brgm Note d'avancement sur l'inventaire Historique Régional (IHR) de la Guyane BRGM/RP FR,;!f, l/ vpécembre2007

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1 T Note d'avancement sur l'inventaire Historique Régional (IHR) de la Guyane BRGM/RP FR,;!f, l/ vpécembre2007 \ V 6éosciences pour une Terre durable brgm

2 tí^js^cu^ S3\i3K^^^' ' Note d'avancement sur l' Inventaire Historique Régional (IHR) de la Guyane BRGM/RP FR Décembre 2007 M. Parizot Nom : Date : Vérificateur : Signature : Approbateur : Nom : Ph. Weng Da\e:^/f^ az-^^o^, Signature : Le système de management de la qualité du BRGM est certifié AFAQ ISO 9001:2000. # Geosciences pour une Terre durable brgm

3 Mots clés : Inventaire, archives, site industriel, Guyane En bibliographie, ce rapport sera cité de la façon suivante : Note d'avancement sur l'inventaire Historique Régional (IHR) de la Guyane. M. Parizot. BRGM/RP FR. Décembre p. BRGM, 2007, ce document ne peut être reproduit en totalité ou en partie sans l'autorisation expresse du BRGM.

4 Synthèse Dans le cadre d'une convention de recherche et développement partagés, l'ademe sollicite le BRGM afin d'assurer les prestations techniques nécessaires à la réalisation de l'inventaire historique des anciens sites industriels et activités de service du département de la Guyane. Le 8 mars 2007, le comité de pilotage, comprenant l'ademe, le BRGM et la DRIRE de Guyane, s'est réuni pour assurer le cadrage et le lancement de l'étude. C'est à l'issue de cette réunion qu'a été rédigée la convention définissant les modalités du partenariat ADEME BRGM et fixant les obligations de chacun destiné à assurer le bon déroulement de l'étude. Conformément à l'article 2 de la convention entrée en vigueur le 2 juillet 2007 ce présent rapport est proposé dans un délai inférieur à 10 mois. II y est fait état d'un rappel sur les principes et finalités des IHR et de la méthodologie appropriée à leur réalisation. Enfin après la présentation du cahier des charges spécifique au département de la Guyane, l'état avancement de l'opération et les actions restant à mener y sont présentés. A ce jour, la première étape, correspondant à la présélection des cotes d'archives est finalisée. Les sources d'information qui serviront à l'élaboration des IHR sont contenues dans certaines séries des Archives Départementales et dans deux inventaires du patrimoine industriel menés par la Direction Régionale des Affaires Culturelles de la Guyane. On estime d'ores et déjà que 23 mètres linéaires d'archives sont à dépouiller aux Archives Départementales et que les inventaires de la DRAC permettront de renseigner une centaine de fiches. L'étape suivante, c'est-à-dire, le dépouillement des archives, est à débuter au cours du premier semestre 2008 afin de respecter les échéances fixées par la convention entre le BRGM et l'ademe. La fin du projet est planifiée pour le mois de décembre 2008.

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6 Sommaire 1. Principes et finalités des IHR 7 2. Méthodologie PRESELECTION DES COTES D'ARCHIVES DEPOUILLEMENT DES DOSSIERS D'ARCHIVES REGROUPEMENT DES FICHES MANUSCRITES LOCALISATION DES SITES SUR CARTE IGN A 1/ LA SAISIE DANS BASIAS CONSULTATION DES SERVICES DECONCENTRES DE L'ETAT ET DES MAIRIES VISITE SUR LES SITES SELECTIONNES NUMERISATION DES COORDONNEES X ET Y DES SITES LOCALISES SUR CARTE BILAN, SYNTHESE ET RAPPORT Le cahier des charges en Guyane L'état d'avancement 15

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8 1. Principes et finalités des IHR La politique nationale en matière de gestion et de réhabilitation des sites et sols pollués est menée dans le cadre du Titre 1^^ du Livre V du Code de l'environnement relatif aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) (cf. Loi n" du 17 janvier 2001). Trois axes d'action (recenser, sélectionner, traiter) sont précisés dans la circulaire ministérielle du 3 décembre 1993 dont un des principes est "la nécessité d'une recherche systématique et organisée des sites concernés, permettant une définition concertée des priorités d'intervention". Une démarche nationale, dénommée dès son origine en 1994 "Inventaire Historique Régional" (IHR) d'anciens sites industriels et d'activités de service, a donc été mise en oeuvre, car la connaissance des anciens sites qui ont été, ou sont encore, le lieu d'activités susceptibles d'être polluantes ou de générer une pollution de l'environnement, est nécessaire en préalable à toute action d'évaluation de leur éventuel impact sur l'environnement et à d'éventuels projets de réhabilitation. Cet Inventaire est réalisé dans chaque région en collaboration avec divers partenaires, notamment les collectivités territoriales et les agences d'objectifs telles que l'ademe, les Agences de l'eau, les Etablissements Publics Fonciers,... regroupés dans un comité de pilotage qui cadre le travail à réaliser en fonction des ressources et des spécificités régionales. Pour des raisons pratiques, la mise en uvre de l'inventaire se fait par département Les finalités de ces Inventaires historiques régionaux (IHR) sont multiples : récolter des informations sur les sites industriels et les Installations Classées pour la Protection de l'environnement (ICPE en général), en activité ou non (cf. circulaire aux Préfets n du 26 avril 1999), et en conserver la mémoire ; apporter des éléments d'informations nécessaires à la protection de l'environnement et à la planification urbanistique ; apporter des éléments d'informations utiles aux services déconcentrés de l'etat, aux collectivités territoriales et aux agences d'objectifs comme les Etablissements Publics Fonciers, les Agences de l'eau et l'ademe ; aider, dans les limites des infonnations récoltées forcément non exhaustives, les notaires et les détenteurs des sites, actuels ou futurs, pour toutes transactions immobilières ; informer gratuitement et de la façon la plus large et la plus claire possible, toute personne pouvant être intéressée par les données acquises.

9 La méthodologie d'inventaire (cf. guide ADEME - version 1996 ; N 2221 de février 1997) prend en compte les motivations de "protection de l'environnement" et de "sensibilité du réaménagement" de l'espace laissé vacant lors des cessations d'activités industrielles, toutes deux ayant pour souci la protection des personnes. Face au grand nombre de sites inventoriés, la gestion informatisée des données acquises s'est avérée nécessaire. Une application informatique permettant d'organiser les résultats des inventaires dans la banque de données des anciens sites industriels et des activités de service (BASIAS) a donc été élaborée par le BRGM, au cours de l'année La structure de cet outil informatique a été régulièrement aménagée en fonction des besoins exprimés par les utilisateurs et des orientations prises par le ministère chargé de l'environnement. Elle a été transférée sous environnement Microsoft Access 97 au cours de l'année 2001 (cf. Notice de l'application infonnatique BASIAS V2.0 : rapport BRGM RP FR). Les données collectées aux divers stades de l'inventaire sont toutes conservées dans cette base unique pouvant être interrogée tant à l'échelon régional qu'au niveau national. Elles doivent pouvoir être utilisées dans un Système d'informations Géographiques (SIG), d'où la nécessité de connaître, pour chacun des sites inventoriés, la position géographique précise (X et Y) ; elles doivent aussi être restituées facilement lors des requêtes, d'où la nécessité de les saisir dans des champs spécifiques. II faut souligner aussi que l'instruction d'un site dans BASIAS ne préjuge pas d'une pollution à son endroit. L'inventaire des anciens sites industriels constitue un outil d'aide à la décision pour les responsables en charge de la protection de l'environnement (sols, eaux superficielles et eaux souterraines) et de l'aménagement du territoire, notamment pour ce qui concerne la reconquête de l'espace laissé vacant lors des cessations d'activité industrielle. Parmi les milliers de sites recensés pendant l'inventaire, il est possible, à la demande de certains financeurs, de sélectionner certains d'entre eux, qui au regard de la protection de la santé humaine et de l'environnement, seraient prioritaires pour un diagnostic initial. La méthode de sélection proposée dans BASIAS, sommaire à ce stade de la réflexion, repose sur trois critères principaux, correspondant à des informations accessibles actuellement, à savoir : - l'activité (nature, importance, produits, accidents...) ; - la sensibilité et/ou vulnérabilité du milieu aquifère, et en particulier des ressources en eau servant à l'alimentation en eau potable ; - le type de réaménagement, réalisé ou projeté, sur les sites qui n'ont plus d'activité industrielle, et qui sont, soit déjà occupés par une autre activité, soit en friche.

10 2. Méthodologie 2.1. PRESELECTION DES COTES D'ARCHIVES Cette étape constitue le pré-inventaire. Elle consiste à repérer dans les archives, le volume total et les références des dossiers utiles à dépouiller dans le cadre de ce recensement. II faut estimer le volume de travail en mètres linéaires de dossiers à exploiter, en particulier à la préfecture et aux archives départementales. Les informations condensées que contiennent ces registres peuvent être enregistrées facilement (commune, adresse, exploitant, type d'installation soumise à déclaration ou à autorisation, quelquefois date de début et/ou fin de l'activité,...), et peuvent permettre dès ce stade un premier regroupement des références de dossiers relatives à diverses installations concernant une même adresse (notion de site). Les dossiers correspondant à chacun des enregistrements de ces fichiers de main courante sont régulièrement versés par la préfecture aux archives départementales accompagnés d'un bordereau de versement. La consultation de ces bordereaux facilitera le pré inventaire des références des dossiers à consulter dans les archives départementales DEPOUILLEMENT DES DOSSIERS D'ARCHIVES Cette tâche étant volumineuse et chronophage, il est nécessaire de la démarrer sans délai, dès la fin des tâches de cadrage précédentes. Le dépouillement porte essentiellement sur les dossiers relatifs aux activités, produits et mots clés retenus par le comité de pilotage lors de la réunion de cadrage. II convient de noter que les sites ayant encore une activité industrielle doivent aussi être inventoriés afin d'en conserver la mémoire dans BASIAS car, à ce stade de la recherche, on ne sait pas si le site est encore, ou non, en activité, et par ailleurs ils peuvent devenir, à terme, d'anciens sites industriels en friche ou affectés à d'autres usages non industriels. Les sites connus pour être en activité ne feront cependant pas l'objet de visite, ni de la démarche environnementale, et ne seront pas soumis à la grille de sélection de BASIAS car ils relèvent de la mission des DRIRE sur les ICPE. Le dépouillement est fait, notamment, dans les archives de la préfecture et du département, en établissant des fiches manuscrites pour chaque dossier d'autorisation ou de déclaration, concernant une installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE), un changement d'exploitant, une déclaration d'accident, etc. Ces fiches papier instruites manuellement sont plus -9-

11 faciles à utiliser que la saisie informatique directe en archive ; par ailleurs, elles laissent une trace papier des données brutes qui ont été consultées et permettent des contrôles a posteriori REGROUPEMENT DES FICHES MANUSCRITES Les fiches de dépouillement manuel correspondent à des dossiers relatifs à diverses installations successivement implantées sur un même site, ou au changement d'exploitant sur ce site, ou un accident,... II est alors nécessaire de regrouper ces diverses fiches d'informations par site (même commune et même adresse). Ce regroupement d'informations sera effectué au fil des dépouillements, en rassemblant les fiches d'abord par commune, puis par même lieu géographique et même adresse. On passe ainsi de la notion de "fiche de dépouillement" à celle de "site" LOCALISATION DES SITES SUR CARTE IGN A 1/ La localisation des sites sur cartes s'effectue au cours de diverses tâches : a - lors des dépouillements des dossiers d'archives, en utilisant les plans, cartes et adresses disponibles dans les dossiers consultés ; b - lors du croisement de certains documents, fichiers et cartes (cf. ci-après), à effectuer post dépouillement ; c - lors de la consultation des services déconcentrés de l'etat et des mairies ; d - lors de la visite rapide dans les communes LA SAISIE DANS BASIAS La saisie dans BASIAS des informations récoltées au cours de ces premières tâches, est réalisée dès la fin de la tâche précédente, afin de préparer et faciliter la consultation des membres du comité de pilotage, des services déconcentrés de l'etat et des mairies. L'ensemble des fiches et documents regroupes, ainsi que les éventuels croquis, plans ou photocopies de documents concernant le site doivent être rassemblés et conservés au Service Géologique Régional. Ce dossier papier, résultat de la compilation documentaire effectuée, constituera la référence à laquelle on pourra se reporter en cas de doute sur les informations saisies dans la base BASIAS, lesquelles seront, à terme, diffusées à tout public. -10-

12 2.6. CONSULTATION DES SERVICES DECONCENTRES DE L'ETAT ET DES MAIRIES Cette étape est nécessaire pour compléter et préciser l'information, notamment afin de définir si le site est en activité ou non, et dans ce cas, pour savoir s'il est en friche ou déjà réaménagé / réutilisé par une activité autre qu'industrielle. L'objectif de cette étape est aussi de faire le point sur les données brutes émanant de dossiers référencés consultés et de rechercher les éventuels projets de réaménagement qui seraient envisagés sur les sites en friche. La consultation des services déconcentrés de l'etat est vivement recommandée avant toute consultation des mairies, telle qu'elle est désormais préconisée afin de garantir la meilleure fiabilité des données recueillies VISITE SUR LES SITES SELECTIONNES Cette visite des sites porte surtout sur les sites présentant, à ce stade, une lacune d'information. Elle sert notamment à confirmer une adresse (nom et n de rue, nom de lieu,...), préciser la localisation d'un site, non localisé à ce stade, ou connaître son état d'occupation actuel, voire constater une occupation occasionnelle ou non autorisée : site industriel actif -> quel type d'activité? et quel exploitant? ancien site déjà réaménagé -^ quel type de réaménagement? ancien site abandonné -> friche avec ou sans bâtiment? 2.8. NUMERISATION DES COORDONNEES X ET Y DES SITES LOCALISES SUR CARTE La numérisation des coordonnées s'effectue sur les sites retenus par le comité de pilotage et localisés sur cartes, par calcul manuel, par table à digitaliser ou par Système d'information Géographique (SIG) à partir de la couverture "Scan 25". Le point à géoréférencer servant à localiser le site est le plus souvent un point, centroide ou non, choisi dans l'emprise du site en veillant à ce qu'il soit dans la commune correspondant à l'adresse. La numérisation des coordonnées peut se faire aussi au cours de la visite rapide des sites, à l'aide, par exemple, d'un appareil permettant le géopositionnement par satellite (GPS) ; la porte principale d'accès au site est alors prise comme point de référence et présente l'avantage de bien correspondre à l'adresse du site. -11

13 2.9. BILAN, SYNTHESE ET RAPPORT La fin d'un inventaire de sites industriels sur un département doit être actée dans un compte rendu de réunion du comité de pilotage. Cette décision permet alors : - de clore l'étude par la rédaction d'un rapport de synthèse faisant le bilan de la méthodologie appliquée sur le département concerné ; - et d'engager la rédaction du préambule départemental qui doit accompagner la diffusion des données acquises au cours de l'inventaire. A l'issue de cet inventaire les données sont ensuite restituées de diverses façons conformément aux conditions arrêtées dans les conventions passées avec les cofinanceurs : fichier informatisé, carte à petite échelle, tableaux, CD-ROM. Par ailleurs, la décision prise par le comité de pilotage de clore un inventaire sur un département permet de lancer la procédure de diffusion des données telle qu'elle est souhaitée par le ministère chargé de l'environnement. -12-

14 3. Le cahier des charges en Guyane Le cadrage de cet inventaire établi lors d'une réunion préparatoire le 8 mars 2007 a retenu les critères ci-après : le dépouillement des archives concernera la DRAC (pour l'inventaire du patrimoine Industriel), et les archives départementales pour les séries anciennes et actuelles ; la période à couvrir portera sur le 19ème et le 20ème siècle, de la date la plus ancienne rencontrée dans les archives, jusqu'à 2008 (si possible) ; le périmètre de l'étude sera le suivant selon les tâches à réaliser : o pour le dépouillement des archives, prendre en compte tous les dossiers quel que soit le lieu géographique (bande littorale ou intérieur des terres) ; o pour la consultation des mairies, se limiter à la bande côtière et aux bourgs ; o pour la visite rapide des sites, seule la bande côtière sera concernée, ainsi que le bourg de Maripasoula ; les activités à prendre en compte seront celles relatives aux ICPE (autorisation ou déclaration), et aux sites dits «dangereux, insalubres et incomodes» (selon l'ancienne appellation des dossiers «commode et incommode») relevant de la loi de 1917, dont l'activité est du 1 ^ ou du 2^"" groupe tels que définis par la circulaire du 3 avril 1996 relative aux sites prioritaires pour un diagnostic. Ces groupes d'activités sont définis par la DPPR/SEI comme suit : 1er groupe - anciennes décharges ou dépôts ou installations de recyclage, de récupération et d'élimination de déchets industriels ; - productions et/ou stockages (associés ou non associés à l'activité de production) des industries de la chimie, de la carbochimie, de la pharmacie et la parapharmade, des phytosanitaires, des pesticides, de l'extraction et du raffinage du pétrole, de la gazéification, la cokéfaction et la transformation de la houille ; - dépôts d'hydrocarbures et stations services ; - industries de la métallurgie et fonderie de métaux non-ferreux, de la sidérurgie primaire des métaux ferreux et du traitement de surface ; - activités de cristallerie et de céramique ; -13-

15 - activités d'ennoblissement textile, de tanneries et de traitement du bois ; - imprimeries et papeteries. 2ème groupe - centrales thermiques (charbon, fuel) ; - sidérurgie secondaire des métaux ferreux, transformation de l'acier, industries mécaniques et ateliers d'entretien ou de maintenance. Certaines autres activités comme les bijouteries et les comptoirs d'or seront pris en compte. Les sites miniers ne seront pas pris en compte, excepté s'ils sont à proximité des agglomérations. La phase relative à la préparation de l'inventaire consiste notamment à : - récupérer les fichiers des inventaires préexistant (décharges, stations service,...), si tant est qu'ils existent ; - demander les autorisations de dépouiller les dossiers des 30 dernières années, pour lesquels l'accès reste tributaire de l'autorisation du préfet du département concerné. -14-

16 4. L'état d'avancement Dans le cadre d'une convention de recherche et développement partagés, l'ademe sollicite le BRGM afin d'assurer les prestations techniques nécessaires à la réalisation de l'inventaire historique des anciens sites industriels et activités de service du département de la Guyane. Le 8 mars 2007, le comité de pilotage, comprenant l'ademe, le BRGM et la DRIRE de Guyane, s'est réuni pour assurer le cadrage et le lancement de l'étude. C'est à l'issue de cette réunion qu'a été rédigée la convention définissant les modalités du partenariat ADEME BRGM et fixant les obligations de chacun destiné à assurer le bon déroulement de l'étude. Conformément à l'article 2 de la convention entrée en vigueur le 2 juillet 2007 ce présent rapport est proposé dans un délai inférieur à 10 mois. II y est fait état, dans ce chapitre, de l'avancement de l'opération et des actions qui, à ce jour, restent à mener. Comme convenu dans le cahier des charges ainsi que dans le guide méthodologique rédigé par l'ademe, la première étape de la réalisation d'un IHR consiste en la présélection des côtes d'archives. Ce pré-inventaire a pour objectif d'estimer le volume de dossiers et de fichiers à exploiter afin de pouvoir planifier au plus juste l'étape suivante de dépouillement des archives. Lors des délibérations du comité de pilotage le 8 mars 2007, ce sont uniquement les archives départementales ainsi que celles de la Direction Régionale des Affaires Culturelles qui ont été désignées comme susceptibles d'être exploitables. Tous les efforts pour satisfaire à la première étape de l'étude, ont donc été focalisés, et ce, dès le mois de juillet 2007, sur l'estimation de la pertinence des informations contenues dans ces deux archives. Pour cela, une prise de contact avec les personnes en charge des archives, que ce soit à la DRAC ou aux Archives Départementales, s'est avérée nécessaire. De plus, afin d'obtenir les informations les plus fiables possibles, une description exhaustive des finalités mais aussi de la méthodologie des IHR leur a été faite. De ces entretiens, ont émergé avec récurrence, plusieurs faits important qui auront des conséquences sur la réalisation de l'ihr en Guyane à savoir : - des lacunes dans les méthodes archivage des documents issues de l'administration ; - l'absence d'inventaire complet des archives existantes et même le manque voir l'absence de technique adéquates à la conservation des archives. -15-

17 Les Archives départementales : Les Archives Départementales ont pour rôle de veiller au versement des archives publiques, c'està-dire des documents qui procèdent de l'activité de l'état, des collectivités locales, des entreprises et établissements publics, mais aussi des notaires. Cependant, ces conditions d'archivage dans le département de la Guyane sont loin du standard métropolitain. L'archivage diffère de celui d'un département métropolitain essentiellement pour des raisons historiques et liées au changement de statut de la Guyane au cours du 20'*"" siècle. Les archives départementales sont créées en France pendant la Révolution française (loi du 26 octobre 1796), faisant suite à la création des départements. En outre-mer la création est plus tardive, et il faut attendre la départementalisation aux Antilles pour que soient mises en place de telles structures (Martinique en 1949, Guadeloupe en 1951), et même la décentralisation puisque les Archives départementales de la Guyane ne voient le jour qu'en Ces archives sont issues des services mis en place à l'époque des Gouverneurs et des premiers Préfets (différentes directions et services déconcentrés de l'etat), et des services du Conseil général de la Guyane. On ne dispose, par exemple, d'aucun versement à proprement dit des administrations avant Ces derniers apparaissent dans la série W. Entre 1820 et 1947, plusieurs séries sont susceptibles de traiter de la création ou la fermeture d'industries ou d'entreprises : - La série 3K, du Journal officiel de la Guyane ou Feuille de la Guyane ; - La série 4K, du Registre d'arrêtés du Gouverneur ; - La série 9M de l'administration générale et économie de la colonie qui détient des documents concernant les industries ; - La série 7M traitant des activités en lien avec la forêt, l'eau et l'agriculture. Dans le cadre de la réalisation de l'ihr de la Guyane, toutes ces archives seront à dépouiller. La Direction Régionale des Affaires Culturelles : En ce qui concerne les informations détenues par la DRAC, leur archivage découle d'une démarche différente de celle des Archives Départementales. En effet l'objectif premier des travaux de la DRAC, susceptibles d'intéresser l'ihr, est la conservation, si ce n'est du patrimoine, du moins de la mémoire des activités à caractère industriel. Par conséquent la DRAC a effectué nombre de travaux pour le recensement de l'activité industrielle locale et particulière aux Antilles Guyane. Nous avons donc à disposition un recensement exhaustif des rhumeries et sucreries ayant fonctionné dans le département ainsi que les distilleries de bois de rose. -16-

18 La présélection des cotes d'archives : Cette étape de pré-inventaire des archives disponibles a permis d'aboutir à une estimation de la quantité d'archives à dépouiller. L'unité employée lors de cette estimation est le mètre linéaire d'archives (ml), c'est-à-dire la longueur de rayonnage occupée par les archives à dépouiller. On dénombre donc : Archives Départementales : o série 3K : 5 ml ; o série 4K : 10 ml ; o série W : 7 ml ; o série 9M : < 0.5 ml ; o série 7M : il se pourrait cependant que les informations contenues dans cette série ne soient pas assez pertinentes. Aucune de ces séries ne disposant d'un index facilitant la recherche en son sein, elles seront à dépouiller entièrement. On peut donc estimer la quantité d'archives à dépouiller à environ 23 mètres linéaires. DRAC: Ici, il n'est plus question de mesurer la longueur d'archives puisque les travaux d'inventaire menés par la DRAC englobent déjà cette tâche. Le nombre de fiches à instruire en vue de l'ihr est donc connu avec précision. Elles sont au nombre de : o 43 : pour les rhumeries et sucrerie ; o 70 : les distilleries de bois de rose. Remarque : Outre ces deux sources d'informations, une troisième, non moins importante, et totalement en accord avec la démarche des IHR, serait la liste des Installations Classées pour la Protection de l'environnement (ICPE) en activité dans le département et détenue par la DRIRE de la Guyane. Cependant l'accès à cette information reste tributaire d'une autorisation par le service concerné de la DRIRE. -17-

19 L'étape suivante : le dépouillement Conformément au cahier des charges de la convention et au guide méthodologique publié par l'ademe, l'étape suivante dans la réalisation de l'ihr, consiste au dépouillement des archives et au renseignement des fiches d'inventaire. Ces fiches sont les copies identiques du formulaire d'entrée des informations dans l'application BASIAS. Cette étape est la plus longue et fastidieuse dans la réalisation de l'ihr. Comme précisé dans la convention, le BRGM a la possibilité de recourir aux services d'un vacataire et/ou d'un stagiaire pour mener à bien cette tache. Dans l'optique de l'emploi d'un stagiaire universitaire deux contraintes sont à prendre en compte : - la disponibilité d'un étudiant pour la réalisation d'un stage. Cette période a généralement lieu à partir du mois de mars. Charge alors au BRGM de mener une campagne de recrutement dès le début de 1 '" semestre 2008 ; - la formation universitaire du stagiaire. Les qualités requises et attendues par le BRGM de la personne en charge du dépouillement sont un intérêt pour l'histoire mais également une sensibilité environnementaliste. Aux vu de ces contraintes, du calendrier et des échéances pour la réalisation par le BRGM de l'ihr de la Guyane, cette deuxième étape se doit de débuter au plus tard au I "" semestre Lors de la rédaction de cette note, c'est la voie d'un stagiaire universitaire vers laquelle s'est tourné le BRGM. La procédure de recrutement est en cours et une offre de stage est sur le point d'être publiée. L'étape de dépouillement des archives pourra donc débuter au début du second trimestre

20 â brgm Géosciences pour une Terre durable Centre scientifique et technique Service géologique régional Guyane 3, avenue Claude-Guillemin Domaine de Suzini - Route de Montabo BP 6009 BP Orléans Cedex 2 - France Cayenne - Cedex 2 - France Tél. : Tél. :