Congrès «Pesticides et santé : Quelles voies d amélioration possibles?»

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1 Congrès «Pesticides et santé : Quelles voies d amélioration possibles?» Vendredi 23 et samedi 24 mars Au Palais du Luxembourg et à l Hôtel de Ville de Paris Contacts Générations Futures 25 rue de l Alsace Paris Nadine Lauverjat :

2 Sommaire Colloque scientifique du 23 mars... 3 Programme... 3 Résumé des interventions du colloque h00 Introduction Par Mesdames les Sénatrices Aichi et Bonnefoy h30-9h45 : Cécile Chevrier: Exposition aux pesticides des femmes enceintes cohorte PELAGIE h45-10h00: Dr Sylvaine Cordier bilan de la littérature scientifique Impact des pesticides pendant la grossesse sur le développement de l'enfant h20-10h40 : Ghislaine Bouvier: Pesticides et effets sanitaires à court terme chez les riverains h40-11h : Dr Olwenn Martin, Les effets cocktails h-11h40 : Exposition environnementales aux pesticides: de la prévention à la reconnaissance des droits des victimes h-14h20 : Dr. Isabelle Baldi: Pesticides et effets neurologiques h20-14h40 : Pierre Lebailly,: Pesticides et cancer chez les agriculteurs h40-15h20 : Exposition des professionnels aux pesticides: de la prévention à la reconnaissance des droits des victimes Session 5 : quelles voies d amélioration possibles? h35-15h50 : Où en sommes-nous d Ecophyto? F. Veillerette h50-16h05 : Prise en compte des PE et effets cocktails au niveau européen. Lisette van Vliet, Ph.D h05-16h35 : Quels freins aux changements? G. Prete / Jean-Noël Jouzel / Dr. Annie Thébaud-Mony h35-16h50 : Quels reconversions possibles? François Teyssier, h50-17h40 : Vers un autre modèle de développement? h40-17h50 : conclusion Marc Dufumier (Agronome / Agroparitech) Projection soirée du 23 mars Ateliers techniques du 24 Mars Matin de 9h à 12h - Ateliers juridiques Après-midi de 14h à 18h - Atelier agronomique et Atelier Santé Informations pratiques Lieu - colloque scientifique du 23 mars Pour se rendre du Palais à l Hôtel de Ville de Paris Lieu - Soirée Projection du 23 mars Lieu ateliers techniques du 24 mars Actes Contacts Faire vivre l événement Partenaires et organisateurs

3 Colloque scientifique du 23 mars Palais du Luxembourg, Paris Programme Matin 9h00 Introduction par Mesdames les Sénatrices Aichi et Bonnefoy Session 1 Impact des pesticides pendant la grossesse sur le développement de l'enfant 9h30-9h45 : Cécile Chevrier (U625 Inserm, Université de Rennes I ) : Exposition aux pesticides des femmes enceintes dans la cohorte française PELAGIE 9h45-10h00: Dr Sylvaine Cordier (Université de Rennes I) Synthèse des connaissances sur l impact de l exposition aux pesticides des femmes enceintes sur l issue de la grossesse et le développement de l enfant 10h-10h20 : Pr Charles Sultan (Professeur en Endocrinologie Pédiatrique au. CHU de Montpellier) : Pesticides et santé de l'enfant. Session 2 Pesticides et risques sanitaires chez les non utilisateurs 10h20-10h40 : Ghislaine Bouvier (Université de Bordeaux) : Pesticides et effets sanitaires à court terme chez les riverains Session 3 La question des effets cocktails 10h40-11h : Dr Olwenn Martin PhD in Environmental Science - Brunel University: Les effets cocktails Table ronde de clôture de la matinée animée par Nolwen Weiler, journaliste à Bastamag 11h-11h40 : Exposition environnementales aux pesticides: de la prévention à la reconnaissance des droits des victimes. Pr Remi Besson (Chirurgien pédiatrique) André Cicollela (Chimiste- Président du RES) Maitre Stéphane Cottineau (avocat spécialisé ) Fabrice Micouraud (référent Générations Futures dossier particuliers victimes des pesticides) Dr Francis Rocchiccioli (Maître de conférences des universités - Praticien hospitalier) 12h -13h45 déjeuner (libre) / conférence de presse 11h40-12h: discussion avec la salle 3

4 Après-midi Session 4: Impacts des pesticides chez les professionnels: maladies neurodégénératives et cancers 14h-14h20 : Dr. Isabelle Baldi (épidémiologiste Université Bordeaux) : Pesticides et effets neurologiques. 14h20-14h40 : Dr Pierre Lebailly (Responsable du programme Agriculture et cancer ) : Pesticides et cancer chez les agriculteurs. Table ronde de clôture de la session 4 animée par François Desriaux, rédacteur en chef de la revue Santé et travail 14h40-15h20 : Exposition des professionnels aux pesticides: de la prévention à la reconnaissance des droits des victimes. Docteur Eric Ben Brik, (Médecin du Travail) Paul François, (Président de Phyto-Victimes) Laurent Guilloux (Salarié de l agroalimentaire) Maître François Lafforgue (Avocat spécialisé) 15h20-15h35: discussion avec la salle Pourquoi en sommes-nous encore là? 15h35-15h50 : Où en sommes-nous d Ecophyto? F. Veillerette. Session 5 : quelles voies d amélioration possibles? 15h50-16h05 : Quid de la prise en compte des perturbateurs endocriniens et effets cocktails au niveau de la législation européenne? (HEAL Lisette van Vliet, Ph.D.) Les voies de changements? 16h05-16h35 : Quels freins aux changements et les difficultés rencontrés par les professionnels dans leur démarche de reconnaissance? Giovanni Prete / Jean-Noël Jouzel / aspect transversal Dr. Annie Thébaud-Mony 16h35-16h50 : Quels reconversions possibles? François Teyssier, secrétaire général de la fédération Sud Chimie. Table ronde de clôture de la session 5 animée par André Lefebvre, Conseiller régional de Bourgogne 16h50-17h40 : Vers un autre modèle de développement? Laurence Guichard (agronome INRA de Grignon) Raoul Leturcq (Agriculteur - Fédération Nationale d'agriculture Biologique) Bertrand Omon (technicien chambre Eure) Antoine Lambert (agriculteur - ferme DEPFHY) 17h40-17h50 : conclusion Marc Dufumier (Agronome / Agroparitech) 18h : fin du colloque 4

5 Résumé des interventions du colloque 9h00 Introduction Par Mesdames les Sénatrices Aichi et Bonnefoy 9h30-9h45 : Cécile Chevrier: Exposition aux pesticides des femmes enceintes cohorte PELAGIE Epidemiological research in Environment, Reproduction and Development, INSERM Irset (Rennes). 2005: PhD in Epidemiology (Dir. S.Cordier), 2006: Post-doctoral position at the University of Odense (Dir. K.Christensen, P.Grandjean), From 2007: Researcher in Reproductive and environmental epidemiology, at INSERM Irset (Rennes, Dir. B.Jégou), : Member of the scientific committee of Pesticide Residue Observatoire and the working group on the Population exposure to pesticide residues (AFSSET, French Agency for Environmental and Occupational Health Safety), : Member of the expert scientific committee on Environment and Reproduction (INSERM) Exposition aux pesticides des femmes enceintes dans la cohorte française PELAGIE Bien qu essentiellement agricole l usage des pesticides est varié et les sources d exposition de la population générale aux pesticides sont multiples. Les mesures chimiques réalisées dans les matrices biologiques telles que les urines ou le sang (les biomarqueurs d exposition) permettent d apporter des indices sur les niveaux d imprégnation aux pesticides de la population générale. Ils ont l avantage d intégrer toutes les voies possibles d'exposition (ingestion, inhalation). Compte-tenu de la sensibilité particulière des fœtus aux toxiques, évaluer l exposition des femmes enceintes est une question majeure de santé publique. L exposé présentera en particulier les données de la cohorte française PELAGIE (3500 femmes enceintes, Bretagne, ) qui a évalué pour la première fois en France le niveau et l étendue de l imprégnation des femmes enceintes et leur fœtus à différents pesticides, présents dans les urines et le sang de cordon. Les résultats de ces mesurages indiquent la présence de traces de pesticides dans la majorité des urines des femmes enceintes et des prélèvements de sang de cordon. Ces résidus de pesticides sont généralement multiples et concernent parfois des molécules interdites à l usage depuis plusieurs années. Ces résultats de la cohorte PÉLAGIE sont en adéquation avec d autres études européennes ou américaines qui montrent aussi la présence de la plupart de ces composés ou de leurs métabolites dans les échantillons biologiques humains issus de la population générale. L ensemble de ces résultats indiquent que les fœtus sont exposés de façon répétée et simultanée à de multiples molécules potentiellement toxiques pour leur développement, et devrait permettre de faire prendre conscience de l ubiquité des expositions humaines à ces molécules chimiques afin de limiter les expositions des populations les plus sensibles telles que les femmes enceintes et les enfants. Références : Chevrier C, Petit C, Limon G, Monfort C, Durand G, Cordier S. Biomarqueurs urinaires d exposition aux pesticides des femmes enceintes de la cohorte Pélagie réalisée en Bretagne ( ). Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire. 16 Juin 2009, Edition spéciale. Chevrier C, Cordier S. Expositions des femmes enceintes en Bretagne ( ) à l'aide des marqueurs biologiques. Revue Pollution Atmosphérique. Décembre Summary Pesticide exposure of pregnant women in the French cohort PELAGIE (Brittany) Although pesticides have many applications, they are primarily used for agricultural purposes. Pesticide exposure sources in humans are numerous. One benefit of using biomarkers to assess exposure is that it covers all possible exposure routes. Given the high sensitivity of fetuses to toxic compounds measuring the exposure of pregnant women has become a critical public health issue. The Pelagie cohort has included nearly 3,500 pregnant women from Brittany over the period. Measurements of chemical pesticides were carried out in urine samples and cord blood samples, in order to assess pesticide impregnation levels and scope among pregnant women and t heir fetuses. Findings confirm the presence of pesticide residues in a majority of urine and cord blood samples, some molecules being persistant molecules or breakdown products remaining in the environment. These pesticide residues are usually numerous and their impact, either individually or jointly, on the fetus and its development has yet to be clearly established in research studies. Coordonnées INSERM Irset, Univ. Rennes I, Avenue du Général Leclerc, RENNES cedex 5

6 9h45-10h00: Dr Sylvaine Cordier bilan de la littérature scientifique Impact des pesticides pendant la grossesse sur le développement de l'enfant Dr Sylvaine Cordier, PhD en épidémiologie, Directrice de Recherches à l Inserm, est actuellement responsable de l équipe «Recherches Épidémiologiques sur l Environnement et la Reproduction» dans l Unité Inserm IRSET à Rennes. Elle a travaillé depuis de nombreuses années sur l impact des expositions professionnelles et environnementales sur le risque de cancer (vessie, tumeurs cérébrales) et sur le développement intra-utérin et postnatal (malformations congénitales). Ses recherches actuelles portent plus particulièrement sur les populations bretonnes et guadeloupéennes recherchant les conséquences possibles des expositions aux solvants et aux pesticides sur le développement de l enfant à partir de cohortes mère-enfant. Synthèse des connaissances sur l impact de l exposition aux pesticides des femmes enceintes sur l issue de la grossesse et le développement de l enfant. L évaluation des conséquences sanitaires de l exposition aux pesticides des femmes enceintes et des enfants doit être faite séparément pour les pesticides persistants, en particulier organochlorés pour lesquels la voie d exposition est maintenant principalement alimentaire car la plupart sont interdits d usage en France (PP), et pour les pesticides utilisés récemment (PNP). L étude des conséquences de l exposition in utero aux pesticides persistants PP comme le DDT ou son métabolite le DDE, le lindane, l hexachlorobenzène (HCB), l α-, β- ou γ-hexacyclohexane etc a fait l objet de nombreuses études. La demi-vie biologique très longue de ces pesticides a permis dans plusieurs de ces études d utiliser la concentration de ces molécules ou de leurs métabolites dans le sang maternel ou le sang de cordon comme marqueur de l exposition prénatale. Malgré plusieurs études récentes sur le sujet, il n a pas été mis en évidence de façon convaincante de lien entre l exposition in utero aux PP et une augmentation du risque de malformations génitales chez le garçon. De même à l heure actuelle, il n y a pas d évidence d un impact sur la croissance fœtale et l on observe des résultats discordants dans les études sur le neurodéveloppement de l enfant. Par contre il existe de fortes présomptions selon lesquelles l exposition in utero au DDE ou HCB (les 2 PP étudiés principalement), ait un impact sur la croissance et le développement de l obésité chez l enfant. Chez des femmes travaillant en milieu agricole ou à l entretien des jardins, en milieu horticole, dans des serres ou comme vétérinaires et exposées professionnellement à des pesticides PNP, un accroissement du risque de morts fœtales et de malformations congénitales (en particulier fentes orales et hypospadias) a été observé. Par contre, il n a pas été mis en évidence globalement d atteintes de la croissance fœtale (poids de naissance ou durée de la grossesse). L exposition au domicile à des pesticides PNP résultant d une résidence à proximité de zones agricoles ou d un usage domestique de pesticides a été associée à une augmentation du risque de malformations congénitales. Une diminution de la croissance fœtale a été observée lors d une exposition prénatale aux herbicides triazines ou aux insecticides organophosphorés. Les effets les plus étudiés et pour lesquels les résultats sont les plus concordants sont les atteintes du neurodéveloppement de l enfant en lien avec l exposition domestique à des pesticides organophosphorés de la mère pendant la grossesse, souvent objectivée par la recherche de traces de métabolites dans les urines maternelles. L existence d une susceptibilité génétique (PON1) de la mère ou de l enfant semble moduler la force de ces associations. Il est à noter cependant que la plupart des études ont été conduites aux États- Unis dans des minorités ethniques ou des populations à faibles revenus soumises à d autres expositions environnementales et d autres vulnérabilités qui peuvent interférer avec les associations observées. A notre connaissance, aucune étude n a été conduite sur les conséquences de l exposition au domicile aux PNP sur la croissance de l enfant. Coordonnées INSERM U1085,IRSET, Univ. Rennes I, Av. Général Leclerc, RENNES cedex 10h-10h20 : Pr Charles Sultan: Pesticides et santé de l'enfant. 6

7 10h20-10h40 : Ghislaine Bouvier: Pesticides et effets sanitaires à court terme chez les riverains Pharmacien et titulaire d'une thèse de Doctorat en Santé Publique, actuellement enseignant-chercheur à l'institut de Santé Publique, Epidémiologie et Développement (ISPED) de Bordeaux, Ghislaine Bouvier étudie les relations entre les expositions domestiques aux pesticides, les expositions aux champs électro-magnétiques, et divers évènements de santé (cancers et troubles neurologiques notamment). Pesticides et effets sanitaires à court terme chez les riverains L exposition de la population générale aux pesticides et ses effets sur la santé sont une réelle préoccupation, tant pour le grand public que pour les décideurs de santé publique, mais de nombreuses incertitudes demeurent concernant ces expositions à faibles doses, répétées au cours du temps. La population générale est exposée aux pesticides par des sources multiples dont les parts contributives ne sont pas connues : alimentation, contamination de l air extérieur et intérieur, utilisation des pesticides dans les jardins ou sur les animaux domestiques, etc. Compte-tenu de l importance du secteur agricole en France, l exposition indirecte des populations riveraines des zones de traitement doit être prise en considération et étudiée plus particulièrement. En France, comme dans d autres pays, le manque de connaissances sur les expositions des riverains est notoire. Quelques études d expositions localisées, ayant eu recours à des mesures de pesticides dans l air ambiant en période d épandage, ont déjà été menées. Mais jusqu à aujourd hui, l impact éventuel sur la santé des riverains à court terme a été très peu étudié. Or, les résultats des études épidémiologiques sur la santé respiratoire et allergique conduites en milieu agricole justifient que l on s intéresse aux possibles effets, respiratoires, ORL et allergiques notamment, chez les riverains. Les maladies respiratoires sont fréquentes en population générale, et sont le résultat d une interaction complexe entre la prédisposition génétique et l exposition à des facteurs environnementaux. Si l impact de la pollution atmosphérique sur la santé respiratoire et allergique a été largement étudié et est maintenant bien documenté, l impact des épandages de pesticides est méconnu. Afin de répondre à cette question de recherche, nous avons initié deux projets en population générale. Le premier projet, PhytoRIV, avait pour objectif d évaluer la survenue d effets sanitaires aigus au sein de populations riveraine et non riveraine d épandages agricoles de pesticides, avec un volet métrologique, en Gironde.. Le second projet, AIRES, avait pour objectif d étudier l impact de l exposition aux pesticides sur la santé respiratoire et allergique des enfants vivant dans quatre villes situées en milieu viticole en Gironde. Nous présenterons lors de notre intervention les protocoles, le bilan en termes de participation, et l état d avancement de ces deux études. Coordonnées Equipe Santé Environnement ISPED, Inserm U897 Centre Epidémiologie et Biostatistiques. Université Bordeaux 2, 146 rue Léo Saignat, BORDEAUX Tél. : h40-11h : Dr Olwenn Martin, Les effets cocktails Après des études de Chimie completées Outremanche, en Grande Bretagne où elle est toujours installée, Olwenn Martin poursuit une maîtrise en science de l environnement suivi d un doctorat obtenu à Imperial College London et traitant de la présence de perturbateurs endocriniens dans les eaux usées. Elle reste dans le Centre for Environmental Policy d Imperial College London où elle participe à plusieurs projets sur la pollution aquatique puis rejoint l équipe de Professeur Andreas Kortenkamp début 2010 pour poursuivre des recherches sur les pertubateurs endocriniens et les effets cocktails. Ces petits riens qui font déjà beaucoup 7

8 Dr Martin présentera brièvement le travail expérimental sur les effets de mélanges de substances chimiques effectués par ses collègues et autres groupes de recherches. Elle soulignera ensuite les théories mathématiques qui permettent d estimer les effets de mélanges connus et effectuera une mise-à-jour sur l évaluation des risques cumulatifs au niveau de la réglementation Européenne. Summary Something from nothing Dr Martin will be briefly presenting experimental work carried out by Professor Kortenkamp s group as well as others regarding the effects of mixtures of chemicals. She will then highlight mathematical theories that allow the prediction of the cumulative effects of known mixtures and give an update of the European regulatory situation regarding cumulative risk assessment. Coordonnées Institute for the Environment, Halsbury Building Room 132 Brunel University, Kingston Lane Uxbridge Middlesex UB8 3PH UNITED KINGDOM Tel: +44(0) h-11h40 : Exposition environnementales aux pesticides: de la prévention à la reconnaissance des droits des victimes. Pr Remi Besson (Chirurgien pédiatrique) Chirurgien pédiatrique, Europeen Fellow of pediatric urology Professeur De la Faculté de Médicine Henri Warembourg, Université Lille 2. Responsable du service de chirurgie de l enfant de l hôpital Jeanne de Flandre CHRU de Lille. Chirurgien pédiatrique, responsable de la clinique de chirurgie de l'enfant du CHRU de Lille, homme de terrain dont le but est la bonne prise en charge des enfants de ma région., je suis amené à corriger du mieux possible les malformations congénitales. Durant mon parcourt professionnel j'ai acquis une reconnaissance européenne en urologie pédiatrique du fait d'une surspécialisation dans la correction des malformations urinaires et génitales. L' augmentation du nombre d'enfant présentant ce type de malformation, leur impact tant sur les patients pendant l'enfance, l'adolescence et à l'âge adulte, que sur leur entourage, m'ont amené à m intéresser non seulement à la correction de ces malformations et à l'accompagnement de ces patients, mais également aux causes possibles de cet état de fait.ainsi l'utilisation de perturbateurs endocriniens, agents perturbateurs de la différentiation sexuelle pendant la vie embryonnaire et fœtale, doit conduire à une réflexion sur l'utilisation des ces molécules dans notre environnement et notre vie au quotidien. André Cicollela, Conseiller Scientifique à l'ineris, porte-parole du Réseau Environnement Santé. Le changement de paradigme des perturbateurs endocriniens modifie la vision que l'on peut avoir du risque toxique. Il n'est plus possible de gérer le risque par la dose puisque notamment c'est la période qui fait le poison et que les effets peuvent être plus forts à faible dose qu'à forte dose. Cela a des conséquences sur la définition de la notion de victime. La définition classique repose sur la notion de certitude absolue des effets or un tel lien n'existe pas. Une victime aujourd'hui, doit donc être définie à partir de son exposition. Maitre Stéphane COTTINEAU avocat au Barreau de NANTES depuis près de 20 ans. Il s est intéressé très tôt au droit des victimes et de la santé. Son intervention portera sur la défense des riverains et des particuliers victimes des pesticides. Elle sera l occasion de faire le point sur les éléments de preuve indispensables à recueillir avant d engager toute action judiciaire et d expliquer le fonctionnement du droit de la responsabilité en France. Durant cette intervention, Maître COTTINEAU démontrera qu un arsenal juridique existe déjà pour la défense des particuliers et des riverains. Dans le domaine du droit pénal d abord : un certain nombre de textes répressifs encadrent l utilisation des produits phytosanitaires (arrêté du 12 septembre 2006, arrêté du 31 mai 2011 etc ). Dans le domaine du droit civil ensuite : La notion de trouble de voisinage combinée aux principes énoncés dans la charte de l environnement 8

9 devrait permettre prochainement de faire émerger des décisions de justice favorables. Coordonnées : 8 rue Marivaux NANTES Tel: Fabrice Micouraud (référent Générations Futures dossier particuliers victimes des pesticides). 43 ans, marié, père de deux enfants de 13 et 15 ans, issu du monde agricole. Habitant le Limousin, il est confronté au problème de l'agriculture intensive et des nombreux traitements liés à l'arboriculture. En 2005, inquiet pour la santé des siens qu'il pense menacée par la trentaine d épandages réalisés dans son environnent immédiat, il créé avec quelques voisins, l'association ALLASSAC ONGF - Oeuvrons pour la Nature et les Générations Futures. Afin de se faire entendre, et de mettre la problématique pesticide sur la place publique, il est contraint de déposer plainte contre des arboriculteurs ne respectant pas les conditions de mises en œuvre des pesticides. Le Procureur de la République engagera des poursuites mais ils seront relaxés au bénéfice du doute. Plusieurs centaines de personnes manifestent leur soutien à cette association locale. Aujourd'hui, il dénonce les épandages aériens de produits dangereux réalisés en Limousin, sans que les populations soient efficacement alertées. Il reçoit de plus en plus souvent, en provenance de nombreuses régions arboricoles, des témoignages de particuliers qui, selon les dires de leur médecin, souffrent de pathologies diverses liées à leur exposition "passive" ou "de voisinage" aux pesticides. Il recense les particuliers victimes des pesticides et affirme ne pas mener un combat contre les agriculteurs mais bien contre les pesticides. Dr Francis Rocchiccioli (Maître de conférences des universités - Praticien hospitalier) 14h-14h20 : Dr. Isabelle Baldi: Pesticides et effets neurologiques. Maître de conférences, praticien hospitalier. Médecin épidémiologiste L utilisation des pesticides a progressé très fortement au cours des dernières décennies, tant en agriculture que dans l environnement domestique, aussi bien en tonnages qu en diversité des molécules utilisées. La France se situe aujourd hui au premier rang des utilisateurs en Europe et au 4e rang mondial. Au-delà de la question des intoxications aiguës, des effets à long terme sur la santé des populations lors d expositions chroniques sont suspectés. Avec les cancers et les troubles de la reproduction, les affections neurologiques ont suscité de nombreuses études aussi bien toxicologiques qu épidémiologiques L hypothèse du rôle des pesticides dans la survenue de troubles neurologiques découle principalement d études menée sur la santé des populations agricoles. Ces études visent à comprendre le rôle de l exposition aux pesticides dans la survenue de troubles neuro-comportementaux, de maladies neurodégénératives (maladie de Parkinson, maladie d Alzheimer, sclérose latérale amyotrophique), et de troubles psychiatriques. Nous présenterons une synthèse des connaissances actuelles sur le lien entre les maladies chroniques du système nerveux central et l exposition aux pesticides à partir des études épidémiologiques disponibles. Troubles Neuro-comportementaux et Pesticides A ce jour, près d une quarantaine d études épidémiologiques ont recherché des effets sur les fonctions neurologiques centrales des sujets professionnellement exposés aux pesticides. Au cours du traitement de l information, le cerveau met en œuvre des processus divers et complexes impliquant notamment la mémoire, l attention, le jugement, la compréhension et le raisonnement, afin de produire des réponses adaptées. Un certain nombre d agents environnementaux sont suspectés de perturber le bon fonctionnement du système nerveux central, probablement en interagissant avec les neuro-médiateurs. Concernant les pesticides, leur possible impact sur le fonctionnement cérébral a été évoqué en raison de l identification clinique chez certains patients d altérations chroniques des fonctions cognitives dans les suites d intoxications aiguës par des organophosphorés. Les études 9

10 existantes sur les effets chroniques sont généralement de petite taille mais elles concluent globalement à un effet délétère des expositions aux pesticides sur le fonctionnement cognitif, de manière plus claire en présence d intoxication aiguë. Les altérations observées concernent un éventail large de fonctions neurologiques centrales. Très peu d études se sont intéressées à des pesticides autres que les organophosphorés et/ou les carbamates, mais certaines ont également montré des associations positives. Maladies Neuro-dégénératives et Pesticides Divers arguments plaident en faveur du rôle de l environnement - probablement en conjonction avec des facteurs génétiques - dans le développement de la maladie de Parkinson. C est pourquoi les pesticides ont été particulièrement étudiés, principalement en milieu agricole. Cette hypothèse est renforcée par des observations de syndromes parkinsoniens survenus lors de l injection accidentelle par des toxicomanes d une substance présentant de fortes analogies structurales avec les herbicides de la famille du paraquat. Compte-tenu du grand nombre d études épidémiologiques réalisées, des risques combinés prenant en compte l ensemble des résultats existants ont pu être calculés dans des méta-analyses. La plus récente résume les résultats de 46 études publiées jusqu en 2010 dans divers secteurs agricoles. Elle estime que le risque de maladie de Parkinson est multiplié par 1,62 chez les personnes exposées aux pesticides au cours de leur vie, et davantage lorsqu une mesure de l exposition plus fine était mise en œuvre. Les résultats disponibles portent principalement sur les herbicides et les insecticides, sans qu il soit possible de conclure définitivement sur les molécules plus précisément en cause. La plus fréquente des pathologies neuro-dégénératives, la maladie d Alzheimer a été beaucoup moins étudiée. La mise en évidence de troubles cognitifs chez les personnes exposées de manière chronique aux pesticides peut néanmoins laisser craindre des détériorations s aggravant au cours du temps et susceptibles de prédire ou d accompagner la maladie d Alzheimer. Seule une dizaine d études a aujourd hui exploré l hypothèse d un lien entre pesticides et maladie d Alzheimer. Les résultats des études cas-témoins, qui reposaient sur des définitions de l exposition très sommaires, n étaient généralement pas concluants. Cependant les trois cohortes existantes ont identifié une élévation significative du risque pour les utilisations professionnelles de pesticides sans pouvoir conclure sur le rôle de pesticides spécifiques. Quelques études ont également évoqué le risque de sclérose latérale amyotrophique mais les connaissances restent aujourd hui très parcellaires concernant le lien de cette maladie avec les pesticides. Troubles psychiatriques et Pesticides Divers travaux en sociologie de la santé ont mis en évidence des taux de dépression et de suicide plus élevés en population agricole que dans la population générale. Le mode de vie agricole (habitat rural parfois isolé, réseau social restreint, accès aux structures de soins plus complexe) ainsi que les contraintes des conditions de travail (pression temporelle, aléas saisonniers et météorologiques, incertitudes économiques) jouent probablement un rôle important dans cette situation. A côté de ces facteurs, l hypothèse du rôle des pesticides est sous-tendue par leur possible interférence avec les nombreux neurotransmetteurs, tels que la sérotonine, qui jouent un rôle majeur dans les processus mentaux et comportementaux. Une trentaine d études épidémiologiques ont abordé la question des troubles psychiatriques en lien avec les expositions aux pesticides. L ensemble des études converge vers une plus grande fréquence de troubles anxieux et dépressifs chez les personnes exposées, aussi bien dans les suites d expositions massives au décours d intoxications aiguës, que pour des expositions plus modérées mais prolongées. Les pesticides étudiés ont été presque exclusivement les organophosphorés. Par ailleurs, plusieurs études suggèrent un lien possible avec des tentatives de suicide, sans qu il soit réellement possible à partir des données existantes de distinguer le rôle spécifiques des pesticides de celui d autres facteurs présents en milieu agricole, ni de déterminer avec certitude le sens de la relation : les populations exposées aux pesticides sont-elles plus vulnérables, ou leur vulnérabilité s associe-t-elle à une plus grande probabilité d exposition? Les recherches épidémiologiques menées au cours des dernières décennies sur le rôle des expositions chroniques aux pesticides dans la survenue de troubles neurologiques (neuro-comportementaux, neuro-dégénératifs et psychiatriques) convergent vers une élévation du risque pour les populations exposées. Les études, en majorité nord-américaines, se sont principalement intéressées aux insecticides et notamment aux organophosphorés. Les connaissances ont besoin d être renforcées pour les autres pesticides, et notamment les fongicides, la classe la plus utilisée dans le contexte agricole français. De même très peu d études ont été développées en dehors du contexte agricole alors que de nombreuses autres professions sont également exposées aux pesticides (jardiniers, employés communaux, professionnels de l hygiène et de la désinsectisation, du traitement du bois, vétérinaires, pompiers, ). 10

11 Les femmes ont été très peu étudiées, les expositions prises en considération étant le plus souvent les traitements des cultures, généralement dédiés aux hommes. Néanmoins celles-ci ont également pu être fortement exposées par le cumul d expositions indirectes (tâches de réentrée ). Par ailleurs les études, notamment les plus anciennes, ont fréquemment pris en compte l exposition de manière sommaire (agriculteurs versus non agriculteur), ne permettant pas i) d établir de manière claire les niveaux de risque en fonction des niveaux d exposition, et d autre part ii) de distinguer le rôle de molécules spécifiques. Les études existantes démontrent aussi la nécessité de mieux explorer l aspect temporel afin de comprendre le rôle des expositions in utero et au cours de la petite enfance, des expositions massives accidentelles, des expositions récentes, et des expositions modérées mais répétées, autant de schémas qui pourraient impacter spécifiquement les risques. Ces divers résultats, conjugués avec ceux acquis pour d autres maladies et notamment les cancers, doivent inciter à des mesures de prévention innovantes et renforcées, intégrant une parfaite connaissance des conditions de travail et d exposition, et ciblant les différents maillons de la chaîne depuis la mise sur le marché, jusqu à l utilisation des substances. Références Toutes les références seront en ligne sur le site congrespesticides.org/actes.html 14h20-14h40 : Pierre Lebailly,: Pesticides et cancer chez les agriculteurs. Pierre LEBAILLY est Maître de Conférences des universités en Santé Publique à l Université de Caen Basse-Normandie et chercheur au Centre de Lutte Contre le Cancer François Baclesse. Il est coordinateur de la cohorte AGRIculture et CANcer (AGRICAN) et membre du Comité Exécutif du consortium international de cohortes agricoles coordonné par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) et par le National Cancer Institute des USA (consortium AGRIcultural COHorts Il co-dirige l Unité Mixte de Recherche 1086 de l INSERM Université de Caen Basse-Normandie «Cancers & Préventions». Depuis plusieurs décennies maintenant, des études épidémiologiques ont montré un risque de cancers différent en milieu agricole avec globalement moins de cancers (principalement les cancers liés au tabagisme et la plupart des cancers digestifs) mais plus de certains cancers (cancers du sang, du cerveau, de la peau, de l'estomac ou encore de la prostate) notamment chez les utilisateurs de pesticides. Cependant, très peu d'études (hormis une grande cohorte américaine, l Agricultural Health Study, AHS) associent ces excès à des molécules pesticides particulières parmi les plus de ayant été sur le marché. La cohorte AGRICAN comprend plus de affiliés du régime agricole (MSA) et a pour objectifs d'apporter des éléments de réponses à cette question dans le contexte français (usage important de pesticides et notamment de fongicides) et aussi pour des populations agricoles peu étudiées au niveau international (les femmes et les ouvriers agricoles). Les premiers résultats de cette cohorte en termes de santé portent sur la comparaison des causes de décès avec la population générale des 12 départements concernés. Les résultats obtenus après une période d environ 4 années de suivi confirment les résultats obtenus dans quasiment toutes les cohortes d agriculteurs au niveau international (dont l AHS) ainsi que les données d espérance de vie en fonction des professions et catégories sociales de l INSEE, à savoir, une plus faible mortalité toutes causes de décès confondues, par maladies cardiovasculaires et par cancers globalement. Ces déficits significatifs sont dus principalement aux déficits des cancers très liés au tabagisme et à la plupart des cancers digestifs. La mortalité pour d autres cancers serait plutôt en déficit alors que celle de certains autres seraient en excès (mélanomes cutanés, cancer du sein chez l homme). Ces premiers résultats ne signifient pas que les activités professionnelles agricoles sont sans danger et, par exemple, qu une fois prise en compte le tabagisme plus faible au sein de cette population, des excès de risque de cancers broncho-pulmonaires pourront, par exemple, être retrouvés Le suivi des causes de décès continue. Le croisement avec les registres des cancers des départements concernés est en cours et devrait être finalisé avant la fin de l année Outre la comparaison de l incidence des cancers avec la population générale, ces données nous permettront de débuter la recherche des facteurs de risque professionnels de cancers au sein de la cohorte. Un questionnaire de suivi des expositions sera envoyé lors de l hiver Nous avons toujours comme objectif de suivre les membres de cette cohorte pendant au moins 10 années soit jusqu en

12 14h40-15h20 : Exposition des professionnels aux pesticides: de la prévention à la reconnaissance des droits des victimes. Docteur Eric Ben Brik, (Médecin du Travail) Médecin Enseignant-chercheur en Santé au Travail, Maître de Conférences des Universités-Praticien Hospitalier (MCU-PH), Responsable de l'unité de Consultation de Pathologies Professionnelles et Environnementales (UCPPE) et de la Consultation de Santé Mentale et Travail (CSMT) au CHU de Poitiers pour la région Poitou-Charentes (Unité Fonctionnelle 5040, rattachée au réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles RNV3P), Responsable de la Chaire en Santé au Travail à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Poitiers et Médecin Coordonnateur de la Santé au travail du Grand Ouest, Chercheur du groupe "Eau & Santé" de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Poitiers et de l IC2MP (Institut de Chimie des Milieux et Matériaux de Poitiers, UMR 7285-CNRS) de l'esip de Poitiers (Pr. S. Petit) et en cours d intégration dans l équipe de l Unité de Méthodologie de la Recherche Clinique Centre d Investigation Clinique P-0802 (CIC-P, Pr. P. Ingrand). Intérêt de la Consultation de Pathologies Professionnelles et Environnementales (CPPE) de la région Poitou Charentes pour la prise en charge des maladies professionnelles en lien avec des pesticides La CPPE du CHU de Poitiers reçoit annuellement environ 250 patients de toute la région Poitou Charentes et de tous les régimes d assurance maladie, à la condition d être adressé par un médecin. Une dizaine de patient est concernée par des problèmes de santé en lien avec une exposition à des pesticides. Le but de la consultation est de rendre des avis spécialisés et des conseils individuels aux patients et médecins demandeurs sur les pathologies professionnelles et environnementales, l aptitude médicale aux postes de travail et l orientation socio-professionnelle. La CPPE est le seul centre de ressources sur les maladies professionnelles du Poitou Charentes selon l Arrêté du 13 mars 2009 pris pour l application de l article D162-8 du Code de Sécurité Sociale. A cette fin, ses missions d enseignement, de recherche, de référence, et d innovation (MERRI) devraient faire faire l objet d un financement forfaitaire. Ses activités en tant que centre de ressources sur les maladies professionnelles devraient l être tout autant. Pourtant, depuis son ouverture en 2007, la consultation spécialisée n a pu bénéficier de ce type de financement alors que la quasi-totalité des CPP de France bénéficie d une part de cette enveloppe. Les consultations des patients du régime général sont prises en charge par une convention signée avec le CHU. 30 % du montant de celle-ci sont consacrés au travail d investigation nécessaire à l information des patients et aux nombreuses recherches bibliographiques pour caractériser les pathologies. A plusieurs reprises, il a été demandé en parallèle la même convention pour le Régime Agricole avec la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et le Régime Social des Indépendants (RSI). A ce jour, aucune réponse n a été reçue. Pourtant, le temps consacré à analyser les produits pesticides achetés et utilisés par les patients de ces régimes dans le but notamment d étayer un dossier de maladie professionnelle nécessite à lui seul entre 8 et 15 heures de travail pour chaque patient. Pour mémoire, la consultation est facturée C1 à C3 soit 23 et 69 euros. Dans un contexte économique très contraint pour le milieu hospitalier, la CPPE se retrouve dans un conflit de logique avec une position éthiquement intenable : d un côté, une logique comptable hospitalière qui la pousserait «sélectionner» des patients selon leur régime pour permettre un équilibre des comptes et, d un autre, une déontologie médicale qui lui interdit toute sélection des patients. Le Grenelle Environnement a prévu un plan de «réduction de 50% des usages des pesticides dans un délai de 10 ans si possible» (Plan Ecophyto 2018). Sa mise en œuvre est confiée aux préfets de régions, à travers les CROS (Comités Régionaux d Orientation et de Suivi) avec la participation possible des professions agricoles, des associations, des collectivités locales Avec le RN3VP (Réseau National de Vigilance et de Prévention des Pathologies Professionnelles de l ANSES Agence Nationale de SEcurité Sanitaire) la CPPE participe au développement des connaissances des pathologies professionnelles et aux missions de veille sanitaire voulues dans le PNST2 (Plan National de Santé au Travail n 2 de ). Par la prise en charge de la santé au travail de chaque patient dans sa globalité, elle participe au décloisonnement de la Santé Publique avec la Santé au Travail voulu par le Plan National Santé Environnement 2 (PNSE2 : ). Pourtant, jusqu à ce jour, la CPPE du Poitou Charentes n a jamais été conviée aux déclinaisons régionales de ces programmes d actions en matière de prévention des maladies professionnelles en lien avec les pesticides. 12

13 L incidence des maladies professionnelles chez les utilisateurs de pesticides est inconnue. L UIPP (Union des Industriels de la Protection des Plantes) annonce régulièrement dans ses rapports d activité que les doses de pesticides utilisés ont diminué. Or, selon les indicateurs utilisés, l interprétation des résultats peut différer. Dans son rapport , «entre 1950 et 2007, les doses utilisées sont passées de 2kg/ha à 48g/ha». «Selon l ECPA (European Crop Protection Association), les doses moyennes de produits phytopharmaceutiques utilisées à l hectare ont, entre 1950 et 2000, été divisées par plus de neuf, passant en moyenne de 1,3 kg à moins de 150 g/ha.» (cf C. Gatignol et J.-C. Etienne. «Pesticides et Santé» Rapport Parlementaire, 29 avril 2010). Selon le dossier de presse de l UIPP publié le 16 décembre 2008 (source FAOSTAT 2004) : «Si l on rapporte l utilisation de pesticides à la surface cultivée, la France est dans la moyenne européenne avec 4,45 kg de produit commercial par hectare». Enfin, selon l ORP (www.observatoire pesticides.gouv.fr/index.php?pageid=380, consulté le 24 janvier 2012) «La France, par la consommation rapportée au nombre d hectares cultivés (hors prairies permanentes) occupe le 3e rang européen avec 5,4 kg/ha/an». Qui croire? Par ailleurs, selon le rapport parlementaire de C. Gatignol et J.-C. Etienne («Pesticides et Santé» du 29 avril 2010) «entre 1950 et 2000 Dans le même temps, l indice de sécurité (Dose Journalière Acceptable) a été en moyenne multiplié par cinq» et, selon l UIPP (rapport ) «Entre 1950 et 2007 la dose journalière admissible (DJA) a augmentée de 0,0084mg/kg/jour à 0,055mg/kg». Doit-on pour autant en déduire que nous absorbons plus de pesticides? D autres indicateurs pourraient également être pertinents mais, à notre connaissance, ne sont jamais utilisés. Il s agit par exemple de l évolution des ventes ou achats des Equipements de Protection Collective ou Individuelle. Ces maladies professionnelles sont également mal réparées. Dans le régime agricole, en dehors de l arsenic et ses composés minéraux (tableau des maladies professionnelles n 10 du régime agricole), aucun pesticide n est associé à une affection survenant avec un effet différée dans un tableau de maladie professionnelle. Pourtant, selon le rapport scientifique de 2010 de l ANSES, selon le RNV3P, «Tant en analyse brute qu ajustée, la sur-notification de tumeurs par rapport aux autres pathologies dépasse 50 % (Reporting Odds Ratio : ROR>1,50) dans celui de l agriculture et de la pêche (ROR ajusté à 1,75) «Ainsi, dans le secteur «Agriculture et pêche», les tumeurs représentent 12 % des pathologies en relation avec le travail (n=70 signalements sur 578 signalements) dont 64 % associés à une exposition professionnelle aux pesticides (n=45 signalements).» A la question«quels phénomènes émergents le rnv3p peut-il mettre en évidence?» le RNV3P dans sa synthèse précise «Les méthodologies d émergence appliquées dans le réseau permettent de détecter, par exemple, des relations entre des pathologies et des activités ou expositions particulières. Citons le cas des lymphomes et leucémies en milieu agricole, des maladies neurodégénératives rares et l exposition à certains métaux. Ces données constituent des signalements qui donnent lieu par la suite à des investigations et recherches plus poussées pour évaluer le lien avec le travail». Paul François, (Président de Phyto-Victimes) 48 ans marié père de deux filles 16 et 20 ans Exploitation de 240 Ha céréalière assolement commun avec une autre exploition 160 Ha, deux salariés. Exploitations conduites dans une démarche de réduction des intrants chimiques. Intoxication aigue le 27 Avril 2004 avec un herbicide ( LASSO fabriqué par Monsanto ). Mon intervention portera évidemment sur le danger que représente les phytosanitaires sur la santé des utilisateurs. Dans mon introduction j'expliquerai comment les industriels de la chimie se sont appropriés le système de production agricole. Les conséquences sur la santé de l'utilisation massive de produits très toxiques sans protection ou presque ces trente dernières années. Les raisons pour lesquelles les utilisateurs de pesticides ne sont pas pris en charge en tant que maladie professionnelle. Coordonnées Président de Phyto-Victimes Beauregard Bernac tel:06/48/86/78/79 13

14 Laurent Guillou (Salarié de l agroalimentaire) Maître François Lafforgue (Avocat spécialisé) Avocat au Barreau de Paris, Docteur en droit Associé du cabinet d avocats TEISSONNIERE-TOPALOFF-LAFFORGUE, qui traite des questions de responsabilité/indemnisation en matière de sécurité sanitaire et alimentaire, sécurité au travail, risque technologique, atteintes aux personnes et aux biens, application des principes de réparation intégrale des préjudices, notamment dans les domaines suivants : Amiante, plomb, éthers de glycol, rayonnements ionisants (nucléaire), pesticides, cancérogènes. Avocat de plusieurs agriculteurs et salariés de l industrie agro alimentaire dans le cadre de procédures en reconnaissance de maladie professionnelle ou de procédures en responsabilité/indemnisation. Exposition des professionnels aux pesticides : de la prévention à la reconnaissance des droits des victimes Seront évoquées les difficultés liées à la prise en charge du caractère professionnel des maladies contractées par les agriculteurs exposés aux produits phyto-sanitaires et par les salariés de l industrie agro alimentaire et leur résolution devant les juridictions des affaires de sécurité sociale ; Seront également évoquées les procédures en responsabilité/indemnisation que peuvent engager les agriculteurs, notamment contre les fabricants de produits phyto-sanitaires, que ces actions soient dirigées devant les juridictions pénales ou civiles ; Enfin, concernant les salariés de l industrie agro-alimentaire, seront évoquées les procédures en responsabilité/indemnisation engagées devant les juridictions prud hommales ou devant les juridictions des affaires de sécurité sociale ; Coordonnées 5 rue Saint-Germain l Auxerrois, Paris, téléphone : ; télécopie : ; Session 5 : quelles voies d amélioration possibles? Pourquoi en sommes-nous encore là? 15h35-15h50 : Où en sommes-nous d Ecophyto? F. Veillerette F. Veillerette est enseignant de formation et porte-parole de Générations Futures (Ex- MDRGF) dont il est le co-fondateur et dont il a été Président pendant 10 ans. Il était jusqu en mars 2010 directeur adjoint d un Etablissement Régional d'enseignement Adapté (EREA). Il est actuellement vice Président de la commission Santé Environnement Alimentation au Conseil Régional de Picardie et expert sur les questions de santé et d environnement. Très impliqué dans les sujets touchant à la santé et l environnement, il est entre autre Président du réseau européen Pesticide Action Network (PAN Europe). Il est l auteur de 2 ouvrages de référence sur la question des pesticides «Pesticides, le piège se referme», 2002, édition Terre Vivante et «Pesticides, révélations sur un scandale français» Ed. Fayard, 2007, qu il a co-écrit avec le journaliste F. Nicolino. Le plan Ecophyto 2018 prévoit la réduction de l usage des pesticides de 50% en 10 ans. Mis en œuvre dès 2008 ce plan a suscité de grands espoirs en France. Pourtant, 3 ans après son lancement les premiers indicateurs montrent que l évolution de l indicateur de référence pour suivre l évolution de la dépendance de l agriculture aux pesticides ne baisse pas, bien au contraire. Comment expliquer que les sommes consistantes investies dans ce plan (41 millions d euros annuels) ne permettent pas d atteindre les objectifs fixés? Quels sont les freins au changement à l œuvre dans la profession? Comment on fait croire que le changement est en cours alors même que les Chambres d agriculture trustent des moyens issus de ce plan mais ne mettent pas en œuvre les initiatives de formation qui 14

15 permettraient réellement de changer les pratiques agronomiques des agriculteurs? Quelles mesures incitatives pourraient au contraire permettre de relancer une vraie volonté de faire diminuer le recours aux pesticides en agriculture? Telles sont quelques une des questions auxquelles François Veillerette, porte parole de Générations Futures, répondra pour tenter de comprendre l échec actuel de la mise en œuvre d Ecophyto. Au-delà de ces points il esquissera des pistes pour relancer la dynamique de ce plan qui ne peut réussir que porté par une volonté politique véritable et une adhésion réelle de la profession à un changement des pratiques souhaité par une majorité de français. Coordonnées Générations Futures - 25 rue d Alsace Paris h50-16h05 : Prise en compte des PE et effets cocktails au niveau européen. Lisette van Vliet, Ph.D. Lisette van Vliet est Toxics Policy Advisor pour le réseau HEAL. Elle est titulaire d'un doctorat dans les relations internationales et en études environnementales de l'université nationale australienne à Canberra. En 2005, Lisette van Vliet a commencé à travailler sur les produits chimiques toxiques pour Health Care Without Harm Europe, et la HEAL. Depuis, elle a suivi les négociations sur REACH, ainsi que d'autres lois de l'ue et les politiques régissant les produits chimiques nocifs tels que les phtalates, le mercure et les perturbateurs endocriniens. Au niveau de l'union européenne, il y a diverses lois et politiques qui s intéresse à la question des perturbateurs endocriniens et les prémices d une politique plus générale sur les effets cocktails. Cette présentation donnera un aperçu des principaux éléments de ces lois et politiques, et quels sont les principaux axes de participation et d influence. 1. POLITIQUE DE L'UE perturbateurs endocriniens: La Stratégie Communauté européenne concernant les perturbateurs endocriniens, décembre Le contenu de la stratégie ; Où en sommes nous à l heure actuelle? L avenir de la stratégie? - révision en Rapports et activités de l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et autres agences ou organismes internationaux. 2. LOI particulier de L'UE sur les pesticides: pesticides 2009 et biocides. La nouvelle interdiction des PE dans les pesticides / biocides ; comment cela fonctionne pour les produits déjà autorisés et pour les nouveaux produits ; les conditions qui gèrent les exceptions. Les critères en cours d'élaboration pour l'identification et l'évaluation des perturbateurs endocriniens. Quels sont les thèmes controversés ; quel est le débat actuel en cours? Le processus officiel et les possibilités de participation/ d influence. 3. LOIS de l'ue sur la santé et sécurité au travail et comment sont traités les PE. 4. La POLITIQUE européenne en voie de développement sur les effets cocktail. Conclusions du Conseil de l'ue, déc Commission européenne DG Envt rapport scientifique sur les mixtures - Kortenkamp Rapport de la Commission de l'ue sur les mélanges, à paraître Mars LOI sur les pesticides et les effets cocktails. Groupe scientifique chargé des pesticides, de l'autorité européenne de sécurité des aliments, au sujet des risques cumulatifs et synergiques. Le développement de méthodologies probabilistes pour évaluer l'exposition cumulative aux résidus de pesticides dans les aliments. Coordonnées Health & Environment Alliance (HEAL) 28 Boulevard Charlemagne B-1000 Brussels BELGIUM Tel: (direct) 15

16 16h05-16h35 : Quels freins aux changements? G. Prete / Jean-Noël Jouzel / Dr. Annie Thébaud-Mony Pesticides et maladies professionnelles : de la reconnaissance individuelle à l action collective? s Jean-Noël Jouzel est chargé de recherche en sociologie au CNRS, rattaché au CSO (Centre de Sociologie des Organisations-Sciences Po). Il travaille sur les problèmes publics liés aux enjeux de santé environnementale. Ses travaux portent plus particulièrement sur les conflits sociaux relatifs à la reconnaissance des maladies professionnelles induites par les substances toxiques. Sa thèse, en cours de publication, porte sur une comparaison des controverses autour d'une famille de solvants toxiques, les éthers de glycol, en France et aux Etats-Unis. Il poursuit actuellement ses recherches sur deux terrains : le premier est celui des enjeux de santé environnementale liés aux nanoparticules manufacturées ; le second est la question des liens entre santé des travailleurs agricoles et expositions aux pesticides. Il participe à de nombreux projets de recherche collective. Il copilote notamment l'anr Index sur "L'indépendance des experts et ses problèmes". Il participe au projet "La santé au travail à l'épreuve des risques émergents" financé par l'anses, ainsi qu'à l'anr "NanoNorma, de l'innovation à l'utilisation : quel cadre normatif pour les nano-objets?", et au projet Eurorisk sur la transnationalisation des risques sanitaires et environnementaux, financé par la Maison des Sciences de l'homme Alsace. Giovanni Prete est maître de conférence en sociologie à l'université Paris 13 (Département Hygiène, sécurité, Environnement de l'iut de Saint-Denis) et rattaché à l'institut de Recherche sur les enjeux sociaux (IRIS). Il conduit des recherches sur les processus de reconnaissance des maladies professionnelles dans le monde agricole. Il étudie les mobilisations individuelles et collectives qui visent à faire reconnaître le lien entre expositions professionnelles aux pesticides et problèmes de santé. Auparavant, G. Prete a mené dans le cadre de sa thèse une recherche sur la participation des acteurs scientifiques au traitement de problèmes collectifs sanitaires et environnementaux en agriculture (à savoir, l introduction de pathogènes des cultures agricoles). Il participe au projet "La santé au travail à l'épreuve des risques émergents", financé par l'anses. Il participe également aux activités de l'axe 2 "Corps, santé, société" de la MSH Paris Nord. A partir des résultats d une enquête sociologique en cours, cette contribution se propose de répertorier les difficultés que rencontrent les exploitants et salariés agricoles qui cherchent à faire reconnaitre le lien entre des pathologies chroniques dont ils sont atteints et une exposition professionnelle aux pesticides. Nous insisterons sur les difficultés individuelles que rencontrent les agriculteurs concernés tant pour démontrer un lien de causalité entre leur état de santé et leur exposition aux produits phytosanitaires que pour comprendre le fonctionnement des institutions de prévention des risques professionnels agricoles. Nous soulignerons également les difficultés qu il peut y avoir pour un agriculteur à inscrire ses démarches individuelles dans une action collective. De l amiante aux pesticides, en passant par la radioactivité. Quelles connaissances pour quelle prévention? Annie Thébaud-Mony est directeur de recherche honoraire à l'inserm, elle a dirigé pendant dix ans le Groupement d'intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 93) de l'université Paris 13. Spécialiste des questions de santé au travail, elle est l'auteur de "Travailler peut nuire gravement à votre santé" et coauteur de "santé au travail : approches critiques, aux Editions la Découverte. Elle est aujourd¹hui présidente de l¹association Henri Pézerat, santé, travail, environnement. Le 13 février 2012, au tribunal pénal de Turin, Stephan Schmidheiny et le baron Louis de Cartier de Marchienne, anciens PDG d Eternit Suisse et d Eternit Belgique, ont été reconnus coupables du crime de désastre volontaire et 16

17 condamnés à 16 ans de prison ferme. En raison de la stratégie coordonnée et délibérée de dissimulation des effets sanitaires de l amiante par les industriels, la marque ETERNIT est désormais le symbole d une gigantesque et mortelle contamination par l amiante de l habitat urbain à l échelle planétaire. Le même jour, la firme américaine Monsanto a été reconnue coupable par le tribunal de grande instance de Lyon et condamnée à indemniser Paul François, agriculteur, pour une grave contamination aux pesticides. Dans cette communication, en tant que chercheur en santé publique, je m attacherai à tirer les enseignements de ces deux procès emblématiques, en ce qu ils contribuent à la prévention des risques industriels. Qu il s agisse de l amiante, de la radioactivité ou des pesticides, des industriels nient ou minimisent les risques en pleine connaissance de cause. Les pouvoirs publics ont souvent une attitude permissive vis-à-vis de ces derniers parce qu ils détiennent le pouvoir économique. Enfin, les citoyens - qu il s agisse des travailleurs ou des consommateurs ignorent souvent les risques auxquels ils sont exposés et en subissent les conséquences, bien souvent sans réagir faute des savoirs nécessaires pour le faire. Briser cet engrenage est possible, si différents acteurs se mobilisent en contre-pouvoir d un engrenage qui fait l objet de critiques de plus en plus nombreuses. De vraies «fausses controverses» scientifiques ont été démasquées dans les 15 dernières années, notamment en ce qui concerne l amiante, la radioactivité, les pesticides, faisant émerger une autre production de connaissance à la croisée de différentes expériences, de différents savoirs. La santé publique pourrait aujourd hui s appuyer sur des jurisprudences qui orientent la réparation non pas seulement vers la réparation des préjudices de ceux qui sont malades, mais vers une indemnisation du préjudice d exposition. Une telle évolution jurisprudentielle peut contribuer à rendre plus efficientes les règles en vigueur sur le contrôle de l usage des produits toxiques et, en particulier, l application du principe fondateur du règlement européen REACH qui fait obligation aux industriels d apporter la preuve de l innocuité des substances qu ils introduisent sur le marché. 16h35-16h50 : Quels reconversions possibles? François Teyssier, Chimiste, salarié dans l'industrie de production des pesticides depuis 28 ans. Secrétaire national de Sud Chimie depuis Les décisions réglementaires prises en matière de protection de l'environnement peuvent avoir des conséquences économiques graves pour les salariés de certains secteurs d'activité. Notre syndicat ne conteste pas ces décisions lorsqu'elles relèvent de l'intérêt général ; en retour, nous attendons la prise en considération des intérêts des salariés dont le travail pourrait ainsi être affecté, notamment à travers la mise en place de mesures de reconversion économiques et sociales. 16h50-17h40 : Vers un autre modèle de développement? Laurence Guichard (agronome INRA de Grignon) Laurence Guichard est ingénieur de recherche à l INRA (UMR Agronomie Grignon). Ses travaux portent principalement sur la conception et l évaluation des systèmes de culture durables : conception et utilisation d indicateurs et de méthodes d évaluation, travail sur les ressources techniques mobilisables par les acteurs à des fins de conception de systèmes de culture innovants, de formation et de conseil le transfert d expérience et l expertise par une participation active à différentes expertises scientifiques collectives (capacités de stockage de carbone par les sols agricoles en 2002, possibilités de réduire les utilisations et les impacts des pesticides en 2005, Ecophyto R&D en 2010). Réduire l utilisation des pesticides en France : les enseignements de l expertise Ecophyto R&D. Ecophyto R&D (Butault J.P., Dedryver C.A., Gary C., Guichard L., Jacquet F., Meynard J.M., Nicot P., Pitrat M., Reau R., Sauphanor B., Savini I., Volay T., Ecophyto R&D. Quelles voies pour réduire l'usage des pesticides? Synthèse du rapport d étude, INRA Editeur (France), 90 p.) est une expertise technique explorant la faisabilité de différentes 17

18 voies de réduction d usage des pesticides en France. Coordonnée par l INRA et rendue publique en janvier 2010, elle a permis, à partir d un recensement de la diversité des solutions techniques disponibles, de renseigner les performances attendues des évolutions de pratiques sur cultures annuelles et pérennes, et de produire des scénarios nationaux de réduction d usage des pesticides les mobilisant. Les résultats montrent qu en grandes cultures une baisse de l utilisation des pesticides de l ordre de 30% (par rapport à 2006, année «moyenne» du point de vue de la pression parasitaire) serait possible sans bouleversement majeur de l assolement France. Les marges seraient peu ou pas touchées avec les prix 2006, mais la production enregistrerait une baisse de l'ordre de 6%. Diminuer de moitié l utilisation des pesticides supposerait des changements dans les systèmes de culture qui entraineraient des modifications importantes dans les volumes et la nature des productions. Cet objectif supposerait d'allonger les rotations et donc d'introduire dans les assolements de nouvelles cultures, dont le développement nécessiterait une adaptation des filières. Notons que les progrès de l agronomie dans les dix prochaines années pourraient permettre d aller plus loin que le suggère cette première estimation, obtenue sous l hypothèse des connaissances de Ecophyto R&D a également contribué à mieux comprendre le positionnement des acteurs de la R&D et des filières vis-à-vis des changements de pratiques susceptibles de favoriser la réduction de l utilisation de pesticides. Il ressort de cette analyse une très forte dépendance du système socio-technique français aux pesticides. Seule une évolution profonde de ce système, mobilisant simultanément tous les acteurs (ou au moins la majorité d entre eux), pourra permettre d atteindre des objectifs ambitieux de réduction d utilisation. Enfin, cette expertise a permis de formaliser la préfiguration d un réseau national de production, gestion et diffusion de références sur les systèmes de culture économes en pesticides. Il sert aujourd hui de support au plan Ecophyto 2018, qui fixe comme objectif de réduire de 50% l usage des pesticides au niveau national dans un délai de dix ans, si possible. Coordonnées Raoul Leturcq (Agriculteur - Fédération Nationale d'agriculture Biologique) Bertrand Omon (technicien chambre Eure) La réduction d usage des phytosanitaires par les agriculteurs : De nouvelles valeurs, dont la santé, en amont de leur changement. Comment ils s y prennent. Des agriculteurs travaillent depuis quelques années à conduire leur production végétale dans l objectif qu elle soit économe en ressources, dont les phytosanitaires, et performante en terme de développement durable. Ce faisant, l exposition de leur santé aux phytosanitaires peut diminuer fortement, y compris lorsqu ils ne passent pas en agriculture biologique. Cette exposition devient pour certains d entre eux une nouvelle valeur qu ils intègrent parmi d autres dans une nouvelle façon d évaluer leur exercice du métier de producteur agricole ; Il semble que cet élargissement personnel de cette évaluation soit à la base de changement durable de leurs pratiques. L agronomie leur permet de trouver chacun des combinaisons de techniques, pratiques, les rendant leurs Systèmes de Culture moins dépendants des phytosanitaires en particulier. Il s agit pour eux de trouver le chemin personnalisé d un système de culture suffisamment robuste et résilient en lui même vis-à-vis des bioagresseurs principaux, en supprimant ou diminuant la nécessité de l intervention chimique. Références Les métiers d agent de développement agricole en débat Comment accompagner des agriculteurs qui changent leur façon de cultiver? Innovation agronomiques Vers un nouveau métier de conseiller en production intégrée : Développer des compétences d accompagnement des agriculteurs. Colloque SFER «Conseiller en agriculture : acteurs, marchés, mutations», Dijon, octobre 2010 Conduites du blé à niveau d intrants réduits : évaluation économique, environnementale et énergétique n 54 septembre (2007) du Courrier de l'environnement de l INRA. 18

19 Antoine Lambert (agriculteur - ferme DEPFHY) 17h40-17h50 : conclusion Marc Dufumier (Agronome / Agroparitech) Ingénieur agronome, docteur en géographie Professeur émérite d agriculture comparée et développement agricole à AgroParisTech (Institut des sciences et industries du vivant et de l environnement). Membre du Comité de veille écologique de la Fondation pour la Nature et l Homme (FNH). Nombreuses missions d expertise dans plusieurs pays en voie de développement. Il existe d'ores et déjà des techniques agricoles inspirées de l'agro-écologie qui permettent d'accroître les revenus agricoles à l'hectare dans la plupart des régions du monde, sans coût majeur en énergie fossile ni recours aux engrais de synthèse et aux produits phytosanitaires. Elles consistent en premier lieu à associer simultanément ou successivement plusieurs espèces et variétés tolérantes aux agents pathogènes et aux insectes ravageurs dans un même champ, de façon à ce que l'énergie solaire puisse être au mieux interceptée par leur feuillage et transformée en calories alimentaires par le biais de la photosynthèse. Ces associations de cultures recouvrent rapidement les sols, protègent ceux-ci de l'érosion, limitent la propagation des agents pathogènes et prédateurs, et contribuent à minimiser les risques de très mauvais résultats en cas d'accidents climatiques. 19

20 Projection soirée du 23 mars DOCUMENTAIRE DU VENDREDI 23 MARS (SOIREE) Auditorium de l'hôtel de ville de Paris Les Combattants de la terre. Un film d Eric Guéret, Produit par Program 33 Durée : 52 minutes 19h15: introduction 19h30: projection du documentaire 20h30-22h: débat en présence du réalisateur Eric Guéret et des témoins du film. «Quand on découvrira toute la vérité sur les dangers des pesticides, ce sera un scandale pire que celui du sang contaminé. Car les responsables savent ce qui se passe et ne font rien. C est un grave problème de santé publique pour nous et pour les générations futures. Je n ai pas de raisons de me taire.» L agriculteur qui nous parle au milieu de ses immenses champs de maïs est malade. Et il n est pas le seul. Des centaines d agriculteurs français, souvent jeunes, sont frappés, victimes des produits phytosanitaires que l on croyait «anodins». Ces élèves, issus de l école agricole intensive, les utilisent depuis les années 50 sur leurs exploitations jusqu au jour où les maux de tête, la fatigue, les comas successifs les ont conduits à l hôpital. Diagnostics : maladie de Parkinson, leucémie, cancers, syndrome myéloprolifératif, Apparaît au grand jour depuis quelques années ce qui ressemble de plus en plus à une épidémie. Ce film documentaire propose de raconter l histoire de ces hommes atteints de maladies parfois mortelles. Au plus proche de nos personnages, nous partageons en immersion, le temps d une saison le destin de ces familles ébranlées. Dans l intimité de leur itinéraire médical, de leur combat pour être reconnu, dans leur travail, sur l exploitation Comment vivent-ils au quotidien avec leur maladie et les remises en question qu elle soulève? Quels regard portent-ils finalement sur ce système agricole dont ils sont à la fois les acteurs principaux et les victimes? Pourquoi la majorité d entre eux continuent-ils à utiliser les produits qui les tuent à petit feu? Mais rien n est perdu : Seul ou en réseau, certains commencent à s organiser pour amener les autres agriculteurs à prendre conscience des dangers de leur métier et à imaginer des pratiques différentes. En France, la situation a longtemps été étouffée par une véritable Omerta, imposée par les intérêts de la filière et par les agriculteurs eux-mêmes. La paysannerie est un milieu fier et discret où très peu de victimes osent avouer leurs maladies. Pourtant, depuis peu, la parole commence à se libérer. Encouragé par l exemple des premiers malades reconnus et indemnisés, de plus en plus de victimes arrivent à rompre le silence. En parlant, ils donnent un énorme coup de pied dans la fourmilière agricole. A travers eux, ce film dessine le profil d une agriculture malade de ses méthodes intensives. Celui d un modèle productiviste, vieux d un demi-siècle dont on mesure aujourd hui les conséquences dramatiques sur les hommes comme sur notre environnement. Un espoir naît finalement de ces histoires douloureuses. Ces victimes incarnent les bases d une véritable remise en cause du système. Autour d eux, des associations se montent, des actions s organisent, des citoyens découvrent une face cachée de leur alimentation, des avocats proposent leurs services, des médecins prennent conscience. Certaines victimes finissent même par tout changer Ce documentaire sera projeté, en avant-première, lors de notre soirée débat du vendredi 23 mars à l'auditorium de l Hôtel de Ville de Paris à 19h30 en présence des témoins du film et de son réalisateur. La projection sera suivie d'un débat sur les enjeux de cette question de santé publique. 20

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