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1 0123 EconomieMercredi 9 mai 2007 DOSSIER SPÉCIAL 8 PAGES Les douze demandes des Français à Nicolas Sarkozy DANS CE NUMÉRO SIX PRIORITÉS POUR LA VIE AU QUOTIDIEN Pouvoir d achat, ascenseur social, logement, chômage, santé, retraite Page II et III SIX ATTENTES POUR UN AVENIR MEILLEUR Inégalités, banlieues, climat, délocalisations, travail, diversité Page IV et V Du mieux pour leur pouvoir d achat, c est la préoccupation principale que les Français ont exprimée au cours de la campagne présidentielle. Ils se soucient aussi de l avenir de leur retraite, de l égalité d accès aux soins, ANNONCES Executive Page V PAROLES D EXPERTS Dirigeants : courtisés mais précaires Page X Dirigeants a Finance, administration, juridique, RH a Banque, assurance a Conseil, audit a Marketing, commercial, communication a Santé a Industries et technologies a Carrières internationales a Multiposte a Collectivités territoriales Pages XI à XVI Consultez notre site : d avoir et de garder un emploi Tous aimeraient également que leurs enfants puissent se projeter dans l avenir, forts d une société plus juste où les conditions de travail, les discriminations seraient moins violentes. Récolte chinoise Lenovo, le constructeur améliorer l impact environnemental de ses produits. chinois d ordinateurs, paré de toutes les vertus A l inverse, Lenovo s est lancé écologiques, et Apple, la dans une politique systématique marque californienne des fondée sur les principes de «branchés» du monde entier, conspuée pour son peu de respect pour l environnement, c est le résultat paradoxal du dernier classement des principaux fabricants de matériel électronique réalisé par Greenpeace. La surprise est d autant plus forte que lorsque l association écologique a réalisé ce classement pour la première fois, en août 2006, Lenovo, qui avait racheté en 2004 à IBM son activité de production d ordinateurs personnels, précaution et surtout de responsabilité individuelle du fabricant (Individual Producer Responsibility). Ce dernier concept juridique, l IPR, est de plus en plus souvent mis en avant par les associations de consommateurs face aux tribunaux américains. Il a inspiré plusieurs mesures législatives, en vigueur ou en préparation dans quelques Etats américains, ainsi que la Commission européenne (quoique insuffisamment selon était bon dernier. Greenpeace) pour mettre au Les constructeurs sont classés point en 2003 sa directive européenne sur les déchets des équi- selon neuf critères. Cinq concernent le mode de fabrication et les CHRONIQUE pements électriques et électroniques matériaux utilisés (présence ou ANTOINE REVERCHON (dite D3E), entrée en non de produits dangereux, gestion de leur flux, calendrier pour à la pomme ainsi rédigé : «Dites Enfin, le constructeur chinois vigueur en France en août leur élimination, information) ; à Steve [Jobs, le fondateur de a affiché son intention de bannir quatre portent sur la récupération et le recyclage des déchets. duits Apple verts.» duits dangereux pour la fabrica- l entreprise] que je veux des pro- d ici à 2009 l utilisation de pro- Sur cette échelle, Lenovo obtient La société californienne, qui tion de ses ordinateurs ; la récupération des produits usagés est la note de 8, et Apple celle de 2,3. était déjà située au bas du A tel point que Greenpeace propose à tous les utilisateurs de cédents, est épinglée pour organisée partout où la firme tableau dans les classements pré- systématiquement proposée et Mac d envoyer un mail à la firme n avoir fait aucun effort visant à commercialise ses produits. a CAHIER DU «MONDE» DATÉ MERCREDI 9 MAI 2007, N O NE PEUT ÊTRE VENDU SÉPARÉMENT UNE ACTION POLITIQUE SOUS CONTRAINTES Page VI et VII ENTRETIEN Anthony Giddens, le père de la «troisième voie» Page VIII «Le Monde Economie» a recensé ainsi douze dossiers majeurs auxquels M. Sarkozy devra s atteler alors que les finances publiques sont à bout de souffle et la compétitivité du pays en perte de vitesse Arrêtez-vous en dernière page

2 II Economie DOSSIER SPÉCIAL 0123 Mercredi 9 mai 2007 Six priorités pour la vie au 1 Le pouvoir d achat, une revendication primordiale L inégalité face à «la vie chère» renforce l effet des écarts de rémunération et aggrave la pauvreté PLUS FORTES HAUSSES DE PRIX DEPUIS CINQ ANS Pommes Pâte dentifrice Fioul domestique Sandwich jambon-beurre Café au comptoir Place de cinéma Réparation automobile Carburants Baguette de pain Consultation généraliste Maison de retraite Services funéraires Tout va très bien, madame la marquise Le pouvoir d achat des ménages a augmenté en 2006 de 2,7 %, après une hausse de 1,1 % en 2005, indique l Insee. Une progression de 3 % est même attendue pour 2007! Pourtant, selon un sondage auprès des salariés réalisé par BVA pour L Express et publié en avril, 51 % des personnes interrogées se disent «plutôt pessimistes» sur l évolution de leur pouvoir d achat et 21 % «très pessimistes». A contrario, l Insee estime que «la masse salariale accélère régulièrement, portée à la fois par la progression de l emploi et du salaire par tête», dont elle évalue la hausse à 3,3 % l an dernier. Il évoque également «le repli de l inflation», qui s est établie à 1,5 % en 2006 et pourrait revenir à un rythme annuel de 0,9 % à la mi La polémique sur la pertinence de l indice des prix a pris de l ampleur depuis le début de l année. Comme l explique le Conseil national de l information statistique (CNIS) dans sa revue Chroniques (mars 2006), le sentiment de 84 % 60 % 53 % 44,7% 38,5 % 30 % 26 % (Gazole : 37,5 %) 23 % 20 % 20 % 17 % Sources : Du franc à l euro, la vérité sur les prix, (éditions de L Aube), 60 millions de consommateurs : enquête «La vérité sur le pouvoir d achat», septembre 2006, et revue Messages, (mai 2007). 132,8% 2 Remettre en marche l ascenseur social baisse du pouvoir d achat provient notamment de l évolution des prix des dépenses contraintes des ménages : eau, gaz, électricité, carburant, communications, services financiers, et logement. Plus un ménage est modeste, plus la part qu il consacre au logement est grande, et plus il est touché par la flambée immobilière. D autre part, à la suite du passage à l euro, «les prix de nombreux biens fréquemment achetés (pain, essence, tabac ) ont beaucoup augmenté». Cet impact a été d autant plus durement ressenti que, peu après, l année 2003 a été marquée par un fort ralentissement des salaires, qui ont même baissé en euros constants de 0,3 % dans le secteur privé et semi-public et de 0,5 % pour la fonction publique d Etat. Confronté au débat sur «la vie chère», l Insee a lancé en février, sur son site Internet (www.insee.fr), un «simulateur d indice des prix» qui permet de mesurer «la hausse des prix à laquelle vous êtes personnellement confronté» en fonction de la structure de votre consommation. C est justement ce qu a calculé, pour différentes catégories sociales, le Centre de recherche pour l étude et l observation des conditions de vie (Credoc) dans un document de travail intitulé Quelles sont les conséquences de la baisse du pouvoir d achat et du sentiment d une hausse des prix (juillet 2005). L inflation a progressé en moyenne de 7,9 % de Manifestation du 1 er Mai à Marseille. BORIS HORVAT/AFP 2000 à 2004, note le Credoc, mais de 8,9 % pour les ménages de chômeurs, de 8,5 % pour les ouvriers, de seulement «Les plus pénalisés sont ceux pour qui les loyers, le carburant, la viande... pèsent lourd dans le budget» 6,9 % pour les chefs d entreprise d au moins dix salariés et de 7,1 % pour les retraités. En effet, les plus pénalisés sont ceux pour qui les loyers, le carburant, la viande ou le tabac pèsent lourd dans le budget. Alors que la modération des prix des voyages a bénéficié aux autres Cette inégalité face à «la vie chère» renforce les effets des écarts croissants des rémunérations au sein des entreprises, de la précarisation du travail non qualifié et de l augmentation du nombre de «travailleurs pauvres». Comme le note le numéro d avril de Consommation et mode de vie, la revue du Credoc, 14 % des ménages où au moins une personne travaille vivent sous le seuil de pauvreté (692 euros par mois pour les actifs). 41 % des ménages de travailleurs pauvres sont des familles d ouvriers ou d employés, 14 % des familles de tra- 3 Un logement moins lourd pour le budget vailleurs indépendants notamment des exploitants agricoles, 22 % des jeunes «assez diplômés» en début de vie professionnelle et 6 % des cadres, le plus souvent jeunes ou âgés de plus de 50 ans. Et 17 % sont issus de familles monoparentales ou isolées, notamment des mères ayant un emploi précaire. En moyenne, la rémunération des femmes reste inférieure de 25 % à celle des hommes. Même en excluant les différences d âge, d ancienneté, de formation et de catégorie socioprofessionnelle, un écart de 6 % à 10 % persiste : «L écart s est réduit de moitié environ par rapport à son niveau des années 1960, précisent les économistes Dominique Meurs et Sophie Ponthieux dans leur ouvrage Femmes, genres et sociétés, l état des savoirs (La Découverte, 2005). Le mouvement de rattrapage est donc indéniable, mais il a été plus rapide jusqu au milieu des années 1980 que par la suite, et il semble presque en panne depuis le milieu des années 1990.» a Adrien de Tricornot La transition difficile entre école et emploi limite l accès des jeunes à un revenu stable Alors que le taux de pauvreté est à peu près stable en France depuis une vingtaine d années, la proportion de Français inquiets pour leur avenir social et économique, ou craignant que leurs enfants connaissent une situation moins bonne que la leur, n a jamais été aussi élevée. Mais cette apparente stabilité «statistique» ne doit pas cacher les profonds changements de répartition des revenus et des statuts qui ont marqué profondément le tissu social français. Jusque dans les années 1970, la pauvreté frappait en effet surtout les retraités nés trop tôt pour bénéficier à taux plein des régimes sociaux généralisés en Aujourd hui, elle frappe plutôt les jeunes, dont l accès à un revenu du travail, aux droits sociaux et à un logement est retardé par l allongement de la «transition» entre l école et l emploi stable, dans un entredeux fait de précarité et de périodes de chômage, non pas tant en raison d une baisse de qualité de la formation que du fonctionnement du marché du travail. En 1965, le salaire des ans était de cinq points inférieur au salaire moyen, il l était de vingt points en 2000 ; alors que celui des ans, supérieur à la moyenne de quinze points en 1960, l est de vingt-cinq points en DÉVALORISATION DES DIPLÔMES ET RÉGRESSION SALARIALE Source : Insee, calculs Louis Chauvel Au final, le sentiment de déclassement traduit plus l impossibilité pour une fraction croissante de la jeunesse d obtenir une position économique et sociale plus favorable que celle de ses parents, que le Louis Chauvel : «Une incitation à recruter des jeunes diplômés» «LE DÉCLASSEMENT, c est la non-reconnaissance des diplômes à la sortie de l école. Les entreprises ont perdu l habitude de recruter : elles produisent la même chose avec leurs salariés vieillissants, perdant la faculté d innover. Les jeunes retardent leur entrée dans la vie active et, surdiplômés, deviennent inemployables. Le déclassement est le symptôme d une société sans développement générationnel soutenable. Il faut aider financièrement les L ascenseur social en panne Part des ans en mobilité sociale ascendante (situés plus haut que leur père sur l échelle sociale) Part des ans en mobilité sociale descendante (situés plus bas que leur père sur l échelle sociale) risque de voir la situation sociale de ces derniers se dégrader. Mais l effet en est d autant plus violent, car il reflète un déficit d avenir et donc les difficultés à se projeter. a A. R entreprises vertueuses qui comptent au moins 10 % de salariés diplômés depuis moins de quatre ans et pénaliser les autres, en proportion de leur masse salariale. L aide et la sanction s équilibrant, il ne s agit pas d un impôt, mais d une incitation à se projeter dans l avenir et à participer au renouvellement du contrat social entre générations.» a Antoine Reverchon Louis Chauvel est sociologue Les prix d achat et de location ont flambé, pénalisant les ménages les plus modestes Depuis 2000, on assiste à une poussée sans précédent des prix des logements, qui touche aussi bien l Ile-de-France que les grandes métropoles régionales ainsi que les villes moyennes réputées jusqu ici accessibles. Les prix d achat des logements anciens ont augmenté entre 2000 et 2006 de 96 %, selon l Insee, tandis que le revenu disponible des ménages progressait dans le même temps de 26 %. La hausse des loyers s est, quant à elle, établie à 29 %. Résultat : le logement est devenu le premier poste de dépenses des Français, qui, en 2005, y consacraient 22 % de leur revenu, «le plus haut niveau atteint depuis vingt ans», note Claire Plateau dans une étude publiée par le ministère de l équipement. En 2000, cette part avoisinait 20 % et 15 % au début des années La Fondation Abbé-Pierre, dans son rapport 2007, a calculé que ce taux atteint pour un smicard 47,6 % s il est logé dans le parc privé et 27,5 % dans le parc social. Le renchérissement du logement affecte beaucoup plus les jeunes, ceux qui ne sont pas propriétaires, les primo-accédants et les ménages modestes. Cette flambée des logements conduit à une ségrégation spatiale aussi puissante que celle provoquée par les rénovations urbaines des années 1960 et exclut les ménages aux revenus inférieurs à deux smic, des centres dotés d équipement publics, de transport collectif et de commerces ce qui alourdit d autant les frais de transport. Cet exode provoque ainsi une «rurbanisation» des territoires situés aux alentours des grandes villes. «Le phénomène est frappant autour de Rennes, Bordeaux, Toulouse, Nantes ou Clermont-Ferrand, où la distance moyenne des constructions neuves à la ville centre s accroît. A Rennes, elle est passée de 8,7 km entre à 13,3 km sur la période », lit-on dans l étude publiée par le ministère de l équipement. A l opposé, les grandes agglomérations accusent un déficit criant de constructions : l Ile-de-France enregistre le taux de construction par habitant le plus faible de France. Or la baisse des taux d intérêt des crédits a solvabilisé nombre de ménages et réveillé l appétit pour Michel Mouillart : «Les prix du marché doivent être régulés» «IL FAUT agir sur l offre et construire plus de logements divers, locatifs privés ou sociaux, aux styles architecturaux variés, destinés à tous les types de ménages, modestes et aisés, car c est ainsi que l on compose la ville Pour accéder à la propriété, les ménages modestes doivent être aidés par des prêts à taux zéro aux montants majorés, mais à condition que les prix d achat soient plafonnés et que des la propriété ( transactions conclues en 2006, deux fois plus qu en 1999), mais la production de logements est insuffisante pour faire face aux besoins, qui ont été sous-estimés. Les experts du Crédit foncier chiffrent ces derniers entre et logements par an. Autre élément, l aide publique pour aider les ménages modestes à se loger s est effondrée. Les aides à la pierre ont chuté de 30 % entre 2000 et «En 2006, écrivent les auteurs du rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre, l effort de l Etat en faveur du logement est pratiquement redescendu à son point le plus bas des trente dernières années, représentant 1,84 % du produit intérieur brut (PIB) en 2006 contre 2 % en 1985.» a I. R.-L. clauses antispéculatives soient insérées dans le contrat de vente ; en cas de revente, l éventuelle plus-value doit être restituée à la collectivité. Sur le marché de l ancien, il faut tenter de réguler les prix en modulant les droits de mutation en fonction des prix ou des revenus du ménage.» a Isabelle Rey-lefebvre Michel Mouillart, professeur à l université Paris-X.

3 0123 Mercredi 9 mai 2007 DOSSIER SPÉCIAL Economie III quotidien 4 Un emploi, le bien qui construit une identité La précarité progresse et touche surtout les jeunes, qui représentent 80 % des recrutements en CDD Nombre d études parviennent à la même conclusion : l emploi reste, après le pouvoir d achat, la grande préoccupation des Français. Parce que c est lui qui «dans les sociétés salariales, commande l accès au revenu, à l identité professionnelle et à la dignité sociale», comme l explique Jean-Louis Dayan, économiste, dans le livre Travail et emploi en France. Etat des lieux et perspectives, publié sous la direction de Jacques Freyssinet (La Documentation française, 2006). Cette peur, pour soi-même et pour ses enfants plus tard, de ne pas trouver un emploi, ou bien de «LA MESURE qui touche le plus d emplois, qui a le plus gros budget et pour laquelle les gouvernements successifs ont fait le plus d erreurs est celle des allégements de charges sur les bas salaires. Appliquée actuellement jusqu à un salaire égal à 1,6 smic, soit sur les deux tiers des salariés un niveau qui a changé plusieurs fois depuis 1993, elle coûte environ 20 milliards d euros par an. Il faudrait réformer ce système, en resserrant la cible, à 1,4 ou 1,5 smic, ce qui favorisera la création d emplois. Dans le même Faute de régulation de l offre de soins, l envolée des coûts ne peut être contrôlée Yannick L Horty : «Mieux cibler les allégements de charges temps, il faudra pérenniser ce nouveau système, ce qui suppose de l asseoir sur un diagnostic partagé avec des experts et les partenaires sociaux. Et aussi le conditionner à des caractéristiques des entreprises. Cette réforme dégagerait environ 7 milliards d euros, qui donneront du grain du moudre au gouvernement pour prendre d autres mesures.» a Francine Aizicovici Yannick L Horty est professeur d économie à l université d Evry et chercheur au Centre d études de l emploi. «L UN des paradoxes du système de soins français est que 70 % des dépenses sont consacrés à la rémunération des personnels, alors que nos médecins, généralistes comme spécialistes, sont en moyenne moins bien payés que leurs collègues anglais ou suédois! Cette moyenne cache un éventail très large, au détriment des praticiens débutants ou qui exercent à la campagne ou en banlieue. Il faut augmenter la rémunération des le perdre, persiste donc malgré la baisse du chômage enregistrée depuis deux ans, pour atteindre un taux de 8,3 % en mars. Un chiffre «provisoire», avait indiqué le ministère de l emploi, alors que la polémique sur le niveau réel du chômage, provoquée par la décision de l Insee de reporter à l automne la publication de son enquête emploi habituellement diffusée en mars, battait son plein. A supposer que cette baisse soit réelle, on est encore loin du plein emploi, avec 2,037 millions de chômeurs de catégorie 1 (à la recherche d un emploi à temps plein et à durée indéterminée, ayant éventuellement travaillé au plus 78 heures dans le mois). Ces données ne reflètent qu une partie de la réalité du marché du travail car les frontières entre emploi et chômage s estompent. La politique de l emploi, avec ses variations incessantes, empile ou remplace des dispositifs, mais sans évaluation réelle et objective de leur efficacité. Contrats précaires, temps partiel subi, éviction des seniors, insertion cahoteuse des jeunes : des tendances de fond inquiétantes restent à l œuvre. Au printemps 2006, lors des manifestations contre le contrat première embauche (CPE) finalement retiré, qui prévoyait la possibilité pour l employeur, pendant deux ans, de licencier un jeune sans donner de motif, ces futurs travailleurs ont montré leur refus de la précarité, ressentie comme un manque de confiance envers eux. Une précarité qu ils vivent déjà à fond. Avec un taux de chômage de 22,1 %, les jeunes actifs de 15 à 24 ans représentent 80 % des recrutements en contrats à durée déterminée (CDD). La phase d insertion s allonge. «Au début des années 1980, un jeune sur dix n avait pas d emploi stable trois ans après sa sortie du système scolaire. Ils sont désormais un sur quatre dans ce cas», souligne la revue Problèmes économiques du 25 avril, la situation étant encore plus inquiétante pour les jeunes non qualifiés. A l autre bout du parcours, les seniors restent, malgré les discours, une main-d œuvre fragilisée. Le taux d emploi des ans, à 37,8 %, place la France dans le peloton de queue de l Union européenne, qui a fixé un objectif de 50 % pour Ce qui rend encore plus urgente la résolution de la question de la pénibilité au travail. Dans ce contexte, le débat sur la sécurisation des parcours professionnels devient essentiel. Si l emploi à vie n est plus à l ordre du jour, «la réflexion doit porter sur les garanties, individuelles et collectives, qui assurent la continuité des parcours et offrent la perspective de trajectoires ascendantes», souligne Jacques Freyssinet dans l ouvrage précité. a F. A. Si le «trou de la Sécu» préoccupe toujours autant les Français, qui prend pour eux la forme de moindres remboursements de leurs frais médicaux, ils constatent également la fréquence croissante d entorses aux principes fixés en 1946 : l accès de tous à des soins de qualité sur l ensemble du territoire. La proportion de personnes ayant reçu des soins dentaires dans le mois écoulé est deux fois plus importante parmi les cadres supérieurs que parmi les ouvriers. Le taux de mortalité des travailleurs manuels est 1,7 fois supérieur à celui des non-manuels en France, contre 1,32 au Danemark, et 1,45 au Royaume-Uni, dont le système de santé est pourtant si décrié. Ces inégalités sont directement issues d une moindre couverture des dépenses. Depuis 1976, les gouvernements de droite et de gauche ont lancé, au rythme d un tous les dix-huit mois en moyenne, des plans de «maîtrise des dépenses» fondés sur le déremboursement de médicaments ou la hausse des forfaits hospitaliers, conduisant à ce qu aujourd hui, en moyenne, la part des dépenses restant à la charge de l assuré atteigne 25 % du total, plus ou moins pris en charge par des assurances complémentaires aux tarifs mécaniquement en hausse qui creusent à nouveau les inégalités. 52 % des personnes qui ne disposent d aucune couverture complémentaire sont des ouvriers, contre 41 % parmi les personnes faiblement couvertes, et 32 % parmi les mieux couvertes. La distorsion entre la réalité d un remboursement insuffisant et le principe d égalité des soins a conduit à la création de dispositifs destinés Bruno Palier : «Un paiement forfaitaire pour les médecins» personnels soignants, en concertation avec les professionnels et les gestionnaires de l assurance-maladie : des paiements forfaitaires rétribueront d autres pratiques que les actes médicaux, comme la gestion du dossier médical, l information du patient, la prévention, et le suivi de formations continues.» a Antoine Reverchon Bruno Palier est chercheur au Centre de recherches politiques de Sciences Po. 6 Des retraites dont le financement sera assuré Les ans craignent de plus en plus pour leurs pensions. Et commencent à épargner 5 L égalité d accès à des soins de qualité sur l ensemble du territoire aux plus pauvres, comme la couverture-maladie universelle (CMU, 2000), mais dont le bénéfice obéit à des critères qui ne permettent plus de suivre la progression du renoncement aux soins dans des catégories moins défavorisées, comme les étudiants ou les travailleurs pauvres. L incapacité croissante de l assurance-maladie à rembourser les soins provient de l augmentation de leur coût rançon du progrès et de la démocratisation des techniques médicales, mais aussi de sa situation de «payeur aveugle», incapable de peser sur l organisation des soins ou sur leur répartition sur le territoire, engendrant un autre type d inégalités, au bénéfice des grandes villes. Toutes les tentatives d amélioration et de régulation de la productivité des soins médicaux, en médecine de ville comme à l hôpital, échouent face aux principes de la médecine libérale, qui privilégient une pratique artisanale de «réparation» par des actes médicaux, aux dépens d une politique publique de prévention et d organisation des soins primaires visant à réduire le risque d apparition de pathologies lourdes. a A. R. C est une préoccupation de plus en plus précoce. En 2006, selon l enquête Cecop/CSA «Les Français et la retraite», réalisée pour le Cercle des épargnants, 55 % des ans se disaient «inquiets» pour l avenir de leur retraite. En 2007, cette proportion est montée à 67 %. Attachés au système par répartition, héritage de l après-guerre et des ordonnances créant la Sécurité sociale, les Français, visiblement peu confiants dans la capacité de leurs gouvernants à bien réformer, sont désormais conscients qu il va leur falloir mettre de l eau dans leur vin. 60 % d entre eux pensent ainsi que leurs futures pensions se fonderont sur un système mixte, associant répartition et capitalisation. Si beaucoup se décident à épargner soit via leur entreprise et les fonds communs de placement, soit individuellement, l immense majorité attend néanmoins du prochain gouvernement des gestes de bonne volonté la revalorisation du minimum vieillesse (94 %) ou la prise en compte de la pénibilité pour fixer l âge de départ de l entreprise (87 %). Des souhaits qui ne pourront être exaucés que si l Etat poursuit les réformes en cours. La situation financière de la branche vieillesse continue de se dégrader en dépit de la réforme Fillon de 2003, dont l un des effets a été d aligner la durée de cotisation des fonctionnaires sur celle des salariés du privé. La loi, basée sur un scénario volontariste, prévoyait le retour à «DANS un souci d égalité de traitement, il est indispensable d aligner les durées de cotisation des 124 régimes spéciaux de retraite sur celles du régime général et du régime des fonctionnaires. Et ce avant la fin de l année, car il vaut mieux que cette mesure, difficile à prendre, le soit au début d un mandat présidentiel. La loi Fillon de 2003 ne permettra pas contrairement à ce qu avait annoncé l ancien ministre des affaires sociales de STRUCTURE DE LA POPULATION Population de 20 à 59 ans en âge de travailler 35 millions Population de 60 ans et plus Source : Insee l équilibre comptable du régime dès Un objectif qui semble d ores et déjà difficile à atteindre. Les départs avant 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler très jeunes ont été plus importants que prévu ( à fin 2006). Et les prévisions concernant le déficit 2007 tablent sur près de 5 milliards d euros. Un chiffre qui ne facilitera pas les discussions lors du bilan d étape prévu par la loi Fillon, fin 2007/début L allongement prévu de la durée de cotisation inscrit au menu, suffira-t-il? a M.-B.B. Jean-Pierre Laffargue : «Réformer dès 2007 les régimes spéciaux» Jean-Pierre Raffarin de revenir à un équilibre comptable de la branche vieillesse d ici à Celle-ci pourrait afficher en 2007 un déficit proche de 5 milliards d euros. Il faudra donc modifier la loi Fillon et cette réforme ne sera acceptable pour les autres cotisants que si tout le monde part du même pied.» a Marie-Béatrice Baudet Jean-Pierre Laffargue est économiste à l université Paris-I.

4 IV Economie DOSSIER SPÉCIAL 0123 Mercredi 9 mai 2007 Six attentes pour un avenir 1 Réduire (enfin) la fracture sociale Même si, statistiquement, le partage de la valeur ajoutée reste stable, l injustice progresse En 1999, ce sont les indemnités de départ (19 millions d euros) de Philippe Jaffré, l ex-pdg d Elf, qui avaient défrayé la chronique. Depuis, alors que les codes de bonne conduite suivis de quelques nouvelles mesures législatives se multipliaient, d autres largesses accordées à plusieurs «capitaines d industrie» français ont scandalisé non seulement l opinion publique, mais aussi des responsables politiques et patronaux inquiets du climat d affrontement et d injustice que ces parachutes dorés généraient. Airbus, le dernier épisode en date, n a rien fait pour calmer les esprits. Alors que le constructeur aéronautique licencie, on apprenait que l ancien coprésident d EADS, Noël Forgeard, avait touché 8,5 millions d euros à l occasion de son départ. Et, cerise sur le gâteau, les salariés découvraient que le montant de leur prime de participation s étalerait de 2 à 10 euros en 2007, contre à euros en «La mesure de la richesse est une véritable zone d ombre» Le sentiment d injustice sociale se diffuse ainsi de plus en plus largement au sein de l Hexagone. Pourtant, les études de l Insee montrent que le partage de la valeur ajoutée au niveau national entre rémunération des salariés (58,3 % en 2005) et taux de marge des entreprises (30,7 %) n a guère varié ces dernières années. Il est même d une incroyable stabilité depuis près de vingt ans. Mais ces statistiques reflètentelles vraiment la réalité? Le prérapport du groupe de travail «niveaux de vie et inégalités sociales» du Conseil national de l information 2 Des banlieues intégrées dans la ville PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTÉE BRUTE EN FRANCE Rémunération des salariés Taux de marge 60 % * Source : Insee, comptes nationaux base 2000 *Données provisoires Les salaires du CAC 40 en ligne de mire statistique (CNIS) indique plutôt le contraire. Selon ses constatations, la mesure de la richesse est une véritable zone d ombre en France. Sous-évaluation des informations portant sur les individus et les ménages, accès limité aux données, «la question des inégalités monétaires patrimoine, revenus, peut-on lire dans le document, est une lacune majeure dans le dispositif statistique actuel». «Cela fait près de quinze ans, indique l un des experts du groupe de travail, que nous réclamons de pouvoir disposer des informations collectées par le ministère de l économie et ses nombreuses directions plusieurs audits ont été réalisés sur ce point. Mais sans succès. Nous avons vraiment le sentiment de prêcher dans le désert.» Les hauts fonctionnaires de Bercy, conscients de ce biais, font néanmoins preuve de prudence. «Concernant la transmission d informations individuelles, l administration doit respecter les règles de la Commission nationale de l informatique et des libertés (CNIL), explique-t-on au ministère. Celles-ci imposent de se soumettre à toute une série d autorisations qui parfois amènent à renoncer à la demande.» Un constat d autant plus regrettable que, reconnaît-on à Bercy, «la distribution du patrimoine est extrêmement concentrée en France et que nous soupçonnons que cette concentration est encore plus forte que nous ne le pensons». A l autre bout de la chaîne, en revanche, les informations sont nombreuses pour souligner l avancée de la précarité. En novembre 2006, le rapport du Les écarts de rémunérations ont fortement augmenté depuis les années Les présidents de sociétés du CAC 40 ont gagné chacun, en moyenne, 4,85 millions d euros en 2005, selon le cabinet Proxinvest. Son président, Pierre-Henri Leroy, estime que la rémunération d un patron du CAC 40 «ne peut pas être supérieure à 240 fois le smic, soit 100 fois la rémunération moyenne dans les entreprises du CAC 40, ce qui semble déjà énorme». Mais 27 patrons étaient au-dessus de cette «norme» en De plus, un total de 107,3 millions d euros de primes de départ a été accordé à 38 dirigeants d entreprises cotées. Pour 2006, les salaires, bonus et avantages en nature des PDG du CAC 40 sont restés stables, à 2,2 millions d euros en moyenne, selon Les Echos du 24 avril. Les autres rémunérations (stock-options, actions gratuites, parachutes dorés) n ont pas encore été synthétisées. CONCENTRATION DU PATRIMOINE part du patrimoine détenue Les 3 % les plus riches Les 5 % les plus riches Les 10 % les plus riches Les 25 % les plus riches Les 50 % les plus riches* Source : Insee, données 2000 et Observatoire des inégalités Conseil de l emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC) remis par Jacques Delors, son président, à Dominique de Villepin, premier ministre, montrait l accroissement des inégalités de revenu salarial et la manière dont il s était produit. Deux raisons majeures invoquées : l instabilité et l insécurité de l emploi. Les 10 % de salariés aux revenus les plus bas ont ainsi une durée de travail 3,3 fois inférieure aux salariés les mieux payés. Ils n ont été en emploi, en moyenne, que 13 semaines dans l année, contre 51 semaines pour les 10 % les mieux rémunérés. Le rapport du CERC pointait également tous les éléments qui ont un impact sur les revenus et l emploi : démographie, richesse produite, prélèvements sociaux, politique fiscale de redistribution, mutations de l Etat-providence. Plusieurs de ces éléments «La distribution du patrimoine est extrêmement concentrée» ne sont pas de nature à rassurer les Français. Les comptes sociaux de la nation sont largement dans le rouge, ce qui a conduit la Cour des comptes à demander «de nouvelles mesures drastiques de redressement», qu il s agisse de l assurance-maladie, ou de la branche vieillesse. Concernant la première, le déremboursements de médicaments ou la hausse des forfaits hospitaliers, depuis plusieurs années à l ordre du jour, frapperont d abord les plus bas revenus. Quant aux retraites, il n est pas sûr que l allongement de la durée de cotisation suffise à garantir le niveau des pensions les plus faibles. Les choix du nouveau gouvernement en matière fiscale vont donc être examinés de près. Pour savoir à qui ils profiteront le plus. a Marie-Béatrice Baudet 3 Sauver la planète du réchauffement climatique 27 % 34 % 46 % 69 % *Les 50 % les moins riches ne possèdent donc que 9 % du patrimoine 91 % Les dispositifs mis en place après les violences de 2005 sont insuffisants A Corbeil-Essonnes, en novembre CHRISTOPHE SIMON/AFP Les violences urbaines qui ont embrasé les cités durant trois semaines, après l électrocution mortelle, le 27 octobre 2005, de deux jeunes à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) sont encore dans toutes les têtes. Absence de perspectives pour les moins de 25 ans, discrimination, chômage à un niveau deux fois supérieur à la moyenne nationale, habitat dégradé, manque de services publics, contrôles policiers répétés, les ingrédients de l explosion des zones urbaines sensibles (ZUS) étaient là, malgré trente ans de politique de la ville. Parmi les dernières actions en date, un plan national de rénovation urbaine, adopté en 2003, a été lancé, projetant de réhabiliter logements, d en détruire autant et d en reconstruire le même nombre d ici à Selon un rapport du Conseil général des ponts et chaussées remis en août 2006, qui a enquêté sur plusieurs sites, ce plan apporte une «dynamique collective positive» mais bien souvent il s applique sans réelle prise en compte «des attentes des habitants», telles que l éducation, l accès à l emploi ou le développement économique. Après les événements de la fin 2005, une mission emploi quartiers (MEQ) a été déployée. Selon l Agence nationale pour l emploi (ANPE), sur les jeunes reçus entre le 1 er décembre 2005 et le 31 décembre 2006, étaient sortis des listes de demandeurs d emploi fin Parmi eux, avaient indiqué une reprise d emploi sur leur carte d actualisation. Du côté des missions locales, jeunes, sur les reçus, ont accédé à un Jacques Donzelot : «Donner la priorité à l embauche des jeunes» «EN France, comme dans d autres pays, la principale cause de l explosion des banlieues réside dans la conscience qu ont les jeunes de subir une forte discrimination à l emploi. Les opérations de rénovation urbaine aggravent ce sentiment de rejet si elles ne sont pas précédées d une action en faveur de l emploi. En novembre 2005, beaucoup d observateurs ont noté la coïncidence de la carte des émeutes avec celle des emploi au moins une fois sur la période. Un bilan peu précis et encore insatisfaisant, même si l accès à un entretien d embauche constitue un premier pas. a F. A. rénovations. C est pourquoi le gouvernement doit prononcer un moratoire sur ces opérations et se concentrer sur l emploi. Il pourrait inciter les entreprises qui travaillent avec les collectivités à embaucher des jeunes des quartiers sensibles et annoncer que tout effort en ce sens serait pris en compte dans l attribution des marchés.» a Francine Aizicovici Jacques Donzelot est sociologue. La canicule de 2003 a marqué les esprits et fait prendre conscience des enjeux environnementaux Ce que n avaient pu faire ni les accidents de Tchernobyl et de Bhopal, ni les marées noires, ni la surmortalité due à la pollution atmosphérique, la canicule d août 2003 l aura donc réussi : faire prendre conscience à l opinion française de l enjeu environnemental. Car il s agissait là de milliers de morts dus à une catastrophe «naturelle» dont notre niveau de développement aurait dû nous mettre à l abri et non à une catastrophe «technique», donc a priori réversible moyennant un progrès supplémentaire. La sonnette d alarme désespérément agitée par les scientifiques depuis 1998 (date de la création par l ONU et l Organisation météorologique mondiale du Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat GIEC) était soudain devenue audible, dans le désert du discours politique sur le sujet. Le réchauffement climatique a donc, en quelques années, gagné le sommet des agendas politiques, au rythme de sa progression dans les préoccupations citoyennes. Mais plus que la percée de la candidature de Nicolas Hulot dans les sondages, qui a contraint les autres candidats à intégrer ou préciser une véritable politique environnementale dans leurs programmes, ce sont les échéances internationales qui vont obliger le nouveau chef de l Etat à agir. La Commission européenne a contraint la France à revoir à la baisse la quantité d oxyde de carbone (CO 2 ) principal responsable du réchauffement que ses industries seront autorisées à émettre entre 2008 et 2012, afin de faire mieux fonctionner le marché d échanges de quotas de CO 2 créé en janvier Bruxelles entend en effet fixer un objectif de réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre européens pour la période La communauté internationale a décidé de son côté, en 2005, de négocier de nouveaux objectifs de réduction à l issue de la période couverte par le Protocole de Kyoto ( ) : les Etats- Unis, la Chine, l Inde, qui étaient restés en dehors du Protocole, pourraient se joindre au mouvement. Eux aussi ont connu les Jean-Charles Hourcade : «Une taxe carbone pour financer la Sécu» «CRÉER une taxe carbone sur tout produit consommé, en proportion de sa contribution à l émission de gaz à effet de serre, est la meilleure solution pour inciter entreprises, consommateurs et administrations à changer leurs comportements. Mais elle ne doit pas alourdir les prélèvements et son produit doit être recyclé dans l économie. Il faut donc réunir une conférence nationale paritaire pour l inscrire dans une refonte du effets de plus en plus nocifs du changement climatique, avec l ouragan Katrina (La Nouvelle- Orléans, août 2005) et les typhons qui ont ravagé le littoral chinois (été 2006). De tels objectifs sont d ailleurs convergents avec une préoccupation stratégique majeure pour les économies développées : préparer l après-pétrole et assurer l indépendance énergétique. La double contrainte, énergétique et climatique, détruira ou créera bien plus de richesse économique et d emplois que les 35 heures ou la suppression de l impôt sur les successions. Les politiques publiques ont devant elles un champ de manœuvre d autant plus légitime qu il est compris par l opinion. a A. R. financement de la protection sociale, où elle se substituerait en partie aux cotisations sociales, s appuyant sur l ensemble des revenus. Cette taxe renforcera l indépendance énergétique de la France, à condition de développer un marché de permis pour les industries les plus énergivores». a Antoine Reverchon Jean-Charles Hourcade dirige le Centre international de recherche sur l environnement et le développement.

5 0123 Mercredi 9 mai 2007 DOSSIER SPÉCIAL Economie V meilleur 4 Rassurer sur les délocalisations Le déménagement d usines n explique qu une partie des suppressions de postes «UNE MESURE minimum mais qui ne résoudrait pas tout consisterait à annoncer que la France se réserve le droit d interdire les offres publiques d achat (OPA) hostiles venant de pays extérieurs à l Union européenne. A l avenir, en effet, un nombre croissant de délocalisations sera mené à la suite d une prise de contrôle en Bourse d entreprises françaises par des capitaux russes, chinois, indiens ou arabes. N oublions Les DRH tardent à réagir aux pertes de repères liées aux nouveaux modes de management La peur d une France sans usiness installe. Selonunsondage publié le 25 avril par le think tank américain The Chicago Council on Global Affairs et World- PublicOpinion.org, 80 % des personnes interrogées en France estiment que le commerce international a un effet négatif sur la sécurité des emplois et 73 % sur leur création. Aux Etats-Unis, le pays où l on redoute le plus, après la France, les conséquences de la mondialisation, ces proportions sont de 67 % et 60 %. Cesdernièresannées,l internationalisation du capital des sociétés, la montéeenpuissancedesfondsd investissement ou la multiplication des offres publiques d achat (OPA) Antoine Brunet : «Un veto aux OPA hostiles non européennes» pas que les seules banques centrales de ces pays ont accumulé plus de milliards de dollars de réserves au cours des cinq dernières années. La saga du rachat d Arcelor par Mittal risque fort de se renouveler et d occasionner des pertes d emplois pour la France et l Europe». a Adrien de Tricornot Antoine Brunet est ancien chef stratégiste d HSBC France. Course à la productivité, objectifs à atteindre surévalués, stress, harcèlement moral Les syndicats alertent depuis longtemps sur les conséquences, en termes de santé au travail, des nouveaux modes de management, que la série de suicides de salariés dans plusieurs entreprises vient de remettre en lumière. A la perte de repères provoquée par ces nouvelles organisations s ajoute la solitude liée à l éclatement des collectifs de travail et à l individualisation croissante de la gestion des carrières. Mais les entreprises tardent à prendre conscience de la situation. Tout n est pas noir, cependant. L intensification du travail semble avoir connu une pause entre 1998 et 2005, selon l étude «Conditions de travail» réalisée par la Dares (ministère de l emploi) et publiée en janvier. Toutefois, certains indicateurs restent à un niveau élevé. En 2005, près d un «LE TRAVAIL est devenu très complexe. Aussi n a-t-il jamais été autant nécessaire de débattre collectivement de cette question. Or on observe un effondrement des capacités d expression des salariés, lié à la peur : celle de perdre son emploi, d être montré du doigt comme étant celui qui ne fait pas face, etc. Pour abaisser cette pression, il faut instaurer la sécurisation des parcours et des fusions ont aussi accru les inquiétudes. Maislerôledesdélocalisations dans les suppressions d emplois semble moins grand que la peur qu elles suscitent. Elles n auraient causé qu «au maximum 10 %» des pertes d emplois industriels en France de 1970 à 2002, estiment les économisteslionelfontagné et Jean-Hervé Lorenzi (rapportauconseild analyseéconomique «Désindustrialisation, délocalisations», 2005). Ils notent cependant«uneaccélérationduphénomènedepuislafindes années1980, annonçant un impact plus important dans les années à venir». Pour MM. Fontagné et Lorenzi, «la réponse des firmes à la concurrence, passant parla recherche de la productivité, l investissementàl étranger,certaines délocalisations et, beaucoup plus fondamentalement, une réorganisation de leur processus sur une base mondialisée, renforce leur chance de survie dans un environnement devenu plus instable». Une étude de l Insee parue en 2005chiffreà paranlenombre d emplois délocalisés de 1995 à A l inverse, les investissements étrangers ont permis de créer, mais aussi de maintenir, emplois sur le territoire en 2006, selon l Agence française pour les investissements internationaux (AFII). a A. de T. Philippe Davezies : «Renforcer le droit à la parole des salariés» professionnels et renforcer les droits et les capacités d expression des salariés. Car une grande partie de la question des conditions de travail rythme, productivité, etc. ne peut pas être réglée autrement que par des négociations concrètes.» a Francine Aizicovici Philippe Davezies est maître de conférence en médecine du travail à l université Lyon-I. L égalité de traitement face à l emploi reste encore illusoire Malgré tout un arsenal législatif, nombre d enquêtes prouvent la vivacité de la discrimination dans la France du 5 Des conditions de travail moins stressantes, moins anxiogènes 6 Tolérance zéro pour le fléau de la discrimination salarié sur deux (48 %) déclare devoir se dépêcher «toujours ou souvent». Ils sont de plus en plus nombreux (60 %) à être contraints de devoir «fréquemment abandonner une tâche pour une autre plus urgente», tandis que leurs marges de manœuvre tendent à se restreindre. Le code du travail oblige les entreprises à établir un document d évaluation des risques professionnels, y compris psychosociaux. Mais lorsqu elle est réalisée, cette synthèse est souvent purement formelle. En novembre 2006, l Institut national de recherche et de sécurité (INRS) estimait que la prévention des risques au travail «ne peut se résumer à une offre de formation» sur la «gestion individuelle» des cas, car cette démarche ne s attaque pas aux causes profondes du phénomène. Sur le stress comme pour les autres risques professionnels, la situation devra cependant évoluer, car la justice impose de plus en plus souvent une obligation de résultats en termes de prévention, la voie ayant été ouverte en 2004 par les procès de l amiante. a F. A. XXI e siècle, qui suscite un sentiment d injustice chez les victimes et prive l économie de nombreuses compétences. L emploi reste le premier domaine (43 %) où s exerce ce phénomène, au regard des dossiers reçus en 2006 par la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde), le premier critère invoqué par les plaignants étant l origine ethnique ou raciale. Une étude du Bureau international du travail (BIT) publiée en mars épingle la France. Elle souligne, sur la base de testings réalisés dans plusieurs secteurs (hôtellerie-restauration, commerce, etc.), que 11 % des employeurs ont respecté, au cours du processus de recrutement, une égalité de traitement entre les candidats français de souche et ceux d origine maghrébine ou africaine L origine est loin d être la seule cause des discriminations. Etre âgé de ans, avoir un nom à consonance maghrébine ou un handicap, être une mère de famille ou encore avoir un visage disgracieux : tels sont, par ordre décroissant, les principaux facteurs qui éloignent les candidats de l emploi, selon le baromètre national Adia des discriminations à l embauche publié en novembre Il montre une aggravation de la situation par rapport à 2004, sauf pour les handicapés. Les choses bougent cependant. Le premier accord national sur le thème de la diversité a été signé en La charte de la diversité rassemble entreprises. Mais il faudra du temps pour en voir les effets. a F. A. Jean-François Amadieu : «Une traçabilité des candidatures» «IL faut rendre plus transparentes les procédures de sélection des candidats. Et donc établir la traçabilité des candidatures et leur archivage sur une période qui reste à définir, quelle que soit la taille de l entreprise. Ces données (Qui a postulé? Qui a été reçu? Qui a été choisi et pourquoi?) permettront de dresser un bilan annuel de la discrimination transmis au comité d entreprise. Il ne s agit pas d une mesurette : rendre visible les discriminations sur les candidatures mais aussi sur les promotions et les augmentations de salaires permettra aux partenaires sociaux et à la Haute Autorité de lutte contre les discriminations d agir. Par peur de suites judiciaires, les patrons seront obligés de les corriger.» a Francine Aizicovici Jean-François Amadieu est directeur de l Observatoire des discriminations. EXECUTIVE Offres d emploi de dirigeants + 100KE Poste Sté/Secteur Lieu Rém. kt Groupe FSC Directeur Général...Équipement médical...idf / 200 Plus d informations / 09AFS21 sur groupefsc.fr Mercuri Urval Directeur Commercial et Marketing...Secteur de l agro-alimentaire...poste basé en région Plus d informations sur mercuriurval.com Menway International Directeur Centrale Thermique Cycle Combiné H/F.Industrie...Algérie...120/140 Plus d informations / JS/CIFCE/DCTCC menway-international.com Michael Page Executive Directeur Financier...Industrie automobile...idf Plus d informations / FSBE sur michaelpage.fr Alpha cdi Responsable Commercial International...Logiciel industrie pharmaceutique...idf Plus d informations / MHD507 sur alphacdi.fr

6 VI Economie DOSSIER SPÉCIAL 0123 Mercredi 9 mai 2007 Une action politique sous 1 L économie française en mal de compétitivité De nombreux rapports alertent sur le déficit commercial et la faiblesse des PME de l Hexagone QUE FAIRE FACE À LA SURÉVALUATION DE L EURO? L euro a atteint un record face au billet vert, vendredi 27 avril, à 1,3682 dollar. La valeur d équilibre de la monnaie unique est estimée par les économistes entre 1,15 et 1,20 dollar. Mais les critiques françaises sur l euro trop fort sont peu partagées : la croissance en zone euro (2,7 % en 2006) est meilleure qu en France (2,1 %). L économiste Antoine Brunet redoute cependant que l Europe ne s expose «à perdre à son tour autant d emplois peu qualifiés que les Etats-Unis avant elle». Puisque «de très nombreux pays réussissent à obtenir un avantage de compétitivité en manipulant leurs cours de change à la baisse»,il recommande aux autorités monétaires et politiques européennes de s inspirer du Japon : en rappelant constamment depuis 1975 qu il était hostileà ceque sa devisedevienne une monnaiederéserveinternationale, l Archipel a «significativement contribué» à affaiblir le yen. La compétitivité de l économie française se dégrade depuis le début des années 2000», écrivent les économistes du Crédit agricole dans leur «Dossier France», publié avant l élection présidentielle. Ce constat est largement partagé. En 2006, le déficit commercial a atteint 29,2 milliards d euros, son plus mauvais résultat depuis Bien réelle, la hausse de la facture pétrolière ne peut masquer une explication plus inquiétante : la perte régulière de parts de marché. Les exportations de la France représentaient encore, en 1990, l équivalent de 6,5 % des importations de ses différents partenaires, une proportion tombée à 4,6 % en 2006, selon le Crédit agricole. Evidemment, l euro fort exacerbe les difficultés de l économie française. Mais le taux de change n explique pas tout. Le déficit commercial français est d abord réalisé avec les pays de la zone euro, rappelle Philippe d Arvisenet, chef économiste de BNP Paribas : «La France, dont le commerce extérieur était équilibré en 2003, affiche un déficit de 1,6 point [du produit intérieur brut], mais de 2,15 points pour la seule zone euro.» A l inverse, l Allemagne réalise un excédent de 2,5 % de son PIB dans la zone euro et de 7 % au total, reflétant la meilleure compétitivité globale du pays. Ce résultat a été obtenu au prix d une modération salariale drastique depuis 2002 et dans certains cas d une hausse du temps de travail sans contrepartie salariale et d une sous-traitance croissante d une partie de la production dans des pays à bas salaires. De plus, l Allemagne s affranchit mieux des contraintes de prix par son plus haut niveau de qualité et d innovation. «L atout des exportateurs allemands est d avoir les bons produits pour 45 % des biens d équipement, bien positionnés et de qualité et les bons clients en Asie et en Europe de l Est où la croissance est forte. Seulement 22 % des exportations françaises sont composées de biens d équipement et elles sont principalement orientées vers l Europe, où la croissance est la plus faible», explique l économiste Marc Touati. Face à ces difficultés et «pour limiter la baisse de leurs parts de marché en volume, les exportateurs français ont dû consentir des efforts sur leurs prix de ventes», mais «l amélioration de la compétitivité prix n a pas suffi», notent les économistes du Crédit agricole. La compression des marges a aggravé les problèmes de profitabilité des sociétés françaises, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME) de moins de 250 salariés. Les groupes du CAC 40 (96,3 milliards d euros de bénéfices en 2006) font en effet exception. La rentabilité économique des sociétés françaises ne représentait que 61 % de celle de la moyenne des entreprises allemandes et anglaises au cours de la période , ont calculé Jean-Paul Betbèze et Christian Saint-Etienne, dans leur rapport au Conseil d analyse économique (CAE) «Une stratégie PME pour la France» (2006). Les PME sont les moins rentables : leur résultat brut d exploitation (RBE) s est établi à 24,2 % 2 Des finances publiques à bout de souffle Le TGV, un des fleurons de l industrie nationale. CHRISTOPHE RECOURA/SNCF/GETTY IMAGES/AFP de leur valeur ajoutée en 2005, contre 29 % pour les entreprises plus grandes, selon le rapport «PME 2006» du groupe financier public OSEO. «La France a un déficit d entreprises de taille moyenne susceptibles d atteindre un seuil critique pour pénétrer les marchés mondiaux. La proportion d exportateurs au sein des PME est du même ordre de grandeur qu en Italie (4 %), mais plus faible qu en Allemagne (11 %)», ajoutent les économistes du Crédit agricole. Quatre ans après leur création, les PME françaises emploient l équivalent de 115 % de leur effectif initial, contre 120 % pour les allemandes, 128 % pour les italiennes et 215 % pour les américaines, ont calculé Patrick Artus et Lionel Fontagné, dans leur rapport au CAE «Evolution récente du commerce extérieur français» (2006). La fiscalité et le «La France manque d entreprises de taille moyenne» poids des charges sont souvent invoqués pour expliquer ces faiblesses, mais l organisation des filières économiques, les relations entre entreprises et l environnement financier sont aussi déterminants. Un tiers des problèmes de profitabilité des PME proviendrait de délais de paiement exagérément longs comparés à l Allemagne, ont établi MM. Betbèze et Saint-Etienne. «Notre réseau de PME-PMI est beaucoup composé de sous-traitants, ce qui met ces derniers dans une position difficile pour croître : ils sont soumis à des grandes entreprises ayant un fort pouvoir de négociation et qui les utilisent comme des tampons pour faire face à la variation de leurs besoins», dit Thierry Willieme, président du groupe d affacturage Factofrance. Enfin, selon Bernard Paranque, professeur à Euromed Marseille, école de management : «En France, le crédit aux entreprises ne manque pas en volume, mais les entreprises doivent faire des réserves pour parer aux besoins de liquidités plutôt que de s appuyer sur leurs partenaires financiers comme en Allemagne ou en Italie». Ici, les banques préfèrent financer des investissements sur lesquels elles peuvent prendre des garanties, plutôt que le cycle d exploitation. a Adrien de Tricornot 3 Trop de faiblesses en innovation technologique La dette excède 60 % du PIB et elle coûte cher (39 milliards d euros) en intérêts Après une trentaine d années successives de déficit budgétaire, peu de fantaisies seront autorisées au nouveau gouvernement dans la conduite des finances publiques. S élevant à 63,9 % du produit intérieur brut (PIB) en 2006, la dette de la France excède toujours la limite autorisée (60 % du PIB) par le traité de Maastricht, le texte fondateur de l euro. Ce ratio s est cependant amélioré l an dernier il était de 66,2 % en 2005, mais l essentiel de cette baisse provient d une meilleure gestion de la trésorerie de l Etat et des collectivités locales ainsi que de privatisations et de cessions d actifs immobiliers. La situation de la France n est cependant pas singulière en matière d endettement. D après les données fournies par Eurostat, les autres pays qui ont adopté la monnaie unique font moins bien que l Hexagone : la dette moyenne des treize Etats membres de la zone euro atteint 69 % du PIB total. L Union européenne (UE) dans son ensemble est, en revanche, moins endettée (61,7 % du PIB). Le plus préoccupant, c est que le service de la dette, qui s est élevé à 39,17 milliards d euros en 2006, réduit considérablement la marge budgétaire des pouvoirs publics. Il a, en effet, représenté en 2006 Déficit «La situation historique de bas taux d intérêt ne durera peut-être pas» 1 DÉFICIT ET DETTE DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES FRANÇAISES En % du PIB Source : Insee davantage que le déficit budgétaire de l Etat (36,2 milliards d euros hors collectivités locales et Sécurité sociale). Il absorbe l équivalent de 70 % du produit de l impôt sur le revenu (57,1 milliards d euros) et représente le deuxième poste budgétaire après l éducation nationale. De plus, en 2006, la tendance au désendettement a été plus forte chez nos voisins qu en France. Le déficit public qui inclut l Etat, les collectivités locales et les administrations de Sécurité sociale est certes tombé à 2,5 % du PIB l an dernier, contre 2,9 % en 2005, revenant ainsi pour la deuxième année successive, dans la limite de 3 % autorisée par le traité de Maastricht. Mais cette performance reste bien faible au regard du déficit moyen de la zone euro en 2006 Dette 70 63,9 60 2, (1,6 %) ou des Etats membres de l UE (1,7 %), selon Eurostat. Ces dernières années, la baisse des taux d intérêt a permis de rendre l augmentation de la dette ou son maintien à un niveau élevé relativement indolore. A dix ans, l Etat français emprunte sur les marchés à seulement 4,2 %, ce qui doit beaucoup à l avènement de l euro, qui lui permet de s adresser au marché mondial de l épargne. Il bénéficie aussi de la crédibilité financière de ses partenaires européens et de la politique anti-inflationniste menée par la Banque centrale européenne (BCE). Mais la situation historique de bas taux d intérêt dans le monde ne durera peut-être pas éternellement. La France, qui devrait emprunter 97 milliards d euros en 2007 pour financer son déficit et refinancer ses obligations venant à échéance, est vulnérable à une remontée des taux d intérêt. a A. de T. Le retard français par rapport à ses concurrents est important en matière d investissements en R & D ou de valorisation de la recherche La cause est entendue, et même martelée à plus soif : le faible coût de la maind œuvre dans les pays émergents condamnerait les pays développés comme la France à chercher leur salut dans la construction d une «économie de la connaissance», dont le tissu industriel s orienterait résolument vers la production de technologies à haute valeur ajoutée. Ce qui exige de forts investissements dans la «matière grise» chercheurs, ingénieurs, techniciens capables de concevoir, mettre au point et produire ces technologies, mais aussi d anticiper sur les prochaines «ruptures technologiques» (nano, bio et écotechnologies) qui permettront aux entreprises de toujours garder une longueur d avance sur les marchés mondiaux, en particulier face à l émergence de nouvelles puissances scientifiques comme la Chine et l Inde. Mais la France a, dans ce domaine, un fort retard à rattraper vis-à-vis de ses principaux concurrents, tant en matière d intensité des dépenses de recherche et développement (R & D) ou de formation supérieure qu en matière de valorisation de la recherche : le nombre de dépôts effectués par des entreprises françaises à l Office européen des brevets était en 2003 plus de quatre fois moindre que celui des dépôts américains, et trois fois moindre que celui des dépôts allemands et japonais. En France, la plus grande part des investissements de R & D sont assurés soit par l Etat, soit par des groupes industriels, liés le plus souvent à l administration par la commande publique (armement, aérospatiale, transport) et la participation à des «grands programmes», à l instar des modèles américain ou japonais. Une stratégie relancée par la création en janvier 2006 de l Agence de l innovation industrielle. La communauté des chercheurs a vivement protesté contre ce qu elle estime être un détournement des financements publics vers des projets industriels au détriment de la recherche fondamentale qui demeure, selon elle, le socle des innovations futures. En revanche, les PME et les nouvelles entreprises restent à l écart des moyens mis au service de l innovation, au risque d accroître le fossé entre un secteur compétitif DÉPENSES CONSACRÉES À L ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR En pourcentage du PIB Etats-Unis FRANCE Japon Allemagne Royaume-Uni Chine Source : OCDE n. c. 1,3 1,3 1,1 1,1 2,9 sur les marchés mondiaux de haute technologie mais peu flexible et adaptable, comme le montrent les difficultés actuelles d Airbus, et un tissu industriel traditionnel confronté à la compétition internationale. Des espoirs d une meilleure diffusion de l innovation sont nés de la création en juillet 2005 sur l ensemble du territoire français de 66 «pôles de compétitivité», censés associer universités, PME et grandes entreprises sur des thèmes spécifiques. Mais comme toute politique de «clusters» créés par arbitrage politique plutôt que par le regroupement d acteurs volontaires, ces pôles souffrent de leur faible taille, insuffisamment attractive pour les chercheurs comme pour les entreprises, des rivalités entre acteurs locaux et de leur dépendance à l égard de financements octroyés depuis Paris. a Antoine Reverchon INVESTISSEMENT DANS LA R&D En pourcentage du PIB Source : OST 1,31 1,88 2,18 2,68 2,52 3,15

7 0123 Mercredi 9 mai 2007 DOSSIER SPÉCIAL Economie VII contraintes 4 Définir une politique d immigration juste Alors que les besoins en main-d œuvre augmentent, les politiques d intégration deviennent cruciales C est une certitude que viennent encore de rappeler les experts des Nations unies à l occasion de la publication mi-mars d un rapport intitulé «Migration de remplacement : solution pour les populations en déclin et vieillissantes?» : les pays les plus développés du monde, dont la France, vont devoir faire appel massivement à l immigration d ici à 2050 pour faire tourner leur moteur économique. Certes, l Hexagone n est pas le pays le moins bien loti. Le bilan de santé de la démographie française a été bon en 2006, avec un excédent naturel (solde entre les naissances et les décès) proche de personnes, un niveau inégalé depuis plus de trente ans. La population française compte aujourd hui 63,4 millions de personnes, et l Hexagone, avec un taux de deux enfants par femme, reste l un des pays européens les plus féconds. Pour autant, comme l expliquent François Héran et Gilles Pison, dans Population & Sociétés La question de la représentativité syndicale n est toujours pas réglée Tout faire pour éviter qu une crise majeure comme celle du contrat première embauche (CPE) ne recommence : trois mois de manifestation et d occupation des universités au début de l année 2006, qui avaient conduit le gouvernement de Dominique de Villepin à retirer son projet annoncé sans concertation. Avec la loi du 31 janvier portant sur la modernisation du dialogue social, désormais tout projet qui concerne «les relations du travail, l emploi et la formation professionnelle» doit faire l objet d une concertation préalable avec les partenaires sociaux «en vue de l ouverture éventuelle» d une négociation. Un dispositif largement salué au cours de la campagne présidentielle, la grande majorité des candidats rendant hommage aux organisations syndicales et patronales représentatives. Pour autant, plusieurs éléments peuvent venir contrarier ces beaux (mars 2007), le bulletin mensuel de l Institut national d études démographiques (INED), ces résultats ne dureront pas. «Le baby-boom ayant pris fin en 1974, le nombre de femmes en âge d avoir des enfants diminuera légèrement avant de se stabiliser. ( ) A l inverse, à mesure que disparaîtront les générations de baby-boomers, le nombre de décès augmentera.» Alors qu actuellement, le solde migratoire (balance des entrées et des sorties) reste modéré (autour de personnes), «celui-ci, estiment MM. Héran et Pison, devrait dépasser le solde naturel d ici une génération, voire plus tôt, pour devenir la première composante de notre croissance et cela quel que soit le niveau futur des migrations, par nature imprévisible». Les derniers chiffres de l Insee disponibles (recensement annuel de 2005) font état d une population immigrée forte de près de 5 millions de personnes en France à la mi-2004, soit 8,1 % de la population (contre 7,4 % en 1990). Ces immigrés sont, on le sait, davantage affectés par le chômage, RÉPARTITION DES IMMIGRÉS SELON LE DIPLÔME, en 2005 Diplôme supérieur à bac +2 bac +2 Bac ou brevet professionnel CAP, BEP BEPC seul Aucun diplôme ou CEP Effectif (en milliers) Ensemble des immigrés Champ : France métropolitaine, personnes âgées de 15 à 64 ans Source : Insee, enquête emploi de 2005 principes. La loi prévoit en effet que si les partenaires sociaux s accordent pour lancer une négociation, le gouvernement devra respecter un délai de carence avant de se saisir lui-même du sujet. Or parfois les accords peinent à être trouvés (pénibilité, emploi des seniors ). Une temporalité qui occupent le plus souvent des postes d ouvrier ou d employé, notamment non qualifiés. Pour autant, l immigration a évolué : les entrées pour motif familial ont augmenté, cette population s est féminisée et les pays d origine sont de plus en plus lointains. En 1962, les immigrés venus d Espagne ou d Italie représentaient à eux seuls la moitié des immigrés résidant en France ; en 1999, ils n en représentent qu à peine un sur six. En revanche, la part de ceux nés au Maghreb a doublé, pour atteindre désormais 30 % de la population immigrée. L année dernière, soucieux de se démarquer de ceux qui plaident pour l ouverture des frontières, le gouvernement de Dominique de Villepin a décidé de promouvoir une immigration «choisie» avec, notamment, la création d une carte «compétences et talents», la suppression de la régularisation de plein droit après dix années de résidence en France et le durcissement des conditions du regroupement familial. Cette politique a conduit nombre d associations de défense des droits des étrangers à alerter sur l augmentation du nombre de ceux qu elles appellent les «ni-ni», ni expulsables ni régularisables. Les violences urbaines de l automne 2005 ont montré combien la question de l intégration était cruciale, et elle le deviendra encore plus dans les années à venir. Quelle sera la politique de la France alors que la main-d œuvre immigrée sera décisive pour soutenir l activité? En Espagne, le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero a calculé que l arrivée de 3 millions d étrangers depuis 2000 était à l origine de la moitié de la croissance espagnole (3,6 % en moyenne annuelle) des cinq dernières années. a Marie-Béatrice Baudet 5 La périlleuse modernisation du dialogue social ABSTENTION AUX ÉLECTIONS PRUD HOMALES en % des inscrits 41,4 36,9 Ensemble de la population 13 % 12 % 5 % 11 % 14 % 17 % 13 % 24 % 6 % 11 % 48% 25% ,6 59,6 54, Source : Banque de données sociopolitiques (BDSP-IEP de Grenoble) et ministère du travail «Le solde migratoire (balance des entrées et des sorties) reste modéré (autour de personnes)» 67,3 pourrait contrarier la volonté politique élyséenne de réformer vite. Il faut aussi compter sur l épineuse question de la représentativité syndicale dont la réforme, lancée en novembre 2006 avec le rapport du Conseil économique et social, est toujours dans l incertitude, un front du refus ayant réuni le Medef, FO, la CFTC et la CFE- CGC. Or même si les syndicats sont présents dans les institutions paritaires, leur légitimité, avec un taux de syndicalisation de 8,2 % (mais seulement de 5,2 % dans le secteur privé), est contestée. Et leur émiettement se confirme avec la progression de l UNSA et l arrivée de Solidaires chez les fonctionnaires de l Etat. Egalement en suspens, le débat demandé par le Medef sur la transparence financière des organisations de salariés. Une ambiance plutôt lourde alors que risque de se profiler rapidement le dossier de l efficacité du service public de l emploi, qui pourrait passer par la fusion de l ANPE et de l Unedic. Le troisième tour de l élection sera social, les experts s y attendent. a M.-B. B. 6 Des administrations qui restent peu performantes Les réformes de gestion progressent inégalement dans la fonction publique Les rémunérations, pensions, cotisations et prestations sociales versées à 2,5 millions d agents de la fonction publique d Etat représentent 44 % du budget de ce dernier. Dans un contexte de déficit budgétaire persistant et de dette publique élevée, cette masse salariale constitue la principale marge de manœuvre dont dispose le gouvernement pour tenter de limiter ses dépenses. Mais à cette logique comptable s ajoute la nécessité de répondre à l exigence croissante de services publics de qualité présents sur l ensemble du territoire, manifestée par l opinion. Privilégier seulement l un ou l autre de ces deux objectifs représente un risque majeur, politique dans le premier cas, financier dans le second ; et les concilier exige de rendre plus productif et efficace le travail des administrations. En principe, l instrument de cette amélioration de la productivité existe : c est la LOLF, acronyme de la loi organique relative aux lois de finances, votée en 2001 et appliquée à toutes les administrations de l Etat (services centraux parisiens et déconcentrés en province) depuis le 1 er janvier Cette réforme des procédures d attribution des ressources et de dépenses octroie des moyens aux différents ministères en fonction de «résultats», évalués selon des «indicateurs de performance». C est une véritable révolution pour les pratiques des fonctionnaires : il s agit d agir en fonction d «objectifs» concrètement définis au travers de 45 «missions» et de 132 «programmes» élaborés au niveau ministériel, sous le contrôle du Parlement, et non de la seule application de textes réglementaires. Chaque service dispose désormais d une «enveloppe» de moyens financiers et d emplois, qu il est censé gérer de façon autonome pour atteindre ses objectifs. Tout au moins sur le papier. Car introduire les méthodes du management d entreprise dans la fonction publique n est pas sans risques : comment évaluer la «valeur» de l action publique, qui ne peut guère se chiffrer en dividendes sonnants et trébuchants ou en parts de marché? Comment faire pour que la réflexion autonome sur les fins et les moyens d une politique publique ne soit pas confisquée par une logique de contrôle financier tatillon exercé par la hiérarchie, les contrôleurs de gestion et, en définitive, Bercy? Comment enfin mettre en œuvre des décisions de gestion autonomes alors que l évolution des affectations et des carrières est déterminée de façon paritaire et centralisée au niveau de chacun des corps qui composent la fonction publique? Sur le terrain, même les agents les plus enthousiastes à l égard des principes d autonomie et de responsabilité affichés par la LOLF perçoivent les risques d un simple «changement des procédures» qui permettrait aux administrations d habiller les bonnes habitudes des oripeaux d un nouveau vocabulaire emprunté aux dictionnaires de management. De plus, la LOLF laisse à l écart les collectivités territoriales, l hôpital et les organismes privés, paritaires (comme l Unedic) J.-C. Wetzel «L instrument de cette amélioration de la productivité existe : c est la LOLF» ou associatifs, qui mettent en œuvre les politiques publiques. Les hôpitaux sont, avec la restructuration de la carte hospitalière et la mise en place progressive de la tarification à l activité (T2A), en train de vivre une mutation managériale, parfois douloureuse. Mais la réforme de l Unedic devra attendre une éventuelle refonte des différentes composantes du «service public de l emploi». Quant aux collectivités territoriales, devenues les acteurs majeurs des politiques publiques d aide sociale, d infrastructure, de formation professionnelle et d éducation sur le seul chapitre, dans ce dernier domaine, des implantations et d une partie des personnels, elles ne se lancent que de façon ponctuelle et dispersée dans la refonte de leur mode de fonctionnement. Or l amélioration de l efficience des politiques publiques ne pourra être visible, aux yeux des citoyens, que si tous ses compartiments sont mis en mouvement. a Antoine Reverchon CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET METIERS Institut International du Management Développez votre expertise en organisation, conduite du changement, ingénierie de projets. Trois programmes diplômants organisés par l IIM : - Master en management «Conseil en organisation et conduite du changement» - accès à Bac +4 en M2 et à Bac +3 en M Mastère Spécialisé (MS) «Ingénierie des projets internationaux et ressources humaines» - accès à Bac Mastère Spécialisé (MS) «Stratégie et techniques du métier d organisateur» - accès à Bac Un programme inter-entreprises «Conduite du changement en entreprise» réalisé avec l Afope : Réunions d information : L IIM offre une gamme complète de MBA et de Masters. Cnam-IIM - 2 rue Conté Paris

8 VIII Economie DOSSIER SPÉCIAL 0123 Mercredi 9 mai 2007 Anthony Giddens : «Le thatchérisme fut une forme de transition que je ne recommanderais à aucun pays» Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont prôné une certaine forme de rupture en se référant, entre autres, et fût-ce de manière implicite, à Tony Blair. Ce dernier avait-il «rompu», en arrivant au pouvoir, avec la politique de ses prédécesseurs ou bien s était-il largement placé dans le sillage de Margaret Thatcher et John Major? La détermination de M me Thatcher d affaiblir les syndicats et son rôle pionnier dans les privatisations ont certes marqué un tournant important. Mais elle a aggravé les inégalités et négligé la modernisation des services publics. Les travaillistes ont dû s atteler à cet héritage. Le thatchérisme fut une forme de transition que je ne recommanderais à aucun pays. Quel a été l apport du New Labour? Le New Labour a apporté une idéologie fondée sur le bien public, sur les prestations collectives, sur la défense d un niveau raisonnable d impôts pour financer l investissement. Comme toutes les philosophies prônant une «troisième voie», il privilégie le capital humain. M. Blair a pris en compte, bien avant tous les autres dirigeants politiques, la réalité de la mondialisation, que beaucoup, y compris des universitaires, niaient encore au milieu des années 1990, et le passage d une économie fondée sur l industrie et l agriculture à une économie des services et du savoir qui mobilise aujourd hui plus de 80 % de la main-d œuvre britannique. Le New Labour a aussi dû tenir compte des grands changements sociétaux, l émergence de ce que j appelle l individualisme structurel. Les gens veulent une vie plus active qu avant, et ils en ont les moyens. Cela change les relations entre le citoyen et l Etat. La «troisième voie» prêchée par le New Labour est-elle social-démocrate? Oui. Le New Labour a élaboré un projet réformiste de centre gauche combinant la prospérité économique durable et la justice sociale, une social-démocratie d avant-garde. La «troisième voie» est un label, dont on peut d ailleurs se passer, pour désigner CV 2007 Anthony Giddens, 69 ans, inventeur de la «troisième voie» incarnée par Tony Blair, publie Over to You Mr Brown : how Labour Can Win Again (Polity Press, pas encore traduit en français) Ce sociologue, auteur de près d une quarantaine de livres traduits en plus de 40 langues, devient pair du Royaume, membre de la Chambre des lords Professeur de sociologie à l université de Cambridge, il dirige la London School of Economics. Anthony Giddens, lors d une conférence le 18 janvier. SUZANNE PLUNKETT/BLOOMBERG NEWS cette politique. Trois millions de personnes sont sorties de la pauvreté au cours de dix années de prospérité. 75 % de la population en âge de travailler est en activité. Le salaire minimum, qu il a instauré, augmente rapidement. Grâce à cela, le gouvernement a pu investir dans les services publics. De manière générale, la politique intérieure de M. Blair a été plutôt un succès. Encore plus lorsqu on compare son bilan avec celui de ses partenaires européens, MM. Jospin, Schröder ou Prodi. M. Blair a changé son pays bien davantage que tous ces autres dirigeants. Il a aussi changé ses adversaires. C est pourquoi David Cameron, le chef des conservateurs, est si différent de M me Thatcher. Il est obligé de se battre plus ou moins sur le terrain du New Labour en prônant, lui aussi, une sorte de troisième voie pour le centre droit. L expérience quotidienne des années Blair a-t-elle correspondu à ce que vous aviez imaginé en théorisant la «troisième voie»? Chaque gouvernement commet des erreurs. Mais cette expérience a réussi. Le New Labour a placé l économie avant tout le reste. C était crucial. D où dix ans de croissance ininterrompue et de gros investissements dans l éducation et la santé. Certains disent que l argent a été mal dépensé. Mais tous les indicateurs montrent qu il y a eu de très grandes améliorations dans ces deux domaines. Il y a aussi beaucoup plus de femmes au travail que dans le passé, et une bien meilleure protection de l enfance. Seuls les gauchistes, qui demandent l impossible, peuvent prétendre que ce gouvernement a échoué. Peut-on comparer la gauche et la droite en Grande- Bretagne et en France? Non, elles sont plutôt différentes en ce moment. Les Tories ont changé fondamentalement avec David Cameron. Ils affirment défendre maintenant, pour l essentiel, des causes progressistes. Reste à savoir s ils mettront leurs idées en pratique. A gauche, il y a un fort consensus autour de Gordon Brown pour poursuivre la politique de Tony Blair. C est bien différent en France, où s opposent deux «Quatre Français sur dix ont un bon emploi ou une bonne retraite. Tous les autres sont, à des degrés divers, dans un état d insécurité» positions insatisfaisantes à mes yeux. Si j étais français, j aurais été embarrassé pour voter. M. Sarkozy prône certains des remèdes économiques dont la France a besoin, notamment la réforme du marché de l emploi, ou une meilleure compétitivité. Mais il ne s intéresse guère à la justice sociale. Certaines choses qu il a dites au sujet des minorités ne seraient pas acceptables dans de nombreux pays. En face, M me Royal ne semble pas avoir le courage de mettre en œuvre un programme économique radicalement réformiste. Vous n avez pas besoin d un thatchérisme en France, ni de prendre la Grande-Bretagne pour modèle, mais peut-être de lui emprunter certaines de ses bonnes pratiques. Vous avez besoin de quelqu un qui combine la réforme économique et la justice sociale. Quels sont les grands handicaps de la France? Il faudrait d abord parler de ses atouts. Des infrastructures et des services publics meilleurs qu en Grande-Bretagne. Une excellente protection de l enfance. Une démographie dynamique. Les problèmes centraux de la France tournent autour de l économie, du chômage et de l impossibilité de continuer à financer l Etat providence tel qu il est. Et, au cœur de tout cela, il y a le marché de l emploi, qu il faut réformer. Quatre Français sur dix ont un bon emploi ou une bonne retraite. Tous les autres sont, à des degrés divers, dans un état d insécurité. Le dosage entre justice sociale et efficacité économique n est pas satisfaisant. La France est-elle réformable? Oui. Une société finit toujours par atteindre un moment de crise où la réforme s impose. Nous l avons connu avec l arrivée de M me Thatcher, après trente ans de déclin économique. Même chose dans les pays scandinaves. Ils ont vécu dix ou quinze ans de déclin avant de se réformer. Le problème, c est que l Etat providence a généré des droits acquis, des intérêts matériels particuliers. Chaque pays trouve difficile de lutter contre eux. En France, vous avez le pouvoir de veto de la rue. Vous avez un bas niveau de syndicalisation et un haut niveau de mobilisation populaire qui bloque la France. La réforme ne sera pas facile. Mais la plupart des Français sont désormais conscients de la nécessité du changement. a Jean-Pierre Langellier (Londres, correspondant) POUR EN SAVOIR PLUS ASSURANCE-MALADIE La Réforme des systèmes de santé, de Bruno Palier (2004, PUF, coll. «Que sais-je?», 127 p, 8 ). Site du Haut Conseil pour l avenir de l assurance-maladie : hcaam/hcaam. htm (rapports annuels). DÉCLASSEMENT Faut-il réparer l ascenseur social? de Sophy Caulier (2007, Editions Scrineo, coll. «Les Carnets de l Info», 104 p., 8,90 ). Les Classes moyennes à la dérive, de Louis Chauvel (2006, Seuil, coll. «La République des idées», 109 p., 10,50 ). FINANCES PUBLIQUES La France face à sa dette, rapport de la commission Pébereau (2006, Robert Laffont, 275 p., 9,50 ). Dette publique : un débat politique, de Jean-Marc Daniel (2006, «Les Carnets de l info», 96 p., 8,90 ). COMPÉTITIVITÉ Regards sur la France. Trente spécialistes internationaux dressent le bilan de santé de l Hexagone, sous la direction de Karim Emile Bitar et Robert Fadel (2007, Seuil, 2007, 365 p., 30 ). Elysée 2007, les questions-clés des Français, d Eddy Fougier, Béatrice Houchard et Henri Vernet (2007, Lignes de repères, 191 p.,18 ). Pas d avenir sans industrie, de Jean-Louis Levet (2006, Economica, 184 p., 20 ). ENVIRONNEMENT Regards sur la terre. Dossier énergie et changements climatiques, sous la direction de Pierre Jacquet et Laurence Tubiana (2006, Les Presses de Sciences Po, 301 p., 25 ). «Résumé à l intention des décideurs» des derniers travaux du Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat (GIEC) : (www.effet-de-serre.gouv.fr/ groupe_de_travail_ii_du_giec 2007). GOUVERNANCE La Nouvelle Gouvernance financière de l Etat, d André Barilari et Michel Bouvier (2004, Editions LGDJ, coll. «Systèmes», 207 p., 18,5 ). DIALOGUE SOCIAL Le Capitalisme d héritiers, la crise française du travail, de Thomas Philippon (2007, Seuil, coll. «La République des idées», 110 p., 10,50 ). CONDITIONS DE TRAVAIL Travailler peut nuire gravement à votre santé, d Annie Thébaud-Mony (2007, La Découverte, coll. «Cahiers libres», 300 p., 19 ). Conditions de travail. Une pause dans l intensification du travail, Dares (2007, Premières synthèses, n 01.2). BANLIEUES Quand la ville se défait. Quelle politique face à la crise des banlieues?, de Jacques Donzelot (2006, Seuil, coll. «La couleur des idées», 185 p., 16 ). Rapport 2006 de l Observatoire national des zones urbaines sensibles (www.ville.gouv.fr/pdf/editions/ observatoire-zus-rapport-2006.pdf). EMPLOI La Qualité de l emploi, sous la direction de Yannick L Horty (2006, La Découverte, coll. «Repères», 123 p., 8,50 ). DISCRIMINATIONS Rapport 2006 de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (halde.fr). Premiers rendez-vous, premiers dossiers à traiter MAI 16 Passation des pouvoirs entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Le nouveau président de la République a promis de se rendre dans les jours qui suivent à Bruxelles et à Berlin, pour promouvoir son idée de «mini-traité» européen. A l échelon national, dès sa prise de fonction, plusieurs dossiers industriels vont venir au premier plan : la fusion entre GDF et Suez ; la composition de l actionnariat d EADS et la bataille d Areva pour prendre le contrôle de REpower, fabricant allemand d éoliennes. Comme il s y est engagé, le président de la République réunira rapidement les partenaires sociaux. Objectif? Fixer avec eux les dates de plusieurs sommets consacrés notamment au service minimum dans les transports, à l égalité salariale entre femmes et hommes, la flexicurité, la représentativité syndicale et l amélioration des conditions de travail. 18 et 19 Réunion des ministres des finances du G8 à Schwielowsee en Allemagne. 23 Premier conseil des ministres JUIN 1 er Avis du comité d alerte chargé de contrôler le rythme d évolution des dépenses de santé, qui confirmera le dérapage des comptes de l assurance-maladie 6au8Sommet du G8 à Heiligendamm en Allemagne. 10 et 17 Premier et second tours des élections législatives. 21 et 22 Conseil européen, avec la relance institutionnelle à l ordre du jour. Avant le 30 Réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC). La sous-commisssion des salaires déterminera le montant de l augmentation du smic au 1 er juillet. JUILLET Session extraordinaire au Parlement. Présentation du collectif budgétaire avec, en principe, trois mesures importantes : défiscalisation des heures supplémentaires, suppression des droits de succession et déduction de l impôt sur le revenu des intérêts d emprunt pour la résidence principale. 1 er Ouverture à la concurrence des marchés européens du gaz et de l électricité pour les particuliers. Plusieurs chantiers européens sont en cours qui nécessiteront des prises de position rapides de la présidence française : la libéralisation complète du transport postal ; l énergie avec, en particulier, la dissociation des activités de transport et de production de courant, préconisée par la Commission européenne ; la mise en œuvre des mesures destinées à lutter contre le réchauffement climatique (transports OCTOBRE 19 au 21 Réunions annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) à Washington. aériens, énergies renouvelables, quotas d émission, etc.). Parmi la trentaine de directives que la France doit transposer dans sa législation, figure celle sur la libre circulation des services (ex-bolkestein). Un dossier symbolique, puisque c est ce texte on s en souvient qui avait alimenté la campagne du non français au référendum sur la Constitution européenne. A l origine, la directive inspirée par le commissaire libéral néerlandais Frits Bolkestein prévoyait DÉCEMBRE 13 et 14 Conseil européen 19 et 20 Conseil général de l Organisation mondiale du commerce (OMC). Les négociations du cycle de Doha doivent en principe être finalisées avant le 31 décembre. Avant le 31 Loi Fillon (suite) : le gouvernement doit présenter un rapport sur les travaux présentés par le Conseil d orientation des retraites (COR). Le retour de la directive services (ex-bolkestein) de supprimer les obstacles protectionnistes aux prestations de services transfrontalières à caractère temporaire, en se fondant sur le principe du pays d origine : les opérateurs n obéiraient qu aux règles du pays dans lequel ils sont établis et non à celles du pays dans lequel ils viennent d exercer. Philippe de Villiers agita alors l épouvantail du «plombier polonais». La refonte de la directive a permis l abandon du principe du pays d origine. a

9 REPRODUCTION INTERDITE LE MONDE/MERCREDI 9 MAI 2007/IX Les conseils en recrutement ont sélectionné cette semaine Poste Sté/Secteur Lieu Rémunération kg Réf Poste Sté/Secteur Lieu Rémunération kg Réf Directeur des Programmes Vétérinaire Ile de France 09BCR1 Consultants Seniors Service Ile de France 09ALY42 Directeur de Travaux Génie Civil Bâtiment Ile de France 09AEB20 Directeur Technique Bâtiment Ile de France 09AEB21 Médecins du Travail Assurances Paris 09AXR2 Médecin Médico-Marketing Cardio Santé Ile de France 09BCU1 Area Technical Manager Chimie Ile de France 09AON4 Business Development Manager Chimie Ile de France 9AON3 Human Resources Manager France Santé Ile de France 09AYM3 Directeur des Ventes Santé Ile de France 09AFS20 Responsable Commercial Communication Ile de France IFJLP0207G Chef de projet/ business développeur BTP construction industrielle Ile de France IFMP1106L Responsable d Affaires région Rhône Alpes DAGARD Rhône-Alpes AU0407K Acheteur industriel Métallurgie Tarn et Garonne MPAM1407RE Technico Commerciaux Rhône Alpes BTP Rhône Alpes MPNG1373RE Ingenieur Commercial Électronique de pointe Paris NA Directeur de magasin Bordeaux Décoration ameublement Bordeaux AB0407J Acheteur Groupe agro alimentaire Bretagne Nord BR0507A Futur(e) Associé(e) Audit et Expertise Cabinet d expertise comptable Paris 80/100 CAMA Collaborateur(trice) service technique Cabinet d audit Paris 80/100 CAMA Directeur(trice) de Mission Audit Cabinet d audit Ile de France 75/100 CAMA Consultant(e)s Expérimenté(e)s Systèmes d Information Cabinet d audit La Défense (92) 45/50 CAMA Responsable(s) de bureau Cabinet d expertise comptable France Entière 70/80 CAMA Consultant(e) Expérimenté(e) en Stratégie Cabinet de conseil Paris 60/72 CEZE Consultant(e) Expérimenté(e) Cabinet de conseil Paris 45/60 CJCO Consultant(e)s en Stratégie Cabinet de conseil Paris 57/63 CEZE Consultant(e) Expérimenté(e) et Manager SAP Cabinet de conseil Paris 45/55 CJCO Consultant(e)s Confirmé(e)s Assurance Cabinet de conseil Paris 35/50 CJCO Responsable de Programmes Logements et Bureaux Promotion Ile de France 70 UGTA Responsable de Développement Logements et Bureaux Promotion Ile de France 70 UGTA Chargé(e) d Opérations SEM Yvelines 55 UGTA Directeur(trice) Régional Bailleur social Ile de France 60 USDU Négociateur(trice) Asset Management Paris 50 USDU Directeur(trice) du Département Expertise Immobilier de Commerce Paris 100 USDU Chef de Projet assistance à Maîtrise d ouvrage Maîtrise d ouvrage Ile de France 60 UHVA Chef de Projet Maîtrise d œuvre Ile de France 60 UIBL Directeur(trice) Adjoint(e) Transports Urbains Maîtrise d œuvre Ile de France 70 UAAN Directeur(trice) Technique Géotechnique Maîtrise d œuvre PACA 60 UAAN Contrôleur de gestion Constructeur informatique Région parisienne M Directeur commercial Agence conseil médias Lille M Directeur de boutique Haute joaillerie Paris M Chef de marché PC portable grand public Constructeur informatique Région parisienne M Directeur comptable Distribution spécialisée Région parisienne M Ingénieur commercial Électronique médicale Région parisienne M Responsable commercial Ingénierie Financière Paris M Directeur des achats Habillement Région parisienne M Directeur conseil Agence marketing opérationnel Paris M Responsable commercial Prêt-à-porter féminin Paris M Directeur de Centre de Profit Instruments de mesure et de contrôle Région parisienne VP06-M03-M Directeur Général Association Région parisienne JP07-X12-M Juriste Construction Région parisienne VP07-Y04-M Responsable Maintenance Usine Industrie lourde Est JC07-M09-M Contrôleur Financier Services Picardie NP07-X33-M Directeur d Usine Industrie Nord VP07-Y24-M Chef de Projet Informatique Fédération Région parisienne VP07-Y18-M Directeur Qualité Groupe Industrie Allemagne VP07-Y33-M Auditeur Financier Interne Industrie Région parisienne NP07-Y17-M Responsable Grands Projets Industriels Industrie lourde Est JC07-M05-M Directeur des Ventes Auto (H/F) Constructeur Automobile Ile de France À Nég. FG/CA/DV Coordinateur Développement Réseau (H/F) Constructeur Automobile Ile de France 50/60 FG/CA/RDR Auditeur (H/F) Industrie Ile de France À Nég. 07CME018 Consultant support et relations clients (H/F) Éditeur de Logiciel Paris 30/35 CDFG/EOL/SC Directeur du Pôle Systèmes d Information (H/F) Services Paris (75) À Nég. CD/CMT/DSI Dir. Centrale Thermique Cycle combiné (H/F) Industrie Algérie Attractif JS/CIFCE/DCTCC Dir. d Expl. Centrale Thermique Cycle Combiné (H/F) Industrie Algérie Attractif JS/CIFCE/DOCTCC Chargé(e) d études lignes aériennes (H/F) Industrie Paris/La Défense À Nég. ME Responsable Méthodes Process Qualité (H/F) Logistique Bourges À Nég. SLA/DEO/G Directeur d Exploitation (H/F) Aéronautique Paris Orly À Nég. SLA/DEO/N Nous rappelons à nos lecteurs que tous ces postes sont accessibles sans discrimination de sexe ou d âge.

10 X/LE MONDE/MERCREDI 9 MAI 2007 REPRODUCTION INTERDITE Dirigeants Finance, Administration, Juridique, R.H. Banque, Assurance Conseil, Audit Marketing, Commercial, Communication Santé Industries & Technologies Éducation Carrières internationales Multipostes Carrières publiques Retrouvez nos offres sur pour les postes situés en région Le Monde Publicité - Service Emploi : 80, boulevard Auguste-Blanqui PARIS Cedex 13 Service commercial : Service direct : >Dirigeants TBWA\CORPORATE Votre santé en de bonnes mains Capio Santé, groupe international, est un acteur majeur de la santé privée. Avec 22 cliniques en France, nous sommes présents dans de nombreuses régions : Ile de France, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Centre, PACA, Est, Atlantique. Notre vocation : offrir toujours aux patients des prestations de haut niveau et les améliorer constamment par une gestion opérationnelle efficace, à travers des engagements forts : confiance, respect, compréhension, innovation, utilité sociale. Notre groupe poursuit son développement en France, tout en restant fidèle à ses valeurs de proximité et de reconnaissance. Si, vous aussi, vous souhaitez placer votre avenir en de bonnes mains, nous avons des opportunités à vous proposer. Directeurs Régionaux H/F Vous définissez et mettez en oeuvre la stratégie de croissance de votre région, gérez les projets de développement et en présentez les résultats au Groupe, dans le respect des procédures définies. Vous épaulez les Directeurs de Cliniques dans leur gestion (RH, finances, développement, ) en vous assurant de l atteinte des objectifs. Vous assurez la promotion de CAPIO dans votre région. Réf. DR/LM Directeurs de Cliniques H/F Rattaché au Directeur Régional, vous êtes responsable de la politique interne, élaborez et mettez en oeuvre la stratégie de l établissement en veillant aux objectifs de qualité des soins, dans le respect des procédures CAPIO. Vous dirigez les relations sociales et animez les équipes dans une double optique de fidélisation et d optimisation des ressources. Garant de la bonne gestion financière, vous apportez des solutions et vous vous engagez sur la pérennité de votre établissement. Enfin, vous tissez et entretenez des liens étroits avec la communauté médicale et les tutelles. Réf. DC/LM Pour ces postes vous possédez une formation management et/ou médicale et souhaitez valoriser un parcours professionnel confirmé, idéalement entrepris dans notre secteur ou dans un environnement de services à forts enjeux. Vos talents de management et votre capacité à fédérer les équipes constituent vos principaux atouts. Charismatique et rigoureux, disponible et entreprenant, vous souhaitez rejoindre un groupe qui s engage : rencontrons-nous! 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Ile-de-France H/F Directement rattaché(e) au CEO de la zone Europe Continentale, Moyen Orient, Afrique du Nord, vos principales missions s'articulent autour des axes suivants : la supervision de l'ensemble de la production financière, l'établissement d'un reporting financier mensuel, trimestriel, annuel et l'analyse des documents de gestion, l'élaboration du budget et des prévisions trimestrielles, la participation aux opérations de croissance organique et/ou externe, l'amélioration et le développement d'instruments de mesure de performance fiables, la correcte application au sein des régions des normes et procédures groupe, le respect et l'application de la législation locale au sein des unités opérationnelles. Vous disposez d'une formation supérieure de type école de commerce, ou université idéalement complétée du DESCF. Vous êtes actuellement Directeur(trice) Financier dans un périmètre international au sein d'une entreprise leader dans les services. 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FR LM Venez relever le défi d élaborer et de mettre en œuvre avec votre équipe de vente une stratégie gagnante de développement marketing et commercial auprès de nos clients utilisateurs informatiques finaux, éditeurs logiciel, SSII Pour en savoir plus sur ces postes et consulter toutes nos offres, connectez-vous sur notre site : Postuler par en précisant la référence choisie en objet du mail. Directeur Général Groupe international, intervenant majeur du secteur de la grande consommation, recherche pour sa filiale française un Directeur Général. Ile-de-France H/F Assisté(e) d un Comité de Direction, votre mission s articule autour des axes suivants : la définition de la stratégie de développement de la filiale en lien avec le groupe, l animation, la formation, l évolution d une équipe pluridisciplinaire, la direction, la consolidation et le développement de l activité en développant de nouveaux marchés, la définition et la garantie des réalisations commerciales en termes de chiffre d affaires, de marge, de rentabilité et de retours sur investissements, la responsabilité et la supervision des aspects financiers (contrôle de gestion, budgets, reporting mensuels...), la proposition des investissements nécessaires au développement de l activité. D une manière générale, vous supervisez l ensemble des affaires courantes de la filiale pour les aspects humains, commerciaux, juridiques et fiscaux. Idéalement titulaire d un diplôme d une grande école de commerce ou d ingénieur complété par un MBA, vous justifiez d une expérience similaire réussie dans le secteur de la grande consommation au sein d un groupe international. Vous avez une bonne connaissance des réseaux de distribution. Votre Anglais est courant. Merci d adresser votre CV par (format WORD) : avec en objet la référence FBRE à Bertrand Revol (Bureau de Neuilly-sur-Seine). Nous recherchons un haut potentiel. Importante société du secteur de l Agro-alimentaire, présente à l International, recherche dans le cadre de sa stratégie de croissance, son : Directeur commercial et marketing H/F 150 k + / Voiture Directement rattaché au Président Directeur Général, votre mission est de définir et de mettre en œuvre avec vos équipes (plus de 100 collaborateurs), la politique commerciale et marketing, au plan national et international. Vous participez étroitement à l élaboration de la stratégie globale de la société. Diplômé d une grande école de commerce, vous justifiez d une solide expérience de management commercial (minimum 15 ans), dans le secteur de l Agro-alimentaire ou du Luxe. Vous maîtrisez parfaitement les rouages des circuits GMS et idéalement CHD. Vous occupez aujourd hui un poste de Direction Commerciale et Marketing au sein d une société importante, avec la responsabilité d un CA minimum de 100 millions d euros. Vous êtes tout à la fois un fin stratège, un meneur d hommes, et un très bon gestionnaire. Nous recherchons un haut potentiel, à même d évoluer au sein de la structure à court/moyen terme. Merci de postuler par Précisez la référence FR LM dans l objet du mail Mercuri Urval, rue des Poissonniers, Neuilly-sur-Seine Cedex.

11 Paroles d experts Spécial Dirigeants DOSSIER RÉALISÉ PAR LE MONDE PUBLICITÉ Dirigeants : courtisés mais précaires Les dirigeants, qui ne sont pas tous «patrons», sont encensés pour leur participation à la création de richesses collectives ou vilipendés pour leur avidité financière. Ils sont dans tous les cas de figure des éléments pivots des bonnes performances des entreprises. Diriger c est être le «Boss». Comme dans Le Parrain de Francis Ford Coppola rien ne semble devoir affecter cette appréciation. Au moins jusqu au terme du scénario. Et pourtant! Ce lieu commun devenu une composante de la saga du business, grâce notamment aux histoires d entreprises inspirées du roman épique et des plus beaux contes de la mythologie, perd chaque jour un peu plus de son actualité. La complexité des organisations modernes, la rapidité des mouvements technologiques, la sophistication des outils managériaux, la place grandissante des enjeux bureaucratiques imposent au patron de travailler avec des collaborateurs proches qui préparent les dossiers, fournissent l information et proposent des décisions. En clair le boss est entouré de patrons : ce sont les fameux cadres dirigeants. Des fonctions précarisées Des cadres dirigeants qui ne montent plus au front sans réserve. «Ils ont vécu le divorce des années 2000 et ils ont intégré la violence des opérations posséder un solide background Joëlle Dujour Présidente Alpha CDI «La pénurie annoncée de cadres dirigeants devrait changer la donne et donner au marché une nouvelle configuration. Dans le domaine des nouvelles technologies nous sommes confrontés à des besoins très particuliers en raison de la forte présence de sociétés liées ou dépendantes de compagnies anglo-saxonnes. Une bonne part de la demande est composée de requêtes pour des filiales américaines ou anglaises installées en France. Dans ce cadre, le profil souhaité est un peu différent : ces dirigeants, même s ils dirigent des business unit et rapportent au niveau européen, sont souvent coupés au quotidien de leurs équipes et de la base de l entreprise. On attend d eux qu ils soient les porte-parole de la société et qu ils puissent impulser une organisation et des actions citoyennes. Le concept d entreprise exemplaire soucieuse de la diversité des recrutements, de l égalité entre les sexes et de la promotion des minorités visibles est souvent central dans le cahier des charges fixé aux filiales de ces groupes. De la même façon le ou les dirigeants doivent pousser les comités de direction et les diverses instances à évoluer dans un environnement qui fait une large place à la culture, au sport, Pour cela, des postulants avec un solide background et un parcours couronné de succès souvent dans la vente sont très recherchés.» de downsizing dans les grandes sociétés. Du coup, ils affichent clairement une gestion plus opportuniste de leur carrière : je donne du talent, du savoir-faire mais certainement plus mes tripes» prévient Chantal Baudron PDG de Chantal Baudron SAS. Ils sont d autant plus soucieux de l attention qu on leur porte que selon les études internationales produites dans ce domaine, la carrière des dirigeants voit sa durée de vie dans un poste gagner chaque année en brièveté : un dirigeant reste en moyenne 4 ans dans son job avant d être remercié. Cette distance est d autant plus facile à exercer que le marché est porteur. Pour au moins trois grandes raisons : La pénurie liée aux retraites de plus en plus souvent prises dès les 60 ans ; la demande massive des PME en pleine période de transmission et en mal de dirigeants confirmés capables de déployer l entreprise hors de ses frontières techniques ou commerciales naturelles et enfin la pression des fonds d investissement qui sont les éléments les plus avoir la culture de l entreprise Yves Renaud Directeur senior Michael Page Executive Search «Outre le problème récurrent de la pyramide des âges, il yaune reprise mécanique du marché due aux transmission/cession. Cela concerne essentiellement les PME. Pour ces postes, l attente est très particulière. Les PME et les fonds qui sont à la manœuvre sont attirés parce qu ils craignent un parcours réussi dans un grand groupe et souvent une expérience internationale. Une attente qui se conjugue avec la recherche d une fibre opérationnelle. On aime que le postulant mette les mains dans le cambouis! S il n y a, en général, pas de doute sur les compétences techniques des candidats, la clé du succès reste toujours l adéquation avec la culture de l entreprise. Il s agit d un véritable mariage culturel et sociologique. Dans ce contexte inutile de rappeler que pour ces postes il vaut mieux ne pas trop aimer les attributs ostentatoires du pouvoir. Ce marché est aussi ouvert aux cadres dirigeants au chômage : les entreprises ont désormais intégré les ruptures de carrière, la culpabilisation des dirigeants n est plus aussi violente et surtout leur disponibilité, pour peu qu ils n aient pas été trop longtemps absents du marché, est devenu un atout dans les situations sensibles. Et je rappellerai que nous avons des rémunérations très compétitives en province.» Le boss est entouré de patrons : ce sont les fameux cadres dirigeants. dynamiques du marché et dont l appétit en dirigeants suit la courbe ascendante des reprises et des LBO ainsi que celle des redéploiements des surliquidités du marché. Longtemps parallèles, les carrières des cadres dirigeants de PME, de Start-up ou de multinationales convergent de plus en plus. Avec parfois, besoin du les PME offrent des débouchés Philippe Remes Vice Président Mercuri Urval «Les profils des dirigeants se différencient de plus en plus : dans les groupes français de taille importante, pour schématiser les 100 plus grandes entreprises françaises, la demande est significative. Mais les membres des conseils d administration, des comités de direction ou des comités exécutifs sont encore largement cooptés. Même si cela bouge, les réseaux d influence sont encore très présents et pèsent sur les choix des postes de direction en vue. La situation est différente pour les groupes européens où 100 à 200 cadres dirigeants symbolisent la société. Ce sont les 40/45 ans qui constituent les gros bataillons de ces cadres dirigeants multiculturels. Ilya10ansilsnepouvaient pas espérer rayonner hors de l hexagone. Enfin, les PME ouvrent de nouveaux débouchés à tous ceux qui sont sensibles au phénomène de l entreprenariat. Ces candidats veulent mettre en œuvre leur expérience au service de structures à taille plus humaine. Ces anciens dirigeants n hésitent plus à réaliser leurs rêves. Ils ont des moyens et savent faire appel à des fonds. Dans ce cas je conseille, une bonne connaissance du marché visé, une solide expérience financière et dans tous les cas une stratégie de séduction indispensable pour convaincre les patrons en place.» marché oblige, des parcours de collision qui ravissent les postulants en mal de nouvelles expériences. Dans le monde des PME «ce sont le management des hommes et la sensibilité aux métiers de l entreprise qui dominent. Dans cet univers, les financiers purs ne sont pas nécessairement les plus qualifiés» note Philippe Robert, féroce appétit de dirigeants Philippe Robert Consultant senior Recrutement Dirigeants Hudson «Tant que le marché ne sera pas en tension extrême la tendance naturelle des entreprises françaises à recruter selon les principes du clonage devrait perdurer. Néanmoins, de nouveaux acteurs, principalement les fonds d investissement qui ont un appétit féroce de cadres dirigeants imposent de nouvelles procédures. Elles sont plus rigoureuses parce que plus soucieuses d installer aux commandes des développeurs et des gestionnaires très sourcilleux sur le développement du chiffre d affaires et le compte d exploitation. Les bons profils savent jouer sur les cordes de la diversification, de la conquête de nouveaux marchés ou de l internationalisation. C est pour cela que les fonds apprécient beaucoup les dirigeants qui les contactent avec dans leur attaché-case une cible qu ils ont déjà étudiée. De même, c est avec succès que nous leur proposons, sans mandats, des candidats. J attire toutefois l attention sur deux risques. Dans le cadre des PME le délai d installation au poste de pilotage- la phase de transition- est parfois si long que l échec est programmé. Enfin, les équipes en place sont rarement évaluées avant l arrivée du dirigeant. Faute d un bon audit pré- acquisition les surprises sont quelquefois dures à surmonter. Mais quand on a la bonne personne au bon endroit, le problème de la rémunération n existe plus.» un marché sous tension Chantal Baudron PDG Chantal Baudron SAS. «On ne peut pas parler de pénurie de talent actuellement mais le marché commence à subir de réelles tensions. Nous encourageons les entreprises à en prendre conscience et à mettre en place des stratégies de séduction. Car même si les affres du divorce sont derrière eux, les dirigeants actuels qui ont été durement secoués durant la dernière décade, ne montent plus au front impunément. D autant que de nouveaux acteurs bouleversent la donne. Le déploiement en France des opérations de reprise avec ou sans effet de levier multiplie les besoins en dirigeants expérimentés. Et qu au fil des LBO par exemple, les profils demandés changent, au moment même où les hommes et les femmes du baby boom sont sur le départ et que nombre de patrons de PME ont besoin de trouver des fils spirituels. Et opérationnels! La bonne nouvelle pour les patrons de filiale c est que s ils sont aux commandes en France, le reporting business se fait au niveau européen. Avec les nouveaux schémas McKinsey ils peuvent enfin dormir du sommeil du juste. Pour le reste, la notion opérationnelle reste toujours centrale. Les dirigeants définissent le cap et quand ils pilotent une business unit, ils doivent répondre aux principes de généraliste. Même si on constate une financiarisation des postes.» consultant senior Recrutement Dirigeants chez Hudson. Il n en demeure pas moins que les dirigeants issus de la finance tirent très bien leur épingle du jeu. En premier lieu parce que la génération des patrons autocrates est en voie de disparition. «Une véritable compétence financière est désormais exigée dans les PME, tout comme la capaci- té à communiquer à l extérieur sur les chiffres. De surcroît on constate que les financiers ont de plus en plus le souci de comprendre les ressorts de l activité de leur entreprise» souligne Philippe Remes vice président de Mercuri Urval. L appétit des fonds d investissement Avec ou sans le sourire, les PME voient arriver des cadres dirigeants «finance» qui participent à la stratégie de l entreprise via les Comités de direction «Il en est de même dans les jeunes entreprises de hightech où le ou les fondateurs sont majoritairement des hommes de produits avant d être des gestionnaires ou des financiers» précise Joëlle Dujour présidente de Alpha CDI. Une évolution qui fait le bonheur des cadres dirigeants séniors. Notamment tous ceux en rupture de grandes sociétés, soucieux de valoriser leur expérience et les acquis d une longue carrière de cadres supérieurs dans des univers ultra compétitifs. «Ilya6ou7ansdans une économie atone, les dirigeants quinquagénaires étaient considérés comme obsolètes au regard de cahiers des charges Marché de l emploi Le marché des cadres dirigeants : directeur général, DG adjoint, directeur des achats, directeur financier, directeur de la recherche fait l objet d une demande accrue. Les postulants sont concurrentiels, la mobilité est forte et souvent internationale. L information sur les rémunérations est bonne et les comparaisons sont de plus en plus transnationales. Les postes de direction financière sont une excellente filière pour accéder aux responsabilités globales de la DG. Les fonds apprécient particulièrement les dirigeants qui viennent leur proposer une cible sur laquelle ils ont fait un travail d expertise et d évaluation. Les seniors sont de plus en plus compétitifs et appréciés. Les structures RH des grands groupes restent trop conditionnées par le postulat de la retraite à 60 ans. La cooptation reste très présente et constitue un marché caché non soumis à la concurrence des candidatures. Le temps de latence est très lourd de 4 à 6 mois en moyenne entre la première entrevue et la décision finale. Les femmes restent largement ignorées pour les postes de dirigeantes. En 1995, elles ne représentaient que 3.6% des administrateurs du CAC 40. En 2006, ce chiffre a certes quasi doublé : elles sont presque 7%. C est mieux mais c est peu. Entreprises encore un effort! Le management de transition reste peu développé en France comparativement au reste de l Europe. Secteurs Les business angels regroupent d anciens dirigeants qui ont les moyens de réaliser leurs rêves via les fonds d investissement. qui s étaient resserrés. Le contexte a aujourd hui changé : les 50 ans sont opérationnellement et qualitativement au top. Ils sont concurrentiels et demandés. Ils peuvent entamer une deuxième voire une troisième vie dans des PME ou des start-up» constate Yves Renaud, Directeur senior de Michael Page Executive Search. Ces Start-up comme ces PME mais aussi les filiales françaises de groupes étrangers consomment avec gourmandise ces dirigeants dont les capacités opérationnelles sont fortes. Souvent chargés de définir le cap ils doivent répondre au principe du généraliste. Avec des comportements nouveaux sur le marché français : la cooptation n est plus la panacée. Les fonds pour leur reprise de PME, pour leur participation directe dans des start up ou dans le cadre de LBO recherchent les meilleurs. Ce qui aiguise la compétition avec les 100 premières entreprises hexagonales où la demande reste très significative mais où selon nos experts, la cooptation et l influence de puissants relais à connotations politiques restent encore trop vivaces pour le choix des cadres dirigeants. Ch.M Nota bene Les fonds d investissement poussent le marché des dirigeants très fort. Dès le deuxième tour de table dans les start-up ils incorporent des dirigeants expérimentés. Les groupes anglo-saxons cherchent pour leurs filiales françaises des dirigeants qui sont prioritairement les porte-parole de leur maison mère. Très grosses attentes de la part des fonds d investissement qui reprennent en moyenne actuellement 40% des PME sur le marché. Pour les entreprises cotées la nécessité de savoir s exprimer face aux analystes et de composer avec les marchés s imposent. Pour les entreprises non cotées en phase IPO les exigences en terme d expérience sont identiques. La tendance au clonage perdure dans les secteurs où la tension sur les talents est faible. La localisation est un facteur discriminant mais qui ouvre des perspectives aux dirigeants en capacité de mobilité ou retour d expatriation. Beaucoup de recrutements sont confidentiels car il s agit de remplacer un titulaire qui n est généralement pas au courant du mouvement en préparation. Dans les grandes entreprises, la recherche de talents en interne, aptes à postuler aux postes de dirigeants, a repris sa place. Rémunération Le dirigeant désiré fait sa rémunération. Il y a une forte élasticité sur le fixe mais le package avec une présence notable de variable est généralisé. Pour les dirigeants de PME la fourchette est ouverte : de 100 à 300 KE. Les secteurs traditionnels proposent des rémunérations au bas des fourchettes du marché. lundi 14 mai : les secteurs qui recrutent

12 XII/LE MONDE/MERCREDI 9 MAI 2007 REPRODUCTION INTERDITE >Conseil, Finance INTÉRIM ET RECRUTEMENT Page Personnel France, 22 bureaux, 180 consultants, est la filiale du Groupe Michael Page dédiée au recrutement d employés, d agents de maîtrise et de cadres premier niveau. Page Personnel recrute pour ses clients Responsable Comptable H/F Paris Mission de 3 mois 34/38 K Réf. TJOB Contrôleur de Gestion H/F Massy (91) Mission de 3 mois 28/32 K Réf. TJOB Adjoint(e) Responsable Comptable H/F Nanterre (92) CDI 31/36 K Réf. TJOB Gestionnaire Paies H/F Fleury-les-Aubrais (45) Mission de 6 mois 22/24 K Réf. TJOB Comptable Bancaire H/F Paris CDI 37 K Réf. TJOB Chargé(e) d'etude RH H/F Bussy-Saint-Georges (77) Mission de 6 mois 28 K Réf. TJOB Assistant(e) Juridique H/F Courbevoie (92) Mission de 5 mois 21 K Réf. TJOB Responsable des Affaires Sociales H/F Paris Mission de 3 mois 35 K Réf. TJOB Comptable Général(e) H/F Ambarès (33) CDI 23/26 K Réf. TJOB Assistant(e) RH H/F Paris CDI 31/32 K Réf. TJOB Merci d adresser votre CV (format WORD) à : avec en objet la référence choisie. INTÉRIM & RECRUTEMENT SPÉCIALISÉS Groupe International leader en forte croissance Nous sommes un des principaux Groupes Espagnols de Construction et de Services avec une forte présence à l international. Pour l une de nos filiales basée en Région Parisienne (94), qui opère sur un secteur très spécialisé et se positionne, avec un CA de 50 millions d, comme l un des principaux acteurs sur son secteur, et forte d un ambitieux projet de croissance (doubler son CA) nous recherchons un(e) : Plaza de Colon, Madrid - España Paseo de Gracia, Barcelona - España DIRECTEUR ADMINISTRATIF ET FINANCIER h/f Trilingue français, espagnol, anglais Reportant au Directeur Général de la filiale en France et au Directeur Financier de la maison mère en Espagne, vous aurez la responsabilité de créer et de gérer une organisation administrative et financière qui garantisse une information de qualité et permette des prises de décisions fiables et objectives.vous superviserez l ensemble de l information comptable, financière et fiscale de la filiale (holding et multi-sociétés). Vous élaborerez les budgets, implanterez un système de contrôle de gestion cohérent avec celui de la maison mère, gérerez les ressources financières et les investissements, et réaliserez la consolidation des différentes sociétés en France et le reporting au groupe. Vous aurez également en charge les Ressources Humaines et le Juridique. Véritable bras droit du DG, vous serez responsable de la gestion opérationnelle d une de nos activités. Issu d une formation supérieure type HEC, ESSEC, ESCP, vous avez une expérience opérationnelle d environ 10 ans dans une société multinationale.vos connaissances en comptabilité, gestion financière et fiscalité vous permettront d assurer vos responsabilités en toute indépendance dans un contexte complexe. Une expérience en gestion des Ressources Humaines et en Juridique est un atout.vous savez créer et gérer des équipes et vos connaissances de la gestion d entreprise, votre vision des affaires et votre potentiel vous permettront d évoluer vers des responsabilités de Direction au sein de la société ou du groupe. Un très bon niveau d espagnol et d anglais est indispensable. Envoyer votre CV sous réf par mail : Le choix d un nouveau métier! Avec 800 collaborateurs et un réseau de 550 agents généraux en France (7 ème réseau national), notre groupe de sociétés d assurance mutuelle protège sociétaires et réalise un chiffre d affaires de plus de 500 millions d Euros. Les attentes des clients dynamisent notre offre et les nouvelles technologies enrichissent notre relation. C est ainsi qu Aréas entend redonner confiance dans l assurance (www.areas.fr). Nous recherchons un Auditeur Comptable h/f Dans le cadre du développement de nos audits comptables effectués auprès de nos agents généraux exclusifs, votre mission consistera à réaliser ces audits en agence. Ce poste nécessite donc de très fréquents déplacements en France. Vous serez rattaché à l équipe inspection comptable basée à Paris. De formation Ecole de Commerce, DECF ou équivalent, vous cherchez à évoluer vers plus de contacts et de diversité. Vous justifiez d une première expérience comptable significative. Ce poste offre de réelles perspectives d avenir au sein de notre Société. Envie de changer d horizon? Besoin de mieux exprimer vos potentialités? Au sein d une entreprise stable et pérenne? Si en plus vous êtes convaincu que le facteur humain est essentiel dans la Conduite du Changement et l Amélioration des Performances, alors n hésitez pas, rejoignez MERCURI URVAL (40 ans d existence, présent dans 24 pays). Devenez : Consultants Mercuri UrvalH/F Contribuez à la réussite des stratégies par la sélection et le développement des équipes Paris - Lyon Un métier passionnant et exigeant : Interlocuteur privilégié des équipes dirigeantes, vous vendez et réalisez en France et à l International des missions de conseil axées sur l importance du facteur humain : recrutements, audits, coachings individuels et collectifs Vous vous appuyez sur des méthodes et des outils performants développés par le groupe, Vous bénéficiez d une formation et d un accompagnement personnalisé pour apprendre progressivement votre nouveau métier. Une culture atypique reflet de nos racines suédoises : Un éventail de personnalités et de talents issus d horizons très divers, Une grande liberté laissée à l initiative et au développement individuel, Un très fort sentiment d appartenance, Le goût de l entreprise et de la réussite. Nous recherchons des profils issus de l Entreprise ou des Collectivités : Formation Ecole de Commerce, d Ingénieur ou Universitaire (Bac +5), Expérience (minimum 4 ans) dans des fonctions opérationnelles, avec idéalement management d équipe, anglais impératif, Personnalité affirmée : excellente présentation, capacité à vendre aux plus hauts niveaux, très bonnes capacités d analyse et de synthèse, force de conviction, puissance de travail et bon équilibre émotionnel. Et bien sûr l intime conviction que ce sont les Hommes qui font la différence! Rejoignez nous sur notre site : Intéressé? Adressez nous votre CV par en précisant la référence FR LM dans l objet du mail rue des Poissonniers, Neuilly-sur-Seine Cedex Venez faire le métier que nous aimons 300% de croissance en 3 ans : rejoignez-nous dans cette formidable aventure! Venez faire ce métier que nous affectionnons tant : le recrutement de cadres en Finance, Banque, Assurance, RH, Juridique & Fiscal et IT. Dans le cadre du développement de sa Division RH, Robert Walters recrute : CONSULTANT EN RECRUTEMENT H/F De formation supérieure, vous jouissez d une expérience opérationnelle réussie en ressources humaines ou en cabinet de recrutement. Venez exprimer votre richesse de caractère à nos côtés. Robert Walters, groupe international de 1200 personnes, présent sur les 5 continents, offre de nombreuses opportunités à l international. Merci d envoyer votre candidature sous référence AMO1350LM, par ou par courrier à : Robert Walters - 25, rue Balzac Paris AUSTRALASIA ASIA AFRICA EUROPE NORTH AMERICA QUALIFIE Merci d adresser, par courrier, CV et lettre de motivation manuscrite sous référence 17594, à notre conseil qui traitera votre candidature en toute confidentialité : Impact Développement, 26 rue Brunel, PARIS. CONSEIL EN RECRUTEMENT JURIDIQUE ET FISCAL CONSULTANT EN RECRUTEMENT h/f Notre cabinet spécialisé dans l approche directe et le recrutement de candidats à fort potentiel, intervient principalement dans les domaines juridique, fiscal et financier pour le compte d une clientèle domestique et internationale (entreprises, cabinets d avocats, études de notaires, CPI, holding, banques, compagnies d assurance ) Notre positionnement de leader nous amène à renforcer notre équipe parisienne afin de pouvoir continuer à satisfaire nos mandants et les accompagner dans leur politique d expansion en France et aussi à l étranger en leur faisant bénéficier de notre présence à l international. Empathique, doté(e) d une excellente écoute, d un bon esprit d analyse, d un sens commercial et entrepreneurial certain, vous avez acquis une première expérience professionnelle dans les métiers du droit et souhaitez à présent donner un nouvel élan à votre carrière en embrassant un métier passionnant où vous aurez le loisir de vous réaliser pleinement. RETROUVEZ NOTRE OPÉRATION SPÉCIALE *daté mardi 15 mai f LES SECTEURS QUI RECRUTENT le lundi 14 mai * Et retrouvez toutes nos offres sur Merci d adresser votre dossier de candidature complet (CV et lettre de motivation) sous la réf. HC/2838 par à l attention d Amaury de La Laurencie : Cabinet Hughes-Castell 10, avenue Matignon Paris T l:

13 REPRODUCTION INTERDITE LE MONDE/MERCREDI 9 MAI 2007/XIII L Office européen des brevets recrute actuellement des ingénieurs et des scientifiques pour exercer la fonction d examinateur de brevets dans ses services de Munich, Berlin (DE) et La Haye (NL) Vous avez: La nationalité d un Etat membre de l OEB Un diplôme sanctionnant des études complètes de niveau universitaire Une bonne connaissance pratique d au moins deux des langues officielles de l OEB (allemand, anglais, français) et vous êtes prêt à apprendre la troisième langue avant de prendre vos fonctions d examinateur Nous vous proposons: Un emploi stable dans un environnement international à la pointe de la technologie Une formation initiale intensive portant sur tous les aspects de l examen des brevets, ainsi que des cours de perfectionnement Un traitement très intéressant, un excellent système de prévoyance sociale et des conditions de travail motivantes Vos fonctions principales consisteront à examiner les demandes de brevet dans les trois langues officielles et à prendre des décisions relatives à la délivrance de brevets pour un maximum de 36 pays européens. Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations (notamment sur les domaines techniques pour lesquels il existe des postes vacants) et déposer votre candidature, nous vous invitons à consulter notre site internet: Diagnostics Worldwide Seit über 30 Jahren sind wir ein international besonders erfolgreiches Unternehmen. Wir produzieren in mehreren Produktionsstandorten und vertreiben weltweit diagnostische Reagenzien sowie medizinische Analysensysteme in mehr als 160 Länder der Erde. Überdurchschnittliche Wachstumsraten veranlassen uns, die Expansion im In- und Ausland weiter voranzutreiben. Zum weiteren Aufbau und zur Verstärkung unserer Mannschaft in Wiesbaden (Deutschland) suchen wir zum schnellstmöglichen Termin eine/einen: International Sales Manager m/w mit sehr guten Französisch- & Englischkenntnissen >International, Industrie COMMISSION EUROPÉENNE Date limite de dépôt des candidatures: 4 juin 2007 DIRECTEUR / DIRECTRICE Institut européen pour l égalité entre les hommes et les femmes, Vilnius Le règlement (CE) n 1922/2006 du 20 décembre 2006, entré en vigueur le 20 janvier 2007, vrée un Institut européen pour l égalité entre les hommes et les femmes (http:// ec.europa.eu/employment_social/gender_equality/gender_institute/index_fr.html). Cet Institut a pour objectifs de contribuer à l action en faveur de l égalité entre les hommes et les femmes, notamment par l intégration des questions d égalité dans toutes les politiques communautaires et dans les politiques nationales qui en résultent, ainsi qu à la sensibilisation des citoyens de l Union européenne à l égalité entre les hommes et les femmes, en apportant une assistance technique aux institutions communautaires, en particulier à la Commission et aux autorités des États membres. Le siège de l Institut est à Vilnius, en Lituanie. En tant que directeur/directrice, il vous appartiendra de diriger l Institut dans ses premières années, qui sont déterminantes, de définir et d appliquer le programme de travail de l Institut, ainsi que de gérer ses ressources humaines et financières. Vous veillerez à instaurer de bonnes relations avec le conseil d administration de l Institut, les institutions communautaires, les États membres et les autres parties prenantes. Les qualifications et l expérience requises sont détaillées dans l avis de vacance. La durée du mandat est de cinq ans, renouvelable une fois. L avis de vacance complet et le formulaire de candidature sont disponibles sur le site de la Commission (http://ec.europa.eu/dgs/personnel_administration/working_senior_mgt_en.htm) Das bringen Sie mit Sie sind die dynamische, international erfahrene vertriebsorientierte Unternehmerpersönlichkeit und verfügen über Kenntnisse auf dem Gebiet der Medizintechnik oder diagnostischen Reagenzien oder medizinisch-technischen Analysensystemen. Eine kaufmännische Ausbildung ist von Vorteil. Sie haben Erfahrung im Verkauf an internationale Händlerorganisationen. Sie entwickeln innovative Marktstrategien und setzen diese vorwiegend in den französischsprachigen Ländern weltweit um. Sie beherrschen die französische und englische Sprache in Wort und Schrift und sind es gewohnt, erfolgreich zu verhandeln. Sie sind durchsetzungsstark und zielorientiert. Sie reisen gerne und werden für den weiteren Erhalt und Ausbau unseres weltweiten Vertriebsnetzes verantwortlich sein. WirbietenIhnen ein gutes Betriebsklima, einen sicheren und international ausgerichteten Arbeitsplatz, ein leistungsorientiertes Gehalt sowie interessante Weiterentwicklungsmöglichkeiten für Ihre Zukunft. Bitte informieren Sie sich vorab unter Bitte schicken Sie Ihre aussagefähigen Bewerbungsunterlagen noch heute an HUMAN GmbH, Herrn W. Rohling, Max-Planck-Ring 21, Wiesbaden, Germany, Diagnostics Worldwide Société d'ingénierie dans le domaine des infrastructures de l'eau, des infrastructures de l'énergie et des infrastructures de transports recherche pour son siège social à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) : 20 Juin e edition Palais Brongniart Place de la Bourse Paris 2 e 10h à 18h Le salon des cadres Bac+5 Emploi & MBA Donnez un nouvel élan à votre carrière Vous êtes un jeune cadre bac+5 et vous avez entre 25 et 35 ans. Venez rencontrez les entreprises qui recrutent sur le salon Hauts Potentiels. Informations et inscription sur Chef de Projet, Evaluations Environnementales et/ou Planification de la Réinstallation de Populations (h/f) Vous serez amené(e) à animer des équipes pluridisci plinaires de spécialistes, à participer aux études, à maintenir le dialogue avec les ingénieurs en charge du projet des ouvrages, à animer des séances de concertation et de consultation publique, à rédiger les rapports de synthèse, à présenter les projets aux institutions concernées. Le poste implique des déplacements à l'étranger. Diplômé(e) de l'enseignement supérieur (Bac + 5), vous avez plus de sept ans d'expérience de la réalisation d'études d'impact sur l'environnement ou de plans de réinstallation de populations, concernant des projets d'infrastructures, notamment dans un contexte international. Une familiarité avec les exigences environnementales et sociales des bailleurs de fonds est souhaitée. La maîtrise de l'anglais est nécessaire, celle de l'espagnol serait appréciée. Merci d envoyer votre lettre de motivation et CV à la Direction des Opérations Consultez notre site web : Top Niveau - Conseillers en Entreprise Nous sommes une organisation internationale d anciens Capitaines d Industrie et de Conseillers de terrain expérimentés ayant choisi de travailler avec des PME. Les opportunités existent localement et dans le monde. Si vous avez l habitude de travailler avec des dirigeants, Si vous recherchez aujourd hui des nouveaux défis qui mettront à contribution vos nombreuses années d expérience, Si vous souhaitez prendre votre vie professionnelle en charge et travailler à plein temps ou à temps partiel, Contactez-nous. Envoyez votre CV en anglais à Anglais courant exigé. Les candidats sélectionnés seront formés à nos méthodes pour une réussite garantie.

14 XIV/LE MONDE/MERCREDI 9 MAI 2007 REPRODUCTION INTERDITE Carrières publiques Collectivités Territoriales Fonction Publique d État et assimilés Fonction Hospitalière >Carrières Publiques Le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques recherche pour sa Direction du développement Responsable interreg h/f Grade : Ingénieur ou Attaché Poste contractuel basé à Bayonne Sous la responsabilité du chef de service Europe/ Transfrontalier, votre mission s articule autour de plusieurs axes: assurer le fonctionnement du pôle interreg en coordination avec le chef de service coordonner les actions en interne avec l ensemble des services du Conseil général et assurer le reporting conseiller le montage des projets, valider leur conformité valider les avis en vu de l examen des dossiers en comité de pré-programmation instruire et suivre les dossiers en lien avec les partenaires mettre en œuvre les missions de l Organisme territorial veiller à la coordination avec l autorité de gestion et le secrétariat technique conjoint représenter le département dans les instances de suivi et de programmation veiller à la bonne gestion de la période de chevauchement des programmations. Titulaire d un diplôme de 3 ème cycle spécialisation europe et transfrontalier, vous connaissez le circuit interreg et les dispositifs européens ainsi que l organisation administrative et politique en France et en Espagne. Vous maîtrisez parfaitement la langue espagnole. Méthodique, rigoureux et disponible, votre esprit de synthèse confirme votre sens de la diplomatie et de la négociation. Vous possédez les aptitudes nécessaires au management d une petite équipe. Ce poste nécessite également les qualités suivantes : organisation, autonomie, capacité à communiquer, à expliquer et à établir des relations partenariales, bonnes qualités rédactionnelles et relationnelles. Sous l autorité du Chef de service Europe/ Transfrontalier, vous assurez le développement et la mise en œuvre des projets relatifs au pôle transfrontalier. Dans ce cadre, vous êtes plus particulièrement chargé: d apporter une aide aux porteurs d initiatives transfrontalières pour l émergence et le suivi de leurs projets: Informations, Montage de dossiers, Réseau opérationnel d animer et suivre des conventions de partenariat de préparer des commissions institutionnelles et animer des groupes de travail d assurer le suivi de la commission des relations transfrontalières du Conseil général :préparationdesrapports,travailaveclesélus de coordonner des relations transversales au sein des Directions du CG d assurer une expertise au niveau juridique et financier de participer à la réflexion et à la conception de nouveaux projets transfrontaliers. De niveau Bac+5 ou doté d une formation de niveau I spécialisée en relations internationales ou développement territorial, vous connaissez l environnement territorial, le fonctionnement et les processus de décision de la collectivité. Chargé de projet relations transfrontalières h/f Poste contractuel basé à Pau Vous maîtrisez parfaitement la langue espagnole et faites preuve de qualités d animation, d analyse et de synthèse. Vous possédez également les connaissances suivantes : organisation administrative et politique en France et en Espagne fonctionnement juridique des partenaires impliqués dans le développement transfrontalier, les circuits interreg et dispositifs européens techniques de gestion de projet. Apte à monter des plans de financement internationaux, vous maîtrisez les techniques rédactionnelles, les outils informatiques de base (Microsoft Office, Internet) et les outils de communication. Votre aptitude à créer et entretenir un réseau de relations vous permettra de mettre en œuvre une veille informa tionnelle relative au domaine transfrontalier. Vos qualités relationnelles et votre sens de la communicationconfirmentvotre capacité à travailler en équipe. Mobile, disponible, vous êtes polyvalent et réactif. Merci d adresser votre candidature avant le 25 mai 2007, soit sur notre site : <www.cg64.fr> services pratiques - offres d emploi - candidature spontanée en ligne ; soit par courrier (lettre de motivation et CV) à M. le Président du Conseil général, DRH, 64 avenue Jean Biray, Pau CEDEX 9. SEM d Aménagement et de Construction (60 salariés), basée dans l Est de l Île de la Réunion 1500 logements en gestion, 1000 logements en production, Recherche son Responsable Production Immobilière Collaborateur direct du Directeur Général, vous êtes assisté d une équipe d une quinzaine de personnes pour : Gérer et assurer le développement de l ensemble des activités «superstructure» : logement social, logement libre, partenariats privés, mais aussi AMO et réhabilitation, etc. Guider et accompagner le changement de positionnement et des pratiques de la SEMAC dans un environnement métier en pleine mutation. En professionnel confirmé du logement social et de l AMO, vous êtes doté de l envie de participer activement à la réflexion sur les enjeux stratégiques de l aménagement et du logement, et à leur déclinaison opérationnelle. Manager charismatique et rigoureux disposant d une force de proposition réelle, vous êtes doté d un fort esprit entrepreunarial, mais aussi d analyse et de synthèse. Une expérience dans un environnement Certifié Qualité ISO serait un plus. Merci d adresser votre candidature sous la référence 3951/HL à notre conseil : Light Consultants 282 Boulevard Saint Germain Paris - Fax : Vous pouvez consulter l ensemble de nos offres sur le site : C O N S U L T A N T S Conseil en recrutement délivrée par AFAQ AFNOR certification getty images Pour exprimer vos compétences : la Région Ile-de-France S o l i d a r i t é E m p l o i C u l t u r e E n s e i g n e m e n t T r a n s p o r t F o r m a t i o n E n v i r o n n e m e n t 12 millions d habitants et entreprises, l Ile-de France est une terre d exception. Doté d un budget de 3,8 milliards d uros, le Conseil régional donne de vrais moyens à ses collaborateurs : formation, évolution, rémunération et avantages attractifs, tous les ingrédients d une politique RH en faveur de l épanouissement personnel et professionnel. L Unité Société recherche pour la Direction Culture, Tourisme, Sport et Loisirs Chef de Service "Spectacle Vivant" H/F Cadre A Réf. M97-06 Sous l autorité de la directrice, vous êtes responsable de la mise en œuvre de la politique du spectacle vivant au Conseil régional, secteur en fort développement et prioritaire pour l exécutif. Vos missions : organisation, coordination, encadrement et animation de l équipe (4 agents) aide à la conception, mise en œuvre et évolution des aides régionales au spectacle vivant présence sur le terrain et relations avec les professionnels du spectacle vivant pilotage des rapports à la Commission permanente et au Conseil régional préparation, exécution et suivi du budget établissement et suivi des tableaux de bord, notamment dans le cadre de l introduction du contrôle de gestion développement des synergies avec les autres secteurs concernés de la Région veille stratégique sur le secteur. Vous travaillez en relation avec de nombreux professionnels du spectacle vivant notamment l établissement public régional ARCADI et la Direction régionale des affaires culturelles. Votre profil : formation supérieure (niveau bac +4), avec une éventuelle composante «gestion des projets et activités culturelles», et/ou formation artistique profonde connaissance de la scène artistique francilienne et réseau établi de relations dans le secteur maîtrise des politiques culturelles, notamment territoriales expériences réussies d organisation, d encadrement et d animation d équipes compétence et appétence pour la gestion de l ensemble d un secteur d activité (budget, suivi, évaluation) solide pratique de la réglementation et des procédures de comptabilité publique et privée connaissance de la maîtrise d ouvrage et de l exploitation de lieux de spectacle vivant maîtrise de l environnement informatique excellente capacité rédactionnelle capacité à faire aboutir des projets transversaux sens de la relation aux élus grandes qualités humaines et relationnelles rigueur, organisation, loyauté disponibilité. L Unité Développement recherche pour le Secrétariat Général Chef du Service Budget et Comptabilité H/F Attaché territorial M23-07 Vous managez une équipe de 8 personnes et avez la charge de synthétiser les données budgétaires des services de l'unité Développement (formation professionnelle, apprentissage, développement économique et emploi, recherche et innovation) et de mettre en œuvre les procédures comptables permettant l'exécution du budget, en collaboration avec le secrétaire général adjoint. Vos missions : participer à la préparation du budget par un appui technique aux directions opérationnelles de l Unité dans le processus d'arbitrage élaborer et assurer le suivi de documents budgétaires viser les rapports présentés en CP et CR (conformité au règlement budgétaire et financier et mesure des engagements budgétaires) mettre en œuvre les procédures comptables et budgétaires permettant le mandatement des dépenses et l'émission des titres de recettes effectuer le suivi comptable des marchés et subventions en liaison avec les directions, l'ufacg, la RGF et le CNASEA assister et conseiller ponctuellement dans le domaine budgétaire et comptable et diffuser les informations de nature financière et comptable aux différents agents de l'unité participer à des commissions thématiques (relations avec l UFACG, l UAJMQ, le CNASEA). Votre profil : formation supérieure en finances et/ou comptabilité expérience significative dans les domaines comptable et budgétaire au sein d une collectivité territoriale bonne connaissance des règles budgétaires et comptables de la comptabilité publique (notamment de la M71) et des marchés publics aptitude au management d une équipe qualités d'analyse et de synthèse sens du relationnel, esprit d'équipe capacité d initiative et d autonomie. création Dans le cadre de l élargissement de ses compétences et de l évolution de son organisation, la Région Ile-de-France lance la consultation de ses offres d emploi sur son site internet. Retrouvez l ensemble des postes disponibles dans les différents services de la Région ainsi que les profils complets correspondants. Ces postes sont ouverts aux agents de la fonction publique territoriale par voie de mutation ou inscrits sur liste d aptitude. Merci d adresser votre candidature (lettre de motivation, CV ainsi que l arrêté précisant la dernière situation administrative) sous référence du poste choisi au Conseil régional d Ile-de-France, Unité personnel et ressources humaines, 35 bd des Invalides, Paris.

15 REPRODUCTION INTERDITE LE MONDE/MERCREDI 9 MAI 2007/XV Le Conseil général du Finistère recrute son Directeur général adjoint «politiques sociales» Membre de la Direction générale, le Directeur général adjoint «politiques sociales» inscrit son action dans le cadre de l Agenda 21 voté par l Assemblée départementale le 6 juillet 2006 et participe au pilotage de l administration départementale. Sur la thématique, il participe à la définition des orientations départementales en matière de politiques sociales et garantit l efficience de la mise en œuvre des politiques publiques de solidarité définies. Pour ce faire, il anime 3 directions thématiques placées sous sa responsabilité : - la Direction des personnes âgées et des personnes handicapées, - la Direction enfance et famille, - la Direction insertion et lutte contre les exclusions, qui représentent un effectif de 360 agents et un budget de près de 400 m. Il assure la cohérence et la complémentarité des actions des directions dans le cadre de la dynamique de développement durable. Il anime des projets transversaux en qualité de directeur de projets (refonte des logiciels de solidarité ). Il s inscrit dans un travail en binôme avec un Directeur général adjoint chargé de l animation des actions territorialisées (regroupant les 8 territoires d action sociale et le service de la Protection Maternelle et Infantile) et travaillera à améliorer les articulations entre les services centraux et les services territorialisés. Il concentre son action de façon prioritaire sur 3 enjeux : - la mise en œuvre de nouvelles dispositions législatives dans le domaine de l enfance, - la qualité de service à apporter aux personnes âgées et handicapées dans un contexte partenarial à renforcer, - une implication forte dans le domaine de l insertion avec un travail de proximité avec les partenaires (clause d insertion, Fonds européens). Au-delà de sa thématique, le Directeur général adjoint pilote des orientations définies dans l Agenda 21, dans un objectif de développement de la transversalité. Axes 3 et 4 : développer les solidarités. Profil recherché : - Fonctionnaire de catégorie A+. - Compétences managériales. - Intérêt pour le développement social. - Ouverture sur le partenariat et les autres compétences d un Conseil général. - Compétences en gestion de projets. Merci d adresser votre candidature (lettre de motivation manuscrite, C.V. et dernier arrêté d avancement d'échelon ou justificatif de réussite au concours) à : PROGRESS, Département Collectivités territoriales, 2 rue de la Paix, PARIS. Courriel : avant le 21 mai Soissons (02) Prenezencharge notre expansion économique! h/f A 45 minutes de Roissy, la Communauté d Agglomération du Soissonnais est un EPCI représentant 28 communes et habitants, dont la vocation première est d assurer le développement économique du territoire et par conséquent la création d emplois. Nous nous appuyons sur des projets ambitieux tels que la création d une technopole au cœur de Soissons (espace de m 2 de bureaux à commercialiser), la commercialisation de plusieurs parcs d activités (dont un de 230 ha), etc. Dans ce contexte, nous recherchons un : Responsable du Développement Economique h/f Vous serez principalement chargé de développer le réseau (DIACT, ADA (Agence du Développement de l Aisne), CCIA, ANVAR, EUROPE), de promouvoir et de commercialiser l ensemble de nos projets dans le respect de la politique générale définie (diversification d activités, services, logistique, industrie, activités à forte main-d œuvre ) et d assurer toutes missions de conseil auprès des entreprises locales. En veille permanente sur le marché européen, vous devez vous situer en amont des décisions d implantation d entreprises. De formation supérieure (BAC + 4/5, économique, ESC, ingénieur), vous bénéficiez d une expérience significative dans un domaine similaire dans le secteur public ou privé (société de développement régional, capital-développement ) qui vous a permis de développer des réseaux et votre connaissance de l économie. Vous devez maîtriser l anglais. Il s agit d un recrutement de cadre niveau A statutaire ouvert à contractuel. Merci d adresser votre candidature sous réf. 3622/LM à notre conseil MORENO International, 17 rue Courmeaux, REIMS ou REIMS-PARIS-METZ-NANTES Mairie d Issy-les-Moulineaux Département des Hauts-de-Seine habitants En bord de seine, aux portes de Paris. Ville moderne, audacieuse, dynamique. Recrute son : Directeur géneral adjoint, en charge de la culture, des fêtes et animations, des relations internationales, de la vie associative et de la jeunesse (h/f) Collaborateur direct du Directeur Général des Services, vous aurez, au sein de la Direction Générale, la responsabilité des directions : culture, fêtes et animations, relations internationales, vie associative et jeunesse. Votre mission principale consistera à coordonner, impulser et suivre l activité et les projets des différents services et équipements dont vous aurez la charge. Vous veillerez en outre à ce que la cohérence entre la politique de la ville et les projets des équipements soit respectée. Vous serez plus particulièrement chargé : De développer la transversalité entre vos services et les autres directions de la municipalité De garantir l équilibre juridique et financier des projets D assurer la liaison avec l intercommunalité sur les structures concernées (ENMD, CUBE, PACI) De représenter la collectivité dans différentes manifestations Par ailleurs, le DGA devra, en qualité de membre de la Direction Générale, participer à l élaboration de la politique des secteurs et domaines dont il aura la charge. Cadre d emploi des Attachés ou des directeurs territoriaux. ( habitants) recrute UN CHARGE DE MISSION TOURISME pour sa plate forme départementale de tourisme et de promotion Missions : - participer à la définition des orientations stratégiques et créer les conditions en vue de la mise en place d'une politique de développement touristique - piloter et coordonner la plateforme départementale. Niveau de qualification requis et type de contrat BAC+4etuneexpérience de 5 ans au moins dans le domaine touristique. Contrat à durée déterminée de 3 ans. Profil : Maîtrise : - Des dispositifs d'aide et d'intervention de la collectivité en matière de développement touristique - Des filières de production et de commercialisation - Des dispositifs - Des modes d'intervention et des techniques d'animation des professionnels du monde touristique - De l'anglais. Connaissance des collectivités locales et des marchés publics. Les candidatures doivent être adressées, avant le 21 mai 2007, date limite de réception, à : Monsieur le Président du Conseil Général - Direction du Personnel BP MONTAUBAN CEDEX Profil : Vous possédez une solide formation (juridique, administrative ), ainsi qu une expérience significative en collectivité territoriale sur des fonctions similaires ou sur un poste de direction de service. Vous maîtrisez le cadre réglementaire des collectivités, établissements publics et associations et possédez une bonne connaissance des milieux de la culture, de l éducation, de la jeunesse et/ou des relations internationales. Doté de solides compétences managériales, d un relationnel aisé et d une certaine ouverture d esprit, votre expérience de la conduite de projets innovants et votre implication professionnelle seront de solides atouts pour réussir dans cette fonction. Conditions de recrutement : Cadre d emploi des attachés ou des directeurs territoriaux. Rémunération statutaire et avantages liés au poste. Emploi fonctionnel de DGA d une ville classée habitants. Prise de fonction le plus rapidement possible. StrasbourgCommunauté urbaine en mouvement Recrute pour le service du Contrôle de gestion et évaluation des politiques publiques, un Contrôleur de gestion - h/f cadre A Au sein d une équipe de 13 cadres, vous êtes chargé de mettre en oeuvre et d optimiser la démarche de pilotage. En vous appuyant sur un réseau de correspondants au sein des directions et services, vous développez les outils d aide à la décision (tableaux de bords ). Vous présentez le reporting financier à la direction générale et réalisez ponctuellement des analyses de coûts. Votre formation supérieure en contrôle de gestion (ESC, DESS) est appuyée par une expérience significative dans la mise en oeuvre d outils de contrôle de gestion et de pilotage. Reconnu pour vos capacités d analyse et vos qualités relationnelles, vous aimez travailler en équipe. Vous maîtrisez l outil informatique (Excel, Access, Business Objects). Votre connaissance des collectivités territoriales et du secteur public sera appréciée. Merci d adresser votre candidature (lettre de motivation, CV) sous la référence : LM , avant le 5 juin 2007 (dernier délai) à : Monsieur le Président de la Communauté urbaine de Strasbourg, Service Emploi Formation Insertion, 1 parc de l Etoile STRASBOURG Cedex ou par courriel à : La mairie de Paris recrute par concours pour l accès au corps DES INGÉNIEURS HYDROLOGUES ET HYGIÉNISTES (F/H) de la Commune de Paris Les ingénieur(e)s sont chargé(e)s, sous l'autorité des directeur(trice)s de laboratoire, de mettre au point les méthodes d'analyse, de coordonner et d'animer les sections de laboratoire, d'exécuter les analyses, études ou instructions qui leur sont confiées. Ils (elles) participent à la réalisation de missions d'expertise et de veille sanitaire. Leurs domaines d'intervention concernent principalement l'environnement, la santé publique et la santé au travail. Concours externes ouverts dans les spécialités : hygiène, sécurité, santé au travail ergonomie, santé au travail biologie, microbiologie de l environnement, biochimie physico-chimie Aux candidat(e)s titulaires d un des diplômes ou titres suivants : maîtrise ès sciences maîtrise ès sciences et techniques titres et diplômes de niveau supérieur et notamment diplômes d ingénieur, doctorat d'etat en médecine, diplôme d université de pharmacien et doctorat d'etat vétérinaire ; ou d un diplôme délivré dans un des Etats membres de la Communauté européenne ou des autres Etats parties à l accord sur l Espace économique européen et dont la recevabilité est examinée,pour toutes les spécialités,par la commission prévue à l article 2 du décret du 30 août Concours interne ouvert dans la spécialité hygiène, sécurité et santé au travail aux fonctionnaires ou agent(e)s non titulaire(s) des collectivités territoriales,de l Etat et des établissements publics qui en dépendent,aux militaires et aux agent(e)s en fonctions dans une organisation internationale intergouvernementale ayant accompli, au 1 er janvier de l année du concours, 4 ans au moins de services publics et appartenant à un corps ou cadre d emploi ou occupant un emploi de catégorie A ou B ou de niveau équivalent. Epreuves à partir du 10 septembre Inscriptions directes sur ou sur du 7 mai au 7 juin 2007 inclus, ou à la même période à l accueil du 2 rue Lobau Paris ou par voie postale en précisant sur l enveloppe «demande de dossier» accompagnée d une enveloppe format A4 libellée à vos nom et adresse et affranchie à 2,11 MAIRIE DE PARIS CENTRE DE GESTION DE LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE DE LOIR-ET-CHER Le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de LOIR-ET-CHER organise un concours sur titres avec épreuves pour le recrutement de 14 éducateurs territoriaux de jeunes enfants. Condition d'inscription : Etre titulaire du diplôme d'etat d Educateur de jeunes enfants. Le retrait des notices individuelles d'inscription s'effectuera du 4 juin au 22 juin 2007 sur place aux heures d ouverture des bureaux, par télécopie, par courriel ou par voie postale (le cachet de la poste faisant foi) au Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de LOIR-ET-CHER, Cité Administrative, 34 avenue Maunoury, BLOIS CEDEX. Tél. : Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de la Guyane AVIS DE CONCOURS 2007 (Extrait de l arrêté en date du 27 avril 2007) Le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de la Guyane (CGFPTG) organise UN CONCOURS EXTERNE, INTERNE ET 3 e VOIE D ACCÈS AU CADRE D EMPLOIS DES ANIMATEURS TERRITORIAUX A PARTIR DU 24 SEPTEMBRE 2007 Par arrêté du Président du Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de la Guyane en date du 27 avril 2007, un concours externe, interne et 3 e voie d accès au cadre d emplois des animateurs territoriaux est organisé. CONCOURS EXTERNE : ouvert aux candidats titulaires du BEATEPJ ou du Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l Éducation Populaire et du Sport dans les spécialités correspondant à la définition des missions confiées aux membres du cadre d emplois. CONCOURS INTERNE : ouvert aux fonctionnaires et agents publics ainsi qu aux agents en fonction dans une organisation intergouvernementale justifiant au 1 er janvier de l année du concours, de 4 ans au moins de services publics, compte non tenu des périodes de stage ou de formation dans une école ou un établissement ouvrant accès à un grade de la fonction publique. 3 e VOIE : ouvert aux candidats justifiant de l exercice, pendant une durée de 4 ans au moins, d une ou de plusieurs activités professionnelles (relevant du secteur privé et les contrats emploi-jeune), d un ou de plusieurs mandats de membre d une assemblée élue d une collectivité territoriale ou d une ou de plusieurs activités accomplies en qualité de responsable d une association. RETRAIT DES DOSSIERS D INSCRIPTION : par voie postale (le cachet de la poste faisant foi) ou sur place au CGFPTG du 22 mai 2007 au 22 juin 2007 (du lundi au vendredi de 8hà 12 h et de 15 h 30 à 17 h les lundi et jeudi après-midi). Joindre à la demande manuscrite une enveloppe grand format (229 x 324) affranchie à 4,20 euros et libellée aux nom, prénom et adresse du candidat. DÉPÔT DES DOSSIERS D INSCRIPTION : par voie postale (le cachet de la poste faisant foi) ou dépôt sur place jusqu au 9 juillet 2007 à 17 h. Le nombre de postes ouverts au concours est fixé comme suit : EXTERNE : 09 INTERNE : 09 3 e VOIE : 05 Renseignements et inscriptions : CENTRE DE GESTION DE LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE DE LA GUYANE (CGFPTG) 41, rue Gabriel DEVEZE B.P CAYENNE CEDEX Tél. : des CARRIÈRES PUBLIQUES Le rendez-vous hebdomadaire des offres d emploi des cadres de l administration. Pour insérer vos annonces de recrutement dans OSP >Carrières Publiques / Avis de Concours C O N S U L T A N T S Candidatures à adresser sous référence à notre conseil : Cabinet Light Consultants 282 boulevard Saint Germain Paris Par mail sous référence 3931/DMA à : Conseil en recrutement délivrée par AFAQ AFNOR certification contactez le : Fax : ou adressez vos annonces par mail :

16 XVI/LE MONDE/MERCREDI 9 MAI 2007 REPRODUCTION INTERDITE Garder l esprit toujours mobile Publicis Consultants I RH Thierry Cron Audit financier, comptabilité, fiscalité, services aux entreprises : comme les collaborateurs que nous fédérons dans 55 pays, c est vous qui construirez votre parcours à travers nos métiers. Vous vivrez au cœur des défis d aujourd hui : ceux des grands groupes et des PME ; ceux de la banque, de l assurance, de l industrie, des médias et de bien d autres secteurs. Auprès de nos clients, en France comme à l étranger, la diversité de vos missions vous permettra de garder l esprit toujours mobile en découvrant le monde des entreprises. Un monde où nous vous aiderons à conjuguer responsabilités, mobilité et plaisir de réussir ensemble et à la mesure de votre talent. Que vous soyez expérimenté ou jeune diplômé, rencontrons-nous sur

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