EVALUATION ET SUIVI DES OPERATIONS DEPLACEES DU CREDIT MUTUEL DU SEN:EGAL

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1 Institut Supérieur de Gestion des Entreprises et autres Organisations I.S.G.E.O Diplôme d'etudes Supérieures Spécialisées en Administration et Gestion 5" Promotion (2006/2007) s :;1 ;-:'t' > :: e::1 i4 : : M.~ml)ir.~ de fin d'études THEME: EVALUATION ET SUIVI DES OPERATIONS DEPLACEES DU CREDIT MUTUEL DU SEN:EGAL Présenté par: Sous la Direction de : M. Souleymane BOUSSO Professeur au CESAG M0068DESAG08 2

2 DEDICACES Je dédie ce modeste travail à: Feue ma mère Aminata Mbanta SOUKHO, que son âme repose en paix; Feu mon père Abibou SARH, que son âme repose en paix; Ma grand-mère adorée Fatoumata CISSOKHO, pour tout ce qu'elle a fait pour moi; Feu mon grand-père Abdou Karim KONATE, que son âme repose en paix; Feu mon oncle Sadio KONATE, que son âme repose en paix; Feu mon grand-père Badara TOURE, que son âme repose en paix; Toute la famille KONA TE, pour leur soutien et bénédictions; Toute la famille BA des Parcelles Assainies, pour leur soutien très rare; Mon frère et mes sœurs ; Bintou BALDE, pour son affection inconditionnelle et désintéressée; Toute la famille DIA LLO de Nord Foire; La famille Diédhiou de Sédhiou, plus particulièrement ma maman Laria SAMBOU, et tous mes amis en Casamance.

3 REMERCIEMENTS ii Je remercie tout d'abord ALLAH (Soubhanahou Wa Talla), pour tous les bienfaits qu'il m'a accordés jusqu'à présent. Mes remerciements vont aussi vers: Ma sœur Fatoumata SARR, et son époux Ablaye DIALLO pour leur soutien moral et surtout financier ~ Mon frère Papa Amadou SARR, pour son soutien fraternel et surtout financier; Mon oncle Modibo Karim KONA TE, pour sa toute sa bonté; Mon oncle Hamady BA et ma tante Binta TOURE, pour leur bonté, générosité et hospitalité légendaires; Abib BA et son frère Ibou BA, pour leurs appuis considérables; Ibrahima NDAO, pour son soutien et ses encouragements; Boubacar KANTE, pour son amitié infaillible; Dr Cheikh DIENG, pour son aide et sa gentillesse remarquables; Madame DIA, Aminata DJIGO, mon professeur, pour son soutien indéfectible Dame DIENG et Mayoni THIAM, du CMS, pour leur disponibilité et courtoisie; A tous les agents du CMS surtout ceux de la CAISSE CENTRALE, pour m'avoir accueilli comme l'un des leurs; A tous ceux qui m'ont aidé de près ou de loin pour ma réussite dans cette entreprise. Je leur exprime toute ma gratitude.

4 LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS III ACEP : Alliance de Crédit et d'epargne pour la Production ADIE: Association pour le Droit à l'initiative BANCO SOL : Banco Solidario BCEAO : Banque Centrale des Etats de l'afrique de l'ouest BIMAO : Banque des Institutions Mutualistes de l'afrique de l'ouest BNDA : Banque Nationale de Développement Agricole BR! : Bank Rakyat Indonesia CA: Conseil d'administration CAT: Compte A Terme CCT : Crédit Court Terme CT : Court terme CEMAC : Communauté Economique et Monétaire de l' Mrique Centrale CESAG: Centre Africain d'etudes Supérieures en Gestion CICM: Centre International du Crédit Mutuel CMS : Crédit Mutuel du Sénégal CMT : Crédit Moyen Terme CNCA : Caisse Nationale de Crédit Agricole CNCA-S : Caisse Nationale de Crédit Agricole du Sénégal COOPEC: Coopérative d'epargne et de Crédit CRS : Catholic Relief Service CT : Court Terme CVECA : Caisses Villageoises d'epargne et de Crédit Auto gérées DAT : Dépôt à Terme ECCT : Encours Crédit Court Terme ECMT : Encours Crédit Moyen Terme EMF : Etablissements de Micro finance FCCMS : Fédération des Caisses du Crédit Mutuel du Sénégal FDEA : Femme Développement Entreprise en Afrique lit : Inter-american Investment Corporation IMEC : Institution Mutualiste et Coopérative d'epargne et de Crédit

5 !MF : Institution de Micro Finance MECAP : Mutuelle d'epargne et de Crédit des Agents du Secteur Public et parapublic MUCODEC : Mutuelles Congolaises d'epargne et de Crédit IvIPE : Moyenne et Petite Entreprise Nbre: Nombre ND : Non Détenniné NP A : Nouvelle Politique Agricole OD : Opération Déplacée OHADA: Organisation pour l'harmonisation en Afrique du Droit des Affaires ONCAD' Office National de Coopération et d'assistance au Développement ONG: Organisation Non Gouvernementale ONU : Organisation des Nations Unies PARMEC : Projet d'appui à la Réglementation des Mutuelles d'epargne et de Crédit PCCT : Production Crédit Court tenne PEP : Plan Epargne Crédit PME : Petite et Moyenne Entreprise PRODEM : Fundation para la Promotion y Desarollo de le Micro empressa RECEC : Réseau des Caisses d'epargne et de Crédit REM : Réseau Européen de Micro finance REMECU : Réseau des Mutuelles d'epargne et de Crédit de l'unacois SA : Société Anonyme SENELEC : Société Nationale d'electricité SFD : Système Financier Décentralisé SIG: Système Informatique de Gestion SONATEL: Société Nationale de Télécommunication snc : Système de Transactions Inter caisses UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africaine UMEC : Union des Mutuelles d'epargne et de Crédit UMECU : Union des Mutuelles d'epargne et de Crédit de l'unacois-def UM-P AMECAS : Union des Mutuelles du Partenariat pour la Mobilisation de l'epargne et le Crédit au Sénégal UNACOIS : Union Nationale des Commerçants et Industriels du Sénégal IV

6 UNACOIS-DEF: Union Nationale des Commerçants et Industriel du Sénégal - Développement Economique et Financier v

7 LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES vi Tableau n 0 1 : Evolution du nombre des clients dans le SFD mondial Figure n 0 1 : Cartographie du réseau CMS Tableau n02 : Evolution du sociétariat...45 Tableau n03 : Evolution de l'épargne...45 Tableau n04 : Evolution encours crédit Tableau nos: Evolution production crédit Tableau n06 : Principales institutions d'épargne et crédit en tennes de nombres...47 Tableau n07 : Les SFD ayant collecté plus de 500 millions de francs CF A de dépôts de 2002 à Tableau n08 : Les SFD ayant octroyé plus de 500 millions de francs CF A en crédit Tableau n09 : Récapitulatif des charges liées aux opérations déplacées2006 et Tableau nolo : Produits des opérations déplacées Tableau n 0 11 : Produits des opérations déplacées

8 TABLE DES MATIERES vii Dédicaces... i Remerciements...,ii Liste des sigles et abréviations... iii Liste des tableaux et figures... vi Table des matières... vii INTRODUCTION GENERALE... '"... 1 Contexte général Objet de l'étude... 4 Problématique... 4 Objectifs de l'étude... 5 Intérêt de l'étude... 5 Délimitation du champ de l'étude... 5 Démarche de l'étude... 6 Plan...,...,... '"... 6 PREMIERE PARTIE: APERCU GENERAL SUR LES INSTITUTIONS DU SYSTEME FINANCIER DECENTRALISE... 7 INTRODUCTION DE LA PREMIERE PARTIE... 8 CHAPITRE 1 : PRESENTATION DES INSTITUTIONS DU SYSTEME FINANCIER DECENTRALISE...,...,... '"... 9 SECTION 1 LA MICRO FINANCE : UNEORGANISATIONPARTICULIERE La micro finance: évolution historique... '" Les prémices..., Les pionniers de la micro finance ( ) Une période d'euphorie..., Vers la maturité SECTION 2 TYPOLOGIE DES INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE Le projet..., '"...,...,..., L'association à but non lucratif La mutuelle ou coopérative... 15

9 4 La société à capitaux privés CHAPITRE 2: REGLEMENTATIONS DU SECTEUR DE LA MICRO FINANCE SECTION 1 LES DIFFERENTS TypESDEREGLEMENTATION Réglementation par le «statut» Réglementation spécifique au secteur de la micro finance SECTION 2 LA MICRO FINANCE: UNE ORGANISATION DANS UN CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL PARTICULIER Spécificités du cadre juridique Les différences en termes de sûretés...,..., Les différences en termes de voies d'exécution La particularité des systèmes participatifs: coopératives et CVECA L'influence de la réglementation du travail Les spécificités fiscales Les conséquences juridiques en termes de financement Spécificités du cadre institutionnel Normes prudentielles Production d'états financiers et comptabilité Contrôle interne Contrôle de la qualité des intervenants Supervision et contrôle du secteur par les autorités bancaires Supervision spécifique des réseaux mutualistes Différences en termes de critères de contrôle..., Différences en termes de qualité des informations Gestion de la concurrence et organisation générale du secteur de la micro finance Sanction des SFD..., La particularité du développement des SFD: la problématique de l'institutionnalisation Diversité des approches réglementaires CONCLUSION DE LA PREMIERE PARTIE Vlll DEUXIEME PARTIE : ANALYSE DES OPERATIONS DEPLACEES INTRODUCTION DE LA DEUXIEME PARTIE... 33

10 CHAPITRE 1 PRESENTATION DU CMS SECTION 1 PRISE DE CONNAISSANCE AVEC LE CMS Le contexte du projet La genèse du projet Organisation du CMS Fonctionnement du CMS L'assemblée générale Le conseil d'administration Le conseil de surveillance Le comité de crédit SECTION 2 LES ACTIVITES DU CMS Les produits..., Les dépôts Les crédits '" Les crédits aux particuliers Les crédits aux professionnels... '" Les services Le dynamisme financier du CMS Au niveau interne Au niveau externe... '" CHAPITRE 2 DIAGNOSTIC DES OPERATIONS DEPLACEES SECTION EVALUATION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE DES OPERATIONS DEPLACEES..., Evaluation qualitative des opérations déplacées Au niveau de la caisse centrale Points forts Points faibles...,... _ Le fax... _ Les suspens... _ Le téléphone Au niveau du réseau (l'ensemble des caisses) Points forts Points faibles IX

11 x Lefax Non respect des procédures... " Autres difficultés...,... "..., Evaluation quantitative des opérations déplacées SECTION 2 RECOMMANDATIONS POUR UN BON SUIVI DES OPERATIONS DEPLACEES Au niveau de la caisse centrale Le fax Les suspens Le téléphone..., Au niveau du réseau Le fax Respect des procédures Suggestions pour les autres difficultés CONCLUSION DE LA DEUXIEME PARTIE CONCLUSION GENERALE BIBIOGRAPlIIE..., ANNEXES... 64

12 INTRODUCTION GENERALE Badara SARR, sème promotion DESAG,2006/2007 1

13 Contexte Général «La dure réalité reste que la plupart des populations les plus pauvres n'ont pas encore accès à des services financiers pérennes et viables, qu'il s'agisse d'épargne, de crédit ou d'assurances. L'enjeu essentiel sera donc pour nous d'éliminer les contraintes qui excluent les plus démunis d'une pleine participation au secteur financier... Ensemble, nous pouvons et devons mettre en place des secteurs inclusifs qui aident les gens à améliorer leurs conditions de vie. l» Cette citation de Koffi ANNAN, ancien Secrétaire Général de l'onu nous renseigne sur le rôle important que la micro finance peut jouer par rapport à la lutte contre la réduction de la pauvreté. Aussi, en 1998, l'organisation des Nations Unies a proclamé l'année 2005 année du micro crédit, afin de «saluer la contribution du micro crédit à l'allègement de la pauvreté».cette consécration atteste que le micro crédit s'impose actuellement comme un instrument privilégié de lutte contre la pauvreté. En effet de tous temps, de nombreuses activités de taille très réduite (habituellement qualifiées de micro entreprises) se sont développées dans les pays du Sud pour permettre aux populations de subsister. Celles-ci regroupent des activités aussi diverses que marchands ambulants, petits artisans, kiosques à journaux, taxis, vendeurs de rue, bazar, petit maraîchage, petit élevage, etc. Au-delà de leur diversité, ces activités économiques de subsistance revêtent des caractéristiques communes: capital investi réduit et provenant exclusivement du patrimoine familial, elles emploient moins de dix personnes qui proviennent essentiellement du cercle familial, ces personnes sont généralement peu qualifiées et faiblement rémunérées, elles recourent aux horaires de travail flexibles et opèrent bien souvent partiellement ou totalement en marge des règles législatives et administratives. Parmi les multiples contraintes auxquelles sont confrontées les micro entreprises, la difficulté d'accès à des sources de financement extérieures représente encore aujourd'hui une entrave principale à leur bon développement. Elles ont en effet besoin d'un capital suffisant pour financer leurs équipements, leurs achats de fournitures, de matières premières etc. Or, ce capital leur a longtemps fait défaut, car ces petites sommes demandées par ces micros entrepreneurs, l'absence de garanties à offilr et bien souvent la nature risquée du projet rebutaient les banques commerciales traditionnelles. 1 Koffi ANNAN, ancien Secrétaire Général de l'onu, 2003 Badara SARa, Sème promotion DESAG, 2006/2007 2

14 C'est pourquoi, différents intermédiaires financiers spécialisés dans l'attention à ce type de clientèle ont vu le jour. Ces intermédiaires sont souvent qualifiés d' «institutions de micro finance» (IMF).Leur rôle consiste à offiir des services financiers de base (épargne, crédit, assurance, transfert de fonds, etc.) aux montants réduits, à des populations pauvres afin de leur donner la possibilité d'investir et de se prémunir en cas de coups durs (conditions climatiques défavorables à la production, dépenses imprévues liées à une maladie ou à la perte de biens, etc.) Par ailleurs, la micro finance favorise également des retombées positives sur la famille en général: amélioration des conditions de vie, valorisation de l'auto estime, financement de la scolarité, des soins de santé, etc. C'est ainsi qu'au Sénégal l'etat ayant compris son importance stratégique, dans sa politique sectorielle, se donne pour mission un environnement favorable au développement des marchés financiers en aidant les IMF à développer leur offre. A travers cette mission l'etat vise à atteindre les objectifs suivants: Accès des populations démunies aux services et produits financiers durables Viabilisation et pérennisation des structures Intégration du secteur de la micro finance dans le système financier. La mission et les objectifs sont déclinés en axes stratégiques: Axel: amélioration de l'environnement légal et réglementaire pour la sécurisation du secteur. Axe2 : diversification et augmentation des offres de produits et services, notamment dans les zones non encore couvertes par les IMF professionnelles. Axe3 : intégration des IMF dans le système bancaire pour le financement des MPE et PME. Axe4 : cadre institutionnel pour une gestion concertée du secteur et de la politique sectorielle. La micro finance s'inscrivait de plus en plus sur la loi du marché, en se déployant sous diverses formes. Ainsi, en faisant partie intégrante du système financier, elle rendait caduque le dualisme secteur financier formel - secteur financier informel, longtemps présent au Sénégal. Son développement et J'importance des crédits qui étaient de plus en plus élevés ont été tels que le terme de micro finance a évolué, et on parle désormais de SFD. De façon générale, l'émergence des SFD au Sénégal, intervient dans un contexte national marqué par le désengagement de l'etat, la responsabilisation des acteurs privés ruraux et par l'encouragement du financement du développement par les ressources internes mobilisées par les associations de base. Badara SARR, Sème promotion DESAG, 2006/2007 3

15 Objectifs de l'étude Notre étude se veut une contribution visant à améliorer la performance des opérations déplacées. Son objectifgénéral est d'aider le Crédit Mutuel à mieux maîtriser les OD. Les objectifs spécifiques sont: ", Evaluer le management des OD ; ", Proposer un cadre de suivi pour la bonne marche des OD ; ", Etudier la rentabilité des OD ; ", Identifier les menaces et faiblesses des OD; ", Proposer des solutions appropriées pour booster le rendement des OD. Intérêt de l'étude Cette étude présente des intérêts à plusieurs niveaux: Pour le CMS, cette étude lui permettra d'apprécier la valeur ajoutée des OD et la proportion qu'elle occupe dans son résultat financier. Elle donnera aussi au CMS la possibilité de rendre pérenne et performant les OD au grand bénéfice des sociétaires; Pour le CESAG, cette étude contribuera à enrichir sa documentation dans le secteur des IMF et dans le domaine de l'évaluation et du suivi ; Pour les auditeurs futurs, ils auront à travers cette étude un document qu'ils pourront exploiter aussi bien sur le plan de la forme que sur le plan du fond ; Pour nous-mêmes, ce travail nous offrira l'opportunité d'affermir nos connaissances eu égard aux IMF, elle est aussi un moyen privilégié pour nous de peaufiner la formation théorique reçue au CESAG et de la confronter à la réalité sur le terrain dans une dynamique d'enrichissement et de consolidation. Délimitation du champ de l'étude Notre étude a trait à l'évaluation et au suivi des OD d'une IMF, en l'occurrence le CMS. Nous procéderons à une évaluation qualitative et quantitative de cette activité. Nous nous intéresserons alors dans cette étude aux!mf pour en donner une vision globale et claire de par le monde. Badara SARR, Sème promotion DESAG,2006/2007 5

16 Le CMS existe en réseau dans tout le Sénégal. Il dispose d'agences dans presque toutes les contrées du Sénégal. Ces agences sont regroupées en six divisions régionales en fonction de leur emplacement géographique. La Direction Générale sert de lien et d'instance dirigeante à toutes ces divisions régionales. Nous traiterons donc des OD au niveau de la Direction Générale et des divisions ou' antennes régionales encore appelées réseau. Démarche de l'étude Dans ce travail, nous nous attellerons d'abord à faire une analyse documentaire ayant trait à la présentation des!mf et du CMS. Par ailleurs, par rapport au système de collecte d'informations, nous utiliserons deux méthodes ou démarches: 1) élaboration de questionnaires, observations directes et entretiens. 2) analyse et interprétation des données et études faites sur les OD au sein du CMS. Ceci nous permettra in fine de dégager nos propres suggestions et recommandations à la lumière des résultats obtenus. Plan Cette étude s'articulera de la façon suivante:.:. Une Introduction Générale.:. Une Première Partie qui servira de cadre théorique et méthodologique. Nous ferons état de la maîtrise des activités dans une institution du Système Financier Décentralisé à travers deux chapitres qui traiteront respectivement d'un aperçu général de la micro finance et des aspects juridiques et réglementaires des SFD. :. Une Deuxième Partie sera consacrée à l'analyse des OD du CMS.Nous commencerons par la présentation du CMS avant de nous évertuer à faire un diagnostic des OD en vue d'en apprécier les forces et faiblesses pour enfin émettre des remarques constructives sous forme de suggestions et de recommandations. :. Une Conclusion Générale qui va faire l'objet d'une synthèse de notre étude. Elle nous donnera aussi l'occasion de mieux appréhender les OD et de suggérer des pistes de réflexion visant à approfondir notre travail Badara SARR, Sème promotion DESAG, 2006/2007 6

17 PREMIERE PARTIE APERCU GENERAL SUR LES INSTITUTION DU SYSTEME FINANCIER DECENTRALISE Badara SARR, sème promotion DESAG, 2006/2007 7

18 INTRODUCTION DE LA PREMIERE PARTIE En une trentaine d'années seulement, la micro finance a atteint une échelle remarquable: près de 92 minions 1 de personnes" non bancables" dans le monde ont aujourd'hui accès à des services financiers comme l'épargne ou le micro crédit. La Banque mondiale a recensé institutions de micro finance dans 85 pays, au service de 16 millions de pauvres 2. En novembre 2002, a eu lieu un sommet à New York sur ce sujet qui a rassemblé 2000 délégués de plus de 100 pays. Dans un grand nombre de pays, des institutions spécialisées, dites institutions de micro finance (ou IMF), ont été créées pour offiir durablement ces services La micro finance est devenue en quelques années un véritable secteur économique, doté d'acteurs professionnels, d'institutions pérennes, mobilisant bailleurs de fonds, Etats, organisations non gouvernementales et, depuis peu, investisseurs et partenaires privés. Dans cette première partie nous tenterons d'abord de mieux faire connaître ce vaste domaine des IMF ainsi que des aspects liés à leurs dispositions juridiques et institutionnelles. 1 Le guide de la micro finance de HAJDENBERG Jérémy, BOYE Sébastien et Christine POURSAT Sébastien Paris: Editions d'organisation, 2006, p Source WIKIPEDIA Badara SA~ Sème promotion DESAG, 2006/2007 8

19 CHAPITRE 1 PRESENTATION DES INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE SECTION 1 LA MICRO FINANCE: UNE ORGANISATION PARTICULIERE Le Système Financier Décentralisé est apparu dans les années 1980 pour désigner des "systèmes" financiers, ayant pour caractéristique de desservir des populations exclues du système bancaire commercial, voire des banques de développement publiques car ne rentrant pas dans les critères que ceux-ci se sont donnés en terme de clientèle; en d'autres termes les SFD traitent avec les populations dont le montant des opérations financières (épargne, crédit, revenus monétaires) ne les rend pas bancables. Ils interviennent dans le secteur de la micro finance. L'objectif des SFD est donc de fournir en premier des services d'épargne et de crédit pour des populations non bancarisées parce qu'étant en dessous des critères d'éligibilité du secteur bancaire existant que l'on qualifiera de secteur bancaire classique. Dans certains cas, l'objectif des SFD est d'atteindre les plus pauvres d'une zone considérée. Cependant le terme décentralisé ne reflète pas systématiquement l'organisation de ces systèmes financiers. Si ceux organisés sous forme de réseau mutualiste ont effectivement une organisation décentralisée au niveau de chaque caisse locale, en revanche d'autres constituent une seule unité dont les agences locales sont simplement déconcentrées. Le terme exact qui n'est cependant pas usité dans la profession, serait alors celui de système financier déconcentré. Un autre terme couramment utilisé, notamment dans les pays ou organismes d'influence anglo-saxonne, est celui d'imf, pour institution de micro finance. Ce terme semble toutefois plus restrictif que le précédent.le préfixe" micro" est rejoint par le terme micro crédit: s'il est vrai que le plus souvent les SFD ou IMF effectuent du micro crédit, ce n'est pas toujours le cas; surtout l'objectif n'est pas de consentir du micro crédit, mais de prêter aux populations concernées les sommes dont elles ont besoin (micro, petit, moyen crédit...) en fonction de leur capacités de remboursement. Les sommes prêtées servant généralement au financement d'activités productives, le montant du crédit ne dépendra pas tant du patrimoine initial du bénéficiaire que de la rentabilité escomptée de l'opération. Quant au terme" institution" : celui-ci est adéquat pour désigner les systèmes constitués sous forme de sociétés et soumis à une réglementation bancaire, il est en revanche excessif concernant certaines structures expérimentales et évolutives, à l'organisation non encore formalisée. Badara SARR, ~ promotion DESAG, 2006/2007 9

20 Evaluation et Suivi des Opérations Déplacées du C,édit Mutuel du Sénégal Pour ces raisons le terme SFD sera utilisé dans la présente étude pour désigner l'ensemble des intervenants effectuant les opérations financières à destination des populations mentionnées ci-dessus, et le terme micro finance sera utilisé pour désigner le vaste secteur d'activité caractérisé par des opérations de faible montant, au service des populations n'ayant pas accès au secteur bancaire classique ou pour des opérations que ce secteur n'effectue pas. Avant d'aller plus loin, nous allons tenter de définir ce que c'est que la micro finance. Selon Maria NOW AK l, dans la préface du livre: Le guide de la micro finance de HADJENDBERG Jérémy, BOYE Sébastien et Christine POURSAT Sébastien: «L'histoire se déroule en phases et je suis convaincue que le capitalisme doit et va trouver en son sein des mécanismes de contre-pouvoir indispensables au bon fonctionnement de l'économie de marché. Ainsi la micro finance s'adresse à un marché nouveau et potentiellement rentable - 3 milliards d'habitants de la planète qui n'ont pas accès aux services financiers -, tout en se situant dans la mouvance d'investissement socialement responsable et d'économie solidaire, dont l'objectif est le développement durable, en même temps que la rentabilité financière. }) Toujours selon elle, la micro finance est un domaine nouveau à la frontière de l'économie et du social, elle contribue en quelque sorte à lutter contre l'exclusion financière, qui n'est pas seulement la conséquence mais la cause de la pauvreté et de l'exclusion sociale. Ainsi il apparaît clairement que la micro finance a pour vocation première de venir en aide aux plus démunis en leur octroyant de petits crédits qui leur permettront de s'auto gérer et même de s'enrichir. Cependant une question sérieuse se pose à savoir comment la micro finance peutelle prétendre servir le progrès économique et social, alors que ses taux d'intérêt sont souvent compris, dans les pays en développement, entre 30 % et 70 % par an. Si depuis le prix Nobel en octobre 2006 à Muhammad YUNUS, le "banquier des pauvres", on a beaucoup parlé du micro crédit, cette question n'a guère été évoquée. j nt ercssa nt comme en Bosnie Tl Il " par rappt1tl ag a r post Cl1St'S. en Argentine. en Europe orientale OH post c0nhir<;. sert a arnéliorer partie se la l'niera en, f' '1 (les ami. productifs OL qui peut concerner d. du 1 Présidente de l'adie (Association pour le Droit à l'initiative Economique) et Présidente du REM (Réseau Européen d Micro finance) Badara SARR, Sème promotion DESAG, 2006/

21 qui la micro assurance, etc Il ne en nen lh les en éducbrinrl en eatl Si ce n'est pas un au developpement. le développement li ne. TouJours selon lui, le micro crèjît ser\. ires '. " imus li ses La définition de la micro finance qui a été adoptée par les Nations Unies est la suivante: la micro finance se définit au sens large comme la provision de services financiers à petite échelle, tels que l'épargne, le crédit et autres services financiers de base, à des personnes pauvres et à faible revenu. Le terme «institution de micro finance }} s'applique désormais à un vaste éventail d'organisations qui se consacrent à offrir ces services, au nombre desquelles les organismes non gouvernementaux, les coopératives d'épargne et de crédit, les banques privées commerciales, les institutions financières non bancaires, et certaines banques d'état 1 LA MICRO FINANCE: EVOLUTION HISTORIQUE La micro finance a démontré par l'exemple deux idées ({ révolutionnaires)} : ;,. on peut concevoir des services de proximité adaptés à des populations exclues du système financier formel, et qui ont un véritable impact sur leur développement économique et social. ;,. les organisations qui offrent ces services peuvent être viables. Comment cela a-t-elle pu convaincre et essaimer, en trente années, pour permettre l'existence d'un véritable nouveau «secteur» financier, présent dans une majorité de pays? 1.1 LES PREMICES En 1849, un bourgmestre prussien, F.W. Raiffeisen, fonde en Rhénanie la première société coopérative d'épargne et de crédit, une institution qui offre des services d'épargne aux populations ouvrières pauvres et exclues des banques classiques. Progressivement, en s'appuyant sur l'épargne collectée, elle octroie des crédits à ses clients. Ces organisations sont dites«mutualistes» car elles mutualisent l'épargne de leurs membres pour la prêter à d'autres membres. De nombreuses institutions se développent sur cette base en Europe et en Amérique du Nord, puis, à partir de 1950, dans les pays du Sud, notamment en Afrique. Mais Badara SARR, 5 ème promotion DESAG, 2006/

22 elles restent à cette époque essentiellement focalisées sur l'épargne, avec des produits de crédit souvent limités. Dans les années soixante et soixante-dix., après les indépendances, les gouvernements de nombreux pays en développement prennent conscience de la nécessité de fournir aux paysans un accès au crédit. Des banques publiques de financement agricole sont alors créées dans nombre de pays du Sud, offrant aux paysans des crédits aux taux d'intérêts subventionnés. Mais ces initiatives connaissent rapidement de grandes difficultés, pour trois types de raisons. D'une part, leur gestion est soumise à de fortes pressions politiques et électoralistes. D'autre part elles sont souvent mal gérées et enregistrent de forts taux d'impayés. Enfin, les taux d'intérêt appliqués par ces banques sont trop faibles pour pouvoir espérer atteindre la pérennité financière. Après quelques années, une large part de ces banques de développement publiques a donc disparu.. et le problème de l'accès aux services financiers pour les exclus des banques reste entier. 1.2 LES PIONNIERS DE LA MICRO FINANCE ( ) C'est face à ce constat que dans la deuxième moitié des années soixante-dix, les premières expériences de micro finance «moderne» apparaissent en Amérique latine et en Asie. A partir de 1975, l'exemple de la Grameen Bank:, fondée par Mohamad YUNUS au Bangladesh, marque les esprits; la Grameen démontre non seulement que les pauvres peuvent efficacement gérer et rembourser des crédits, mais qu'ils peuvent payer des taux d'intérêt élevés, et que l'institution peut donc couvrir ses propres coûts. A partir de cet exemple, des méthodologies de crédit spécifiques sont mises au point, adaptées à une population que ni les banques commerciales, ni les banques agricoles n'avaient pu toucher durablement. En particulier, la Grameen a popularisé le «crédit solidaire», un crédit à un groupe d'individus dont chaque membre est solidaire du remboursement de tous les autres. A ce stade, l'équilibre financier n'est généralement pas un objectif central des programmes de micro finance; il paraît encore difficile d'imaginer qu'une!mf puisse fonctionner sans appui financier de bailleurs de fonds publics (gouvernements de pays donateurs,institutions financières internationales) ou privés(fondations). A la fin des années quatre-vingt, les initiatives se multiplient. Le secteur devient de moins en moins confidentiel. En Amérique latine notamment, des institutions accordant des crédits en milieu urbain commencent à couvrir les coûts sans subventions. En 1992, PRODEM, ONG Badara SARR, stme promotion DESAG, 2006/

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