Le SCK CEN dépose plainte contre inconnus suite aux accusations diffamatoires

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1 Le SCK CEN dépose plainte contre inconnus suite aux accusations diffamatoires Après délibération au Bureau du Conseil d'administration du Centre d'etude de l'energie Nucléaire, le SCK CEN à Mol, il a été décidé, suite aux accusations diffamatoires parues dans la presse, de déposer plainte avec constitution de partie civile contre inconnus auprès du Juge d'instruction du tribunal de Turnhout.cusations diffamatoires. Il s'agit, d'une part, d'un article paru dans l'hebdomadaire HUMO du 25 janvier 2005, dans lequel un témoin anonyme, qui s'est présenté comme étant un ancien travailleur du SCK CEN, a pris la parole et, d'autre part, d'une interview à Radio 2 Omroep Antwerpen avec les auteurs du programme "Vlaanderen NV" du poste CANVAS, au cours desquels le programme du 30 janvier 2005 était annoncé. La plainte a été déposée le 15 février 2005 au nom du SCK CEN et du chef du service de médecine du travail, dont le nom et la réputation ont été gravement lésés par les déclarations mensongères disant que son service manipulerait des données concernant les doses et autoriserait des dépassements de doses. Suivant des allégations lancées par des témoins anonymes, le nombre de cancers dans les environs du SCK CEN serait en outre plus élevé qu'ailleurs. Le premier reproche est formellement nié. La charge de dose au SCK CEN est d'ailleurs toujours restée loin en dessous des normes de rayonnement légalement prescrites. Le deuxième reproche est contredit par des études épidémiologiques. L'Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN) a présenté le 16 février son rapport à la Commission de l'intérieur, des Affaires générales et de la Fonction publique de la Chambre des Représentants. La conclusion générale dit: "Les résultats de cette enquête sont rassurants et ne montrent aucun manquement ou ni pratique intolérable". Le rapport intégral est publié sur le site web Les réactions antérieures de la part du SCK CEN sont reprises dans ce document. Paul Govaerts Directeur général

2 Réaction au "Knack": Jusqu'où la presse peut-elle aller? La liberté de la presse est sûrement un garant de la démocratie. Il est donc important de la protéger et de la conserver. Mais cette liberté peut également être proche de la dictature et de la négation de la démocratie lorsqu'elle sert la délation, la vengeance, voire la "chasse aux sorcières"; quand le journaliste ne contrôle pas suffisement ses sources. C'est en effet de sa responsabilité, qui est ici énorme, d'investiguer et de recouper par des voies si possible contradictoires, les évènements qui lui sont relatés ou sur lesquels il enquête. Mais parfois la recherche du sensationnalisme, la course après la primauté de l'information, la chasse au scoop peut ne pas lui en laisser le temps. Et là on peut trouver des gens qui profitent de cet effet pour faire passer des messages ou des informations de délation voire de diffamation, sans scrupules, si ils savent que le sujet en lui même peut avoir un côté "sensationnel". Nous venons de vivre cette dérive au Centre d'études de l'energie Nucléaire de Mol, où d'ancien agents se sont retournés contre le SCK CEN ou ont été poussés à salir l'image de leur ancien employeur, en relatant, sous le couvert de l'anonymat, des faits qui deviennent tout de suite sensationnels parce que touchant au nucléaire. Il n'y a même pas eu de contrôle par une personnalité scientifique indépendante et des inepties techniques ont été publiées, sans doute parce qu'elles tiraient plus vers le sensationnel. Comme il s'agissait du nucléaire, sujet controversé et effrayant facilement le grand public non informé, on a rapporté, dans différents journaux (Humo, het Volk, het Nieuwsblad,... ) et à la TV (Canvas : Vlaanderen N.V.) des propos qui peuvent faire peur ou font croire à la négligence des autorités compétentes et de la hiérarchie. En utilisant un jargon que les gens ne comprennent pas et des unités auxquelles on n'est pas habitué (par exemple 1000 Becquerel de radioactivité: cela parait beaucoup... beaucoup moins quand vous apprenez que votre propre corps contient naturellement plus de 7000 Becquerel de radioactivité!!), on parvient à créer des messages sulfureux et terrifiants. Mais n'est-ce justement pas là le rôle du journaliste d'expliquer, d'analyser, d'enquêter pour comprendre et faire comprendre de quoi il s'agit? Si d'anciens balayeurs de la ville d'anvers, renvoyés pour différentes raisons, venaient, sous couvert d'anonymat, rapporter des faits dangereux mais controversés sur le traitement des poubelles, n'irait on pas vérifier dans les services compétents, voire interroger l'échevin responsable, avant de publier n'importe quoi? Pas dans le nucléaire! On publie d'abord les témoignages anonymes, puis on ira interroger les responsables... Ne risque-t-on pas ici de déborder des frontières de la liberté de la presse et de la défense de la démocratie? Et ce par deux voies: la perte de confiance dans les analyses journalistiques, quand on s'aperçoit que les sujets ne sont pas contrôlés et analysés, et qu'on publie n'importe quoi du moment que cela soit sensationnel; mais surtout le risque de voir la presse servir de voie à la délation, ennemi premier de la démocratie. Ne risque-t-on pas de voir bientôt apparaître des déclarations diffamatoires de témoins anonymes sur les faits et gestes de son voisin de palier... parce qu'il a la peau foncée? Jusqu'où une presse sans analyse et attirée par le sensationnel avant l'investigation peut elle mener? Nul ne le sait mais çà peut être dangereux... Enfin, il y a sans doute un dernier aspect à prendre en compte: les pauvres bougres "anonymes" (et dont l'anonymat a été facilement enlevé!) qui ont témoignés, se sont ils vraiment organisés tout seuls? Ou bien ont ils été poussés, voire "manipulés" pour sortir ces informations souvent déformées - soi disant sensationnelles, mais vieilles de 5 à 10 ans comme le rappelle un des témoins lui même - justement maintenant? A qui profite le crime? La presse, digne de ce nom, ne devrait elle pas, elle aussi, s'interroger sur ces aspects? Qui tire les ficelles derrière ces soi-disant déclarations sensationnelles? La dessus le voile est resté couché. Sans aucune tentative d'essayer de le soulever. Mais c'est de l'information plus difficile à trouver, demandant de l'investigation et donc plus de temps... Cela vaudrait sans doute la peine d'y consacrer un peu d'efforts, sinon à qui le tour la prochaine fois?... Vincent Massaut Mol

3 Réaction aux affirmations du Laatste Nieuws du (article: "Werknemers SCK klagen over onveiligheid op het werk") Chère Rédaction, La plupart des allégations des 2 (ex?-)collaborateurs du SCK CEN en matière de sécurité au travail sont à ce point absurdes, que nous nous devons de réagir: 1. 1) les doses de radiation légales n'ont été, ni ne sont jamais dépassées: le SCK CEN a ses propres normes qui sont deux fois plus strictes que les normes légales. Ceci, en contradiction avec l'affirmation manifestement fausse selon laquelle les normes légales seraient régulièrement dépassées; 2. en raison de l'implication permanente de la direction et de la hiérarchie du SCK CEN, des procédures ont été développées en vue de maintenir l'exposition du personnel aux radiations la plus basse possible lors de toute intervention. Il n'est donc pas surprenant que l'exposition externe moyenne annuelle du personnel propre, mais aussi du personnel externe (même pour des travaux de longue durée) ne soit que de quelques pour cents de la norme légale; 3. les contaminations internes peuvent être évitées facilement par l'usage de moyens de protection individuels. Les contrôles périodiques effectués sur le personnel à l'aide d'appareils particulièrement sensibles (ceux du SCK CEN étant considérés comme les meilleurs au monde au niveau de la sensibilité et de la précision) démontrent qu'il n'y a pas de contamination interne en routine, ce qui est aussi le but recherché; 4. il existe en effet des dosimètres qui, en principe, peuvent être manipulés, mais toutes les doses officielles (aussi fournies aux médecins de firmes extérieures et aux autorités) sont enregistrées sur des dosimètres non manipulables et légalement reconnus ; 5. si des employés voulaient fausser les données des dosimètres, cela constituerait une faute grave qui serait, dans le milieu nucléaire, directement sanctionnée par un licenciement sur le champ; 6. toute personne sensée sait que les moyens de protection varient en fonction de la nature et du degré de risque d'irradiation. Des gants et une simple blouse de laboratoire suffisent quelquefois dans certains cas. Dans d'autres, des masques recouvrant la totalité de la face, voire des combinaisons d'intervention hermétiques en surpression sont nécessaires. Les soidisants " overalls de papier " sont en fait des combinaisons étanches aux poussières, réalisées en plusieurs couches de polypropylène. Ces combinaisons ont l'aspect extérieur du papier (comme une enveloppe postale) mais sont particulièrement résistantes aux déchirures et à d'autres agents nocifs; 7. dans des circonstances de travail particulières, des contrôles d'urine sont effectués en routine pour vérifier que les personnes n'ont malgré tout pas été contaminées. Cela n'a donc rien à voir avec une quelconque surexposition comme l'affirme l'article ; 8. les données d'irradiation ne sont en aucune manière secrètes pour la personne concernée: au cours de l'examen médical périodique effectué au SCK CEN, ces informations sont d'ailleurs commentées avec le personnel. Les responsables du contrôle des radiations dans les divers bâtiments délivrent par ailleurs volontiers ces informations, sur simple demande; 9. l'impact des activités du SCK CEN sur l'environnement (voire ses variations) est négligeable, comparée à la radioactivité naturelle. Dr. L. Holmstock, Chef du Service Médical ir. F. Joppen, Chef du Service Interne de Prévention et du Contrôle Physique

4 Au sujet de l'article paru dans "Het Nieuwsblad" de ce jeudi 3 février L'article intitulé "Nieuwe getuige spreekt over wantoestanden bij SCK" contient certaines affirmations qui vous ont sans doute interpellés. La plupart d'entre elles concernant la façon de travailler à BR3, je me sens le devoir de réagir, dans un souci de vérité. " Daarnaast zijn er ook digitale meters en de zogenaamde stylo's waarmee de resultaten wel kunnen worden aangepast" Cela fait des années que le SCK utilise des dosimètres électroniques (actuellement Siemens EPD mark 2). Le BR3 a été une des premières installations du SCK à être équipées de dosimètres électroniques il y a de ça environ 10 ans (Stephen Gammacom). Cela fait des années que les dosimètres stylos ne sont plus utilisés au SCK par des travailleurs en zone contrôlée. En plus des appareils utilisés par le Contrôle des Radiations, chaque travailleur en zone contrôlée reçoit un dosimètre électronique qu'il initialise avant d'entrer en zone. De cette façon il peut suivre la dose qu'il reçoit de manière permanente (sans intervention possible de qui que ce soit). Les dosimètres utilisés pour par le "Contrôle radiation" pour suivre les doses reçues par les travailleurs ne sont pas manipulables: cela est techniquement impossible. "In 1998 was er zelfs een lading bestraald metaal als oud ijzer verkocht." Et cela se fait encore actuellement. Du métal irradié n'est pas nécessairement très radioactif. Nous revendons même du métal qui a été précédemment contaminé. Nous le décontaminons et s'il s'avère, après deux mesures séparées de plusieurs mois, que ce métal n'est plus radioactif, nous le revendons. "En dan hebben ze eerst nog gezocht naar diegene die de brief had geschreven. Ze schieten dus op de boodschapper in plaats van het probleem aan te pakken" Le SCK CEN a parallèlement fait une enquête tant interne qu'externe: nous avons été vérifier chez le ferrailleur si nous lui avions jamais fourni du métal contaminé, et nous avons formellement prouvé, en mesurant le métal effectivement fourni, qu'il n'était pas contaminé. "Zo bestaan er vier stappen om kritiek bij werknemers de kop in te drukken" BR3 est un chantier de démantèlement, et les opérations de démantèlement relèvent d'un travail d'ouvrier, et non pas de techniciens de laboratoire. Il s'agit d'un travail d'équipe où chacun doit faire sa part de travail en même temps que les autres. D'où une pression et un contrôle sans doute plus élevés qu'ailleurs. D'où aussi des rappels à l'ordre plus fréquents lorsque certains ne suivent pas le rythme. D'où aussi un langage parfois plus autoritaire de la part de la hiérarchie directe, mais aussi plus rustre de la part des compagnons de travail qui ne veulent pas de tire-au-flanc Par contre, il n'y a pas d'isolement: le BR3 ne peut pas se permettre de mettre des gens "au repos" dans un coin pendant que les autres travaillent. "Als een soort straf moest hij een kraan van meer dan 1000 (becquerel) doorzagen in het snijatelier" Ceci montre que nous devons sans doute améliorer la formation donnée aux employés travaillant avec des matériaux radioactifs. En effet, 1000 becquerels est l'activité que l'on trouve par exemple dans dix kilos de pommes de terre. Un pavé de granit de 1 kg contient par exemple en moyenne 8000 becquerels et nous en avons tous découpé chez nous pour la rénovation d'un salon, d'un escalier ou d'une terrasse. "Vooral in BR3-reactor is er een schrikbewind"

5 Des collègues vivant dans la terreur participeraient-ils ensemble à de telles manifestations? Guy Collard Chef de Division Rectificatif article Laatste Nieuws - Paul Govaerts Dans le "Laatste Nieuws" du 4 février dernier, je suis cité dans l'article "Des travailleurs du SCK CEN se plaignent de l'insécurité au travail - La Direction dément en grande partie les accusations". J'aimerai vous demander de publier la mise au point suivante dans votre journal: 1. Je n'ai jamais affirmé que le SCK CEN ne déposera pas plainte contre certaines personnes connues ou non. J'ai par contre affirmé que le SCKoCEN ne vise pas les techniciens qui ont manifestement des opinions erronées concernant les risques et les mesures de protection. Nous comprenons même les personnes qui réagiraient sur base de réels sentiments de peur. Le SCK CEN vise par contre ceux qui abusent de ces personnes pour nuire au SCK CEN. 2. Mes déclarations concernant la relation entre les vêtements de protection et la contamination alpha sont inventées de toutes pièces. Il n'y a pas de contamination alpha au BR3. La justification des vêtements de protection est d'un tout autre ordre. 3. La canalisation d'évacuation vers la "Molse Nete" est exploitée par Belgoprocess et non par la Belgonucléaire. 4. Je n'ai pas dit qu'il y avait des brimades au BR3 mais que le BR3 est un lieu de travail typiquement masculin. Tout comme dans d'autres endroits, on y fait parfois des farces. Sincèrement Paul Govaerts Directeur général

6 Réaction des syndicats Concerne: Article paru dans Humo le 25 janvier L'ex-membre du personnel: "Dans 10 ans, la région autour du réacteur sera une grande tumeur cancéreuse". Après lecture de l'article de Humo, nous nous voyons dans l'obligation, en tant que front commun syndical du personnel du SCK CEN, de réagir à cet article. Nous avons, en tant que syndicat, le droit et le devoir de dénoncer d'éventuelles situations intolérables. Au SCK CEN, entreprise nucléaire, il n'en va pas autrement. Nous sommes donc fermement décidés à veiller, en toutes circonstances, au bien-être et à la sécurité tant du personnel de l'entreprise que du personnel employé en sous-traitance. Le Comité de Prévention et de Protection au Travail (SIPPT), ancien comité de Sécurité, est composé de manière paritaire de représentants des délégations du personnel, de la direction, du service interne de prévention et de protection au travail et du service médical. Le SIPPT veille de manière stricte au respect scrupuleux des règles de sécurité et au bien-être du personnel. Nous pouvons affirmer de manière formelle que le SIPPT ainsi que le service médical fonctionnent de façon totalement indépendante et précise. Le service médical applique, soit dit en passant, une norme de radiations inférieure de 50% à la norme légale. Pour toute activité réalisée dans un espace où il existe un risque accru de contamination et/ou d'irradiation, des procédures sont établies conformément au principe ALARA 1. Nous n'avons jamais été informés des faits que vous mentionnez dans votre article de manière unilatérale et non contrôlée et qui se seraient produits au BR3. Lorsque un travailleur nous signale une situation dangereuse, celle-ci est examinée et portée devant le SIPPT et un procès-verbal est rédigé. (Ces procès-verbaux sont affichés publiquement au SCK CEN aux panneaux d'affichage). Les travailleurs peuvent à tout moment demander aux organisations syndicales de faire traiter une plainte de manière anonyme par le SIPPT. Lorsque "l'emploi et la sécurité" sont menacés en raison de la volonté du gouvernement de réduire notre dotation, les syndicats et la direction agissent de concert. Ceci est fondamentalement différent d'être "blanc bonnet et bonnet blanc" avec la direction. Notre philosophie est et reste la défense des intérêts et de la sécurité des travailleurs en toute indépendance. S'en écarter ne constitue sûrement pas une option. Nous espérons que vous reprendrez ces éléments dans un droit de réponse et vous présentons nos salutations respectueuses, Au nom du front commun syndical SETCA, LBC-NVK en CGSLB du SCK CEN. 1 (As Low As Reasonably Achievable) est appliqué pour toute activité réalisée dans un espace à activité accrue. Ceci comprend: Indication exacte des sources de radiation Détermination du temps d'intervention Description détaillée des travaux dans une procédure de travail Répartition de la charge sur plusieurs personnes Détermination des voies d'évacuation et du temps d'évacuation Estimation des doses individuelles et collectives.

7 Réponse du service de médecine du travail à l'article paru dans l'hebdomadaire Humo Objet: l'article paru dans Humo du : l'ancien employé: "Over tien jaar is de streek rond de reactor één groot kankergezwel" ("Dans dix ans les environs du réacteur seront transformés en une immense tumeur cancéreuse") Après lecture de l'article susmentionné, nous nous voyons sans plus obligés de réagir à certaines assertions et aux accusations entièrement fausses adressées aux médecins du service interne de médecine. La déontologie demande par ailleurs que l'on vérifie au moins les sources avant de procéder à la publication. 1. Les normes légales d'exposition d'application dans le secteur nucléaire sont très sévères. Le SCK CEN applique d'ailleurs de sa propre initiative des normes encore bien plus sévères que les normes légales. Dans certains cas très exceptionnels, et pour des travaux bien déterminés, il se peut qu'un dépassement de ces normes internes du SCK CEN soit autorisé, après concertation avec le service de radioprotection. Même dans ces cas, les normes légales sont encore largement respectées. Ceci vaut bien entendu tout aussi bien pour les personnes qui travaillent en sous-traitance. Il est donc nullement question de "situations tout à fait intolérables". 2. Les allégations, suivant lesquelles les "compteurs" qui enregistrent les doses reçues, seraient trafiqués (?) par le service médical sont de purs mensonges, étant donné que: techniquement nous ne sommes pas - et n'avons jamais été - en mesure de le faire; nous pouvons affirmer de manière catégorique que JAMAIS nous n'avons subi des pressions de la part des employeurs des entreprises présentes sur le site nucléaire de Mol-Dessel afin de "corriger", éventuellement de manière indirecte, des données relatives aux doses; nous assumons envers les employés et envers les employeurs une fonction de confiance entièrement indépendante (légalement obligatoire); en commettant des actes frauduleux nous mettons, par définition, notre propre emploi en péril; les affirmations suivant lesquelles l'intéressé aurait lui-même été impliqué dans ces actes frauduleux nous incite sérieusement à froncer les sourcils. De tels actes devraient faire l'objet de sanctions sévères. 3. le SCK CEN avait demandé lui-même que l'on procède à un audit externe entièrement indépendant. Cet audit a été effectué par l'afcn (Agence fédérale de Contrôle nucléaire); 4. les conclusions de l'afcn sont très claires: on n'a constaté aucune pratique intolérable dans la protection des travailleurs du site nucléaire de Mol; 5. étant donné les fausses accusations totalement inadmissibles adressées au service de médecine du travail, il va de soi que le SCK CEN a déposé formellement plainte auprès du Tribunal de première Instance de Turnhout pour diffamation; 6. Nous ne mettons pas en doute que l'intéressé connaisse diverses personnes atteintes du cancer. Ceci n'est pas anormal étant donné que sur l'ensemble de la population environ 1 personne sur quatre meurt du cancer. La question qu'il convient de poser est la suivante: l'incidence du cancer auprès des (anciens) travailleurs et parmi les riverains est-elle supérieure à la normale? De nombreuses recherches à ce sujet ont été menées en Belgique et à l'étranger. Jusqu'à présent il a été impossible de prouver de manière univoque que le risque du cancer est plus élevé, même auprès des travailleurs du secteur nucléaire, et ceci malgré le fait que l'étude porte sur des milliers ou des dizaines de milliers de travailleurs. La plupart des études font même état d'une incidence du cancer inférieure aux prévisions, ce qui est aussi le cas pour la Belgique! Une étude internationale de l'oms (Organisation mondiale de la Santé) est d'ailleurs encore en cours afin d'obtenir encore plus de données à ce sujet. Cette étude regroupe les données de quelques centaines de milliers de personnes en provenance de 15 pays (le SCK CEN assure la coordination de la contribution de la Belgique). Il ne faut donc pas être un grand spécialiste pour pouvoir conclure que si on a besoin d'une population tellement grande pour établir un risque éventuel de radiations, le risque professionnel doit bien être très faible. Dr. L. Holmstock Dr. E. Van Mieghem Experts en radioprotection Service de médecine du travail du SCK CEN, Mol

8 Réaction du service Contrôle des radiations Concerne: Article paru dans le Humo du 25 janvier L'ex-membre du personnel: "Dans 10 ans, la région autour du réacteur sera une immense tumeur cancéreuse". Après avoir lu l'article de Humo, je me vois dans l'obligation de réagir puisque les témoignages des personnes anonymes ne sont pas plus que de grossiers mensonges ayant pour but de noircir le SCK CEN et certains de ses employés. Depuis 1974 je travaille au SCK CEN dans le service du Contrôle des radiations au réacteur BR3 dont il est question dans l'article. Le service du Contrôle des radiations travaille tout à fait indépendamment des installations qu'il surveille pour ce qui du respect des mesures de sécurité légales qui sont d'application. Ma tâche consiste à vérifier en toute indépendance que les prescriptions légales pour la protection des personnes contre les radiations ionisantes et les contaminations soient rigoureusement respectées. Dans cette fonction j'ai connu pendant plusieurs années le réacteur en fonctionnement et maintenant, depuis plus de 15 ans, la période de démantèlement. Je peux confirmer que le SCK CEN, pour le bien-être des ses employés, tant les internes que les externes, manie des normes qui sont 2 fois plus sévères que les normes officielles à ce sujet. Dans la pratique les doses reçues sont encore bien plus faibles. La loi ne stipule pas qu'il faut se démener pour obtenir une dose nulle mais qu'il faut se tenir au principe que les doses doivent être aussi faibles que raisonnablement possible, le principe ALARA (As Low As Reasonably Achievable). De plus, durant toute ma carrière, je n'ai JAMAIS ET EN AUCUNE FACON été abordé par l'hiérarchie précédente et actuelle pour falsifier, de quelque manière que ce soit, les résultats des doses ou des contaminations, dans le but de faire travailler les employés plus longtemps dans les zones contrôlées aux dépens de leur santé et de leur sécurité. Il est de plus techniquement impossible de falsifier de n'importe quelle façon les résultats obtenus avec les appareils de mesures. Je peux donc dire que les témoignages des travailleurs anonymes sont basés sur des mensonges et qu'ils ne parlent absolument pas en connaissance de cause. Le SCK CEN et son personnel ont toujours accordé une importance primordiale à la sécurité et à la santé des collaborateurs. Je trouve pour cela qu'il est triste que pour la publication d'un article, les sources des informations n'aient pas été contrôlées. De plus, je suis convaincu que chez CANVAS, dans l'intérêt de la recherche nucléaire et plus spécifiquement pour le SCK CEN, les sources d'informations seront contrôlées afin d'aspirer à plus d'objectivité plutôt qu'à la sensation. Chody Francis Responsable de bâtiment pour le Contrôle des radiations BR3 SCK CEN

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