Service du soutien au réseau Sous-direction de la communication, programmation et veille économique Bureau de la veille économique et des prix

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1 N 1 Novembre 2011 Service du soutien au réseau Sous-direction de la communication, programmation et veille économique Bureau de la veille économique et des prix Les indices des prix à la consommation dans les grands pays de l OCDE : méthodologie et évolution comparées Auteurs : Cassandre DERREZ 1, Hugo HANNE 1. Le champ de l étude L étude menée à la DGCCRF par Cassandre Derrez vise à comparer dans les grands pays de l OCDE la méthodologie et l évolution d instruments de politique économique aussi indispensables aux autorités économiques et monétaires (gouvernements, banques centrales) que le sont les indices de prix à la consommation. En effet, les indices de prix à la consommation (IPC) sont les principaux outils de mesure de l inflation, qui est l unique indicateur, ou l un des principaux indicateurs selon les pays étudiés, qui conditionne la politique monétaire et qui a un effet crucial sur la consommation des ménages et leur pouvoir d achat, ainsi que sur la compétitivité des producteurs (prix à la production et salaires). Il paraît donc essentiel de comparer la production des IPC et leur utilisation dans les principaux pays de l OCDE. Les pays concernés par cette étude sont les grands pays de l OCDE, c'est-à-dire ceux de la zone euro (l Allemagne, la France, l Italie, l Espagne), le Royaume-Uni en tant que troisième économie de l Union européenne,, les Etats-Unis, première économie mondiale, et le Canada. Le Japon, troisième économie du monde et membre de l OCDE, n a pas été inclus dans cette étude pour des questions essentiellement pratiques. La comparaison des évolutions des IPC a été limitée pour des raisons techniques à la zone euro, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis (utilisation de l indice harmonisé IPCH et sources disponibles) et couvre la période Elève ENS Cachan, stagiaire à la DGCCRF 1

2 2. Les indices de prix à la consommation des grands pays de l OCDE 2.1. L indice français de l Insee L Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) est l organisme national français chargé du suivi de l évolution des prix en France. L indice des prix à la consommation (IPC) est le principal indicateur de l évolution des prix mais il en existe d autres. Ainsi, des organismes privés sont chargés de collecter des prix dans la grande distribution (supermarchés et hypermarchés) en métropole, c est le cas notamment des sociétés SymphonyIRI Group et Nielsen. Ces instituts mesurent les évolutions mensuelles et annuelles des prix des produits de grande consommation (PGC), en distinguant en particulier les produits de premier prix des marques de distributeurs et des marques nationales. Dans ce cadre, deux types de mesure sont effectués : la variation des prix de la demande et la variation des prix de l offre. La variation des prix de la demande est calculée en pondérant l évolution des prix des différents produits par le poids que chacun d eux représente dans le chiffre d affaires total tandis quele calcul de la variation des prix de l offre ne tient pas compte des dépenses des consommateurs et mesure donc l évolution des prix de l ensemble des produits présents en rayon. Ces observations font l objet d une note mensuelle de la DGCCRF Observatoire des prix et des marges des produits de grande consommation (PGC) dans la grande distribution ( L Insee établit l indice des prix à la consommation mesurant la variation sur la durée du niveau général des prix des biens et des services qu une population de référence acquiert, utilise ou achète pour les consommer. Le panier comprend des produits d'une quantité et d'une qualité constantes ou équivalentes, l'indice reflète uniquement une fluctuation pure des prix. La structure de dépense des ménages est utilisée comme pondération, cet indice se rapproche donc de la variation des prix de la demande. L IPC a notamment trois rôles : un rôle purement statistique (indicateur macroéconomique); un rôle socio-économique car il permet d indexer les pensions alimentaires, les contrats privés et les rentes viagères, de revaloriser le smic 2 ; et enfin, il permet des comparaisons internationales avec le calcul de l IPCH 3 depuis 1999 dans 17 pays de l Union Européenne. L IPC de la France et des autres pays membres de l OCDE est basé sur la notion de dépenses intérieures, couvrant l ensemble des dépenses effectuées sur le territoire par des résidents ou non-résidents, les dépenses des résidents à l étranger ne sont pas prises en compte. Pour pouvoir construire un indice, il faut tout d abord collecter les prix. La collecte des prix peut se faire de différentes façons. L Insee envoie des enquêteurs dans les points de vente qui relèvent tous les mois près de prix. En ce qui concerne les réseaux de service public et les ventes par correspondance, les données sont collectées au niveau central. Au total, ce sont prix collectés chaque mois. L IPC doit refléter le mieux possible les variations des prix à la consommation auxquelles les ménages font face. Pour cela, le champ de l indice doit être le plus complet possible en ce qui concerne la population de référence qui achète les biens. Les pondérations de l indice prennent en compte la population de référence, désignant la couverture géographique et les catégories socio-économiques, ainsi que la part de chaque bien dans les dépenses des ménages. L indice est décrit comme couvrant l ensemble du territoire (couverture géographique des pondérations) mais le territoire pris en compte ne regroupe que 96 agglomérations métropolitaines de plus de 2000 habitants et 10 agglomérations dans les DOM. Toutes les catégories socio-économiques sont prises en comptes dans l indice en France, ce qui n est pas le cas pour tous les pays. L échantillon est également élaboré suivant les formes de vente et les variétés de biens. Chaque prix relevé est dépendant du type de magasin où il est effectué : magasin discount, hypermarché, supermarché. Il y a 11 formes de vente distinguées et Smic : salaire minimum interprofessionnel de croissance est le salaire horaire minimum légal en France depuis le 2 janvier IPCH : indice des prix à la consommation harmonisé 2

3 variétés représentatives de l ensemble des produits consommés par les ménages. L IPC ne couvre donc pas toutes les dépenses des ménages : les dépenses d investissement (comme l achat de logements), celles d épargne et de transferts ne sont pas concernées par l IPC. Quels biens entrent dans l échantillon? La réglementation européenne rend obligatoire le suivi de tout produit représentant plus de 1/1000 de la consommation des ménages. Un échantillon est fixé pour l année et évolue chaque année en fonction de l entrée et de la sortie de nouveaux produits. Ces biens sont classés par fonction de consommation. Cette classification des dépenses des ménages adoptée par les organismes nationaux pour leur indice national des prix est la classification internationale COICOP (Classification of Individual Consumption by Purpose) 4 en variétés, groupes et classes. Elle est effectuée par l agence de statistique internationale de l ONU (Organisation des Nations Unies) United Nations Statistics Division. Comment s exprime cette classification? Prenons pour exemple la classe ou groupement «pains et céréales». Il y a 4 groupes dont «pain» et «céréales» et dans le groupe «céréales» il y a 6 variétés dont «farine», «semoule» «pâtes alimentaires». Ce sont 14 grandes fonctions qui sont définies par le COICOP. L Insee n en retient que 12 où l on trouve 86 groupements et 161 groupes de 1000 variétés. Les deux fonctions «dépense de consommation individuelle à la charge des institutions sans but lucratif au service des ménages» et «dépense de consommation individuelle à la charge des APU 5» ne sont pas retenues dans la classification de l Insee. La pondération repose sur la structure de dépense des ménages, la répartition géographique comme expliqué précédemment et le poids des variétés dans les dépenses. Ainsi, sur un total de points, en 2011 l alimentation a un poids de 1613 points, tandis que celui des transports (achat de véhicule + utilisation de véhicule personnel + services de transport) est de Méthodologie comparée dans les grands pays de l OCDE France Etats-Unis Royaume-Uni Allemagne L Insee est chargé de la collecte des prix.. La collecte est réalisée par des enquêteurs dans les zones urbaines de plus de 2000 habitants, points de vente choisis selon la part dans les dépenses. Pour réseaux publics et ventes par correspondance : collecte centralisée. Période de collecte les 4 premières semaines du mois, période plus longue pour produits volatils et relevés trimestriels pour les biens durables Tout le territoire est couvert par les pondérations. IPC chaîné (mise-à-jour des pondérations chaque année), respecte la classification COICOP, IPCH, indice du coût de la vie, caddie-type, indice désaisonnalisé. Premier IPC en Le Bureau of Labor Statistics est chargé de la collecte, effectuée par des enquêteurs munis d ordinateurs dans zones urbaines de plus de 2500 habitants, envoi de formulaires, ménages contactés par téléphone. Points de vente choisis par une méthode de probabilité proportionnelle à la taille. Période de collecte les 3 premières semaines du mois, plus longue pour produits volatils et biens durables. CPI-U et CPI-W (classification COICOP), indice désaisonnalisé, IPCH «expérimental». Mise-à-jour des pondérations tous les 2 ans. Base 100 IPC : zones urbaines couvertes par les pondérations. Premier IPC en UK National Statistics est chargé de la collecte des prix, effectuée par des enquêteurs dans points de vente, 147 localités sélectionnées selon la part dans les dépenses. Période de collecte les 3 premières semaines du mois, plus longue pour produits volatils et biens durables. 147 localités couvertes par les pondérations. CPI et RPI (classification COICOP), indice désaisonnalisé, IPCH. Mise-à-jour des pondérations chaque année. Base 100 CPI : 2005 et base 100 RPI : Premier CPI en 1996 et premier RPI au début du 20è siècle. L Office fédéral de la statistique est chargé de la collecte des prix. Elle est 4 Classification de consommation individuelle par but 5 Administrations publiques 3

4 Canada Italie Espagne réalisée dans 190 localités et dans les zones urbaines de plus de 5000 habitants. Période de collecte les 3 premières semaines de chaque mois. Tout le territoire est couvert par les pondérations. CPI (classification COICOP), indice désaisonnalisé, IPCH. La base 100 de l IPC est 2005, mise-à-jour des pondérations tous les 5 ans. Statistique Canada est chargé de la collecte des prix. Elle est réalisée par des enquêteurs munis d ordinateurs, par téléphone. Les lieux de la collecte sont les grandes, moyennes villes et petites villes pour les biens et services dont les prix sont locaux. Période de collecte les 3 premières semaines du mois et 4 semaines pour l essence. Les zones urbaines et rurales dans toutes les provinces son couvertes par les pondérations. IPC (classification COICOP), indice désaisonnalisé (indice de référence). La base 100 de l IPC est 2002, mise-à-jour des pondérations tous les 4 ans. Premier IPC en L Institut national de la statistique est chargé de la collecte des prix. Elle est réalisée par des enquêteurs en zones urbaines dans 93 villes. Tout le territoire est couvert par les pondérations. Période de collecte les 3 premières semaines du mois, période plus longue pour les produits volatils et les biens durables. IPC chaîné (classification COICOP), FOI pour les ménages de col blanc et bleu (employés et ouvriers), indice désaisonnalisé, IPCH. Mise-à-jour des pondérations tous les ans. L Institut national de statistique est chargé de la collecte des prix. Elle est réalisée par des enquêteurs en zones urbaines dans les communes et les capitales de province. Tout le territoire est couvert par les pondérations. Période de collecte du 1 er au 21 de chaque mois, période plus longue pour produits volatils et biens durables. IPC (classification COICOP), indice désaisonnalisé, IPCH. Miseà-jour des pondérations tous les ans. IPC base 100 en Afin d établir une typologie des IPC et des systèmes de production de ces IPC dans les différents pays étudiés, on peut regrouper les pays selon plusieurs critères présentés ci-dessous : Oui Non Un seul IPC France, Canada, Espagne et Allemagne Etats-Unis, Royaume-Uni et Italie : 2 IPC Organisme de collecte national Tous les pays Néant Collecte sur place Tous les pays : enquêteurs Collecte centralisée pour les services publics, les ventes par correspondance Collecte dans zones rurales Zones rurales prises en compte dans la pondération Mise-à-jour des pondérations annuelle Collecte mensuelle Néant France, Allemagne, Italie, Espagne, Canada et Royaume- Uni France, Italie, Espagne et Royaume-Uni Pour tous les pays : 3 premières semaines ou 4 semaines en 4 Téléphone aux Etats-Unis Zones urbaines pour tous les pays, en fonction du nombre d habitants Etats-Unis : 87 zones urbaines Allemagne tous les 5 ans Etats-Unis tous les 2 ans Canada tous les 4 ans Pour les biens durables et produits volatiles

5 France Autres indices de prix Indices désaisonnalisés pour tous les pays (indice d inflation sousjacente en France et indice de référence au Canada) Caddie-type et indice du coût de la vie en France Néant 5

6 3. L évolution comparée des indices des prix à la consommation harmonisés sur la période Parmi les pays l Union européenne comparés dans cette étude, l Allemagne et la France sont les moins inflationnistes, et la zone euro est moins inflationniste que les Etats-Unis UE (27 pays) Evolution du taux d inflation annuel (IPCH) de 2000 à 2010 Zone Allemagne Espagne France Italie Royaumeeuro (17 Uni pays) Etats- Unis (1) ,1 1,6 1,2 2,0 1,7 1,6 3,3 2, ,0 0,3 0,2-0,2 0,1 0,8 2,2-0, ,7 3,3 2,8 4,1 3,2 3,5 3,6 4, ,4 2,1 2,3 2,8 1,6 2,0 2,3 2, ,3 2,2 1,8 3,6 1,9 2,2 2,3 3, ,3 2,2 1,9 3,4 1,9 2,2 2,1 3, ,3 2,2 1,8 3,1 2,3 2,3 1,3 2, ,1 2,1 1,0 3,1 2,2 2,8 1,4 2, ,5 2,3 1,4, 3,6 1,9 2,6 1,3 0, ,2 2,4 1,9 2,8 1,8 2,3 1,2 2, ,5 2,2 1,4 3,5 1,8 2,6 0,8 3,4 moyenne 2,5 2,1 1,6 2,9 1,9 2,3 2,0 2,5 Source : Eurostat (1) l indice des prix publié par Eurostat pour les Etats-Unis en tant qu IPCH est le CPI-U. L évolution de l IPCH américain est publié depuis 2003 par le BLS à titre d indice «expérimental» Sur la période , l inflation dans la zone euro est quasi stable, autour de 2% par an, jusqu à la crise des «subprimes» à l été 2007, et connaît un fort pic en 2008 avec la hausse des prix de l énergie et des matières premières, puis s effondre au cours de l année 2009 du fait de la récession due à la crise économique et financière mondiale (désinflation d abord, jusqu à devenir négative, situation de déflation), mais ré-augmente vigoureusement au cours de l année 2010, qui voit une reprise quasi-générale des économies. L Allemagne, dont le taux d inflation est le plus souvent en dessous de la moyenne de la zone euro, et la France suivent les mêmes évolutions. Graphique 1 taux de variation anuels de l'ipch de la zone euro, de l'allemagne et de la France depuis janvier % 3% 2% 1% 0% -1% zone euro Allemagne France source : Eurostat 6

7 3.3. évolution récente dans la zone euro : le retour d une inflation marquée La zone euro affiche des taux inférieurs de variation des prix sur un an à 1% début 2010 puis ils augmentent en mars (1,6%). L inflation s accélère les mois suivants de façon continue sauf en juin où il y a une légère baisse (1,6%). Ainsi, le taux d inflation sur un an atteint 2,3% en janvier 2011 puis 2,7% en juin L Allemagne présente des taux d inflation plus faibles que la zone euro mais une accélération marquée à partir de janvier 2011 où les taux de variation sur un an sont supérieurs à 2%. En effet, début 2010 les taux sur un an étaient proches de 1% et même inférieurs à 1% en janvier, février et juin. Puis ils augmentent lentement à partir de septembre 2010 et atteignent 2% sur un an en janvier L accélération se maintient les mois suivants avec 2,7% en avril puis il y a une légère décélération, les taux atteignant 2,4% en juin. On observe en France l évolution des taux d inflation suivante: un taux de variation sur un an de 1,2% en janvier 2010 qui augmente lentement jusqu en juillet 2010 (1,9%). Puis une légère désinflation en août (1,6%) est suivie d une reprise jusqu en janvier 2011 avec un taux atteignant 2%. Après une légère baisse en février (1,8%), l inflation accélère avec des taux supérieurs à 2% atteignant 2,3% en juin. Le indices de prix à la consommation de la France et de l Allemagne suivent à peu près la même trajectoire sur la période janvier 2010-août Toutefois, depuis février 2011 jusqu en juin 2011, la variation annuelle de l IPCH en France demeure inférieure à celle de l IPCH en Allemagne, selon Eurostat. L Espagne connaît une forte inflation qui augmente rapidement avec des fluctuations marquées. Les taux sont inférieurs à ceux de l Allemagne en janvier et février 2010 (0,7% et 0,4% contre 0,8% et 0,5%) mais ils atteignent rapidement 2,7% en mars pour ensuite baisser et s élever à 1,8% en juillet. La hausse reprend en septembre (2,8%) suivie d une légère baisse qui ne dure pas avec en décembre un taux de 2,9%. L inflation se maintient au-dessus de 3% jusqu en juin 2011 (3,0%) avec un pic à 3,5% en avril. L Italie affiche une inflation qui s accélère mais de manière plus modérée et constante qu en Espagne. En janvier 2010 l IPCH est de 1,3% et augmente tout au long de l année pour atteindre 2% en octobre et se maintenir à ce niveau jusqu en février 2011 (2,1%). Mars 2011 est marqué par une forte accélération de l inflation de 2,8% qui atteint 3% en juin. 7

8 3.4. l Allemagne est en moyenne sur la période le pays le moins inflationniste des grands pays de la zone euro et de l Union européenne Ecarts annuels des taux d inflation (IPCH) avec le taux d inflation de l Allemagne de 2000 à 2010 UE (27 pays) Zone euro (17 pays) Espagne France Italie Royaume- Uni ,9 0,4 0,8 0,5 0,4 2, ,8 0,1-0,4-0,1 0,6 2, ,9 0,5 1,3 0,4 0,7 0, ,1-0,2 0,5-0,7-0,3 0, ,5 0,4 1,8 0,1 0,4 1, ,4 0,3 1,5 0,0 0,3 0, ,5 0,4 1,3 0,5 0,5-0, ,1 1,1 2,1 1,2 1,8 0, ,9 0,9 2,2 0,5 1,2-0, ,4 0,5 0,9-0,1 0,4-0, ,1 0,8 1,1 0,4 1,2-0,6 moyenne 0,9 0,5 1,2 0,2 0,7 0,5 Source : Eurostat L écart entre les niveaux d inflation en France et en Allemagne est la plupart du temps positif entre 0 et 0,5 points (cf. graphique 1). Il atteint même 0,6 points en septembre 2003 et 0,7 points en avril Mais il y a des écarts négatifs qui reviennent chaque année en décembre et en juillet : -1,1 point en décembre 2000 et 2001, -0,4 point en juillet Les années suivantes les écarts négatifs se réduisent : -0,8 point en décembre 2005, -0,7 point en juillet 2006, -0,4 point en juillet 2009 et 0,7 point en décembre 2010, mais interviennent aux mêmes périodes, qui correspondent à des fêtes et des congés, la demande de consommation des ménages allemands par rapport à l offre étant sans doute plus importante à ces périodes d où un effet inflationniste les écarts de taux (spreads) sur les titres de dettes souveraines et les écarts d inflation sont liés Des différentes comparaisons du niveau d inflation entre Etats de la zone euro, on peut conclure que la politique monétaire de la BCE (objectif unique fondé sur le contrôle de l inflation, avec une cible d inflation de 2% par an, et réalisé à travers notamment la fixation des taux d intérêt directeurs) n est pas la seule variable déterminante dans le niveau de l inflation de chaque Etat de la zone euro. Certains pays comme l Allemagne connaissent des taux inférieurs à ceux d autres pays de la zone euro, notamment du fait des politiques salariales et fiscales de cet Etat, ayant réduit les coûts du travail et des entreprises. Les écarts inflationnistes sont sans doute un des facteurs à l origine de la formation des spreads sur les titres de dette souveraine (écarts des taux d intérêt), un écart d inflation élevé favorisant un spread élevé. Les agences de notation et les marchés anticipent l évolution des situations économiques des pays emprunteurs et établissent un rating, c est-à-dire notent la qualité de signature des pays (prime de risque). Un rating élevé permet à un pays d emprunter à des taux faibles et d émettre une quantité plus élevée de dette, car la qualité de l emprunteur est considérée comme meilleure et le risque de défaut de cet emprunteur (le défaut de l emprunteur étant la situation où l emprunteur est dans l incapacité soit de verser les intérêts dus soit de rembourser le capital emprunté au prêteur) est donc plus faible. Ainsi une inflation élevée dans un pays dégrade la qualité de sa signature : il doit alors emprunter à des taux plus élevés et dans une moindre quantité. Le prêteur, qui anticipe une forte inflation, exige des taux plus élevés pour s assurer un pouvoir d achat raisonnable au moment du remboursement. Les 8

9 investisseurs se fondent sur le taux d intérêt réel qui est égal au taux d intérêt corrigé de l inflation (l inflation dévalorisant les intérêts versés et la valeur des titres de dette). Par ailleurs, un pays à forte inflation est jugé moins rigoureux dans sa gestion économique qu un pays à faible inflation, ce qui accroît le risque de défaut intégré par les investisseurs ménages, institutions financières, entreprises et autres Etats. En effet, l inflation demeure dans le tableau de bord économique de tout gouvernement un indicateur défavorable, dont il faut combattre les évolutions croissantes : l augmentation des prix est source de hausse des coûts des entreprises, de baisse du pouvoir d achat et de la consommation des ménages, de détérioration de la compétitivité et de la balance commerciale, de diminution des marges et des recettes des entreprises, de hausse des taux d intérêt et du coût du crédit pour la consommation comme pour l investissement, et donc in fine de ralentissement ou de récession économique (d où chute des recettes fiscales, hausse des dépenses publiques et du coût de l endettement et risque de défaut de l Etat sur sa dette souveraine), et au vu des observations historiques d instabilité sociale et politique voire de conflits interétatiques (en situation d hyperinflation comme dans l Allemagne de la République de Weimar). Dans ces conditions, l Allemagne connaît les taux les plus faibles pour ses emprunts obligataires par rapport à ceux des autres pays de la zone euro comme le montrent les données de la BCE ( En juin 2010 le taux obligataire allemand était de 2,54% puis a augmenté et a atteint 3,06% en mai 2011 pour ensuite baisser à 2,89% en juin Tous les pays de la zone euro ont connu une hausse des taux sur cette période en raison de la crise de la dette grecque mais certains pays ont vu leurs taux augmenter plus rapidement que l Allemagne, creusant ainsi le spread ou écart de taux. Ce spread dépend en grande partie du différentiel de qualité de signature des différents émetteurs de dette, et dans le cas des Etats, des différentiels de l inflation et du risque de défaut en partie lié à l inflation. L Espagne présentait un taux à 4,56% en juin 2010, d où un spread de 2,2 points, et un taux de 5,48% en juin 2011, le spread montant à 2,59 points. Cette augmentation n est pas sans lien avec la hausse de l écart d inflation avec l Allemagne mais est plus généralement une manifestation des anticipations de dégradation de la situation économique de l Espagne (intégrant les observations des agents économiques sur l inflation mais sur tous les autres indicateurs macroéconomiques comme la croissance du PIB, les variations de l emploi et du chômage, l évolution et le niveau du déficit public et de la dette publique, etc.) et du risque accru de défaut de cet Etat sur sa dette souveraine./. Le bureau 1B de la veille économique et des prix de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) conçoit et met en place des outils visant à améliorer la transparence économique sur les circuits de production et de commercialisation des biens et services, afin de permettre d effectuer dans ce domaine des analyses fondées sur des éléments objectifs et partagés. Il intervient notamment dans le domaine des analyses de prix, ainsi que dans l observation des mécanismes de formation des prix et des marges, en liaison avec les autres observatoires compétents dans ces domaines. Il conduit des études économiques au profit de la direction générale. Il est chargé des fonctions de documentation et de veille économiques internes à la direction générale. Il assure l exploitation statistique du baromètre des réclamations des consommateurs. 9

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