FANAMBINA. Auteur Version date. Critère de diffusion : Publique CENTRE DE RECHERCHES, D ETUDES ET D APPUI A L ANALYSE ECONOMIQUE À MADAGASCAR

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1 CENTRE DE RECHERCHES, D ETUDES ET D APPUI A L ANALYSE ECONOMIQUE À MADAGASCAR FANAMBINA Auteur Version date RAJAMARISON Lazanoe Assistant chercheur finale Oct 2003 Critère de diffusion : Publique The African Capacity Building Foundation

2 LE FANAMBINA Le Fanambina est une politique de mobilisation de l'épargne privée, pour fin d'un financement d'un secteur bien précis. L'Etat à travers le Trésor Public possède un compte auprès de la Banque Centrale sur lequel les multiples épargnants leur confient les différentes détentions monétaires oisives. Le Trésor Public émis en conséquence un bon contre versement en FANAMBINA d'un montant minimal de un million de francs malgache rémunéré à 6% par an L objectif du Fanambina, suivant la déclaration du Président de la République, est de financer le déficit auprès du secteur rural ; par le biais de la mobilisation des capitaux oisifs pour fin d'investissement. Le Fanambina se distribue en deux émissions, à savoir : Le FANAMBINA I, dont la date d émission de la BCM a été le 08 août, au 2 août 2003 ; et, Le FANAMBINA II, émis du 25 août, au 26 septembre 2003 I. PARTICIPATION EN FANAMBINA (un aspect général): Dans son ensemble le soumission en FANAMBINA a mobilisé millions de Fmg, et nécessitant 455 participants. On pourra distribuer ces participants en quatre secteurs selon leur nature juridique pour mieux analyser leur contribution ; à savoir : Les Les entreprises Les institutions financières ; et enfin,. Autres On pourra remarquer, d une part, d après le tableau ci-dessous que, le poste tient la première place en nombre car seul ce poste détient le 97,6 % de l ensemble des participants pendant les deux émissions. Cette forte participation en nombre (444) par contre ne représente que d un montant de Millions de Fmg, soit 5,5 % de l ensemble du montant versé. D autre part, l examen du tableau montre que le poste «financière» étant le pilier du FANAMBINA. En effet, sa contribution dépasse largement la somme

3 2 des participations des trois autres postes pour donner Millions de Fmg, soit 88,8 % de l ensemble des soumissions. Tableau n : Total global des soumissions en Fanambina SECTEUR NOMBRE MONTANT (millions de financière Autres fmg) TOTAL Source : BCM I.-SOUMISSION POUR LA PREMIERE EMISSION Au total pour la première émission, la distribution s effectue 350 participants, divisés en s, s, financière et Autres. I..-Soumissions à Antananarivo Antananarivo représente 88,28% de l'ensemble des soumissionnaires, et 97,78% de la participation pour la première émission. Figure n : proportion de la soumission en Fanambina à Antananarivo ( e émission) soumission à Antananarivo ;,27% financière; 0,32% Autres; 0,32% Autres; 22,9% ; 9,98% ; 98,38% Source : BCM, calculs du CREAM financière; 5,32% ; 5,79% Source : BCM, calculs de CREAM Les "particuliers" sont les composantes les plus recensées dans le Fanambina à Antananarivo.

4 3 En effet, ils occupent 98,38% des participants, mais ne contribuent que 9,98% de l'ensemble, à Antananarivo, contre 5,32% de " fin" et 22,9% de "Autres" ; à savoir que le poste " fin." ne participe qu'à hauteur de 0,32%. On peut remarquer certes qu en moyenne, la participation d'un particulier est de fmg, et une seule institution financière a placé millions de fmg à Antananarivo, pour la première émission. Quant aux "s", la participation des soumissionnaires est en moyenne fmg ; et ne compte qu au nombre de 3 comme participants. I..2-soumissions dans les provinces En provinces, par rapport à l'ensemble des soumissionnaire de la première émission,72% de participants, et 2,2% de participation Figure n 2 : proportion de la soumission en Fanambina dans les provinces ( e émission) PARTICIPATIONS DANS LES PROVINCES PARTICIPATIONS DANS LES PROVINCES fin.; 0% ; 0,4% Autres; 0% fin.; 0% Entrepris e; 0,4% Autres; 0% ; 99,59% ; 99,59% Source : BCM, calculs du CREAM En moyenne, la participation dans les provinces, pour le poste "" est de fmg repartie au nombre de 40 soumissions. Par contre, on ne voit que participant en et zéro dans les deux derniers postes. Par rapport à l'ensemble, les «particuliers» contribuent à hauteur de 9,53% à Antananarivo et 2,2% en provinces, contre 5,65% à Antananarivo pour les

5 4 "entreprises", et 0,008% en provinces. Le chiffre observer relatif aux entreprises marque la faiblesse de la participation de ce secteur en Fanambina Tableau n 2 : ENSEMBLE ère EMISSION SECTEUR NOMBRE MONTANT (en millions de fmg) financière Autre TOTAL Source : Banque Centrale de Madagascar Finalement, en ce qui concerne la première émission : Le poste " financière." tient la première place, avec comme contribution 50,9%, contre 2,73% des "", et 22,40% du poste "Autres". Les "s" ne contribuent qu'à concurrence de 5,66%. II - POUR LA 2 e EMISSION On a pu recensé 05 participants, et millions de fmg de participation pour cette deuxième émission. Au total, comme le tableau ci-dessous le montre: Tableau n 3 : ENSEMBLE 2 e EMISSION SECTEUR NOMBRE PARTICIPATION fin. Autres ,35 % 0,04 % 98,6 % 0,02 % % Source : BCM, calculs du CREAM On observe que, le poste ". Financière." est le plus motivé à verser une part très important dans Fanambina dans le tableau, il faut remarquer qu ils ne sont que 3, mais admettent comme contribution à hauteur de 98,6 % de l'ensemble, contre,32 % des particuliers et 0,04 % et 0,02 % respectivement "entreprise" et "autres". En comparant les émissions, au niveau des "particuliers" le recul atteint 29 % en participant, et 24,08 % de participation ; - 25% de participant dans le poste "entreprise" pour 3,6 % de participation. Par contre, le poste " financière" a enregistré une croissance de 773,2 % de participation à côté de "Autres" à 0,4 %.

6 5 II.- Explication La réduction des participants est probablement due à l'arrêt de sensibilisation médiatique observé pendant la e émission en Fanambina. L oisiveté des excédents de trésorerie dans les institutions financières à favoriser la hausse de placement. On observe que l'épargne de particulier est encore insuffisante si on compare les chiffres par rapport au BTA (Porté à millions de fmg d'après notre enquête auprès de la BCM). La cause en est que, le bas niveau de Revenu des «particuliers», et par suite presque totalement consommée en achat de Biens et Services ne permet pas une constitution de l épargne. On observe également que la part des entreprises demeure faible dans l'ensemble un arbitrage peut se traduire alors sur ce poste entre placement en fanambina, et souscription en BTA. Finalement le BTA plus avantageux pour les s pour un taux de 0% pour 4 semaines de placement ; sinon 2 % pour 52semaines. II.2- MESURES Il faut opérer d'abord sur une politique de distribution de Revenu, pour espérer à un meilleur rendement en emprunt public. La détaxation s opère sur le revenu disponible des agents économiques sinon, il faut que le gouvernement intensifie les dépenses publiques générateur de Revenu pour permettre une élévation du Revenu National distribué ; et finalement, l épargne. Sinon, il faut éduquer la population sur l'intérêt du recours à l'emprunt public en même temps, instaurer progressivement le marché financier à Madagascar. Il faut sensibiliser les agents économiques que les bons Fanambina émis sont négociables, tout comme le BTA. III - DISTRIBUTION SELON LES DELAIS DE PLACEMENT III. - DELAIS DE PLACEMENT DE 2 ANS La banque centrale a pu mobilisée de Fmg dans le province d Antananarivo pour les deux émissions. Au total pour les deux émissions, le poste «particulier» est le plus observer au nombre de 37 sur l ensemble de46 des agents participants. Le poste «entreprise» suit ceux des particuliers que ce soit en nombres ou en montants mobilisé ; en effet, avec 35 de nombre de participant, les particuliers ont versé 975 millions de Fmg, et les entreprise même si leur nombre est assez réduit (5), leur contribution remonte à 640 million de Fmg, soit en moyenne Cf à l étude du CREAM sur la détaxation

7 6 28 millions de Fmg par entreprise. Les institutions financières contribuent pour millions de Fmg, et «autre» à million. Dans la province d Antananarivo, la tendance de tous les postes a fortement ralentie. Le poste par exemple, a diminué de 65 point en second émission par rapport à la première. On propose ci-dessous un tableau rassemblant les informations pour le délais de placement de 2 ans dans le province d Antananarivo Tableau 4 : DISTRIBUTION MATURITE 2ANS A ANTANANARIVO Première émission du 08/08 au 2/08/2003 secteur nombre Montant (millions de Fmg) fin Autre ème émission du 25/08 au 26/09/2003 secteur fin Autre nombr e Total Source : Banque centrale de Madagascar 36 - Montant (millions Fmg) Par contre dans les autres provinces, le placement dans le délai de 2 ans demeure très faible. On observe, en effet que très peu de participant a pu être observé non seulement pendant la première émission que durant la seconde. Les particulier ne contribuent qu a hauteur de Fmg au total, soit fmg par province. Si on prend la moyenne des «particuliers» en général dans les provinces, le montant mobilisé est de Fmg par personne. de Tableau 5 : DISTRIBUTION MATURITE 2ANS POUR LES AUTRES REGIONS Première émission du 08/08 au 2 ème émission du 25/08 au 26/09/2003 2/08/2003 secteur nombre Montant (millions secteur nombr Montant

8 7 fin Autre 4 de Fmg) e (millions de Fmg) fin Autre Total Source : Banque centrale de Madagascar III.2 - DELAIS DE PLACEMENT DE 3 ANS III.2. - Dans la province d Antananarivo En ce qui concerne le délai de 3ans, la contribution de chaque poste parait plus pertinente que celui de 2 ans. Ceci est peut être due à l importance du rémunération à recevoir de l épargne mobilisée. Au total, dans la province d Antananarivo, la somme mobilisée est de millions de Fmg dont millions appartient à la première émission, et millions de Fmg pour celui de la deuxième. Pendant la première émission, les «particuliers» ont contribué jusqu'à hauteur de.368 millions de Fmg, soit 9.9% du total de la première émission, et représente 2.7% de l ensemble. Le poste «particulier» est le poste le plus recensé non seulement pendant la première émission, mais également pendant la seconde en participant respectivement de 203 et de 58. Dans l optique participation, et pendant la première émission, le poste «institution financière» à verser millions soit 43,6%. Ce poste est ensuite suivi de «autre» à hauteur de millions. Le poste «entreprise» n a que 0 millions, et se réduit à million pendant la seconde émission. Figure 3 : DISTRIBUTION DU TOTAL DES EMISSIONS A ANTANANARIVO (maturité 3 ans)

9 8 NOMBRE particulier entreprise institution fin autre MILLIONS DE FMG NOMBRE MONTANT Source : Banque Centrale de Madagascar III Dans les autres provinces Dans autres régions, le placement à moyen terme n a pas eu d effet sur les épargnants autre que les «particulier».certes, on a pu recensé que 35 participant au total pour un montant de 244 millions. Pendant la première émission, seule 26 particulier ont contribué pour mobiliser une somme de 70 millions (soit 00% de la contribution). Une diminution de 7 points s effectue sur le nombre des participants en seconde émission, mais seul le poste cité ci-dessus a participé (avec 74 millions donc 00% de la participation).

10 9 SYNTHESE Les résultats comparatifs montrent un écart significatif entre la capitale et les provinces. En se referant au total global, l écart est de l ordre de millions de Fmg. Le chiffre qui en découle montre d une part la faiblesse du niveau d épargne dans les provinces. En effet, pour les représentant de la Banque centrale dans les provinces, le niveau des soumissions est en moyenne 64,4 millions de Fmg pour les deux émissions. Le montant minimal requis pour la soumission en Fanambina est de un million de fmg. On attend donc à un afflux de soumission des petits épargnants ; or le résultat montre que la participation des particuliers demeure faible et décroissante dans les deux émissions. La décroissance est considérable dans le poste «particulier». On peut conclure finalement que le niveau de revenu des malgaches est très faible en général, d une part ; mais aussi, d autre part, le revenu est presque totalement consommé et ne laisse que de très peu d épargne.

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