Les vacances des enfants et des jeunes aujourd hui en France

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1 Dossier de presse Conférence 2 avril 2012 Les vacances des enfants et des jeunes aujourd hui en France UNE INJUSTICE SOCIALE Ovlej Association constituée de La Jeunesse au Plein Air (La JPA) et de l Union Nationale des Associations de Tourisme et de plein air (UNAT) Contact : Isabelle Monforte Ovlej 21 rue d Artois Paris 1

2 Les vacances des enfants et des jeunes aujourd hui en France Une injustice sociale L Ovlej-Études et recherches de La Jeunesse au Plein Air a conduit une enquête nationale sur l accès au départ et les pratiques de vacances des enfants et des jeunes. Réalisée sur un échantillon représentatif de plus de 2500 familles, cette étude est la première à être menée sur ce sujet depuis la dernière enquête de l INSEE réalisée en Synthèse des résultats Depuis 2004, le taux de départ en vacances des enfants et des jeunes ne progresse plus et les inégalités se renforcent. Les enfants de familles à revenu inférieur à 1500 mensuels sont en effet de moins en moins nombreux à pouvoir partir en vacances (58 % d entre eux en 2004 et 50 % en 2011) et un tiers d entre eux n a pas quitté son lieu de résidence pour une à trois nuits. Au total, chaque année, 3 millions d enfants et de jeunes ne partent pas en vacances (25 % de la population des 5 à 19 ans) et 2 millions ne se sont pas déplacés (15 %). Pour ceux qui ont accès au départ en vacances, le nombre de journées passées hors de leur domicile dans l année continue à se réduire. Cette érosion touche fortement les enfants des familles à revenu inférieur à 1500 et s étend aujourd hui aux classes moyennes et supérieures. Les raisons financières sont prédominantes pour les familles et sont confirmées par l analyse des inégalités économiques qui marquent l accès au départ et aux différents modes de vacances. Ainsi les vacances avec les parents se généralisent. Mais les contraintes financières réduisant le nombre de séjours dans l année, elles deviennent pour les deux tiers des moins de 16 ans et près de 50 % des plus de 17 ans le seul mode de vacances. L accès à une diversité d expériences de vacances s avère réservé aux enfants des catégories les plus aisées et cultivées. La progression des vacances avec les parents répond à la valorisation sociale du temps libre partagé en famille. Mais elle entraîne une dépendance accrue du départ des enfants à celle de leurs parents qui pose question. En 30 ans, la proportion de moins de 16 ans partant en vacances chez ou avec les grands-parents s est réduite de moitié et leur taux de départ en séjour collectif est passé de 16 % à 10 %. L accès aux colonies ou camps de vacances est encore plus fortement que les autres modes de vacances marqué par de fortes inégalités liées au revenu des familles. Les aides au départ s avèrent indispensables : 88 % des familles ayant fait partir leur enfant en séjour collectif n auraient pu le faire sans celles-ci. Mais ces aides restent insuffisantes. Celles des CAF ciblent en effet les familles les plus défavorisées. Les classes moyennes, si elles n ont pas accès à un comité d entreprise ou ne vivent pas dans une commune qui contribue au financement des séjours collectifs, rencontrent des difficultés croissantes à faire partir leur enfant dans ce cadre. Au regard de l enjeu social et éducatif qu il constitue, le départ en vacances des enfants, des adolescents et des jeunes, leur accès à une diversité d expériences doivent-il relever de la seule responsabilité des familles ou d une responsabilité collective? Auquel cas, ne devraient-ils pas être plus largement pris en compte par les politiques publiques? 2

3 L Ovlej regroupe La Jeunesse au Plein Air (La JPA) et l'union Nationale des Associations de Tourisme et de plein air (UNAT), membres fondateurs. Créé en 1999, il a pour objectif de suivre et d'analyser les évolutions du secteur des vacances et les loisirs collectifs afin de fournir aux différents partenaires des éléments d'analyse et de prospective. «Partir en vacances» : définition Suivant la définition de l Organisation mondiale du tourisme (1995), on appelle «vacances» l ensemble des déplacements d agrément d au moins quatre nuits consécutives hors du domicile. Sont exclus les déplacements professionnels, les voyages d études, les séjours motivés par la maladie ou le décès d un proche, les séjours de santé dans des établissements spécialisés, les courts séjours d agrément (deux ou trois nuitées) et les week-ends réguliers. Ont également été exclus dans l enquête conduite par l Ovlej-Études et recherches de La JPA les séjours au domicile de l un des deux parents en cas de séparation. L enquête : méthodologie Cette enquête a été conduite par l Ovlej- Études et recherches de La JPA. Le recueil des données a été réalisé par TMO-régions. Un échantillon national de 2551 familles ayant un ou plusieurs enfants âgés de 5 à 19 ans a été interrogé par téléphone entre le 6 octobre et le 9 décembre Cet échantillon a été constitué selon la méthode des quotas sur les critères suivants : âge des enfants, CSP de la personne de référence et type de famille (activité d un ou des deux parents, couple ou famille monoparentale), croisés par zone géographique pour représenter les caractéristiques des populations sur les différents territoires. Le questionnaire portait sur le départ ou non départ en vacances pendant la période de référence (du 1 er septembre 2010 au 1 er septembre 2011) des parents et de l ensemble des enfants du ménage, et plus spécifiquement sur l ensemble des pratiques de vacances de l enfant dont la date anniversaire était la plus proche de celle de l enquête. 3

4 SOMMAIRE 1- Le départ en vacances des enfants et des jeunes aujourd hui : une injustice sociale p.5 3 millions d enfants et de jeunes exclus du départ en vacances p.5 2 millions d enfants et de jeunes «immobiles» p.5 L érosion des vacances se poursuit fortement pour les faibles revenus et elle s étend aux classes moyennes et supérieures p.6 Une pression financière accrue pour les familles p.6 Des inégalités économiques croissantes p.7 2- Des vacances «resserrées» autour du noyau familial p.8 À un âge de plus en plus avancé p.9 Plus fortement pour les classes moyennes p Un accès inégal aux colonies et camps de vacances p.12 Un public privilégié d adolescents p.12 Des inégalités économiques accrues p.13 Des aides financières déterminantes p.14 Quelles vacances pour les enfants et les jeunes aujourd hui? p. 16 4

5 1- Le départ en vacances des enfants et des jeunes aujourd hui UNE INJUSTICE SOCIALE En 2004, l analyse des données recueillies par l INSEE indiquait que près de 3 millions d enfants ne partaient pas en vacances. En 2011, l enquête conduite par l Ovlej-Études et recherches de La JPA montre que cette situation ne s est pas améliorée. L inégalité du départ en vacances des enfants constitue toujours une injustice sociale. 3 millions d enfants et de jeunes exclus du départ en vacances De 2004 à 2011, le taux de départ de la population de 5 à 19 ans est resté stable : 75 % d entre eux partent au moins une fois en vacances (pour 4 nuits ou plus, voir encadré p.3) dans l année. Pourtant, un quart de cette population n accède pas au départ en vacances, soit près de 3 millions d enfants et des jeunes. Si partir en vacances est un indicateur de bien être social, 3 millions d enfants en sont exclus! Ainsi pour trois Français sur quatre, une personne est pauvre lorsqu elle a des difficultés à envoyer ses enfants en vacances au moins une fois par an (sondage IPSOS 2008). 2 millions d enfants et de jeunes «immobiles» Les départs pour des courts séjours ou des week-ends (3 nuits ou moins) ont progressé pour l ensemble de la population. Les non partant en vacances sont également plus nombreux en 2011 à avoir pu bénéficier d un déplacement ou séjour de courte de durée. En 2011, 41 % d entre eux avaient pu quitter leur lieu de résidence pour au moins une nuit et 27 % en Toutefois, ces séjours de courte durée ou week-ends concernent plus particulièrement les enfants des classes moyennes et des familles à revenu élevé ou intermédiaire. En 2011, entre 2000 et 3000 mensuels 51 % des 5-19 ans non partants en vacances avait pu partir pour au moins 3 nuits, 60 % entre 3000 et 4000, 71 % au dessus de 4000, 55 % pour les professions intermédiaires. En dessous de 1500, seuls 36 % des enfants privés de vacances avait néanmoins bénéficié d un séjour de courte durée. Mais près de 2 millions d enfants et jeunes n ont accès à aucune mobilité de loisir, soit 15 % de la population des 5 à 19 ans. Cette exclusion est plus marquée pour les enfants des familles à faible revenu employés ou de ménages ouvriers. 32 % des enfants de familles à revenu inférieur à mensuels n ont pas quitté leur lieu de résidence pour au moins une nuit. 5

6 L érosion des vacances se poursuit fortement pour les faibles revenus et elle s étend aux classes moyennes et supérieures Le taux de départ en vacances des enfants et des jeunes ne progresse plus et le nombre de journées de vacances passées hors de leur domicile dans l année continue à se réduire. Cette baisse est observée depuis le début des années 90. En 1989, selon les données de l INSEE 1 les moins de 20 ans partaient au total près de 30 jours dans l année 2. En 2004, cette durée s est réduite à 26 journées pour les 5 à 19 ans, puis à 25 jours en Le nombre moyen de séjours dans l année poursuit la même tendance à la baisse : de 2,3 séjours par enfant en 2004 il est passé à 2,1 en L érosion de la durée des vacances frappe fortement les enfants des familles à faible revenu. En-dessous d un revenu de par mois, le nombre de journées de vacances hors du domicile des enfants et des jeunes baisse de près de 5 jours entre 2004 et 2011 et il se réduit de près de 6 jours pour les enfants d employés. Cette tendance s étend aujourd hui aux classes moyennes et supérieures. Les enfants des professions intermédiaires ont perdu plus de 2,5 journées de vacances entre 2004 et Pour les enfants de cadres, le nombre de journées de vacances est stable mais le nombre de séjours se réduit de 3,1 en moyenne à 2,9. Une pression financière accrue pour les familles Interrogés sur les raisons pour lesquelles leur enfant n a pu partir en vacances, les parents répondent pour 67 % d entre eux que la raison est financière 3. En 2004, elle était invoquée pour 51 % des 5-19 ans non partants. La prépondérance de l obstacle financier est bien évidemment plus fortement marquée chez les familles à faibles revenus et/ou quand les parents sont demandeurs d emploi. En dessous de 1000 mensuels, 86 % des parents répondent que leur enfant n a pu partir pour des raisons financières, 76 % entre 1000 et 1500, 85 % quand un parent est au chômage. Loin derrière la raison financière qui reste l explication largement dominante, 15 % des parents d enfants non partants répondent qu eux-mêmes n ont pas pu prendre de vacances pour des raisons professionnelles et n ont pas trouvé de solutions pour faire partir leur enfant sans eux. Il s agit plus fréquemment de ménages bi-actifs (19 %), d agriculteurs (50 %), ou de professions indépendantes (23 % pour la catégorie artisan, commerçant, chef d entreprise). Les enfants concernés sont plus souvent âgés de 5 à 7 ans (21 % des non partants de cette classe d âge) mais également de 11 à 13 ans (23 %). 1 Dauphin L., Le Garrec M.A. et Tardieu F., «Les vacances des Français depuis 40 ans», Le tourisme en France, édition Nombre moyen de journées par personne partie. 3 Il s agissait pour l enquête conduite par l Ovlej-Études et recherches de la JPA d une question ouverte permettant de recueillir toutes les réponses spontanées des parents interrogés, réponses que nous avons ensuite regroupées par thème ; le questionnaire INSEE proposait une liste de réponses à choisir. 6

7 Le non-départ en vacances des enfants résulterait donc de contraintes, essentiellement financières et secondairement, d un manque d offre adaptée ou accessible du point de vue des parents. Ce n est pas un choix. Seules 3 % des familles concernées invoquent le choix, l habitude de ne pas partir ou l absence de nécessité comme raison au non-départ de leur enfant. Des inégalités économiques croissantes Confirmant le poids de l obstacle financier ressenti par les parents, l accès au départ en vacances des enfants et des jeunes est effectivement marqué par des inégalités économiques fortes, liées au revenu de la famille. Ces inégalités observées entre 1999 et 2004 se renforcent en La baisse du taux de départ des enfants de familles à revenu inférieur à 1500 mensuel creuse en effet l écart entre les deux extrémités de l échelle des revenus : en 2004, 59 % d entre eux avaient pu partir pour 4 nuits au moins, en % seulement des enfants situés dans cette tranche avaient eu accès au départ. A l opposé, au dessus de 4000 mensuels, 94 % des 5 à 19 ans ont bénéficié de vacances. Graphique 1 : Évolution du taux de départ en vacances des 5 à 19 ans selon le revenu de la famille Revenu net mensuel % 5 67% % 94% 77% 75% 4 < à moins de à moins de à moins de et plus Moyenne 5-19 ans Sources : Enquêtes vacances INSEE 1999 et 2004 (Ovlej 2006), enquête Ovlej-Études et recherches de La JPA 2011 Les inégalités observées pour l accès au départ s observent également pour les différents modes de vacances. 7

8 2- Des vacances «resserrées» autour du noyau familial Les vacances avec les parents connaissent une forte progression, se généralisent, au détriment des autres modes de vacances. Déjà présente en 2004, cette tendance s est accélérée ces dernières années. En 2011, 86 % des 5 à 19 ans partis en vacances avaient bénéficié d au moins un séjour avec leurs parents contre 80 % en Selon une enquête conduite par l Ined 4 en 1981 concernant les enfants de moins de 16 ans scolarisés, 81 % partaient en vacances avec leurs parents. Pour la même tranche d âge cette proportion atteignait 84 % en 2004 et s élève à 90 % en Parmi ceux qui ont accès au départ, seuls 17 % des 5 à 19 ans sont partis au moins une fois en 2011 avec ou chez leurs grands-parents, 8 % avec ou chez d autres membres de leur famille, 6 % chez des amis, 4 % en autonomie et 9,5 % dans le cadre de colonies ou camps de vacances. L enquête de l Ined en 1981 relevait 37 % de partants de moins de 16 ans qui bénéficiaient de séjours chez leurs grands-parents et 16 % en séjours collectifs ; en 2011, ce type de vacances concerne seulement 19 % et 10 % de la même tranche d âge. Fortement majoritaires, les vacances avec les parents deviennent le seul type de séjour pour une proportion croissante d enfants et de jeunes : pour 53 % des partants en 2004 et 61 % en Seuls 50 % des moins de 16 ans partaient exclusivement avec leurs parents en 1981, 57 % de la même tranche d âge en 2004 et 65 % en Cette a été réalisée en 1981 par l Institut National d Etudes Démographiques avec la participation de l INSEE. Après pondération, les résultats portent sur un échantillon de 3849 femmes ayant au moins un enfant de moins de 16 ans scolarisé et 6915 enfants de cette tranche d âge. Toulemon L., Villeneuve-Gokalp C., «Les vacances des enfants», Population, 6, 1988,

9 À un âge de plus en plus avancé Cette progression des vacances avec les parents est particulièrement marquée pour les préadolescents et les adolescents. C est en 2011 le seul mode de vacances pour les deux tiers des ans, 60 % des 14 à 16 ans et près de la moitié des plus de 17 ans (graphique 2). Graphique 2: Vacances avec et/ou sans les parents selon l âge % parmi les partants seulement vacances parents les deux seulement vacances sans parents % % 55% 48% 39% 53% 27% 1 5 à 7 ans 8 à 10 ans 11 à 13 ans 14 à 16 ans 17 à 19 ans Moyenne 5 à 19 ans % seulement vacances parents les deux seulement vacances sans parents 61% 65% Sources : Enquêtes vacances INSEE 1999 et 2004 (Ovlej 2006), enquête Ovlej-Études et recherches de La JPA NB les différences entre 2004 et 2011 sont statistiquement significatives pour les % encadrés. 45% 66% 5 à 7 ans 8 à 10 ans 11 à 13 ans 14 à 16 ans 17 à 19 ans Moyenne 5 à 19 ans 9

10 Cette dépendance accrue aux vacances des parents réduit la durée des vacances des adolescents, voire l accès au départ pour les plus de 17 ans. Le nombre de journées de vacances passées en dehors du domicile des ans s est ainsi réduit de 4 jours entre 2004 et Le taux de départ des plus de 17 ans (voir graphique 3) baisse fortement, ces derniers souhaitant de moins en moins partir avec leurs parents. C est d ailleurs la seconde raison (après l obstacle financier) donnée par 13 % des parents quand on les interroge sur le non départ de leur adolescent de plus de 14 ans, révélant une tension entre les leurs aspirations et les possibilités qui leur sont ouvertes. Graphique 3 : Taux de départ selon l âge en 1999, 2004 et % 8 75% 7 65% % Age Sources : Enquêtes vacances INSEE 1999 et 2004 (Ovlej 2006), enquête Ovlej-Études et recherches de La JPA Plus fortement pour les classes moyennes La prédominance croissante des vacances restreintes aux séjours avec les parents concerne toutes les tranches de revenus jusque 3000 mensuels. Elle s est toutefois plus fortement accentuée dans les familles à revenus moyens (graphique 4). Entre 1500 et 2000 mensuels, 51 % des enfants partaient uniquement avec leurs parents en 2004, ce taux atteint 69 % en Entre 2000 et 3000, cette progression réduit la proportion d enfants bénéficiant à la fois de vacances avec les parents et sans eux (26 % en 2004, 21 % en 2011). 10

11 Graphique 4 : Vacances avec et/ou sans les parents selon le revenu % parmi les partants 2004 Seulement avec les parents Avec les parents et sans les parents Seulement sans les parents % 6 52% 48% 51% 37% 27% 26% Moyenne 5 à 19 ans 61% 24% 14% 55% <1000 de à moins de % de à moins de % de à moins de de à moins de % 58% 21% 47% et plus seulement vacances parents Avec les parents et sans les parents seulement vacances sans parents Moyenne 5 à 19 ans < à moins de à moins de à moins de à moins de % et plus Sources : Enquêtes vacances INSEE 1999 et 2004, (Ovlej 2006), enquête Ovlej-Études et recherches de La JPA NB : les différences entre 2004 et 2011 sont statistiquement significatives pour les % encadrés. La progression des vacances entre soi, exclusivement avec les parents, répond à la valorisation actuelle du temps partagé en famille, notamment pendant les temps libres. Mais elle s avère également soumise à des contraintes financières. Il peut en effet être économiquement plus rationnel pour les revenus moyens (et faibles) de faire partir toute la famille dans le cadre du même séjour plutôt que de multiplier les formes de vacances, selon les âges et les souhaits individuels. 11

12 L accès à une diversité d expériences de vacances et une ouverture aux autres devient ainsi réservé aux plus favorisés (au dessus de mensuels, voir graphique 4) et s avère plus présent chez les catégories sociales les plus diplômées. Parmi les différentes catégories de «vacanciers» dégagées par l analyse 5 le cumul de séjours avec les parents, chez les grands-parents (quand les parents ne peuvent pas partir), chez des amis et en colonie ou en camp est en effet plus fréquent pour les enfants dont la famille a un revenu supérieur à 3000 mensuels et dont la mère a un niveau d études 2 ème cycle. 3- Un accès inégal aux colonies et aux camps de vacances Parmi les types de vacances sans les parents, les séjours collectifs (colonies, camps de vacances et séjours linguistiques) occupent la seconde place, derrière les séjours avec ou chez les grandsparents, et ont accueilli, comme en 2004, 24 % des enfants et jeunes partis sans leurs parents. Mais leur fréquentation poursuit la baisse amorcée au milieu des années 90. Parmi l ensemble de la population des 5-19 ans, 8.4 % étaient partis au moins une fois dans le cadre de séjours collectifs en 2004, 7.5 % en En 2004, ces séjours avaient accueilli plus de 11 % des partants et 9.5 % en Au début des années 90, ces séjours accueillaient chaque année 14 % de la population des 5 à 19 ans. Un public privilégié d adolescents Confirmant les résultats observés en 2004, les adolescents, et particulièrement les 14-16, sont les plus nombreux à fréquenter les séjours collectifs : 12 % d entre eux étaient partis dans ce cadre en Près d un tiers du public accueilli dans ces séjours est ainsi âgé de 14 à 16 ans. Les plus de 17 ans sont revanche seulement 4 % à être partis en séjour collectif, un taux légèrement supérieur à celui observé pour les 5 à 7 ans (2 %). Entre ces deux extrêmes, le taux de fréquentation reste stable de 8 à 13 ans autour de 8 à 9 %. Après l âge, le revenu de la famille et le niveau d études des parents sont des facteurs déterminants. Comme en 2004, le départ en séjour collectif est favorisé par les parents les plus diplômés. 25 % des enfants et jeunes fréquentant les séjours collectifs ont leurs deux parents diplômés du second cycle et pour 40 % d entre eux les deux parents ont un niveau d études supérieur au baccalauréat. Les mêmes catégories concernent respectivement 13 % et 26 % de l ensemble de la population des 5 à 19 ans. 5 Nous réalisé une Classification hiérarchique. Cette méthode d analyse des données permet de regrouper en catégories les individus qui se ressemblent le plus, ici du point de vue de leurs pratiques de vacances. On décrit ensuite les caractéristiques des individus qui composent chaque catégorie. 12

13 Des inégalités économiques accrues Si l effet du niveau d études des parents est comparable à celui observé en 2004, les inégalités économiques qui marquent fortement l accès aux séjours collectifs se sont renforcées, au préjudice des enfants de familles à revenu moyen. Graphique 5 : Taux de départ en séjour collectif % parmi l ensemble de la population de 5 à 19 ans % 16% 14% 12% 1 8% 6% 4% 2% 8.4% % moyen en vacances collectives 7,5 % 8% 5% < par mois 6% 4% à moins de % 3% à moins de % 8% 6% à moins de % à moins de % 15% et plus Graphique 6 : Accès aux séjours collectifs parmi les partants en vacances % 16% 16% 19% 16% 14% 12% 1 8% 11.4% 9.5% 8% 12% 9% 8% 8% 8% 1 1 6% 4% 5% 2% % moyen en vacances collectives < nets par mois à moins de à moins de à moins de à moins de et plus Sources : Enquêtes vacances INSEE 2004 (Ovlej 2006), enquête Ovlej-Études et recherches de La JPA NB les différences entre 2004 et 2011 sont statistiquement significatives pour les % encadrés. 13

14 Le taux de départ en séjour collectif des enfants de familles à revenu inférieur à 1000 net mensuel a progressé entre 2004 et 2001, plus fortement parmi ceux qui sont partis en vacances : 16 % d entre eux ont bénéficié d un séjour collectif. On observe la même tendance, avec une hausse plus modérée, entre et En revanche, le départ en «colo» devient de moins en moins fréquent entre et 3000 et, dans une moindre mesure, entre et Ces évolutions sont à mettre en relation avec la répartition des aides visant à soutenir le départ en séjour collectif. Des aides financières déterminantes En 2011, 65 % des enfants et jeunes partis en colonie ou en camp ont bénéficié d une aide financière versée à leur famille ou du financement partiel de leur séjour. La modulation du prix en fonction du quotient familial s ajoute le plus souvent à ces aides et a concerné 45 % des usagers. Au total, 69 % des enfants et des jeunes fréquentant ces séjours ont bénéficié d une aide directe, d un financement partiel et/ou d un tarif modulé. Ces différents types d aides s avèrent essentiels : 88 % des parents interrogés répondent que leur enfant ne serait pas parti en séjour collectif sans ce soutien financier. Mais ces aides restent insuffisantes pour permettre à ceux qui le souhaitent de faire partir leur enfant dans ce cadre, quel que soit leur niveau de revenu. 45 % des parents qui n ont pu faire partir leur enfant en séjour collectif mais l aurait souhaité répondent : «c est trop cher» ; la seconde raison invoquée, «l enfant, l adolescent ne voulait pas partir» est citée par 31 % d entre eux. 49 % des familles à revenu inférieur à 1000 mensuels auraient souhaité que leur enfant parte en séjour collectif, 33 à 30 % entre et 2 000, 28 % entre et De plus, la répartition de ces aides ne permet pas un accès équitable aux séjours collectifs. Les comités d entreprise sont aujourd hui le premier acteur du soutien au départ en «colo» (voir graphique 7) : 25 % des enfants et jeunes partis en séjour collectif ont bénéficié de l aide d un Comité d entreprise (ou assimilé), principalement à travers le financement partiel de séjours. Cette participation est réservée à leurs ayants-droits. Les aides des CAF (ou de la MSA) ont concerné 19 % des usagers des séjours collectifs. Elles ciblent les familles à plus faibles revenus (voir graphique 8), avec un premier effet de seuil audessus de mensuels et une très forte réduction entre et À l intervention des CAF, s ajoutent pour les plus faibles revenus (en dessous de 1000 ) les aides des autres acteurs, notamment les régions et départements. Au total, 89 % de ces enfants défavorisés partis en séjour collectif ont pu bénéficier d une aide directe et/ou du financement de leur séjour, favorisant ainsi l accès à ces séjours d un nombre croissant d entre eux (graphique 6). 14

15 À l opposé, entre et 3000, seuls 18 % des enfants partis en séjours collectifs ont pu bénéficier de l intervention d une CAF. Pour ces familles à revenu moyen 6, ce type de vacances devient difficilement accessible quand elles ne bénéficient pas d un comité d entreprise ou ne résident pas dans une commune qui soutient le départ en séjour collectif. C est d ailleurs dans cette dernière tranche de revenu que le taux de départ en séjour collectif s est réduit depuis Graphique 7: Les acteurs de l aide au départ en séjour collectif Employeur (chèques vacances et autres) Région, département 1% 1% 5% Association, club, autres Comité d'entreprise (chèquesvacances et autres) CAF/MSA Commune 2% 3% 1 % 9% 17% 14% 24% aide directe financement partiel 1 3 Source : enquête Ovlej-Études et recherches de La JPA Selon une étude conduite par le Crédoc en 2009, un revenu compris entre et avant un impôt pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans se situe dans les «classes moyennes inférieures» (R. Bigot, Classes moyennes et inégalités de conditions de vie, Séminaire inégalités, INSEE, 2009). En 2009, selon l INSEE le revenu moyen disponible des couples avec deux enfants s élevait à mensuels et à l opposé celui des familles monoparentales à par mois. 15

16 Graphique 8 : L intervention des CAF selon les revenus de la famille % enfants et jeunes partis en séjours collectifs ayant bénéficié d'une aide de la CAF ou de la MSA (aides directes et/ou financement partiel) 67% 8 < à moins de % à moins de % à moins de % à moins de 4000 > 4000 Source : enquête Ovlej-Études et recherches de La JPA 2011 Quelles vacances pour les enfants et les jeunes aujourd hui? Dans un contexte de crise économique qui fragilise l ensemble des familles, et particulièrement les plus modestes, le départ en vacances des enfants, des adolescents et des jeunes constitue un enjeu à la fois social et éducatif. Enjeu social, car près de 3 millions d enfants et de jeunes sont aujourd hui exclus du départ en vacances, qui est pourtant une pratique habituelle pour leurs camarades et la norme dans notre société. Enjeu éducatif, car l accès au départ, à des vacances entre soi mais également ouvertes aux autres participe à la construction de l autonomie et contribue à l apprentissage de la mobilité. Au regard de ces enjeux, le départ en vacances des enfants, des adolescents et des jeunes, leur accès à une diversité d expériences doivent-il relever de la seule responsabilité des familles ou d une responsabilité collective? Auquel cas, ne devraient-il pas être plus largement pris en compte par les politiques publiques? 16

17 Cette enquête a été réalisée avec le soutien financier de La Caisse Nationale d Allocations Familiales et la participation de Avea-La Poste Education Plein Air Finances Fédération des Aroéven Temps Jeunes 17

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