Chiffres clés de l'europe

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2 Sommaire 1 L économie et les finances Le PIB La production économique Les dépenses du PIB et les investissements La productivité de la main-d œuvre La population et les conditions sociales La population mondiale La population de l UE La population de l UE par classe d âge... 11

3 1 L économie et les finances 1.1 Le PIB Le produit intérieur brut (PIB) est un instrument de mesure des comptes nationaux permettant de résumer la situation économique d un pays (ou d une région). Il peut être calculé à partir de trois approches différentes: selon l approche «production», le PIB est la somme de la valeur ajoutée brute des différentes branches d activités plus les impôts moins les subventions sur les produits; selon l approche «dépenses», le PIB est la somme des emplois finaux des biens et services (consommation finale et formation brute de capital) plus les exportations et moins les importations; selon l approche «revenu», le PIB est la somme de la rémunération des salariés, des impôts sur la production et les importations, de l excédent brut d exploitation et du revenu mixte. Le taux de croissance du PIB réel représente la variation du PIB d une année à l autre, après ajustement à la variation du niveau des prix - autrement dit, après avoir supprimé l effet de l inflation. Il illustre la variation réelle de la production d une économie au fil du temps. L analyse de l économie de différents pays peut être facilitée par l étude du PIB par habitant, c est-à-dire en supprimant l influence de la taille absolue de la population. La richesse et la compétitivité des pays peuvent être comparées en utilisant une monnaie commune - le standard de pouvoir d achat (SPA). Pour cela, les mesures du PIB, exprimées en monnaies nationales, sont converties en utilisant, plutôt que les taux de change, des parités de pouvoir d achat (PPA) qui reflètent le pouvoir d achat de chaque monnaie. Le PIB par habitant en SPA (la monnaie commune) gomme ainsi les disparités entre les niveaux des prix des pays et permet de comparer des économies de taille absolue différente. Il convient de noter qu à la fin de la présente publication, le dernier chapitre présente des données régionales sur le PIB par habitant en SPA. Figure 1: taux de croissance du PIB réel 1

4 Tableau 1: PIB 2

5 1.2 La production économique Le Système européen des comptes nationaux et régionaux (SEC) offre un certain nombre d indicateurs clés qui peuvent être utilisés pour évaluer les conditions macroéconomiques et qui couvrent une grande variété de sujets tels que: la production, les dépenses et les investissements. Les principaux agrégats des comptes nationaux sont collectés auprès des unités institutionnelles (qu il s agisse de sociétés financières ou non financières, d administrations publiques, de ménages ou d institutions sans but lucratif au service des ménages). La production économique est mesurée en calculant la valeur ajoutée brute, qui est définie comme la valeur de tous les biens et services nouvellement produits (aux prix de base) moins la valeur de tous les biens et services consommés pour leur création (aux prix d acquisition). La production économique peut être analysée par activité économique (sur la base de la NACE 1 ), et ce de plusieurs manières différentes (par exemple, en montrant l importance relative de certaines activités spécifiques ou en soulignant les différences structurelles entre les pays). L analyse de la production peut être facilitée par l utilisation d une mesure en volume de la production, en d autres termes, en ajustant la valeur de la production de façon à supprimer l impact de la variation des prix. Chaque activité est ajustée de manière individuelle afin de refléter la variation du prix des produits qui y sont associés. Figure 2: valeur ajoutée brute, volumes chaînés 1 NACE: nomenclature européenne des activités économiques 3

6 Figure 3: valeur ajoutée brute aux prix de base,

7 1.3 Les dépenses du PIB et les investissements Selon l approche «dépenses», le PIB est défini comme la somme des dépenses de consommation finale privée plus les dépenses de consommation finale des administrations publiques plus la formation brute de capital plus les exportations nettes des importations. Dans le système des comptes nationaux, seuls les ménages, les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) et les administrations publiques ont des dépenses de consommation finale, tandis que les entreprises, par exemple, ont des dépenses de consommation intermédiaire. Les dépenses de consommation finale privée, c est-à-dire celles effectuées par les ménages et les ISBLSM, sont définies comme des dépenses consacrées à l acquisition de biens et de services utilisés pour la satisfaction directe des besoins individuels, tandis que les dépenses de consommation des administrations publiques recouvrent les biens et services qu elles produisent ou achètent en vue de les fournir aux ménages au titre de transferts sociaux en nature. En ce qui concerne les investissements, la formation brute de capital est la somme de la formation brute de capital fixe et de la variation des stocks. La formation brute de capital fixe est égale aux acquisitions réalisées par les producteurs résidents moins les cessions d actifs corporels ou incorporels fixes utilisés de façon répétée ou continue dans d autres processus de production pendant une durée d au moins un an. Ces actifs peuvent être issus des processus de production ou des importations. Les investissements peuvent émaner des institutions publiques ou privées. Figure 4: composantes des dépenses du PIB, UE-27,

8 Tableau 2: investissements 1.4 La productivité de la main-d œuvre Une multitude d indicateurs ont été développés pour mesurer la productivité de la maind'œuvre. La productivité de la main d œuvre par personne occupée est l une de ces mesures. Elle est calculée en divisant la valeur ajoutée brute par le nombre total de personnes 6

9 occupées. Cet indicateur permet de voir quels sont les secteurs de l économie de l Union européenne qui nécessitent la plus forte intensité de main-d'œuvre et donne un aperçu de la croissance de la productivité apparente pour certaines activités économiques spécifiques. Le PIB par heure travaillée est une autre mesure de la productivité qui, lorsqu elle est exprimée en SPA 2 - ce qui a pour effet de gommer les disparités entre les niveaux des prix des pays - s avère particulièrement utile pour effectuer des comparaisons entre différents pays. Le fait d utiliser le nombre d heures travaillées comme dénominateur, au lieu du nombre de personnes occupées, permet d éviter les problèmes de mesure pouvant découler de la nécessité de distinguer le travail à temps plein et le travail à temps partiel, dont l incidence varie grandement en fonction des pays et des activités. Les données se présentent sous la forme d un indice calculé par rapport à la moyenne de l Union européenne: si l indice est supérieur à 100, cela signifie que la productivité de la main-d'œuvre est supérieure à la moyenne de l Union européenne. Figure 5: productivité de la main d'œuvre, UE-27 (en milliers d'euros par personne occupée) Le coût unitaire réel de la main-d'œuvre compare la rémunération moyenne par salarié avec la productivité de la main-d'œuvre (produit intérieur brut (PIB) par personne occupée). En tant que tel, il reflète le coût moyen de chaque salarié (personne rémunérée) par rapport à la valeur moyenne produite par chaque personne, qu elle soit salariée ou non (par exemple, les indépendants). Le taux de variation de ce rapport vise à donner une impression d ensemble de l évolution de la participation de la main-d'œuvre, en tant que facteur de production, à la valeur ajoutée de la production. 2 SPA: le standard de pouvoir d achat 7

10 Tableau 3: productivité de la main-d'oeuvre 8

11 2 La population et les conditions sociales 2.1 La population mondiale Ce chapitre consacré à la population et aux conditions sociales présente une large gamme de statistiques relatives aux citoyens de l Union européenne: leur nombre, leur santé, leur éducation, leur travail, leurs revenus et leurs dépenses. Bien que la population mondiale ait considérablement augmenté depuis 1960, les taux de croissance enregistrés au cours des décennies suivantes se sont avérés de plus en plus faibles, avec différentes tendances selon le continent. L Europe affiche de loin les taux de croissance les plus bas. L Asie, l Amérique latine ainsi que les Caraïbes ont également enregistré des taux de croissance de plus en plus faibles au fil des décennies. En Afrique, la croissance démographique a atteint son apogée dans les années 1980, avec un taux de croissance annuel moyen de 2,9 %, avant de retomber à un niveau moyen de 2,3 % de 2000 à En Amérique du Nord et en Océanie, le taux de croissance annuel moyen enregistré dans les années 1960 a chuté dans les années 1970, puis s est stabilisé au cours des décennies suivantes. La croissance de la population européenne, plus faible que la moyenne, a entraîné une diminution de la part de l Europe dans la population mondiale, qui est passée d environ un cinquième en 1960 à un peu plus d un dixième en La part de l Amérique du Nord est également en déclin, bien que ce repli soit moins important, tandis que la part de l Océanie reste plus ou moins stable. La part des trois autres continents a augmenté, en particulier celle de l Afrique, qui passe de 9,3 % en 1960 à 14,2 % en L Asie reste le plus grand continent en termes de population, avec 3,9 milliards d individus en 2005, soit approximativement trois cinquièmes de la population mondiale. Figure 6: population mondiale,

12 Tableau 4: population mondiale 2.2 La population de l UE Les chiffres de la population totale font référence à la population telle que comptabilisée le 1er janvier de chaque année. Les statistiques présentées sont censées couvrir le nombre total des habitants d une zone donnée (quelle que soit leur nationalité). Les chiffres sont habituellement calculés à partir des données obtenues lors du dernier recensement, ajustées par les données sur les composantes de l accroissement de la population. L accroissement de la population désigne la différence de population entre deux dates de référence. Il est égal à la somme algébrique de l accroissement naturel de la population (différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès) et du solde migratoire (différence entre le nombre d individus qui s installent sur un territoire et le nombre d individus qui le quittent). Eurostat prévoit que, dans des conditions normales, la population de l UE-27 restera relativement stable jusqu en 2025, date à laquelle elle devrait commencer à décliner. D ici 2025, la plupart des États membres de l UE-15 (à l exception de l Italie) devraient voir leur population s accroître légèrement, tandis que la population de la plupart des États membres ayant rejoint l Union européenne en 2004 et en 2007 devrait diminuer (à l exception de Malte et de Chypre qui connaîtront un remarquable accroissement de leur population). Figure 7: évolution de la population, UE-27 (en millions) 10

13 2.3 La population de l UE par classe d âge L impact des changements démographiques dans l Union européenne devrait être extrêmement important dans les décennies à venir. Le recul constant du taux de natalité et l augmentation de l espérance de vie vont modifier l aspect de la pyramide des âges de l Union européenne. Le changement le plus important sera probablement le vieillissement rapide de la population, une tendance qui est déjà visible dans de nombreux États membres. La part des personnes âgées au sein de la population totale de l Union européenne augmentera de manière significative à partir de 2010, à mesure que la génération du babyboom d après-guerre atteindra l âge de la retraite. Ces tendances démographiques auront des conséquences sur le plan économique et social, c est pourquoi la Commission européenne a publié, le 21 mai 1999, une communication intitulée «Vers une Europe pour tous les âges - Promouvoir la prospérité et la solidarité entre les générations» visant à prolonger la vie active des travailleurs âgés et à promouvoir l égalité des chances. La stratégie (révisée) de Lisbonne accorde une attention toute particulière aux défis démographiques qui attendent l Union et s efforce d en tenir compte dans le cadre des politiques visant à favoriser la croissance économique et la cohésion sociale. 11

14 LISTE DES FIGURES FIGURE 1: TAUX DE CROISSANCE DU PIB RÉEL... 1 FIGURE 2: VALEUR AJOUTÉE BRUTE, VOLUMES CHAÎNÉS... 3 FIGURE 3: VALEUR AJOUTÉE BRUTE AUX PRIX DE BASE, FIGURE 4: COMPOSANTES DES DÉPENSES DU PIB, UE-27, FIGURE 5: PRODUCTIVITÉ DE LA MAIN D'ŒUVRE, UE-27 (EN MILLIERS D'EUROS PAR PERSONNE OCCUPÉE)... 7 FIGURE 6: POPULATION MONDIALE, FIGURE 7: ÉVOLUTION DE LA POPULATION, UE-27 (EN MILLIONS) LISTE DES TABLEAUX TABLEAU 1: PIB... 2 TABLEAU 2: INVESTISSEMENTS... 6 TABLEAU 3: PRODUCTIVITÉ DE LA MAIN-D'OEUVRE... 8 TABLEAU 4: POPULATION MONDIALE

15 INDEX C Commission européenne I indicateurs... 3, 6 L Lisbonne P productivité... 2, 6, 7, 8, 12 T taux de croissance... 1, 9, 12 13

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