Mutuelle et Santé L OBÉSITÉ DE L ADULTE LA REVUE DE LA MTRL. Quelles solutions chirurgicales?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Mutuelle et Santé L OBÉSITÉ DE L ADULTE LA REVUE DE LA MTRL. Quelles solutions chirurgicales?"

Transcription

1 Mutuelle et Santé REVUE TRIMESTRIELLE D INFORMATION DE LA MTRL N 74 JUIN LA REVUE DE LA MTRL L OBÉSITÉ DE L ADULTE Quelles solutions chirurgicales?

2 La Revue de la MTRL Mutuelle et Santé n 74 VIE DE LA MTRL Inauguration du nouveau siège social Les temps forts de l AG PRÉVENTION Vitamine D, os et vaisseau : une étude en cours chez l adolescent sain à Lyon 6 SOINS ET SANTÉ La prise en charge homéopathique des douleurs pelviennes 8 DOSSIER Traitement chirurgical de l obésité de l adulte L approche du médecin Le geste du chirurgien 10 ÉCONOMIE DE LA SANTÉ La situation des infirmières en France (2 e partie) 16 CONNAÎTRE Acides gras, insuline, lipotoxicité et inflammation (1 re partie) 18 ZOOM Les intolérances alimentaires (2 e partie) 20 Dans ce numéro, un supplément dépliant opticiens pour les adhérents du Rhône Couverture : Gargantua. Illustration de Gustave Doré. La Revue de la MTRL - Mutuelle et Santé est la publication officielle de la MTRL, une Mutuelle pour tous, 37, avenue Jean-Jaurès Lyon Tél. : Fax : N Azur : Internet : mtrl.fr et reflexe-prevention-sante.mtrl.fr et N de CPPAP : 0412M e année trimestriel juin 2012 n 74 Le numéro : 1, dans tous les bureaux et agences de la MTRL. Abonnement annuel : 4. Directeur de la publication : Romain Migliorini. Administrateur : Thierry Thévenet. Éditeur délégué : Les Éditions du Chaland. ISSN : X Impression : IMAYE Graphic, Laval. «De l audace, encore de l audace ÉDITORIAL L A QUESTION DES DÉPASSEMENTS D HONORAIRES, que le gouvernement précédent avait souhaité régler en instituant par décret un secteur optionnel qui ne satisfaisait personne, aussi bien le corps médical que les mutuelles, vient de resurgir dans l actualité médiatique à partir des recommandations, assez surprenantes par leur fermeté, faites par le Conseil national de l ordre des médecins. Ce n est certes pas une remise en cause absolue d une pratique qui coûte, rappelons-le, quelque deux milliards et demi d euros par an aux patients et aux complémentaires, mais elle témoigne d une prise de conscience par l autorité médicale que cette situation est devenue insupportable, financièrement et moralement, pour la collectivité. En préconisant que les dépassements des praticiens du secteur 2 n excèdent pas trois à quatre fois le tarif de base (23 ), le Conseil de l ordre manifeste une relative fermeté visant à limiter des abus connus de tous mais, en même temps, il légitime un mode de fonctionnement qui, depuis à peine plus de trente ans le secteur 2 a été créé en 1980, a connu, selon les propres mots de son président, le docteur Michel Legmann, des «dérives inacceptables». Plus radicale encore, la recommandation d obliger les jeunes médecins à s installer, pour une durée de cinq ans, dans la région où ils ont été formés bouscule un des dogmes de la profession concernant la sacro-sainte liberté d installation et provoque des réactions hostiles de la part des syndicats de médecins libéraux et davantage encore des étudiants hospitaliers, lesquels ont su, dans un passé récent, empêcher ce type d initiative. Il est difficile de prévoir, dans un contexte de crise économique et financière tel que l on connaît actuellement euro et Europe, qui peut à tout instant remettre en cause des engagements tenus pour sûrs, quels seront les choix communiqués à l automne par le pouvoir politique nouvellement installé. Il est cependant caractéristique qu une institution aussi fortement marquée de corporatisme qu est le Conseil de l ordre des médecins prenne les devants et revienne de son propre chef sur des positions défendues bec et ongles pendant aussi longtemps. Ce n est sans doute pas encore la Nuit du 4 août, mais le Conseil de l ordre a parfaitement compris qu une époque s achevait. Certains des principes édictés en 1928, lors de la création de la Confédération des syndicats médicaux français, et maintenus «inoxydés» jusqu à ce jour comme la liberté totale de prescription, la rémunération à l acte ou la libre entente du prix entre le patient et le médecin sont et seront de plus en plus discutés. Ce n est pas un drame. Beaucoup de médecins l ont compris depuis longtemps et s efforcent de pratiquer leur art en collaboration étroite avec les autres acteurs de santé. Notre système de soins a tout à y gagner. Le président, Romain Migliorini

3 Vie de la MTRL INAUGURATION DU NOUVEAU SIÈGE DE LA MTRL Ce 2 avril, la MTRL a emménagé dans son nouveau siège social, 37 avenue Jean-Jaurès, au cœur du 7 e arrondissement de Lyon. Ces nouveaux bureaux ont été acquis par le Groupe et permettent à la MTRL d être aujourd hui installée dans des locaux lumineux et fonctionnels pour accueillir toutes les équipes administratives : m 2 occupés, contre 390 auparavant rue Pierre-Corneille et qui nécessitaient, de plus, divers travaux de rénovation. Trois semaines plus tard, le 20 avril, s est déroulée l inauguration de ce nouveau siège. A l invitation du président Migliorini et du conseil d administration de la MTRL, on notait la présence de M. Jean-Louis Touraine, premier adjoint au maire de Lyon et député du Rhône, de Mme Laure Dagorne, conseillère municipale représentant Mme Nora Berra, secrétaire d Etat chargée de la Santé, de plusieurs élus municipaux et de M. Alain Schmitter, directeur général des Assurances du Crédit Mutuel. Dans l assistance très nombreuse, on pouvait rencontrer des représentants d entreprises clientes de la MTRL, des partenaires issus des professions médicales et des syndicats professionnels, des personnalités du Crédit Mutuel et du CIC ainsi que l ensemble des équipes MTRL. Dans une ambiance chaleureuse, M. Jean-Louis Touraine et Mme Laure Dagorne ont salué le développement et l action menés par la MTRL en rappelant ses origines lyonnaises, et ils ont souhaité «bon vent» à la Mutuelle dans ce nouvel espace de travail. Pour sa part, M. Alain Schmitter a souligné le rôle et l identité de la MTRL au sein des ACM, et notamment sa vocation d acteur de santé. Après avoir cordialement remercié tous les participants et rappelé à son tour l attachement de la Mutuelle à son identité rhodanienne, le président Migliorini s est félicité du travail accompli depuis 47 ans et de l engagement de la MTRL au sein des ACM, facteur de développement et gage d initiatives innovantes. La presse locale était largement représentée et a donné tout son écho à cette manifestation chaleureuse qui signait une nouvelle étape dans la vie de notre mutuelle. 3

4 Vie de la MTRL LES TEMPS FORTS DE L ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2012 «Faire face à la taxation des contrats santé, encourager l effort de prévention, promouvoir des services innovants et des contrats adaptés», tel était le thème de l assemblée générale annuelle de la MTRL, qui s est déroulée le 25 avril dernier à l Ecole normale supérieure de Lyon en présence de nombreux adhérents accueillis par le président Romain Migliorini. Comme chaque année, un moment important qui permet de présenter les points d intérêt et les chiffres clés de l activité, les services, les nouveautés et le résultat des votes. Rapport de gestion : une situation équilibrée Commentant les principaux enseignements de l exercice 2011, M. Didier Faure, trésorier de la MTRL, a souligné que la Mutuelle avait versé plus de 52 millions d euros de prestations l an dernier, soit plus de par jour. Ce chiffre, en hausse de 3 % par rapport à 2010, est bien anticipé par les ressources de la Mutuelle qui sont également en augmentation du fait du développement de l activité. Le rapport prestations/cotisations est solide et équilibré. Le nombre de contrats commercialisés est en hausse de 8,4 %, et le nombre de bénéficiaires s accroît également de 5 % environ ; grâce à la grande diversité de nos contrats (santé, prévoyance et assurance) et notamment au succès de Réflexe Prévention Santé, dédié aux médecines complémentaires et qui a dépassé les contrats. S agissant des prestations, M. Faure indique que leur augmentation est évidemment le fait de la hausse naturelle de la demande de soins mais aussi des charges imposées aux mutuelles ainsi que des hausses de tarifs. Cela concerne particulièrement les dépassements d honoraires (actes et consultations médicaux, hospitalisation en secteur privé), mais aussi le dentaire et l optique (actes toujours mal remboursés par les régimes obligatoires et qui sollicitent les complémentaires). Sans omettre, la hausse de 22 à 23 de la consultation généraliste. Dans le même temps, la MTRL a naturellement maintenu son programme de réassurance avec les ACM, qui permet de répondre aux obligations réglementaires en termes de marge de solvabilité et de nous protéger en cas de sinistralité exceptionnelle. Nos frais de gestion sont en baisse, ce qui doit être souligné, mais il est surtout rappelé le poids significatif de la taxe fiscale obligatoire sur les contrats santé. Instaurée à 3,5 % au 1 er janvier 2011, elle a été portée à 7 % au 1 er octobre dernier. Ajoutée à la taxe CMU de 6,27 %, la taxation des contrats atteint maintenant 13,27 %! Après le rapport des commissaires aux comptes, le président Migliorini indique que les dépenses de santé augmentent de l ordre de 5 milliards d euros chaque année, soit bien plus rapidement que le coût de la vie. Malgré cela, «29 % des Français auraient renoncé à des soins pour raisons financières, notamment en optique et dentaire. Or le coût de la santé a été très peu abordé durant la campagne électorale récente, ce qui est regrettable». Dénonçant la taxation fiscale accélérée des contrats santé, M. Migliorini indique que les mutuelles vont également être assujetties progressivement à l impôt sur les sociétés. L activité de la MTRL : des services innovants, des agences rénovées, un nouveau siège social M. Lazarus, responsable des questions de santé aux ACM et à la MTRL, présente les chiffres clés de l activité 2011 : Près de documents traités avec un délai de 3 jours pour les remboursements adhérents et 6 jours pour les paiements directs aux professions de santé. La plate-forme Tel Santé Conseil : appels en La Carte bancaire Avance Santé pour la dispense d avance de frais. Plus de cartes émises pour les adhérents MTRL. Le service Tel Santé Conseil : 15 téléconseillers formés aux techniques du conseil en optique et dentaire. Intégral Optic : prise en charge intégrale de l équipement optique (monture et verres) dans le réseau opticiens mutualistes Umgos et Optic Une innovation au service des adhérents sur ce poste coûteux et indispensable. MédecinDirect : un service de dialogue et de questions et réponses sur Internet avec des médecins. Information sécurisée. Accès 7 J/7 et 24 h/24. Le service PSYHA : à l écoute des 4

5 Vie de la MTRL personnes sollicitant un accompagnement psychologique dans les moments difficiles de l existence. Une équipe de psychologues est à votre disposition 7 J/7 et 24 h/24. Le Bilan personnalisé chez le pharmacien. Une action en cours sur tout le département du Rhône pour un bilan prévention et conseil personnalisé (suivi des traitements, automédication ). Réflexe Prévention Santé : succès croissant de ce contrat hébergé par la MTRL et dédié aux médecines complémentaires (ostéopathie, homéopathie, acupuncture ) et à la prévention (accompagnement nutritionnel ). Plus de souscripteurs à ce jour! mtrl.fr : le site Internet de la MTRL pour suivre votre contrat, consulter l actualité de la MTRL et découvrir toutes nos offres (assurances auto, habitation, prévoyance ). Le président Migliorini complète l information en évoquant de nouvelles offres : Senior Assistance ainsi que des gammes performantes de contrats d assurance vie. Plusieurs séquences vidéo sont ensuite diffusées et commentées par M. Daniel Lauthelier, vice-président de la MTRL, pour illustrer le plan nécessaire de rénovation, de modernisation et de développement de notre réseau d agences. En 2011, ce programme s est poursuivi avec la rénovation de l agence Lyon-Servient, l emménagement dans de nouveaux locaux à Montceau-les- Mines et l ouverture d une nouvelle agence à Lyon, avenue Jean-Jaurès. «La qualité d accueil et la bonne fonctionnalité de nos locaux font partie de la qualité du service due à nos adhérents», souligne M. Lauthelier. Le président informe ensuite les adhérents du déménagement du siège social de la MTRL, désormais localisé Céline Martin agence de Montceau 37, avenue Jean-jaurès, Lyon 7 e. Un vaste local de m 2 acquis avec le Groupe pour des conditions de travail très professionnalisées et surtout mieux adaptées, au cœur de la ville. Les bureaux de la rue Pierre-Corneille avaient atteint leurs limites et auraient nécessité une vaste rénovation. Le nouveau siège social a été officiellement inauguré le 20 avril. Tous les services administratifs y sont réunis et notamment la plate-forme Tel Santé. Les contrats collectifs MTRL M. Thévenet, responsable du développement et des contrats collectifs MTRL, évoque le savoir-faire de la Julie Pittion chef de produit IDEAL entreprise partenaire de la MTRL Mutuelle auprès de centaines d entreprises et de collectivités, dans tous les domaines d activité et sur une vaste zone géographique. Pour des contrats compétitifs et innovants et des collaborations attentives au service des salariés. A l appui, deux séquences vidéo permettent à des entreprises clientes de présenter leur activité et leurs atouts cette année, la Cave de Lugny (71) au cœur du renommé vignoble mâconnais, et IDEAL, spécialisée dans la production de teintures pour textiles et de produits d entretien pour la maison (à Vaulx-en-Velin, dans le Rhône). La MTRL acteur de prévention Le président Romain Migliorini rappelle que «la prévention est une priorité permanente pour la MTRL, pôle mutualiste santé des ACM». Il est notamment souligné le rôle de la revue Mutuelle et Santé et la participation de la Mutuelle à de nombreuses initiatives : journée de réflexion et de formation sur le risque de santé lié au nucléaire (hôpital Desgenettes), rencontres sur l homéopathie et la cancérologie, programme de dépistage des troubles de la mémoire sur des adhérents de plus de 80 ans M. Gérard Cormorèche, vice-président de la MTRL, évoque les temps forts du 1 er Colloque d économie de la santé organisé par la MTRL le 8 octobre 2011 à Lyon. Deux thèmes furent abordés : le devenir de la médecine générale et les difficultés de l hôpital. Ce colloque s adressait à des professionnels de santé : il a permis «d organiser une réflexion collective sur les problèmes très actuels de l offre de soins en faisant émerger des pistes de travail concrètes», a commenté M. Cormorèche. Le président Migliorini a ensuite évoqué la poursuite, en 2012, du programme de conférences de santé MTRL grand public. Une douzaine de conférences se sont déroulées l an dernier rassemblant un important auditoire tant en Bourgogne qu en région lyonnaise. De même, la Mutuelle prépare, pour octobre, un second colloque d économie de la santé à Lyon et, à Louhans (également en octobre), un forum «Santé, bien-être et médecines douces en Bourgogne» avec tables rondes, stands découvertes et informations Vote des résolutions Les trois résolutions soumises au vote des adhérents sont adoptées à un minimum de 87 % de «oui». Le président en informe les participants et les remercie chaleureusement de leur soutien et de leur confiance. L assemblée générale s achève et la séance est levée. Une passionnante conférence de santé faisait suite à l assemblée, sur le thème : «La nutrition, l alimentation et le bien-être», proposée et animée par le docteur Christiane Ricard-Meille, médecin rhumatologue et nutritionniste. 5

6 Prévention Vitamine D, os et vaisseau : une étude en cours chez l adolescent sain à Lyon Avec le vieillissement de la population, l ostéoporose est devenue un véritable problème de santé publique surtout chez les personnes âgées, mais c est dans l enfance que tout commence à se jouer! L ostéoporose est en effet perçue comme une maladie de la personne âgée ; néanmoins, le capital osseux se constitue chez l enfant et l adolescent. La prévention à cet âge a donc probablement un impact notable Si, après l âge de 30/40 ans, chacun d entre nous perd un peu de son capital osseux tous les ans, l acquisition de ce capital se fait au cours de l enfance et de l adolescence, 90 % de la masse osseuse définitive se constituant au cours des 20 premières années de vie. De nombreux facteurs entrent alors en ligne de compte : facteurs génétiques bien sûr, mais aussi alimentation et activité physique. Une diminution du pic de masse osseuse augmente le risque de fractures et d ostéoporose à l âge adulte. Un lien fort entre l état osseux et l état cardio-vasculaire L évaluation du statut osseux est très importante chez les adultes pour l évaluation du risque de fractures et d ostéoporose. Les études STRAMBO et OFELY, réalisées au sein de l INSERM 1033 au cours des dernières années, sont des études visant à évaluer le statut osseux par des méthodes d imagerie non invasives, indolores et très peu irradiantes chez les hommes et les femmes. Les adhérents de la MTRL ont participé à l étude STRAMBO visant à évaluer l état osseux des hommes avec des 6 techniques d imagerie osseuse très perfectionnées au sein de l INSERM 1033 (ex-831, directeur Pr Roland Chapurlat) à l hôpital Edouard- Herriot. Elles ont permis de disposer de valeurs de référence avec des techniques d imagerie osseuse performantes (notamment scanner à haute résolution ou SCANCO ) après l âge de 20 ans chez plus de personnes, ce qui a permis de faire considérablement avancer la connaissance de l ostéoporose avec des moyens sûrs, non douloureux et fiables. Une reconstruction 3D de l os au niveau du tibia chez un adolescent. On sait désormais qu il existe également un lien fort entre l état osseux et l état cardio-vasculaire, un mauvais état osseux étant associé à une augmentation du risque cardiovasculaire, au moins chez les patients souffrant de maladie rénale chronique. Ce lien est important puisque les pathologies cardio-vasculaires (infarctus, accidents vasculaires ) sont aussi un véritable problème de santé publique. L effet protecteur de la vitamine D La fréquence du déficit en vitamine D est très importante dans la population française. La vitamine D agit à différents niveaux (intestins, reins) pour favoriser la régulation du calcium et du phosphore, permettant ainsi de maintenir une minéralisation osseuse adéquate. Au cours de la dernière décennie, de nombreuses données ont permis de montrer que la vitamine D a aussi un effet protecteur contre les infections, les pathologies auto-immunes, les cancers et les pathologies cardiovasculaires. Un déficit en vitamine D est en effet un facteur de risque de survenue de diabète de type 1, de cancer (et en particulier cancers du côlon, de la prostate et du sein), de maladies inflammatoires ou dysimmunitaires (sclérose en plaques, psoriasis, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux) et d infections (tuberculose, épisodes ORL hivernaux).

7 Prévention Les adolescents à la peau claire, plus sensibles à la simple exposition naturelle au soleil, devraient souvent être supplémentés en vitamine D. Nous vous sollicitons donc aujourd hui pour mettre en place une étude chez les enfants et adolescents sains. Cette étude, intitulée VITADOS (Vitamine D et Os de l Adolescent), a été financée lors du dernier appel d offres PHRC 2011 (Programme hospitalier de recherche clinique, investigateur principal Dr Justine Bacchetta), et nous souhaiterions inclure environ 200 enfants et adolescents sains entre 10 et 18 ans. Des techniques non invasives pour mesurer l état osseux En fait, nous souhaiterions tout d abord évaluer le statut en vitamine D d enfants et d adolescents sains, pour quantifier la fréquence et l importance de la carence en vitamine D, et sa corrélation avec le statut osseux, cardio-vasculaire et nutritionnel, l hypothèse étant que plus les enfants/adolescents sont déficitaires en vitamine D native, moins leur statut osseux est bon (à la fois sur les densités et la micro-architecture), moins leur statut cardio-vasculaire et endothélial est bon, plus ils ont un indice de masse corporelle élevé et une tendance à la micro-inflammation. Pour ce faire, nous souhaiterions utiliser des techniques non invasives pour mesurer l état osseux et cardiovasculaire. Les mêmes techniques d imagerie osseuse que lors de l étude STRAMBO (et notamment le SCANCO ) seront ainsi mises en œuvre, en association avec des explorations non invasives et novatrices de fonction endothéliale et cardiovasculaire (échographie des vaisseaux et exploration endothéliale notamment). Le scanner à haute résolution (SCANCO ) permet d obtenir des résultats très précis de quantité (ou densité) et de qualité (ou microarchitecture) osseuses, comme vous pouvez le voir sur la figure ci-dessous. Au final, l étude VITADOS nous permettra : de disposer de valeurs de référence du scanner à haute résolution et d exploration endothéliale chez l adolescent en bonne santé pour permettre, à terme, de mieux évaluer l os et le vaisseau chez des enfants souffrant de maladies chroniques ; d évaluer les résultats osseux obtenus avec le scanner à haute résolution en fonction de la concentration en vitamine D ; d étudier le lien entre statut osseux et statut cardio-vasculaire, pour définir les déterminants précoces de ces maladies qui surviendront plusieurs décennies plus tard, dans une démarche de médecine préventive ; d avoir des données françaises et récentes de statut en vitamine D chez l adolescent pour éventuellement rediscuter les recommandations actuelles de supplémentation en vitamine D dans cette population. Une étude portant sur environ 200 enfants/adolescents L étude VITADOS sera réalisée au sein des Hospices Civils de Lyon sur deux sites, EPICIME (Groupement Hospitalier Est) et Edouard-Herriot, sur deux demi-journées. Aucun traitement ne sera évalué, il s agit d une étude avec imagerie osseuse et vasculaire d un groupe d adolescents et d enfants sains. En pratique, aucun risque lié à la participation à cette étude n est attendu. En effet, le SCANCO et la DXA sont des examens indolores et faiblement irradiants (irradiation minimale de l ordre de 4-6 µsv, c està-dire l irradiation naturelle d une semaine). L examen doppler carotidien et l examen de la fonction endothéliale sont des examens simples qui se réalisent en quelques minutes. Pour la réalisation de la prise de sang, il sera systématiquement proposé de bénéficier d une anesthésie locale cutanée par patch anesthésiant de type EMLA. L étude se déroulera sur deux demi-journées : soit sur le même jour soit sur deux jours différents (espacés de, maximum, 3 mois) en fonction des disponibilités de l enfant/adolescent. L ensemble des examens réalisés sera pris en charge ; la participation à cette étude est volontaire et nécessite l accord des parents et de l enfant/adolescent. Nous espérons pouvoir compter sur votre soutien pour réaliser cette étude ; n hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement complémentaire, soit par téléphone ( ) ou par mail : Nous vous enverrons ainsi sur simple demande une notice d information plus complète. Nous vous remercions par avance de l aide que vous nous apporterez! Dr Justine Bacchetta Service de néphrologie, rhumatologie et dermatologie pédiatriques, Hôpital Femme-Mère-Enfant, Bron, Pr Roland Chapurlat Service de rhumatologie et INSERM 1033, Hôpital Edouard-Herriot, Lyon 7

8 Soins et santé La prise en charge des douleurs Le «mal au ventre» est un motif fréquent de consultation. Parfois, les termes Les patientes associent douleurs de ventre et douleurs d origine gynécologique. La plupart du temps, ces douleurs sont d origine fonctionnelle, c est-à-dire que l organe n est pas porteur d une lésion mais qu il fonctionne mal ; l homéopathe va tenir compte du type de symptôme, de la caractéristique de la douleur chez la patiente et établir un diagnostic. Pourquoi ne sait-on pas toujours quel organe est douloureux? Parce que vessie, ovaires, utérus, trompes, intestin sont voisins : l utérus est médian dans le pelvis féminin et encadré de deux ovaires. L intestin est situé en arrière de l utérus et la vessie en avant. Coupe sagittale du petit bassin féminin trompe utérine ovaire utérus symphyse pubienne vessie urètre sphincter de l urètre col de l utérus vagin lèvres Analyser ses symptômes pour trouver facilement l origine de la douleur Les douleurs d origine gynécologiques sont souvent rythmées par le cycle : douleurs de règles, douleurs à l ovulation, douleurs après l ovulation et avant les règles. Les douleurs sont majorées par les rapports sexuels. 8 Les douleurs intestinales procèdent en général de l alimentation ; le ventre est indolore le matin, puis progressivement les douleurs apparaissent après les prises alimentaires pour augmenter en fin de journée. Un gonflement va survenir au niveau de la ceinture abdominale. L émission de gaz ou de selles soulage les douleurs. Il existe parfois des troubles du transit à type de constipation ou de diarrhée ou alternance des deux. Les douleurs vésicales, liées par exemple à une infection urinaire, surviennent sous forme de brûlures lors des mictions. Il existe une pesanteur pelvienne. Les urines peuvent être troubles ou même sanguinolentes hématuriques, pour employer un langage médical, traduisant l inflammation et l infection vésicales. L examen clinique permettra d éliminer une tumeur ; une échographie pelvienne réalisée soit par voie abdominale (sonde sur le ventre) ou vaginale (sonde dans le vagin) est souvent demandée pour rechercher un kyste ovarien, un fibrome, toute pathologie qui nécessiterait une rectum anus prise en charge chirurgicale. Un examen bactériologique urinaire (ECBU) permet de diagnostiquer l infection urinaire et le germe en cause ; une coloscopie est l examen à demander en cas d alternance diarrhée et constipation, présence de sang dans les selles ou douleurs digestives d apparition récente. Quel traitement, pour quelle situation? Rappelons que le traitement homéopathique sera indiqué s il n existe pas de lésion organique grave justifiant un traitement chirurgical, ou un traitement allopathique par exemple hormonal. L endométriose est une maladie à part entière ; les patientes qui en sont atteintes ont des règles très douloureuses ; elles peuvent ressentir des douleurs pour aller à la selle, lesquelles douleurs correspondent à des nodules d endométriose qui se développent sur les ovaires, le rectum, la vessie, dans la paroi de l utérus, sur les ligaments pelviens. Cette endométriose peut être responsable d une diminution de la fertilité. Le traitement est chirurgical, hormonal, et l homéopathie ne peut être qu un traitement d accompagnement. C est au médecin de décider, après un diagnostic précis, si le traitement homéopathique est le plus approprié et s il peut être utilisé seul. Le traitement allopathique consiste à prescrire un antispasmodique, un antalgique ou un anti-inflammatoire, le même quelle que soit la patiente et quelle que soit l origine des douleurs. Le traitement homéopathique est individualisé. Pour prescrire avec efficacité des médicaments homéopathiques, il faut comprendre l origine des douleurs et le ressenti de la douleur chez la patiente qui consulte. Si la douleur est gynécologique Les douleurs de règles sont décrites souvent comme des douleurs à type de crampes ; elles répondent à des médicaments comme Colocynthis

9 Soins et santé homéopathique pelviennes sont plus précis : «J ai mal aux ovaires» ou «J ai mal à l utérus». L interrogatoire précis et l examen clinique vont permettre de trouver l organe en cause 5 CH et Magnesia phosphorica 9 CH (3 gr de chaque plusieurs fois par jour). Si la douleur s aggrave au fur et à mesure que les règles coulent, on conseillera Actaea racemosa 9 CH (5 gr plusieurs fois par jour) ; cette prise en charge homéopathique est particulièrement intéressante chez la jeune fille de 12 à 17 ans, lorsqu il n y a pas de désir de contraception et pas d indication de mise sous pilule. Les douleurs peuvent survenir à l ovulation ; elles s accompagnent parfois de mini-saignements, qui correspondent à des contractions utérines. Parmi les médicaments prescrits, on retrouve Actaea racemosa, particulièrement indiqué lorsque les règles sont douloureuses, Secale cornutum, si le saignement est sombre, avec une grande fatigue, Ambrea grisea femme sensible, saignements à l ovulation, douleurs avec malaise. Si la douleur est intestinale Le diagnostic posé est souvent celui de «colopathie spasmodique» ou «côlon irritable». Il faut penser parfois à une intolérance au gluten. L exclusion du gluten supprimer pain et toute farine contenant du gluten pendant une semaine permet de faire le diagnostic. Si positif, le traitement est l exclusion à vie du gluten dans l alimentation. Les «colopathes» savent en général reconnaître les aliments mal tolérés : les crudités en excès, certaines graisses animales, les boissons alcoolisées, les gros repas en général. En homéopathie, sont indiqués des médicaments de crise douloureuse : Colocynthis 5 CH (douleur type crampe, améliorée par la pression pliée en deux), Ignatia 7 CH (douleur spasmodique, aggravée en y pensant). Dans ces pathologies chroniques, un médicament de terrain permet d éviter les récidives : Nux vomica, Ignatia, Lycopodium sont les grands médicaments prescrits dans cette indication. Si la douleur est d origine urinaire L infection urinaire est traitée habituellement par un antiseptique urinaire ; l homéopathie peut être indiquée en plus de ce traitement pour diminuer les douleurs ; on retrouvera des médicaments comme Cantharis, Formica rufa. L utilisation répétée de Sérum anticolibacillaire ou Colibacillinum, qui sont des biothérapiques, préviendra les récidives (exemple : Sérum anticolibacillaire D 8, 3 ampoules par jour pendant 8 jours ; ou Colibacillinum 9 CH, une dose globules par semaine pendant un mois). Des médicaments de terrain comme Medhorrinum, Sepia sont parfois associés en prévention des récidives. Dans d autres cas, le symptôme évoque une infection urinaire, associant brûlures et douleurs mictionnelles, mais l analyse urinaire est stérile. Il s agit simplement d une cystite interstitielle, appelée autrefois cystalgie à urines claires, traduisant une inflammation vésicale sans infection ; le traitement homéopathique le plus habituellement prescrit est Staphysagria 9 CH (5 gr deux fois par jour). Existe-t-il des patients qui ont un terrain douloureux? Il existe manifestement des patients qui ont un seuil douloureux différent des autres. Il faut savoir que les patients qui fument ressentent plus de douleurs. L arrêt du tabac dans toute douleur chronique est fortement conseillé. Certaines personnes supportent mal la douleur, qui les rend agressives ; c est pourquoi nous pouvons être amenés en homéopathie à prescrire Chamomilla, Nux vomica pour prendre en compte cette notion de terrain douloureux. La prise en charge homéopathique des douleurs pelviennes est personnalisée ; la patiente va noter les modes de survenue de la douleur, le type de douleurs, les circonstances d aggravation ou d amélioration. C est cette analyse détaillée du symptôme par la patiente qui va permettre au médecin homéopathe, à la suite d un examen clinique complet, de prescrire le ou les médicaments efficaces. Dr Charvet Christelle gynécologue homéopathe 9

La prise en charge de votre rectocolite hémorragique

La prise en charge de votre rectocolite hémorragique G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre rectocolite hémorragique Vivre avec une RCH Octobre 2008 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous a remis ce guide

Plus en détail

Chirurgie de l obésité. Ce qu il faut savoir avant de se décider!

Chirurgie de l obésité. Ce qu il faut savoir avant de se décider! Chirurgie de l obésité Ce qu il faut savoir avant de se décider! Consultez le site Internet de la HAS : www.has-sante.fr Vous y trouverez des informations complémentaires et des outils pour bien préparer

Plus en détail

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) Informations pour les adolescentes

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) Informations pour les adolescentes Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) Informations pour les adolescentes Qu est-ce que le SOPK? Quel objectif? Cette brochure vous informe sur les signes, les causes et le traitement du syndrome

Plus en détail

LE CANCER DE L ESTOMAC (CANCER GASTRIQUE)

LE CANCER DE L ESTOMAC (CANCER GASTRIQUE) LE CANCER DE L ESTOMAC (CANCER GASTRIQUE) Docteur Laurianne Jolissaint (CHU Jean Mingoz, Besancon), Docteur Bruno Buecher, (Institut Curie, Paris), & Comité de Rédaction du site web de la Fédération Francophone

Plus en détail

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE SOURCES : ligues reins et santé A LA BASE, TOUT PART DES REINS Organes majeurs de l appareil urinaire, les reins permettent d extraire les

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

CHIRURGIE DU COLON DOCUMENT D INFORMATION DU PATIENT

CHIRURGIE DU COLON DOCUMENT D INFORMATION DU PATIENT CHIRURGIE DU COLON DOCUMENT D INFORMATION DU PATIENT Ce document contient des informations générales au sujet de l intervention qui est programmée chez vous. Discutez des informations fournies avec votre

Plus en détail

Stratégie de prise en charge en matière de dénutrition protéino énergétique chez le sujet âgé

Stratégie de prise en charge en matière de dénutrition protéino énergétique chez le sujet âgé Stratégie de prise en charge en matière de dénutrition protéino énergétique chez le sujet âgé Plan Quelles sont les personnes âgées et/ou les situations à risque de dénutrition? Quels sont les outils de

Plus en détail

Gastric Bypass, Mini-Gastric Bypass et Sleeve Gastrectomy

Gastric Bypass, Mini-Gastric Bypass et Sleeve Gastrectomy Service de Chirurgie Viscérale Centre Hospitalier de Saint Malo Gastric Bypass, Mini-Gastric Bypass et Sleeve Gastrectomy Chère Patiente, Cher Patient, Vous devez être opéré(e) en raison de votre forte

Plus en détail

L arthrose, ses maux si on en parlait!

L arthrose, ses maux si on en parlait! REF 27912016 INFORMER UPSA BROCH ARTHROSE V2 08-12.indd 2 30/08/12 11:48 Qu est-ce que l arthrose? L arthrose est une maladie courante des articulations dont la fréquence augmente avec l âge. C est une

Plus en détail

La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde

La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde Vivre avec une polyarthrite rhumatoïde Décembre 2008 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant

Plus en détail

Incontinence urinaire : trop souvent taboue

Incontinence urinaire : trop souvent taboue Incontinence urinaire : trop souvent taboue Tous concernés! De quoi s agit-il? C est une perte accidentelle ou involontaire des urines, qu il s agisse de quelques gouttes à une fuite plus conséquente :

Plus en détail

LES MATINALES DE LA FONDATION

LES MATINALES DE LA FONDATION LES MATINALES DE LA FONDATION «Alimentation, quoi de neuf chez les seniors? Bien s alimenter pour bien vieillir» Conférence du Docteur Carol SZEKELY, Chef de Pôle AGE HUPNVS Hôpital Charles Richet à Villiers-le-Bel

Plus en détail

LA CHOLÉCYSTECTOMIE PAR LAPAROSCOPIE

LA CHOLÉCYSTECTOMIE PAR LAPAROSCOPIE LA CHOLÉCYSTECTOMIE PAR LAPAROSCOPIE Une technique chirurgicale Pour vous, pour la vie Qu est-ce que la cholécystectomie? C est l intervention chirurgicale pratiquée pour enlever la vésicule biliaire.

Plus en détail

Chirurgie digestive de l obésité : qui sont les patients et comment sont-ils pris en charge?

Chirurgie digestive de l obésité : qui sont les patients et comment sont-ils pris en charge? Chirurgie digestive de l obésité : qui sont les patients et comment sont-ils pris en charge? dossier de presse 10 mars 2004 Le rapport complet est consultable sur le site de l assurance maladie en ligne

Plus en détail

Dénutrition de la personne âgée en EHPAD

Dénutrition de la personne âgée en EHPAD Dénutrition de la personne âgée en EHPAD CONSTAT DEFINITION DE LA DENUTRITION «La dénutrition est la conséquence d une insuffisance d apport protéique (dénutrition exogène) ou d un hypercatabolisme lié

Plus en détail

Obésité morbide et anneau gastrique 25

Obésité morbide et anneau gastrique 25 Obésité morbide et anneau gastrique 25 L obésité morbide évolue sur un mode épidémique et planétaire et certains observateurs y voient d'ores et déjà le «mal du siècle». Pour la contenir, les malades obèses

Plus en détail

LE GRAND LIVRE Du. Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel. Prévenir les complications. et surveiller la maladie

LE GRAND LIVRE Du. Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel. Prévenir les complications. et surveiller la maladie Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel LE GRAND LIVRE Du diabète Vivre avec le diabète à tout âge Traiter et surveiller la maladie Prévenir les complications, 2012 ISBN : 978-2-212-55509-7

Plus en détail

Le VIH et votre cœur

Le VIH et votre cœur Le VIH et votre cœur Le VIH et votre cœur Que dois-je savoir au sujet de mon cœur? Les maladies cardiovasculaires représentent une des cause les plus courante de décès, elles incluent: les maladies coronariennes,

Plus en détail

L obésité et le diabète de type 2 en France : un défi pour la prochaine décennie. DANIEL RIGAUD CHU de Dijon

L obésité et le diabète de type 2 en France : un défi pour la prochaine décennie. DANIEL RIGAUD CHU de Dijon L obésité et le diabète de type 2 en France : un défi pour la prochaine décennie DANIEL RIGAUD CHU de Dijon 46 Obésité : définition L obésité est définie comme un excès de masse grasse associée à un surcroît

Plus en détail

L eau dans le corps. Fig. 6 L eau dans le corps. Cerveau 85 % Dents 10 % Cœur 77 % Poumons 80 % Foie 73 % Reins 80 % Peau 71 % Muscles 73 %

L eau dans le corps. Fig. 6 L eau dans le corps. Cerveau 85 % Dents 10 % Cœur 77 % Poumons 80 % Foie 73 % Reins 80 % Peau 71 % Muscles 73 % 24 L eau est le principal constituant du corps humain. La quantité moyenne d eau contenue dans un organisme adulte est de 65 %, ce qui correspond à environ 45 litres d eau pour une personne de 70 kilogrammes.

Plus en détail

Prévenir... les cancers chez l homme

Prévenir... les cancers chez l homme Prévenir... les cancers chez l homme 18 De près ou de loin, le cancer nous concerne tous Qu est-ce que le cancer? U n cancer (ou néoplasie ou tumeur maligne) est une maladie liée à une multiplication anarchique

Plus en détail

L athérosclérose LES FACTEURS DE RISQUE. Service de cardiologie et chirurgie cardiaque Hôpital de Sion. www.hopitalvs.ch www.spitalvs.

L athérosclérose LES FACTEURS DE RISQUE. Service de cardiologie et chirurgie cardiaque Hôpital de Sion. www.hopitalvs.ch www.spitalvs. L athérosclérose LES FACTEURS DE RISQUE Service de cardiologie et chirurgie cardiaque Hôpital de Sion www.hopitalvs.ch www.spitalvs.ch SOMMAIRE LES FACTEURS DE RISQUE CARDIOVASCULAIRES 4 1. Le diabète

Plus en détail

Brûlures d estomac. Mieux les comprendre pour mieux les soulager

Brûlures d estomac. Mieux les comprendre pour mieux les soulager Brûlures d estomac Mieux les comprendre pour mieux les soulager Définition et causes Brûlures d estomac Mieux les comprendre pour mieux les soulager Vous arrive-t-il de ressentir une douleur à l estomac

Plus en détail

LE DIABETE GESTATIONNEL

LE DIABETE GESTATIONNEL Document de synthèse sur le diabète gestationnel DOCUMENT DE SYNTHESE LE DIABETE GESTATIONNEL Preface Document de synthèse sur le diabète gestationnel Cher lecteur, chère lectrice Ce document est un guide

Plus en détail

Infections urinaires chez l enfant

Infections urinaires chez l enfant Infections urinaires chez l enfant Questions et réponses pour diminuer vos inquiétudes Chers parents, Cette brochure a pour but de faciliter votre compréhension et de diminuer vos inquiétudes en vous

Plus en détail

Pour toutes les personnes qui veulent en savoir plus sur l incontinence

Pour toutes les personnes qui veulent en savoir plus sur l incontinence Pour toutes les personnes qui veulent en savoir plus sur l incontinence Texte: Inkontinenscentrum i Västra Götaland Photographie: Kajsa Lundberg Layout: Svensk Information Avez-vous des difficultés à vous

Plus en détail

En savoir plus sur le diabète

En savoir plus sur le diabète En savoir plus sur le diabète 2 Qu est-ce que le diabète? Le diabète se caractérise par un excès de sucre dans le sang, on appelle cela l hyperglycémie. Le diabète est une maladie chronique qui survient

Plus en détail

Contraception. Les recommandations HAS

Contraception. Les recommandations HAS Contraception Les recommandations HAS Recommandations HAS Recommandations pour la pratique clinique : stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme. ANAES, 7 décembre 2004 Laisser les personnes

Plus en détail

Vivez votre féminité sans souffrir.

Vivez votre féminité sans souffrir. Vivez votre féminité sans souffrir. PERDOFEMINA (lysinate d ibuprofène) est un médicament pour les adultes et les enfants à partir de 12 ans. Pas d utilisation prolongée sans avis médical. Ne pas administrer

Plus en détail

Aspect nutritionnel chez le sujet âgé

Aspect nutritionnel chez le sujet âgé Aspect nutritionnel chez le sujet âgé Définition Etat pathologique résultant d apports nutritionnels insuffisants en regard des dépenses énergétiques de l organisme: diminution des apports alimentaires

Plus en détail

QUE SAVOIR SUR LA CHIRURGIE de FISTULE ANALE A LA CLINIQUE SAINT-PIERRE?

QUE SAVOIR SUR LA CHIRURGIE de FISTULE ANALE A LA CLINIQUE SAINT-PIERRE? QUE SAVOIR SUR LA CHIRURGIE de FISTULE ANALE A LA CLINIQUE SAINT-PIERRE? Vous allez être opéré(e) à la clinique Saint-pierre d une fistule anale par l équipe chirurgicale des docteurs Bardou, Ben brahem

Plus en détail

Il importe de noter que ce guide émet des recommandations conformes aux informations scientifiques disponibles au moment de sa publication, soit au

Il importe de noter que ce guide émet des recommandations conformes aux informations scientifiques disponibles au moment de sa publication, soit au Il importe de noter que ce guide émet des recommandations conformes aux informations scientifiques disponibles au moment de sa publication, soit au 15 août 2011. Toutefois, ces recommandations n ont aucunement

Plus en détail

Campagne nationale pour l élimination des fistules obstétricales en Mauritanie

Campagne nationale pour l élimination des fistules obstétricales en Mauritanie Campagne nationale pour l élimination des fistules obstétricales en Mauritanie Contexte de la fistule obstétricale Situation en Mauritanie Progrès au niveau Pays/ Mise en œuvre Défis pour les années à

Plus en détail

Mieux informé sur la maladie de reflux

Mieux informé sur la maladie de reflux Information destinée aux patients Mieux informé sur la maladie de reflux Les médicaments à l arc-en-ciel Mise à jour de l'information: septembre 2013 «Maladie de reflux» Maladie de reflux La maladie de

Plus en détail

Hanche. Des signes cliniques au traitement - Fiche patient. Dr Maxime-Louis Mencière - 26 juin 2015 ARTHROSE DE LA HANCHE - DR MAXIME-LOUIS MENCIÈRE 1

Hanche. Des signes cliniques au traitement - Fiche patient. Dr Maxime-Louis Mencière - 26 juin 2015 ARTHROSE DE LA HANCHE - DR MAXIME-LOUIS MENCIÈRE 1 L arthrose de la Hanche Des signes cliniques au traitement - Fiche patient Dr Maxime-Louis Mencière - 26 juin 2015 ARTHROSE DE LA HANCHE - DR MAXIME-LOUIS MENCIÈRE 1 Définition L arthrose est une maladie

Plus en détail

Evaluation du statut nutritionnel chez les personnes âgées

Evaluation du statut nutritionnel chez les personnes âgées Evaluation du statut nutritionnel chez les personnes âgées Place du Mini Nutritional Assessment (MNA) Gaëlle Soriano, Sophie Guyonnet Besoins nutritionnels chez la PA Les besoins énergétiques correspondent

Plus en détail

L APS ET LE DIABETE. Le diabète se caractérise par un taux de glucose ( sucre ) trop élevé dans le sang : c est l hyperglycémie.

L APS ET LE DIABETE. Le diabète se caractérise par un taux de glucose ( sucre ) trop élevé dans le sang : c est l hyperglycémie. 1. Qu est-ce que le diabète? L APS ET LE DIABETE Le diabète se caractérise par un taux de glucose ( sucre ) trop élevé dans le sang : c est l hyperglycémie. Cette hyperglycémie est avérée si à 2 reprises

Plus en détail

LA QUESTION DE LA PRISE DE POIDS CHEZ LE FUMEUR EN SEVRAGE TABAGIQUE

LA QUESTION DE LA PRISE DE POIDS CHEZ LE FUMEUR EN SEVRAGE TABAGIQUE Jean-Paul BLANC Diététicien-Nutritionniste Neuilly sur Seine www.cabinet-de-nutrition-et-dietetique.eu LA QUESTION DE LA PRISE DE POIDS CHEZ LE FUMEUR EN SEVRAGE TABAGIQUE Au cours de la dernière décennie

Plus en détail

Informations sur la chirurgie de l obésité

Informations sur la chirurgie de l obésité Service de chirurgie digestive du CHR de la Citadelle Informations sur la chirurgie de l obésité Pour être en bonne santé, il faut manger sainement et bouger. La perte de poids suivra. La chirurgie n est

Plus en détail

D INFORMATIONS RECONSTRUCTION DU LIGAMENT CROISÉ ANTÉRIEUR EN AMBULATOIRE CAPIO CLINIQUE DE LA SAUVEGARDE. 480 avenue Ben Gourion, 69009 Lyon

D INFORMATIONS RECONSTRUCTION DU LIGAMENT CROISÉ ANTÉRIEUR EN AMBULATOIRE CAPIO CLINIQUE DE LA SAUVEGARDE. 480 avenue Ben Gourion, 69009 Lyon LIVRET D INFORMATIONS CAPIO CLINIQUE DE LA SAUVEGARDE 480 avenue Ben Gourion, 69009 Lyon 04.72.17.26.26 Accès bus : C6, 89, C14, 66, 19 RECONSTRUCTION DU LIGAMENT CROISÉ ANTÉRIEUR EN AMBULATOIRE Accès

Plus en détail

Carte de soins et d urgence

Carte de soins et d urgence Direction Générale de la Santé Carte de soins et d urgence Emergency and Healthcare Card Porphyries Aiguës Hépatiques Acute Hepatic Porphyrias Type de Porphyrie* Déficit en Ala déhydrase Ala Dehydrase

Plus en détail

Document du 11 février 2014. Contacts : Dr. Sophie Dartevelle, Présidente de l UFSBD. sophiedartevelle@ufsbd.fr / 0144907280

Document du 11 février 2014. Contacts : Dr. Sophie Dartevelle, Présidente de l UFSBD. sophiedartevelle@ufsbd.fr / 0144907280 Document du 11 février 2014. Contribution de l Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire à la réflexion préparatoire au projet de loi d adaptation de la société au vieillissement Contacts : Dr. Sophie

Plus en détail

Cette intervention aura donc été décidée par votre chirurgien pour une indication bien précise.

Cette intervention aura donc été décidée par votre chirurgien pour une indication bien précise. Qu est-ce qu une arthroscopie? Il s agit d une intervention chirurgicale mini-invasive dont le but est d explorer l articulation du genou et de traiter la lésion observée dans le même temps. Comment se

Plus en détail

Le cancer des glandes surrénales Corticosurrénalome

Le cancer des glandes surrénales Corticosurrénalome Le cancer des glandes surrénales Corticosurrénalome Vous avez appris que vous avez un cancer des glandes surrénales. Cette fiche vous aidera à mieux comprendre la maladie et les traitements possibles.

Plus en détail

Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent

Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent GUIDE - AFFECTION DE LONGUE DURÉE Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent Juillet 2007 Juillet 2007 1 Ce document est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication

Plus en détail

epm > nutrition Formation & Conseil

epm > nutrition Formation & Conseil CATALOGUE FORMATIONS THEME : NUTRITION et SANTE Septembre 2011 Juin 2012 Journée Spéciale pour les Pharmaciens «Conseils Nutritionnels en Officine» Journées de Formation sur Paris «Nutrition de l Adulte»

Plus en détail

ntred 2007 Résultats de l étude Description des personnes diabétiques

ntred 2007 Résultats de l étude Description des personnes diabétiques Résultats de l étude ntred 2007 EÉCHANTILLON NATIONAL TÉMOIN REPRÉSENTATIF DES PERSONNES DIABÉTIQUES Le diabète est une maladie chronique de plus en plus fréquente, qui touche en France plus de 2 millions

Plus en détail

Le guide du bon usage des médicaments

Le guide du bon usage des médicaments Le guide du bon usage des médicaments Les médicaments sont là pour vous aider mais......ils ont parfois du mal à vivre ensemble. Votre médecin et votre pharmacien peuvent adapter votre traitement pour

Plus en détail

Université Montpellier I. A Avignon CHU Montpellier & Université Montpellier1

Université Montpellier I. A Avignon CHU Montpellier & Université Montpellier1 Université Montpellier I A Avignon CHU Montpellier & Université Montpellier1 Les Objectifs Questions posées Personnes et/ou les situations à risque? Outils de dépistage et de diagnostic? Diagnostic de

Plus en détail

Bien vous soigner. avec des médicaments disponibles sans ordonnance. juin 2008. Douleur. de l adulte

Bien vous soigner. avec des médicaments disponibles sans ordonnance. juin 2008. Douleur. de l adulte Bien vous soigner avec des médicaments disponibles sans ordonnance juin 2008 Douleur de l adulte Douleur de l adulte Ce qu il faut savoir La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable,

Plus en détail

da Vinci Pontage gastrique

da Vinci Pontage gastrique da Vinci Pontage gastrique Une nouvelle approche de la chirurgie bariatrique Êtes-vous intéressé par la dernière option de traitement de l'obésité? Votre docteur peut vous proposer une nouvelle procédure

Plus en détail

Les Contraceptions Oestro-progestatives

Les Contraceptions Oestro-progestatives Les Contraceptions Oestro-progestatives Les différents sortes de classements des OP Les pilules oestro progestatives se classent selon -Le progestatif permet de classer selon la génération on parle de

Plus en détail

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé Document destiné aux professionnels de santé Agence relevant du ministère de la santé La maladie rénale chronique Un risque pour bon nombre de vos patients Clés pour la dépister et ralentir sa progression

Plus en détail

INFORMATIONS AU PATIENT SUR LA COLOSCOPIE

INFORMATIONS AU PATIENT SUR LA COLOSCOPIE INFORMATIONS AU PATIENT SUR LA COLOSCOPIE Votre médecin vous a prescrit une coloscopie. Afin que vous soyez parfaitement informé(e) sur l examen, ses indications, sa préparation indispensable, etc., nous

Plus en détail

MEDICIS Avenue de Tervueren, 236 1150 Bruxelles Tél : 02 7620325. Dr K Farahat Gastroentérologie. Bruxelles, le

MEDICIS Avenue de Tervueren, 236 1150 Bruxelles Tél : 02 7620325. Dr K Farahat Gastroentérologie. Bruxelles, le MEDICIS Avenue de Tervueren, 236 1150 Bruxelles Tél : 02 7620325 Dr K Farahat Gastroentérologie Bruxelles, le Concerne Nom : Prénom : Date de naissance : Adresse : Chère Madame, Cher Monsieur, Votre médecin

Plus en détail

oblitération partielle ou complète d une veine par un caillot

oblitération partielle ou complète d une veine par un caillot Plan du cours Phlébite Définition Rappel anatomique Physiopathologie de la thrombose veineuse Diagnostic Complications des phlébites Embolie pulmonaire Maladie veineuse post-phlébitique Traitement Traitement

Plus en détail

La prise en charge de votre insuffisance cardiaque

La prise en charge de votre insuffisance cardiaque G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre insuffisance cardiaque Vivre avec une insuffisance cardiaque Décembre 2007 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant

Plus en détail

RECUEIL DE LEGISLATION. S o m m a i r e. Caisse nationale de santé Statuts page 4300

RECUEIL DE LEGISLATION. S o m m a i r e. Caisse nationale de santé Statuts page 4300 MEMORIAL Journal Officiel du Grand-Duché de Luxembourg 4299 1623 MEMORIAL Amtsblatt des Großherzogtums Luxemburg RECUEIL DE LEGISLATION A N 232 110 30 décembre 22 mai 2009 2013 S o m m a i r e Caisse nationale

Plus en détail

SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014. Psoriasis. Rapport du Secrétariat

SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014. Psoriasis. Rapport du Secrétariat SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014 Psoriasis Rapport du Secrétariat 1. Le Conseil exécutif, à sa cent trente-troisième session,

Plus en détail

Angiœdème héréditaire (AOH)

Angiœdème héréditaire (AOH) Ministère de la Santé de la Jeunesse et des Sports Direction Générale de la Santé Informations et conseils Angiœdème héréditaire (AOH) Lisez attentivement ce document et conservez-le soigneusement avec

Plus en détail

Contraception après 40 ans

Contraception après 40 ans Contraception après 40 ans Stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme. Recommandations pour la pratique clinique Décembre 2004. ANAES/AFSSAPS Un vaste choix contraceptif Contraception

Plus en détail

Rôle et principe de l articulation coxo-fémorale

Rôle et principe de l articulation coxo-fémorale Rôle et principe de l articulation coxo-fémorale Elle est composée du cotyle et de la tête fémorale. Le cotyle fait partie de l os iliaque, qui est l os du bassin. La tête fémorale est située à la partie

Plus en détail

La prise en charge de votre maladie, le diabète de type 2

La prise en charge de votre maladie, le diabète de type 2 GUIDE - AFFECTION DE LONGUE DURÉE La prise en charge de votre maladie, le diabète de type 2 Vivre avec un diabète de type 2 Avril 2007 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous remet ce guide, La

Plus en détail

Incontinence Urinaire Epidémologie Typologie des femmes ayant une vessie distendue

Incontinence Urinaire Epidémologie Typologie des femmes ayant une vessie distendue Incontinence Urinaire Epidémologie Typologie des femmes ayant une vessie distendue Épidémiologie Plus de 20% des femmes de tous les âges, soit : 15% des adolescentes, 40% des femmes de plus de 50 ans Plus

Plus en détail

Un suivi médical régulier se

Un suivi médical régulier se Le suivi médical périodique Pierre Filteau, M.D. Un suivi médical régulier se révèle essentiel pour tout diabétique. Il est assuré minimalement quatre fois par année par le médecin traitant ou l infirmière.

Plus en détail

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Pré-Requis : Corpus Médical Faculté de Médecine de Grenoble Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Sécrétion acide et peptique de l estomac Motricité œsophagienne et gastrique

Plus en détail

Questions/Réponses. Questions Réponses pilule contraceptive. Le point en 18 questions.

Questions/Réponses. Questions Réponses pilule contraceptive. Le point en 18 questions. Questions/Réponses Questions Réponses pilule contraceptive. Le point en 18 questions. 1. Qu est-ce qu un contraceptif oral combiné? 2. De quelle génération est ma pilule? 1 ère, 2 ème, 3 ème ou 4 ème génération?

Plus en détail

Informations sur. östradiolvalerat och dienogest

Informations sur. östradiolvalerat och dienogest Informations sur östradiolvalerat och dienogest Cette brochure concerne votre nouvelle pilule contraceptive Qlaira. Lisez attentivement son contenu avant de commencer votre première plaquette de pilules.

Plus en détail

PROTÉGER LA SANTÉ DE VOS SALARIÉS AVANTAGES RÉSERVÉS À L ENTREPRISE ET AUX SALARIÉS

PROTÉGER LA SANTÉ DE VOS SALARIÉS AVANTAGES RÉSERVÉS À L ENTREPRISE ET AUX SALARIÉS PROTÉGER LA SANTÉ DE VOS SALARIÉS AVANTAGES RÉSERVÉS À L ENTREPRISE ET AUX SALARIÉS COMPLÉMENTAIRE SANTÉ COLLECTIVE ASSURER LE REMBOURSEMENT DE VOS DÉPENSES PRÉVOIR LE REMBOURSEMENT DE SES DÉPENSES DE

Plus en détail

RSP PRÉVENTION SANTÉ PRÉVOYANCE RÉFÉRENCÉE LA SEULE OFFRE PAR LE MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

RSP PRÉVENTION SANTÉ PRÉVOYANCE RÉFÉRENCÉE LA SEULE OFFRE PAR LE MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE RSP PRÉVENTION SANTÉ PRÉVOYANCE LA SEULE OFFRE RÉFÉRENCÉE PAR LE MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE LA SANTÉ DURABLE DE GÉNÉRATION EN GÉNÉRATION! La MGET s engage pour tous les agents du ministère du Développement

Plus en détail

La femme ménopausée. Les étapes de la ménopause

La femme ménopausée. Les étapes de la ménopause La femme ménopausée La ménopause est l arrêt définitif des règles. Une femme peut estimer qu elle est ménopausée, si elle reste un an sans avoir ses règles. Le phénomène se produit avec l épuisement du

Plus en détail

HépatiteC n 4. onseil. Pourquoi faut-il que je me soigne?

HépatiteC n 4. onseil. Pourquoi faut-il que je me soigne? HépatiteC n 4 onseil Ma maladie Mon traitement Ma vie sociale Pourquoi faut-il que je me soigne? Sommaire ( Pourquoi faut-il que je me soigne? 1 2 3 Le virus qui m a infecté : un ennemi pour mon foie L

Plus en détail

Caisse Primaire d Assurance Maladie de La Charente

Caisse Primaire d Assurance Maladie de La Charente Caisse Primaire d Assurance Maladie de La Charente Examens périodiques de santé pour tout assuré social (sauf RSI) Les examens périodiques de santé Pour qui? En règle générale Pour tous les assurés sociaux

Plus en détail

La fistule vésico-vaginale

La fistule vésico-vaginale La fistule vésico-vaginale Dr Mehdi Jaidane I- Introduction Définition : La fistule vésico-vaginale (FVV) est définie comme l existence «d un trajet anormal reliant la vessie au vagin». Il s agit d une

Plus en détail

OUI. Principes du traitement. Faut-il traiter l acné? Acné rétentionnelle. Hyperséborrhée isolée

OUI. Principes du traitement. Faut-il traiter l acné? Acné rétentionnelle. Hyperséborrhée isolée Stratégie thérapeutique dans l acné de l adolescent Liens d intérêt 30 janvier 2014 Pr Ludovic Martin Service de Dermatologie Invitation à des congrès: Galderma Participation à des essais cliniques: 0

Plus en détail

DRAINAGE. Les drainages sont très rarement nécessaires en cas de colectomie gauche.

DRAINAGE. Les drainages sont très rarement nécessaires en cas de colectomie gauche. Colectomie gauche Avant l'intervention: Pour certains chirurgiens, la préparation a l'intervention débute 5 à 7 jours avant l'hospitalisation par un régime pauvre en résidu (restreint en fibres). La veille

Plus en détail

Informations sur le cancer de l intestin

Informations sur le cancer de l intestin Informations sur le cancer de l intestin Le cancer de l intestin fait partie des affections malignes les plus fréquentes et représente la deuxième cause de mortalité par cancer en Suisse. Cette maladie

Plus en détail

phase de destruction et d'élimination de débris

phase de destruction et d'élimination de débris LE POST PARTUM I ) Définition : c'est une période de 6 semaines allant de l'accouchement jusqu'au retour de couches (= règles). Pendant ce temps il est nécessaire d'effectuer une surveillance médicale

Plus en détail

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs Vivre avec une artérite des membres inférieurs Novembre 2007 Pourquoi ce guide? Votre

Plus en détail

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Leucémies de l enfant et de l adolescent Janvier 2014 Fiche tumeur Prise en charge des adolescents et jeunes adultes Leucémies de l enfant et de l adolescent GENERALITES COMMENT DIAGNOSTIQUE-T-ON UNE LEUCEMIE AIGUË? COMMENT TRAITE-T-ON UNE LEUCEMIE

Plus en détail

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE PRISE EN CHARGE SYSTÉMATISÉE DES PERSONNES ATTEINTES D HYPERTENSION ARTÉRIELLE SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE 23 ÉVALUATION DE

Plus en détail

PEMPHIGUS. Deuxième fiche d information pour les malades

PEMPHIGUS. Deuxième fiche d information pour les malades PEMPHIGUS Deuxième fiche d information pour les malades Les fiches d'informations ont été rédigées en collaboration par les 2 centres de référence des maladies bulleuses auto-immunes et l'association de

Plus en détail

Soins du post-partum

Soins du post-partum Diplôme Inter Universitaire de Soins Obstétricaux et Néonatals d Urgence SONU Soins du post-partum Prise en charge des complications lors de la grossesse et de l accouchement Objectifs de la séance Définir

Plus en détail

va être opéré d un hypospadias

va être opéré d un hypospadias Votre enfant va être opéré d un hypospadias Introduction Le chirurgien urologue pédiatrique vous a confirmé le diagnostic d hypospadias et expliqué les avantages ainsi que les risques et complications

Plus en détail

carnet d information des femmes à haut risque de cancer du sein

carnet d information des femmes à haut risque de cancer du sein INFOS PATIENTS Sein - pathologie mammaire carnet d information des femmes à haut risque de cancer du sein introduction Vous avez rencontré un médecin du service d oncogénétique de Gustave Roussy. Il a

Plus en détail

Migraine et mal de tête : des "casse-tête"

Migraine et mal de tête : des casse-tête Migraine et mal de tête : des "casse-tête" Tous concernés! De quoi s agit-il? Les migraines ne doivent pas être confondues avec les céphalées de tension, communément appelées les "maux de tête". En effet,

Plus en détail

Garantie Harmonie Santé Partenaires. Régime général. www.harmonie-mutuelle.fr

Garantie Harmonie Santé Partenaires. Régime général. www.harmonie-mutuelle.fr Garantie Harmonie Santé Partenaires Régime général www.harmonie-mutuelle.fr Votre santé mérite toute notre attention Les avantages de Harmonie Santé Partenaires Le partenariat conclu entre notre mutuelle

Plus en détail

Julien WEGRZYN, Gualter VAZ, Jean-Paul CARRET

Julien WEGRZYN, Gualter VAZ, Jean-Paul CARRET Prothèse totale de hanche sur tumeur PROTH THESE E TOTALE T E DE HANH ANCHE E SUR TUMEUR Julien WEGRZYN, Gualter VAZ, Jean-Paul CARRET Le squelette de la hanche (os iliaque péri-acétabulaire et extrémité

Plus en détail

Livret des nouveaux anticoagulants oraux. Ce qu il faut savoir pour bien gérer leur utilisation

Livret des nouveaux anticoagulants oraux. Ce qu il faut savoir pour bien gérer leur utilisation Livret des nouveaux anticoagulants oraux Ce qu il faut savoir pour bien gérer leur utilisation DONNÉES DU PATIENT Nom Adresse Tél MÉDECIN TRAITANT Nom Adresse Tél SPÉCIALISTE Nom Hôpital Tél MÉDICAMENT

Plus en détail

Incontinence urinaire de la femme

Incontinence urinaire de la femme Incontinence urinaire de la femme Perte involontaire d urine quelles que soient les circonstances de survenue. (ICS 2002) Dr Antoine Wallois Clinique Pauchet Amiens Interrogatoire : essentiel +++ Facteurs

Plus en détail

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies : 1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies : a. Les troubles fonctionnels digestifs sont définis par les critères de Paris b. En France, le syndrome de l intestin irritable touche

Plus en détail

Questions Réponses pilule contraceptive. Le point en 22 questions.

Questions Réponses pilule contraceptive. Le point en 22 questions. Mis à jour le 23/01/2013 Questions/Réponses Questions Réponses pilule contraceptive. Le point en 22 questions. 1. Quelles sont les récentes recommandations émises par le Ministère de la Santé concernant

Plus en détail

Apprendre pour la vie : Prise en charge des troubles vésicaux et intestinaux. Présenté par le bureau national de la Société canadienne de la SP

Apprendre pour la vie : Prise en charge des troubles vésicaux et intestinaux. Présenté par le bureau national de la Société canadienne de la SP : Prise en charge des troubles vésicaux et intestinaux Présenté par le bureau national de la Société canadienne de la SP Magali Plante Directrice des services et de l action sociale Société canadienne

Plus en détail

Traitement chirurgical du reflux gastro-œsophagien et de la hernie hiatale

Traitement chirurgical du reflux gastro-œsophagien et de la hernie hiatale Relecture scientifique Société française Relecture juridique Médecins experts Relecture déontologique Médecins Conseil national de l ordre des médecins (CNOM) Relecture des patients Confédération interassociative

Plus en détail

Information pour les patients dialysés qui prennent du chlorhydrate de sévélamer (RENAGEL)

Information pour les patients dialysés qui prennent du chlorhydrate de sévélamer (RENAGEL) Les autorités de santé de l Union Européenne ont assorti la mise sur le marché du médicament RENAGEL de certaines conditions. Le plan obligatoire de minimalisation des risques en Belgique, dont cette information

Plus en détail

Réflexions sur les possibilités de réponse aux demandes des chirurgiens orthopédistes avant arthroplastie

Réflexions sur les possibilités de réponse aux demandes des chirurgiens orthopédistes avant arthroplastie Bull. Acad. Natle Chir. Dent., 2007, 50 113 Commission de l exercice professionnel et Groupe de réflexion Réflexions sur les possibilités de réponse aux demandes des chirurgiens orthopédistes avant arthroplastie

Plus en détail

Accident Vasculaire Cérébral (AVC)

Accident Vasculaire Cérébral (AVC) Accident Vasculaire Cérébral (AVC) Vous venez de présenter une thrombose cérébrale et vous êtes hospitalisé. Il y a beaucoup de questions que vous vous posez sur ce qui s est passé et sur ce qui va arriver

Plus en détail

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme) La migraine 1/Introduction : Céphalée primaire (sans lésion sous-jacente). Deux variétés principales: Migraine sans aura (migraine commune). Migraine avec aura (migraine accompagnée). Diagnostic: interrogatoire

Plus en détail

LE SPORT POUR CHACUN! Docteur CASCUA Stéphane Médecin du sport

LE SPORT POUR CHACUN! Docteur CASCUA Stéphane Médecin du sport LE SPORT POUR CHACUN! Docteur CASCUA Stéphane Médecin du sport LES FEMMES ET LE SPORT LES FEMMES ONT LE CŒUR MOINS SENSIBLE Moins de maladie cardiovasculaire protection hormonale sauf tabac + pilule LES

Plus en détail