LES DATA CENTERS. TERRITORIAUX : UNE RELOCALISATION VERTE DU CLOUD COMPUTING? - Monographie. Département des Humanités Projet de Sciences Humaines

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1 Ouvrir les intelligences Département des Humanités Projet de Sciences Humaines LES DATA CENTERS TERRITORIAUX : UNE RELOCALISATION VERTE DU CLOUD COMPUTING? - Monographie Fabien DUBAR Alexandre GUILLEMINE Liantsoa RASATA-MANANTENA Jonathan ROBINAULT

2 Remerciements Nos remerciements s adressent en premier lieu à notre encadrante de projet, M me Hélène Prigent, pour ses précieuses aides et ses conseils durant toute la mise en œuvre et la rédaction de cette monographie, ainsi que pour sa confiance à notre égard pour nous avoir confié cette mission. Nous remercions également, M. Simon LeBayon, pour ses cours enrichissants sur la gestion de projet et la théorie des controverses, notions qui nous ont été très utiles durant le projet. Nous tenons également à témoigner toute notre reconnaissance à M. Rigaldo, actuel Directeur qualité de Orange Labs, qui nous a reçus dans le cadre d'une interview en sa qualité d'ancien Responsable du développement de la solution cloud computing au sein de Orange Business service, pour sa disponibilité et pour avoir partagé avec nous ses connaissances tout en nous éclairant sur le sujet. Nous exprimons finalement toute notre gratitude envers l'ensemble du service bibliothèque pour sa aide précieuse dans la recherche de ressources documentaires. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 2

3 Plan Remerciements...2 Introduction...4 I.Définition des termes techniques Data center...6 a)les data centers, utilisés par tous mais inconnus du grand public...6 b)exploiter un data center en entreprise...7 c)data centers mutualisés et externalisation Cloud computing : entre révolution et marketing...9 a)définition du cloud computing...9 b)historique et fonctionnement du cloud computing...10 c) Utiliser le cloud computing en entreprise Explosion du cloud computing...12 a)cloud de plus en plus demandé...12 b)un marché émergent et de nouveaux usages...13 c)consommation d énergie...14 d)normes et lois...14 II.Relocalisation du cloud computing et entreprise Andromède et Nuage : les acteurs de la relocalisation...15 a)andromède : un projet d'état très mouvementé!...15 b)ambitions, objectifs et offres de Cloudwatt et Numergy...16 c)le groupe Nuage Les enjeux et les opportunités de la relocalisation...18 a)un enjeu de souveraineté nationale...18 b)une opportunité de développement économique...19 c)un enjeu de compétitivité...20 d)le cloud computing : créateur d'emploi? Le cloud à la Française sous le feu des critiques...22 a)un projet léger face aux géants américains...22 b)un projet non abouti...23 c)de l'argent public mal placé et des acteurs français lésés?...24 III.L'écologie est-elle la grande oubliée? La réalité écologique des data centers...25 a)la consommation forte énergétique des data centers...25 b)profit économique avant tout Le juste milieu entre le bénéfice et l'écologie...28 a)les stratégies adoptées par les hébergeurs pour être le plus «green» possible...28 b)les organisations concernées par l'emprunte écologique des data centers Vers un cloud computing plus écologique?...31 a)eurocloud : une association des acteurs du cloud computing en Europe...31 b)le «Green IT» breton...32 Conclusion...33 Avis personnels sur certaines controverses :...34 a)fabien...34 b)liantsoa...34 Annexes...35 Bibliographie Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 3

4 Introduction À l'heure de l'internet omniprésent et de l'hyper-mobilité, permettre à tout un chacun d'être toujours connecté et d'avoir accès à ses données informatiques à tout moment est devenu un enjeu majeur. En effet, il est maintenant presque nécessaire dans notre société d'avoir accès à ses mails et à ses fichiers de travail de n'importe où et à n'importe quel moment : nous considérons normal par exemple que l'on réponde à un mail très rapidement, sur le mode de l'immédiateté. C'est ce type d'utilisation de l'internet - le cloud computing - que nous étudierons ici. Attention cependant à la définition formelle du principe de cloud computing, qui est légèrement différent d'un simple service informatique externalisé : on retrouve dans le cloud computing l'idée de travail et d'allocation des ressources en temps réel, ainsi on paie uniquement pour ce que l'on utilise, et uniquement pour le temps durant lequel on l'utilise. Nous nous apercevons donc que nous utilisons depuis des années, et ce sans le savoir, cette technologie du cloud computing qui peut paraître assez floue. Ainsi ce cloud permet entre autres à un travailleur de toujours être capable de se tenir courant de se qui se passe, et ce, même en déplacement ; il peut alors aussi tenir au courant son supérieur d'une situation. Le cloud permet encore de partager rapidement et facilement ses travaux lorsque l'on est en équipe avec des personnes se situant sur différents sites, éventuellement à l'étranger. Un autre exemple concret d'utilisation du cloud compting est tout simplement Google : ses pages de données sur les sites internet sont bien mémorisées quelque part et n'importe qui peut les consulter aisément lors d'une recherche. Bien entendu, cette technologie n'est pas uniquement destinée au grand public, mais sert également aux entreprises, et d'ailleurs en général lorsque nous utilisons le cloud, nous passons par une entreprise : notre fournisseur pour aller voir nos mails sur la boite qu'il fournit, Google lorsque nous utilisons un «Google-docs» Par ailleurs, ces entreprises peuvent ainsi utiliser cette technologie afin de stocker leurs données hors de leurs murs, afin de gagner en place ou en maintenance physique de ces données par exemple. En s'intéressant à la mise en place du cloud computing, on se rend compte que pour pouvoir consulter nos mails de n'importe où, il faut bien que ceux-ci soient stockés sur un serveur où nous pouvons toujours nous connecter. S'ils n'étaient gardés en mémoire que dans notre ordinateur personnel, nous ne pourrions pas y accéder depuis notre poste de travail, et vice-versa. Nos données, par exemple nos mails, sont donc stockées dans des sortes de grandes bibliothèques informatiques appelées data centers (littéralement traduit par centres de données ), n'importe où dans le monde : il est tout à fait possible que les mails de personnes françaises soient stockés en Allemagne ou aux États-Unis sans que nous ne nous en rendions même compte, tout simplement car pour consulter nos mails, devoir attendre 0.5 secondes de plus n'est pas si gênant. Cela pourrait cependant être plus critique dans d'autres domaines. Un autre exemple de stockage de données à distance est l'ancien MegaUpload qui, concrètement, louait à tout utilisateur une partie de la place disponible dans ses data centers afin de rendre ses données récupérables partout à travers le monde, bien qu'à l'époque il est fort probable que c'était juste de l'externalisation de ressources (on payait pour avoir une quantité d'espace, qu'on l'utilise ou non). Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 4

5 Une question peut alors se poser tout à fait légitimement quant au positionnement de ces data centers. Des initiatives pour créer des data centers dits territoriaux ont alors vu le jour. La problématique de notre est sujet est donc de savoir si ces data centers territoriaux participent bien à une relocalisation verte du cloud computing. À partir de cette question, nous pouvons identifier plusieurs controverses autour de ces data centers : Doit-on comprendre le terme «territorial» plutôt comme «national», «régional», ou encore plus centré comme «municipal»? Quel est l'impact de ce choix sur les performances? Par ailleurs, n'y aura-t-il que des avantages pour les entreprises et la France à rapatrier ces data centers? Cela ne risque-t-il pas de détruire des emplois, de monter le prix d'utilisation de ces centres, ou encore de polluer notre pays? Se pose également la question de la sécurité de nos données, et ce d'autant plus pour les entreprises utilisatrices dont les données peuvent être vitales. Ces data centers se doivent d'être sûrs et de protéger les données de toute intrusion physique ou malicieuse par internet. La localisation de ces data centers peut aussi avoir son importance : pour faire simple, MegaUpload a été fermé car il avait un data center sur le sol américain, et que la loi américaine protège les droits d'auteur ; or ce site était connu pour permettre de télécharger gratuitement des films par exemple. Mais pour en être sûr, il a bien fallu regarder (certes légalement grâce au Patriot Act, que nous expliquerons ultérieurement) dans les data centers de MU pour voir ce qu'ils contenaient. Ainsi, est-ce bien raisonnable pour un pays de placer ses données confidentielles sur un sol étranger? C'est certainement sous cet angle que le projet français Andromède de cloud souverain a vu le jour. Si nos données sont disponibles n'importe où et n'importe quand, c'est que ces centres de stockages sont allumés et connectés à internet 24h/24 et 7j/7. Ils sont donc extrêmement énergivores, et cela est vraiment dérangeant à l'heure où l'écologie tient une place de plus en plus importante dans notre société. Le cloud est-il plutôt bénéfique à l'environnement en permettant par exemple de réduire les besoins en papier, ou sa consommation énergétique est-elle trop importante pour être compensée par ce gain? Nous allons dans un premier temps définir les termes compliqués ou techniques du sujet tels que cloud computing et data center, et introduire quelques notions de controverses sur les data centers. Nous étudierons ensuite les différents aspects de la relocalisation, en se focalisant sur le phénomène en lui-même, les acteurs de cette relocalisation avant d'en faire ressortir des points de discussions. Nous nous attarderons finalement sur la composante environnementale du sujet dans la dernière partie de cette monographie en étudiant d'une part la consommation des data centers, et en nous penchant d'autre part sur les efforts concédés pour améliorer leur gestion énergétique. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 5

6 I. Définition des termes techniques 1. Data center a) Les data centers, utilisés par tous mais inconnus du grand public Un data center, ou centre de données en Français, est une infrastructure informatique complexe, contenant un grand nombre de serveurs, routeurs et autres équipements reliés ensemble par de grandes quantités de câbles. Le tout se retrouve soigneusement rangé dans des armoires spécialisées appelées baies, elles-mêmes installées le plus souvent dans de grandes salles climatisées 1. En effet, les data centers fonctionnent en permanence et dégagent beaucoup de chaleur, qui doit alors être évacuée afin de ne pas endommager le matériel. En règle générale, ils sont reliés à Internet par des liaisons très-haut débit (fibre optique). Afin de garantir un fonctionnement continu, les data centers sont protégés au maximum du monde extérieur, tant physique que virtuel. Ils sont conçus de telle sorte qu'une coupure de courant, un équipement défaillant voire même un incendie n'aie aucun d'impact sur le fonctionnement de l'infrastructure, ou le moins possible 2. De la même manière, leur accès est également protégé dans le but d'empêcher une intrusion malicieuse. Du fait de leurs caractéristiques, les data centers sont capables de stocker, traiter, envoyer et recevoir de grandes quantités d'informations. Ils manipulent donc souvent beaucoup de données, stockées dans des bases de données (d'où le nom centre de données). Leurs principales utilisations sont l'hébergement de sites web de toutes envergures (d'un simple blog personnel à un grand site très fréquenté tel que celui du journal Le Monde), le stockage de données brutes (sans traitement), les télécommunications et de plus en plus aujourd'hui le cloud computing 3. Nous aurons plus tard l'occasion de définir et d'illustrer ce qu'est le cloud computing. Lorsque l'on visite un site web, quel qu'il soit (commercial, institutionnel ou même personnel), la probabilité que celui-ci soit hébergé dans un data center est très élevée ; voilà pourquoi chacun de nous utilise des data centers en permanence et sans s'en rendre compte,. Selon leurs caractéristiques techniques, les data centers sont capables d'offrir une disponibilité et une efficacité plus ou moins grande, ainsi qu'une certaine tolérance à la panne ou aux diverses avaries. L'Uptime Institute 4 organisation américaine proposant de nombreux services autour des data centers a dressé une liste de catégories pouvant définir les data centers et décrivant les exigences associées à chacune d'elles 5. Ce classement faisant figure de référence dans l'univers des data centers décrit quatre échelons (en anglais, tier), et est destiné à la fois aux consommateurs afin de connaître la disponibilité (en anglais, uptime) théorique du data center qu'ils choisissent, et aux fournisseurs de data centers, afin de mettre en évidence l'efficacité de leur offre. Les 4 tiers sont certifiés par l'institut après analyse de nombreux paramètres comme la redondance du matériel, la double-alimentation des composants, ou le nombre de liaisons avec Internet. Ainsi le tier I garantit un taux de disponibilité de 99,671% ; le tier IV, réservé aux data centers les plus efficaces et les plus résistants aux avaries, garantit quant à lui un taux de 99,995%. La différence peut ne pas paraître flagrante mais, pour ordre d'idées, cela représente environ une journée complète d'arrêt sur une année pour le tier I face à 4 heures pour le tier IV. Cette différence peut être acceptable pour un blog personnel mais aussi tout à fait capitale dans certains domaines très pointus comme la sécurité ou la défense. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 6

7 On trouve des data centers partout dans le monde et leur nombre ne cesse de croître. Néanmoins, ceux-ci sont principalement implantés aux États-Unis, le pays d'internet et de nombreuses entreprises ténors du domaine de l'informatique. Pour ordre d'idée, selon le site DataCenterMap, répertoriant les principaux data centers dans le monde, on peut en compter 1258 aux États-Unis alors qu'ils sont 115 en France ; il n'y en a que 185 et 145 au Royaume-Uni et en Allemagne 6. b) Exploiter un data center en entreprise Les entreprises, pour diverses raisons, peuvent être amenées à utiliser fréquemment des data centers. Parmi les utilisations les plus classiques, on peut citer l'hébergement d'un site, qu'il soit une vitrine présentant l'entreprise et son activité ou un site de vente en ligne permettant d'accueillir virtuellement le client, de sa recherche de produit jusqu'à l'achat. Un data center peut également être utilisé dans le cadre d'un réseau interne à l'entreprise l'intranet par exemple dans le but de stocker ou d'échanger des informations entre personnel de l'entreprise. On remarquera que ces données à sauvegarder son parfois vitales pour une entreprise (liste de clients, résultats des dernières recherches menées dans un laboratoire ou encore fiche médicale des patients d'un hôpital sont autant d'exemples de données cruciales pour l'entreprise ou la structure en question). Ces données ne doivent être ni dégradées, ni perdues, ni volées. C'est pourquoi le stockage et l'archivage au sein d'un data center est une solution tout à fait adaptée à ces problématiques. Par ailleurs, beaucoup d'entreprises sont aussi amenées à utiliser des logiciels spécifiques, souvent complexes et parfois très gourmands en ressources. Parmi ces logiciels, on peut trouver les ERP (Enterprise Resource Planning) ou PGI en français (Progiciel de Gestion Intégré). Ce type de logiciels est réservé aux entreprises et leur permettent de gérer par exemple leur comptabilité ou l'approvisionnement en matières premières. Bien d'autres domaines de gestion de l'entreprise peuvent être inclus dans un ERP qui peut alors devenir incroyablement complexe. D'autres logiciels, comme les systèmes CRM (Customer Relationship Management) permettent d'aider les entreprises dans leur gestion des relations avec les clients 7 contacts, promotions et diverses plaintes entre autres services. On se rend compte que ces logiciels aussi sont lourds du fait d'énorme volume de données qu'ils peuvent être amenés à traiter. Bien évidemment, un data center doté de dizaines voire de centaines de serveurs a une capacité de stockage et de calcul tellement grande qu'il est en général capable de gérer les besoins de plus d'une entreprise. En revanche, on trouve en interne régulièrement un à plusieurs serveurs, ce qui peut alors déjà être considéré comme un mini data center. Il existe cependant, de plus rares mais notables entreprises, utilisant à elles seules plusieurs data centers. Un exemple bien connu est Google, qui a besoin de nombreux data centers entiers pour gérer l'énorme quantité de données qu'il récolte ; ces données servent ensuite à fournir à ses clients des services, dont le plus connu est le moteur de recherche. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 7

8 c) Data centers mutualisés et externalisation Les data centers se trouvent au cœur d'un monde en évolution perpétuelle très rapide. Par ailleurs, de plus en plus d'entreprises reposent leur activité sur le bon fonctionnement de data centers. L'efficacité, la disponibilité, le respect des normes ou encore rester à la pointe de la technologie sont alors autant de contraintes avec lesquelles un data center doit composer pour être pérenne. Enfin, la sécurité des installations n'a jamais été aussi nécessaire 8,9. Et tout cela coûte cher : il faudra le plus souvent une ou plusieurs personnes dédiées à cette tâche, personnes que chaque entreprise utilisant un data center devra alors embaucher. Pour répondre à ces problématiques, il existe de plus en plus d'entreprises se spécialisant dans l'offre de services de location de data centers. Ces derniers sont mutualisés, c'est-à-dire que plusieurs entreprises clientes utilisent le même data center, chacun ayant une partie des ressources matérielles à sa disposition. Grâce à cette formule, les entreprises clientes s'épargnent la gestion du data center : pas de frais de maintenance du matériel, des locaux, pas d'équipe technique à embaucher et payer. Seule la location reste à payer, de la même façon que pour ses locaux d'entreprise. Ce phénomène, qui se développe de plus en plus, s'appelle externalisation : le système d'information de l'entreprise est externalisé au sein d'une autre entreprise qui s'engage à le prendre en charge. Un autre avantage pour l'entreprise qui externalise est qu'elle bénéficie de matériel de très bonne qualité, d'un service de qualité professionnelle et d'un système à la fois très bien géré, très sécurisé et extrêmement performant. En effet, c'est le cœur de métier de l'entreprise prestataire. L'implantation de data center dans nos régions est aussi, selon de nombreux acteurs du milieu prestataires de services comme institutions chargées des questions du numérique «un véritable catalyseur du développement de l écosystème numérique» 10 en offrant une connectivité très haut débit à internet ainsi que des infrastructures informatiques à l'état de l'art. Des retombées économiques bénéfiques non négligeables ont déjà été constatées depuis l'installation de data centers en France. En effet, cela permet aux entreprises alentours de profiter d'un accès haut-débit (grâce à l'implantation de la fibre) ainsi que de services d'externalisation proches de leur entreprise. Ainsi, plus que d'aider les entreprises alentours, l'implantation d'un data center est un atout qui incite d'autres entreprises à s'installer dans le même territoire 11. On l'a vu, la gestion d'un data center peut être coûteuse et très complexe. En externalisant, l'entreprise peut donc se recentrer sur son cœur de métier et devenir plus productive. De plus, bien souvent, les besoins d'une entreprise sont limités et l'externalisation peut constituer une conséquente économie 12. Pour une jeune entreprise, une start-up ou une entreprise de type PME, ne pas avoir à investir dans une telle infrastructure tout en bénéficiant d'un service de qualité professionnelle est un réel avantage. Au contraire, si l'entreprise devait s'en charger, le coût serait presque prohibitif pour un service souvent moins efficace. 2 Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 8

9 2. Cloud computing : entre révolution et marketing a) Définition du cloud computing Le cloud computing est d'abord un modèle informatique répondant, selon le NIST, à des caractéristiques essentielles : l'accès à la demande à des ressources informatiques, avec des capacités qui peuvent rapidement et facilement être augmentées ou réduites et avec une gestion minimale pour l'utilisateur 13. L'analogie très couramment utilisée pour définir le cloud computing est que cela consiste à transformer l'informatique en une ressource, pouvant alors être consommée à la demande, exactement comme on a l'habitude de le faire avec l'eau et l'électricité. Le cloud computing, qui n'est qu'un modèle, se décline alors en plusieurs types de services : le IaaS, le PaaS et le SaaS. Les différences résident dans le degré d'autonomie ou de configuration nécessaire par l'utilisateur 14. Le niveau le plus basique, IaaS qui signifie Infrastructure as a Service, est celui qui offre le plus de contrôle à l'utilisateur. Il peut décider du nombre de serveurs virtuels (notion expliquée dans le b) Historique et fonctionnement du cloud computing), du système d'exploitation ainsi que des logiciels installés. Le client est donc seulement déchargé de la gestion de l'infrastructure : le matériel (serveurs physiques et routeurs entre autres), les locaux ainsi que le réseau. Cela s'apparente alors à un data center tel que décrit précédemment mais celui-ci est virtuel et se trouve dans le nuage (en anglais, cloud). Le deuxième niveau correspond au PaaS : Platform as a Service. Là non plus, l'utilisateur n'a pas à s'occuper de l'infrastructure, mais la gestion de la plate-forme est cette fois laissée aussi au fournisseur. Cela signifie que le client n'a pas accès à la configuration du système (comme définir le nombre de serveurs virtuels) afin de l'utiliser car celleci est déjà effectuée. Le client dispose donc d'un compromis entre le contrôle du système et la rapidité de sa mise en place, il n'a plus qu'à apporter son application, qui tournera alors dans la plate-forme PaaS. Le dernier niveau est le SaaS, signifiant Software as a Service. Ici, tout est pris en charge par le fournisseur, l'utilisateur est seulement utilisateur d'un logiciel (en anglais, software), qui fonctionne dans le cloud. Voici un tableau récapitulatif des différents aspects pris en charge par le client : IaaS PaaS SaaS Logiciel Applications Plate-forme (configuration) Infrastructure Runtimes Base de données Système d'exploitation Serveurs Stockage Réseau : à la charge du client - : à la charge du fournisseur Ce tableau, tiré du site L'informaticien 15, permet de mieux visualiser la répartition des rôles dans la gestion d'une plate-forme cloud. Bien entendu, si l'on utilise son propre data center (non représenté ici), tout est à gérer. Qu'un fournisseur prenne en charge plus ou moins de tâches n'est ni un avantage ni un inconvénient : il s'agit seulement d'usages différents. En effet, selon ce que l'on souhaite faire dans le cloud, un type de plate-forme sera plus adapté qu'un autre. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 9

10 b) Historique et fonctionnement du cloud computing Nous parlerons maintenant du fonctionnement du cloud computing de manière succincte car ce n'est pas l'objet de ce document car comprendre son fonctionnement nous semble nécessaire pour une meilleure compréhension des enjeux inhérents au cloud computing. Celui-ci se base sur une technologie appelée «virtualisation», qui permet de créer les «serveurs virtuels» évoqués plus tôt. Cela consiste à simuler une machine réelle avec son propre environnement (système d'exploitation, logiciels, ) sur un ou des serveurs physiques. Sur le même serveur physique, on peut donc faire tourner plusieurs serveurs virtuels différents, permettant ainsi à des applications de fonctionner dans des environnements éventuellement totalement différents 16. On apporte, grâce à cette technique, beaucoup de flexibilité car on peut utiliser plusieurs machines virtuelles fonctionnant sous des environnements différents alors que la machine physique reste la même. Dans le cas du cloud computing, ces serveurs physiques se retrouvent dans des data centers. Il est difficile d'établir depuis quand le cloud computing existe, car il s'appuie sur des technologies antérieures et il ne s'agit que d'un concept. Néanmoins, le premier acteur à avoir proposé des services de type cloud tels qu'entendus aujourd'hui est Salesforce en En informatique, on peut à la fois considérer cela comme ancien et comme très récent. Reste que, sans le savoir, vous utilisez déjà très certainement des services qui existent grâce au cloud. En effet, certains des fournisseurs majeurs vous sont certainement familiers : Google, Microsoft, Amazon ou encore Facebook, pour certains des plus connus. Amazon est un fournisseur de cloud reconnu pour la qualité de sa prestation IaaS avec Amazon EC2 18. Microsoft fournit des environnements des trois types, voués à différents usages 19. Facebook, que l'on a plus besoin de présenter, peut être considéré comme un SaaS (bien que les avis soient partagés pour savoir si Facebook est ou pas du cloud computing 20 ) : on utilise une application (de communication, partage de photos, etc) en ligne qui fonctionne dans le nuage, sans que l'on sache précisément où. Google fournit aussi les différentes déclinaisons de services. Le cloud computing se décline, on l'a vu, en différentes solutions : IaaS, PaaS et SaaS. Néanmoins, on pourrait également admettre un autre découpage : selon l'utilisateur du service. Certaines applications du cloud computing sont plutôt destinées soit aux entreprises soit au grandpublic : on comprend aisément que ces deux types d'utilisateurs n'ont pas du tout les mêmes besoins ni les mêmes attentes. Alors que les IaaS et les PaaS n'intéresseront probablement que les entreprises, les SaaS sont beaucoup plus intéressants pour montrer ce découpage. Pour le grand public, le cloud computing se destine plutôt au stockage en ligne, à l'achat sur internet ou encore à utiliser des applications en ligne 21. Pour les entreprises, les usages se ressemblent mais les applications en ligne sont d'un autre ordre : il peut s'agir de systèmes CRM (évoqués dans la partie sur les data centers), de messageries professionnelles, mais également de calendriers permettant de planifier des réunions entre les personnels, des meetings ou rendez-vous avec les clients, tout cela en mettant en commun chacun des emplois du temps de tout le personnel de l'entreprise. Les possibilités sont aussi vastes que pour des logiciels classiques, mais le cloud a un avantage indéniable : tout est dans le nuage, accessible de partout, tout le temps. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 10

11 c) Utiliser le cloud computing en entreprise En utilisant le cloud computing en entreprise, on allie les avantages de l'externalisation de son data center avec ceux du cloud 22. En effet, l'entreprise utilisatrice bénéficie premièrement de l'externalisation de son système d'information et est ainsi complètement déchargée des contraintes de gestion de celui-ci. Il n'est plus installé dans un data center en particulier, que l'on doit donc gérer, mais dans le nuage, peu importe où. En considérant l'outil informatique comme une ressource, le cloud computing permet de limiter les investissements qui peuvent se révéler très importants pour une entreprise : celle-ci ne paye alors que pour ce qu'elle consomme. Cela se révèle donc encore plus avantageux qu'un data center mutualisé et la flexibilité s'en retrouve accrue car il est possible très facilement et très rapidement d'adapter les ressources que l'on consomme aux réels besoins. L'utilisation concrète et pratique du cloud computing en entreprise sera cependant traitée de manière plus approfondie dans le II. relocalisation du cloud computing et entreprises de ce document. Bien sûr, stocker ses données à l'extérieur de son entreprise peut poser des problèmes de sécurité, ou du moins de confidentialité, a fortiori quand le stockage est effectué «dans le cloud», signifiant que leur localisation est inconnue. Cela nécessite donc une certaine confiance dans le fournisseur de cloud computing ; à lui d'apporter les garanties à son client. Il est aussi possible de définir des clauses de localisation, comme c'est le cas pour les données de collectivités territoriales en France, celles-ci doivent impérativement être stockées en Europe 23. Dans le cas d'un SaaS, on peut également se poser la question de l'emprisonnement (lock-in en anglais) des utilisateurs dans un système particulier sans possibilité d'en changer s'il devient trop cher ou s'il ne correspond plus. Il s'agit d'un problème d'inter-opérabilité, mais ceux-ci existent aussi dans le cas d'un logiciel classique, ce problème n'est donc pas réellement pertinent dans le choix d'utiliser ou non une solution utilisant le cloud. Cloud computing ou pas, l'essentiel pour une entreprise est de rester maîtresse de ses données, et surtout de garantir que le fonctionnement du service sera assuré en tout temps. En cela les solutions dans le nuage ont un fort avantage. Même si le terme de «révolution» est contestable 24, le cloud computing reste néanmoins une innovation tout à fait intéressante 25 et constitue une suite logique dans l'histoire de l'informatique : cela permet d'augmenter la décentralisation, l'amélioration de la qualité des services proposés ainsi que celle des interconnexions entre applications, tout comme l'élargissement des possibilités de collaboration. Le cloud computing, qui n'est finalement qu'un assemblage savant de technologies déjà connue (comme la virtualisation), apporte tout de même une évolution indéniable tant au niveau du concept que des usages, qui auparavant n'avaient pas été imaginés. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 11

12 3. Explosion du cloud computing a) Cloud de plus en plus demandé Bien que lancé en 1999, le cloud computing n'a réellement décollé que vers l'année 2008, mais n'a ensuite cessé de conquérir de nouveaux utilisateurs en suivant une croissance incroyable. Connaissant un chiffre d'affaire de 41 milliards de dollars en 2011, celui-ci devrait passer à 241 milliards de dollars en 2020, selon la firme Forrester 26. Bien que les estimations sur la croissance d'un marché si imprévisible et si rapide soit assez délicates, d'autres estimations confirment cette tendance : Gartner prévoit 148,8 milliards de dollars en 2014 tandis que Forrester projette 118,7 milliards de dollars. Le graphique suivant, issu du site ZDNet 27, montre bien la croissance exponentielle du marché du cloud computing (en termes de chiffre d'affaire ici). On peut d'ailleurs observer une prévision de croissance beaucoup plus forte pour les SaaS, dominant ainsi les autres types de cloud computing. Nous n'avons cependant pas trouvé plus d'informations quant aux raisons de cette suprématie. Croissance du marché du cloud computing de 2008 à 2020 (prévisions) Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 12

13 La croissance du cloud computing a diverses conséquences. Du point de vue économique, elle a permis l'émergence d'un nouveau marché et de nouveaux usages. Cependant, des conséquences écologiques peuvent aussi être établies, notamment à cause de la consommation d'énergie induite par l'utilisation du cloud computing. b) Un marché émergent et de nouveaux usages Alors que les indicateurs sur la croissance du cloud computing s'affolent, on peut constater aussi une pénétration du cloud computing dans les usages de la population. Ainsi, en 2010, 56% des utilisateurs d'internet utilisaient des services de web mail (Gmail, Hotmail, Yahoo! Mail par exemple). On pouvait aussi estimer que 34% de ces utilisateurs stockaient des photos personnelles en ligne ou encore que 29% utilisaient des applications en ligne comme Google Docs ou Photoshop Express 28. Ces usages reflètent bien que l'utilisation du cloud computing dans la population est assez large, même si l'utilisateur n'est pas toujours conscient qu'il utilise une part du nuage. En effet, comme le révèle un sondage 29 aux États-Unis, la plupart d'entre eux ne sait pas ce qu'est le cloud. Ce sondage montre même que 95% des gens déclarant ne pas utiliser de services dans le nuage le font. Puisque le marché s'installe et croit très rapidement, on constate que de plus en plus d'entreprises se lancent dans le cloud computing, tant du côté des fournisseurs que du côté des utilisateurs. Nous nous appuyions sur les Job trends (tendances jobs) du site d'offres d'emplois Indeed.com 30. Celui-ci montre à travers le graphique ci-dessous que le nombre de postes concernant le cloud computing croissait extrêmement vite en 2008, et cela se poursuit actuellement. Graphique illustrant l'intérêt des entreprises pour le cloud computing à travers les offres d'emplois Indéniablement, le cloud grossit à mesure que les fournisseurs et les utilisateurs affluent. Comme pour internet, il est très difficile d'évaluer la taille de celui-ci, même si certains estiment une taille de l'ordre de l'exa-octet 31, soit octets, soit encore 1 milliard de gigaoctets. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 13

14 c) Consommation d énergie L'explosion du cloud computing a pour effet direct d'augmenter le nombre de data centers nécessaires pour répondre à la demande, ils sont donc de plus en plus nombreux. Cependant, les data centers ont le défaut de consommer beaucoup d'énergie : d'une part pour alimenter les machines et d'autre part pour les refroidir. La croissance exponentielle annoncée pour le cloud computing pourrait donc conduire à une construction massive de data centers, entrainant ainsi une explosion de la consommation d'énergie dans ce secteur. Les enjeux et les solutions à apporter à cette croissance du nombre de data center sera plus largement traitée dans la partie III. L'écologie, la grande oubliée? d) Normes et lois Comme pour chaque nouvelle technologie ou nouvel usage, les pouvoirs publics décident d'établir des normes et des lois pour garantir un développement et un fonctionnement qui soient encadrés. Ceci permet de limiter les abus et évite aux clients d'être floués, tout en leur permettant de se retourner contre un fournisseur peu scrupuleux. Ainsi, l'iso (Organisation internationale de normalisation) travaille à l'élaboration de normes au sujet du cloud computing, en commençant d'ailleurs par la terminologie 32. La commission européenne demande elle aussi plus de normalisation 33, dans le but d'éviter ou du moins de limiter le lock-in des utilisateurs de services de cloud computing dans une unique solution propre à un seul fournisseur. Cependant, même si le cloud computing est nouveau, on peut voir beaucoup d'analogies avec l'externalisation, plus ancienne. En effet, on dispose de certains textes concernant l'externalisation et on ne part donc pas de zéro dans l'écriture de nouveaux documents 34. Ainsi, concernant la protection des données et de la vie privée, il existe déjà en France de la CNIL (Commission Nationale de l'informatique et des Libertés), qui depuis 1978 (et donc bien avant le cloud computing) veille à faire respecter la liberté des utilisateurs et leur vie privée 35. Pour autant tous les aspects légaux ne sont pas encore tranchés et la législation, tout comme la jurisprudence, se construira petit à petit. Cela constitue un réel enjeu dans le choix de la relocalisation des data centers et du cloud computing. Nous voyons donc qu'il peut être très intéressant de les rapatrier, si toutefois les lois et les normes sont écrites de manière à bien protéger les intérêts nationaux. Nous venons donc d'expliquer les termes techniques et nous avons également présenté succinctement les avantages théoriques des data centers et du cloud computing, avantages allant de la simplification de gestion des données informatiques à un certain gain financier. Ces définitions et les exemples d'utilisation qui les accompagnent seront utiles dans la suite de ce document afin de mieux comprendre les enjeux et les différents sujets de controverse. Nous allons maintenant étudier le phénomène de la relocalisation des data centers, en nous interrogeant sur l'intérêt d'une telle manœuvre, tout en nommant les acteurs de ce phénomène. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 14

15 II. Relocalisation du cloud computing et entreprise 1. Andromède et Nuage : les acteurs de la relocalisation a) Andromède : un projet d'état très mouvementé! Lancé par François Fillon en 2009, le projet Andromède vise à créer une infrastructure de cloud public sécurisée, qui sera destinée aux entreprises et administrations françaises. Le premier ministre déclarait à ce sujet le 18 janvier 2010 que ce projet vise à créer une infrastructure de cloud computing dans le cadre d'un partenariat public-privé grâce aux fonds du programme pour les investissements d'avenir 36. C'est le FSN (Fond national pour la Société Numérique) dotée d'un capital de 225 millions d'euros, qui financera ce projet. Initialement, ce projet a été mis en place afin de sécuriser l'hébergement des données concernant le domaine de la santé et du gouvernement, mais aussi pour en réduire le coût. En réponse à l'appel d'offre de l'état, un premier consortium composé d'orange, de Thalès et de Dassault Systèmes se forma. La caisse des dépôts, en sa qualité de gestionnaire du FSN, accepta de signer un protocole d'accord en août La part d'investissement au projet s'élevait à 135 millions d'euros pour la caisse des dépôts, 60 millions d'euros pour Orange et Thalès chacun, et 30 millions d'euros pour Dassault. Cependant, cet accord ne se finalisa pas à cause de divergences entre Orange et Dassault, ce dernier se retirant donc du projet. 37 Le désaccord porté à la fois sur la durée de non concurrence entre les offres cloud d'orange et celles d'andromède, et sur des conditions tarifaires. Dassault toujours intéressé par ce projet s'associa avec SFR pour répondre au même appel d'offre. Face à ces deux concurrents, la Caisse des dépôts et Consignations ainsi que le Commissariat général à l'investissement décida d'investir équitablement dans les deux projets concurrents, présumant que la concurrence de deux fournisseurs français ne pourraient qu'accélérer leur développement et leur insertion dans le marché. Or Dassault, qui militait depuis le début pour la concentration des efforts sur un seul projet, pris la décision de se retirer définitivement d'andromède laissant de côté SFR. Son PDG, Bernard Charlès déclara au sujet de ce départ : «Nous sommes très heureux d'avoir soutenu avec notre partenaire Vivendi ce projet d'intérêt général pour la France, mais Dassault Systèmes n'entend pas investir 75 millions d'euros dans un projet où Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 15

16 l'un des actionnaires (l'etat, ndlr) est actionnaire à part égale d'une structure concurrente. Étant à l'origine du projet Andromède, nous avions clairement exprimé les conditions de réussite : concentration stratégique, compétitivité structurelle, plate-forme ouverte à des partenaires, en ayant enfin la capacité d' ouverture à des alliances Européennes. Ces conditions ne sont pas réunies à ce jour.» 38 Malgré ce désistement, SFR se mit à la recherche d'un autre partenaire. Le projet d'orange et Thalès quant à lui s'est vu recommandé par le Commissariat général à l'investissement. En octobre 2012, Andromède voit enfin le jour : les projets de cloud Cloudwatt 39 et Numergy 40, portés respectivement par Orange-Thalès et SFR-Bull, se présentent officiellement. Mais quelles sont les ambitions de ces sociétés? Ont-elles réellement les moyens d'établir un cloud à la française? b) Ambitions, objectifs et offres de Cloudwatt et Numergy Début octobre 2012, Patrick Starck, premier PDG de Cloudwatt, annonçait sa stratégie pour se positionner sur le marché. Cette jeune société au capital de 225 millions d'euros détenue à 44,4% par Orange, 22,2% par Thalès et 33,3% par la Caisse des Dépôts mise sur l'aspect sécurité ainsi que sur une stratégie industrielle pour s'imposer sur le marché du cloud. Fruit d'andromède, cette société se verra donc confier la gestion des systèmes d'informations des administrations françaises et des institutions publiques, tout en offrant également des services cloud aux PME-PMI (Petites et Moyennes Entreprises et Industries). Le but du projet Andromède est de créer des géants du cloud computing capables de rivaliser avec les géants américains tels qu'amazon ou Google. Au niveau stratégie, le groupe s'attaquera d'abord au marché français, avant de s'attaquer au marché européen. Ses offres de cloud seront de types IaaS, facturés à la demande et sans abonnement. De plus, Cloudwatt vise des offres low-cost grâce à la stratégie industrielle adoptée : «Notre but est de proposer des services de cloud à l'échelle industrielle, telle qu'une centrale nucléaire peut proposer de l'éléctricité à de nombreux types de clients. Notre but est de produire en grand volume et au coût le plus bas des services standards». Enfin toutes les données gérées par Cloudwatt seront stockées dans le tout nouveau data center de 5000 m² d'orange, qui se trouve bien évidemment en France, à Val-de-Reuil dans l'eure. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 16

17 Numergy 41, dont le siège se situe à Velizy en région parisienne, dispose également d'un capital de 225 millions d'euros, détenu à 47% par SFR, 20% par Bull et 33% par l État. Comme son autre nom l'indique «centrale à énergie numérique» - la société va produire et commercialiser dans une logique industrielle des offres de cloud à destination de l'ensemble du marché. Ainsi, tout comme son concurrent CloudWatt, Numergy ne va pas simplement se restreindre aux administrations mais elle va aussi proposer des offres aux grand public, aux grandes entreprises, aux PME-PMI et aussi aux TPE (Très Petites Entreprises). Au niveau stratégie, le groupe s'intéresse au marché français avec l'objectif d'avoir 15% du marché en 2016 et projette, tout comme son concurrent, d'attaquer dès 2013 le marché européen. La société propose pour l'instant trois offres 42. La première Start propose des capacités de traitement, stockage et réseaux pour des usages informatiques simples ne nécessitant pas d accompagnement particulier. La deuxième Entreprise propose en plus des moyens de développement, de test et de mise en fonctionnement d applications informatiques. La troisième Critique répond aux besoins important de sécurité des données, avec des services complexes de cryptage et de redondance. Ces offres seront complétées par un service dédié aux start-ups qui réclament un accompagnement adapté propre à chacune d'elles. Ces offres sont identiques à celles commercialisées jusqu ici par SFR, auxquelles s ajoute une couche sécurité de Bull pour les services critiques. «Mais elles évolueront au fur et à mesure de notre développement pour s appuyer à terme sur notre propre plate-forme à base de logiciels Open Source. Nous avons vocation à devenir une société indépendante de Bull et SFR», promet Philippe Tavernier, l ancien PDG de Sogeti France, choisi pour diriger la nouvelle société. c) Le groupe Nuage Consortium composé de 6 PME et de 2 équipes d'un laboratoire français, Nuage a également répondu à l'appel d'offre de l'état. 43 Il est composé de 6 PME : Celeste (FAI et concepteur de data center), Non Stop Systems (SSII spécialisée en solutions d'infrastructures sécurisées), Oodrive (éditeur de solutions professionnelles de sauvegarde et de partage de fichiers en ligne), DotRiver (qui propose des solutions de virtualisation et de centralisation de poste de travail), Network Consulting (hébergeur) et New Generation SR (conseil en responsabilité sociale des entreprises). Deux équipes, des projets REGAL (répartition et gestion des applications à large échelle) et PHARE (sur les futurs générations des réseaux télécoms) du laboratoire LIP6 de l'université Pierre et Marie Curie, en font également partie. Côté finance, un investissement de 10 millions d'euros est prévu (5 en subventions de la part du FSN et 5 de la part des membres du consortium). Le PDG de Celeste, Nicolas Aubé dévoile les ambitions du groupe : créer le cloud computing de demain, reposant sur un réseau de data centers verts situés en France. Pour le moment, il s'agit surtout d'un projet de recherche et de développement devant durer 2 ans. Durant cette période, un data center type sera créé pour proposer des offres cloud. Nicolas Aubé précise que : «nous souhaitons travailler sur des data centers évolutifs avec des modules verticaux optimisant mieux la consommation d'énergie. Les entreprises pourront s'interconnecter pour chercher des ressources ou des services». On notera donc que ce groupe vise davantage l'optimisation des data centers que la comparaison avec les géants américains. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 17

18 2. Les enjeux et les opportunités de la relocalisation a) Un enjeu de souveraineté nationale En créant des fournisseurs de cloud français, le projet Andromède cherche également à répondre aux problèmes de la souveraineté des données, mis en lumière par le USA Patriot Act. En effet, le USA Patriot Act (Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act ou en français Loi pour unir et renforcer l'amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme), est une loi américaine votée en 2001 suite aux attentats du World Trade Center, permet par exemple aux services de sécurité américains d accéder à des données à caractère personnel et ce, à partir du moment où l'entreprise ou la personne est américaine ou qu'elle se situe sur le sol américain. 44 Ainsi, toutes données sauvegardées sur des plate-formes cloud américaines ou sur des plate-formes situées aux États-Unis peuvent être consultées par les services de sécurité américains, et sans que la personne concernée n'en soit nécessairement informée. Cette personne ignore également l'usage qui en est fait ou qui en sera fait ainsi que la durée de conservation de ces données personnelles. 45 Ce Patriot Act peut donc représenter un danger important pour la confidentialité et la sécurité des données dans le cloud. Car à ce jour, le cloud est surtout géré par des acteurs américains, tels qu'amazon ou IBM. Cette loi est donc finalement une mauvaise nouvelle pour les entreprises américaines qui risquent de voir leurs clientèles non américaines fuir par crainte de la compromission de leurs données sensibles. A contrario, elle est une excellente nouvelle pour les fournisseurs de cloud français car c'est un argument de choix pour attirer les clients redoutant la perte ou la non confidentialité de leurs données. Nuage, Numergy et Cloudwat exploite déjà cette législation pour rendre leurs offres plus attractives. Ce texte est une des raisons qui ont poussé les acteurs de la relocalisation à utiliser des data centers se trouvant sur le territoire français. Si contrer le Patriot Act fait partie des objectifs de la relocalisation, ce n'est pas le seul : le cloud computing présente également de grandes opportunités en termes de développement économique et de croissance. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 18

19 b) Une opportunité de développement économique En période de crise, le cloud computing semble un excellent moyen de lutter contre la récession tant par les énormes chiffres d'affaires qu'il génère que par le business model qu'il impose. Comme en témoigne l'incroyable croissance du marché mondial du cloud public, estimé à 19,6% entre 2011 et 2012, le cloud fait rêver. Le chiffre d'affaires cumulé des entreprises du secteur a atteint 91,4 milliards en 2011, et 109 milliards de dollars en 2012 selon Gartner 46. Et cette croissance exceptionnelle ne compte pas faiblir selon les dires de Christian Comtat, directeur du cloud computing d'ibm France : «D'ici à 2015, le taux de croissance du marché sera d'environ 40 %. La quasi-totalité des entreprises a prévu de se convertir au cloud». Et la France suit le mouvement : «En France, le cloud c'est déjà un marché de 2,8 milliards d'euros en 2012, en croissance annuelle de 35%. Ce n'est pas un virage technologique mais une opportunité» déclarait Fleur Pellerin, ministre déléguée à l'économie numérique en octobre Et c'est tout l'écosystème de l'informatique (SSII, éditeurs, infrastructures ) qui peut profiter de cette croissance. Comme le montre le rapport intitulé «Le soutien à l'économie numérique et à l'innovation» ordonné par les ministères de l'économie, des finances et de l'industrie et du budget des comptes public : «Le cloud computing offre un levier puissant de développement pour les éditeurs de logiciels de toutes tailles». 48 Ce rapport souligne également le fait que le cloud est un vecteur de croissance pour les SSII, qui se voient confier une partie d'activité de maintenance et d'infogérance. Ce marché est vite devenu rentable grâce à l'adoption rapide du cloud par les petites et moyennes entreprises, comme le montre une enquête menée dans 17 pays par Avanade, une société de conseil internationale en informatique. 49 Cette intérêt se justifie par la réduction des coûts, que permet le cloud computing en s'affranchissant de la gestion des systèmes informatiques en interne. Il ressort cependant de cette enquête que le cloud est peu utilisé au niveau mondial (seulement 5 % des entreprises sondées ont déjà adopté le cloud computing). Il y a donc un énorme marché à conquérir, comme en France, où 55% des interrogés français prévoient de mettre en place un projet cloud computing l'année prochaine. Nicolas Marry, Vice-Président et Directeur Commercial d Avanade France Belux souligne que : «Le cloud computing est une tendance qui gagnera en puissance dans les années à venir. Cette enquête démontre que le cloud computing suscite l intérêt des entreprises». Un marché en plein essor, une croissance exceptionnelle, une énorme demande, autant d'atouts qui ne laissent pas indifférent. C'est donc dans le but de capter une partie des 140 milliards de dollars, que devrait représenter ce marché à l horizon 2015 (source Gartner), que les acteurs français de la relocalisation ont décidé de se lancer. Mais en plus d'apporter des capitaux, le cloud est également bénéfique en termes de compétitivité pour les entreprises l'adoptant. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 19

20 c) Un enjeu de compétitivité En effet, en bouleversant notre business model, le cloud est un formidable outil de compétitivité, en apportant plusieurs avantages. Le premier est de permettre la baisse des coûts de fonctionnement de l'entreprise, comme expliqué précédemment, le second est d'ouvrir à l'entreprise utilisatrice un marché auparavant inaccessible. Avant l'arrivée du cloud, les entreprises devaient se doter d infrastructures internes dont la taille devait être suffisante pour gérer les pics d'utilisations de leurs services (les heures de pointe sur un site d'achat en ligne par exemple). Il en découlait que la majeure partie des capacités des serveurs était inutilisée une grande partie du temps : le serveur tournait toujours à % afin d'être capable d'absorber ces pics, même lorsque seuls 20 % des ressources étaient réellement utilisées. Grâce au cloud, les investissements lourds dans l'achat de l'infrastructure ainsi que les coûts d'entretien et de maintenance non négligeables sont allégés : ils sont remplacés par une facture proportionnelle à l'utilisation réelle des ressources. Mais qu'en est-t-il de cette facture? Les projets de cloud souverain ont pour but d'amasser une grande quantité de données, dont les données des administrations nationales comme nous l'avons dit dans le 1. Andromède et Nuage, les acteurs de la relocalisation. Cette surabondance de données générera mécaniquement des économies colossales et conduira à des prix de stockage ( environ 10 dollars/mois/téraoctet 50 ) bien inférieurs aux coûts liés à l'achat d'une infrastructure interne ( plusieurs dizaines de millions d euros ) et à son entretien. En effet, le cloud permet la réduction de dépenses d'une entreprise, la rendant ainsi plus compétitive car à même réinvestir cette somme économisée dans son cœur de métier. Parlons maintenant du deuxième avantage pour les entreprises utilisatrices de cloud, l'ouverture à des marchés auparavant inaccessibles tels que le marché du logiciel. Celles-ci peuvent maintenant, grâce à la facture à l'utilisation, bénéficier de logiciels de comptabilité qu'auparavant seules les plus grandes pouvaient acquérir : cela revenait trop cher aux PME par exemple de payer une licence pour ces logiciels efficaces mais hors de leur corps de métier et finalement très peu utilisés bien qu'indispensables. Avec le cloud, tout le monde peut utiliser ces logiciels en ne payant que pour les 2h d'utilisation de celui-ci par mois par exemple. Les entreprises peuvent également bénéficier de puissance de calcul ou de plate-formes de développement qui leur étaient complètement inaccessibles sans le cloud : il aurait fallu acheter soimême des dizaines d'ordinateurs pour avoir la même puissance de calcul par exemple. Ainsi, grâce au cloud, de nombreux acteurs ont la possibilité de profiter d'outils et de services performants à moindre coût. Nous n'avons pas encore parlé de l'importance de la localisation précise des data centers pour les entreprises. En effet, la question est de savoir où ceux-ci doivent se situer pour apporter le plus d'efficacité à l'entreprise. La réponse dépends d'une part de l'entreprise et de ses attentes, d'autre part des avantages (ou des nuisances) que le data center apporterait à se situer à un endroit précis. 51 Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 20

21 Pour la première partie, il apparaît que seules les entreprises dont la rapidité d'exécution ou de réponse est cruciale telles que dans les métiers de la finance la localisation précise à une importance. En effet, vendre une action une milliseconde avant son concurrent peut changer énormément de choses ; on choisira donc de créer des data centers, même de taille plus modeste, juxtaposés à ce type d'entreprises. Cependant pour le commun des entreprises, cette milliseconde n'aura pas un grand impact et le data center peut donc se situer à l'autre bout du monde sans que cela soit gênant. Enfin pas tout à fait, car il reste le côté psychologique de la chose : certaines personnes préfèrent tout de même savoir que leurs données sont bien situées sur le sol européen par exemple. Il faut donc également tenir compte de cela. Concernant la seconde partie de la réponse à l'importance de la localisation, il faut se rendre compte qu'un data center consomme énormément d'énergie et qu'il dégage beaucoup de chaleur, comme nous l'avons indiqué dans le I. Définition des termes techniques et comme nous allons en parler davantage dans le III. L'écologie est-elle la grande oubliée? S'il faut donc choisir un endroit où l'énergie ne manque pas, on peut aussi décider de placer un data center de manière à récupérer sa chaleur et à la réutiliser pour chauffer une piscine par exemple! Cela reste cependant très anecdotique. 52 En plus d'apporter des capitaux et de rendre nos entreprises plus compétitives, le cloud est-il également une source d'emploi, ou en détruit-il au contraire? d) Le cloud computing : créateur d'emploi? On sait que le cloud va conduire au remplacement d'un grand nombre d'infrastructures internes, gérées par jusqu'alors par des employés des entreprises elles-mêmes, au profit de data centers géants. Si on se contente simplement de cette observation, on pourrait penser que le cloud va supprimer de l'emploi puisque qu'une dizaine de personnes suffit pour gérer un data center géant, alors que le nombre cumulé des agents gérant les infrastructures historiques est bien plus important. Mais il ne faut pas oublier toute la main d'œuvre nécessaire à la sortie en terre de ces data centers, ainsi que l écosystème qui peut y naître. En effet, les propositions d'emploi ne vont manquer dans ce secteur avec l'arrivée des acteurs français sur le marché. Numergy recrute quelques 400 personnes d'ici 4 ans, dans la R&D, la vente et l'ingénierie. Cloudwatt table quant à lui sur 300 à 500 emplois directs. 53 Le secrétaire général de France Télécom Orange, Pierre Louette est lui encore plus optimiste : «Le projet est prêt à démarrer et devrait créer emplois en France». Des offres d'emploi se trouvent d'ailleurs déjà sur internet. Quant aux entreprises qui auront externalisé leurs données et qui auront donc besoin de moins de personnes pour les gérer (la plupart de la gestion des données, et non plus de l'infrastructure, pourra de plus se faire à distance), elles pourront donc théoriquement embaucher davantage dans leur cœur de métier. Ainsi il n'y aurait pas réellement de perte d'emplois dans les entreprises, mais plutôt un transfert d'emplois. Notons cependant que les emplois créés dans la construction risquent de ne pas être stables dans le temps : même si la tendance est à la construction, une fois les premiers data centers géants finis, la demande risque de diminuer, et les emplois avec. Voilà donc ce que le cloud français promet : gain économique, outils et services plus spécialisés et éventuellement création d'emploi. Le cloud computing n'aurait-il donc que des bénéfices? Rien n'est moins sûr. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 21

22 3. Le cloud à la Française sous le feu des critiques a) Un projet léger face aux géants américains Malgré toutes les promesses du cloud à la française, il reste des barrières à la réussite de celui-ci. Parmi celles-ci, il y a les géants américains du cloud computing : Google, Amazon, Microsoft, IBM et HP. Ces acteurs initiateurs du marché n'ont pas attendu le projet Andromède et ont une bonne longueur d'avance sur les acteurs Français, tant en moyens financiers qu'en terme d'infrastructures déjà présentes en Europe. C'est en effet un marché presque entièrement américain que les français attaquent : deux tiers du parc de serveurs dans le monde se trouvent en Amérique du Nord et selon Cloud Storage Market le marché nord-américain représente à lui seul 60% du chiffre d affaires du secteur. 54 Ainsi, Numergy et Cloudwatt disposent ensemble de trois data centers en France alors que IBM en possèdent déjà cinq dans l'hexagone. Cet exemple est d'autant plus marquant que les data centers des deux groupes français appartiennent à leurs actionnaires (Orange et SFR )! Voici un autre exemple qui illustre bien le retard existant des acteurs français : les groupes français ont officialisé leurs projets en 2012 avec chacun un capital de 225 millions, quand HP a investi 300 millions d'euros depuis Si la différence de capital n'est pas flagrante, celle de la date de lancement des projets est impressionnante. En plus d'être arrivés sur le marché bien plus tôt, les acteurs américains bénéficient de capitaux gigantesques : Microsoft a investi 6 milliards de dollards sur le marché du cloud mondial. Les 225 millions d'euros de Cloudwatt n'ont donc pas vraiment de quoi inquiéter les acteurs américains comme le souligne Nicolas Leroy-Fleuriot, PDG de Cheops Technology, fournisseur de services cloud computing : «L investissement de 225 millions d euros dans chacune des deux plate-formes paraît dérisoire aux milliards de dollars investis chaque année par les Amazon, IBM ou HP. L'État aurait mieux fait concentrer l investissement sur un seul projet au lieu de le répartir sur deux.» Et les acteurs américains voient même ce projet comme un non événement :«La concrétisation de ces deux projets valide simplement notre stratégie», considère Christian Comtat, directeur de la division cloud Computing chez IBM France. Cette main mise américaine se retrouve également dans le classement des fournisseurs de cloud computing élaboré par Forrrester. On trouve en première place, sans surprise, l'initiateur du cloud computing : Amazon EC2, puis en deuxième place Windows Azure mais de très loin (d'environ 25%), puis en troisième place Google. Aucun acteur français n'apparaît dans ce classement. Conséquence de cette domination, les acteurs français ont du mal à se faire une place dans ce marché, en particulier lorsque les données ne sont pas à caractère sensible. En ce cas, les entreprises optent souvent pour les services américains, plus performants et mieux ancrés. C'est d'ailleurs le cas de la région de Bretagne. La région Bretagne s'explique : «Suite aux articles parus le 3 décembre sur la gestion des données informatiques de la Région Bretagne par Néoxia et Amazon, il apparaît nécessaire d apporter aux internautes et lecteurs quelques éléments complémentaires. Conformément à la réglementation des marchés publics, la Région Bretagne a lancé, il y a deux ans, un appel d offres auquel une seule entreprise française avait répondu. L offre d hébergement qu elle proposait à l époque ne répondait pas au cahier des charges. A l issue de cet appel d offres, c est avec la société française Néoxia -qui s appuie effectivement sur l infrastructure externalisée d Amazon que la Région Bretagne a alors contractualisé, dans le Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 22

23 cadre d une expérimentation portant sur les possibilités du Cloud Computing et l accompagnement des équipes techniques de la Région dans l utilisation de ces nouveaux services. Quoiqu il arrive, aucune donnée de la Région ne se trouve à ce jour hébergée dans le serveur d Amazon. L utilisation de ses services n est envisagée qu en cas de sinistre majeur sur le système d information de la Région. Par ailleurs, la Région Bretagne veille activement, avec l ensemble de ses partenaires, opérateurs télécom et sociétés de services informatiques, à l émergence de solutions françaises qui offre ce même niveau de maturité, seul capable de répondre durablement aux problématiques des directions informatiques de structures publiques.» 55 Il s'agit donc bien d'une offre américaine qui a été retenue par la région de Bretagne. La raison est qu'elle n'avait pas la possibilité de construire une salle informatique ( estimée à euros par la région) qui de plus ne serait utilisée qu'en cas d'incendie, mais aussi parce que les offres françaises en mai 2012 étaient timides, voire inexistantes. Même si la Bretagne n'a pas choisi pour une solution française, on peut tout de même remarquer qu'elle s'intéresse aux offres françaises et également qu'elle ne stockera aucune donnée à caractère sensible sur les serveurs américains. Cependant, le Patriot Act, ainsi que le nationalisme, pourraient rendre les offres françaises plus intéressantes. Mais il faudra proposer des services plus agressifs, pragmatiques et compétitifs pour réellement concurrencer les géants amércains. b) Un projet non abouti Le cloud français doit également proposer un projet plus abouti. Parmi les défauts imputables aux deux projets, le manque d'infrastructure de Cloudwatt semble le plus grand. En effet, celui-ci n'a pas de data center personnel mis utilise celui d Orange Business Services, en Normandie. Cette position est parfaitement revendiquée par le fournisseur puisqu'il affirme que la construction de data centers n'est pas son métier et n'y voit pas donc pas d'utilité. Cependant, il est aujourd'hui nécessaire de posséder ses propres data centers afin d'être crédible sur le marché du cloud : tous les acteurs ayant réussi en ont. Cloudwatt et à Numergy souffrent également d'un manque d'innovation. Elle est un moyen de développer le marché. Or, cette innovation est minimale dans les plans de développement (connus à ce jour) de ces deux fournisseurs. Ils n'offrent pas non plus de solutions ni de Paas ni de Saas, qui sont pourtant les plus attendues du marché ( le Saas est le deuxième segment le plus important du marché selon Gartner ). À ces problèmes de stratégie s'ajoute le doute de la part d'acteurs français du secteur : en novembre, le géant des centres de données Interxion et une PME spécialisée dans les réseaux privés, Navaho, exprimaient des doutes sur la fiabilité de ces consortiums. Didier Soucheyre, président de l'opérateur d'infrastructures réseaux Neo Telecoms, doute également de la réussite de ces Numergy et CloudWatt: «Ce sont des acteurs avec des coûts de fonctionnement élevés et, de ce que j'en vois, moins innovants que des PME comme Gandi ou Ikoula, sur qui on tire à bout portant». 56 Si ces deux projets financés par l'état ont sans aucun doute des barrières à surmonter, on peut tout de même douter de l'objectivité des autres acteurs français qui voient surtout en Cloudwatt et Numergy des concurrents labellisés par l'état. Mais leurs avis est tout de même à prendre en compte car ils sont présents sur le marché depuis bien plus longtemps. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 23

24 c) De l'argent public mal placé et des acteurs français lésés? Voici quelques acteurs français du cloud computing arrivés sur le marché bien avant les projets Andromède : Interxion, Navaho, Neo Telecoms, lkoula, Cheops Technology ou encore Gandi, et la liste est encore longue : selon l'afnic il existe déjà 400 acteurs dans le domaine du cloud computing. Que pensent-ils de l'arrivée de Cloudwatt et Numergy sur le marché? M. Gavetti, président d'ikoula, n'est pas tendre avec Andromède : «c'est un scandale. Nous sommes une PME innovante avec une offre cloud. Et nous ne sommes pas aidées! Ikoula est rentable. Nous avons la technologie, le savoir faire. Oui c'est un scandale et cela déséquilibre la concurrence.» 57 À titre indicatif, lkoula est un hébergeur informatique de 50 personnes avec un chiffre d affaires de 6 millions d'euros, reconverti aujourd hui dans les services cloud d infrastructure, ayant son propre un data center à Reims. Plusieurs points qui remettent en question l'investissement de l'état sont soulevés par ce directeur. Le premier concerne les acteurs retenus par l'état suite à l'appel d'offre lancé par Andromède. En effet, on pourrait se demander si ce n'est pas une erreur stratégique de ne pas financer les autres acteurs déjà présents sur le marché. Le second point concerne la menace incarnée par Cloudwatt et Numergy envers toute la filière cloud computing français : cette concurrence déloyale pourrait tuer les acteurs déjà présents. L'État a en effet fait le choix de financer deux projets et pas un seul autre. D'ailleurs, on retrouve une entreprise qui était déjà présente sur le marché du cloud dans chacun des deux projets : Orange pour Cloudwatt et SFR pour Numergy. Ces fonds nationaux n'ont donc pas été confiés à des ignorants du marché. On peut quand même douter du choix de l'état. En effet, NeoTelecom, qui détient sept data centers en France, proclame qu'elle aurait pu faire aussi bien avec seulement 20 % des investissements. Seul l'avenir nous dira si l'état a eu raison d'investir dans les projets portés par Numergy et Cloudwatt. Cependant, on peut regarder l'histoire pour en avoir une petite idée. Les projets nationaux ne sont pas tous des succès, comme Quaero, qui était censé concurrencer Google avec 40 millions d'euros d'investissement par l'état. Mais il existe aussi des succès, comme le parc nucléaire français qui, s'il est critiqué aujourd'hui à l'heure de l'écologie, reste l'un des meilleurs parcs nucléaires au monde. La relocalisation du cloud en France est un projet en marche, plein d'ambitions et de promesses, et qui ne devra pas oublier l'écologie dans son développement. Et c'est justement le point auquel nous allons nous intéresser maintenant. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 24

25 III. L'écologie est-elle la grande oubliée? 1. La réalité écologique des data centers a) La consommation forte énergétique des data centers On ne peut parler de data centers sans parler d'énergie électrique. En effet, la multitude de serveurs qu'ils contiennent doivent rester opérationnels 24h/24 et 7j/7, indépendamment de toute panne. Et qui dit électricité dit production de chaleur. De ce fait, il faut entretenir un environnement favorable au bon fonctionnement des serveurs en les refroidissant, entre autres choses. Dans cette partie nous étudierons d'une part, la source d'énergie utilisée pour faire fonctionner les serveurs et d'autre part leur coût de refroidissement. Mais quelle quantité d'énergie un data center consomme-t-il réellement? Un exemple tiré dans le guide informatique permet de bien expliquer l aspect actuel des faits: un data center moyen de 300m² comprenant 80 baies et 2000 serveurs d une puissance totale d 1MW consommera au bout de 10 ans non seulement : 66T de cuivre, 15T de plastique, 33T d aluminium, 152T d acier, mais aussi 227 millions de litres d eau et 177 millions de Kwh. 58 Il apparaît donc clairement que la consommation électrique des data centers est tout à fait considérable. De plus, nous évoluons depuis quelques années dans un monde de plus en plus menacé par la pénurie d énergie. De ce fait les hébergeurs, en France se lancent dans une véritable guerre de l énergie auprès d'erdf (Eléctricité Réseau Distribution France). Dans un article publié dans Le Parisien sur la pénurie d énergie qui menace les data centers, Jean-Yves Vannier, adjoint au maire à l'urbanisme à Aubervilliers, furieux de voir le projet de Telecity Group bloqué explique : «Nous sommes dans une situation de saturation virtuelle. ( ) La réservation auprès d'erdf n'est pas chère du tout. Résultat, les data centers réservent plus qu'il n'en faut.» 59 En effet, la France est le pays de l'union européenne dans lequel l'électricité coûtent 27% moins cher en moyenne car elle utilise l'énergie nucléaire : une source d'énergie économique produisant entre 33 et 50 euros le mégawattheure. Néanmoins cette stratégie est mise en doute du fait qu'elle représente un très grand risque pour l'environnement en cas de catastrophe naturelle. 60 Ainsi, au niveau mondial, on observe une hausse des prix. Pour illustrer ce phénomène, une étude menée par IDC/APC (International Data Corporation (IDC), leader mondial de la Recherche, du Conseil et de l Évènementiel sur le marché de l informatique et des télécommunications et American Power Conversion, acteur majeur des services critiques d alimentation électrique et de refroidissement) nous montre dans le graphe ci-dessous la nécessité de réduire le coût en électricité : entretenir les serveurs coûte aujourd'hui plus cher que les serveurs eux-mêmes. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 25

26 Sources : site web Haute-Disponibilité : Architectures des sites et des serveurs web 61 La cause de cette envolée des prix apparaît clairement : si le prix des serveurs est resté stable sur cette période, le fait d'alimenter et de climatiser correctement les serveurs coûte de plus en plus cher. HP nous livre son étude sur le coût de l énergie et de l infrastructure rapportée par le graphe ci-dessous : Source : Etude faite par HP recueilli sur le site du Guide Informatique. 62 On retiendra alors que le coût de l'énergie est à la hausse et le coût d'infrastructure augmente de manière exponentielle, la consommation en énergie atteint des sommets. Les fournisseurs d énergie électrique ont du mal à suivre la demande, et les organisations environnementales mettent sous pression les détenteurs de data centers pour qu ils utilisent des moyens technologiques modernes moins énergivores. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 26

27 b) Profit économique avant tout La mise en œuvre d un centre de données nécessite beaucoup d investissement pour pouvoir faire face à la hausse des prix de l énergie nécessaire au fonctionnement et à l'entretien des serveurs. Nous nous demandons alors si le profit économique maximal n est pas de rigueur en dépit du respect de l environnement. Nous savons maintenant que les data centers sont le cœur du système d information. Beaucoup d entreprises, que leur compétence soit axée sur la finance, la médecine ou encore la vente en ligne, ont besoin de stocker des données volumineuses, et éventuellement de les partager, permettant ainsi le fonctionnement permanent et optimal de l entreprise. Les clients sont nombreux, le cloud computing devient donc un objet marketing. Aujourd'hui les hébergeurs doivent répondre à des besoins croissants et fournir du matériel fiable et innovant pour satisfaire aux demandes, tout en gardant un coût optimal. 63 Les enjeux économiques se situent à deux niveaux : d'une part ceux liés aux entreprises utilisatrices, de l autre ceux liés aux fournisseurs de data centers. En premier lieu, les clients des data centers qui font du outsourcing (c est-à-dire faire une prestation au près des hébergeurs pour sécuriser le système d information) optent pour cette option car héberger son système d information en interne revient à extrêmement cher, comme cela a été expliqué dans le I. Définition des termes techniques. De plus, comme il y a moins de serveurs, la facture d électricité de l entreprise diminue fortement, ce qui est très avantageux. Ensuite, optimiser les coûts d'entretien du data center est crucial pour l'hébergeur car c'est son cœur de métier : il lui faut donc avoir le meilleur rapport qualité/prix afin de maximiser ses bénéfices. Arnaud Bermingham, le responsable de l'hébergement de la maison mère de Free, explique dans un article du Monde, que l'iliad à Vitry-sur-Seine a été rénové afin d'améliorer ses installations, l'avantage écologique étant alors pour eux secondaire. 64 Il apparaît que mettre en œuvre un data center nécessite un investissement considérable ainsi qu'une bonne réflexion. En effet, entre l augmentation des prix de l énergie, la demande croissante en qualité et en quantité de la part des clients, et l'intérêt croissant pour l'écologie, gérer au mieux un data center n'est pas de tout repos. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 27

28 2. Le juste milieu entre le bénéfice et l'écologie a) Les stratégies adoptées par les hébergeurs pour être le plus «green» possible Le respect de l'environnement est en effet un des enjeux majeurs d'aujourd'hui. Chaque entreprise doit surveiller sa production de CO2, et les data centers ne font pas exception ; c'est une raison supplémentaire d'optimiser l'entretien de leurs serveurs. Pour illustrer l'émission des gaz à effets de serre tel le CO2 des technologies informatiques, nous nous baserons sur une étude publiée sur le site de GreenIt.fr. Celle-ci nous apprend qu'en une journée, échanger 100 s au sein d'un PME comprenant 50 personnes émettrait sur cette journée 4,7g de CO2 65. Les critères pris en compte pour le calcul des émissions de gaz à effet de serre sont dictés par l Agence de l environnement et de la maîtrise de l énergie (Ademe). Celle-ci accuse les acteurs du Cloud computing d'omettre la construction du site et des serveurs dans leurs calculs de leur empreinte carbone : «la fabrication des serveurs et des postes de travail représente environ 40 % des émissions de CO2 sur le cycle de vie complet d un . Et, sur la phase d utilisation, les postes de travail représentent 40 % de la facture électrique» 66. Cette mise au point montre bien que l'enjeu écologique devient très important, au moins du point de vue marketing. Il existe tout de même de réelles stratégies alliant économie et écologie. En France, les data centers nouvelle génération sont plus écologiques. Par exemple Marylin, du fournisseur d accès Internet Céleste et situé à Champs-sur-Marne, est le premier data center «haute densité» (c'est-àdire doté de "serveurs lames", prenant moins de place que des boîtiers classiques ) au monde. Possédant une classification tier IV, sa consommation énergétique est inférieure de 35% par rapport à un data center de même puissance. 67 Dans le même but, Telecity a lui présenté son data center Condorcet, aux ambitions écologiques de classification tier IV mettant en œuvre des technologies de free-cooling ( on utilise l'air extérieur pour refroidir le data center) mais aussi de "corridor froid" (on place les serveurs de deux rangés différentes face à face, ainsi cette rangé est dite «froide», alors que la rangée d'avant et d'après sera «chaude» car elle aura la sortie de deux rangées de serveurs). 68 En région Rennaise, Groupama se dote d un data center écologique : le M2, situé à Mordelles. Ce nouveau data center possédera une grande efficacité énergétique. En effet son PUE (Power Usage Effectiveness), c'est-à-dire son rendement, serait de 1.3 et utilisera le free-cooling pour climatiser l environnement des serveurs informatiques. 69 En résumé, il existe aujourd'hui de nouvelles stratégies visant à la mise en œuvre d'une infrastructure de data center plus fiable économiquement mais aussi écologiquement. Ces stratégies mettent en avant la nécessité de réfléchir à une ingénierie la plus optimale possible sur les équipements d'alimentation et de climatisation. L'objectif est d'obtenir des serveurs moins énergivores et de concevoir une climatisation de salles moderne. Les nouveaux data centers portent tous l étiquette «écologique». Cela exprime bien le fait qu aujourd hui être «green» est nécessaire, à la fois pour attirer les clients politiquement sensibles aux questions environnementales et pour gagner en efficacité. Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 28

29 b) Les organisations concernées par l'emprunte écologique des data centers À l échelle mondiale, Greenpeace, l'ong (organisation non gouvernementale ) pour la protection de l environnement s allie avec les réseaux sociaux comme Facebook pour mettre en avant la problématique de la consommation énergétique des data centers. Cependant, l organisation n hésite pas à accuser l irresponsabilité de certaines grandes entreprises comme Amazon, Apple ou Microsoft dont les data centers sont alimentés au charbon pour «libérer le Net de ses aspects les plus sales». Source : rg/encyclopedie/illustrations/illustrations_articles/greenpeace-logo gif Nous pouvons aussi citer Uptime institute, présenté dans le I. Définition des termes techniques, qui œuvre donc également au respect écologique des data centers. Nous rappelons que sa classification n est pas une norme mais une recommandation. Notons d'ailleurs que jusqu à présent, il n existe pas de norme pour les data centers. Uptime institute organise également des palmarès afin de féliciter les entreprises les plus écologiques. Ainsi, la première place du Green Entreprise IT Award 2012 est décernée à Facebook pour son Open Compute Project, lancé au printemps 2011 et dont la grande ambition est de construire l'une des infrastructures informatiques les plus performantes avec un coût minimal. 70 L'équivalent officiel français est l'ademe (Agence De l Environnement et de la Maîtrise de l Énergie), gérée et assurée par les Ministères chargés de l Environnement, de l Industrie et de la Recherche. Cet organisme a plusieurs missions : il conseille les entreprises, les collectivités et le grand public ; il met en œuvre des politiques de développement écologique ; il aide au financement des projets de développement durable. En juillet 2011, l ADEME a publié une étude concernant les TIC (Technologies de l Information et de la Communication) et leurs impacts environnementaux. Celle-ci portait sur la répercussion environnementale d une requête web, sur l utilisation du mail et sur l'achat en ligne. L'objectif était d informer le grand public et de sensibiliser à des comportements plus respectueux de l environnement. Nous vous fournissons dans la page suivante un tableau publié dans le rapport de l étude qui indique les paramètres-clés influant sur les résultats. Il apparaît clairement que la taille de l index, c'est-à-dire le nombre de pages que connaît un moteur de recherche, ainsi que la localisation des data centers influent énormément sur l'environnement. Il sera alors très important d'étudier l'impact écologique d'un data center avant de vouloir le relocaliser! Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 29

30 ADEME propose alors des solutions tant au niveau utilisateur qu'au niveau infrastructure pour minimiser ces impacts : côté utilisateur, il est donc préférable de travailler et d'utiliser des ordinateurs certifiés écolabel européen ou ENERGY STAR, il faudrait également éviter autant que possible de passer par un moteur de recherche ; côté infrastructure, la clé serait d'améliorer la climatisation des data centers et de virtualiser pour diminuer le nombre d équipements nécessaires. Source : Il apparaît de nouveau qu'être «vert» est très intéressant car cela donne image du fournisseur et attire donc les clients. Il y aurait donc une réelle tendance de fond. Mais y a-t-il de réels efforts fournis dans ce but, ou n'est-ce que de «bonnes paroles»? Les data centers territoriaux : une relocalisation verte du cloud computing? Page 30

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