Chroniques de Watermael-Boitsfort

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1 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 page 1 Chroniques de Watermael-Boitsfort Nouvelle série n 21 - décembre 2012 Les Chroniques de Watermael- Boitsfort sont éditées par Éditeur responsable Jean-Jacques VAn MoL avenue Marie-Clotilde n 6 Sommaire Éditorial... Les élections communales au XIX e siècle... Tetite chronique paroissiale... p 1 p 2 p 8 Les premiers occupants du Logis... p10 Les débuts de l école gardienne Les Colibris... p13 TUne carrière au Logis, témoignage de Guy ArpIGny... p16 Entretien avec Mademoiselle Boucher... p22 Éditorial Cette année se termine avec la mise en place d un nouveau Conseil communal issu des élections du mois d octobre. rappelons ici l article 30 de la Déclaration des droits de l homme et du citoyen : Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs. Cet événement majeur dans la vie publique de notre commune nous fournit une occasion d évoquer l évolution des modalités du vote depuis son origine au XIX e siècle et de préciser la représentativité des élus au cours des époques et l impact du suffrage universel sur la composition des Conseils communaux depuis leur origine. Henri CEUppEns vous propose donc un historique, en Le chantier de la construction du Logis, années L aménagement de l avenue de l Arbalète en direction des Trois Tilleuls Archives Caisse d Épargne, collection Guy ArpIGny

2 page 2 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 plusieurs étapes, de l évolution des modalités électorales. Une deuxième partie de cette chronique est consacrée au Logis. nous avons en effet rencontré Guy ArpIGny qui a évoqué pour nous ses souvenirs comme gestionnaire de cette coopérative de locataires, nous vous livrons ici le contenu de son témoignage. nous avons pu consulter les précieuses archives qu il possède, notamment une publication et un manuscrit. Les premières années du périodique de la coopérative «Les trois tilleuls» nous familiarisent avec le quotidien des premiers coopérateurs-locataires du Logis. De cette précieuse source documentaire, nous avons retenu une description des premières années d existence de l école gardienne Les Colibris et une évocation des doléances des premiers occupants du «Triangle» concernant l inconfort des voiries. La photocopie d un journal manuscrit, non signé!, nous procure une intéressante évocation des évènements qui ont émaillé la vie du quartier des Archiducs du point de vue d un responsable de la paroisse de notre Dame du perpétuel secours. Mademoiselle s. Boucher nous a entretenu de ses souvenirs où elle évoque sa jeunesse et les changements qu elle a constatés dans la vie du quartier. Les élections communales au XIXe siècle : L'accession de la Belgique à l'indépendance en 1830 ne changera pas grand-chose au niveau communal de Watermael-Boitsfort-Auderghem. Les 3 hameaux sont encore réunis dans la même ancienne paroisse agricole et forestière du Brabant flamand (sauf de 1796 à 1811 sur décision de la république française puis de l Empire, les 3 communes étant re-réunies en 1811 par économie!). La fin de la Vènerie entraîne d'abord une stagnation de Boitsfort, et Watermael reste rural. Tandis que Auderghem développe lentement commerce et petite industrie le long de la Woluwe et de la chaussée de Wavre. pierre Théodore VErHAEGEn ( ) En août 1825, le prince Frédéric-Guillaume D'orAnGE fait nommer Pierre Théodore Verhaegen dont il est proche, comme bourgmestre de l entité. C'est un avocat déjà renommé, et de ses amis et "frères". Il appartient à une riche famille bruxelloise qui a des terres à Boitsfort, dont plusieurs hectares de la Forêt de soignes morcelée par la SoCiété GénéraLe. Lui-même a acquis en 1820 une maison de campagne sur le Kwynenberg (future propriété solvay) et, devenu bourgmestre, y séjournera 6 mois par an. En 1825 donc, il a 29 ans, et n'a pas encore d'action politique nationale, et est qualifié d' "administrateur laborieux et intègre, économe dans les dépenses, et équitable dans l'impôt". Cornelis DEVIs et VAn ELDEr sont déjà échevins, depuis , ce dernier étant remplacé par Englebert FrÉMInEUr en En 1831, malgré le changement de régime auquel il n est pas favorable, Th. VErHAEGEn reste bourgmestre dans la continuité, et Cornelis DEVIs et Englebert FrÉMInEUr restent en place. En 1836, la Loi communale entérine pour l'essentiel la Loi des Communes de Guillaume D'orAnGE: un Conseil communal de 5 à 7 hommes est élu au scrutin majoritaire pour 6 ans, la moitié des mandats étant remplacée tous les 3 ans, ce qui provoque une valse des échevins difficile à relater; et nomme donc un bourgmestre pour 6 ans avec 2 assesseurs au mandat plus bref mais renouvelable. En 1837, Th. VErHAEGEn, étiqueté "de tendance libérale", est cette fois élu par les quelques 50 votants de l époque! C'est que le vote censitaire limite le nombre d électeurs. pour les Législatives, un âge minimum de 25 ans et un certain niveau d impôts directs (le cens) sont requis, ce qui limite l électorat à environ 1,1% des habitants. pour les élections communales, il faut avoir 21 ans, et le cens est différentiel (c.à.d. moins élevé dans les Communes rurales), un minimum de 20 florins d'impôts directs est nécessaire. Comme en cette année, il y a habitants à Watermael-Boitsfort-Auderghem et vu la répartition de la population, cette cinquantaine de votants sont quelques gros propriétaires terriens, bourgeois ou aristocrates, et l'un ou l'autre brasseur-aubergiste ou fermier important, le monde rural étant encore largement analphabète. Englebert FrÉMInEUr et petrus Voss, de même tendance, complètent le Collège, Jean DEWAET remplaçant ce dernier en 1840.

3 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 page 3 Eugène AMoUr DE CArTIEr ( ) Longtemps le Conseil communal sera uniquement "libéral" (au sens historique). Le 8 août 1842, p-th. VErHAEGEn donne sa démission anticipée pour protester contre une loi de Léopold I er qui veut garder le droit de nommer les bourgmestres à sa guise hors du Conseil communal. (Loi nothomb : l Exécutif peut, par Arrêté royal, nommer le bourgmestre hors du Conseil). Ensuite, avec la fondation de l'ulb et celle du parti libéral, il se concentrera sur la politique nationale, tout en restant un conseiller influent à W-B-A, et en développant ses propriétés boitsfortoises. Vers 1860, avec 95,2 ha, il sera devenu le plus important propriétaire terrien : 10% de la surface de la commune (plus 10 ha sur Uccle!). son adversaire politique, le baron eugène amour de CarTier, châtelain de Val Duchesse et propriétaire d'une usine de minium sur la chaussée de Wavre (les futurs éts Ligot), est nommé le jour-même à sa place, mais cette nomination est invalidée par les Autorités provinciales. sans tendance politique précise, il sera légalement élu, et nommé le 10 janvier ses échevins sont Henri Van Kerm et petrus Voss, de "tendance libérale" tous deux, le premier étant remplacé par François Vanderlinden en La fin de l'unionisme, avec la fondation du parti libéral en juin 1846 d'une part, et celle du parti catholique de 1863 à 1867 de l'autre, ne changera rien au niveau communal sauf la crispation des opinions dans le début de la première "guerre scolaire" liée au développement de l instruction publique. En mars 1848, le cens qui autorise la participation au scrutin est modifié : uniformisé dans toutes les communes, il est abaissé au seuil minimum de 42,32 "nouveaux" Francs belges; modification dérisoire qui modifiera peu l électorat: environ 100 hommes pour W-B-Auderghem. Aux gros propriétaires s'ajoutent quelques agriculteurs et petits commerçants. Et ils éliront comme bourgmestre des bourgeois locaux, brasseurs ou hôteliers, car Boistfort est devenu un lieu de villégiature fort couru. Il y aura d'abord englebert FrÉmineur en 1848 et 1854, l' ancien assesseur de VErHAEGEn, et brasseur sur le chemin d'auderghem (l'actuelle "Fattoria"). L administration communale se gère depuis «La Maison Haute», chez son beau-frère Thomas DEpAGE, jusqu à ce que, en 1851, la décision soit prise de construire une «vraie» Maison communale. Ce sera au n 81 de la rue Middelbourg. En 1848, HALBLEIB et Jacobus sterckx sont échevins. En 1856, ce seront Jacobus sterckx et Corneille Voss, toujours libéraux. Mais le cadre de vie va changer à W-B par l arrivée du chemin de fer et l inauguration de la gare de Boitsfort (août 1854) qui vont amener les touristes, les promeneurs dominicaux, de nouveaux habitants, et développer l industrie hôtelière ainsi que le commerce du bois et du charbon. Le bourgmestre suivant sera Jean-Baptiste depage en 1858, 1863 et 1867, beau-fils de Michel DEWoLFs lui aussi ancien assesseur de VErHAEGEn, et propriétaire de l'auberge et du fermage à la barrière d'auderghem (l'actuel "repos des Chasseurs"), aussi héritier de l'hôtel de La Maison Haute. En 1861, ses échevins sont Jean-Baptiste smets, son beau-frère, et Gérard DEMEy, d'auderghem. Le 1 er janvier 1863, Auderghem devient commune autonome avec ses habitants, et Gérard DEMEy y est l'échevin du premier bourgmestre, Henri de Brouckère. Mais pour les habitants restant sur W-B, cela change peu de choses. La Commune est seulement moins riche, et d'une ruralité très calme Jean-Baptiste DEpAGE, dit Frédéric ( )

4 page 4 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 en dehors de la saison touristique. J-B smets restera seul échevin de W-B jusque décembre Janvier 1867: J-B DEpAGE reste bourgmestre; et les échevins sont Jules CULoT et J-B smets. Jean-Baptiste SmeTS, d abord meunier à l étang de Boitsfort, puis gérant de l'hôtel "La Maison Haute", sera bourgmestre à son tour en mai 1868, à la démission de son beau-frère. Jean-Baptiste smets ( ) ses échevins sont Jules CULoT et François VAnDEr- LInDEn. C est eux qui transfèrent l administration communale à la «villa» VErHAEGEn (Maison communale actuelle) dont l étang vient d être comblé, En 1869, l'agitation sociale nationale liée à la crise économique provoque l'ouverture de l'électorat censitaire à ceux qui payent la moitié du cens, et à ceux qui ont fréquenté l'enseignement moyen pendant 3 ans. pour W-B, le changement est encore dérisoire. En 1870, c'est edouard olivier qui est élu bourgmestre, pour un maïorat dont on sait peu de choses. Jules CULoT et Victor DUrAnT sont échevins, ce dernier démissionnant en Les évènements politiques de 1870, en France mais aussi en Belgique, vont amener un nouvel abaissement du cens électoral au minimum d'impôts directs de 10F pour les Communales, léger progrès qui va permettre à 4% de la population de voter. Cela fera environ 100 votants pour W-B, qui n'est toujours qu'un double village avec ses étangs pittoresques et une administration communale de 4 personnes intermittentes (dont le secrétaire communal et le receveur). En 1872, la décision du gouvernement catholique de transformer l'impôt sur les débits de boisson en des accises sur la bière, impôt indirect non-comptabilisé pour le cens, va retirer leur droit de vote aux cabaretiers-votants en Belgique. Localement pour Watermael-Boitsfort, cette diminution de 10% de l'électorat boitsfortois "d'origine" explique sans doute l'élection de léopold Wiener le 2 septembre 1872, châtelain à Boitsfort certes, mais surtout graveur en chef de la monnaie belge, de renommée internationale, et vice-président de la Banque de Bruxelles. Anecdote: son frère, Jacques WIEnEr (homonyme du futur bourgmestre de 1958), fut en 1849 le graveur des premiers timbresposte belges à l'effigie de Léopold Ier. Auparavant, le courrier était payé par le destinataire! Jacques sterckx et Théophile VAnDEr ELsT sont échevins, et le premier est remplacé en Léopold WIEnEr ( ) août 1874 par Frédéric DEpAGE, fils de l'ancien bourgmestre. suit une "valse" des échevins, où se succèdent: à nouveau Jacques sterckx puis Félix sterckx (novembre 1879), pierre MAErsCHALCK (avril 1882) et philippe DEWoLFs (1883). Les élections du 27 mars 1883 sont annulées et refixées au 29 mai. Elles amènent un Collège formé de Léopold WIEnEr, pierre MAErsCHALCK et Théophile VAnDEr ELsT. Le long maïorat WIEnEr, de 1872 à 1891, sera celui des "financiers-philanthropes". sans rétribution du bourgmestre et avec, entre autres, l'appui et les dons de la famille solvay et de Jonathan BIsCHoFFsHEIM, banquier et fondateur du Crédit CoMMunaL comme de la CGer, la Commune va se développer, s urbaniser, et augmenter sa population de 50% en 20 ans. Elle devient un faubourg de Bruxelles, principalement francophone. Et dès 1874, les finances communales sont florissantes. riposte électoraliste des libéraux aux lois "cathos" de 1872, plusieurs modifications du cens vont encore diminuer le corps électoral d'un nouveau 10%, surtout pour les Législatives. En 1878 on supprime l'impôt pour les occupants

5 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 page 5 gratuits d'un bâtiment public: cela concerne en Belgique électeurs qui en perdent leur droit de vote, dont curés occupant un presbytère. on modifie l'impôt sur les chevaux et on écarte certains agriculteurs, censés voter surtout catholique. Dans le calcul de l'impôt, on ne peut plus déclarer une proche parente comme servante: cela concerne les "bonnes de curés", et donc diminue encore le vote de ceux-ci. En 1878 encore, pour parer aux nombreuses fraudes et pressions électorales, surtout dans les campagnes, le gouvernement précise par une loi les modalités des futurs scrutins: isoloir, bulletin officiel, secret du vote, procédure de convocation et de dépouillement, etc Enfin, en juin 1883, le gouvernement FrèrEorBAn, pour conserver sa majorité, concède à l aîle progressiste du parti libéral la création des électeurs capacitaires; ce qui corrige partiellement la diminution de l'électorat due aux lois de 1872 comme de Les électeurs censitaires sont donc complétés par des électeurs "capacitaires": diplômés de l'enseignement supérieur ou du degré supérieur de l' enseignement moyen, ou occupant des fonctions à responsabilités: professeurs du moyen et du supérieur, instituteurs depuis plus de 5 ans, officiers, curés, ou ayant réussi un «examen électoral». si ces changements ont une importance pour les communes urbaines, sont d'un progrès relatif d'ailleurs car bon nombre d électeurs capacitaires sont déjà censitaires; au niveau local de W-B, la modification reste dérisoire: il n'y a toujours que 5 % d' électeurs : soit 180 votants pour habitants. Léopold WIEnEr sera réélu en1878, 1884 et La loi du 26 avril 1884 fixe une date stable pour les élections communales au troisième dimanche d'octobre. (Depuis lors, elle a été déplacée au deuxième dimanche d octobre, avec installation des édiles communaux le premier lundi de décembre suivant). Et la loi du 30 décembre 1887 fait que les échevins ne seront plus nommés par le roi, mais élus par le Conseil communal. 17 janvier 1888: L. WIEnEr reste bourgmestre, et philippe DEWoLFs et Th. VAnDEr ELsT sont élus échevins. En novembre 1890, les libéraux gardent leurs 11 élus : cad 5 anciens déjà élus au scrutin précédent: Bosschaerts, Jean CrAps, pierre DEBEys, Charles DErWA, et Frédéric smets; et 6 nouveaux, élus ou réélus: Gabriel CorDEMAns, philippe DEWoLFs, Lambert VAn- DErVELDE, Th. VAnDEr ELsT, Antoine WAyEnBErGH, et Léopold WIEnEr. Le corps électoral se composait de 457 hommes dont 369 ont voté; parmi eux108 capacitaires de droit, et 40 diplômés. réélu donc en octobre 1890, Léopold WIEnEr décède le 21 janvier Et c'est son premier échevin, Théophile VAnDEr ELsT qui fera fonction de bourgmestre jusqu'à l'élection de lambert VanderVelde en mars Mais dès décembre 1893, celui-ci doit démissionner pour raison de santé, et c'est à nouveau Théophile Vander elst qui assurera l'intérim, jusqu'aux nouvelles Communales de 1895 cette fois. E n t r e t e m p s, après la fondation du Parti ouvrier de BeLGique (PoB) en 1885, futur parti socialiste, le parlement a rejeté le suffrage universel pur en Il accorde certes un vote aux ouvriers et à tous les hommes dès 25 ans, mais ce suffrage dit "universel" et qui concerne déjà 21% des électeurs, est tempéré par le "vote plural" qui accorde des voix supplémentaires. Une, deux ou Lambert VAnDErVELDE ( ) Théophile VAnDEr ELsT ( ) trois voix supplémentaires sont accordées aux capacitaires, aux chefs de famille de plus de 35 ans, et aux censitaires détenant un livret d'épargne de 2.000F minimum ou une rente viagère de 100F. Ce cumul jusqu'à 3 voix par personne est prévu pour les Législatives, malgré l'agitation populaire; mais cela concerne peu W-B. En outre, en 1893, le vote devient obligatoire, voulant obliger indécis et abstentionnistes à voter, censés voter plus conservateur. Mais, pour ce qui concerne les Communales suivantes prévues en 1895, une loi d'avril 1894 accorde une quatrième voix aux chefs de famille, rentiers et censitaires ayant un revenu cadastral de 150F minimum ; et l'âge minimal d électeur est haussé à 30 ans! C'est la "loi des 4 infamies" dit le socialiste Edouard AnsEELE, exemple unique dans le monde d un électorat local moins nombreux que l électorat législatif. En

6 page 6 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 outre, les élections sont prévues tous les 4 ans avec renouvellement par moitié, ce qui amène des mandats d une durée de 8 ans, sauf pour la «petite série» en En 1895, ce vote plural amène l'élection de Émile Van BeCelaere comme bourgmestre, avocat et commissaire d'arrondissement expérimenté. Le parti liberal garde la majorité absolue, et les échevins seront encore ph. DEWoLFs, et Th. VAnDEr ELsT. Émile Van BECELAErE ( ) Ce dernier, après 27 années de mandat depuis 1873, est remplacé par Désiré selschotter en 1900; mais il sera encore élu trois fois au Conseil communal: 1904, 1907 et 1911! En 1898 se déroulent des élections partielles: 859 électeurs (dont 419 à 1 voix, et 165 avec 4 voix) déterminent votes. Le Conseil communal reste libéral absolu. Mais en 1899, l'introduction d'élections à la proportionnelle, sur proposition initiale du 1 er Ministre catholique Auguste BEErnAErT, et qui est une première en Europe se testant d'abord aux Communales, rompt l'habituelle majorité absolue des libéraux. Le parti catholique est en tête, et un cartel libéralpob permet l élection d un premier socialiste. Mais le parti libéral reste pourtant majoritaire : au Conseil communal, outre les 7 libéraux élus (pierre DE- BEys, philippe DE KEysEr, DEssArT, ph. DEWoLFs, D. selschotter, Em. VAn BECELAErE et Th. VAnDEr ELsT), apparaissent 3 conseillers catholiques (Aimé MAsEn, smeulders et VAn HAELEn) et un socialiste (pierre philips, ouvrier plombier), En 1901, VAn BECELAErE est réélu bourgmestre; mais en 1903, il est le seul libéral non-réélu. C'est donc Jean-henry delleur qui devient bourgmestre en 1904, et il le restera jusqu'en ses échevins sont philippe DEWoLFs et Eugène KEyM. outre ces 3 édiles, le Conseil, qui se réunit dorénavant dans la nouvelle salle du Conseil suite à l agrandissement de la Maison communale (1905), comporte 3 autres libéraux (DEssArT, Louis solvay et encore Th. VAnDEr ELsT). La majorité libérale est resserrée, peutêtre par le fait d'une liste libérale dissidente; et les socialistes perdent leur siège. Les 5 élus catholiques constituent donc l ' o p p o s i t i o n : Guillaume BUIs- Aimé son, MAsEn, smeul- DErs, Henri VAn- DEnpUTTE et VAn HAELEn. Aux Communales de 1907, le vote encore plural permet à électeurs (dont 454 à une voix, et 217 à 4 Jean-Henry DELLEUr ( ) voix) de réunir votes. W-B ayant à ce moment habitants, il n'y a donc toujours que 12% d'électeurs, dont 2,5% à 4 voix qui "pèsent" électoralement 38% des votes. En 1907 et 1911, les élections maintiennent le même Collège des bourgmestre et échevins (DELLEUr, DE- WoLFs, KEyM), mais le Conseil communal varie sensiblement. En 1907 d abord : victoire libérale avec 8 élus (outre les 3 mandataires: Georges BEnoIDT, Maximilien DAn- Doy, Zéphir GoBErT, Louis solvay, et toujours Th. VAn- DEr ELsT), et 3 conseillers catholiques (Guillaume BUIsson, A. MAsEn, H. VAnDEnpUTTE). En 1911 par contre, la présence d'un cartel libéralsocialiste complique les choses. sont élus: 4 libéraux "traditionnels": G. BEnoIDT, M. DAnDoy, Z. GoBErT et toujours Th. VAnDEr ELsT) ; 4 libéraux du cartel (DELLEUr, ph. DEWoLFs, Eug. KEyM, Francis WIEnEr), 2 socialistes du cartel (Alfred LIÉnArD et pierre philips) et un catholique (A. MAsEn). Mais la guerre et l occupation interrompent les activités politiques, officielles en tout cas. En 1915, les élections n ont pas lieu. Lorsque, en juin 1917, DELLEUr est déporté par les Allemands pour avoir refusé de livrer les clôtures en fil de fer barbelé de la commune, c'est eugène Keym, son premier échevin, qui assure l'intérim, étant lui-même temporairement emprisonné. Au décès de philippe DEWoLFs, c'est George BEnoIDT qui est nommé échevin. Les Communales prévues en 1919 sont reportées par les bouleversements institutionnels et la priorité donnée au redressement économique. néanmoins, suite aux efforts et souffrances des hommes et des femmes, et aux promesses faites durant la guerre, c'est en 1919 que le suffrage universel pur est accordé aux Législatives, d'abord aux hommes dès 21 ans. Les veuves de guerre,

7 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 page 7 Eugène KEyM ( ) remplaçant leur homme, pourront aussi voter aux Législatives de Mais ce n'est qu'aux Communales du 24 avril 1921 que l'ensemble des femmes pourra voter. Elles devront attendre 1948 pour les Législatives. pour conclure, l'âge minimum de 18 ans sera requis en 1981 pour être électeur, pour une pratique citoyenne d'une élémentaire égalité qui, actuellement, ne semble plus rencontrer la moindre réticence ou opposition de quiconque! Henri Ceuppens Sources documentaires: - Jean-pierre CArpEnTIEr, «Élections communales à Watermael-Boitsfort», document non-publié - Jean-pierre HUTs, dans «Chroniques de Watermael-Boitsfort» n 24-janvier Chronique de la Belgique, Éditions Chronique/rTL, dictionnaire historique de Belgique, éd Didier Hatier, Bruxelles, 1988 et Wikipedia! supervision et correction : prof Jean puissant ULB note : nous n avons pas trouvé les portrairs de FrÉMInEUr et D olivier. si vous possédez de tels documents, nous serions heureux de pouvoir les recopier pour nos archives. Faute d image nous avons reproduit les plaques de rues qui leur sont dédiées La Maison communale de Watermael-Boitsfort photographie mai 2010 Jean-Jacques Van Mol

8 page 8 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 Petite chronique paroissiale Dans les archives paroissiales de la cure de notre Dame de Bon secours, avenue des Archiducs, se trouve un cahier manuscrit, non signé, dans lequel sont consisignés tous les évènements qui ont émaillé ce nouveau quartier à la «frontière» entre les deux coopératives de logements Le Logis et Floréal. Il faut se souvenir que le développement rapide de l urbanisation de ce quartier à partir de 1922 s est accompagné de la modernisation de l avenue des Archiducs et de l implantation de commerces le long de cette nouvelle artère. Le clergé a rapidement suivi ce mouvement et a construit une nouvelle église : notre Dame du perpétuel secours et nommé un curé dynamique l abbé KAnnAErTs ( Héverlé - Gross-rozen 01/1945) Entré au Grand séminaire de Malines en 1910, il est nommé au Collège st Jean Berchmans à Anvers où il enseigne pendant 19 ans. Une vocation pour les missions l incite à postuler auprès de l Archevêché une fonction missionnaire en 1923, sa demande ne fut pas accepté, les autorités estimant qu il était plus utile dans l enseignement. Il fut nommé curé par l évêché à la paroisse de Floréal-Le Logis en août Il a été l artisan de la construction d une nouvelle église dédicacée à la reine Astrid. Entré dans la résistance pendant la guerre, il fonda le F. I. local. Arrêté par l occupant le 15/10/1943, il fut déporté en Allemagne en décembre. Il fut interné dans plusieurs camps pour terminer, le 9 novembre 1944, il fut incarcéré dans le camp d extermination de Gross-rozen en silésie où il décéda en janvier Voici des extraits de ce journal qui nous éclairent, malgré leur sécheresse, sur les évenements qui ont rythmé la vie des habitants de ce nouveau quartier : /10 première pierre cité Floréal par J. WAUTErs, ancien ministre de l Industrie, du Travail et ravitaillement ers occupants Floréal : février ; Logis : mai-juin /10 ouverture de l école gardienne (Colibri) 24/06 acquisition terrain à bâtir 18,5 m façade ; 1.478, 22 m2 ; frs hors frais 13/12 visite de la reine Elisabeth de la sté Le Logis avril 1 ère messe otten, 12 paroissiens dans la cure, parloir devant le confessionnal, peinture Hélène stordeur. 1 ère église architectes DEMEy frères : ste Thérèse. peu de catholiques habitant la cité, dirigeants socio-communistes janvier installation de la Maison de Tous 19 rue des Cannas, d une bibliothèque et d une consultation des nourrissons. 25, 26, 27 juillet 1925 fête inaugurale de la cité Floréal - présentation au Café des arts, place Keym de la revue en 3 actes + prologue Le Floréal aboie-fort de MM An- ToInE, schalter et VAnDErLInDEn constitution du Comité des Fêtes pour réaliser L avenue des Archiducs années on remarque l église notre Dame (démolie) à gauche. Carte postale ; nels, Édit. Tourneur Tabacs, Cigares, Cigarettes, papeterie Fer à cheval, Boitsfort Collection Jules nyns

9 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 page 9 une kermesse le 1 er dimanche du mois d août /9 : inauguration écoles Aigrettes et Colibri /2 don de l Archevêché d une relique de ste Thérèse Le Comité des fêtes Floréal-Logis-Karrenberg acquièrt un géant que l on nomme le Grand veneur comme de piqueur moderne, tête modelée par Jean CAnnEEL, géant louche en mémoire d un fameux coureur qui tenait le Café Casino, rue de l Hospice, en honneur d une désopilante comédie qu il avait joué en face d abord de 2 cheminots. Depuis, on l appelait de Scheel! 1 ère tête en plâtre faute de temps. 1 ère sortie du Grand veneur le dernier dimanche de juin / don de l archevêché d une relique des ste Thérèse juillet : 1 ère sortie du Grand veneur avec une tête en carton juillet : 1 ère fancy-fair, samedi et dimanche soir tombola, gros lot envoyé par reine Astrid : vase en cristal du val Saint-LaMBert. Manifestation folkloriques pour les 10 ans du Logis à la place du Logis cortège fleuri, sortie du Grand veneur. 5 juillet : à 3h représentation gratuite du revizor de GoGoL par le Cercle d education et d agrément dans la salle de l harmonie rue de l Hospice départ d otten, don des paroissiens. Un GoBe- Lin représentant l adoration des Mages d après p. p. rubens, otten en fait don à l église pour la 1 ère fois la paroisse est invitée à participer au cortège fleuri, l école des sœurs remporte tous les 1 er prix Après cela, on n entendit plus parler du cortège fleuri + car difficulté financière du Collège communal? En tout cas, le cortège sortit grâce à la générosité des habitants des deux cités fin du Grand veneur mai 1 er pèlerinage à n. D. au Bois, achèvement de ste Thérèse sortie 1 ère procession de la paroisse 10/11 inauguration des locaux pour jeunes ( frs) Architectes DEMEy fres l abbé KAnAErTs reçoit une reconnaissance d authenticité des reliques de ste Thérèse données à la paroisse. Dissolution de la Ligue des fleurs 15/2 don de l Archevêché des reliques de ste Marthe, st Hubert, st Antoine de padoue, ste Brigitte, st roch, ste Marie d oignies. 12,13/06 dernière sortie du Grand veneur à fancy-fair du Logis 25/10 achat orgue HAMMonD. Janvier tram 96 prolongé jusque les Archiducs /1 bénédiction de la chapelle st Jean de Bosco dans la propriété de Mr JAnLET avenue Charle Albert café Archiducs s appelait Diab o Cor 1940 c est la guerre, capitulation après 18 jours, Kannaerts prend l engagement officiel d instaurer le pèlerinage une fois par an à n. D. au Bois si la paroisse est épargnée. Exode général de la population, 6 paroissiens morts au champ d honneur. Entraide sociale reprend. soupe scolaire distribuée par la commune aux enfants ste Thérèse. 18 mars : départ de MEErT. 13/12 acquisition d un second immeuble 66 Archiducs violente tempête détériore 200 toitures au Logis. Grande disette installation au 66 Archiducs d un chauffage public installé par la section Secours d hiver de Boitsfort 1 mai projection salle du Logis photos couleurs. rétablissement des concerts spirituels. 22 août questionnaire relatif aux cloches de l église Enluminure du registre réalisé en hiver par les mères trappistes de soleilmont à Gilly, mère Marie Cécile. Album de photos retraçant la vie paroissiale par Mme M. LAnnEAUX. 26/11 commencement incendie à la sacristies. En 1941 couvre feu, fermeture des cafés et salles de spectacles. Il faut attendre hiver dur se prolonge. privations été et automne exceptionnels 8/11 arrêté du commandement supérieur pour le transfert des travailleurs manuels vers l étranger pour construire «l europe nouvelle». 8 août récolte de 110 kg de pommes de terre par le curé pour secourir 91 familles. 27 septembre journée de prières pour les 22 personnes de la paroisse.. Après la grand messe, exposition des objets et souvenirs de camps - 2 enfants à l église Edouard VErHAEGEn et Jacques MAssArT. 1 ère messe Ceulemans 26/12. Entraide sociale aide 9 familles de pauvres «honteux». 175 membres au Cercle Horticole. Mutualité Concordia 55 familles. Conférence de st Vincent de paul. Visite de 8 familles. 242 femmes à la Ligue des Familles, création d un vestiaire paroissial pour repasser des vêtements enfants aux stations de plein air : 85 au parc parmentier et 28 au parc stockel. Dispensaire 95 bébés. 245 élèves à ste Thérèse.

10 page 10 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 Les premiers occupants du Logis L aménagement de la cité-jardin du Logis, conçue par EGGErICKX et VAnDEr ZWAELMEn débuta en 1922 par la construction de deux lotissements qu on appela «Le triangle» et «Le trapèze». Les premiers occupants eurent à supporter des conditions de confort très relatives en ce qui concerne la voirie et l éclairage public. Dans l organe de la coopérative Les trois tilleuls du mois de février 1925, on peut lire une «Mise au point» qui relate ces déboires, nous en reproduisons ici le texte : «Les doléances des deux cités-jardins de Boitsfort ne datent pas d aujourd hui et c est depuis le premier jour de leur installation, voici près de deux ans déjà, qu ils se plaignent avec combien de raison de la lenteur d exécution des travaux d utilité publique les plus indispensables. «Ces plaintes visent notamment faut-il le rappeler une fois encore, et d abord l absence totale d éclairage dans les quartiers nouvellement établis, et ensuite l état vraiment préhistorique, voire l absence complète de la voirie avoisinant et intérieure autre que celle, achevée dès le début, incombant à notre société. «Ces plaintes, pour de multiples motifs, restèrent toujours sans effet, et les parties en cause, telles d habiles joueurs de balle au tamis, dès que vers elles s élançaient les cris de s.o.s. de détresse, se rejetaient mutuellement les responsabilités. Et en attendant, nous les intéressés, nous croquions le marmot, non sous l orme, mais sous les trois tilleuls! «De guerre lasse, l une des victimes se tourna vers la presse et voici plus d un an déjà, le «Soir», en un articulet bien tapé, révélait au public le «Scandale de Boitsfort» ; l auteur réclamait même, vous en souvenez-vous?, la pendaison pure et simple des édiles responsables! «Cette dernière cérémonie n eut pas lieu ; les réverbères qui auraient dû servir d instrument faisaient d ailleurs défaut! Les édiles restèrent donc en place et le scandale se prolongea. «Jusqu à ce jour, jusqu au moment où l un de nos habitants, plus pacifique celui-ci puisqu il ne réclamait aucun supplice pour les coupables, envoya tout récemment au «Soir» un nouvel appel.» «Voici donc cet articulet qui se bornait à reprendre les griefs anciens : à Boitsfort Un lecteur nous écrit : «Vous avez eu l amabilité, voici plus d un an, de signaler le véritable scandale dont la commune de Boitsfort est le théâtre. Vous le savez, deux coquettes cités-jardins y ont été érigées, Le Logis et Floréal, où plusieurs centaines de ménages sont installés depuis bientôt deux ans. «Les sociétés coopératives de locataires, auxquelles sont dues ces réalisations, n ont épargné aucun effort pour donner à celles-ci l aspect le plus riant et la confort le plus moderne. Cet effort n a guère été compris par les administrateurs de la commune qui n ont jamais rien fait pour leur rendre plus aisée une tâche hérissée de difficultés. Et actuellement encore ils traitent ces nouveaux habitants avec une désinvolture qui, vraiment, dépasse les bornes permises. «Croiriez-vous qu après deux ans de séjour les habitants en sont encore réduits à patauger, au moindre mauvais temps, dans une boue atroce, car les voies nouvelles, appartenant à la commune, attendent toujours et attenderont longtemps encore le moindre vestige de pavage. «En outre, ces divers nouveaux quartiers sont toujours, le soir, plongés en pleine obscurité. Le motif? Un conflit non encore aplani qui dure depuis trois ans, entre la commune et la compagnie concessionnaire. Et cela aux portes de la capitale, dans une commune incorporée au «Grand Bruxelles»! n est-ce pas un véritable scandale qui ne peut se prolonger? «puisque tôt ou tard, ce conflit devra être réglé sur base quelconque, pourquoi, en effet, ne pas installer immédiatement l éclairage public, quitte à en régler les frais ultérieurement aux termes de compromis inévitables entre les deux parties? «Le mécontentement, faut-il d ailleurs le dire, est vif parmi cette nombreuse population, qui trouve que cette mauvaise plaisanterie n a que trop duré. «Les autorités communales devraient, me semblet-il comprendre un peu mieux leurs devoirs envers leurs administrés même en dehors des périodes électorales. (Soir du 21 janvier 1924) «Quelques jours plus tard, par un de ces hasards providentiels comme seuls en connaissent les journalistes en mal de copie ou les politiciens penauds qui ont des fautes à se faire pardonner, un groupe de membres représentatifs du collège échevinal se trouva nez à nez, avec un reporter matinal dudit «Soir». Devinez où? non, vous n y êtes pas et ne vous creusez pas la cervelle! Tous ces nez se trouvèrent un beau matin en présence des travaux de la jonction schaerbeek-hal Halte-là! dirent les grands hommes de Boitsfort et leur mutisme invétéré en matière d ordres d exécution des travaux publics se mua aussitôt en une verbosité remarquable. «nouveau TACITE, nous en voulons conserver ici le procès-verbal paru dans le «Soir» du 17 janvier : à Boitsfort éclairage et voirie «sur le tracé de l importante ligne de chemin de fer schaerbeek-hal, déjà achevée jusqu à Watermael, et dont le dernier tronçon doit être terminé dans un délai de deux ans, nous avons rencontré hier les édiles de Boitsfort, MM. ruytinx, ff. de bourgmestre, et LEUrQUIn, échevin, ac-

11 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 page 11 compagnés de l actif secrétaire communal, M. THELIsMAr. «Fort aimablement ces messieurs ont bien voulu nous exposer les projets d embellissement et d agrandissement de leur commune de ce côté et, tout en les remerciant de leur obligeance, nous avons saisi cette occasion pour leur demander ce qu ils pensent des doléances formulées dans la presse, dans le «Soir» notamment, par des habitants des quartiers nouveaux, du «Logis» particulièrement. «nos administrés qui se plaignent, nous dit M. ruy- TInX, ont tout à fait raison. nous sommes les premiers, au sein du Collège, à regretter les ennuis auxquels ils se heurtent. Toutefois, lorsqu il s agit des responsabilités encourues, ils versent dans une erreur profonde lorsqu ils mettent en cause l administration communale. -Voici : les plaintes sont de deux ordres : elles concernent d une part l état de la voirie, d autre part l absence ou l insuffisance d éclairage. or, lorsque la Société du Logis a acheté ces terrains, elle les a évidemment acquis avec tous les avantages prix modiques mais aussi toutes les charges dont ils étaient grevés. Ces terrains des champs livrés à l époque à la culture maraîchère étaient compris dans un plan d expropriation d ensemble et, en vertu même des conventions déjà anciennes, le propriétaire avait l obligation formelle de pourvoir aux travaux complets de voirie le jour où les terres seraient livrées au lotisseur. par conséquent, l acheteur en l occurrence le société du «Logis» - assumait cette même obligation lui léguée par son vendeur ; bref, le soin de tracer, de construire et de paver les rues du quartier, sur les terrains du Logis, incombe à la société elle-même et non pas à la commune. Les dirigeants de la société, mieux informés, l ont reconnu volontiers ; mais peut-être y a-t-il au Logis des habitants qui ignorent ce très important détail ; et au lieu de s enquérir à l administration communale, ils préfèrent livrer leurs griefs à l opinion publique en accusant à tort les services communaux! -Et en ce qui concerne l éclairage, les reproches qu on nous adresse sont tout aussi injustes. seulement sur ce point l explication est plus compliquée. L absence, jusqu en ces derniers temps, de l éclairage électrique au «Logis» est due, non pas à des négligences ou à un manque d activité des services communaux, mais au conflit, aigu et gros de conséquence, qui divise un garnd nombre de communes bruxelloises et la compagnie concessionnaire. Le gouvernement, et aussi la justice, en ont déjà été saisis, mais le litige reste entier. -Les conditions posées par la société concessionnaire sont draconiennes ; à la fois dans les prix et dans la durée. Il ne faut pas oublier que nous avons à défendre les intérêts de toute la population. notre devoir strict auquel nous ne pouvons faillir - est de défendre les finances communales, de toutes nos forces ; et nous ne pouvons nous incliner devant les exigences des concessionnaires qui, eux, ont tout intérêt à ce que, sous la pression de l opinion publique de tout un quartier de notre commune, nous nous lassions, et nous cédions, à leurs conditions. -Mais, en attendant la solution juridique du conflit, ne pourriez-vous, par un compromis avec les circonstances, faire exécuter les travaux quand même, sous réserve de règlement ultérieur? -C est ce que disent les habitants intéressés ; mais vous pensez bien que nous n avons pas attendu leurs suggestions pour agir dans ce sens! Depuis un an, nous avons proposé ce compromis aux concessionnaires ; mais, par toute une série d abjections et d arguments dilatoires, ces messieurs ont retardé la mise en application d un tel compromis ; ils viennent enfin de nous donner satisfaction sur ce point, et, à l heure même où je vous parle, ils sont occupés aux premiers travaux de placement de l électricité au «Logis». soyez certains que nous tiendrons la main à ce que les travaux se poursuivent le plus vite possible». -Et cela dit, les édiles ayant libéré leur conscience, poussèrent un soupir de soulagement. Mais ce n était pas tout, car le jour même, le comité du «Logis» désireux de mettre les choses nettement au point adressa au «soir» la lettre ci-dessous : -Boitsfort, le 28 janvier M. le Directeur du Journal «Le Soir» à Bruxelles. -Votre journal a publié le 17 de ce mois, une interview de MM. ruitinx et LEUrQUIn, ff. de bourgmestre et échevin de la commune de Watermael-Boitsfort, au cours de laquelle ont plusieurs fois été cités notre société et ses «Dirigeants». -nous sommes loin de vouloir profiter de la circonstance pour polémiquer avec les édiles de Boitsfort. Toutefois certaines déclarations reproduites par votre journal ne correspondent pas avec l exacte vérité, nous avons le devoir de remettre les chose au point en ce qui concerne les intérêts qui nous sont confiés. -La question de principe relative à la voirie des cités jardins à laquelle ces Messieurs attachent, à notre étonnement le prix d achat de nos terrains fera bientôt, croyons nous, l objet d une proposition de loi. nous n insisterons pas sur ce point. -Mais, bien que nous ne connaissions pas le lecteur qui vous a envoyé la lettre que vous avez reproduite le 21 courant, nous pouvons affirmer sans crainte de démenti : -1 Que les habitants du Logis ne se plaignent nullement de la voirie dont l établissement incombe ou incombait pour être exact à notre société, cette voirie AyAnT ÉTÉ CoMpLETEMEnT ÉTABLIE et terminée au fur et à mesure de l occupation de chaque quartier. -2 Que ce qui motive leurs doléances c est l absence de pavage des rues QUE DoIT ÉQUIpEr L ADMInIsTrATIon CoMMUnALE, ou le mauvais état de l ancienne voirie. Votre correspondant vous entretenait, du reste, des voies «appartenant à la commune». -3 nos habitants ne se trompent donc pas en demandant à la CoMMUnE l amélioration des voies d accès aux cités-jardins. - 4 nous tenons certainement compte du grave

12 page 12 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 différent qui existe entre la commune et la compagnie fournisseur du courant électrique. C est précisément l existence d entente de ce côté qui justifiait une demande de notre société, fait en septembre 1923, tendant à voir établi un éclairage provisoire en attendant la conclusion d un accord. - L administration communale n a donné aucune suite à cette demande, souvent réitérée. nos quartiers sont donc restés sans être éclairés pendant près de deux ans. De là la plus grande part du mécontentement des habitants des cités-jardins. - nous osons espérer que l impartialité vous décidera à publier la présente lettre, dans laquelle nous nous sommes tenus à exposer les faits objectivement. - Veuillez agréer, Le secrétaire Le président (s) DELDIME (s) LEspEs ne pouvant éterniser dans nos colonnes un débat d intérêt local, le journal, au lieu de publier cette lettre, se borna à ne donner, le 2 février, qu une note anodine signalant la bonne volonté des deux parties dont une solution heureuse sortirait bientôt. Voire! Car en dépit de toute cette histoire, certains problèmes restent entiers. si, enfin, la question de l éclairage est sur le point de recevoir une solution, celle de la voirie reste entière. Lisez-en, en effet, attentivement les textes et dites-moi, par exemple, si vous y avez appris : 1 quand le scandale du bourbier de l avenue de l Arbalète prolongée prendra fin? 2 quand sera pavée la rue des ortolans, travail incombant à la commune seule? 3 quand sera achevée la tranchée du pinson? Car, ne vous illusionnez pas : le travail, actuellement en cours, ne vise que la moitié de la rue! L autre moitié doit être faite par les répondants de cette fameuse convention «parmentier» qui nous paraît être, comme le coffre-fort de Mme Humbert, l occasion d une vaste fumisterie. si ce dernier travail se fait à le vitesse des autres, nous en avons pour quelques années encore à patauger dans une boue où s allient toutes les sortes de terre étudiées par les géologues. C est pourquoi nous lançons une fois encore un appel pressant aux édiles de Boitsfort pour que des mesures sérieuses et rapides soient prises en vue de l aménagement des voies publiques qui leur incombent et au sujet desquelles leur intervention énergique s impose. Il est grand temps qu une solution définitive intervienne et que chacun prenne ses responsabilités. Car ce n est pas la dernière fois que nos membres, lassés et irrités de ces atermoiements et de cette désinvolture, susciteront des explications et en tireront les conclusions nécessaires. Max Fauconnier. JJvM Le chantier de la construction des premières maisons du Logis, avenue de l Arbalète. Archives Caisse d Épargne, collection Guy ArpIGny

13 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 page 13 L école gardienne Le Logis Inauguration de la «Maison des enfants du Logis» les Trois Tilleuls organe de la Cité Jardins des Trois-Tilleuls, novembre 1926 C est le dimanche 19 septembre 1926 que fut inaugurés les nouveaux locaux en présence d une belle affluence de monde. Une classe gardienne provisoire avait déjà été créée en 1923, dès le mois d octobre, par odette HEnry, enfant unique d une veuve qui habitait au Logis. Fraîchement diplômée comme régente de l institut BerkendaeL, elle ouvrit une classe gardienne au rez-de-chaussée de sa propre demeure. Des fonds furent réunis parmi les coopérateurs pour l achat de mobilier et de matériel scolaire. Armés de leur règlement, les inspecteurs de l État condamnèrent la jeune organisation, parce que le cube d air était insuffisant. sur les instances de M. DELDIME, le Conseil d administration de la société consentit à transformer le rez-de-chaussée d un bloc de deux habitations nouvelles en une classe gardienne. La construction fut légèrement surélevée. à l étage furent aménagés deux appartements. à chacune des extrémités de la classe se trouve un dégagement avec avec escalier conduisant à un appartement, et une petite pièce pouvant servir de vestiaire ou de bibliothèque. «Que dire de la classe, si ce n est que c est un modèle du genre : c est une vraie «casa del bambini», une maison des enfants. L air et la lumière y entrent à flots. De petits tableaux noirs, à portée de main des élèves, garnissent les murs ; le mobilier est du dernier cri. La décoration est gaie et accueillante ; on a adopté les teintes bleue et orange. Un auvent à armature en béton, court le long d une des façades. Une cour spacieuse et un jardin avec pelouse, plage de sable et jardinets pour les petits complètent l installation. «Au lieu d établir au même endroit deux classes contiguës, le Comité scolaire a eu le bon esprit de créer une seconde classe au centre d un autre quartier appelé «Le trapèze». De cette façon les enfants de ce quartier trouvent l école à leur porte au lieu de devoir faire un long trajet pour se rendre en classe au «triangle». «L État subsidie les deux écoles : il paie les traitements des institutrices ; le comité supporte toutes les autres dépenses : loyer, éclairage, chauffage, eau, nettoyage, etc. Ces frais atteignent par an, pour les deux établissements, une somme de près de francs, que les parents ont à supporter en grande partie. Espérons que les généreux donateurs constitueront un petit place de l octogone et le n 9 de l Avocette, au fond à droite, où Melle Henry avait ouvert la première école. Archives Caisse d Épargne, collection Guy ArpIGny

14 page 14 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 patrimoine au Comité scolaire, association sans but lucratif. signé L. DE pauw Directeur Général de l Enseignement normal au Ministère des sciences et des Arts. Le 25 février 1927, le Conseil communal décida d accorder un subside annuel de frs. En juin 2011, nous rencontrions Maurice LEnAIn qui a fréquenté cette école. Il en a conservé un souvenir précis qu il nous a relaté : «Le Logis» avait prévu dans les plans d aménagement de la cité, la construction de deux écoles gardiennes, l une à la rue des Aigrettes, l autre à la place du Colibri. Mais dans les premières années d existence de la cité, l école des Aigrettes n était pas encore achevée. Mademoiselle HEnry décida, avec bien sûr l accord de la Gérance, de donner classe dans la maison qu elle occupait avec sa maman, veuve, au n 9 de la rue de l Avocette. «Ce type de maison disposait d une grande pièce au rez-de-chaussée, donnant et sur la rue et sur le jardin Dans l esprit de l architecte Eggerickx, cette grande pièce devait être le living de l habitation. C est dans cette grande pièce que Melle HEnry donna classe, se contentant, pour elle et sa maman, d une petite pièce située aussi au rez-de-chaussée, des commodités et des chambres de l étage. «Cette photo, prise en 1928 ou 29 nous montre l école définitive de la rue des Aigrettes. «Je vous donne une description sommaire de ce type de maison. Au rez-de-chaussée, vous aviez la grande pièce que je viens de décrire. Vous aviez un hall avec un WC, une salle de bains, une cuisine avec un petit réduit où se trouvait le gaz, l eau un évier et une pompe pour l eau d une citerne située dans le jardin. Donnant sur le jardin, un petit porche ouvrait sur le living et la cuisine. Dans le hall, une porte donnait du hall sur la grande pièce. Dans l esprit de l architecte EGGErICKX la grande pièce devait être le living (ou le vivoir) et la pièce plus petite devait servir de pièce de réception des visiteurs qui n étaient pas assez intimes pour accéder au living. Mais très rapidement la grande pièce devint la «belle pièce» et la pièce de réception devint la cuisine, la cloison la séparant du réduit contenant le gaz, le robinet d eau, l évier, fut abattue et la communication avec la «grande pièce» obturée. Ce qu'il y a de très curieux, c'est que dans ces maisons construites en , il y avait déjà une salle de bains, mais la baignoire était en granito munie d un ro- L école gardienne de la rue des Aigrettes à Boitsfort. Melle HEnry, à l arrière, est habillée en noir. Collection Maurice LEnAIn

15 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 page 15 binet d eau froide et il y avait une prise de gaz. on pouvait faire chauffer l eau du bain. Il suffisait d'avoir un réchaud, un de ces réchauds plats posé sur un support. Je me souviens que mes parents avaient amené de la campagne un chaudron en cuivre, De ces récipients dans lesquels on fait cuire la potée des cochons. on chauffait l'eau dans ce récipient et on la versait dans la baignoire. on ouvrait le robinet, on rajoutait l'eau froide et on se plongeait dans le bain. plus tard, nous avons amélioré l équipement. nous avons installé un chauffe-bains, nous avons ajouté un lavabo, etc...» JJv L école gardienne de la rue des Aigrettes à Boitsfort. Melle HEnry surveille la ronde (en bas). Collection Maurice LEnAIn

16 page 16 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 Entretien avec Guy ArPIGny Une carrière au Logis Je m'appelle Guy ArpIGny. Je suis né à Anderlues en province de Hainaut, le 27 février Mes parents et moi, nous avons vécu ensuite à Mons, puis nous nous sommes fixés à Bruxelles. papa était militaire donc nous changions de région suivant ses affectations et j ai habité à Watermael-Boitsfort à partir de l'âge de trois ans. J'ai suivi une scolarité primaire au Collège Champagnat à Auderghem, mes humanités au Collège saint Hubert à Boitsfort que j'ai poursuivies à saint Luc où j'ai obtenu un diplôme d'architecte d'intérieur. Je suis marié depuis 41 ans, j ai 3 enfants et 5 petits enfants. J'ai fait mon service militaire et ensuite, comme un ami avec qui j'avais fait mes études créait sa société, j'ai travaillé avec lui jusqu'à mon entrée au Logis en J'avais reçu mon préavis par suite de la restructuration de l'entreprise de mon ami pour des raisons économiques. J'avais postulé à différents endroits. Ma candidature au Logis a été retenue. Après un entretien avec des membres du conseil d'administration, j'ai été engagé au Logis. Premier emploi au logis Le poste pour lequel ils recherchaient un collaborateur était celui de chef ouvrier, poste qui couvrait la gestion du personnel ouvrier, les états des lieux d'entrée et de sortie, le suivi des chantiers, l'établissement des devis et des plans des transformations à effectuer dans les logements. à cette époque, il y avait entre 25 et 30 ouvriers au Logis, représentant à peu près tous les corps de métier : des maçons, des menuisiers, des plombiers, des carreleurs-plafonneurs, des peintres et une dizaine de jardiniers chargés de l'entretien des espaces verts communs. Dès mon engagement, j'ai commencé par apprendre les rues du Logis pour me retrouver dans le labyrinthe des rues et des venelles de la cité. J'ai fait la connaissance des locataires, j'avais énormément de contacts avec eux pour tout ce qui concernait les travaux ; j'allais voir quels étaient les travaux à exécuter, j'établissais un rapport que je rentrais au bureau, je rédigeais les bons de commande ou les bons de travaux pour les ouvriers. Les seuls corps de métier que nous n'avions pas, étaient des électriciens et des chauffagistes, ces travaux devaient être réceptionnés et nous n'étions pas agréés. Voilà quel était mon travail au départ. à ce moment-là, le conseil d'administration se composait de Monsieur DUrAnD, président, Madame CopETTE, Messieurs DrUArT, HUGÉ, VAnAsBroECK, MEr- CIEr et VAnDEr ZWAELMEn Administrateurs. Deux postes d'administrateurs étaient réservés l'un à la province de Brabant et l'autre à l'état, ils étaient occupés par Monsieur HEnry pour la province et par Monsieur HAEGEns pour l État. Les employés de bureau du Logis étaient Monsieur CLIssE, le directeur-gérant, Madame riga qui s'occupait des relations avec les locataires et qui tenait les comptes, Monsieur HooGsTIJn qui s'occupait des travaux avec moi et qui était chargé d'une partie de la comptabilité, et Madame nicole LACroIX qui était chargée du secrétariat. Carrière au logis Mon premier emploi correspondait à une fonction de contremaître. En 1993, j'ai été nommé adjoint de Monsieur CLIssE, succédant à Monsieur HooGsTIJn parti à la retraite. J'ai gardé la direction technique, la surveillance du personnel ouvrier, des travaux et des chantiers. Je me suis alors plongé dans une partie plus administrative. J'avais des contacts avec les autres sociétés coopératives, le Logis fait partie de la fédération des sociétés coopératives de Bruxelles, j'avais des contacts plus fréquents avec la tutelle pour le suivi des chantiers, de la défense des dossiers de transformations ou des modifications. En 1997, au départ de Monsieur CLIssE, j'ai été nommé directeur-gérant par le conseil d'administration. Le premier président du conseil d'administration que j'ai connu, était Monsieur DUrAnD. En 1991 c est Monsieur DrUArT qui est devenu président ; il a démissionné début Le président actuel est Monsieur soumillion. Au Logis, tous les administrateurs sont des sociétaires-locataires. le parc de logements Le Logis possède actuellement 1045 logements, maisons et appartements, 7 magasins et 3 écoles. Au point de vue administratif, ces logements ont été répertoriés selon les normes de la SoCiété nationale du LoGeMent (SnL) en fonction du nombre de chambres, cela va de 0 à 5 chambres et plus. Au Logis, le maximum est de cinq chambres, o chambre équivaut à un flat, de 1 à 3 chambres, le logement peut être un appartement ou une maison, 4 ou 5 chambres cela s'applique à des maisons. Ce classement a été repris par la SoCiété du LoGe- Ment de La région de BruxeLLeS-CaPitaLe (SLrB) qui a succédé à la snl après la régionalisation de la Belgique.

17 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 page 17 Il y a aussi 214 maisons privées que le Logis a vendues, ces ventes de maisons ont été effectuées bien avant mon arrivée, vers Le Logis a procédé à cette aliénation pour pouvoir terminer le programme d aménagement des abords, des rues et l adduction de l eau et du gaz des logements. Les propriétaires installés au Logis sont tenus par un cahier des charges qui leur imposent entre autre de maintenir les couleurs des crépis, des menuiseries extérieures, le fameux vert Logis et doivent entretenir le jardin privatif. Commodités dans les plus anciennes maisons Les premières constructions ont été érigées dans les quartiers du Triangle, centré sur la place de l'octogone et du Trapèze, centré sur la place du Logis. Dans certaines des premières maisons, il y avait déjà une petite salle de bains, on y trouvait une baignoire en granito et un lavabo. J'ai encore connu deux maisons où il y avait ce type de baignoire, on y faisait couler l'eau chaude mais quand on prenait un bain, c'était dans de l'eau froide! Dans certaines maisons, on trouvait ce qu'on appelait un poêle russe, il servait de cuisinière, chauffait les pièces par des grilles distribuant l air chaud et également une réserve d'eau. Les parois extérieures étaient en maçonnerie réfractaire cimentée et une taque en fonte. Il prenait beaucoup de place dans la cuisine. Ils avaient été placés par la coopérative au moment de la construction. Ils s'apparentaient aux poêles qu'on trouve en Allemagne ou en Europe de l'est jusqu'en Alsace. pendant ma période d'activités, j'ai fait démonter le dernier poêle russe, il a été conservé et le plan est gardé aux archives, il devrait pouvoir être remonté. Peu d'archives Il n'y a peu d'archives au Logis parce que, au départ, les documents étaient conservés chez le directeur-gérant et chez le président, c'est-à-dire chez les frères AL- BErT et Louis DELDIME, avenue de l'arbalète, c est là que se trouvaient les bureaux du Logis, ensuite les buraux furent installés au «Studio Logis» et en fin à la «villa Miraval» à partir de des projets enterrés Quand je suis arrivé au Logis, je me suis installé avenue des Tritons, au n 26. C'était là que se trouvait le dépôt, là où le personnel avait son vestiaire et son réfectoire. Il y avait une série de garages où l on entreposait les marchandises et l'outillage. on m'a dit de m'y installer provisoirement et que je n'y resterais pas longtemps parce qu'il allait être rasé pour y construire un bâtiment de logements avec les ateliers en sous-sol. Le bâtiment est toujours là! Il existait un autre projet dont on m'avait parlé à mon arrivée au Logis, c'était la construction sur le terrain de l'avenue des Cailles, d'un ensemble de maisons unifamiliales. Le terrain a été cultivé et entretenu jusqu'en 2011 par un fermier de Waterloo et rien n'a été construit. organisation des travaux avant 2001 nous avons réalisé beaucoup de travaux de modernisation des installations électriques entre autres. La politique de la société, celle qui existait avant mon arrivée, était qu'au moment où un logement se libérait, on le remettait en état. Bien souvent, il y avait de grosses transformations à exécuter, notamment au niveau des façades arrières. on rajoutait un petit élément et bien souvent, on y plaçait des portes-fenêtres ou un système de bow-window pour agrandir un peu les pièces. Il faut dire que les maisons, telles que les architectes comme Jean-Jules EGGErICKX les avaient conçues, n'avaient que des pièces assez petites. on en profitait soit pour refaire complètement l'installation électrique, en fonction de l'état dans lequel elle se trouvait, soit pour compléter les installations électriques existantes. on installait une salle de bains quand il n'y en avait pas ou, quand celle qu'on trouvait était rudimentaire, on la modernisait. on vérifiait les menuiseries, les plafonnages, les revêtements de sol. Ensuite, on remettait la maison en location. C'était le principe établi par la société dès le début. on a continué à l'appliquer même après mon départ. on faisait une centaine de rénovations et de travaux de peinture par an. Lorsqu'un châssis était défectueux, on le remplaçait, au départ à l'identique. Il était fabriqué par le personnel ouvrier du Logis mais ce n'était plus rentable. on a fait fabriquer les châssis à l'extérieur, on n'a pas gardé les essences d origine (du pitchpin pour les cadres et du chêne pour les pièces d appui) on a pris du méranti. on a dû faire face au problème des petites vitres des châssis à croisillons. Au point de vue de l'entretien, cela demande un boulot fou. Alors, avant le classement, on avait imaginé et fait fabriquer des châssis avec une seule vitre et croisillons amovibles. pour certains châssis à guillotine qui se trouvaient à l'étage, on gardait la même division mais on les faisait francs pour qu'ils ne soient plus à guillotine, parce que le problème était d'entretenir la partie supérieure. Dans certaines maisons, il y avait des guillotines doubles, le haut pouvait descendre et le bas pouvait monter. Au point de vue de l'entretien, c'était plus facile parce qu'on pouvait se pencher pour nettoyer. Voilà ce qui s'est fait pendant des années et des années. un premier classement... qui laisse perplexe Avant 2001, il y a eu d autres classements, notamment celui d'un terrain du Logis qui se trouve à l'angle de l'avenue des Archiducs et du boulevard du souverain. Il a été classé en parc et plan d'eau alors qu'il n'y a

18 page 18 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 qu'une toute petite mare qui ne représente pas grand chose. Mais il fallait, paraît-il, protéger certains insectes et batraciens qui y vivaient, on y a trouvé aussi l'iris des marais qui est l'emblème de la région de Bruxelles-Capitale. on a classé ce terrain en dépit du projet d'un promoteur qui voulait y installer son siège social. Il avait conçu l'ensemble avec un maximum de bâti en sous-sol. Ce projet peu écrasant au point de vue architectural a été refusé par la région qui avait décidé que l'on ne pourrait construire que jusqu'au souverain 100. pourtant, on a continué à construire sur la portion auderghemoise du boulevard!. les travaux depuis le classement Le Logis a été classé en A partir de ce momentlà, on nous a imposé de revenir aux châssis d'origine. on a dû remettre des châssis à guillotine là où on avait modifié. Ce sont les exigences de la CoMMiSSion des MonuMentS et des SiteS (CMS). Maintenant, quand un châssis est défectueux, nous devons appliquer la procédure suivante : 1-la restauration, 2-la réparation, 3-en dernier recours, le remplacement. Depuis le classement, quand un châssis est défectueux, il faut le démonter, le restaurer en l'améliorant dans la mesure du possible et le remettre en place. Ce qui est autorisé maintenant, c'est de placer des joints d'étanchéité. nous ne le faisions pas auparavant. Travaux, budgets et régionalisation on ne voit que quelques maisons vides dans la cité. Les occupants sont partis, soit décédés, soit en maison de retraite, soit par mutation vers un autre logement. Au fur et à mesure que les maisons se libèrent, on fait l'état des lieux de sortie, on établit la liste des travaux à exécuter, on procède aux appels d'offres pour la sous-traitance et on évalue les travaux que notre personnel va effectuer. nous avons encore du personnel spécifique au Logis, un maçon, deux carreleurs-plafonneurs, trois plombiers, un chef-ouvrier, un chauffeur, des jardiniers et un ouvrier qui ne fait que du détapissage des murs. Maintenant, on détapisse toutes les pièces des logements à rénover et on met le plafonnage à nu. Avant,quand les papiers peints étaient encore en bon état, on les laissait. Au Logis, le locataire reçoit un logement remis en état en ce qui concerne l'électricité, la plomberie, le plafonnage et les menuiseries intérieures et extérieures, mais les travaux de parachèvements, les peintures intérieures, le tapissage et les revêtements de sol sont toujours à sa charge. nous avons toujours pu faire les travaux de rénovation des logements vides au fur et à mesure sur fonds propres. Au point de vue budgétaire, maintenant c'est à la région que cela se passe. nous devons rentrer des plans. Il y a un plan triennal, un plan quinquennal avec les projets des travaux à exécuter, les rénovations des maisons, les rénovations lourdes pour les gros bâtiments. Mais l'argent n'est pas nécessairement disponible car ils doivent répartir les montants qui leur sont alloués par le gouvernement régional pour les 33 sociétés en tenant compte des différentes priorités et en fonction des urgences. A l'initiative d'un secrétaire d'état, la tutelle régionale nous a imposé un cadastre technique prétextant qu'ils ne connaissaient pas l'état du patrimoine des 33 sociétés. Une firme française qui avait conçu un programme informatique ad hoc a été désignée à cet effet. Leur programme a été installé dans toutes les sociétés. Chez nous, elle a effectué le relevé du patrimoine en compagnie d'un membre du staff du Logis. Mais quand nous avons reçu le cadastre réalisé, nous l'avons analysé et nous avons constaté qu'il y avait des erreurs, des données tout à fait inexistantes comme des toits en ardoise sur certaines maisons. L'explication est la suivante : une personne a fait le relevé, une autre personne a encodé les données manuellement et quand elle ne savait pas les lire, elle interprétait. nous avons refusé de réceptionner ce cadastre, malgré les pressions Monsieur DrUArT, le président du conseil d'administration et moi, avons été justifier notre refus de cautionner un document plein d'erreurs. Au final nous avons eu raison et une personne est revenue faire le relevé de notre patrimoine, il y avait moins d erreurs qui ont pu être facilement corrigées. pour le Logis le cadastre technique devait détailler le logement, nos alter ego des autres sociétés se sont un peu moqués de nous car, pour eux, nous poussions le souci du détail jusqu'à la cellule de base, c'est-à-dire le logement ; eux s arrêtait à l ensemble des logements. nous avons répliqué que c'était comme cela que nous travaillions au Logis et que nous souhaitions que les autres s'adaptent à notre système. L'an dernier, le secrétaire d'état au logement a demandé que le cadastre technique pousse le détail jusqu'au logement. C'est ce que nous préconisions.quand un logement se vide, on sait ce qu'il y a dedans, on sait ce qu'il faut transformer, ce qu'il faut remplacer et on a un suivi correct. les états des lieux A mon arrivée, les états des lieux étaient réduits à leur plus simple expression. on mettait : maison unifamiliale, trois chambres et une salle de bains, par exemple, et on signait l'état des lieux d'entrée ainsi rédigé. J'ai découvert des anomalies, en effet, les locataires considéraient qu'ils entraient dans leur propre maison et ils y faisaient des travaux. on a trouvé des situations qui ne correspondaient plus à ce qui était décrit. J'ai fait un tableau détaillant pièce par pièce et j informais

19 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 page 19 les locataires que s'ils souhaitaient faire des travaux, ils devaient demander une autorisation. En général, on acceptait les propositions de travaux mais on ne voulait pas se retrouver avec une maison qui ne correspondait plus à ce qui avait été décrit. parfois, certains locataires ne demandaient pas d'autorisation. Cette obligation a été ajoutée dans le bail, nous pouvions alors demander, lors du départ du locataire, de remettre les lieux dans leur pristin état. nos rapports avec la CMS Depuis le classement en 2001, pour tous les travaux à effectuer sur le site, il faut une autorisation des Monu- MentS et des SiteS. on veut remplacer un châssis, il faut déposer un dossier en 11 exemplaires ; vous faites un renouvellement de toitures pour un ensemble de plus de 100 maisons, il faut rentrer un même dossier en 11 exemplaires. on fait une demande de permis d'abattage d'arbre : 11 exemplaires. Je ne sais pas où vont ces 11 exemplaires. pour un abattage d'arbre, déjà avant le classement, en tant que société de logements sociaux, nous devions introduire nos demandes de permis à la région. pour les gros travaux, avant, cela allait nettement plus vite. Lorsque les travaux que l on compte faire sont décrits dans le cahier des charges, que le service des monuments et sites a fait établir par un bureau indépendant est approuvé par la Commission, on ne doit plus demander l'accord de celle-ci, mais si on déroge au cahier des charges, la demande de permis doit être envoyée à l'urbanisme régional et au ServiCe des MonuMentS et SiteS et obtenir l approbation de la commission et parfois cela prend un temps fou. pour la rénovation du complexe des Trois Tilleuls, on a mis des années avant d obtenir les autorisations voulues. Quand on a constaté qu'il y avait des chutes de crépi et des chutes de cordons, on a dû mettre une galerie de protection. Le bâtiment datant des années 30 était inscrit en liste de sauvegarde. on a travaillé avec des membres de la CoMMiSSion et du service pour préparer les dossiers, on voulait réaliser une isolation complète du bâtiment, isoler la toiture, placer des châssis avec du double vitrage. Quand on est arrivés à un accord sur les types de châssis, le type de crépi et sa couleur, l'isolation, on a décidé de rédiger le dossier définitif et d'introduire la demande de permis. C'est à ce moment-là que la CoMMiSSion nous a dit qu'ils allaient introduire la demande de classement du bâtiment. on leur a fait remarquer que tout avait été discuté et qu'on pouvait donc s'attendre à une réponse positive rapide puisqu'ils avaient marqué leur accord sur les coloris, sur le crépi, sur l'isolation, sur les châssis lors de la discussion. Ils nous ont rétorqué que l'accord donné était celui de certains membres de la CoMMiSSion mais qu'il fallait l'avis de la CoMMiSSion dans son ensemble. A l'époque, il n'y avait aucune possibilité de recours. on était repartis pour la gloire et il a fallu longtemps avant de pouvoir passer à la phase d'exécution des travaux. Maintenant, il est question d'un plan de gestion aussi bien pour les espaces verts que pour le bâti, relevant les éléments qui pourraient encore être modifiés dans les maisons, notamment l'élargissement des baies uniquement en façade arrière. Ce qui est aberrant, c'est que lorsqu'on transforme une baie en façade arrière, on peut intégrer du double vitrage dans le nouveau châssis et pas sur les autres châssis. J'ai assisté à une réunion avec le secrétaire d'état chargé du classement. Il y avait des représentants de la CoMMiSSion et des sociétés de logement. on nous a déclaré à cette réunion que restaurer un châssis ne coûtait pas plus cher que de remplacer le châssis et, à propos des crochets de fixation des gouttières que faire fabriquer des crochets à l identique ne coûtait pas plus cher que de trouver des crochets existant dans le commerce, une étude comparative des prix ne les a pas arrêtés et pourtant, la différence entre le prix des crochets était flagrante car les artisans ne voulaient s'engager que sur les commandes de très grandes quantités de crochets à fabriquer. l'attribution des logements Avant la régionalisation, en application des statuts du Logis, les enfants de sociétaires étaient prioritaires. Apres une inscription de demande d un logement, lorsqu un enfant de sociétaire nous prévenait qu'il allait se marier ou qu'il venait de se marier, il était placé en priorité en liste d'attente. Quand un appartement se libérait, le jeune ménage devenait sociétaire-locataire et quand leur famille s'agrandissait, une mutation était programmée vers un logement plus grand. Voilà comment cela fonctionnait. C'était une règle essentielle du fonctionnement de la coopérative. En 1994, suite à la régionalisation, le secrétaire d'etat de l'époque a promulgué une ordonnance et des arrêtés ; on s y est conformés. nous avons été obligés de modifier nos statuts, notamment les enfants de sociétaires pouvaient toujours s'inscrire mais n'étaient plus prioritaires. Ils étaient placés sur une liste d'attente et ils devaient arriver en tête de liste pour pouvoir obtenir un logement. A ce moment-là, nous gérions toujours la liste. Il y a eu des modifications successives dues aux différentes politiques initiées par les secrétaires d'état successifs. Actuellement, il y a un système d'inscription appelé «l'inscription multiple». Avant, quand quelqu'un voulait s'inscrire dans plusieurs sociétés, il devait ouvrir plusieurs dossiers, un dossier dans chaque société. Avec l'inscription multiple, une personne va s'inscrire dans une société et dans le formulaire d'inscription, il y a un tableau reprenant les 33 sociétés de

20 le calcul des loyers Au départ, les familles de locataires avaient un revenu fixe, ce qui permettait de percevoir régulièrement les loyers. C'est toujours le cas maintenant mais certains locataires ne paient pas régulièrement, ils reçoivent un premier rappel, ils sont convoqués au bureau pour exapage 20 Chroniques de Watermael-Boitsfort n 21 - décembre 2012 logement en rbc et leur situation commune par commune, les candidats n'ont plus qu'à cocher les endroits où ils désirent habiter. Leur candidature est encodée en informatique et le tout est envoyé à la région qui assure la gestion de tous les dossiers. Chacune des sociétés conserve encore son administration propre. Jusqu'en fin 1993, début 1994, nous avions comme administration de tutelle la SnL ; depuis la régionalisation, la tutelle est exercée par la SLrB. les sociétaires-locataires Le Logis est une coopérative de locataires. Lorsque les candidats locataires se voit attribuer un logement, ils souscrivent des parts sociales qui s'élèvent à 250 environ, lors de l état des lieux d entrée et acquièrent alors la qualité de sociétaires qu'ils gardent durant toute leur vie. Ils sont convoqués à l'assemblée générale annuelle, avec la convocation ils reçoivent l ordre du jour, le procès verbal de l assemblée générale de l année précédente, le compte rendu des travaux qui ont été effectués pour l année concernée par la société, les travaux que la société compte exécuter, le rapport annuel, le bilan comptable de la société (BnB) et le rapport du réviseur d'entreprise. Au moment de la régionalisation il nous a été imposé la désignation d un réviseur d'entreprise par adjudication pour un mandat de trois ans, alors qu'auparavant nous avions des commissaires-réviseurs qui étaient des locataires désignés par l'assemblée générale ainsi que la désignation d'un délégué social représentant la tutelle, qui contrôle tous les actes de la société, les inscriptions,les attributions, la vérification des comptes, des calculs de loyer et les adjudications établies pour les travaux. Il assiste également au conseil d'administration et est désigné pour un mandat de trois ans. Après trois ans, ils changent de société. Un secrétaire d'etat a créé un pool d'assistantes sociales qui sont elles aussi déléguées dans les différentes sociétés. Elles restent en place, normalement, pendant trois ans, mais cela n'est pas toujours respecté. La fréquentation de l'assemblée générale dépend de la date de l'assemblée générale qui est arrêtée par les statuts. C'est le dernier dimanche du mois d'avril. En général, l'assistance est d'une bonne centaine de personnes. Un sociétaire empêché peut donner procuration à un autre sociétaire. Est sociétaire la personne qui a souscrit les parts sociales qui sont nominatives. C'est uniquement cette personne qui pouvait assister à l'assemblée générale ; l épouse ne pouvait pas y assister sauf si elle était sociétaire honoraire. Lors de la dernière modification des statuts, on a changé la règle, l'époux ou l'épouse, la compagne ou le compagnon, de même que le cohabitant légal peut actuellement y assister avec procuration. le profil de la population du logis a changé Le profil sociologique de la population résidente s'est modifié à partir de 1994 quand on nous a imposé d'inscrire tout candidat locataire. Bien souvent, auparavant, les personnes qui venaient s'inscrire étaient des habitants soit de Watermael-Boitsfort, soit de communes limitrophes. Maintenant, nous sommes obligés d'inscrire tous les candidats qu ils soient d'anvers ou d'arlon, nous avons également des étrangers d Afrique centrale,du nord et des pays de l Est ; ces personnes créent parfois des problèmes parce qu ils ont une autre façon de vivre. Mais je dois dire que j'ai fait pas mal de visites dans les logements et que j'ai parfois été surpris de voir qu'un logement occupé par une personne d'origine étrangère était aussi bien, si pas mieux tenu que d'autres logements occupés par des Belges de souche. on a demandé à l'assistante sociale détachée chez nous de faire un suivi particulier pour l'entretien des logements. Le gros problème rencontré dans certains logements est celui de la condensation, certains locataires mettent sécher le linge dans la pièce d'habitation avec le chauffage à 22, 23 ou 24, ils ne ventilent pas, de l'humidité se dépose sur les murs et on voit apparaître de la moisissure voire des champignons. on a connu cela dans un ensemble d'immeubles; les occupants prétendaient que c'était de notre faute. Un expert extérieur a été désigné. Il a installé des appareils dans différents logements pour mesurer le taux d'humidité, les moments de ventilation, les moments où on chauffait le plus. on a pu définir une série de recommandations et si les locataires appliquaient ces recommandations, le problème de condensation disparaîtrait. Ce qui a fortement changé aussi, c'est qu'au départ, les familles qui occupaient les logements du Logis n'avaient qu'un poêle au rez-de-chaussée, qui chauffait toute la maison. on dormait dans des chambres non chauffées et en hiver, le matin, on se réveillait avec de la glace sur les fenêtres. Une seule personne travaillait, l'épouse restait à la maison et le matin, elle aérait, elle ventilait également la literie. Cela, c'est terminé. on se lève stressé le matin, on prend sa douche et son petit déjeuner, on ferme la porte de la salle de bains, on diminue le chauffage du logement vide dans la journée pour des raisons d'économie, on n'ouvre pas les tentures, ce qui a pour conséquence que l'humidité qui s'est déposéestagne et quand on rentre le soir, on met le chauffage à fond, on ne pense pas à ventiler, la différence de température est trop importante et provoque de la condensation.

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