Carsten PETER, Université d Osnabrueck

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1 LES MAINS VISIBLES DANS LA GESTION DES CONNAISSANCES EN FINANCE? L APPROCHE DES RESEAUX A TRAVERS L EXEMPLE DU CAPITAL INVESTISSEMENT ET LE ROLE DES CENTRES DE FINANCE Carsten PETER, Université d Osnabrueck Contribution préparée pour la 8ème Rencontre Internationale des Jeunes Chercheurs (RIJC) / Conférence WISH Angers 2010 Contact Carsten PETER Université d Osnabrueck Institut de Géographie Seminarstraße 19a/b Osnabrück (Allemagne) Abstract : Financial actors like banks, private equity firms and others follow different strategies of knowledge management supporting their investment decisions and reducing investment risks. An analysis of private equity (including venture capital) investments shows that private equity firms strategies integrate and rely on the exchange of knowledge with various external partners. This paper will theoretically discuss and empirically examine in what type of relationships and positions private equity firms are involved and how this translates into knowledge management and network strategies. In particular it will explore the geographical framework of private equity networks and how private equity firms knowledge management connects and integrates regional and supraregional partners and networks. This perspective on private equity networks that focuses on the relational aspects of interaction helps to understand the sometimes contradictory developments of financial markets and offers a complementary perception on the regulation of financial markets in time of the crisis. 1

2 LES MAINS VISIBLES DANS LA GESTION DES CONNAISSANCES EN FINANCE? L APPROCHE DES RESEAUX A TRAVERS L EXEMPLE DU CAPITAL INVESTISSEMENT ET LE ROLE DES CENTRES DE FINANCE 1. Introduction Les banques et plus globalement les acteurs de la finance poursuivent des stratégies variées afin de collecter des informations pertinentes destinées à éclairer leurs décisions de financements et d investissements. Le financement des entreprises par les banques et en particulier la provision des crédits aux petites et moyennes entreprises (PME) a considérablement changé au cours des dernières décennies. On observe un amoindrissement des relations confidentielles et fréquentes entre le prêteur et le bénéficiaire du crédit, au profit de procédures plus standardisées et de relations plus éloignées. Ce changement organisationnel est associé à une concentration des capacités et des infrastructures de la décision bancaire. Il en résulte une délocalisation de l arbitrage des risques qui renforce la polarisation géographique dans des centres de finance nationaux, tandis que les centres régionaux perdent de l importance. Cette nouvelle approche de la gestion des connaissances néglige le contexte ainsi que les potentialités professionnelles et personnelles du bénéficiaire. Cette forme de maîtrise des risques a contribué en outre, suite à la commodification des dettes en particulier celles des clients privés à la crise financière. À côté d une nouvelle régulation des marchés financiers au niveau national et international, cette contribution propose de compléter et d accompagner la démarche régulatrice par une appréhension différente de la gestion des connaissances et des risques des acteurs de la finance privilégiant les interconnexions : l approche réseau. La contribution décrit cette approche à travers l exemple des investissements sous forme de capital investissement y compris de capital-risque. La perspective que représente l étude du capital investissement est particulièrement intéressante grâce à l organisation régionale des sociétés de capital investissement en France, en Allemagne et dans d autres pays. 1 Cet article explorera les raisons de cette structuration en analysant comment les sociétés de capital investissement gèrent leurs connaissances et leurs risques. L article montrera que leur stratégie est 1 B. Klagge et C. Peter, Wissensmanagement in Netzwerken unterschiedlicher Reichweite: das Beispiel des Private equity- Sektors in Deutschland, (2009) Zeitschrift für Wirtschaftsgeographie 53 2

3 différente de celle des établissements bancaires. Les sociétés de capital investissement poursuivent des stratégies de la gestion des connaissances du network mode, contrairement au relationship mode et au data mode qui caractérisent la provision des crédits par les banques. 2 L idée générale est que le mode de la gestion des connaissances et des risques influence la structure organisationnelle et géographique des fournisseurs de capital. Cet argument est lié à l importance des connaissances dans les affaires financières. La création, le transfert et l usage des connaissances sont pertinents pour la décision d investir et la provision du crédit et du capital en général. 3 Mais les informations ou les connaissances du marché financier sont souvent opaques, imparfaites et asymétriques. En conséquence, la provision du capital est liée à des risques et à des incertitudes. La contribution présentera, en fonction des différents modes, la manière dont les fournisseurs de capital gèrent cette situation incertaine. La deuxième section introduira le relationship mode et le data mode de la gestion des connaissances et expliquera leurs structures organisationnelles et géographiques. Le relationship mode est associé à une structure plutôt décentralisée tandis que le data mode encourage la centralisation. Cette section montrera les impacts du passage du premier mode au deuxième pour l attribution du crédit et la manière avec laquelle ce changement a renforcé la centralisation du secteur financier. La troisième section présente le network mode, lequel s est développé dans le contexte de la provision du capital investissement. Tandis que le relationship et le data mode sont caractérisés par la relation entre deux acteurs les banques et leurs clients, le network mode intègre des acteurs divers. En conséquence, ce dernier mode de gestion des connaissances est plus complexe, et il a des conséquences géographiques. L intérêt de cette contribution est de montrer comment le network mode influence la structure organisationnelle et géographique de la provision du capital investissement. En s appuyant sur des réseaux avec des nœuds dans des centres de finance régionaux, les sociétés de capital investissement élargissent leurs accès aux connaissances et participent à la revitalisation de ces centres. La contribution étudie cette proposition en analysant la gestion des connaissances des 2 B. Klagge et C. Peter, Knowledge Management in the Network Mode: The Case of Private Equity and the Role of Regional Financial Centers, (manuscript 2010) 3 M. H. Grote, V. Lo et S. Harrschar-Ehrnborg, A Value Chain Approach to Financial Centers, (2002) Tijdschrift voor Economische en Sociale Geografie, 93; V. Lo, Wissensbasierte Netzwerke im Finanzsektor: das Beispiel des Mergers & Acquisitions-Geschäfts (Gabler 2003) 3

4 sociétés de capital investissement en France. La France est un cas intéressant car elle présente une forte centralisation des centres de décision et de la gestion des connaissances à Paris. La quatrième section résumera les résultats et exposera synthétiquement les implications pour le secteur financier en France en général. 2. Les modes de la gestion des connaissances dans la provision du crédit : Du relationship au data mode A l origine, les banques entretenaient des relations proches et confidentielles avec leurs clients, grâce à des interactions fréquentes et une connectivité personnelle issue de contacts en face-à-face. Ces liens tissés avec les PME leur permettaient de connaître en permanence la viabilité économique de leurs clients, pour pouvoir leur accorder ou non une demande de crédit, par exemple. Mode d échange bilatéral, le relationship mode traduit l idée que les risques associés à la provision du crédit sont évalués lors d entretiens réguliers pendant lesquels différents types de connaissances y compris des connaissances tacites sont échangés, transférés et créés (tableau 1). Traditionnellement, la majorité des PME avaient un interlocuteur financier unique avec lequel elles réglaient la plupart de leurs opérations financières. Le relationship mode est caractérisé par une structure organisationnelle et géographique décentralisée dans laquelle les agences bancaires gèrent les clients locaux. Cette proximité facilite les contacts physiques, le développement des relations confidentielles et, en conséquence, l échange de connaissances tacites. L accord donné à une demande de crédit se passe localement et tient compte des différents types de connaissances et du contexte. Cette décision est toujours spécifique au cas par cas, et donc, d une certaine façon, subjective. Par conséquent, népotisme et lock-in sont les dangers du relationship mode. Le mode d échange bilatéral présente un autre inconvénient fonctionnel. Il nécessite des ressources humaines nombreuses, à l origine de coûts élevés. Ces facteurs, associés aux transformations structurelles du secteur financier, ont provoqué un changement de la gestion des connaissances dans la provision du crédit. 4

5 Tableau 1 : Les modes de la gestion des connaissances 4 Connaissances Contacts et relations Procédures d analyse et de décision Organisation et géographie Effets secondaires positifs Relationship Mode Complètes, Y compris des connaissances tacites Interaction fréquente, contacts formels, informels et face-à-face, relations confidentielles, souvent contexte commun Spécifiques, au cas par cas, individuelles, subjectif Structure des compétences décentralisée avec importance des agences locales et régionales Echange et création commune de divers types de connaissances Dangers et problèmes Népotisme, lock-in, importance de la main d œuvre et des coûts Data Mode Connaissances codifiées, notamment données numériques (p. ex. bilan) Destinés à des fins déterminées, contacts formels, face-à-face non nécessaire, réglés par des critères formels Standardisées, informatisées, objectif Potentialités pour concentration et centralisation des compétences et l expertise La standardisation de la collecte des données facilite les références et les analyses comparatives Néglige le facteur humain, contexte et innovations Au cours des deux dernières décennies lesquelles ont été marquées par les nouvelles technologies dites de l information et de la communication (N.T.I.C.), de nouvelles formes de régulation ainsi que d autres développements ont intensifié la compétition sur le marché financier, et en particulier entre les banques. 5 Cette situation a amené les établissements financiers à réaliser des économies d échelle et à réduire leurs coûts. Le résultat est concluant. Le secteur bancaire a été consolidé et l offre de services financiers dont le crédit fait partie bénéficie de nouvelles approches. L usage des N.T.I.C. et l application de la nouvelle régulation de la solvabilité (Bâle II) ont mené à des procédures de gestion des connaissances plus standardisées le data mode. Avec le data mode, les échanges entre le bénéficiaire du crédit et la banque sont réduits et uniformisés. Lors de la constitution de son dossier de demande de crédit, le client transmet des données sur sa situation économique. La banque analyse ces données (bilan financier et autres données numériques) avant de décider d accorder ou non son aide financière. Ces renseignements sont codifiés et secrets mais 4 B. Klagge et C. Peter, Knowledge Management in the Network Mode: The Case of Private Equity and the Role of Regional Financial Centers, (manuscript 2010) 5 N. Marshall, C. J. S. Gentle, S. Raybould et M. Coombes, Regulatory Change, Corporate Restructuring and the Spatial Development of the British Financial Sector, (1992) Regional Studies 26; J. Pollard, Small Firm Finance and Economic Geography, (2003) Journal of Economic Geography 3; J. Pieper, Banken im Umbruch, (Lit 2005) 5

6 mobiles et faciles à transférer. Le contact entre le bénéficiaire et le décideur du crédit est limité au transfert des données et du capital. Par conséquent le contact en faceà-face et la connectivité relationnelle ne sont pas nécessaires. S il se conforme au data mode, le décideur bancaire néglige complètement la situation du bénéficiaire, ses ressources professionnelles et personnelles ainsi que ses capacités d innovation. Toutefois, le data mode présente l avantage de limiter le danger de népotisme. De plus, quand les procédures de provision et d évaluation des données sont standardisées, elles offrent des potentialités d informatisation, d analyses comparatives (benchmark studies) et de centralisation de l infrastructure bancaire. Ce changement du relationship au data mode a transformé fondamentalement la structure organisationnelle et géographique du secteur financier et des banques en particulier. Cette mutation est caractérisée par une concentration et une centralisation des compétences et des fonctions de décision dans des sièges sociaux ainsi que par le développement des procédures plus standardisées et formalisées. 6 La commodification des crédits et des risques associés est l une des conséquences de cette standardisation des services financiers et de l arbitrage des risques. Le data mode a pour défaut principal de rendre les banques insuffisamment informées sur la solvabilité de leurs clients. En plus, la vente multiple des crédits standardisés sous forme de fonds commun de placement néglige les possibilités de contrôle par les acheteurs. Ce manque de connaissances est l une des origines de la crise financière actuelle. 7 Le changement au data mode se traduit aussi par une réduction de la taille et du nombre des succursales bancaires. Or, la transformation des structures organisationnelles des banques, associée à un recul de la structure décentralisée, restreignent les conditions du financement des entreprises, en particulier des PME. Si traditionnellement, les conseillers clientèles attachés à une agence soutiennent les entreprises dans leurs démarches d obtention de capital et les aident à régler leurs affaires financières, aujourd hui, les clients n ont plus de contact avec les décideurs de financement. Ils transmettent leurs dossiers standardisés à un personnel moins compétent, bureaucratique et encouragé à vendre des services préfabriqués et standardisés. Associées aux nouvelles règles de Bâle II, les conditions pour l attribution de crédits se sont aggravées pour certaines 6 G. Clark et N. Thrift, FX Risk in Time and Space: Managing Dispersed Knowledge in Global Finance, (2003) Spaces V. V. Acharya et M. Richardson, Causes of the Financial Crisis. (2009) Critical Review 21; J. E. Stiglitz, The Anatomy of a Murder: Who killed America s Economy? (2009) Critical Review 21; J. B. Taylor, Economic Policy and the Financial Crisis: An Empirical Analysis of what went wrong, (2009) Critical Review 21 6

7 catégories d entreprises. Les PME qui disposent d un capital propre réduit comme les jeunes pousses (start-up) rencontrent des difficultés pour recevoir des crédits, ou en obtiennent avec des intérêts plus élevés. Dans ce contexte, le capital investissement propose une forme alternative de financement et améliore simultanément la situation du capital propre ainsi que l accès aux crédits banquiers à venir Le capital investissement comme forme alternative de financement et la gestion des connaissances dans le network mode Le capital investissement consiste à prendre des participations dans le capital des entreprises non cotées. Les sociétés de capital investissement s intéressent aux entreprises dynamiques, c est-à-dire actives dans des secteurs innovateurs et progressifs. Si les sociétés de capital investissement cherchent à augmenter la valeur de leurs apports, la perte de valeur et l échec total sont des risques notables pour elles. Contrairement au crédit, la provision de capital investissement n est pas garantie. Autrement dit, l engagement du capital investissement peut donner lieu à d importants bénéfices, mais il est aussi associé à des risques d échec considérables. 9 Pour réduire ces risques, les sociétés de capital investissement développent des stratégies différenciées de la gestion des connaissances. Afin d examiner comment ces investisseurs obtiennent un accès aux connaissances pertinentes en France, l auteur a interviewé 11 cadres des sociétés de capital investissement à Paris et à Lyon. En outre, il a réalisé 16 entretiens avec des prestataires de service à Angers, Paris et Lyon. Ces entretiens ont été menés dans le cadre d un projet de recherche international sur la gestion de connaissances des sociétés de capital investissement qui comprend au total 96 entretiens en France, en Allemagne et en Angleterre. 8 M. Haemmig, The Globalization of Venture Capital. A Management Study of International Venture Capital Firms, (Paul Haupt 2003) 9 P. Gompers et J. Lerner, J., The Venture Capital Revolution. (2001) Journal of Economic Perspectives 15; P. Gompers et J. Lerner, The Venture Capital Cycle. (MIT Press, 2nd édition, 2004) 7

8 3.1 La relation entre la société de capital investissement et son portefeuille : le relationship mode Les sociétés de capital investissement interagissent fortement avec leurs entreprises en portefeuille afin de gérer l asymétrie des connaissances et les risques qui s ensuivent. Dans ce contexte, au cours de l audit décisionnel (due diligence), l investisseur évalue la progressivité, les opportunités et les risques que représente cette prise de participation. Après l apport de capital, la société de capital investissement suit le développement de l entreprise bénéficiaire en lui apportant des connaissances, des contacts et parfois même en participant au comité de décision ou au conseil d administration. 10 Le directeur d une société de capital investissement à Lyon explique son engagement à travers cette métaphore filée : Par contre, on veut vraiment être proche de lui [le PDG] sur le porte-bagages pour qu'il nous entende. C'est-à-dire que, si jamais il ne sait pas s'il faut aller à droite ou à gauche, s'il faut tourner les pédales plus vite ou moins vite, on est systématiquement là pour répondre à ses questions. La proximité spatiale allège l échange des connaissances dans des relations proches. C est pourquoi les sociétés de capital investissement et les entreprises en portefeuille ont tendance à être localisées à proximité, dans la même région ou tout au plus à deux ou trois heures de voyage. 11 Ceci se montre également en France, où la majorité des sociétés de capital investissement se localisent à Paris/Ile-de-France et à Lyon. Les régions françaises les plus importantes pour leur nombre et pour la taille de provision du capital investissement sont l Ile-de-France et les régions limitrophes ou accessibles avec les lignes TGV comme Les Pays de la Loire et la Région Centre. Loin derrière la Région-capitale, Rhône-Alpes, grâce à Lyon, regroupe le plus de sociétés de capital investissement de province. Avec Provence- Alpes-Côte d Azur, elle constitue le deuxième pôle d investissements en France. 12 La relation entre les sociétés de capital investissement et leur portefeuille montre que la provision du capital investissement est caractérisée par le relationship mode de la gestion des connaissances. Les interactions fréquentes, les contacts en face-à-face et les relations confidentielles témoignent de la connectivité relationnelle et de son 10 P. Gompers et J. Lerner, J., The Venture Capital Revolution. (2001) Journal of Economic Perspectives M. A. Zook, The Knowledge Brokers: Venture Capitalists, Tacit Knowledge and Regional Development, (2004) International Journal of Urban and Regional Research 28; R. Martin, C. Berndt, B. Klagge et P. Sunley, Spatial Proximity Effects and regional Equity Gaps in the Venture Capital Market: Evidence from Germany and the UK, (2005) Environment and Planning A AFIC, Activité des Acteurs Français du Capital Investissement en 2008, (Paris 2009) 8

9 impact pour l échange et le développement des connaissances. Néanmoins, une analyse détaillée du processus de l investissement lui-même offre plus de résultats concernant les relations et la gestion des connaissances. 3.2 Échange de connaissances dans des réseaux : Le network mode L analyse du processus de capital investissement montre que les sociétés de capital investissement échangent et créent des connaissances avec des partenaires externes et diverses. 13 Cette stratégie de gérer des connaissances et des risques est caractéristique du network mode, lequel est associé à une structure organisationnelle et géographique relativement complexe. Figure 1 : Partenaires et relations des sociétés de capital investissement 13 B. Klagge et C. Peter, Wissensmanagement in Netzwerken unterschiedlicher Reichweite: das Beispiel des Private equity- Sektors in Deutschland, (2009) Zeitschrift für Wirtschaftsgeographie 53 9

10 Les partenaires présentés par la figure 1 sont intégrés dans différentes phases du processus de capital investissement. 14 D autres partenaires n apparaissent pas sur la figure. Il s agit des investisseurs (institutionnels), des entreprises en portefeuille et des autres sociétés de capital investissement. L ensemble de ces acteurs et leurs relations forment des réseaux de relation. Le caractère des relations (par exemple, contractuel ou informel), ainsi que la fréquence des contacts entre la société de capital investissement et ses partenaires varient selon la phase d investissement et le type de connaissances. En outre, certains partenaires sont régionaux ou localisés dans la même ville ou rue, tandis que d autres sont nationaux ou internationaux. Parmi les partenaires régionaux, trouve-t-on des entreprises en portefeuille (cf 3.1), certains prestataires de service ainsi que d autres sociétés de capital investissement. Les relations avec les avocats et les experts-comptables sont particulières et caractérisées par le relationship mode. Les sociétés de capital investissement coopèrent régulièrement avec le même avocat ou expert-comptable dans des phases différentes et lors de transactions variées. Puisque les partenaires échangent des connaissances sensibles et de confiance, leurs relations sont proches et requièrent des contacts fréquents et souvent en face-à-face. C est pourquoi la proximité spatiale entre les partenaires soutient l échange des connaissances confidentielles. Un prestataire de service explique : [ ] Voilà, ça ce sont des choses qu on ne peut pas forcément écrire, mais qu'il est important de pouvoir un peu transmettre oralement. Et c'est mieux. On pourrait le faire par téléphone, mais après, c'est quand même mieux d'avoir une réunion, de se voir, de faire les choses physiquement. Toutefois, les sociétés de capital investissement complètent leurs relations avec leurs avocats et experts-comptables sous formes de mandat et de contrat par des contacts informels et réciproques. Les partenaires échangent continuellement des connaissances sur des entreprises et sur l économie régionale, ce qui offre aux sociétés de capital investissement des opportunités de participation (deal flow). Un directeur d une société de capital investissement à Lyon explique : Tous ces réseaux dont je parlais tout à l'heure, notamment ces contacts réguliers avec des banquiers, avec des avocats, avec des experts-comptables, enfin un peu 14 S. Schefczyk, Finanzieren mit Venture Capital Grundlagen für Investoren, Finanzintermediäre, Unternehmer und Wissenschaftler, (Schäffer-Poeschel 2000); P. Gompers et J. Lerner, J., The Venture Capital Revolution. (2001) Journal of Economic Perspectives 15; M. Haemmig, The Globalization of Venture Capital. A Management Study of International Venture Capital Firms, (Paul Haupt 2003) 10

11 tout cet environnement de conseil du chef d'entreprise, c'est pas des contacts que vous pouvez formaliser puisque c'est des gens qui par nature sont indépendants. [ ] Et donc on est vraiment dans l'échange et le partage d'informations. Et donc ça c'est plus du relationnel développé un peu de façon personnelle avec des gens avec lesquels on s'entend bien, avec lesquels on se comprend bien, et puis surtout quand on voit que le donnant-donnant fonctionne bien. D autres acteurs régionaux ne sont intégrés que marginalement dans le processus de capital investissement. Ces partenaires représentants des chambres de commerce et d industrie, représentants d incubateurs, des agences de la promotion de l économie régionale, des associations professionnelles, des établissements de recherche ainsi que des entreprises et d autres sociétés de capital investissement dans la région fournissent des connaissances sur l économie régionale. Les sociétés de capital investissement développent des réseaux avec eux afin d augmenter leur deal flow. Un expert interviewé souligne l importance de l adhésion aux organisations régionales comme stratégie pour développer des réseaux et augmenter le deal flow : Je suis membre de Lyon Place Financière et Tertiaire depuis au moins une douzaine d'années. Et donc à ce titre-là, je rencontre la place financière à différents éléments. [ ] Actuellement, je suis co-président d'une commission sur [XY]. Donc à ce titre-là, je rencontre des banquiers, je rencontre des entrepreneurs, etc. Donc si vous voulez, ce sont des occasions de réseaux. En complétant leurs réseaux régionaux, les sociétés de capital investissement développent stratégiquement des contacts avec des experts nationaux et internationaux. Ca faisant, elles acquièrent des connaissances spécifiques ainsi que d autres ressources comme du capital. Les relations avec ces partenaires sont basées sur des contrats qui définissent leur contribution aux cas spécifiques. Néanmoins, ces experts donnent également des indications informelles dans d autres phases (cf fig. 1). Pour des connaissances spécifiques, les sociétés de capital investissement cherchent toujours le meilleur expert disponible. Afin de le trouver, elles profitent de leurs contacts existants et des réseaux qu elles ont établis en participant aux conférences, foires et autres évènements dont elles peuvent trouver utilité. La sélection des experts dépend en premier lieu de l expertise demandée et moins de l accessibilité par la proximité spatiale. Le directeur d une société de capital investissement basée à Lyon remarque : 11

12 Partout, pas forcément en Rhône-Alpes. Le meilleur, et puis quelqu'un qui a envie, qui vous apporte, avec lequel vous avez une bonne relation, qui est prêt à être un peu disponible aussi et qui joue bien ce rôle-là. Mais il n'est pas forcément en Rhône-Alpes. Les conseillers d entreprise sont le plus souvent localisés dans les grandes villes, en particulier à Paris, mais aussi à Lyon, Nantes, Lille et Strasbourg. Cependant, les experts industriels qui ont des connaissances spécifiques liées à une industrie, une technologie ou un secteur se trouvent partout en France ou au-delà. Ils habitent proche de leurs activités principales comme président-directeur général, entrepreneur ou chercheur. Parmi les partenaires des sociétés de capital investissement, trouve-t-on aussi des experts financiers tels que des conseillers en fusion et acquisition, des conseillers de cotation en bourse, des placement agents 15 ainsi que des banques. Ces experts sont pour la plupart localisés dans des centres de finance internationaux comme Paris, Francfort et Londres. Néanmoins, quelques conseillers et banques ont des bureaux ou même leur siège social à Lyon. Depuis quelques années, ces installations à Lyon sont même en recrudescence. Si ces équipes servent d abord des clients y compris des sociétés de capital investissement dans le Sud-Est de la France, quelques-unes sont actives dans toute la France. La gestion des connaissances des sociétés de capital investissement s entend également dans les liens tissés avec les autres sociétés concurrentes. La relation avec ces autres sociétés de capital investissement est plurielle. Outre l inévitable compétition, elle est à l origine d échanges informels et peut même aboutir au coinvestissement (syndication). L investissement commun dans la même entreprise a plusieurs avantages : les partenaires partagent les risques associés au financement en particulier celui des jeunes pousses et franchissent la distance spatiale. 16 En plus, le co-investissement diversifie le portefeuille des sociétés de capital investissement et leur permet d apprendre des unes des autres. Avant tout, en investissant ensemble, les sociétés de capital investissement profitent des réseaux et des ressources du partenaire. 17 Toutefois, pour atteindre l effet escompté, ces 15 La société de capital investissement engage un placement agent de trouver des personnes aisées et des organisations qui ont l intérêt à investir dans un fonds de capital investissement. 16 J. Lerner, The Syndication of Venture Capital Investments, (1994) Financial Management 23; M. Fritsch et D. Schilder, Is Venture Capital a regional Business? The Role of Syndication, (2006) Freiberg Working Papers O. Sorensen et T. E. Stuart, Syndication Networks and the Spatial Distribution of Venture Capital Investments, (2001) American Journal of Sociology

13 sociétés doivent délimiter soucieusement leurs relations coopératives et compétitives. Le directeur d une société de capital investissement à Lyon explique que sa société coopère parfois avec d autres sociétés de capital investissement, alors que, lors d autres transactions, elles sont concurrentes : Ce qui n'empêche pas qu'il y ait une forte concurrence, mais on travaille en syndication, donc on a des relations très proches avec beaucoup d'acteurs de la place, ou hors place d'ailleurs. Pour résumer, cette recherche s efforce de montrer que les sociétés de capital investissement identifient et sélectionnent stratégiquement leurs partenaires au cours du processus d investissement dans des lieux différents. Pour cela, elles développent activement des contacts et des réseaux via des mesures différentes : - Adhésion à des associations et comités régionaux, professionnels et spécifiques (chambres de commerce et d industrie, associations professionnelles) - Participation aux conférences, foires, évènements (portant notamment sur le capital investissement, le transfert de technologie et le financement des entreprises) - Coopération avec des banques, des prestataires de services et d autres sociétés de capital investissement En suivant ces stratégies, et pour investir avec succès, les sociétés de capital investissement reconnaissent l impact des réseaux de partenaires qui fournissent différents types de connaissances. Le cas du capital investissement montre que le network mode offre une nouvelle perspective pour gérer des connaissances dans le secteur financier. En s appuyant sur différents types de relations avec des experts multiples en termes de profession et de localisation, les acteurs de la finance peuvent développer des connaissances afin de gérer les risques et éviter des lockins ainsi que des crises. Cependant, le network mode est accompagné de transformations organisationnelles et géographiques. 4. Discussion synthétique La contribution s est attachée à expliquer comment la gestion des connaissances et des risques dans le secteur financier influence sa structure organisationnelle et géographique. Les trois modes relationship, data et network mode diffèrent par le type de connaissances échangées, les partenaires intégrés et le rôle et le caractère 13

14 des relations respectives. Le changement du relationship au data mode pour la provision du crédit montre comment un nouveau mode de la gestion des connaissances aboutit à des transformations organisationnelles (concentration et hiérarchisation) et géographiques (centralisation) des acteurs et des activités. L exemple de la France montre que le network mode implique des structures complexes. Ces structures associent différents acteurs ainsi que des réseaux régionaux et suprarégionaux avec des nœuds à Paris et dans des centres de finance régionaux. Ces centres régionaux abritent des sociétés de capital investissement et constituent des points d angles dans leurs stratégies de gestion des connaissances. Les réseaux régionaux émettent des connaissances sur l économie régionale et sont, de la sorte, pertinents pour générer du deal flow ainsi que pour sélectionner et suivre les entreprises en portefeuille. De nombreux centres de finance régionaux offrent également une variété de prestataires de service qui jouent un rôle dans le processus du capital investissement. Les avocats et experts-comptables qui apportent des connaissances sensibles bien que souvent standardisées font partie des partenaires locaux. Cependant, les sociétés de capital investissement cherchent des connaissances spécifiques en termes de technologie, d industries, de marchés et de services financiers au niveau national ou même international. Ainsi donc, bien que les centres de finance régionaux profitent des activités du capital investissement, le potentiel de compensation de l érosion des compétences financières induite par la centralisation des banques et de la provision du crédit est limité. Lyon, centre financier, est un cas particulier. La métropole rhodanienne compte une communauté de capital investissement vive qui investit dans le Sud-Est et même dans tout le Sud de la France. Les sociétés de capital investissement lyonnaises qui sont indépendantes, ou annexes des sociétés parisiennes, suivent des stratégies régionales. Elles profitent du soutien des avocats et experts-comptables spécialisés qui proposent leurs services à des coûts moins élevés qu à Paris, ainsi que de l aide d autres prestataires de service en finance, en gestion et en technologie implantés dans la région. Cette dynamique s explique par le tissu économique lyonnais et régional, par les infrastructures de transport favorables et la qualité de vie. Lyon apparaît comme le seul site en France où le capital investissement a initié un développement qui conforte la ville dans sa vocation de centre financier. 14

15 Pour l avenir, les résultats de la recherche sur le cas de la France voient se dessiner un système financier gigogne : Paris demeure le seul centre financier international en France qui domine le marché banquier et boursier. Lyon se développe comme un centre secondaire grâce à sa position supérieure en région (hors Paris) et à des compétences fortes en capital investissement. Les autres centres régionaux, quant à eux, servent principalement leurs marchés régionaux. Le network mode, qui exige une structure organisationnelle et géographique plus complexe et réflexive, constitue une perspective alternative pour gérer des connaissances dans des transactions financières à grands risques. C est pourquoi, ce mode éveille une réorientation concernant l exécution des affaires financières notamment au regard de la crise financière et propose ainsi une vision complémentaire à la discussion sur la régulation des marchés financiers. 15

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