Point mensuel de conjoncture

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1 28/09/2015 Point mensuel de conjoncture REPUBLIQUE DU SENEGAL Un Peuple - Un But Une Foi MINISTERE DE L ECONOMIE DES FINANCES ET DU PLAN DIRECTION GENERALE DE LA PLANIFICATION ET DES POLITIQUES ECONOMIQUES DIRECTION DE LA PREVISION ET DES ETUDES ECONOMIQUES Septembre 2015 Le point mensuel de conjoncture est publié au plus tard 30 jours après la fin du mois.

2 Page 1 CROISSANCE ECONOMIQUE MONDIALE: croissance mondiale plus lente que prévue en 2015 Au terme des trois premiers quarts temps de l année 2015, l économie mondiale peine toujours à décoller, au vu des dernières estimations de croissance du FMI. En effet, l Institution monétaire a ramené à 3,1% l expansion de la production mondiale en 2015, après l avoir initialement prévue à 3,5% puis à 3,3%. Cette sous-performance économique pourrait se poursuivre, à court terme. En effet, il existe encore d importants risques susceptibles de réduire encore plus la croissance globale, quand bien même certains facteurs favorables à un raffermissement de l activité, à moyen terme, existeraient. Ainsi, à l horizon de fin 2015, la progression de l économie mondiale pourrait ralentir davantage si l économie chinoise s affaiblit encore plus, entraînant dans son sillage le ralentissement de nombreuses économies émergentes, tributaires des marchés d exportations de la zone de l Asie-Pacifique. En Europe, la reprise balbutiante dans la zone euro, 1,5% au deuxième trimestre 2015, en glissement annuel, pourrait être compromise par la baisse de l activité du secteur industriel touché par la diminution de la demande d exportations vers la Chine, dans un contexte d intensification du problème des migrants. Point mensuel de conjoncture Néanmoins, l expansion globale devrait être bien soutenue par la consolidation de la croissance des économies anglosaxonnes, particulièrement les Etats-Unis et le Royaume-Uni. En effet, la croissance de 2,6% du PIB américain, au deuxième trimestre, pourrait encore augmenter, grâce surtout à une hausse des dépenses des consommateurs, induite par une augmentation des possibilités d emplois, un raffermissement des tendances des revenus et une forte amélioration de la situation financière des ménages. Le Royaume-Uni pourrait aussi continuer de consolider sa croissance de long terme grâce à une poursuite des entrées de capitaux et à une forte activité dans le secteur de la construction. Au deuxième trimestre, l expansion britannique est estimée à 2,5%. Au sein des pays émergents, la croissance devrait être bien portée par l amélioration de la demande américaine, la hausse du dollar et la baisse des cours du pétrole. Qui plus est, l inflation étant faible, les banques centrales de la plupart des grandes économies pourraient favoriser la croissance par des politiques de grande détente, telle la mise en œuvre des politiques d assouplissement quantitatif. MARCHE FINANCIER ET MONETAIRE: baisse de l euro face au dollar en septembre 2015 Dans ce contexte de croissance molle, les inquiétudes continuent de s'accumuler sur les marchés financiers internationaux dont les acteurs semblent désorientés par le comportement des responsables de la Réserve fédérale américaine, qui n'ont pas apporté les indications tant attendues sur la date du relèvement des taux de refinancement, même si les prévisions tablent sur un premier relèvement en décembre Pour rappel, depuis la crise de 2008, les principales banques centrales des pays du nord ont maintenu leur taux directeur à des niveaux très bas : 0,25% aux États-Unis, 0,05% en zone euro, 0,10% au Japon et 0,5% au Royaume-Uni. Sur le marché de change, l euro poursuit sa dépréciation par rapport aux principales monnaies occidentales. En septembre, la monnaie unique européenne s est dépréciée face au dollar, à la livre et au yen respectivement de 13%, 3% et 7% sur un an. Sur les neuf premiers mois de 2015, le rythme mensuel de dépréciation de l euro est estimé à 0,4%, 0,2% et 0,6% vis-à-vis de ces mêmes monnaies, toujours dans le même ordre. Entre le dollar et le yen, la monnaie américaine s est appréciée de 12%, en septembre 2015, sur un an, avec un rythme mensuel de 0,2%. Graphique 1: Evolution du cours de l euro par rapport au dollar US Source: Les Echos, DPEE INFLATION: un niveau d inflation faible en septembre 2015 S agissant de la variation du niveau général des prix à la consommation, elle est globalement négative en septembre en zone euro et semble remettre la pression sur la Banque centrale européenne, même si le risque d une tendance à la déflation n'est pas à l'ordre du jour. En effet, dans la zone euro, l'inflation a baissé de 0,08% en septembre, après avoir renoué avec la progression depuis avril, soit un mois après la mise en œuvre du programme de rachat de dette du secteur public de la BCE. Dans plusieurs pays de la zone, l inflation, en glissement annuel, a baissé ou est restée stable. En Allemagne et en France, la variation des prix a affiché respectivement 0,0% et 0,03% en septembre après 0,2% et 0,05% en août. Ailleurs, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, l inflation est également dans le rouge, avec des taux respectifs de -0,04% et -0,02%. Cette nouvelle baisse serait fortement liée au repli des prix du pétrole et des produits alimentaires. Dans les grands pays émergents, l inflation est estimée très forte en Russie (15,7%) et au Brésil (9,5%), et, dans une moindre mesure, en Inde (4,3%). En Chine, la variation des prix à la consommation est estimée à 1,6%.

3 Page 2 MARCHE DES MATIERES PREMIERES: recul de l indice global en septembre 2015 Sur le marché des matières premières, les cours poursuivent leur tendance baissière amorcée depuis le début du second semestre En septembre 2015, les cours ont globalement reculé de 1% et 16,6%, respectivement en rythme mensuel et en glissement annuel. Cette baisse est portée principalement par les prix des produits alimentaires, en baisse de 3,9% sur un mois et de 11,7% sur un an. S agissant des céréales, les cours ont baissé de 1,8%, en septembre 2015, en rythme mensuel. Toutefois, les évolutions sont différenciées entre les cours du blé de Chicago et du riz thaïlandais A1, qui ont reculé respectivement de 2,6% et 4,6%. Par contre, le prix du maïs a progressé de 1,9%, en raison de la baisse prévue de 3,6% de la production mondiale. Concernant les oléagineux, les cours ont reculé de 5,1%, en variation mensuelle, en liaison aux baisses respectives de 1,2%, 2% et 0,8% des huiles de soja, de palme et d arachide. Pour ce qui est du sucre, le cours s est raffermi de 6%, en variation mensuelle, du fait des conditions météorologiques défavorables au Brésil et en Thaïlande, premiers exportateurs mondiaux de sucre. En variation glissante sur un an, les cours des céréales, des oléagineux et du sucre ont baissé respectivement de 9,1%, 19,9% et 22,5%. S agissant des produits industriels, une augmentation des cours de 1,2% est enregistrée, en rythme mensuel, contre une baisse de 20,8%, en variation annuelle. Graphique 2: Evolution des cours des matières premières Tableau 1: Les cours des matières premières Source: INSEE, DPEE * : indice ; Autres : cours en $ Source: INSEE, DPEE Sur le marché du pétrole brent, en septembre 2015, le Graphique 3 :Evolution des cours du cours du pétrole brent cours a légèrement progressé de 0,5%, en variation mensuelle, en raison de la baisse de la production de pétrole, notamment celle des Etats-Unis. En effet, selon l AIE (Agence Internationale de l Energie) la production américaine de schiste a reculé de barils par jour, par rapport au mois d août. En glissement annuel, le baril de brent a perdu 51,5% de sa valeur en septembre Source: Lefigaro.fr, DPEE

4 Page 3 ACTIVITE ECONOMIQUE INTERNE: baisse de l IGA en septembre 2015 En rythme mensuel, l activité économique (hors agriculture et sylviculture) s est contractée de 2,9%, au mois de septembre Cette situation résulte des contreperformances des secteurs primaire, secondaire et tertiaire qui se sont respectivement repliés de 21,1%, 5,3% et 2,1% sur la période. Sur un an, un repli de 3,4% de l activité est, observé, en septembre 2015, en liaison avec le tertiaire (-4%), le secondaire (-9,7%) et le primaire (-7,6%). Par contre, l administration publique s est bien comportée, au mois de septembre 2015, avec une croissance de 6,3%, en glissement annuel. Tableau 2: Indice Général d Activité (IGA) SECTEUR PRIMAIRE (HORS AGRICULTURE) : recul de l activité en septembre 2015 En septembre 2015, l activité du secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) s est repliée de 21,1%, en variation mensuelle. Cette contraction traduit les contreperformances simultanées de l élevage (-14,2%) et de la pêche (-46,3%). Dans ce dernier sous-secteur, la baisse de l activité est, principalement, expliquée par les faibles résultats de la composante artisanale (-54,5%). Sur une base annuelle, le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) s est, également, replié de 7,6%, en septembre 2015, en liaison avec, aussi bien, l élevage (-7,3%) que la pêche (-8,8%). Tableau 3: Indice Général d Activité (IGA) dans le secteur primaire Graphique 4: Evolution de l activité dans le sous-secteur de la pêche Source: DPM, PAD, DPEE Graphique 5: Evolution de l activité dans le sous-secteur de l élevage Source: DPM, PAD, SOGAS, DPEE Source: SOGAS, DPEE SECTEUR SECONDAIRE: contraction de l activité en septembre 2015 L activité du secteur secondaire a enregistré une baisse mensuelle de 5,3%, en septembre Cette situation est principalement, attribuable aux faibles résultats notés dans la construction (-22,1%), la fabrication de matériaux de construction (- 8,1%), les «autres industries manufacturières» (-11,4%) et la métallurgie - fonderie. Par contre, les conserveries de viande et poissons (+39,8%), les industries chimiques (+51,8%), le travail de bois (+22,1%), la fabrication de cuir (+43,2%) et l activité des corps gras alimentaires (+110,2%) se sont bien comportés sur la période. Sur un an, l activité du secteur secondaire s est repliée de 9,7%, du fait, essentiellement, de la construction (-25,2%), de la production de sucre (-100%), en liaison avec l arrêt technique, des industries extractives (-27,2%) et de la fabrication de matériaux de construction (-18,9%). En revanche, les conserveries de viande et de poisson (+22,3%), les industries chimiques (+27,9%), l énergie (+3,1%) et le raffinage de pétrole (+7,4%) ont enregistré de bons résultats. Graphique 6: Evolution de l activité dans le secteur secondaire Tableau 4: Indice Général d Activité dans le secteur secondaire

5 Page 4 SECTEUR TERTIAIRE: baisse de l activité en septembre 2015 Dans le secteur tertiaire, l activité a baissé de 2,3%, en variation mensuelle, au mois de septembre 2015, du fait, principalement, des transports et télécommunications (-4,3%) et du commerce (-1,2%). Comparativement à la même période en 2014, un recul de 5,1% est, également, observé, en septembre 2015, essentiellement imputable au commerce (-10,8%), aux services financiers (- 4,0%) et aux services d'hébergement et de restauration (- 10,4%). Graphique 7: Evolution de l activité dans le secteur tertiaire Tableau 5: Indice Général d Activité dans le secteur tertiaire EMPLOI SALARIE DANS LE SECTEUR MODERNE: baisse des effectifs en septembre A fin septembre 2015, l emploi salarié dans le secteur moderne est ressorti en baisse de 0,8% par rapport au mois passé. Cette évolution est imputable à la diminution des effectifs dans le secteur secondaire (-3,2%), notamment au niveau des industries (-3,6%). Pour sa part, l emploi dans le secteur tertiaire a progressé de 1,9% sur la période sous revue, en liaison avec la hausse du nombre de salariés dans le commerce (+5,3%). Sur un an, l emploi salarié s est accru de 0,6% au mois de septembre 2015, du fait de la hausse des effectifs du tertiaire (+8,1%). Par contre, des pertes nettes d emplois sont enregistrées dans les industries (-5,4%) et les BTP (-8,4%). Tableau 6: Evolution de l emploi salarié dans le secteur moderne OPINION DES CHEFS D ENTREPRISES DANS LE SECONDAIRE ET LE TERTIAIRE En septembre 2015, les industriels interrogés sur les contraintes qui limitent leurs activités ont, pour la plupart, cité la baisse de la demande (20%) et la concurrence supposée déloyale (19%). Par ailleurs, la production et les carnets de commandes baisseraient, en rythme mensuel. S agissant des stocks de produits finis, les niveaux ont augmenté, en rythme mensuel, selon les enquêtés. En perspectives, les industriels estiment que les niveaux de production et de commandes se dégraderaient légèrement, au mois d octobre Concernant les bâtiments et travaux publics, les difficultés de recouvrement des créances (44%), la concurrence supposée déloyale (22%) ainsi que la fiscalité (22%) sont considérées, par les entrepreneurs, comme les principaux facteurs ayant affecté le sous-secteur durant le mois de septembre Toutefois, selon les chefs d entreprise, l activité et les commandes (publiques et privées) se sont bien orientées. En prévision, les chefs d entreprise de BTP anticipent, pour le mois d octobre 2015, une activité et des commandes (publiques et privées) en progression par rapport au mois précédent. S agissant des services, le non recouvrement des créances (31%), la concurrence supposée déloyale (20%), l accès difficile aux crédits (11%) et la fiscalité (11%) sont cités comme les principales contraintes qui ont entravé l activité du sous-secteur, au mois de septembre En outre, le chiffre d affaires augmenterait, en septembre 2015, sous les effets combinés d une augmentation des carnets de commandes et

6 Page 5 d une légère hausse des tarifs pratiqués. En anticipation, les tarifs et les carnets de commandes devraient baisser légèrement, en octobre Pour ce qui est de l activité commerciale, les difficultés de recouvrement des créances (21%), la concurrence supposée déloyale (18%) et la baisse de la demande (18%) ont été les principales contraintes au courant du mois de septembre Toutefois, le chiffre d affaires se serait amélioré malgré la baisse des commandes et le léger accroissement des stocks de produits finis. Pour le mois d octobre 2015, les commandes diminueraient, selon les commerçants. Tableau 7: Indice du climat des affaires* PRIX A LA CONSOMMATION: hausse du niveau général des prix en septembre En septembre 2015, les prix à la consommation ont cru de 1,4%, en rythme mensuel, tirés principalement par les renchérissements respectifs du poisson frais (+11,8%) et des légumes frais en fruits ou en racines (+12,2%). Sur un an, le niveau général des prix a augmenté de 0,8%, en septembre 2015, en liaison avec la hausse des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+3,5%). Pour sa part, l inflation sous-jacente (hors produits frais et énergétiques) est ressortie à 0,1%, en rythme mensuel, et à 0,3%, sur une base annuelle. En terme d origine, les prix des produits importés et locaux ont, respectivement, augmenté de 0,6% et 1,8%, en variation mensuelle, durant le mois de septembre Comparativement à la même période de 2014, les prix des produits importés ont reculé de 0,9% tandis que ceux des produits locaux se sont appréciés de 1,4%, en septembre Tableau8: Indice Harmonisé des Prix à la Consommation Source: ANSD TAUX DE CHANGE EFFECTIF REEL : perte de compétitivité¹ au mois de septembre Au courant du mois de septembre 2015, l économie sénégalaise a enregistré une perte de compétitivité-prix de 2,8% par rapport au mois précédent. Cette situation est imputable aux effets conjugués de l appréciation du franc CFA par rapport au panier de monnaies des partenaires commerciaux (+1,4%) et du différentiel d inflation défavorable (+1,4%). Vis-à-vis des pays partenaires membres de la zone euro, une perte de compétitivité de 1,4% est enregistrée en variation mensuelle, au courant du mois de septembre 2015, imputable au différentiel d inflation défavorable. Par rapport aux partenaires membres de l UEMOA, le différentiel d inflation défavorable s est, également, traduit par une perte de compétitivité évaluée à 1,9%. Par contre, en glissement annuel, des gains de compétitivité de l économie nationale évalués à 2,4% sont notés, au mois de septembre 2015, à la faveur de la dépréciation du franc CFA (- 1,0%) et du différentiel d inflation favorable (- 1,4%). Sur les neuf (9) premiers mois de 2015, la compétitivité-prix de l économie sénégalaise s est renforcée de 5,4% par rapport 1 Compétitivité-prix *Normalisé de moyenne 100 et d écart type 10 - Enquête mensuelle d opinion sur la conjoncture à la même période de 2014, en liaison avec la dépréciation du franc CFA (-3,1%) et le différentiel d inflation favorable (-2,3%). Tableau 9: Taux de change effectif réel (Base 100 = 2005)

7 Page 6 ECHANGES AVEC L EXTERIEUR: amélioration du déficit commercial en septembre 2015 Durant le mois de septembre 2015, les échanges commerciaux de biens du Sénégal se sont traduits par une atténuation de 18,8 milliards du déficit commercial qui s est établi à 119,1 milliards contre 146,7 milliards le mois précédent. Cette situation reflète le repli des importations (-40,6 milliards) légèrement atténué par celui des exportations de biens (-8,1 milliards), en variation mensuelle. Par conséquent, le taux de couverture des importations par les exportations s est amélioré de 2,4 points de pourcentage, passant, ainsi, de 33,8% à 36,2% entre août et septembre Les exportations de biens sont estimées à 83,4 milliards au mois de septembre 2015 contre 91,5 milliards le mois précédent, soit une baisse de 8,9% (-8,1 milliards). Cette situation est attribuable, essentiellement, au repli des ventes à l étranger d acide phosphorique (-7,6 milliards), de produits alimentaires (-2,8 milliards) et de ciment hydraulique (-2,4 milliards). En revanche, les exportations de produits pétroliers se sont inscrites en hausse de 4,4 milliards. Au titre des produits alimentaires, les ventes à l étranger de produits arachidiers et produits halieutiques ont enregistré, respectivement, des baisses de 1,3 milliard (-79,1%) et de 1,1 milliard (-6,9%). En glissement annuel, les exportations de biens ont affiché une baisse de 28% (-32,4 milliards) au mois de septembre Cette contreperformance est imputable, principalement, au repli des exportations de produits pétroliers (-28,4 milliards), d or brut (-7,6 milliards), de produits arachidiers (-4,1 milliards) et de ciment (-3,6 milliards). Cette tendance a été atténuée par le renforcement des ventes à l étranger d acide phosphorique (+5,6 milliards). En cumul sur les neuf (9) premiers mois de 2015, la valeur des exportations de biens s est améliorée de 85,9 milliards, s établissant, ainsi, à 1025,8 milliards contre 939,8 milliards à la même période de l année précédente. Ce renforcement est lié, en particulier, à la hausse des exportations de produits alimentaires (+63,4 milliards), d acide phosphorique (+29,6 milliards) et de ciment (+7,9 milliards). En revanche, les exportations de produits pétroliers, d or brut et d «engrais minéraux et chimiques» se sont, respectivement, repliées de 44,1% (-70,5 milliards), de 7,2% (-8,4 milliards) et de 51,3% (- 4,1 milliards) par rapport à la même période de l année précédente. S agissant des exportations du Sénégal vers l UE- MOA, elles sont estimées à 24,7 milliards au mois de septembre 2015 contre 24,9 milliards le mois précédent, soit une légère baisse de 0,6% (-0,2 milliard). Elles ont, ainsi, représenté 29,6% de la valeur totale des exportations de marchandises au titre du mois de septembre 2015 contre 27,2% un mois auparavant, soit une perte de 2,4 points de pourcentage. La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l Union, est passée de 53,6% à 53,3% sur la période, soit une perte de 0,3 point de pourcentage. Le ciment reste le principal produit exporté vers le Mali avec une part évaluée à 32,8% en septembre 2015 contre 50,9% le mois précédent. Concernant les importations de biens, elles sont passées de 270,7 milliards au mois d août 2015 à 230,1 milliards au mois de septembre 2015, soit une baisse de 15% (-40,6 milliards). Ce repli est en liaison, principalement, avec la diminution de la valeur des achats à l étranger de produits pétroliers (-42,6 milliards) et de «machines, appareils et moteurs» (-14,1 milliards). A l inverse, les achats à l étranger de produits alimentaires, de «véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles» se sont inscrits en hausse, respectivement, de 17,1 milliards et de 3,1 milliards. En glissement annuel, les importations de biens ont baissé de 31,3%, sous l effet, notamment, des produits pétroliers (-73,2 milliards), des produits alimentaires (-8,7 milliards), des «véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles» (-5,3 milliards) et des «machines, appareils et moteurs» (-1,2 milliard). Au titre des produits pétroliers, la baisse observée est liée, essentiellement, au repli des importations des huiles brutes de pétrole de 53,7 milliards (-99,9%). En cumul sur les neuf (9) premiers mois de 2015, les importations de biens sont évaluées à 2249,8 milliards contre 2159,1 milliards un an auparavant, soit une hausse de 4,2% (+90,7 milliards), imputable essentiellement aux achats de «machines, appareils et moteurs» (+107,7 milliards), de «véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles» (+10,9 milliards) et de produits pharmaceutiques (+2,1 milliards). Les importations de produits pétroliers se sont, pour leur part, repliées de 9,8%, en liaison avec la baisse des achats des autres produits pétroliers (- 76 milliards). En ce qui concerne les importations de biens en provenance des pays de l UEMOA, elles sont évaluées à 7,8 milliards au mois de septembre 2015 contre 8 milliards le mois précédent, soit une baisse de 0,2 milliard. Elles ont, ainsi, représenté 3,4% de la valeur totale des importations de biens au courant du mois de septembre 2015 contre 3% le mois précédent. La Côte d Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 82,7% en septembre 2015 contre 94% le mois précédent, soit une perte de 11,3 points de pourcentage. Les importations en provenance de la Côte d Ivoire ont principalement porté sur les «huiles et graisses animales et végétales» et les «bois et ouvrages», qui

8 Page 7 Tableau 10: Exportations en valeur (millions FCFA) Tableau 11: Importations en valeur (millions FCFA) Source: ANSD Source: ANSD FINANCES PUBLIQUES: progression modérée des ressources et exécution prudente des dépenses En cumul sur les neuf premiers mois de l année 2015, l exécution budgétaire s est traduite par un déficit estimé à 197,6 milliards, soit, en deçà du plafond chiffré à 255 milliards pour fin septembre Ce résultat reflète l augmentation modérée des ressources combinée à une exécution prudente des dépenses publiques. En effet, les ressources mobilisées sont évaluées globalement à 1389,6 milliards contre 1329,5 milliards un an auparavant, soit une hausse de 4,5%. Pour leur part, les dépenses totales et prêts nets, estimés à 1587,2 milliards, ont augmenté de 1,7% en glissement annuel. Les ressources mobilisées sont constituées de recettes budgétaires évaluées à 1223,8 milliards, de ressources Mittal pour 28,3 milliards, des dons estimés à 111,4 milliards ainsi que des ressources au titre du FSE évaluées à 26,2 milliards. S agissant des recettes budgétaires, elles ont enregistré une hausse de 78 milliards (+6,8%). Cet accroissement est porté par le recouvrement satisfaisant, d une part, des impôts directs, en l occurrence, l impôt sur le revenu (194,4 milliards) et l impôt sur les sociétés (140,7 milliards), en hausse respectivement de 14% et 11,8%, et d autre part, de la TVA intérieure hors pétrole qui s est confortée de 7,2% pour se situer à 172,6 milliards. Quant aux recouvrements au cordon douanier, évalués à 380,6 milliards, ils s inscrivent en amélioration de 1,1%. En revanche, les recouvrements au titre de la taxe sur les conventions d assurances et ceux portant sur la contribution spéciale des produits de mines et carrières se sont repliés pour des montants respectifs de 1 milliard. S agissant des dépenses totales et prêts nets, le léger accroissement observé est en liaison avec le repli des dépenses de fonctionnement atténué par la hausse des dépenses d investissement, de la masse salariale et des intérêts sur la dette. En effet, les dépenses de fonctionnement, évaluées à 480,7 milliards, se sont inscrites en baisse 8,7%, sous l effet des mesures de rationalisation des dépenses publiques. La masse salariale et les charges d intérêt sur la dette publique estimées respectivement à 402,3 milliards et 110 milliards ont, pour leur part, augmenté de 10,4% et 18,9%. Globalement, les dépenses courantes ressortent à 993 milliards, en une légère hausse de 1%. S agissant des dépenses en capital, elles sont évaluées globalement à 594,2 milliards, progressant de 4,2% à la faveur des investissements financés sur ressources internes. Ces derniers se sont raffermis de 46 milliards (+14,1%) pour s établir à 372,9 milliards. Quant aux dépenses en capital sur ressources extérieures, évaluées à 221,4 milliards, elles ont connu une baisse de 9% en liaison avec le niveau élevé des dons en capital exécutés en 2014 dans le cadre, notamment, du Millenium Challenge Account (MCA).

9 Page 8 Point mensuel de conjoncture MONNAIE ET CREDIT A fin juillet 2015, la situation des institutions monétaires comparée à celle de la fin du mois précédent, fait ressortir une diminution des avoirs extérieurs nets et un renforcement de l encours du crédit intérieur. En contrepartie, une expansion de la masse monétaire est notée sur la période sous revue. Les avoirs extérieurs nets des institutions monétaires se sont situés à 1091,4 milliards à fin juillet 2015, en diminution de 21,8 milliards par rapport à la fin du mois précédent. Cette situation est attribuable à la Banque centrale, dont les avoirs extérieurs nets ont baissé de 81 milliards pour s établir à 862,3 milliards. Quant aux avoirs extérieurs nets des banques primaires, ils se sont situés à 229,1 milliards à fin juillet 2015, en hausse de 59,2 milliards, en rythme mensuel. Comparativement à la même période de 2014, les avoirs extérieurs nets des institutions monétaires ont augmenté de 85,7 milliards ou 8,5%. A fin juillet 2015, l encours du crédit intérieur s est renforcé de 191,8 milliards, par rapport à fin juin 2015, pour s établir à 2868,1 milliards. Ce renforcement est imputable d une part, aux créances nettes du système bancaire à l Etat qui sont ressorties en hausse de 107,2 milliards, en rythme mensuel, pour se situer à 264,1 milliards, soit une progression de 83,8 milliards (+3,3%), en variation mensuelle. D autre part, les crédits au secteur privé sont évalués à 2603,2 milliards à fin juillet Cette situation est entièrement expliquée par les crédits ordinaires qui sont estimés à 2585,8 milliards, les crédits de campagne restant à leur niveau du mois précédent (17,5 milliards). En glissement annuel, l encours du crédit intérieur s est renforcé de 464,3 milliards ou 19,3%, à fin juillet Reflétant l évolution de ses contreparties, la masse monétaire a augmenté de 51,7 milliards, en variation mensuelle, pour se situer à 3639,5 milliards, à fin juillet Cette situation est perceptible à travers la circulation fiduciaire (+27 milliards) qui est évaluée à 759 milliards et les dépôts en banques (+24,8 milliards) qui sont ressortis à 2872,6 milliards. Sur un an, la liquidité globale de l économie est en expansion de 505,9 milliards ou 16,1%, à fin juillet Tableau 12: Situation monétaire intégrée (en milliards de FCFA) Source: BCEAO

10 Page 9 ANNEXES *: données provisoires *: données provisoires en août et septembre 2015 **: données provisoires depuis janvier 2015 T: trimestre *: données provisoires

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