Le taux de change et la dépréciation du Franc Malgache

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Le taux de change et la dépréciation du Franc Malgache"

Transcription

1 CENTRE DE RECHERCHES, D ETUDES ET D APPUI A L ANALYSE ECONOMIQUE À MADAGASCAR Le taux de change et la dépréciation du Franc Malgache Cahier de Recherches en Analyse Economique N 02/2004 Auteur date RASOLOFO Adamson Assistant-Chercheur Avril 2004 The African Capacity Building Foundation

2 Résumé Le cours de l Euro fluctue actuellement autour de FMG, en attendant l avènement des conditions favorables à son équilibre, et entretient des climats d incertitudes au niveau des acteurs économiques. L objectif de cette étude, qui couvre la période du 01 er janvier au 01 er avril 2004, est d analyser les raisons de cette dépréciation du FMG, afin de connaître et de déceler ses impacts économiques, et ce en vue de se prémunir pour le futur. Mise à part la forte appréciation internationale de l euro qui est notre devise pivot sur le MID, la principale cause de la dépréciation brusque du FMG, ces derniers mois, trouve sa racine dans le déséquilibre de nos échanges commerciaux, et se lie à de nombreuses ramifications qui sont soit d ordre structurel ou d ordre conjoncturel. D autre part, l ampleur du jeu spéculatif figure parmi les motifs qui renforcent davantage le déséquilibre et entraîne des variations importantes et imprévisibles du taux de change, sans rapport avec les mouvements réels du marché. i

3 Acronyme et Sigle BCM CMP DD DTS EURO FF FMG FMI FRPC IPC MID M3 PIB TCEN TCER TI USD : Banque Centrale de Madagascar : Cours moyens pondéré : Droit des douanes : Droit de Tirages Spéciaux : Unité monétaire de l Union Européenne : Franc français : Franc Malgache : Fonds Monétaire International : Facilité pour lé réduction de la pauvreté et la croissance : Indice des Prix à la Consommation : Marché Interbancaire des Devises : Masse monétaire : Produit intérieur brut : Taux de change effectif nominal : Taux de change effectif réel : Taxe à l importation : Dollar des Etats-Unis d Amérique ii

4 Liste des illustrations et annexes Graphique 1-1 : Evolution du taux de change EURO/FMG (Cours moyens pondéré)... 1 Graphique 2-1 : Dynamique du taux de change (décembre à janvier)... 3 Graphique 2-2 : Répartition géographique du commerce extérieur de Madagascar avec ses pays partenaires... 5 ANNEXE 1 : ESTIMATIONS DE L ELASTICITE-PRIX DE NOS PRINCIPAUX PRODUITS D EXPORTATIONS ANNEXE 2 : ESTIMATIONS DE L ELASTICITE-PRIX DE NOS PRINCIPAUX PRODUITS D IMPORTATIONS ANNEXE 3 : ESTIMATIONS DE L EFFET DE LA VARIATION DE LA MASSE MONETAIRE ET DU TAUX DE CHANGE SUR LE PRIX (PRIS ENSEMBLE) iii

5 Table des matières Résumé...I Acronyme et Sigle...ii Liste des illustrations et annexes...iii Table des matières... 1 INTRODUCTION Historique du régime de change Causes de la dépréciation ou dévaluation du FMG Au niveau national Au niveau international Les impacts de la dépréciation... 6 CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS... 8 Annexes... 9 Bibliographie

6 INTRODUCTION Dans un monde caractérisé par la libre circulation des capitaux, la volatilité et les variations des taux de change, les pays en voie de développement comme Madagascar sont particulièrement vulnérable aux chocs financiers extérieurs et intérieurs. Sous la pression de la forte appréciation du taux de change de l euro qui est devenue une monnaie forte par rapport au dollar américain ces derniers temps, notre monnaie locale le Franc Malgache (FMG) n a pas pu résister aux chocs et a cédé en se dépréciant à hauteur de 30% par rapport à son taux du début de l année Comme nous pouvons le voir sur le graphique 1-1, cette dépréciation a atteint son pic maximum, de l ordre de 48%, le 01 er avril dernier avec un taux de FMG pour un EURO, et continue actuellement à fluctuer autour de FMG, en attendant l avènement des conditions favorables à son équilibre, et entretient des climats d incertitudes au niveau des acteurs économiques. Graphique 1-1 : Evolution du taux de change EURO/FMG (Cours moyens pondéré) janv-04 6-janv janv janv janv janv janv janv-04 3-févr-04 7-févr févr févr févr févr févr-04 2-mars-04 6-mars mars mars mars-04 FMG 22-mars mars mars-04 Mois EUR CMP Source : Graphique dressé par nos soins à partir des données de la BCM En raison de l effet prépondérant qu exerce le taux de change dans le processus de développement d une économie (en déterminant l équilibre des comptes extérieurs et la compétitivité de l économie, et en influençant la capacité à exporter, à importer et à attirer les capitaux étrangers dans un pays), il paraît primordial d analyser les raisons de cette dépréciation brusque du Franc Malgache, afin de connaître et de déceler ses impacts économiques, et ce en vue de se prémunir pour le futur. 1

7 Avant d entrer dans le vif du sujet, une rétrospective de la politique de change de Madagascar s avère utile pour bien distinguer les politiques de détermination de notre taux de change. 1. Historique du régime de change Avant 1982, le FMG avait entretenu une parité fixe par rapport au Franc Français, et ce jusqu à sa sortie de la Zone Franc en juin Ensuite, il a été rattaché au Franc Français (FF) et fluctue légèrement autour de cette monnaie (1 FF = 50 FMG) De 1982 à 1994, il a été défini par référence à un panier de devises des pays partenaires commerciaux de Madagascar comme le Franc Français (FF), le dollar américain (USD), le Livre Sterling (GBD), Deutsche Mark (DEM), le Yen Japonais (YJP), Le régime de change adopté était le régime de change flexible ou la «parité glissante», accompagné par des dévaluations périodiques (13,4 % en juillet 1982, 14,09% en mars 1984, 20,09% en août 1986, 38,48% en juin 1987, 11,52% en janvier 1991). Le taux de change était ainsi indexé à la hausse des prix internes. A partir de 1994, outre la hausse progressive des arriérés de paiements extérieurs, une risque de pénurie généralisée des réserves en devises a été constatée auprès de la Banque Centrale de Madagascar, ne représentant à peine qu un mois d importations, de sorte que les importations de produits de base comme les aliments ou le pétrole risquaient d être suspendues, avec des conséquences économiques graves. Le phénomène de non rapatriement des recettes d exportations et l émergence des marchés parallèles de devises, du fait de la surévaluation du FMG sur le marché officiel ont rendu encore plus critique la situation. Et conformément aux recommandations des institutions de Bretton Woods, l Etat malgache a décidé d adopter au mois de mars 1994 un régime de flottement libre. Désormais, la détermination du taux de change a lieu sur le Marché Interbancaire de Devises (MID) où interviennent la Banque Centrale de Madagascar et les Banques commerciales. C est la loi de l offre et de la demande de devises sur le MID qui fixe le taux de change, et cela doit refléter la situation réelle du marché. temps? Quelles sont réellement les causes de la dépréciation du FMG ces derniers 2. Causes de la dépréciation ou dévaluation du FMG La dépréciation de notre monnaie nationale ces derniers temps résulte de la combinaison des conjonctures à la fois nationales et internationales Au niveau national Mais avant d entrer dans les détails, il faut noter le caractère saisonnier de la hausse du cours de change du FMG par rapport aux devises des pays partenaires commerciaux en début d année. D après le graphique 2-1 de la page 3, cette hausse oscille entre 2 à 5% à chaque début d année en glissement de décembre à janvier, et ce depuis 1994, mais pour cette année 2004, elle atteignait 10%. En effet, à chaque fin d année, l on assiste à un engouement de nos opérateurs locaux à augmenter leurs importations en volume (c est le moment propice pour les ménages de faire leurs achats en biens durables et semi-durables), entraînant une hausse spectaculaire des importations en valeur par rapport aux exportations, et une 2

8 détérioration de notre solde courante. La détérioration de cette dernière a pour conséquence directe la dépréciation de notre monnaie nationale. Graphique 2-1 : Dynamique du taux de change (décembre à janvier) Année ,0 0,0 2,0 4,0 6,0 8,0 10,0 12,0 % Taux de Change (croissance en %) Source : Graphique dressé par nos soins à partir des données de la BCM Ainsi, sur le plan national, la principale cause de la dépréciation brusque du FMG ces derniers mois trouve sa racine dans le déséquilibre de nos échanges commerciaux. En effet, la reprise économique de Madagascar au cours de l année 2003 (croissance économique de 9,8% avec un faible taux d inflation de -1,7%), ainsi que l effet-volume des mesures de détaxation ont favorisé et stimulé un accroissement considérable de nos importations. Les prévisions relatives à la balance commerciale pour 2003 fait état d un déficit de l ordre de 157,6 millions de DTS 1, chiffre dépassant largement celui de 2001 accusant un excédent de 11,6 millions de DTS, et celui de 2002 avec un déficit de 90,5 millions de DTS. (Les données officielles permettant d apprécier le poids des produits détaxés dans l importation totale ne sont pas encore disponible et feront l objet d une publication ultérieure.) Cette forte reprise de l importation, plus rapide que l exportation, a favorisé une augmentation croissante de la demande de devises qui est supérieure aux offres de devises sur le marché des changes (MID), et a engendré la dépréciation de la monnaie nationale. Cependant, la cause principale de la dépréciation de notre monnaie nationale se lie à de nombreuses ramifications qui sont soit d ordre structurel, soit d ordre conjoncturel, et qui renforce encore davantage le déséquilibre par leur effet d entraînement. 1 Droit de Tirages Spéciaux 3

9 Tout d abord, il y a la faiblesse structurelle de l offre de devises à Madagascar qui résulte : - du décalage entre les entrées et les sorties de devises ces derniers mois 2. Ce dernier a entraîné une insuffisance de l offre de devises sur le MID qui n a pas pu satisfaire les demandes de devises des importateurs afin de pour pouvoir payer leurs factures arrivées à échéance en fin du mois, et par ricochet a renchérit le prix des devises, devenu rare sur le marché. - de l irrégularité des apports des bailleurs de fonds (aides à la balance des paiements, tirages, crédits, dons, ) surtout en période de début d année combinée avec le retard des rapatriements des devises de nos exportations - des interventions de la Banque Centrale de Madagascar acheteuses de devises sur le MID pour honorer les services de la dette et atteindre ses objectifs externes de réserves dans le contexte du programme FRPC du FMI. Ensuite, il y a la faiblesse de notre Marché interbancaire de devises caractérisée par : - l opacité du MID : les informations sur les transactions s y déroulant (taux en vigueur, volumes, ) ne sont pas accessibles à temps réel au grand public, ce qui renforce le monopole exercé par les Banques commerciales sur le système financier. - la non transparence du MID : ce phénomène reflète la tenue des séances à huit clos entre les représentants des sept banques commerciales, agissant au nom de leurs clients, plus la Banque Centrale de Madagascar. - un OLIGOPOLE dans la mesure où il n y a que sept intervenants, alors qu il y a une trentaine au Kenya, et plus de quatre-vingt, au Nigéria, par exemple. - la limite de la cotation à la criée qui nécessite une intervention dynamique du régulateur de marché. Et finalement, l absence de marché à terme contre les risques de change favorise le jeu spéculatif à travers les ordres d achats et de ventes sur le MID. L ampleur de ce jeu spéculatif, ces derniers temps, échappe totalement aux contrôles des autorités monétaires. En effet, en raison de la dépréciation, les importateurs se pressent d acheter des devises auprès de leurs Banques pour effectuer leurs paiements, dont la majorité sous forme d achat au comptant à livraison différée, tandis que les exportateurs retardent au maximum possible le rapatriement de leurs devises, et ne se pressent pas de les céder sur le MID espérant réaliser ultérieurement de meilleurs bénéfices (en conformité avec notre réglementation en vigueur). Les ordres de vente arrivent donc difficilement à satisfaire les ordres d achat, entraînant la hausse fréquente du cours de change. Un test économétrique régressant le taux de change journalière par les variables explicatives volume des transactions et nombre d opérations sur le MID montre que le taux de change varie positivement avec le volume des transactions et varie négativement avec le 2 le règlement des transactions internationales pour les importations varie dans un délai de 30 jours en moyenne, tandis que les rapatriements de devises fruits de nos exportations s étendent à 90 jours pour les entreprises locales et à 190 jours pour les entreprises franches. 4

10 nombre d opérations. En effet, avec un même volume de transactions, si le nombre d opérations sur le MID diminue de 10%, cela va entraîner toute chose égale par ailleurs une dépréciation du taux de change de 1,2%. Ce qui a été le cas lors de la journée du 26 janvier et du 01 er avril 2004 où l on a enregistré une diminution respective de 16% et de 55% du nombre d opérations sur le MID Au niveau international Du point de vue international, étant donné que la monnaie pivot sur le MID est l EURO, la forte appréciation de cette dernière par rapport au DOLLAR américain ces derniers temps a joué en notre défaveur 3. Même si actuellement, ce sont à la fois l EURO et le DOLLAR qui malmènent le FMG. En effet, comme le montre le graphique 2-2, la répartition géographique du commerce extérieur de Madagascar avec ses pays partenaires montre que le pays importe beaucoup plus qu il exporte, que ce soit dans la zone euro ou dans la zone dollar, et a favorisé la forte demande d EURO sur le marché des changes, alors que l offre d EURO n a pas pu répondre, accroissant la valeur de l EURO, devenue une devise très demandée. Graphique 2-2 : Répartition géographique du commerce extérieur de Madagascar avec ses pays partenaires (en millions de DTS) millions de FMG Export Import Export Import Export Import Export Import Export Import Export Import Années ZONE EURO ZONE DOLLAR*** AUTRE PAYS EUROPE AUTRES PAYS AFRIQUE-PAYS VOISINS Source : Graphique dressé par nos soins à partir des données de la BCM La problématique de cette dépréciation reste en grande partie liée à ce déséquilibre entre offre et demande de devises sur le MID. 3 Le dollar US constitue souvent plus de la moitié des transactions que ce soit en valeur ou en volume dans le MID. Quant à l euro, elle constitue en moyenne 40% des transactions. Le reste est partagé par les 12 autres devises échangeables sur le MID et ne dépasse pas 5%. 5

11 Si telles ont été les causes de la dépréciation, quels en sont les impacts sur notre économie? 3. Les impacts de la dépréciation Théoriquement, la dépréciation aura deux types d effets. L effet direct sur les prix des importations qui augmentent en monnaie nationale, tandis que les prix des exportations exprimés en monnaie nationale restent constants. Cette dégradation des termes de l échange va ensuite induire des effets sur les volumes (quantités) importés et exportés à court et moyen terme. Dans la réalité, les impacts de la dépréciation résultent du jeu de ces deux types d effets qui s étalent dans le temps. A court terme (moins d un an), la dépréciation commence à aggraver le déficit commercial, car le volume des importations ne diminue pas automatiquement, en raison des délais d adaptations de l appareil productif. Quant aux exportations, il faut que les clients étrangers aient le temps de prendre la décision d acheter plus. A court et moyen terme (entre 1 an et 4 ans), la dépréciation exerce des effets favorables sur la balance commerciale, car les échanges en volume bénéficient progressivement des gains de compétitivité. Le pays importe moins de produits étrangers devenus coûteux et accroît ses exportations dont les prix exprimés en monnaie nationale vont baisser. A moyen et long terme, les effets bénéfiques de la dépréciation sur la balance commerciale vont être atténués, car le bénéfice de la compétitivité est rogné par la propagation de l inflation importée à la suite de la hausse des prix des importations Pour le cas de Madagascar, l impact de la dépréciation peut être apprécié sous différents angles : Au niveau de la balance commerciale : la dépréciation devrait, d une part, exercer des effets bénéfiques sur nos exportations, car les échanges en volume bénéficient progressivement des gains de compétitivité, à condition que le prix sur le marché international n enregistre pas de décroissement. Cependant, il est à remarquer que la spécialisation de Madagascar dans des produits de rente à faible valeur ajoutée (café, sucre, girofle, poivre,..) pour lesquels il est compétitif à partir du milieu des années 70 n a pas donné l effet escompté, car cette spécialisation s opère dans des produits pour lesquels la demande internationale est faiblement élastique et dont les prix sont en baisse. Une étude approfondie de la compétitivité de nos produits d exportation mesurée par le TCER (Taux de change effectif réel) sera réalisée ultérieurement, mais on peut d ores et déjà avancer 4 que parmi les principaux produits d exportations, seuls 4 Des modèles économétriques ont été testés en prenant comme variable à expliquer nos principaux produits d exportations en volume et comme variables explicatives le PIB et le Taux de Change Effectif Réel (TCER) au certain. Et ce en vue d estimer l élasticité-prix de ces produits (pour plus de détails, voir en Annexe) Si nous prenons le cas du Café, le résultat du test montre qu il y a une corrélation négative entre l exportation du café en volume et le TCER au certain. Ainsi, une appréciation du taux de change qui traduit une perte de compétitivité, entraînera, toutes choses égale par ailleurs, à une diminution des volumes exportés de café. Cependant, ces modèles économétriques méritent d être approfondis ultérieurement, pour tenir compte de la réalité malgache. 6

12 quelques uns d entre eux (cas des crustacés et des réexportations des Zones Franches Industrielles) réagissent, toute chose égale par ailleurs, avec le TCER en terme de gain de compétitivité. C est plutôt la capacité de production et l avantage comparatif qui dictent l augmentation en volume des exportations au détriment de la compétitivité-prix. D autre part, la dépréciation va renchérir les prix de vente des articles importés ainsi que des articles produits localement (environ 30% des intrants importés utilisés par les entreprises locales ne peuvent être substitué localement), avec des intrants importés qui ne peuvent être substitués localement, engendrant une inflation par les coûts, car les entreprises manufacturières sont obligées de répercuter cette hausse sur les prix des produits finis. Elle va aussi atténuer l effet-volume attendu de la détaxation sur les importations des biens d équipement, des biens durables et semi-durables. Au niveau des finances publiques, la dépréciation permet d accroître les recettes de l Etat. Elle augmente les recettes assises sur le commerce extérieur (DD, TI,...) par la simple augmentation de la valeur nominale des flux d échange, et favorise l accroissement du prix en FMG des produits de rentes exportés. Parallèlement, elle augmente les coûts des dépenses publiques vers l extérieur (service de la dette), mais accroît la contrepartie de l aide extérieure en monnaie nationale. Au niveau des Investissements Directs Etrangers, la dépréciation va attirer des capitaux étrangers à court et moyen terme. En effet, cette attraction résulte de la baisse du prix relatif des actifs réels internes (capital travail, coût de production) et de la diminution des charges relatives des investisseurs, accroissant la compétitivité-prix de Madagascar. Au niveau des consommateurs, la dépréciation aura pour conséquence directe la hausse des prix, à effet spéculatif par certains profiteurs au début, mais qui deviendra effective à moyen terme, quand les entreprises mettront sur le marché leurs produits avec des prix intégrant la hausse des coûts de production. Les consommateurs auront à subir la hausse des produits importés (importations incompressibles) qui ne peut être substitués localement, et verra leur pouvoir d achat diminué. En effet, la manufacture locale se bat pour concurrencer les importations de produits finis au préjudice de la main d œuvre. A cet effet, un test économétrique a été fait, en régressant le taux d inflation par le taux de change nominal (TCEN) et la masse monétaire (M3), et nous montre qu une dépréciation du taux de change de 10% entraînera une augmentation de 1,7% du taux d inflation avec un retard de 12 mois 5. 5 Cf Annexe «3. Estimations de l effet de la variation de la masse monétaire et du taux de change sur le prix (pris ensemble)» 7

13 CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS Depuis l adoption par l Etat Malgache du taux de change flottant en 1994, la loi de l offre et de la demande de devises sur le MID fixe le taux de change du jour, et cela devrait refléter la situation réelle du marché. En effet, le choix de ce taux de change présente toujours un risque de volatilité difficilement maîtrisable par les autorités monétaires. Et la monnaie malgache subit actuellement le revers de la situation par la dépréciation de sa valeur de l ordre de 30 % en trois mois seulement. Toutefois, c est une situation conjoncturelle qui ne devrait pas remettre en cause le choix du régime de change flottant. Seulement, des mesures préventives doivent être prises à cet effet. Cette dépréciation a élucidé la limite de notre MID, et si nous voulons éviter dans l avenir l expérience de cette dépréciation brusque de notre monnaie, il est grand temps qu on réorganise notre MID. Et comme l opération de change à terme qui permet aux agents intervenant sur le MID de négocier leur taux de change le jour de leur choix pour une conversion à une date ultérieure n est pas encore autorisée à Madagascar (cela pourrait éliminer l incertitude des opérateurs liée à l évolution de la devise jusqu au moment où l échéance de paiement arrive), la meilleure solution est d élargir le nombre d intervenants sur le marché à d autres opérateurs comme les bureaux de changes dont le nombre ne cesse d augmenter ces derniers temps. Le projet déjà en cours de mise en place d un marché de devises en continu paraît aussi être une solution pour éviter que le comportement de certains intermédiaires agréés qui n arrivent pas à marier ces ordres d achats et de ventes pendant l heure d ouverture actuelle du MID (de 10 heures à 12 heures) puisse provoquer une pression importante sur notre monnaie nationale. Compte tenu du changement de donne dans les échanges commerciaux de Madagascar avec ses pays partenaires, surtout la zone dollar, une double cotation en DOLLAR et en EURO sur le MID doit se faire afin de mieux refléter le poids de nos principaux partenaires commerciaux. Cependant, la dépréciation n est pas toujours un mal en soi mais présente aussi des avantages notamment en matières de relance de l économie par une «bouffée d oxygène» qu elle donne à nos exportations, et l attrait de capitaux étrangers qu elle suscite en matière de compétitivité-prix. 8

14 Annexes 9

15 ANNEXE 1 ESTIMATIONS DE L ELASTICITE-PRIX DE NOS PRINCIPAUX PRODUITS D EXPORTATIONS L équation est formulée comme suit pour l élasticité-prix des exportations: log X = c te + b 1 log PIB + b 2 log TCER Variable à expliquer : log X Variable explicative : PIB et TCER Où X : Exportation en volume PIB : le produit intérieur brut au coût des facteurs (prix constant de 1984) TCER : le taux de change effectif réel (indicateur de compétitivité-prix) et les coefficients b 1 et b 2 sont respectivement les élasticités du PIB et du taux de change effectif réel sur les exportations en volume. Résultats empiriques par produits Café log X = 59, log PIB 1,23 log TCER (8,56) (-8.42) (-3,41) R 2 : 0,80 Le coefficient de corrélation R 2 = 0,80 est très significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe réellement une relation entre la variable expliquée X et les variables explicatives PIB et TCER. L élasticité relative du TCER (b 2 = -1.23) signifie qu une dépréciation de 10% du TCER engendre une augmentation du volume exporté de café de 12% au seuil de rejet de 5%. Crustacés log X = -19,25 +2,92 log PIB 0,14 log TCER (-8,36) (11,05) (-1,23) R 2 ajusté : 0,91 Le coefficient de corrélation R 2 = 0,91 est très significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe réellement une relation entre la variable expliquée X et les variables explicatives PIB et TCER. Toutefois, les résultats observés confirment que le volume exporté de crustacés est faiblement élastique (b 2 = -0,14) par rapport au taux de change. C est l avantage comparatif de Madagascar qui influence le plus sur le volume exporté de Crustacés par rapport aux taux de change Ainsi, une dépréciation de 10% du TCER engendre une augmentation du volume exporté de 1,4%. Produits pétroliers log X = 0,99 +2,28 log PIB 2,95 log TCER (0,074) (-1,48) (-4,23) R 2 : 0,66 10

16 ANNEXE 1 Le coefficient de corrélation R 2 = 0,66 est significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe une relation entre la variable expliquée X et les variables explicatives PIB et TCER. Les résultats observés confirment que le volume exporté de produits pétroliers est parfaitement élastique (b 2 = -2,95) par rapport au taux de change au seuil de rejet de 5%. Ainsi, une dépréciation de 1% du TCER engendre une augmentation du volume exporté de produits pétroliers de 2,9%. Zones Franches Industrielles log X = -100,62 +12,84 log PIB + 0,69 log TCER (-5,09) (5,6) (0,67) R 2 : 0,68 Le coefficient de corrélation R 2 = 0,68 est significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe une relation entre la variable expliquée X et les variables explicatives PIB et TCER. Toutefois, les résultats observés montrent que le volume exporté des ZFI est faiblement élastique (b 2 = 0,69) par rapport au taux de change avec un T-statistique non significatif au seuil de rejet de 5%, et évolue positivement avec le taux de change. C est l avantage comparatif de Madagascar qui influence le plus sur le volume exporté des ZFI par rapport aux taux de change. Ainsi, une hausse de 10% du TCER engendre une augmentation du volume exporté des ZFI de 6,9%. Poivre log X = 32,43 4,25 log PIB 0,06 log TCER (-5,07) (-5,7) (0,19) R 2 : 0,70 Le coefficient de corrélation R 2 = 0,70 est significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe une relation entre la variable expliquée X et les variables explicatives PIB et TCER. Toutefois, les résultats observés montrent que le volume exporté de Poivre est inélastique (b 2 = 0,06) par rapport au taux de change, avec un T-Statistique non significatif au seuil de rejet de 5%. Ainsi, une dépréciation du taux de change de 10% du TCER engendre une augmentation du volume exporté de Poivre de 0,6%. Pour les autres produits d exportations, mise à part la non significativité du pouvoir explicatif des modèles (R 2 proche de 0), les résultats observés montrent que les volumes exportés sont inélastiques par rapport au variation du taux de change. Pour ces produits, c est la capacité de production qui influence le volume exporté mais faiblement la variation du taux de change. Vanille log X = -13,98 + 1,7 log PIB + 0,22 log TCER (-2,56) (2,71) (0,78) R 2 : 0,31 11

17 ANNEXE 1 Girofle log X = -10,49 + 1,7 log PIB + 0,02 log TCER (-1,2) (1,75) (0,05) R 2 : 0,18 Viande log X = 103,79 12,56 log PIB 2,42 log TCER (2,96) (-3,12) (1,32) R 2 : 0,36 Tissus de coton log X = -6,96 +0,83log PIB +0,40 log TCER (-0,71) (0,74) (0,8) R 2 : 0,04 Cacao log X = 3,97 0,45 log PIB +0,07 log TCER (-0,27) (-0,26) (0,09) R 2 : 0,007 Sisal log X = 2,44 0,28 log PIB +0,38 log TCER (-0,29) (-0,3) (0,89) R 2 : 0,079 Chromite log X = 10,45 0,58 log PIB 0,28 log TCER (2,49) (-1,2) (-1,3) R 2 : 0,11 Graphite log X = 8,56 0,77 log PIB 0,04 log TCER (-2,23) (-1,75) (-0,20) R 2 : 0,17 12

18 ANNEXE 1 Essence de Girofle log X = -1,63 +0,099 log PIB +0,22 log TCER (-0,35) (-0,18) (0,91) R 2 : 0,05 13

19 ANNEXE 2 ESTIMATIONS DE L ELASTICITE-PRIX DE NOS PRINCIPAUX PRODUITS D IMPORTATIONS L équation est formulée comme suit pour l élasticité-prix des importations: log M = c te + c 1 log PIB + c 2 log TCER Variable à expliquer : log M Variable explicative : PIB et TCER Où M : Importation en volume PIB : le produit intérieur brut TCER : le taux de change effectif réel (indicateur de compétitivité-prix) et les coefficients c 1 et c 2 sont respectivement les élasticités du PIB et du taux de change effectif réel Résultats empiriques par produits Matières premières et pièces de rechanges log M = -11,36 +1,5 log PIB + 0,58 log TCER (-4,47) (5,14) (4,38) R 2 ajusté : 0,64 Le coefficient de corrélation R 2 = 0,64 est significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe une relation entre la variable expliquée M et les variables explicatives PIB et TCER. L élasticité relative du TCER (c 2 = 0,58) signifie qu une hausse de 10% du TCER engendre une augmentation du volume importé de Matières premières et de pièces de rechanges de 6% au seuil de rejet de 5%. Biens de consommations log M = -18,88 + 2,86 log PIB + 0,19 log TCER (-4,83) (6,36) (0,96) R 2 ajusté : 0,72 Le coefficient de corrélation R 2 = 0,72 est significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe une relation entre la variable expliquée M et les variables explicatives PIB et TCER. L élasticité relative du TCER (c 2 = 0,19) signifie qu une hausse de 10% du TCER engendre une augmentation du volume importé de biens de consommations de 2%. Biens d équipements log M = -5,62 + 1,18 log PIB 0,03 log TCER (-2,19) (4,01) (-0,27) R 2 ajusté : 0,56 14

20 ANNEXE 2 Le coefficient de corrélation R 2 = 0,56 est faiblement significatif, mais confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe une relation entre la variable expliquée M et les variables explicatives PIB et TCER. Toutefois, les résultats observés montrent que le volume importé de biens d équipements est inélastique par rapport au taux de change, avec un T-Statistique non significatif au seuil de rejet de 5%. L élasticité relative du TCER (c 2 = 0,03) signifie qu une dépréciation de 10% du TCER engendre une augmentation du volume importé de biens d équipement de 0,3%. Les importations en biens d équipements sont donc incompressibles. Pétrole log M = -44,64 + 6,63 log PIB + 0,12 log TCER (-4,26) (5,5) (0,22) R 2 ajusté : 0,68 Le coefficient de corrélation R 2 = 0,68 est significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe une relation entre la variable expliquée M et les variables explicatives PIB et TCER. Toutefois, les résultats observés montrent que le volume importée de Pétrole est inélastique (c 2 = 0,12) par rapport au taux de change, avec un T-Statistique non significatif au seuil de rejet de 5%. Les importations en produits pétroliers sont donc incompressibles. Autres alimentations log M = -16,5 + 2,54 log PIB + 0,13 log TCER (-1,92) (2,57) (0,29) R 2 ajusté : 0,31 Le coefficient de corrélation R 2 = 0,31 n est pas significatif. Les variables explicatives PIB et TCER sont faiblement corrélés avec le volume d importation du produits autres alimentations. Riz log M = -9,93 + 0,80 log PIB + 1,80 log TCER (-0,9) (0,63) (3,12) R 2 ajusté : 0,38 4. Le coefficient de corrélation R 2 = 0,31 n est pas significatif. Les variables explicatives PIB et TCER sont faiblement corrélés avec le volume d importation du produits autres alimentations. Toutefois, les résultats observés montrent que le volume importée de Riz est parfaitement élastique (c 2 = 1,80) par rapport au taux de change, avec un T-Statistique significatif au seuil de rejet de 5%. Ainsi, une hausse du taux de change de 1% entraîne une hausse du volume importé de riz de 1,8%. 15

21 ANNEXE 3 ESTIMATIONS DE L EFFET DE LA VARIATION DE LA MASSE MONETAIRE ET DU TAUX DE CHANGE SUR LE PRIX (PRIS ENSEMBLE) L équation est formulée comme suit : log (IPC t ) = c te + d 1 log (TCEN t ) + d 2 log (M t ) Variable à expliquer : log IPC Variable explicative : M et TCEN Où t : mois IPC t : Indice de Prix à la consommation à l instant t M t : la masse monétaire M3 à l instant t(incluent les devises) TCEN t : le taux de change effectif nominal à l instant t et les coefficients d 1 et d 2 sont respectivement les élasticités du taux de change effectif nominal et de la masse monétaire sur le prix Résultats empiriques log (IPC t ) = -6,25 0,016 log TCEN t + 0,703 log M3 t (-8,70) (-0,16) (26,31) R 2 ajusté : 0,93 Nombre d observations : N= 109 Le coefficient de corrélation R 2 = 0,93 est très significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe réellement une relation entre la variable expliquée IPC et les variables explicatives TCEN et M. Les résultats observés confirment que l inflation est fonction du taux de change et de la croissance de la masse monétaire. Ainsi, une croissance de la masse monétaire de 10% engendre une augmentation de l inflation de 7%, tandis q une dépréciation du Taux de change de 10% engendre une hausse de l inflation de 0,16%. L impact de la dépréciation du taux de change sur l inflation est donc moindre à court terme. log (IPC t+1 ) = -6,009 0,022 log TCEN t + 0,68 log M3 t (-8,99) (-0,23) (27,67) R 2 ajusté : 0,94 Nombre d observations : N= 108 Dans ce modèle, la variable IPC est expliquée par les mêmes variables TCEN et M mais avec un retard échelonné de 1 mois. Le coefficient de corrélation R 2 = 0,94 est très significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe réellement une relation entre la variable expliquée IPC et les variables explicatives TCEN et M. Les résultats observés confirment que l inflation est fonction du taux de change et de la croissance de la masse monétaire. Ainsi, une croissance de la masse monétaire de 10% engendre une augmentation de l inflation de 6,8%, tandis q une dépréciation du Taux de change de 10% engendre une hausse de l inflation de 0,22%. 16

22 ANNEXE 3 log (IPC t+2 ) = -5,86 0,017 log TCEN t + 0,67 log M3 t (-9,27) (-0,19) (28,7) R 2 ajusté : 0,94 Nombre d observations : N= 107 Dans ce modèle, la variable IPC est expliquée par les mêmes variables TCEN et M mais avec un retard échelonné de 2 mois. Le coefficient de corrélation R 2 = 0,94 est très significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe réellement une relation entre la variable expliquée IPC et les variables explicatives TCEN et M. Les résultats observés confirment que l inflation est fonction du taux de change et de la croissance de la masse monétaire. Ainsi, une croissance de la masse monétaire de 10% engendre une augmentation de l inflation de 6,7%, tandis q une dépréciation du Taux de change de 10% engendre une hausse de l inflation de 0,17%. log (IPC t+3 ) = -5,7 0,016 log TCEN t + 0,66 log M3 t (-9,54) (-0,19) (29,90) R 2 ajusté : 0,94 Nombre d observations : N= 106 Dans ce modèle, la variable IPC est expliquée par les mêmes variables TCEN et M mais avec un retard échelonné de 3 mois. Le coefficient de corrélation R 2 = 0,94 est très significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe réellement une relation entre la variable expliquée IPC et les variables explicatives TCEN et M. Les résultats observés confirment que l inflation est fonction du taux de change et de la croissance de la masse monétaire. Ainsi, une croissance de la masse monétaire de 10% engendre une augmentation de l inflation de 6,7%, tandis q une dépréciation du Taux de change de 10% engendre une hausse de l inflation de 0,16%. log (IPC t+6 ) = -4,77 0,08 log TCEN t + 0,62 log M3 t (-9,81) (-1,22) (34,01) R 2 ajusté : 0,96 Nombre d observations : N= 103 Dans ce modèle, la variable IPC est expliquée par les mêmes variables TCEN et M mais avec un retard échelonné de 6 mois. Le coefficient de corrélation R 2 = 0,96 est très significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe réellement une relation entre la variable expliquée IPC et les variables explicatives TCEN et M. Les résultats observés confirment que l inflation est fonction du taux de change et de la croissance de la masse monétaire. Ainsi, une croissance de la masse monétaire de 10% engendre une augmentation de l inflation de 6,2%, tandis q une dépréciation du taux de change de 10% engendre une hausse de l inflation de 0,8%. 17

23 ANNEXE 3 log (IPC t+12 ) = -3,58 0,17 log TCEN t + 0,57 log M3 t (-8,73) (-3,06) (35,91) R 2 ajusté : 0,96 Nombre d observations : N= 97 Dans ce modèle, la variable IPC est expliquée par les mêmes variables TCEN et M mais avec un retard échelonné de 12 mois. Le coefficient de corrélation R 2 = 0,96 est très significatif, et confirme le pouvoir prédictif du modèle. Il existe réellement une relation entre la variable expliquée IPC et les variables explicatives TCEN et M. A travers l analyse, on peut conclure qu en moyenne, une dépréciation du FMG est réellement ressentie après 12 mois au niveau des prix à la consommation. Ainsi, une croissance de la masse monétaire de 10% engendre une augmentation de l inflation de 5,7%, tandis q une dépréciation du taux de change de 10% engendre une hausse de l inflation de 1,7%, avec un T-Statisitique très significatif au seuil de rejet de 5%. 18

24 Bibliographie Bhundia A. et Gottschalk J. (2003) : Sources of Nominal Exchange Rate Fluctuations in South Africa, IMF Working Paper, n 252 Généreux J. (1996) : Economie Politique : Macroéconomie ouverte, Les Fondamentaux, Hachette, Jacquemot P. (1988) : Politique de change et ajustement en Afrique, Ministère de la Coopération Française, Krugman P. et Obstfeld M. (2003) : Economie Internationale, De Boeck Université, 3 ème Edition Rabeantoandro J. (1998) : «Une analyse monétariste de la formation des prix à Madagascar», Revue ECONOMIE DE MADAGASCAR N 3, Tanzi (1987) : Politique Budgétaire, Croissance et Programme de Stabilisation, Finance et Développement, Base de données de la Direction Générale de l Economie Base de données de la Banque Centrale de Madagascar Entrevues avec les Responsables de la Banque Centrale de Madagascar 19

Macroéconomie 3. Chapitre 1 Macroéconomie ouverte: indicateurs et balance des paiements. Licence 2 Économie, Semestre 4 Université de Montpellier

Macroéconomie 3. Chapitre 1 Macroéconomie ouverte: indicateurs et balance des paiements. Licence 2 Économie, Semestre 4 Université de Montpellier Macroéconomie 3 Chapitre 1 Macroéconomie ouverte: indicateurs et balance des paiements Licence 2 Économie, Semestre 4 Université de Montpellier Année Universitaire 2015-2016 /53 2/53 Introduction L ouverture

Plus en détail

Prise de note des finances internationales

Prise de note des finances internationales Prise de note des finances internationales Séance de 13 novembre 2010 (SMI) CHAPITRE III : le système monétaire international Définition du SMI : le SMI est un ensemble des règles communes permettant un

Plus en détail

La crise a accentué les pertes de parts de marché des pays développés au profit des pays émergents

La crise a accentué les pertes de parts de marché des pays développés au profit des pays émergents Compétitivité de l industrie manufacturière Faits marquants en 28-29 - La crise accentue les pertes de parts de marché des pays développés face aux pays émergents - La «compétitivité-coût» de l industrie

Plus en détail

LE COURS DU DOLLAR CANADIEN :

LE COURS DU DOLLAR CANADIEN : LE COURS DU DOLLAR CANADIEN : DÉTERMINANTS ET ÉVOLUTION RÉCENTE Bibliothèque du Parlement Capsule d information pour les parlementaires TIPS-51F Le 11 décembre 2000 Qu est-ce qui détermine la valeur Externe

Plus en détail

Prix du pétrole et activité économique. Journées du pétrole, 21-22 octobre 2008 François Lescaroux, IFP Valérie Mignon, EconomiX et CEPII

Prix du pétrole et activité économique. Journées du pétrole, 21-22 octobre 2008 François Lescaroux, IFP Valérie Mignon, EconomiX et CEPII Prix du pétrole et activité économique Journées du pétrole, 21-22 octobre 2008 François Lescaroux, IFP Valérie Mignon, EconomiX et CEPII 1 Introduction Poids considérable du pétrole dans l économie mondiale

Plus en détail

Chapitre XVII Les déterminants de la balance commerciale et des opérations courantes

Chapitre XVII Les déterminants de la balance commerciale et des opérations courantes Chapitre XVII Les déterminants de la balance commerciale et des opérations courantes Le chapitre X consacré à l optique dépenses de la comptabilité nationale nous a donné l occasion de décrire la structure

Plus en détail

1 La situation économique et financière 10

1 La situation économique et financière 10 Sommaire 1 La situation économique et financière 10 1.1 La situation économique dans la zone euro 12 1.1.1 Les taux d intérêt à court terme 12 1.1.2 Les rendements des titres publics à long terme 13 1.1.3

Plus en détail

NOTE SUR LA POLITIQUE MONETAIRE

NOTE SUR LA POLITIQUE MONETAIRE NOTE SUR LA POLITIQUE MONETAIRE Septembre 2014 Note sur la Politique Monétaire Quatrième trimestre 2014 0 www.brh.net Avant-propos La Note sur la Politique Monétaire analyse les développements récents

Plus en détail

PRÉVISIONS ÉCONOMIQUES 2003

PRÉVISIONS ÉCONOMIQUES 2003 Bruxelles, le 10 mars 2003 Bureau fédéral du Plan /03/HJB/bd/2027_f PRÉVISIONS ÉCONOMIQUES 2003 La reprise très prometteuse de l économie mondiale au cours du premier semestre 2002 ne s est pas confirmée

Plus en détail

FIN-INTER-02 LES DETERMINANTS DU TAUX DE CHANGE. Objectifs : Comprendre les déterminants du taux de change. D'où il vient, comment il évolue.

FIN-INTER-02 LES DETERMINANTS DU TAUX DE CHANGE. Objectifs : Comprendre les déterminants du taux de change. D'où il vient, comment il évolue. FIN-INTER-02 LES DETERMINANTS DU TAUX DE CHANGE Public concerné : Etudiants niveau Bac + 2. Durée indicative : 4 heures. Objectifs : Comprendre les déterminants du taux de change. D'où il vient, comment

Plus en détail

Situation et perspectives de l économie mondiale 2016. asdf

Situation et perspectives de l économie mondiale 2016. asdf Situation et perspectives de l économie mondiale 2016 asdf Nations Unies New York, 2016 Résumé Perspectives du développement macroéconomique au niveau mondial L économie mondiale a connu des revers en

Plus en détail

Banque Centrale de Mauritanie. Direction Générale des Études. Direction des Études et des Recherches Économiques

Banque Centrale de Mauritanie. Direction Générale des Études. Direction des Études et des Recherches Économiques Banque Centrale de Mauritanie Direction Générale des Études Direction des Études et des Recherches Économiques Note de Conjoncture Économique Novembre 2013 Janvier 2014 1 Sommaire 1. Secteur réel... 3

Plus en détail

SOMMAIRE L ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL. 1 PREMIERE PARTIE L EVOLUTION ECONOMIQUE ET FINANCIERE

SOMMAIRE L ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL. 1 PREMIERE PARTIE L EVOLUTION ECONOMIQUE ET FINANCIERE SOMMAIRE L ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL. 1 PREMIERE PARTIE L EVOLUTION ECONOMIQUE ET FINANCIERE CHAPITRE I : LE SECTEUR REEL 1.1-LE PRODUIT INTERIEUR BRUT 3 1.1.1-LES ORIGINES DU PIB.... 4 1.1.2-LES

Plus en détail

BALANCE DES PAIEMENTS ET TAUX DE CHANGE

BALANCE DES PAIEMENTS ET TAUX DE CHANGE BALANCE DES PAIEMENTS ET TAUX DE CHANGE PREMIÈRE SECTION : VRAI OU FAUX Question 1.1 Si le taux d intérêt canadien augmente, la demande d actifs canadiens diminue. Question 1.2 Si le dollar canadien s

Plus en détail

AGENCE MONETAIRE DE L AFRIQUE DE L OUEST (AMAO) Rapport sur l évolution des taux de change des monnaies de la CEDEAO à fin novembre 2012

AGENCE MONETAIRE DE L AFRIQUE DE L OUEST (AMAO) Rapport sur l évolution des taux de change des monnaies de la CEDEAO à fin novembre 2012 AGENCE MONETAIRE DE L AFRIQUE DE L OUEST (AMAO) Rapport sur l évolution des taux de change des monnaies de la CEDEAO à fin novembre 2012 Freetown, décembre 2012 Sommaire I. Introduction... 2 II. Evolution

Plus en détail

La situation économique espagnole est très préoccupante et le

La situation économique espagnole est très préoccupante et le FICHE PAYS ESPAGNE : VERS UNE DÉCENNIE PERDUE? Danielle Schweisguth Département analyse et prévision La situation économique espagnole est très préoccupante et le spectre de la décennie perdue japonaise

Plus en détail

Tendances monétaires et financières au cours des neuf premiers mois de 2013

Tendances monétaires et financières au cours des neuf premiers mois de 2013 Alger, le 26 décembre 2013 Tendances monétaires et financières au cours des neuf premiers mois de 2013 Introduction L objet de cette note est d analyser les principales tendances financières et monétaires

Plus en détail

Introduction. Le système financier Marocain. Ministère de l'économie et des Finances. Définition : http://www.votreguide.ma.

Introduction. Le système financier Marocain. Ministère de l'économie et des Finances. Définition : http://www.votreguide.ma. Le système financier Marocain Introduction Définition : -Le système financier comprend les institutions financières, les marchés financiers et l ensemble des règlements qui régissent la circulation de

Plus en détail

Le secteur du bâtiment

Le secteur du bâtiment Le secteur du bâtiment 1. La construction neuve La forte accélération du décrochage de l activité observée depuis la fin 2008 avait cédé à une stabilisation du rythme de recul à partir du troisième trimestre

Plus en détail

PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES POUR LA ZONE EURO ÉTABLIES PAR LES SERVICES DE LA BCE

PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES POUR LA ZONE EURO ÉTABLIES PAR LES SERVICES DE LA BCE Encadré PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES POUR LA ZONE EURO ÉTABLIES PAR LES SERVICES DE LA Sur la base des informations disponibles au 23 août 2013, les services de la ont réalisé des projections concernant

Plus en détail

Les banques françaises passent avec succès les stress tests européens.

Les banques françaises passent avec succès les stress tests européens. Paris, le 15 juillet 2011 Les banques françaises passent avec succès les stress tests européens. L ABE (Autorité Bancaire Européenne) et les autorités de supervision nationales, dont l Autorité de contrôle

Plus en détail

Après la reprise de 2010 et le ralentissement de 2011 et 2012,

Après la reprise de 2010 et le ralentissement de 2011 et 2012, FICHE PAYS AMÉRIQUE LATINE : EN QUÊTE D UN NOUVEAU SOUFFLE Département analyse et prévision Après la reprise de 2010 et le ralentissement de 2011 et 2012, la croissance repart depuis quelques trimestres,

Plus en détail

LE DOLLAR CANADIEN : DÉTERMINANTS DU TAUX DE CHANGE

LE DOLLAR CANADIEN : DÉTERMINANTS DU TAUX DE CHANGE LE DOLLAR CANADIEN : DÉTERMINANTS DU TAUX DE CHANGE Bibliothèque du Parlement Capsule d information pour les parlementaires TIPS-117F Le 20 décembre 2004 Le dollar canadien Le dollar canadien évolue selon

Plus en détail

Comment se détermine le taux de change entre deux monnaies? (résumé du cours - le 12 octobre 2015 )

Comment se détermine le taux de change entre deux monnaies? (résumé du cours - le 12 octobre 2015 ) Comment se détermine le taux de change entre deux monnaies? (résumé du cours - le 12 octobre 2015 ) Le taux de change donne le prix des monnaies entre elles. Comment se fixe ce prix? Pourquoi peut- il

Plus en détail

Fiche relative au taux d intérêt

Fiche relative au taux d intérêt Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Fiche relative au taux d intérêt Juillet 1999 Document de travail n L une des priorités du Gouvernement est de hisser l économie marocaine

Plus en détail

Environnement économique et gestion des risques Association des producteurs d arbres de Noël du Québec

Environnement économique et gestion des risques Association des producteurs d arbres de Noël du Québec Environnement économique et gestion des risques Association des producteurs d arbres de Noël du Québec Avril 2016 Banque Nationale du Canada Strictement privé et confidentiel Agenda Contenu de la présentation:

Plus en détail

La situation économique et financière de Taiwan en 2015

La situation économique et financière de Taiwan en 2015 La situation économique et financière de Taiwan en 215 Résumé L économie taiwanaise a progressé de 3,74% en 214, plus forte croissance des économies avancées en Asie. Le commerce extérieur, la consommation

Plus en détail

FLUX D INTÉRÊTS ET RISQUE DE TAUX *

FLUX D INTÉRÊTS ET RISQUE DE TAUX * FLUX D INTÉRÊTS ET RISQUE DE TAUX * Département analyse et prévision de l OFCE Cette étude évalue l impact à différents horizons temporels d une hausse des taux (courts et longs) sur le passif des agents

Plus en détail

n 3 0 0 M a i 2 0 1 5 Données générales sur la dette page 3

n 3 0 0 M a i 2 0 1 5 Données générales sur la dette page 3 BulletinMensuel Directeur de publication : Anthony Requin Rédaction : Agence France Trésor Disponible en français et en anglais n M a i h t t p : / / w w w. a f t. g o u v. f r B l o o m b e r g T R E

Plus en détail

CROISSANCE NULLE ET INFLATION FAIBLE EN FRANCE SEPTEMBRE 2014

CROISSANCE NULLE ET INFLATION FAIBLE EN FRANCE SEPTEMBRE 2014 CROISSANCE NULLE ET INFLATION FAIBLE EN FRANCE SEPTEMBRE 2014 CROISSANCE PIB Consommation des ménages 102 début 2008 = 100 104 101 102 100 100 99 99 08 09 10 11 12 13 14 98 105 Investissements des entreprises

Plus en détail

De 2001 à 2004, les exportations allemandes ont été nettement

De 2001 à 2004, les exportations allemandes ont été nettement Dossiers Anne-Juliette Bessone Benoît Heitz Division synthèse conjoncturelle De 2001 à 2004, les exportations allemandes ont été nettement plus dynamiques que les exportations françaises. Géographiquement,

Plus en détail

17. Conséquences des politiques monétaire et budgétaire sur la demande globale

17. Conséquences des politiques monétaire et budgétaire sur la demande globale 17. Conséquences des politiques monétaire et budgétaire sur la demande globale Beaucoup de facteurs influencent la demande globale. Par exemple, quand les agents économiques changent leurs projets de dépenses,

Plus en détail

Avertissement. Signes conventionnels utilisés

Avertissement. Signes conventionnels utilisés Avertissement Sauf mention contraire, les données «France» concernent la France métropolitaine et les Départements d outre-mer hors Mayotte. Les sites internet www.insee.fr et http://epp.eurostat.ec.europa.eu

Plus en détail

Compétitivité des entreprises françaises

Compétitivité des entreprises françaises Compétitivité des entreprises françaises La compétitivité dépend en premier lieu de l évolution des coûts unitaires de production et des prix relatifs des biens exposés à la concurrence internationale.

Plus en détail

FRANCE. France. La croissance devrait se redresser avec l amélioration des perspectives dans la zone euro Glissement annuel en % 4 France Zone euro

FRANCE. France. La croissance devrait se redresser avec l amélioration des perspectives dans la zone euro Glissement annuel en % 4 France Zone euro FRANCE La croissance économique devrait gagner en vigueur en 215 et 216. La baisse des prix de l énergie, l amélioration des conditions financières, le ralentissement de l assainissement budgétaire, le

Plus en détail

SUR LA SITUATION ECONOMIQUE

SUR LA SITUATION ECONOMIQUE Conférence de presse du 22 juillet 2010 SUR LA SITUATION ECONOMIQUE En vue de faire le point sur la conjoncture de l année 2010 et les tendances de 2011. Avant-propos Comme chacun sait, après plusieurs

Plus en détail

Rédigé par John Simon (auteur principal), Troy Matheson et Damiano Sandri. Points principaux

Rédigé par John Simon (auteur principal), Troy Matheson et Damiano Sandri. Points principaux POINTS DE PRESSE POUR LE CHAPITRE 3 DES PERSPECTIVES DE L ECONOMIE MONDIALE, AVRIL 2013 TELLE L HISTOIRE DU CHIEN QUI N A PAS ABOYE : L INFLATION A-T-ELLE ETE MUSELEE, OU S EST-ELLE SIMPLEMENT ASSOUPIE?

Plus en détail

Espagne: Une Reprise Fragile

Espagne: Une Reprise Fragile Focus OFP 28 Aout 2015 Frédéric Mackel (33) 1 85 08 13 73 f.mackel@oaksfieldpartners.com Timothée Sohm-Quéron t.sohm@oaksfieldpartners.com Chloe-Elizabeth Challier chloeelizabeth.challier@esade.edu Introduction

Plus en détail

abcdefg Communiqué de presse

abcdefg Communiqué de presse Communication Case postale, CH-8022 Zurich Téléphone +41 44 631 31 11 Fax +41 44 631 39 10 Zurich, le 11 mars 2010 Appréciation de la situation économique et monétaire du 11 mars 2010 La Banque nationale

Plus en détail

Principaux résultats

Principaux résultats Principaux résultats Le rapport préparé pour la réunion de l OCDE au niveau des ministres de 2001 et intitulé «La nouvelle économie : mythe ou réalité?» concluait que les technologies de l information

Plus en détail

LE MARCHE DE LA MONNAIE

LE MARCHE DE LA MONNAIE LE MARCHE DE LA MONNAIE 1 Monnaie : Formes et Fonctions 2 La Création de Monnaie 3 La Banque Centrale 4 Théories Economiques et Monnaie 5 L Inflation 1 1 La monnaie : formes et fonctions Monnaie = ensemble

Plus en détail

Macroéconomie dans une économie globalisée. Université de Lille 1, M1 EMI Année 2013 2014 Lise Patureau

Macroéconomie dans une économie globalisée. Université de Lille 1, M1 EMI Année 2013 2014 Lise Patureau Macroéconomie dans une économie globalisée Université de Lille 1, M1 EMI Année 2013 2014 Lise Patureau Chapitre 1 L ouverture des économies Introduction Tenir compte de la dimension «ouverte» de nos économies

Plus en détail

Monnaie, taux d intérêt et taux de change

Monnaie, taux d intérêt et taux de change Monnaie, taux d intérêt et taux de change Le taux de change dépend de deux facteurs: - l intérêt des dépôts en devises - le taux de change futur anticipé Pour comprendre comment sont déterminés les taux

Plus en détail

Analyse des Echanges Commerciaux de la Tunisie 3 premiers trimestres 2014

Analyse des Echanges Commerciaux de la Tunisie 3 premiers trimestres 2014 Banque Centrale de Tunisie Direction Générale des Statistiques Direction de la Balance des Paiements et de la PEG Sous direction des opérations courantes Service du commerce Extérieur Analyse des Echanges

Plus en détail

Les rendez-vous économiques et financiers

Les rendez-vous économiques et financiers Les rendez-vous économiques et financiers Les banques centrales au pilotage de l économie?... ou l Art du «Policy-mix» Novembre 2014 Prévisions 2014 & 2015 d Amundi 2014 2015 0,8% 1,3% 7,4% 7,1% Une Croissance

Plus en détail

Introduction à la Macroéconomie INGE B1 Interrogation récapitulative du mardi 10 mai 2016 : Corrigé

Introduction à la Macroéconomie INGE B1 Interrogation récapitulative du mardi 10 mai 2016 : Corrigé Introduction à la Macroéconomie INGE B1 Interrogation récapitulative du mardi 10 mai 2016 : Corrigé Question 1 : Soit un marché du travail initialement en équilibre et on observe une vague d'immigration

Plus en détail

Prix Evolution générale 2010 2014 L évolution année par année PRIX

Prix Evolution générale 2010 2014 L évolution année par année PRIX Prix Panorama Evolution générale 2010 2014 De 2010 à 2014, l indice suisse des prix à la consommation (IPC) a reculé de 0,7%. Du côté des producteurs et importateurs, l indice des prix de l offre totale

Plus en détail

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015)

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Banque Centrale de Tunisie Août 2015 1- ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL - Les statistiques préliminaires de la croissance dans les principaux

Plus en détail

Lente amélioration de la conjoncture

Lente amélioration de la conjoncture Conjoncture économique - 1 e trimestre 214 USA JPN EUR PIB PIB et Baromètre PIB Baromètre conjoncturel Marche des affaires Perspectives - NE Emploi Entrée de commandes Production Exportations Chômage Lente

Plus en détail

LE RÔLE RESPECTIF DES TAUX À COURT TERME ET DES TAUX À LONG TERME DANS LE FINANCEMENT DE L ÉCONOMIE

LE RÔLE RESPECTIF DES TAUX À COURT TERME ET DES TAUX À LONG TERME DANS LE FINANCEMENT DE L ÉCONOMIE LE RÔLE RESPECTIF DES TAUX À COURT TERME ET DES TAUX À LONG TERME DANS LE FINANCEMENT DE L ÉCONOMIE Le rôle respectif des taux à court terme et des taux à long terme dans le financement de l économie française

Plus en détail

COMMUNE DE LACANAU RAPPORT D ORIENTATIONS BUDGETAIRES POUR 2016

COMMUNE DE LACANAU RAPPORT D ORIENTATIONS BUDGETAIRES POUR 2016 COMMUNE DE LACANAU RAPPORT D ORIENTATIONS BUDGETAIRES POUR 2016 1. Eléments de contexte A. Un contexte économique en légère reprise L année 2016 est marquée par une légère reprise de la croissance. Le

Plus en détail

La politique monétaire dans les pays émergents en 2015

La politique monétaire dans les pays émergents en 2015 La politique monétaire dans les pays émergents en 2015 Résumé : On observe depuis le début de l année un assouplissement de la politique monétaire dans les principales économies émergentes. Cette tendance

Plus en détail

Reformes, dette publique et croissance economique : quelle dynamique?

Reformes, dette publique et croissance economique : quelle dynamique? Reformes, dette publique et croissance economique : quelle dynamique? La détermination d un niveau optimal de dette publique est un sujet complexe, autant lié aux exigences temporelles (soutenabilité de

Plus en détail

Enquête change-produits dérivés de gré à gré d avril 2001 Analyse des chiffres pour la France

Enquête change-produits dérivés de gré à gré d avril 2001 Analyse des chiffres pour la France Enquête change-produits dérivés de gré à gré d avril 2001 Analyse des chiffres pour la France L enquête internationale sur les transactions de change et de produits dérivés de gré à gré est effectuée tous

Plus en détail

REUNION DES MINISTRES DE L ECONOMIE ET DES FINANCES DES PAYS DE LA ZONE FRANC (PARIS, LE 02 OCTOBRE 2015)

REUNION DES MINISTRES DE L ECONOMIE ET DES FINANCES DES PAYS DE LA ZONE FRANC (PARIS, LE 02 OCTOBRE 2015) REUNION DES MINISTRES DE L ECONOMIE ET DES FINANCES DES PAYS DE LA ZONE FRANC (PARIS, LE 02 OCTOBRE 2015) CONJONCTURE ECONOMIQUE, FINANCIERE ET MONETAIRE DES ETATS MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE ET

Plus en détail

REPUBLIQUE GABONAISE UNION-TRAVAIL-JUSTICE ANNEXE SUR LA STRATEGIE D ENDETTEMENT DE L ETAT (2011-2013)

REPUBLIQUE GABONAISE UNION-TRAVAIL-JUSTICE ANNEXE SUR LA STRATEGIE D ENDETTEMENT DE L ETAT (2011-2013) REPUBLIQUE GABONAISE UNION-TRAVAIL-JUSTICE ANNEXE SUR LA STRATEGIE D ENDETTEMENT DE L ETAT (2011-2013) ACCOMPAGNANT LE PROJET DE LOI DE FINANCES DE L ANNEE 2011 SOMMAIRE INTRODUCTION... 1 I. LA SITUATION

Plus en détail

L Agroindicateur. Revenu d un milliard : un nouveau seuil? Septembre 2015

L Agroindicateur. Revenu d un milliard : un nouveau seuil? Septembre 2015 L Agroindicateur Septembre 2015 Revenu d un milliard : un nouveau seuil? La conjoncture 2015 permet d envisager que le revenu net total des entreprises agricoles québécoises devrait se situer autour d

Plus en détail

Comité du programme et budget

Comité du programme et budget F ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 28 JUIN 2010 Comité du programme et budget Quinzième session Genève, 1 er 3 septembre 2010 POLITIQUE EN MATIERE DE PLACEMENTS Document établi par le Secrétariat 1. L article

Plus en détail

Études. Les résultats des établissements de crédit en 2000 et au premier semestre 2001

Études. Les résultats des établissements de crédit en 2000 et au premier semestre 2001 Les résultats des établissements de crédit en 2000 et au premier semestre 2001 La rentabilité des établissements de crédit français a continué de progresser en 2000 et, malgré un infléchissement, s est

Plus en détail

Les annonces macroéconomiques orientent-elles encore le marché obligataire américain?

Les annonces macroéconomiques orientent-elles encore le marché obligataire américain? Craig H. Furfine (+41 61) 280 9213 craig.furfine@bis.org Les annonces macroéconomiques orientent-elles encore le marché obligataire américain? En 1999, les annonces ont continué d influer sur les cours

Plus en détail

Hausse du prix des hydrocarbures

Hausse du prix des hydrocarbures ISSN 1715-2682 Volume 1, numéro 2 17 août 2005 Hausse du prix des hydrocarbures Impact sur les équilibres financiers du Québec Sommaire 1. L augmentation du prix de l essence à la pompe depuis 1999 s explique

Plus en détail

Par le biais de cette rubrique «Photo mensuelle de l économie luxembourgeoise», la Chambre de Commerce

Par le biais de cette rubrique «Photo mensuelle de l économie luxembourgeoise», la Chambre de Commerce Photo mensuelle de l économie luxembourgeoise Par le biais de cette rubrique «Photo mensuelle de l économie luxembourgeoise», la Chambre de Commerce souhaite familiariser les lecteurs du Merkur à l évolution

Plus en détail

COMMERCE ÉLECTRONIQUE INTERENTREPRISES, TECHNOLOGIES DE L INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION ET PERFORMANCE ÉCONOMIQUE

COMMERCE ÉLECTRONIQUE INTERENTREPRISES, TECHNOLOGIES DE L INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION ET PERFORMANCE ÉCONOMIQUE COMMERCE ÉLECTRONIQUE INTERENTREPRISES, TECHNOLOGIES DE L INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION ET PERFORMANCE ÉCONOMIQUE Martin Brookes Économiste senior, Goldman Sachs Je vais diviser ma présentation en

Plus en détail

Chapitre 7. L Offre agrégée et la demande agrégée. Objectifs. Objectif: Expliquer les déterminants de l offre agrégée.

Chapitre 7. L Offre agrégée et la demande agrégée. Objectifs. Objectif: Expliquer les déterminants de l offre agrégée. Chapitre 7 L Offre et la demande Objectifs Expliquer les déterminants de l offre Expliquer les déterminants de la demande Expliquer l équilibre macroéconomique 1 2 Objectifs (suite) Expliquer les effets

Plus en détail

WORKING PAPER SERIES 2013-ECO-15

WORKING PAPER SERIES 2013-ECO-15 July 2013 WORKING PAPER SERIES 2013-ECO-15 Le Portugal menacé d insolvabilité Eric Dor IESEG School of Management (LEM-CNRS) IESEG School of Management Lille Catholic University 3, rue de la Digue F-59000

Plus en détail

n 291 Août 2014 Données générales sur la de e page 3

n 291 Août 2014 Données générales sur la de e page 3 Bulle nmensuel n 91 Août 1 Directeur de publica on : Ambroise Fayolle Rédac on : Agence France Trésor Disponible en français et en anglais http://www.aft.gouv.fr Bloomberg TREX Reuters Actualité

Plus en détail

Bulletin du FMI. La reprise de l Afrique de l Ouest menacée par la crise en Côte d Ivoire

Bulletin du FMI. La reprise de l Afrique de l Ouest menacée par la crise en Côte d Ivoire Bulletin du FMI AFRIQUE DE L OUEST La reprise de l Afrique de l Ouest menacée par la crise en Côte d Ivoire Bulletin du FMI en ligne 17 mars 2011 Marché à Monrovia (Libéria) : la crise qui persiste en

Plus en détail

La valeur de l euro par rapport au dollar et les marchés d actifs financiers et monétaires

La valeur de l euro par rapport au dollar et les marchés d actifs financiers et monétaires La valeur de l euro par rapport au dollar et les marchés d actifs financiers et monétaires Gilbert Koenig. L évolution de la valeur de l euro par rapport au dollar depuis 1999 semble déconnectée des «fondamentaux»

Plus en détail

Contribution au Conseil d analyse économique sur le basculement des cotisations patronales

Contribution au Conseil d analyse économique sur le basculement des cotisations patronales Contribution au Conseil d analyse économique sur le basculement des cotisations patronales Michel Didier et Michel Martinez 1. Les dépenses de Sécurité sociale à caractère universel (maladie, famille)

Plus en détail

Concrètement, avec une augmentation significative des volumes traités, le marché gagne encore en profondeur.

Concrètement, avec une augmentation significative des volumes traités, le marché gagne encore en profondeur. Investir sur les taux et les obligations Définition Le marché des taux d intérêts aussi connu sous le nom de «marché de la dette» est le marché le plus important en termes de volumes puisqu il s y échange

Plus en détail

2 ème session : Stratégie des acteurs : adaptations ou profondes mutations?

2 ème session : Stratégie des acteurs : adaptations ou profondes mutations? 2 ème session : Stratégie des acteurs : adaptations ou profondes mutations? 2.1 - Mutations dans l économie mondiale Michel FOUQUIN (CEPII) «La crise économique qui touche la France et l ensemble du monde

Plus en détail

I. ACTIVITES. 1. Administration

I. ACTIVITES. 1. Administration I. ACTIVITES 1. Administration Au cours de l année 2010, les organes de la Banque ont continué d exercer leurs missions conformément à la Loi n 1/34 du 2 décembre 2008 portant Statuts de la Banque de la

Plus en détail

UBS BLOC/BLOC Plus Plus de rendement lors d un marché stable.

UBS BLOC/BLOC Plus Plus de rendement lors d un marché stable. ab UBS BLOC/BLOC Plus Plus de rendement lors d un marché stable. Optimisation En achetant un BLOC (Discount Certificate), vous acquérez indirectement un sous-jacent moyennant un escompte (discount). A

Plus en détail

Rapport intermédiaire de la Banque nationale suisse au 31 mars 2015

Rapport intermédiaire de la Banque nationale suisse au 31 mars 2015 Communication Case postale, CH-8022 Zurich Téléphone +41 44 631 31 11 communications@snb.ch Zurich, le 30 avril 2015 Rapport intermédiaire de la Banque nationale suisse au 31 mars 2015 La Banque nationale

Plus en détail

LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier

LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE 1 Qui cherche à prévoir? Les entreprises Les banques Les fonds d investissement Les investisseurs institutionnels Pourquoi chercher à prévoir? Créances et dettes en devises

Plus en détail

Chapitre III :Les conditions de parités internationales. Cours de Finance Internationale UDB Babacar Sène

Chapitre III :Les conditions de parités internationales. Cours de Finance Internationale UDB Babacar Sène Chapitre III :Les conditions de parités internationales Cours de Finance Internationale UDB Babacar Sène Plan du chapitre Section 1 : La parité de pouvoir d achat Section 2 : La parité des taux d intérêt

Plus en détail

L avenir de la dette publique

L avenir de la dette publique L avenir de la dette publique Radu Nechita, de l Université de Cluj (Roumanie) est chercheur associé à l IREF. Il commente une étude sur l avenir de la dette publique présentée (en anglais) sous l égide

Plus en détail

Bilan éco Bilan éc nomique onomique Bilan éc

Bilan éco Bilan éc nomique onomique Bilan éc Bilan économique Bilan économique 2009 BASSIN D EMPLOI VENDÉE OUEST Après une année 2009 éprouvante, l économie vendéenne semble enfin s engager sur le chemin de la reprise Après avoir débuté dans un climat

Plus en détail

France-Allemagne : 20 ans d histoire économique comparée

France-Allemagne : 20 ans d histoire économique comparée GLOBAL MACRO & THEMATIC INDEPENDENT RESEARCH IN CHARTS France-Allemagne : 20 ans d histoire économique comparée Comme toutes les crises, celle que nous traversons est propice aux dogmes, jugements à l

Plus en détail

CHAPITRE I : ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

CHAPITRE I : ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL CHAPITRE I : ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL L activité économique mondiale en 2013 s est caractérisée par une reprise progressive dans les pays avancés, bien qu à des degrés variables selon les pays. Dans

Plus en détail

La monnaie. La monnaie. 1. Comment mesurer la masse monétaire? Les agrégats monétaires en France

La monnaie. La monnaie. 1. Comment mesurer la masse monétaire? Les agrégats monétaires en France La monnaie Offre et demande de monnaie Financement de l économie La monnaie 1. La masse monétaire: mesure 2. La création monétaire o le multiplicateur monétaire 3. Le rôle de la monnaie sur l économie

Plus en détail

BALANCE DES PAIEMENTS

BALANCE DES PAIEMENTS المملكة المغربية Royaume du Maroc BALANCE DES PAIEMENTS 2010 La reproduction des informations contenues dans la présente publication est autorisée sous réserve d en mentionner expressément la source Site

Plus en détail

Dans quelle mesure la politique de change en Chine influence-t-elle le taux de change euro-dollar?

Dans quelle mesure la politique de change en Chine influence-t-elle le taux de change euro-dollar? Dans quelle mesure la politique de change en Chine influence-t-elle le taux de change euro-dollar? LETTRE DE PROSPECTIVE MAI 2009 - NUMERO 15 L ors du récent sommet du G20, les autorités chinoises ont

Plus en détail

Dette et portrait financier

Dette et portrait financier L ENDETTEMENT L administration municipale a principalement recours à l emprunt à long terme pour financer ses immobilisations. Pour l essentiel, le profil de l endettement est grandement influencé par

Plus en détail

Développements. Internationaux

Développements. Internationaux Développements Internationaux Pétrole et matières premières Le cours de l or noir a baissé à nouveau Au quatrième trimestre 2015, le cours du Brent a fluctué autour de 45 $ par baril en moyenne. L offre

Plus en détail

L'économie ouverte. Y = Cd + Id + Gd + Ex

L'économie ouverte. Y = Cd + Id + Gd + Ex L'économie ouverte Dans une économie ouverte, le pays n'est pas contraint de réaliser en toute année l'équilibre entre ses dépenses et sa production de biens et services. Le pays peut dépenser plus qu'il

Plus en détail

REPUBLIQUE DU SENEGAL

REPUBLIQUE DU SENEGAL REPUBLIQUE DU SENEGAL **************************************** Un Peuple-Un But-Une Foi MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES ******************************* COMITE NATIONAL DE DETTE PUBLIQUE RAPPORT

Plus en détail

Les Crises de Balance des

Les Crises de Balance des Les Crises de Balance des Paiements Cédric Tille Institut t des Hautes Etudes Internationales ti et du Développement, et Center for Economic Policy Research (CEPR) Journée Iconomix, 14 Novembre 2012 Structure

Plus en détail

Tableau de bord annuel de l économie marocaine. Royaume du Maroc. Et de la Privatisation Direction de la Politique Economique

Tableau de bord annuel de l économie marocaine. Royaume du Maroc. Et de la Privatisation Direction de la Politique Economique Royaume du Maroc Département de l Economie, l des Finances Et de la Privatisation Direction de la Politique Economique Générale Division de l Information l 15 10 5 0-5 -10-15 Tableau de bord annuel de

Plus en détail

Bas, plus bas, négatifs : la chute irrésistible des taux d intérêt

Bas, plus bas, négatifs : la chute irrésistible des taux d intérêt Bas, plus bas, négatifs : la chute irrésistible des taux d intérêt Analyse thématique Belfius Research Février 2016 Introduction Les taux sont à un niveau historiquement bas. Pour un crédit à 10 ans, l

Plus en détail

RAPPORT SEMESTRIEL D EXECUTION DE LA SURVEILLANCE MULTILATERALE

RAPPORT SEMESTRIEL D EXECUTION DE LA SURVEILLANCE MULTILATERALE UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE La Commission UEMOA RAPPORT SEMESTRIEL D EXECUTION DE LA SURVEILLANCE MULTILATERALE Juillet 2002 S O M M A I R E INTITULES PAGES INTRODUCTION 05 1. ENVIRONNEMENT

Plus en détail

I. Conjoncture, budget et politique budgétaire (5 + 8 + 7 = 20 pts)

I. Conjoncture, budget et politique budgétaire (5 + 8 + 7 = 20 pts) ÉPREUVE ÉCRITE Ministère de l Éducation nationale et de la Formation professionnelle EXAMEN DE FIN D ÉTUDES SECONDAIRES TECHNIQUES Division administrative et commerciale Section : CG / CC BRANCHE : ECONOMIE

Plus en détail

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Chapitre 5 Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Introduction (1/3) Dans le chapitre 4, on a étudié les aspects tactiques de la politique monétaire Comment la BC utilise les instruments

Plus en détail

Politique Internationale d Achat de Cacao

Politique Internationale d Achat de Cacao Politique Internationale d Achat de Cacao Version : Juillet 2015 Nos exigences Le Groupe ALDI Nord (ci-après : «ALDI Nord») revendique d agir de manière honnête, responsable et fiable. Nos valeurs de commerce

Plus en détail

LES DETERMINANTS DU TAUX DE CHANGE

LES DETERMINANTS DU TAUX DE CHANGE CHAPITRE 4 LES DETERMINANTS DU TAUX DE CHANGE 4.1 Introduction : Le taux de change est le prix de la monnaie nationale contre une devise étrangère, ce prix peut être fixé par les autorités monétaire dans

Plus en détail

Un choc pétrolier très différent dans ses origines et ses conséquences économiques

Un choc pétrolier très différent dans ses origines et ses conséquences économiques Direction des Etudes Economiques Le septembre Un choc pétrolier très différent dans ses origines et ses conséquences économiques Le choc n est plus du côté de l offre Malgré quelques pauses, la tendance

Plus en détail

Banque de la République d Haïti. Bulletin Statistique 36 Juillet - Septembre 2000

Banque de la République d Haïti. Bulletin Statistique 36 Juillet - Septembre 2000 Banque de la République d Haïti Bulletin Statistique 36 Juillet - Septembre 2000 Table des matières Avertissement...5 I- Statistiques monétaires et financières Tableau 1.1 Principaux indicateurs monétaires...10

Plus en détail

FLASH ÉCONOMIE. L anticipation de l action des Banques Centrales l emporte sur les mécanismes normaux de l économie RECHERCHE ÉCONOMIQUE

FLASH ÉCONOMIE. L anticipation de l action des Banques Centrales l emporte sur les mécanismes normaux de l économie RECHERCHE ÉCONOMIQUE ÉCONOMIE RECHERCHE ÉCONOMIQUE er juillet N 78 L anticipation de l action des Banques Centrales l emporte sur les mécanismes normaux de l économie L exemple présent du Royaume-Uni montre à nouveau le rôle

Plus en détail

Pétrole, euro, BCE : de bonnes nouvelles pour relancer la croissance (suite)

Pétrole, euro, BCE : de bonnes nouvelles pour relancer la croissance (suite) Pétrole, euro, BCE : de bonnes nouvelles pour relancer la croissance (suite) 2 ème partie : La baisse de l euro Nous avons fréquemment souligné sur ce blog (encore dernièrement le 29 septembre 2014) l

Plus en détail

ROYAUME DU MAROC MINISTÈRE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES

ROYAUME DU MAROC MINISTÈRE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES 2008 ROYAUME DU MAROC MINISTÈRE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES RAPPORT DE LA DETTE EXTERIEURE PUBLIQUE Direction du Trésor et des Finances Extérieures Mars 2009 SOMMAIRE ACRONYMES ET ABRÉVIATIONS 3 PRINCIPALES

Plus en détail