Sommaire. 3 Edito. Echos d Afrique Centrale. Les Statisques et le développement. 4 Vers Rio. 5 Common front : SRO-CA and Friedrich Ebert Stiftung

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2 N 23 Septembre 2011 Echos d Afrique Centrale Sommaire 3 Edito Les Statisques et le développement les chiffres aident les planificateurs 4 Vers Rio Publisher Emile S. AHOHE 5 Common front : SRO-CA and Friedrich Ebert Stiftung 6 Les Statistiques pour l Informel 7 Inégalités dans un monde de 7 milliards 8-9 Central Africa, Africa and green industrialization Unemployment, youth and conflicts Lu Pour Vous : Les Politiques Industrielles en Afrique Centrale Editor-in-Chief Abel AKARA TICHA Contributors Aboubacry Demba LOM Amy TOURE Bertrand TACHAGO Daniel GBETNKOM Ghitu - I - MUNDUNGE Isidore KAHOUI Joseph BARICAKO Laurent D'ARONCO GIUSSEPE Lot TCHEEKO Mamadou BAL Tidjani CHETIMA Zaza Burton RANDRIAMIARANA Proofreaders Delphine FOGANG, Lucie MAFFO, Sylvie NGUIFFO Design and Production Communications Unit, ECA/SRO-CA 14 New faces at SRO-CA Printed by Beta Print Tel Echos d'afrique Centrale Une publication du Bureau sous-régional pour l'afrique Centrale de la Commission Economique des Nations Unies pour l'afrique Contacts : B.P Yaoundé - Cameroun Tél: / / Fax: Web:

3 Edito Les statistiques : un outil pour le développement By Emile S. AHOHE La nécessité pour un pays de disposer des données statistiques fiables et à jour est cruciale pour bien concevoir et mettre en oeuvre sa stratégie de développement. Dans un monde complexe et en perpétuel mouvement, la primauté d acquérir des informations statistiques dans un délai relativement court se fait ressentir pour rendre efficace les capacités de réponse face aux problèmes rencontrés. Les données statistiques revêtent une importance capitale pour les décideurs, le secteur privé, les partenaires au développement, les chercheurs, voire la population entière. Aussi, trois bonnes raisons motivent-elles au moins l importance d avoir des statistiques à jour, fiables et accessibles aux utilisateurs : (i) une bonne formulation des stratégies de développement et un ciblage des actions ; (ii) une meilleure gestion de la vie socioéconomique d un pays ; (iii) et un meilleur suivi-évaluation. Pour une bonne formulation des stratégies de développement et un ciblage des actions : aide à la prise de décision Les planificateurs au niveau des départements ministériels ont besoin des statistiques pour formuler les politiques sectorielles et les stratégies de développement pertinentes à mettre en oeuvre afin d atteindre les objectifs que se sont fixés les décideurs politiques. A partir des informations sur l emploi, les comptes nationaux, l éducation, la santé, ou encore l environnement par exemple, ils peuvent concevoir des stratégies pour promouvoir une croissance génératrice d emplois productifs, pour assurer l accès aux services de santé de qualité tant en milieu urbain que rural, ou bien pour gérer les aires protégées et la biodiversité. Dans le secteur privé, des données économiques et des statistiques financières et boursières permettent aux entreprises et aux investisseurs de mieux allouer leur portefeuille dans leur choix d investissement. Pour une meilleure gestion de la vie socioéconomique : aide à la bonne gouvernance En Afrique Centrale, la surveillance multilatérale dans la zone CEMAC, par exemple, permet de veiller à l instauration d un environnement macroéconomique stable, en s assurant du respect par les politiques monétaire et budgétaire de chaque Etat membre, des critères convenus. Des statistiques comme le taux d inflation et le solde budgétaire sont requises pour mener à bien de telle activité. De cette bonne gouvernance macroéconomique par la maîtrise de l inflation et du déficit budgétaire dépend la confiance des investisseurs nationaux et étrangers pour mener leurs affaires. Il s en suit la création d emplois générateurs de revenu qui va doper la croissance économique. En matière d intégration régionale, la disponibilité des données sur le commerce extérieur de marchandises par pays de destination pour les exportations et par pays d origine pour nos importations nous permet de mieux renforcer l intégration en misant sur les potentialités des échanges entre pays. Pour un suivi-évaluation objectif : gestion axée sur les résultats Les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) seront difficiles à suivre si les indicateurs de suivi des progrès accomplis relatifs aux huit objectifs ne sont pas disponibles pour mesurer l effort effectué par chaque pays par rapport aux engagements pris. Aussi, la CEA/BSR-AC réitère-t-elle encore la nécessité de disposer des statistiques à jour et fiables au niveau de la sous-région. En matière de production de statistiques, force est de constater que malgré les efforts menés par les différents pays de la sous-région, la disponibilité des données à jour nécessite encore des efforts. En effet, les institutions en charge des statistiques à tous les niveaux manquent de ressources humaines, matérielles et financières pour la production des données statistiques. Un autre défi est la disponibilité des données à un niveau beaucoup plus désagrégé pour mieux cibler les actions à mener. Elle invite alors les pays, les Communautés Economiques Régionales et les partenaires techniques et financiers à doubler d efforts pour renforcer la production et la dissémination des données au niveau des pays de la sous-région, afin que les Institutions chargées des statistiques puissent jouer pleinement leur rôle dans le développement et le processus d intégration en Afrique centrale. N 23 - Septembre 2011 Echos d Afrique Centrale 3

4 Vers Rio + 20 : l Afrique Centrale préoccupée par l économie verte Une réunion sous-régionale de consultation pour la sous-région Afrique Centrale sur les progrès effectués en faveur du développement durable s est achevée le 27 Septembre 2011 à Douala, Cameroun, par un appel aux pays membres de la CEEAC à mettre en place des stratégies nationales pour accroître l économie verte dans le cadre du développement durable. La rencontre, qui a vu la participation des experts de la CEA, ceux du Secrétariat Général de la CEEAC et de plusieurs Etats de la CEEAC, a été organisée en préparation de la conférence des Nations Unies sur le Développement durable qui se tiendra à Rio de Janeiro en C était aussi en prélude à une rencontre plus élargie des experts et ministres Africains à Addis Ababa du 20 au 25 octobre 2011 en vue de formuler une déclaration consensuelle du continent Africain à soumettre à la conférence de Rio+20. Selon les experts des dix Etats membres de la CEEAC, les principales attentes sont notamment: - la garantie d un engagement politique renouvelé en faveur du développement durable par l application et le respect effectifs des conventions internationales et des lois nationales relatives au développement durable entre autres ; - l évaluation des progrès à ce jour et l identification des lacunes qui subsistent dans la mise en œuvre des résultats des grands sommets sur le développement durable (mettant l accent sur les OMDs, les infrastructures, l énergie, la santé et les ressources minières) ; - la réponse aux défis nouveaux et émergents tels que l énergie, la sécurité alimentaire, les conflits, les changements climatiques, les catastrophes, la protection de la biodiversité et le braconnage, et ; - la mise en place d un cadre institutionnel du développement durable, en créant un observatoire sous régional sur le développement durable, en plaidant pour la transformation du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) en une organisation mondiale spécialisée pour l environnement, et en créant dans la sousrégion un groupement de chercheurs et de scientifiques de g à d: Mme Fatma Ben Fadhl (Environmental Affairs Officer - CEA), M. Emile Ahohe (Directeur, CEA/BSR-AC), M. Georges MBAASSEKO (Représentant du SG de la CEEAC). sur les différents piliers du développement durable. Débats de l'assemblée Générale de l'onu sur l'économie verte, thème clé de Rio Echos d Afrique Centrale N 23 - Septembre 2011

5 ECA/SRO-CA hitches horses with Friedrich Ebert Stiftung Three experts of the ECA/SRO-CA were recently debriefed on the state of integration in the region by several trade unionists from nine out of the ten ECCAS member-states at the 7th Summer School of the Friedrich Ebert Foundation (FES) in Central Africa, held in Kribi Cameroon from 29th August to 2nd September At the Summer University Messrs Daniel Gbetnkom, Laurent Daronco Guiseppe and Zaza Randriamiarana made presentations on the ECA/SRO-CA supports initiatives that could boost ECCAS/CEMAC intra-community trade, especially the goal of establishing a single customs union in the region FES Country Rep for Cameroon Mirko Herberg (right tip of the table) and former SRO-CA Officer in Charge Aboubacry Demba Lom (in white hat) and their colleagues planning the Kribi workshop general state of regional integration in Central Africa, touching on the current perspectives on intra-community trade and the state of transport and ICT interconnectedness in the region. The participants, who were largely satisfied with the information dispensed, suggested on a general note that governments in Central Africa should make more significant moves to ensure regional integration starting with the free circulation of goods and persons. The FES Summer University serves as a space for dialogue among workers in the region as a way of promoting development that is sensitive to social justice. N 23 - Septembre 2011 Echos d Afrique Centrale 5

6 Les statisticiens plaident pour plus de données sur le secteur informel en Afrique La toute première réunion élargie du Groupe de travail sur le Secteur Informel en Afrique (GSIA), tenue à Yaoundé du 14 au 16 septembre 2011, s est soldée par un appel aux gouvernements de tous les pays membres de la CEA à conduire des enquêtes nationales régulières sur l emploi et le secteur informel. Les 25 experts regroupés par le Centre Africain pour la Statistique (CAS) de la CEA ont aussi décidé de favoriser le progrès vers l établissement d un compte satellite du secteur informel et l élaboration de notes méthodologiques de collecte de données et d intégration du secteur informel dans les comptes nationaux. Ladite réunion a été ouverte et clôturée par le Représentant du Directeur Général de l Institut National de Les participants Statistique du Cameroun. A ses côtés, pour la circonstance, étaient le Directeur de la CEA/BSR-AC et le Directeur Général d Afristat. Il est à noter que le GSIA a été établi en 2008 pour améliorer la disponibilité et la comparabilité des statistiques sur le secteur informel en Afrique afin d aider les gouvernements dans leur formulation de politiques macro-économiques. En pleine discussion: les statisticiens et comptables nationaux de pays pilotes choisis, ainsi que des représentants des partenaires au développement pendant les assises tenu au Djeuga Palace, Yaoundé du 14 au 16 Septembre Echos d Afrique Centrale N 23 - Septembre 2011

7 Réflexion sur les inégalités dans un monde de 7 milliards Trois Ministres Camerounais et le Représentant de l UNFPA au stand du CEA/BSR-AC Centrale pour 2007 révèle que dans certains pays en Afrique Centrale, la croissance est paradoxale dans la mesure où elle ne se traduit ni par une création d emplois ni par une réduction significative de la pauvreté. Selon le rapport, «L incapacité de la croissance à entrainer une réduction de la pauvreté peut alors être la conséquence du manque de redistribution». Le rapport recommande une politique de promotion de la diversification des structures productives et du renforcement du cadre de coopération sous-régionale. La CEA/BSR-AC a participé aux manifestations marquant la journée mondiale de la population le 11 juillet 2011 à Akonolinga, dans la région du Centre du Cameroun. Cette journée avait pour thème pauvreté et inégalités dans un monde de sept milliards d habitants. A cette occasion, le Chargé de Communication Abel Akara Ticha, représentant de la CEA à ces manifestations, a présenté au public les actions de la Commission sur les questions d inégalité entre les populations de l Afrique Centrale. Parmi ces actions, on peut citer notamment les différentes publications et études menées par le BSR-AC dont Les Economies de l Afrique Centrale En effet, ce rapport du CEA/BSR-AC sur la situation économique de l Afrique Plusieurs planificateurs, chercheurs et étudiants qui ont participé à cette journée et visité le stand que partageaient le CEA/BSR-AC, l UNFPA Cameroun et le Ministère de l Economie, de la Planification et de l Aménagement du Territoire, ont indiqué leur intérêt à passer consulter le vaste répertoire de rapports économiques produits par la CEA et disponibles dans sa bibliothèque. N 23 - Septembre 2011 Echos d Afrique Centrale 7

8 Central Africa is the lungs of the world and T hroughout 2011, several statements and publications from the ECA and her partners have pointed towards Africa s dire need to leapfrog dirty technology and undertake green industrialization for all the good reasons connected to meaningful growth. This new approach to development, it is argued, requires African countries to engage in domestic resource mobilization that enables them define their own growth trajectories, but also the wisdom to tap into the excess liquidity of emerging partners. One clear aspect of this new proposition, which is germane to Central Africa,, has to do with the stakes of keeping its Congo Basin forest in tack as a machine to play down the world s unsustainable carbon footprint. In the following chat with the Communications Officer for the ECA s sub-regional Office for Central Africa, Abel Akara Ticha, the Director of the Economic Development and NEPAD Division of the ECA (EDND), Mr Emmanuel Nnadozie, says the Central African sub region needs to take advantage of its endowment with green resources to transform its economies. Abel Akara Ticha : Thank you Mr Nnadozie for granting us this interview. Can you start by explaining to us the terms green economy and structural transformation? Mr Nnadozie : I ll address these issues one by one and then bring them together. Green economy is a system of production, distribution and consumption that pays attention to issues of sustainability. It is an economy that produces goods for people using mechanisms that are low carbon, that are clean and that does not damage the environment or create climate change problems but that rather lead to sustainable outcomes. On the other hand, structural transformation is a change in the structure of the economy, in the case of Africa, from low income agrarian economies to high income industrial and postindustrial economies that would create massive and decent jobs through value addition for especially young men and women of the continent. When we talk about green economy and transformation, we are saying that African countries should transform the economic structure of their societies without necessarily following the same path [that was taken by the most industrialised countries of the world] based on the excessive use of non-renewable resources a path that damages the economy and creates climate change problems. Ordinarily people would say if the other countries did this and were able to become developed, why should African countries be prevented from going through the same path? It is true that the issue of climate change is something that African countries did not cause but the problem with that argument is that the continent that is going to bear the brunt of it is Africa. You cannot cut your nose to spite your face by continuing to worsen the problem when the consequences would be even higher on you. So let us [Africans] accept that we have this dilemma and find ways of achieving this development that we want without necessarily damaging the environment or creating climate change problems. Some researchers have suggested that green investment reduces aggregate productivity by 0.23%. If the move to a green economy will cause a regression in productivity in Africa, it should be worrying. It is possible that when you are launching into new technological areas, you will have to deal with Mr Nnadozie, spreading the word on greening Africa s economy higher costs or maybe that its impact on growth may not be as high as if you use fossil fuel. For instance the cost of burning carbon would be lower than using solar energy. But here, you are only talking about the cost in monetary terms. What about opportunity cost, what about the unseen costs such as the cost to the environment? If you start adding that up in lost outputs, lost livelihoods and environmental cost, then you begin to see that the research is just looking at one side of the coin. And last but not the least, as Prime Minister Meles Zenawi of Ethiopia has said, green growth and green economy is the future. The high carbon footprint approach is the past. So if Africa is beginning to develop its industrial base, would it want to build it on the future or the past? All these [carbon intensive] technologies will become obsolete and no longer acceptable. In most industrialized countries now there is a lot of motivation against dirty technologies and dirty growth paths. Regional economic communities, including those of Central Africa, receive a lot of technical support from 8 Echos d Afrique Centrale N 23 - Septembre 2011

9 needs to benefit from its riches Nnadozie the ECA. Central Africa is one of them. In some of your public addresses, you have made allusion to the examples of Gabon and the DR Congo in terms of using their natural capital to build green economies. Could you unpack this? You know that the forest resources that you have in Central Africa are of global importance. And it is important to maintain these resources. As they say in French c est le poumon du monde it is the lungs of the world because it is an area that is actually trying to minimise the problem of climate change. If you cut those forests down, you risk creating a global climate catastrophe. So Central African countries have to maintain their forests and try to explore the opportunities that those resources provide because biodiversity has become a useful asset for countries. More importantly, if Central African states are supported by other countries, they actually use it to negotiate very strongly in the international community by saying that if the world is benefitting from our forest, because it is reducing the amount of emissions out there, then they need some compensation not to cut the forest. The other dimension is agricultural. You have to begin to look at agriculture in a way that is different from what is hugely practised now which is unsustainable for example focusing on organic production and making sure that water is properly managed. This is a very important question. When policy makers don t want to do something, they begin to blame it on finance. But you realize that finance is not always what the issue is. It is either lack of political will or that people have not actually looked at the finance issues properly. The policy recommendations Prime Minister Zenawi of Ethiopia has been making show that greening Africa s economy would not require any additional financing. There are certain things you have to do or do better. If you have to give farmers information on how to farm in a better way, you won t look for 10 billion dollars to invest to do that. The same could be said about preventing soil erosion through reforestation using existing labour or tapping into renewable energy resources which are in abundance in the continent. But admittedly, adopting green industrialization will obviously require you to acquire the technology and money needed to proceed. But when Kenya for instance floated its infrastructure bonds, it was over-subscribed; the Government raised far more money than it needed for infrastructural development. But if you had pointed out to Kenyan politicians that this was possible before they would have said we don t have the money so let s look for donors. But they did not realize they could raise billions of dollars much money within Kenya by floating bonds. Ethiopia is in the process of doing that with the dam it is building on the Nile. So there are all kinds of untapped resources available to Africa. So, many of the actions that need to be taken are not going to require additional money. The ones that require additional money, often you can find the money. But again, Africa should not give up in negotiating the Conference of Parties [to the UN Framework Convention on Climate Change] for funding for climate adaptation efforts on the continent, since African countries did not create the problems in the first place but will suffer the consequences more than other regions. Thank you, sir, for your succinct explanations. It s been my pleasure talking to you. Preserving Central Africa s forests through initiatives as Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation (REDD/REDD+) can guarantee more income to forest communities than revenue derived from wanton logging. You said the opportunity cost for not moving to green economies and transforming structurally will be too much for African countries. Some countries would argue that they have bread and butter issues. So where is the financing going to come from to help especially Central African countries take this route of structural transformation and to green their economies? N 23 - Septembre 2011 Echos d Afrique Centrale 9

10 Addressing unemployment and youth Currently, young people make up 42 percent of sub- Saharan Africa s population; with a sizeable part of this group aged between 15 and 24. This greatly reflects the trend in the Central African sub region which has been beset by conflicts involving these youths since most of its members achieved their independence from colonial powers. Given the high ratios of poverty, unemployment, inequality and slow economic growth in most of these countries, the majority of the youth live in squalid conditions, and their daily lives are characterized by endless struggles for access to basic needs such as food, shelter, health care and education. These factors entrench this part of the population in a vicious cycle of poverty, which they are usually unable to break out of following standard avenues for access to economic resources, and partly explain these youngsters involvement in the conflict that has been characteristic of countries such as the DR Congo, the Central African Republic, Chad and Angola. Desperation deriving from a lack of access to basic needs The Don Bosco Centre in North Kivu (DRC) partly supported by the UN to address youths problems can push anybody to pursue unorthodox avenues for access. The youth are even more vulnerable to such desperation as they do not see any other outlet and use these other means equally as a way of expressing their unhappiness at the neglect into which they were born and into which they are expected to survive and be active citizens. When one looks closely at the nature of youth involved in rebel and guerilla movements in Central Africa in particular and across the continent in general, one factor becomes immediately clear. Most, if not all, chose the path of violence simply as a means of providing for their families or enriching themselves, getting busy or simply to punish the authorities for failing to address issues affecting them. As continental borders remain porous, weapons that facilitate looting, pillaging and other human rights abuses to fulfill these ends are readily available for use by these irate youths. These weapons service the unconventional actions of the youth thanks to their hopelessness and broken dreams, combined with the fervor of youth (which are a bad mix for any country suffering from political and econo- 10 Echos d Afrique Centrale N 23 - Septembre 2011

11 involvement Central Africa s Conflicts* mic instability). Going to war becomes the best option for survival, not only for these young individuals but for the families and communities which they claim to serve and protect. A gun becomes a tool to make their voices heard and a tool to get the basic needs which they have been deprived of for so long. In conflict and post-conflict settings such as the DR Congo and Angola, D i s a r m a m e n t Demobilization and Reintegration (DDR) projects usually fall short of expectations. Not enough funding is provided for sustainable programmes oriented towards socio-economic development. At the end, the door to opportunities remains blocked and the risks of the country concerned to relapse into vicious conflict is even higher as weapons continue to serve as the only voice these young people have. Violence is not the best means to express grievances, despite the facility with which weapons have proven to open doors. However, it is important to recognize this other side of the coin, that of young fighters as victims of structural issues. A resolution of this complex situation involves a clever mix of different policy developments that allow for the creation of sustainable employment and livelihoods for them. This is where educational and professional training become important. Over and beyond this, the deeprooted issues (such as corruption and the poor distribution of a country s wealth) that usually push the youth into such unorthodox livelihoods must be addressed. Desperation can push children into joining militias Good governance with policies oriented at job creation and an equitable distribution of wealth are key solutions to the vulnerability of youth to get involved in militia operations. Governments in Central Africa and across the whole continent therefore need to provide enabling environments within which the youth can prosper. Only when these issues have been addressed can these countries begin building healthy foundations towards peace, security and development. * Write-up by Nadia A. Ahidjo, post-conflict intern at ECA/SRO-CA N 23 - Septembre 2011 Echos d Afrique Centrale 11

12 Lu pour vous Lu pour vous Enjeux Et Opportunités des Politiques Ce qu il faut retenir du Chapitre 5 du Rapport : Les Economies de l Afrique Centrale 2011, publié par CEA/BRS-AC Al échelle mondiale, les pays ayant largement bénéficié de la globalisation sont, comme en Asie du sud et du pacifique, ceux qui ont pu mettre en place un véritable processus local d industrialisation et de diversification. Ce qui leur a permis de profiter de l exportation des produits manufacturés. Depuis la première décennie des années 2000, la croissance économique asiatique, qui sert désormais de moteur à la croissance mondiale, est à ce titre très révélatrice. C est en effet en Asie que, depuis , le volume de production et d exportation de marchandises enregistre les plus fortes croissances. Et si dans plusieurs pays du monde, les échanges ont enregistré une croissance à deux chiffres, l augmentation pour l Afrique restait surtout due au raffermissement des cours des produits de base et, en particulier, ceux du pétrole. En matière de performance compétitive industrielle, les pays africains se situent aujourd hui, pour la plupart, parmi les soixante derniers. LE CONCEPT DE POLITIQUE INDUSTRIELLE La politique industrielle est, dans un premier temps, une pratique des Etats avant de reposer sur une base analytique précise. Pour pouvoir en rendre compte, il est nécessaire, et après s'être penché sur des problèmes de définition et d'instruments d'une telle politique, de s'intéresser aux conséquences de spécialisation internationale sur les économies nationales. ENJEUX, JUSTIFICATIONS DE LA POLITIQUE INDUSTRIELLE La crise financière récente et, surtout, la vulnérabilité par rapport aux cours des matières premières, auront été autant de facteurs qui ont mis en exergue la grande fragilité de l Afrique en général, et l Afrique centrale en particulier, devant les chocs extérieurs. Ces différents évènements ont ainsi révélé la nécessité pour ces pays de mettre en place les moyens permettant de se prémunir contre ces chocs exogènes. L industrialisation de la sous-région fait précisément partie intégrante de ces enjeux. Toutes les interventions de l'etat dans le secteur industriel ne relèvent pas de la politique industrielle. Loin s en faut. Il doit, par exemple, être exclu de ce champ les interventions qui, bien qu'ayant un effet sur les firmes industrielles, ne traduisent pas une volonté explicite. On peut en effet soutenir que toutes les décisions publiques relatives à la réglementation de la vie des firmes (lois sur les sociétés, fisca- 12 Echos d Afrique Centrale N 23 - Septembre 2011

13 Lu pour vous Lu pour vous Industrielles en Afrique Centrale lité, politique de la concurrence...) ou au coût du crédit, par exemple, ont un impact sur les résultats et les décisions des entreprises. La notion de politique industrielle risquerait d'être vide de sens si on ne la définissait que par son effet. De manière générale, l industrialisation permet de créer de la valeur ajoutée, de lutter contre la pauvreté par la création des emplois et, de diversifier la base productive d un pays. De nombreuses contributions économiques, on le sait, ont montré les avantages procurés par la diversification. En effet, plus une économie est diversifiée, moins elle s avère sensible aux aléas conjoncturels. Il s agit là d un facteur important pour les pays exportateurs de matières premières, dont les cours peuvent connaître de fortes fluctuations, ce qui constitue le motif le plus évident de recherche d une plus grande diversification. LES ARGUMENTS ECONOMI- QUES EN FAVEUR DE LA POLITIQUE INDUSTRIELLE Les échecs du marché, en tant que tels, ne nécessitent pas une politique industrielle. La plupart des distorsions peuvent être réglées par des réglementations ou, au contraire, des déréglementations. La politique industrielle peut cependant être justifiée par deux principes qui ne sont pas antinomiques du marché. L'industrie joue un rôle décisif dans la croissance nationale. Ce rôle découle de la relation dans les secteurs industriels entre croissance, investissement et productivité («loi de Kaldor»). On peut considérer l'industrie comme un ensemble d'activités exerçant des effets externes positifs sur la totalité des secteurs. Il est dès lors concevable que les pouvoirs publics subventionnent tout ou partie des activités industrielles, ou s attèlent à promouvoir la construction de l appareil industriel national, afin de développer ses effets positifs sur l'économie dans son ensemble. ANALYSE DE LA PERFOR- MANCE DU SECTEUR INDUSTRIEL EN AFRIQUE CENTRALE Lorsqu on parle de performance, on mélange en général beaucoup de problèmes différents les uns des autres. La performance peut être abordée du point de vue de l entreprise, du bien-être social et global, ou encore en termes d efficacité productive. Divers indicateurs retenus en général font tous plus ou moins référence à la rentabilité. On peut, par exemple, citer trois principaux indicateurs de ce type. Le taux de rendement du capital, l indice de Lerner du pouvoir de marché et le ratio q de Tobin. La notion de performance renvoie davantage à celle d efficacité productive. Une unité de production, par exemple, est dite performante ou efficace si, à partir du panier d intrants dont elle dispose, elle produit le maximum d outputs possibles ou encore si, pour produire une quantité d extrants, elle utilise les plus petites quantités possibles d intrants. LES LIMITES A LA POLITIQUE INDUSTRIELLE Ambiguïtés dans les relations quotidiennes entre l'etat et les entreprises : si la politique industrielle est élaborée par des pouvoirs publics, avec ou sans la collaboration des firmes, elle ne sera finalement réalisée que par ces dernières. Or, par nature, elles chercheront à préserver leur autonomie. Absence d'un lien clair entre la définition de coordination et la mise en place de cette politique : de sorte qu'elle risque de se réduire à une suite de décisions prises "au coup par coup" par un petit nombre de personnes se connaissant bien entre elles et maîtrisant les problèmes ; Articulation difficile entre les politiques nationales et les politiques régionales, quand il ne s'agit pas d'opposition entre elles, certaines régions voulant soutenir au nom de la défense de l'emploi et de la cohérence de leur système local ; Faiblesse du système d'information et d'évaluation qui entraîne une absence systématique du bien-fondé des interventions et une sous-estimation de leurs effets réels. SOLUTIONS POUR UNE INDUSTRIALISATION DE LA CEEAC La mise en place d une industrialisation véritable en Afrique centrale passe d abord par une révision du processus de développement industriel actuel, en vue de la construction d une dynamique de transformation reposant à la fois, sur une industrialisation de l agriculture et une pratique complémentaire des «niches» industrielles. N 23 - Septembre 2011 Echos d Afrique Centrale 13

14 New faces at SRO-CA Emile Ahohe Director With decades of experience in economic policy analysis, regional cooperation and integration, Mr Ahohe, an economist from Benin, took up his functions as Director of SRO-CA on 19 July Prior to that, he was the Officer-in-charge for the ECA s Sub Regional Office for Southern Africa where he coordinated the ECA regional integration programme in this sub region. For several years before that, he was a Senior Economic Affairs Officer in the ECA sub regional office for West Africa. Prior to joining ECA in 2001, he was assigned for five years as the Chief Technical Advisor/Manager for the AU-based UNDP/UNOPS Regional Programme RAF/94/008 of assistance to the Joint Secretariat of the AU, ECA and ADB for the implementation of the Abuja Treaty establishing the African Economic Community. He had also worked with the University of Pittsburgh, PA, USA (where he obtained his PhD), the Ministry of Planning of Benin Republic, and as an independent consultant with various national and international organizations. Mr Ahohe is married and a father of three. Joseph Baricako Economic Affairs Officer Mr Baricako joined SRO-CA on 4th July 2011 after serving in SRO-EA since He holds a PhD in Economics from Université Catholique de Louvain, Belgium. Before joining ECA, he was professor of Economics and researcher in Burundi and foreign universities. Mr Baricako is a Burundi national and a father of four. Abel Akara Ticha : Communications Officer Mr Akara Ticha, a Cameroon national, joined SRO-CA in May 2011 after working for the British High Commission to Cameroon as Communications Manager for three years. He had previously worked for 8 years in broadcasting, occupying several portfolios at the Cameroon Radio Television, corresponding for the South African Broadcasting Corporation and editing Summit Magazine. He holds an MA in Media Studies from Rhodes University. He is married and fathers a child. Lot Tcheeko Knowledge Management Officer This Cameroon national joined ECA/SRO-CA in March 2011 as Knowledge Manager Officer. Holder of a Ph.D in Computer Networking Systems from the University of Paris 6, in France, Mr Tcheeko has over 20 years of experience in capacity building and ICT projects management in Africa. These include the post of Senior Lecturer at the National Polytechnic at the University of Yaoundé I and several stints with other UN agencies including the UNDP in Cameroon (where he was National Coordinator of TICAD project), consultancy roles with United Nations University (UNU), Agence Intergouvernementale de la Francophonie (ACCT), the World Bank and UNOPS. He is interested ICT strategy development, raising awareness on ICTs as a powerful tool for development, building capacity in the sector and promoting e-governance for Africa s development. He is married and fathers five children. Isidore Kahoui Economic Affairs Officer Mr Kahoui, who holds a Masters Degree in Economic policy Management, from Université d'auvergne in France, joined the ECA in 2007 as Associate Economic Affairs Officer in Regional Integration Matters at headquarters in Addis Ababa. He moved over to ECA/SRO-CA in October 2011, bringing with him 12 years of experience in economic analysis. Prior to joing the ECA, Mr Kahoui, who is from Benin, was a macroeconomic expert of the Economic and Financial Unit of his country s Ministry of the Economy, Finance and Development. He had also served the UNDP as a consultant on MDGs. He is a father of two. 14 Echos d Afrique Centrale N 23 - Septembre 2011

15 Nos publications N 23 - Septembre 2011 Echos d Afrique Centrale 15

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