Information sur la qualité de l'eau distribuée en 2013

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1 Administration, Quai Maria-Belgia 18 CH 1800 Vevey Information sur la qualité de l'eau distribuée en 2013 Ressources En 2013, la production globale du SIGE en eau de boisson s'élève à plus de 11.8 millions de m 3. Le réseau de distribution est alimenté principalement par des sources de montagne et l'eau du Léman. La figure ci-après représente la répartition des ressources en eau pour l'année Eau du Lac 1'123'701 m3 Achat à des tiers 160'568 m3 9.5 % 1.4 % Répartition des eaux de source Eau de source 10'546'950 m % Plus de 89% de l'eau provient de sources dont l essentiel du volume a pour origine trois contributions majeures, soit : La source des Avants qui alimente notamment Chailly, La Tour-de-Peilz, Vevey, Corsier, Corseaux, Chardonne, Jongny et complète également le réseau de Glion. La source du Confin du Renard, située en dessus de Grandchamp, qui alimente approximativement la zone située entre l autoroute et les voies de chemin de fer, de Veytaux à Clarens. La source du Bouveret supérieur dont une petite partie alimente le village lui-même et dont l essentiel couvre les besoins en eau des bords du Lac, entre Veytaux et Clarens. Chambre coupe-pression de Maison Monney Avril 2014 page 1

2 Les temps de transit dans l'aquifère de la source du Bouveret supérieur durent plus de 1 à 2 semaines. L'eau est ainsi bien filtrée et aucune désinfection n'est nécessaire contrairement aux deux autres qui sont plus réactives lors d'intempéries (traitement par chloration). L'apport de ces sources majeures est complété par une trentaine d'autres de moindre importance qui complètent les réseaux principaux ou alimentent des endroits plus isolés, notamment les hauts de la commune de Montreux. Celles-ci sont traitées majoritairement par chloration et dans une moindre mesure par ultraviolet voire par ultrafiltration (secteur de Jaman). Schéma du réseau de distribution En périodes d'étiage des sources (été ou hiver), la fourniture d'eau des sources n'est pas suffisante et doit alors être complétée par de l'eau du lac Léman dans une proportion moyenne voisine de 13.5%. Cette eau alimente principalement les communes de Vevey, Corsier, Corseaux, Chardonne, Jongny et La Tour-de-Peilz. Elle est pompée au travers de la chaîne de traitement de la station des Gonelles qui est composée d'une ozonation suivie d'une filtration sur charbon actif et enfin d'une ultrafiltration. La désinfection de l'eau est ainsi réalisée de manière physique et par un traitement final d'appoint par chloration avant son injection dans le réseau de distribution. Cette chaîne de Bâtiment principal de la station des Gonelles traitement moderne permet également l'abattement des micropolluants. Avril 2014 page 2

3 Qualité de l'eau distribuée Afin d'assurer le contrôle continu de la qualité de l'eau potable du réseau, le laboratoire d'eau potable du SIGE a analysé près de 2'000 échantillons sur l'ensemble du réseau de distribution ou directement aux sources. Ces analyses représentent la détermination d'environ 8'200 paramètres physico-chimiques (conductivité, ph, température, anions, cations, oxygène dissout, etc.) et 5'400 paramètres microbiologiques (recherche de germes caractéristiques). Celles-ci permettent notamment de contrôler que les normes sanitaires en vigueur sont respectées jusqu'au robinet du consommateur. Analyses physico-chimiques Selon les critères d'appréciation de la qualité chimique des eaux de boissons fixés dans l'ordonnance fédérale sur les substances étrangères et les composants dans les denrées alimentaires (OSEC), aucun cas de nonconformité n'est à signaler pour Les tableaux ci-après fournissent les résultats moyens obtenus en 2013, pour les paramètres «dureté totale» et «nitrates» en différents points de contrôle du réseau de distribution et des sources principales. La dureté de l'eau correspond à la concentration de calcium et de magnésium dans l'eau qu on appelle communément calcaire. Cette dureté varie en fonction des sols traversés par l'eau et de saisons. Selon son parcours dans le milieu naturel, l'eau contient ainsi plus ou moins de calcaire. La dureté ne nuit pas à la qualité de l'eau en tant que telle. Au contraire elle améliore son goût. En revanche une dureté élevée contribue plus fortement à l'entartrage des installations et appareils domestiques. L'eau du lac et l'eau de la source du Bouveret sont moins calcaires que les autres sources qui elles sont de nature karstique ce qui explique leur dureté plus élevée. Ces constatations se répercutent sur les différents points de contrôle du réseau de distribution et qui, selon leur emplacement, sont représentatifs des eaux provenant des sources, du lac ou d'un mélange de celles-ci. Par exemple, le réseau moyen de Montreux est alimenté principalement par la source du Confin du Renard qui comme on peut le constater présente les mêmes caractéristiques, soit de l'eau plutôt dure et avec des variabilités parfois importantes en raison de l'origine karstique de la source. Avril 2014 page 3

4 s observées en différents points du réseau de distribution minimale moyenne maximale moyenne[ F] [ F] [ F] [ F] sur 10 ans Appréciation sur 10 ans Eau du Léman douce à moyennement dure Source du Bouveret supérieur moyennement dure Source des Avants moyennement dure à dure Source du Confin du Renard moyennement dure à dure Source de Cheset moyennement dure Source du tunnel AR assez dure à dure Réseau inférieur de Vevey douce à moyennement dure Réseau supérieur de Vevey moyennement à assez dure Réseau inférieur de Montreux moyennement dure Réseau moyen de Montreux moyennement dure à dure Réseau supérieur de Montreux moyennement à assez dure Une présence importante de nitrates dans l'eau potable est principalement liée à l'utilisation d'engrais dans l'agriculture. Un excès de nitrates dans l'eau potable peut causer la méthémoglobinémie (diminution du transport d'oxygène dans le sang) ou la maladie du "bébé bleu". L objectif qualité des distributeurs d eau vise à respecter selon l'osec une valeur de tolérance inférieure à 40 mg/l et le manuel suisse des denrées alimentaires fixe même un objectif inférieur à 25 mg/l. Les valeurs déterminées par le SIGE sont largement au-dessous de cette valeur, ce qui s'explique par le fait que les zones d'alimentation des sources du SIGE ne sont pas en zone d'agriculture intensive. Teneurs en nitrates en différents points du réseau de distribution Nitrates [mg/l] Nitrates [mg/l] Eau du Léman Réseau inférieur de Vevey Source du Bouveret supérieur 3.1 Réseau supérieur de Vevey Source des Avants 2.8 Réseau inférieur de Montreux 2.9 Source du Confin du Renard 2.4 Réseau moyen de Montreux Source de Cheset Réseau supérieur de Montreux Source du tunnel AR 2.0 Avril 2014 page 4

5 Enfin le tableau ci-dessous présente les caractéristiques moyennes des ressources en eau principales du SIGE : Teneurs [mg/l] en cations et anions des principales ressources (moyenne sur 10 ans) Eau du S. Bouveret S. des S. du Confin Lac supérieur Avants du Renard Calcium (Ca2+) S. de Cheset S. Tunnel AR Sodium (Na ) Potassium (K+) Chlorures (Cl ) Sulfates (SO42-) Magnésium (Mg2+) Nitrates (NO ) Bicarbonates (HCO3-) Analyses microbiologiques Les critères relatifs à la qualité microbiologique des eaux de boissons sont fixés dans l'ordonnance fédérale du DFI sur l'hygiène (OHyg). Les analyses bactériologiques permettent d'évaluer le niveau de contamination de l'eau par des microorganismes (bactéries, virus, parasites, etc). Deux types d'indicateurs bactériens sont utilisés : Les germes aérobies mésophiles ou germes totaux qui permettent d'estimer la qualité hygiénique d'une eau et de déceler une éventuelle stagnation. Ces bactéries proviennent des milieux naturels et sont généralement sans danger pour l'homme. La tolérance selon l'ohyg dans le réseau est de 300 germes aérobies mésophiles par ml. Deux indicateurs de contamination (Escherichia coli et entérocoques) dont la fécale présence Source des Avants, chambre de captage dans une eau permet de supposer que des microorganismes pathogènes issus des matières fécales humaines ou animales sont susceptibles de contaminer cette eau. Selon l'ordonnance sur l'hygiène, une eau de réseau doit être exempte de telles bactéries dans un échantillon de 100 ml. Avril 2014 page 5

6 Sur l'ensemble des analyses microbiologiques de contrôle réalisées sur le réseau de distribution (5'400 paramètres déterminés en 2013), un cas de non-conformité a été observé de manière locale, sur un réseau de montagne de faible importance. Cette situation a été sans conséquence pour les consommateurs et est rapidement revenue à la normale grâce à la mise en œuvre de mesures rapides et adéquates. Conclusion Les résultats de l'année 2013 montrent que l'eau du réseau du SIGE est d'excellente qualité et qu'elle peut être consommée sans modération. Des informations complémentaires sont disponibles sur notre site internet ou peuvent être demandées par mail à l'adresse ou par téléphone au Avril 2014 page 6

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