Juillet 2013 POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE DU GROUPE SOCIÉTÉ GÉNÉRALE

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1 Juillet 2013 POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE DU GROUPE SOCIÉTÉ GÉNÉRALE

2 SOMMAIRE 1. La politique environnementale Groupe La prise en compte des critères environnementaux dans les décisions pour l ensemble des projets de financements et d investissement La prise en compte des impacts des activités internes du Groupe sur l environnement Le bilan positif de la stratégie carbone Le nouveau programme de réduction carbone L efficacité énergétique La recherche permanente de performance énergétique au sein du parc immobilier Quelques chiffres Les principales orientations Les réalisations L accompagnement des clients en matière d efficacité énergétique En France A l international Les énergies renouvelables La démarche en matière d achats et de production d énergies renouvelables L accompagnement des clients en matière d énergies renouvelables Les transports La réduction de l empreinte environnementale des transports Les déplacements des collaborateurs Les transports marchandises L accompagnement des clients en matière de mobilité responsable Les solutions innovantes au service de la mobilité responsable Les solutions de financement et d assurance dédiées L éco-consommation La valorisation des déchets et la sensib i lisation au recyclage La valorisation des déchets La sensibilisation au recyclage des déchets La raréfaction de la ressource en eau Autres rejets dans l air «La consommation responsable de papier» Optimiser et réduire la consommation de papier Le nouveau projet d appel d offres papier La diffusion de la dématérialisation à travers les lignes métiers du Groupe Société Générale actionnaire fondateur d EcoFolio en France La sensibilisation en matière d éco-consommation La lutte contre l érosion de la biodiversité Annexe I : Tableau de restitution des performances environnementales du Groupe...42 Annexe II : Tableau de restitution des performances environnementales 2012 par zone géographique...43 Annexe III : Politique environnementale Groupe Société Générale en matière d immobilier

3 1. La politique environnementale Groupe Priorités 2013 : - Mettre en place le nouveau programme de réduction carbone ; - Mettre en place le dispositif de financement d actions d efficacité environnementale ; - Augmenter la prise en compte des critères environnementaux dans les décisions pour l ensemble des projets. Faits marquants 2012 : - Élargissement de la collecte des données environnementales ; - Réduction de 20 % des émissions annuelles de CO 2 du Groupe (supérieure à l objectif fixé de 11%) ; - Compensation de 100% des émissions CO 2 pour atteindre la neutralité carbone. La société est chaque jour témoin de bouleversements climatiques et écologiques. L un des enjeux de ce siècle sera incontestablement la préservation des équilibres environnementaux pour les générations futures. L interdépendance des activités face à ces risques accrus montre qu une action globale et coordonnée est nécessaire. Au cœur du système, la banque génère elle aussi, via son activité, des impacts sur l environnement. Conscient de cette responsabilité, le groupe Société Générale souhaite poursuivre sa politique de développement durable qui passe par la maîtrise et l amélioration de ses impacts sur la société et l environnement en liaison avec ses différentes parties prenantes. Société Générale veille à la maîtrise de son empreinte environnementale : - dans l exercice de ses métiers par la prise en compte des critères environnementaux dans les activités de financement et d investissement, la promotion de produits et services liés à la protection de l environnement ; - dans ses activités internes. Opérant sur ces deux axes, Société Générale a mis en place une organisation partiellement décentralisée et «à double entrée» pour la gestion de l environnement. L ensemble de cette politique est animée et coordonnée par la Direction de la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) du Groupe, directement rattachée au Secrétariat Général du Groupe. Un département en charge de la gestion des immeubles centraux et des services dédiés existe dans chacune des branches et filiales. La gestion de l environnement est intégrée à leurs missions avec le pilotage de projets transversaux. En parallèle, chaque pôle d activité a également pour objectif de contribuer à la politique environnementale du Groupe en développant des initiatives propres, y compris au sein de ses lignes métiers, dans le respect des «Principes Généraux Environnementaux et Sociaux» adoptés par le Groupe. La politique environnementale du Groupe s efforce de suivre trois principes d action généraux : - réduire et minimiser l impact de ses activités sur l environnement ; - diminuer les coûts associés à la consommation des ressources naturelles et énergétiques grâce à une utilisation rationnelle et optimisée ; - assurer une attention constante au confort des collaborateurs et de l accueil des clients. 3

4 1.1. La prise en compte des critères environnementaux dans les décisions pour l ensemble des projets de financements et d investissement Dans une démarche volontaire, Société Générale a adhéré en 2007 aux «Principes de l Équateur» et a publié en mai 2011 des «Principes Généraux Environnementaux et Sociaux» (E&S). Ces principes établissent des politiques 1 portant sur certaines questions transversales (comme la biodiversité) et sur les secteurs identifiés comme sensibles dans lesquels elle joue un rôle actif (pétrole et gaz, industrie minière, énergie nucléaire, barrages et énergie hydroélectrique, huile de palme, etc.), sur la base d initiatives telle que l adhésion au Pacte Mondial, aux Principes de l Équateur, etc. Pour permettre la prise en compte de ces Principes E&S, des processus internes pour l évaluation Environnementale et Sociale (E&S) dans l activité bancaire ont été élaborés. Ces analyses E&S participent à la prise de décision en contribuant à l évaluation du risque de crédit et de réputation et s étendent progressivement à toutes les entités du Groupe. L année 2012 a principalement été consacrée au déploiement des Principes E&S dans les métiers qui vise notamment à intégrer la prise en compte des critères environnementaux et sociaux dans les projets de financement et d investissement. Ces principes ont statut de directive interne et guident l action de tous les métiers du Groupe. En 2012, le montant des «financements verts» au niveau Groupe s élève à près d un milliard d EUR. Par «financements verts», Société Générale entend le financement de parcs éoliens, d installations de production d électricité à partir de panneaux photovoltaïques, d installations de production d énergie hydraulique, production d énergie à partir d autres énergies renouvelables, projet de valorisation des déchets, projets de réduction des émissions «polluantes», de projets de transports en commun, véhicules fonctionnant au GNV, aux gaz recyclés et véhicules hybrides ou électriques, d usines de production de carburants alternatifs, etc. Au cœur de ces métiers, Société Générale s organise pour prendre en compte ces critères environnementaux dans toutes décisions de financement et d investissement ainsi que dans le développement de produits et d offres spécifiques et incitatives pour ses clients. En parallèle, le Groupe s engage également à réduire les impacts environnementaux de ses activités internes La prise en compte des impacts des activités internes du Groupe sur l environnement Après une première phase de 2008 à 2012 qui s est caractérisée par un programme de neutralité carbone, le Groupe a adopté en juillet 2012 une nouvelle stratégie de réduction de son impact carbone Le bilan positif de la stratégie carbone Dès 2007, en lançant un programme de neutralité carbone , la volonté implicite du Groupe était de faire émerger une culture environnementale en son sein et de porter la lutte contre le changement climatique comme l axe fort de sa politique environnementale. Ainsi, le Groupe s était engagé à réduire ses émissions de CO 2 par occupant de 11% sur la période , (à périmètre constant et comparable) et à compenser progressivement ses émissions de CO 2 pour atteindre la neutralité carbone. Quatre ans après le lancement de son programme, le bilan est particulièrement positif : - la réduction des émissions de CO 2 par employé dépasse les 20% ; - le Groupe a atteint la neutralité carbone en 2012 (hors Rosbank), en compensant l intégralité de ses émissions 2011 de CO 2, grâce à l achat de certificats carbone. 1 Les politiques sectorielles et transversales sont disponibles sur le site internet 4

5 Ramenées à périmètre comparable aux émissions de 2007 (après déduction des émissions issues de l achat d électricité verte, entités hors Rosbank et étendue des scopes 1 et 3 identique), les émissions par occupant, sont passées de 1,84 tonnes de CO 2 par occupant en 2011 à 1,76 tonnes de CO 2 par occupant en 2012, soit une baisse de 4,6%, et une baisse de plus de 24% par rapport à 2007, année de référence, avec 2,32 tonnes par occupant. Ces résultats sont à comparer avec l objectif de réduction de 11% des émissions de GES par occupant qui devait atteindre 2,06 tonnes par occupant en Évolution des émissions de CO2 à périmètre identique et comparable entre 2007 et 2012 : hors Rosbank et scopes 1 et 3 non élargis Hors Rosbank A périmètre comparable Année de réf. Unités Émissions de CO2 après déduction des achats d'électricité verte Tonne avant déduction des achats d'électricité verte Tonne Émissions de CO2 par occupant après déduction des achats d'électricité verte Tonne 1,76 1,84 1,99 2,32 avant déduction des achats d'électricité verte Tonne 1,99 2,06 2,14 2,36 Évolution des émissions en % par rapport à % -21% -14% Ces résultats ont été obtenus grâce à la mise en place de : - plans d actions de réduction par pôles, avec des objectifs pluriannuels afférents aux domaines de l énergie, du bâtiment, des déplacements professionnels et du papier. Ces objectifs étaient différents pour chaque pôle, pour mieux tenir compte de leurs spécificités ; - projets transversaux dont l objectif était de répondre aux attentes communes des pôles. Des copilotages ont été mis en place entre la Direction de la RSE Groupe et des équipes expertes selon les domaines (Direction de l immobilier pour l énergie et le bâtiment, Direction de l innovation pour le Green IT, etc.). Objectifs et réalisations annuels de réduction des consommations par occupant Consolidation pour le Groupe Société Générale - hors Rosbank DONNÉES PAR OCCUPANT Hors ROSBANK Variation Consommation d'énergie (KWh) % Électricité (KWh) dont électricité verte (%) 10,6% 10,1% 14,0% 24,4% 28,6% 30,0% Papier de bureau (Kg) 61,2 58,3 61,6 55,8 53,6 52,8-14% % papier recyclé 15,2% 21,4% 33,1% 38,3% 37,7% 40,0% Voyages professionnels (km) % Émissions de CO2 (tonnes) 2,32 2,24 2,14 1,99 1,84 1,76-24% Sur le périmètre comparable du programme , la consommation d énergie, de papier de bureau et le recours aux voyages professionnels ont baissé, respectivement, de 11%, 14% et 30%. Ce bilan positif repose également sur la mise en place en 2011 d un outil innovant et incitatif : la taxe carbone interne, dont le produit a été affecté à des projets de compensation carbone. Cette taxe est payée par chaque ligne métier et les directions fonctionnelles selon leur empreinte carbone. Le calcul de cette empreinte tient compte d une pondération par un facteur d émissions de CO 2 moyen pour ne pas pénaliser les implantations qui sont dans des pays où le mix énergétique ne leur est pas favorable : cette pondération est un critère d équité géographique où les entités situées dans des pays avec un mix énergétique moins émetteur de CO 2 comme la France vont alléger l impact carbone des entités situées dans des pays plus émetteurs de CO 2 par kwh. 5

6 Toutes les entités du Groupe sont également tenues de reporter leurs données dans l outil de reporting RSE, sous peine d une pénalité : elles se verraient alors appliquer le taux de CO 2 le plus important par collaborateur et devraient compenser sur cette base leurs émissions de CO 2. Avec «ce signal prix», les entités et lignes métiers sont donc ainsi fortement incitées à mettre en place des plans d action et dans les projets transversaux de réduction de leurs émissions de GES. Le produit de cette taxe a permis en 2012 de compenser l intégralité des émissions de CO 2 de 2011 permettant d atteindre la neutralité carbone avec six projets MDP (Mécanisme de Développement Propre du Protocole de Kyoto, vérifiés et certifiés par les Nations Unies) sélectionnés : - deux projets de petite hydroélectricité au Guatemala : San Isidro Hydroelectric Plant et Matanzas Hydroelectric Plant ; - une centrale Géothermique au Nicaragua ; - deux centrales à biomasse en Inde : Renewable Sources Biomass Power Project et Grid- Connected Biomass Power Project ; - un projet de centrale électrique à cycles combinés alimentée au gaz naturel en Inde. Fort de ces bons résultats, le Groupe se donne de nouveaux objectifs avec une nouvelle stratégie environnementale pour Le nouveau programme de réduction carbone Société Générale élargit la collecte des données environnementales Pour mesurer sa performance et piloter sa politique environnementale, Société Générale s appuie sur des indicateurs environnementaux collectés via un outil nommé Planéthic Reporting par plus de 700 contributeurs dans 310 entités (filiales, succursales, bureaux de représentation, immeubles centraux, directions régionales) occupant bâtiments dans 64 pays. Le processus de remontée de ces informations fait l objet d une revue par les Commissaires aux comptes dans le cadre de la certification d une sélection d assertions et d indicateurs du Rapport de Responsabilité Sociale et Environnementale. Cet outil est évolutif et a vocation à s améliorer d année en année afin de rendre compte de la façon la plus juste et la plus fiable qui soit, des données et des réalisations en matière d environnement. Le Groupe réalise notamment un inventaire des émissions de gaz à effet de serre conforme au GHG Protocol (standard international). En 2012, dans le cadre de la nouvelle ambition environnementale du Groupe afin de mesurer de la façon la plus exhaustive possible les émissions de GES liées à ses activités et pouvoir identifier les périmètres d actions liés à ces émissions, le périmètre de collecte des indicateurs environnementaux a doublement évolué : les périmètres des scopes 1 2 et 3 3 du GHG Protocol se sont progressivement élargis à de nouvelles émissions de CO 2 en fonction de la disponibilité et de la robustesse des données. Ainsi, les émissions issues des gaz fluorés ont été recensées en 2012 dans les immeubles centraux et intégrées dans le scope 1 du bilan GES du Groupe. Les émissions dues aux transports de marchandises pour la France, les émissions de la consommation totale de papier (papier reprographique, enveloppes, relevés de comptes, papier destiné à la clientèle, documents de communication, etc.) et celles des consommations d énergies des centres informatiques hébergées en France ont également pour la première fois, été reportées au bilan du Groupe. 2 Le scope 1 du GHG Protocol correspond aux émissions directes (induites par la combustion d'énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon, tourbe, etc.) de ressources possédées ou contrôlées par l entreprise, et aux émissions de gaz fluorés. 3 Le scope 3 du GHG Protocol correspond aux émissions qui proviennent d autres sources que celles liées à l énergie et dont l entreprise n est pas propriétaire. Exemples : émissions liées à l utilisation des produits vendus, émissions liées aux déplacements domicile-travail des employés ou aux voyages professionnels des employés 6

7 En 2012, le périmètre de collecte a également évolué du fait de l intégration partielle de la filiale russe Rosbank. Pour la 1ère année, la région de Moscou a été prise en compte (soit un quart des effectifs). Du fait de l ampleur de cette nouvelle filiale, l objectif est d atteindre 100% de couverture en En revanche, les indicateurs relatifs aux transports professionnels couvrent l intégralité de Rosbank pour Couverture de reporting et émissions de Gaz à effet de serre du Groupe sur Rosbank inclus Hors Rosbank Année de réf. INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES Unités Politique générale en matière environnementale Nombre total de collaborateurs du Groupe Nombre total d'occupants recensés dans le reporting Couverture du périmètre de collecte (1) % 92% 99,7% 99% 97% 76% Surface totale recensée m² Changement Climatique (périmètre des émissions élargi en 2012) Émissions de GES (6) (7) Tonne Couverture (1) % 89% 96% 99% 95% 76% Émissions de GES par occupant 2,25 2,21 2,06 2,14 2,36 Émissions de GES évitées (8) Tonne Émissions de GES par m² (énergie uniquement) Kg 59,3 56,9 57,8 58,8 56,5 SCOPE 1 (9) Tonne SCOPE 2 (10) Tonne SCOPE 3 (11) Tonne (1) La couverture représente les entités ayant contribué à la donnée au prorata de leur effectif (ETP - Equivalent temps plein). (6) Gaz à effet de serre (GES). (7) Pour l'année 2012, le périmètre des émisssions de GES s'est élargi aux gaz fluorés, transport marchandise, l'ensemble du papier et aux scopes 1 et 2 des fournisseurs de centres informatiques. Pour comparaison avec les années précédentes, hors cet élargissement, le total des émissions de GES est de tonnes équivalent CO 2 et est de 1,99 teco 2 par occupant. (8) Emissions de CO 2 évitées grâce à la production et la consommation d'électricité d'origine renouvelable. (9) Comprend les émissions directes liées la consommation d'énergie et pour 2012 le périmètre est élargi aux gaz fluorés pour les services centraux. (10) Comprend les émissions indirectes liées à la consommation d'énergie. (11) Comprend les émissions de GES de la consommation du papier de bureau et des déplacements professionnels, et pour l'année 2012, le périmètre est élargi à l'ensemble du papier, le transport marchandise périmètre France et les consommations d'énergie des datacenters hébergés en France Sur ce nouveau périmètre, la majorité des émissions de GES du Groupe sont issues de l informatique et des bâtiments, avec pour l année 2012 une part qui s est élevée à 76%. Répartition des émissions de CO 2 par secteur 15% 9% 76% Bâtiments & Informatique Déplacements professionnels & transports marchandises Papier (bureau & autres) La couverture du périmètre de collecte total correspond au ratio du nombre de collaborateurs de toutes les entités ayant participé à la campagne de collecte sur le nombre de collaborateurs total de Société Générale. Avec collaborateurs recensés, Société Générale évalue le périmètre couvert i.e. ayant 7

8 La couverture du périmètre de collecte total correspond au ratio du nombre de collaborateurs de toutes les entités ayant participé à la campagne de collecte sur le nombre de collaborateurs total de Société Générale. Avec collaborateurs recensés, Société Générale évalue le périmètre couvert i.e. ayant renseigné au moins les données occupants, surface à environ 92 % des effectifs, soit une diminution par rapport à 2011 du fait de l intégration de Rosbank. Le tableau des données répertorie les données pour l année de référence 2007, les années 2010, 2011 et 2012 sans intégration de Rosbank et l année 2012 avec l intégration de Rosbank (à savoir la région de Moscou). Les émissions totales 2012 (sur un périmètre couvrant 89% des collaborateurs) sont estimées à tonnes soit 2,25 tonnes de CO 2 par occupant. Cependant, ces émissions sont calculées à partir d un périmètre qui a doublement évolué en 2012 avec l intégration de la filiale Rosbank et l élargissement des scopes 1 et 3 à de nouvelles émissions (gaz fluorés, transport de marchandises, papier et centres informatiques hébergés). Compte-tenu de cet élargissement, le bilan GES de Société Générale ainsi publié est donc difficilement comparable avec les données publiées les années précédentes. Le Groupe s engageant sur de nouveaux objectifs et sur des périmètres différents, une mise à jour de l année de référence s impose. Société Générale s engage sur de nouveaux objectifs En juillet 2012, le Comité exécutif a validé un nouveau programme de réduction carbone qui s inscrit dans la continuité du précédent en renforçant ses ambitions, au niveau de ses activités internes. Le Groupe a intégré dans ses efforts la lutte contre le changement climatique tout en étendant l axe fort de sa politique environnementale : l efficacité énergétique. Deux nouveaux objectifs sont retenus : - un objectif de réduction des émissions de Gaz à effet de serre (GES) par occupant, de 26% par rapport à 2007 (hors recours à l achat d électricité verte) ; - un objectif d efficacité énergétique par occupant de 24% par rapport à Compte-tenu de l élargissement de la collecte des données des scopes 1 et 3 depuis 2012, il est nécessaire de rendre comparables les données de 2007 (qui reste l année de référence) avec celles des prochaines années pour mesurer l atteinte de ces objectifs. Les périmètres des scopes 1 et 3 du total des émissions de GES de 2007 sont donc élargis par l addition des nouvelles émissions comptabilisées depuis 2012 : - émissions de gaz fluorés pour le scope 1 ; - émissions du transport de marchandises, du papier et des centres informatiques hébergés pour le scope 3. 4 Disponible sur le site internet 8

9 Données de référence pour la nouvelle stratégie environnementale 2012 / 2015 Année 2007 Élargissement des émissions Élargissement des ratios des émissions Données de réf.(1) INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES Unités (issues des données 2012) Consommation totale d'énergie GWh Consommation totale par occupant KWh Consommation totale par m² KWh Émissions de GES Tonne Émissions de GES par occupant Tonne 2,36 2,36 2,58 SCOPE 1 Tonne a- Émissions directes fugitives de gaz fluorés Tonne 199 0,01 SCOPE 2 Tonne SCOPE 3 Tonne a- Émissions des «autres imprimés papier» Tonne ,11 b- Émissions des transports de marchandises Tonne ,03 c- Émissions des datacenters hébergés Tonne ,07 (1) Données de référence 2007 sont «élargies» du montant des émissions liées aux gaz fluorés, à l'ensemble du papier, au transport marchandise périmètre France et aux datacenters hébergés en France, lesquels ont été comptabilisées pour la 1ère fois en Au regard du total des émissions de CO 2 de 2007 ainsi corrigé, sur un périmètre comparable à celui de 2012, les objectifs à atteindre à horizon 2015 s élèvent à : 1, 91 t CO 2 par occupant (-26% par rapport à 2007) pour les émissions de Gaz à effet de serre ; KWh par occupant (-24% par rapport à 2007) pour l objectif d efficacité énergétique (et/ou 173 KWh /m²). Objectifs de la nouvelle stratégie environnementale 2012/2015 Données de réf. (1) Objectifs INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES Unités / Consommation totale d'énergie Consommation totale par occupant KWh % Consommation totale par m² KWh % 173 Émissions de GES Émissions de GES par occupant Tonne 2,58-26% 1,91 (1) Les données de référence 2007 sont «élargies» du montant des émissions liées aux gaz fluorés, à l'ensemble du papier, au transport marchandise périmètre France et aux Datacenters hébergés en France, lesquels ont été comptabilisées pour la 1ère fois en Au regard des résultats de 2012, les efforts restant à réaliser pour l atteinte de ces objectifs s élèvent à : - 15% pour la réduction des émissions de CO 2 ; - 14% pour l efficacité énergétique par occupant et/ou 21% par m². 9

10 Les efforts à réaliser pour l'atteinte des objectifs 2015 Résultats Objectifs Évolution INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES Unités /2015 Consommation totale d'énergie Consommation totale par occupant KWh % Consommation totale par m² KWh % Émissions de GES Émissions de GES par occupant Tonne 2,25 1,91-15% Société Générale met en place une double incitation Le programme de réduction carbone s appuie sur la mise en place d une double incitation : - la prolongation du dispositif de taxe carbone interne payée par chaque ligne métier et les directions fonctionnelles et calculée à partir de leur empreinte carbone ; - l affectation des revenus de cette taxe à des initiatives internes d efficacité environnementale. Le Groupe a constitué en 2012 une enveloppe de 2,6 millions d euros destinée à promouvoir et financer des initiatives internes. Le 5 juin 2013, à l occasion de la journée mondiale de l environnement, le Groupe a lancé un processus de sélection des meilleures initiatives d efficacité environnementale pour compte propre engagées par ses différentes entités. Pour être éligibles au financement, les initiatives doivent remplir les conditions suivantes : - contribuer à limiter l impact environnemental du Groupe grâce à des réductions de consommations d énergie, de carburants, de papiers ou de déplacements et donc des émissions de gaz à effet de serre ; - présenter une «additionnalité environnementale «qui peut être évaluée ou mesurable (c est-à-dire la part du projet dédiée à l action environnementale qui va au-delà de la réglementation) ; - répondre à des critères de performance financière. Le montant du financement accordé à chaque initiative pourra couvrir partiellement ou 100% de l'investissement environnemental limité à EUR. Les différentes entités (filiales et directions fonctionnelles) à travers le monde pourront présenter des projets jusqu au mois de septembre 2013 et les projets sélectionnés seront annoncés début décembre

11 Société Générale implique ses collaborateurs Société Générale veille à la formation et l information de ses collaborateurs sur les enjeux environnementaux. Un site intranet (en français et en anglais) permet aux collaborateurs de s informer sur les enjeux du développement durable en général et pour le secteur bancaire en particulier, et de prendre connaissance des actions menées par Société Générale. Depuis 2009, un programme de formation au développement durable et à la RSE (e-learning et présentiel) est disponible pour l ensemble des collaborateurs et des managers. Un affichage périodique portant sur les bonnes pratiques en matière d éco-comportements est organisé à l intérieur des locaux des immeubles centraux en France. Des conférences sur les sujets du développement durable ont lieu régulièrement pour le personnel. Depuis 2008, le Groupe organise chaque année, en décembre, la semaine Société Générale du Changement Climatique. Cette semaine, qui se tient en même temps que les conférences de la Convention cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique, est l occasion de sensibiliser les collaborateurs aux enjeux des dérèglements climatiques et aux actions du Groupe. En 2012, la Semaine du Changement Climatique a porté sur les actions et les produits liés à l'environnement, mis en place dans le Groupe et qui illustrent l émergence d une culture environnementale. La description de ces divers produits était accessible en ligne sur l intranet du Groupe. Cette semaine a été suivie d une Conférence de Jean Jouzel le 12 décembre 2012 «conférence, dans laquelle intervenait Jean Jouzel, Climat : ça chauffe!» climatologue et vice-président du Groupe scientifique du GIEC, sur le thème : «Climat : ça chauffe!». En parallèle, au sein du Groupe, dans une démarche impliquant l ensemble des collaborateurs concernés, certaines entités du Groupe sont certifiées ISO 9001 (ALD France, ALD Hungary, ALD Italy, ALD Luxembourg, ALD Maroc, ALD Brésil, ALD Netherlands, ALD UK, CGA, Sogecap France, Sogessur France, Franfinance, SGEF France), d autres sont certifiées ISO (ALD UK, ALD Sweden, CGA) et deux entités (CGI-CGL et ALD France) ont engagé une démarche d évaluation ISO avec l AFNOR Certification. Ces deux entités se positionnent ainsi parmi les toutes premières entreprises françaises à se lancer dans une certification externe de leur responsabilité sociétale. La construction d une véritable culture environnementale, diffusée et partagée au sein de Société Générale, permet de soutenir la politique environnementale ambitieuse du Groupe qui s oriente en priorité sur quatre axes majeurs : - l efficacité énergétique ; - les énergies renouvelables ; - les transports ; - l éco-consommation. 11

12 2. L efficacité énergétique Objectifs : - Accroître l efficacité énergétique du Groupe de 24% entre 2007 et Priorités 2013 : - Réaliser un reporting énergétique individuel par immeuble de plus de m² dans le Groupe ; - Publier le premier état des lieux des bâtiments sélectionnés et le plan d actions pour le manifeste du WBCSD ; - Mettre à jour le Référentiel Bâtiment Responsable (RBR) ; - Établir les plans d actions des différents pôles immobiliers et informatiques pour 2013 à 2015 pour réduire les consommations d énergie de 15% d ici Faits marquants 2012 : - Poursuite de la démarche HQE exploitation de la Tour Granite en 2012 ; - Construction d un nouvel immeuble par Komerční banka, équipé des dernières technologies correspondant à la certification internationale BREEAM. Les immeubles consomment environ 40% de l énergie mondiale, soit d avantage que les transports et l industrie. Société Générale avec bâtiments répartis dans 64 pays, représentant m² de surface en 2012, est consciente des impacts des consommations d énergie sur le changement climatique. L efficacité énergétique est placée au cœur de sa politique environnementale, dans une démarche responsable et d exemplarité, tant pour son compte propre qu auprès de ses clients La recherche permanente de performance énergétique au sein du parc immobilier Quelques chiffres 74% de l ensemble des émissions de CO 2 du Groupe en 2012 sont liées à la consommation d énergie, dont 57 % pour la seule consommation d électricité. Consommation totale d énergie En 2012, la consommation totale d énergie a été de 873 GWh, quasiment identique à celle de 2011 (875 GWh) avec un périmètre de collecte élargi. Le ratio de la consommation d énergie par occupant est donc légèrement en baisse (-0,4%) en Le ratio de la consommation par m² diminue quant à lui plus fortement (-3,3%), et ce, malgré l inclusion de la région de Moscou et de Rosbank en Depuis 2007, année de référence, la consommation totale d énergie a augmenté passant de 764 GWh à 873 GWh pour occupants dans 62 pays (dont Rosbank à Moscou), puisque le périmètre de collecte n a cessé d augmenter depuis 2007, le reporting a gagné en couverture et en robustesse de la donnée reportée. Ramenée au nombre d occupants, et au nombre de m², la consommation totale d énergie a diminué de 11,5% par occupant et 4,1% par m² s établissant à 218 kwh / m² / an. 5 Le périmètre couvert correspond aux entités ayant contribué à la donnée au prorata de leur effectif (ETP- Équivalent temps plein). 12

13 Évolution 2007/2012 de la consommation totale d'énergie Rosbank inclus Année de réf. Unités Consommation totale d'énergie GWh Consommation totale par occupant KWh Consommation totale par m² KWh La nouvelle stratégie a pour but d accélérer cette baisse, en agissant principalement sur la performance énergétique du parc immobilier du Groupe. Consommation d électricité La consommation d électricité en 2012 est de 653 GWh pour un périmètre couvrant occupants dans 62 pays. La légère augmentation constatée de la consommation d électricité en donnée brute s explique par l accroissement de la couverture du périmètre avec l introduction de Rosbank, la filiale russe. Sans celle-ci, la consommation est fortement en baisse. En revanche, en valeur relative, la consommation reste quasi constante par occupant. Consommation de gaz, de fioul et des autres fluides énergétiques (vapeur, eau glacée) La consommation de gaz en 2012 est de 122 GWh pour occupants dans 21 pays. L augmentation de la consommation s explique par deux corrections de mesure des consommations au Royaume-Uni et en Italie équivalent à 5 GWh. La consommation de fioul et des autres fluides en 2012 est de 97 GWh pour occupants dans 34 pays. La diminution constatée par rapport à 2011 en donnée brute s explique principalement par les actions menées dans chaque entité Les principales orientations Dans le cadre de sa nouvelle stratégie de réduction carbone, le Groupe s est donné comme objectif d augmenter de 15% en trois ans les performances énergétiques de son parc immobilier. En matière d immobilier, le Groupe s efforce ainsi de suivre trois principes d actions généraux (voir la politique environnementale en matière d immobilier en annexe) : - réduire et minimiser l impact direct de ses activités sur l environnement ; - utiliser les ressources naturelles et énergétiques de façon rationnelle et optimisée ; - assurer une attention constante au confort des collaborateurs et à l accueil des clients. Une des priorités du Groupe pour l année 2013 sera de réaliser une évaluation précise du profil environnemental des immeubles d une superficie de plus de m². Cette évaluation devant permettre ensuite d organiser des plans d actions pour rationnaliser les consommations énergétiques du Groupe en instaurant un suivi pérenne de l évolution des consommations. Cet objectif ambitieux s inscrit dans la continuité de l adhésion de Société Générale au Manifeste du World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) 8 qui œuvre pour une meilleure efficacité énergétique des bâtiments. Cette démarche est également soutenue en interne par la mise en place d un outil spécifique au Groupe et dédié : le Référentiel Bâtiment Responsable (RBR). o Le manifeste du World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) Société Générale a adhéré au Manifeste en faveur de l efficacité énergétique des immeubles lancé par le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD). La signature de ce Manifeste s inscrit dans une démarche continue de progrès et de partage d expériences avec d autres entreprises internationales. 6 Idem 5 7 Idem 5 8 Le WBCSD est une association Internationale de 200 entreprises dans 35 pays et de 20 secteurs industriels majeurs qui fournit une plateforme d échanges de connaissances, d expériences et de bonnes pratiques à ses membres sur le développement durable. 13

14 Le Groupe souhaite travailler pour un environnement plus économe en énergie et en carbone, où les bâtiments sont de très gros consommateurs. Par conséquent, toute initiative prise en matière d efficacité énergétique génère des opportunités de réduction des coûts d exploitation, contribue à doper la productivité et la satisfaction des employés et améliore l image des entreprises. o Référentiel Bâtiment Responsable (RBR) Afin d accompagner la réalisation de ses objectifs en matière d efficacité énergétique, Société Générale, peut s appuyer sur l outil Référentiel Bâtiment Responsable (RBR), qui a justement été élaboré pour définir des standards en termes d efficacité énergétique, afin d élever les performances énergétiques et environnementales du parc immobilier du Groupe. Le RBR est spécifiquement adapté aux métiers de la banque pour la rénovation et la construction des bâtiments afin de prioriser les efforts sur les économies d énergies et les réductions d émissions de CO 2. Une actualisation importante du RBR a été amorcée au cours du deuxième semestre 2012 et se poursuit en En parallèle, une instruction interne est en cours de rédaction. Elle rappelle les principes et les objectifs de la politique en matière de responsabilité environnementale appliquée à l immobilier d exploitation au sein du Groupe, et entrera en vigueur à partir du second semestre Elle décrit notamment les procédures à suivre afin de s inscrire dans une démarche de performance environnementale des bâtiments, les rôles et responsabilités de chacun des acteurs et elle promeut le Référentiel Bâtiment Responsable Société Générale, élaboré en interne, pour la quantification et l évaluation des performances énergétiques et environnementales du parc immobilier Les réalisations Pendant l année 2012, différents projets ont été poursuivis à la fois dans les immeubles du siège, mais aussi au niveau du réseau France et des filiales, afin de réduire à la fois les consommations d énergie et les émissions de gaz à effet de serre du Groupe. Parallèlement, les démarches de certification se poursuivent aussi bien pour les immeubles en exploitation que pour les nouveaux immeubles. Au niveau des immeubles centraux : La mise en place de mesures et de tableaux de bord pour mieux piloter les consommations En 2012, le pilotage énergétique des immeubles centraux avec un prestataire unique permet la gestion de l'ensemble des fluides (électricité, eau chaude, eau glacée, eau de ville, tous fluides achetés à l'extérieur) avec la fixation d un objectif de réduction de 5% de la consommation d'énergie fixé en début de contrat fin Pour chaque immeuble, des tableaux de suivi des comptages d'énergie ont été mis en place, avec des relevés réalisés hebdomadairement. Un comité énergie définit les plans d'actions à réaliser et suit l'avancement des actions ce qui permet de suivre leur évolution. En parallèle, un rapport mensuel d'activité sur l ensemble des immeubles centraux a vu le jour et permet de suivre et de tracer les progrès des actions du Facility Manager. Pour ce faire, des bases communes d informations, une traçabilité du suivi énergétique, des activités de maintenance, des contrôles règlementaires et un contrôle permanent de la qualité par des équipés spécialisées sont réalisées. Le rapport mensuel d activité consolide ces données afin de noter la qualité de l activité du prestataire. La Tour Granite HQE En 2012, l audit a permis de confirmer la conduite Haute Qualité de la Tour Granite, le niveau de performance est maintenu avec pour la qualité environnementale du bâtiment en exploitation, 11 cibles en «Très performant». 14

15 Le niveau de qualité environnementale des pratiques a été jugé très performant avec 119 points obtenus en communication, management et achat, au travers de l'ensemble des actions entreprises par Société Générale pour la gestion de ses immeubles et la qualité des services auprès des occupants. L objectif est maintenant de poursuivre ce suivi en 2013 pour obtenir le troisième renouvellement. En parallèle, un audit énergétique initié au 1 er semestre 2012 dans l immeuble Granite HQE exploitation a permis de vérifier l'efficience énergétique de l'immeuble et d identifier des pistes d'améliorations, notamment concernant la régulation de la température dans les bureaux et la mise à l'arrêt total des PC de nuit et de week-end. Cette action mise en œuvre par l'ensemble des utilisateurs pourrait permettre d économiser 5% de la consommation annuelle d'énergie sur les immeubles centraux. Les centres informatiques La stratégie de la direction informatique consistant à consolider et réorganiser les centres informatiques a permis de réaliser une économie de 10,5 GWh d énergie par an. Au niveau du réseau France Afin de diminuer ses consommations énergétiques en interne, Société Générale a équipé en 2012, 100 agences de système de télé-comptage énergies et eau, ce qui permet de centraliser les informations, de détecter les anomalies (fuite d'eau, chauffage le week-end., etc.) et de déclencher rapidement et directement les interventions de maintenance. Dans le réseau Société Générale, les nouvelles enseignes intègrent la technologie LED et sont adossées à une horloge astronomique ce qui a permis des économies d énergie. Société Générale a reçu le prix ICONA d or 2012 de l enseigne réseau, décerné par le Syndicat National de l Enseigne et de la Signalétique. D autres initiatives ont été mises en place localement dans le réseau : - remplacement de chaudières (Directions régionales de Province du Nord, et Picardie, DEC Paris 16 ème ) ; - installation de climatisations réversibles (DEC Pau, DEC Cannes) ; - travaux d isolation (DEC Évreux, Direction régionale de Province du Nord) ; - remplacement des ampoules classiques par des LED ou ampoules basse consommation (DEC Aix en Provence, DEC Annemasse). Au niveau des filiales Le trophée RSE 2012 du pôle des services financiers spécialisés (DSFS) a été décerné à Sogecap pour la mise en place de l extinction automatique des PC la nuit et les WE (sur son site parisien le Wilson). Les principales études sur le sujet révèlent que près de 25% de la consommation d électricité d une entreprise est directement liée au poste informatique. Au sein de Société Générale, cette part est encore plus élevée (+ de 50%). 15

16 Philippe Robert, Responsable pôle SI Corporate, SOGECAP France, nous raconte Soucieux de son impact sur l environnement et pour répondre aux objectifs de réduction des émissions de CO 2 fixés par le Groupe, Sogecap France a mis en place, dans ses locaux de Paris et Orléans, l extinction automatique des PC le soir à partir de 22h00 et le week-end. Cette initiative menée par la direction informatique de Sogecap France en collaboration avec la direction informatique du Groupe, est opérationnelle depuis mai 2012, et n a nécessité que quelques jours de travail. L action a consisté à mettre en place sur le réseau informatique un automate qui force l extinction des ordinateurs. Nous avions chaque jour, sur notre parc de 800 PC, en moyenne 200 PC restant allumés inutilement. Cette initiative a été récompensée en interne et a reçu le Trophée RSE DSFS 2012 décerné par le comité de direction du pôle des services financiers spécialisés. D autres actions portent également sur la performance énergétique : - travaux d isolation (Société Marseillaise de Crédit, Crédit du Nord) ; - mise en place de détecteurs de présence ou de LED (BRD, ALD Automotive Ukraine, Banque Rhône Alpes, Crédit du Nord, Société Marseillaise de Crédit, BFCOI Mayotte) ; - installation de système de gestion ou de rationalisation des consommations (SG Hambros LTD, ALD U.K Bristol, SG Srbija) ; - remplacement des chauffages et climatiseurs par des systèmes plus performants (Banque Rhône Alpes) ; - installation de brise-soleil (ALD Maroc) ; - nomination d un responsable RSE chargé d établir un plan d action dans chaque agence (CGI) ; - partenariat sur le climat avec Dong Energy (ALD Automative Denmark) ; - installation d horloges sur certains équipements (BFCOI Mayotte, SG Côte d Ivoire) ; - construction d un nouvel immeuble, équipé des dernières technologies correspondant à la certification internationale BREEAM (filiale tchèque de Société Générale, Komerční banka). 16

17 Petr Kalina, Directeur des Ressources, Komerční banka nous raconte. Komerční banka a construit en République Tchèque un nouvel immeuble Haute Qualité Environnementale. Ce nouvel immeuble 4B est équipé des dernières technologies en matière d efficacité énergétique. En exploitation, la performance escomptée est une baisse des dépensées liées aux consommations énergétiques de 25% pour l ensemble des quatre immeubles du siège par rapport aux consommations des années précédentes, grâce aux labels énergétiques des équipements. Le label énergétique de l entité globale est B/économique ; tous les équipements installés correspondant à la certification internationale BREEAM. Cet immeuble aspire à devenir l un des premiers bâtiments de Prague «très performant» au regard de la certification BREEAM et le second en termes de construction responsable. Le dernier audit se tiendra au printemps L évaluation complexe de l impact environnemental de l immeuble prend en compte les paramètres tels que la localisation, les moyens de transport, le déroulement de la construction, la consommation énergétique, les émissions, les lumières, les matériaux, le design, la méthode d exploitation. Les ampoules basse consommation, le chauffage avec récupération de chaleur, le parking pour voitures et pour vélos sont déjà considérés comme des équipements standards. Mais le bâtiment se distingue de par ses équipements moins communs tels qu un nichoir sur son toit ainsi qu un lieu réservé à la reproduction des lézards. Sur le toit, deux stations météo ont également été installées. Elles contrôlent l ouverture automatique des volets en fonction de l ensoleillement ce qui permet d optimiser l éclairage naturel de l immeuble. Elles sont également reliées au système d éclairage, ainsi les ampoules basse consommation s ajustent pour conserver le même niveau de luminosité des bureaux. L acoustique des bureaux a fait l objet d une attention particulière à travers l installation de matériaux isolant du bruit (plafond, tapis, meubles). L objectif de ces différentes installations et équipements ergonomiques est d offrir aux collaborateurs les meilleures conditions de travail possibles. À la cafétéria de l immeuble, le personnel peut disposer de café et de thé issus du commerce équitable. Les profits sont en partie reversés aux pays d où proviennent ces produits. De par ces différentes caractéristiques, ce bâtiment favorise la préservation des équilibres environnementaux. En proposant un environnement sain et de bonnes conditions de travail, il contribue à la santé des collaborateurs. En exploitant cet immeuble à haute performance environnementale, nous contribuons à réduire l impact environnemental de KB. 17

18 Certaines filiales sont également très actives en termes de sensibilisation : Au Tchad, au Burkina Faso et au Brésil, des actions de sensibilisation ont été menées auprès du personnel. La Banque de Financement et d investissement a, pendant la Semaine du Changement Climatique, lancé la campagne intégrale sur son site intranet de «that can t be bad». Il s agit d une campagne pour sensibiliser les collaborateurs aux éco-gestes au bureau. Elle s articule autour d une série de 6 vidéos de 30s dans un ton décalé, humoristique et espiègle. SGBS (Sénégal) mobilise son personnel depuis plusieurs années notamment autour de son «cahier vert». Il s agit d un livret sur les éco-gestes en milieu du travail, conçu par les membres du Comité Développement Durable et remis à chaque collaborateur de la banque. Cet outil pratique et opérationnel livre des conseils de comportement par rapport aux problématiques de gestion de l'eau, du papier, de l'énergie et des déchets. Ce livret engage SGBS et invite les collaborateurs à s'engager également au quotidien. Société Générale Mauritanie (SGM) a diffusé dans son journal interne («Khaima») un quizz environnemental qui invite à se mobiliser. Ce quizz permet d'évaluer le niveau de compréhension des problématiques environnementales. En Bulgarie, Société Générale a lancé en début d'année un concours interne «Mission éco-bureau «à destination de toutes les entités de la Banque : structures régionales, agences et siège. L objectif était de sensibiliser aux économies et de limiter le gaspillage. Les gagnants étaient sélectionnés parmi les agences ou le Groupe ayant les dépenses de fonctionnement par personne les plus basses sur 2012 en comparaison avec Les dépenses évaluées comprennent l'électricité, le chauffage, l'eau, les fournitures de bureau, le papier et les envois postaux L accompagnement des clients en matière d efficacité énergétique Dans le même esprit que les actions menées en interne, Société Générale promeut la performance énergétique à travers ses métiers et le financement d actions de réduction des consommations énergétiques En France L Eco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ), Suite à l adoption dans la loi de finances 2009 de l Eco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ), Société Générale décompte au 31 décembre 2012, prêts pour 28 M EUR soit depuis l'origine prêts pour 197 M EUR. L Eco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ), est une formule permettant de financer des travaux conduisant à l'amélioration de la performance énergétique du logement. Ce logement doit être la résidence principale ou une résidence locative de l'emprunteur. Ce financement de travaux d'économie d'énergie par un prêt sans intérêts pour un montant qui peut aller jusqu'à 30 K EUR est cumulable avec d autres prêts. Si des travaux sont financés par un Eco-PTZ, l'emprunteur peut bénéficier, en complément, d'un Crédit d'impôt Développement Durable si le revenu fiscal de référence de l'avis d'imposition N-2 du ménage est inférieur à 30 K EUR. Le «Prêt Expresso Développement Durable» et le «Prêt Développement Durable» Société Générale a mis en place deux prêts permettant de financer des équipements et des travaux générant des économies d'énergie sur des logements dont la construction est achevée depuis plus de 2 ans, le «Prêt Expresso Développement Durable» et le «Prêt Développement Durable» en fonction du montant des travaux financés. 18

19 Ces prêts présentent un taux avantageux, déterminé à la souscription et qui reste valable pendant toute la durée du prêt. De plus, l'intégralité des travaux financés en Prêt Développement Durable sont éligibles au Crédit d'impôt Développement Durable. Pour les Prêts Développement Durable, on décompte au 31 décembre 2012, 914 prêts pour 10,67 M EUR soit depuis 2007 : prêts pour 141,47 M EUR. Des dispositifs innovants tels que le chèque travaux Depuis 2012, une Direction Régionale de Société Générale (DR Bordeaux) a été choisie pour tester un partenariat avec une PME cliente, qui se propose de permettre aux clients qui font des travaux d'économie d'énergie dans leur logement d obtenir une «subvention» correspondant aux CEE (Certificats d'économie d'énergie) générés par les travaux réalisés. Société Générale est la première banque à proposer ce dispositif de «chèques travaux» à ses clients particuliers, qui s étend en 2013 à l ensemble du Réseau. Guillaume Loulière, responsable des crédits et assurances du Réseau France nous raconte Ma banque comme partenaire de mes projets verts Le défi de l efficacité énergétique passe pour notre clientèle de particuliers par des investissements nécessaires tant sur le plan de la rénovation énergétique (appartements ou maisons individuelles) que sur la réduction du coût de la consommation d énergie. Fort d un réseau de plus de agences, en tant que financeur et conseil, Société Générale s est engagé dans un vaste plan d actions de mise en place de mécanismes incitatifs à destination des particuliers, visant à réduire la facture énergétique : - distribuer l ensemble de la gamme des prêts réglementés «verts» proposés par les pouvoirs publics : l Eco-Prêt à taux zéro et le Prêt Développement Durable qui permettent de financer des bouquets de travaux conduisant à l amélioration de la performance énergétique du logement ; le PTZ+ recentré sur les ménages les plus modestes et pour les constructions respectant la Réglementation Thermique 2012 ; - participer de manière active à la simplification de ces dispositifs réglementaires souvent complexes : dialogue avec les parties prenantes (pouvoirs publics, professionnels du bâtiment), via les fédérations professionnelles ; - aller au-delà de la réglementation en faisant bénéficier nos clients de tarifs préférentiels lorsqu ils participent à la réduction des émissions de CO 2 : un barème spécial a été lancé en septembre 2012 pour les crédits destinés à l achat de véhicules électriques ou hybrides et les assurances autos associées ; - tester des dispositifs innovants incitant nos clients à investir dans la rénovation énergétique de leur habitat : depuis quelques mois par exemple, la Direction Régionale de Bordeaux met nos clients en relation avec une entreprise qui leur permet de toucher un chèque dès lors qu ils font des travaux d économie d énergie (changement de chaudière, isolation, etc.). Le site où l'offre est disponible est Nous sommes convaincus que Société Générale peut être le partenaire privilégié de ses clients pour leurs projets verts. Aussi attachons-nous une attention toute particulière aux innovations dans ce domaine et aux partenariats potentiels. Gageons que ces actions vertes participent à l amélioration de la satisfaction de nos clients tout en contribuant à notre démarche de banque responsable. 19

20 Franfinance a, de son côté, développé des partenariats dans des secteurs à forte valeur ajoutée environnementale tels que le solaire, le chauffage (pompe à chaleur et chauffage solaire) et l isolation pour le marché des particuliers. Pour aller plus loin dans l accompagnement de ces clients, des solutions de financement spécifiques ont été créées : - le Prêt vert 0%, un crédit à la consommation gratuit pour les dépenses visant à améliorer les performances énergétiques en matière d habitat ; - l offre multi paliers qui permet d adapter le remboursement des mensualités aux besoins du client selon une approche progressive dans le cas de l acquisition d une installation photovoltaïque par exemple. Enfin, Sogeprom, société de promotion immobilière du groupe Société Générale, a réalisé pour le compte de la Caisse d'assurance Mutuelle du Bâtiment et des Travaux Publics un immeuble de bureaux au sein de l Espace Européen de l Entreprise à Schiltigheim. Cet immeuble utilise la géothermie et un système d isolation renforcée : la pose de panneaux photovoltaïques intégrés aux brise-soleil a permis la production d énergie renouvelable A l international En Albanie, Société Générale a conclu un accord de coopération avec l'international Finance Corporation (IFC du Groupe Banque mondiale) pour le lancement d un prêt Efficacité énergétique. Avec ce produit, la Banque espère contribuer aux objectifs de réduction de la consommation énergétique du pays fixés à moins 9% d'ici L'IFC a financé les coûts de développement du produit à hauteur de 50 % et a contribué à la formation technique du personnel de la Banque. L offre «E3» est proposée à la clientèle depuis octobre. En Serbie, Société Générale a lancé une nouvelle offre de prêts aux particuliers leur permettant d'améliorer l'efficacité énergétique de leur résidence dans le cadre de la participation des banques au programme d'optimisation énergétique impulsé par le gouvernement serbe en mars La Banque s'est distinguée des concurrents en fournissant à ses clients un livret également disponible en agence et chez les commerçants, comprenant les conditions du prêt et une liste de 55 sociétés /100 points de vente conseillés. SGS, avait été la première banque en 2010 à signer un accord avec la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD) sur les projets d'efficacité énergétique (prêt de 10 M EUR). En Roumanie, la BRD a signé cette année deux accords de financement avec la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD) pour des projets d'optimisation énergétique d'un montant total de 30 M EUR. Le premier comporte un prêt de 20 M EUR dans le cadre de la RoSEFF (Romanian SME Sustainable Energy Financing Facility) pour des projets menés par des acteurs privés (PME, TPE, entreprises individuelles, sociétés de services énergétiques). Le second concerne une ligne de crédit de 10 M EUR dans le cadre de l'ue/berd Municipality Energy Efficiency Facility, pour des projets mis en place par des sociétés de services énergétiques et des autorités publiques locales et destinés à ces derniers. Dans l'ouest des Balkans, Société Générale contribue au programme de financement de l'énergie durable, mis en place par la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD) dans le cadre de sa politique de promotion des économies énergétiques. Le WeBSEFF (Western Balkans Sustainable Energy Financing Facility) est un programme qui s'appuie sur le réseau bancaire local afin d accompagner les entreprises pouvant bénéficier de ce programme. Les filiales de Société Générale en Serbie (SGS) et en Macédoine (Ohridska Banka) ont été récompensées en tant que partenaires locaux, pour leur rôle majeur dans l'accompagnement de ces projets. 20

21 Au Sénégal, à l'occasion de la célébration de la Journée Mondiale de l'environnement le 5 juin 2012, SGBS, a présenté à ses clients la Ligne Verte, ligne de crédit de 8 M EUR, financée par l'agence française de Développement (AFD). Cette ligne de crédit est destinée à financer les entreprises sénégalaises désireuses de consentir des investissements en lien avec la dépollution et la maîtrise de l'énergie. SGBS est la première institution financière sénégalaise à accompagner les entreprises dans leur mise à niveau environnementale et ce, à des conditions préférentielles. La SGBS s'est également engagée, dans le cadre de sa démarche RSE, à placer au cœur de ses métiers les préoccupations sociales et environnementales de ses parties prenantes. Ainsi, une formation à l'analyse Sociale et Environnementale a été dispensée aux commerciaux et analystes crédits et risques de la SGBS, avec l'appui des experts en Environnement et Efficacité énergétique de l'organisation des Nations Unis pour le Développement Industriel (ONUDI) et du Bureau de Mise à Niveau des entreprises sénégalaises (BMN). SGBS a également signé un partenariat avec Espère Sénégal, entreprise à vocation sociale, engagée dans la promotion de la finance carbone et dont le but est de diffuser des foyers améliorés (fours économes en énergie) et qui a mis au point un dispositif basé sur la finance carbone, impliquant les populations rurales. Le principe est simple : en remplaçant leur four traditionnel par un foyer amélioré, les villageoises consomment nettement moins de bois pour la cuisson et réduisent également leurs émissions de carbone. Ces tonnes de carbone ont une valeur marchande qu Espère pourra valoriser en créant un Fonds Carbone destiné à des actions de compensation. L argent collecté au travers de ce Fonds permettra de financer une partie de ces foyers améliorés (FA) et de réduire leur prix d achat. Espère se charge du financement global (Fonds carbone et tontines), du suivi de la fabrication (forgerons locaux), de l acheminement et de la formation des villageoises. Le financement de SGBS a permis d amorcer ce projet en subventionnant la création du Fonds et donc l achat des premiers FA. La vente des prochains FA se fera sans aucune autre subvention, l argent collecté au travers des Fonds carbone et des tontines suffira à financer leur diffusion. 21

22 3. Les énergies renouvelables Objectifs : - Minimiser les émissions de gaz à effet de serre générées par le parc immobilier Société Générale ; - Promouvoir les énergies renouvelables. Faits marquants 2012 : - Une nouvelle "éco-agence" a été ouverte à Punaauia Plaine ; - Société Générale a lancé un Prêt Énergies Renouvelables (PER) La démarche en matière d achats et de production d énergies renouvelables En 2012, l électricité «verte» représente dans le Groupe autour de 29 % de l ensemble de la consommation d électricité du Groupe avec 188 GWh (et autour de 42% en France). En 2012, les pays où les entités Société Générale ont eu recours à l électricité verte sont : la France, l Allemagne, la Suisse, la Belgique, le Luxembourg, le Portugal, le Royaume Uni, le Canada, la Polynésie, le Burkina Faso et la Roumanie. Cette politique d achat et de production d électricité renouvelable a permis d éviter l émission de tonnes de CO 2 en La politique du Groupe en matière d énergie d origine renouvelable a débuté en 2005 par de l achat d électricité certifiée d origine renouvelable avec la conclusion d un contrat pluriannuel de fourniture d énergie «verte», issue de sources d énergie renouvelables, pour les deux tours Valmy Société Générale (Paris, La Défense). Cette politique s est ensuite poursuivie avec la production d électricité d origine renouvelable. Aujourd hui, le Groupe produit 434 MWh d électricité grâce à des panneaux photovoltaïques et à la méthanisation des déchets alimentaires issus de la restauration collective. La Banque de Polynésie (BDP) est la première entité du Groupe à avoir investi dans le solaire. En 2009, elle a profité de l agrandissement de son agence de Faaa pour inaugurer son premier toit solaire. 252 m² de panneaux photovoltaïques ont été installés, produisant en moyenne 745 kwh par semaine et couvrant la totalité des besoins énergétiques de l'agence (600 à 650 KWh). Cette agence à énergie positive a permis de produire près de kwh en La transformation s'est accompagnée d'efforts importants sur l'isolation, la climatisation et l'éclairage qui ont permis de ramener à 130 KWh/m² la consommation énergétique annuelle de l'agence (225 KWh/m² en moyenne sur le périmètre Société Générale). En 2011 a été inauguré, un toit solaire couvrant le siège administratif de BDP et son agence principale : 703 m² de panneaux photovoltaïques qui ont permis de porter la production globale d énergie solaire de la Banque à KWh en

23 L année 2012 a été marquée par l'ouverture en 2012 d'une nouvelle «éco-agence» à Punaauia Plaine, équipée elle aussi de panneaux photovoltaïques. En parallèle, la Banque continue à équiper progressivement ses agences d'un système d éclairage naturel et d'un système de domotique. Toutes ces actions se sont accompagnées d efforts importants de sensibilisation des collaborateurs. En 2012, l ensemble de toutes ces installations a porté la production d énergie renouvelable à KWh, permettant ainsi d éviter l émission de 96 tonnes de CO 2. Depuis février 2010, Société Générale de Banques au Burkina couvre environ un quart de la consommation d électricité de son siège grâce à l installation de 504 panneaux photovoltaïques sur les toits de ses bâtiments avec une production en 2012 de KWh ; représentant ainsi la plus grande centrale solaire connectée au réseau d Afrique de l ouest. L immeuble Nantes Beaujoires (SGSS) est équipé de panneaux photovoltaïques en façade depuis juillet 2010, qui lui ont permis de produire KWh en Pema Gmbh, en Allemagne, est également équipé de panneaux photovoltaïques, assurant sur l année 2012 la production de KWh. Les trois tours du Siège récupèrent les déchets alimentaires de la restauration collective pour le transformer en bioénergie (méthanisation), soit 59 MWh L accompagnement des clients en matière d énergies renouvelables A travers différentes initiatives issues de ses lignes métiers, Société Générale contribue également au développement et à la promotion des énergies renouvelables. Société Générale a lancé une nouvelle gamme Assurance Habitation à destination des particuliers. Conçue par sa filiale assurance dommages Sogessur. Cette offre articulée autour de 3 formules (Formule Optimale Société Générale, Formule Confort Société Générale, Formule Initiale Société Générale) propose une plus grande modularité, des garanties personnalisables, des services d assistance renforcés et 4 packs optionnels, pour répondre à des univers de besoins spécifiques, notamment le Pack Environnement qui permet de couvrir les installations productrices d'énergies «vertes», panneaux solaires ou pompes à chaleur par exemple. Au Burkina Faso, Société Générale lance un Prêt Énergies Renouvelables (PER) pour financer exclusivement l installation d équipements utilisant une source d énergie renouvelable pour couvrir les besoins domestiques ou professionnels. Pour attirer et informer les clients et prospects, une campagne de communication a été lancée (spots TV et radio, affichage publicitaire, insertion dans la presse, SMS envoyés aux prospects). SGBF a également noué un partenariat avec l Institut International d'ingénierie de l'eau et de l'environnement (2IE) expert dans le domaine des énergies renouvelables. Son accompagnement permettra de garantir au client de la Banque une solution de qualité et un équipement durable. En décembre 2011, Société Générale Serbie a accordé son premier prêt à Pionir Energy pour la construction d une petite centrale hydroélectrique en Serbie. La première opération pour SGS en termes de financement de projets liés à l énergie renouvelable. Au Mexique, la Banque de Financement et d Investissement a financé deux parcs éoliens d'exploitation de 102 MW situés dans la région Oaxaca dans le sud du Mexique, la région au monde dans laquelle la ressource en vent est la plus constante. Toute l'électricité produite par les parcs éoliens est livrée au Fédéral Commission d'electricidad sur une base «take or pay» conformément à un accord d'achat d énergie de 20 ans. De plus, au sein du Groupe, une équipe d une vingtaine d ingénieurs conseils apportent leur vision sur des secteurs spécifiques, et notamment en matière d énergie renouvelable. 23

24 Romain Floc h, Ingénieur-Conseil dans les énergies renouvelables, nous raconte Les projets éoliens, solaires, hydroélectriques ou de biomasse et méthanisation nécessitent des capitaux importants pour leur construction. La banque a donc une réelle valeur ajoutée pour aider nos clients à monter ces projets verts. Les ingénieurs-conseils sont issus du secteur des énergies renouvelables, ce qui leur permet de venir en appui aux banquiers pour adapter les financements aux besoins précis des clients mais également de conseiller les clients sur la meilleure démarche à adopter. Beaucoup de nouvelles technologies émergent dans les énergies renouvelables, notre rôle consiste aussi à faire le lien entre la technique et la finance pour assurer à la fois l allocation des ressources nécessaires à ces nouveaux défis et la saine gestion des risques de Société Générale. Nous participons également à la mise en place de la politique de la banque dans ce secteur et à l élaboration de guides de financement des énergies vertes permettant de déployer des services à grande échelle, comme dans le photovoltaïque. Par ailleurs, en 2012, Société Générale s est aussi engagé concrètement sur des projets d accompagnement environnemental, en réunissant les forces vives de ses collaborateurs. En Chine, Société Générale a financé et installé 3 lots d'équipements solaires destinés à 3 écoles primaires situées dans la montagne de Daliangshan. Trois membres du personnel étaient chargés de la mise en œuvre technique du projet : acheminement, installation, connexion. En Guinée, Société Générale a offert du matériel informatique et des panneaux solaires photovoltaïques à la Fondation Internationale Tierno et Mariam (FITIMA). La fondation FITIMA a pour objectif principal d'aider les enfants souffrant de handicap moteur en général et de maladies neuromusculaires en particulier. Le don de SGBG, composé de panneaux solaires, de batteries et de matériel informatique sert à améliorer de manière significative le bon fonctionnement de l'ong tout en permettant aux éducateurs d'utiliser les appareils de rééducation malgré les coupures d'électricité. 24

25 4. Les transports Objectifs : - Réduire l empreinte environnementale par une politique de transport plus respectueuse de l environnement. Priorités 2013 : - Poursuivre l extension du périmètre du scope 3 ; - Réduire les déplacements professionnels ; - Poursuivre le développement d un parc automobile propre et plus réduit. Faits marquants 2012 : - Poursuite de la politique sur les véhicules en France (New Car Policy) ; - Baisse de la moyenne des émissions de CO2 par km du parc automobile en France et au niveau Groupe ; - Optimisation et mutualisation (Crédit du Nord et Société Générale) des flux de transport liés aux services bancaires ; - ALD Automotive propose une gamme de services en matière de responsabilité environnementale ALD bluefleet La réduction de l empreinte environnementale des transports Société Générale s efforce depuis plusieurs années de réduire les déplacements et voyages professionnels de ses collaborateurs à travers plusieurs actions. Elle s efforce également d agir sur les transports de marchandises Les déplacements des collaborateurs À titre professionnel En 2012, le Groupe a parcouru 390 millions de km en train, avion et voitures, ce qui correspond à km par occupant. Le Groupe enregistre ainsi une baisse de plus de 27% de ses déplacements par occupant par rapport à 2011, (avec une réduction de plus de 23 % des émissions de CO 2 ). Ces résultats s expliquent essentiellement par une baisse des déplacements en avion, due à la baisse de l activité économique mais également aux différentes actions engagées depuis plusieurs années. Une instruction interne parue en 2005 et actualisée à plusieurs reprises (dont 2012) prône la limitation des déplacements professionnels et la préférence au train par rapport à l avion quand la distance le permet. Ainsi, certains trajets en avion (Paris-Londres, Paris-Luxembourg, etc.) sont interdits, de même que tous les trajets inférieurs à 2h30 en train. Les transports en avion court courrier ont ainsi baissé au profit du train. 25

26 Évolution des déplacements professionnels et impacts sur les émissions de GES du Groupe Rosbank inclus Hors Rosbank INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES Unités Évolution en % 2011/201 2 Évolution en unités 2011/201 2 Déplacements professionnels M de Km ,2% -99 Déplacements professionnels par occupant Km ,2% -928 avion M de Km ,1% -107 train M de Km ,6% -2 voiture M de Km ,7% 10 Émissions de GES liés aux déplacements professionnels Tonne ,7% avion Tonne ,9% train Tonne ,2% -241 voiture Tonne ,5% -618 Un éco-comparateur pour les déplacements professionnels a été mis en place en France en 2008 sur la plateforme de réservation voyage. Il permet de calculer la quantité de CO 2 émise selon le moyen de transport choisi. Des moyens technologiques de substitution aux déplacements professionnels sont également développés dans le cadre du programme «Green IT», afin de limiter les déplacements professionnels. Une nouvelle gamme d'offres collaboratives à distance a été mise en place en 2012 et comprend une offre de messagerie instantanée, une offre audio et web conférence et une offre de visioconférence, contribuant ainsi à réduire les déplacements professionnels et donc l impact environnemental. La visioconférence est utilisée largement grâce notamment à l installation de salles dédiées à cette utilisation (Réseau France, SG GSC Bangalore, Axus Italiana, Parel, SG Private banking Suisse, etc.). En partenariat avec sa filiale de leasing automobile, ALD automotive, Société Générale mène également des efforts pour réduire le contenu carbone de son parc automobile. Lancé en France en 2009, le programme «Car Policy Groupe» a l ambition de limiter les impacts environnementaux générés par la flotte automobile du Groupe par la sélection de modèles de véhicules moins émetteurs et des mesures d accompagnement comme la formation à l éco-conduite. Chaque année, le taux moyen du parc renouvelé est réduit lors des appels d offres. Depuis le début du projet en 2009, ce taux est passé de 123,9 g CO 2 / km à 86,7 g CO 2 / km en À fin 2012, la moyenne du parc existant Société Générale en France se situe à 111 g / km de CO 2 et à 129,6 g / km au niveau mondial. Société Générale a étendu en 2012 la solution d auto-partage ALD sharing, lancée en 2010 auprès des collaborateurs de son site de La Défense pour répondre à leurs besoins de mobilité, pour un usage personnel pendant les soirées et week-end. ALD sharing est une solution d auto-partage en entreprise destinée à tous les salariés d un ou plusieurs sites, qui s inscrit dans la logique de l économie de la fonctionnalité. Le pool de véhicules mis à disposition comprend cinq véhicules à faible émissions CO 2 dont une voiture électrique. En parallèle de ces actions, les opportunités d utiliser plus largement dans le réseau des véhicules électriques sont en cours d étude. 9 Pour 2013, estimation selon les volumes attribués par segment dans l appel d offres. 26

27 Olivier Romeu, Acheteur nous raconte.. Le Projet New Car Solution Lancé en 2010, le Projet «New Car Solution», qui associe les acteurs des différentes entités et filiales du Groupe, consiste à intégrer des critères environnementaux d un bout à l autre de la stratégie d achat automobile avec l objectif de réduire au cours des années le contenu carbone du parc automobile de Société Générale. Sélection en amont des véhicules soumis à appel d offres et susceptibles d être intégrés au catalogue : modèles «best in class» en termes de motorisation, de consommation mixte et d émissions de CO 2. Seuls les modèles dont le rejet de CO 2 est inférieur à un seuil donné par segment ont été sélectionnés : - citadines : 89g CO 2 / km ; - moyennes routières : 99g CO 2 / km ; - routières supérieures : 115g CO 2 / km (baisse de 5g / km vs 2011). Le projet New Car Solution a permis d aboutir à l harmonisation du catalogue de véhicules au sein du Groupe tout en intégrant des critères environnementaux dans la sélection des véhicules au catalogue : - 85 % des 900 véhicules renouvelés en 2012 émettent moins de 99g CO 2 / km ; - baisse continue des émissions moyennes de CO 2 des véhicules renouvelés année après année (2012 : 94,3g CO 2 / km vs 102,3g CO 2 / km en 2011) ; - les renouvellements 2013 devraient marquer un nouveau record avec un niveau estimé à 87g / CO 2 moyen (en particulier grâce au choix exclusif sur le segment B et pour le réseau bancaire de la Clio 4 affichant 83g/ CO 2 au 100km) ; - pas de véhicules dont le rejet de CO 2 est supérieur à 120g/km au catalogue. En parallèle, un nouveau chantier dans la continuité du projet New Car Solution a été initié : lancement d un projet d opportunité du Véhicule Électrique pour le groupe Société Générale, suivi du développement de modèles 100 % électriques en collaboration avec les constructeurs automobiles et réalisation d une étude économique pour le déploiement pilote de véhicules électriques au sein du Groupe. L agence Société Générale d Aix-en-Provence sera la première à être équipée d une «ZOE» Renault à motorisation 100% électrique. Le déploiement progressif d une offre électrique dans le réseau bancaire sur 2013 permettra de valider la bonne adéquation de cette solution avec notre exigence en termes de service clients. 27

28 Au-delà de ces actions transverses «Groupe», diverses initiatives sont mises en œuvre dans le cadre des plans carbone des pôles d activité pour répondre aux problématiques de réduction des déplacements professionnels : - en 2012, certaines agences parisiennes du réseau ont remplacé l'utilisation des taxis par la mise à disposition du véhicule de direction pour les déplacements professionnels ou supprimé leur voiture de service et restitué sa place de parking, afin d utiliser la voiture de fonction du directeur en voiture de service (DEC Paris Bourse et Paris Agence centrale) ; - CGA, filiale spécialiste du financement de trésorerie et de la gestion de poste clients tient compte des émissions de CO 2 dans le choix de ses véhicules ; - Axus Nederland a établi l obligation de voyager en voiture au minimum à deux personnes ; - ALD Luxembourg a recruté une personne chargée de prévoir des plans de mobilité qui seront mis en œuvre en Trajets domicile-travail S agissant des trajets domicile-travail des collaborateurs, le choix de localisation du Siège à La Défense a été notamment déterminé en fonction de la proximité d un nœud de transports en commun (La Défense/Val-de-Fontenay). Depuis octobre 2007, Société Générale propose un service de covoiturage pour ses collaborateurs en Îlede-France (France). Près de collaborateurs se sont déjà abonnés sur le site Internet dédié Une démarche de plan de déplacement interentreprises, à laquelle participe Société Générale, a été initiée par la Chambre de Commerce et d Industrie au cours du second semestre 2012 et se poursuivra en Les transports marchandises Pour la première année, Société Générale a collecté pour la France et dans le cadre de sa nouvelle stratégie d élargissement du scope 3, les données d émissions de CO 2 issues du transport de marchandises (transports de fonds, du courrier et des colis ainsi que les navettes courriers entre les sites des services centraux) correspondant à tonnes de CO 2. Suite à la sortie du décret «Transport» 10 en France, imposant aux prestataires, à partir de 2013, de fournir à leurs clients la quantité de CO 2 émise par le(s) mode(s) de transport utilisé(s), une sensibilisation des fournisseurs a été mise en place en demandant dès 2012 aux prestataires les kilomètres effectués et l impact CO 2 pour le compte du Groupe. Dans cette lignée, des projets collaboratifs, ayant pour objectif de repenser nos flux de transports, ont participé à la réduction de l empreinte environnementale du Groupe. Transports bancaires Le projet a consisté à mutualiser et optimiser les flux de transport entre les réseaux Crédit du Nord et Société Générale. Le transport bancaire est composé d une multitude de flux tels que l économat, le marketing, la PLV (Publicité sur le Lieu de Vente), les moyens de paiement, les archives, le courrier et les tournées locales (documents bancaires). Autrefois réalisés indépendamment, les flux de marketing, PLV et économat sont aujourd hui consolidés et regroupés avec un unique prestataire pour Crédit du Nord et Société Générale. La dimension des véhicules a également été adaptée au volume des sacoches transportées. 10 Décret n du 24 octobre 2011 relatif à l information sur la quantité de dioxyde de carbone émise à l occasion d une prestation de transport. Les prestataires de transport de personnes, de marchandises et de déménagement doivent informer leurs clients sur la quantité de CO 2 émise par le ou les modes de transport utilisés et ayant pour point d'origine ou de destination le territoire national. L'information est due à compter d'une date située entre le 1 er juillet et le 31 décembre

29 Transport de fonds Le traitement des espèces regroupe le transport de fonds, le comptage et le conditionnement des espèces et la gestion des automates. Ces prestations logistiques ont également été mutualisées pour les deux réseaux nationaux et ont fait l objet d une optimisation des flux. En effet, la réduction de la consommation des dessertes a permis de limiter le nombre d aller/retour entre les centres forts des prestataires et les agences du réseau contribuant ainsi à la réduction des coûts de 11% sur la chaîne de gestion des espèces L accompagnement des clients en matière de mobilité responsable À travers ses divers métiers, Société Générale contribue de plus en plus à promouvoir l éco-mobilité en finançant et assurant de tels projets et en s efforçant de proposer des offres promouvant une mobilité responsable : Les solutions innovantes au service de la mobilité responsable ALD Automotive, filiale de leasing automobile du groupe Société Générale, est particulièrement innovante dans le domaine de la mobilité responsable. Elle a notamment lancé en 2012 «ALD newmobility», un programme proposant des solutions adaptées aux besoins de la mobilité de demain. ALD sharing est une solution d auto-partage en entreprise destinée à tous les salariés d un ou plusieurs sites, qui s inscrit dans la logique de l économie de la fonctionnalité. Lancée fin 2010 en test au sein de Société Générale, à la Défense, la solution d auto-partage ALD sharing, en partenariat avec Carbox, est disponible pour tous les clients souhaitant mettre à la disposition de leurs collaborateurs une flotte de véhicules pour répondre à leurs besoins de mobilité professionnels et personnels. Avec la solution ALD sharing, l entreprise dispose d un reporting précis sur l utilisation des véhicules, leur consommation de carburant, leurs émissions de CO 2 et le coût de leur entretien. Par ailleurs, ALD sharing référence des véhicules thermiques urbains sobres ainsi que des voitures hybrides et électriques. Économique, ALD sharing s affirme donc également comme une solution écologique répondant aux attentes d une clientèle urbaine. Cette offre est désormais en cours de déploiement en Europe, notamment en Espagne, au Portugal, en Suisse et au Luxembourg. Au siège de Société Générale, l offre comprend désormais six véhicules à faibles émissions de CO 2 dont un véhicule hybride et un électrique. En 2012, le système a été ouvert aux besoins de déplacements personnels des employés le soir et les week-ends. ALD switch est une nouvelle solution de contrat flexible qui permet la location en longue durée d une petite voiture, adaptée à un usage urbain responsable, associée à un forfait de location courte durée permettant de recourir ponctuellement et à la demande à un véhicule plus important ou spécifique (VUL, SUV, monospace, cabriolet, etc.). Le programme ALD newmobility contient également d autres combinaisons multimodales couplant une voiture avec d autres moyens de locomotion : 7 Wheel Lease et 6 Wheel Lease, des offres multimodales alliant la location d une voiture avec celle d un scooter ; ALD Railease rassemble un abonnement de train et la location longue durée d un véhicule ; ALD 2wheels, une offre de location longue durée de deux-roues (scooters et motos). Pour compléter ces offres, ALD Automotive franchit aussi une nouvelle étape en termes de services autour de la mobilité. ALDO, le premier assistant de mobilité personnel intelligent, a été lancé en phase pilote en France auprès de utilisateurs. 29

30 Christophe Duprat, Directeur de la stratégie, ALD International, nous raconte ALD Automotive a toujours placé la mobilité durable au cœur de sa politique de développement. Dans cette dynamique et pour répondre aux nouveaux enjeux et attentes en matière de mobilité, ALD Automotive a lancé en 2012 ALD newmobility, un label aux couleurs de la mobilité de demain. Les entités ALD Automotive d Europe Occidentale et d Europe du Nord, très en avance dans ce domaine, sont devenues les «laboratoires de mobilité» du Groupe. Dans ces pays, ALD Automotive expérimente et déploie des solutions concrètes et innovantes pour répondre aux nouvelles attentes de mobilité de ses clients. Le programme ALD newmobility offre à ce jour une palette diversifiée d offres adaptées aux nouveaux besoins de mobilité : - ALD sharing, solution d autopartage en entreprise destinée à tous les salariés d un ou plusieurs sites ; - ALD Switch, contrat de location flexible d une plus petite voiture associé à un forfait de location courte durée, à la demande, pour un besoin de mobilité différente du week-end par exemple ; - 6 Wheel Lease et 7 Wheel Lease, des offres multimodales alliant la location d une voiture avec celle d un scooter, électrique ou thermique, à 2 ou 3 roues ; - ALD Railease rassemble un abonnement de train et la location longue durée d un véhicule ; - ALD 2wheels propose une solution de location longue durée de deux-roues (scooters et motos) unique sur le marché ; - ALDO est un assistant personnel de mobilité sur Smartphone en cours d expérimentation, permettant de planifier et d optimiser tous les déplacements des collaborateurs. Outre ces offres, plusieurs entités d'ald Automotive proposent ALD companybike, donnant au conducteur la possibilité d inclure un vélo, parfois à assistance électrique, au contrat de location, etc. Ces solutions différenciantes participent activement à la promotion d une mobilité durable et rentable pour les salariés comme pour leurs employeurs. ALDO est une application accessible depuis un Smartphone, une tablette ou un ordinateur, permettant à tous les employés d une entreprise (et non plus aux seuls conducteurs) d optimiser leurs déplacements, qu ils soient professionnels ou personnels. Parmi les différentes fonctionnalités qu il propose, ALDO optimise les temps de trajets et les modes de transport. ALD France et Beltoise Évolution, déjà partenaires pour les stages d éco-conduite, ont coécrit le Guide d éco-conduite, un recueil de conseils et de bonnes pratiques pour prendre soin de soi, de sa voiture, de l environnement, de l énergie. Cet ouvrage de référence, à destination du grand public, a notamment été diffusé avec le numéro de juillet-août 2012 d'enjeux-les Échos. Ce guide est téléchargeable sur le site : Par ailleurs, ALD Automotive poursuit le développement de son label ALD bluefleet, contenant des solutions internationales au service de l environnement, visant à réduire les émissions de CO 2 et la consommation de carburant de ses flottes : - analyse des émissions de la flotte de véhicules afin d évaluer l empreinte carbone et associer les meilleurs leviers permettant la réduction des émissions de CO 2 ; - programmes de compensation des émissions de CO 2 ; - sensibilisation et formations à l éco-conduite. 30

31 Sous ce label ALD bluefleet des solutions se déclinent à l échelle internationale ou pour certaines à une échelle nationale. Pour plus de détails sur l offre, consulter le site ALD Automotive - en français : - en anglais : À fin 2012, ALD Automotive gère un parc de plus de véhicules électriques, le plus important au monde. En y ajoutant les véhicules hybrides, la flotte de véhicules de nouvelles technologies gérée par ALD Automotive s élève à plus de véhicules, soit un doublement en un an. Tous les pays d Europe disposent d outils et de procédures permettant de calculer le loyer des différents véhicules électriques du marché. Par ailleurs, plusieurs filiales proposent des services afin d accompagner les entreprises dans l électrisation de leurs flottes. Par exemple, en France et en Belgique, des showrooms ALD Electric ont été mis en place, qui rassemblent les derniers véhicules électriques et hybrides disponibles et les différents modes de recharge. En France, ALD Automotive propose également, avec ALD experienze de faire découvrir des véhicules de nouvelle génération en organisant des tests sur les sites des entreprises. Cela bénéficie non seulement aux gestionnaires de flotte, mais également aux conducteurs. Aux Pays-Bas, ALD edrive permet à un client d essayer un véhicule électrique sur une période de 10 jours. Des formations théoriques et pratiques à la conduite de véhicules électriques et hybrides sont proposées en France et aux Pays-Bas. En France, ALD Automotive entend être un acteur majeur dans domaine du véhicule électrique en étant un partenaire privilégié de l Avere-France, association professionnelle pour le développement de la mobilité électrique. La filiale a également engagé, pour la troisième année consécutive, une voiture à ses couleurs sur le trophée Andros Électrique, course sur glace de véhicules électriques Les solutions de financement et d assurance dédiées Dans le domaine des solutions de financement de véhicules, Société Générale a proposé un crédit «vert «dans son offre «Essentiel Auto»pour le financement d une voiture hybride ou électrique à un taux préférentiel de 4,20% (TAEG fixe) jusqu au 31 octobre 2012, sur une durée de 12 à 84 mois. Au 31 décembre 2012, 284 dossiers «Expresso Voitures Propres «ont été décaissés pour 4,34 M EUR. Dans le domaine des assurances de véhicules, Sogessur propose aux petits rouleurs (effectuant moins de km / an) et propriétaires de véhicules propres (rejetant moins 120g de CO 2 / km) des avantages sur les cotisations. Dans le domaine des financements des infrastructures, Société Générale a participé à plusieurs projets en 2012 : - le projet de renouvellement et de modernisation du parc du réseau de bus de la Communauté d agglomération Dijonnaise, en tant qu agent et chef de file, correspondant à un marché de 102 bus hybrides (conception, construction et maintenance partielle) pour un montant de 53 M EUR attribué au consortium Heuliez Bus (Iveco/Fiat Group) Barclays Infrastructure Fund. Cette technologie hybride permet de diminuer la consommation de carburant et donc les émissions de CO 2, de réduire les nuisances sonores tout en offrant un plus grand confort aux passagers. - Société Générale est également la première banque de financement privé du programme français partenariat public privé (PPP) de réseau ferroviaire à grande vitesse. La dérivation Nîmes - Montpellier, le plus récent des trois projets ferroviaires, sera la première voie à gra n de vitesse destinée à la fois au transport de voyageurs et au fret. Le projet permettra de raccourcir le temps de trajet entre Paris et Montpellier de 20 minutes et de réduire le transport routier de 3000 poids lourds par jour sur les autoroutes. 31

32 5. L éco-consommation Objectifs : - Optimiser la gestion des déchets du Groupe ; - Poursuivre la réduction de la consommation du papier ; - Instaurer progressivement l usage d une référence unique de papier ; - Sensibiliser sur le «consommons moins, consommons mieux» ; - Diminuer l impact du Groupe sur les ressources naturelles et la biodiversité. Priorités 2013 : - Améliorer le suivi de la production de déchets ; - Réduire la consommation de papier et augmenter la part de papier recyclé ; - Développer et unifier les politiques relatives à l utilisation des ressources naturelles ; - Accentuer la sensibilisation sur les sujets de la biodiversité et de l eau. Faits marquants 2012 : - Réalisation d un appel d offres basé sur l analyse du cycle de vie (ACV) du papier ; - Consommation de papier de bureau éco-labelisé : 100% en France et 62% dans le monde ; - Diffusion du concept de dématérialisation à travers les lignes métiers du Groupe ; - Multiplication des actions de sensibilisation sur l utilisation durable des ressources naturelles La valorisation des déchets et la sensibilisation au recyclage Conscient de sa responsabilité, Société Générale veille à minimiser l impact direct de ses déchets sur l environnement par une valorisation de ceux-ci et veille à favoriser les éco-comportements de l ensemble des collaborateurs avec différentes actions. Au niveau Groupe, la production de déchets est estimée à tonnes en 2012, en augmentation par rapport à 2011, ce qui s explique notamment par une collecte plus suivie par les entités et une fiabilisation des données issues de la collecte par immeuble (méthodologie modifiée en 2011) La valorisation des déchets Un état des lieux de la gestion des déchets d activités sur les trois Tours de La Défense a été conduit en 2010, et atteste du fait que certaines bonnes pratiques de valorisation des déchets sont déjà largement en place dans les Tours (valorisation des cartouches d encre, mise en place d'indicateurs de suivi sélectif des déchets et information, tri sélectif et valorisation des déchets dans les restaurants d entreprises et notamment valorisation des huiles alimentaires, méthanisation des déchets fermentescibles pour la production d énergie). Pour assurer la valorisation des déchets, le Groupe a conclu des accords avec les prestataires pour la collecte, le tri et le recyclage d une majorité de ces déchets, afin qu ils subissent des traitements appropriés : - en 2012, 170 tonnes de déchets alimentaires ont été récupérés sur les trois tours des immeubles centraux pour la méthanisation et ont permis de produire 59 MWh d électricité ; - le tri sélectif est effectué depuis 2006 par les collaborateurs grâce à l équipement de corbeilles de bureau agréées, qui permettent en outre une meilleure valorisation du papier collecté (stockage à plat) ; - en 2008, une instruction Groupe sur le traitement des déchets des équipements électriques et électroniques (DEEE) a été élaborée avec effet dès 2009 au niveau mondial. En France, un accord a été signé avec les entreprises du secteur adapté pour le traitement et le recyclage de l ensemble des équipements électroniques et appareils téléphoniques du Groupe. Depuis la signature de ce contrat, plus de tonnes de DEEE pour Société Générale ont été traitées ; 32

33 Anaëlle DUGUE, acheteur, nous raconte.. Le Mobilier : une démarche d'achat éco-responsable favorisant la réinsertion professionnelle Profitant du renouvellement de contrat avec son fournisseur de mobilier des immeubles du Siège du Groupe, une nouvelle stratégie d'achat innovante a été définie, visant à diminuer l'impact environnemental des mobiliers achetés, en amont et en aval de leur utilisation. De l'éco-conception au traitement des déchets grâce à une association de réinsertion, l'achat de mobilier illustre l'étendue de l'engagement RSE du Groupe. En amont, une démarche en éco-conception Toutes les étapes de vie du mobilier ont été étudiées afin d avoir un impact environnemental limité. Les matériaux employés, leur provenance, leur recyclabilité, les modes de fabrication et de transport, sont passés au crible et contribuent au choix des mobiliers. Des «fiches produits» reprennent l ensemble des critères RSE des mobiliers proposés au catalogue du Groupe. Elles sont consultées par les équipes de l'immobilier lors de leurs approvisionnements. En aval, la revalorisation avec le recours à une association de réinsertion "En 2011, mobiliers des immeubles du Siège ont été mis au rebus avec un processus de destruction simple, sans recherche particulière de revalorisation des matériaux." Par ailleurs, le Groupe avait la volonté d'anticiper la prochaine législation sur la gestion des déchets avec une solution de revalorisation du mobilier en fin de vie. Dans ce contexte, Société Générale a confié à Ares, Association pour la Réinsertion Économique et Sociale, la prestation de récupération et de recyclage de l'ensemble des équipements concernés. Trois issues possibles : dons à des associations, revente du mobilier en bon état, ou revalorisation des matériaux (démantèlement, tri et recyclage). Des états de suivi détaillés assurent la traçabilité des déchets. Enfin et surtout, en choisissant ARES, Société Générale contribue à la réinsertion professionnelle de personnes en situation d'exclusion. - en 2012, Société Générale a reconduit l accord complété par un nouveau service «clé en main», Mbox, qui facilite le stockage, la collecte et le recyclage ; - Société Générale a également décidé d anticiper et d aller plus loin que la future obligation légale concernant le démantèlement contrôlé du mobilier de bureau et a mis en place, en 2012 dans les immeubles centraux, un processus de l enlèvement du mobilier de bureau jusqu au recyclage ou la remise en état pour réutilisation. La traçabilité et la revalorisation des mobiliers est ainsi assurée. L ensemble de ce processus a été confié à l association ARES 11 assurant la réinsertion de personnes en difficulté sur le marché du travail. Cette initiative a reçu le trophée de l innovation RSE 2012 ; 11 Association pour la Réinsertion Économique et Sociale. 33

34 - dans le même esprit, depuis juin 2012, le projet «Re entry» favorise la reprise de dalles de moquettes usagées afin d éliminer l impact environnemental d ici Le cycle de vie est considéré dans son intégralité, de la fabrication de dalles de moquettes à partir de matériaux entièrement recyclés, à la transformation des dalles de moquette usagées en matières premières en vue de la fabrication de nouveaux produits La sensibilisation au recyclage des déchets Société Générale sensibilise ses collaborateurs au recyclage des déchets à travers des partenariats et des actions citoyennes. En Guinée Équatoriale, Société Générale a soutenu financièrement le premier carnaval écologique organisé par l'institut Français de Malabo. Cet «Eco-carnaval» a entièrement été pensé autour de la thématique des déchets et du recyclage. SG Maroc a reconduit cette année son partenariat avec l association Mawarid dans le cadre du projet «Maroc sans sacs plastiques «. Ce projet a pour objectif de sensibiliser les écoliers et les commerçants dans les souks. La subvention de SG Maroc permet d intervenir dans davantage d écoles. Société Générale Burkina Faso (SGBF) a organisé une journée de sensibilisation à la salubrité pour attirer l'attention de la population burkinabé sur l'utilisation abusive des sacs plastiques. À cet effet, les collaborateurs de la banque ont nettoyé les alentours de l'église St Camille afin de la débarrasser des déchets plastiques. Cette séance de nettoyage a été suivie d'une remise de 20 poubelles à la municipalité d'ouagadougou. En Croatie, Société Générale a poursuivi son projet de nettoyage des fonds marins de l'adriatique, initiée depuis Une opération de nettoyage a ainsi été menée dans la petite ville de Makarska. L'initiative a été organisée en collaboration avec l'association Global Underwater World Awareness, plusieurs associations écologistes, la marine, des associations de pompiers et des forces spéciales de la police. Plusieurs initiatives de sensibilisation ou de tri dans les filiales du Groupe ont par ailleurs été mises en place ou reconduites : - la sensibilisation interne sur l'environnement (C.G.A, SG Private banking Suisse, Banco SG Brasil) ; - la mise en place du tri des déchets (SG Hong Kong, Banque Tarneaud, Komerční banka en République Tchèque) ; - la sensibilisation des employés à manger plus de produits naturels et moins d aliments transformés (SGSS Royaume-Uni). SGBF (Burkina Faso) SGSB (Croatie) 5.2. La raréfaction de la ressource en eau La consommation d eau du Groupe est de 1,64 millions de m 3 en Certaines entités sont dans l impossibilité matérielle d individualiser leur consommation, notamment en cas de copropriété, le coût de la consommation d eau étant inclus dans les charges liées à la gestion de l immeuble. La consommation moyenne globale a augmenté de 3,5% par rapport à Cette évolution s explique essentiellement par l intégration de la filiale Rosbank dans le périmètre de reporting en

35 En 2012, plusieurs entités (ALD UK, Banque de Polynésie, SG Calédonienne de Banque, SG de banques au Cameroun, Komerční b-anka, BRD, SG Srbija, SG Hambros B&T(Gibraltar), Société Marseillaise de Crédit, Banque de détail France, Immeubles centraux, etc.) ont adopté des solutions techniques permettant une limitation des débits d eau : - installation d économiseurs d eau ou de robinets poussoirs ; - mise en place de détecteurs de présence au niveau des robinets ; - installation de chasses d eau double débit ; - changement et amélioration des équipements ; - pose d urinoirs secs ; - mise en place de dispositifs de télé comptages dans les agences les plus consommatrices ; - diminution du nombre de climatisation à eau perdue. En outre, des efforts de sensibilisation des collaborateurs ont été menés à travers le Groupe. En octobre 2012, Société Générale a hébergé une conférence organisée par UNEP-FI sur le sujet de la croissance économique dans un contexte de raréfaction de la ressource en eau :» Pursuing economic growth in a water scarce 21 st century» et réunissant divers intervenants (ONG, consultants, agences de notation, industriels) Autres rejets dans l air Un nouveau revêtement de sol a été expérimenté dans une agence du réseau Société Générale (Agence de Charenton). Chaque composant du revêtement Norament Crossline de chez NORA répond aux directives émises par l Office fédéral de l environnement en matière de qualité de l air dans les bâtiments et porte l écolabel «Ange Bleu «en raison du faible niveau d émissions. Société Générale a conseillé le projet de financement de Citadel Capital de 2,6 Mds USD d une nouvelle raffinerie près du Caire. Cette nouvelle exploitation a pour objectif de transformer les résidus pétroliers provenant de raffineries égyptiennes en produits plus propres. Les distillats moyens et composés produits répondent à des normes internationales de qualité élevée et la production est destinée au marché intérieur égyptien «La consommation responsable de papier» Le papier est le premier consommable utilisé par les activités de services. Il représente un enjeu économique significatif et un thème environnemental sensible (gestion des déchets, lutte contre le changement climatique et contre la pollution). Des efforts ont été déployés à travers le Groupe afin de rationaliser cette consommation et de nombreux progrès ont déjà été réalisés ces dernières années par Société Générale : - la consommation totale de papier recensée dans le Groupe s élève à tonnes en 2012 (donnée publiée pour la première fois en 2012). Elle intègre tous les types de papier (imprimés, enveloppes, papier reprographique, relevés de compte) ; - la consommation de papier de bureau dans le Groupe a été de tonnes en 2012, soit 52,5 kg par occupant, en baisse de 3,3% en un an ; - la consommation de papier de bureau éco-labelisé atteint 100% en France et 62% dans le monde ; - la consommation de papier recyclé est passée à 39 % au niveau Groupe en 2012, contre 15 % en

36 64,0 62,0 60,0 58,0 56,0 54,0 52,0 50,0 48,0 Évolution annuelle de la consommation de papier bureau et la part du papier de bureau recyclé 45% 40% 35% 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% Consommation de papier de bureau en kg par occupant % de papier de bureau recyclé consommé Ces progrès sont dus à divers projets et plan d actions menés à travers le Groupe et ses entités Optimiser et réduire la consommation de papier Actée par les membres du Comité Exécutif en 2007 et portée par le slogan «consommons moins, consommons mieux», l initiative «papier responsable» a un double objectif auprès des collaborateurs : la réduction de la consommation de papier et l incitation à l utilisation de papiers éco-labelisés. Le périmètre concerne l utilisation bureautique du papier ainsi que les publications internes et externes. Le projet s adresse notamment aux collaborateurs particulièrement concernés par la gestion du papier (personnels administratifs, secrétariats, responsables de reprographies) sur deux aspects primordiaux : prioriser le recours au papier recyclé labelisé, et recourir aux écolabels relatifs à la gestion durable des forêts et à la fabrication du papier, si l approvisionnement en papier recyclé pose des problèmes spécifiques en termes de coût/logistique (selon les régions d implantation des entités du Groupe). Le recours accru au papier recyclé a réduit l impact environnemental du Groupe. Pour la France, le recours obligatoire au prestataire central a permis de contrôler la qualité du papier (recyclé ou éco-labélisé) et les campagnes de sensibilisation ou les consignes du management, permettent d augmenter cet usage (Tour Granite approvisionnée uniquement en papier recyclé). Cet exemple s est décliné peu à peu à travers le Groupe. La plupart des entités du Groupe ont mis en place ou poursuivi leurs efforts en matière de réduction de leurs consommations de papier. Plusieurs actions ont été répertoriées, en relation souvent avec des projets transversaux, sont d ordre technique : - le renouvellement du parc d imprimantes par des imprimantes uniquement recto verso et leur configuration systématique ; - la réduction du nombre d imprimantes et des imprimantes individuelles et l augmentation des scans ; - le recours à des services externes pour la gestion des impressions (service à la page par exemple dans la Tour Granite) ; - à cela s ajoutent les projets de dématérialisation et d optimisation des états d impression, qui sont parmi les actions contributrices importantes, notamment pour les impressions «institutionnelles» (les états journaliers, magazines, états divers, etc.). 36

37 Des bonnes pratiques se sont également diffusées afin de réduire la consommation de papier et d améliorer la qualité de son utilisation : - depuis quatre ans, la mise en place d un reporting trimestriel de la consommation de papier sur le périmètre français sert le suivi et le pilotage des consommations ; - en France, l approvisionnement en papier uniquement recyclé et éco-labelisé papier par le prestataire est en place depuis début 2009 ; - un Guide Bonnes Pratiques Papier est accessible à l ensemble des collaborateurs via l intranet du Groupe ; - la fabrication des cartes de visite en papier recyclé avec la mention «100% papier recyclé» pour l ensemble des collaborateurs en France depuis 2009 ; - dans la banque de détail, des consignes associées à un objectif de «80% de papier recyclé» ont été données pour accélérer l usage du papier recyclé au détriment des autres. En cinq ans, la consommation de papier recyclé est passée de 20 % à 82 % de la consommation totale de papier bureautique dans la banque de détail. La direction du réseau communique tous les trimestres au réseau les statistiques des consommations de papier recyclé par le biais de l intranet ce qui lui permet d être informée régulièrement de ses performances en termes de papier recyclé et de positionner ses différentes entités les unes par rapport aux autres ; - un guide d usage de la dématérialisation du papier a été mis en place en Son objectif est d accompagner les collaborateurs qui veulent initier une démarche de dématérialisation du papier en leur proposant les réponses sur les aspects juridiques et réglementaires, les critères liés au développement durable, l outillage et les solutions techniques, les bonnes pratiques et les retours d expérience. En 2012, de nombreuses initiatives locales plus spécifiques (France, Roumanie, Royaume Uni, Brésil, etc.) ont été lancées telles que : - l instauration d un tableau de suivi de la consommation moyenne annuelle de papier (DEC Rueil- Malmaison) ; - la mise en place de la gestion électronique des documents par SOGEPROM (Projet 2013) ; - la rationalisation ou la suppression d un bon nombre d imprimés (Crédit du Nord) ; - le remplacement des factures de loyer périodiques par une facture échéancier unique ou un relevé valant facture (SGEF France) ; - le test d un logiciel informatique permettant de contrôler et de rationnaliser le nombre d impressions (SGCF Brésil) Le nouveau projet d appel d offres papier En vue d optimiser et réduire toujours plus sa consommation de papier, le Groupe a opté pour une nouvelle politique basée sur un référencement très restreint du type de papier au sein du catalogue achat ainsi que des exigences personnalisées quant à la qualité de ce papier pour l Europe de l Ouest. Une sélection basée uniquement sur les certifications n ayant pas été jugée suffisante au regard de l exigence de la politique environnementale du Groupe, un nouvel appel d offres papier a été lancé en 2012, avec l intégration de critères d'analyse de cycle de vie du produit. Le but était de sélectionner un papier dont l impact environnemental de fabrication est le plus faible possible. Les fournisseurs ont ainsi été questionnés uniquement sur le cycle de vie complet du papier et des audits ont été réalisés dans les usines de papier présélectionnées afin de s assurer des processus de fabrication et de valider les réponses transmises par les fournisseurs. Les papetiers ont fait preuve de transparence. Ce travail de collaboration a permis d améliorer la connaissance du Groupe sur la fabrication du papier qu il compte utiliser pour pouvoir mieux maîtriser son impact environnemental. Cette initiative innovante a également donné un signal fort au marché sur les attentes et les engagements pris par le Groupe en matière d environnement. 37

38 Perrine ROBILLART, acheteur, nous raconte. Le nouvel appel d offres papier Soucieuses de s inscrire dans la continuité de la démarche environnementale liée au papier lancée en 2007 dont le slogan était «consommons moins, consommons mieux» la Direction des Achats et la Direction de la Responsabilité Sociale et Environnementale ont lancé en 2012 un appel d offres pour sélectionner un papier répondant à nos fortes exigences environnementales. Les fournisseurs ont ainsi été interrogés par l intermédiaire d un questionnaire très précis sur le cycle de vie complet du papier : type et origine géographique des matières premières, moyens de transport utilisés et kilomètres parcourus, procédés de fabrication de la pâte à papier et du papier, consommation d'énergie et d'eau, gestions des déchets. Des audits ont ensuite été réalisés dans les 3 usines de papier recyclé présélectionnées afin de s assurer du respect des processus de fabrication et de valider les réponses transmises par les fournisseurs. Évaluer les fournisseurs sur nos critères RSE en amont de l appel d offres, ne faire participer à l appel d offres que les fournisseurs ayant démontré, par leurs réponses, une empreinte environnementale faible : telle a été notre démarche achat innovante. Grâce à ce nouveau papier, nous réduisons notre empreinte carbone de 42% par rapport à l ancienne référence de papier recyclé utilisé, nous comptons également augmenter la consommation en papier recyclé qui est déjà autour de 70% en France. De même, lors de chaque appel d offres, l ensemble des fournisseurs invités sont évalués sur leur performance en matière de RSE incluant des critères environnementaux. Cette évaluation est ensuite prise en compte à hauteur de 3% minimum dans les critères de sélection. Depuis 2011, Société Générale travaille avec Ecovadis, acteur indépendant reconnu pour son expertise dans le développement durable. Les fournisseurs invités à un appel d offres sont interrogés par Ecovadis grâce à un questionnaire basé sur le secteur d activité, la taille de l entreprise ainsi que son implantation géographique. La méthodologie et les critères utilisés dans les questionnaires Ecovadis reprennent les standards RSE internationaux (Initiative Mondiale du Reporting, Pacte Mondial des Nations-Unies, ISO 26000, Conventions de l Organisation Internationale du Travail). En 2012, fournisseurs ont été invités à participer à l évaluation RSE via Ecovadis, représentant un périmètre d achats de plus de 3 Mds EUR. La note moyenne des fournisseurs évalués est de 4,52/10. 38

39 La diffusion de la dématérialisation à travers les lignes métiers du Groupe Afin de réduire notamment les imprimés destinés aux clients, de nombreuses entités ont mis en place des systèmes de dématérialisation : - la solution de crédit à la consommation dématérialisée de Société Générale, Démat+, a remporté le prix des «Solutions bancaires innovantes 2012». Elle consiste à remplacer les documents papiers par des supports numériques et à automatiser leur circulation tout au long des processus. - Franfinance, filiale de Société Générale en charge des crédits à la consommation et des prêts projet, propose à tous ses clients détenteurs d'un crédit renouvelable de souscrire au relevé de compte électronique en lieu et place du relevé de compte papier. Elle a également mis en place la dématérialisation des dossiers de crédit Financement aux particuliers (FAP) directement sur les lieux de vente. Ses partenaires peuvent aussi bénéficier de barèmes dématérialisés ; - en 2012, a été mis en place la dématérialisation et la centralisation des imprimés Titres utilisés par les agences Société Générale sur la base documentaire IASTI (intranet disponible sur l'espace métier du conseiller). Cette innovation a permis d économiser imprimés ; - SGCF General Financing en Lituanie a mis en place une signature automatique pour les documents électroniques. L entité remplace les échanges de documents papier internes (entreprise, salariés) par des s et la signature électronique est sécurisée et certifiée. La prochaine étape étant d étendre ce principe aux échanges de flux papier avec les clients ; - dans le cadre de la carte affaires Environnement, mise en place fin 2010, la dématérialisation du relevé est systématique ; - de nombreuses entités ont mis en place la dématérialisation des factures comme ALD dans le cadre de son programme bluefleet Société Générale actionnaire fondateur d EcoFolio en France La législation française impose depuis 2006 aux émetteurs d imprimés graphiques (publicités, presse gratuite d annonces, presse d entreprise, etc.) de participer au financement de leur recyclage, de leur valorisation et de leur élimination par les collectivités territoriales. EcoFolio, société privée agréée par les pouvoirs publics, a été créée en 2007 pour permettre aux entreprises de respecter cette obligation. En adhérant à cet éco-organisme et en s acquittant d une contribution volontaire, les émetteurs lui confient la gestion des soutiens financiers aux collectivités, qui assurent la collecte des déchets papier, ainsi que la mise en place d actions de sensibilisation. Dans le cadre de ses engagements en faveur de l environnement, Société Générale a non seulement adhéré à EcoFolio mais a également soutenu sa création en devenant actionnaire aux côtés d autres entreprises représentatives des différents secteurs de l économie. Société Générale est depuis 2012 au Conseil d Administration de l éco-organisme. Le Groupe s engage à recenser chaque année le tonnage de papier émis sur le marché français et à verser la contribution financière correspondante directement à EcoFolio. Depuis 2010, le périmètre du papier concerné par l éco-contribution s est généralisé à l ensemble du papier La sensibilisation en matière d éco-consommation Outre ces actions techniques et les politiques déployées, une conduite du changement efficace est nécessaire en matière d éco-consommation. Les pôles d activités aussi bien que les directions fonctionnelles mettent en place une communication sur les éco-gestes à adopter au bureau afin de réduire l impact environnemental du Groupe. 39

40 Des campagnes de sensibilisation sont menées tout au long de l année, aussi bien dans les immeubles centraux que dans le Réseau en France ou dans les entités à l international. Courant 2012, diverses campagnes de sensibilisation sur le sujet du papier à destination des salariés du Groupe ont été menées : - dès 2010, la Banque de Financement et d Investissement a élaboré six vidéos d animation de 30 s chacune sur des éco-gestes («That can t be bad») et les diffuse régulièrement à l occasion de manifestement ; - en septembre 2012, le pôle des services financiers spécialisés et assurances a lancé une campagne de sensibilisation sur le papier» responsible printing» étalée sur deux mois. Dans un contexte de réduction des coûts, cette campagne visait à sensibiliser les collaborateurs à la quantité de papier consommée et ses impacts environnementaux et économiques (coût du papier et gains) ; - à la suite de l'obtention de la certification ISO (normes environnementales), CGA, afin d impliquer l'ensemble des collaborateurs dans une démarche éco-responsable, a réalisé une campagne de communication interne imaginée conjointement entre le service qualité, communication et moyens généraux. Cette communication repose sur la diffusion de messages non moralisateurs au ton pédagogique et humoristique, amenés par des personnages représentant les cinq principaux impacts environnementaux de CGA susceptibles d'amélioration La lutte contre l érosion de la biodiversité Dans le cadre des Principes Généraux Environnementaux et Sociaux publiés en mai 2011, Société Générale a établi une politique sectorielle et transversale sur la Biodiversité, publiée en La conservation de la biodiversité, le maintien des services éco-systémiques et la gestion durable des ressources naturelles vivantes sont des aspects clés du développement durable. Société Générale souhaite que les standards correspondant aux meilleurs pratiques en termes de conservation de la biodiversité soient appliqués lorsqu il s agit de fournir des services bancaires ou financiers. Ainsi, la Banque s engage à intégrer l évaluation des impacts potentiels sur la biodiversité associés aux activités de ses clients dans ses processus décisionnels et à ne travailler qu avec les clients qui répondent ou visent à répondre à ses propres normes. Une attention particulière est portée à : - la perte d habitat et leur fragmentation ; - l introduction d espèces exotiques invasives ; - l utilisation non durable des écosystèmes ; - l érosion génétique ; - les changements hydrologiques ; - l accumulation de nutriments et de pesticides liée aux pratiques agricoles ; - les pollutions des écosystèmes et la dégradation de services écosystémiques notamment ceux auxquelles les populations locales accordent de la valeur, ainsi que la dépendance de l activité économique à ces mêmes services. En parallèle, elle encourage ses clients à participer à des initiatives volontaires et à prendre des engagements vis-à-vis des principes, conseils et objectifs de documents standards relatifs à la biodiversité : la Convention sur la diversité Biologique, le Business and Biodiversity Offset Programme, le rapport «the Economics of Ecosystems and Biodiversity». Société Générale a par exemple accepté de financer une centrale électrique au Cameroun. Son impact sur divers critères sociaux et environnementaux (rejets dans l air, biodiversité, impact économique, héritage culturel notamment) a été identifié au préalable et a fait l objet d une évaluation, qui a abouti sur un avis favorable au regard des Principes de l Équateur. Afin de maintenir le niveau de performance évalué, les clients se sont engagés à mettre en place un plan de management qui sera audité annuellement. Au quotidien, Société Générale soutient le financement d actions menées par l Office National des Forêts, à travers la Carte affaires Environnement proposée à ses clients et qui permet de verser 5 centimes d euro à l ONF pour chaque paiement effectué avec la carte. Ces versements sont destinés à financer des projets liés à la protection de la biodiversité et à la reforestation. En 2012, EUR ont été versés à l ONF, et cette carte a permis de financer deux projets de reboisement, dans les forêts communales d'arras en Lavedan et d'argelès Gazost en Hautes-Pyrénées. 40

41 Enfin, Société Générale commence à prendre en compte la biodiversité dans son impact direct et mobilise ses collaborateurs dans des actions volontaires en faveur de la biodiversité. Société Générale Bénin a apporté son soutien au ministère de l'environnement, de l'habitat et de l'urbanisme du Bénin dans ses activités de reboisement des forêts. À l'occasion de la semaine de la solidarité du Groupe en juin, la filiale a mobilisé une centaine de collaborateurs pour planter 841 plants d'acacia culiformis sur une superficie de près d'un hectare. Cette initiative sera prolongée par le suivi pendant trois ans des plants mis en terre. SGB (Bénin) Société Générale Expressbank (SGEB) en Bulgarie dans le cadre de son partenariat pour la préservation de la nature bulgare signé sur deux ans avec WWF, a réuni plus de 370 collaborateurs accompagnés de leurs enfants pour participer à l'initiative «Journée Verte «. Cette journée a permis de récupérer des déchets abandonnés dans la nature ; de dégager les arbres et des branches tombés ; de déraciner les plantes d'espèces envahissantes ; de cirer et repeindre l'infrastructure touristique et les aires de repos de plusieurs parcs. Le nouvel immeuble construit par Komerční banka en 2012 et équipé des dernières technologies en matière d efficacité énergétique se distingue également du point de vue de la prise en compte de la biodiversité urbaine. Il dispose en effet d un nichoir sur son toit ainsi que d un lieu réservé à la reproduction des lézards. Enfin, depuis l hiver 2011, la Direction Régionale (DR) de Rennes sponsorise une ruche chez un apiculteur via l entreprise «un toit pour les abeilles» qui met en relation entreprises ou particuliers et ruchers, à La Rochelle, à raison de 900 EUR par an. En contrepartie, la DR a reçu 100 pots de miel de dégustation, qu elle à distribué à ses clients. 41

42 Annexe I : Tableau de restitution des performances environnementales du Groupe 42

43 Annexe II : Tableau de restitution des performances environnementales 2012 par zone géographique 43

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