Dans l'étemel combat entre

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1 Trends-Tendances, Tendances 17/04/2014, p /04/ a7 Dans l'étemel combat entre le vice et la vertu, le vice semble avoir marqué des points. A partir de septembre de cette année, en effet, certaines activités peu recommandables, comme la prostitution, la contrebande, l'investissement en armes de guerre ou le commerce de la drogue, seront reconnues comme des activités économiques à part entière. Pourquoi? Cela mérite un petit retour en arrière. Dans les années 1930, lors de la première grande dépression, on s'était aperçu, notamment aux Etats- Unis, que l'on était statistiquement désarmé. Aucun pays ne disposait de chiffres suffisamment étayés pour avoir une vraie idée de l'état de l'économie et calculer, par exemple, l'importance du recul économique causé par la crise. On s'est donc attaché, à partir de ce moment, à établir une comptabilité nationale. La première digne du nom fut celle réalisée par l'économiste britannique Keynes en A partir de septembre, on intégrera dans le PIB les investissements en recherche et développement, mais aussi des activités plus douteuses comme l'achat d'armes, la contrebande, la prostitution ou le commerce de la drogue. Gain de croissance estimé en Belgique: entre 2 et 3%. Un outil indispensable Aujourd'hui, la comptabilité nationale est un outil indispensable pour diriger un pays: c'est grâce à ces chiffres que l'on peut avoir une idée du taux de croissance, du taux d'épargne, de la productivité, etc. Certes, la nature de ces indicateurs est parfois décriée. Un accident de la route REPORTERS ou une catastrophe naturelle vont par exemple venir gonfler le PIE (en raison de la réparation des dégâts, des primes d'assurance versées, etc.) alors qu'il ne s'agit pas d'événements positifs pour l'humanité. Toutefois, même si la comptabilité nationale est imparfaite, sans elle nous ne pourrions pas contrôler les finances publiques, établir des normes salariales... et les Etats agiraient à l'aveugle. Pour les Etats membres de l'union européenne, il est en outre crucial de parler d'une même voix statistique. Le mode de calcul du PIE, c'est-à-dire de la richesse produite chaque année par une économie, doit être identique partout si l'on veut discuter sérieusement entre Etats de croissance, de réduction d'endettement, de politique d'emploi ou de cohérence économique. On a donc établi des normes européennes. Or, il se fait qu'à partir de septembre, ces normes vont changer: nous passerons d'un ancien standard (baptisé SEC 95) à un nouveau (SEC 2010). Une ma di- Economie nationale - Nationale economie 1

2 Trends-Tendances, 17/04/2014, p fication qui est poussée par certaines tendances économiques, mais surtout par le fait que dans d'autres régions du monde, on modifie également le calcul du PIE avec des effets parfois très étonnants (lire l'encadré «Le Nigeria double artificiellement sonpib»). Les Etats-Unis, par exemple, en changeant leur méthode l'an dernier, ont permis à leur PIE de réaliser un bond de 3,5 % en intégrant notamment les dépenses en recherche et développement. Soit près de 600 milliards de dollars de richesses nouvelles apportées par un coup de baguette magique comptable. Pour l'union européenne, l'apport sera presqu'aussi important: «L'impact moyen pondéré sur le PIE de cette évolution méthodologique est une augmentation de 2,4 % du PIE», a estimé la Commission européelme au début de l'atmée. Soit un gain de richesse de plus de 300 milliards d'euros. Pour la Belgique, la Commission situe la hausse entre 2 et 3%. «11 s'agit toujours d'une estimation très provisoire», fait-on observer auprès de la Banque nationale. Cette gratlde révision méthodologique ne concernera pas uniquement le PIB, mais aussi la manière de calculer les charges financières des Etats. Le ministre wallon du Budget André Antoine le sait, lui qui a eu la surprise de voir la dette wallonne doubler en taille suite à ces nouvelles méthodologies de calcul. Mais au niveau de l'etat fédéral, on sera attentif à la dette sociale, c'est -à-dire aux engagements qu'ont pris les Etats de payer les pensions légales. Il est prévu que les chiffres du PIE soient assortis «d'une analyse plus détaillée des systèmes de pensions», explique la Conmussion européenne. Un tableau obligatoire devra documenter le passif de tous ces systèmes, y compris ceux des gouvernements, qu'ils contribuent ou non à ces systèmes. Il s'agit «d'améliorer la comparabilité entre Etats», ajoute encore l'exécutif européen. Un gain de2 à 3% Ce Chatlgement comptable va donc très opportunément nous apporter 2 à 3% de croissance. Comment arrive-t-on à ce miracle? En intégratlt, comme les Etats- Unis, les dépenses en matière de R&D. Cette modification à elle seule sera responsable de l'augmentation de 1,9% du PIE européen. Pour notre pays aussi, «la raison la plus importante de l'augmentation est le fait que les dépenses pour la R&D ne sont plus considérées contineune consonmlation intermédiaire mais bien comme des investissements, confirme la BNB.Dans le calcul selon le SEC 95, les dépenses de R&D réduisaient la valeur ajoutée (elles étaient retirées de la production), tandis que, selon le IlL'intégration des dépenses en Ulatière de R&D dans le calcul du PIB européen sera responsable d'une aug- Ulentation de 1,9 % du PIB. L~ ig~riajdouli>lj r a rtifxiciel:lem~rit1. sonplb Modifier le calcul du PIS pour doper comptablement son économie et f9rcer l'attention des investisseurs "~\rangers n'est pas l'apanage des, pàys développés. Voici quelques j~urs, le Nigeria a annoncé que, syite à un changement statistique, son PIS avait bondi de 89%. Avec un PIS atteignant désormais 509 milliards de dollars en 2013, le pays est la principale économie d'afrique, dépassant même l'afrique du Sud (dont le PIS culmine à 370 milliards de dollars). La modification intervenue avec la bénédiction du FMI a consisté à intégrer davantage d'activités (46 secteurs, contre 33 auparavant): désormais sont prises en compte les richesses apportées par les télécoms ou Nollywood (le Hollywood local). Le Ghana qui, voici deux ans, avait procédé à une modification similaire, avait enregistré un bond de croissance de 60%. Et le Kenya, qui prépare la même révolution, s'attend à un gain de 20%. SEC 2010, il s'agit d'un investissement», précise l'institution. Autre gratld Chatlgement: les dépenses en matière d'armement, qui étaient déjà depuis des atmées comptabilisées par les Etats-Unis, seront vues comme un investissement également en Europe. Jusqu'ici, «vu leur nature potentiellement destructive», elles étaient considérées comme «inmlédiatement consonmlées», explique la Commission européenne. Désormais, les statisticiens ont pris un autre biais: «Le nouveau système reconnaît de manière tout à fait réaliste leur potentiel productif pour la sécurité extérieure d'un pays sur plusieurs années», justifie la Commission. Gain pour le PIE européen: 0,1%. «Il était difficile de justifier économiquement qu'un F16, qui a une durée de vie d'une quaratltaine d'atlnées, est consommé immédiatement, mais il reste que considérer une dépense d'armement comme un investissement pose un problème philosophique», s'interroge l'écononuste en chef de la Batlque DegroofEtienne de Callatay. Tout aussi interpellant est le fait de désormais inclure dans le PIE le fruit des activités illégales. L'économie souterraine fait déjà partie de l'estimation du PIE en Belgique. Mais désormais, «l'estimation de l'économie illégale doit s'ajouter au calcul du PIE et ce sera le cas à partir de septembre 2014», explique notre Batlque nationale. On ajoutera donc à notre PIB «les composantes 'drogue', 'prostitution' et 'contrebatlde'», préciset-elle. Ces activités ne sont pas négligeables: pour un pays comme l'espagne, la contrebatlde et la prostitution seules pourraient doper le PIE ibérique de 10 milliards d'euros, soit 1%! «On intégrera ces activités en vertu d'une notion assez bizarre qui est que ces activités sont des activités non déclarées mais volontaires, observe Etienne de Callatay. Cela pose quelques questions, poursuit-il. Sur la valeur sociale de ces activités. Sur le fait que datls la prostitution, on considère que les deux parties, le client et la prostituée, sont libres. Et sur le plan pratique: comment calcule-t-on ces activités non déclarées?» Sur ce dernier point, ce n'est pas encore très précis: «Les méthodes (de calcul) définitives doivent encore être approuvées parun comité scientifique», dit-on à la BNB. PIERRE-HENRI THOMAS 2

3 Les 1 Les Echos, Echos 15/05/2014, p LaFrance plus riche... sur le papier STATISTIQUES La richesse nationale réévaluée de 2 % à 3 % en raison de changements de mode de calcul. Le PIB de la France En milliards d'euros (à prix courants) œeq Cematin, la France se réveille un peu plus riche. Une réforme statistique, décidée au niveau mondial, entre en vigueur aujourd'hui, lors de la présentation par l'lnsee des chiffres du PIE pour le 1 er trimestre. Le changement le plus important concerne les dépenses de recherche et développement. Désormais comptabilisées comme investissements, elles entreront dans le calcul du PIE. Du coup, le ratio d'endettement (la dette publique rapportée à la richesse nationale) va reculer. J. 15/05/ o 1980 L'Insee donne un coup de pouce statistique au pm En raison de changements de mode de calcul de la comptabilité nationale, la richesse produite va grimper de 2 % à 3 % et le ratio d'endettement reculer. Les dépenses de R&D sont désormais prises en compte dans le PIB. STATISTIQUES étaient considérées comme des sidérés comme un manque à attribuablesàlar&d. consommations intermédiaires, gagner de recettes. «Ce nouveau Dette publique: le seuil Ce matin, la France se réveille un peu plus riche et un peu moins endettée. Coup de baguette magique? Envolée des ventes de voitures Peugeot et d'airbus à l'étranger? Création la nuit dernière d'un Apple et un Google dans l'hexagone? Non, l'affaire est moins heureuse. Il s'agit simplement d'un changement statistique. Après de longues années de discussions, les économistes et statisticiens de tous les pays se sont mis d'accord pour faire évoluer la comptabilité nationale. Un changement qui répond au doux nom de Système européen de compte 2010 (SEC 2010). Et celui-ci entre en vigueur aujourd'hui, lors de la présentation par l'insee des chiffres du PIE (produit intérieur brut) au premier trimestre. Le premier changement concerne la prise en compte des dépenses de recherche et développement (R&D). Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ces dernières 2012 c LES ECHOS» / SOURCE: INSEE rentrant dans la fabrication des traitement relève les dépenses publi- des 100% s'éloigne bien~ ~t services p~oduits, mai: ne ~ues et les recettes publiques», note L'augmentation du PIE va entraîner participant pas directement a la 1Insee. Et le versement des soultes la modification de tous les ratios for~ation du PIE. C'est ~ini. ~ar des ent~eprise.s ~ub~iques à exprimés en part de richesse natio- Les ~epenses de ~~ :eront desor- 1Etat sera desormais etale dans 1: nale. Le déficit bien sûr (mais l'effet mal.s co~ptablhsee~ comme temps.deschangements,anecdoti- sera très faible), et surtout la dette des mvestlssements, qui rentrent ques, vont aussi affecter les sociétés publique. Selon les calculs effectués e~x dans le ca~c~~ du PIE. «I! en fmancières. par les économistes de la Société ~esultera une r:vlslon substantlel~e Eurostat, l'institut statistique Générale, alors que, fin 2013, la alah~ussedunzveaudupib»:~xpli- européen,aprévenuquelarichesse dette brute de la France représenq.ue 1Insee. En revanche, «1~vol~- nationale produite devrait ainsi tait 93,5 % du PIE, elle devrait s'étatl?n dans l.etemps du PI~, c est-~- grimperdel'ordrede2%à3 %pour blir entre 91,1% et 92 % du PIE au dire la crol.ssance, et le dzagnostlc la France, tout comme pour l'alle- premier trimestre De quoi sur la conjoncture actue~le, eux, magne et la Belgique. La Grande- éloigner la menace d'un franchissene ~h~n?eront pas», souligne un Bretagne, elle, devrait un peu plus ment du seuil symbolique des 100% statisticien. b' ene'fi' ICler d e cette evo. l' utlon puls-. de PIBM'. ais1e mon tan t nomma. Id e Dépenses et recettes relevées Autre évolution, les achats de bases de données et d'équipements militaires vont être considérés comme des investissements. Les crédits d'impôts (crédit d'impôt recherche, etc.) seront par ailleurs comptabilisés comme des dépenses pour l'etat alors qu'auparavant, ils étaient con- que son PIE devrait être revu en la dette et le service de la dette de hausse de 3 % à 4 %. Au total, les l'hexagone en euros ne baisseront Etats européens devraient voir leur pas pour autant. - G. C. richesse augmenter de 2,4 %, dont 1,9 % proviendra du changement + affectant les dépenses de R&D. Pour rappel, quand les Etats-Unis ont mis en place ces changements, en août 2013, le PIE américain a crû de 3,5 %, dont 2,5 points étaient La hausse du PIS attendue pour les Etats européens du fait du nouveau mode de calcul. France - Frankrijk 1

4 Les Echos, 15/05/2014, p. 1-5 Le PIB de la France En milliards d'euros Cà prix courants) o (prévisions) Les dépenses de R&D Dépense intérieure de recherche et développement, en milliards d'euros Cà prix courants) o (prévisions) «LES ECHOS' 1SOURCE: INSEE DÉCRYPTAGE Il Le processus a été lancé en La France est le premier pays européen à adopter le nouveau mode de calcul. La France première de cordée L a France est le premier pays munautés européennes (Eurostat), cas dans la comptabilité que suivent les entreprises depuis bien ueue importance faut-il Q européen à prendre en le Fonds monétaire international compte la nouvelle nomenclature de la comptabilité natiotion et de développement économidre en compte les actifs incorporels, l'instrument de mesure de (FMI), l'organisation de coopéra- longtemps. Il s'agit de mieux pren- donner à l'indicateur PIE, nale. Mais tous les Etats du Vieux même s'ils ne rentrent pas directement dans la production d'un bien La question n'est pas nouvelle, puis- l'activité le plus largement utilisé? Continent devront l'avoir fait d'ici à la fin de l'année. Les Etats-Unis ont Six années ont été ou d'un service. «Le cadre comptable doit s'adapter pour refléter au clefs d'une commission sur ce sujet que Nicolas Sarkozy avait donné les fait évoluer leur calcul du PIE l'an nécessaires pour dernier. De tels changements sont arriver à un consensus mieux les mutations de l'économie. au prix Nobel d'économie Joseph récurrents et sont particulièrement longs à mettre en œuvre. Car ses de R&D permet par exemple de avec plus d'acuité après la crise, la Traiter en investissements les dépen- entre experts. Stiglitz en Mais eue se pose par souci d'homogénéité des statistiques publiques et pour permettre ques (OCDE), la Banque mondiale plus enplus important des actifs tirés gements comptables. C'est, en effet, mieux rendre compte du poids de montée des inégalités et... les chan- de meilleures comparaisons internationales, les débats commensaires pour arriver à un consensus, l'économie d'aujourd'hui»,explique prennent conscience que le PIE est et l'onu. Six années ont été néces- de la propriété intellectuelle dans dans ces moments que les citoyens cent à l'organisation des Nations c'est-à-dire à un document détaillé l'insee. Mieux vaut tard que jamais. une mesure qui pose des questions. unies. de près de 800 pages. Des dizaines -G.c. C'est même «un vaste ensemble de C'est en effet l'onu qui publie le d'autres institutions et de pays ont conventions révisables sans cesse Système de comptabilité nationale, apporté leur pierre à l'édifice en faisant des propositions, de la Banque Un indicateur sorte de manuel qui est censé être suivi par tous les instituts de statistiques au monde. Les discussions centrale du Kazakhstan à l'ethiopie souslefeu en passant par Chypre. concernant les changements inter- Il aura fallu ainsi attendre 2014 des critiques pour que les dépenses de R&D venus cette année ont ainsi débuté en Elles se sont déroulées entre l'office statistique des com- soient considérées comme des investissements alors que c'est le ANALYSE Guillaume de Calignon bousculées par le réel, comme si les comptes nationaux couraient enpermanence derrière les enjeux réels, en ayant souvent un métro de retard», selon l'économiste Jean Gadrey, qui a participé aux réflexions de la commission Stiglitz. La critique «classique» faite au PIE est, d'abord, que cet indicateur 2

5 Les Echos, 15/05/2014, p. 1-5 ne donne pas d'informations sur la Ensuite, le PIE est accusé de ne pas fait, tout dépend de l'usage que l'on rapport Stiglitz s'annonce colossal. répartition entre les ménages de la prendre en compte les conséquences, négatives ou positives, de cer- performances d'un système produc- les données macroéconomiques et en fait. «Si l'on souhaite mesurer les Mais l'insee s'y attelle, rapprochant richesse produite chaque année. C'est pourquoi, une institution telle taines actions des consommateurs tif, alors lepib est un indicateur utile microéconomiques pour sortir de que l'ocde met, de plus en plus, ou des entreprises. Ainsi, les et intéressant», estime pour sa part, la «dictature» de la moyenne. Ces l'accent sur cette problématique. embouteillages font grimper le PIE Marc Fleurbaey, professeur d'économie à Princeton. Mais, prévient des données inédites sur les dispari- dernières années, l'institut a publié à court terme, puisque les automobilistes consomment plus de carburant. Pourtant, l'environnement en être, «si l'on s'intéresse à la qualité de patrimoine est détenue par les 20 % ce spécialiste des questions de bientés de patrimoine (la moitié du Le PIB ne donne pas d'informations sur pâtit, sans compter l'énervement et vie de lapopulation, ilfaut chercher à les plus aisés), les inégalités de la répartition entre donc la qualité devie des personnes. prendre en compte des problématiques telles que la santé, les loisirs, le l'insee a cherché à élargir les indica- niveau de vie. Autre exemple, «Le PIE nous dit quelque chose les ménages de sur la richesse d'un pays, d'une degré de conflictualité d'une société, teurs de revenus aux activités non la richesse produite. région mais il ne dit pas tout, notamment, en ce qui concerne le bien- Le travail statistique pour mettre domestique pèse l'équivalent d'un la confiance dans les institutions...». marchandes. Verdict: le travail être», considère un statisticien. En en œuvre les recommandations du tiers du PIE! 3

6 Le Soir, 1 Le Soir 30/05/2014, p /05/ La dette belge, «bombe à retardement» FINANCES Eurostat va réexaminer l'endettement de la Belgique pour la fin septembre ~ Eurostat va réexaminer le périmètre de la dette belge fin septembre. ~ En cause: de nouvelles normes comptables ~ De nombreuses structures seraient visées. A u départ, il s'agissait d'un simple colloque pour techniciens, que celui organisé par la Banque nationale de Belgique CBNB) cette semaine sur les normes comptables européennes SEC 2010 qui seront appliquées dès la fin septembre par la Belgique. Manifestement, l'union européenne scrute de manière très attentive les comptes des administrations publiques, comme la très délicate requalification de la dette wallonne de 6 à 12 milliards d'euros l'a fort bien montré il y a quelques mois. Dans la foulée, il y a trois semaines, une réunion importante s'est du reste tenue entre les responsables de la Région wallonne et les experts d'eurostat (la direction générale de la Commission européenne chargée de l'information statistique à l'échelle communautaire) en la matière, et il nous revient qu'elle fut... très houleuse. «La dette belge, c'est l'épine dans le pied du gouvernement. Il y a peu, le ratio d'endettement public est repassé au-dessus des 100 %, ce qui nous met en porte-à-faux par rapport aux exigences européennes», relève Philippe Ledent, économiste chez ING. «Au cours du colloque qui s'est tenu à la BNB, le patron de l'institut des comptes nationaux - «Eurostat veut considérer de manière très large les engagements du secteur public...» MICHAËL VAN DEN KERKHOVE, MINISTÈRE DU BUDGET WALLON nances publiques. Sans oublier que les agences de notation pourraient également y mettre leur grain de sel. Dans le contexte actuel de la délicate formation d'un gouvernement, il y a de quoi être interpellé.» Outre les sociétés de logements sociaux mentionnées par nos confrères de L'Echo et du Tijd, les partenariats public-privé CPPP), notamment, sont aussi dans le collimateur d'eurostat. Un bulletin de documentation du SPF Finances dresse un état des lieux pour 2013 des différents PPP existants. Ils porteraient sur un montant de 6 milliards d'euros, essentiellement destinés à financer des bâtiments scolaires, des prisons, des infrastructures de transport, etc. «Le volume de PPP est de quelques milliards d'euros», confirme François- René Greindl, senior manager structured finance. «Le montant approximatif des projets PPP conclus est d'environ 2,3 milliards d'euros (hors Scholen van Morgen), et le montant approximatif du «pipe-line» des projets potentiels, annoncés ou prévisibles, suivant nos informations, est de 2,6 milliards d'euros, hors Oosterweel et A 102 (3,8 milliards d'euros)», précise Belfius. «Nous ne nous prononçons pas sur la conformité de Scholen van Morgen et Oosterweel avec les critères Eurostat, mais bien sûr le reste des dossiers DBFM (Design, Build, Finance, Maintain - à savoir: concevoir, bâtir, financer, entretenir, NDLR), qui respectent les critères d'eurostat. Dans le cadre de ces PPp, il Y a tranifert du risque de construction, du risque de disponibilité/performance, ou du risque de marché au partenaire privé.» Du côté du cabinet du ministre Antoine, on se montre très prudent: «il y a eu un problème avec la SOFICO (la société wallonne de financement complémentaire des infrastructures, NDLR), que l'fcn a soulevé, et qui a donné lieu à une requalification du périmètre de la dette wallonne. Toutes ICN - a iffectivement expliqué que les sociétés de logements sociaux devaient être intégrées au périmètre «public» et intégrer la dette belge. Cela représente environ 16 milliards d'euros, soit 4 % du PIB. Non seulement la situation les précautions ont été prises pour être d'endettement de la Belgique s'aggrave, en conformité avec les standards européens, mais il y a manifestement de la ce qui va évidemment faire tiquer l'union européenne, mais notre politique sociale, dans un contexte budgé- part d'eurostat la volonté de considérer de manière très large les engagements du secteur public...», lance Mitaire étriqué, pourrait s'en trouver fondamentalement modifiée à l'avenir chaël Van den Kerkhove, chef de cabinet «budget» du ministre sortant An-». Eric Dor, directeur des études économiques à l'ieseg School of Management, ne dit pas autre chose: «Cela dré Antoine (CDH). Mais que vise donc précisément Eurostat? «Le réexamen de ces PPP à la pourrait affecter la trajectoire budgétaire de la Belgique, qui se trouverait lumière des nouvelles normes comptables SEC 2010, mais pas obligée d'assainir davantage ses fiseulement, explique Philippe Ledent. A priori, les structures publiques ou semi-publiques sont déjà majoritairement dans le périmètre public. Mais là où on pourrait avoir des surprises, c'est au niveau des sociétés financières (sociétés de financement, par exemple, NDLR). Si l'etat rembourse des dettes, compense des pertes ou octroie des garanties sur les actifs, elles pourraient être considérées comme publiques et passer de la catégorie 'entreprises financières'» à 'secteur public'. Avec l'impact que l'on peut imaginer sur l'endettement de la Belgique. «Certaines entreprises non financières, a priori tout à fait privées ou majoritairement privées, mais qui auraient pour seul client une autorité publique pourraient à requalification.» aussi donner lieu «Selon moi, il ne fait pas de doute qu'il y a là une bombe à retardement pour la Belgique, qui a largement sous-estimé ses engagements ces dernières années, explique Michel de Wolf, président de l'institut belge des réviseurs d'entreprises. J'espère qu'on va surtout réviser la procédure d'audit des comptes, pour rœrœr la confiance dans la certification de notre dette...» LEXIQUE C'est quoi, un PPP? Les partenariats entre les autorités publiques et le secteur privé (PPP), explique le site de la Région wallonne, peuvent être un moyen efficace 1. de réaliser des projets d'infrastructures (rail, transport, etc.), 2. de fournir des services au public (écoles, hôpitaux, etc.) et 3. de financer l'innovation (contribuant ainsi à la croissance économique et à la création d'emplois). Cette forme de financement a le vent en poupe depuis quelques années en Belgique et en France. Même l'union européenne, dans le cadre de son plan Horizon 2020, a débloqué quelques milliards d'euros pour favoriser ce type de systèmes. diagonale Encore un coup rude Economie nationale - Nationale economie 1

7 Le Soir, 30/05/2014, p. 104 pour l'image de l'europe L constitue a poussée d'euroscepticisme ne malheureusement pas le seul mal qui gangrène l'europe. On passera outre la bataille de boutiquiers pour la tête de l'union européenne qui participe largement à alimenter le mépris de certains citoyens. Lesnouvelles méthodes de calcul, entre autres, des périmètres des dettes publiques des Etats-membres, auxquelles n'échappera pas la Belgique, sont tout aussi révélatrices du «mal européen». Si l'annonce des changements induits par l'instauration de ces nouvelles normes comptables SEC2010 était dans l'air depuis des mois, on peut s'interroger sur la taire par rapport au PIB pourraient manière de communiquer. Une fois coûter cher. Lestaux d'intérêt pourencore, l'europe brandit le bâton et raient repartir à la hausse mais là ne montre que le mauvais côté de n'est pas le plus important: les polison pouvoir sur les Etats-membres. tiques budgétaires et sociales de la Le projet de paramétrer autrement Belgique seront forcément assorl'endettement public n'est -com- ties d'une nouvelle cure d'austérité. ment dire - pas très «constructif», Voilà l'image de l'europe: un gros au sens de projet mobilisateur et paquet de remontrances. Et quand utile pour les citoyens européens. l'europe met sur la table des beaux Soit. Dans le cas de la Belgique, le projets comme le plan Horizon coup est rude. D'abord, l'endette pour la recherche et le dévement public de la Belgique va aug- loppement, qui ouvre la porte aux menter. Dans quelle mesure? Im- financements alternatifs tels que... possible à dire. Ce sera la surprise les PPP,c'est pour ensuite annoncer du chef, mais pour le futur gouver- par l'entremise d'une de ses direcnement belge, ce sera incontesta- tions générales (Eurostat) qu'elle blement une tuile. Pour peu qu'il n'y va possiblement... les requalifier en ait pas de gouvernement à ce mo- dettes publiques. L'Europe vaut ment, les quelques points de pour- bien mieux que ça. Elle a cinq ans centage (?) de dette supplémen- pour nous le prouver. _ E.M. 2

8 Le Soir, 1 Le Soir 4/06/2014, p /06/ b5 Le PIB dopé par la drogue et le sexe MACRO En septembre, les activités illicites devront être intégrées dans le PIB belge ~ Le calcul du PIS ne s'encombre pas de considérations morales. ~ En septembre, les pays européens devront intégrer les revenus de la prostitution et de la drogue. Rarement une réforme européenne de la comptabilité nationale aura fait autant parler d'elle. Il faut dire que les nouvelles normes SEC 2010 devant entrer en vigueur en septembre ont un petit parfum de scandale. Elles prévoient que tous les Etats européens devront intégrer dans le calcul de leur produit intérieur brut (PIE) les revenus de trois activités illégales: la prostitution, le trafic de drogue et la contrebande de cigarettes et d'alcool. La passe d'une prostituée et la vente d'un gramme de cocaïne par un dealer érigées en richesse nationale au même titre que n'importe quelle autre activité économique? Voilà qui fait hurler les détracteurs du PIE qui estiment déjà que cet indicateur ne donne qu'une image très productiviste de la richesse nationale et néglige des aspects comme le bien-être humain ou les dégâts à l'environnement. A la Banque nationale, on estime cette décision logique. «Les activités illicites visées sont des activités économiques. Si on veut un indicateur rtiflétant au miewlj la réalité, il faut donc les intégrer.» On rappelle également que le travail au noir ainsi que la fraude fiscale ayant un impact sur la production (ex. : des matériaux non facturés dans le cadre d'un chantier au noir...) sont déjà pris en compte actuellement dans le calcul du PIE. Eurostat s'étonne même de la polémique. «Depuis 1999, les Etats sont censés corriger leurs chiffres du PIB par une estimation des activités souterraines et illégales dans leur pays, explique un porte-parole. La seule chose qui change au 1" septembre 2014, c'est la mise en place d'une nouvelle méthodologie qui permettra d'obtenir une estimation plus précise de celles-ci.» En pratique, en Belgique comme dans d'autres pays européens (Italie, Angleterre...), aucune estimation de ces activités illégales n'était réalisée. Cela va changer. Reste à savoir comment... Eurostat vient avec ses propositions. Pour la prostitution, par exemple, les pays sont invités à estimer le nombre de prostituées sur leur territoire et à multiplier ce chiffre par un nombre moyen de passes par prostituée sur une période déterminée et par un tarif moyen. On passe sur les considérations méthodologiques surréalistes concernant la manière de comptabiliser le tourisme sexuel ou les prostituées non résidentes... L'effet sur le PIB belge Quel sera l'effet sur le PIE belge? Pour l'heure, la Banque nationale se refuse à la moindre estimation. Les calculs sont toujours en cours et les résultats finaux ne seront communiqués qu'en septembre. En 2010, on estimait sur base de chiffres de 2007 que la prostitution et le commerce de drogue représentaient 0,6 % du PIE. Appliqué au PIE de 2013, on obtient un chiffre de 2,3 milliards d'euros. Quant à l'économie au noir, elle pesait - toujours selon ces estimations - de 3,7 % à 3,9 % du PIE, soit 14,1 à 14,9 milliards. Au JEAN-FRANÇOIS MUNSTER Royaume-Uni, une première estimation vient d'être réalisée. L'office statistique anglais a considéré que les activités illicites visées représentaient 0,7 % du PIE et gonfleraient le PIE britannique de pratiquement 12 milliards d'euros. Tous les observateurs s'accordent pour dire que l'impact de cette mesure sera limité et que la vraie nouveauté est ailleurs: l'intégration de la recherche et développement dans le PIE. Jusqu'ici, les frais de R & D étaient considérés comme une dépense et avaient donc un impact négatif sur la valeur ajoutée. Les nouvelles normes SEC 2010 veulent tenir compte de la mutation de nos économies vers des économies de la connaissance et considèrent désormais la recherche et développement comme un investissement. L'impact négatif est donc supprimé, ce qui fait remonter mécaniquement le PIE. Un bond de 2 à 2,5 % En Belgique, on estime que cette simple mesure devrait faire bondir le PIE de 2 à 2,5 %. On pourrait penser que c'est une bonne chose pour la Belgique puisque son déficit et son ratio dette sur PIE (actuellement audelà des 100 %) vont mécaniquement s'améliorer. Cela lui permettra d'obtenir des meilleures conditions pour emprunter sur les marchés financiers. En réalité, les choses sont plus complexes, puisque le périmètre de la dette va également être élargi aux sociétés de logements sociaux ou encore aux partenariats public-privé (PPP) (Le Soir du 30 mai), ce qui va alourdir la dette belge. Il faudra donc attendre septembre pour y voir plus clair. _ Economie nationale - Nationale economie 1

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