QUE FAIRE DU FMI ET DE LA BANQUE MONDIALE?

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1 CRID : 14, passage Dubail Paris ISSN : en cours - Mars Prix : 4,60 QUE FAIRE DU FMI ET DE LA BANQUE MONDIALE? Les Institutions financières internationales (IFI) ont pris au fil des décennies une importance croissante dans les politiques de développement des pays du Sud et, depuis la chute du mur de Berlin, dans celles des pays de l Est. Conçues à l origine pour prévenir les crises monétaires (Fond monétaire international) et financer le développement (Banque Mondiale), elles n ont pu enrayer l avènement de crises, et le développement qu elles ont induit pèse lourdement sur les couches les plus vulnérables des populations d un grand nombre de pays. Les citoyens engagés dans des démarches de solidarité internationale constatent les dégradations sociales dues aux ajustements structurels imposés par les IFI. Partenaires des acteurs du Sud, ils dénoncent avec eux l évolution de ces institutions qui imposent à l ensemble du monde une logique économique unique. La dénonciation porte à la fois sur cette conception économique et sur le fait qu elle soit imposée par des institutions qui prétendent encore aujourd hui ne pas avoir de vocation politique. La première tâche est donc de mettre en lumière le rôle exact des IFI, plus soucieuses d assurer le remboursement des dettes que le bonheur des peuples. Les campagnes citoyennes successives sur la réforme des IFI ont pointé l opacité de leur fonctionnement et leurs processus de décision inféodés aux Etats les plus riches. Plusieurs organisations de par le monde estiment d ailleurs que 50 ans, ça suffit et qu il vaudrait mieux en rester là. Le CRID et ses alliés, pour leur part, considèrent qu aucune institution n atteindra la perfection. C est donc par une vigilance active que les citoyens pourront contraindre ces institutions à s ouvrir et à se démocratiser. Cette publication permettra aux acteurs de la solidarité internationale de mieux comprendre le contexte des actions menées, d en mesurer l efficacité et de percevoir le chemin qu il reste à parcourir. L E S C A H I E R S D E L A S O L I D A R I T É

2 LE SYSTEME BRETTON WOODS, TEL QU EN LUI-MEME Bretton Woods, juillet 1944 Examinons de plus près cette journée de l été 1944 qui a vu naître les institutions avec lesquelles nous nous débattons aujourd hui. Mille personnes, délégués de 44 pays, se retrouvent dans cette petite localité du New Hampshire qui ignorait alors qu elle allait devenir célèbre. Harry D. White, responsable de la délégation américaine, arrive avec son plan tout bien ficelé : on crée le Fonds monétaire international (FMI) pour la stabilité monétaire, on crée la Banque mondiale pour la reconstruction et le développement, et on donne aux pays la possibilité d émettre de la monnaie en fonction de leur stock d or et de leur réserve en billets verts. Parité fixe, donc, entre l or et le dollar, qui devient une monnaie internationale. Il y avait ce jour-là une autre vedette, John M. Keynes, l économiste de Cambridge au faîte de sa gloire après la publication en 1936 de Théorie générale de l emploi, de l intérêt et de la monnaie. Lui aussi a un plan en poche. Il veut créer une monnaie internationale, le bancor, convertible dans les différentes monnaies nationales. Pour les pays débiteurs, sont prévus des prêts en bancors ainsi que des mesures de bonne conduite. Pour les pays excédentaires, on prévoit une taxe qui permet de financer une aide pour les pays en difficulté. Génie visionnaire, Keynes trouvait logique de mettre en place des mesures de stabilisation pour les pays trop faibles comme pour les pays trop forts... On connaît la fin de l histoire. La conférence s est bornée à discuter des modalités du plan White et tout le monde savait que c était la seule solution pour avoir accès aux crédits américains. La guerre n était pas finie, ce n était pas le jeune Pierre Mendès- France qui allait apporter la contradiction. Il était alors commissaire aux finances du gouvernement provisoire d Alger, nommé en 1943 par Charles de Gaulle. Le plan White partait du traumatisme que le monde était en train de subir. L hyper-inflation avait mené Hitler au pouvoir en Allemagne, il fallait donc une stabilité monétaire. D où le FMI. Le libre échange était vu comme une façon pragmatique d éviter la guerre en obligeant toutes les nations à se parler et se connaître. Même si cette mesure mettait à mal les zones franc et sterling qui offraient un privilège aux anciennes puissances coloniales, elle répondait aux besoins du moment. D où la Banque mondiale et d où l Organisation des Nations unies (ONU), quelques mois plus tard. Le plan White a pris fin lorsque le président américain Richard Nixon a décidé, le 15 août 1971, la fin de la convertibilité du dollar en or. Adieu l espoir d un accord mondial, bonjour les changes flottants et les accords régionaux. L Euro allait pouvoir exister 40 ans plus tard. Et le FMI et la Banque mondiale s autonomisaient de fait dans leurs choix politico-économiques. Au fil des ans, la légitimité historique a disparu et ces institutions se sont plus ou moins adaptées au changement des défis internationaux, à la mondialisation, et aux inégalités. Qui sait ce que serait aujourd hui le monde si Keynes avait réussi à imposer son bancor, avec des prêts pour les trop pauvres et des taxes pour les trop riches? La Banque mondiale, pour le meilleur et pour le pire La Banque internationale pour la reconstruction et le développement, BIRD Les activités de la BIRD ont débuté en 1946 avec des financements de projets d infrastructures, puis de 2 / 3

3 projets d équipements dans les pays en développement, lesquels sont actuellement les principaux bénéficiaires de son aide. Au fil du temps, la BIRD s est vue adjoindre quatre structures complémentaires avec lesquelles elle forme aujourd hui le groupe Banque mondiale : la Société financière internationale (SFI), née en 1956 pour stimuler la croissance du secteur privé dans les pays en développement, l Association internationale de développement (AID) créée en 1960 afin d octroyer des crédits aux pays ne pouvant accéder aux prêts de la BIRD, le Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) fondé en 1966, l Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) établie en 1988 afin de promouvoir l investissement direct à l étranger. Fonctionnant comme une banque classique, la BIRD ne sélectionne que des projets suffisamment rentables. Elle n accorde des prêts qu à des pays à revenu intermédiaire, le taux d intérêt fixé étant trop élevé pour des Etats à faible revenu. La BIRD compte actuellement 183 Etats membres, qui doivent tous appartenir au Fonds monétaire international. Elle est dirigée par un Conseil des gouverneurs et des administrateurs. Le Conseil des gouverneurs est théoriquement l instance souveraine. Il se réunit une fois par an en Assemblée générale. Chaque Etat membre est représenté par un gouverneur (souvent le ministre des Finances ou le directeur de la Banque centrale du pays membre) avec un suppléant. Le partage du pouvoir au sein de la BIRD se fait en fonction de la richesse de chacun et non de façon égalitaire entre les Etats : chaque gouverneur dispose en effet de 250 voix, auxquelles s ajoute 1 voix par tranche de capital détenu, celui-ci étant proportionnel au niveau économique du pays. L instance opérationnelle de la BIRD est le Conseil d administration, dont les 24 participants siègent en permanence à Washington. Ils s occupent de la gestion quotidienne de la Banque, approuvent les prêts et politiques, contrôlent les opérations et les performances du portefeuille d actions ainsi que les stratégies d assistance-pays. Les administrateurs désignent également un président, qui est nommé pour cinq ans. Celui-ci est traditionnellement américain. Depuis juin 1995, le poste est occupé par James Wolfensohn, dont c est le deuxième mandat. La distribution des sièges se fait de la manière suivante : cinq pays, ceux dont la quote-part est la plus importante, disposent d un siège permanent. Les Etats-Unis en détiennent 17,2 %, le Japon 6,1 %, la France, l Allemagne et le Royaume Uni chacun un peu plus de 4,5 % (un total de près de 28 % pour l Union européenne). Trois autres sièges sont dévolus à l Arabie Saoudite, à la Chine et à la Russie. Les 16 sièges restants sont occupés par des administrateurs élus, pour deux ans, par les 175 autres pays répartis en 16 groupes (il peut y avoir de 4 à 24 pays par groupe). Les 52 pays africains représentent moins de 13 %, de même que les 33 pays d Amérique latine. L Asie, hormis le Japon et la Chine, totalise un peu plus de 5 % des droits de vote. L Association internationale de développement (AID) Officiellement, l AID est une structure juridiquement et financièrement indépendante de la BIRD. Force est de constater toutefois qu il existe une très étroite imbrication entre les deux institutions. L AID est conçue de manière à pouvoir être administrée par la BIRD. Elles ont le même président (James Wolfensohn), partagent le même personnel et réunissent globalement les mêmes pays : 160 pays appartenant à la BIRD ont, à ce jour, adhéré à l AID. En tant qu association, l AID a pour vocation de financer des programmes de lutte contre la pauvreté en octroyant des crédits à long terme (35 à 40 ans), à un taux d intérêt très faible, dont les remboursements peuvent être effectués en monnaie locale. Cela concerne principalement des pays dont le revenu ne dépassait pas 925 $ par an et par habitant en 1996, pour les Etats bénéficiaires de prêts en 1998 (environ 80 Etats au total). Certains pays reçoivent des prêts de la BIRD et de l AID. Si cette dernière accorde des crédits à des conditions moins rigoureuses que celles de la BIRD, les projets doivent néanmoins être économiquement viables.

4 L évolution de la Banque La Banque mondiale est aujourd hui très contestée en tant qu institution tentaculaire qui enserre l économie des pays pauvres et en tant que suppôt du capitalisme mondial au service des pays riches. Pourtant, elle prétend lutter contre la pauvreté et encourager la bonne gouvernance. Qu en est-il réellement? Dans le tiers monde, dès sa fondation, elle a été appelée à soutenir et financer de grands projets d infrastructures (routes, barrages, centrales...), considérés comme le soubassement du développement économique (les deux tiers des prêts en 1965). Au cours de sa longue présidence (entre 1968 et 1981) Robert Mc Namara orienta la Banque vers les besoins essentiels. Cette nouvelle orientation en faveur de l éducation, l aménagement urbain, les projets agricoles et les choix industriels conduisit la Banque mondiale à s intéresser de plus en plus aux politiques économiques et commerciales, aux taux de change... et donc à poser des conditions, qui prirent la forme des fameux programmes d ajustement structurel (PAS), avec une liste drastique de critères à respecter. Au cours des quarante dernières années, le volume des prêts de la Banque mondiale a été multiplié par dix. Ces opportunités financières sont essentielles pour les pays les plus pauvres, et tout le jeu a consisté à jouer au chat et à la souris. Sur 37 pays africains impliqués dans des PAS au cours des deux dernières décennies, les trois quarts n ont pas ou peu respecté les conditions imposées. Bien que le couperet soit toujours menaçant (l arrêt des prêts), la Banque mondiale n a pas les moyens d agir en dictateur avec les débiteurs, et les grands pays incontournables comme la Russie ou la Chine ne sont pas les seuls à ruser. La Banque mondiale a énormément évolué, passant des infrastructures (ressemblant fortement à l épine dorsale d une économie planifiée) à la satisfaction des besoins essentiels, aux plans d ajustement structurel à visage humain, à la lutte contre la pauvreté et contre la corruption (ce qui ne semblait pas la gêner quelques décennies auparavant), tandis qu aujourd hui, on érige en dogme la bonne gouvernance et le développement durable. Au-delà des idéologies, la Banque mondiale a suivi l évolution des idées en se fondant dans le discours du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) sur la pauvreté, en essayant d intégrer les demandes des ONG, en épousant les concepts de développement durable et de préservation de l environnement mis en avant par l ONU. Evidemment, les discours ont changé plus rapidement que les actes, et la Banque doit reconnaître ses erreurs, en particulier écologiques. Elle a par exemple soutenu, que ce soit au Brésil, en Indonésie ou en Côte d Ivoire, des projets de déforestation, de vastes étendues d agriculture extensive ou des barrages inadaptés, toutes formes de projets productifs qui oubliaient la population et l environnement. Depuis, la Banque a fait de réels mea culpa mais elle doit faire face à des conservateurs américains qui regrettent la grande époque des infrastructures et trouvent que la Banque se disperse trop. Si les incohérences économiques sont nombreuses (difficulté d infléchir un trop gros projet, consultation des populations inexistante ou inachevée, absence de stratégie de la part des autorités...), les incohérences politiques ne manquent pas : la Banque mondiale aide parfois des gouvernements qui violent allègrement les droits de l Homme ou qui détournent ouvertement les fonds ou les ressources issues des projets (pétrole, pierres précieuses). La Banque mondiale semble perméable aux flux et reflux des réflexions sur le développement et aux contradictions des acteurs avec lesquels elle est en relation, des gouvernants bénéficiaires aux ONG en passant par les experts et les représentants des pays contributeurs. En ce sens, elle est en voie de démocratisation. Elle a notamment su s adapter en humanisant son action, c est à dire en embauchant des spécialistes des sciences humaines : 180 sociologues, anthropologues et autres géographes travaillent actuellement parmi les professionnels de la Banque, alors qu ils n étaient que 4 en En outre, la moitié de ses projets associent désormais des ONG, à des degrès divers et dans la mesure où elles ne remettent pas en cause le dogme libéral. Un réel effort a été entrepris depuis l accession à la présidence de la Banque de James Wolfensohn, en / 5

5 James Wolfensohn, (président de la Banque mondiale depuis 1995) C est un peu démoralisant de voir les gens se mobiliser contre nous pour plus de justice sociale alors que c est exactement ce que nous faisons chaque jour. Il n y a aucun thème dont je ne sois prêt à discuter. Je regrette seulement que ce débat soit bloqué par des tentatives de nous empêcher de nous réunir. La mondialisation représente le seul moyen de faire accéder la population mondiale au même niveau que celui des pays industrialisés. Ce que nous essayons de faire est d aider les gens dans les pays pauvres à obtenir les mêmes chances que les gens des pays riches. Les habitants des pays riches y sont parvenus en ouvrant leurs frontières. Si l on regarde les treize dernières années, nous avons probablement sorti de la misère absolue entre 300 et 400 millions de personnes. Mais le nombre de pauvres est resté à peu près le même en raison de la croissance démographique. Nous n avons pas la direction de l économie mondiale. Nous traitons les problèmes sociaux et de pauvreté par pays et par région. En Corée et en Thaïlande, nous avons mis sur pied des programmes pour l enfance, les femmes, les chômeurs, pour diminuer les effets des crises sur les individus. Avec mon collègue du Fonds monétaire international, Horst Köhler, nous travaillons pour favoriser l ouverture du commerce entre les pays en développement et les pays développés. Robert McNamara, (président de la Banque mondiale de 1968 à 1981) Ancien secrétaire d Etat à la défense des présidents Kennedy et Johnson, il fait aujourd hui partie, à 85 ans, de la Coalition mondiale pour l Afrique, un forum qui milite pour une aide accrue en faveur de ce continent.) Il est très difficile de mettre en place des politiques efficaces de lutte contre la pauvreté. Pour une raison que l on oublie souvent : pour donner aux pauvres, il faut prélever une partie de la richesse d un pays pour la redistribuer et cette idée est dans la plupart des cas rejetée par le reste de la population qui se sent pénalisée. La pensée économique, Paroles de présidents en tout cas aux Etats-Unis, reste dominée par l idée que des politiques de redistribution importante nuisent à la croissance et qu au bout du compte cette option pénalise le pays tout entier. Pour ma part, je n en suis absolument pas convaincu, je pense que l on peut consacrer des sommes importantes pour la pauvreté sans pénaliser la croissance. Au contraire, en investissant sur les pauvres, en leur donnant les moyens de se former ou de profiter du progrès technique, on enrichit à terme le pays. La mission de la Banque mondiale ne consiste pas seulement à faire du développement économique, elle doit aussi se préoccuper de développement humain. Ce sont les personnes à la limite de la subsistance, qui n ont accès ni à l éducation ni à la santé et dont les besoins alimentaires sont à peine assurés, qu il faut aider en priorité. James Wolfensohn a repris avec passion ce combat de la lutte contre la pauvreté, il faut s en réjouir, même si je redoute qu il se heurte comme moi à la faiblesse des leaders politiques. Pour imposer la lutte contre la pauvreté comme une priorité nationale, il faut beaucoup de courage politique. Je ne jette pas la pierre aux pays en développement. Chez nous aux Etats Unis, nous sommes le pays le plus riche du monde et nous avons 40 millions de pauvres. Aucun homme politique n a été jusqu à présent capable de prendre des mesures pour résoudre cette situation. Beaucoup de gouvernements n ont pas voulu prendre les mesures nécessaires. En 1968, par exemple, la plupart des pays d Afrique et la Corée se trouvaient dans la même situation en terme de développement. Aujourd hui, la Corée fait partie des pays industrialisés et les conditions de vie de l ensemble de la population ont progressé. La Chine aussi s est engagée depuis plusieurs années sur le chemin de la lutte contre la pauvreté par des mesures concrètes. Peu de leaders africains ont cette préoccupation aujourd hui. Ceci dit, il est impératif de soulager les plus pauvres du fardeau de la dette et l attitude des Etats Unis est pour moi honteuse. Le pays le plus riche du monde est celui qui fait le moins d effort! Mais je le répète, l insuffisance de l aide publique n est pas la principale cause des échecs observés. (Citations extraites de l interview de John Wolfensohn par Babette Stern, Le Monde, 26 avril 2001, de l article du 15 avril 2000, Le rôle et l efficacité du FMI et de la Banque mondiale contestés et de l interview de R. McNamara par Laurence Caramel dans le Monde du 19 septembre 2000)

6 Le FMI, pour le moins bon et pour le pire Tout comme pour la BIRD, l évolution de la conjoncture internationale a conduit le FMI à redéfinir son rôle. En effet, avec les crises pétrolières et la fin de la parité fixe entre le dollar et l or - qui a signé l effondrement du système mis en place après la guerre - la mission initiale qui lui avait été assignée a pris fin. Les banques commerciales étant devenues méfiantes vis-à-vis des pays en développement en raison de la crise de la dette, le FMI assure désormais la fonction de prêteur en dernier ressort. Il a pour vocation de renflouer les économies en difficulté, afin de rétablir la confiance de la sphère privée. Les prêts se font sous certaines conditions et sont assujettis à la mise en place de programmes d ajustement structurel (PAS), qui imposent la libéralisation de l économie. Le Fonds monétaire international - qui compte 183 Etats membres - s organise pratiquement selon le même schéma que la Banque mondiale, avec la même répartition des sièges. Le Conseil d administration est présidé par un Directeur général (sans droit de vote, sauf en cas de partage), élu pour cinq ans. Celui-ci est traditionnellement européen. Chef du personnel du FMI, il est investi d un rôle diplomatique essentiel, organise la mise en œuvre des décisions et oriente la politique de l institution. Horst Köhler a succédé en juin 2000 à Michel Camdessus qui occupa ce poste pendant 13 ans. Le Fonds monétaire International est à la base une grande tontine mondiale ouverte à tous ses membres, sachant que les cotisations sont évidemment inégales. De son pouvoir financier qui paraît technique, le FMI tire une grande influence politique. Que le FMI ait refusé de porter à bout de bras la déroute argentine récurrente serait plutôt bon signe, car l argent du FMI ne doit pas servir à masquer les inepties gouvernementales et la fraude fiscale. Toutefois, force est de constater que la rigueur qu il applique aux Etats présente deux poids, deux mesures. La Russie est bénéficiaire de dizaines de milliards de prêts et connaît aussi un taux record de fuite des capitaux et de détournements de fonds. La mansuétude actuelle à l égard du Pakistan est, elle aussi, éminemment conjoncturelle. Fin septembre 2001, le Pakistan a reçu un crédit de 135 millions de dollars. Ne serait-ce pas en remerciement de s être placé du bon côté? On voit bien souvent des prêts accordés ou refusés avant les élections, comme ce fut le cas en 1998 au Brésil pour favoriser l élection du président Cardoso. Reconnaître que le FMI, à l instar de la Banque mondiale, est une institution politique, rend caduque la légitimité de la répartition du pouvoir, purement financière. Les Etats doivent être mieux représentés et donc mieux impliqués et responsabilisés dans les actions de l institution. En impliquant davantage les Etats, on renforcera la légitimité politique des institutions financières. Le FMI emploie personnes. Excessivement centralisée, cette institution est par nature éloignée de la réalité des pays qui seront pourtant les premiers concernés par les décisions prises. Cela explique les erreurs grossières de certaines mesures d accompagnement d où découle la perte de crédibilité de l institution, et la dégradation constante de la qualité des relations que le FMI entretient avec les pays bénéficiaires. On remarque en effet que la provenance des salariés recoupe grossièrement les quotes-parts, c est à dire que les deux tiers d entre eux viennent des pays industrialisés. Le manque de transparence de la comptabilité du FMI ne permet pas aux Etats membres de disposer d une vision claire de la situation financière de l institution. Le FMI est par exemple la seule organisation internationale dont les écritures comptables ne contiennent aucune information sur l ampleur de ses actifs ni de ses passifs. Le FMI a franchi de grandes évolutions de langage jusqu à sa notion fétiche du jour qu est la bonne gouvernance. Ce terme fait référence à divers aspects de la vie publique dans une société 6 / 7

7 démocratique : respect de l Etat de droit, gestion efficace et équitable des dépenses publiques (bonne administration), responsabilité des dirigeants politiques et transparence. Lancée au départ pour respecter chaque régime au pouvoir tout en exigeant une base minimale d honnêteté (en particulier la lutte contre la corruption), les pays en développement refusent pour la plupart ce nouveau concept aux contours imprécis, soupçonné de masquer une vision unique du développement. Non dénué d ambiguïté, ce terme a l avantage de sortir le FMI du carcan économiciste derrière lequel il s est longtemps protégé, pour le plonger si peu que ce soit dans l altérité politique et culturelle. Les diverses crises financières qui se sont succédées en Asie, en Russie et en Argentine ont rendu le FMI plus modeste quant à son rôle (il n est pas omnipotent) et plus humble quant à sa capacité à prévenir ces crises. Il peut ne pas en être responsable, mais on lui reprochera de ne pas avoir vu venir ces raz-de-marée car il est de son devoir originel de stabiliser les monnaies. Le FMI s est donc attaché à renforcer ses instruments de détection, de prévention et de résolution des crises au sein d un nouveau département, opérationnel depuis le 1 er août Il s est doté de nouvelles facilités, dont une ligne de crédit préventive pour décourager les attaques spéculatives. Mais peu d Etats ont jusqu alors utilisé ce mécanisme considéré comme signalant trop explicitement aux marchés les risques supportés par le pays. Le FMI appelle à la rescousse le secteur privé afin de lui faire jouer un rôle constructif dans le processus de résolution des crises. Il faut dire que les banques et les investisseurs financiers ont pris ces dernières années des risques inconsidérés, en comptant sur les pouvoirs publics pour venir les sauver en cas de problème. C est d ailleurs l une des causes des crises financières internationales. Et c est ce qui a conduit le FMI à obliger les banques privées à participer au plan de sauvetage de l Argentine à hauteur de 1,5 milliard d euros. Les brigands ne sont pas toujours ceux que l on croit Des fonds monétaires régionaux? Malgré ces évolutions, le FMI n entend pas lâcher prise quant à sa position hégémonique sur la gestion et la prévention des crises financières. C est ce que nous montre l expérience asiatique sur le projet de construction d une structure régionale et autonome de gestion des crises. L idée est née suite à la crise financière asiatique de 1997 et Devant la gestion catastrophique du FMI, les pays asiatiques ont essayé de mettre en place des instances régionales capables de gérer les crises financières sans avoir recours à la communauté internationale. En 1997, le Japon a envisagé alors de créer un Fonds monétaire asiatique. Il n a pas pu voir le jour, sous la pression conjuguée du FMI et des Etats-Unis qui voyaient là un crime de lèse-majesté. Au début de l année 2001, sous des abords plus modestes, l initiative a été remise au goût du jour par treize pays asiatiques qui envisagent de faciliter les échanges de devises en cas de difficultés de paiements d un des membres. Le FMI ne souffre pas la concurrence. Il s est hâté de rappeler qu il était le seul à pouvoir définir les conditions de sortie de crises. Sans s opposer ouvertement à l initiative, le FMI exige désormais que le processus d ensemble soit soumis à ses exigences. Bien que diplomatique, le bras de fer n est pas terminé, les pays asiatiques ayant de plus en plus de moyens pour résister à l influence des institutions financières internationales et de leurs bailleurs principaux.

8 LES PRINCIPALES CARENCES DU SYSTEME L emprise des pays riches Comme le nombre de voix détenu au sein des Conseils d administration de la Banque mondiale et du FMI est fonction des parts de capital et donc du niveau économique de chaque Etat, les riches décident et imposent aux pauvres les politiques à suivre. Le FMI régente les politiques des pays les plus pauvres mais ne s immisce pas dans celles des plus riches. Les Etats-Unis, par exemple, sont le pays le plus endetté du monde, ce qui concourt à déstabiliser le système monétaire et financier international. Mais jamais le FMI ne s est enhardi à exprimer la moindre suggestion de politique financière aux USA! Les Etats-Unis sont du reste en mesure de s opposer à tout projet. Bien que la majorité des décisions soient prises sur le mode du consensus, la minorité de blocage est de 15 % en cas de vote pour les décisions importantes. Or, les Etats Unis détiennent plus de 17 % des voix, ce qui leur permet, de fait, de disposer d un droit de veto. Il faut dire que si l Europe parlait d une seule voix, elle disposerait d une réelle influence car les pays de l Union Européenne totalisent 28 % des voix. Des moyens de contrôle insuffisants L attitude de la Banque mondiale se distingue de celle adoptée par le FMI car leurs conditions de travail sont bien différentes. Du fait que le FMI octroie des prêts aux gouvernements, l institution n est pas en contact direct avec la société civile. Les actions de la Banque, elles, concernent des projets concrets qui intéressent directement la population. La Banque mondiale s avère donc plus sensible aux critiques exprimées par les citoyens. Toutefois, les institutions financières internationales restent opaques et aucun contrôle formel ne peut être réellement exercé par la population. Si les citoyens nord-américains peuvent connaître la position de leur administrateur, il en va différemment pour la grande majorité des habitants des autres pays. Un administrateur représente souvent plusieurs Etats : le Mexicain, par exemple, représente un groupe de neuf pays - Costa Rica, Salvador, Espagne, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Venezuela. Sa position est-elle le résultat d un consensus entre tous les pays du groupe? Une décision prise à la majorité? Est-ce le pays qui dispose du plus grand nombre de voix qui a imposé son choix? Il n existe pas de règle définie en la matière et donc pas de réponse claire. Qui plus est, bon nombre d administrateurs se refusent à divulguer des informations, avec l accord tacite des institutions, sous le prétexte d une confidentialité des relations avec les pays emprunteurs. En réalité, on devine aisément qu ils préfèrent conserver le secret sur les politiques économiques qui vont être appliquées dans leur pays. La communication de la Banque mondiale est constituée de nombreuses revues sur ses actions (Banque mondiale Actualités, OED Précis...) ou l état d avancement de ses recherches (World Bank Economic Review...) et elle organise des réunions avec des représentants de la société civile, au cours desquelles elle présente les documents importants (Rapport sur le développement dans le monde, Financement global du développement...). Un certain nombre d informations sur la Banque demeurent toutefois inaccessibles, notamment celles qui se rapportent à l orientation de sa politique, à l affectation des prêts et à la mise en place des différentes évaluations (concernant les projets, les politiques mais aussi les départements de l institution). Il est aussi difficile de se procurer les rapports des missions de supervision, de suivi, de conclusion et d audit de performance, ainsi que les données se rapportant aux stratégies et études d assistance-pays, qui établissent les orientations économiques d un Etat. 8 / 9

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