Découvrir la valeur des informations sur la santé APPORT ET RÔLE DES DONNÉES PROBANTES D'IMS DANS L'AMÉLIORATION DES SOINS DE SANTÉ AU CANADA

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1 Découvrir la valeur des informations sur la santé APPORT ET RÔLE DES DONNÉES PROBANTES D'IMS DANS L'AMÉLIORATION DES SOINS DE SANTÉ AU CANADA

2 IMS Health aide ses partenaires et ses clients à faire évoluer la qualité des soins de santé partout dans le monde, en leur fournissant des données de santé probantes et des informations médicales et statistiques de qualité supérieure, ainsi que des services de conseil et d'analyse d une maîtrise et d une puissance inégalées.

3 Découvrir la valeur des informations sur la santé APPORT ET RÔLE DES DONNÉES PROBANTES D'IMS DANS L'AMÉLIORATION DES SOINS DE SANTÉ AU CANADA

4 GARY G. FABIAN Vice-président, Affaires publiques et relations gouvernementales, IMS Health Canada Partenaire fiable et autorité objective du secteur de la santé, IMS permet aux universitaires de mener des recherches rigoureuses qui prennent appui sur des données de santé actuelles et précises. En 1954, les fondateurs d IMS ont l idée de proposer un nouveau service obéissant à un concept fort simple : donner aux fabricants de produits pharmaceutiques les moyens de suivre les ventes et le succès de leurs produits sur le marché. Six ans après, ils proposent leurs services au marché canadien. Aujourd hui, IMS est la principale source d informations médicales et de statistiques et d analyses précises sur les ventes de médicaments délivrés sur ordonnance, la consommation de médicaments et l évolution des traitements des maladies, sur le marché pharmaceutique canadien et international. Notre réussite tient à notre engagement en faveur de l innovation, aux investissements que nous consentons dans les technologies de pointe et à l excellence de nos services de gestion de données. Notre clientèle et nos partenaires couvrent aujourd hui l ensemble du secteur de la santé : sociétés pharmaceutiques, gouvernements, chercheurs en médecine indépendants, entreprises du secteur de la biotechnologie, organismes gouvernementaux, universités, associations industrielles, ordres professionnels de médecins et de pharmaciens, organisations non gouvernementales, groupes de patients et médias médicaux. Partenaire fiable et autorité objective du secteur de la santé, IMS permet aux universitaires de mener des recherches rigoureuses qui prennent appui sur des données de santé actuelles et précises. 4

5 Les chercheurs qui travaillent avec IMS ont accès à nos bases de données et utilisent nos outils d analyse pour comprendre et améliorer l efficacité et l efficience du système de soins de santé. C est ce que nous voulons dire lorsque nous parlons de découvrir la valeur des informations sur la santé. FAITES APPEL À NOUS : SI VOUS AVEZ BESOIN D INFORMATIONS FIABLES ISSUES DE SOURCES FIABLES. IMS recueille des données auprès de plus de sources du secteur canadien des soins de santé, allant des pharmacies jusqu aux médecins. Grâce au déploiement de technologies de pointe en matière de protection et de gestion des données, ces informations sont versées à des bases de données permettant la conduite de nombreuses recherches et études. SI VOUS AVEZ BESOIN D INFORMATIONS DÉTAILLÉES SUR LE MARCHÉ MONDIAL. Présente dans plus de 100 pays, IMS est souvent la principale source d information sur l utilisation des médicaments sur les marchés nationaux et internationaux. SI VOUS AVEZ BESOIN D INFORMATIONS ACTUELLES. Des systèmes de production mensuelle et hebdomadaire vous garantissent l accès à des données au moment précis où vous en avez besoin. SI VOUS AVEZ BESOIN D INFORMATIONS CLAIRES. IMS recueille et analyse des données sur les ordonnances délivrées et la consommation de médicaments d une manière cohérente, par régions géographiques et périodes de temps. La présente publication illustre au moyen d études de cas le rôle et l utilité des données que nous recueillons et analysons pour le compte du secteur de la santé. Ces données permettent de repousser toujours plus loin les limites des soins de santé et d atteindre des niveaux de qualité inégalés.voilà plus de dix ans que nous avons redéfini notre mission pour devenir un partenaire essentiel et incontournable dans le domaine de la santé. Nous sommes fiers d appuyer les efforts que vous déployez pour améliorer la santé des Canadiens. Rôle et utilité des données d IMS pour le secteur de la santé : POUR LES CHERCHEURS EN MÉDECINE : conduite d études sur l utilisation des médicaments ; obtention de données factuelles sur les interventions thérapeutiques les plus efficaces ou les plus appropriées ; élaboration et évaluation de lignes directrices de pratique clinique et de programmes pour promouvoir le bon usage des médicaments. POUR LES SOCIÉTÉS PHARMACEUTIQUES : mieux comprendre les besoins des médecins en matière d information sur les nouvelles thérapies et les nouveaux produits ; promotion de pratiques de prescription sûres et rentables ; recrutement de médecins pour la conduite d essais cliniques sur de nouveaux produits ; transmission plus facile d avertissements et de rappels relatifs aux médicaments ; conduite d études de pharmacovigilance postcommercialisation ; commercialisation de produits basée sur des preuves scientifiques et sur une connaissance précise du marché pharmaceutique. POUR LES MÉDECINS ET LES AUTRES PRESTATEURS DE SOINS DE SANTÉ : élaboration ou amélioration des programmes de formation médicale continue ; conduite d auto-évaluations permettant aux médecins de comparer leurs habitudes de prescription à celles de leurs pairs. POUR LES ORDRES PROFESSIONNELS DU DOMAINE DE LA SANTÉ ET LES RESPONSABLES PROVINCIAUX ET FÉDÉRAUX CHARGÉS DE L ÉLABORATION DES POLITIQUES : identification des intervenants et information sur les tendances et les coûts liés à l utilisation des médicaments délivrés sur ordonnance ; conduite d études en économie de la santé ; planification, élaboration et évaluation des programmes de formation continue ; évaluation du respect des lignes directrices de prescription et maintien de la sécurité ; prise de décisions relatives aux politiques du médicament ; amélioration de la répartition et de l utilisation des ressources de santé. 5

6 Conseil consultatif médical d IMS Faire connaître la valeur de l information au secteur canadien de la santé De gauche à droite : D r LÉO-PAUL LANDRY, D r WILLIAM OROVAN, D r LARRY OHLHAUSER Faire évoluer les soins de santé à l aide de données probantes : possibilités et enjeux D r LÉO-PAUL LANDRY Directeur médical de l Institut de réadaptation de Montréal et ancien secrétaire général de l Association médicale canadienne ( ). D r WILLIAM OROVAN Professeur et président, Urologie et chirurgie urologique, Université McMaster, et ancien président de l Association médicale ontarienne (1999). D r LARRY OHLHAUSER Président et chef de la direction d Ohlhauser and Associates et ancien registraire du Collège des médecins et chirurgiens d Alberta ( ). Selon IMS, 423 millions d ordonnances ont été délivrées au Canada en 2006, pour un coût de 17,9 milliards de dollars. D ici à 2011, les ventes de médicaments d ordonnance afficheront une croissance annuelle de 7,5 %, pour atteindre 23,4 milliards de dollars. Même si bon nombre de Canadiens vivent plus longtemps et en meilleure santé qu auparavant grâce aux médicaments d ordonnance, les dépenses de médicaments ne cessent de croître au Canada. Face à ce constat, il est légitime de s interroger sur le bon usage des médicaments dans le traitement des problèmes de santé des Canadiens. Il n existe malheureusement pas de réponses faciles à cette interrogation. Nous croyons que l amélioration de l efficacité du système de soins de santé passe par la mise en œuvre de pratiques médicales fondées sur des données probantes (ou factuelles) et par leur inscription dans le continuum des soins. Le projet Evidence-Based Medicine Informatics de l Université McMaster définit en ces termes la médecine factuelle (ou médecine fondée sur des données probantes) : 6

7 Le profil individuel et confidentiel de prescription d IMS : un outil fondé sur des données probantes appliqué à la réalité de votre pratique clinique Le profil individuel et confidentiel de prescription est l un des outils fondés sur des données probantes qu IMS met à la disposition des médecins canadiens. Ce profil permet aux médecins de comparer leurs propres pratiques de prescription à celles de leurs pairs exerçant la même spécialité, à l échelle provinciale et nationale. Au Québec, le Collège des médecins a adopté un règlement le 1 er juillet 2007 qui exige que tous les médecins suivent un plan autogéré de développement professionnel continu (DPC). Le profil individuel et confidentiel de prescription est l un des outils employés par les médecins pour auto-évaluer leurs habitudes de prescription. Pour le D r Pierre Raîche, directeur de la formation professionnelle à la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), «le profil de prescription d IMS est incontestablement utile aux médecins. Il est confidentiel, produit à la demande expresse du médecin et gratuit.» «Le Service du perfectionnement professionnel de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) croit à cet outil d auto-évaluation et entend en faire la promotion auprès de ses membres», a pour sa part déclaré M. Gilles Hudon, directeur des politiques de la santé et de l Office de développement professionnel. Les médecins peuvent obtenir leur profil individuel et confidentiel de prescription par l intermédiaire du site Web sécurisé d IMS développé à l intention des médecins en visitant le site «[TRADUCTION] promouvoir la collecte, l interprétation et l intégration de données probantes valides, importantes et applicables, recueillies auprès des patients, des cliniciens et dans le cadre de recherches. Les meilleures données factuelles disponibles, ajustées sur la situation et les préférences des patients, sont ensuite exploitées et mises au service de l amélioration de la qualité des décisions cliniques et de la rentabilisation des soins de santé». L amélioration significative de la prestation des soins de santé débute dans le cabinet du médecin et avec les décisions qu il prend au quotidien pour traiter ses patients. La collecte et l analyse de données pertinentes et fiables sur les médicaments d ordonnance, permettent aux chercheurs en médecine d élaborer les meilleures lignes directrices de pratique clinique qui soient et d améliorer, en dernier ressort, les résultats cliniques. IMS convertit ses volumineux actifs de données sur les médicaments d ordonnance en informations qui peuvent être appliquées intelligemment à l avancement du système de soins de santé. Sans l aide des données d IMS, beaucoup de stratégies et de décisions seraient fondées uniquement sur l intuition, sur des opinions personnelles ou sur des informations incomplètes. IMS fournit des informations concrètes et en temps réel, de sorte que le secteur de la santé puisse élaborer des programmes et des pratiques de santé reposant sur des données solides. Lorsque nous avons accepté de siéger en tant que membres fondateurs au premier conseil consultatif médical national d IMS, nous nous sommes félicités de la possibilité qui nous était offerte de servir de liens de communication entre les différents intervenants du secteur de la santé, comme les médecins, les chercheurs, les patients et les industries de la santé. La libre circulation de l information entre les différents intervenants de la santé est cruciale si l on veut que le système de santé soit attentif aux besoins et aspirations des Canadiens. Nous devons impérativement étendre notre réflexion, explorer de nouvelles réalités, renoncer à ce qui ne fonctionne plus et trouver de nouvelles manières de travailler ensemble. La santé des Canadiens en dépend. 7

8 Six champs d activité pour les soins de santé fondés sur des données probantes Au fil des années, IMS a collaboré avec un nombre incalculable de professionnels de la santé, d établissements universitaires, de fabricants de produits pharmaceutiques et de gouvernements pour leur fournir des informations riches, fondées sur des données probantes, et pour contribuer ce faisant à l avancement des soins de santé. Les différents interlocuteurs d IMS ont ensuite exploité la valeur unique de ces informations pour sensibiliser le public, façonner des politiques publiques et améliorer le bien-être de millions de Canadiens. Six champs d activité pourraient bénéficier des informations et des données d IMS, et exercer en retour un impact décisif sur leur évolution et leur avenir. ACCÉLÉRER L INNOVATION DANS LES SOINS DE SANTÉ PROMOUVOIR DES PRATIQUES CLINIQUES EXEMPLAIRES ÉLABORER ET PROMOUVOIR DES POLITIQUES DE SANTÉ PUBLIQUE ÉQUILIBRER LA VALEUR ET LE COÛT MAINTENIR LA SÉCURITÉ PERMETTRE AUX PATIENTS DE PRENDRE DE MEILLEURES DÉCISIONS

9 Depuis plus de dix ans, IMS collabore avec les chercheurs canadiens pour les aider, par exemple, à préciser la part des différentes classes pharmacothérapeutiques dans les dépenses de médicaments au Canada ; à dresser des comparaisons interprovinciales en matière d achats et de prescriptions de médicaments ; ou encore à déterminer si les programmes d intervention communautaire contribuent à modifier la prescription des antibiotiques. En puisant dans la base de données sur les ordonnances la plus complète du Canada, les analystes d IMS ont répondu à des centaines de demandes d information formulées par des chercheurs et des universitaires, des gouvernements, des associations, des collèges de médecins et de pharmaciens et d autres organismes de santé. IMS fournit ces informations gratuitement ou à des tarifs extrêmement modiques. En 2006, IMS Canada a répondu à plus de 130 demandes de recherche pro bono, pour une valeur estimée à 1,2 million de dollars. Vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive des projets et des activités de recherche auxquels IMS a apporté son concours en fournissant des données et des analyses : SANTÉ CANADA Principale autorité de santé du pays, Santé Canada utilise les données d IMS pour élaborer les politiques du médicament et en mesurer les résultats. SYMPOSIUM SUR INVITATION DE L ACMTS 2007 (AGENCE CANADIENNE DES MÉDICAMENTS ET DES TECHNOLOGIES DE LA SANTÉ) Usage des stimulants au Nouveau-Brunswick, étude descriptive effectuée par IMS et présentée dans le cadre d une séance d affiches au symposium sur invitation 2007 de l ACMTS «L élaboration des politiques, l influence sur la pratique et de meilleurs résultats pour la santé». Avril (Voir résumé de l'étude à la page 16.) SERVICE CANADIEN DE PRESCRIPTION ET D UTILISATION OPTIMALES DES MÉDICAMENTS (SCPUOM) L Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé (ACMTS), par l'intermédiaire du programme SCPUOM, a utilisé les données d'ims pour publier les «Rapports sur la thérapie optimale avec les inhibiteurs de la pompe à protons». Mars CONSEIL D EXAMEN DU PRIX DES MÉDICAMENTS BREVETÉS (CEPMB) Dans son rapport intitulé : «Surveillance et compte rendu du prix des médicaments d ordonnance non brevetés», le CEPMB a exploité des données d IMS sur les ventes de médicaments dans 11 pays, obtenues auprès de Santé Canada. Juin AGENCE DE SANTÉ PUBLIQUE DU CANADA (ASPC) L ASPC a utilisé les données d'ims sur les antibiotiques pour rédiger le rapport intitulé «Consommation provinciale de macrolides oraux dans la communauté de 2000 à 2006». PROJET D ATLAS CARDIOVASCULAIRE CANADIEN Initiative de l Équipe canadienne de recherche sur les résultats cliniques cardiovasculaires (CCORT) et de l Institute for Clinical and Evaluative Sciences (ICES, - centre de coordination national de l initiative de la CCORT). L Atlas dresse un bilan national détaillé de l état de santé cardiovasculaire de la population canadienne et des services de santé au Canada. Septembre JOURNAL DE L ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE (JAMC) L article Hormone replacement therapy and antidepressant prescription patterns: a reciprocal relationship repose en partie sur des données d IMS. 4 janvier 2005 ; 172(1). 9

10 ÉTABLIR ET PROMOUVOIR DES POLITIQUES DE SANTÉ PUBLIQUE Lutte contre la résistance aux antibiotiques : le succès d un programme d éducation en santé publique Pour concevoir des politiques de santé publique efficaces, il importe d identifier les principaux enjeux de santé publique, qu ils soient actuels ou émergents, puis d élaborer et d encadrer des programmes d intervention de nature à exercer un impact décisif sur les groupes démographiques touchés. En identifiant les enjeux naissants, en proposant des stratégies d une efficacité renforcée et en évaluant le succès des initiatives de soins de santé dans les collectivités à l échelle nationale, les études Do Bugs Need Drugs? menées en Alberta et en Colombie-Britannique, ont redonné un nouveau souffle aux pratiques de santé publique. LES ANTIBIOTIQUES DOIVENT-ILS VRAIMENT ÊTRE AUTOMATIQUES? Les autorités de santé du monde entier pressent leurs gouvernements respectifs de s attaquer au problème du recours abusif aux antibiotiques, facteur important dans le développement de la résistance aux antibiotiques qui en limite l efficacité dans le traitement de nombreuses maladies graves pouvant engager le pronostic vital, comme les infections des voies respiratoires. «Le fait que le public s attende à recevoir des antibiotiques pour une infection virale courante, comme le rhume ou la grippe, contribue à l augmentation de la résistance aux antibiotiques», souligne la docteure Edith Blondel-Hill qui, à l époque, occupait un poste de microbiologiste médical et de spécialiste des maladies infectieuses à l Hôpital Royal Alexandra et aux laboratoires médicaux Dynacare Kasper d Edmonton. Une enquête effectuée au début de l an 2000, auprès de adultes sélectionnés au hasard à Edmonton, a montré que 35 % des patients s attendaient à ce que leur médecin prescrive un antibiotique à leur enfant, dès lors que celui-ci présentait les symptômes d une infection des voies respiratoires. Avec l aide du Programme des lignes directrices de pratique clinique d Alberta, de la Capital Health Authority, de l Association pulmonaire de l Alberta, de Santé et Bien-être Alberta et d autres partenaires du secteur de la santé, la D re Blondel-Hill a élaboré un programme communautaire d éducation en santé publique de six mois, baptisé Do Bugs Need Drugs?, dont l objectif était de diminuer l usage des antibiotiques pour le traitement des infections des voies respiratoires. «Sans les ressources et l aide d IMS, la collecte des données nécessaires aurait été une tâche énorme pour nous et aurait retardé la mise en œuvre d une initiative de santé publique essentielle.» D re EDITH BLONDELL-HILL, chef du projet Do Bugs Need Drugs? La D re Hill est actuellement microbiologiste médicale à l Hôpital pour enfants de Colombie-Britannique. Elle est l instigatrice du lancement de ce projet en Colombie-Britannique, qui est coordonné par le Centre d épidémiologie de Colombie-Britannique. 10

11 PERCEPTIONS DE LA RÉSISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES CHEZ LES MÉDECINS PARTICIPANT AU PROJET DO BUGS NEED DRUGS? «LA RÉSISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES EST UN PROBLÈME DE SANTÉ SÉRIEUX.» «J AI PRESCRIT DES ANTIBIOTIQUES POUR LE TRAITEMENT DE LA BRONCHITE AIGUË DANS PLUS DE 25 % DES CAS» OCTOBRE 2000 AVANT LE PROJET 30,5 % 57 % AVRIL 2001 APRÈS LE PROJET 88,9 % 17 % PROMOUVOIR LE BON USAGE DES ANTIBIOTIQUES PAR L ÉDUCATION Lancée en octobre 2000, la phase initiale du programme a d abord ciblé les professionnels de la santé, puis elle s'est poursuivie par des séances d éducation destinées aux étudiants et une campagne d information publique de grande envergure. Armée de preuves solides, l équipe a lancé une campagne d éducation destinée aux médecins, aux pharmaciens, aux enfants d âge scolaire et au grand public. Les trois principaux messages de la campagne étaient les suivants : Le lavage des mains est le moyen le plus efficace de prévenir la propagation des infections. Les bactéries et les virus sont différents. Les antibiotiques n ont aucun effet sur les virus. Il faut utiliser les antibiotiques à bon escient pour empêcher la résistance aux antibiotiques. «Pour accomplir notre objectif dans le délai de six mois qui nous était imparti, il nous fallait des données sur les habitudes de prescription d antibiotiques des médecins, au niveau provincial et national. Sans les ressources et l aide d IMS, la collecte des données nécessaires aurait été une tâche énorme pour nous et aurait retardé la mise en œuvre d une initiative de santé publique essentielle», a indiqué la D re Blondel-Hill. IMS a aidé la D re Blondel-Hill et son équipe de chercheurs à évaluer les activités des médecins participant au projet, et leur a notamment prêté son concours dans les domaines suivants : analyse pré et post-étude des résultats de l enquête et des ordonnances d antibiotiques établies par les médecins ; compilation de données sur les taux de prescription d antibiotiques des médecins d Edmonton, par rapport à un groupe témoin de médecins de Calgary et aux données sur les ordonnances d IMS à l échelle canadienne ; établissement du profil de prescription des médecins participants et comparaison avec celui de leurs pairs. (Les médecins ont pu utiliser ces informations confidentielles pour évaluer et améliorer leurs propres habitudes de prescription). Grâce à cette campagne, le nombre global de prescriptions d antibiotiques a effectivement diminué et l usage relatif des agents indiqués en première intention a augmenté. D après l enquête menée à la fin du projet, le taux de prescription des antibiotiques oraux pour le traitement des infections des voies respiratoires (otite moyenne, bronchite, pneumonie, pharyngite et sinusite) était inférieur de 12 % au taux enregistré au cours de la même période l année précédente, et il avait davantage reculé dans la collectivité de l étude que dans les communautés témoins. L usage des agents indiqués en première intention pour le traitement des infections des voies respiratoires était considérablement plus élevé que celui observé dans les statistiques nationales correspondantes. Par ailleurs, tous les groupes de la population possédaient une meilleure connaissance du problème de la résistance aux antibiotiques, y étaient plus sensibles et avaient conscience de l importance de se laver les mains. 11

12 ACCÉLÉRER L INNOVATION DANS LES SOINS DE SANTÉ L étude des habitudes de prescription des médecins de famille pour le traitement des dyslipidémies devrait révéler les entraves à l adoption des thérapies innovantes Écourter le délai entre l innovation scientifique en laboratoire et sa traduction clinique concrète est essentiel pour accélérer l innovation en matière de santé. Les recherches actuelles, comme l étude de trois ans que dirige Lyne Lalonde, professeure à la Faculté de pharmacie de l Université de Montréal, sur les habitudes de prescription des médecins de famille pour le traitement des dyslipidémies, permettent de recueillir des données précieuses et de révéler les entraves à l adoption des thérapies innovantes. «EFFET PARTICIPATION» ET AMÉLIORATION DES SOINS L évaluation des pratiques innovantes auprès des professionnels de la santé fait souvent appel à des essais cliniques en grappes avec répartition aléatoire des sujets. Ceux-ci sont affectés au hasard, soit dans un groupe destiné à recevoir le traitement innovant, soit dans un groupe recevant le traitement standard. Ceux qui sont affectés au traitement innovant reçoivent des informations et bénéficient d une formation adaptée. Après le recrutement des patients, les deux protocoles de traitement sont appliqués aux deux groupes étudiés. Pour que les essais en grappes donnent des résultats valides, il importe de veiller à ce que les pratiques des professionnels affectés au groupe du protocole standard soient représentatives des pratiques des professionnels de la santé en général. Certaines études donnent à penser que la participation à un essai clinique peut améliorer les pratiques des professionnels de la santé. Cette théorie porte le nom d «effet participation». L effet participation est un concept qui intrigue depuis fort longtemps la D re Lyne Lalonde. Dans les sociétés occidentales, la plupart des dyslipidémies sont des hyperlipidémies, souvent causées par l alimentation et les NOMBRE ESTIMATIF D ORDONNANCES D'INHIBITEURS DE LA HMG-COA RÉDUCTASE EXÉCUTÉES PAR LES PHARMACIES DE DÉTAIL AU CANADA ENTRE 2003 ET 2006 Ordonnances exécutées Source : IMS Health, CompuScript 19% 16% 9,9% 11,4% INHIBITEURS DE LA HMG-COA RÉDUCTASE (STATINES) % DE CROISSANCE ANNUELLE DES ORDONNANCES EXÉCUTÉES 12

13 «IMS nous a permis d identifier et de recruter rapidement un groupe témoin valide. De plus, la base de données d IMS comprend des estimations sur les ordonnances de médicaments, quel que soit le régime d assurance-médicaments.» D re LYNE LALONDE, chercheure et professeure à la Faculté de pharmacie de l Université de Montréal et chef du projet TEAM, financé majoritairement par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). habitudes de vie. Malgré la multiplication des recherches fondées sur des données probantes portant sur l efficacité du traitement par statines (agents hypolipidémiants) dans le contrôle de la progression de l athérosclérose, les études continuent pourtant de montrer des variations dans les habitudes de prescription des médecins de famille. La D re Lalonde et son équipe souhaitaient obtenir des données empiriques sur l effet participation et son ampleur sur les habitudes de prescription des médecins de famille pour le traitement des dyslipidémies. L étude, intitulée Projet TEAM Essai clinique randomisé en grappes pour évaluer l efficacité d une approche intégrée (médecinpharmacien) du traitement des dyslipidémies en soins de première ligne, est financée principalement par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Elle est conçue pour évaluer un nouveau modèle de soins où les médecins et les pharmaciens sont responsables conjointement de la gestion du traitement par statines. «Les pharmaciens de l étude vont en fait demander des analyses biologiques et ajuster la dose du médicament hypolipidémiant dans les limites fixées par l ordonnance du médecin», explique Lyne Lalonde. «L objectif est de comparer les changements dans les valeurs du taux de cholestérol LDL, au départ et à 12 mois, chez les patients affectés au protocole innovant et au protocole standard.» DES DONNÉES PROBANTES POUR DES COMPARAISONS VALIDES Pour mesurer avec précision l effet participation, les chercheurs devaient comparer les données pré-essai, intraessai et post-essai sur les pratiques de prescription des médecins participants et celles d un groupe témoin de médecins de famille non participants. Les chercheurs se sont tournés vers IMS pour obtenir ces informations. «D un point de vue méthodologique, l utilisation des données d IMS offre plusieurs avantages», précise la D re Lalonde. «Premièrement, IMS nous donne les moyens d identifier et de recruter rapidement un groupe témoin valide.tous les médecins ayant accepté de participer à cette étude de cohorte ont été appariés à trente médecins de famille anonymes, qui ne participaient pas à l essai et qui exerçaient dans la même zone géographique. Les médecins ont été appariés selon le sexe, l année d obtention du diplôme et le type de pratique, puis évalués par le nombre annuel d ordonnances et la proportion d ordonnances délivrées aux patients de 45 ans et plus. Avec de tels critères de sélection, les participants et les non-participants étaient plus susceptibles de présenter des caractéristiques de départ comparables. Cet aspect est essentiel pour dresser des comparaisons valides. Deuxièmement, et contrairement à la base de données de la Régie de l assurance maladie du Québec (RAMQ), la base de données d IMS comprend des estimations sur les ordonnances de médicaments, quel que soit le régime d assurance-médicaments. Cette caractéristique est particulièrement importante puisque seulement 25 % des patients de l étude étaient couverts par le régime d assurance-médicaments de la RAMQ. Les résultats de l étude devraient être publiés à l automne

14 PROMOUVOIR DES PRATIQUES CLINIQUES EXEMPLAIRES Motifs de prescription des antidépresseurs au Canada Comment les médecins peuvent-ils suivre le flux constant de nouvelles spécialités médicales mises chaque année sur le marché? Nombreux sont ceux qui pensent que la réponse à cette question réside dans l élaboration et la mise en œuvre de lignes directrices de pratique clinique et dans l assurance que les informations sur les médicaments d ordonnance sont communiquées adéquatement aux médecins. POURQUOI PRESCRIT-ON DES ANTIDÉPRESSEURS? Les statistiques montrent que les ordonnances d antidépresseurs ont augmenté régulièrement au cours des dix dernières années. Pourtant, le D r Scott Patten, professeur agrégé au Département des sciences de la santé communautaire à l Université de Calgary, a récemment observé une disparité dans la littérature médicale entre les données sur l usage des antidépresseurs et les données sur le nombre de personnes souffrant de dépression majeure. «La fréquence de l usage des antidépresseurs dépasse maintenant la prévalence des troubles dépressifs majeurs», souligne le D r Patten. «Mais, paradoxalement, les relevés épidémiologiques continuent de donner à penser que la plupart des épisodes de dépression majeure ne sont pas traités. Cela pourrait signifier que de nombreuses personnes prennent des antidépresseurs pour une raison autre que la dépression.» En 2005, le D r Patten et son équipe de chercheurs ont lancé une étude pour préciser les raisons pour lesquelles les médecins étaient amenés à recommander un traitement antidépresseur à leurs patients. Les études antérieures, portant sur les tendances relatives à l usage des antidépresseurs, reposaient généralement sur des méthodes de collecte de données par enquêtes, ou sur le couplage des dossiers de demandes de règlement des pharmacies. Dans un cas comme dans l autre, l interprétation des tendances nécessite que l on possède une certaine connaissance des raisons pour lesquelles les antidépresseurs sont prescrits. Les limites des données disponibles peuvent expliquer pourquoi les motifs de prescription des antidépresseurs n ont pas constitué un axe de recherche important jusqu à maintenant. Les chercheurs ont analysé les données recueillies par IMS pendant une période de cinq ans (de 2000 à 2005) qui avaient été versées à une base de données appelée Index canadien des maladies et traitements (ICMT). Les données de l ICMT sont recueillies auprès d un échantillon représentatif de médecins exerçant en cabinet, qui remplissent des carnets sur leurs pratiques pendant les périodes d échantillonnage sélectionnées. Chaque «Nous sommes heureux d avoir les ressources d IMS à notre disposition. La compilation de ce type de données issues de sources aussi disparates aurait été une entreprise coûteuse et aurait mobilisé un grand nombre de ressources.» D r SCOTT PATTEN, professeur agrégé, Département des sciences de la santé communautaire, Université de Calgary. 14

15 FIGURE 1 RECOMMANDATIONS DE MÉDICAMENTS ANTIDÉPRESSEURS PAR INDICATION THÉRAPEUTIQUE AU CANADA, Pourcentage Trouble dépressif Trouble anxieux Autres indications psychiatriques Source : IMS Health, Index canadien des maladies et traitements Indications non psychiatriques ordonnance est enregistrée comme recommandation thérapeutique et les données sont ensuite pondérées pour produire des estimations nationales de la fréquence des recommandations thérapeutiques. La base de données enregistre aussi le motif de la recommandation. «Notre analyse consiste à opérer une tabulation croisée de la fréquence des recommandations d antidépresseurs par année et par indication thérapeutique», explique le D r Patten. «Nous sommes heureux d avoir les ressources d IMS à notre disposition. La compilation de ce type de données issues de sources disparates aurait été une entreprise coûteuse et aurait mobilisé un grand nombre de ressources». LES ANTIDÉPRESSEURS : PAS SEULEMENT POUR LA DÉPRESSION Les chercheurs sont parvenus à la conclusion qu en 2005, 65 % des recommandations thérapeutiques concernant les médicaments antidépresseurs étudiés avaient pour motif des troubles dépressifs (FIGURE 1). Le reste des recommandations avait pour but de traiter d autres troubles. Deux types de médicaments antidépresseurs, les antidépresseurs tricycliques et la trazodone, présentaient un profil d utilisation distinct. Ainsi, les antidépresseurs tricycliques étaient utilisés plus couramment pour des indications non psychiatriques que pour des indications psychiatriques, en particulier pour les troubles du sommeil et la douleur. Quant à la trazodone, elle était fréquemment recommandée à faible dose pour les problèmes de sommeil. Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine étaient souvent recommandés pour les troubles anxieux. «Force est de constater que les médecins ne prescrivent pas des antidépresseurs uniquement pour traiter la dépression», conclut le D r Patten. «REASONS FOR ANTIDEPRESSANT PRESCRIPTIONS IN CANADA» A ÉTÉ PUBLIÉ DANS PHARMACOEPIDEMIOLOGY AND DRUG SAFETY, JUILLET 2007 ; VOLUME 16, NUMÉRO 7. 15

16 MAINTENIR LA SÉCURITÉ Préciser les différences dans les habitudes de prescription des médicaments pour le traitement du TDAH, par province Comment s assurer que les nouveaux traitements sont prescrits et utilisés correctement? Comment éviter le mauvais usage des médicaments, que ce soit par accident ou à la suite d une prescription inadéquate? Les intervenants du secteur de la santé ont aujourd hui en main les données dont ils ont besoin pour surveiller les effets indésirables potentiels des traitements médicamenteux, pour étudier les corrélations entre certains médicaments et certaines pathologies et pour suivre les modes d utilisation des médicaments les plus susceptibles de faire l objet d un usage abusif. TROUBLE DÉFICITAIRE DE L ATTENTION AVEC HYPERACTIVITÉ QU ARRIVE-T-IL À NOS ENFANTS? Au fil des ans, Bernard Richard, ombudsman et défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick, a reçu un certain nombre de plaintes de parents au sujet du nombre croissant de prescriptions de stimulants du système nerveux central (comme le méthylphénidate, la dextroamphétamine et les mélanges de sels d amphétamine), pour traiter le trouble déficitaire de l attention avec hyperactivité (TDAH) chez les enfants. Le trouble déficitaire de l attention avec hyperactivité (TDAH) est un trouble du comportement caractérisé par de la distraction, une hyperactivité motrice, un déficit de l attention, de l impulsivité et une instabilité émotionnelle. Selon les estimations, ce trouble concerne entre 2 % et 5 % des enfants et des adolescents, et il persiste souvent jusqu à l âge adulte. En sa qualité d ancien ministre de l Éducation, Bernard Richard comprenait les préoccupations des parents, des professeurs et des élèves. Il a voulu chercher à savoir si les médicaments analeptiques étaient utilisés pour canaliser les enfants hyperactifs en classe, et pas seulement à des fins thérapeutiques. LES DONNÉES D IMS POUR UN BILAN NATIONAL DES PROFILS DE PRESCRIPTION Pour comprendre dans un premier temps comment les stimulants du SNC étaient prescrits, M. Richard avait besoin de données détaillées dans les trois catégories suivantes : données sur les ordonnances de médicaments analeptiques pour chaque province ; cartographie des profils, par autorités régionales de santé, au Nouveau-Brunswick ; informations sur le traitement du TDAH à l échelle nationale. En 2005, il fait appel à IMS, car «IMS est capable de fournir des analyses régionales et provinciales des habitudes de prescription, de même que des données de comparaison avec les autres provinces». La prescription de médicaments pour le traitement du TDAH a augmenté au cours des cinq dernières années ( ) dans la plupart des provinces (FIGURE 1). En 2006, la Nouvelle-Écosse était la province où le nombre de doses définies journalières (DDJ) par tranche de habitants par jour était le plus élevé, soit huit DDJ (voir Figure 1 pour une définition des DDJ). Le Manitoba, le Québec et la Saskatchewan faisaient aussi partie du peloton de tête, alors que la Colombie-Britannique se classait au dernier rang, avec environ quatre DDJ. L Alberta est la seule province à avoir affiché une baisse (8 %) de 2005 à Pour 2006, la moyenne canadienne s est établie à six DDJ par tranche de habitants par jour. Le méthylphénidate est le médicament le plus couramment prescrit pour le traitement du TDAH, bien que Concerta (préparation de méthylphénidate à libération prolongée, mise en marché en 2003), continue de gagner en popularité. Au Nouveau-Brunswick, la consommation de ce 16

17 FIGURE 1 MÉDICAMENTS PRESCRITS CONTRE LE TDAH : NOMBRE DE DOSES DÉFINIES JOURNALIÈRES* (DDJ) PAR MILLIER D HABITANTS PAR JOUR *La dose définie journalière (DDJ) correspond à la posologie quotidienne de référence. Elle est censée représenter la posologie usuelle pour un adulte, dans l indication principale du principe actif en question. (Source : Organisation mondiale de la santé) Source: IMS Health, CompuScript et WHO-ATC/DDD index Nbre de DDJ par millier d habitants par jour ON QC 2002 NB IPÉ & TN 2003 NÉ AB 2004 SK MB 2005 CB 2006 Les résultats de l étude d IMS effectuée pour le compte de l Ombudsman et du Défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick ont été présentés dans le cadre d une séance d affiches, au colloque sur invitation de 2007 de l ACTMS. On peut les consulter sur le site Web de l organisme à l adresse : médicament a atteint les mêmes niveaux que le méthylphénidate générique. Au Nouveau-Brunswick (FIGURE 2), les autorités régionales de la santé 1306 et 1303 affichent les taux de DDJ les plus élevés pour les médicaments indiqués dans le traitement du TDAH en 2006, soit respectivement 6,78 et 6,52. DONNÉES DE SANTÉ - POUR DES DÉCISIONS INTELLIGENTES ET ÉCLAIRÉES Même si les habitudes de prescription du Nouveau- Brunswick sont assez proches de la moyenne nationale, Bernard Richard pense que les décisions thérapeutiques donnent souvent la préférence aux médicaments au détriment des interventions psychosociales qui s imposent. «Les recherches d IMS sur les modes d utilisation des stimulants au Nouveau-Brunswick, par rapport à ceux du reste du Canada, m ont été très utiles. Puisque je suis le premier défenseur des enfants et de la jeunesse de cette province, j ai tout intérêt à suivre cette question à long terme, pour éventuellement intervenir en temps voulu. Sans l aide d IMS, je n aurais ni la possibilité ni la crédibilité voulues pour y parvenir. J espère qu IMS pourra continuer de soutenir nos recherches sur cette question, en nous fournissant des bilans annuels. Je souhaite vivement que notre partenariat se poursuive et je l apprécie au plus haut point.» FIGURE 2 MÉDICAMENTS PRESCRITS CONTRE LE TDAH : NOMBRE DE DDJ PAR MILLIER D HABITANTS PAR JOUR, NOUVEAU-BRUNSWICK, 2006 Les régies régionales de la santé 1306 et 1303 affichent les taux les plus élevés de DDJ. Inclus : méthylphénidate, dextroamphétamine, dextroamphétamine et amphétamine, atomoxétine (non-stimulant) DDJ par millier d habitants par jour 5,75 à 6,78 4,71 à 5,74 3,68 à 4,71 2,65 à 3,68 Source : IMS Health, Xponent 17

18 PERMETTRE AUX PATIENTS DE PRENDRE DE MEILLEURES DÉCISIONS Aider les médias à communiquer des informations sur les ordonnances précises et en temps opportun Pour de nombreux patients, les médecins ne sont plus les seules sources d information sur les maladies et les traitements possibles. Les patients sont en effet mieux informés que jamais grâce à la multiplication spectaculaire des informations sur la santé dans les médias, phénomène qui est d ailleurs alimenté : par le vieillissement de la population et l intérêt des baby-boomers pour les questions de qualité de vie ainsi que pour les moyens permettant de rester en bonne santé et de se prémunir contre la maladie jusqu à un âge avancé ; par l explosion des organismes de diffusion d information, comme les centaines de chaînes numériques câblées et les programmes qui diffusent des informations en boucle, 24 heures sur 24 ; par la prolifération de l information médicale sur Internet ; par la diffusion des résultats des essais cliniques directement au public. CONTRIBUER À LA QUALITÉ DES REPORTAGES SUR LA QUALITÉ DES SOINS DE SANTÉ Bien que le rôle des médias dans la diffusion d informations sur la santé fasse l objet de débats houleux partout dans le monde, les médias jouent un rôle important dans la manière dont ces informations sont communiquées au public, que ce soit en matière de fond ou de forme. IMS croit qu en fournissant des données actuelles, précises et détaillées sur les médicaments d ordonnance, il est possible de contribuer aux efforts que déploient les médias canadiens pour aider les patients à prendre des décisions thérapeutiques éclairées. Chaque année, plus de 500 articles et reportages canadiens reprennent des données d IMS. ARTICLES PARUS DANS LES MÉDIAS REPOSANT SUR DES DONNÉES D IMS ARTICLE SUR LE TRAITEMENT HORMONAL SUBSTITUTIF (HORMONES O.K. FOR YOUNGER WOMEN: STUDY) OTTAWA CITIZEN, 4 AVRIL 2007 Les données d IMS ont montré que les ordonnances de médicaments indiqués pour le traitement hormonal substitutif (THS) avaient chuté après que la publication des résultats de l étude Women s Health Initiative en Cette étude mettait en effet en garde contre les risques que soulevait le THS pour le traitement des symptômes de la ménopause. En 2007 de nouvelles recherches ont révélé que le traitement hormonal était conseillé aux femmes dès l installation des symptômes de la ménopause. «BAISSE DE 50 % DES VENTES DE PRODUITS PHARMA- CEUTIQUES SUR INTERNET AUX ÉTATS-UNIS EN 2006» PRESSE CANADIENNE, 21 MARS 2007 Les données d IMS ont révélé que les ventes de médicaments d'ordonnance par Internet aux patients américains ont diminué de moitié après l instauration d un régime d assurancemédicaments par le gouvernement fédéral américain en 2006, régime dont la couverture a par ailleurs été étendue. ARTICLE SUR LA CONTRACEPTION D URGENCE, L ACCESSIBILITÉ À LA PILULE DU LENDEMAIN ET LES DÉPENSES DE SANTÉ (MORNING AFTER PILL DEMAND DOUBLES, HEALTHCARE COST DOWN AS DRUG MORE ACCESSIBLE) NATIONAL POST, 11 MAI 2006 En avril 2005, Santé Canada a modifié le statut de Plan B, un contraceptif d urgence, en autorisant sa vente en pharmacie, sans ordonnance, au Canada. Les données d IMS ont montré que la demande à l égard de Plan B a doublé dans les mois qui ont suivi ce changement. «SANTÉ CANADA MINIMISE LE RISQUE DE CELEBREX POUR LA SANTÉ» SERVICE DE NOUVELLES CANWEST, 22 SEPTEMBRE 2005 Suite au retrait du médicament antiarthritique Vioxx (inhibiteur de la COX-2) en 2004, IMS a montré que les ordonnances de tous les inhibiteurs de la COX-2 avaient brutalement diminué. Cette tendance s est inversée lorsque Santé Canada a minimisé l importance du risque associé à l un de ces médicaments en particulier, soit Celebrex. 18

19 «Les médicaments d ordonnance jouent un rôle essentiel dans l arsenal thérapeutique moderne. Dans la mesure où près de 21 milliards de dollars leur sont consacrés, ils représentent aussi un enjeu de taille pour les politiques de santé au Canada. Mais, les données fiables et de qualité restent rares. Les données mises à la disposition du public, bien que fort utiles, ne dressent habituellement qu un portrait grossier et rétrospectif, et fournissent peu de précisions sur les habitudes et les profils de consommation. Les données d IMS Health sont inestimables parce qu elles fournissent une information réelle et actualisée, à la fois sur les médicaments de marque et sur les médicaments génériques. Autrement dit, il s agit de données concrètes, de celles précisément que les consommateurs (et nos lecteurs) sont en droit d attendre et dont les décideurs ont besoin pour pouvoir replacer les décisions qu ils prennent dans leur contexte.» «IMS fournit à l Unité de santé de la SRC des données essentielles sur l utilisation des médicaments, y compris des chiffres relatifs aux ordonnances et aux dépenses relatives à des médicaments précis. IMS est une source d information rapide et efficace, ce qui est très important en radio et en télévision. Nous remercions notre bonne étoile de l existence d IMS.» MARY MUNSON, recherchiste, Unité de santé de la SRC, Halifax ANDRÉ PICARD, journaliste en santé publique, The Globe and Mail, Montréal

20 ÉQUILIBRER LA VALEUR ET LE COÛT Canadian Rx Atlas : premier portrait national des dépenses de médicaments Les résultats cliniques positifs peuvent, en quelque sorte, être assimilés au «rendement du capital investi», le capital étant dans ce cas les médicaments et leur bon usage. La gestion prudente des dépenses de médicaments est essentielle à l avenir du système de soins de santé canadien. Pourtant, fort peu de données sont recueillies de manière systématique, à l échelle provinciale comme nationale, pour évaluer ces dépenses. De plus en plus de provinces élaborent actuellement des systèmes d information sur les médicaments d ordonnance qui suivent la consommation de médicaments des Canadiens. Malgré leur grand potentiel, les systèmes de données provinciaux et territoriaux n en sont qu à leurs débuts. Seules quelques provinces (Colombie-Britannique, Saskatchewan, Manitoba et Alberta) recueillent des données sur l utilisation des médicaments dans la population, et non des ensembles de données qui ne suivent que la consommation des participants aux régimes provinciaux d assurance-médicaments. Idéalement, ces systèmes d information sur les médicaments devraient être reliés à d autres systèmes de données de santé, de sorte qu il puisse être possible d évaluer efficacement et à grande échelle l apport des produits pharmaceutiques dans les résultats cliniques observés. Il ne fait aucun doute que la multiplication des projets d informatisation de la santé devrait bientôt permettre d y parvenir. Le D r Steve Morgan, professeur adjoint au Département de santé et d épidémiologie de l Université de Colombie- Britannique, qui suit les dépenses en médicaments au Canada depuis de nombreuses années, n a pas attendu que ce scénario idéal se matérialise. Il a trouvé ce dont il avait besoin dans les données de marché d IMS. En 2004, il lance une étude nationale dans le but d identifier les médicaments qui pèsent le plus lourdement dans le budget de la santé, de préciser les facteurs à l origine des variations régionales dans ces dépenses et de déterminer si certains médicaments particuliers font l objet d une utilisation excessive, ou au contraire insuffisante. Un an plus tard, l étude débouchait sur la publication de la première version du Canadian Rx Atlas. UNE PREMIÈRE AU CANADA AVEC LES DONNÉES D IMS Selon le D r Morgan, «le Canadian Rx Atlas est le premier bilan national jamais publié sur l utilisation publique et privée des médicaments et sur les dépenses qui s y rattachent. Nous avons voulu fournir aux décideurs, aux chercheurs et au public les meilleures données probantes disponibles sur l utilisation des médicaments, l établissement des prix et la dynamique des dépenses.» Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont utilisé les données CompuScript d IMS pour quantifier et illustrer les niveaux agrégés, les variations et les tendances des dépenses au détail pour les médicaments d ordonnance au Canada, de 1998 à Les analyses incluaient le volume des ordonnances, les ventes en dollars et les unités de médicaments achetées. La base de données CompuScript comprend des données recueillies auprès de plus de pharmacies de détail (environ 30 % du marché canadien), stratifiées en fonction de la taille de la pharmacie et de son type, ainsi que par province. IMS projette les données de cet échantillon pour fournir une estimation précise de la population globale de chaque province. 1 1 Les données de L Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador sont combinées en raison de leur faible densité démographique. 20

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