Jean-Louis CAYATTE

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1 Chapitre 14 Marché du travail avec salaire négocié Supposer que le salaire est négocié entre l employeur et le salarié, c est remplacer l équation w( t) = w par une équation de détermination de ce salaire négocié (section 1). On résout le nouveau modèle obtenu (section 2) et on en fait la statique comparative (section 3). Section 1. La négociation du salaire La négociation détermine un salaire compris entre le plus faible des salaires qu un salarié accepte, appelé salaire de réserve, et le salaire maximal qu accepte de payer un employeur. 1. Le salaire de réserve Considérons le chômeur qui trouve un emploi et qui n a plus qu à négocier son salaire : quel est son taux de salaire de réserve, c est-à-dire le taux de salaire ω minimal que l employeur doit lui proposer pour qu il accepte l emploi? La réponse est évidente : le chômeur acceptera tout salaire w qui lui donne une utilité (globale) au moins aussi grande que celle qu il aurait en continuant à chercher un emploi. Or, s il continuait à chercher, il pourrait espérer obtenir le salaire alternatif ω, la moyenne des salaires dans l économie. Avec les notations introduites au chapitre 9, il acceptera donc tout salaire w tel que : S w S ω De l équation de Bellman d un actif occupé qui accepte le salaire w, on déduit : Jean-Louis CAYATTE N = + ( ω) rs w w s S S w N N w rs SN ( w) S ( ω ) = r + s w rs ω Donc, notre chômeur acceptera tout salaire acceptables, soit ω = rs ( ω ) (1). Le salaire de réserve est le plus petit de ces salaires ( ω ) ˆ salaire de réserve = utilité permanente du chomeur (mesurée en ) ω =, la tension = 2,25 et l utilité instantanée du Exemple numérique. Supposons le salaire alternatif 10 chômeur a = 5. Nous avons déjà calculé (dans le chapitre 13, section 4, 2) que, dans ce cas, l utilité permanente d un chômeur est rs = 9,50. Son salaire de réserve est donc ω = rs = 9,50. Vocabulaire. On appelle surplus du salarié le supplément d utilité globale S ( w) S ( ω ) N que lui apporte le fait d accepter l appariement au taux de salaire w. On peut donc aussi dire que le chômeur acceptera tout salaire qui rend son surplus positif. On appelle rente du salarié la part de sa rémunération qui excède le minimum requis pour qu il accepte de tra-. vailler (donc qui excède son salaire de réserve), soit w rs ( ω ) Remarques. a) Pourquoi le chômeur accepte-t-il un salaire inférieur au salaire alternatif? Parce que pour obtenir ce salaire alternatif, il faut le chercher, donc passer par une période de chômage, pendant laquelle l utilité instantanée n est que de a = 5. Autrement dit, dans notre exemple numérique, le chômeur est indifférent entre un salaire de 9,50 tout de suite, et un salaire de 10 après une période aléatoire de recherche, dont l espérance de durée est 1 4, 4 m = mois. Vérifions que le salaire de réserve est nécessairement inférieur au salaire alternatif. Pour cela, écrivons que tout modèle du marché du travail doit satisfaire l inégalité S < SN, faute de quoi, le comportement d un chômeur serait contradictoire (cf. chapitre 9, section 2). Or, quel que soit le taux de salaire alternatif, cette inégalité est équivalente aux suivantes :

2 ( r + s) S < ( r + s) SN rs < rsn + s ( SN S ) rs < w + s S S + s S S = w N N b) Comme dans le chapitre précédent, les employeurs vont créer ou supprimer des postes vacants instantanément, de manière que la condition de création de postes soit satisfaite en permanence. Comme dans le chapitre précédent, par conséquent, la tension prendra immédiatement sa valeur d équilibre. Nous pouvons donc écrire, en utilisant l équation de Bellman du chômeur, ( ) ω = rs ω = a + m S ω S ω N et vérifier le signe des dérivées par rapport au salaire alternatif et à la tension : ω ω > 0 > 0 ω Conformément à l intuition, le salaire de réserve est fonction croissante à la fois du salaire alternatif et de la tension. c) Pour l instant, nous ne connaissons ni le salaire alternatif, ni la tension. Par conséquent, nous ne connaissons pas le salaire de réserve non plus. Le salaire de réserve n est pas exogène. 2. Le salaire maximal acceptable par un employeur En raisonnant comme pour le salarié, on conclut que l employeur accepte tout salaire w tel que p w Π N ( w) = > Π V ( ω ) = 0 r + s p =. Pourquoi accepte-t-il un salaire ω =? Parce que, pour obtenir de ne payer que Dans notre exemple numérique, il accepte donc tout salaire inférieur à 12 supérieur au salaire alternatif que nous avons supposé égal à 10 ce salaire alternatif, il faut continuer à chercher, et pendant la période de recherche, le profit est négatif (il faut payer h par unité de temps). On appelle surplus de la firme le supplément d espérance de profit actualisé que lui apporte le fait d accepter l appariement à ce taux de salaire plutôt que de continuer à chercher : p w Π N ( w) Π V ( ω ) = Π N ( w) 0 = r + s On appelle rente de la firme la part de profit (instantané) qui excède ce qui est nécessaire pour que le producteur accepte de produire, soit p w. 3. Le partage du surplus global On appelle surplus global S la somme des surplus individuels, donc ici, la somme du surplus du salarié et de celui de l employeur : ( N ( ω )) N V ( ω ) p rs ( ω ) S = S w S + Π w Π = r + s On appelle rente globale la somme des rentes, soit p rs ( ω ). Puisqu ils sont proportionnels, il est équivalent de raisonner sur le partage du surplus global ou sur le partage de la rente globale. Par conséquent, alors que la théorie générale de la négociation porte sur le partage du surplus global que génère l accord entre les parties, dans notre modèle, on peut en appliquer directement les résultats au partage de la rente globale. Ainsi, dans notre exemple numérique, si le salarié et l employeur se mettent d accord sur un salaire w = 11 par exemple, on peut dire que la rente est partagée en w rs ( ω ) 11 9,50 1, ,50 2,50 p rs ω = = = = pour le salarié et p w = = 1 pour la firme, soit 60% (de la rente ou du surplus) pour le salarié et 40% (de la rente ou du surplus) pour la firme. Plus généralement, on peut écrire : salaire de réserve salaire négocié salaire de réserve + rente globale ou (2) Jean-Louis CAYATTE -2-

3 salaire négocié = salaire de réserve + α rente globale où α est aussi bien la part du surplus global que la part de la rente globale obtenue par le salarié. Comme vous le savez, la théorie de la négociation conduit souvent à admettre la règle de partage du surplus connue sous le nom de solution généralisée de Nash (solution au problème de la négociation). 4. La solution généralisée de Nash John Nash (Américain né en 1928, prix Nobel d Economie 1994) a bien mis en lumière, en 1950, que le résultat d une négociation dépend de deux éléments bien distincts du rapport de force entre négociateurs : a) les situations dans lesquelles se trouveront les négociateurs en cas d échec de la négociation d une part, ou positions de repli, b) et un paramètre appelé pouvoir de négociation, d autre part. Nous savons écrire les positions de repli de nos négociateurs : S ω pour le salarié, ( ω ) 0 Π = pour l employeur. Voyons ce que nous pouvons dire du pouvoir de négociation. On peut construire divers modèles de négociation (sous forme de jeux non coopératifs) qui déterminent un pouvoir de négociation. Les plus intéressants sont ceux qui font dépendre ce pouvoir de l aversion pour le risque et du degré d impatience (taux de dépréciation du futur) des négociateurs. Plus précisément, ces modèles montrent que les salariés auront un pouvoir de négociation inférieur à celui des employeurs s ils ont une plus grande aversion pour le risque que les employeurs ou s ils sont plus impatients que les employeurs. D autre part, comme il est intuitif, c est le pouvoir de négociation relatif qui compte. Formellement, si on note γ le pouvoir de négociation du salarié et δ celui de l employeur, le pouvoir de négociation relatif du salarié est β = γ + δ et celui de l employeur 1 δ γ β = γ + δ. ne étude sur le Canada suggère un β de l ordre de 30%. Les employeurs canadiens étudiés seraient donc soit plus patients, soit moins β = riscophobes que leurs salariés, ou, évidemment, à la fois plus patients et moins riscophobes. Dans notre modèle, salariés et employeurs sont, tous les deux, neutres face au risque, et ils ont le même taux de dépréciation du futur r. Si on réduit la détermination du pouvoir de négociation à ces deux facteurs, notre modèle implique donc 50%. Nous retiendrons cette valeur dans nos exemples numériques, mais, pour laisser toutes les portes ouvertes, nous garderons β dans nos formules. Ainsi, notre modèle est compatible avec n importe quelle théorie du pouvoir de négociation. Avec ces notations, la solution généralisée de Nash énonce que le salaire négocié est la valeur w de w qui maximise le produit des surplus individuels, pondérés par les pouvoirs de négociation relatifs : β arg max ( ) ( ) 1 β w = SN w S ω Π N w Π V ω On démontre que la condition du premier ordre de ce programme s écrit : surplus du salarié = β surplus global ou, dans notre modèle où la rente et le surplus sont proportionnels, rente du salarié = β ( rente globale) Autrement dit, dans notre modèle, la part α du surplus global qui revient au salarié est égale à son pouvoir de négociation β. En utilisant la définition (1) du surplus du salarié et la définition (2) du surplus global, nous obtenons donc : w rs ( ω ) p rs ( ω ) = β r + s r + s ou, en passant à la rente, ( ω ) β ( ω ) w = rs + p rs (3) soit : le salaire négocié est égal au salaire de réserve, plus une part de la rente égale au pouvoir de négociation du salarié. Ce salaire négocié continue à dépendre du salaire de réserve, qui lui-même dépend du salaire alternatif et de la tension. V Jean-Louis CAYATTE -3-

4 5. Convergence du salaire négocié et du salaire alternatif rs Il nous reste une dernière étape à franchir. Reprenons notre exemple numérique : avec un salaire de réserve de rs ω = 10 = 9,50, avec p = 12 et β = 50%, la solution de Nash donne un salaire négocié de w = 10, 75. Mais si un employeur et un chômeur se mettent d accord sur un salaire de 10,75, le salaire moyen dans l économie, qui était de 10 par hypothèse, devient dès lors une moyenne (pondérée) de 10 et de 10,75, donc supérieur à 10. Le salaire alternatif pour les autres chômeurs vient donc d augmenter. Cette augmentation du salaire alternatif augmente le salaire de réserve du prochain salarié qui va négocier son salaire. Toutes autres choses égales par ailleurs, celui-ci obtiendra donc un salaire négocié supérieur à 10,75, ce qui augmentera encore le salaire alternatif, etc. Mais même notre premier salarié peut raisonner ainsi : si, lorsque le salaire alternatif est 10, je peux obtenir 10,75 dans cette entreprise, alors je pourrai obtenir 10,75 dans toutes les entreprises (puisqu elles sont identiques). Le salaire alternatif ne peut donc pas rester égal On pourrait expliciter un processus de convergence entre le salaire négocié et le salaire alternatif. Mais, si nous admettons que cette convergence est logiquement instantanée, nous pouvons écrire directement le résultat : à l équilibre, le salaire alternatif est égal au salaire négocié. Par conséquent : ω = w L équation (3) de détermination du salaire (négocié) s écrit alors : β ( ) w = rs w + p rs w (4) salaire d'équilibre = salaire de réserve d'équilibre + β rente globale d'équilibre Le salaire négocié d équilibre ne dépend plus que d une inconnue, le salaire de réserve rs, qui lui-même ne dépend plus que de la tension. Exprimons explicitement ce taux de salaire négocié d équilibre en fonction de la tension d équilibre. 6. La courbe WS rs et la rente globale de manière appropriée, on démontre que la relation (4) s écrit également : En réécrivant ( β ) β ( ) w = 1 a + p + h (5) Cette relation entre le salaire d équilibre et la tension d équilibre s appelle courbe WS (comme wage setting), ou simplement courbe de salaire (wage schedule). Dans notre cas, le taux de salaire d équilibre est une fonction affine de la tension d équilibre. Elle est représentée sur la figure 1. Jean-Louis CAYATTE -4-

5 w da > 0 dβ > 0 dh > 0 ( p a) a+ β Figure 1. La courbe WS donne le salaire négocié d équilibre en fonction de la tension d équilibre. 1. Vérifiez les déplacements indiqués par les flèches (translations et pivotements) : ne hausse de a ou de p augmente l ordonnée à l origine sans modifier la pente, donc translate la droite vers le haut. ne hausse de h augmente la pente sans modifier l ordonnée à l origine, donc fait pivoter la droite vers le haut. ne hausse de β augmente à la fois l ordonnée à l origine et la pente, donc déplace la droite vers le haut. La hausse de n importe lequel de ces 4 paramètres se traduit donc par un salaire d équilibre plus élevé pour une tension donnée, toutes autres choses égales par ailleurs. β ) et d un renforcement ( β 1) du a = et p = 12, 2. Vérifiez l effet sur le salaire négocie d un affaiblissement ( 0 pouvoir de négociation des salariés, à tension donnée. Dans notre exemple numérique, où 5 l ordonnée à l origine est : Vérifiez qu elle varie entre 5 a + β p a = 5 + β 12 5 = 5 + 7β a = et p = 12 selon le pouvoir de négociation des salariés. Avec h = 8, en posant β = 50%, la courbe WS s écrit, dans notre modèle : w = 8, Comment notre modèle se résout-il, compte tenu de cette équation de salaire? Section 2. Résolution du modèle Le salaire d équilibre dépend de la tension d équilibre selon WS, mais la tension d équilibre dépend du salaire d équilibre selon la condition de création de postes. 1. La condition de création de postes La condition de création de postes s écrit désormais : h p w = m r + s ( ) Pour la représenter dans le même repère que la courbe WS, écrivons-la Jean-Louis CAYATTE -5-

6 ( + s) ( ) h r w = p m Le graphe de cette fonction est représenté sur la figure 2, avec le sens du déplacement de la courbe en fonction des paramètres qui la déterminent. w p dh > 0 ds > 0 dr > 0 d µ > 0 max Figure 2. La condition de création de postes donne la tension d équilibre en fonction du salaire d équilibre. Puisqu elle représente la condition de création de postes, cette courbe est désignée par l abréviation anglo- v t = u t. Il n y a pas saxonne JC (job creation). Nous avons déjà désigné de cette manière la droite d inconvénient réel à noter de la même manière la courbe qui détermine importe. Vérifiez les cas limites : 1. w p implique n salaire nul w = 0 donnerait une valeur finie à la tension et la droite dont seule la pente. Si les actifs acceptaient de travailler gratuitement, la demande de travail ne deviendrait pas infinie. La raison en est que les employeurs devraient toujours subir le coût de recrutement ( h par unité de temps pendant la durée de vacance du poste), et que donc le travail ne serait pas réellement gratuit pour eux. Dans notre exemple numérique, cette courbe de création de postes a pour équation : ( r + s) h ( + ) 0,005 0, w = p = 12 = 12 µ 0, Salaire et tension d équilibre La courbe de création de postes et la courbe WS représentent deux relations entre le salaire d équilibre w et la tension d équilibre qui doivent être satisfaites simultanément. Leur croisement représente donc graphiquement la détermination de ces deux grandeurs. Jean-Louis CAYATTE -6-

7 w p da > 0 d β > 0 dh > 0 WS w ( p a) a+ β a 0 dh > 0 ds > 0 dr > 0 dµ > 0 JC Figure 3. Le salaire et la tension d équilibre 1. Les flèches de la figure 3 vous permettent de déterminer graphiquement a) les effets de a, β, s et µ sur le salaire et la tension d équilibre. Faites-le soigneusement. b) l effet de p sur w, mais pas sur. c) l effet de h sur, mais pas sur w. 2. On démontre analytiquement que et w sont des fonctions décroissantes de h et croissantes de p. tilisez ce résultat pour dessiner deux figures, l une avec h ' > h, l autre avec p ' > p (si nécessaire, la figure 6 peut vous servir de corrigé). 3. Vérifiez que le taux de croissance n de la population active ne participe à la détermination ni de ni de w. 4. La figure 3 ressemble à la détermination du salaire d équilibre dans le modèle walrassien, où la courbe d offre croissante et la courbe de demande décroissante déterminent simultanément le salaire et l emploi d équilibre. Il est vrai que, dans les deux cas, nous avons une courbe croissante et une courbe décroissante. La courbe décroissante ressemble à la courbe de demande de travail, mais c est, en toute rigueur, une courbe de création de postes (vacants). Il est vrai que, dans notre modèle, créer des postes vacants est le seul moyen d L N V = +, car les employeurs n ont pas de pouvoir direct sur N. d augmenter la demande de travail La courbe croissante est une courbe qui définit le taux de salaire négocié, en fonction de la tension. La seule ressemblance avec une courbe d offre de travail est le caractère croissant de la courbe. Dans notre exemple numérique, les deux courbes, la courbe WS et la courbe de création de postes, 4 w = 8, et w = 12 3 se croisent en w = 10,96 et = 0, 61. Vérifiez que, dans ces conditions : le salaire de réserve est rs = 9,91 ; la rente totale est p rs = 12 9,91 = 2,09 ; le salaire d équilibre est bien la somme du salaire de réserve et de la part (50%) de la rente qui va au salarié : w = 9,91+ 1,05 = 10,96 3. Le taux de chômage d équilibre ne fois la tension déterminée, on note que la courbe de Beveridge a la même expression que dans le chapitre précédent : Jean-Louis CAYATTE -7-

8 n + s u = n + s + m ( ) Elle ne dépend pas du salaire (ou plutôt, elle n en dépend que par l intermédiaire de la tension). Par conséquent, v t = u t, elle nous donne le taux de exactement comme dans le chapitre précédent, combinée à la droite chômage d équilibre, ce qui clôt la détermination de l équilibre. v t ds > 0 dn > 0 dµ > 0 JC v dµ >0 da > 0 dβ > 0 dr > 0 ds > 0 dh > 0 0 u BC u( t) Figure 4. Le taux de chômage d équilibre Dans notre exemple numérique, le taux de chômage d équilibre s établit à u = 15%. Section 3. Statique comparative 1. Le triplet d équilibre Dans l univers walrassien, l équilibre du marché du travail est représenté par le couple ( e e, ) w L, salaire d équilibre et emploi d équilibre (égal à la fois à l offre et à la demande de travail). Dans notre modèle, qu on appelle modèle d appariement, l équilibre du marché du travail est caractérisé par un triplet (,, ) (,, ) w V ou w v u. Comme vous l avez vu, nos raisonnements ont davantage utilisé la notion de tension que celle de postes vacants. C est pourquoi les économistes ont plutôt coutume de dire que l équilibre du marché du travail w,, u. est représenté par le triplet La représentation graphique de l équilibre nécessite désormais deux figures (la figure 3 et la figure 4). En utilisant les résultats indiqués par les flèches qui y figurent, ainsi que les deux résultats analytiques qui complètent la figure 3, à savoir w > 0 > 0 p p w < 0 < 0 h h on détermine l effet de chacun de nos 8 paramètres sur les 3 variables du triplet d équilibre. Ces effets sont résumés dans le tableau suivant, le signe + indiquant qu une hausse du paramètre entraîne une hausse de la variable d équilibre indiquée en ligne, le signe une baisse, et 0 l absence d effet. Jean-Louis CAYATTE -8-

9 a p β h µ r s n w u On procède ensuite de la même manière que dans le chapitre précédent pour déterminer les trajectoires d ajustement à la suite d un choc. Les deux grandes différences avec le chapitre précédent sont les suivantes. a) le salaire n est plus une cause, qui agirait notamment sur le chômage. Il est lui-même un effet de l état de l économie, compte tenu du pouvoir de négociation β que nous avons introduit. Le chômage d équilibre n est certes pas indépendant de ce salaire, mais le salaire n est pas non plus indépendant du taux de chômage. Ils se codéterminent. b) Désormais, l utilité instantanée du chômeur joue un rôle dans la détermination de l équilibre. Voyons à présent les effets de quelques chocs de plus près. 2. Effets de l allocation de chômage ne hausse de l allocation de chômage a, toutes choses égales par ailleurs, augmente l utilité instantanée a du chômeur. Elle déplace donc la courbe WS vers le haut, sans modifier la condition de création de postes. Son résultat est donc une hausse du salaire et une baisse de la tension d équilibre, comme on le voit sur la figure 5. p w WS da > 0 WS w w ( p a' ) a' + β ( p a) a+ β JC 0 Figure 5. Effet d une hausse de l utilité instantanée du chômeur d équilibre. a ' > a sur le salaire et la tension La courbe de Beveridge n étant pas affectée par une variation de a, cette baisse de la tension a les effets déjà décrits au chapitre précédent (figure 5 du chapitre 13). Prenez la peine de les vérifier : de a) hausse du taux de chômage. C est, encore une fois, la baisse de la probabilité instantanée m( ) sortir du chômage, qui, provoquant un allongement de la durée moyenne du chômage, en augmente le taux. b) baisse du taux de postes vacants (baisse de v à v B, suivie d une hausse à v < v ). Ce résultat est très général. En particulier : Si on introduit des allocations de chômage proportionnelles au taux de salaire, ou, pour simplifier les calculs, si on suppose : a = kw on démontre que c est une hausse du taux de remplacement k qui produit ces effets. Jean-Louis CAYATTE -9-

10 Si on introduit dans le modèle une distinction entre des assurés (ceux qui ont déjà travaillé) et des assistés (les primo-demandeurs d emploi) avec des allocations de chômage différentes, il faut distinguer deux salaires de réserve, le modèle se complique, mais les résultats ne changent pas qualitativement. Si on introduit le fait que l allocation de chômage n est versée que pendant une durée finie, le taux de salaire de réserve diminue avec le temps, le modèle se complique encore. Mais, là encore, tous calculs faits, on retrouve ce résultat général : Mieux les chômeurs sont traités par rapport aux actifs occupés, plus le taux de salaire de réserve est élevé, plus le taux de salaire d équilibre est élevé, et plus le taux de chômage d équilibre est élevé. 3. Effets du pouvoir de négociation β Il a exactement les mêmes effets qualitatifs que a. ne hausse du pouvoir de négociation des salariés augmente le salaire d équilibre, et donc le taux de chômage (par augmentation de sa durée). 4. Effets de la productivité p p est la productivité (marginale et moyenne) d un travailleur. ne hausse de cette productivité a les effets indiqués sur la figure 6. Premier effet : la courbe WS se déplace vers le haut, ce qui augmente le salaire négocié, et diminue la tension (passage de A à A ). Deuxième effet : cette même hausse de la productivité augmente la rentabilité d un poste de travail, par hausse du profit instantané d un poste occupé. Ceci déplace la courbe de création de postes vers la droite, ce qui a pour effet d augmenter la tension et le salaire (passage de A à B). Les deux effets vont donc dans le même sens pour le salaire w > w. Pour la tension, ils sont de sens contraire. Mais on a dit (section 3 2) qu on pouvait démontrer analytiquement que le second effet l emportait sur le premier. Au total donc, la tension d équilibre augmente : >. p ' w WS p w B WS w ( p' a) a+ β ( p a) a+ β A A JC 0 JC Figure 6. Effet d une hausse de productivité. Troisième effet : cette hausse de la tension fait diminuer le taux de chômage d équilibre et la durée moyenne du chômage (Vous devriez pouvoir faire la figure tout seul : c est la figure symétrique de la figure 5 du chapitre précédent). En conclusion, une hausse de productivité est donc un bienfait pour tous : hausse de profit sur les postes occupés (le surplus à partager a augmenté) ; hausse de salaire (le surplus à partager a augmenté) ; baisse du taux de chômage (la courbe de Beveridge n a pas bougé, alors que la tension a augmenté) ; baisse de la durée du chômage (la tension a augmenté). Jean-Louis CAYATTE

11 Illustrons numériquement les effets des variations de la productivité (une crise peut être assimilée à une baisse de productivité) : p = 12 p = 15 (+25%) p = 6 (-50%) p = 5 (-58%) w 10,96 13,72 (+25,2%) 5,70 (-48%) 5 (-54%) 0,61 0,93 0,05 0 u 15% 13% 38% 100% rs 9,91 12,43 5,40 5 S = p rs 2,09 2,57 (+23,0%) 0,60 0 Remarque. On démontre que si l utilité instantanée des chômeurs et les frais de recrutement sont indexés sur le salaire, donc si a = kw h = cw alors, les deux effets sur la tension s annulent (B est à la verticale de A sur la figure 6). La tension restant constante, il en découle que le taux et la durée du chômage restent constants également. L utilité permanente des chômeurs S s améliore (salaire futur plus élevé), et leur utilité instantanée aussi, puisque a = kw. Le profit sur poste occupé augmente, mais le profit total, sur poste vacant, reste nul en vertu de la condition de création de postes Π V = 0. Par conséquent, le bénéfice de la hausse de productivité va intégralement aux actifs. Dans quel sens peut-on améliorer ce modèle? Trois directions s imposent : endogénéiser s, introduire le capital, et donc la substitution entre capital et travail, expliciter les transferts sociaux. Jean-Louis CAYATTE

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