Votre source d information syndicale Volume 35, no 9 - avril 2009

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1 «L être humain seul importe, la technique et le capital ne sont qu à son service» 2 Humeur De la formation, des primes... 3 Mot du président et du secrétaire général Un pas dans la bonne direction 4-5 Bureau Au nom de l efficience 6 à 10 Comités provinciaux 8-9 Solidarité syndicale avril, 1 er mai, Solidarité & Monde du Travail Votre source d information syndicale

2 Humeur... Pierre Dubois Responsable comité provincial d information 2 L iniquité dans l attribution des formations au Centre d appels Vous vous souvenez sûrement de l article de madame Lucie Simard de la région Saguenay (Le 2000, novembre 2008) qui faisait remarquer que les blocs de formation n étaient pas toujours accessibles et donnés à tous? Cet article a suscité une bonne réaction de vous, lectrices et lecteurs, qui nous avez écrit, certains d entre vous, comme syndicat, pour appuyer la position de madame Simard. La majorité des témoignages (d appui et de solidarité) ont été acheminés directement à l auteur de la lettre, lui soulignant son courage de dénoncer cet état de fait. Disons également que, dans son milieu de travail, il y a eu une réaction émotive de ses confrères et consoeurs qui se sont sentis interpellés par ses propos. Une chose est certaine, le malaise est présent et réel et plus étendu qu il ne paraît l être, à première vue. Il est étonnant que des membres de Montréal et de Laurentides se reconnaissent assez pour prendre la peine de réagir et de prendre la plume pour nous informer d une situation similaire dans leur milieu de travail. Il y a donc là un hic. Nous croyons sincèrement que la direction se doit de réagir dans les circonstances. Nous le savons mais il est essentiel de se le répéter ici : il va de la responsabilité de l employeur de procurer et maintenir un climat de travail sain et sans discrimination. Nous reconnaissons que ces dernières années, avec les changements incessants des systèmes informatiques aux centres d appels, l employeur a dû mettre les bouchées doubles pour donner les formations nécessaires (avec d inévitables ratées, pourrait-on dire). Cependant, il ne faut pas toujours se servir de ce tourbillon interminable de changements de systèmes (dont nous sommes tous victimes, en termes de qualité de vie au travail et de stress intense) pour justifier qu une situation d urgence devienne situation permanente. L entraide naturelle qui nous caractérise dans une situation normale devient difficile dans un contexte de stress permanent. C est à ce moment qu il faut faire intervenir nos délégué-e-s pour trouver avec la direction des solutions concrètes pour tous, autant que nous sommes. Assurons-nous d être habiletés à faire l ensemble de notre descriptif d emploi, sous peine d une dévaluation de poste! Et là, tout le monde est perdant, l employeur inclus! J anticipe mais c est comme le printemps, ça revient tout le temps! À tous les ans, nous avons droit à nos manchettes de journaux sur nos primes annuelles, versées en avril. Cette année revêt une couleur particulière parce qu aux États-Unis, il y a le scandale de 165 millions $ de primes versées par l assureur AIG à leurs hauts dirigeants au même moment où le gouvernement américain leur versait des milliards de $ pour les sauver de la faillite. Ça, c est un vrai scandale et malheureusement, ce n est pas le seul. Pour nous, c est tout autre chose! Les plus vieux se rappellent que lors des négociations, notre objectif syndical (en rapport aux salaires) a toujours été d augmenter notre salaire de base. Les montants forfaitaires étaient acceptés comme un pis-aller. C est toujours le cas d ailleurs. En 1999, la direction tente d implanter un régime en lien avec la performance Ce sera le régime d intéressement qui, depuis, n a jamais été plus loin que les objectifs corporatifs. Et ce n est pas parce que l employeur n a pas essayé de le faire «évoluer» autrement. Le malheur est que, maintenant, nous sommes pris avec cette notion de prime galvaudée par les journaux! Pourtant, ce n est qu un montant forfaitaire, comme dans le bon vieux temps! À une différence près : nous avons obtenu (en prime!) que ce montant soit inclus dans le calcul de notre régime de retraite. Une bonne amélioration qui met un baume sur le pis-aller! En conclusion, il n y a vraiment (mais vraiment!) aucune gêne à profiter de notre bonus. «Les libérations syndicales nuisent à l équipe!» C est de cette façon que certains gestionnaires mettent de la pression sur nos membres lorsqu ils demandent une libération syndicale! Comme si ces demandes étaient inconvenantes. Franchement, ça prend du culot pour faire une telle assertion. Rappelons à ces gestionnaires qu une libération syndicale est demandée dans le but de défendre nos droits et de s assurer qu ils sont bien respectés. Très souvent, ces gens se dévouent pour une cause qui leur est extérieure et le font par souci de justice et de droit. Saluons-les de leur implication et prenons le temps de les encourager et de les remercier. Et passons outre à ces propos déplacés qui nuisent à l équipe!

3 Un pas dans la bonne direction Pour une fois, nous tenons à saluer une décision de l entreprise. La décision de centraliser sous une même direction toute la formation (développement des compétences) est en apparence une excellente décision. Cela nous permet de croire qu il y a des gens qui, comme nous, pensent que la formation est un investissement et non pas uniquement une dépense. Ce changement organisationnel nous apparaît aussi comme une réelle tentative d améliorer l efficience sans pour autant que cela passe par des coupures d emplois. En plus, cela devrait permettre à l entreprise d avoir une vue d ensemble sur les besoins de formation et le développement en continue des compétences du personnel. Mot du président et du secrétaire général Souvent, la direction s en remet à nos conditions de travail pour expliquer le coût élevé de la formation à Hydro-Québec. Pourtant, la gestion de la formation a des ratés qui ont bien plus d incidence. Quand on déplace tout un groupe pour une semaine plutôt que le formateur, quand des représentants service à la clientèle reçoivent la formation «Hydro j écoute» plus d une fois et certains y ont même assisté quatre fois! Ce n est sûrement pas parce qu une personne a obtenu un poste permanent qu elle a besoin de suivre de nouveau cette formation. En plus d augmenter inutilement ses coûts de formation, Hydro-Québec perd aussi la prestation de travail de l employé-e pour la durée du cours. Il y a sûrement moyen de réduire le coût de formation des cadres qui sont facturés à 500$ par jour! Créer l École des technologies de l électricité Pour assurer le succès de cette nouvelle unité et lui donner les moyens de remplir sa mission, nous sommes convaincus que l entreprise doit suivre l exemple de Gaz Métro et créer sa propre école. Gaz Métro, dont l École de technologie gazière existe depuis 1993 est un centre de formation privé qui offre des programmes généraux et spécifiques axés sur les besoins de son industrie. Elle donne des cours à ses employé-e-s, aux sous-traitants, aux plombiers et réparateurs d appareils fonctionnant au gaz et à quiconque intéressé à étudier et poursuivre une carrière dans ce domaine très pointu. Les programmes sont conçus en collaboration avec le milieu scolaire et reconnus par le ministère de l Éducation. Il est fort probable que c est le ministère qui paie pour cela plutôt que Gaz Métro. Il y aurait un avantage certain pour Hydro-Québec si les diplômés sortant des écoles aient une formation plus pointue sur le réseau de distribution, ce que l école des technologies de l électricité lui procurerait. Hydro devrait donc adapter ce concept à sa réalité et construire une école et des facilités d hébergement sur un même site, mais aussi investir dans des salles de cours fonctionnelles partout en province, dont certaines équipées pour les vidéo-conférences. Cela donnerait la souplesse nécessaire pour donner de la formation juste à temps, à l endroit le plus approprié, et ce en fonction à la fois des impératifs économiques, et aussi dans le respect des personnes. La formation est un investissement dont les retombées sont insoupçonnées Président provincial Claude Arseneault Secrétaire général Guy Poirier Actuellement, les gestionnaires des unités d affaires considèrent la formation comme une dépense nette car ils ne voient pas d intérêt à former des gens qui partent pour une promotion dans une autre unité. Même si Hydro-Québec reconnaît le droit légitime pour les personnes de progresser, en contradiction avec cela, elle tente en même temps de retenir les gens sur leur emploi. Parce que le développement des compétences bénéficie à toute l entreprise et non pas seulement à l unité qui doit former un-e employé-e, nous croyons que si le salaire des employé-e-s était défrayé par l unité centralisée plutôt que par les unités d affaires cela valoriserait la formation. Si on prend par exemple la formation acquise par un commis banque de données, celleci servira autant à l unité Exploitation qu à l unité Projet lorsque l employé-e deviendra projeteur. Et même si en apparence on pourrait penser qu il n y a pas de gains à faire par l entreprise, on peut raisonnablement penser qu un représentant service à la clientèle qui répond à un appel concernant une panne est plus en mesure de répondre adéquatement au client s il a une connaissance plus élargie du réseau. Si le changement organisationnel a réellement pour but de valoriser la formation et l efficience, le suivi de nos recommandations augmenterait les chances de l entreprise d y parvenir. Claude Arseneault Guy Poirier 3

4 Bureau Au nom de l EFFICIENCE Ginette Paul Responsable dossier V.-P. Ventes et Services à la clientèle Le 19 mars dernier, pour faire le suivi des ajustements organisationnels à la Vice-présidence Clientèle, nous avons rencontré madame Michèle Labrecque, directrice Stratégie commerciale et administration. Elle nous informait que suite à une réflexion amorcée à la fin de l année 2008, le traitement des plaintes reçues, tant au service à la clientèle, qu au recouvrement, sera dorénavant centralisé à St-Hyacinthe et fait par les agents relations avec la clientèle de l unité d accréditation Pour justifier cette décision, celle-ci invoque les raisons suivantes: Le manque d impartialité des unités qui traitent les plaintes, car elles font partie des opérations et relèvent des unités qui les génèrent. Elles ne peuvent donc pas agir tel un ombudsman; La conformité de la décision, selon les lois, conditions de service et pratiques commerciales de l entreprise; Cette organisation permettra d éviter le dédoublement du personnel nécessaire au soutien et à l encadrement de l équipe, donc de réduire les coûts; Favorise la progression en emploi et donc la conservation du savoir en côtoyant les experts (conseillers niveau C); L analyse des motifs d insatisfaction est un moyen d améliorer la qualité du service et la relation client; et l argument ultime; Aucune description de fonction n existe à la section locale 2000 pour faire ce qu on veut leur faire faire! Nous avons fait part à madame Labrecque de notre désaccord face à la présentation faite et la considérons comme une insulte au travail fait par les membres du Nous contesterons cette décision en exerçant tous les recours à notre disposition pour protéger nos tâches. Selon nous, les motifs qu elle invoque sont inacceptables, car: Les unités traitement des plaintes sont déjà centralisées à Montréal, en retrait des opérations et relèvent maintenant de la nouvelle unité Stratégie commerciale et administration. Les représentants qui y sont assignés possèdent l expertise et ont toujours fait preuve d impartialité. Ceux-ci traitent les plaintes conformément aux lois, conditions de service et pratiques commerciales de l entreprise. Fait à souligner, il y a aussi un centre d appels Clientèle à St- Hyacinthe. Quant à la description de fonctions, la direction n a qu à en créer une ou modifier celle existante pour donner l autonomie nécessaire aux représentants, comme elle le fait à l occasion, lorsque cela lui convient. D autant plus qu elle préfère former de nouvelles personnes, occasionnant des coûts supplémentaires. Une situation similaire à ce qu elle nous a déjà exposé comme étant un irritant majeur. Un autre bel exemple d efficience! Quant au rôle d ombudsman, la Régie de l énergie joue ce rôle depuis sa mise en place. Pour ce qui est d améliorer les pratiques d affaires et la relation client par l analyse des motifs d insatisfaction, c est ce qui est fait depuis toujours. Les plaintes traitées ont une incidence directe sur les pratiques commerciales de l entreprise. Il est évident que madame Labrecque a une méconnaissance du travail fait par les représentants des unités Plaintes. Sa décision ne semble basée sur aucune information crédible et a vraisemblablement été prise sans consultation auprès des travailleurs et travailleuses de l activité. Les plaintes des clients ont toujours été traitées par les représentants service à la clientèle et les représentants recouvrement, qui possèdent l expertise, en respectant les directives, lois et pratiques d affaires de l entreprise. Cela, même avant la création du centre d appels clientèle et du centre de recouvrement en Nous avons, par la suite, rencontré monsieur André Corriveau, directeur Clientèle résidentielle. Le fait saillant de cette rencontre est que l unité Activités centralisées (Montréal et St-Hyacinthe) sera intégrée à l unité Clientèle résidentielle pour assurer une meilleure robustesse. La direction souhaite 4

5 que la transition se fasse d ici juillet prochain et a démontré une ouverture à transformer les postes de représentant clientèle, cl. 3 en représentant service à la clientèle, cl. 5. Il ne reste qu à discuter et convenir des modalités à mettre en application. Celui-ci nous a aussi confirmé que l unité Clientèle commerciale relève maintenant de la direction Clientèles affaires et commerciale dirigée par monsieur Carmine De Benedictis. Il s agit strictement d un changement administratif n ayant aucun impact sur nos membres pour le moment. Ensuite, monsieur Mark Saucier, directeur Efficacité énergétique, et madame Johanne Daviau, chef Mise en marché Clientèle d affaires, nous ont entretenus sur les tâches des représentants Ventes au sein de l unité P.G.E.É. centralisées au Complexe Desjardins à Montréal. Nous avons été informés qu une rencontre était prévue le 23 mars avec les employé-e-s, et qu on désirait conserver leur expertise. La direction souhaitait connaître leurs préoccupations, évaluer la charge de travail des dossiers en cours et établir les besoins de formation. Nous avons fait part à la direction du mécontentement des représentants Ventes qui occupent les postes en question. Ceux-ci sont régis par des conditions de travail particulières, que la direction semble ignorer et ils refusent d aller travailler au Centre-ville de Montréal. Certains devront faire plus de 400 kilomètres de plus par semaine et défrayer d autres frais reliés au transport, sans compter le temps. Lorsqu on a demandé ce qui adviendrait des personnes qui ne veulent pas aller au Complexe Desjardins, on nous a répondu qu on les obligerait, car c est à l intérieur de 48 kilomètres et c est un droit de gérance. Belle façon de motiver des employé-e-s! Une solution peut-être rentable pour la direction, mais pas très payante pour les employé-e-s. Selon Google Map : Hydro-Québec Blainville au Complexe Desjardins: 80,4 kilomètres aller/retour Nous croyons que cette façon de faire ne respecte pas la convention collective et les personnes concernées. Une fois de plus, nous avons rappelé à la direction qu il aurait mieux valu de s entendre comme ce fût le cas lors de réorganisations passées. La suite pas très encourageante! Le 26 mars, nous rencontrions monsieur Daniel Richard, nouveau vice-président Clientèle, pour connaître sa vision et lui faire part de notre déception et notre incompréhension face à certaines décisions prises dans le cadre des ajustements organisationnels. Nous avons aussi dénoncé la façon de faire de la direction dans le contexte actuel, son manque de communication à notre égard et le fait d être mis devant le fait accompli. Particulièrement en ce qui a trait à la centralisation de 14 postes de représentants Ventes situés à Blainville, Montréal et Saint- Bruno, au centre-ville de Montréal et à l abolition de 12 postes en région, ainsi que le transfert du traitement des plaintes vers un emploi de l unité D autant plus, que celui-ci prône le maintien de l expertise, l efficience et l amélioration de la qualité du service à la clientèle. Une fois de plus, nous ne croyons pas que la position de l entreprise favorisera l atteinte de ces objectifs. Malgré nos représentations, nous n avons pas perçu d ouverture nous permettant d influencer sa décision. En 1998, dans le cadre de la réorganisation du processus commercialisation, la direction abolissait l emploi de représentant commercial, classe 7 et créait les emplois de représentant service après-vente, classe 7 et représentant Ventes, classe 8, dans le but de favoriser le cheminement de carrière. Introduction d un profil servant à l évaluation des compétences critiques, en plus de l ancienneté, comme critère de comblement et du principe de rémunération variable pour l emploi de représentant Ventes. En 2003, la direction abolissait les 112 postes de représentants Service aprèsventes existants et transférait les tâches vers d autres emplois, dont le représentant Ventes, le projeteur et l agent de service. De plus, elle créait l emploi de représentant service à la clientèle affaires, classe 6. (Suite) 5

6 Condition féminine Pauline Moreau Responsable du Comité condition féminine Notre place au grand écran Nous vous proposons de visualiser deux films inspirants au sujet du changement de culture et de la condition des femmes. Dans ces deux films basés sur des histoires vraies, on y démontre jusqu à quel point les principaux personnages féminins ont dû combattre pour pouvoir gagner leur place. Les jeunes, particulièrement, verront tout ce que leurs mère et grand-mère ont eu à vivre et à affronter dans un passé pas si lointain. Suite au visionnement, nous réalisons tous qu il demeure important que certains acquis ne doivent jamais tomber dans l oubli. Alors, écoutez-les seul, en couple, en famille, sinon à l occasion d une soirée entre filles et vous verrez qu assurément vous aurez le goût de discuter du chemin parcouru par ces femmes. Recherchez ces deux titres au club vidéo près de chez vous: L ÉCHANGE À Los Angeles, en 1928, Christine Collins (Angelina Jolie), mère monoparentale, superviseure au standard téléphonique, découvre en rentrant du travail que Walter, son garçon de huit ans, a disparu. Elle devra faire face au pouvoir corrompu de l administration municipale. LE VENT DU NORD En 1989, Josey Aimes (Charlize Theron) quitte son mari, un homme violent. Elle s enfuit en emmenant ses deux enfants avec elle et retourne vivre chez ses parents qui habitent dans une petite ville minière. Elle est engagée à la mine et y travaillera péniblement avec d autres femmes. Car dans cette ville, la mine engage les femmes, par obligation, et non de gaieté de coeur, celles-ci doivent alors se tenir debout et être très fortes! Faut voir comment certains hommes machos peuvent agir envers les femmes dans de telles conditions. CRAT Le Rapport de consolidation Le rapport final de la CSST que l on nomme aussi «Rapport de consolidation» est celui qui vient donner les précisions requises à propos du moment auquel votre lésion professionnelle est complètement guérie ou bien que votre plateau de guérison est finalement atteint selon l avis de votre médecin. Vous comprenez toute l importance de cette étape primordiale qui orientera tout ce qui suivra par la suite. Car on y retrouve toutes les informations consolidées qui sont requises et nécessaires au dossier, ainsi que les faits réels qui doivent représenter l état de votre condition. atteinte permanente et sans limitation fonctionnelle. Alors que si on avait été un peu plus loin avec un examen de résonance magnétique dans le cas de notre exemple, celui-ci aurait peut-être pu permettre d identifier la présence d une hernie discale, ce qui aurait changé considérablement les résultats émis sur le rapport de consolidation ainsi que toutes les retombées subséquentes. La personne aurait alors eu l opportunité de poursuivre sa démarche en étant référé à une autre étape, celle du Rapport d Évaluation Médical qui permet de déterminer plus précisément l ampleur des atteintes et limitations fonctionnelles. Marc Marcoux Responsable CRAT Prenons l exemple classique d une personne ayant un diagnostic d entorse lombaire, sans examen de résonance (d imagerie) magnétique ou autres. Au moment où cette personne mentionnera à son médecin qu elle se sent mieux sans donner davantage de précisions, le médecin pourrait indiquer alors sur le rapport médical final que le retour au travail est sans Rendu à cette étape, on remarque fréquemment qu il demeure encore pour certaines personnes de l incertitude, des doutes à l égard de douleurs résiduelles, il est donc préférable d en parler au médecin afin de pouvoir produire un rapport final satisfaisant. Un rapport de consolidation qui colle de près à la réalité. 6

7 17 mai: Journée internationale contre l homophobie Combattre l homophobie c est une lutte de tous les jours. Le comité du Triangle rose vous invite à participer au plan d action encore cette année en prenant simplement le temps de lire les documents qui vous seront distribués. «L homosexualité n a pas de frontières» Il y a des personnes homosexuelles dans tous les pays du monde, c est un fait universel. Le thème de cette année attire bien l attention sur cette réalité, on ne peut pas imposer de frontières à l homosexualité. Par contre, il est important de comprendre que d un pays à l autre, le traitement qui est réservé aux homosexuels est fort différent. C est qu on ne leur fait pas partout la même place! Chez nous, disons que nous vivons assez bien l égalité des droits. Mais ailleurs dans le monde, bien que la situation soit en évolution, on ne peut pas encore dire que chacun a la possibilité d avoir accès aux mêmes avantages et privilèges. Dans certains pays, l homosexualité demeure illégale. Alors, les personnes originaires de ces pays qui viennent s installer dans notre société doivent vite s adapter aux valeurs qui sont en place. À propos, la campagne de cette année vise justement à sensibiliser les gens faisant partie des différentes communautés culturelles qui ont à vivre des ajustements en arrivant ici. Accueillons la différence «Notre société accueille annuellement un grand nombre de nouveaux arrivants. Force est de reconnaître que l homosexualité peut susciter un malaise chez des personnes à qui l on a enseigné que l homosexualité est anormale, contre nature et contraire à certaines valeurs religieuses. ( ) Nous voulons mettre à leur disposition de l information sur les réalités homosexuelles au moyen d une campagne qui fait la promotion de l égalité de tous et toutes» explique monsieur Laurent McCutcheon, président de la Fondation Émergence. Luttons contre les préjugés Alors, participons à cette campagne qui vise à sensibiliser l ensemble de la population aux réalités homosexuelles et à celles de la diversité sexuelle. Contribuons à faire cesser la discrimination, le dénigrement, l hostilité, le rejet et la haine. Pour obtenir plus de renseignements à ce sujet : ou Comité Triangle rose : Triangle Rose Yvon Lebeau Responsable Triangle Rose Précisions Depuis novembre 2008, nous avons reçu plusieurs demandes de prestation d assurance de votre part suite à des refus de demandes à la CSST ou à des révisions de réponses négatives. Nous rappelons que ces demandes de prestation doivent alors être préparées le plus rapidement possible et nous être acheminées, accompagnées de tous les documents pertinents: lettres de refus ou lettres de contestation. De plus, vous devez acheminer tous les documents médicaux nécessaires à la Capitale. Dans le cas de non-éligibilité à l assurance emploi, il faut fournir les réponses reçues afin d accélérer le traitement des demandes. Nouvelles du régime de retraite Au moment d écrire ces lignes, la perte globale du régime serait de l ordre de 18 % ou 19% du montant total. Nous sommes actuellement en attente de la confirmation officielle de ces chiffres. Pour poursuivre sur le sujet des retraites, nous vous rappelons que la règle du 85 sera maintenue tout au long de la durée de la convention collective, donc jusqu au 31 décembre Il s agit donc de retraites, sans pénalité, à condition d avoir atteint le chiffre 85 et ce, sans limite d âge. Programme de rachat C est le lancement de la campagne de rachat ce mois-ci et comme vous le savez déjà, une première correspondance a été envoyée par courriel à la fin du mois de février. Soyez prêts. Surveillez bien la suite au cours des prochaines semaines. Pour plus d informations, visitez notre site à la section avantages sociaux. Pour ce qui est de La Capitale, visitez la page d accueil en bas à gauche. Avantages sociaux Michel Lavoie Responsable Comité avantages sociaux 7

8 Solidarité syndicale NON à l accord de libre-échange entre le Canada et la Colombie! La Colombie a le pire dossier en matière de violation des droits humains Le Gouvernement du Canada a déposé, en Chambre des communes le mois dernier, un projet de loi visant à mettre en œuvre les accords de libre-échange, de coopération dans le domaine du travail et sur l environnement entre le Canada et la Colombie,. Aussitôt que le projet de loi sera adopté, en ayant obtenu la sanction royale de la représentante de la Reine, la Gouverneure générale, le Gouvernement Harper sera en mesure de mettre en œuvre ces accords avec le Gouvernement de la Colombie. Selon la croyance de Stephen Harper «les Canadiens veulent que nous favorisions nos relations commerciales à l échelle mondiale mais je ne crois pas qu ils veulent que nous renoncions à nos valeurs et à nos croyances dans la démocratie, la liberté et les droits humains. Ils ne veulent pas que nous les sacrifions au dollar tout-puissant.» Les droits humains avant le libre échange, M. Harper? Mais c est exactement ce que fera le projet avec la Colombie!! Historique Le 8 juin 2007, Stephen Harper annonce que le Canada établirait des liens commerciaux avec les gouvernements qui partagent «nos valeurs fondamentales de la démocratie, des droits humains, de la primauté du droit et de la bonne gouvernance». Ce que voulait M. Harper, en fait c était venir en aide aux entreprises minières et pétrolières canadiennes et aussi appuyer Georges W. Bush qui cherchait à promouvoir son propre accord avec la Colombie. Sans que personne ne voit un seul mot du texte, les négociations entre le Canada et la Colombie ont été conclues dans le dos du Parlement. Le tout a été ratifié en novembre 2008, le Canada a signé un accord avec le pays qui a le pire dossier de violations des droits humains. Des réactions Dans le but de défendre les droits humains et de faire en sorte que les travailleurs ne soient pas victimes de violence parce qu ils cherchent à se syndiquer pour faire respecter leurs droits, nous devons réagir. Depuis des mois, les mouvements sociaux de Colombie et du Canada (SOS-Colombie, composé de ASOCOLOM, du CDHAL, de la CSN, de Développement et paix, de la FTQ, du PASC, du RAJ-Sherbrooke et du RQIC ) sont mobilisés et travaillent avec beaucoup d ardeur en ce sens. Jorge Enrique Robledo, membre du sénat national de Colombie, a rencontré les représentants du SCFP à Ottawa pour demander aux Canadiens de dénoncer le projet de loi. Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), a demandé aux partis de l opposition de rejeter l accord de libre-échange avec la Colombie. Au SCFP provincial ainsi qu à l équipe d ATTAC-QUÉBEC (Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l Action Citoyenne), sachant qu on disposait seulement d une période de 21 jours pour persuader les députés à ouvrir un débat qui permettrait d empêcher la ratification de l accord, on a réagi en incitant à signer une pétition et à écrire aux députés. De plus, un rassemblement et un point de presse a eu lieu le 8 avril dernier. Michel Arsenault, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), a fait parvenir une lettre dénonçant vigoureusement le projet d Accord commercial. Ailleurs, Barack Obama quant à lui, a aussi dit «oui» aux droits des travailleurs et des travailleuses de la Colombie lors du dernier débat des candidats aux élections présidentielles américaines. 8

9 Six bonnes raisons de rejeter l accord La démocratie, les droits humains et la vie de plusieurs personnes sont en jeu. À nous, maintenant, de contribuer activement. La Colombie est le pays le plus dangereux au monde pour les syndicalistes Chaque année, plus de leaders syndicaux y sont tués que dans tous les pays réunis! Plus de quarante syndicalistes ont été assassinés en 2008 par des escadrons paramilitaires. (suite) Le droit du travail dans ce pays ne rencontre pas les normes de l Organisation internationale du travail (OIT) Impunité et injustice Les meurtriers sont libres car très peu d enquêtes ont lieu. Avec des paramilitaires qui sont en lien avec le gouvernement et qui poursuivent leurs activités, on assiste aussi au recul de la paix et de la vérité. L armée et le gouvernement sont impliqués dans des crimes contre l humanité, kidnapping et exécutions de civils innocents et trafic de narcotiques. Les partis de l opposition, les regroupements de droits humains et les organisations syndicales colombiennes disent non au libre-échange car ce serait donner l aval au terrorisme, aux assassinats et à la mort de la mère-terre en plus de nuire aux droits humains. Ce n est qu un «Au revoir»! Nous désirons remercier André Houle qui s est impliqué pendant plusieurs années à la région Mauricie, en soulignant son départ à la retraite. Nous aimerions souligner, entre autres, son apport sur une période de plus de quinze années comme responsable régional dans le domaine de la santé et de la sécurité. Santé Sécurité C est Patrice Boucher qui accepte maintenant le défi de lui succéder. Ne faisons point d adieu André, ce n est qu un au revoir et nous nous reverrons un jour ou l autre. Alors, profites-en bien et à la prochaine! Du nouveau aux changements techniques et technologiques Le comité des changements techniques et technologiques (CTT) a maintenant un nouveau responsable et c est avec grand plaisir que nous l accueillons. Il s agit de Guy Bordeleau. Militant en provenance de la région Annexe, Guy aura maintenant la tâche de veiller à l application de l article 39 de notre convention collective. C est dans cet article que l on retrouve l ensemble des balises relatives aux actions et aux champs d intervention quant on introduit des changements techniques et technologiques ou modifie des processus, des méthodes de travail ou des conditions de travail reliés à un emploi à Hydro-Québec. «Mes objectifs premiers sont d amener rapidement Hydro-Québec à revenir à la base de l article 39 et entretenir de bonnes relations. J aimerais aussi établir un bon lien de communication avec les membres car ce sont eux qui représentent nos yeux et nos oreilles quotidiennement dans nos différents milieux de travail.» Bienvenue Guy! Pour le rejoindre : Pour en savoir plus : CTT 9

10 Code de sécurité des travaux François Bégin Membre Comité code de sécurité des travaux Situations d urgence Étant donné les risques constants liés à la présence de sources d énergie dans les installations de production, de transport, de distribution et de télécommunications d Hydro-Québec, de nouvelles mesures et de nouveaux principes se sont imposés avec le temps en matières de sécurité pour les travailleurs. La dernière édition du Code de sécurité des travaux intègre ces ajustements et le personnel que l on désigne comme initié et qualifié en a été informé dès la parution. La compréhension de certains aspects demeure importante et on s assurera de revenir en détails sur plusieurs de ceux-là lors du rappel des membres qualifiés. Comment agir en situation d urgence? Un des points importants qui mérite particulièrement notre attention se retrouve dans le Domaine d application du Code (1.2). On y mentionne ce qui suit: «Dans les cas d urgence, lorsque la sécurité d une personne est en cause, l application intégrale du Code de sécurité des travaux est exclue. Une fois la situation d urgence maîtrisée, le Code s applique de nouveau intégralement.» Il est bon de savoir qu il faut ensuite se référer à l article 7.4 (chapitre Distribution) pour en savoir plus sur les procédures à suivre. 7.4 Ouverture sécuritaire L ouverture sécuritaire s applique lorsque la sécurité d une personne est en cause. L ouverture sécuritaire se limite aux conditions suivantes : manoeuvres sécuritaires; possibilité d électrisation (bris d équipement, etc.); pour écarter une possibilité d arc électrique lors du sauvetage; d une personne (incendie, conducteur sur un véhicule, etc.) ; tout autre travail ou équipement visé par une entente aux CPSS (encadrement sur les petits conducteurs, etc.). L ouverture sécuritaire ne doit être utilisée qu à des fins de sécurité. Les interventions sont généralement de courte durée et les installations doivent toujours être considérées sous tension. On procède de la façon suivante : Le personnel d Hydro-Québec ou d un entrepreneur communique avec l exploitant afin de demander que l installation soit mise hors tension ou le demeure et ne soit pas remise sous tension sans son consentement. Le personnel d Hydro-Québec ou d un entrepreneur vérifie l absence de tension s il y a lieu, selon la nature de l intervention. Le personnel d Hydro-Québec ou d un entrepreneur doit utiliser des outils isolants, s il y a lieu et selon la nature de l intervention, pour éliminer définitivement les risques liés aux personnes concernées. Une fois le danger écarté, les travaux de restauration seront effectués selon les règles et mesures de sécurité décrites dans le Code de sécurité des travaux. Veuillez consulter le dépliant à l intérieur ce mois-ci 10

11 28 avril 2009, Jour de deuil national pour les travailleurs tués ou blessés au travail Observation d une pause à la mémoire des travailleurs et travailleuses tués ou blessés au travail : une minute de silence sur les lieux de travail à 11h00. Cette année encore, à la section locale 2000, souvenons-nous de notre consoeur et de nos confrères décédés au travail : Lise Lefort Lapalme, inspecteur mesurage à la région Richelieu, décédée en 1993 à l âge de 43 ans suite à un accident d automobile; Roméo Trottier, inspecteur de barrages à la région Baie James, décédé en 1989 à l âge de 31 ans lors d un accident d hélicoptère; Jean-Yves Tremblay, inspecteur de barrages à la région Baie James, décédé en 1989 à l âge de 44 ans lors d un accident d hélicoptère; Robert Marcoux, agent de service à la région Montmorency, décédé en 2002 à l âge de 49 ans suite à un accident d automobile. On répète souvent que les temps sont durs. Que les travailleurs-euses subissent les humeurs de l économie et des employeurs. On dit continuellement qu il faut demeurer vigilant, qu il faut absolument poursuivre le combat pour conserver nos emplois, qu on doit lutter pour obtenir de meilleurs salaires et conserver nos conditions de travail Rien de nouveau puisqu en 1886 on vivait exactement la même histoire. Reconnaissons que la mort de chacun d entre eux a été une tragédie non seulement pour leurs familles, mais aussi pour leurs collègues de travail et pour toute la société. Le 28 avril sera une fois de plus l occasion de partager collectivement notre sentiment de perte. Arrêtons-nous brièvement pour poursuivre notre réflexion. Cette journée de compassion sera le bon moment pour réitérer notre engagement pour l amélioration de nos conditions de travail. Étant donné l importance d agir pour prévenir d autres décès, accidents graves et blessures, renouvelons également notre détermination à exiger des lieux de travail encore plus sains et sécuritaires pour l ensemble des travailleurs et travailleuses de la section locale Poursuivons le combat afin d obtenir des espaces sans danger. Continuons à revendiquer le respect de nos droits et réclamons que les lois sur la santé et la sécurité au travail soient appliquées. «Un tort fait à l une ou à l autre d entre nous est un tort fait à toutes et à tous». Cette lutte importante doit toujours demeurer bien vivante. 1er mai 2009, Journée Internationale des travailleurs et des travailleuses On raconte qu à Chicago le 1er mai 1886, on vivait également dans un contexte très difficile pour les travailleurs-euses. À l époque, des centaines de milliers de travailleurs-euses syndiqué-e-s en étaient venus à participer au mouvement de grève générale pour défendre leurs salaires et combattre la réduction des heures de travail. On ne se doutait pas que la situation apporterait les événements historiques qui suivent. En mai 1886, lors d une manifestation, des grévistes s en prennent aux briseurs de grève devant une usine. Les policiers interviennent et tuent quatre manifestants et en blessent plusieurs autres. Aussitôt, des représentants de divers syndicats dénoncent, devant une foule, la brutalité policière, mais le dérapage se poursuit. Lorsque quelques centaines de policiers s affairent à disperser ce qui reste de la foule, une bombe explose et un policier est tué. S en suit alors une fusillade lors de laquelle des policiers tuent et blessent des grévistes encore une fois. On procède ensuite à de nombreuses arrestations. On ne trouve pas de responsable pour l attentat à la bombe, mais on juge et accuse quand même huit militants. On les accuse d avoir pris la parole lors du rassemblement et d avoir incité la foule à la violence. Sept d entre eux sont condamnés à mort et pendus et le huitième écope de 15 ans de prison malgré l organisation d une grande campagne internationale de solidarité. Devant le constat de la partialité du juge et du jury dans cette affaire ainsi que la nature politique du procès, le gouverneur de l Illinois a finalement accordé le pardon inconditionnel aux accusés (morts ou vivants) et ce, sept ans plus tard. «Un jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étouffez aujourd hui!» - dernières paroles prononcées par un de ces militants avant sa pendaison. Depuis plus de cent ans, le mouvement de Chicago ainsi que tous les autres évènements de même nature, qui ont eu lieu partout dans le monde, sont commémorés le 1er mai. C est la raison d être de la Journée Internationale des travailleuses des travailleurs. 11 Jour de deuil 28 avril 1 er mai

12 Solidarité sociale Socialement solidaires ÀMontréal, plusieurs projets de levée de fonds sont organisés par les représentants syndicaux des régions Siège social, St-Laurent et Maisonneuve. Le dernier projet a permis d amassé plus de $700 par les membres de la section locale 2000 dans les semaines entourant la Journée Internationale des femmes 2009 par le biais de la vente d épinglettes par ces mêmes régions. Cette somme a été remise à la Maison l Océane et permettra à des femmes victimes de violence conjugale ainsi qu à leurs enfants d aller passer une belle journée à la cabane à sucre au mois d avril. Nous reviendrons bientôt sur le déroulement de deux autres activités semblables pour lesquelles Hydro- Québec a déjà été sollicitée. «Il n est pas d hiver sans neige, de printemps sans soleil, et de joie sans être partagée.» Merci encore pour votre contribution. Monde du travail Crise financière mondiale: ACTIONS Journée d action en France Le 19 mars, trois millions de personnes sont descendues dans les rues de France à l occasion d une journée d action organisée par tous les grands syndicats et très largement soutenue par la majorité des citoyens/ennes du pays. En cette période de crise financière, de nombreuses personnes sont en colère contre les grandes sociétés, telles que la compagnie pétrolière Total, qui s apprête à licencier du personnel alors qu elle annonce des bénéfices records. Les syndicats demandent une augmentation du salaire minimum, la suspension des réductions d emplois dans le secteur public, la protection des emplois et la suppression du plafond du taux d imposition, fixé à 50% des revenus en 2006 et maintenu depuis par le gouvernement Sarkozy. La crise financière mondiale révèle la nécessité de mettre en place des régies publiques d eau Alors que la crise économique et financière s accentue, les travailleurs/euses ayant participé au cinquième Forum mondial de l eau mettent en avant les solutions publiques qui ont fait leurs preuves pour répondre aux besoins en eau et en assainissement partout dans le monde. La privatisation n a pas permis de fournir des services d eau et d assainissement suffisants. Aujourd hui, le secteur privé n est même plus en mesure de réunir les capitaux nécessaires, ce qui prouve, là encore, que le modèle de l économie de marché est fondamentalement inadapté aux priorités qui doivent être à la base des services d eau et d évacuation des eaux usées. Considérer l eau comme une marchandise commerciale qui se vend et s achète, dans le but de générer des bénéfices considérables pour une poignée d individus, revient à exposer ces services essentiels aux mêmes forces que celles qui ont provoqué l effondrement économique et financier actuel. Pour en finir avec la crise mondiale de l eau, il faut commencer par mettre en place des services publics forts. Les travailleurs/euses du secteur public ont un rôle central à jouer pour bâtir un avenir dans lequel chaque personne sur terre a accès aux services d eau et d assainissement. L ISP a créé un blog spécial sur l eau, qui vous permettra d accéder à des informations pendant et après le Forum mondial de l eau. Pour plus de détails sur la conférence de presse, les publications, les opinions et les idées de l ISP, allez sur: Source : LE JOURNAL PROVINCIAL Le 2000 est un bulletin d information provincial publié par le Syndicat des employ-é-e-s de techniques professionnelles et de bureau d Hydro-Québec, section locale 2000, SCFP-FTQ. Le 2000 est tiré à copies et est distribué gratuitement à tous les membres. Président : Claude Arseneault Secrétaire général : Guy Poirier Responsables de l information : Pierre Dubois & François Bégin Montage et traitement de texte : Marie-Ève Girard Toute correspondance au sujet de cette publication doit être adressée au : Syndicat des employé-e-s de techniques professionnelles et de bureau d Hydro-Québec, section locale 2000 SCFP-FTQ, 1010, rue de Liège Est, 2 e étage, Montréal QC H2P 1L2 Téléphone : (514) Courriel : Infographie et impression : Atelier Québécois Offset inc. DÉPÔT LÉGAL : Bibliothèque nationale du Québec Numéro de convention : Ce journal est imprimé sur du papier ChorusArt gloss texte 160M - FSC Certifié. Il contient 50% de fibres recyclées, 25% de fibres recyclées après consommation, il est sans chlore élémentaire et sans acide.

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