Être inspecteur et syndiqué

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1 Folio : p1 - Type : puni :02:35 L : H : Couleur : Black Yellow Magenta Cyan Inspecteur aujourd hui n 89 Être inspecteur et syndiqué Juillet Aout Septembre 2014 éditorial 3 Être inspecteur et syndiqué 4-7 Penser le mé er dans l exigence des valeurs : la charte du SNPI 8-9 Défendre les intérêts des inspecteurs Les grands enjeux des années à venir Bréves de vie syndicale 14 Bulle n d adhésion 15

2 Folio : p2 - Type : puni :02:35 L : H : Couleur : Black Yellow Magenta Cyan - Photo Jean-Pierre Salle. Document non contractuel. p Bien plus qu une mutuelle ma référence solidaire Choisissez l offre MGEN qui va avec votre vie Maladie, hospitalisation, optique, dentaire, arrêt de travail, invalidité : votre vie et vos besoins peuvent évoluer. Pourquoi, dès lors, votre protection santé et prévoyance n évoluerait-elle pas en fonction de votre préférence? Pour accompagner chaque moment de votre carrière et de votre vie, MGEN propose des offres adaptées qui couvrent efficacement vos frais de santé et de prévoyance en même temps. Vous aussi, comme plus de 3 millions de personnes, faites de la référence solidaire MGEN votre préférence. Mutuelle Santé I Prévoyance I Autonomie I Retraite mgen.fr MGEN, Mutuelle Générale de l Education nationale, n , MGEN Vie, n , MGEN Filia, n , mutuelles soumises aux dispositions du livre II du code de la Mutualité - MGEN Action sanitaire et sociale, n , MGEN Centres de santé, n , mutuelles soumises aux dispositions du livre III du code de la Mutualité.

3 Folio : p3 - Type : puni :02:35 Editorial L a communication ministérielle nous assure que la rentrée s est bien passée. C est un sentiment que nombre d inspectrices et d inspecteurs auront quelque peine à partager. Sans doute la diversité des situations locales rend impossible l énoncé d un jugement uniforme sur la question. Mais comment nier les graves difficultés auxquelles nous sommes confrontés en répétant que la rentrée scolaire s est déroulée sans problème? Non, la rentrée ne s est pas déroulée sans problème, quand les déficits de recrutement des enseignants impactent de plus en plus fortement certaines disciplines ou certains départements; quand le recours aux contractuels se développe pour compenser la carence d enseignants ; quand la formation continue, déjà exsangue, se réduit encore; quand la dégradation des relations hiérarchiques est un constat récurrent des enquêtes et études; quand l image du service public continue à être régulièrement écornée par des propos mensongers et tendancieux. Non, la rentrée ne s est pas déroulée sans problème et notre organisation syndicale continuera à jouer un rôle d alerte en portant auprès des responsables nationaux, une analyse de la situation que les dispositifs institutionnels ne rendent pas toujours visible. Elle le fera dans l indépendance politique et sans attaque partisane, elle le fera dans l esprit de l argumentation plutôt que celui de l esclandre mais sans ménagement et sans calcul d opportunité. Puisse ce numéro de la revue trimestrielle du SNPI vous convaincre que, dans la situation actuelle, l engagement syndical des inspectrices et des inspecteurs est une nécessité. Les logiques nouvelles de la gouvernance ouvrent des perspectives d évolution de nos fonctions dont on peut douter qu elles contribueront fondamentalement à une meilleure réussite des élèves. Certains collègues pâtissent déjà des effets d une hiérarchie qui semble persuadée qu il convient de renouer avec l autoritarisme et la technocratie. D autres voient leurs conceptions humanistes de la relation hiérarchique raillée au profit de visions managériales qui sont pourtant loin de faire la preuve de leur efficacité. D autres sont confinés à des tâches d exécution alors qu ils disposent des éléments d analyse qui permettraient de contribuer aux évolutions positives dont le système scolaire a besoin. C est ensemble que nous devons lutter contre ces évolutions et défendre une conception de nos fonctions qui s inscrit dans les valeurs démocratiques et républicaines qui nous ont conduit à choisir d exercer ce métier. Paul DEVIN, secrétaire général 3

4 Folio : p4 - Type : puni :02:35 Être inspecteur et syndiqué «Non D aucuns expliquent qu au-delà du droit à se syndiquer, il y aurait un hiatus fondamental pour un inspecteur entre l engagement syndical et l exercice des fonctions qui lui sont confiées. A l occasion, tous les poncifs sont de sortie qui laisseraient croire que la syndicalisation contrarierait l exercice expert de ces fonctions et leur mise en œuvre objective et indépendante. De surcroît, cette syndicalisation serait incompatible avec toute perspective d évolution de carrière et contraindrait le militant à renoncer à toute évolution vers des postes à plus haute responsabilité. La réalité a maint fois contredit ces propos Syndiqués pour mieux penser le mé er la syndicalisa on des inspecteurs n est pas un risque elle est une chance pour le service public. Penser comme intrinsèquement contraires l engagement syndical et l exercice expert du métier est d autant plus contestable que le syndicalisme a largement contribué à penser notre métier. Les publications concourant à réfléchir les pratiques et les enjeux de l activité professionnelle des inspecteurs sont plutôt rares. Pour une bonne part, elles émanent des organisations syndicales et essentiellement du SNPI-FSU. C est flagrant sur des questions comme l inspection, la gouvernance et le pilotage. Les universitaires avec qui nous travaillons ne s y sont pas trompés : un des lieux de l analyse des problématiques professionnelles et de la construction de leurs perspectives d évolution est le champ syndical. Dans ce domaine, par ses collaborations avec des universitaires ou avec les chantiers de l institut de recherches de la FSU comme par sa participation à des colloques ou des séminaires, le SNPI se montre particulièrement actif pour contribuer à «penser le métier». Ses publications en témoignent. Loin d empêcher la progression qualitative de l exercice des missions, le champ syndical y contribue. Une menace pour l indépendance? La syndicalisation mettrait à mal l indépendance dont doit faire preuve le fonctionnaire chargé d une fonction d encadrement et l inspecteur militant serait condamné à une connivence démagogique. A raisonner ainsi, tout peut être suspecté de menacer l indépendance professionnelle du cadre: son opinion politique, ses conceptions philosophiques ou ses convictions personnelles et seul un exercice strictement technocratique du métier pourrait prétendre nous affranchir de tout risque. A observer les choses avec honnêteté, force est de constater que le carriérisme, l autoritarisme, le choix de la facilité produisent plus souvent l insuffisance d indépendance que la confusion entre action professionnelle et militantisme syndical. Le SNPI, au travers d une charte déontologique qui défend avec force la nécessaire indépendance des inspecteurs sur l ensemble des plans, contribue à construire une représentation exigeante de l indépendance, notamment en affirmant qu elle s exerce par une loyauté du fonctionnaire au service de l intérêt commun dans une république démocratique et sociale et non comme un lien de vassalité au service des ambitions personnelles ou des autoritarismes des uns et des autres. 4

5 Folio : p5 - Type : puni :02:35 L engagement syndical n est donc pas une menace pour l indépendance de l inspecteur : bien au contraire, il est une garantie que cette indépendance soit définie par les valeurs fondamentales de la république et de la démocratie. Il faut constater que ceux-là même qui crient au danger sur les risques qui seraient consécutifs à la syndicalisation des cadres, ne font pas toujours preuve d une indépendance totale dans les décisions qu ils prennent. Et que, dans de telles situations, seule l action syndicale peut offrir un cadre de réaction à ces dérives, à l abri des risques de conflictualisations interindividuelles et dans les garanties offertes par la réflexion collective et l attachement aux valeurs. Une rela on ambiguë avec les syndicats enseignants? Un fonctionnaire, chargé d une fonction d encadrement, peut-il assurer ses missions lorsqu il se trouve en face de représentants du personnel qui adhèrent à un syndicat de sa propre union syndicale ou fédération? Par exemple, s il est chargé d une circonscription de premier degré, qu il a des responsabilités de gestion des ressources humaines, n y aurait-il pas une contradiction fondamentale entre son engagement syndical et ses missions d encadrement. Là encore, la réalité des pratiques professionnelles d inspecteurs syndiqués apporte des réponses simples et parfaitement rassurantes. L appartenance syndicale, loin d être un handicap, nourrit une réflexion et développe une culture professionnelle qui contribue à penser et à construire la relation de travail avec les représentants du personnel. Le respect des principes fondamentaux de la démocratie permet de trouver les équilibres qui rendent parfaitement compatible l exercice de l autorité et le dialogue social. Sans doute la formation professionnelle des inspecteurs ne prépare-t-elle pas à cet aspect des fonctions, véhiculant parfois des principes simplistes ou peu respectueux des droits fondamentaux des personnels. Mais toutes les démocraties modernes admettent la nécessité du dialogue social et reconnaissent qu il est de l intérêt commun à ce que l échange d informations, la consultation ou la négociation caractérisent les processus de prise de décision. Une telle conception doit prévaloir sur celles d une bureaucratie administrative qui continue à penser que la décision relève de la seule expertise du cadre ou de son pouvoir hiérarchique. «L engagement syndical n est donc pas une menace pour l indépendance de l inspecteur : bien au contraire, il est une garantie que cette indépendance soit définie par les valeurs fondamentales de la république et de la démocratie. Une probléma que commune à tous les fonc onnaires Tout cela ne se heurte-t-il pas à une limite quand l opinion syndicale est contraire aux principes de la politique éducative que l inspecteur doit mettre en œuvre? En réalité, l éventualité de cette discordance entre les conceptions syndicales et la politique éducative ne concerne pas que les corps d inspection. Fondamentalement, la question se pose à tous les fonctionnaires : comment résoudre cet écart en respectant à la fois la liberté pédagogique de chacun et une politique éducative émanant d une volonté démocratique légitime? Refuser de mettre en œuvre une politique légitime, même si nous n y adhérons pas, ne peut être compatible avec le respect des valeurs démocratiques. Mais en même temps, contraindre un enseignant à mettre en œuvre un dispositif qui heurte les convictions pédagogiques qu il a progressivement construit par la formation et l analyse de ses pratiques, ne peut être compatible avec les caractéristiques fondamentales de l acte d enseignement, celles de la nécessité d une adhésion aux finalités et aux stratégies. Nous le savons tous, cette discordance ne se résout que dans une vision dialectique où le 5

6 Folio : p6 - Type : puni :02:35 sens du bien commun est l arbitre essentiel des décisions. Ce qui pouvait apparaitre comme un obstacle dans les relations entre inspecteurs et enseignants devient alors, au contraire, la motivation fondamentale d une réflexion commune. La résolution de cette tension entre le respect des décisions issus de processus démocratiques et l opinion personnelle des citoyens est une des composantes fondamentales de la dynamique démocratique. Ce n est donc pas à un obstacle que nous sommes confrontés ici, mais à la réalité nécessaire d une tension indispensable entre les valeurs de liberté et d égalité. Cette tension, c est le cadre incontournable dans lequel il faut construire avec les enseignants les équilibres qui permettent la coexistence de constructions pédagogiques et didactiques guidées par les convictions éclairées mais personnelles de l enseignant et la finalité du service public, c est à dire le bien commun. Quelles concep ons de la hiérarchie? Un inspecteur général, avec qui nous évoquions les évolutions des conceptions de gouvernance, nous confiait récemment qu il percevait, dans ses échanges avec les inspecteurs, une dégradation de leurs relations avec leurs supérieurs hiérarchiques. Il est de plus en plus fréquent que le SNPI reçoive l appel d un ou d une collègue qui s interroge sur la légitimité d agissements engagés à son encontre par le DASEN ou le recteur. Quelques exemples suffiront à cerner la nature du problème : changement des notes attribuées aux enseignants sans aucune concertation avec l inspecteur; décisions concernant un domaine où l inspecteur est le conseiller technique du recteur ou du DASEN (l ASH ou le numérique par exemple) sans même que le moindre échange n ait lieu,. La mise en œuvre des rythmes a multiplié les négociations entre DASEN et élus dont les IEN chargés de la circonscription concernée étaient écartés. Que les choses soient claires, si nous avons choisi d être des personnels d encadrement, c est que nous estimons qu un système doit obéir à une organisation hiérarchique pour bien fonctionner et nous n avons nullement l intention de contester les principes de la loi de juillet 1983 qui fait de l obéissance hiérarchique une obligation du fonctionnaire. Pour autant, un tel postulat ne légitime pas n importe quelle conception de cette relation hiérarchique. Rappelons tout d abord que la loi Le Pors, repose sur une articulation entre droits et obligations : c est dans le respect des obligations que peuvent être revendiqués les droits, c est dans le respect des droits que peuvent être exigées les obligations. Aucune exigence hiérarchique dans une administration républicaine et démocratique ne peut prétendre échapper à cette relation dialectique. Sans doute existe-t-il des situations où l injonction est rendue nécessaire par l urgence, lorsqu il s agit par exemple de protéger une personne. Mais ces situations restent exceptionnelles et ne peuvent constituer le modèle référent de l exercice hiérarchique. Pour le reste, c est à dire pour la quasi-totalité de l activité professionnelle, nous revendiquerons les mêmes principes qu il s agisse de définir les relations que nous engageons avec nos supérieurs hiérarchiques ou celles que nous engageons avec les personnels sur qui nous avons autorité. Tout d abord parce que les personnels ne sont pas de simples exécutants mais sont les concepteurs d une action professionnelle et les responsables de sa mise en œuvre. Ensuite parce que les visions simplistes qui catégorisent rapidement les individus ne permettent pas d appréhender la réalité complexe de leurs pratiques, y compris lorsqu elles peinent à atteindre leurs buts. La charte déontologique du SNPI insiste sur les conditions nécessaires d une amélioration du système éducatif par l amélioration de l action de ses agents. L écoute, le dialogue, la recherche d une véritable compréhension de son interlocuteur, l évaluation objective et distanciée, le discernement et la retenue sont nécessaires à un exercice de l autorité fondé sur le bien commun et non sur le narcissisme du cadre et sur ses appétits de pouvoir. 6

7 Folio : p7 - Type : puni :02:35 Les fondements républicains de l inspec on Il faut redire les fondements démocratiques et républicains de nos missions d inspection. Instaurer un contrôle de l État sur l école, c est garantir à la nation que les valeurs d égalité, de liberté et de fraternité guideront l action des fonctionnaires. C est aussi affirmer qu en matière d éducation nationale, seul l État est légitime à exercer ce contrôle alors que d autres, qui n ont pas tous les mêmes motifs, l ont revendiqué et le revendiqueront. Les associations et organisations confessionnelles n y ont pas renoncé : au nom de la liberté des familles et de la protection des enfants, ils tentent régulièrement de poser leurs principes idéologiques sur l enseignement. Leurs stratégies, l actualité récente l a montré, sont capables de diffamer les fonctionnaires et de manipuler les opinions. L affirmation de la laïcité comme une condition de la liberté républicaine est une mission fondamentale de l inspecteur. Aucun de nous ne peut se soustraire de son rôle de protection des fonctionnaires attaqués par des volontés partisanes comme à sa mission de tenir l école à l écart des prosélytismes confessionnels. L entreprise industrielle et commerciale reste évidemment tentée par l extraordinaire cible marchande que représente l école et essaie régulièrement, au prétexte du mécénat, de s en servir pour communiquer à destination des enfants et de leurs familles. Là encore le rôle de l inspecteur est essentiel pour protéger les usagers. Quelques récentes tentatives d entreprises privées en témoignent. Enfin, c est contre les éventuelles velléités du pouvoir local que le rôle des inspecteurs doit être réaffirmé. Entendons nous bien, il ne s agit pas de considérer les intentions de l élu républicain comme étant a priori contradictoires avec des finalités de bien commun mais de rappeler que ses initiatives, en matière scolaire, ne peuvent en rien se substituer à celle de l État. La radicalisation politique de certains élus légitime davantage encore la vigilance du représentant de l Etat. Par exemple, la manière avec laquelle certaines communes ont récemment tenté d introduire, sans les énoncer bien évidemment, des critères de nationalité ou de maîtrise linguistique pour influer sur la sectorisation scolaire renforce la nécessité d une intervention ferme et déterminée des fonctionnaires chargés au nom de l État de garantir une organisation égalitaire de l école. Défendre une concep on du syndicalisme fondée sur les valeurs Loin des pratiques clientélistes parfois reprochées aux syndicats, le SNPI a fait la preuve depuis sa création de sa capacité à se positionner en fonction des valeurs fondamentales qu il défend. Qu il s agisse de défendre une conception de nos fonctions ou de l organisation du système, nous savons que les sirènes du nouveau management public n apporteront aucune amélioration quant aux enjeux essentiels auxquels nous devons répondre aujourd hui : permettre une réussite scolaire plus égalitaire et redonner aux fonctionnaires la confiance en leur institution. L avenir de notre système éducatif dépend de notre capacité à prendre en compte la réalité de la situation d aujourd hui : nous traversons une crise complexe dont les origines sont multiples, culturelles, sociales, économiques, Les évolutions du système sont nécessaires mais ne peuvent être confondues avec une succession de réformes techniques qui déstabilisent les fonctionnement sans constituer de véritables repères. Dans ces évolutions, la place des inspecteurs est fondamentale. L institution le dit, y compris par la bouche des ministres. Il serait tant qu elle entende alors les alertes que nous lui transmettons pour lui dire combien certaines des évolutions en cours paralysent nos fonctions et desservent les progrès nécessaires du service public. «L écoute, le dialogue, la recherche d une véritable compréhension de son interlocuteur, l évaluation objective et distanciée, le discernement et la retenue sont nécessaires à un exercice de l autorité. 7

8 Folio : p8 - Type : puni :02:35 Penser le mé er dans l exigence des valeurs : la charte du SNPI De la charte et de ses exigences... En apparence, rien de plus évident que de vouloir engager l ensemble d une profession à penser son action quotidienne dans des perspectives déontologiques. Et pourtant la publication de notre charte n a pas entrainé que de l enthousiasme. Pour certains, elle est inutile car les fondements mêmes de nos professions, notamment la définition légale de nos droits et obligations, suffisent à en définir les exigences. Pour d autres, elle est dangereuse car elle laisserait croire que les pratiques professionnelles des inspecteurs doivent être policées et ainsi jetterait le discrédit sur l action de l ensemble des collègues. Pour d autres enfin, elle est démagogique et ne vise qu à une pacification confortable des relations entre enseignants et inspecteurs. La démarche du SNPI ne s inscrit pas dans celle des donneurs de leçons ou des gardiens de la morale! Elle procède d une logique simple : défendre collectivement les valeurs d exercice d un métier, c est aussi réfléchir collectivement, dans l échange et le débat, à la manière avec laquelle elles se traduisent dans l action quotidienne. C est pourquoi la charte n est pas une règle qui engagerait moralement ceux qui adhérent au SNPI et dont les instances dirigeantes du syndicat contrôleraient le respect! C est une dynamique collective qui cherche à définir comment la pratique professionnelle se construit en relation avec des valeurs fondamentales de respect, de progrès, de démocratie. C est le cadre de la construction d une culture professionnelle commune qui affirme que l amélioration du service public d éducation ne se fera pas par l injonction autoritaire mais par l échange, le dialogue, la mise en valeur des qualités professionnelles et la référence aux valeurs. Tout cela dans une exigence qui ne confond ni le dialogue et la démagogie, ni la confiance et le laxisme. Tout cela dans une exigence qui a pour objectifs premiers l accès démocratique aux savoirs, la réussite de toutes et de tous. Cette exigence induit d évidence que cette charte ne peut être le prétexte d une satisfaction permanente, exprimée dans toute situation dans l optique d une «paix sociale». Cette exigence est celle d une relation dynamique qui sait lutter fermement si nécessaire contre les discriminations ou pour la laïcité et l égalité, qui sait exiger le respect des obligations définies par la loi. Mais cette exigence est celle d une relation réfléchie qui ne confond pas les exigences légales et les avis personnels, qui a la maturité de considérer que son point de vue, si argumenté soit-il, ne peut constituer un modèle dont l imitation permettrait le progrès de la pratique professionnelle. Enfin, cette charte se veut porteuse d une dynamique intersyndicale de réflexion où enseignants et inspecteurs réfléchissent ensemble les conditions d une évaluation et d un pilotage réellement centré sur la réussite des élèves. La tenue d un colloque sur l évaluation dans le second degré, des réflexions nationales ou locales avec les syndicats enseignants, l intervention du SNPI dans des stages syndicaux ou des réunions d informations syndicales de la FSU ou de syndicats enseignants de la FSU, nous sommes largement impliqués dans la volonté de construire collectivement des conceptions de l encadrement, du pilotage, de l évaluation des personnels qui permettent à la fois l amélioration objective de la réussite scolaire, la défense des valeurs fondamentales de la démocratie et de la république et le respect des personnels. Cette implication est œuvre de longue haleine Si l aventure vous tente, poursuivez là au sein du SNPI-FSU... 8

9 Folio : p9 - Type : puni :02:35 Charte de l inspec on Ar cle 1er Une déontologie professionnelle doit être cultivée en permanence, notamment par les attentions suivantes : 1a) Sans se compromettre dans des liens de vassalité qui n ont pas lieu d exister dans la fonction publique, affirmer et assumer une conception de la loyauté du fonctionnaire de l État envers l intérêt général d une république démocratique et sociale. 1b) Préserver l indépendance d appréciation et la distance intellectuelle qui sont indispensables à la fiabilité de tout acte professionnel de l inspecteur. 1c) S en tenir aux observations effectuées en refusant toute pression quels qu en soient les demandeurs et quelles qu en soient leurs motivations. 1d) Admettre la relativité de toute observation, aussi sincère soit-elle, et pratiquer l analyse dialectique comme modalité d approche des situations professionnelles. 1e) Parfaire en toute occasion et tout au long de la carrière sa connaissance du système éducatif et sa compréhension des processus d apprentissage en vue de cultiver un haut niveau d expertise. 1-f) Respecter les droits des personnels, notamment les droits syndicaux. Ar cle 2 Les échanges avec les personnels et le partage des expertises respectives s appuient sur les actes professionnels suivants : 2a) Adopter un langage clair et accessible, tout en cherchant à promouvoir une terminologie professionnelle raisonnée. 2b) Présenter et expliquer sans ambiguïté les objectifs et les modalités de nos actions. 2c) Pratiquer le dialogue interactif et prendre le temps nécessaire à l écoute et à la compréhension de son interlocuteur. 2d) Mettre en évidence les qualités professionnelles de chaque enseignant ou agent pour lui permettre de conforter son engagement, y compris dans les situations les plus difficiles, et l encourager dans l évolution de son parcours. 2e) Identifier et dire les défaillances constatées dans le système ou dans les pratiques des enseignants ou des agents avec discernement et retenue, en ayant pour finalité de favoriser les progrès. 2f) Prendre soin dans les appréciations et avis exprimés sur les pratiques professionnelles de ne pas porter atteinte aux personnes. 2g) Distinguer la présentation des instructions officielles et l expression éventuelle de points de vue, en toute honnêteté intellectuelle et sans déroger au principe de neutralité du service public. Ar cle 3 Le développement de l efficacité du système éducatif, première finalité des corps d inspection, nécessite que chacune des missions qui leur sont confiées prenne en considération les conditions suivantes : 3a) Valoriser toute action et toute situation concourant au progrès des acquis des élèves. 3b) Veiller en permanence à ce que le système éducatif vise à développer les acquis des élèves, agents ou enseignants tels qu ils sont référencés dans les textes officiels nationaux et non à les juger en tant que personnes. 3c) Rappeler la finalité démocratique et émancipatrice du contrôle de conformité en tant que garant de la liberté pédagogique et de la neutralité politique, philosophique, religieuse et commerciale des agents du service public. 3d) Référer ses préconisations et conseils aux textes officiels et aux valeurs et principes de la République. 3e) Concevoir chaque acte professionnel comme un vecteur pédagogique destiné à élever le niveau de qualification des enseignants, des agents et des élèves. 3f) Promouvoir des dynamiques de progrès auprès de tous les élèves et de tous les enseignants et agents, des plus fragiles aux plus habiles, sans laisser personne au bord de la route. 3g) Favoriser la coopération au sein des équipes pédagogiques, les initiatives et la synergie entre les acteurs du système éducatif à tous les échelons. 3h) Contribuer à lutter contre toute forme de discrimination. 3i) Contribuer à promouvoir l égalité entre les femmes et les hommes. 9

10 Folio : p10 - Type : puni :02:35 Défendre les intérêts des inspecteurs... Le but d une organisation syndicale est la défense des intérêts professionnels de ses membres. Le débat est vif aujourd hui dans l opposition des conceptions de l action syndicale : faut-il se centrer sur la défense de ces intérêts et prendre le risque de perspectives corporatistes qui perdraient leur crédit dans leur incapacité de penser globalement les revendications ou fautil au contraire se centrer sur la défense de valeurs sociales et éducatives au risque de se perdre dans le champ des think tank et autres producteurs conceptuels! Ce qui fait justement la force de l action syndicale, c est la possibilité de penser l articulation et l équilibre de ces deux champs de son action : défendre les intérêts de ses membres dans les perspectives d un projet social. La volonté de défendre les intérêts des personnels tout en défendant des alternatives, tout en réfléchissant des évolutions pour préparer l avenir, tout en exigeant des changements constitue le principe même de l action syndicale au sein de la FSU. Pour le SNPI, il n y a aucun antagonisme entre la défense des intérêts des inspecteurs et la contribution à faire évoluer positivement le système. Il faut sortir de la caricature d une exclusive d action qui devrait nous amener à choisir entre revendication catégorielle et transformation sociale pour choisir les perspectives dialectiques de leurs articulations mutuelles. Parfois, à un moment où les discussions et les négociations peinent à porter des fruits, nous pourrions être tentés de focaliser toutes notre énergie sur l action, de redéfinir le syndicalisme «dans la stricte perspective de la défense d inté- Ce qui fait la force de notre ac on syndicale c est l ar cula on et l équilibre des deux champs de son ac on : défendre les intérêts de ses membres et promouvoir un système scolaire égalitaire perme ant l accès à une culture commune émancipatrice. rêts catégoriels. Mais nous savons trop combien la dialectique entre actions et valeurs est essentielle pour nous engager dans les risques d un activisme qui, de toute manière, aurait peu de chances de contribuer à la satisfaction de nos revendications. Un syndicat qui agit... Agir, c est revendiquer. La revendication syndicale constitue un axe majeur de nos actions. Le SNPI l a montré dans le cadre du GT10 : des revendications clairement définies, portées à la connaissance des adhérents et régulièrement défendues. C est fondamentalement notre stratégie contre celle d une alternance de discours offusqués et de compromissions intéressées. L essentiel des revendications portées par le SNPI doit cibler l immense majorité des inspecteurs et ne peut se satisfaire d obtenir quelques niches protectrices. Agir, c est rencontrer les institutions décisionnelles, leur apporter des analyses argumentées, les alerter de situations problématiques ou inacceptables, les convaincre de l inadéquation de certains choix avec les finalités visées, faire pression pour que des décisions prises soient effectives. C est l action quotidienne du SNPI dans ses contacts avec le ministère et avec les différents rectorats ou DSDEN. Agir, c est informer pour permettre à chaque adhérent de mieux comprendre les enjeux et la logique des décisions. C est la volonté de la lettre aux adhérents (en moyenne deux par mois) comme de la revue que vous avez entre les mains (une par trimestre). Agir, c est consulter ses adhérents. Au-delà des organisations représentatives (congrès, commission administrative nationale) qui fixent, au nom de l ensemble des adhérents, les motions qui vont guider la politique de notre syndicat, il 10

11 Folio : p11 - Type : puni :02:35 est des contextes qui nécessitent de consulter plus largement l ensemble des adhérents. Ce fut le cas à la rentrée 2013 où l alerte adressée au ministre se fondait sur la collecte, l analyse et la synthèse d une centaine de contributions de nos adhérents qui permettait de mieux cerner l empan exact des problèmes et d en hiérarchiser les importances respectives. Agir, c est mobiliser et créer les conditions de l action collective par la constitution du meilleur rapport de forces possible. Le SNPI a déjà montré sa capacité à mobiliser y compris en réunissant les conditions d un accord intersyndicale et d une action unitaire. Vous le savez, le SNPI n est pas le syndicat majoritaire des inspecteurs. Pour autant, il s avère capable de créer les conditions qui lui permettent de peser fortement dans le débat. Dans les discussions actuelles du GT10, en défendant qu aucune évolution ne serait satisfaisante si elle ne concernait qu une minorité de collègues, le SNPI joue un rôle moteur dans le positionnement de l ensemble des syndicats contraignant à une exigence accrue de l ensemble des revendications. Un syndicat qui agit fédéralement Nos actions s inscrivent dans les perspectives de la FSU parce que lorsqu il s agit d engager des revendications qui concernent l ensemble des fonctionnaires, le rapport de forces est essentiel et qu il vaut mieux agir avec la première fédération de l enseignement et une des premières de la Fonction publique. Mais agir avec la FSU ce n est pas qu une question de rapport de forces, c est aussi agir au sein d un projet fédéral où les questions éducatives sont mises en relation avec l ensemble de leurs perspectives sociales. Siégeant dans ses instances délibératives, le SNPI contribue activement aux élaborations collectives de la fédération. GT10 Il y a plus d un an maintenant, le ministère proposait d ouvrir des discussions tant sur nos missions que sur les carrières et les rémunérations. La phase concernant les missions nous a apporté la satisfaction de leur recentrage sur l accompagnement pédagogique. Mais depuis nous attendons toujours une proposition de circulaire allant dans ce sens. La phase concernant les carrières et les rémunérations a été largement plus décevante. Les seules propositions faites ne concernent qu une minorité d inspecteurs. Le SNPI ne cédera pas : nous exigeons des mesures qui ont une incidence réelle sur la progression de carrière de tous les inspecteurs. Nous sommes prêts à discuter des modalités pour y parvenir mais nous ne renoncerons pas à l exigence de mesures pour tous en échange de quelques avancées pour une minorité ou de promesses qui resteront des possibilités théoriques. GRH : inquiétudes de dérives Depuis plusieurs années, l action des syndicats avait permis des opérations de mouvement plus transparentes et réduit la part des décisions qui échappaient à tout critère explicite. Le rôle du SNPI avait été majeur dans cette évolution, notre syndicat faisant preuve d un attachement indéfectible au traitement égalitaire. Les progrès engrangés semblent fragiles. Tout d abord parce que le développement des postes à profil a introduit sur une part de plus en plus conséquente une absence totale de transparence. Les recruteurs agissent, au nom de la nécessité de profiler les postes, en fonction de stratégies parfois très opaques. Plus grave encore, commencent à se développer des pratiques rectorales qui créent des postes spécifiques en dehors de toute existence dans les textes nationaux. Le SNPI ne peut concevoir que la fonction publique organise son action à partir de cénacles et défendra un recrutement guidé par des règles nationales. 11

12 Folio : p12 - Type : puni :02:35 Les grands enjeux des années à venir S il fallait tenter l exercice prospectif de cerner les enjeux du SNPI-FSU dans les années à venir, quelles seraient les objets fondamentaux d action et de revendication déjà perceptibles? Revendiquer une améliora on des rémunéra ons. Les choix de politique budgétaire, à moins qu ils ne changent radicalement de perspective, définissent le premier enjeu. Nous ne pouvons pas accepter que notre pouvoir d achat diminue du fait du gel du point d indice. La revendication salariale constituera d évidence un enjeu fort de notre combat syndical. Revendiquer une améliora on des condi ons de travail La complexité croissante de nos missions, la détérioration des contextes économiques et sociaux dans lesquels ils s exercent, la réduction des moyens financiers et humains accordés pour les mettre en œuvre tous les facteurs d une dégradation des conditions de travail sont présents. Nous ne cesserons de le répéter : nous avons besoins de moyens pour exercer nos missions et nous n accepterons pas d être tenus pour responsables des conséquences de leur insuffisance. Défendre une concep on na onale du service public d éduca on Rien de plus simple pour définir l enjeu des années à venir sur la question de la place de l État. Nous ne revendiquons rien d autre que les principes qui sont énoncés dans le code de l Éducation (article L211-1) : l État doit assumer la définition des programmes d enseignement et des diplômes, le recrutement des personnels, la répartition des moyens et l évaluation du système. Cela peut paraître basique mais il s agit à chaque fois d une responsabilité entière et globale : assumer la définition des programmes ne se limite pas à les produire mais inclut qu on forme les enseignants à leur mise en œuvre et qu on missionne les inspecteurs pour en contrôler la mise en œuvre. Depuis quelques décennies la contestation de cette mission régalienne est croissante. Des responsables régionaux se sont récemment prononcés pour que l éducation obéisse à une nouvelle conception de la gouvernance qui implique plus fortement les régions, ce qui serait à ses yeux une garantie d autonomie des équipes pédagogiques. Au-delà des querelles entre région et département sur leurs attributions respectives, la question se pose d une responsabilité croissante des collectivités locales dans le service public d éducation. Région, département, voire métropole ou autre intercommunalités, les collectivités territoriales ont des ambitions scolaires de plus en plus marquées. Entre les pouvoirs croissants des recteurs qui disposent de la maîtrise des budgets opérationnels de programme, les ambitions des élus territoriaux et les perspectives d une politique nationale, l éducation constitue un enjeu de pouvoir majeur. Le contrat tripartite présenté comme un outil idéal d harmonisation et censé être capable d harmoniser les volontés des différents «prétendants» est loin d avoir fait la preuve de ses capacités. Le discours désormais courant qui donne à ce tripartisme toutes les vertus de la rationalité, du fait de son enracinement dans un diagnostic objectif, est parfois peu crédible au vu de la superficialité de l analyse diagnostique ou du choix tendancieux de ses indicateurs. Par ailleurs, les tensions, liées aux représentations respectives des pouvoirs, entrainent des conflits de légitimité qui viennent parfois desservir gravement la pertinence des actions. Sans doute, le principe d une nécessaire articulation entre la politique de l Etat et celle des collectivités est légitime. Mais la croissante porosité des compétences permet désormais que les 12

13 Folio : p13 - Type : puni :02:35 régions et les départements, au-delà de leurs compétences obligatoires, investissent des objectifs clairement liés aux apprentissages scolaires et aux stratégies pédagogiques. Le développement des actions culturelles municipales, les réorganisations liées à la réforme de rythmes font que ces questions concernent désormais l école primaire. Dans ces perspectives d évolution où la part des collectivités semble croitre régulièrement, la question se pose de notre attachement à maintenir le rôle régulateur et égalitaire de l Etat. Celui là-même qui fonde nos fonctions d inspection. Certains considèrent désormais comme une vérité incontournable la plus grande pertinence des gouvernances locales. D autres jugent que l attachement à une politique éducative nationale relève d une résistance archaïque et corporatiste. La préparation idéologique a fait son œuvre. Mais est-on si sûrs que la contractualisation entre établissement et collectivité territoriale sera capable de mieux répondre à l enjeu fondamental de la recherche d une plus grande égalité de réussite? Penser que Ques onner les concep ons de la gouvernance Une des mutations fondamentales du service public d éducation dans les prochaines décennies sera celle de sa gouvernance. Le décret de janvier 2012 établissant l autorité budgétaire du recteur a déjà radicalement transformé le jeu des pouvoirs entre académie et ministère. Dans ce renforcement des pouvoirs académiques, les inspecteurs ont parfois été chargés de décliner opérationnellement les projets académiques sans être associés à l élaboration de ces projets ni aux analyses qui les précédaient. Le recours à la mesure de la performance constitue aujourd hui la caution objective la plus illusoire qui soit. Le SNPI continuera, par ses analyses, à montrer qu il ne suffit pas de mettre en relation deux chiffres pour établir une causalité et qu il est inacceptable de se servir des chiffres pour tenter de légitimer des choix idéologiques faits au préalable. Réformer l évalua on Nous l avons fortement défendu en GT10 quand il s agissait de débattre des missions. Les inspecteurs doivent se recentrer sur leurs missions pédagogiques pour accompagner les enseignants et les équipes et réussir une meilleure démocratisation de la réussite scolaire. Nos emplois du temps ont été surchargés de tâches administratives parfois en conséquence de la diminution des effectifs des services, parfois en conséquence de conceptions bureaucratiques aberrantes, obsessionnelles et inutiles. La simplification administrative ne doit pas rester un slogan! Si l enjeu fondamental de l évolution positive de notre système éducatif est de permettre un accès à la réussite scolaire moins déterminé par l appartenance sociale, il faut que cet objectif soit l objectif premier de nos missions. Pour cela nous devrons recouvrer des moyens de formation continue qui ont presque complétement disparu. Nous devons repenser l inspection dont les personnels disent à la fois qu ils ne veulent pas qu elle se transforme en évaluation administrative mais qu ils ne trouvent pas dans ses formes actuelles ce qu ils attendent pour faire progresser l exercice de leur métier. Nous devons le faire en concertation avec les personnels d enseignement car l évaluation ne peut se mettre au service du bien commun que si elle est une construction collective, une démarche partagée, une ambition mutuelle. Sans doute certains se demandent si ces ambitions ne portent pas le risque de nous mettre en porte-à-faux permanent avec les orientations institutionnelles alors que des adhésions, même superficielles, peuvent réunir des conditions d exercice plus confortables. Redisons-le : tout est affaire de valeur. Nous avons fait le choix d une conception démocratique de la fonction publique. Rien n y est simple, la tension dialectique en est la nécessité permanente. Mais l enjeu est incontournable : permettre à l école de construire une société de liberté, d égalité et de fraternité. 13

14 Folio : p14 - Type : puni :02:35 Brèves de vie syndicale Le SNUIPP s inquiète de la mise en œuvre de : manque de transparence des choix pédagogiques, problèmes de confidentialité et d'opérationnalité, Le syndicat enseignant rappelle «que ces modules ne peuvent se substituer à une relance indispensable de la formation continue de qualité sous forme de stage sur le temps de service Le SNUEP s inquiète de la détérioration de l enseignement professionnel : réforme de la voie professionnelle, recrutement et formation des PLP, suppression des Bacs Pros Comptabilité et Secrétariat les sujets d inquiétude ne manquent pas d autant que le nouveau ministère, en matière de revalorisation de la formation professionnelle, semble privilégier l apprentissage. Les syndicats enseignants de la FSU ont écrit à la ministre pour l alerter sur la situation des stagiaires déjà titulaires d un master Grande disparité des exigences des Espe dont certaines sont contradictoires avec les exigences réglementaires et ne font pas preuve des adaptations de cursus qu elles définissent. Le SNES engage un bilan des programmes scolaires. Il propose aux enseignants de renseigner des enquêtes disciplinaires, pour réaliser un bilan des programmes actuels et de leur mise en œuvre et être force de proposition auprès du CSP, et en Conseil Supérieur de l Éducation. Le SNESUP s inquiète toujours de l insuffisance des moyens dont disposent les université alors qu elles doivent faire face à une augmentation des effectifs étudiants. Les nouvelles organisations technocratiques des universités regroupées, les modifications statutaires engagées pour les enseignants-chercheurs et l insuffisance patente des moyens ne permettront pas d assurer des conditions décentes de rentrée! Inspecteur aujourd hui Bulle n syndical du SNPI-FSU n CPPAP: 0411 S 5095 Siège social : 104, rue Romain Rolland Les Lilas Directeur de la publica on Paul Devin Rédactrice en chef Catherine Chabaudie Régie publicitaire COM D'HABITUDE PUBLICITÉ Clo lde Poitevin Imprimeur CORLET imprimeur SA 14

15 Folio : p15 - Type : puni :02:35 Bulle n d adhésion 2014/2015 NOM, Prénom.. Nom d usage.. Date de naissance.. Adresse personnelle Courriel personnel.. Téléphone personnel.. Téléphone portable.. Corps. Spécialité. Indice. Échelon... Détachement Oui Non les inspecteurs détachés co sent à la hauteur de leur indice Classe normale Hors classe Retraité Chargé de mission, FF Stagiaire Académie.. Poste.... Adresse professionnelle Téléphone professionnel.. J adhère au SNPI-FSU et je règle ma co sa on syndicale en une fois pour un montant de en règlement frac onné de trois versements de en règlement frac onné de six versements de J accepte de fournir au SNPI-FSU les informa ons nécessaires à l examen de ma carrière. Je lui demande de me communiquer les informa ons professionnelles et de ges on de ma carrière auxquelles il a accès à l occasion des commissions paritaires, et l autorise à faire figurer ces informa ons dans des fichiers et traitements automa sés dans les condi ons fixées par les ar cles 26 et 27 de la loi du 06/01/78. Ces condi ons sont révocables par moi-même dans les mêmes condi ons que le droit d accès en m adressant directement au SNPI-FSU. Chèque(s) à libeller à l ordre du SNPI-FSU SNPI-FSU, trésorier na onal 104 rue Romain-Rolland Les Lilas Merci de transme re votre bulle n et votre règlement à SNPI-FSU Trésorier na onal 104 rue Romain Rolland Les Lilas Indice nouveau majoré Co sa on en euros HEA HEA HEA3 + B1 243 HEB2 248 HEB3 255 Stagiaire 84 Chargé de mission 84 CFA et retraité 101 la réduc on d'impôts est de 66 % Suivez l actualité du SNPI-FSU en ligne h p://www.snpi-fsu.org 15

16 Folio : p16 - Type : puni :02:35 L : H : Couleur : Black Yellow Magenta Cyan Les nouvelles solutions numériques et pédagogiques pour unusage optimal en classe XJ-UT310WN VIDÉOPROJECTEUR Ultra-courte focale Source lumineuse de 3100 lumens ANSI sans mercure changement de lampe Réduction massive des coûts Couleurs riches et naturelles DICTIONNAIRE ÉLECTRONIQUE EW-F4500C -F4500C 14 ouvrages bilingues et monolingues Développement de la compréhension vidéoprojecteurs CASIO CALCULATRICE GRAPHIQUE fx-cp 400 Grand écran couleur tactile Géométrie dynamique et graphes 3D vidéoprojecteurs CASIO Toutes les calculatrices CASIO sont conformes aux

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