Cornée suspecte et myopie faible à moyenne : laser de surface, autre technique ou abstention?

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Cornée suspecte et myopie faible à moyenne : laser de surface, autre technique ou abstention?"

Transcription

1 PAROLES D EXPERTS Chirurgie réfractive 1 Cornée suspecte et myopie faible à moyenne : laser de surface, autre technique ou abstention? J. COLIN 1 : Avec la mesure de la réfraction, l examen de la cornée constitue un temps majeur du bilan préopératoire de la chirurgie réfractive et vise essentiellement à rechercher des facteurs de risques de l apparition d une ectasie postopératoire (EPO). Les cornées peuvent être limites par leur topographie, leur épaisseur, leur kératométrie, leur transparence, leur aspect anatomique (tableau I) L ectasie postopératoire est en effet actuellement la complication la plus redoutée de la chirurgie réfractive cornéenne. Décrite pour la première fois par Theo Seiler en 1998 [1], son incidence est encore mal connue, surtout en raison de la non déclaration ou publication de la plupart des cas. Son incidence a été évaluée à : 0,12 % (5 212 yeux) selon D. Reinstein, 0,66 % (2 873 yeux) selon I. Pallikaris, 0,03 % ( yeux, 2005), selon H. Gimbel, Cornées limites Trop fines Risque de EPO Trop épaisses cornea guttata infraclinique? Trop plates Mauvais résultats visuels Trop bombées Risque d EPO ; mauvais résultats visuels pour le traitement de l hypermétropie Asymétriques Risque d EPO Avec cicatrices Risque de récidive herpétique KPS Risque de kératite sèche Dystrophie de Cogan Risque de kératalgie récidivante Vaisseaux liés au port de lentilles Risque d hémorragies peropératoires immuno-allergiques Risque de décompensation d une rosacée Tableau I. 0,008 % ( yeux, JCRS, 2005), selon R. Cobo- Soriano. selon Randleman, 50 % des cas surviennent au cours de la première année postopératoire, et 80 % avant 2 ans. Le risque d EPO est bien sûr associé aux éventuels retentissements médico-légaux, et l histoire récente est fortement marquée par le procès Mark Schiffer versus Mark G. Speaker, devant la Cour Suprême de l Etat de New-York (Index No ), qui a abouti à une sanction de 7,25 millions de dollars contre notre collègue opthalmologiste, le patient présentant un kératocône fruste en préopératoire. Le kératocône constitue en effet une contre-indication formelle pour la chirurgie réfractive cornéenne en raison du risque majeur d aggravation de la déformation cornéenne et du risque d ectasie. Le bilan préopératoire doit donc s attacher à en détecter les formes frustes ou les cornées suspectes. Les facteurs de risque classiques de l EPO sont : les topographies asymétriques, avec I/S > 1.4D, les cornées < 500 µ, le lit stromal résiduel < 250 µ, une kératométrie préopératoire > 47D, la correction des fortes myopies > -8D, les retraitements, un posterior float à l Orbscan > 50 μ, les antécédents familiaux de kératocônes, une MAVC < 10/10. L étude récente de B. Randleman et al. [2] a apporté des éléments intéressants qui permettent de préciser ces différents facteurs de risques en comparant les données des patients ayant développé une EPO à un groupe de patients opérés sans cette complication (tableau II). Cette comparaison a permis d établir un score pour les différents items (tableau III), et en fonction de ces scores, les recommandations suivantes ont été proposées (tableau IV).

2 2 Paroles d experts Ectasie Cependant, ces données doivent être nuancées par les résultats d une étude effectuée par P. Binder [3]. Ainsi, sur une série de yeux traités par Lasik et suivis au moins pendant 2 ans, aucun des yeux présentant un des facteurs principaux décrits dans la littérature (K > 48 D, ECC < 500 μ ou LSR < 250 μ) n a développé d ectasie. 7 yeux avaient 2 ou 3 facteurs, mais aucun n a présenté d ectasie ; 3 yeux sans facteur de risque ont développé une ectasie!!! L épaisseur cornéenne étant un facteur important dans la genèse de l EPO, se pose la question de la définition d une cornée fine. Selon Harper, l épaisseur d une cornée normale est de μ et est considérée comme normale quand elle est située dans une fourchette de 2 DS de la moyenne définie pour la race du sujet. 500 μ est considéré par de nombreux chirurgiens comme la mesure pachymétrique seuil d une chirurgie réfractive sûre. En plus de l EPO, les risques des cornées fines sont: les résultats réfractifs moins prédictibles, le haze post-lasek : plus important si AD/CT > 0,18, (AD = ablation depth ; CT = corneal thickness). Témoins Topographies anormales 35,7 % 0 % Age 34,4 ans 40,0 ans Myopie D D Pachymétrie 521 µ 546 µ RSB 256 µ 317 µ Tableau II. Score Topographie LSR µ Age ECC µ MRSE 4 FFKC < 240 < Inf steepening Skewed RA Asym Bowtie Normal Bowtie sym > 300 > 30 > ou - Tableau III. Score Catégorie du risque Recommandations 0-2 Faible Lasik ou surface 3 Modéré Prudence Information ++ Surface? 4 ou plus Fort Pas de Lasik Surface? Tableau IV. Les données de la topographie cornéenne font appel à différents critères : >>> Les critères de Rabinowitz KISA % = (K x (I-S) x Srax x Ast) x 0,3 Cornée normale si KISA % < 60. KC fruste si 60 < KISA % < 100. Kératocône si KISA % > 100. >>> Le critère de Tanabe évalue le nombre de couleurs présentes dans les 3 mm centraux de la topographie ; un kératocône est nettement suspecté si ce nombre est > 3 avec une sensibilité de 78 % et une spécificité de 90 %. >>> Srax = angulation α en degrés des 2 hémiméridiens. >>> En cas de doute, chez un jeune, il peut être utile de s aider de la réalisation d une cornéotopographie chez les deux parents Il est évident que la connaissance des propriétés biomécaniques de la cornée devrait permettre de mieux appréhender les cornées qui auraient une tendance à développer une ectasie tissulaire. Le seul outil actuellement disponible, l ORA (Ocular Response Analyzer, Reichert), apporte quelques informations nouvelles telles que le CH, hystérésie cornéenne ou le CRF, facteur de rigidité cornéenne. Force est de constater que ces paramètres sont encore insuffisants pour prédire l évolution postopératoire d une cornée opérée. Une nouvelle approche par l élastographie devrait mieux préciser les propriétés biomécaniques des cornées à risques. En présence d une cornée limite, à risques pachymétrique ou topographique, l attitude la plus prudente est bien sûr l abstention et la surveillance. Il est cependant envisageable de considérer certaines options thérapeutiques : un traitement par laser Excimer de surface, un Lasik avec réalisation d un capot très fin par microkératome ou laser femtoseconde, un traitement par laser associé à un corneal crosslinking de la cornée, un anneau cornéen en cas de myopie faible avec une cornée fine et asymétrique, en cas d amétropie élevée avec une profondeur de chambre antérieure suffisante, l implantation d un cristallin artificiel phaque.

3 Cornée suspecte et myopie faible à moyenne : laser de surface, autre technique ou abstention? 3 La réalisation d un traitement de surface en cas de cornées fines < 500 μ est un moyen sûr et efficace avec des résultats visuels et réfractifs stables à 10 ans selon l étude de L. de Benito-Llopis [4]. La dissection d un capot très fin au cours d un Lasik myopique est également une approche permettant de préserver le lit stromal postérieur ; cependant, il semble que l apparition d un haze de l interface soit plus fréquente en cas de capot de 90 μ et chez les sujets jeunes [5]. La biomécanique cornéenne pourrait aussi être moins fragilisée par la réalisation d un capot avec des bords inversés. Il est par ailleurs tentant d essayer de combiner une procédure par laser Excimer de surface avec un collagen crosslinking avec l ambition de prévenir la survenue d une ectasie sur une cornée trop fine ou topographiquement suspecte [6]. Quelques résultats positifs de cette association ont été présentés ; cependant, le recul postopératoire est encore court, et la prédictibilité réfractive n est pas affirmée, le CXL induisant en règle après 6 mois un aplatissement cornéen de 1 à 2 dioptries lors du traitement des cornées kératoconiques. D. GATINEL 2 : La topographie cornéenne suspecte est le principal facteur de risque d ectasie après Lasik [7]. La question posée ici en cache ainsi une autre: qu est-ce qu une topographie cornéenne suspecte? Dans le contexte de la chirurgie réfractive, il s agit certainement d une forme topographique pouvant faire évoquer la présence d une forme fruste de kératocône. Nous avons cependant observé des cas d ectasie post-lasik chez des patients dont le mur résiduel était > 350 μ et/ou l épaisseur cornéenne centrale moyenne proche de 600 microns [8], la topographie ne correspondant pas vraiment à ce que l on peut observer dans le cadre de la définition classique du kératocône fruste (parfois défini comme un kératocône débutant qui n évolue pas). Toutefois, les topographies cornéennes de ces patients présentaient ce que l on pourrait étiqueter rétrospectivement comme des anomalies topographiques certes discrètes, mais que l on peut regrouper en trois catégories : La première comporte les anomalies topographiques liées à l existence d une composante asymétrique (ex. : accentuation légère de la cambrure des hémiméridiens inférieurs). La seconde concerne l existence d un amincissement un peu plus rapide et/ou plus excentré (point le plus fin) du mur cornéen, le plus souvent en temporal inférieur. La troisième est représentée par l existence d une faible symétrie entre l œil droit et gauche d un même patient (réduction de l énantiomorphisme). Ces caractéristiques topographiques sont toutefois présentes dans la population générale, et leur constatation fréquente chez des sujets asymptomatiques de la cinquantaine ou soixantaine suggère que sans facteur déclenchant (ex. : Lasik, frottements oculaires répétés, etc.), le risque d évolution spontanée vers un kératocône avéré est faible. Ces anomalies ne sont donc pas spécifiques aux formes débutantes de kératocône, et sont fréquemment observées chez des patients consultant pour la correction d une hypermétropie/presbytie vers la cinquantaine. A l inverse, chez un sujet plus jeune, certains éléments cliniques permettent de conforter l hypothèse d une forme fruste de kératocône, même quand les indices de dépistage automatisés pour cette affection sont négatifs (par exemple quand le degré d asymétrie antérieure n est pas suffisamment prononcé pour franchir le seuil fixé pour la détection) ; on peut citer l existence d un terrain atopique, de frottements digitaux oculaires répétés, des valeurs d hystérèse et des signaux de double aplanation anormaux (Ocular Response Analyser), etc. En pratique, devant un tel tableau comportant ces éléments avec une myopie faible à moyenne, la réalisation d un Lasik est formellement proscrite. L analyse rétrospective des aspects topographiques des cornées a présenté une ectasie retrouvant presque invariablement des anomalies voisines de celles des patients atteints de kératocône fruste, ou des anomalies mineures discutées plus haut (asymétrie, amincissement, énantiomorphisme réduit). Notons au passage que l inverse n est pas forcément vrai, un certain nombre de patients partageant des traits communs aux formes frustes de kératocône présentent pourtant une évolution non émaillée d ectasie après Lasik [9, 10]. Qu en est-il pour une technique sans découpe stromale comme la PKR? Selon nous, une attitude prudente et dictée par le principe de précaution incite a priori à ne pas opérer une cornée potentiellement fragile. Cependant, une démarche plus rationnelle car fondée sur l analyse de la place de la PKR en chirurgie réfractive suggère qu il n y a sûrement pas

4 4 Paroles d experts d augmentation du risque d ectasie pour une cornée suspecte opérée de PKR. Ce raisonnement s appuie sur le fait que la PKR est une technique légèrement plus ancienne que le Lasik, dont plusieurs millions de patients à travers le monde ont bénéficié depuis une vingtaine d années. Or, pour une large part, ces patients ont été opérés à une époque où la crainte de l ectasie était absente des esprits (le premier cas d ectasie post-lasik a été publié en 1998), les techniques de dépistage du kératocône (quand elles étaient pratiquées) beaucoup moins sensibles et spécifiques (absence de topographie postérieure, de pachymétrie optique, d analyse de la visco-élasticité postérieure), les magnitudes de photoablation souvent bien supérieure (parfois jusqu à -15D) et délivrées par des systèmes moins économes en tissu cornéen qu aujourd hui Si l on ajoute à cela que la prévalence des patients atteints de kératocône débutant est supérieure dans une population demandeuse de chirurgie réfractive (moindre tolérance aux lentilles, moins bonne vision en lunettes), un nombre conséquent de patients porteurs de cornées que l on désigne aujourd hui comme suspectes de kératocône fruste ont forcément subi des interventions de PKR dans le passé. Si cette technique augmentait le risque d évolution vers le kératocône, alors le nombre de cas rapportés d ectasie post-pkr devrait être au moins égal à celui de cas rapportés d ectasie post- Lasik!! Pourtant, ce n est pas le cas, bien au contraire. De plus, l analyse des quelques cas rapportés dans la littérature de kératocône évolutifs (ectasie) après photoablation de surface montre que les cornées opérées présentaient déjà un kératocône relativement évolué en préopératoire [11-15]. La responsabilité du geste opératoire ne peut d ailleurs être formellement démontrée pour ces cas, un kératocône débutant pouvant évoluer vers une forme plus avérée de manière spontanée. Ce faible nombre de cas rapporté inciterait même au contraire à examiner avec soin l hypothèse d un rôle protecteur de la PKR vis-à-vis de l évolution du kératocône! En effet, si l on raisonne par l absurde et que l on postule que l effet de la PKR est au pire neutre sur l évolution du kératocône, on devrait observer beaucoup plus de cas de patients atteints de kératocône avéré, ayant dans leurs antécédents la réalisation d une technique de PKR (même en cas d association fortuite, par évolution spontanée d un kératocône fruste préexistant). Comme on l a vu, ces cas sont exceptionnels. Rejeter l hypothèse de l effet protecteur de la PKR exige en contrepartie de trouver une explication à ce mystère : où sont les patients atteints d ectasie post-pkr? Plusieurs explications peuvent en revanche être avancées pour expliquer l innocuité (voire l effet protecteur?) de la PKR vis-à-vis du risque d ectasie : moindre volume excisé (le volume retiré pour une photoablation de -3D sur 6 mm est inférieur au quart de celui d un capot stromal de 8,5 mm de diamètre et 110 microns d épaisseur), rôle bénéfique de la cicatrice sous-épithéliale sur la résistance biomécanique, améliorations induites par les modifications de la courbure cornéenne apicale (aplatissement, régularisation), etc. Enfin, plusieurs observations rapportent que chez un même patient opéré d un côté par Lasik et de l autre par PKR, seul l œil opéré de Lasik développe une ectasie, contrairement à l œil opéré de PKR [16, 17]. En pratique, en l absence d autre contre-indication, nous réalisons donc une PKR chez les patients atteints de ce que nous pensons pouvoir être une forme débutante de kératocône, pour des myopies inférieures ou égales à -5D, et à condition que la pachymétrie moyenne centrale postopératoire soit au moins supérieure ou égale à 430 microns environ. Il est important d expliquer au patient qu il ne devra pas (plus) se frotter les yeux après la chirurgie. M. ASSOULINE 3 : Le caractère suspect de la topographie (pachymétrie < 500 μm, signe de kératocône fruste) devrait en principe être étayé par un autre examen de la topographie cornéenne répété avec le même matériel, puis avec un matériel différent, l histoire clinique (évolution réfractive, antécédents familiaux) et l analyse de la résistance mécanique cornéenne avant de conclure formellement à l inéligibilité du patient au Lasik. En présence d une cornée suspecte, le Lasik est contre-indiqué, malgré l absence de démonstration scientifique formelle que l incidence du kératocône est plus élevée après Lasik que dans la population générale appariée pour l âge et l amétropie. Il semble en effet que l évolution des kératocônes révélés après Lasik soit plus rapide que l évolution spontanée, notamment en cas de facteur de risque (dans l ordre décroissant : topographie préopératoire suspecte, découpe mécanique du volet d épaisseur supérieure au résultat attendu, épaisseur stromale postérieure résiduelle

5 Cornée suspecte et myopie faible à moyenne : laser de surface, autre technique ou abstention? 5 < 250 μm, âge < 30 ans, pachymétrie < 500 μm, myopie > 8 D) [18]. Cependant, en pratique, au moindre doute, nous recommandons une technique de surface pour les myopies de à d équivalent sphérique, à condition que l épaisseur cornéenne postopératoire résiduelle soit > 420 μm. Nous préférons la PKR, car le bénéfice du Lasek ou de l épi-lasik n a pas été clairement démontré, tant en termes de douleur postopératoire que de précision ou de stabilité réfractive ou de prévention du haze cornéen. Nous n utilisons pas en routine de mitomycine ou de crosslinking du collagène cornéen, mais cette dernière modalité pourrait prendre plus d importance dans cette indication particulière dans l avenir. Nous avons introduit l idée que l incidence du kératocône après photoablation de surface est identique ou significativement plus faible que dans la population générale et a fortiori dans la population appariée pour l âge et la réfraction, ce qui, selon nous, indiquerait un effet protecteur de cette méthode vis-à-vis du risque de déformation évolutive de la cornée. Il n existe en effet que quelques cas rapportés de kératocônes évolutifs (ectasie) survenant après photoablation de surface dans la littérature ou dans les congrès internationaux, sur plus de 10 millions de cas réalisés depuis 1989 (20 ans). Ces cas étaient tous des kératocônes avérés en préopératoire, le plus souvent porteurs de myopie forte [19-21] ou beaucoup plus rarement faible [22]. Il existe plusieurs observations montrant que chez un même patient, l œil opéré de Lasik développe une ectasie, mais pas l œil opéré de PKR [23, 24]. Au Danemark, la prévalence d un kératocône évolutif visuellement significatif est de 0,086 % et l incidence annuelle de 0,0013 % [25]. En Arabie Saoudite, l incidence annuelle est de 0,020 % [26]. En Angleterre, l incidence annuelle est de 0,0033 % pour les sujets de type caucasien et 0,025 % pour les sujets d origine asiatique [27]. Cela signifie que dans une population de 10 millions de sujets normaux opérés de PKR, on devrait voir apparaître au minimum 130 à nouveaux cas de kératocône selon l origine ethnique! Même en retenant l hypothèse improbable d une détection préopératoire de 100 % des cas de kératocône suspect avant PKR, le taux de kératocône détecté après PKR ne devrait donc pas être inférieur à celui de la population générale si la PKR n avait pas un rôle protecteur. On sait de plus que la prévalence de kératocône est nettement augmentée chez les sujets candidats à la chirurgie réfractive (entre 1 et 11 % selon les études). Dans une série de cas de PKR, l incidence de nouveaus cas de kératocône à 18 mois ou plus était de 0 % (4 xeux de 2 patients atteints de kératocône préopératoire ont présenté une évolution kératoconique, soit 0,03 %!) [28]. Dans une série beaucoup plus restreinte mais avec 14 ans de recul, l incidence était également de 0 % [29]. Par ailleurs, plusieurs équipes (en Turquie, en Australie notamment) ont présenté les résultats à long terme de séries assez importantes de photoablation de surface pratiquée dans des kératocônes avérés n indiquant pas d évolutivité préoccupante des résultats. Le rôle protecteur de la PKR sur l évolution d un kératocône, s il existe réellement, peut être théorisé de plusieurs façons : La cicatrice sous-épithéliale secondaire à la photoablation de surface (fibrose et hyperplasie kératocytaire) est mécaniquement plus résistante que le tissu cornéen normal ou kératoconique [30] et représente un crosslinking physiologique, ce que semble confirmer l impression clinique lorsque l on effectue un pelage épithélial après retouche post-pkr. L aplatissement cornéen, induit chirurgicalement, interrompt le cercle vicieux de l ectasie dans lequel augmentation de courbure et amincissement progressifs sont physiquement liés par la loi de Laplace. Il est possible que les nouvelles modalités de Lasik avec volet mécanique ou femtoseconde ultrafin (LeptoLasik ou Sub- Bowman keratomileusis) puissent également minimiser le risque d ectasie comme le suggère une étude histopathologique et biomécanique récente [31]. Bibliographie 1. SEILER T. Iatrogenic keratectasia after lasik in situ keratomileusis. J Refract Surg, 1998; 14: RANDLEMAN B et al. Risk assessment for ectasia after corneal refractive surgery stulting. Ophthalmology, 2008; 115: BINDER P. Analysis of ectasia after lasik in situ keratomileusis. J Cataract Refract Surg, 2007; 33: DE BENITO-LLOPIS L. Ten-year follow-up of excimer laser surface ablation for myopia in thin corneas. Am J Ophthalmol, 2009 ; 147 : e ROCHA KM. Thresholds for Interface Haze Formation After Thin-Flap Femtosecond LASIK for Myopia. Am J Ophthalmol, 2009; 147: KANELLOPOULOS AJ, BINDER PS. Collagen cross-linking (CCL) with sequential topography-guided PRK a temporizing alternative for keratoconus to penetrating keratoplasty. Cornea, 2007 ; 26 : RANDLEMAN JB, WOODWARD M, LYNN MJ et al. Risk assessment for ectasia after corneal refractive surgery. Ophthalmology, 2008; 115: Comment in : Ophthalmology. 2008; 115: 1 849; author reply: Ophthalmology. 2009; 116: ; author reply:

6 6 Paroles d experts 8. SAAD A, GATINEL D. Ectasie tardive après LASIK sans facteurs de risque préopératoire? Société de l Association Française des Implants intra-oculaires et de la chirurgie Réfractive (SAFIR), 115 e congrès de la Société Française d Ophtalmologie, Paris, BINDER PS. Analysis of ectasia after laser in situ keratomileusis : risk factors. J Cataract Refract Surg, 2007; 33: GATINEL D, SAAD A. The outcomes of refractive surgery in keratoconus suspect eyes. Refractive surgery 2009 : it s time to change. ISRS annual meeting, San Francisco, USA, RANDLEMAN JB, CASTER AI, BANNING CS et al. Corneal ectasia after photorefractive keratectomy. J Cataract Refract Surg, 2006; 32: REZNIK J, SALZ JJ, KLIMAVA A. Development of unilateral corneal ectasia after PRK with ipsilateral preoperative forme fruste keratoconus. J Refract Surg, 2008; 24: LECCISOTTI A. Corneal ectasia after photorefractive keratectomy. Graefes Arch Clin Exp Ophthalmol, 2007; 245: MALECAZE F, COULLET J, CALVAS P et al. Corneal ectasia after photorefractive keratectomy for low myopia. Ophthalmology, 2006 ; 113 : Comment in : Ophthalmology. 2007; 114: 395-6; author reply: Ophthalmology, 2007; 114: 396; author reply: NAVAS A, ARIZA E, HABER A et al. Bilateral keratectasia after photorefractive keratectomy. J Refract Surg, 2007; 23: JAVADI MA, MOHAMMADPOUR M, RABEI HM. Keratectasia after LASIK but not after PRK in one patient. J Refract Surg, 2006; 22: KYMIONIS GD, TSIKLIS N, KARP CL et al. Unilateral corneal ectasia after laser in situ keratomileusis in a patient with uncomplicated photorefractive keratectomy in the fellow eye. J Cataract Refract Surg, 2007; 33: RANDLEMAN JB, WOODWARD M, LYNN MJ et al. Risk assessment for ectasia after corneal refractive surgery. Ophthalmology, 2008 ; 115 : Comment in : Ophthalmology, 2008 ; 115 : 1 849; author reply Ophthalmology, 2009 ; 116 : ; author reply RANDLEMAN JB, CASTER AI, BANNING CS et al. Corneal ectasia after photorefractive keratectomy. J Cataract Refract Surg, 2006; 32: NAVAS A, ARIZA E, HABER A et al. Bilateral keratectasia after photorefractive keratectomy. J Refract Surg. 2007; 23: REZNIK J, SALZ JJ, KLIMAVA A. Development of unilateral corneal ectasia after PRK with ipsilateral preoperative forme fruste keratoconus. J Refract Surg. 2008; 24: MALECAZE F, COULLET J, CALVAS P et al. Corneal ectasia after photorefractive keratectomy for low myopia. Ophthalmology, 2006 ; 113 : Comment in : Ophthalmology, 2007 ; 114 : ; author reply Ophthalmology, 2007; 114: 396; author reply: JAVADI MA, MOHAMMADPOUR M, RABEI HM. Keratectasia after LASIK but not after PRK in one patient. J Refract Surg, 2006; 22: KYMIONIS GD, TSIKLIS N, KARP CL et al. Unilateral corneal ectasia after laser in situ keratomileusis in a patient with uncomplicated photorefractive keratectomy in the fellow eye. J Cataract Refract Surg, 2007; 33: NIELSEN K, HJORTDAL J, AAGAARD NOHR E et al. Incidence and prevalence of keratoconus in Denmark. Acta Ophthalmol Scand, 2007; 85: ASSIRI AA, YOUSUF BI, QUANTOCK AJ et al. Incidence and severity of keratoconus in Asir province, Saudi Arabia. Br J Ophthalmol, 2005 ; 89 : GEORGIOU T, FUNNELL CL, CASSELS-BROWN A et al. Influence of ethnic origin on the incidence of keratoconus and associated atopic disease in Asians and white patients. Eye, 2005; 19: LECCISOTTI A. Corneal ectasia after photorefractive keratectomy. Graefes Arch Clin Exp Ophthalmol, 2007; 245: BRICOLA G, SCOTTO R, METE M et al. A 14-year follow-up of photorefractive keratectomy. J Refract Surg, 2009; 25: DAWSON DG, RANDLEMAN JB, GROSSNIKLAUS HE et al. Corneal ectasia after excimer laser keratorefractive surgery : histopathology, ultrastructure, and pathophysiology. Ophthalmology, 2008; 115: DAWSON DG, GROSSNIKLAUS HE, MCCAREY BE et al. Biomechanical and wound healing characteristics of corneas after excimer laser keratorefractive surgery : is there a difference between advanced surface ablation and sub- Bowman s keratomileusis? J Refract Surg, 2008 ; 24 : S Service d Ophtalmologie, Groupe Hospitalier Pellegrin, BORDEAUX. 2 Service d Ophtalmologie, Fondation A. de Rothschild, PARIS. 3 Clinique de la Vision, PARIS. J. Colin a déclaré être consultant pour Addition Technology. M. Assouline et D. Gatinel ont déclaré ne pas avoir de conflit d intérêt concernant les données publiées dans cet article.

Trop belle, la vie... sans lunettes ni lentilles!

Trop belle, la vie... sans lunettes ni lentilles! Trop belle, la vie... sans lunettes ni lentilles! Correction chirurgicale des défauts visuels 1 > 04 Une solution de confort à un problème pratique et concret > 04 A qui s adresse la chirurgie réfractive?

Plus en détail

ET LA CHIRURGIE RÉFRACTIVE? Dr Bijan Farpour novembre 2009

ET LA CHIRURGIE RÉFRACTIVE? Dr Bijan Farpour novembre 2009 ET LA CHIRURGIE RÉFRACTIVE? Dr Bijan Farpour novembre 2009 Chirurgie Réfractive Correction de: Myopie Hypermétropie Astigmatisme Historique J. Barraquer : le kératomleusis années 50 en Colombie Historique

Plus en détail

Information générale de la Société Française d'ophtalmologie

Information générale de la Société Française d'ophtalmologie 1 Information générale de la Société Française d'ophtalmologie La chirurgie réfractive a pour but de corriger les anomalies de vision optique, de façon à améliorer l acuité visuelle sans correction et

Plus en détail

Dr Bijan Farpour. 22 novembre 2007

Dr Bijan Farpour. 22 novembre 2007 Dr Bijan Farpour 22 novembre 2007 La chirurgie réfractive n est pas une panacée et des critères strictes doivent être rencontrés avant de proposer toute chirurgie. Plus le patient comprend Plus ses attentes

Plus en détail

Efficacité, Sécurité des Anneaux Intra-Cornéens (ICR) Ferrara pour Kératocône (KC).

Efficacité, Sécurité des Anneaux Intra-Cornéens (ICR) Ferrara pour Kératocône (KC). S. Leroux Les Jardins 1,2, F. Poisson,2 G. Leroux les Jardins, 3. 1-Cabinet Paris. 2-CHNO des Quinze Vingts, Paris, 3-Chef de clinique-assistant, Groupe hospitalier Cochin Hôtel Dieu, Paris. SFO 2012 PAS

Plus en détail

Chapitre 2 : Chirurgies réfractives

Chapitre 2 : Chirurgies réfractives Chapitre 2 : Chirurgies réfractives 1. Techniques d examen... 2 1.1 Aberrométrie (voir chapitre cornée)... 2 1.2. Topographie cornéenne (voir chapitre cornée)... 2 2. Chirurgies incisionnelles... 2 3.1.

Plus en détail

Qu'est ce que la cataracte? Quels sont les premiers symptômes?

Qu'est ce que la cataracte? Quels sont les premiers symptômes? Qu'est ce que la cataracte? La cataracte correspond à une baisse significative d acuité visuelle en rapport avec l'opacification du cristallin, lentille transparente située à l'intérieur de l'œil et permettant

Plus en détail

TROUBLES DE LA REFRACTION

TROUBLES DE LA REFRACTION TROUBLES DE LA REFRACTION DR DEGDEG LAZHAR Rappels Dioptre = surface séparant 2 milieux transparents d indices différents Œil = succession de dioptres sphériques Dioptre cornéen 40 D Dioptre cristallinien

Plus en détail

Coup d oeil sur la chirurgie réfractive

Coup d oeil sur la chirurgie réfractive Coup d oeil sur la chirurgie réfractive Dr Jean-Pierre Chartrand, MD Q et R La chirurgie réfractive au laser excimer pratiquée par les ophtalmologues est l une des deux procédures chirurgicales les plus

Plus en détail

Injection intra-vitréenne d AVASTIN (Bevacizumab)

Injection intra-vitréenne d AVASTIN (Bevacizumab) Injection intra-vitréenne d AVASTIN (Bevacizumab) Les injections intravitréennes de médicaments sont devenues une pratique courante pour traiter certaines affections de la rétine. C'est ainsi que l'on

Plus en détail

Lasik Xtra: Résultats cliniques. Dr Philippe Charvier Dr David Donate Thaëron Rozenn (optometriste) Lyon, France

Lasik Xtra: Résultats cliniques. Dr Philippe Charvier Dr David Donate Thaëron Rozenn (optometriste) Lyon, France Lasik Xtra: Résultats cliniques Dr Philippe Charvier Dr David Donate Thaëron Rozenn (optometriste) Lyon, France Introduction Lasik Xtra : Lasik combiné à un cross-linking cornéen accéléré Traitement de

Plus en détail

Le dépistage du kératocône dans sa forme infraclinique

Le dépistage du kératocône dans sa forme infraclinique 1 D. Gatinel, A. Saad Fondation Rothschild, Centre d Expertise et de Recherche en Optique Clinique (CEROC), Paris. gatinel@gmail.com Détection automatisée du kératocône fruste avec l Orbscan Le dépistage

Plus en détail

de la myopie forte Soustractive ou ablative?

de la myopie forte Soustractive ou ablative? 4 Correction chirurgicale de la myopie forte Soustractive ou ablative? Dr Michael Assouline* Introduction La myopie forte résulte principalement de l allongement axial du globe oculaire du fait de la déformation

Plus en détail

Comparaison des résultats visuels et réfractifs des traitements myopiques Zyoptix Asphérique versus Zyoptix Tissue Saving : une étude rétrospective

Comparaison des résultats visuels et réfractifs des traitements myopiques Zyoptix Asphérique versus Zyoptix Tissue Saving : une étude rétrospective Comparaison des résultats visuels et réfractifs des traitements myopiques Zyoptix Asphérique versus Zyoptix Tissue Saving : une étude rétrospective Pilly B. 1, MD, Farpour B. 1,2, MD, Von Gunten S. 2,

Plus en détail

entilles e contact Corrections visuelles possibles

entilles e contact Corrections visuelles possibles entilles e contact Corrections visuelles possibles Les lentilles de contact ouvrent les yeux d un public de plus en plus grand. Lunettes L invention des verres correcteurs fut un progrès culturel majeur

Plus en détail

LASER, SOURCE DE VUE. par Jean-Claude LEPORI

LASER, SOURCE DE VUE. par Jean-Claude LEPORI ALS Lumière, source de vie Séance exceptionnelle du 10 avril 2005 à l Hôtel de Ville de Nancy Laser, source de vue par Jean-Claude LEPORI LASER, SOURCE DE VUE par Jean-Claude LEPORI ALS (Nancy, 10 avril

Plus en détail

myopie! Libérez-vous enfin de votre Votre vision et l implant AcrySof Cachet

myopie! Libérez-vous enfin de votre Votre vision et l implant AcrySof Cachet Libérez-vous enfin de votre myopie! Votre vision et l implant AcrySof Cachet Informations sur l implant AcrySof Cachet et ses effets bénéfiques sur votre vue Faites le point sur votre vue Si vous cherchez

Plus en détail

OPTIQUE ET VISION. Activités d apprentissage

OPTIQUE ET VISION. Activités d apprentissage Nom : Groupe : OPTIQUE ET VISION Activités d apprentissage Octobre 2014 Table des matières Mise en situation... 3 Réchauffons-nous un peu!... 4 Démarches d investigation scientifique... 4 Laboratoire dirigé

Plus en détail

L'oeil myope L'oeil myope projette l'image nette en avant de la rétine et nécessite une correction.

L'oeil myope L'oeil myope projette l'image nette en avant de la rétine et nécessite une correction. brochure.indd 1 22/01/2010 15:13:04 brochure.indd 2 22/01/2010 15:13:27 brochure.indd 3 LA MYOPIE Si vous voyez trouble de loin et net de près, alors vous êtes probablement myope. Rétine QU EST CE QUE

Plus en détail

CENTRE DE CHIRURGIE DU SEGMENT ANTERIEUR (Greffe de Cornée, Cataracte, Myopie, Hypermétropie, Astigmatisme, Presbytie)

CENTRE DE CHIRURGIE DU SEGMENT ANTERIEUR (Greffe de Cornée, Cataracte, Myopie, Hypermétropie, Astigmatisme, Presbytie) CENTRE DE CHIRURGIE DU SEGMENT ANTERIEUR (Greffe de Cornée, Cataracte, Myopie, Hypermétropie, Astigmatisme, Presbytie) Doc. 7 Ancien Professeur des Universités 13 1 14110 3 NOTE D INFORMATION ET CONSENTEMENT

Plus en détail

287 TROUBLES DE LA RÉFRACTION. Ce qu il faut savoir

287 TROUBLES DE LA RÉFRACTION. Ce qu il faut savoir 287 TROUBLES DE LA RÉFRACTION troubles de la réfraction Ce qu il faut savoir 1. Savoir définir l acuité visuelle tant sur le plan optique que physiologique. Connaître les modalités et les conditions de

Plus en détail

Lasik or not Lasik? Arbre décisionnel de la chirurgie de la myopie présenté en partie à la Safir en mai 2014 (Paris)

Lasik or not Lasik? Arbre décisionnel de la chirurgie de la myopie présenté en partie à la Safir en mai 2014 (Paris) Lasik or not Lasik? Arbre décisionnel de la chirurgie de la myopie présenté en partie à la Safir en mai 2014 (Paris) Dr Michael Assouline* Introduction L évolution des pratiques de chirurgie réfractive

Plus en détail

Correction des astigmatismes réguliers cornéens par implants toriques Ce qu il faut savoir

Correction des astigmatismes réguliers cornéens par implants toriques Ce qu il faut savoir Correction des astigmatismes réguliers cornéens par implants toriques Ce qu il faut savoir Dr Pierre Levy * Introduction La chirurgie de l astigmatisme est connue depuis fort longtemps, la première technique

Plus en détail

11) L évaluation des politiques publiques

11) L évaluation des politiques publiques 1 FIPECO, le 14.04.2016 Les fiches de l encyclopédie V) Les dépenses publiques 11) L évaluation des politiques publiques Les objectifs, les techniques et les conditions institutionnelles de réalisation

Plus en détail

Maladies de l œil et syndrome de Down: Une mise à jour

Maladies de l œil et syndrome de Down: Une mise à jour Maladies de l œil et syndrome de Down: Une mise à jour Dr David Tabibian, Prof. Farhad Hafezi Service d Ophtalmologie, Département des Neuroscience Cliniques, Hôpitaux Universitaires de Genève Correspondence

Plus en détail

La cataracte est l opacification de tout ou par

La cataracte est l opacification de tout ou par cataracte 58 - CATARACTE Ce qu il faut savoir 1. Connaître les signes d appel d une cataracte 2. Connaître les étiologies et pouvoir orienter le bilan clinique et paraclinique. 3. Pouvoir expliquer au

Plus en détail

Vitiligo et psoriasis

Vitiligo et psoriasis Vitiligo et psoriasis Le vitiligo et le psoriasis sont deux maladies relativement fréquentes et partageant de nombreux points communs. Elles ont toutes deux longtemps été considérées à tord comme des pathologies

Plus en détail

L USAGE DE LA CALCULATRICE N EST PAS AUTORISE

L USAGE DE LA CALCULATRICE N EST PAS AUTORISE NOM : CORRECTION 1 / 5 PRENOM :.. 1 ère ES Devoir d enseignement scientifique Vendredi 28 septembre 2012 Durée : 1h30 L USAGE DE LA CALCULATRICE N EST PAS AUTORISE Dans ce devoir, il est fortement conseillé

Plus en détail

LA CHIRURGIE DE LA PRESBYTIE ; QU EN EST-IL EN 2009? Alors que la chirurgie réfractive dans le but de corriger une anomalie de la réfraction (myopie,

LA CHIRURGIE DE LA PRESBYTIE ; QU EN EST-IL EN 2009? Alors que la chirurgie réfractive dans le but de corriger une anomalie de la réfraction (myopie, LA CHIRURGIE DE LA PRESBYTIE ; QU EN EST-IL EN 2009? F. Malecaze, Professeur des Universités en Ophtalmologie, Service d Ophtalmologie, Hôpital Purpan, Place du Dr Baylac, 31059 TOULOUSE Cedex, Tél : 05

Plus en détail

des similarités avec un kératocône suspect (KCS) représente le facteur de risque d ectasie iatrogène le plus important.

des similarités avec un kératocône suspect (KCS) représente le facteur de risque d ectasie iatrogène le plus important. La détection du kératocône fruste Analyse automatisée des cartes topographiques et pachymétriques Dr Alain Saad*, Dr Damien Gatinel* Introduction L ectasie cornéenne est une complication rare mais sérieuse

Plus en détail

Orthokératologie. Correction de la myopie pendant le sommeil

Orthokératologie. Correction de la myopie pendant le sommeil Orthokératologie Correction de la myopie pendant le sommeil L orthokératologie est l élimination ou la réduction temporaire de la myopie par adaptation d une lentille rigide de forme spéciale. Cette méthode

Plus en détail

Traitement des Amblyopies Strabiques et Nystagmiques

Traitement des Amblyopies Strabiques et Nystagmiques Pas d intérêt financier La Chirurgie Réfractive R dans le Traitement des Amblyopies Strabiques et Nystagmiques Dr L. LESUEUR**, Dr S Moalic*, Pr JL Arné*, B Gambino-Gagean Gagean*, C Duval** Hyères** -

Plus en détail

Surveillance des résultats des opérations de la cataracte en Inde H. Limburg, 1 A. Foster, 2 K. Vaidyanathan 3 et G. V. S.

Surveillance des résultats des opérations de la cataracte en Inde H. Limburg, 1 A. Foster, 2 K. Vaidyanathan 3 et G. V. S. Surveillance des résultats des opérations de la cataracte en Inde H. Limburg, 1 A. Foster, 2 K. Vaidyanathan 3 et G. V. S. Murthy 4 Deux méthodes simples de mesure des résultats des opérations de la cataracte

Plus en détail

La chirurgie esthétique du nez Ou comment garder le caractère en effaçant la caricature!

La chirurgie esthétique du nez Ou comment garder le caractère en effaçant la caricature! La chirurgie esthétique du nez Ou comment garder le caractère en effaçant la caricature! Dr Frédéric BRACCINI 25 avenue Jean Médecin 06000 Nice www.braccini.net «Opération reine», la rhinoplastie est sans

Plus en détail

Quand une diplopie s installe en post-opératoire. Christine Costet Nice

Quand une diplopie s installe en post-opératoire. Christine Costet Nice Quand une diplopie s installe en post-opératoire Christine Costet Nice Quand une diplopie s installe en post-opératoire En pratique Les cas évidents post op immédiats Mécaniques? Tous les cas plus «sournois»

Plus en détail

Exercice n 9 : Ne pas confondre observer et expérimenter

Exercice n 9 : Ne pas confondre observer et expérimenter Le pronostic des cancers du sein dépend de divers facteurs, dont la taille du cancer. En France, au cours d une étude, il a été observé un taux de survie plus important chez les femmes ayant un cancer

Plus en détail

Retina - September 2014 - Volume 34 - Issue 9 - Par Ianis Marcireau Service d ophtalmologie Professeur E.Souied Université Paris Est

Retina - September 2014 - Volume 34 - Issue 9 - Par Ianis Marcireau Service d ophtalmologie Professeur E.Souied Université Paris Est Retina - September 2014 - Volume 34 - Issue 9 - Par Ianis Marcireau Service d ophtalmologie Professeur E.Souied Introduction 2 complications dans l OVCR : OM Ischémique : HIV, GNV Pour définir le risque

Plus en détail

Formulaire de consentement du patient

Formulaire de consentement du patient Formulaire de consentement du patient Échange du cristallin (avec insertion de lentilles intraoculaires) Bienfaits escomptés Dans la grande majorité des cas, l échange du cristallin (EC) rend une personne

Plus en détail

L opération du kératocône. Technique du cross linking pour traiter la cornée

L opération du kératocône. Technique du cross linking pour traiter la cornée L opération du kératocône Technique du cross linking pour traiter la cornée Introduction Quel objectif? Cette brochure vous donne toutes les informations utiles concernant l opération du kératocône par

Plus en détail

Le glaucome du myope. O. Ouhadj. C.H.U. Béni-Messous Alger

Le glaucome du myope. O. Ouhadj. C.H.U. Béni-Messous Alger Le glaucome du myope O. Ouhadj C.H.U. Béni-Messous Alger Introduction Rapports complexes entre myopie et glaucome Myopie faible et moyenne : pas de pb Myopie forte : 6 8 dioptries LA 26 mm Myopie forte

Plus en détail

Explications sur les équipements Laser Vision Future Lyon

Explications sur les équipements Laser Vision Future Lyon Pour y voir plus clair? C est taupe! Explications sur les équipements Laser Vision Future Lyon Les différents examens Evaluation des défauts optiques Mesure de la tension oculaire Topographie et pachymétrie

Plus en détail

Nature de la demande

Nature de la demande COMMISSION NATIONALE D EVALUATION DES DISPOSITIFS MEDICAUX ET DES TECHNOLOGIES DE SANTE AVIS DE LA COMMISSION 25 septembre 2012 Nom : Modèles et références: Demandeur : Fabricant : Données disponibles

Plus en détail

sa solution corrections chaque défaut visuel Pour des yeux en pleine forme, disposez chez votre opticien des autres Guides du bien voir.

sa solution corrections chaque défaut visuel Pour des yeux en pleine forme, disposez chez votre opticien des autres Guides du bien voir. Pour des yeux en pleine forme, disposez chez votre opticien des autres Guides du bien voir. corrections - 03 69 22 67 00-34581 - Crédits Photos : Shutterstock.com Le Guide du bien voir à sa solution chaque

Plus en détail

Résumé. Introduction. Anatomie et physiologie de l'oeil

Résumé. Introduction. Anatomie et physiologie de l'oeil Rapport CÉTS 97-5 RF LA KÉRATECTOMIE PHOTORÉFRACTIVE PAR LASER EXCIMER: CORRECTION DE LA MYOPIE ET DE L'ASTIGMATISME Montréal: CÉTS, 1997. x-55 p. (ISBN 2-550-31546-4) Résumé Introduction La kératectomie

Plus en détail

UN AGENT DE CONTRASTE CELLULAIRE POUR LA RMN DOTE D UN ÉNORME POTENTIEL CLINIQUE

UN AGENT DE CONTRASTE CELLULAIRE POUR LA RMN DOTE D UN ÉNORME POTENTIEL CLINIQUE UN AGENT DE CONTRASTE CELLULAIRE POUR LA RMN DOTE D UN ÉNORME POTENTIEL CLINIQUE (Traduit et adapté d après Barentsz J. 2005. Intra Venous cellular MR contrast agent with an enormous clinical potential.

Plus en détail

Étude des coûts de l administration et de la gestion à l OMS : recommandations préliminaires

Étude des coûts de l administration et de la gestion à l OMS : recommandations préliminaires A COMITÉ DU PROGRAMME, DU BUDGET ET DE L ADMINISTRATION DU CONSEIL EXÉCUTIF Dix-septième réunion Point 3.1 de l ordre du jour provisoire EBPBAC17/INF./2 17 janvier 2013 Étude des coûts de l administration

Plus en détail

Comparaison entre le Lasik au laser femtoseconde et le Lasik au microkératome mécanique : prédictibilité des découpes, biomécanique cornéenne et

Comparaison entre le Lasik au laser femtoseconde et le Lasik au microkératome mécanique : prédictibilité des découpes, biomécanique cornéenne et Journal français d ophtalmologie (2012) 35, 2 8 ARTICLE ORIGINAL Comparaison entre le Lasik au laser femtoseconde et le Lasik au microkératome mécanique : prédictibilité des découpes, biomécanique cornéenne

Plus en détail

tem 127 (iitem 60) : Dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) Collège des Ophtalmologistes Universitaires de France (COUF)

tem 127 (iitem 60) : Dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) Collège des Ophtalmologistes Universitaires de France (COUF) tem 127 (iitem 60) : Dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) Collège des Ophtalmologistes Universitaires de France (COUF) 2013 1 Table des matières Introduction... 3 1. Prévalence... 3 2. Facteurs

Plus en détail

Feuille de route. Proposition de traitement de la demande. Collège d orientation et d information : 11 juin 2015

Feuille de route. Proposition de traitement de la demande. Collège d orientation et d information : 11 juin 2015 Feuille de route Proposition de traitement de la demande La feuille de route vise à proposer au Collège une orientation méthodologique pour répondre à une demande d évaluation inscrite au programme de

Plus en détail

"BANDELETTES" POSÉES PAR VOIE VAGINALE. Rapport d enquête. Décembre 2005

BANDELETTES POSÉES PAR VOIE VAGINALE. Rapport d enquête. Décembre 2005 "BANDELETTES" POSÉES PAR VOIE VAGINALE Rapport d enquête Décembre 2005 Afssaps, décembre 2005 SOMMAIRE CONTEXTE OBJECTIF DE L ENQUÊTE 4 MÉTHODOLOGIE 5 Information des établissements 5 Recueil de données

Plus en détail

Le sens du détail. Veillez à la santé de vos yeux dans un monde numérique

Le sens du détail. Veillez à la santé de vos yeux dans un monde numérique Le sens du détail Veillez à la santé de vos yeux dans un monde numérique Le sens du détail Vie numérique Longue vie à l ère numérique! Grâce à des appareils tels que smartphones, tablettes, ordinateurs

Plus en détail

Extrait des Mises à jour en Gynécologie Médicale

Extrait des Mises à jour en Gynécologie Médicale COLLÈGE NATIONAL DES GYNÉCOLOGUES ET OBSTÉTRICIENS FRANÇAIS Président : Professeur J. Lansac Extrait des Mises à jour en Gynécologie Médicale Volume 2006 publié le 29.11.2006 TRENTIÈMES JOURNÉES NATIONALES

Plus en détail

Quatrième principe Recul généreux des métatarsiens. 366 Reconstruction de l avant-pied

Quatrième principe Recul généreux des métatarsiens. 366 Reconstruction de l avant-pied 366 Reconstruction de l avant-pied Fig. 45c2. Principe III. Obtenir une longueur relative correcte des différents métatarsiens (parabole métatarsienne). b) Sur l incidence de trois quart. 1. Incidence

Plus en détail

Document de travail - Méthode de calcul des primes de la SADC et niveau cible de financement

Document de travail - Méthode de calcul des primes de la SADC et niveau cible de financement 6. Analyse La tarification, le financement et le caractère procyclique des régimes d assurance-dépôts sont étroitement liés. De fait, lorsque les primes sont relativement basses, elles ne permettent pas

Plus en détail

Chirurgie réfractive : techniques et fiabilité

Chirurgie réfractive : techniques et fiabilité OPHTALMOLOGIE Chirurgie réfractive : techniques et fiabilité Refractive surgery : techniques and reliability A. Zanen Service d Ophtalmologie, Hôpital Erasme, U.L.B. RESUME La chirurgie réfractive modifie

Plus en détail

LE DON DU VIVANT. aujourd hui? Quelle situation. Quelles économies de santé possibles? Greffe rénale à partir d un donneur vivant

LE DON DU VIVANT. aujourd hui? Quelle situation. Quelles économies de santé possibles? Greffe rénale à partir d un donneur vivant LE DON DU VIVANT Greffe rénale à partir d un donneur vivant Quelle situation aujourd hui? Quelles économies de santé possibles? DONNER UN REIN DE SON VIVANT PEUT CONCERNER CHACUN le don du vivant /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Plus en détail

007537/EU XXIII.GP Eingelangt am 14/02/07

007537/EU XXIII.GP Eingelangt am 14/02/07 007537/EU XXIII.GP Eingelangt am 14/02/07 COMMISSION DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES Bruxelles, le 14.2.2007 SEC(2007) 113 DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION Document accompagnant la proposition

Plus en détail

Avis de la HAS du 26 octobre 2011

Avis de la HAS du 26 octobre 2011 Avis de la HAS du 26 octobre 2011 Avis suite à l évaluation de la mise en place des valves aortiques posées par voie transcutanée à l issue de la période d encadrement spécifique prévue à l article L.

Plus en détail

Bac blanc n o 1 1ES1 2016 «Représentation visuelle» Exercice 2 L œil de Mélanie

Bac blanc n o 1 1ES1 2016 «Représentation visuelle» Exercice 2 L œil de Mélanie Bac blanc n o 1 1ES1 2016 «Représentation visuelle» Exercice 2 œil de Mélanie Vous êtes infirmier(e) scolaire et vous recevez les parents de Mélanie, 5 ans, élève de grande section de maternelle. es parents

Plus en détail

Le bilan ophtalmologique préopératoire

Le bilan ophtalmologique préopératoire Le bilan ophtalmologique préopératoire Le bilan ophtalmologique préopératoire comprend plusieurs examens spécialisés effectués au cabinet médical. Préalablement à toute décision chirurgicale, votre chirurgien

Plus en détail

Peut-on implanter une lentille intraoculaire multifocale après photoablation cornéenne?

Peut-on implanter une lentille intraoculaire multifocale après photoablation cornéenne? 1 D. GATINEL Fondation Ophtalmologique A. de Rothschild, CEROC, PARIS. gatinel@aol.com Peut-on implanter une lentille intraoculaire multifocale après photoablation cornéenne? L implantation d une lentille

Plus en détail

TRAITEMENT DES TROUBLES VISUELS

TRAITEMENT DES TROUBLES VISUELS TRAITEMENT DES TROUBLES VISUELS w w w. c l v r. f r LE CENTRE LASER VISION ROOSEVELT - CLVR - À LA POINTE DE LA TECHNOLOGIE Le CLVR est un centre de soins exclusivement dédié à la pratique de la chirurgie

Plus en détail

Les techniques chirurgicales dites multifocales sont destinées

Les techniques chirurgicales dites multifocales sont destinées 1 D. GATINEL Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild, PARIS. CEROC (Centre d Expertise et de Recherches en Optique Clinique). gatinel@gmail.com Correction de la presbytie : la multifocalité personnalisée

Plus en détail

PREMATURITE ET PROBLEMES OCULAIRES

PREMATURITE ET PROBLEMES OCULAIRES PREMATURITE ET PROBLEMES OCULAIRES Dr C.MALRIEU-ELIAOU ELIAOU C.H.U. DE MONTPELLIER FORMATION BEZIERS AVRIL 2006 L ŒIL DU PREMATURE Inspection: gros yeux /face avec des orbites petites et aplaties. Cornée

Plus en détail

Projet de réforme du Code de l entrée, du séjour des étrangers et du droit d asile Version du 18 décembre 2005

Projet de réforme du Code de l entrée, du séjour des étrangers et du droit d asile Version du 18 décembre 2005 O BSERVATOIRE DU DROIT A LA SANTE DES ETRANGERS C/o Sida Info Service, 190 Bd de Charonne, 75020 PARIS http ://www.odse.eu.org et e-mail : odse@lalune.org Projet de réforme du Code de l entrée, du séjour

Plus en détail

I Les rencontres PRISME

I Les rencontres PRISME I Les rencontres PRISME Paris 27 mars 2010 Le programme PRISME est dédié à la formation médicale des rhumatologues libéraux et hospitaliers et à la prise en charge des Rhumatismes Inflammatoires Chroniques

Plus en détail

Pour plus d informations, visitez www.visianinfo.eu

Pour plus d informations, visitez www.visianinfo.eu Pour plus d informations, visitez www.visianinfo.eu Siège de STAAR Surgical 1911 Walker Ave. Monrovia, CA 91016 (800) 352-7842 Bureau international STAAR Surgical Hauptstrasse 104 CH 2560 Nidau/Switzerland

Plus en détail

Orthodontie et enfants malades

Orthodontie et enfants malades Orthodontie et enfants malades Atelier Presse du jeudi 25 septembre 2008 Avec la participation des docteurs Brigitte Vi-Fane et Jean-Baptiste Kerbrat Contact presse : BV CONSEiL Santé Alexandra Dufrien

Plus en détail

Les yeux tournés vers le futur! 5 bis, rue du dôme 75116 Paris Site : www.clvh.com Email : clvh@clvh.com

Les yeux tournés vers le futur! 5 bis, rue du dôme 75116 Paris Site : www.clvh.com Email : clvh@clvh.com Les yeux tournés vers le futur! 3 3 5 bis, rue du dôme 75116 Paris Site : www.clvh.com Email : clvh@clvh.com La chirurgie réfractive (correction laser des troubles visuels) a totalement révolutionné la

Plus en détail

Audit de la sécurité ministérielle. Rapport d audit

Audit de la sécurité ministérielle. Rapport d audit Rapport d audit Mars 2015 TABLE DES MATIÈRES Sommaire... 3 Points examinés... 3 Importance de l audit... 3 Constatations... 3 Contexte... 4 Objectif... 5 Portée... 5 Méthodologie... 5 Énoncé d assurance...

Plus en détail

Vaccination contre le HPV Questions et réponses pour les adolescents

Vaccination contre le HPV Questions et réponses pour les adolescents Département fédéral de l'intérieur DFI Office fédéral de la santé publique OFSP Unité de direction Santé publique État au 02.07.2012 Vaccination contre le HPV Questions et réponses pour les adolescents

Plus en détail

La dégénerescence maculaire liée à l âge

La dégénerescence maculaire liée à l âge dégénérescence maculaire liée à l âge (DMLA) 60 - DÉGÉNÉRESCENCE MACULAIRE LIÉE À L ÂGE (DMLA) 1. Connaître l épidémiologie de la DMLA. Ce qu il faut savoir 2. Connaître les principales formes cliniques

Plus en détail

CORRECTION BACCALAURÉAT GÉNÉRAL SESSION 2007 ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE SÉRIE L

CORRECTION BACCALAURÉAT GÉNÉRAL SESSION 2007 ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE SÉRIE L CORRECTION BACCALAURÉAT GÉNÉRAL SESSION 2007 ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE SÉRIE L 1 REPRÉSENTATION VISUELLE DU MONDE (20 POINTS) LES INCROYABLES AVANCÉES DE L OPHTALMOLOGIE. Il y a cinquante ans, personne

Plus en détail

Article paru dans le «Journal du Réseau Cancer de l ULB» 2006

Article paru dans le «Journal du Réseau Cancer de l ULB» 2006 Article paru dans le «Journal du Réseau Cancer de l ULB» 2006 POUR UNE APPROCHE PLUS PHYSIO-PATHOLOGIQUE DES CANCERS THYROIDIENS ET DE LEURS TRAITEMENTS PAR IODE-131! Prof Pierre BOURGEOIS Chef de Clinique

Plus en détail

REGROUPEMENT DES RETRAITÉS RIO TINTO ALCAN, RCRA MEMBRES DU RÉGIME DE PENSION RPRTA

REGROUPEMENT DES RETRAITÉS RIO TINTO ALCAN, RCRA MEMBRES DU RÉGIME DE PENSION RPRTA REGROUPEMENT DES RETRAITÉS RIO TINTO ALCAN, RCRA MEMBRES DU RÉGIME DE PENSION RPRTA CFP 005M C.P. Rapport D Amours MÉMOIRE SUR LE RAPPORT 9 juillet 2013 1. Résumé exécutif Regroupement des Retraités de

Plus en détail

LA RÉFRACTION OBJECTIFS

LA RÉFRACTION OBJECTIFS CHU Dr Benbadis Constantine le 12/04/2011 Service d Ophtalmologie/Module d ophtalmologie. Dr Z.Berkani-Kitouni :Maître de conférences, Chef de Service. LA RÉFRACTION OBJECTIFS : 1- Savoir définir l œil

Plus en détail

Le Laser Blended Vision

Le Laser Blended Vision Zoom sur La chirurgie de la presbytie avec le logiciel Laser Blended Vision (LBV) Principe, mode d emploi et résultats n Dans la pratique de la chirurgie réfractive, le traitement de la presbytie représente

Plus en détail

Chirurgie de la presbytie

Chirurgie de la presbytie Chirurgie de la presbytie IntraCor utilise le laser femtoseconde L IntraCor est une méthode innovante, efficace et peu invasive, de compensation chirurgicale de la presbytie chez les emmétropes. Cette

Plus en détail

ANNEXE 2 : Les anomalies de la cornée et les chirurgies correctives associées

ANNEXE 2 : Les anomalies de la cornée et les chirurgies correctives associées ANNEXE 2 : Les anomalies de la cornée et les chirurgies Il existe de nombreuses anomalies de la cornée plus ou moins importantes qui entraînent soit une modification de la vision, soit la perte de la vue

Plus en détail

Dépistage du cancer du sein. Pr N Tubiana Mathieu

Dépistage du cancer du sein. Pr N Tubiana Mathieu Dépistage du cancer du sein Pr N Tubiana Mathieu Cancer du sein en France incidence mortalité Cancer du sein en France L incidence a augmenté La durée de vie après cancer a augmenté Pourquoi? Impact du

Plus en détail

Réponse de Poweo Direct Energie au Questionnaire n 3 de la concertation Mécanisme de Capacité

Réponse de Poweo Direct Energie au Questionnaire n 3 de la concertation Mécanisme de Capacité Paris, le 8 mars 2013 Réponse de Poweo Direct Energie au Questionnaire n 3 de la concertation Mécanisme de Capacité Compte-tenu des délais extrêmement courts imposés à cette concertation, nous nous réservons

Plus en détail

VERS UN ENCADREMENT DE L EXERCICE DE LA CHIRURGIE ESTHETIQUE

VERS UN ENCADREMENT DE L EXERCICE DE LA CHIRURGIE ESTHETIQUE COMMENTAIRE DES ARTICLES 52 à 56 DE LA LOI N 2002-303 DU 4 MARS 2002 VERS UN ENCADREMENT DE L EXERCICE DE LA CHIRURGIE ESTHETIQUE Annoncée en décembre 1996, la réforme de la réglementation relative à l

Plus en détail

TP oeil et lunette astronomique

TP oeil et lunette astronomique TP oeil et lunette astronomique 1 Description de l oeil L oeil est l organe de la vision ; il peut observer directement des objets ou bien examiner les images données par des systèmes optiques ; son rôle

Plus en détail

1 La Grippe en questions

1 La Grippe en questions 1 La Grippe en questions Qu est ce que la grippe? Que sont les virus grippaux? La grippe est une infection virale respiratoire aiguë contagieuse. Les virus grippaux se répartissent entre différents types

Plus en détail

J. Maladie du sein. Sommaire 01 J 02 J 03 J 04 J 05 J 06 J 07 J 08 J 09 J 10 J 11 J 12 J 13 J 14 J 15 J 16 J 17 J 18 J 19 J

J. Maladie du sein. Sommaire 01 J 02 J 03 J 04 J 05 J 06 J 07 J 08 J 09 J 10 J 11 J 12 J 13 J 14 J 15 J 16 J 17 J 18 J 19 J J. Maladie du sein Sommaire 1 J 2 J 3 J 4 J 5 J 6 J 7 J 8 J 9 J 1 J 11 J 12 J 13 J 14 J 15 J 16 J 17 J 18 J 19 J Dépistage : femmes de moins de 4 ans sans risque génétique... 1 Dépistage : femmes de 4-49

Plus en détail

Hernie pariétale chez l enfant et l adulte

Hernie pariétale chez l enfant et l adulte Hernie pariétale chez l enfant et l adulte I. Anatomie - Définitions II. Diagnostic d une hernie de l aine III. Argumenter l attitude thérapeutique OBJECTIFS PEDAGOGIQUES Diagnostiquer une hernie inguinale

Plus en détail

La chirurgie du cristallin est le plus souvent réalisée

La chirurgie du cristallin est le plus souvent réalisée Visya www.cliniquevision.com 171 D. PIETRINI Clinique de la Vision, Paris. docteurpietrini@gmail.com La chirurgie du cristallin est le plus souvent réalisée manuellement dans tous ses temps. C est une

Plus en détail

Enquête Mercer Risque dépendance Résultats 2015

Enquête Mercer Risque dépendance Résultats 2015 Enquête Mercer Risque dépendance Résultats 2015 Février 2015 Paris - La Défense Sommaire Contacts Mercer Eléments de contexte Méthodologie Profil des entreprises participantes à l enquête Synthèse des

Plus en détail

K3 - Facteurs socio-économiques associés à la consommation d alcool en France : une étude des différents modes de consommations

K3 - Facteurs socio-économiques associés à la consommation d alcool en France : une étude des différents modes de consommations Congrès national des Observatoires régionaux de la santé 2008 - Les inégalités de santé Marseille, 16-17 octobre 2008 K3 - Facteurs socio-économiques associés à la consommation d alcool en France : une

Plus en détail

Polyarthrite Rhumatoïde. & Rémission. qualité de vie

Polyarthrite Rhumatoïde. & Rémission. qualité de vie Polyarthrite Rhumatoïde & Rémission qualité de vie Rémission : Contrôle des symptômes Contrôle de la douleur et de l inflammation articulaire Rémission stable dans le temps Préservation des articulations

Plus en détail

Le comité d audit. Présentation du rapport du groupe de travail. Anne Gillet Direction des affaires comptables

Le comité d audit. Présentation du rapport du groupe de travail. Anne Gillet Direction des affaires comptables Le comité d audit Présentation du rapport du groupe de travail Anne Gillet Direction des affaires comptables Sommaire 1. Contexte & missions du groupe de travail 2. Les principales caractéristiques du

Plus en détail

La surveillance des infections du site opératoire (ISO) :

La surveillance des infections du site opératoire (ISO) : La surveillance des infections du site opératoire (ISO) : un indicateur de la politique d hygiène des établissements de santé? Pourquoi les ISO? Complication fréquente Complication grave (surtout si ISO

Plus en détail

10.1. La prise en charge hospitalière des personnes âgées

10.1. La prise en charge hospitalière des personnes âgées 10.1. La prise en charge hospitalière des personnes âgées Une part de plus en plus importante de l activité hospitalière concerne la prise en charge des personnes âgées La patientèle âgée concentre une

Plus en détail

OUTILS DE DIAGNOSTIC EN CHIRURGIE RÉFRACTIVE UTILE POUR QUI? Dr B. Farpour 18 octobre 2007

OUTILS DE DIAGNOSTIC EN CHIRURGIE RÉFRACTIVE UTILE POUR QUI? Dr B. Farpour 18 octobre 2007 OUTILS DE DIAGNOSTIC EN CHIRURGIE RÉFRACTIVE UTILE POUR QUI? Dr B. Farpour 18 octobre 2007 Outils diagnostiques Outils diagnostiques La Topographie L Orbscan II L Orbscan II L Orbscan II Source :www.laser-vision-rothschild.com

Plus en détail

Dégénérescence maculaire liée à l âge : prise en charge thérapeutique par l ophtalmologiste

Dégénérescence maculaire liée à l âge : prise en charge thérapeutique par l ophtalmologiste SYNTHÈSE DE LA RECOMMANDATION DE BONNE PRATIQUE Dégénérescence maculaire liée à l âge : prise en charge thérapeutique par l ophtalmologiste Juin 2012 PRISE EN CHARGE THÉRAPEUTIQUE DE LA DMLA EXSUDATIVE

Plus en détail

Par opposition aux implants dits monofocaux, les implants multifocaux

Par opposition aux implants dits monofocaux, les implants multifocaux D O S S I E R Cataracte et multifocalité 13 D. GATINEL Service d Ophtalmologie, Fondation A. de Rothschild, et CEROC (Centre d Expertise et de Recherche en Optique Clinique), PARIS. Vision et implants

Plus en détail

CHIRURGIE DE LA PAROI ABDOMINALE

CHIRURGIE DE LA PAROI ABDOMINALE CHIRURGIE DE LA PAROI ABDOMINALE Définition et avant-propos Les disgrâces qui affectent la paroi abdominale sont particulièrement mal ressenties et mal vécues. L'apparition de la lipoaspiration a transformé

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juin 2012

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juin 2012 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 20 juin 2012 CINRYZE 500 unités, 2100 UI, poudre et solvant pour solution injectable Boîte de 2 flacons (code CIP : 218 563-0) Laboratoires VIROPHARMA SAS Inhibiteur

Plus en détail

12 PANORAMA. Figure 1 Simulation de la vision selon l astigmatisme.

12 PANORAMA. Figure 1 Simulation de la vision selon l astigmatisme. L astigmatisme est le plus souvent généré par la géométrie torique de la cornée, en particulier de sa face antérieure. Il est plus rarement d origine cristallinienne, par irrégularité de la forme ou de

Plus en détail

VÉRIFICATION DE L INTÉGRITÉ DE L INFORMATION DU SYSTÈME HERMÈS FINANCES RAPPORT. Juin 2011

VÉRIFICATION DE L INTÉGRITÉ DE L INFORMATION DU SYSTÈME HERMÈS FINANCES RAPPORT. Juin 2011 VÉRIFICATION DE L INTÉGRITÉ DE L INFORMATION DU SYSTÈME HERMÈS FINANCES RAPPORT Juin 2011 PRÉPARÉ PAR LA DIRECTION GÉNÉRALE DE LA VÉRIFICATION INTERNE (DGVI) Projet no : 2011-08 AGENCE DE DÉVELOPPEMENT

Plus en détail