Conduites addictives : description et regards croisés

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1 ( santé jeunes Enquête réalisée dans le département de l (France) et la province du (Belgique) en Conduites addictives : description et regards croisés Le tabac, l alcool et les drogues illicites sont des substances psychoactives.. Elles modifient l activité mentale, les sensations, le comportement et provoquent de nombreux effets somatiques. L Organisation Mondiale de la Santé et l Association Américaine de Psychiatrie reconnaissent trois types de consommation de substances psychoactives : l usage, (consommation de substances psychoactives n entraînant ni complication ni dommage), l usage nocif ou abus (consommation susceptible d induire des dommages sociaux ou psychoaffectifs) et la dépendance (avec perte de la maîtrise de la consommation). La consommation de tabac est un facteur de risque majeur pour la santé. Il est à l origine de nombreuses pathologies telles que les cancers des poumons,. les bronchites chroniques, les maladies cardiovasculaires... On estime que la consommation de tabac a été responsable de 61 décès en 2 en France (55 décès chez les hommes et 6 chez les femmes), soit plus d un décès sur neuf. Ils représenteraient ainsi 2% de la mortalité masculine et 2,3 % de la mortalité féminine. En Belgique, on cite le chiffre de 2 décès annuels liés au tabac entre 1995 et 1997 (1 92 en ). La consommation de tabac commence tôt dans la vie et les jeunes sont une cible importante pour l industrie du tabac. C est pourquoi la lutte anti-tabac est renforcée auprès des jeunes avec deux objectifs principaux: la prévention du début de la consommation et la promotion de l arrêt chez les fumeurs. Différentes lois ou décrets appuient ces efforts tant en Belgique qu en France : interdiction de vendre du tabac aux moins de 16 ans, interdiction de fumer dans les lieux publics, Depuis plusieurs décennies, la consommation globale d alcool baisse en France comme en Belgique. Cependant, près de 1 millions de Français consomment des boissons alcoolisées au moins trois fois par semaine et 6,4 millions tous les jours (trois fois plus d hommes que de femmes). Le profil est similaire en Belgique avec un million de buveurs quotidiens selon l Enquête Nationale de Santé. En, on observe également une proportion d environ une femme pour trois hommes parmi les buveurs quotidiens mais cette proportion est d une femme pour deux hommes pour l ensemble de la Belgique. Les proportions d usagers quotidiens varient également selon l âge. Les jeunes sont peu nombreux à consommer de l alcool quotidiennement mais ils adoptent des comportements d ivresse plus facilement que leurs aînés. En France, le nombre de décès annuels attribués à la consommation d alcool se situe entre 35 et 45, soit 7 % à 8 % de l ensemble des décès (décès directement liés à la consommation d alcool ou décès dont une fraction est attribuable à l alcool). En Belgique, les proportions sont du même ordre. En France, la loi du 1 janvier 1991 (Loi Évin) a renforcé le dispositif juridique préexistant en matière de mesures contre l alcoolisme : limitation de la publicité, amélioration de l information du consommateur, interdiction de vente d alcool aux mineurs de moins de 16 ans La loi du 9 août 24 relative à la politique de santé publique préconise de diminuer la consommation annuelle par habitant et de réduire la prévalence de l usage nocif de l alcool. La consommation déclarée de drogues illicites est marginale en population générale, à l exception du cannabis. On remarque cependant une croissance du taux d expérimentation du cannabis et de la précocité de l essai chez les jeunes. L expérimentation chez les jeunes de 16- a plus que doublé entre 1993 et 23, pour les garçons comme pour les filles. Cependant, les garçons sont plus nombreux que les filles à avoir consommé au moins une fois du cannabis et également à en consommer régulièrement. Ainsi, d après le Baromètre santé 25, 38, % des garçons et 31,9 % des filles entre 15 et 19 ans ont déjà expérimenté le cannabis. De même, l enquête Escapad 23 montre que 14,6 % des garçons et 6,5 % des filles de en consomment régulièrement. ( Sommaire Tabac p 2 Alcool p 6 Drogue p 8 Analyses croisées p 1 Quelques points à retenir p 12 Méthodologie p 12 avec le soutien du FEDER 2 km 1

2 Tabac Statut tabagique Dans la province du, peu de jeunes de 11 ans déclarent fumer du tabac (1,6 % des garçons, 1,1 % des filles), mais 16, % des garçons ont déclaré avoir déjà essayé de fumer. Les filles sont significativement moins nombreuses à avoir déjà consommé du tabac (8,7 %). Comme on peut s y attendre, la proportion de jeunes n ayant jamais fumé diminue significativement avec l âge. À, la part des fumeurs passe à 11,2 % pour les garçons et à 1, % pour les filles. De même, la proportion d Hainuyers ayant déjà fumé mais ayant arrêté est supérieure à 3, % (3,6 % pour les garçons et 35,5 % pour les filles). A cet âge donc, les garçons sont plus nombreux que les filles à n avoir jamais fumé, bien que cette différence ne soit pas significative (58,2 % des garçons pour 54,5 % des filles). À, la tendance reste la même. Les proportions de fumeurs et de jeunes ayant déjà fumé augmentent, faisant passer la part des non-fumeurs à 34,2 % pour les garçons et 36,9 % pour les filles. Les fumeurs actuels représentent environ un quart des jeunes hainuyers (23,6 % des garçons et 24,9 % des filles). Dans le département de l, la proportion de jeunes de 11 ans qui n ont jamais fumé est élevé : 82,5 % chez les garçons et 94, % chez les filles. La part des fumeurs reste très faible puisqu elle n excède pas,7 % pour les garçons et,4% pour les filles. À, 5,2 % des garçons et 46,5 % des filles n ont jamais fumé. Proportionnellement plus de filles fument ou ont déjà fumé que de garçons. En effet, 12,4 % des jeunes axonnaises fument contre 9,4 % de leurs homologues masculins, mais la différence n est pas significative. De plus, 41,1% des filles et 4,4 % des garçons ont déjà fumé. Figure 1 : Répartition des jeunes selon leur statut tabagique en 24 (en %) 11 ans,7,4 1,6 1,1 16,8 5,6 16, 8,7 Fumeur actuel Ancien fumeur N'a jamais fumé Chez les garçons comme chez les filles, la consommation Sources : OR2S, OSH - 24 tabagique augmente avec l âge. Toutefois, le comportement tabagique est significativement différent selon le sexe. Ainsi, à, 26,3 % des garçons et 31,6 % des filles fument. De même, plus de filles que de garçons ont essayé de fumer (respectivement 42,3 % et 36,1 %), ce qui fait que la proportion de filles qui n ont jamais fumé est plus faible que la même proportion observée chez les garçons ,5 94, 82,4 9,2 9,4 12,4 11,2 4,4 41,1 3,6 35,5 5,2 46,5 1, 58,2 54,5 26,3 36,1 37,6 31,6 42,3 26,1 23,6 24,9 42,1 38,2 34,2 36,9 Chez les jeunes de 11 ans, la proportion de jeunes fumeurs et de jeunes ayant déjà essayé de fumer sont du même ordre de grandeur des deux côtés de la frontière avec des petites différences toutefois : la proportion de filles n ayant jamais fumé est un peu plus importante dans le département de l. A, les garçons du fument significativement plus que les Axonnais mais ils sont aussi, dans le même temps, plus nombreux à n avoir jamais fumé (58,2 % vs 5,2 %). Aucune différence significative n est montrée entre les jeunes axonnaises et les jeunes hainuyères de. À, la situation est inversée. Les garçons, qu ils soient français ou belges, fument ou ont essayé de fumer dans les mêmes proportions. Chez les filles, par contre, les Axonnaises sont significativement moins nombreuses que les Hainuyères à n avoir jamais fumé (26,1 % vs 36,9 %) et plus nombreuses à fumer au moment de l enquête (31,6 % vs 24,9 %). 2

3 Tabac Le tableau 1 présente les résultats d une régression logistique réalisée sur la variable dépendante «fumer au moment de l enquête». Le résultat est ajusté en fonction du sexe, de l âge et de la région. L analyse multivariée permet de mesurer le poids relatif de chacun des facteurs en tenant compte de la variation des autres. La consommation tabagique des jeunes est significativement liée au sexe et à l âge ainsi qu à la catégorie socioprofessionnelle du père. Globalement, les garçons sont moins nombreux que les filles à fumer (OR :,8). Cette différence est surtout marquée chez les 14 et les. La consommation tabagique augmente avec l âge. Ainsi, à 11 ans,,9 % de jeunes fument au moment de l enquête. Cette proportion est de 1,5 % à et passe à 27,8 % chez les adolescents de. Il existe une relation entre la consommation tabagique du jeune et la catégorie socioprofessionnelle de son père, toutes choses étant égales par ailleurs. Les enfants dont le père exerce un travail manuel qualifié (OR : 1,45) ou non (OR : 1,51) fument plus que les jeunes dont le père est cadre ou exerce en libéral. Figure 2 : Fréquence des jeunes non-fumeurs qui déclarent être gênés par la fumée de cigarettes en 24 (en %) Tableau 1 : Régression logistique où la variable dépendante est le fait de fumer au moment de l enquête en 24 OR ajusté IC OR à 95 % Région Sexe 1,,94,78-1,14 Garçons Âge 1,,8 *,66 -,96 11 ans,2 ***,3 *** 1,,1 -,4,24 -,36 Revenu a Aucun 1 revenu 2 revenus 1,3,87-1,96 1,6,87-1,3 1, Profession et catégorie socioprofessionnelle du père Travail manuel non qualifié 1,51 ** 1,13-1,99 Travail manuel qualifié et petit indépendant 1,45 * 1,5-2, Employé moyennement qualifié,99,7-1,41 Cadre, profession libérale 1, Sources : OR2S, OSH - 24 a le nombre de revenus correspond au nombre de parents exerçant une activité professionnelle *,1 < p,5 ; **,1 < p,1 ; *** p,1 Les jeunes fort incommodés par la fumée Sources : OR2S, OSH - 24 Évolutions : En 7 ans, la consommation tabagique a significativement diminué dans le, alors que dans l, elle a eu tendance à augmenter Dans le, la proportion de fumeurs diminue de façon significative, entre 1997 et 24, parmi les filles de et les garçons de 14 et : la proportion de jeunes fumeurs baisse de 49,4 % pour les filles de, et, respectivement, de 36,7 % et 27,5 % pour les garçons de 14 et. La proportion des filles de qui fument est restée stable. Dans l, aucune évolution ne se révèle significative. Toutefois, à part pour les filles de pour lesquelles la consommation tabagique est stable, la proportion de fumeurs augmente. Cet accroissement de la consommation est particulièrement important parmi les garçons et les filles de (respectivement + 36,2 % et + 23,1 % entre 1997 et 24). Globalement les proportions de jeunes non-fumeurs qui se déclarent être dérangés par la fumée de cigarettes sont importantes et similaires dans le et dans l. Dans la province du, les proportions de non-fumeurs qui se disent dérangés par la fumée oscillent entre 79,1 % et 86,9 %. Dans le département de l, ces proportions varient entre 78,5 % et 9, %. De plus, quel que soit le sexe, les plus âgés semblent moins dérangés par la fumée de cigarettes que les plus jeunes. Tableau 2 : Proportions de jeunes fumeurs au moment de l enquête (en %) Garçons ans DM * 1,1 DM *, 5,8 7,9 1,9 1,5 28,8 39,1 38,5 46,3 11 ans DM * 1,4 DM *,5 15,5 9,8 17,2 8,7 33,5 24,3 24,7 24,6 * DM : données manquantes en 1997 Sources : OR2S, OSH et 24 3 Conduites addictives : description et regards croisés

4 Tabac Connaissance des effets sur la santé Tant dans le que dans l, la proportion de jeunes qui savent que fumer a des effets sur la santé augmente significativement avec l âge. Dans le, 68,1 % des filles et 71,7 % des garçons de 11 ans déclarent savoir que le tabac a des effets sur la santé. Toutefois, 6,1 % des effets du tabac sur la santé donnés par les garçons et 4,8 % de ceux exposés par les filles sont erronés. À, environ 9 % des jeunes connaissent l existence d effets du tabac sur la santé. Le pourcentage d erreur est de 4,4 % chez les garçons et de 2,4 % chez les filles. À, 97 % des jeunes déclarent connaître les effets du tabac sur la santé. Les idées fausses sur les effets sur la santé dus au tabac diminuent chez les garçons (2,2 % d erreurs) et augmentent légèrement chez les filles (2,6 % d erreurs). Dans le département de l, 85,7 % des garçons et 86,% des filles de 11 ans déclarent savoir que le tabac a des effets sur la santé. La part d erreur dans l énoncé de ces effets est plus faible que chez les Hainuyers de 11 ans : 2,6 % pour les garçons et 3,3 % pour les filles. À, les filles sont significativement plus nombreuses que les garçons à connaître l existence d effets sur la santé dus au tabac (94,9 % vs 9,7 %). Par contre, le pourcentage d erreur est comparable entre les deux sexes : 3,3 % pour les garçons et 3,4 % pour les filles. À, 94,5 % des garçons et 95,9 % des filles déclarent savoir que le tabac a des effets sur la santé et seuls 2,4 % et 2, % d entre eux se trompent dans les effets sanitaires énoncés. Figure 4 : Proportions de jeunes fumeurs qui ont essayé d arrêter de fumer au cours des 12 derniers mois en 24 (en %) ,9 66,2 66,2 67,6 69,9 65,6 57,2 6,6 Sources : OR2S, OSH - 24 Figure 3 : Répartition des jeunes selon leur connaissance de l existence d effets du tabac sur la santé en 24 (en %) 11 ans 1 13,2 12,3 8 1,1 1,6 25,4 27,2 6 2,9 4,6 85,7 86, 71,7 68,1 Les Axonnais de 11 et sont plus nombreux que les Hainuyers du même âge à savoir que fumer a des effets sur la santé. De plus, les jeunes de l commettent moins d erreurs dans l exposé des effets sanitaires du tabac que leurs homologues belges (sauf pour les filles de ). À, ces proportions sont équivalentes. Toutefois, à cet âge, les jeunes du déclarent plus souvent connaître l existence d effets du tabac sur la santé. Il n y a cependant pas de liens significatifs entre le fait de savoir que le tabac a des effets sur la santé et les comportements tabagiques des jeunes. Concernant les tentatives d arrêt du tabac, les comportements sont du même ordre des deux côtés de la frontière : plus des deux tiers des jeunes fumeurs déclarent avoir essayé d arrêter de fumer au cours des douze mois précédant l enquête ,5 4,2 8,3 6,,9,8 2,8 2,8 9,7 94,9 88,9 91,2 2,9 3,1 2,5 1, 2,5,5 3,,3 94,5 95,9 97, 96,7 Ne sait pas Non Oui Sources : OR2S, OSH - 24 Avoir essayé d arrêter Dans le, 67,6 % des garçons et 65,6 % des filles de déclarent avoir essayé d arrêter de fumer au cours des douze mois qui ont précédé l enquête. À, les filles sont plus nombreuses que les garçons à avoir essayé d arrêter de fumer au cours de l année écoulée. En effet, 6,6 % des garçons et 69,9 % des filles qui fument, déclarent avoir tenté d arrêter de fumer au cours des 12 derniers mois. Dans le département de l, parmi les, 66,2% des garçons et 57,2 % des filles déclarent avoir tenté d arrêter de fumer au cours de l année écoulée. Pour les garçons, cette proportion reste identique à (66,2 %). Par contre, la proportion de filles ayant essayé d arrêter de fumer est significativement plus importante à (74,9 %). 4

5 Tabac Figure 5 : Nombre moyen de jours où les jeunes fumeurs ont consommé du tabac au cours du mois précédant l enquête en ,5 4,5 17,1 21,6 27,2 27,2 5, 9,3 27,2 26, 19,7 19,9 11 ans 11 ans Sources : OR2S, OSH - 24 Nombre de jours de consommation par mois Dans le, les fumeurs de 11 ans déclarent avoir fumé en moyenne 5 jours pour les garçons et 9 jours pour les filles au cours du mois précédant l enquête. À, ils fument quasi quotidiennement puisque, sur les 3 derniers jours, les filles fument en moyenne 26 jours et les garçons 27. Dans l, à 11 ans, les garçons fumeurs déclarent avoir fumé en moyenne 7,5 jours et les fumeuses 4,5 jours au cours du mois précédant l enquête. Comme dans le, la consommation tabagique devient plus régulière avec l âge. À, les filles fument plus régulièrement que les garçons (22 jours vs 17 jours). Cette différence n apparaît plus à, âge auquel les jeunes fument presque quotidiennement (27 jours). Durée de consommation chez les anciens fumeurs Dans la province du, 64,9 % des garçons et 73,3 % des filles de 11 ans qui déjàont fumé mais qui ne fument plus (appelés aussi «anciens fumeurs») déclarent avoir fumé une fois pour essayer. Cette proportion diminue significativement avec l âge. Ainsi, à, le nombre d anciens fumeurs ayant consommé du tabac sur une plus longue période a augmenté. 22, % des filles et 27,3 % des garçons de cet âge ont fumé pendant plus d un mois. Ce phénomène s accentue pour les filles de. 36,5 % des filles et 22,1 % des garçons déclarent avoir fumé pendant plus d un mois. Dans le département de l, 75, % des anciens fumeurs de 11 ans (filles et garçons) déclarent avoir fumé une seule fois. Comme dans le, la répartition de la durée de tabagisme des anciens fumeurs varie selon l âge. À, les anciens fumeurs sont moins nombreux à avoir fumé une seule fois que leurs cadets. 52, % des garçons et 55,2 % des filles déclarent avoir fumé une fois pour essayer. À, cette proportion diminue encore chez les filles (49,3 %) et augmente chez les garçons (58,8 %). De plus, les filles déclarent avoir fumé plus longtemps que les garçons, même si ce n est pas de façon significative : 38,2 % des anciennes fumeuses déclarent ainsi avoir fumé pendant plus d un mois contre 28,2 % des anciens fumeurs. Le nombre de jours mensuels pendant lesquels les fumeurs consomment du tabac est similaire de part et d autre de la frontière : il augmente avec l âge. Ainsi, à 11 ans, les jeunes fumeurs fument moins de 1 jours par mois; à, ils fument environ 2 jours; et, à, la consommation devient quasi quotidienne avec 27 jours de consommation en moyenne dans les deux territoires. De même, le comportement tabagique des anciens fumeurs est comparable dans les deux régions. La durée du tabagisme augmente avec l âge. Les filles, alors qu à 11 et elles sont plus nombreuses à fumer sur de courtes durées, elles ont, à, fumé plus souvent sur de longues périodes que les garçons. Figure 6 : Répartition de la durée de tabagisme des anciens fumeurs en 24 (en %) ,8 11 ans 3,5 3,3 1,8 3,5 21,4 25, 23,3 28,1 75, 75, 64,9 73,3 8,7 2,2 3,8 17,2 Sources : OR2S, OSH , 23,8 21,8 52, 55,2 56,4 5,5 3,4 5 Conduites addictives : description et regards croisés 16,4 18,6 16,1 61,9 13,8 9,8 2, 12,3 14,4 13,1 18,2 16, 12,4 58,8 49,3 62, 16,7 19,8 16,7 46,8 Plus d'1 an Entre 1 mois et 1 an Moins d'1 mois Essai

6 Alcool Avoir bu de l alcool Dans la province du, en 24, environ la moitié des enfants de 11 ans a déjà bu de l alcool (même une gorgée). Cette proportion croît rapidement puisqu à, 86,5 % des garçons et 82,6 % des filles ont déjà consommé des boissons alcoolisées. À, le nombre de jeunes ayant déjà bu de l alcool dépasse 9 %. De plus, il est intéressant de souligner que, quel que soit l âge, les garçons sont toujours plus nombreux que les filles à avoir déjà bu même si cette différence n est significative que chez les jeunes de 11 ans. Avoir connu l ivresse Dans le, les garçons sont toujours plus nombreux que les filles à avoir été ivres au moins une fois. Cette différence est significative parmi les jeunes de 11 ans et de. Ainsi, à 11 ans, les filles sont deux fois moins nombreuses (6, %) que les garçons (13,2 %) à avoir été ivres. À, la différence entre les deux sexes diminue : 21,8% des filles et 24,1 % des garçons ont déjà été ivres. L écart entre les sexes et les proportions de jeunes concernés augmentent considérablement à : 37, % des filles et 5, % des garçons ont déjà été ivres ,4 Figure 7 : Proportions de jeunes ayant déjà bu des boissons alcoolisées en 24 (en %) 6,1 9, 91,3 85,8 85,4 57,9 47, 92,4 91,6 86,5 82,6 11 ans 11 ans Sources : OR2S, OSH - 24 Dans le département de l, les garçons de 11 ans sont significativement plus nombreux que les filles à avoir déjà bu de l alcool. En effet, 75,4 % des garçons déclarent avoir déjà consommé des boissons alcoolisées contre 6,1 % des filles. Comme dans le, la proportion de jeunes ayant déjà bu de l alcool augmente avec l âge de façon significative. Ainsi, à, 85,8 % des garçons et 85,4 % des filles déclarent avoir déjà bu de l alcool. À, ces proportions augmentent encore : 9, % des garçons et 91,3 % des filles ont déjà bu de l alcool. Il faut souligner qu aucune différence selon le sexe ne ressort chez les jeunes de 14 et Figure 8 : Proportions de jeunes ayant déjà connu une ivresse alcoolique en 24 (en %) 8, 3,3 19,1 16, 46,6 Sources : OR2S, OSH ,8 13,2 6, 24,1 21,8 5, 11 ans 11 ans 37, Dans le département de l, les garçons sont toujours plus nombreux que les filles à avoir été ivres, notamment à 11 et où les comportements sont significativement différents selon le sexe. À 11 ans, les garçons sont plus du double des filles à avoir été ivres (8, % vs 3,3 %). À, l expérience de l ivresse alcoolique concerne plus d un jeune sur six. En effet, 16, % des filles et 19,1 % des garçons ont été ivres au moins une fois (différence non significative). L ivresse devient nettement plus fréquente à et la différence par sexe s accentue : 36,8 % des filles contre 46,6 % des garçons ont déjà été ivres. Les jeunes axonnais de 11 ans (filles et garçons) sont significativement plus nombreux que leurs homologues hainuyers à avoir déjà bu des boissons alcoolisées (respectivement 6,1 % et 75,4 % dans l et 47, % et 57,9 % dans le ). À 14 et, aucune différence ne paraît. Ainsi, dans l, la première consommation d alcool se ferait plus tôt que dans la province du. Concernant la première ivresse alcoolique, les tendances sont similaires dans l et dans le : les garçons sont plus nombreux à avoir déjà été ivres et le nombre de jeunes ayant connu une ivresse alcoolique augmente avec l âge. Toutefois, les Hainuyers ont plus souvent déclaré avoir déjà été ivres quels que soient le sexe et l âge, bien que cette différence ne soit significative que chez les garçons de 11 ans ( : 8, % ; : 13,2 %) et chez les filles de ( : 16, % ; : 21,8 %). 6

7 Alcool Consommation d alcool et facteurs socio-économiques Le tableau 3 présente les résultats d une régression logistique réalisée sur la variable dépendante «avoir déjà bu de l alcool». Le résultat est ajusté en fonction de la région, du sexe et de l âge. L analyse multivariée permet de mesurer le poids relatif de chacun des facteurs en tenant compte de la variation des autres. Les résultats montrent, tout d abord, que les jeunes hainuyers sont proportionnellement moins nombreux que les jeunes axonnais à avoir déjà bu des boissons alcoolisées (OR :,7) et que la consommation d alcool est plus fréquente parmi les garçons que parmi les filles (OR : 1,29). Ensuite, la consommation d alcool augmente avec l âge. Ainsi, à 11 ans, 6,9 % de jeunes déclarent avoir bu de l alcool. Cette proportion est de 85,2 % à et passe à 91,2 % chez les jeunes de. Par ailleurs, les enfants dont le père est cadre ou exerce en libéral déclarent plus souvent avoir bu de l alcool que les enfants dont le père exerce un travail manuel non qualifié (OR :,66). Enfin, les enfants issus de familles dont les deux parents exercent une activité professionnelle sont plus nombreux à avoir déjà bu de l alcool que les jeunes dont aucun parent ne travaille (OR :,56) ou dont un seul parent travaille (OR :,53). Figure 9 : Nombre moyen de verres de boissons alcoolisées bus au cours de la semaine précédant l enquête en ,7,9 4,2 1,9 2,3 2,5 Évolutions : augmentation des proportions de consommation d alcool sauf chez les filles de en En, la proportion de non consommateurs d alcool est à la baisse (sauf pour les filles de ). Cependant, l évolution n est significative que pour les garçons de (15, % en 1997 contre 8,8 % en 24). Dans le département de l, les jeunes sont significativement moins nombreux en 24 qu en 1997 à n avoir jamais bu d alcool (sauf les filles de 11 ans : 34,6 % en 1997 contre 49,1 % en 24). Globalement, la proportion de jeunes n ayant jamais bu d alcool diminue entre 1997 et 24, surtout dans l où ces proportions varient de façon très significative. 6,3 Sources : OR2S, OSH ,2 Tableau 3 : Régression logistique où la variable dépendante est le fait d avoir déjà bu de l alcool en 24 OR ajusté IC OR à 95 % Région Sexe Garçons 1,,7 *** 1, 1,29 **,6 -,82 1,11-1,51 Âge 11 ans,15 ***,12 -,18,53 ***,42 -,67 1, Revenu a Aucun,56 **,39 -,79 1 revenu,53 ***,45 -,63 2 revenus 1, Profession et catégorie socioprofessionnelle du père Travail manuel non qualifié,66 **,51 -,85 Travail manuel qualifié et petit indépendant,81,6-1,1 Employé moyennement qualifié,83,6-1,13 Cadre, profession libérale 1, Sources : OR2S, OSH - 24 *,1 < p,5 ; **,1 < p,1 ; *** p,1 a le nombre de revenus correspond au nombre de parents exerçant une activité professionnelle Nombre de verres d alcool bus Dans la province du, le nombre moyen de verres d alcool bus pendant la semaine précédant l enquête est, à, comparable entre filles et garçons et est proche de 2,5 verres. À, les garçons déclarent avoir bu significativement plus que les filles (6,3 verres vs 2,2 verres). En effet, si la consommation des filles reste stable entre 14 et, celle des garçons augmente considérablement. Dans le département de l, les garçons de déclarent avoir bu en moyenne 2,7 verres de boissons alcoolisées au cours de la semaine précédant l enquête contre,9 verres pour les filles du même âge. À, les filles déclarent avoir bu significativement moins de boissons alcoolisées que les garçons. De plus, la consommation hebdomadaire augmente avec l âge, et ce plus particulièrement chez les filles, pour lesquelles cette différence est significative. Tableau 4 : Proportions de jeunes n ayant jamais bu d alcool (en %) Garçons ans 29,1 27,8 34,6 49,1 28, 21,6 35,5 22, 27,3 18,3 32,3 15,5 11 ans DM * DM * DM * DM * 14,3 13,6 14,3 21,8 15, 8,8 18,6 14,4 * DM : données manquantes ou insuffisantes Sources : OR2S, OSH et 24 7 Conduites addictives : description et regards croisés

8 Drogue Figure 1 : Proportions de jeunes ayant déjà consommé de la drogue en 24 (en %) ,4,4 7,9 4,5 28,8 26,6 Sources : OR2S, OSH ,3,5 1,1 8,3 31, 11 ans 11 ans 24,2 Tableau 5 : Régression logistique où la variable dépendante est le fait d avoir déjà consommé de la drogue en 24 OR ajusté IC OR à 95 % Région Sexe Garçons 1, 1,1 1, 1,19,91-1,33,98-1,44 Âge 11 ans,3 ***,2 -,5,2 ***,16 -,25 1, Revenu a Aucun 1,19,78-1,84 1 revenu,93,76-1,14 2 revenus 1, Profession et catégorie socioprofessionnelle du père Travail manuel non qualifié 1,6,81-1,4 Travail manuel qualifié et petit indépendant 1,5,76-1,44 Employé moyennement qualifié 1,23,89-1,7 Cadre, profession libérale 1, Sources : OR2S, OSH - 24 *,1 < p,5 ; **,1 < p,1 ; *** p,1 a le nombre de revenus correspond au nombre de parents exerçant une activité professionnelle La régression logistique effectuée sur la variable dépendante est «avoir déjà consommé de la drogue» et ajustée sur la région d habitat, le sexe, le nombre de revenus du foyer et la catégorie socioprofessionnelle du père montre que seul le lien entre la consommation de drogue et l âge est significatif. La consommation de drogue augmente avec l âge. Ainsi, à 11 ans,,9 % des jeunes déclarent avoir consommé de la drogue au moins une fois. Cette proportion est de 7,3 % à et passe à 27,8 % chez les adolescents de. Consommation de drogue : à, plus d 1 jeune sur 4 a déjà consommé du cannabis Dans le, peu de jeunes de 11 ans (1,3 % des garçons et,5 % des filles) ont déjà consommé de la drogue (du cannabis le plus souvent). Cette proportion augmente de façon significative avec l âge. A, 8,3 % des filles et 1,1 % des garçons ont déjà consommé de la drogue. À, ces proportions augmentent à 24,2 % pour les filles et 31, % pour les garçons. La proportion de jeunes ayant déjà consommé de la drogue est toujours plus importante parmi les garçons. Dans l, le nombre de jeunes ayant déjà consommé de la drogue augmente également avec l âge. À 11 ans,,4 % des filles et 1,4 % des garçons déclarent avoir déjà consommé de la drogue. À, les garçons sont significativement plus nombreux à s être drogués au moins une fois (7,9 % vs 4,5 % des filles). Parmi les jeunes de, la proportion des consommateurs de drogue est de 28,8 % chez les filles et de 26, % chez les garçons, la différence n étant pas significative. Figure 11 : Répartition des Axonnais de qui ont déjà consommé de la drogue en fonction de l âge de la première prise en 24 (en %) ,1 54,3 34,6 28,4 2 7,4 7,9 2,7 14,6 Garçons 12 ans et moins De plus de 12 à 13 ans De plus de 13 à Plus de Sources : OR2S, OSH - 24 Âge de la première consommation de drogue Dans le département de l, 84,7 % des garçons de et 82,7 % des filles du même âge qui déclarent avoir déjà consommé de la drogue l ont fait pour la première fois après 13 ans. Ils sont 5,1 % et 54,3 % à avoir consommé de la drogue pour la première fois après. Les filles sont significativement plus nombreuses que les garçons à expérimenter la drogue après. (données non disponibles pour la province du ). Les proportions de jeunes de 11 ans ayant déjà consommé de la drogue sont comparables dans l et le. Les comportements des garçons et des filles de diffèrent significativement entre les deux régions : dans le, les jeunes de sont plus nombreux que dans le département de l à avoir déjà consommé de la drogue (parmi les garçons : 1,1 % vs 7,9 %, parmi les filles : 8,3 % vs 4,5 %). Chez les, la tendance entre les deux régions diffère, bien qu elle ne soit pas significative : dans l, les filles ont déclaré avoir plus consommé de drogue que les garçons alors que c est l inverse dans le. 8

9 Drogue Type de produits consommés Dans la province du, 94,4 % des garçons et 92,6 % des filles de qui déclarent s être déjà drogués consomment du cannabis ou un de ses dérivés. Ces proportions restent stables à. A, les poly-consommateurs représentent 5,8 % des garçons et 3,8 % des filles qui déclarent s être déjà drogué. Dans la plupart des cas de poly-consommations, un des produits consommés est le cannabis ou un de ses dérivés. Dans le département de l, 91,1 % des garçons et 8, % des filles de qui se sont déjà drogués consomment du cannabis ou un de ses dérivés. Chez les filles, la proportion de consommatrices de cannabis est plus faible du fait du petit effectif, ce qui favorise les types de produits moins fréquents. À, le type de produit majoritairement consommé par les jeunes qui déclarent s être déjà drogués reste le cannabis ou un de ses dérivés : 93,8 % des garçons et 93,3 % des filles qui se sont déjà drogués consomment du cannabis. De même que dans le, le type de produit consommé dépend de l âge. Parmi les jeunes qui se sont déjà drogué, 3,6 % des garçons et 5,6 % des filles de consomment plus d un produit. Globalement, on constate une majorité de consommateurs de cannabis parmi les jeunes qui déclarent s être déjà drogués. Aucun jeune de ne déclare avoir consommé de l ecstasy, et moins de 1 % des jeunes de 17 déclarent en avoir déjà consommé. Enfin, il est important de souligner que la consommation des drogues illicites autres que le cannabis apparaît très peu dans cette enquête (à l exception de l ecstasy). Deux raisons peuvent être avancées : la difficulté d indiquer cette consommation dans un questionnaire vu les risques judiciaires encourus et le décrochage scolaire des grands consommateurs. Évolutions Dans la province du, la proportion de jeunes ayant déjà consommé de la drogue augmente significativement chez les filles et les garçons de. Alors que 21,1 % des garçons et 14,6 % des filles de déclaraient avoir consommé de la drogue au moins une fois en 1997, ils sont respectivement 32,3 % et 22,8 % à le déclarer en 24. Figure 12 : Répartition des produits consommés par les jeunes qui se droguent en 24 (en %) Sources : OR2S, OSH - 24 *Le label «Autre» correspond aux stupéfiants qui ne peuvent être classés dans les groupes suivants : cannabis et ses dérivés, poly-consommation et ecstasy. On y trouve notamment la cocaïne, les amphétamines et l héroïne. Dans le département de l, le nombre de jeunes qui déclarent s être déjà drogué augmente significativement dans chacun des sous-groupes considérés. À, la proportion de garçons qui déclarent se droguer en 24 est plus de deux fois supérieure à celle de Chez les filles,,6 % d entre elles se droguaient en 1997 contre 3,5 % en 24. À, de fortes augmentations de consommation sont constatées, bien qu elles restent inférieures à celles relevées chez les jeunes de. En effet, 16,6 % des garçons et 17,6 % des filles déclaraient se droguer en 1997 contre, respectivement, 34,5 % et 38,7 % en 24, ce qui représente des augmentations supérieures à 1 %. Tableau 6 : Proportions de jeunes ayant déjà consommé de la drogue (en %) Garçons ans DM * 2,1 DM *, 2,3 7,4,6 3,5 16, 34,5 17,6 38,7 11 ans DM *,5 DM *,5 DM * 8,6 DM * 7,1 21,1 32,3 14,6 22,8 Cette augmentation peut-être partiellement liée à la diminution des sous-déclarations en 24 (sujet moins tabou). En 7 ans, la consommation de drogue a augmenté chez les Axonnais de et les jeunes de des deux régions , 1,8 91,1 11,8 5,9 82,4 2,8 2,8 94,4 92,6 *DM : données manquantes en 1997 Sources : OR2S, OSH et 24 9 Conduites addictives : description et regards croisés 3,7 3,7,6 1,1,8 1,9,8 2,5 3,6 5,6 5,8 3,8 93,8 93,3 92,6 93,7 Autre* Ecstasy Extasy Poly-consommation Cannabis et dérivés

10 Analyses croisées... Figure 13 : Proportions standardisées* de jeunes fumeurs au moment de l enquête selon qu ils aient déjà bu de l alcool en 24 (en %) ,4 N'a jamais bu d'alcool Garçons 2 12,7 13,5 15 A déjà bu de l'alcool 3,7 N'a jamais A déjà bu de bu d'alcool l'alcool 1 5 4,2 17,4 N'a jamais A déjà bu de bu d'alcool l'alcool 3,2 12,6 N'a jamais A déjà bu de bu d'alcool l'alcool 5 Jeunes* ayant déjà consommé du tabac dans l' Jeunes* ayant déjà consommé du tabac dans le Figure 14 : Proportions standardisées* de jeunes ayant déjà consommé de la drogue selon qu ils fument au moment de l enquête en 24 (en %) Garçons 47,3 5 48, , , ,3 8, Non-fumeur Fumeur actuel Non-fumeur Fumeur actuel 1 3,8 Non-fumeur Fumeur actuel Jeunes* ayant déjà consommé de la drogue dans l' Jeunes* ayant déjà consommé de la drogue dans le 5,4 Non-fumeur Fumeur actuel Sources : OR2S, OSH - 24 * standardisation sur le sexe et l âge. Population de référence : les populations belges et françaises enquêtées en 24 Alcool, tabac et drogue Le croisement deux à deux des conduites addictives (consommation d alcool, de tabac et de drogue) fait apparaître des relations significatives. En effet, chacun de ces comportements est fortement corrélé aux autres considérés séparément, et ce quels que soient le pays et le sexe. Ainsi, les consommations de tabac et d alcool sont fortement associées. Parmi les jeunes qui ont déjà bu, la proportion de fumeurs est plus élevée que chez ceux n ayant jamais consommé de boissons alcoolisées. À âge et sexe égal, les jeunes qui déclarent avoir déjà bu de l alcool sont deux fois plus souvent fumeurs que ceux qui n en ont jamais bu. Avoir déjà consommé de la drogue est un comportement plus courant parmi les fumeurs. En effet, chez les garçons, 29,6 % des Axonnais et 47,3 % des Hainuyers qui fument ont déjà consommé de la drogue contre 7,3 % et 8, % des non-fumeurs (respectivement 48,3 % et 37,2 % contre 3,8 % et 5,4 % chez les filles). L association des comportements addictifs des jeunes est assez similaire de part et d autre de la frontière franco-belge et pour les deux sexes. On constate en effet que les jeunes fumeurs sont plus nombreux à avoir déjà consommé des boissons alcoolisées ainsi que de la drogue. Toutefois, si le sens des relations est comparable entre le et l, quelques différences sont remarquées au niveau des proportions en elles-mêmes. Par exemple, les différences de consommation de tabac entre les jeunes qui ont déjà bu de l alcool ou non sont plus élevées dans le pour les garçons et dans l pour les filles. Il en va de même pour les différences de consommation de cannabis chez les fumeurs et les non fumeurs. 1

11 ... entre pratiques addictives Le tableau 7 présente les résultats d une régression logistique réalisée sur la variable dépendante «fumer au moment de l enquête». Le résultat est ajusté en fonction du sexe, de l âge et de la région. L analyse multivariée permet de mesurer le poids relatif de chacun des facteurs en tenant compte de la variation des autres. Les résultats montrent que le fait de fumer est significativement lié au sexe et à l âge du jeune, à la catégorie socioprofessionnelle de son père et à ses autres comportements addictifs, ajusté sur la région d habitat et le nombre de parents exerçant une activité professionnelle. Toutes choses étant égales, les garçons sont moins souvent fumeurs que les filles (OR :,69); la proportion de fumeurs augmente fortement entre 11 et ; et les jeunes dont le père exerce une profession manuelle qualifiée (Or : 1,61) ou non (1,77) sont plus souvent fumeurs que les jeunes dont le père est cadre ou exerce une profession libérale. Par ailleurs, avoir déjà consommé de l alcool est fortement lié à la consommation tabagique (OR = 2,43). De même, la consommation de drogue est très fortement associée à la consommation de tabac. (OR= 13,82) Figure 15 : Proportions standardisées* de jeunes faisant partie d un club sportif selon qu ils fument au moment de l enquête ou non en 24 (en %) 59,2 6 52,3 Garçons 5 46,8 43, Non fumeur Fumeur actuel Non fumeur Fumeur actuel ,7 36,4 35,1 34,3 Non fumeur Fumeur actuel Non fumeur Fumeur actuel Jeunes* faisant partie d'un club sportif dans l' Jeunes* faisant partie d'un club sportif dans le Sources : OR2S, OSH - 24 * standardisation sur l âge. Population de référence : les populations belges et françaises de 14 et enquêtées en 24. Tableau 7 : Facteurs associés au fait de fumer au moment de l enquête en 24 : variables sociodémographiques et autres conduites addictives OR ajusté IC OR à 95 % Région 1,,88,71-1,9 Sexe 1, Garçons,69 ***,56 -,86 Âge 11 ans,7 ***,4 -,12,54 ***,43 -,67 1, Revenu a Aucun 1,38,87-2,19 1 revenu 1,12,89-1,41 2 revenus 1, Profession et catégorie socioprofessionnelle du père Travail manuel non qualifié 1,77 *** 1,28-2,45 Travail manuel qualifié et petit indépendant 1,61 * 1,11-2,35 Employé moyennement qualifié,92,61-1,38 Cadre, profession libérale 1, Consommation d'alcool Jamais consommé 1, Oui 2,43 *** 1,51-3,92 Consommation de drogue Jamais consommé 1, Oui 13,82 *** 1,95-17,45 Sources : OR2S, OSH - 24 *,1 < p,5 ; **,1 < p,1 ; *** p,1 a le nombre de revenus correspond au nombre de parents exerçant une activité professionnelle Sport et tabac Pratiquer une activité sportive en club est associé à la consommation tabagique, sauf pour les filles du. Les non-fumeurs sont significativement plus sportifs que les fumeurs. En effet, les jeunes axonnais et les jeunes hainuyers qui ne fument pas sont 52,3 % et 59,2 % à déclarer faire du sport en club contre 46,8 % et 43,4 % des fumeurs. De même, 36,4 % des Axonnaises qui ne fument pas font partie d un club sportif alors que les sportives ne représentent que 23,7 % des fumeuses. En, les filles font autant de sport en club, qu elles soient fumeuses ou non. Concernant le sport en club, dans le comme dans l, les garçons fumeurs sont significativement moins nombreux à faire du sport que les non-fumeurs. Cette différence est toutefois plus marquée parmi les Hainuyers. On retrouve le même phénomène pour les filles. 11 Conduites addictives : description et regards croisés

12 Quelques points à retenir En 24, 1 jeune de sur 1 est fumeur et à, 1 sur 4. En 24, la connaissance de l existence des effets du tabac sur la santé croît avec l âge. Entre 1997 et 24, la consommation tabagique a diminué dans le, alors que dans le même temps elle a eu tendance à augmenter dans l. En 24, plus de 85 % des jeunes de ont déjà bu de l alcool. En 24, la proportion de jeunes ayant connu au moins une fois une ivresse alcoolique est de 1 sur 5 à, tant pour les filles que pour les garçons. À, cette proportion est de 1 sur 2 pour les garçons et de 2 sur 5 pour les filles, dans l, comme dans le. En 24, les jeunes socialement favorisés (issus d un foyer avec deux revenus et dont le père est cadre ou employé) sont plus nombreux à avoir déjà consommé des boissons alcoolisées, quels que soient l âge et le sexe. Entre 1997 et 24, le nombre de jeunes de qui n ont jamais bu d alcool a diminué. En 24, la proportion de jeunes ayant déjà consommé de la drogue est d un peu moins de 1 % à et d environ 3 % à. Dans la majorité des cas, la première prise de drogue se fait après 13 ans (dans l ). En 24, les jeunes ayant déjà consommé de la drogue déclarent pour une très grande majorité d entre eux avoir consommé du cannabis. Entre 1997 et 24, la proportion de jeunes ayant déjà consommé de la drogue a augmenté sensiblement. En 24, les consommations de tabac, d alcool et de drogue sont liées entre elles. Ainsi, les fumeurs sont plus nombreux que les non-fumeurs à avoir bu de l alcool et à avoir consommé de la drogue au moins une fois. Méthodologie Cette plaquette présente les résultats de deux enquêtes sur la santé des jeunes. La première s est déroulée pendant l année scolaire et la seconde en sur la base de protocoles quasi-semblables. Les deux enquêtes comportaient trois modules : un questionnaire autoadministré portant sur la perception de la santé et les comportements de santé (alimentation, activité physique, consommation de substances psycho-actives...), un module de mesures biométriques (mesures du poids, de la taille et de la tension artérielle) et un module de mesures de biologie clinique (profil des lipides sanguins). Les caractéristiques socio-économiques permettent de mettre les résultats en perspective et d étudier les inégalités de santé. En 24, la base d échantillonnage était constituée de l ensemble des classes de 5 e primaire(b)/cm2(f), 2 e secondaire(b)/quatrième(f) et 4 e secondaire(b)/seconde(f). Les jeunes de ces classes sont respectivement repris dans les classes d âges «11 ans»,,. En 1997, la méthode d échantillonnage était la même qu en 24 pour la Belgique, mais en France, l échantillon était constitué d individus nés en 1986, 1983 et 198. Cette petite différence a conduit à sélectionner un sous-échantillon de l ensemble des observations pour les comparaisons entre 1997 et 24. Pour les analyses portant uniquement sur les données 23-24, les résultats sont basés sur l ensemble des jeunes interrogés. L échantillon a respecté les proportions d élèves inscrits selon leur filière et leur réseau d enseignement. Le mode d administration de l enquête a été légèrement différent en France et en Belgique : dans l, le questionnaire était supervisé par un enseignant et les examens biométriques ont été réalisés par des infirmières ou des médecins scolaires, des infirmières libérales ou des médecins de l observatoire régional de santé de Picardie. En Belgique, une équipe d infirmières de l observatoire de la santé du, spécialisées dans les enquêtes, a supervisé le questionnaire et réalisé les examens biométriques. Dans le, les prélèvements sanguins et les analyses biologiques ont été effectués par des laboratoires d hôpitaux (Hôpital Ambroise Paré de Mons en 1997 et CHU Tivoli de La Louvière en 24) et en France, par la Biobanque de Picardie. Des analyses croisées ont permis de valider les résultats. La base totale pour les deux régions et les deux années comprend individus et plusieurs centaines de variables. Les résultats / et leur comparaison sont présentés sous forme de fiches thématiques. Aide à la lecture Afin de permettre une lecture aisée des résultats, le choix de couleur a été conservé d une illustration à l autre : dégradé de bleu pour le département de l, dégradé de vert pour la province du. Lorsqu une partie d un paragraphe est consacrée à une seule entité géographique, le texte reprend la couleur de cette entité. Par ailleurs, la plupart des illustrations présentent des découpages suivant trois âges. Il s agit en réalité d une moyenne de l âge des élèves appartenant aux classes mentionnées ci-dessus. Cette publication a été imprimée à 2 exemplaires en novembre 26 et en décembre 27 par l OR2S Elle a été rédigée par Natacha Fouquet, Philippe Lorenzo et Alain Trugeon (OR2S) par Luc Berghmans, Véronique Tellier et Valérie Wathieu (OSH). Elle a été mise en page par Sylvie Bonin et Anne Ducamp. Observatoire régional de la santé et du social de Picardie Siège social Faculté de médecine 3, rue des Louvels F-836 Amiens cedex 1 Tél : Télécopie : Antenne de l 116, rue Léon Nanquette F-2 Laon Tél : Télécopie : Observatoire de la Santé du 1, rue Saint Antoine B-721 Havré Tél : Télécopie :

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