note(s) #01 deux six neuf treize quinze sommaire Éditorial, Philippe Berthaut édito Premières rencontres, 12 octobre 2002

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1 note(s) : le bulletin de liaison de l atelier recherche de la Boutique d Écriture du Grand Toulouse. ISSN en cours. sommaire un Éditorial, Philippe Berthaut deux Premières rencontres, 12 octobre 2002 six Atelier n 1, 12 octobre 2002, animé par Hervé Piekarski : L écriture fragmentaire neuf Atelier n 2, 16 novembre Comte-rendu de quelques problématiques - Un projet d écriture en réseau d atelier : le Pays mur treize Atelier n 3, 14 décembre 2002 : À propos des pratiques d écriture en atelier quinze Le Pays mur : textes écrits à partir d un premier dispositif (extraits) Une publication de la Boutique d Écriture du Grand Toulouse Hôtel de Ville Tournefeuille Tél Fax Directrice de publication : Dany Buys Rédaction en chef : Valérie Griffi Rédaction : Geneviève Rojtman Comité de rédaction : Caroline Durand, Jean-Noël Soumy, Philippe Berthaut. Maquette, réalisation : (deluxe. De quelle instance s'autoriser pour conduire un atelier d'écriture? De diplômes universitaires? Il y en a peu et depuis peu. Le plus proche est à Montpellier chez nos amis de la Boutique d'écriture. D'une pratique d'enseignant de français? Bien sûr! Saluons ici les pionniers du GFEN. D'avoir écrit des livres qu'un éditeur a bien voulu accepter? C'est le plus courant. Il y a aussi des formations proposées par Aleph, Bing, le Cyclope, l'art cru, etc. Mais, la plupart du temps, l'animateur d'atelier ne s'autorise que de lui, de sa propre expérience dans la langue, le plus souvent après une longue pratique un peu sauvage et chaotique. C'est pour cela que dès la création de la Boutique d'écriture de Tournefeuille en 1999, j'ai proposé la mise en place d un atelier de réflexion autour de cette discipline, à mes yeux nouvelle, qu'est l'atelier d'écriture. Il s'adressait à toute personne désireuse de partager sa pratique de conduite d'atelier. Une dizaine de personnes accompagnèrent les débuts quelque peu flottants de cet atelier formation/recherche, où très vite fut abandonné le terme de formation. Restait la recherche. édito Très vite l'atelier prit son rythme un samedi par mois. Nous partagions nos pratiques, nous expérimentions nos dispositifs, nous confrontions nos conceptions, nous invitions d'autres animateurs d'ateliers comme Hervé Piekarski (Montpellier), Cathy Barreau (l'atelier du Manège de La Roche-sur-Yon) qui furent des moments très forts pour le groupe. Aujourd'hui, l'atelier recherche, pour cause de développement, est devenu atelier de la Boutique d'écriture de l'agglomération du Grand Toulouse, et comprend plus d une vingtaine de personnes. Cela me conforte dans l'idée que manquait réellement un lieu de réflexion sur les pratiques, à la fois exigeant et souple. Et maintenant l'atelier recherche se dote avec cette publication d'un outil supplémentaire pour conserver les traces de son travail. Elle nous aidera à creuser encore plus le territoire des écritures en atelier, pour lui donner de nouvelles autonomies. La seule réponse tenable pour apprendre à connaître nos différentes manières de travailler c'est de le faire ensemble, dans le respect et l'écoute des spécificités de chacun. Philippe Berthaut note(s) #01 #01 - Janvier un

2 Boutiques d Écriture de Tournefeuille, de Montpellier et du Grand Toulouse 1ères Rencontres Octobre 2002 intervenants Michèle Cabrera, directrice de la Médiathèque et de la Boutique d Écriture de Tournefeuille. Line Colson, co-fondatrice et permanente de la Boutique d Écriture de Montpellier Valérie Griffi, chef de projet de la Boutique d Écriture du Grand Toulouse. Philippe Berthaut, écrivain, animateur d ateliers d écriture, et de l Atelier Recherche de la Boutique d Écriture du Grand Toulouse, conseiller artistique de La Boutique d Écriture du Grand Toulouse. Hervé Piekarski, écrivain, co-fondateur de la Boutique d Écriture de Montpellier, animateur d ateliers d écriture. Présentation des structures Michèle Cabrera, pour la Boutique d Écriture de Tournefeuille. La Boutique d Écriture de Tournefeuille a été créée à l ouverture de la Médiathèque, en mars 1999, en s inspirant librement de la Boutique d Écriture de Montpellier avec laquelle existaient déjà des liens. Orientée vers l action culturelle, la découverte et le travail de proximité, la Boutique organise des ateliers réguliers pour adultes, des projets artistiques à l année pour les enfants, et plus ponctuellement des interventions et résidences d écrivains. Les ateliers adultes sont proposés par Philippe Berthaut et par Serge Vizzini. Les projets avec les enfants s adressent essentiellement au public scolaire, et donnent lieu à des publications. Pour exemple, en 2002, trois cents enfants ont participé à des ateliers avec Philippe Berthaut, Emmanuel Darley, Jean-Christophe Pinpin. Diverses interventions concernent aussi les groupes d alphabétisation et les résidences pour personnes âgées. Dans un souci d ouverture et de découverte, la Boutique accueille régulièrement de nouveaux écrivains. C est ainsi qu en 2003, Annie Agopian mène deux projets à Tournefeuille. Pour finir, rappelons deux choses essentielles : la Boutique est un des éléments d une politique globale de la lecture publique, qui se construit avec la Médiathèque, ses services, ses actions et ses événements. La Boutique de Tournefeuille a servi de point de départ à la création de La Boutique d Écriture du Grand Toulouse, c est ici qu ont démarré des résidences d écrivains, l atelier recherche, etc. qui maintenant s adressent aux 25 villes de l agglomération du Grand Toulouse. Line Colson, pour la Boutique d Écriture de Montpellier. La Boutique d Écriture de Montpellier existe depuis 1991 et a été créée de manière partenariale avec Hervé Piekarski et François Bon, tous deux écrivains, Line Colson, permanente de l association Peuple et culture et enfin Nadine Etcheto, Conseillère au Livre de la DRAC Languedoc- Roussillon. La Boutique est un lieu permanent sur l écriture où se croisent plusieurs activités, où la langue, le signe (l art, plus largement) sont en jeu. Il s agit d animations, de projets européens, de rencontres, d ateliers, Il y a trois ateliers hebdomadaires, deux ateliers adultes et un atelier enfants. D autres, hors de la Boutique, sont menés par les écrivains Jean-Paul Michallet et Hervé Piekarski, au Centre d Hébergement d Urgence, en Hopital psychiatrique, en prison. Présence aussi au D.U. d animateur d ateliers d écriture (SUFCO de Montpellier) et IUFM. Le partenariat avec la Scène Nationale des Treize vents permet l accès à l information et aux spectacles à tarif réduit ainsi que l organisation de débats. L accueil d auteurs, dans le cadre de lectures, à la librairie Sauramps et à la Boutique, les expositions : tout cela constitue la première dimension des activités de la Boutique, celle de la culture de proximité. Une deuxième dimension, celle de lieu-ressource, avec accompagnement de projets, mise à disposition de l information, sur place et sur le site internet qui accueille les contributions. Quant à la troisième dimension elle concerne le réseau Boutique and co (site internet : boutik-and-co.org) qui comprend les boutiques de Tournefeuille et de Montpellier, le Théatre du Manège, à La Roche-sur-Yon, l association Oscura qui constitue elle-même un réseau de lieux travaillant sur la photographie, à Marseille, Paris, Barcelone, autour de la

3 note(s) #01 Méditerranée, au Mali). Des boutiques ont été créées à Oujda et N Djamena (Tchad). L adhésion à la Boutique est de 15 euros par an. Il y a deux permanents, une secrétaire et deux écrivains. Valérie Griffi, pour la Boutique d Écriture du Grand Toulouse. La Boutique d Écriture du Grand Toulouse existe depuis septembre Elle est dirigée par Valérie Griffi, chef de projet, relayée par Christine Clot-Bonachera, médiatrice. Elle couvre un territoire de 25 communes. Cette structure est le fruit d un partenariat entre L État Politique de la ville, la Drac Midi- Pyrénées, le Conseil Régional, la Communauté d Agglomération du Grand Toulouse et la Ville de Tournefeuille. La Boutique d Écriture du Grand Toulouse agit dans le cadre de la politique de la Ville, et s est engagée à contribuer au développement culturel du territoire de la Communauté d Agglomération du Grand Toulouse, en luttant contre l exclusion et en favorisant l accès à la culture des publics par le soutien et le développement des initiatives artistiques autour de l écriture et de la lecture. C est une structure de proximité, à la fois centre de ressources et pôle d action culturelle, qui anime un réseau de relais dans chaque commune (bibliothèques, service jeunesse, chargé de mission politique de la Ville ). En tant que centre de ressources et d information, La Boutique d Écriture du Grand Toulouse offre ses conseils pour le montage d atelier d écriture, la recherche d intervenants, d écrivains, ainsi que de la mise en réseau des initiatives. Parallèlement elle met en place des outils d information, tant en direction des professionnels que des publics. C est ainsi qu un Guide des ateliers d écriture de création a été édité et diffusé sur l ensemble du territoire de l agglomération pour accompagner l offre communale et associative existante, ou encore que le bulletin Note(s), a été élaboré pour répondre aux attentes des professionnels. Dans le cadre de son action de formation et de recherche, elle organise des rencontres littéraires régulières, telles que ces rencontres, ainsi que des stages entre animateurs d ateliers d écriture, notamment à travers un «Atelier recherche» dont la fonction est d être un lieu d échange des pratiques d animation. Parallèlement, un fonds documentaire spécialisé est ouvert aux professionnels ( ce fonds est en cours de constitution et a été exposé aujourd hui). Elle constitue une force de proposition dans le domaine de l action culturelle et propose aux 25 communes du Grand Toulouse des projets axés sur des ateliers de création. C est ainsi que chaque année La Boutique d Écriture réunit les habitants des communes de l Agglomération autour d une création collective réalisée avec la complicité des écrivains et des artistes professionnels. Philippe Berthaut : Dès la première année de l existence de la Boutique de Tournefeuille ont été mises en place des rencontres avec Hervé Piekarski et Cathi Barreau (La Rochesur-Yon). Peu à peu, l aspect formation semblait être pris en charge par Montpellier. Pourquoi doubler? L atelier recherche est un lieu ouvert afin de défricher le champ de cette activité nouvelle qu est l animation d ateliers d écriture. La difficulté est qu à la fois on ouvre et on ferme, dès qu on formalise Mais il y a la nécessité de se doter d outils : l Atelier Recherche en est un. Il s agit de garder ce coté «flottant», sans fonction diplômante, d amener une question, un vécu d animation. Cette année a été proposé un travail en commun, avec d autres ateliers. Mais comment sortir de la relation qui se noue dans un atelier pour s ouvrir sur d autres? Il faut un désir Serge Vizzini, animateur de l un des ateliers adultes de la Boutique d Écriture de Tournefeuille : ce qui manque c est l aspect théorisation de l animation d atelier d écriture. Pourquoi ne pas envisager le montage d un DU à Toulouse? Line Colson : à Montpellier il a pu se créer car il y avait un élément fort à la DRAC, avec Nadine Etchetto, mais aussi Françoise Bréant pour la Formation Continue de la fac et l IRTS (Institut Régional du Travail Social). Ce n était plus très compliqué du point de vue institutionnel, la structure étant celle de la Formation Continue, le coup de pouce de la DRAC a permis le montage. Mais la difficulté et l intérêt c est la confrontation de points de vue contradictoires. L idée était de parvenir à pointer les éléments qui seraient incontournables dans la diversité des pratiques. L IRTS avait le souci de la professionnalisation, du lien avec le statut. La fac tenait à la production d écrits théoriques, la Boutique à la pratique avec les écrivains et à la dimension éducation populaire. Les frottements du début entre les différentes entités se sont stabilisés. Aujourd hui il y a une évaluation avec un mémoire (coefficient 2), un travail d analyse de la pratique (l aspect professionnel, coefficient 1) et un entretien sur l écriture, la lecture (coefficient 1). Il est posé que les participants ont déjà un métier et considèrent cette formation comme un plus dans leur métier de base. Rachida Laackrouchi, Institut Platon, Toulouse : L Institut Platon existe depuis En Languedoc-Roussillon il y a une tradition de l écriture et de la lecture qu il n y a pas ici. Seulement peut-être depuis cinq ans Dans le cadre du projet européen FELICE et d un partenariat entre différentes associations, l Institut Platon représente le versant culture et création autour de la thématique de l égalité des chances et plus précisément du temps personnel : quoi en faire? qu est-ce qui entrave la possibilité d écrire dans ce temps Depuis deux ans nous menons un travail sur l autoportrait. En fait, cet espace, que Philippe Berthaut dit «nouveau», existe depuis longtemps mais n est pas reconnu. Un diplôme universitaire sert à légitimer une pratique Philippe Berthaut précise que s il y a eu création de la Boutique d Écriture c est un contrat lecture-écriture avec la DRAC qui en est à l origine. Une structure comme la Boutique, avec un financement public, est obligée de savoir à qui elle #01 - Janvier trois

4 s adresse quand elle embauche. Les écrivains peuvent être de bons écrivains mais pas forcément de bons animateurs. Comment s y retrouver? Ce n est ni un flicage, ni un jugement mais une ambiguité qui est là au départ et qui peut être levée : il ne faut pas seulement des qualités littéraires pour assumer des ateliers avec certains publics. Intervention : crainte que le diplôme ne devienne une clé d entrée pour ouvrir un atelier sans garantir la compétence de l animateur. La nouvelle loi sur la validation des acquis professionnels permet de reconnaître un parcours et de faire plus de place ainsi à la formation continue non diplômante. Intervention : il faudrait un référentiel sur le minimum de ce qu il faut posséder pour animer. Line Colson : il y a encore beaucoup de choses en suspens On ne se forme pas seulement parce qu on se sent «incompétent», c est pour se ressourcer. Quant au «référentiel», personne ne l a aujourd hui. Qui peut se dire habilité à délivrer une chose pareille? On est en train de voir, de tâtonner, pour qu émergent quelques points communs. Ça prend du temps, justement si l on ne veut pas de parachutage idéologique ou de prise en charge par une institution. Hervé Piekarski : il y a un malentendu, comme chaque fois qu on parle d atelier d écriture. On parle dispositif, argent, etc. mais et la question de l écriture? Il y a une énorme déroute de l université, de l enseignement secondaire en ce qui concerne la littérature et l écriture. On fait tous comme si l écriture, faire écrire, ça allait de soi. Il faut rouvrir la question de la lecture, se demander quelle place a l écrivain, l animateur, dans cette transmission de ce que ne fait plus l université ni l enseignement secondaire. Pour moi, c est d enseigner la littérature qu il s agit, plus que d animation Intervention : quels sont les outils qui me permettent de proposer un atelier qui ne soit pas tout et n importe quoi, qui mène à la réappropriation du langage. La pratique est nécessaire mais dans une formation on cherche des billes Quelle différence y-a-t-il entre le DU et l Atelier Recherche? Philippe Berthaut : l Atelier Recherche n est pas mandaté pour faire de la formation continue La question qui se pose au sein de l atelier recherche est pourquoi mène-t-on un atelier selon que l on soit écrivain, ou qu on ne soit pas dans une relation à l écriture telle que la Drac le reconnaît, sur la base de publications? Caroline Durand, Conseillère au Livre, Drac Midi-Pyrénées : il faut certes, pour avoir des aides avoir été publié au moins une fois, à compte d auteur, mais j admets qu on est écrivain même si on n a pas été édité Martine Steinmetz, Ateliers toulousains, GFEN : pour revenir à cette question de pourquoi est-on animateur d atelier Est-ce que l écriture c est pour nous la même chose? Dans l enseignement, on a perdu de vue et l écriture et la littérature. Les instructions officielles c est catastrophique! Le dernier Magnard par exemple qui conclut que la poésie aujourd hui c est la chanson Dans notre institution on est fortement empêchés de faire parvenir du sens au public qui est le nôtre. En quoi l atelier va permettre ce travail de rupture, d exploration de ce lieu où l écriture naît? Serge Vizzini : au départ l atelier était le lieu de la réparation. J anime un atelier d écriture pour offrir à chacun un espace de jouissance de la littérature, d expression libre, c est-à-dire sans évaluation. Je suis moi-même prof. Une formation permet de porter un regard d expert. Sylvie Gaston, institutrice à l école Moulin à vent de Tournefeuille : l école, elle, a évolué. La démarche de création y est entrée et l atelier d écriture a été un lieu où l enfant a pu s exprimer. Moi, je n ai jamais pu me confronter à une expérience d écriture personnelle à l école Et c est l institution qui a permis l introduction de ces pratiques. Intervention : y-a-t-il une demande sociale des ateliers? Comment l observer? Est-ce que c est une commande? Estce la demande sociale qui prédomine ou bien la commande publique? Intervention : l atelier d écriture est un endroit où se retrouvent des gens qui aiment écrire. Je ne viens pas approfondir la littérature mais pour faire ce que j aime. Un diplôme me fait peur, lié à ce mal contemporain de vouloir tout compartimenter. Line Colson : il s agit de ne pas s égarer dans des conflits de légitimité. Nous avons tous des statuts différents, sommes tous dans des institutions différentes, à essayer de faire quelque chose Il faut savoir tirer un fil de cet écheveau, essayer de comprendre ce qu on est en train de travailler. Valérie Griffi pose la question de l absence de statut juridique de l animateur, alors que cela a existé pour les intermittents du spectacles. Les contrats établis entre les intervenants et le commanditaire procèdent du bricolage, ou de la jonglerie avec les textes. Les situations sont très différentes, certains animateurs créent des associations, d autres font valoir leur statut d auteur, tandis que certains composent avec le statut d intermittent acquis par d autres activités. Quelles sont les réponses que vous apportez à cette diversité? Line Colson : tout dépend du statut de la structure. La Boutique d Écriture de Montpellier n est pas une association mais un projet de l Union Régionale de Peuple et culture. Nous ne sommes pas obligés de monter une structure différente.

5 note(s) #01 Les intervenants ont une infinité de statuts possibles. Un cas de figure fréquent : le bénévolat. N importe quelle association peut y recourir. - Cas de ceux qui ont un métier, professeur par exemple, ou animateur socio-culturel : il s agira de vacations. - Cas d interventions dans le cadre des fonctions, par exemple un professeur d université. Il a un salaire et ne réclame pas de contre-partie pour son travail en atelier. - Dans le cas des personnes non salariées, sans statut ou avec un statut incompatible : si le nombre d heures effectué est inférieur à 400 heures par an, et si la Boutique est agréée Jeunesse et Éducation populaire il y a un statut qui donne droit à un abattement de charges sur la base du SMIC (30%). Du coté des AGESSA (photographes, illustrateurs, auteurs ) il y a une tolérance récente : les interventions peuvent être payées en droits d auteur à hauteur de francs par an mini si la personne a touché par ailleurs francs mini En général un poète touche francs par an, pas plus. Ça n est pas forcément un complément de ressources intéressant! Mais comme il n est pas très clair de savoir ce qu est l animateur d atelier on peut donc dire «animateur littéraire», l atelier entrant dans le cadre d une manifestation littéraire, avec des lectures, par exemple, et se faire immatriculer aux AGESSA. Il s agit là de revenus complémentaires. Pour ce qui est du régime principal il y a la filière des métiers de l animation qui donne la possibilité d ouvrir des contrats à l année. Ou bien la structure assure le statut d employeur ou bien elle passe par une structure de portage salarial qui fait l interface. Martine Steinmetz : qu est-ce qu on vient faire quand on anime? En quoi on participe à cette citoyenneté? Philippe Berthaut : le Bulletin de la Boutique d écriture du Grand Toulouse peut être le lieu où se discutent ces problèmes qu on a en commun. Line Colson : il est intéressant de parler de cette question juridique d un point de vue politique, justement. Car l État demande à des artistes d intervenir, d un coté, et ne reconnaît pas ces pratiques, de l autre. Paradoxe qui conduit à payer des gens au noir au sein même des institutions (bibliothèques, lycées, collèges) et qui témoigne de cette confusion. C est toute cette relation entre le droit et la philosophie politique qui est intéressante. Martine Steinmetz : c est dans la mesure où l on a compris les enjeux de l homme que l on peut se battre. Valérie Griffi : il existe peu d espaces où les animateurs se croisent et peuvent débattre de ces questions, or l Atelier Recherche constitue bien une réponse. À brève échéance, la solution aux questions du règlement des interventions des animateurs, consistera le plus souvent à faire appel à des sociétés de portage, des intermédiaires, pour que les collectivités agissent en toute légalité, ce qui aura une incidence sur le coût des ateliers. Cette solution ne résout en rien la question de la reconnaissance institutionnelle de l animateur d atelier d écriture. Line Colson : peut-être que le flou juridique rejoint le flou dans lequel on est aussi : de quelle écriture parle-t-on? De quelle relation à l écriture? Rachida Laackrouchi : on n a quand même plus à faire la preuve de l utilité de l atelier d écriture. On a fait le choix de la création, pas celui de l éducation ou du thérapeutique Line Colson : c est clair pour toi mais il y a aussi des ateliers d art-thérapie, par exemple Philippe Berthaut : est-ce qu il y a des «invariants» dans un atelier? C est à discuter. Quant aux animateurs, combien le sont professionnellement? Certes, si on prospecte beaucoup on peut arriver à un salaire À Hervé Piekarski : quel lien entre l animation et l écriture? Hervé Piekarski : Je ne crois pas aux ateliers. Ils m intéressent très peu. J utilise une forme existante pour faire autre chose Dans notre vie intime, vient un moment où ce que nous sommes ne fonctionne plus. On tombe dans une cage d ascenseur. Il est possible que la «personne», au sens de «persona», «masque», cache cette cage d ascenseur. Coltrane, vers la fin, l absence de repères dans la gamme tonale, c est la chute dans cette cage d ascenseur Le travail que je mène trouve son sens en hôpital psychiatrique : ce qu il se passe dans le monde de la culture est identique à ce qui se passe en hôpital psychiatrique. Quand nous tombons dans la cage d ascenseur tout s est effondré : les psychotiques vivent ça. Ce que je pose c est que beaucoup d entre nous y tombent. Lorsque le langage ne fonctionne plus il devient vital d émettre des signes. L Abgrund, en allemand, c est la privation de sol. Il est possible que la société stipule un sol, le sujet, par exemple. Lorsqu il se dérobe, que faire? Avec un travail d écriture j apprend non pas d où part l écriture mais où elle peut nous amener. Il ne s agit pas d accompagner mais d essayer de sortir. «Il doit bien y avoir un moyen de sortir». L expérience humaine centrale est la chute dans la cage d ascenseur. La Société nous en empêche. Notre vie psychique, sociale, économique, culturelle ne serait peut-être que la négation de cette chute dans l ascenseur. Il faut écouter Monk, le morceau Round about midnight in progress, dans l album Thelonious himself. Quand l écriture commence à exister, il y a un moment où ça devient lecture. Cette chute libre dans le langage nous permet peut-être d être à plusieurs, l émission de signes peut peut-être quelque chose pour nous. #01 - Janvier cinq

6 L Atelier Recherche de la Boutique d Écriture du Grand Toulouse Octobre 2002 Hervé Piekarski : L écriture fragmentaire atelier Hervé Piekarski, écrivain, poète, animateur d ateliers d écriture et co-fondateur de la Boutique d Écriture de Montpellier, invité par la Boutique d Écriture du Grand Toulouse dans le cadre de Pages d Automne, samedi 12 octobre 2002, de 10 heures à 13 heures. Environ 26 participants Hervé Piekarski aborde l atelier en présentant les trois temps différents qui vont le constituer : un premier temps où sera exposée la consigne, un deuxième consacré à l écriture qui, contrairement à ce qu il pratique d habitude, sera court et dont il assurera seul la gestion, un troisième, enfin, après cinq à dix minutes de pause, pour la lecture et la discussion. Il énonce les règles de fonctionnement de ce moment d écriture : il se déroulera dans la salle, on ne quittera pas sa place, on ne communiquera avec personne. Pendant les 25 à 40 mn de ce temps d écriture on peut ne pas toujours écrire. Hervé Piekarski : Il y a quelque chose qui existe : le langage. Avant que nous ne le parlions, ne l écrivions. La matière sur laquelle travaillent les écrivains n est ni langage, ni absence de langage, ou silence, mais langage-silence. Comme le sculpteur, par l écriture et aussi parfois à l oral on attaque ce bloc de langage-silence. Démarrer une phrase, attaquer une phrase : comment l écriture intervient sur ce bloc. Peu importe qu on mette un point, c est la majuscule qui est essentielle, l attaque. En cours préparatoire, je pose les mêmes règles (les enfants sont assis, ne peuvent se lever, parler entre eux, etc.) et pendant une demi-heure, le temps de l écriture, je lis, j improvise. Les enfants reçoivent un stock d énoncés, de silences, de possibilités dans lesquelles ils piochent. Ils peuvent transformer ce que je dis : c est une dictée où on écrit autre chose que ce qu on entend. On prélève, on combine : l objectif n est pas de chercher à comprendre ce que l on entend. Le texte qui s écrit l est à la fois par moi, à haute voix, et par les enfants. Ainsi, aujourd hui, Hervé Piekarski fait une lecture à haute voix, non linéaire, de How to write de Gertrude Stein, à la fois traduction, prélèvement, et improvisation. Line Colson, de l autre coté des rangées de tables où sont installés les participants, lit à haute voix, et dans le même temps, des extraits prélevés dans Le Capital de K. Marx. Consignes formelles d écriture -Le bloc-silence est donné par Line Colson et Hervé Piekarski. On attaque ce bloc. La phrase est le burin. On doit changer l attaque à chaque démarrage (varier la traditionnelle disposition sujet/verbe ) ; on peut réutiliser la même, néanmoins, mais à distance du premier emploi. - Essayer de varier les dimensions des phrases. Ne pas s installer dans un tempo trop régulier. Être attentif au rythme. - Il ne s agit pas d une succession de phrases hétéroclites mais d un bloc de prose. C est un texte qui s écrit, expression unique qui a son unité. - On peut, sur une feuille à part, faire des essais - Ne pas chercher à «comprendre» ce que l on entend. S il y a bien un piège c est d essayer de suivre ce qui est asséné. -Le texte peut être abstrait, poétique, narratif, fait d associations sur les sons, sur le sens : il n y a pas de consignes là-dessus. - La fin sera abrupte. Au moment où le dira Hervé Piekarski, il faudra terminer tout de suite. Hervé Piekarski nous demande de ne plus intervenir sur notre texte, une fois le temps d écriture écoulé, mais de rester cinq minutes en sa présence. Ce qui n implique pas forcément une relecture

7 note(s) #01 Réactions au dispositif, avant la lecture des textes Cette lecture à deux voix est associée à la destructuration de l information subie dans la vie de tous les jours. Est soulignée toute la difficulté qu il y a à réfléchir et à organiser une pensée dans ces conditions. Malgré l apport de ces lectures chacun apporte ce qu il a. Il y a risque de tourner en rond car comment acquérir ce que l on n a pas? Au contraire, elles permettent d explorer des endroits non coutumiers, en rejetant ou en captant parties de ce qui est dit. Évocation de A une passante de Baudelaire et d une phrase de G. Grass «cette maison a deux sorties, j utilise la troisième» La traduction du texte de G. Stein donnait un temps autre, engendrait une réflexion sur la durée, sur le temps. Le moment de l écriture est différé, avec un moment de parole très long en amont. Procédé agressif et déstabilisant pour Serge Vizzini, animateur d un atelier d écriture (approche Elisabeth Bing) à la Boutique d Écriture de Tournefeuille. Il se demande s il est à utiliser avec des participants fragiles Cela lui a néanmoins permis d écrire abondamment et de trouver une thématique. Ce bouillonnnement permet d entrer dans un état particulier. Le prélèvement des mots se fait au sein de la cohérence d une pensée qui se construit. Hervé Piekarski intervient sur la question du risque que représenterait ce dispositif d écriture pour des participants «fragiles» en soulignant que c est une consigne qu il avait donnée quinze jours auparavant en hôpital psychiatrique dans un atelier avec des psychotiques et qu il n y a pas eu d accidents Il revient sur la traduction : elle procède de l envie de faire, en même temps, le même travail que nous, écrivant. À la question posée par une des participantes «est-il nécessaire de donner tant de règles au début de l atelier?», Hervé Piekarski répond qu il vise un silence unanime. Or, en grand groupe, si on n insiste pas, on n a qu un silence partiel. Philippe Berthaut, écrivain, animateur de l atelier Recherche, et de plusieurs ateliers d écriture, se dit gêné par la métaphore de la sculpture. «Je n étais pas dans un bloc de «langage-silence» mais dans un flux». Un flux, qui, s il avait été unique, aurait trop bloqué sur une thématique. Hervé Piekarski : la métaphore est en effet en partie inexacte mais il ne s agissait pas d une image à vérifier par ce qu on a expérimenté dans l écriture, c est une métaphore qui travaille sur le moment précédant l écriture. Poser à ce moment le temps et le flux fait passer à coté du flux Il s agit de propos tactiques : H. Piekarski a proposé le contraire de ce que nous allions vivre. «Ce que je formule n est pas ce que je pense, c est une hypothèse». L élément principal était l attaque, terme de la critique musicale, venu de la sculpture. Il y a une tension entre la problématique de la langue, dans How to Write, et celle du monde dans Le Capital. Le fil qui relie les deux textes est la notion de travail. Serge Vizzini : en essayant de m abstraire du sens, je suis allé complètement ailleurs. Vouliez-vous que soit saisie cette notion de travail? Une participante souligne que si elle est bien incapable de dire ce que contenait chaque texte elle a remarqué qu était induite, malgré tout, une réflexion sur la langue. Ne pas connaître les auteurs des textes lus par H. Piekarski et Line Colson aurait changé quelque chose : la problématique du travail serait apparue moins clairement. Aspect «technique» : mis à part ceux qui étaient au milieu des tables, les participants se trouvaient plus près soit d une source de la parole soit de l autre. Ce bloc de «langage-silence» est une rumeur. C est une façon d exister qu a le langage avant qu on le travaille. Pas seulement par l écriture, mais aussi tard la nuit, dans un café, lorsqu on cherche à préciser quelque chose à un ami Formuler la rumeur c est écrire. Cette rumeur c est aussi le murmure dont parle Blanchot. 12h15 à 12h45 : lecture des textes (treize personnes volontaires) Réactions Même s il y a rumeur on reconnaît pourtant différentes tonalités, chacun a réussi à rester lui-même. Deux textes semblent témoigner du flux, les autres sont déjà construits. Il apparaît plus ou moins de sensibilité soit au poétique soit au récit. Face à ce qui vient de manière violente on se défend et on n écoute plus véritablement. On reconnaît les pierres d achoppement qui nous sont propres dans pratiquement tous les textes, y compris ceux qui sont dans le refus. Cette expérience d écriture a créé quelque chose qui est de l ordre de la communauté. Les textes de deux des participants ont capté une informa- #01 - Janvier sept

8 tion de départ qui les a projetés dans un univers dans lequel ils sont restés. Alors que dans les autres il y a plusieurs accroches différentes. Hervé Piekarski demande à un des participants de nous en dire plus sur cette notion de «nouvel atelier d écriture» qu il a abordée dans son texte. En poésie contemporaine il y a recherche de confrontation entre des textes différents, par exemple les collages de textes de Lacan avec ceux de Michelet. En poésie sonore, deux voix qui se superposent et c est au lecteur ou à l auditeur de construire le sens. En général, soit on transgresse, soit on se soumet à la consigne. La consigne donnée par H. Piekarski permet de trouver une troisième voix : il y a possibilité de rupture. Et de redéfinition de ce qu est un atelier d'écriture Retour de Hervé Piekarski Il y a toujours dans l écriture un moment où le langage s installe, accède à une continuité. Parfois le langage se met à bredouiller, à ne plus pouvoir, à bégayer. Toucher ce point où ça s arrête. (Cf. Lacoue-Labarthe, «La Césure du spéculatif», in L Imitation des modernes, Paris, Galilée, 1986, le travail de Lacoue-Labarthe sur les tragédies de Sophocle et Holderlin. L aède aveugle. Le fragment. Nietzsche). Quelque chose n est plus possible, il y a discontinuité d écriture, y compris dans l écriture continue. La continuité se réinstalle à un moment. Quel est ce point où le langage nous manque? Par un travail formel il y a quelque chose qui se détraque. La forme de ce travail est une guérilla. Ça peut s appeler aussi atelier d écriture. Ce qui ne veut pas dire qu il n y a d écriture que fragmentaire. N importe quelle écriture, à condition qu on aille à ce point où ça s interrompt, où le langage n est pas, n est plus, n est pas encore. Hervé Piekarski conclut en posant qu il s agit d écoute, qu il nous demandait de nous taire. «En écriture quand on se tait ça s appelle littérature».

9 note(s) #01 L Atelier Recherche de la Boutique d Écriture du Grand Toulouse Novembre 2002 Compte-rendu de quelques problématiques 16 novembre 2002 atelier Il a été demandé à chaque participant de dresser de façon succinte un inventaire des problématiques qui traversaient les ateliers d'écriture et semblaient essentielles à leurs yeux. Il ne s'est donc pas agi d'approfondir mais de constituer une matière qui pourrait faire l'objet d'un travail ultérieur. La réécriture Nicole Comolli : c est le problème rencontré dans le cadre de l atelier écriture/peinture. Envie de continuer, mais comment? Jean-Claude Barrère : comment motiver à la réécriture sans conditionnement scolaire? L écriture longue : quelles modalités? Danielle Rojtman : échanges suivis par mail envisagés dans le cadre du projet d atelier mémoire personnelle/mémoire historique. Jean-Claude Barrère : que développer en atelier pour les personnes qui restent trois ans? Myriam Laffont : est-ce qu on peut faire écrire en-dehors de l atelier? Lecture, mise en voix, mise en espace des textes produits en ateliers Margit Girard : les participants découvrent la valeur de leurs productions. Nicole Comolli : lecture et lecture partagée. Marie-Claude Denjean : la voix, le corps : du texte à la scène. Jean-Claude Barrère : dans la réception du texte sont pointés les effets de texte. C est dans la réception que quelque chose se joue du littéraire. Marie-Christine Nguyen : interaction écriture/lecture, voir travaux d Yves Reuter. Le devenir des écrits Danielle Rojtman : le livre comme aboutissement de l écriture en atelier. Nathalie Marty : journal, Ti Plume dans le cadre de l atelier en clinique psychiatrique : redonner la parole à un public qui l a perdue. Myriam Laffont : choix de la micro-édition, livre-objet. Nicole Comolli : lecture partagée, lecture à inventer. Marie-Claude Denjean : du texte à la scène. L atelier d écriture instrumentalisé? Christian Glace : importance de l analyse institutionnelle. Geneviève Rojtman : un atelier dans quelles conditions? entre commanditaire (financeur) et enseignant Aline Andreu : la place de l écriture dans notre société. Catherine Moreau : question du statut et de la légitimité de l animateur de l atelier d écriture. L évaluation Margit Girard : peut-on accepter un texte «plein de fautes»? Jean-Claude Barrère : retours évaluatifs et non pas normatifs. Philippe Berthaut : un des résultats du formatage scolaire : on conçoit l échec comme empêchement, or, l atelier travaille à partir de là. Nathalie Marty : cite Odette Toulet : «on écrit pour rien». Philippe Berthaut : s agit-il de mieux connaître? de mieux savoir? ou d autre chose? Question de l instrumentalisation des ateliers. Est-il possible de se doter d outils propres, que l atelier soit un lieu d expérimentation, qui s arrête au bord de l évaluation? Les publics spécifiques Margit Girard : qu est-ce qu un public en difficulté? Jean-Claude Barrère : tous les publics sont spécifiques Christian Glace : question de critères, lisant ou ne lisant pas, par exemple, permettrait de déterminer le type de public. #01 - Janvier neuf

10 Atelier d écriture et alphabétisation Travail de Margit Gérard au sein de Parole Expression, de Catherine Moreau avec les étudiants du DEFLE, niveau I (qui arrivent à écrire avec très peu de mots. «Les arbres brûlent et la pluie déshabille» : production d images lorsque les mots «manquent»), de Marie-Christine Nguyen (DEA sur les pratiques des formateurs en alphabétisation), de Brice Roy avec l association COMED, aux Minimes (pas d objectif d alphabétisation : les participants peuvent écrire dans leur langue). Le cliché n existe pas pour ceux qui découvrent la langue. Pour Nicole Comolli ce travail est proche de ce que l on peut faire en atelier avec des C.P. Liens avec l écriture poétique : une autre langue? L atelier et la littérature Brice Roy : dans le cadre d un atelier d écriture littéraire : découverte de textes. Christian Glace : critère, les participants lisent ou ne lisent pas, qui détermine le travail à mener en atelier (et la définition du public). Jean-Claude Barrère : quelque chose se joue du littéraire dans la réception du texte : si un texte existe, il est littéraire. le rapport à l écriture de l animateur et celui des participants. Jean-Claude Barrère : que cherchent les personnes qui ne développent pas d écriture personnelle et qui restent trois ans en atelier : une famille? autre chose? Qu est-ce qui fait écran avant de partager quelque chose? idéologie et représentations Marie-Christine Nguyen : cite Barré de Miniac qui a travaillé sur les enjeux et les représentations des ateliers. La spécificité de l écriture en atelier Danielle Rojtman : : comment chacun peut etre amené à percevoir l opacité, le discontinu dans le langage. Christian Glace : l écriture en atelier est une écriture nouvelle, à la fois individuelle et collective, une expérience sociale et individuelle. Jean-Claude Barrère : dimension socialisante de l atelier, passage significatif. L enjeu, c est l activité du sujet. Philippe Berthaut : on y bougerait la langue, on y creuserait un espace. Il y a une spécificité de l écriture en atelier. La convivialité l emporte. Il devrait être un lieu d expérimentation collective de l ordre de l événementiel. Plaisir d écrire, plaisir du jeu et écriture spontanée Marie-Claude Denjean : Atelier dans la rue : essentiellement des enfants (pour le coté attractif de l atelier ambulant). Aline Andreu : on écrit avec de soi mais rester devant la porte. Brice Roy : donner aux participants l occasion d avoir du plaisir en écrivant. La question du jeu qui pose des règles (que l on peut donc transgresser ). Myriam Laffont : atelier d écriture ludique, relevant du divertissement Atelier «jeux d écriture». Nathalie Marty : pour répondre à la question qu est-ce qu un atelier d écriture? : «c est un moment où l on joue». Geneviève Rojtman : le «ludique» permet de déjouer la question des enjeux de l écriture? Lien écriture et autres formes d expression : différentes approches Nicole Comolli : une reproduction de tableau comme déclencheur d écriture, le texte comme moyen d ouvrir le tableau : va et vient. Marie-Claude Denjean : écriture : «tremplin» vers la scène (le corps, le mouvement). Écriture et internet D. R. : outil de suivi possible dans le cas d une écriture longue. Brice Roy : lien entre ateliers, entre groupes d écrivants Idée de réseau sur une thématique commune. Les attentes de l animateur, celles des participants Philippe Berthaut : il y a de toute façon inadéquation entre

11 note(s) #01 Un projet commun d écriture en réseau d ateliers : le Pays mur À partir d une photo d un des murs d entrée des Jacobins, à Toulouse, dont le revêtement vieilli présente lignes, formes et couleurs susceptibles d évoquer autre chose pour chacun, et que nous nommerons le «Pays-mur» (termes dont la paternité revient à Jacques Brisson), le travail envisagé cette après-midi consiste à élaborer des dispositifs d écriture qu il s agira d expérimenter au cours des prochains ateliers Recherche. Dispositifs proposés (travail en binôme) Dispositif proposé par Nathalie Marty et Brice Roy Plusieurs «entrées» : - Derrière le mur, derrière la porte. -Le temps de mur, de murir, de mur-ir, de - Ma mémoire à la machine à laver - Sur ce mur j ai envie de tagger - Ce pays ridé me raconte - Bien des gens ont ouvert cette porte du Pays-mur et derrière il y a -Le Pays-mur : net et flou, sombre et lumineux. Le Pays-mur où tout reste, où tout s effrite. - Quand j ai pris cette photo je - Devant ce Pays-mur j entends, je goûte, je vois, je touche, etc. Poser huit mots en regardant la photo. Écrire à partir d une des «entrées» proposées en incluant ces huit mots, pendant un quart d heure-vingt minutes. Faire passer ses huit mots au voisin. Le voisin écrit avec les huit mots qu il vient de recevoir, sur une autre des entrées. Les huit mots «tournent» ainsi et reviennent à celui qui les a écrit, inclus dans les textes de tous les participants. Chacun découpe les textes qui lui sont parvenus, les réorganise, et en sature la page. Dispositif proposé par Nicole Comolli et Christian Glace On ne dit pas «carte». C est un écran télé en plein air, avec six boutons. Chaque bouton correspond à un sens de la perception, le sixième a fonction de zoom (il fait varier la distance, on peut, en l utilisant, ouvrir la porte ). Il s agit de passer de la télé à l écriture - Observer longtemps en silence. - Mise en mots de chaque bouton, constitution d un capital-mots, sur une feuille différente pour chaque bouton. - Donner un titre à l émission qui deviendra le titre du texte à produire. - Écriture du texte. Dispositif proposé par Aline Andreu et Danielle Rojtman On constitue un trésor de mots, noms, verbes, adjectifs, à partir de tous les aspects matériels de la photo. Registres du concret et du métaphorique, sensations et associations d idées. L animateur matérialise ce lexique au tableau. Phrase incipit : «Il est un pays dont on a arraché». Prélever dans le trésor de mots. Induit un récit. Mais aussi un texte poétique si l on propose un alexandrin en incipit Un quart d heure d écriture. Lecture. Pendant la lecture on prélève ce que l on veut dans les textes. «Maintenant vous décidez de rentrer ou de sortir par la porte du Pays-mur». Idée d entrée dans la feuille de papier (bords délimitant cet espace). Continuer le texte d un autre participant. Dispositif proposé par Margit Girard et Christiane Cassaigne Soit entrée «réelle», le mur, soit entrée imaginaire, une carte - En fonction des réponses, constitution d un capital de mots à partir d une lettre (m pour mur ou c pour carte, par exemple) : tous les mots commençant par cette lettre. -Décrire un point précis de la photo puis partir en voyage, élargir la description à ce qui environne ce point, du proche au plus lointain. -Proposer un incipit tiré d un texte très typé, reconnaissable ( exemple : «Longtemps je me suis couché de bonne heure») : rencontre avec un imaginaire déjà mis en forme. Écrire un texte (issu de cette confrontation phrase-image). Dispositif proposé par Catherine Moreau et Marie-Christine Nguyen Accés pour faire apparaître un texte : désaxer Texte posé, exposé, surexposé, fendu, défendu, effacé, qui s efface, pelé, épelé. La barre, qui ne s efface pas. - Mots donnés à haute voix : porte-clés ; ciment ; couverture ; boîte, manteau ; brouillard ; code ; paravent ; clôture. -Pendant dix minutes écrire un texte défendu sachant que dans un temps plus ou moins long il s auto-effacera. Dispositif proposé par Jean-Claude Barrère et Geneviève Rojtman L espace de cette image est l espace de l écriture. - Écrire tous les mots qui nous viennent en regardant la photo : registre concret, abstrait, associations, descriptions #01 - Janvier onze

12 -Avec un calque posé sur la photo prélever des formes, des lignes personnelles qui seront la forme donnée au texte. -Lecture, mise en commun de l inventaire de chacun. - D autres images (réseaux neuronaux, rhizomes, images de Spot, ) à partir desquelles effectuer la même recherche de mots afin de nourrir l inventaire. -Mise en commun des mots. Chacun prélève ce qui lui convient dans les inventaires des autres. -À partir de ce trésor de mots, écriture d un texte en une demi-heure-une heure. -Recopier sur le calque en suivant les formes définies précédemment (ou écrire directement). - Chaque calque est déposé sur la photo commune, constituant ainsi sur la photo une sorte de palimpseste, à la fois épaisseur et transparence, succession d images projetées sur ce mur et qui n en font qu une. -Le livre-objet constitué peut-être rétroprojeté pour qu il y en ait une vision collective et qu il puisse servir de nouveau matériau de l écriture, à partir d un travail de lecture, de mise en relation, en circulation, des différentes couches, des différents fragments entre eux (matrice génératrice d autres textes). Question de méthode Pourquoi constituer un capital-mots commun et écrire à partir de là et non pas écrire à partir de ses propres mots, de ceux qu on a dans la tête avant d écrire? On écrit parce qu on a déjà écrit qu on a déjà produit du sens. On peut commencer à travailler à partir de soi (de ces mots qu on a en soi) mais l imaginaire a les mêmes appuis et se nourrit, s enrichit, des mots des autres. Il s agit de démarrer, il s agit aussi de rassurer (la panne sèche, le manque d inspiration, mis en échec ici), mais surtout de voir comment, avec les mêmes mots, on combine de façon infinie. Ce dispositif conduit les participants qui ont ainsi travaillé dans le même espace à écouter différemment les textes écrits.

13 note(s) #01 L Atelier Recherche de la Boutique d Écriture du Grand Toulouse Samedi 14 décembre 2002 Décembre 2002 À propos des pratiques d écriture en atelier atelier Pratique d animation Nicole Comolli, animatrice d un atelier d écriture à la bibliothèque de Cazères (Haute-Garonne). Marie-Claude Denjean, animatrice de l atelier d écriture de l espace St Cyprien. Nathalie Marty, animatrice d ateliers d écriture à la clinique psychiatrique de Castelviel. Christiane Cassaigne Philippe Berthaut Nicole Comolli, animatrice d un atelier d écriture à la bibliothèque de Cazères (Haute-Garonne). Lecture publique d un choix de textes produits dans l atelier de Cazères. Dispositif de production des textes C est en s appuyant sur la démarche et les tableaux du mouvement Cobra que, l an dernier, l atelier d écriture avait orienté la recherche en écriture. À partir du tableau Ma verte solitude : recherche des mots dans le mot solitude, écriture de textes brefs, dessins, puis peintures, «premières empreintes». Deuxième étape : production rapide de plusieurs petits formats de peintures. Autre tableau : La Vie folle des herbes. Écriture à partir de consignes tirées de La Fabrique du Pré, de F. Ponge. Va-etvient écriture-peinture. Mise en espace de la lecture : installation dans la salle de la bibliothèque de Cazères. La lecture mise en espace s est inspirée de l exposition de costumes de Sarkis, à Céret où plusieurs parcours possibles étaient instaurés par le dispositif : on circulait parmi des costumes très colorés, suspendus au plafond, dans une pièce dont les murs étaient couverts de portraits d enfants en noir et blanc. À Cazères : sol verdâtre, mots suspendus, photos d écorces d arbre sur de grands panneaux muraux, «forêt», au centre, symbolisée par une gerbe de branchages bleus (la forêt est emblématique du mouvement Cobra). Il s agissait de textes poétiques. Les participants de l atelier lisaient les textes en déambulant à l intérieur de cette installation. Le lieu amplificateur : voir La Modification, de M.Butor. Chaque lecteur, au centre d un cerceau, lisait une phrase : Catherine de Lagabbe, spectatrice-auditrice, relève que ce dispositif de lecture partagée permettait de mettre en évidence des passerelles d un texte à un autre. Questions qui se posent lorsqu on porte un tel projet de relation écriture-peinture-spectacle. - que lire de ce que l on a produit? - comment faire passer cette idée d une déambulation et de voix entremêlées? - prise de conscience du travail collectif à réaliser pour tenir l objectif (en fait, ce sont deux ou trois personnes «piliers» qui prennent en charge le travail). Marie-Claude Denjean, animatrice de l atelier d écriture de l espace St Cyprien. Contexte Marie-Claude Denjean anime un atelier par semaine, mêlant jeunes et personnes âgées. Elle évoque la difficulté ressentie, quand l envie d évoluer, en tant qu animateur, se heurte à la peur de rebuter les participants avec des choses trop difficiles. Dispositif Travail à partir de collages réalisés pendant une heure en atelier par les participants sur des formats légèrement #01 - Janvier treize

14 supérieurs à celui d une carte postale. Les collages sont exposés. Une discussion s engage ensuite qui fait apparaître ce qui a guidé la création : une histoire à raconter? des formes, des couleurs? Puis chacun donne un mot pour son collage, note sur une feuille blanche son nom et son prénom. Chacun des treize participants dispose donc de treize mots qu il utilise (ou pas) en rajoutant (ou pas) les mots qu il veut pour écrire un texte en fonction de son collage. Écriture pendant vingt, vingt-cinq minutes. L activité manuelle permet de se poser. Le collage constitue un moment permettant de trouver un «ensemble», dans le cas de participants agités, dispersés ou sous l emprise de psychotropes. Il apparaît que la détente des corps, la levée des tensions, génère un autre texte. Nathalie Marty, animatrice d ateliers d écriture à la clinique psychiatrique de Castelviel. Contexte Réalisation d un trimestriel, Ti plume, parution du deuxième numéro, 110 exemplaires. Bien accueilli par les médecins et les participants, ce journal sera bientôt sur le site Internet de la clinique. Ateliers d une heure, le lundi, mardi, jeudi et vendredi, chaque semaine. Les conditions matérielles sont précaires : une table étroite pour neuf participants. Il y aurait une vingtaine de personnes, très motivées, mais la capacité d accueil n excède pas dix places. Deux ou trois personnes en hospitalisation longue viendront de façon régulière pendant un an. Il est donc nécessaire de veiller à diversifier les propositions d écriture. Dispositif Un des dispositifs proposés : à partir d un mot-source associer deux mots, plier en en laissant apparaître un que le voisin associe encore à deux mots et ainsi de suite (le mot-source est caché). Se constitue un lexique qui sert de base à l écriture. Christiane Cassaigne L écriture personnelle Au sein de l atelier recherche circulait l an dernier un cahier sur lequel chacun écrivait de façon anonyme. De ce cahier, de sa lecture, est né pour Christiane Cassaigne un projet d écriture personnelle. C est sur l ordinateur qu elle a commencé. Or, cette écriture sur ordinateur a contribué à former un texte qui n aurait pu être écrit autrement, c est-à-dire dans la traditionnelle relation au stylo et au papier. En effet, écrivant «au kilomètre» des choses nouvelles se produisent : entre les mots, les espaces blancs se substituent à la ponctuation. Un texte nouveau apparaît. Ces espaces constituent, à la lecture, comme une respiration visible dans le corps de texte. Dans la version «filée», écrite sans lever la tête du clavier, les répétitions semblent à leur place, apparaissent dans leur nécessité. Elles gênent dès qu on restitue la ponctuation. L ordinateur permet de libérer cela qui s apparente à une dictée intérieure. M Philippe Berthaut intervient auprès d un groupe d étudiants en formation Archives et médiathèque à Montauban, dans le cadre d un atelier d écriture sur neuf séances de trois heures (se finissant en février 2003) donnant lieu à une évaluation finale. Philippe souhaitait demander aux participants d écrire deux lignes par jour pendant un mois. Cette proposition permet à chacun de créer une relation personnelle à l écriture, et de voir les problèmes qui se posent «Vous m écrivez deux lignes par jour pendant un mois», voilà comment cette proposition a été présentée. Qu est-ce que cette utilisation du pronom réfléchi a induit? Il nous a permis en même temps de réfléchir au problème de l écriture dans le cadre de l institution. Le texte s adresse à l animateur qui a demandé qu on «lui» écrive S emparant de l inducteur, l auteur a pris la consigne à la lettre (m ) (jamais définition ne fut plus juste) son texte interroge la relation réelle/imaginaire présente de façon flottante dans l injonction. Une relation imaginaire se construit entre le «je» qui écrit et Philippe Berthaut, devenu personnage de la fiction, dans ce texte qui investit la relation animateur écrivant et interroge, de surcroît, le cadre institutionnel qui l a permise. La machine littéraire qui fonctionne ici signale à la fois le lecteur, le récepteur du texte comme condition de l écriture et, interrogeant les places traditionnellement assignées au lecteur et à l écrivain, touche la question du pouvoir et de son renversement. C est une fiction qui, parce qu elle renvoie à un extérieur du langage, est susceptible d engendrer une modification de la relation à la personne réelle, à l animateur, en l occurrence. L atelier d écriture vient, dans ce cadre institutionnel, frotter l enseignement. En nommant ce qu il manipule, l auteur du texte exerce sa liberté, qui comporte sans doute une dimension de résistance à la hiérarchie. Il peut être difficile de rendre compte de l écriture en la séparant des effets qu elle provoque. L animateur lisant ce texte, qui témoigne d un creusement de l écriture, se sent quoi qu il en soit interpellé et renvoyé à sa propre relation à l écriture.

15 note(s) #01 Le Pays mur Textes issus du dispositif d écriture proposé par Christian Glace et Nicole Comolli, à partir de la photo, Le «Pays mur» (voir page 11). EXODE(S) Une musique aiguë déchire la croûte rêche du gratin de l écran bleu. Apparition dégradée de blanc, gris, beige, couleurs craquelées d un désert fissuré. Surface mouchetée d urine et de crachats humides : tout ce qui se présente à la vue effritée de ceux qui doivent sortir du cadre. Derrière les fugitifs, le miroir sur lequel ne pas se retourner ne reflète que des dos pleins d accroc, négatif aveugle de la douleur du départ. Au-delà, reflet déjà moisi de l inconnu tâtonnant où s évanouir dès l abordage Derrière la porte, le souffle de la chute ; sous les pieds, l abîme, vol plané. Un regard vers le ciel : bouché. Plafond gris transpercé de racines, lueurs des puits, radicelles des feuilles d herbes, éclat des traits du soleil couchant rayant le grand vide. Un regard vers en bas : le gouffre humide de la chute inévitable s offre tel une coquille où se réfugier enfin. L arrivée planante et tiède dans la touffeur de l amour premier saoule l exilé rendu au bout de son chemin. (Catherine de Lagabbe) Exode Aveugles, ils habitent la ténèbre, leurs mains effleurent le satin de la nuit. La rumeur, et puis un cri quand le miroir du jour frappe leurs pupilles. Ils clignent aux aveuglantes marbrures du ciel, et murmurent sous cette douleur nouvelle Le vent se lève où vrombit le ressac. L œil surmonte la souffrance, S illuminent les regards Les mains lâchent la ténèbre, se tendent vers le ciel. L amertume des bouches s adoucit D amande Les bouches se rappellent la truffe profonde le vent poivre la poussière d humus Le vent né de la mer leur parle de la terre. À ce point du récit que ma conscience s abolit. Je m enfonçai dans les entrailles de la terre et la foule, le vent et les parfums et les cris m abandonnèrent. J eus de suite une nostalgie violente, absolue, du vent où vivaient les parfums et mon âme se désolait comme celle de quelque antique héros précipité dans une fosse. Oh! Le vent! Comme je l aimais! Chaque fibre de mon être était déchirée de lui. Cependant qu à mes tympans cessaient les piétinements sourds de la foule, je commençais à regarder autour de moi et fus saisie de stupeur et d admiration. Nous traversions les croûtes sombres où étincelaient les métaux et jamais caverne de voleur ne fut si riche. (Christiane Cassaigne) #01 - Janvier quinze

16 Exode Première partie : «Et voici l émission Exode : à propos de ceux qui n ont pas la télé!» Fred, l animateur hors champ, devant l image d un mur fissuré, nous dit : «Vous, sans télé, sans l image cathodique, sans aquarium, quel soir, quel ciel habitez-vous? Rien _vous le dites- rien ne vaut les bribes de votre esprit libre. La télé : un coffre-fort écaillé, rugueux, sous des apparences angéliques, vous pensez. Rien ne vaut votre chant, votre murmure, les claquements des portes de l immeuble parfois, les brisures d un vieux vinyle, le ressac de mots doucement dans le cerveau en alerte, rien ne vaut la vie! On vous a dit : la télé, c est pour éviter le bourdon des soirs esseulés. Mais vous dites alors : le bourdon vieux et rance qui surgit comme un halo en marche et poussiéreux, vous, vous y voyez de somptueuses peintures d un goût ancestral que vous ne pouvez oublier. Libre _vous dites- vous êtes libre sans télé. Et celle que vous avez gagnée à un loto, vous vous êtes empressé de la caser chez un ami, à défaut d en faire table de nuit. Sans télé : juste pour flâner, laisser venir le chatouillis, le velours de mots.vous ajoutez : sans télé je m abandonne, le bourdon est un merveilleux fumier entre ciel et terre. Heureux êtes-vous? Allons! on va tous mourir même si le ciel est mouillé de mots. Vous êtes cette fleur un soir s ouvrant, sans télé, en fanant, se flânant, quitte un jour à tomber, jaillir, retomber jusqu à. Sans télé, conclut Fred, ceux-là ne prennent pas pour autant la poudre d escampette!» jour, j suis allé voir les Roques, la ferme d à côté, derrière la colline. J voulais voir s ils avaient pas une graine. Oh! j demande pas une graine rare, d orchidée ou de pommier du Japon, toutes ces choses qui font rêver. Non! J voulais juste une petite graine, de tournesol peut-être, non pas les Pipasols dont raffole le p tit, j veux juste une graine, des mots, une visite, une chanson. Un début et une fin à mes rêves, vous voyez.je voudrais un début et une fin. Et qu on en parle plus!» (Nathalie Marty) En marche, en marche vers Vers d autres, laissés de vous plein de choses et autres. En marche, dessinez l image du dedans de la marche en dehors de la démarche. En marche, prétendez rêver vos espaces non limités Imaginez tomber, retomber. Pensez à l instant, à se laisser ramasser, épuisé, effrité. Regardez ce mouvement arrêté. En marche, En silence, retrouvé. Trouver d autres vies, Amies, Se déraciner Et à quoi ça sert tout ça? A se retrouver derrière, derrière l exode. Et après, l exode passé, dos retourné, tête baissée, on se laisse raconter, à se laisser aller, l histoire de tout ceux qui n ont pas oublié. A quoi ça sert tout ça? Ça sert à recommencer à comment c est l exode Marie-Claude Denjean PUB Deuxième partie : Et voici Fred, grand reporter, sur le terrain aride de l Aubrac. Devant la caméra, un homme sans télé témoigne (en arrière plan, sa famille) : «Oui, j ai pas la télé. Fred, ce reportage qui dit que le bourdon, c est un fumier j veux bien! Le fumier, c_est très joli. Mais faut encore y planter des graines, pour qu ça pousse! Asseyez-vous donc à ma table, qu on cause ; Ah! cette bicoque, c est pas Byzance. Mais y a toujours du café chaud, pour un visiteur de hasard. Tenez, l autre Tous les textes produits à partir des dispositifs seront réunis en brochure et disponibles à la Boutique d Écriture du Grand Toulouse.

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