Impact de la personnalité sur l intensité du syndrome de sevrage alcoolique : une étude préliminaire avec le modèle de Cloninger

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1 MÉMOIRE ORIGINAL Impact de la personnalité sur l intensité du syndrome de sevrage alcoolique : une étude préliminaire avec le modèle de Cloninger X. COTON (1), E. PINTO (2), J. REGGERS (2), M. HANSENNE (3), M. PARENT (1), M. ANSSEAU (2) Impact of personality on the alcohol withdrawal syndrome intensity : a preliminary study with the Cloninger s model Summary. Introduction The personality of alcohol dependant patients as a factor influencing the intensity of the alcohol withdrawal syndrome has been seldom examined. Cloninger s biosocial model of personality describes four temperaments (novelty seeking, harm avoidance, reward dependence, persistence) which, except for persistence, are admittedly linked to specific central neurotransmitters, and three characters. Novelty seeking is linked with low levels of mesencephalic dopamine, harm avoidance with high levels of serotonin in the septo-hippocampic system and reward dependence with low levels of noradrenaline in the ascending pathways from the locus coeruleus to the limbic system. The same neurotransmitters pathways are known to be involved in alcohol withdrawal, with a decrease of dopaminergic activity in the mesolimbic system, a decrease of serotonergic activity in the nucleus accumbens and an increase of the noradrenergic system. In view of the similarities between the neurobiological systems involved in Cloninger s model and in the neurobiological changes occurring during the withdrawal period, one would expect to observe severe withdrawal symptoms more frequently for patients with high novelty seeking, low harm avoidance and low reward dependence. Methods To test this hypothesis, alcohol dependent patients according to DSM IV classification criteria who have drunk in the last twenty four hours were included in the study and received a standardized withdrawal treatment. The withdrawal syndrome intensity was examined with repeated measures of CIWA-Ar, the scores of which were correlated with TCI-R. Results Twenty eight patients, between 30 et 65 years old and drinking 22,2 ± 12 standard drinks per day were included. Antidepressant drugs, benzodiazepines and neuroleptics treatment introduced before hospitalisation were stopped or decreased as much as possible. A correlation matrix was carried out between all the variables which could influence withdrawal intensity (age at the hospitalisation, age at the begining of the dependance, ratio between the time of the dependance and the patients age, the number of alcohol withdrawals carried out and the number of standard drinks per day), and showed a positive correlation between the number of standard drinks per day and withdrawal intensity at day 3 (r = 0.7, p < 0.000), at day 4 (r = 0.52, p < 0.005), at day 7 (r = 0.41, p < 0.036) and at day 8 (r = 0.44, p < 0.02) ; as between the ratio between the time of the dependance and the patients age and withdrawal intensity at day 2 (r = 0.43, p < 0.03) and at day 5 (r = 0.5, p < 0.01). Therefore, partial correlations were calculated between the dimensions of personality and withdrawal intensity. The study showed a positive correlation between withdrawal intensity and harm avoidance from day 5 onwards (r = 0.6 and P < at day 5, r = 0.59 and P < at day 6, r = 0.56 and P < at day 7, r = 0.66 and P < at day 8), a negative correlation between withdrawal intensity and reward dependence at day 7 and 8 (r = 0.45 and P < at day 7, r = 0.49 and P < 0.02 at day 8) and a negative correlation between withdrawal intensity and persistence from day 6 onwards (r = 0.5 and P < at day 6, r = 0.5 and P < at day 7, r = 0.51 and P < at day 8). No correlation was found between withdrawal intensity and novelty seeking. The same relevant results were found again with the 22 patients without anti-depressant drugs population. Discussion Personality dimensions seem to influence alcohol withdrawal intensity once the severe symptomatology is over, while (1) Clinique des Frères Alexiens, Henri-Chapelle, Belgique. (2) Département de Psychiatrie, Université de Liège, Belgique. (3) Département des Sciences Cognitives, Université de Liège, Belgique. Travail reçu le 9 juin 2005 et accepté le 17 mars Tirés à part : X. Coton, 25, quai Churchill, 4020 Liège, Belgique. 264 L Encéphale, 33 : 2007, Mai-Juin, cahier 1

2 L Encéphale, 2007 ; 33 : 264-9, cahier 1 Impact de la personnalité sur l intensité du syndrome de sevrage alcoolique high doses of anti withdrawal treatment in the first days of abstinence may decrease the influence of personality on withdrawal symptoms. The positive correlation between harm avoidance and withdrawal intensity seems to invalidate our neurobiological hypotheses, but can be explained by clinical observations and corroborate studies assessing the influence of personality in benzodiazepine withdrawal intensity and in pain perception. This result encourages the introduction of support therapy during withdrawal and a cognitive-behavioural therapy before withdrawal in order to decrease patients sensitivity to anxiety. The negative correlation between reward dependence and withdrawal intensity confirms the neurobiological hypotheses, but the weak correlation demands to be cautious in the interpretation of the results. The negative correlation between persistence and withdrawal intensity was expected. Conclusion The characteristics associated with persistence seem to act as protective factors during alcohol withdrawal, whereas those associated with harm avoidance appear to increase the symptoms of alcohol withdrawal. In contrast, the neurobiological hypotheses are only partially confirmed. Key words : Alcoholism ; Personality ; TCI ; Withdrawal. Résumé. La personnalité du patient alcoolo-dépendant comme facteur prédictif de l intensité du sevrage alcoolique a été peu étudiée. Selon le modèle biosocial de Cloninger et les modifications biochimiques observées pendant la période de sevrage, les symptômes de sevrage se rencontreraient plus fréquemment chez les sujets présentant une recherche de nouveauté forte, un évitement du danger faible et une dépendance à la récompense faible. Afin de tester cette hypothèse, l intensité du syndrome de sevrage a été évaluée pendant 8 jours chez 28 patients alcoolo-dépendants au moyen de mesures répétées de la CIWA-Ar dont les scores ont été corrélés au TCI-R. Il existe une corrélation positive entre l intensité du sevrage et l évitement du danger à partir du jour 5, une corrélation négative entre l intensité du sevrage et la dépendance à la récompense aux jours 7 et 8, ainsi qu une corrélation négative entre l intensité du sevrage et la persistance à partir du jour 6. On ne retrouve pas de corrélation entre l intensité du sevrage et la recherche de nouveauté. Les hypothèses neurobiologiques sous-jacentes ne sont que partiellement confirmées. Mots clés : Alcoolisme ; Personnalité ; Sevrage ; TCI. INTRODUCTION Le patient alcoolo-dépendant développe dans les six à vingt-quatre heures après l arrêt ou la diminution de la consommation d alcool un syndrome de sevrage (7) dont l intensité peut varier selon le traitement médicamenteux [nature du ou des médicaments, posologie, demi-vie plasmatique, durée du sevrage médicamenteux et rythme de la décroissance médicamenteuse, (12)], les caractéristiques du patient [la quantité d alcool consommée au quotidien, la concentration d alcool dans le sang à l entrée, le nombre de sevrages alcooliques réalisés antérieurement, la comorbidité somatique aiguë et chronique, l âge et le sexe (13, 20, 23), la consommation d autres substances, la comorbidité psychiatrique (21) et la personnalité (5, 16)], ainsi que la qualité de la prise en charge (8). L influence de la personnalité du patient alcoolo-dépendant en tant qu élément intervenant dans l intensité du sevrage alcoolique a cependant été peu étudiée alors que les voies de la neurotransmission apparemment impliquées dans le développement des dimensions de la personnalité définies par le modèle de Cloninger paraissent en partie identiques à celles intervenant dans le syndrome de sevrage alcoolique. Le modèle biosocial de la personnalité de Cloninger comprend quatre tempéraments (recherche de nouveauté, évitement du danger, dépendance à la récompense et persistance) et trois caractères (autodétermination, coopération et transcendance). Hormis pour la persistance, les tempéraments posséderaient une base neurobiologique et seraient génétiquement indépendants et associés spécifiquement à un système de neurotransmission : la dopamine pour la recherche de nouveauté, la sérotonine pour l évitement du danger et la noradrénaline pour la dépendance à la récompense (4). Les caractères, en revanche, seraient plutôt déterminés par l apprentissage social et cognitif (4). Leur absence de relation avec des facteurs génétiques a toutefois été récemment remise en question (1). Plus spécifiquement, la recherche de nouveauté, définie comme la tendance à répondre par l excitation ou l exaltation à des stimuli nouveaux, caractériserait des individus présentant une faible concentration de base en dopamine au niveau du mésencéphale, associée à une hypersensibilité des récepteurs post-synaptiques (2, 3). L évitement du danger, tendance que manifeste un individu à répondre plus ou moins intensément à des stimuli aversifs, se retrouverait chez des sujets présentant une concentration accrue en sérotonine dans les voies septohippocampiques issues des noyaux du raphé, et en conséquence présentant une diminution du nombre de récepteurs post-synaptiques (2, 3). La dépendance à la récompense, définie par la propension à répondre de manière intense à des signaux de récompense comme l approbation sociale et interpersonnelle, serait sous-tendue par une faible concentration en noradrénaline dans les voies ascendantes du locus coeruleus vers le système limbique (2, 3). La persistance décrit la tendance d un individu à poursuivre un comportement sans prendre en considération les conséquences de ce comportement et ne serait pas liée à un système neurobiologique spécifique (2, 3). La physiopathologie du sevrage alcoolique fait également intervenir ces systèmes de neurotransmission 265

3 X. Coton et al. L Encéphale, 2007 ; 33 : 264-9, cahier 1 puisqu au cours du sevrage, l activité dopaminergique diminue au niveau mésolimbique, entraînant une symptomatologie anxio-dépressive (5). Inversement, au niveau de la substance noire (diencéphale), le sevrage va stimuler la transmission dopaminergique en raison de la diminution de l activité gabaergique. Cette hyperactivité dopaminergique serait à l origine de complications du sevrage de type delirium (5). L activité sérotoninergique diminue quant à elle au niveau du noyau accumbens, favorisant également l apparition d une symptomatologie anxio-dépressive et entraînant parfois une sensation de perte de contrôle, particulièrement chez les alcooliques de type 2 (typologie de Cloninger) qui présenteraient une concentration cérébrale faible en sérotonine (5, 6, 16). Ce déficit de neurotransmission sérotoninergique a été objectivé en période de sevrage par la diminution des transporteurs sérotoninergiques dans la région des noyaux du raphé (11) et confirmé dans des études d imagerie cérébrale par une densité moindre de transporteurs sérotoninergiques dans la même région (15). L activité noradrénergique est en revanche augmentée lors du sevrage alcoolique, provoquant l activation du système nerveux autonome (5). La concentration plasmatique en noradrénaline évolue parallèlement à la symptomatologie de sevrage : élevée les trois premiers jours, elle diminue ensuite progressivement pendant dix à quatorze jours (16). On peut donc faire l hypothèse que les difficultés de sevrage se rencontreront plus fréquemment chez les sujets présentant un score élevé à la dimension de recherche de nouveauté et des scores faibles pour celles d évitement du danger et de dépendance à la récompense. La période de sevrage va en effet accentuer l hypoactivité dopaminergique mésencéphalique, provoquer des sentiments de frustration et initier des comportements d exploration de recherche du produit, tandis que l accentuation de l hypoactivité sérotoninergique risque d entraîner des difficultés de contrôle des impulsions et de provoquer une envie de boire. L objectif de cette étude est donc de déterminer s il existe une relation entre intensité du sevrage alcoolique et dimensions de personnalité définies par le modèle biosocial de Cloninger. Nous posons l hypothèse d une relation positive entre la sévérité du sevrage et la recherche de nouveauté, et d une relation négative entre la sévérité du sevrage et l évitement du danger et la dépendance à la récompense. Pour la persistance, aucune hypothèse n est formulée. MÉTHODE Critères d inclusion La sélection des patients a eu lieu au sein d un service d hommes, spécialisé dans les conduites d addiction, dans un hôpital psychiatrique, entre octobre 2003 et mars Pour être inclus, le patient devait présenter une alcoolo-dépendance suivant les critères du DSM IV et avoir consommé dans les 24 dernières heures. Les patients présentant une autre dépendance, une comorbidité psychiatrique sur l axe I, une détérioration cognitive ou un retard mental étaient exclus. L âge, les antécédents de sevrage éthylique, la quantité et la durée de la consommation d alcool, les troubles de personnalité n intervenaient pas dans les critères d inclusion. La sélection était réalisée au cours de l entretien d entrée. Procédure L intensité de la symptomatologie de sevrage d alcool était évaluée par l échelle révisée d évaluation en institution du sevrage alcoolique (Clinical Institute Withdrawal Assessment Scale-Alcohol revised, CIWA-Ar), hétéroquestionnaire très largement validé de mesure de sévérité des symptômes du sevrage alcoolique (7). Cet outil est constitué de 10 items, cotés de 0 à 7 sur une échelle de type Likert pour les nausées, les tremblements, la transpiration, l anxiété, l agitation, les troubles des perceptions tactiles, les troubles des perceptions auditives, les troubles des perceptions visuelles et les céphalées, et de 1 à 4 pour le dernier item, les troubles de l orientation. La somme est comprise entre 0 (absence de symptomatologie de sevrage) et 67 (symptomatologie maximale). Un score en dessous de 10 est généralement considéré comme représentatif d une symptomatologie de sevrage légère (19). La CIWA-Ar était administrée à l entrée avant toute médication par l infirmière en charge du patient, puis juste avant la prise du traitement à 8 h 00, 12 h 00, 17 h 00 et entre 21 h 30 et 23 h 00 les trois premiers jours. Les quatrième et cinquième jours, la CIWA-Ar était passée au matin et au repas du soir. Du sixième au huitième jour, la CIWA-Ar était uniquement enregistrée le matin. Le traitement de sevrage systématiquement instauré était constitué de benzodiazépines (diazépam) et de vitamine B1. Le diazépam était initié à une posologie de 4 fois 10 mg avec une diminution progressive de 5 mg/jour. Le patient était ainsi sevré en 8 jours avec une quantité totale de benzodiazépines reçue de 180 mg. Les patients présentant des complications de sevrage étaient retirés de l étude. Les patients inclus recevaient ainsi la même quantité de diazépam durant le traitement de sevrage. Tous les autres psychotropes étaient proscrits en dehors des traitements jugés indispensables et des quelques traitements hypnotiques où le zolpidem et le prothipendyl chlorhydrate étaient systématiquement privilégiés. Les dimensions de personnalité étaient évaluées à l issue du sevrage au jour 15, afin d éviter l influence des symptômes et du traitement de sevrage, par la version révisée de l inventaire des tempéraments et des caractères (Temperament and Character Inventory-Revised, TCI-R), auto-questionnaire de 240 items évaluant les quatre tempéraments et les trois caractères des dimensions de personnalité de la théorie biosociale de Cloninger (10). Analyse statistique Les statistiques ont été réalisées avec le logiciel Windows SPSS Les corrélations entre variables continues utilisent le coefficient de corrélation de Pearson et de corrélation partielle. Le niveau de signification choisi était de 5 %. 266

4 L Encéphale, 2007 ; 33 : 264-9, cahier 1 Impact de la personnalité sur l intensité du syndrome de sevrage alcoolique RÉSULTATS Caractéristiques des patients Vingt-huit patients, âgés de 30 à 65 ans (46 ± 9,4 ans), ont été sélectionnés. Dans les antécédents psychiatriques des patients, un seul a présenté un épisode dépressif majeur nécessitant une hospitalisation en psychiatrie. Variables de consommation d alcool Les caractéristiques de l échantillon sont indiquées dans le tableau I. Les patients n ont plus été sevrés depuis plus d un mois, sauf pour deux patients dont la rechute alcoolique date de 15 jours. Six patients ont consommé de l alcool pour la dernière fois le matin de l hospitalisation. TABLEAU I. Les variables de consommation d alcool. Consommation en unité-verre 22,2 ± 12 Âge du début de consommation 18,5 ans ± 3,6 Âge au moment de l hospitalisation 46 ± 9,4 Durée de la dépendance 131,5 mois ± 116,4 Durée de la dépendance en fonction 0,23 ± 0,19 de l âge du sujet Nombre de sevrages éthyliques 3,1 ± 4,8 Antécédents familiaux d alcoolisme 58 % Variables de médication La médication des patients a été limitée. Sur les dix patients prenant un antidépresseur, six l ont gardé afin d éviter une symptomatologie de sevrage lorsque le patient recevait une posologie trop importante ou lorsque le patient y était trop attaché. Dans le cas d une posologie trop importante, une diminution de la posologie a été systématiquement effectuée. Sur les trois patients sous neuroleptiques, seul un patient a gardé la posologie. Quatre patients ont interrompu leur traitement de benzodiazépine. Aucun de ces derniers ne présentait de dépendance aux benzodiazépines puisqu ils en prenaient de manière irrégulière. Résultats de l analyse de corrélation entre la CIWA-Ar et le TCI-R Une matrice de corrélation entre toutes les variables (âge au moment de l hospitalisation, âge du début de consommation, durée de la dépendance, durée de dépendance en fonction de l âge du sujet, antécédents de sevrage éthylique et nombre d unités-verre consommés par jour à l entrée en hospitalisation) pouvant potentiellement influencer l intensité du sevrage telle que mesurée par les valeurs de la CIWA-Ar a été réalisée afin d éviter un biais dans l évaluation du rôle des dimensions de personnalité comme facteurs prédictifs de l intensité du sevrage alcoolique. Une corrélation positive a été retrouvée entre le nombre d unités-verre consommés par jour et les valeurs de l intensité de sevrage au jour 3 (r = 0,7, p < 0,000), au jour 4 (r = 0,52, p < 0,005), au jour 6 (r = 0,4, p < 0,04), au jour 7 (r = 0,41, p < 0,036) et au jour 8 (r = 0,44, p < 0,02), ainsi qu entre la durée de la dépendance en fonction de l âge du sujet et les valeurs de l intensité de sevrage au jour 2 (r = 0,43, p < 0,03) et au jour 5 (r = 0,5, p < 0,01). En conséquence, des corrélations partielles ont été calculées entre les dimensions de personnalité du TCI-R et les valeurs moyennes journalières de la CIWA-Ar. Le tableau II reprend les corrélations entre le TCI-R et la CIWA-Ar journalières moyennes. Il existe une corrélation positive entre la dimension d évitement du danger et les scores de la CIWA-Ar hautement significative aux jours 5, 6, 7, 8. Il existe une corrélation négative entre la dimension de dépendance à la récompense et les scores de la CIWA- Ar significative aux jours 7 et 8. Il existe une corrélation négative entre la dimension de persistance et les scores de la CIWA-Ar significative aux jours 6, 7 et 8. Il n y a pas de corrélation entre la dimension recherche de nouveauté et les scores de la CIWA-Ar. Les mêmes analyses statistiques ont été réalisées avec l échantillon de 22 patients ne prenant pas d antidépresseur : les mêmes corrélations statistiquement significatives ont été retrouvées. TABLEAU II. Corrélations entre les résultats de la CIWA-Ar journaliers moyens et le TCI-R. TCI-R CIWA Jour 1 Jour 2 Jour 3 Jour 4 Jour 5 Jour 6 Jour 7 Jour 8 Recherche de nouveauté Corrélation partielle 0,08 0,27 0,3 0,25 0,117 0,091 0,16 0,173 p < (2-tailed) 0,7 0,212 0,170 0,245 0,603 0,687 0,464 0,442 Évitement du danger Corrélation partielle 0,40 0,23 0,28 0,35 0,6 0,59 0,56 0,67 p < (2-tailed) 0,039 0,313 0,199 0,11 0,003 0,004 0,006 0,001 Dépendance à la récompense Corrélation partielle 0,97 0,11 0,38 0,22 0,348 0,36 0,45 0,5 p < (2-tailed) 0,669 0,961 0,080 0,326 0,113 0,098 0,037 0,020 Persistance Corrélation partielle 0,09 0,22 0,11 0,85 0,39 0,5 0,5 0,51 p < (2-tailed) 0,704 0,322 0,632 0,706 0,074 0,017 0,019 0,014 Corrélation statistiquement significative, p < 0,05, en. Corrélation statistiquement hautement significative, p < 0,01, en. 267

5 X. Coton et al. L Encéphale, 2007 ; 33 : 264-9, cahier 1 DISCUSSION Ces résultats objectivent la présence d une corrélation positive entre l intensité du sevrage alcoolique et la dimension d évitement du danger à partir du jour 5, d une corrélation négative pour la dimension de dépendance à la récompense aux jours 7 et 8 et d une corrélation négative pour la dimension de persistance à partir du jour 6. Il n y a pas de corrélation pour la dimension recherche de nouveauté. Les hypothèses ne sont donc que très partiellement confirmées. Certaines dimensions de personnalité semblent être des facteurs prédictifs de l intensité du sevrage à partir du cinquième jour d abstinence, autrement dit après l intensité maximale du sevrage qui survient entre 48 et 72 heures après la dernière consommation (16). Le traitement de sevrage, plus conséquent en début d hospitalisation, modulerait les relations entre personnalité et symptômes de sevrage. Plus spécifiquement, les symptômes de sevrage seraient atténués en début de traitement chez les personnes avec un score élevé en évitement du danger et/ou plus marqués chez des personnes avec un score faible d évitement de danger, et que l inverse serait vrai pour les symptômes de sevrage observés en fin de traitement. Parallèlement, on pourrait penser que les symptômes de sevrage seraient plus atténués chez les personnes avec un score faible de dépendance à la récompense en début de traitement et/ou qu ils seraient plus marqués chez des personnes avec un score élevé pour cette dimension, et que l inverse s observerait de nouveau en fin de traitement. Par ailleurs, si la corrélation positive observée entre l intensité du sevrage et la dimension d évitement du danger va à l encontre de notre hypothèse biochimique initiale, les caractéristiques cliniques des sujets présentant une note élevée à la dimension d évitement du danger pourraient expliquer en partie ces résultats. En effet, ces patients alcoolo-dépendants sont confrontés à des changements importants et à des stimuli aversifs lorsqu ils souhaitent réaliser un sevrage d alcool, et ils seraient plus sensibles à ces changements que les patients présentant une note faible en évitement du danger. Cette situation pourrait provoquer chez ces sujets des préoccupations anxieuses et des comportements d inhibition. Cette hypothèse a été confirmée dans les sevrages aux benzodiazépines (18, 19). Les cognitions catastrophiques, l appréhension du sevrage et la peur de la symptomatologie anxieuse, tant psychique que physique, joueraient un rôle important dans l intensité du sevrage (18). Par ailleurs, les sujets présentant un trouble anxieux, lequel est corrélé positivement avec la dimension évitement du danger (9), sont plus susceptibles de présenter des difficultés de sevrage (22). Les individus ayant un score élevé d évitement du danger sont également susceptibles de répondre plus intensément à la douleur dans un cadre expérimental (17) en raison de l anticipation du danger. On pourrait donc comparer les patients alcoolo-dépendants à ces sujets et imaginer qu un évitement du danger élevé augmente de manière importante la part subjective de souffrance lors du sevrage. De même, comme la dimension d évitement du danger est positivement corrélée avec la sévérité des symptômes dépressifs (9), on peut penser que les patients qui éprouvent une symptomatologie dépressive, sans pour autant avoir un diagnostic d épisode dépressif majeur, seraient plus à risque de présenter un sevrage physique plus sévère. En revanche, une corrélation négative entre l intensité du sevrage et la dépendance à la récompense a été mise en évidence. L hypothèse biochimique se trouverait ainsi confirmée : les sujets présentant de faibles concentrations noradrénergiques de base éprouveraient moins de difficultés face à l hyperactivité noradrénergique de la période de sevrage. Cependant, cette confirmation doit être relativisée en raison de la présence d une corrélation statistiquement significative présente uniquement pendant les deux derniers jours du sevrage. Enfin, il existe une corrélation négative entre l intensité du sevrage et la dimension de persistance. Les sujets qui présentent une dimension de persistance élevée expriment une ténacité et une volonté qui les encourageraient à percevoir le sevrage comme un défi plutôt qu un obstacle. Par ailleurs, la persistance module le contrôle de soi et la régulation émotionnelle ; les individus avec des scores élevés à cette dimension sont réalistes, confiants et ils ont une bonne image d eux-mêmes. Ceci pourrait donc contribuer à faire diminuer la part subjective des difficultés ressenties par les patients lors du sevrage. Les résultats de l étude n ont en revanche pas montré de corrélation entre la dimension de recherche de nouveauté et l intensité du sevrage, ce qui ne va pas dans le sens de l hypothèse neurobiologique initiale. La diminution de l activité dopaminergique en période de sevrage devrait exacerber l intolérance à la frustration et la recherche de produits. Cependant, une population qui présente un score élevé d évitement du danger a peu de probabilité de présenter un score élevé de recherche de nouveauté, car selon le modèle de Cloninger, et même si ceci n est pas observé chez les sujets présentant un trouble de personnalité limite qui associent des scores élevés de recherche de nouveauté et d évitement du danger, ces dimensions s associent de manière inverse (2). Une matrice de corrélation a été réalisée afin de pouvoir mettre en valeur, en ôtant l influence des différents facteurs confondants, le rôle éventuel des dimensions de personnalité comme facteurs prédictifs de l intensité du sevrage alcoolique. Deux facteurs, l intensité d alcoolisation et la durée de la dépendance en fonction de l âge du patient, sont corrélés positivement avec l intensité du sevrage ; ce qui tend à confirmer les résultats d études préalables évaluant ces facteurs d influence sur l intensité du sevrage (23). Les résultats de cette étude présentent certaines limites. Tout d abord, les critères d inclusion créent un biais de recrutement ; en excluant les patients présentant une comorbidité psychiatrique sur l axe I, on évite des patients qui pourraient présenter des difficultés de sevrage importantes (21) ou des dimensions de personnalité bien mar- 268

6 L Encéphale, 2007 ; 33 : 264-9, cahier 1 Impact de la personnalité sur l intensité du syndrome de sevrage alcoolique quées. Ensuite, la petite taille de l échantillon représente une limite certaine dans l analyse des résultats. En revanche, en ce qui concerne l influence des médications en cours d hospitalisation et au domicile sur l intensité du sevrage, elle apparaît négligeable puisque les corrélations entre le TCI-R et la CIWA-Ar journalières moyennes se sont révélées statistiquement similaires avec l échantillon de sujets ne prenant pas d antidépresseur. Les résultats de cette étude incitent à proposer des éléments d amélioration pour la prise en charge des patients alcoolo-dépendants et particulièrement ceux présentant une dimension d évitement du danger forte. Ces patients, généralement plus à risque de développer un trouble anxieux ou dépressif (9), ont des facultés d adaptation moins consistantes et moins souples pour faire face à la symptomatologie de sevrage (19), ce qui encouragerait la mise en place d une thérapie de soutien individuel rassurante et d un cadre thérapeutique tranquille et apaisant pendant la période de sevrage. Une thérapie cognitivocomportementale précédant le sevrage pourrait être envisagée afin de diminuer la sensitivité de ces patients aux symptômes anxieux et afin également d améliorer leurs mécanismes d adaptation, mais sa mise en pratique apparaît plus difficilement organisable. CONCLUSION La personnalité pourrait constituer un facteur prédictif de l intensité du sevrage une fois que l acmé des symptômes est passée. En effet, la corrélation positive entre la dimension d évitement du danger et l intensité du syndrome de sevrage infirme l hypothèse biochimique mais pourrait s expliquer par les observations cliniques, et elle recoupe les études évaluant l influence de la personnalité dans l intensité du sevrage aux benzodiazépines et dans la perception de la douleur. L étude suggère ainsi que les caractéristiques liées à l évitement du danger (anxiété anticipatoire, fatigabilité, crainte de l incertain et timidité) accentueraient les symptômes de sevrage physique tandis que celles liées à la persistance (ténacité, courage, confiance en soi et réalisation personnelle) constitueraient des facteurs protecteurs d un sevrage physique. Les hypothèses neurobiologiques sous-jacentes ne sont en revanche que très partiellement confirmées. Remerciements. Les auteurs remercient les docteurs M. Evens, M. Jadot, A.M. Masson et O. Lex pour leur coopération, ainsi que l équipe des soignants du service des Iris pour leur intérêt et leur collaboration. Références 1. ANDO J, SUZUKI A, YAMAGATA S et al. Genetic and environmental structure of Cloninger s temperament and character dimensions. J Pers Disord 2004 ; 18 : CLONINGER CR. Neurogenetic adaptative mechanisms in alcoholism. Science 1987 ; 236 : CLONINGER CR. The genetics and psychobiology of the seven factor model of personality. In : Silk KR, ed. Biology of personality disorder. Washington : American DC Press, 1998 : CLONINGER CR, SVAKIC DM, PRZYBECK TR. A psychobiological model of temperament and character. Arch Gen Psychiatry 1993 ; 50 : DE WITTE PH, PINTO E, ANSSEAU M et al. Alcohol and withdrawal : from animal research to clinical issues. Neurosci Biobehav Rev 2003 ; 27 : GERRA G, ZAIMOVIC A, TIMPANO M et al. Neuroendocrine correlates of temperamental traits in humans. Psychoneuroendocrinology 2000 ; 25 : GORWOOD P. 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