EIFEL, échelle d'incapacité fonctionnelle pour les lombalgies (d'après Coste J, Le Parc JM, Berge E, Delecoeullerie G, Paolaggi JB. Validation française d'une échelle d'incapacité fonctionnelle pour l'évaluation des lombalgies (EIFEL). Rev Rhum (Ed Fr) 1993 ; 60 : ) Nous aimerions connaître les répercussions de votre douleur lombaire sur votre capacité à effectuer les activités de la vie quotidienne. Si vous êtes cloué au lit par votre douleur lombaire, cochez cette case et arrêtez-vous là. En revanche, si vous pouvez vous lever et rester debout au moins quelques instants, répondez au questionnaire qui suit : Une liste de phrases vous est proposée ci-dessous. Ces phrases décrivent certaines difficultés à effectuer une activité physique quotidienne directement en rapport avec votre douleur lombaire. Lisez ces phrases une par une avec attention en ayant bien à l esprit l état dans lequel vous êtes aujourd hui à cause de votre douleur lombaire. Quand vous lirez une phrase qui correspond bien à difficulté qui vous affecte aujourd'hui; cochez-là Dans le cas contraire, laissez un blanc et passez à la phrase suivante. Souvenez-vous bien de ne cocher que les phrases qui s appliquent à vous-même aujourd hui. Je reste pratiquement tout le temps à la maison à cause de mon dos. Je change souvent de position pour soulager mon dos... Je marche plus lentement que d'habitude à cause de mon dos.... A cause de mon dos, je n'effectue aucune des tâches que j'ai l'habitude de faire à la maison.. À cause de mon dos, je m'aide de la rampe pour monter les escaliers.. À cause de mon dos, je m'allonge plus souvent pour me reposer... À cause de mon dos, je suis obligé(e) de prendre un appui pour sortir d'un fauteuil À cause de mon dos, j'essaie d'obtenir que d'autres fassent des choses à ma place... À cause de mon dos, je m'habille plus lentement que d'habitude. Je ne reste debout que de courts moments à cause de mon dos À cause de mon dos, j'essaie de ne pas me baisser ni de m'agenouiller... 7

8 À cause de mon dos, j'ai du mal à me lever d'une chaise. J' ai mal au dos la plupart du temps.. À cause de mon dos, j'ai des difficultés à me retourner dans mon lit.. J' ai moins d'appétit à cause de mon mal de dos.. À cause de mon mal de dos, j'ai du mal à mettre mes chaussettes (ou bas, collants).. Je ne peux marcher que sur de courtes distances à cause de mon mal de dos. Je dors moins à cause de mon mal de dos À cause de mon dos, quelqu'un m'aide pour m'habiller... À cause de mon dos, je reste assis(e) la plus grande partie de la journée À cause de mon dos, j'évite de faire de gros travaux à la maison À cause de mon mal de dos, je suis plus irritable que d'habitude et de mauvaise humeur avec les gens À cause de mon dos, je monte les escaliers plus lentement que d'habitude À cause de mon dos, je reste au lit la plupart du temps.. Echelle d activités instrumentales de la vie courante (IADL Lawton) utilisée pour les troubles cognitifs (d après Lawton MP, Brody EM. Assessment of older peaple : selfmaintening and instrumental activities of daily living. Gérontologist, 1969, 9, ) Capacité à utiliser le téléphone Je me sers du téléphone de ma propre initiative, cherche et compose les numéros moi-même Je compose un petit nombre de numéros bien connus Je réponds au téléphone, mais je n'appelle pas Je suis incapable d'utiliser le téléphone Capacité à utiliser les moyens de transport Je peux voyager seul(e) et de façon indépendante (par les transports en commun, ou avec ma propre voiture) Je peux me déplacer seul(e) en taxi, pas en autobus Je peux prendre les transports en commun si je suis accompagné(e) Transport limité au taxi ou à la voiture, en étant accompagné Je ne me déplace pas du tout Capacité à gérer son budget Je suis totalement autonome (gérer le budget, faire les chèques, payer les factures) Je me débrouille pour les dépenses au jour le jour, mais j'ai besoin d'aide pour gérer mon budget à long terme (planifier les grosses dépenses) Je suis incapable de gérer l'argent nécessaire à payer mes dépenses au jour le jour 8

9 Evaluation quantifiée de la posture et du mouvement : Elle repose sur des mesures cliniques ou instrumentales faites à l hôpital. Lors de la marche d un patient peuvent ainsi être quantifiées : la vitesse de marche, la longueur et la largeur des pas, les appuis au sol, l activité de certains groupes musculaires, la dépense énergétique Evaluation des handicaps et de la qualité de vie : L évaluation des handicaps peut se faire sur les données de l interrogatoire ou par une étude écologique. Elle est difficile car elle prend en compte le retentissement social et psychologique des maladies et des accidents. Le handicap n'est pas une caractéristique de la personne en elle-même mais de son rapport avec les situations dans lesquelles elle se trouve (par exemple vis-à-vis des déplacements extérieurs dans tel contexte architectural, vis-à-vis du travail, ou vis-à-vis de l'école). Elle intègre l'interaction entre les facteurs environnementaux (matériels et humains) et la personne. Les outils de mesure sont donc forcément complexes. Certaines méthodes permettent cependant d'approcher le handicap : l'évaluation en situation naturelle et les échelles de qualité de vie Évaluation en situation naturelle L'évaluation en situation naturelle (dite écologique) est un élément de réponse dans certaines situations Les sujets sont observés en situation réelle, à leur domicile ou dans la ville. L'observation de l'amputé artéritique à son domicile peut montrer des possibilités réduites par rapport à celles que l'on peut observer au cabinet médical Échelles de qualité de vie Les échelles de qualité de vie ont les caractéristiques suivantes elles prennent en compte le retentissement physique, psychique et social de la maladie en explorant la façon dont la personne se perçoit elle-même ; il ne s'agit plus d'une évaluation objective par un professionnel mais d'une évaluation subjective du vécu personnel du sujet. Les outils de mesure sont en majorité des autoquestionnaires qui doivent répondre aux mêmes critères de validité que les autres échelles. On distingue des échelles génériques et des échelles spécifiques Échelles génériques Les échelles génériques évaluent la qualité de vie en général et peuvent s'appliquer à toutes les pathologies; elles sont peu sensibles au changement. Parmi celles qui sont le plus utilisées, citons à titre d'exemple l'indicateur de santé perceptuelle de Nottingham qui comporte 38 questions auxquelles le patient répond par oui ou par non (exemples. «je souffre quand je marche», «j'ai des difficultés à rester longtemps debout» ou encore «j'ai des difficultés à m'entendre avec les autres») Échelles spécifiques Les échelles spécifiques sont conçues pour une pathologie particulière et sont plus sensibles que les échelles génériques. 9

10 Bien que moins nombreuses que les échelles d'incapacités, il est impossible de les citer toutes. En voici quelques exemples parmi celles qui sont utilisées couramment et simples à faire passer : l'auto-questionnaire de Dallas permet d'évaluer le retentissement des lombalgies chroniques communes ; le HAQ (Health Assessment Questionnaire) est spécifique de la polyarthrite rhumatoïde. Il comprend 23 items classés en 9 catégories ; l'échelle DITROVIE évalue le retentissement de l incontinence urinaire. Auto-questionnaire de Dallas utilisé pour les lombalgies chroniques communes (d'après lawlis GF, Cuencas R, Selby D, Mc Coy CE. The development of the Dallas Pain Questionnaire. An assessment of the impact of spinal pain on behavior. Sp(ne 1989 ; 14(5) : Version française de l'échelle de Dallas adaptée par la section rachis de la Société française de rhumatologie, juillet 1997) 1. La douleur et son intensité : Dans quelle mesure avez-vous besoin de traitements contre la douleur pour vous sentir bien? pas du tout parfois tout le temps 0% 100% 2. les gestes de la vie quotidienne* : Dans quelle mesure votre douleur perturbe-t-elle les gestes de votre vie quotidienne (sortir du lit, se brosser les dents)? 3. la possibilité de soulever quelque chose : Dans quelle mesure êtes-vous limité(e) pour soulever quelque chose? 4. La marche : Dans quelle mesure votre douleur limite-t-elle maintenant votre distance de marche par rapport à celle que vous pouviez parcourir avant votre problème de dos? 5. la position assise : Dans quelle mesure votre douleur vous gêne-t-elle pour rester assis(e)? 6. la position debout : Dans quelle mesure votre douleur vous gêne-t-elle pour rester debout de façon prolongée? 7. Le sommeil : Dans quelle mesure votre douleur gêne-t-elle votre sommeil? 8. L'activité sociale : Dans quelle mesure votre douleur perturbe-t-elle votre vie sociale (danser, jeux et divertissements, repas ou soirées entre amis. etc)? 9. les déplacements on voiture : Dans quelle mesure votre douleur gêne-t-elle vos déplacements en voiture? 10. Les activités professionnelles : Dans quelle mesure votre douleur perturbe-t-elle votre travail? 11. l'anxiété, le moral : Dans quelle mesure estimez-vous que vous parvenez à faire face à ce que l'on exige de vous? 12. la maîtrise de soi : Dans quelle mesure estimez-vous que vous arrivez à contrôler vos réactions émotionnelles? 13. la dépression : Dans quelle mesure vous sentez-vous déprimé(e) depuis que vous avez mal? 14. les relations avec les autres : 10

11 Dans quelle mesure pensez-vous que votre douleur a changé vos relations avec les autres? 15. le soutien dans la vie de tous les jours : Dans quelle mesure avez-vous besoin du soutien des autres depuis que vous avez mal (travaux domestiques, préparation des repas. etc)? 16. les réactions défavorables des proches : Dans quelle mesure estimez-vous que votre douleur provoque chez vos proches, de l'irritation, de l'agacement, de la colère à votre égard? HAQ (Health Assessment Questionnaire) utilisé pour la polyarthrite rhumatoïde (d'après Guillemin F, Briançon S, Pourel J. Mesure de la capacité fonctionnelle dans la polyarthrite rhumatoïde : adaptation française du Health Assessment Questionnaire (HAQ). Rev Rhum (Ed fr), 1991, 58 : ) S'habiller et se préparer êtes-vous capable de - vous habiller, y compris nouer vos lacets et boutonner vos vêtements? - vous laver les cheveux? Se lever êtes-vous capable de - vous lever d'une chaise? - vous mettre au lit et vous lever du lit? Manger êtes-vous capable de : - couper votre viande? - porter à la bouche une tasse ou un verre bien plein? - ouvrir une «brique» de lait ou de jus de fruit? Marcher êtes-vous capable de : - marcher en terrain plat à l'extérieur? - monter quelques marches? Hygiène êtes-vous capable de : - vous laver et vous sécher entièrement? - prendre un bain dans la baignoire? - vous asseoir et vous relever d'un siège de toilettes? Atteindre et attraper un objet êtes-vous capable de : - atteindre et prendre un objet pesant 2,5 kg situé au-dessus de votre tête? - vous baisser pour ramasser un vêtement par terre? Préhension êtes-vous capable de : - ouvrir une portière de voiture? - dévisser le couvercle d'un pot déjà ouvert une fois? - ouvrir et fermer un robinet? Sans aucune difficulté Avec Quelques difficultés Avec beaucoup Incapable de de le faire difficultés 11

12 Autres activités êtes-vous capable de : - faire vos courses? - monter et descendre de voiture? - faire des travaux ménagers tels que passer l'aspirateur ou faire du petit jardinage? Veuillez indiquer d'une croix si vous utilisez habituellement un de ces accessoires ou appareils pour effectuer les activités suivantes : s'habiller et se préparer, se lever, manger et hygiène, attraper, et prendre : marcher : cannes(s) accessoires pour s'habiller (crochet à bouton, crochet à fermeture éclair, chaussepied à long manche, etc) siège de WC surélevé instrument à long manche ou pince ramasse - objet déambulation siège de baignoire ustensiles spécialement adaptés appareils à long manche pour salle de bains béquilles chaise spécialement adaptée pince à bocaux pour bocaux déjà ouverts chaise roulante une poignée ou barre de baignoire autres (préciser). autres (préciser) Veuillez indiquer d'une croix les activités pour lesquelles vous avez besoin de l'aide de quelqu'un : s'habiller et se préparer se lever hygiène corporelle saisir et ouvrir des objets manger marcher atteindre et attraper un objet courses et taches ménagères À chaque question, une note de 0 à 3 est affectée en fonction de la difficulté à réaliser l'activité explorée : 0 = sans aucune difficulté 1 = avec quelques difficultés 2 = avec beaucoup de difficultés 3 = incapable de la réaliser L'indice fonctionnel est la somme relative des divers domaines divisée par le nombre de domaines évalués (normalement 8, mais moins en cas de données manquant est l indice de qualité de vie HAQ, moyenne, ainsi obtenue, varie entre 0 et 3 12

13 Échelle DITROVIE : mesure du retentissement de l'incontinence urinaire (d'après Marquis P, Amarenco G, Sapède C, Josserand F, McCarthy C, Zerbib M. et al. Élaboration et validation d'un questionnaire qualité de vie spécifique de l'impériosité mictionnelle chez la femme. Prog Urol Au cours des 4 dernières semaines, vos troubles urinaires : (1) vous ont-ils gêné(e) lorsque vous étiez à l'extérieur de chez vous? (2) vous ont-ils gêné(e) pour faire les courses ou les achats? (3) vous ont-ils gêné(e) pour porter quelque chose de lourd? (4) ont-ils nécessité que vous interrompiez fréquemment votre travail ou vos activités quotidiennes? Pas du tout Un MoyennementBeaucoup Énormément peu Au cours des 4 dernières semaines, à cause de vos troubles urinaires, avec quelle fréquence : Jamais Rarement De temps en temps Souvent En permanence (5) avez-vous éprouvé un sentiment de honte, de dégradation? (6) avez vous craint de sentir mauvais? (7) avez-vous perdu patience? (8) avez-vous craint de sortir de chez vous? (9) avez-vous été obligé de vous relever plusieurs fois pendant votre sommeil? (10) Compte tenu de vos troubles urinaires, comment évalueriez-vous actuellement votre qualité de vie? (entourez la réponse de votre choix) Excellente Mauvaise Score global = somme des scores aux 10 questions divisé par 10 Interprétation du score : 1 = correspond à une patiente peu gênée dans ses activités, son psychisme, son sommeil et qui aune excellente qualité de vie 5 = correspond à une patiente extrêmement gênée dans ses activités, son psychisme, son sommeil et qui a une mauvaise qualité de vie. 13

14 1.3. Implications du handicap en matière d orientation et de reclassement professionnel et son retentissement social Le handicap a des répercussions sur la vie personnelle et familiale, sur la vie sociale et sur la vie professionnelle Retentissement sur la vie personnelle et familiale Le retentissement sur la vie personnelle et familiale concerne le lieu de vie quotidienne de la personne Lieu de vie : Maintien au domicile privé (de la personne ou de sa famille) Rôle de la famille Le rôle de la famille (conjoint ou parents) est essentiel et sa participation peut être la condition indispensable pour un retour à domicile Elle peut apporter une aide psychologique, culturelle et matérielle. Toutefois, il ne faut pas négliger les réactions de cet entourage, qui doit lui-même s'adapter aux conséquences du handicap. Un accompagnement psychologique de la famille est parfois nécessaire. D'autre part, il faut savoir que la plupart des handicaps n'empêchent pas de construire une vie de famille et d'avoir des enfants. En résumé, une personne handicapée peut vivre seule si elle est capable de prendre des décisions et a des aides Accueil en milieu institutionnel Il s agit en générale de structures sociales ou médicosociales. Pour certains patients, il s agit de structures médicales (services de Médecine Physique et de Réadaptation). Lorsque le maintien à domicile n'est pas possible car les incapacités sont trop importantes ou que l'entourage ne peut pas assumer la prise en charge, la personne doit être accueillie dans un établissement social ou médico-social. C'est la COTOREP qui détermine vers quel type d'établissement la personne doit être orientée : un foyer d'hébergement pour les handicapés mentaux exerçant une activité professionnelle adaptée en centre d'aide par le travail (CAT) ; un foyer de vie ou occupationnel : accueil pour les handicapés ayant gardé une certaine autonomie mais ne pouvant exercer ni en CAT ni en atelier protégé (voir plus loin) ; l'accueil dans ces foyers peut ne se faire que le jour pour certains ; un foyer à double tarification (forfait soins pris en charge par la sécurité sociale et forfait hébergement restant à la charge du pensionnaire). accueil en internat pour les handicapés adultes ne pouvant exercer d'activité à caractère professionnel et ayant besoin de l'assistance d'une tierce personne ainsi qu'une surveillance médicale et des soins constants; une maison d'accueil spécialisée (MAS) : accueil en internat des handicapés adultes sévères, dépendants pour raison physique ou pour raison psychique. Aides nécessaires pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne et avoir une autonomie de déplacement 14

15 Aides humaines, financières, techniques Quel que soit le lieu tous les moyens de rééducation et de réadaptation doivent être mis en place Accessibilité du logement L'accessibilité du logement ou des structures de réception doit être organisée : à l'extérieur : plan incliné, ascenseur, porte facile à ouvrir pour les incapacités physiques ou repères sonores pour les incapacités visuelles par exemple; à l'intérieur : o possibilité de circuler dans toutes les pièces avec un fauteuil roulant par exemple, o aménagement des toilettes, de la salle de bains et de la cuisine Aides techniques Des matériels spécifiques permettent l'autonomie fonctionnelle pour tous les actes de la vie courante : certains sont remboursés par la sécurité sociale: lit médical, matelas anti-escarres, lève- malades, fauteuil roulant manuel ou électrique, etc d'autres ne sont pas remboursés, mais sont tout aussi nécessaires à l'autonomie : ce sont les aides techniques et les équipements spéciaux. La prescription et la mise en place de ces matériels ne peuvent se concevoir qu'après avoir été préparées avec le patient pendant la démarche de réadaptation. Seule cette préparation permet une adéquation optimale avec les besoins de la personne Aides financières L'autonomie financière des personnes handicapées est un élément essentiel. Pour les adultes de moins de 60 ans, ces revenus proviennent, selon les cas : de la sécurité sociale. pensions d'invalidité de catégorie 1 (activité professionnelle adaptée possible), de catégorie 2 (pas d'activité professionnelle possible) ou de catégorie 3 (majoration pour l'assistance par une tierce personne), rente d'accident de travail ; de la DDASS, après avis de la COTOREP (commission technique d'orientation et de reclassement professionnel).allocation adulte handicapé, allocation compensatrice et allocation logement délivrées par la deuxième section ; des assurances privées: indemnisation en cas d'accident avec tiers responsable Aides humaines Dans certains cas, l'aide d'une tierce personne est nécessaire pour accomplir certains actes de la vie courante ou superviser ses activités (troubles comportementaux). Cette tierce personne est rémunérée grâce aux aides financières. Elle peut être un membre de l'entourage ou de la famille. D'autres types d'assistance peuvent être mis en place : gardes-malades qui assurent une présence, aide ménagère qui s'occupe de l'environnement, mais n'assiste pas la personne dans les actes de la vie courante, infirmiers ou aides soignants à domicile pour des soins spécifiques (ex trachéotomie). Toutes ne sont pas prises en charge sur le plan financier Mesures de protection juridique 15

16 Les mesures de protection juridique, comme la sauvegarde de justice, la curatelle ou la tutelle, sont loin d'être systématiques. Elles ne se justifient que lorsque la personne n'est pas apte à prendre des décisions concernant la conduite de sa vie et la gestion de ses biens (voir chapitre 4-item 52) Retentissement social en dehors du travail Lieux publics L'accessibilité des locaux aux personnes handicapées est le premier élément qui conditionne leur intégration dans la société. Depuis la loi du 30 juin 1975 (complétée par la loi du 13 juillet 1991 et la circulaire du 7 juillet 1994), l'accessibilité des logements collectifs et des établissements ouverts au public est une obligation légale qui concerne l'accès mais aussi la circulation à l'intérieur des bâtiments, quelle qu'en soit la nature (administrative, scolaire, de loisirs...). Les hôtels doivent avoir des chambres aménagées. Malheureusement, cette législation est souvent appliquée de façon insuffisante. L'accessibilité dans la ville doit également être prévue mais elle est plus ou moins appliquée et répandue, en fonction des municipalités: bateaux d'accès aux trottoirs, revêtements sans aspérités, absence d'obstacles, aides sonores pour les déficients visuels aux passages piétons, places de parking réservées Transports Accessibilité des transports publics L'accessibilité des transports publics dépend des responsables des organismes gestionnaires (État, région, municipalité). Certains transports anciens sont inaccessibles à une personne en fauteuil roulant (métro de Paris par exemple). D'autres, conçus plus récemment (autobus, tramways) comportent des adaptations. Dans de nombreuses villes, des transports individuels peuvent être assurés par des minibus adaptés. Une organisation permettant l'accessibilité des trains et des avions est prévue, mais elle est assez lourde à organiser et le déplacement des fauteuils roulants n'est pas possible dans les wagons ni dans les avions (avec impossibilité d'accès aux toilettes). Le recours à un accompagnateur est souvent exigé dans les avions Conduite automobile La conduite automobile doit être compatible avec les incapacités dont la liste est répertoriée. Une commission médicale départementale délivre (de façon temporaire ou définitive) le permis de conduire et décide des aménagements éventuellement nécessaires sur le véhicule (regroupement des commandes au volant en cas d'incapacités des membres inférieurs par exemple). Ces adaptations sont souvent onéreuses et ne sont pas remboursées par la sécurité sociale Vie culturelle, cultuelle, politique et loisirs La vie sociale est déterminée par la personne handicapée elle-même et par l'effort d'intégration plus ou moins réalisé par la société, ce qui recouvre à la fois l'image du handicap et les aides mises à la disposition des personnes handicapées. L'intégration sociale ne peut se faire que si la personne peut participer à toutes les activités associatives, politiques, de formation, de travail ou de loisir. L'accessibilité architecturale est la première des conditions comme il a été vu plus haut. Une place particulière doit être donnée au sport qui peut être pratiqué comme activité de loisir 16

17 soit dans des clubs adaptés, soit, de préférence, dans les clubs pour personnes valides, ou en compétition. Il existe une fédération française handisports qui propose 34 disciplines sportives. Pour les compétitions (jeux régionaux, nationaux, internationaux, paralympiques), une classification est faite en fonction du type de handicap (paraplégique, amputé, malvoyant, etc.). La pratique de ces activités a un intérêt sur le plan physique mais aussi psychologique (meilleure image de soi, lutte contre le repli sur soi). Elle est surtout source de bénéfices sur le plan de l'intégration sociale. Un suivi médical est nécessaire car des complications spécifiques des handicaps peuvent survenir Image du handicap dans la société, Rôle des Associations de malades. Les personnes handicapées restent dans nos sociétés occidentales trop souvent victimes d'un stéréotype négatif. En psychologie de la santé et en psychosociologie, un stéréotype est une représentation d'un individu ou d'un groupe social au sujet duquel existe un accord spontané et irrationnel dans l'ensemble de la population. Le stéréotype renvoie à la notion de norme, de personne à laquelle on souhaite s'identifier. Puissamment exploité par la publicité, le stéréotype positif dans nos sociétés, c'est d'être jeune, plutôt beau et attrayant sexuellement, riche, en bonne santé et exerçant un métier intéressant. A l'inverse, le stéréotype négatif, source de méfiance, d'embarras, de rejet voire de répulsion conduisant au processus d'exclusion, c'est d'être vieux, pauvre, malade ou handicapé De multiples actions sont menées contre cette assimilation, notamment par les associations de personnes handicapées, plus ou moins bien relayées par les médias. Mais beaucoup reste à faire, et le rôle de chaque professionnel de santé, au quotidien, reste fondamental. Les associations de malades se développent de plus en plus et ont des objectifs d'information, de défense des personnes handicapées Certaines gèrent des structures de prise de charge (établissements médico-sociaux, services d'aide à domicile). Il existe : des associations spécifiques de maladies (exemptes. l'apno pour la polyarthrite rhumatoïde, l'association d'aphasiques, l'aftc pour les familles de traumatisés crâniens, l'afm pour les myopathies. ) ; des associations plus générales souvent plus importantes qui concernent tous les types de handicaps (exemples. l'apf ou association de paralysés de France, l'adapt ou ligue pour l'adaptation du diminué physique au travail). Le rôle de ces associations est très important et une information sur leur rôle et leurs objectifs doit être donnée aux personnes handicapées. Cependant toutes ces personnes n'acceptent pas d'adhérer à ces associations Retentissement sur l orientation professionnelle Toute personne handicapée apte à travailler doit pouvoir exercer une activité professionnelle si elle le souhaite. Une réglementation a été nécessaire pour que ce droit puisse être exercé Réglementation La loi du 30 juin 1975 a établi l'obligation d'emploi et de reclassement des personnes handicapées et a mis en place les COTOREP. Dans le domaine professionnel, c'est la première section qui intervient. Elle reconnaît à la personne la qualité de «travailleur handicapé» (est considérée comme «travailleur handicapé» toute personne dont les possibilités d'obtenir ou de conserver un 17

18 emploi sont effectivement réduites par suite d'une insuffisance ou d'une diminution de ses capacités physiques ou mentales). La COTOREP utilise un classement du handicap en trois catégories: A (léger) ; B (modéré) ; C (grave). Cette reconnaissance donne l'accès à l'ensemble des mesures d'aide à l'emploi, et rend la personne bénéficiaire de la priorité d'emploi. Toute entreprise d'au moins 20 salariés est tenue d'employer au moins 6% de son effectif de travailleurs handicapés. Si l'employeur n'applique pas cette obligation, il doit verser une indemnité financière à l'agefiph (association pour la gestion des fonds pour l'insertion professionnelle des handicapés) dont les fonds sont utilisés pour des actions d'intégration professionnelle en faveur des handicapés. La COTOREP se prononce également sur la formation et sur l'orientation vers le type de travail, en milieu ordinaire ou en milieu protégé Formation La formation peut être précédée d'une pré-orientation qui évalue les aptitudes de la personne. La formation elle-même peut se faire soit dans le cadre d'un contrat d'apprentissage auprès d'un employeur, soit dans un centre de rééducation professionnelle et de réentraînement au travail. Les personnes handicapées ont droit au même titre que les autres personnes à la formation continue Travail en milieu ordinaire Une concertation entre plusieurs professionnels de la santé, (médecin traitant, médecin spécialiste, médecin du travail, assistante sociale, équipe technique de la COTOREP), peut être utile : dans certains cas, la reprise de travail pourra se faire dans l'entreprise antérieure, soit au même poste, soit à un poste adapté grâce à un reclassement interne, ou avec un aménagement du temps de travail: reprise en mi-temps thérapeutique ou à temps partiel ; dans les autres cas, la personne doit rechercher un emploi. La COTOREP ne gère pas les emplois. C'est l'anpe qui est chargée du placement des travailleurs handicapés. Elle est aidée par des équipes techniques de préparation et de suite et par l'agefiph qui finance des adaptations parfois nécessaires. La situation est différente selon que le handicap est acquis, suite à une maladie ou un accident chez une personne qui travaillait auparavant (on parle de reprise du travail), ou congénital, ou survenu dans l'enfance. Dans ces derniers cas, on voit souvent arriver sur le marché du travail des adultes jeunes qui n'ont jamais travaillé, sont très motivés pour le faire, mais n'ont pas toujours une représentation réaliste des exigences du monde du travail. En ce qui concerne la reprise du travail, l'insertion en milieu ordinaire doit être préférée chaque fois que cela est possible car elle est un facteur important d'intégration sociale Travail en milieu protégé Le travail en milieu protégé est envisagé lorsque les capacités de travail ne sont pas compatibles avec le placement en milieu ordinaire. On distingue : les ateliers protégés et les centres de distribution de travail à domicile : leur production s'intègre dans l'économie normale de marché et ils s'adressent aux personnes dont la capacité de travail est supérieure ou égale au tiers de la capacité normale ; les centres d'aide par le travail (CAT) s'adressent aux personnes dont la capacité de travail est inférieure au tiers de la capacité normale. Ce sont des structures de mise au 18

19 travail, mais aussi des structures médico-sociales assurant un accompagnement social. Ils accueillent une majorité de handicapés jeunes, notamment sensoriels et mentaux, qui n'ont jamais travaillé auparavant Facteurs de réussite de la réinsertion professionnelle De la même façon qu'en milieu de travail ordinaire, la situation est différente selon que le handicap est acquis, suite à une maladie ou un accident chez une personne qui travaillait auparavant (on parle de reprise du travail), ou qu'il est congénital. En ce qui concerne la reprise du travail, l'insertion en milieu ordinaire doit être préférée chaque fois que cela est possible car elle est un facteur important d'intégration sociale. Cependant, cette reprise de travail est fonction des motivations et du projet de vie de la personne ainsi que d'un certain nombre de facteurs tels que le type de handicap, son évolutivité éventuelle, mais aussi les compétences et l'insertion sociale antérieures ainsi que l'environnement professionnel Il faut aider la personne à bien comprendre les subtilités de la législation et bien distinguer par exemple : la reprise de son travail de celle d'un travail quelconque ; la notion d'inaptitude à son travail de celle d'inaptitude à tout travail, cette dernière condition étant requise par exemple par la COTOREP pour attribuer une allocation. Même si cette notion d'inaptitude peut être variable selon les points de vue du médecin traitant, du médecin-conseil et du médecin du travail, il faut savoir que la meilleure des pensions ne vaut pas le plus mauvais des emplois. 2. Evaluation clinique et fonctionnelle d'un handicap auditif Classification du Bureau International d'audio-phonologie (BIAP) Les déficiences auditives sont liées à une perte de la perception des sons. Après un bilan clinique, la mesure audiométrique des pertes auditives doit être réalisée dans des conditions acoustiques satisfaisantes. Elle fait apparaître une perte en décibels par rapport à l'oreille normale (db HL) en référence aux normes ISO. La perte tonale moyenne est calculée à partir de la perte en db sur les fréquences 500 Hz, 1000 Hz, 2000 Hz et 4000 Hz. Toute fréquence non perçue est notée à 120 db de perte. Leur somme est divisée par quatre arrondie à l'unité supérieure. En cas de surdité asymétrique, le niveau moyen de perte en db est multiplié par 7 pour la meilleure oreille et par 3 pour la plus mauvaise oreille. La somme des pertes pour les 2 oreilles est divisée par 10. La classification proposée est la suivante (figure1): I. Audition normale ou subnormale La perte tonale moyenne ne dépasse pas 20 db. Il n'y a pas d'incidence sociale. II. Déficience auditive légère La perte tonale moyenne est comprise entre 21 db et 40 db. La parole est perçue à voix normale mais plus difficilement à voix basse ou lointaine. La plupart des bruits familiaux sont perçus. III. Déficience auditive moyenne Premier degré : la perte tonale moyenne est comprise entre 41 et 55 db. 19

20 Deuxième degré : la perte tonale moyenne est comprise entre 56 et 70 db. La parole est perçue si on élève la voix. Le sujet comprend mieux en regardant parler. Quelques bruits familiers sont encore perçus. IV. Déficience auditive sévère Premier degré : la perte tonale moyenne est comprise entre 71 et 80 db. Deuxième degré : la perte tonale moyenne est comprise entre 81 et 90 db. La parole est perçue à voix forte près de l'oreille. Les bruits forts sont perçus. V. Déficience auditive profonde Premier degré : la perte tonale moyenne est comprise entre 91 et 100 db. Deuxième degré : la perte tonale moyenne est comprise entre 101 et 110 db. Troisième degré : la perte tonale moyenne est comprise entre 111 et 119 db. Aucune perception de la parole et seuls les bruits très puissants sont perçus. VI. Déficience auditive totale - Cophose La perte moyenne est de 120 db. Rien n'est perçu 2.2. Les taux d incapacité Pour les surdités bilatérales dépistées avant l âge de trois ans, on applique automatiquement le taux d incapacité de 80 p. 100 compte tenu des troubles du langage toujours associés. La situation est de nouveau évaluée dans la quatrième année pour tenir compte cette fois-ci de l audiogramme et des troubles du langage réels. Au-delà de trois ans les taux d incapacité sont fixés ainsi qu il suit : Oreilles 1 \ 2 20 à 39 db 40 à 49 db 50 à 59 db 60 à 69 db 70 à 79 db 80 db et + Moins de 20 db à 39 db à 49 db à 59 db à 69 db à 79 db db et au-dessus Acouphènes/vertiges L existence d acouphènes majore arithmétiquement le taux d incapacité lié à la perte auditive (taux : de 2 à 5 p. 100). De même l existence de vertiges majore arithmétiquement le taux d incapacité lié à la perte auditive (taux : de 2 à 5 p. 100) C. Implications du handicap en matière d'orientation professionnelle et son retentissement social. Les affections de l'oreille moyenne responsables d'une surdité de transmission ne sont pas à priori un obstacle à l'affectation à des postes exposant au bruit car elles peuvent même constituer une relative protection de l'oreille interne. A l'opposé, les atteintes de l'oreille interne peuvent constituer une contre-indication pour l'affectation à un poste bruyant. Dans tous les cas, la surdité est une cause d'inaptitude dans les métiers où la sécurité individuelle ou collective repose sur la perception auditive de signaux sonores et dans ceux pour lesquels les relations vocales sont essentielles. 20

A uto-questionnaire de Dallas (douleur du rachis)

A uto-questionnaire de Dallas (douleur du rachis) Nom : Prénom : Date de naissance : Service : Hôpital/Centre MPR : Examinateur : Date du jour : Étiquettes du patient A uto-questionnaire de Dallas (douleur du rachis) À lire attentivement : ce questionnaire

Plus en détail

Plusieurs termes utilisés. La perte d indépendance fonctionnelle en gériatrie. Les gestes de la vie quotidienne 15/02/2013.

Plusieurs termes utilisés. La perte d indépendance fonctionnelle en gériatrie. Les gestes de la vie quotidienne 15/02/2013. Plusieurs termes utilisés La perte d indépendance fonctionnelle en gériatrie Pr Joël Belmin Hôpital Charles Foix et Université UPMC Ivry sur Seine et Paris Perte d autonomie Autonomie : faculté d agir

Plus en détail

"Comment compenser le handicap et favoriser la réinsertion sociale?"

Comment compenser le handicap et favoriser la réinsertion sociale? "Comment compenser le handicap et favoriser la réinsertion sociale?" INTRODUCTION La lésion médullaire entraîne un handicap très variable selon le niveau et la gravité de l'atteinte. La plupart du temps,

Plus en détail

Aide et aidants des adultes, en ménage ordinaire, ayant une reconnaissance administrative de leur handicap

Aide et aidants des adultes, en ménage ordinaire, ayant une reconnaissance administrative de leur handicap Aide et aidants des adultes, en ménage ordinaire, ayant une reconnaissance administrative de leur handicap Nathalie Dutheil Dress, ministère de l emploi et de la solidarité Les caractéristiques socio-démographiques

Plus en détail

Certificat médical Destiné à être joint à une demande auprès de la MDPH

Certificat médical Destiné à être joint à une demande auprès de la MDPH Certificat médical Destiné à être joint à une demande auprès de la MDPH A COMPLETER UNIQUEMENT EN NOIR Nom de naissance..... Nom d'épouse.. Prénom. Date de naissance.../ /.. Adresse.. N d'immatriculation

Plus en détail

NOM : PRENOM : DATE DE NAISSANCE : AGE : ADRESSE : MEDECIN TRAITANT : MEDECIN SPECIALISTE : nom nom

NOM : PRENOM : DATE DE NAISSANCE : AGE : ADRESSE : MEDECIN TRAITANT : MEDECIN SPECIALISTE : nom nom NOM : PRENOM : DATE DE NAISSANCE : AGE : ADRESSE : MEDECIN TRAITANT : MEDECIN SPECIALISTE : nom nom MOTIF DE LA CONSULTATION HISTOIRE DU CANCER type histologique :... classification TNM :... protocole

Plus en détail

Évaluation. Mots-clés de l aide à l autonomie

Évaluation. Mots-clés de l aide à l autonomie Mots-clés de l aide à l autonomie Évaluation évaluation de la situation et des besoins de la personne est au cœur du droit à compensation. Pluridisciplinaire et multidimensionnelle, elle envisage tous

Plus en détail

23/10/2012. Mme B. 72 ans, vient vous voir en consultation pour une gonalgie droite.

23/10/2012. Mme B. 72 ans, vient vous voir en consultation pour une gonalgie droite. Module Transversal 4 Déficience, Incapacité, Handicap Cas clinique ED MT4/7.2 Fédération de Médecine Physique et de Réadaptation, CHU Montpellier-Nîmes, Sous la direction des Professeurs Christian Hérisson

Plus en détail

Items Aide(s) technique(s) Difficulté(s) d'exécution, manque d'autonomie Date:

Items Aide(s) technique(s) Difficulté(s) d'exécution, manque d'autonomie Date: Soins personnels Alimentation Date: Vérifié par: Date: Items Aide(s) technique(s) Difficulté(s) d'exécution, manque d'autonomie Date: ergo Mener l'aliment à sa bouche (utilisation des couverts) Mâcher

Plus en détail

Grille individuelle d évaluation du niveau de fragilité

Grille individuelle d évaluation du niveau de fragilité Grille individuelle d évaluation du niveau de fragilité Cet outil est destiné à l évaluation rapide du profil de fragilité des personnes âgées. L évaluation est faite par tout acteur du champ gérontologique

Plus en détail

LES ORGANISMES DE SERVICES A LA PERSONNE

LES ORGANISMES DE SERVICES A LA PERSONNE LES ORGANISMES DE SERVICES A LA PERSONNE Les services à la personne désignent les activités destinées à répondre aux besoins des particuliers dans leur vie quotidienne. On distingue 3 domaines de services

Plus en détail

NOTE JURIDIQUE - HEBERGEMENT

NOTE JURIDIQUE - HEBERGEMENT Conseil Technique National Service juridique droit des personnes et des familles NOTE JURIDIQUE - HEBERGEMENT - OBJET : Les ressources des personnes handicapées hébergées en établissement Base juridique

Plus en détail

Le bilan diagnostique Kinésithérapique

Le bilan diagnostique Kinésithérapique Le bilan diagnostique Kinésithérapique «La kinésithérapie prévient, réduit, restaure ou compense les mouvements pathologiques au niveau des déficiences, des limitations fonctionnelles, incapacités et des

Plus en détail

Dossier d'inscription

Dossier d'inscription Dossier d'inscription en établissement d'hébergement pour personnes âgées d'alsace 1 Nom de l'établissement Ce dossier d'inscription en 5 pages est accepté dans la plupart des établissements d'alsace.

Plus en détail

Personnels de la Fonction Publique Hospitalière

Personnels de la Fonction Publique Hospitalière Personnels de la Fonction Publique Hospitalière Gestion des incapacités de travail de longue durée 7ème symposium de formation de la SOHF Journées scientifiques de la SSMT Lausanne / 2-3 septembre 2010

Plus en détail

LA MDPH POUR LES NULS. M. Damien Pitiot Dr Estelle Charpy M. Pierre-Yves Gloppe Mme Nathalie Raymond

LA MDPH POUR LES NULS. M. Damien Pitiot Dr Estelle Charpy M. Pierre-Yves Gloppe Mme Nathalie Raymond LA MDPH POUR LES NULS M. Damien Pitiot Dr Estelle Charpy M. Pierre-Yves Gloppe Mme Nathalie Raymond Journée Rhônalpine d Information sur la SEP, Villeurbanne Samedi 19 octobre 2013 Nous avons choisi de

Plus en détail

L ERGOTHERAPIE EN GERIATRIE Dr S.FARDJAD, Praticien Hospitalier Service de MPR du Professeur J-M.GRACIES CHU Mondor-Chenevier DEFINITION Thérapie utilisant comme moyen l activité (du grec «ergon»): - l

Plus en détail

DIU de Réhabilitation neuropsy py 2008. Service MPR Salpêtrière pascale.pradat@psl.aphp.fr

DIU de Réhabilitation neuropsy py 2008. Service MPR Salpêtrière pascale.pradat@psl.aphp.fr Aspects médico-sociaux DIU de Réhabilitation neuropsy py 2008 Pascale Pradat-Diehl Service MPR Salpêtrière pascale.pradat@psl.aphp.fr l Cadre conceptuels du handicap Classifications internationales du

Plus en détail

L expertise ergothérapique photographie du quotidien

L expertise ergothérapique photographie du quotidien L expertise ergothérapique photographie du quotidien Florence Collard Ergothérapeute D.I.U. Victimologie - Lyon D.I.U. Expertise Judiciaire - Nancy D.I.U. Psychopathologie et affections neurologiques -

Plus en détail

Item!49.!Evaluation!clinique!et!fonctionnelle!d un!handicap! sensoriel!:!la!surdité!! Objectifs pédagogiques

Item!49.!Evaluation!clinique!et!fonctionnelle!d un!handicap! sensoriel!:!la!surdité!! Objectifs pédagogiques Item!49.!Evaluation!clinique!et!fonctionnelle!d un!handicap! sensoriel!:!la!surdité!!! I.! Les surdités :! II.! Le handicap sensoriel chez l enfant.! III.! Le handicap sensoriel chez l adulte :! IV.! Le

Plus en détail

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie Etudes cliniques dans l autisme Marie-Christine Picot Congrès Epsylon 5 avril 2013 Introduction Mesurer la Qualité de Vie liée à la Santé : Evaluer les

Plus en détail

DEFINITIONS E.R.P HANDICAP

DEFINITIONS E.R.P HANDICAP DEFINITIONS E.R.P L abréviation E.R.P, établissements recevant du public, défini dans l'article R123-2 du Code de la construction et de l'habitation, nous indique en droit français les lieux privés ou

Plus en détail

Maintien et retour à l emploi d un patient porteur d une pathologie chronique

Maintien et retour à l emploi d un patient porteur d une pathologie chronique Maintien et retour à l emploi d un patient porteur d une pathologie chronique Classification Internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé AC D Apolito Du modèle médical à la CIF 1 Approche

Plus en détail

E V A SCORE AOFAS AVANT-PIED

E V A SCORE AOFAS AVANT-PIED Bilan pré-opératoire Questionnaire à remplir par le patient Dr. Aloïs ESPIÉ Nom : Prénom : Date de naissance : / / 19 Date de l examen : / / 201 A propos de votre pied : droit gauche Opéré le : / / 201

Plus en détail

Date à laquelle le document a été rempli.

Date à laquelle le document a été rempli. Outil d aide à la préparation de l évaluation des besoins en aide humaine lors de l expertise médicale de la CRCI ( à transmettre aux victimes d accidents médicaux au moment de la convocation à l expertise)

Plus en détail

DOSSIER D ADMISSION 2015 - LES PIVOINES

DOSSIER D ADMISSION 2015 - LES PIVOINES DOSSIER D ADMISSION 2015 EN ACCUEIL DE JOUR - LES PIVOINES A NEUILLY-SUR-SEINE Accueil de jour les Pivoines - 16, rue des Graviers. 92200 Neuilly sur Seine 01 78 99 72 74 01 78 99 72 75 accueil-de-jour@ehpadneuilly.com

Plus en détail

Qualité de vie des Franciliens de 60 ans ou plus : agir sur les limitations physiques

Qualité de vie des Franciliens de 60 ans ou plus : agir sur les limitations physiques 20 Qualité de vie des personnes âgées Qualité de vie des Franciliens de 60 : agir sur les limitations physiques A l heure où «la révolution de la longévité» est engagée se pose avec acuité la question

Plus en détail

II.3 - AIDES TECHNIQUES (Fiche 3)

II.3 - AIDES TECHNIQUES (Fiche 3) II.3 - AIDES TECHNIQUES () SITES DE VIE AUTONOME (SIVA) Les sites de vie autonome sont des lieux uniques d accueil et de traitement des demandes de personnes handicapées portant sur les aides techniques

Plus en détail

Perte d autonomie et soutien au domicile

Perte d autonomie et soutien au domicile Perte d autonomie et soutien au domicile Autonomie: se réfère au libre arbitre ; possibilité de se diriger par soi-même, de choisir soi-même, de décider ce l on peut faire soimême. Dépendance: obligation

Plus en détail

LES PATHOLOGIES. (Document mis à jour le 26 septembre 2011)

LES PATHOLOGIES. (Document mis à jour le 26 septembre 2011) LES PATHOLOGIES (Document mis à jour le 26 septembre 2011) Page 1 sur 3 Table des matières Les pathologies... 3 Agnosie visuelle :... 3 Albinisme :... 3 Aniridie :... 3 Astigmatisme :... 3 Atrophie optique

Plus en détail

FUITES D URINES. Introduction

FUITES D URINES. Introduction FUITES D URINES Introduction L incontinence urinaire est la perte non contrôlée des urines. En France, on estime qu environ 3 millions de femmes sont confrontées à ce problème. L incontinence reste un

Plus en détail

LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION DU HANDICAP : Les personnes handicapées motrices à domicile (enquête HID 1999)

LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION DU HANDICAP : Les personnes handicapées motrices à domicile (enquête HID 1999) Délégation ANCREAI Ile-de-France CEDIAS - 5 rue Las-Cases 75007 PARIS Tél : 01 45 51 66 10 Fax : 01 44 18 01 81 E-mail : creai.idf@9online.fr Contact : Carole PEINTRE LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION

Plus en détail

Préface Page 3. La maladie en quelques mots Page 4 à 5. 1 - Doutes et interrogations Page 6 à 7. 2 - Le diagnostic. Page 8

Préface Page 3. La maladie en quelques mots Page 4 à 5. 1 - Doutes et interrogations Page 6 à 7. 2 - Le diagnostic. Page 8 SOMMAIRE Préface Page 3 La maladie en quelques mots Page 4 à 5 1 - Doutes et interrogations Page 6 à 7 2 - Le diagnostic. Page 8 3 - Les aides Page 9 à 11 3.1 - Le soutien à domicile (ménage, courses,

Plus en détail

DEMANDE D ALLOCATION DÉPARTEMENTALE PERSONNALISÉE D AUTONOMIE (ADPA)

DEMANDE D ALLOCATION DÉPARTEMENTALE PERSONNALISÉE D AUTONOMIE (ADPA) NOM :. Prénom : Commune :... DEMANDE D ALLOCATION DÉPARTEMENTALE PERSONNALISÉE D AUTONOMIE (ADPA) DOSSIER À COMPLÉTER ET À RETOURNER À VOTRE MAISON DU RHÔNE VOTRE MAISON DU RHÔNE RENSEIGNEMENTS CONCERNANT

Plus en détail

DOSSIER MEDICAL DE DEMANDE D ADMISSION

DOSSIER MEDICAL DE DEMANDE D ADMISSION ASSOCIATION LARNAY SAGESSE F.A.M. & Foyer de Vie DATE DE DEPOT : / / DOSSIER MEDICAL DE DEMANDE D ADMISSION A COMPLETER PAR LE MED ECIN TRAITANT Document médical à mettre sous pli confidentiel NOM : PRENOM

Plus en détail

SITUATION PROFESSIONNELLE N 11 :

SITUATION PROFESSIONNELLE N 11 : SITUATION PROFESSIONNELLE N 11 : Vous êtes en PFMP à l ESAT (Etablissement et Service d Aide par le Travail) l EPI sur Avignon. Vous êtes en relation avec des jeunes adultes handicapés provenant de structures

Plus en détail

ALLEMAGNE. Thomas HOFFMAN et Benoît GUILLON PREJUDICES RETENUS PAR LE JUGE APRES EXPERTISE SITUATION CONCRETE FRANCE ALLEMAGNE OBSERVATIONS

ALLEMAGNE. Thomas HOFFMAN et Benoît GUILLON PREJUDICES RETENUS PAR LE JUGE APRES EXPERTISE SITUATION CONCRETE FRANCE ALLEMAGNE OBSERVATIONS ALLEMAGNE Thomas HOFFMAN et Benoît GUILLON SITUATION CONCRETE PREJUDICES RETENUS PAR LE JUGE APRES EXPERTISE FRANCE ALLEMAGNE OBSERVATIONS Hospitalisé ou immobilisé chez lui, il n a pu exercer aucune activité

Plus en détail

Les Cahiers du DESS MRH

Les Cahiers du DESS MRH DESS Management des Ressources Humaines http://www.dessmrh.org ➎ Les Cahiers du DESS MRH Les travailleurs handicapés dans L entreprise 6 - L accompagnement du travailleur handicapé http://www.e-rh.org

Plus en détail

Evaluation multidimensionnelle. Dominique Somme

Evaluation multidimensionnelle. Dominique Somme Evaluation multidimensionnelle Dominique Somme Evaluation définition 1 L évaluation est une procédure complexe qui comporte une phase d observation et d analyse, une opération mentale de jugement, et enfin

Plus en détail

FICHE DE PRE-ADMISSION EN SSR. Informations administratives et sociales

FICHE DE PRE-ADMISSION EN SSR. Informations administratives et sociales 3442 ANNEXE I FICHE DE PRE-ADMISSION EN SSR Informations administratives et sociales Date d admission souhaitée / / Date de la demande / / Date d admission prévue avec le SSR / / Date d admission réelle

Plus en détail

Septième partie. Les cartes pour personnes handicapées

Septième partie. Les cartes pour personnes handicapées Septième partie Les cartes pour personnes handicapées 151 CHAPITRE 1 LA CARTE D INVALIDITÉ La carte d invalidité est délivrée à toute personne dont le taux d incapacité permanente est au moins de 80% ou

Plus en détail

Les personnes accompagnées en internat en MAS, FAM, Foyer de vie

Les personnes accompagnées en internat en MAS, FAM, Foyer de vie Centre Régional d Etudes, d Actions et d Informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité Collection études Les personnes accompagnées en internat en MAS, FAM, Foyer de vie 2014 Etude

Plus en détail

MDPH 48 avenue de la République BP 20351 68006 COLMAR CEDEX 03 89 60 68 10 03 89 21 93 49 mdph@cg68.fr

MDPH 48 avenue de la République BP 20351 68006 COLMAR CEDEX 03 89 60 68 10 03 89 21 93 49 mdph@cg68.fr LA PROCEDURE D ATTRIBUTION D UN AUXILIAIRE DE VIE SCOLAIRE INDIVIDUEL DANS LE HAUT-RHIN MDPH 48 avenue de la République BP 20351 68006 COLMAR CEDEX 03 89 60 68 10 03 89 21 93 49 mdph@cg68.fr PROCÉDURE

Plus en détail

Règlement sur les normes et barèmes de l'aide personnelle à domicile

Règlement sur les normes et barèmes de l'aide personnelle à domicile Règlement sur les normes et barèmes de l'aide personnelle à domicile Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (L.R.Q., c. A-3.001, a. 160, 454 par. 2.1). SECTION I AIDE PERSONNELLE

Plus en détail

Évaluation de la dépendance Soins de Suite et de Réadaptation

Évaluation de la dépendance Soins de Suite et de Réadaptation Évaluation de la dépendance Soins de Suite et de Réadaptation (anciennement dénommé Moyen séjour) Principe de base LES 4 NIVEAUX DE Les 6 variables de dépendance sont présentées de la même façon avec une

Plus en détail

GUIDE DES DROITS & DES AIDES

GUIDE DES DROITS & DES AIDES GUIDE DES DROITS & DES AIDES pour réussir son insertion professionnelle Spécial «Étudiants & les jeunes diplômés en situation de handicap» www.handicap.afij.org handicap Sommaire Qu est-ce que le handicap?

Plus en détail

FORMULAIRE A RENVOYER A L'ASSOCIATION NATIONALE POUR LE LOGEMENT DES PERSONNES HANDICAPEES - Rue de la Fleur d'oranger 1 - Bte 213 à 1150 Bruxelles

FORMULAIRE A RENVOYER A L'ASSOCIATION NATIONALE POUR LE LOGEMENT DES PERSONNES HANDICAPEES - Rue de la Fleur d'oranger 1 - Bte 213 à 1150 Bruxelles 1 FORMULAIRE A RENVOYER A L'ASSOCIATION NATIONALE POUR LE LOGEMENT DES PERSONNES HANDICAPEES - Rue de la Fleur d'oranger 1 - Bte 213 à 1150 Bruxelles FORMULAIRE : ECHELLE DES ACTES DE LA VIE JOURNALIERE

Plus en détail

Les Sources. Dossier d inscription. Maison d Accueil Rurale pour Personnes Agées. Pargny-lès-Reims. Tel : 03.26.84.21.55

Les Sources. Dossier d inscription. Maison d Accueil Rurale pour Personnes Agées. Pargny-lès-Reims. Tel : 03.26.84.21.55 Dossier d inscription Maison d Accueil Rurale pour Personnes Agées Les Sources Pargny-lès-Reims Tel : 03.26.84.21.55 E mail : marpa.les.sources@orange.fr Dossier d inscription Les personnes âgées du milieu

Plus en détail

Handicap en Île-de-France Lexique établissements services médico-sociaux ILE- E DE-FRANCE www.onisep.fr/ile-de-france

Handicap en Île-de-France Lexique établissements services médico-sociaux ILE- E DE-FRANCE www.onisep.fr/ile-de-france Handicap en Île-de-France Acteurs et organismes Lexique des établissements & services médico-sociaux pour personnes en situation de handicap ILE-DE-FRANCE www.onisep.fr/ile-de-france LEXIQUE DES ETABLISSEMENTS

Plus en détail

Mieux connaître les publics en situation de handicap

Mieux connaître les publics en situation de handicap Mieux connaître les publics en situation de handicap Plus de 40 % des Français déclarent souffrir d une déficience 80 Comment définit-on le handicap? au moins une fois au cours de leur vie et 10 % indiquent

Plus en détail

PROTOCOLE D ARTICULATION ENTRE LA MDPH DE L ESSONNE, LES CENTRES DE REEDUCATION PROFESSIONNELLE ET LE CENTRE DE PREORIENTATION DE L ESSONNE

PROTOCOLE D ARTICULATION ENTRE LA MDPH DE L ESSONNE, LES CENTRES DE REEDUCATION PROFESSIONNELLE ET LE CENTRE DE PREORIENTATION DE L ESSONNE ANNEXE 2 AU PROTOCOLE D ARTICULATION ENTRE LA MDPH DE L ESSONNE, LES CENTRES DE REEDUCATION PROFESSIONNELLE ET LE CENTRE DE PREORIENTATION DE L ESSONNE CONCERNANT LES DISPOSITIFS DE RÉADAPTATION PROFESSIONNELLE

Plus en détail

DOSSIER D INSCRIPTION

DOSSIER D INSCRIPTION Date de la demande : Email : adj@ehpadajain.fr Site Internet : www.ehpadajain.fr DOSSIER D INSCRIPTION UNITE D ACCUEIL DE JOUR 1 rue du Séminaire 23380 Ajain 05 55 80 95 00 Nom : Prénom : Adresse : VOLET

Plus en détail

N 59. Connaître les bases des classifications des troubles mentaux de l enfant à la personne âgée

N 59. Connaître les bases des classifications des troubles mentaux de l enfant à la personne âgée N 59. Connaître les bases des classifications des troubles mentaux de l enfant à la personne âgée Auteur : J.-A. M. Relecteurs : C. Q., C. L. Statistiques ECN 2008, dossier 4 2008, dossier 7 2010, dossier

Plus en détail

Culture et Handicap Guide pratique de l accessibilité

Culture et Handicap Guide pratique de l accessibilité Culture et Handicap Guide pratique de l accessibilité p. 76-89 Définition des handicaps «Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d activité ou restriction de participation à

Plus en détail

La reconnaissance du handicap...

La reconnaissance du handicap... La reconnaissance du handicap... Pourquoi faire reconnaître son handicap? Qui peut être reconnu travailleur handicapé? Comment faire pour obtenir la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé

Plus en détail

LA DOULEUR : PRISE EN CHARGE NON- MÉDICAMENTEUSE

LA DOULEUR : PRISE EN CHARGE NON- MÉDICAMENTEUSE LA DOULEUR : PRISE EN CHARGE NON- MÉDICAMENTEUSE REMALDO Equipe de rééducation-hlsom Octobre 2011 ETUDE DE CAS: MONSIEUR F DESCRIPTION M F est âgé de 80 ans, il est entouré par sa famille, diagnostic posé

Plus en détail

Thème 1 Handicap en général - Fiche 1

Thème 1 Handicap en général - Fiche 1 Thème 1 Handicap en général - Fiche 1 Enfants de 9 à 12 ans Elèves de l enseignement secondaire inférieur 1 - Aborder le thème de la différence - Quelle place a la personne handicapée dans la société -

Plus en détail

Assurance de soins de longue durée

Assurance de soins de longue durée Assurance de soins de longue durée Feuille de renseignements à l intention du conseiller ne pas remettre au demandeur Ce que vous devez faire avant de remettre un formulaire de demande de règlement au

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

Questionnaire de l enquête complémentaire emploi «Insertion professionnelle des personnes handicapés»

Questionnaire de l enquête complémentaire emploi «Insertion professionnelle des personnes handicapés» Questionnaire de l enquête complémentaire emploi «Insertion professionnelle des personnes handicapés» Texte introductif, à lire à haute voix par l enquêteur : «La question qui suit concerne les problèmes

Plus en détail

Inscription en établissements et services pour personnes adultes handicapées

Inscription en établissements et services pour personnes adultes handicapées Date de la demande : ae ae azze Inscription en établissements et services pour personnes adultes handicapées Accueil de jour Foyer de vie Foyer d accueil médicalisé Maison d accueil spécialisée Unité pour

Plus en détail

Date de la demande : I I I I I I I I I I I

Date de la demande : I I I I I I I I I I I Date de la demande : I I I I I I I I I I I Inscription en établissements et services pour personnes adultes handicapées Accueil de jour / Foyer de vie / Foyer d accueil médicalisé / Maison d accueil spécialisée

Plus en détail

PRESTATION DE COMPENSATION DU HANDICAP (PCH)

PRESTATION DE COMPENSATION DU HANDICAP (PCH) PRESTATION DE COMPENSATION DU HANDICAP (PCH) La prestation de compensation du handicap à domicile est entrée en vigueur le 1er janvier 2006. Elle a ensuite été étendue aux personnes handicapées hébergées

Plus en détail

Lutter contre les chutes

Lutter contre les chutes Lutter contre les chutes Réduire le risque des chutes à domicile et à l'extérieur Enjeu Personne n'est à l'abri des chutes, mais le risque augmente avec l'âge. Voici quelques mesures simples que vous pouvez

Plus en détail

42510 BUSSIERES 42510 BUSSIERES 42360 PANISSIERES

42510 BUSSIERES 42510 BUSSIERES 42360 PANISSIERES Service d Accompagnement à la Vie Sociale E.S.A.T Créations RESIDENCE «Les Mûriers» Résidence Saint Antoine Rue Antoine Dupuy Chez Liange 9 Rue Waldeck Rousseau 42510 BUSSIERES 42510 BUSSIERES 42360 PANISSIERES

Plus en détail

DOSSIER UNIQUE DE DEMANDE D'ADMISSION EN EHPAD

DOSSIER UNIQUE DE DEMANDE D'ADMISSION EN EHPAD DOSSIER UNIQUE DE DEMANDE D'ADMISSION EN EHPAD PRESENTATION GENERALE CE DOSSIER EST EVALUE DANS 4 REGIONS (Alsace, Centre, Nord-Pas-de-Calais et Pays-de-la-Loire) JUSQU'A FIN JANVIER 2012 Si vous êtes

Plus en détail

Ministère des affaires sociales et de la santé DOSSIER DE DEMANDE D ADMISSION EN ETABLISSEMENT D HEBERGEMENT POUR PERSONNES AGEES DEPENDANTES ARTICLE D. 32 55 DU CODE DE L ACTION SOCIALE ET DES FAMILLES

Plus en détail

POLLUTION SONORE ET ÉCOLOGIE AUDITIVE

POLLUTION SONORE ET ÉCOLOGIE AUDITIVE POLLUTION SONORE ET ÉCOLOGIE AUDITIVE Jean-Baptiste Lemasson Audioprothésiste D.E. Audiologie D.U. Vendredi 3 avril 2015 TRAVAIL AUTOUR DE LA COCHLÉE 1. Introduction 2. Notions & épidémiologie 3. Fatigue

Plus en détail

DEMANDE D ALLOCATION DÉPARTEMENTALE PERSONNALISÉE D AUTONOMIE (ADPA)

DEMANDE D ALLOCATION DÉPARTEMENTALE PERSONNALISÉE D AUTONOMIE (ADPA) NOM : Prénom : Commune : DEMANDE D ALLOCATION DÉPARTEMENTALE PERSONNALISÉE D AUTONOMIE (ADPA) DOSSIER ADMINISTRATIF DOSSIER À COMPLÉTER PAR VOS SOINS ET À RETOURNER À VOTRE MAISON DU RHÔNE VOTRE MAISON

Plus en détail

FICHE DE LIAISON DOMICILE - HOPITAL POUR FACILITER L ACCES AUX SOINS DES PERSONNES HANDICAPEES

FICHE DE LIAISON DOMICILE - HOPITAL POUR FACILITER L ACCES AUX SOINS DES PERSONNES HANDICAPEES FICHE DE LIAISON DOMICILE - HOPITAL POUR FACILITER L ACCES AUX SOINS DES PERSONNES HANDICAPEES Date :... Fiche remplie par : Ce document de liaison accompagne la personne lors des différents séjours hospitaliers

Plus en détail

Chapitre 19 DÉGRADATION DES ACTIVITÉS DE LA VIE QUOTIDIENNE

Chapitre 19 DÉGRADATION DES ACTIVITÉS DE LA VIE QUOTIDIENNE Chapitre 19 DÉGRADATION DES ACTIVITÉS DE LA VIE QUOTIDIENNE Introduction Les activités de la vie quotidienne (AVQ) sont un ensemble d activités définies qui sont nécessaires aux soins personnels normaux,

Plus en détail

DEMANDE D ALLOCATION DÉPARTEMENTALE PERSONNALISÉE D AUTONOMIE (ADPA)

DEMANDE D ALLOCATION DÉPARTEMENTALE PERSONNALISÉE D AUTONOMIE (ADPA) NOM : Prénom : Commune : DEMANDE D ALLOCATION DÉPARTEMENTALE PERSONNALISÉE D AUTONOMIE (ADPA) DOSSIER ADMINISTRATIF DOSSIER À COMPLÉTER PAR VOS SOINS ET À RETOURNER À VOTRE MAISON DU RHÔNE VOTRE MAISON

Plus en détail

Demande de prestations de l Assurance dépendance Version 2014

Demande de prestations de l Assurance dépendance Version 2014 CAISSE NATIONALE DE SANTE Assurance dépendance B.P. 1023 L-1010 Luxembourg Tél : 2757-4605/4607 Fax : 2757 4619 Bureaux : 125, route d'esch L-1471 Luxembourg Réservé à l'administration Demande de prestations

Plus en détail

RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS

RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS pour vérifier l adaptation du séjour à la demande du participant LE PARTICIPANT SES APTITUDES PHYSIQUES Est-il déjà parti en vacances collectives? La demande du participant est-elle

Plus en détail

Démarche clinique infirmière

Démarche clinique infirmière Démarche clinique infirmière Date du recueil : Recueil de données (Anamnèse) à partir des 14 besoins de V. Henderson Ce recueil de données peut être initial (à l'arrivée du patient) ou actualisé Besoins

Plus en détail

OBSERVATOIRE. en partenariat avec l ADAPT

OBSERVATOIRE. en partenariat avec l ADAPT OBSERVATOIRE prospectif des métiers et des qualifications de la branche de la fabrication et du commerce des produits à usage PHARMACEUTIQUE, PARAPHARMACEUTIQUE et VÉTÉRINAIRE en partenariat avec l ADAPT

Plus en détail

Consignes de passation

Consignes de passation AQPRM Échelle québécoise de comportement adaptatif Consignes de passation Mars 2014 Développée par l'atelier québécois des professionnels sur le retard mental (AQPRM) en collaboration avec le Laboratoire

Plus en détail

MIEUX CONNAÎTRE LES HANDICAPS, ADAPTER SON COMPORTEMENT

MIEUX CONNAÎTRE LES HANDICAPS, ADAPTER SON COMPORTEMENT MIEUX CONNAÎTRE LES HANDICAPS, ADAPTER SON COMPORTEMENT Chaque handicap est différent. Si la classification des handicaps en grandes familles peut, au premier abord, paraître réductrice, elle a cependant

Plus en détail

DOSSIER DE DEMANDE D ADMISSION

DOSSIER DE DEMANDE D ADMISSION Ministère des affaires sociales et de la santé DOSSIER DE DEMANDE D ADMISSION EN ETABLISSEMENT D HEBERGEMENT POUR PERSONNES AGEES DEPENDANTES ARTICLE D. 312-155-1 DU CODE DE L ACTION SOCIALE ET DES FAMILLES

Plus en détail

LES FAUTEUILS ROULANTS choix et prescription

LES FAUTEUILS ROULANTS choix et prescription DES : Médecine physique et de réadaptation DIU : Médecine de rééducation Module : MPR et Appareillage Nancy : 5-6-7 avril 2006 Coordonnateurs : Pr JM André, J. Paysant, N. Martinet Titre : Auteurs : Les

Plus en détail

Liste des moyens auxiliaires

Liste des moyens auxiliaires Annexe 25 Liste des moyens auxiliaires 1 Prothèses Remboursement selon convention tarifaire avec l Association suisse des techniciens en orthopédie (ASTO). 1.01 Prothèses fonctionnelles définitives pour

Plus en détail

Consulter le Modèle d Accessibilité de référence. Le modèle a considéré quatre types de diversité fonctionnelle :

Consulter le Modèle d Accessibilité de référence. Le modèle a considéré quatre types de diversité fonctionnelle : Consulter le Modèle d Accessibilité de référence. Le modèle a considéré quatre types de diversité fonctionnelle : Personnes ayant une diversité fonctionnelle physique Personnes ayant une diversité fonctionnelle

Plus en détail

Un métier de «terrain»

Un métier de «terrain» Un métier de «terrain» Institut d Éducation Sensorielle L Institut d Éducation Sensorielle, est un établissement médico-social, fonctionnant sur notification de la MDPH (Maison Départementale des Personnes

Plus en détail

Information au patient

Information au patient Information au patient Service de réadaptation Une fracture, une prothèse articulaire, une amputation, un AVC? Vous êtes dans l impossibilité de rentrer chez vous ET une réadaptation vous est nécessaire?

Plus en détail

CONSEIL DEPARTEMENTAL de la HAUTE-VIENNE

CONSEIL DEPARTEMENTAL de la HAUTE-VIENNE CONSEIL DEPARTEMENTAL de la HAUTE-VIENNE Dossier de demande d Allocation Personnalisée d Autonomie Date de la demande : NOM :..... Nom de jeune Fille..... Prénoms :.. ADRESSE :... Téléphone :.. Demande

Plus en détail

JMV. Affections cécitantes curables

JMV. Affections cécitantes curables JMV Affections cécitantes curables AMBLYOPIE L Amblyopie C est une insuffisance de la vision, parfois congénitale ou acquise dans les premiers mois de la vie. La forme la plus courante unilatérale - résulte

Plus en détail

Les déficiences auditives

Les déficiences auditives Les déficiences auditives Le système auditif est un système très perfectionné qui permet à l individu à la fois d être en alerte constante au niveau de son environnement, de recevoir et de traiter les

Plus en détail

DOSSIER DE DEMANDE D ADMISSION

DOSSIER DE DEMANDE D ADMISSION Ministère des affaires sociales et de la santé DOSSIER DE DEMANDE D ADMISSION EN ETABLISSEMENT D HEBERGEMENT POUR PERSONNES AGEES DEPENDANTES ARTICLE D. 312-155-1 DU CODE DE L ACTION SOCIALE ET DES FAMILLES

Plus en détail

La malvoyance d un instant n est pas celle d une vie

La malvoyance d un instant n est pas celle d une vie La malvoyance d un instant n est pas celle d une vie La malvoyance, un handicap grave Une personne malvoyante est une personne dont la vue est déficiente malgré le port de lunettes ou de lentilles, ou

Plus en détail

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique A R D E Q A F Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique 1.1 Définition de la profession et du contexte de l intervention p. 2 1.2 Le référentiel d activités du Diplôme

Plus en détail

Dégénérescence maculaire liée à l âge : prise en charge diagnostique

Dégénérescence maculaire liée à l âge : prise en charge diagnostique SYNTHÈSE DE LA RECOMMANDATION DE BONNE PRATIQUE Dégénérescence maculaire liée à l âge : prise en charge diagnostique Juin 2012 QUELS SIGNES FONCTIONNELS DOIVENT FAIRE ÉVOQUER UNE DMLA? La baisse d acuité

Plus en détail

DEMANDE D'ADMISSION (à remplir par la Personne Agée ou sa famille)

DEMANDE D'ADMISSION (à remplir par la Personne Agée ou sa famille) Réservé à l'établissement : Date de la demande : Attente Abandon Date de la réponse : Date d'admission : Le DEMANDE D'ADMISSION (à remplir par la Personne Agée ou sa famille) Afin de vous faciliter la

Plus en détail

Invalidité grave - accident et maladie Invalidité grave - détérioration des facultés mentales Invalidité grave - maladie en phase terminale

Invalidité grave - accident et maladie Invalidité grave - détérioration des facultés mentales Invalidité grave - maladie en phase terminale compte du contrat pendant une invalidité Veuillez écrire clairement à l'encre et en lettres moulées. A Renseignements sur la demande Veuillez préciser le genre d'invalidité qui vous amène à présenter cette

Plus en détail

Normes techniques d'accessibilité

Normes techniques d'accessibilité Normes techniques d'accessibilité Informations tirées du site de la CRIPH (Cellule de Recrutement et d Insertion des Personnes Handicapées) La notion d accessibilité intègre plusieurs composantes : l accès

Plus en détail

LES TROUBLES DE LA PAROLE ET DU LANGAGE

LES TROUBLES DE LA PAROLE ET DU LANGAGE Document à destination des personnels de l enseignement supérieur. Mieux appréhender l arrivée d un(e) étudiant(e) en situation de handicap. LES TROUBLES DE LA PAROLE ET DU LANGAGE 1 Fiche pratique «Handicap»

Plus en détail

Fiche descriptive : DEAMP

Fiche descriptive : DEAMP Fiche descriptive : DEAMP FICHE METIER L'aide médico-psychologique (AMP) exerce une fonction d'accompagnement et d'aide dans la vie quotidienne. A ce titre, il intervient auprès d'enfants, d'adolescents,

Plus en détail

LA LOMBALGIE CHRONIQUE INVALIDANTE

LA LOMBALGIE CHRONIQUE INVALIDANTE LA LOMBALGIE CHRONIQUE INVALIDANTE DE LOURDES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES : 6 millions de CS par an 1,4 milliards d euros de coûts directs et 5-10 fois plus de coûts indirects Coût de la prise en charge de

Plus en détail

ANNEXE 2-5 DU CODE DE L'ACTION SOCIALE ET DES FAMILLES. Chapitre 1er : Conditions générales d'accès à la prestation de compensation

ANNEXE 2-5 DU CODE DE L'ACTION SOCIALE ET DES FAMILLES. Chapitre 1er : Conditions générales d'accès à la prestation de compensation ANNEXE 2-5 DU CODE DE L'ACTION SOCIALE ET DES FAMILLES Référentiel pour l'accès à la prestation de compensation Chapitre 1er : Conditions générales d'accès à la prestation de compensation 1. Les critères

Plus en détail

Qualité des soins : la Démarche de Soins Infirmiers

Qualité des soins : la Démarche de Soins Infirmiers Qualité des soins : la Démarche de Soins Infirmiers Démarche de Soins Infirmiers Point d information mensuel Le 4 juillet 2002 Qualité des soins : Une nouvelle démarche de soins infirmiers à domicile pour

Plus en détail