Je m abonne pour 1 an (4 numéros de l année en cours) à la revue «Recherche en soins Infirmiers».

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Je m abonne pour 1 an (4 numéros de l année en cours) à la revue «Recherche en soins Infirmiers»."

Transcription

1 R ECHERCHE EN SOINS INFIRMIERS Revue Trimestrielle 4 numéros par an. Directrice de la publication : Monique FORMARIER COMITÉ DE RÉDACTION Monique FORMARIER Cholet Marie-Claude LEFORT La Roche s/yon Sylviane FOURTEAU Paris Nicole MAIRESSE Rueil Brigitte GUERRIN Pontoise Geneviève POIRIER COUTANSAIS La Roche s/yon Guy ISAMBART Clermont-de-l Oise Thérèse PSIUK Lille Ljiljana JOVIC Paris Geneviève ROBERTON Roanne Paulin TCHASSOU Paris ABONNEMENTS MALLET CONSEIL : 2, place Antonin Jutard, Lyon Tél. : Fax SIÈGE SOCIAL ARSI 31, RUE DU DOCTEUR CHATELLIER CLERMONT Tél. : Fax Internet : fr U.R.L. : http :// perso. club-internet. fr/giarsi/ Commission paritaire : ISSN : ÉDITION MALLET CONSEIL ABONNEMENTS 2000 Les abonnements passés en cours d année portent sur les 4 numéros de l année en cours. Je m abonne pour 1 an (4 numéros de l année en cours) à la revue «Recherche en soins Infirmiers». NOM FONCTION ADRESSE Prénom Secteur d Activité Téléphone TARIFS 2000 TTC FRAIS DE PORT COMPRIS : 4 N os (1 par trimestre) FRANCE 540 F ÉTRANGER 620 F POUR COMPLÉTER VOS COLLECTIONS : Spécial Méthodologie 94 : 180 F Collection 90 : 200 F Collection 95 : 300 F Collection 87 : 150 F Collection 91 : 200 F Collection 96 : 300 F Collection 88 : 150 F Collection 93 : 200 F Spécial Méthodologie sept. 97 : 140 F Collection 89 : 150 F Collection 94 : 250 F Collection 97 : 310 F Collection 98 : 320 F Collection 99 : 350 F Je verse la somme de repésentant abonnement(s) par chèque à l ordre de MALLET CONSEIL, 2, Place Antonin Jutard, Lyon.

2 S N OMMAIRE 60 MARS 2000 RECHERCHE EN SOINS INFIRMIERS ÉDITORIAL... 3 RENCONTRE AVEC : La créativité dans la réalité professionnelle le désir de créer et le plaisir de faire Elisabeth DEDIEU MÉTHODOLOGIE Le centre d intérêt de la discipline infirmière : une clarification à l aide des bases ontologiques Francine MAJOR RECHERCHE Hardiesse, stratégie de coping et qualité de vie au travail d infirmières de Réanimation Philippe DELMAS André DUQUETTE La perception de la douleur post-opératoire comme un stigmate par les opérés à une cholécystectomie et par les infirmières Pascale SAINTONGE Effets de la préparation sur l anxiété avant la fibroscopie bronchique Simone DALBIES Simone DELON Martine FONTES-CARRERE Edgar GONCALVES DE CARVALHO Sylvie LEPAGE VARIATION La gestion des déchets d autosoins : vers une éducation hospitalière? Annick DELPECH Évaluation de la douleur chez l enfant : prise en charge infirmière Isabelle DANGLETERRE Marianne DJAMBAY 2

3 E DITORIAL LE COMITÉ DE RÉDACTION Que les recherches et travaux que nous publions dans cette revue soient élaborés au cours d un cursus scolaire en I.F.S.I. ou en École des Cadres ou encore qu ils soient l œuvre de chercheurs expérimentés ou d équipes soignantes, ils présentent un point commun qui est leur ancrage dans les sciences humaines. Après avoir été longtemps centrés sur les sciences biomédicales, les soins infirmiers englobent, de façon plus systématique, des savoirs venant d autres disciplines. L effort d ouverture, qui répond à des préoccupations pédagogiques, commence à porter ses fruits dans les pratiques courantes des soins actuels. Cette évolution entraîne un autre rapport au savoir qui exige, surtout en ce qui concerne les sciences humaines, une acceptation du pluralisme, une reconnaissance des courants de pensée, un refus de s enfermer dans un seul cadre de référence, une complexité de raisonnement devant la diversité des approches, une modestie dans la détention du savoir; pour résumer, moins de certitude mais un plus grand développement de la recherche. La revue «sciences humaines» dans le 100 ème numéro sur le renouveau «des sciences humaines» souligne fortement cette évolution remarquée dans les soins infirmiers en développant l idée que de nouveaux paradigmes sont en émergence centrés sur les théories de l action et l analyse du sens (François DOSSE). Deux idées majeures sont prises en compte : les sciences humaines doivent «coller» au plus près de la réalité, le paradigme de la complexité (MORIN) ne doit plus être écarté mais développé. Le sens que l individu donne aux événements de sa vie prime sur des généralisations ou des modèles théoriques difficilement adaptables au cas particulier. Cette orientation, qui suscite aussi de la résistance, influence les recherches vers des sujets au plus près des terrains de l action et vers des méthodes qualitatives. Elle devrait aussi avoir un impact sur l enseignement des soins infirmiers car l intérêt n est plus de savoir ce que les infirmières savent au sujet des êtres humains qu elles soignent mais ce qu elles font avec les patients dans une situation donnée, c est-à-dire leur capacité à s adapter à une situation réelle complexe en en comprenant le sens. C est ce grand champ de recherche qui est à défricher pour le siècle futur. 3

4 R Élisabeth ENCONTRE DEDIEU, formateur manipulatrice radio à IFMEM - Assistance Publique - Hôpitaux de Paris - La Salpêtrière. LA CRÉATIVITÉ DANS LA RÉALITÉ PROFESSIONNELLE... LE DÉSIR DE CRÉER ET LE PLAISIR DE FAIRE. Cet article est réalisé à partir d un mémoire de maîtrise universitaire de Gestion et Animation des Systèmes de Formation, Université de Paris - Dauphine RÉSUMÉ SUMMARY LA CRÉATIVITÉ DANS LA RÉALITÉ PROFESSIONNELLE... LE DÉSIR DE CRÉER ET LE PLAISIR DE FAIRE. L être humain transforme les règles en action en renormant le travail. Il transgresse les normes initiales pour les appliquer à la réalité. Dans le métier de la manipulation en radiologie, la créativité est au cœur de l ingéniosité qui constituerait en quelque sorte le ressort même du métier, l intelligence du corps, l intelligence rusée. Expliquer le travail est donc difficile et complexe car les espaces de visibilité sont des espaces informels, mélange de crainte et besoin de donner à voir à autrui. La créativité, liant du puzzle des normes, ajoute de la valeur au savoir et le rend progressivement plus utile. THE DESIRE OF CREATING AND THE PLEASURE OF DOING The human being transforms the rules into actions by using new norms for his work. He transgresses the initial standards to apply them to real life. In the job of radiology manipulation, creativity is in the heart of the ingenuity which would constitute, in a way, the moving force of the profession, the intelligence of the body, the cunning intelligence. Explaining the work is therefore difficult and complex because the visibility spaces are informal spaces, a mixture of fear and of need to show. Creativity, as the binder of the standards jigsaw, adds value to the knowledge and, step by step, makes it more useful. Mots clés : créativité, transgression des normes, implication, reconnaissance. Key words : Creativity, norms transgression, implication, gratitude 4

5 R ENCONTRE LA CRÉATIVITÉ DANS LA RÉALITÉ PROFESSIONNELLE... LE DÉSIR DE CRÉER ET LE PLAISIR DE FAIRE AVANT-PROPOS Toute organisation a pour but de programmer, de coordonner et de standardiser les activités de travail, et sa mise en œuvre consiste donc en une réduction des incertitudes du processus de production. À l inverse, l innovation a pour but de transformer les relations entre les différents éléments du processus de production. Sa réalisation repose sur une capacité de réaction, de créativité. Ces deux logiques sont complémentaires mais elles sont également antagonistes «La variabilité est certes plus ou moins grande suivant les secteurs et les circonstances, mais elle ouvre toujours un écart entre ce qui est prévu et la façon dont les choses se présentent concrètement.» explique G. Jobert (1999). INTRODUCTION Les manipulateurs en électroradiologie médicale, en poste, qui suivent une formation continue sont des adultes à la recherche de savoirs opérationnels pour leurs activités professionnelles. La rationalité dirige leurs démarches et ils souhaitent investir les récents acquis au bénéfice du patient, du service, de l équipe et d euxmêmes. Ils reconnaissent avoir besoin de déclics ou de modèles pour entamer le processus de construction qui aboutira à mettre au jour le système d exploitation adapté aux besoins du service ou à leurs souhaits personnels. La réalité prouve la nécessité de reconnaître et cultiver les talents de chacun. Pour s adapter à la production de soin mouvante dans les services de radiologie, estil donc dynamisant de mobiliser chez le manipulateur le désir de participer, de s intéresser à l organisation professionnelle en prenant en compte ses ressources individuelles telle que la créativité? Le rôle dynamique de l imagination navigue entre le niveau individuel et le processus de création collectif. L objet est d étudier la valeur de la créativité dans la réalité professionnelle d un service de radiologie avec des interrogations tant sur le plan sociologique que pédagogique. I LA CRÉATIVITÉ DANS LA RÉALITÉ PROFESSIONNELLE La créativité un état d esprit ; des méthodes et des techniques ; la capacité d imaginer des solutions ; un moyen de mieux communiquer avec les autres. La radiologie est une production de soin, de savoirs. C est un acte sur une personne en situation de diagnostic ou de thérapie. Si la radiologie est une discipline scientifique médicale bien établie aujourd hui, l acte relève non seulement de cette spécificité reconnue mais également d une variabilité dans le soin prodigué au patient. Ce n est pas une reproduction des gestes qui est nécessaire, c est l invention au quotidien et à chaque malade qui est indispensable à la survie de la profession et des professionnels. La créativité n est pas un non-sens dans ces métiers. C est une valeur d échange entre les membres d un groupe spécialisé, un langage d adaptation à un parc technologique sans cesse renouvelé, une démarche intellectuelle intéressant l évolution de la profession, un attrait individuel et/ou collectif qui correspond à la réalité de l activité du service. Plus encore, c est une implication de tous les instants à la dimension du travail, une hardiesse à la mesure de la tâche, un intéressement aux nouvelles modalités des rapports humains au travail. P. Davezies définit le travail par «ce qui n est pas donné»...par la prescription. C est donc ce qui est apporté par les travailleurs, par l intelligence au travail, par leur créativité. Toute innovation s inscrit nécessairement dans une trame sociale et historique qui lui confère sa signification véritable. En ce sens, la création n est jamais un événement ponctuel, autonome et radical : elle se manifeste toujours par un effet de contexte. La gestion de l innovation se fonde donc sur la création de nouvelles règles d organisation pour introduire la dimension spécifique de l action. La créativité nous entraîne alors souvent vers des choix. Elle approche le spontané et le jeu, elle oblige à faire des tris dans des éparpillements où séjournent le connu, le conventionnel, l artifice, les effets. Parce qu elle n appartient pas au seul domaine artistique et qu elle côtoie la création, elle est une nécessité et préside à l agencement du travail. Aussi les techniques doivent-elles être connues afin de mieux les oublier : l incorporation de la technique permet l aisance dans la pratique. Le travail réel ne correspond pas au travail prescrit, ceci a été démontré tant par l ergonomie que par la théorie des organisations. Ce que l on sait moins c est comment les travailleurs parviennent à gérer ce décalage. 5

6 II LE TRAVAIL COMME MILIEU DE CONTRAINTES III LA CRÉATIVITÉ : LA TRANSGRESSION DES NORMES ET LA SOUFFRANCE L action est réglée sur des référentiels. Ces règles font état de l art du métier qu elles soient conscientes ou non, ce sont des normes. Or l action ne peut être normée préalablement car les normes sont pour des formes standards et stabilisées. Les situations de travail concrètes sont en général toutes particulières. Les contraintes de travail pour les cadres ou les manipulateurs en service de radiologie appartiennent à deux registres : les contraintes de l acteur et les contraintes du système. Ces deux contextes, acteur et système, empruntés à «L acteur et le Système» de Crozier et Friedberg (Seuil, 1985) relèvent de la théorie qui considère l organisation comme un système politique dans lequel des acteurs évoluent. Elle repose sur quatre principes : l acteur en organisation est un stratège, avec une marge d action; il est rationnel, mais sa rationalité est limitée; le pouvoir est une relation d échange qui se négocie; l interaction entre les individus aboutit à la constitution d un système d action. Les contraintes de l acteur comportent la notion du temps et le facteur humain tandis que les contraintes du système englobent les rubriques techniques, architecturales, administratives et économiques. Les contraintes sont ressenties par le personnel. La fréquence et les niveaux de conscience peuvent différer d un individu à l autre. Il est noté une tendance à trouver un intérêt de la contrainte afin d aspirer à un «confort» au quotidien. Cet intérêt peut être personnel ou collectif et est lié au type d organisation instaurée dans le service de radiologie. Les indicateurs de pouvoir, d innovation, de responsabilité et de persévérance sont des guides pour dégager les niveaux de conscience d action du personnel sur ces contraintes. Aussi des analogies et des comparaisons sont-elles faites, des contradictions et des variations sont entretenues, la créativité se développe, séduit et inévitablement, l exercice comporte un risque : la transgression de la norme. La contrepartie de cette propriété est source de souffrance. Souffrance déterminée par l écart éprouvé par l agent entre la situation réelle de travail et ses attentes et espoirs qu il a construits. Pour répondre à leurs problèmes quotidiens, les agents doivent chercher des solutions adaptées aux cas des patients, à l environnement technique et à l équipe. Ils se trouvent alors confrontés à de véritables cas de conscience pour appliquer des règlements trop durs ou inadaptés aux cas nouveaux. Une élaboration collective et individuelle de solutions conduit les agents à se tourner les uns vers les autres autant que vers leurs chefs immédiats pour fonder ou couvrir leurs pratiques. Le travail est ici intéressant car il faut inventer des formules mais il engendre aussi l inquiétude et l angoisse face à l urgence des situations. L agent découvre ainsi de nouvelles valeurs dans son action quotidienne. Il lui faut constamment s engager dans de multiples rencontres; le travail se charge d une profonde quête éthique de sens sur ce qui est fait, sur les conséquences des choix. La valeur du travail repose sur une capacité à remettre en jeu des ressources humaines, les siennes et celles des proches, face aux pressions de la situation. Cette expérience du travail à risque implique totalement l individu et ses collègues. Face à la contrainte «force extérieure qui va à l encontre de ma volonté» mais qui rassure par ses interdictions, se donner la loi de son action entraîne des bouleversements psychosociologiques en rapport avec une liberté partielle. Ce qui se passe chez soi arrive aussi à d autres. C est un acte collectif entre des personnels diversifiés et multiples. La formation joue donc un rôle important : accepter de se laisser surprendre est le début de l aventure; s ouvrir à l inattendu demande une certaine confiance. C est sans doute aussi tout le charme de la réalité professionnelle d où la nécessité d organiser la créativité systématiquement par la stimulation et l exploitation du potentiel créatif de chacun. IV LA CRÉATIVITÉ : LE POUVOIR CRÉATEUR ET LA SANTÉ MENTALE La créativité est à considérer comme ayant la capacité de produire du savoir nouveau et de trouver des réponses originales à des problèmes inédits qu il faut résoudre localement. Ce qui apparaît comme plus per- 6

7 LA CRÉATIVITÉ DANS LA RÉALITÉ PROFESSIONNELLE... LE DÉSIR DE CRÉER ET LE PLAISIR DE FAIRE tinent encore c est la capacité à aider d autres personnes à produire de la connaissance à partir de leur expérience. C est-à-dire à mobiliser l énorme gisement de savoir contenu dans les pratiques pour comprendre ce que les acteurs vivent dans leurs situations de travail. Non seulement comprendre les logiques d action des acteurs réels par l échange affectif et intellectuel qui devient possible mais aussi par la formalisation du savoir-faire. Avec la créativité il est question de pouvoir créateur, de santé mentale, de valeur à donner à la «quotidienneté», entre réalité et rêve avec des marges d action du personnel. Ainsi la création est une transposition d une part de soi inconsciente et un dépassement du contexte particularisant de l expérience. La créativité est de cette nature qui pousse l initié aux extrêmes de soi. C est l activité créatrice qui permet au sujet de se saisir de lui-même, de s appréhender comme acteur de sa vie, comme agent de sa destinée. En ce sens, il transforme lui-même le monde qu il rencontre. Dans cette mouvance se révèle l énigme de soi et celle de l identité de l homme. Une relation humaine a sans cesse besoin, pour enrichir sa force de liaison, de cette imagination créatrice et de cette vigilance accueillante qu exige l œuvre créatrice. On peut dire que l attitude créatrice de l homme à l égard de son innovation n est qu une forme particulière d une adaptation sociale plus générale. Les enjeux apportés par la créativité dans la réalité professionnelle existent. Le sens donné au travail dynamise l individu et le collectif par la coopération et la reconnaissance de l action. En découle une valorisation du savoir et des ressources humaines de l équipe soignante. Il s ensuit alors une démonstration bénéfique tant pour l acteur que pour le système d un épanouissement d expression créative, d une souplesse de management pour jongler avec les éléments à disposition et trouver le juste équilibre. La puissance de la créativité s accroît exponentiellement avec la diversité et la divergence de ces utilisateurs. Configuration du processus d aménagement de la créativité Innovation Confiance ACTEUR SYSTEME Aliénation Production de soin Métier Ressources Implication Formation Socialisation Tolérance Malaise Individu Idées Travail prescrit Contraintes Collectif Normes Hétéronomie Décision Apprentissage Risque Imagination Action Animation Travail réel Compréhension Pensée Connaissance Adaptation Responsabilité Soufrance Appropriation du sens de l'action Intelligence rusée Sens du travail Réseau Mobilisation Engagement Pouvoir Effort Conflit Protocoles Reconnaissance Silence Incertitude Conceptualisation Valeur du savoir Santé mentale Echange Experience Persévérance Elargissement du champ conscienciel Optimisation de soi Art de vivre Trtansformation Action de changement Coopération Réference symbolique Autonomie 7

8 CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE La pédagogie de la créativité n existe que dans le moment où cette pédagogie se constitue. La créativité ne se dépose pas dans une série de recettes et de conseils pratiques. C est une pédagogie du risque et de l incertitude. C est une pédagogie qui s invente. Longtemps cantonnées dans quelques bureaux d études spécialisés, cette fonction créatrice et cette valeur d anticipation tendent à se généraliser avec l expansion des organisations par projet et les dynamiques expérimentales de changement. Une telle valeur du travail inventif suppose alors que chacun, manipulateur ou cadre, puisse se sentir participer à une nouvelle conception de l acteur. Il y a là une dimension fondamentale, celle d une constante préoccupation de ce qui rend le travail source de valeur pour l acteur et donc d implications collectives : la créativité, le désir de créer et le plaisir de faire. Le schéma précédent tente de représenter la créativité dans la réalité socioprofessionnelle. Sont reprises des étapes comme «travail prescrit, travail réel, sens du travail, valeur du savoir». Le fil conducteur pourrait se traduire par : l imagination travaille à la fois dans le passé, le présent et le futur, pour prendre en compte le présent, tirer parti du passé et se tendre vers le futur, qui à son tour devient présent et puis passé. C est un empilement de savoirs qui sans cesse s appuie sur des connaissances renouvelées, remises à jour entre l acteur et le système. C est un perpétuel recommencement. La créativité n est jamais établie puisque tout peut être remis plus constructivement en cause; c est un agencement inédit d éléments. La créativité est une caractéristique de comportement : un individu créatif a besoin d une certaine marge d autonomie pour pouvoir réaliser ses capacités, a besoin d un certain détachement pour être original. Collectif Sciences Humaines Paris IX-Dauphine (Jacob Annie, Juan Salvador, Labounoux Gérard, Million Marie-Madeleine), Organisation et management en question(s), Logiques Sociales L Harmattan, 1993, 230 pages. Crozier Michel, La société bloquée, Seuil, 1970, 226 pages. Dejours Christophe, Le facteur humain, Que sais-je n 2996, PUF, 1995, 127 pages. Dejours Christophe., Souffrance en France, Seuil, janvier 1998, 197 pages. Dejours Christophe et Dessors Dominique, article pour une formation sur la mobilisation de la personnalité et de l intelligence au travail, Les formations de l APHP, 1994, 46 pages. Dodier Nicolas, Ce que provoquent les infractions, La transgression des règles au travail sous la direction de J. Girin et M. Grosjean, L Harmattan, 1996, 141 pages. Jobert Guy, L intelligence au travail, à paraître dans Traité des sciences et méthodes de la formation, Nathan, Kao John, Organiser la créativité, Village mondial, 1998, 192 pages. Molinier Pascale, article pour un colloque sur les conditions subjectives et sociales de l ingéniosité au travail, Les formations de l APHP, 1994, 46 pages. Thuderoz Christian, Transgressions et objets ou quelques réflexions à propos de l objet et du sujet, La transgression des règles au travail sous la direction de J. Girin et M. Grosjean, L Harmattan, 1996, 141 pages. Turcotte Pierre R., Qualité de vie au travail : anti-stress et créativité, Les éditions d organisation, Québec 1983, 184 pages. 8

9 ÉTHODOLOGIE MFrancine Major, inf., M. Sc. Étudiante au doctorat en sciences infirmières (Université de Montréal, Québec, Canada), Professeure au Département des sciences infirmières (Université du Québec à Hull, Québec, Canada) LE CENTRE D INTÉRÊT DE LA DISCIPLINE INFIRMIÈRE : UNE CLARIFICATION À L AIDE DES BASES ONTOLOGIQUES RÉSUMÉ ABSTRACT Le centre d intérêt de la discipline infirmière : une clarification à l aide des bases ontologiques. The focus of the discipline of nursing : a clarification with the ontological basis. La discipline infirmière s est enrichie des contributions d infirmières théoriciennes, chercheuses et praticiennes dans la création de modes favorisant le développement de la connaissance infirmière. L apport de l ontologie permet de clarifier la nature de la réalité à la base des visions sur les phénomènes à l étude. En sciences infirmières, ces visions sont enracinées dans deux paradigmes différents qui influencent tout autant la nature du centre d intérêt de la discipline. Des propositions de centre d intérêt sont analysées et des règles sont proposées pour permettre de choisir un mode heuristique cohérent avec le paradigme d appartenance. La coexistence des paradigmes mérite le respect de visions différentes et l engagement à évaluer les théories de la discipline en relation avec les valeurs à la base de notre service à la société. The discipline of nursing is enhanced by the contributions of theoricians, researchers and practitioners in nursing who created ways that promote the knowledge development of nursing. The contribution of ontology allows for the clarification of the nature of reality from which stem the visions about phenomena to be studied. In nursing sciences, these visions are embedded in two different paradigms that influence the nature of the focus of the discipline as well. Some statements about the focus of the discipline are analysed and rules allowing for the choice of a coherent heuristic mode are set forth according to the chosen paradigm. The coexistence of paradigms deserves the respect of the different visions and the engagement to evaluate the theories of the discipline in relation with the values grounding our service to the society. Mots-clés : Centre d intérêt, Discipline, Ontologie, Paradigmes Key words : Focus, Discipline, Ontology, Paradigms 9

10 M ÉTHODOLOGIE LE CENTRE D INTÉRÊT DE LA DISCIPLINE INFIRMIÈRE : UNE CLARIFICATION À L AIDE DES BASES ONTOLOGIQUES Les trois dernières décennies ont vu l ensemble des disciplines débattre de la nature de la science et de l activité scientifique. En sciences infirmières, le débat ontologique sur les visions de la réalité, présentes au sein de la discipline a remplacé le débat épistémologique sur les méthodes de recherche (Silva, Sorrell, & Sorrell, 1995). Le centre d intérêt de la discipline infirmière ou substance infirmière est l objet spécifique qui oriente le développement des connaissances. Le présent essai résulte d une revue synthèse des écrits portant sur la discipline et son développement. Il vise à clarifier le centre d intérêt de la discipline infirmière à l aide des bases ontologiques sur lesquelles il s appuie en : 1) analysant brièvement les propositions de centre d intérêt de la discipline à la lumière des bases ontologiques, 2) énonçant un centre d intérêt de la discipline cohérent avec l ontologie dont se réclame la présente auteure, 3) proposant des règles pour le choix des modes heuristiques favorisant le développement de la connaissance sur la substance infirmière, 4) invitant toute infirmière, théoricienne, chercheuse ou praticienne à relever le défi de la cohérence ontologique, épistémologique et méthodologique. Le présent essai s appuie sur les deux premices suivantes : toute personne est partie prenante de la réalité dans un monde fait de sens, de culture et d histoire, et le langage choisi pour exprimer une vision du monde reflète la nature de la réalité ou ontologie (Parse, 1998); l ontologie de la présente auteure est liée au paradigme de la simultanéité (Parse, 1987) qui sera décrit ci-après. Les bases ontologiques Une base ontologique est une conception ou vision de la nature essentielle de la réalité. L existence de conceptions différentes de la réalité est reconnue en philosophie (Le Shan & Margeneau, 1982; Rawnsley, 1998). Les réalités objectives, perçues, construites ou créées s expriment dans des systèmes de croyances ou visions du monde offrant des perspectives sur les phénomènes. Ces systèmes de croyances sont aussi désignés sous le vocable de paradigmes; ces derniers influencent le domaine de la santé au même titre que toutes les autres sphères de la société (Capra, 1983; Cull-Wilby & Pepin, 1987 ; Ferguson, 1981). En sciences infirmières, deux bases ontologiques différentes sont reconnues dans les écrits (Mitchell & Cody, 1992; Silva, Sorrell, & Sorrell, 1995). Ces bases ontologiques se reflètent dans les postulats de chacun des deux paradigmes de la totalité et de la simultanéité (Parse, 1987). Selon Parse (1987), dans le paradigme de la totalité (voir le Tableau I), la réalité est statique et objective; l être humain est un organisme fermé ayant des composantes délimitées et reliées entre elles, biologiques, psychologiques, sociologiques, spirituelles et culturelles; l environnement peut être manipulé pour maintenir ou promouvoir un équilibre; en interaction avec l environnement, l être humain s adapte aux situations changeantes et il a besoin d aide pour composer avec les exigences d auto-soins; la santé est un état dynamique de bien-être avec un niveau optimal désirable. Comme l être humain répond aux facteurs environnementaux dans des patterns de causalité, les situations de vie peuvent être prédites et vérifiées; lorsque les relations causales sont déterminées, le contrôle des facteurs est possible (Nagle & Mitchell, 1991). Les méthodes de recherche cohérentes avec ce paradigme sont de nature quantitative; empruntées aux sciences de la nature, elles ont pour but de décrire, expliquer, prédire et contrôler les facteurs influençant les situations (Nagle & Mitchell, 1991; Parse, 1987). Selon Parse (1987), pour être adéquates au développement de la science infirmière, les méthodes de recherche de type quantitatif bénéficieraient d un développement issu directement des théories de la discipline avec une base ontologique cohérente avec ces dernières. Dans le paradigme de la simultanéité (voir le Tableau I), la réalité est une co-création dynamique de la relation personne-univers; l être humain est un être ouvert, qui est libre de choisir une signification aux situations; il porte la responsabilité de ses choix dans un processus être humain-univers-santé qui est en devenir, c està-dire en co-création continue et simultanée; ce processus en devenir est associé à une série de valeurs mises en priorité; la santé est la façon dont une personne fait l expérience personnelle de vivre un devenir en processus mutuel avec l univers (Parse, 1987; 1998). Les méthodes de recherche cohérentes avec ce paradigme sont de nature qualitative et issues de la science humaine (Parse, 1987; Mitchell & Cody, 1992). Certaines de ces méthodes de recherche sont développées à partir d une perspective infirmière (Barrett, 1998; Parse, 1996). De nature qualitative, ces méthodes tentent de saisir les patterns de signification qui reflètent l expérience d être humain et visent la compréhension d expériences humaines et l élaboration de théorie (Nagle & Mitchell, 1991). Les visions différentes de la réalité influencent la façon de concevoir non seulement la nature de la substance infirmière mais aussi la façon de relier les concepts retenus entre eux et même de les définir. Des visions non seulement différentes mais divergentes sont devenues évidentes lorsque les auteurs ont regroupé les concepts sous forme d énoncé ou défini les concepts des centres d intérêt proposés (Cody, 1996; Malinski, 1996). 10

11 LE CENTRE D INTÉRÊT DE LA DISCIPLINE INFIRMIÈRE : UNE CLARIFICATION À L AIDE DES BASES ONTOLOGIQUES Paradigme de la totalité Paradigme de la simultanéité Réalité Statique et objective Co-créée et dynamique dans la relation personneenvironnement Être humain Organisme fermé, avec des Être ouvert, entier (indivisible) et libre de choisir composantes délimitées et reliées une signification aux situations entre elles Environnement En interaction avec l'être humain En co-création continue, mutuelle et simultanée Univers qui s'adapte et a besoin d'aide; être humain-univers-santé peut être manipulé pour le maintien d'un équilibre Santé État dynamique de bien-être avec un Expérience personnelle de vivre un devenir en niveau optimal désirable processus mutuel avec l'univers; processus en devenir selon les priorités de valeur Recherche : Patterns de causalité Patterns de signification méthodes Type quantitatif Type qualitatif origine Sciences de la nature Sciences humaines buts Décrire, expliquer, prédire et contrôler les Comprendre les expériences humaines et élaborer facteurs influençant les situations des théories Tableau 1: Les Postulats des paradigmes de la totalité et de la simultanéité Les propositions de centre d intérêt et leurs bases ontologiques Un centre d intérêt d une discipline ou substance est le point de départ d une discipline qui lui donne un caractère unique (Barrett, 1992 ; Parse, 1995). La substance et les modes d investigation qui en découlent servent à la reconnaissance d une discipline (Donaldson & Crowley, 1978). Le centre d intérêt détermine la sorte de connaissance à développer autant que la façon d organiser, vérifier et appliquer la connaissance (Carper, 1978). Selon Ellis, la détermination de la substance de la discipline infirmière est une priorité (Algase & Whall, 1993). Newman, Sime et Corcoran- Perry (1991) affirment que la substance est au-delà des visions du monde ou paradigmes, qu elle est libre de toute valeur. En opposition avec ces auteurs, nous croyons qu une conception particulière de la nature de la personne et de la santé, de la nature des méthodes scientifiques d investigation et de la nature du soin infirmier sont empreintes de valeurs qui sont reflétées dans une vision du monde ou paradigme. En accord avec Barrett (1992), nous affirmons qu il est préférable de reconnaître le paradigme dont on se réclame et sa base ontologique avant d énoncer un centre d intérêt car les façons particulières de définir les éléments d un phénomène, de le conceptualiser et de l étudier varient et reflètent les différentes conceptions de la nature de la réalité. La reconnaissance de l appartenance à une base ontologique différente est implicitement reconnue par Donaldson et Crowley (1978) dans leur exemple de la santé. Les auteurs font remarquer l importance de clarifier, dans le contexte d une théorie ou d une méthode de recherche, si la santé est considérée comme un état spécifique ou telle que définie par chaque individu. Chaque paradigme est imprégné d une base ontologique différente qui se reflète dans le choix des mots définissant la substance. Par exemple, les mots «transaction» et «présence authentique», ont une sémantique différente et ne peuvent être substitués l un pour l autre parce qu ils sont étayés par une base ontologique différente (Parse, in Takahashi, 1992). Plusieurs auteurs ont tenté de définir le centre d intérêt de la discipline sans toutefois s inscrire explicitement dans un paradigme. Les constatations suivantes visent à jeter un éclairage nouveau en rendant explicite le paradigme à la base des énoncés de quelques centres d intérêt. La présente auteure reconnaît l inestimable contribution des auteurs à l évolution de la discipline dans un contexte où, parfois, la notion de paradigme était absente ou embryonnaire. En 1959, Johnson affirme que les sciences infirmières ont besoin d avoir une connaissance des gens et de leurs patterns prévisibles de réponse au stress. Cette formulation correspond au paradigme de la totalité où la connaissance vise la prédiction de la réaction de l individu à un environnement extérieur à lui et considéré comme menaçant. En 1978, Donaldson et Crowley précisent que les sciences infirmières étudient l entièreté (wholeness) et la santé des êtres humains, en reconnaissant que les êtres humains sont en interaction continuelle avec leur environnement. Le but du soin est d optimiser les environnements humains pour la santé. Malgré un mouvement vers une conception 11

12 globale de l être humain, le fait de considérer l environnement comme multiple, séparé de l être humain et sujet à manipulation pour le rendre optimal, témoigne du paradigme de la totalité. Les trois thèmes d investigation proposés par Donaldson et Crowley (1978) sont encore plus révélateurs du paradigme de la totalité en parlant de «lois et de principes qui gouvernent les processus de vie, le bien-être et le fonctionnement optimal des êtres humains, malades ou en santé», de «patterns de comportement humain en interaction avec l environnement dans les situations critiques de vie» et «des processus qui entraînent des changements positifs dans l état de santé»(traduction libre, p.113). En 1984, Fawcett propose un métaparadigme infirmier composé de la personne, de l environnement, de la santé, du soin, et des thèmes d investigation de Donaldson et Crowley (1978). Selon Fawcett, le métaparadigme constitue la substance infirmière et il correspond aux phénomènes d intérêt de la discipline. En 1996, Fawcett définit quatre conditions requises pour un métaparadigme : il doit identifier un domaine distinct de ceux des autres disciplines, englober tous les phénomènes d intérêt à la discipline d une manière concise, être neutre de toute perspective et être d envergure internationale. Dans le cadre du présent essai, la troisième condition, «être neutre de toute perspective», retient notre attention. Fawcett (1996) affirme que les concepts du métaparadigme et les propositions de Donaldson et Crowley (1978) sont libres de toute perspective contrairement aux propositions d autres auteurs. Les définitions de Fawcett témoignent pourtant d une base ontologique du paradigme de la totalité, excluant du fait même la perspective du paradigme de la simultanéité. Fawcett (1996) définit la personne comme le bénéficiaire du soin infirmier et non comme un cocréateur de sa santé, l environnement comme extérieur à la personne et non intrinsèque à la personne, la santé comme un état de bien-être s étendant sur un continuum et non comme un devenir. Enfin, Fawcett définit le soin comme les actions prises par les infirmières au nom de ou en conjonction avec la personne, et comme les buts et résultats des actions de soin qui sont un processus systématique de collecte de données, de diagnostic, de planification, d intervention et d évaluation, ce qui reflète une conception du paradigme de la totalité. Cody (1996), Malinski (1996) et Rawnsley (1996) en font une analyse détaillée pour conclure que Fawcett ne respecte aucune des conditions requises par elle-même pour établir un métaparadigme. En 1991, Meleis introduit des notions de mouvement et de changement dans un énoncé où l infirmière est au centre de la situation de santé dans une interaction avec un être humain. Celui-ci est conçu comme une entité intégrée dans son contexte : il se trouve dans une transition ou il l anticipe. Le rôle de l infirmière est de faciliter les transitions et de transiger avec les gens qui subissent des transitions (Meleis & Trangestein, 1994). Cet énoncé révèle que le changement est délimité dans le temps et qu une transition peut succéder à une autre. De plus, selon cet énoncé, les personnes réagissent de façon dépendante à leur environnement quand elles souffrent, endurent les transitions en étant l objet sur lequel s exerce un pouvoir non voulu. Cette conception est cohérente avec le paradigme de la totalité où l être humain est considéré comme un objet qui n est pas libre de ses choix dans les situations vécues et où les situations de transition peuvent être isolées les unes des autres. Plusieurs auteurs ont tenté d intégrer des concepts nouveaux dans le but de traduire un centre d intérêt qui rende justice au caractère unique de la discipline. En plus de celui de Meleis (1991), les énoncés de substance de Newman et al. (1991), «le caring(1) dans les expériences humaines de santé», et de Kérouac, Pepin, Ducharme, Duquette et Major (1994), «le soin à la personne, qui en interaction continue avec son environnement, vit des expériences de santé», ont illustré la difficulté de la cohérence avec la base ontologique qui soustend toute expression du langage parlé et gestuel. Par exemple, Newman et al. (1991), au contraire de Kérouac et al. (1994), ont réussi à intégrer l environnement et la santé au concept de l être humain sans pour autant faire de celui-ci le centre d attention de l énoncé. Le plus grand changement issu de cet effort d intégration est sans doute l attention principale qui s est déplacée de la personne vers le soin et parfois vers le rôle de l infirmière. Avec un énoncé mettant en relief le soin, le risque est grand de déplacer le centre d intérêt pour la recherche sur ce que font les infirmières en relation avec les êtres humains plutôt que sur ce que les infirmières savent au sujet des êtres humains (Barrett, 1992). Or, une discipline ne se définit pas par les actions ou les activités qui font partie de sa pratique mais bien par son savoir, son corps de connaissances sur une substance qui est l objet de son investigation. La présente auteure remet en question la pertinence d inclure le soin dans le centre d intérêt pour le développement d un corps de connaissance disciplinaire. Tout en imprégnant les éléments du centre d intérêt, le soin est considéré comme un contexte dans lequel une théorie de la discipline est actualisée dans la pratique infirmière. (1) Le mot caring peut être traduit par soin mais il perd sa connotation expressive propre à la langue anglaise et ne permet pas de le distinguer du mot care qui est aussi traduit par soin. 12

13 LE CENTRE D INTÉRÊT DE LA DISCIPLINE INFIRMIÈRE : UNE CLARIFICATION À L AIDE DES BASES ONTOLOGIQUES Vers un centre d intérêt de la discipline cohérent avec le choix d une base ontologique Il existerait donc deux bases ontologiques dans la discipline. Malinski (1996) suggère alors qu il y ait deux métaparadigmes, celui proposé par Fawcett (1984; 1996) et regroupant des théories comme celles d Orem, de Roy ou de Neuman et enfin celui représentant les travaux de Rogers, de Parse et de Newman et comportant des thèmes identifiés par Sarter (1988). Ces thèmes concernent le processus, le changement comme croissance humaine, la santé comme une évolution, l auto-transcendance, l ouverture, le pattern, l espace et le temps comme non-linéaires, fluides et relatifs (Malinski, 1996). Les deux métaparadigmes correspondent aux paradigmes de la totalité et de la simultanéité. Comme ils procèdent de conceptions divergentes de la réalité, il serait inefficace de tenter de les unir dans un métaparadigme qui impose une conception particulière (Brodie, 1984) sans tenir compte de celle de l autre (Cody, 1996). Dans un effort de synthèse, Parse (1998) propose que la discipline infirmière s intéresse au processus être humain-univers-santé. Le caractère indissociable des concepts est suggéré par les tirets entre chacun d eux. Dans cette optique, les cadres de référence et les théories de la science infirmière constitue la substance du corps de connaissance de la discipline infirmière (Parse, 1995). Chaque théorie révèle le système de croyances du paradigme à sa base. Par exemple, la perspective ontologique de la théorie de Parse situe la réalité dans la co-création avec l univers et les autres tout en étant expérimentée de façon unique par la personne (Parse, 1998). La réalité n est pas comparée à une réalité objective mais est respectée comme une voie choisie pour devenir. Cette conception de la réalité est cohérente avec celle de la présente auteure qui énonce un centre d intérêt de la discipline dans l être humain en devenir, c est-à-dire dans les expériences humaines de santé qui sont intrinsèquement liées au devenir de l être humain. La connaissance des expériences humaines de santé est donc essentielle au développement du corps de connaissances de la discipline. Cette conception du centre d intérêt se rapproche de la pratique d infirmières pour qui le devenir des personnes englobe le passé, le présent et l avenir qui forment les limites et les possibilités à l origine des choix de santé de chaque personne. Des règles servant à choisir un mode heuristique pertinent au développement de la connaissance Le mot heuristique est à la fois un adjectif et un nom. Comme adjectif, il signifie «qui sert à la découverte» et il a un sens plus large que le nom qui signifie «la partie de la science qui a pour objet la découverte des faits» (Petit Robert, 1993). Dans le cadre du présent essai, le mot heuristique est considéré comme un adjectif. Le mode le plus heuristique pour favoriser le développement de la substance fait référence aux méthodologies issues des façons de connaître et dont les résultats visent le développement de la connaissance sur le contenu de la substance infirmière. Le présent essai s inscrit dans les limites de cette interprétation. Les modes heuristiques peuvent inclure les méthodologies de la recherche et d autres méthodes de développement de la connaissance en émergence. Le développement de la connaissance a surtout tenu compte d une façon de connaître parmi les quatre identifiées par Carper (1978), soit au moyen de la connaissance empirique, la science infirmière. Mais selon Carper, les façons de connaître ne sont pas mutuellement exclusives ni définitives. Reliées entre elles, les façons de connaître sont des dimensions de la globalité de l action reliée à la connaissance dans la discipline et elles ne peuvent être utilisées séparément de cette globalité (Chinn & Kramer, 1991). Il est donc possible de remettre en question la façon actuelle de développer des approches isolées les unes des autres pour favoriser le développement de la connaissance (Newman, 1997). La reconnaissance de la simultanéité des façons de connaître crée une ouverture pour des méthodes intégrant des approches globales et innovatrices au développement de la connaissance (Jacobs-Kramer & Chinn, 1988; Schultz & Meleis, 1988). Le développement et l utilisation de formes alternatives de connaissance est consistant avec les buts et les méthodes d une science humaine (Jacobs-Kramer & Chinn, 1988) et les sciences infirmières sont une science humaine (Bishop & Scudder, 1990; Mitchell & Cody, 1992). La nature globale ou unitaire de la science infirmière fait appel à un corps de connaissances qui est flexible et ouvert au changement et donc à la création de méthodes spécifiques propres à la discipline (Phillips, 1996). Plusieurs auteurs dans la discipline infirmière, depuis Johnson (1959) à Donaldson et Crowley (1978), à Fawcett (1984) et à Parse (1987; 1996) ont insisté sur le fait qu une perspective théorique issue de la discipline est essentielle au développement de la connaissance dans la discipline. Selon Mitchell (1994), l intérêt particulier de la discipline infirmière dans la relation réciproque être humain-santé exige des modes d investigation uniques et guidés par des théories de la discipline. Si la perspective théorique est dans la discipline, alors les méthodes quantitatives et qualitatives contribuent au corps de connaissance en étendant la 13

14 compréhension des phénomènes d intérêt de la discipline (Parse, 1987; 1996). Cette compréhension est cependant différente parce que les conceptions ontologiques, épistémologiques et méthodologiques sont différentes selon les théories et les méthodes (Parse, 1996). En analysant leur cohérence, Parse (1996) décrit les méthodes qualitatives de recherche issues de la discipline, l ethnonursing de Leininger, la méthode de recherche de Newman et la méthode de recherche de Parse. Sans analyser leur cohérence, Barrett (1998) décrit trois méthodes inspirées de la théorie de Rogers. Parse (1996) considère que les méthodes qualitatives empruntées à d autres disciplines peuvent développer le corps de connaissances de la discipline infirmière à la condition que la méthode de recherche provenant d une autre discipline ait une cohérence ontologique, épistémologique et méthodologique avec le paradigme de la simultanéité et permette l utilisation d une théorie d une autre discipline, par exemple, une théorie de la science infirmière. Dans la plupart des méthodes de recherche issues de la discipline, le processus de la recherche implique que le chercheur et le participant en arrivent à une sorte de dialogue au sujet de la signification d un phénomène (Mitchell, 1994). Les résultats de ce dialogue représentent la compréhension du chercheur qui est rendue explicite à la lumière de la théorie de la discipline infirmière choisie pour l étude. En science infirmière, les différentes théories décrivent les différentes réalités au sujet des relations réciproques être humain-univers-santé (Mitchell, 1994). Il devient donc essentiel de respecter les différents systèmes de croyance ou paradigmes au sein de la discipline infirmière. Mais il subsiste un obstacle majeur. Le plus souvent, il est très difficile, pour une personne qui s inscrit dans la vision d un paradigme, de comprendre la vision d un autre paradigme (Winch, in Phillips, 1987). Les praticiennes, théoriciennes et chercheuses sont appelées à passer de la rivalité à la relativité des conceptions, de la primauté d une conception à la reconnaissance mutuelle, des tentatives d unification artificielle à la reconnaissance de la différence. C est dans un esprit non seulement de coexistence (Cull-Wilby & Pepin, 1987) mais aussi de cohérence (Dzurec, 1991) que nous proposons des règles permettant un choix éclairé pour un mode heuristique approprié au développement de la connaissance sur la substance infirmière. Ces règles sont inspirées de Winch (in Phillips, 1987) et de Bunkers, Petardi, Pilkington et Walls (1996). 1. Connaître les différentes ontologies et épistémologies dans le but de comprendre la base des théories, méthodologies et processus de la pratique infirmière; 2. Comprendre la base ontologique à laquelle on s identifie et situer le paradigme qui guide la théorie, la recherche et la pratique. Pour ce faire, il est nécessaire de clarifier particulièrement les concepts de l être humain et de la santé; 3. Reconnaître l existence de la différence de base ontologique, par exemple dans les approches quantitatives et qualitatives à la recherche et l existence de critères d évaluation différents; 4. Être ouvert à des façons de connaître variées, interdépendantes et globales pour comprendre l expérience humaine; 5. Être ouvert à des méthodes de recherche innovatrices qui englobent plusieurs façons de connaître; 6. Utiliser les théories de la science infirmière et, si possible, des méthodes de recherche propres à la discipline, et qui respectent la base ontologique de chaque paradigme. Une invitation à relever le défi de la cohérence La discipline infirmière imprègne toutes ses activités de principes associés par certains à des valeurs (Nagle & Mitchell, 1991) et par d autres à des traditions (Cody, 1996). Quoi qu il en soit, ces principes, valeurs, traditions, traduisent le caractère unique de la discipline infirmière. Il s agit premièrement du respect pour la dignité humaine et pour le caractère unique de chaque personne, et deuxièmement de la pratique infirmière dans une présence attentive soutenue des personnes (Cody, 1996; Nagle & Mitchell, 1991). Le défi est grand parce que la reconnaissance des contributions significatives mais différentes au corps de connaissance de la discipline infirmière au moyen de méthodologies différentes ne signifie pas pour autant qu un même chercheur puisse se réclamer de bases ontologiques divergentes (Nagle & Mitchell, 1991). Par exemple, il peut être difficile d articuler un programme de recherche cohérent en croyant que l être humain est à la fois libre de choisir dans sa situation et également déterminé par sa situation donc objet de manipulation et de contrôle. Chaque infirmière est donc invitée à relever le défi non seulement de la coexistence des paradigmes mais aussi de la cohérence ontologique, épistémologique et méthodologique. L ouverture à une conception du monde autre que la sienne nécessite pour les infirmières de puiser dans les principes qui caractérisent la discipline infirmière. Le défi implique aussi de mettre à l épreuve les théories de la discipline au moyen de différents modes heuristiques pour favoriser le développement d un corps de connaissances unique qui pour- 14

15 LE CENTRE D INTÉRÊT DE LA DISCIPLINE INFIRMIÈRE : UNE CLARIFICATION À L AIDE DES BASES ONTOLOGIQUES ra ensuite être partagé avec et utilisé par d autres disciplines. Selon Reed (1995), le test d une théorie est un critère important de correspondance entre la pratique et la théorie qui elle-même doit avoir des implications utiles. La validité des différentes conceptions de la substance reste à justifier en terme de capacité à fournir une cohérence avec les valeurs à la base du service infirmier (Barrett, 1992). Des critères d évaluation reliés à ces valeurs de respect pour la dignité humaine et pour le caractère unique de chaque personne, et d une pratique infirmière dans une présence attentive et soutenue des personnes pourraient être formulés en terme de changements selon le point de vue des personnes dans les soins de santé et d efficacité des soins de santé quand une théorie spécifique de la discipline guide la pratique infirmière (Parse, 1998). En d autres mots, la discipline infirmière s est enrichie des contributions d infirmières théoriciennes, chercheuses et praticiennes dans la création de modes heuristiques favorisant le développement de la connaissance infirmière. L apport de l ontologie et de l épistémologie deux branches de la philosophie a permis de clarifier la nature de la réalité à la base de visions différentes sur les phénomènes d investigation et de visions différentes sur la nature de la relation entre le chercheur et la réalité à connaître. En sciences infirmières, ces visions sont enracinées dans deux paradigmes différents qui influencent la théorie, la recherche et la pratique. Des règles sont proposées pour permettre de choisir un mode heuristique cohérent avec le paradigme d appartenance. La coexistence des paradigmes mérite certainement le respect de visions différentes et l engagement à évaluer les théories de la discipline. Les infirmières ont maintenant la responsabilité de clarifier non seulement leur base ontologique et épistémologique mais aussi de la mettre en relation avec les valeurs fondamentales du service à la société telles que mises en priorité par elles-mêmes. RÉFÉRENCES Algase, D. L., & Whall, A. F. (1993). Rosemary Ellis views on the substantive structure of nursing. Image - Journal of Nursing Scholarship, 25, Barrett, E. A. M. (1998). Unique nursing research methods : The diversity chant of pioneers. Nursing Science Quarterly, 11, Barrett, E. A. M. (1992). Disciplinary perspective : Unified or diverse? Commentary and response. Response : Diversity reigns. Nursing Science Quarterly, 5, Bishop, A. H., & Scudder, J. R., Jr. (1990). The sense of nursing : Applied science or practical human science? Dans Auteurs, The practical, moral, and personal sense of nursing. À phenomenological philosophy of practice (pp ). Albany, NY : State University of New York Press. Brodie, J. N. (1984). À response to Dr. J. Fawcett s paper : «The metaparadigm of nursing : Present status and future refinements». Image - Journal of Nursing Scholarship, 16, Bunkers, S. S., Petardi, L. A., Pilkington, F. B., & Walls, P. A. (1996). Challenging the myths surrounding qualitative research in nursing. Nursing Science Quarterly, 9, Capra, F. (1983). Le temps du changement. Monaco : Éditions Du Rocher. Traduit par Paul Couturiau. Carper, B. A. (1978). Fundamental patterns of knowing in nursing. Advances in Nursing Science, 1, Chinn, P. L., & Kramer, M. K. (1991). Nursing s patterns of knowing. Dans P. L. Chinn, & M. K. Kramer, Theory and nursing : A systematic approach (3e éd.) (pp. 1-17). St. Louis : Mosby. Cody, W. K. (1996). Occult reductionism in the discourse of theory development. Nursing Science Quarterly, 9, Cull-Wilby, B. L., & Pepin, J. I. (1987). Towards a coexistence of paradigms in nursing knowledge development. Journal of Advanced Nursing, 12, Donaldson, S. K., & Crowley, D. M. (1978). The discipline of nursing. Nursing Outlook, 26, Dzurec, L. C. (1991). Prefacing knowledge development in nursing : Telling stories. The Canadian Journal of Nursing Research, 23 (4), Fawcett, J. (1996). On the requirements for a metaparadigm : An invitation to dialogue. Nursing Science Quarterly, 9, Fawcett, J. (1984). The metaparadigm of nursing : Present status and future refinements. Image -Journal of Nursing Scholarship, 16, Ferguson, M. (1981). Les enfants du Verseau : Pour un nouveau paradigme. Paris : Calmann-Lévy. Jacobs-Kramer, M. K., & Chinn, P. L. (1988). Perspectives on knowing : A model of nursing knowledge. Scholarly Inquiry for Nursing Practice : An International Journal, 2,

16 Johnson, D. E. (1959). The nature of a science of nursing. Nursing Outlook, 7, Kérouac, S., Pepin, J., Ducharme, F., Duquette, A., & Major, F. (1994). La pensée infirmière : Conceptions et stratégies. Paris : Maloine. Le Shan, L., & Margeneau, H. (1982). Einstein s space and Van Gogh s sky. Physical reality and beyond. New York : MacMillan. Malinski, V. M. (1996). On the requirements for a metaparadigm. Response. Nursing Science Quarterly, 9, Meleis, A. I. (1991). Theoretical nursing : Development and progress, (2e éd.). Philadelphia : Lippincott. Meleis, A. I., & Trangenstein, P. A. (1994). Facilitating transitions : Redefinition of the nursing mission. Nursing Outlook, 42, Mitchell, G. J. (1994). Discipline-specific inquiry : The hermeneutics of theory-guided nursing research. Nursing Outlook, 42, Mitchell, G. J., & Cody, W. K. (1992). Nursing knowledge and human science : Ontological and epistemological considerations. Nursing Science Quarterly, 5, Nagle, L. M., & Mitchell, G. J. (1991). Theoretic diversity : Evolving paradigmatic issues in research and practice. Advances in Nursing Science, 14 (1), Newman, M. A. (1997). Experiencing the whole. Advances in Nursing Science, 20 (1), Newman, M. A., Sime, A. M., & Corcoran-Perry, S. A. (1991). The focus of the discipline of nursing. Advances in Nursing Science, 14 (1), 1-6. Parse, R. R. (Éd.) (1987). Nursing science : Major paradigms, theories and critiques. Philadelphia : W. B. Saunders Company. Parse, R. R. (1995). Building the realm of nursing knowledge. Nursing Science Quarterly, 8, 51. Parse, R. R. (1996). Building knowledge through qualitative research : The road less traveled. Nursing Science Quarterly, 9, Parse, R. R. (1998). The human becoming school of thought : A perspective for nurses and other health professionals. Thousand Oaks, Ca : Sage Publications. Phillips, D. C. (1987). The new dynamics of science. Dans Auteur, Philosophy, science and social inquiry : Contemporary methodological controversies in social science and relate applied fields of research (pp ). Toronto : Pergamon Press. Phillips, J. R. (1996). What constitutes nursing science? Nursing Science Quarterly, 9, Robert, P. (1993). Le nouveau Petit Robert : Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française. Paris : Dictionnaires Le Robert. Rawnsley, M. M. (1996). On the requirements for a metaparadigm : An invitation to dialogue. Response. Nursing Science Quarterly, 9, Rawnsley, M. M. (1998). Ontology, epistemology, and methodology : A clarification. Nursing Science Quarterly, 11, 2-4. Reed, P. R. (1995). À treatise on nursing knowledge development for the 21st century : Beyond postmodernism. Advances in Nursing Science, 17 (3), Sarter, B. (1988). Philosophical sources of nursing theory. Nursing Science Quarterly, 1, Schultz, P. R., & Meleis, A. I. (1988). Nursing epistemology : Traditions, insights, questions. Image -Journal of Nursing Scholarship, 4, Silva, M. C., Sorrell, J. M., & Sorrell, C. D. (1995). From Carper s patterns of knowing to ways of being : An ontological shift in nursing. Advances in Nursing Science, 18 (1), Takahashi, T. (1992). Perspectives on nursing knowledge. Nursing Science Quarterly, 5,

17 R Philippe ECHERCHE DELMAS Infirmier Anesthésiste C.H. de CAHORS Doctorant-Faculté des Sciences Infirmières Université de MONTRÉAL André DUQUETTE Professeur titulaire Faculté des Sciences Infirmières Université de MONTRÉAL HARDIESSE, STRATÉGIE DE COPING ET QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL D INFIRMIÈRES DE RÉANIMATION RÉSUMÉ ABSTRACT HARDIESSE, STRATÉGIE DE COPING ET QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL D INFIRMIÈRES DE RÉANIMATION HARDINESS SCOPING STRATEGY, QUALITY OF WORKLIFE IN THE INTENSIVE CARE UNITS Cette recherche visait, d une part, à examiner les relations entre la hardiesse, les stratégies de coping et la qualité de vie au travail d infirmières françaises œuvrant en réanimation, et d autre part, à examiner l effet médiateur des stratégies de coping entre les dimensions de la hardiesse et la qualité de vie au travail. Les données ont été recueillies à l aide d un questionnaire auto-administré et anonyme auprès d un échantillon formé de 137 infirmières, soit un taux de participation de 60 %. La théorie de Maddi et Kobasa (1984) a servi d assise théorique à la présente recherche et le modèle statistique de Baron et Kenny (1986) a permis de déterminer l effet médiateur des stratégies de coping. Les diverses analyses de régression ont montré que les stratégies de réévaluation positive/résolution de problème exercent un effet médiateur entre le sens de l engagement, le sens de la maîtrise et la qualité de vie au travail. Diverses propositions sont faites en regard de ces résultats afin d améliorer la qualité de vie au travail des infirmières. The goals of the study are twofolds : on the one hand, to examine the relations between hardiness, coping strategies and quality of life at work of french nurses working in the intensive care units; on the other hand, to examine the mediating effect of coping strategies between hardiness and quality of life at work. Data was collected using a self-administered questionnaire, anonymously filled by 137 nurses which represented 60 % participation from the initial sample population. Maddi & Kobasa s theory (1984) of Hardiness is the foundation for the present study and Baron & Kenny s statistical model (1986) was used to determine the mediating effect of the coping strategies. Regression analysis demonstrated that positive reevaluation/problem solving strategies had a mediating effect between a sense of commitment, a sense of mastery and quality of life at work. These results prompted various propositions in order to improve nurses quality of life at work. Mots clés : hardiesse, stratégies de coping, qualité de vie au travail, effet médiateur Keys words. Hardiness, Coping strategies, Quality of worklife, Mediator effet 17

18 R ECHERCHE HARDIESSE, STRATÉGIE DE COPING ET QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL D INFIRMIÈRES DE RÉANIMATION Le travail occupe chez les infirmières une place prépondérante en raison du temps investi, de l énergie déployée et des ressources personnelles et sociales consacrées au soin des personnes qui vivent des expériences de santé ou des épisodes de maladie. Il est licite de penser que le travail infirmier, même s il est fort exigeant, puisse permettre la promotion de la santé de l infirmière. En effet, le travail de celle-ci représente bien plus qu un gagne-pain et peut être considéré comme une composante importante de sa santé. Le travail infirmier est un lieu privilégié de sociabilité, d appartenance à un groupe et de relations humaines. Il est aussi une importante source d identité et d utilité sociale. Prendre soin des personnes peut contribuer à l estime de soi, à la croissance et au développement de l infirmière. Quels sont donc les facteurs qui contribuent à maintenir et à promouvoir la qualité de vie au travail et la santé de l infirmière? Depuis trente ans, la qualité de vie au travail a fait l objet de multiples investigations par les sociologues, les psychologues et les managers (Kierman et Marrone, 1995) sans pour cela permettre de dégager une unanimité dans la définition du concept. En outre, au niveau de la discipline infirmière, la qualité de vie au travail a souvent été assimilée à la satisfaction au travail (Blegen, 1993) mettant ainsi l insistance sur les aspects sociaux de la qualité de l environnement de travail. Par contre, il semble exister un consensus sur le fait que la qualité de vie au travail ne peut se réduire à un seul aspect, comme la satisfaction au travail, mais apparaît plutôt comme un phénomène multidimensionnel. Dans cet ordre d idée, Elizur et Shye (1990), à partir de l approche du système action appliqué à l être humain, définissent la qualité de vie au travail comme étant un haut niveau d efficacité de la personne dans ses dimensions physique, psychologique, sociale et culturelle, et ce à travers les différentes formes d interactions qu elle a avec son environnement de travail. La qualité de vie au travail concerne donc les interactions avec l environnement de travail qui permettent de maintenir, d harmoniser, d actualiser et de développer les potentiels de la personne au plan biopsychosocial et culturel. Cette définition multidimensionnelle du concept rejoint plusieurs aspects de la santé. De ce fait, la qualité de vie au travail apparaît comme étant un bon indicateur de la santé au travail. La revue des écrits montre que la plupart des chercheurs (Cash, 1988; Delmas et coll, 1997; Duquette et coll, 1994; Morissette, 1993; Rodary, 1993) ont mis l accent sur l étude des aspects délétères du travail infirmier; ces chercheurs ont examiné les facteurs personnels et contextuels qui contribuent à l épuisement professionnel ou à la détresse émotionnelle chez les infirmières. Quelques chercheurs (Harrisson, 1995; Savignac, 1993) par ailleurs se sont intéressés aux facteurs associés au bien-être psychologique des infirmières, mais il ne semble pas exister d étude sur la qualité de vie au travail des infirmières. Ces recherches tendent à montrer que parmi les ressources sociales et individuelles qui permettent de faire face aux multiples stresseurs liés au travail, la hardiesse est la principale ressource de l infirmière qui demeure en santé, malgré un contexte de travail fort exigeant. La hardiesse (Maddi et Kobasa, 1984) se caractérise par trois dimensions : le sens de l engagement, de la maîtrise et du défi. Le sens de l engagement fait appel à la tendance de la personne à s impliquer pleinement dans les diverses activités ou situations rencontrées. Le sens de la maîtrise fait référence aux croyances que la personne peut influencer les événements qui se présentent à elle. Le sens du défi se rapporte à des croyances que le changement plutôt que la stabilité est normal. Maddi et Kobasa (1984) montrent que la hardiesse est l une des plus puissantes ressources de la personne à faire face aux stresseurs dans le milieu de travail. La personne hardie, par l intermédiaire de l utilisation de stratégies de coping actives, appréhende les situations problématiques de telle façon que le stress ressenti est moindre que chez la personne moins hardie. La hardiesse pourrait être une ressource de coping, ce qui implique que l expression de la hardiesse se fait à travers les stratégies de coping utilisées par la personne. Il semble que les stratégies de coping pourraient jouer un rôle médiateur entre les dimensions de la hardiesse et la santé de la personne. Lazarus et Folkman (1984) définissent le coping comme l ensemble des efforts cognitifs et comportementaux destinés à maîtriser, réduire ou tolérer les exigences externes qui menacent ou dépassent les ressources d un individu. Le coping s exprime à travers les stratégies utilisées par la personne. Ces stratégies sont généralement centrées sur le problème ou centrées sur les émotions. Des chercheurs se sont intéressés aux relations entre les stratégies de coping et l épuisement professionnel chez les infirmières (Boyle et al, 1991; Ceslowitz, 1989; Duquette et coll, 1995; Rich, 1991). Les résultats de ces recherches montrent que les stratégies d évitement et celles centrées sur l émotion sont positivement associées à l épuisement professionnel. Bref, l état actuel de la recherche ne permet pas de déceler clairement les stratégies de coping qui sont associées aux aspects positifs de la santé de l infirmière au travail. C est dans ce contexte qu il apparaît intéressant, dans une perspective de promotion de la santé des infirmières, d étudier les facteurs qui peuvent influencer la qualité de vie au travail, soit de 18

19 HARDIESSE, STRATÉGIE DE COPING ET QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL D INFIRMIÈRES DE RÉANIMATION façon plus spécifique, les relations entre la hardiesse, les stratégies de coping et la qualité de vie au travail d infirmières françaises. En outre, il n existe pas d écrit ayant examiné l effet médiateur des stratégies de coping entre les dimensions de la hardiesse et la qualité de vie au travail. Ce constat justifie aussi le but de cette recherche. LE BUT DE LA RECHERCHE Le but de cette étude est, d une part, d examiner les relations entre la hardiesse, les stratégies de coping et la qualité de vie au travail d infirmières françaises œuvrant en service de réanimation, et d autre part, d examiner l effet médiateur des stratégies de coping entre les dimensions de la hardiesse et la qualité de vie au travail. LE MODÈLE THÉORIQUE Le cadre de référence de la présente recherche prend appui sur le modèle théorique de Maddi et Kobasa (1984). Selon cette théorie, l accumulation d événements stressants entraînent une monté en tension qui peut se manifester chez les individus par des réactions comme l hypersudation, l irritabilité et l anxiété. Ces réactions reflètent un état d alerte de l organisme. La persistance de cet état peut entraîner l apparition de symptômes de maladies d ordre physique ou mental. Ces trois variables, événements stressants, tension et symptômes de maladies constituent la trame principale à partir de laquelle les auteurs décrivent des variables modératrices ou inductrices (prédispositions à la maladie). Parmi les variables modératrices, Maddi et Kobasa (1984) décrivent une caractéristique de la personnalité, la hardiesse, qui apparaît comme une des plus puissantes ressources de l individu à faire face aux stresseurs. En effet, la hardiesse permet de diminuer le potentiel délétère des stresseurs de produire une tension chez l individu, et ce en modifiant sa perception grâce à une évaluation positive de la situation. Par conséquent, la personne hardie utilise de façon préférentielle des stratégies de coping actives tout en recherchant le soutien des personnes utilisant ce type de stratégies lors de confrontations à des situations problématiques. Ainsi selon cette théorie, les stratégies de coping actives exerceraient un rôle médiateur entre la hardiesse et la santé de la personne. De ce fait, la personne hardie réduit la tension générée par les stresseurs et demeure en santé malgré un univers de travail fort exigeant. Le cadre théorique de Maddi et Kobasa s appuie sur la philosophie existentielle où la personne est à la recherche de sens à travers les différentes situations qui se présentent à elle. De plus, la structure théorique a été élaborée à partir de plusieurs études empiriques réalisées entre 1979 et 1984 auprès de populations de gestionnaires confrontés à un univers de travail potentiellement stressant. Ouellette-Kobasa (1993) souligne que la discipline infirmière a contribué pour une bonne part à l étude de ce concept, 50 mémoires de maîtrise et 20 thèses de doctorat en sciences infirmières ont porté sur la hardiesse. Il est donc licite de penser que cette perspective théorique peut s appliquer à un groupe d infirmières françaises, d autant plus qu elle a déjà fait l objet d étude auprès d une population d infirmières françaises de soins intensifs (Delmas et coll, 1997). HYPOTHÈSES DE RECHERCHE En regard de la théorie de Maddi et Kobasa (1984), il est raisonnable de penser que les infirmières hardies auront une meilleure perception de leur qualité de vie au travail et ceci par l adoption de stratégies de coping actives. Les hypothèses de recherche émises sont au nombre de quatre : H1 : il existe une relation statistiquement significative et positive entre les dimensions de la hardiesse et les stratégies de coping actives; H2 : il existe une relation statistiquement significative et positive entre les stratégies de coping actives et la qualité de vie au travail; H3 : il existe une relation statistiquement significative et positive entre les dimensions de la hardiesse et la qualité de vie au travail; H4 : les stratégies de coping actives agissent comme médiateur de la relation entre la hardiesse et la qualité de vie au travail. 19

20 La collecte des données LA MÉTHODE La population de l étude regroupe l ensemble des infirmières œuvrant dans les services de réanimation de classe 1 du centre hospitalier universitaire de Toulouse (n = 229). Un questionnaire auto-administré regroupant trois échelles de mesure ainsi qu un questionnaire sociodémographique ont été acheminés de façon confidentielle à chacune des infirmières concernées par l étude. L anonymat des répondantes ainsi que la liberté de participation à l étude ont été assurés. La durée de la collecte des données a été fixée à un mois. Une lettre de rappel a été affichée dans chaque service de réanimation une semaine avant la date limite de réponse. Le taux d exploitation des questionnaires a été de 60 % (n = 137) Les sujets Les caractéristiques sociodémographiques des répondantes montre que la quasi-majorité sont des femmes (86.9 %) âgées en moyenne de 33 ans. Près des trois quarts vivent avec un conjoint. De plus, une infirmière sur deux n a pas d enfant, tandis que l autre moitié a le plus souvent un à deux enfants (43.8 %). Au niveau professionnel, ces infirmières travaillent en très grande majorité à temps plein (87 %) selon un planning de rotation (92 %). Elles ont en moyenne une expérience totale en soins infirmiers de 9.67 années, dont 6.8 en réanimation. Les instruments de mesure La hardiesse. La hardiesse a été mesurée à l aide de l Échelle des Points de Vue Personnels qui est une traduction française par Kérouac et Duquette (1992) de l échelle Personal View Survey (Maddi, 1990). Cette échelle de la troisième génération de mesure de la hardiesse comprend 50 items qui capturent les trois dimensions de la hardiesse, soit le sens de l engagement (16 items), le sens de la maîtrise (17 items) et le sens du défi (17 items). Ce questionnaire auto-administré offre un choix de quatre types de réponse selon une échelle de type Likert en relation avec un ordre variant de «pas vrai du tout» à «complètement vrai». Un score pour chaque dimension peut être obtenu selon les calculs proposés par Kobasa (1990). La version en langue anglaise obtient un coefficient d alpha de Cronbach pour l ensemble de l échelle de 0.90 et de 0.70 pour les trois dimensions (Kobasa, 1990). La stabilité de l échelle a été vérifiée par Kobasa (1990) et attestée par un coefficient de 0.60 lors d un test-retest à intervalle de deux semaines. La version en langue française démontre aussi de bons résultats psychométriques. En effet, Duquette et coll (1997) trouvent un coefficient alpha de Cronbach pour l ensemble de l échelle à Dans la présente étude, un coefficient d alpha de Cronbach de 0.72 pour l ensemble de l échelle a été trouvé, les coefficients pour les dimensions sont de 0.64 pour le sens du défi, de 0.55 pour le sens de l engagement et de 0.47 pour le sens de la maîtrise. Les stratégies de coping. Les stratégies de coping ont été mesurées par une version abrégée proposée par Bouchard et coll. (1995) à partir de la traduction française effectuée par Mishara (1987) du Ways of Coping Questionnaire (WCQ) élaboré par Lazarus et Folkman (1984). Cette échelle tridimensionnelle comprend 21 items répartis selon trois types de stratégies de coping : la recherche du soutien social (6 items), la réévaluation positive/résolution de problème (9 items) et la distanciation/évitement (6 items). Il s agit de stratégies mixtes incluant à la fois le coping centré sur les émotions et sur la résolution de problèmes. Les répondantes ont quatre choix de réponse à ce questionnaire auto-administré suivant une échelle de type Likert variant de «pas utilisées» à «beaucoup utilisées». Les auteurs n effectuent pas de moyenne totale mais des moyennes pour chaque dimension. La traduction française de ce questionnaire a été mise au point par Mishara (1987) à l aide d une procédure de traduction inversée. Les coefficients d alpha de Cronbach retrouvés sont de 0.59 pour la confrontation, 0.67 pour la distanciation, 0.60 pour l auto-contrôle, 0.86 pour la recherche du soutien social, 0.58 pour l acceptation des responsabilités, 0.70 pour l évitement, 0.68 pour la résolution de problème et enfin 0.78 pour la réévaluation positive. Bouchard et coll. (1995) au niveau de la version abrégée obtiennent des coefficients alpha de cronbach de 0.85 pour la recherche du soutien social, 0.76 pour la distanciation/évitement, 0.80 pour la réévaluation positive/résolution de problème. Dans la présente étude, le chercheur a trouvé lors d analyses psychométriques, un coefficient alpha de Cronbach de 0.76 pour la recherche de soutien social, de 0.63 pour la distanciation/évitement et de 0.85 pour la réévaluation positive/résolution de problème. La qualité de vie au travail. La qualité de vie au travail a été mesurée à l aide de l Échelle de la qualité de vie 20

Problématique / Problématiser / Problématisation / Problème

Problématique / Problématiser / Problématisation / Problème Problématique / Problématiser / Problématisation / PROBLÉMATIQUE : UN GROUPEMENT DE DÉFINITIONS. «Art, science de poser les problèmes. Voir questionnement. Ensemble de problèmes dont les éléments sont

Plus en détail

Bachelier - AESI en sciences

Bachelier - AESI en sciences Haute Ecole Léonard de Vinci Programme du Bachelier - AESI en sciences Année académique 2015-2016 Contenu 1. Identification de la formation... 2 2. Référentiel de compétences... 3 3. Profil d enseignement...

Plus en détail

PROGRAMME DES ÉPREUVES EXAMEN BTS NOTARIAT

PROGRAMME DES ÉPREUVES EXAMEN BTS NOTARIAT PROGRAMME DES ÉPREUVES EXAMEN BTS NOTARIAT www.imnrennes.fr ÉPREUVE E1 - CULTURE GÉNÉRALE ET EXPRESSION Coefficient 3 L objectif visé est de vérifier l aptitude des candidats à communiquer avec efficacité

Plus en détail

BILAN DE CARRIERE. La convergence de 2 mondes : Les Ressources Humaines Le développement personnel & l engagement relationnel www.elansol.

BILAN DE CARRIERE. La convergence de 2 mondes : Les Ressources Humaines Le développement personnel & l engagement relationnel www.elansol. - 1 - Conseil RH et Formation BILAN DE CARRIERE La convergence de 2 mondes : Les Ressources Humaines Le développement personnel & l engagement relationnel www.elansol.fr L heure est au changement et, pour

Plus en détail

ÉVALUATION PERSONNELLE

ÉVALUATION PERSONNELLE ÉVALUATION PERSONNELLE Agent (e) de développement NOM : ÉVALUÉ PAR : DATE : PROFIL DE COMPÉTENCES COMPÉTENCES PERSONNELLES Ces compétences permettent au personnel d atteindre un équilibre et de se ressources

Plus en détail

Pédagogie du projet?

Pédagogie du projet? Pédagogie du projet? Toute pédagogie qui place l intérêt des apprenants comme levier des conduites éducatives est appelée «pédagogie fonctionnelle». Ainsi, la pédagogie du projet peut rentrer dans cette

Plus en détail

C ACHING WAYS. Programme PAI

C ACHING WAYS. Programme PAI ING WAYS C ACHING WAYS COACHING WAYS Programme PAI INTRODUCTION A LA FORMATION COACHING WAYS PAI : Les clés du Coaching Cette formation conduit à devenir coach, à un niveau théorique PCC (ICF). 23 jours

Plus en détail

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle ANNEXE 2006-CA505-09-R5077 Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle Décanat des études de premier cycle Février 2006 Énoncé de politique l Université s engage à soutenir l étudiant dans

Plus en détail

Accompagner le personnel scolaire vers un engagement qui favorise le réinvestissement

Accompagner le personnel scolaire vers un engagement qui favorise le réinvestissement Accompagner le personnel scolaire vers un engagement qui favorise le réinvestissement Leadership et travail en équipe de collègues 2008 Louise Lafortune Université du Québec à Trois-Rivières Téléphone

Plus en détail

Apprendre en stage. Présentation aux référents 02.09.2010. C. MASIAS-VALDES Ch. BORALEY

Apprendre en stage. Présentation aux référents 02.09.2010. C. MASIAS-VALDES Ch. BORALEY Apprendre en stage Présentation aux référents 02.09.2010 C. MASIAS-VALDES Ch. BORALEY Et pour commencer De quoi un étudiant a-t-il besoin pour apprendre en stage? Contenu de la présentation Introduction

Plus en détail

www.cadredesanté.com «En quoi les espaces de réflexion permettent-ils aux soignants de dispenser des soins de qualité?».

www.cadredesanté.com «En quoi les espaces de réflexion permettent-ils aux soignants de dispenser des soins de qualité?». Une pratique réflexive pour des soins de qualité Descriptif : Une recherche clinique, réalisée auprès d infirmières et de puéricultrices, illustre l enrichissement des pratiques de soins par la création

Plus en détail

Texte 9 Analyse des causes de la non-persistance Études portant sur la non-persistance dans trois programmes du Collège

Texte 9 Analyse des causes de la non-persistance Études portant sur la non-persistance dans trois programmes du Collège Texte 9 Analyse des causes de la non-persistance Études portant sur la non-persistance dans trois programmes du Collège LASNIER, Monique. Plan institutionnel d'aide à la réussite et à la persistance.collège

Plus en détail

Plate-forme pédagogique

Plate-forme pédagogique Plate-forme pédagogique Le programme éducatif «Accueillir la petite enfance» En tant que CPE, nous appliquons le programme éducatif du ministère «Accueillir la petite enfance». Ce programme a pour but

Plus en détail

COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE ET LE DOCTORAT

COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE ET LE DOCTORAT Direction des affaires académiques et internationales Études supérieures COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE

Plus en détail

ORIENTATIONS POUR L ANIMATION FRATERNELLE 1

ORIENTATIONS POUR L ANIMATION FRATERNELLE 1 ORIENTATIONS POUR L ANIMATION FRATERNELLE 1 1. INTRODUCTION L OFS, en vertu de sa propre vocation, doit veiller à partager sa propre expérience de vie évangélique avec les jeunes qui se sentent attirés

Plus en détail

Le dialogue territorial : une démarche de concertation basée sur les principes de la médiation. GEYSER et DialTer www.comedie.org

Le dialogue territorial : une démarche de concertation basée sur les principes de la médiation. GEYSER et DialTer www.comedie.org Le dialogue territorial : une démarche de concertation basée sur les principes de la médiation Philippe Barret GEYSER et DialTer www.comedie.org Journée sur le SCOT Autunois-Morvan Autun 25 septembre 2013

Plus en détail

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage LE RAPPORT DE STAGE Le rapport de stage a pour objet de présenter des faits et des réflexions sur un stage d apprentissage qui, généralement, s est déroulé dans le cadre d un programme de formation professionnelle.

Plus en détail

fiche pratique Préparer un accord GPEC Octobre 2008 #10 des repères pour agir dans les entreprises de plus de 50 salariés

fiche pratique Préparer un accord GPEC Octobre 2008 #10 des repères pour agir dans les entreprises de plus de 50 salariés h fiche pratique des repères pour agir #10 Préparer un accord GPEC dans les entreprises de plus de 50 salariés Octobre 2008 Le souci de se mettre en conformité avec la loi pousse un certain nombre d entreprises

Plus en détail

GESTION PERSONNELLE NIVEAU TROIS ÉCOLE SECONDAIRE

GESTION PERSONNELLE NIVEAU TROIS ÉCOLE SECONDAIRE Nom : Date : GESTION PERSONNELLE NIVEAU TROIS ÉCOLE SECONDAIRE Compétence 1 : Bâtir et maintenir une image de soi positive Niveau trois : Développer des habiletés afin de maintenir une image de soi positive

Plus en détail

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques 2328 DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques I ENJEU SOCIAL : UN DEBAT DANS LE CHAMP PROFESSIONNEL Il existe un débat récurrent

Plus en détail

L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises

L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises politique adoptée par le CECS le 6 novembre 2002 Suite à l adoption par le Comité des études de cycles supérieurs en psychologie du projet de modification

Plus en détail

Métier et profession

Métier et profession infirmière : profession ou métier? Descriptif : Le passage du métier à la profession, dont les éléments structurant sont ici passés en revue, est un enjeu qui marque autant l histoire d une corporation

Plus en détail

La gestion de projet

La gestion de projet K E K σ C D C C O N S U L T A N T S rue Hugi 3 CH 2502 Biel Bienne Tél: +41 32 325 19 25 Fax: +41 32 325 19 29 e-mail: kessler@kek.ch www.kek.ch La gestion de projet Sommaire 1 Le concept de «projet» 1

Plus en détail

Non déterminante ORGANISATION. Cliquer ici pour visualiser le planning détaillé cours par cours

Non déterminante ORGANISATION. Cliquer ici pour visualiser le planning détaillé cours par cours Niveau : Section : CONTEXTE DE L UNITÉ DE FORMATION 428 98 30 08 U36 D1 (DOMAINE 903) Enseignement supérieur pédagogique de type court Bachelier en éducation spécialisée en accompagnement psycho-éducatif

Plus en détail

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE 1 GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème DOMAINES: FONDEMENTS COMPÉTENCE 1: Agir en tant que professionnelle ou professionnel héritier, critique et interprète d

Plus en détail

Énoncé de valeurs éthiques

Énoncé de valeurs éthiques Énoncé de valeurs éthiques Les valeurs de L inis L inis adhère à des valeurs communes qui le guident dans la réalisation de ses projets pédagogiques et artistiques. Reconnaissant que les étudiants sont

Plus en détail

Énoncé de valeurs éthiques

Énoncé de valeurs éthiques Énoncé de valeurs éthiques Tel qu adopté par le conseil d administration le 5 octobre 2011 Membres de l Association des écoles supérieures d art de Montréal Centre NAD Conservatoire de musique de Montréal

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision Conclusion générale Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la rédaction de cette thèse. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision rationnelle compatible

Plus en détail

Développer son expertise en tant que Responsable Formation

Développer son expertise en tant que Responsable Formation 1 Développer son expertise en tant que Responsable Formation Environnement et fondamentaux de la formation professionnelle L environnement de la formation professionnelle revêt un caractère de plus en

Plus en détail

Martine St-Onge, directrice générale Bianca Nugent, agente en communications et en relations publiques. 21 novembre 2012

Martine St-Onge, directrice générale Bianca Nugent, agente en communications et en relations publiques. 21 novembre 2012 L AVENIR DE LA PROFESSION D ÉDUCATRICE ET D ÉDUCATEUR EN ESE, UN STATUT À VALORISER, À PROTÉGER ON S EN OCCUPE Martine St-Onge, directrice générale Bianca Nugent, agente en communications et en relations

Plus en détail

Qu est-ce qu une problématique?

Qu est-ce qu une problématique? Fiche méthodologique préparée par Cécile Vigour octobre 2006 1 Qu est-ce qu une problématique? Trois étapes : 1. Définition de la problématique 2. Qu est-ce qu une bonne problématique? 3. Comment problématiser?

Plus en détail

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

Notre programme de formation conduit à devenir coach, à un niveau ACC ou PCC de L International Coach Federation (ICF).

Notre programme de formation conduit à devenir coach, à un niveau ACC ou PCC de L International Coach Federation (ICF). 3 INTRODUCTION AU PROGRAMME COACHING WAYS Notre programme de formation conduit à devenir coach, à un niveau ACC ou PCC de L International Coach Federation (ICF). Cette approche intégrative est particulièrement

Plus en détail

www.accountemps.be 1 Comment faire pour conserver vos meilleurs collaborateurs?

www.accountemps.be 1 Comment faire pour conserver vos meilleurs collaborateurs? www.accountemps.be 1 Comment faire pour conserver vos meilleurs collaborateurs? Fournir du personnel intérimaire spécialisé dans le domaine de la comptabilité et des finances, c est notre métier. Mais

Plus en détail

Compétences de gestion et leadership transformationnel : les incontournables liés au nouveau contexte environnemental

Compétences de gestion et leadership transformationnel : les incontournables liés au nouveau contexte environnemental Compétences de gestion et leadership transformationnel : les incontournables liés au nouveau contexte environnemental Natalie Rinfret, Ph.D. Colloque de l Association des directeurs généraux des services

Plus en détail

PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration

PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration Préambule La société doit faire face à de nouveaux défis pour satisfaire les

Plus en détail

La confiance joue un rôle prépondérant en économie ; c est un fait avéré et il n est point nécessaire de produire un recensement exhaustif pour s en convaincre. Une seule référence peut suffire : celle

Plus en détail

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes :

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes : CONCLUSIONS L application de la PNL à l entreprise est confrontée aux besoins des leaders d équipe, tels que: la gestion de son propre développement, du stress, la résolution des problèmes tels que les

Plus en détail

C. DAVID, C. PAITRAULT, B. LEVOIVENEL, R.E NOTO L'Analyse de la Pratique 1

C. DAVID, C. PAITRAULT, B. LEVOIVENEL, R.E NOTO L'Analyse de la Pratique 1 de la Pratique 1 1. Objectifs Sensibiliser l étudiant à l intérêt et aux objectifs de l APP Structurer la rédaction de l APP : pertinence du choix de la situation et de sa description, pertinence du questionnement

Plus en détail

AEC en Techniques d éducation à l enfance

AEC en Techniques d éducation à l enfance (JEE.0K) 322-101-MV Introduction à la profession Ce cours permet à l étudiant d explorer la profession d éducatrice à l enfance dans son ensemble et de bien cerner le contexte des services de garde au

Plus en détail

Le bilan de compétences : Déroulement, durée et outils

Le bilan de compétences : Déroulement, durée et outils Le bilan de compétences : Déroulement, durée et outils Pour vous donner une vision la plus complète possible de la démarche, le contenu qui vous est présenté ici a été élaboré pour correspondre à une personne

Plus en détail

Glossaire GRH. Il vise à proposer un langage commun, et permet d éviter d éventuels risques de malentendus ou de confusions.

Glossaire GRH. Il vise à proposer un langage commun, et permet d éviter d éventuels risques de malentendus ou de confusions. Ce glossaire a été élaboré dans un souci de clarification des notions et concepts clés communément utilisés en Gestion des Ressources Humaines, et notamment dans le champ de la gestion prévisionnelle des

Plus en détail

outil les niveaux logiques 32 n GO juin 2014

outil les niveaux logiques 32 n GO juin 2014 outil les niveaux logiques 32 Comment expliquer l isolement de quelqu un? Pourquoi un tel arrive souvent en retard? Et comment comprendre les motivations de celui-ci? Le chercheur américain Robert Dilts

Plus en détail

Coaching, Une méthode scientifique

Coaching, Une méthode scientifique Coaching, Une méthode scientifique ROSELYNE KATTAR Tout le monde parle de coaching sans savoir exactement de quoi il s agit. Afin de clarifier cette approche selon moi, je vous propose de répondre à 3

Plus en détail

CONSEIL INGENIERIE FORMATION RESSOURCES HUMAINES

CONSEIL INGENIERIE FORMATION RESSOURCES HUMAINES RESSOURCES HUMAINES Optimiser sa communication et ses relations de travail Communiquer face à des situations difficiles Développer et optimiser les capacités de sa mémoire Gérer son temps Gérer et anticiper

Plus en détail

Service des arts visuels Consultations sur le soutien aux organismes artistiques

Service des arts visuels Consultations sur le soutien aux organismes artistiques Service des arts visuels Consultations sur le soutien aux organismes artistiques En 2013, le Conseil des arts du Canada a publié le Document d'information : Révision des programmes de subventions de fonctionnement

Plus en détail

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité 1 Le droit à l éducation est un droit fondamental dans notre société. Cette exigence démocratique d une meilleure formation générale et d un haut niveau de qualification pour tous correspond aux besoins

Plus en détail

Le diagnostic Partagé,

Le diagnostic Partagé, Le diagnostic Partagé, un outil au service du projet Territorial enfance jeunesse Les Guides Pratiques Introduction Parce que nous sommes dans un monde complexe, Définitions, enjeux, méthodologie Phase

Plus en détail

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e Les objectifs pédagogiques Savoir délimiter les trois phases distinctes de la recherche Savoir identifier, pour chacune des trois

Plus en détail

Niveau de management Individuel Relationnel Organisationnel Accueillir l Homme dans sa globalité et capitaliser sur son hyper complexité

Niveau de management Individuel Relationnel Organisationnel Accueillir l Homme dans sa globalité et capitaliser sur son hyper complexité Chapitre 3 MANAGEMENT DANS L INCERTITUDE ET LA COMPLEXITÉ 3.1 Manager la complexité 3.1.1 Manager la complexité au niveau individuel L évolution du travail illustre le passage de l unidimensionnalité à

Plus en détail

La Communication NonViolente pour les acteurs de la santé et de la Relation d Aide ou d Accompagnement

La Communication NonViolente pour les acteurs de la santé et de la Relation d Aide ou d Accompagnement La Communication NonViolente pour les acteurs de la santé et de la Relation d Aide ou d Accompagnement Formation animée par le Dr Pascale Molho, formatrice certifiée par le Centre pour la Communication

Plus en détail

Congrès ACFAS 7 mai 2013 Résumé des discussions du World Café. Thème 1 : Comment intégrer le développement durable dans un cours postsecondaire?

Congrès ACFAS 7 mai 2013 Résumé des discussions du World Café. Thème 1 : Comment intégrer le développement durable dans un cours postsecondaire? Congrès ACFAS 7 mai 2013 Résumé des discussions du World Café Thème 1 : Comment intégrer le développement durable dans un cours postsecondaire? Cette question s inscrit dans le contexte où plusieurs acteurs

Plus en détail

Notre approche de développement local

Notre approche de développement local Notre approche de développement local Renforcer le pouvoir d agir des personnes et des collectivités La grande marche de la démocratie La Déclaration universelle des droits de l homme adoptée en 1948 affirme

Plus en détail

Agissant comme un trait d union entre les différentes dimensions et parties prenantes de l entreprise, Nous aidons nos clients

Agissant comme un trait d union entre les différentes dimensions et parties prenantes de l entreprise, Nous aidons nos clients Un trait d union Cabinet de conseil en management et ressources humaines, PRANA aide les organisations à faire de la relation de travail et des relations au travail une source d énergie et de création

Plus en détail

Wellness Management 66 Avenue des Champs-Elysées 75008 - PARIS www.wellness-management.com contact@wellness-management.com. Feel Well Work Well

Wellness Management 66 Avenue des Champs-Elysées 75008 - PARIS www.wellness-management.com contact@wellness-management.com. Feel Well Work Well Wellness Management 66 Avenue des Champs-Elysées 75008 - PARIS www.wellness-management.com contact@wellness-management.com Feel Well Work Well POUR MIEUX TRAVAILLER ensemble LE CAPITAL HUMAIN RESTE LA

Plus en détail

Préparer la formation

Préparer la formation Préparer Promouvoir des enseignants Profédus propose des exemples variés de contenus d enseignement en éducation à la santé. Les fiches ne sont pas conçues en «prêt à penser» ; elles restent largement

Plus en détail

Modèles et pratiques pour le canal de distribution

Modèles et pratiques pour le canal de distribution DOSSIER Modèles et pratiques pour le canal de distribution sous la direction de Marc Filser Gilles Paché INTRODUCTION MARC FILSER IAE Dijon, université de Bourgogne GILLES PACHÉ Université Aix-Marseille

Plus en détail

1. Identifier et reconnaître le potentiel et les compétences de chaque employé(e).

1. Identifier et reconnaître le potentiel et les compétences de chaque employé(e). Grille d évaluation Identification de l employé(e) Nom : Prénom : Fonction : Date de l évaluation Objectifs de l évaluation 1. Identifier et reconnaître le potentiel et les compétences de chaque employé(e).

Plus en détail

FORMATION PNL CYCLE COMPLET. «Révélez vos talents»

FORMATION PNL CYCLE COMPLET. «Révélez vos talents» Formation Coaching Préparation Mentale athlètes haut-niveau Enseignement de la PNL Annecy Genève Aix-les-Bains Chambéry Contact : +33677610793 s.thomas-conseil@orange.fr www.sebastien-thomas-conseil.com

Plus en détail

COMPETENCES INFIRMIERES 1

COMPETENCES INFIRMIERES 1 COMPETENCES INFIRMIERES 1 Evaluer une situation clinique et établir un diagnostic dans le domaine des soins infirmiers Communiquer et conduire une relation dans un contexte de soins Concevoir et conduire

Plus en détail

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE COURRIER DU GROUPE LA POSTE? Alix LEGRAND ESG MANAGEMENT

Plus en détail

Guide sur les VALEURS. Angélike et Delphine

Guide sur les VALEURS. Angélike et Delphine Guide sur les VALEURS Angélike et Delphine Ce guide sur les valeurs s adresse autant à notre clientèle qu au personnel du Centre de réadaptation en déficience physique (CRDP) et constitue le code d éthique

Plus en détail

Guide pour aider à l évaluation des actions de formation

Guide pour aider à l évaluation des actions de formation Guide pour aider à l évaluation des actions de formation Pourquoi évaluer? L évaluation constitue la dernière étape du service d ingénierie que le conseiller de l AGEFOS PME Bretagne peut apporter à l

Plus en détail

DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?»

DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?» DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?» UVA FOREZ Nathalie Monge Rodriguez 1 PLAN DE L INTERVENTION I. Communiquer :quelques rappels théoriques. II. De la communication à la relation.

Plus en détail

Transformez votre relation au monde!

Transformez votre relation au monde! Transformez votre relation au monde! Formations certifiantes PNL QUEST interactive 2013-2014 Qu est-ce que la PNL? La PNL (Programmation Neuro-linguistique) est une discipline développée dans les années

Plus en détail

L ÂGE EN TANT QUE DÉTERMINANT DE LA CLASSE TARIFAIRE EN ASSURANCE

L ÂGE EN TANT QUE DÉTERMINANT DE LA CLASSE TARIFAIRE EN ASSURANCE L ÂGE EN TANT QUE DÉTERMINANT DE LA CLASSE TARIFAIRE EN ASSURANCE Robert L. Brown Professeur d actuariat Darren Charters Professeur adjoint de droit commercial Sally Gunz Professeure de droit commercial

Plus en détail

Objectif. Développer son efficacité personnelle par une meilleure communication avec soi et les autres

Objectif. Développer son efficacité personnelle par une meilleure communication avec soi et les autres Développement personnel La programmation neurolinguistique (P.N.L.) Objectif. Développer son efficacité personnelle par une meilleure communication avec soi et les autres. Historique et postulats de la

Plus en détail

Directives professionnelles Association Internationale des Praticiens de la Méthode Grinberg (IAGMP) Traduit de l'anglais

Directives professionnelles Association Internationale des Praticiens de la Méthode Grinberg (IAGMP) Traduit de l'anglais Directives professionnelles Association Internationale des Praticiens de la Méthode Grinberg (IAGMP) Traduit de l'anglais Introduction Ce document est un complément au Code d Éthique et de Conduite Professionnelle

Plus en détail

Se former au bilan de compétences

Se former au bilan de compétences Se former au bilan de compétences formation Se former au bilan de compétences Comprendre et pratiquer la démarche Claude LEMOINE Préface de Jacques AUBRET 4 e édition Claude LEMOINE est professeur émérite

Plus en détail

Programmes inter-entreprises

Programmes inter-entreprises Brochure interactive Programmes inter-entreprises France, 2014-2015 Pour plus d informations sur les lieux, dates et prix de nos training, veuillez consulter www.krauthammer.fr (rubrique Programmes inter-entreprises

Plus en détail

La dimension humaine du changement

La dimension humaine du changement La dimension humaine du changement Un triptyque indissociable : Responsabilité Engagement Performance Créateur de performance La dimension humaine du changement et les défis de l entreprise Gérer une forte

Plus en détail

Le web dans la formation des enseignants

Le web dans la formation des enseignants Fatiha Mamache amamache@ushb.dz USTHB Avril 2013 Plan Introduction Pourquoi parle-t-on de formation des enseignants du supérieur? Comment accueillir et encadrer les enseignants débutants? L université

Plus en détail

UE 3.4 S6 Initiation à la démarche de recherche UE 5.6 S6 Analyse de la qualité et traitement des données scientifiques et professionnelles

UE 3.4 S6 Initiation à la démarche de recherche UE 5.6 S6 Analyse de la qualité et traitement des données scientifiques et professionnelles UE.4 S6 Initiation à la démarche de recherche 6. Évaluation Le moment viendra où le jury mettra fin à l entretien. L épreuve étant terminée, acceptez cette limite même s il ne vous semble pas avoir fait

Plus en détail

Séminaire de recherche «principal» : Economie

Séminaire de recherche «principal» : Economie Séminaire de recherche «principal» : Economie Université Paris Dauphine Master recherche ATDD 1 ère partie : Alain Ayong Le Kama Plan du séminaire Introduction générale : acceptions économiques du DD Liens

Plus en détail

Mission de pédagogie universitaire Université Saint-Joseph Glossaire 1

Mission de pédagogie universitaire Université Saint-Joseph Glossaire 1 glossaire Les définitions succinctes, présentées dans ce glossaire, sont, en grande partie, tirées des chapitres du Manuel. Elles sont en harmonie avec les références relatives au Processus de Bologne.

Plus en détail

Profil de compétences Directeur de projets SECTEUR BANCAIRE

Profil de compétences Directeur de projets SECTEUR BANCAIRE Profil de compétences Directeur de projets SECTEUR BANCAIRE PENSÉE ET VISION STRATÉGIQUE Avoir une perspective globale des enjeux actuels et futurs du client ainsi que de définir des orientations visant

Plus en détail

ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT

ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT Recommandations Isabelle Berthon Introduction (1) La Haute Autorité de santé et l Institut National de Prévention et d Education Pour la Santé ont publié en juin 2007

Plus en détail

Guide de production des notes pédagogiques mai 2011, septembre 2014

Guide de production des notes pédagogiques mai 2011, septembre 2014 Centre de cas 7 99 2011 001 Guide de production des notes pédagogiques mai 2011, septembre 2014 Document produit par la professeure Anne MESNY, marginalement révisé par la professeure Alix MANDRON 1 En

Plus en détail

Ligne directrice du cours menant à une qualification additionnelle. Affaires et commerce Comptabilité (première partie)

Ligne directrice du cours menant à une qualification additionnelle. Affaires et commerce Comptabilité (première partie) Ligne directrice du cours menant à une qualification additionnelle Affaires et commerce Comptabilité (première partie) Annexe D Règlement sur les qualifications requises pour enseigner Mai 2005 (Révisée

Plus en détail

Historique du coaching en entreprise

Historique du coaching en entreprise Historique du coaching en entreprise Aux Etats-Unis dans les années 80, le coaching des sportifs a beaucoup de succès. L entreprise, soucieuse d une plus grande performance va adapter le coaching afin

Plus en détail

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Commissariat aux relations internationales et à l immigration Table des matières Page Déclaration d

Plus en détail

Accompagner un changement orienté

Accompagner un changement orienté Accompagner un changement orienté Quelles compétences développer? Mai 2011 Louise Lafortune Université du Québec à Trois-Rivières Téléphone : 819-376-5011 poste 3644 Louise.lafortune@uqtr.ca Contenu Introduction

Plus en détail

Ordre des enseignantes et des enseignants de l Ontario Outil de perfectionnement professionnel axé sur l autoréflexion

Ordre des enseignantes et des enseignants de l Ontario Outil de perfectionnement professionnel axé sur l autoréflexion Ordre des enseignantes et des enseignants de l Ontario Outil de perfectionnement professionnel axé sur l autoréflexion Le présent outil de perfectionnement professionnel axé sur l autoréflexion est conçu

Plus en détail

Appendice N Modèle de plan de travail de recherche

Appendice N Modèle de plan de travail de recherche 1 Appendice N Modèle de plan de travail de recherche Par Yannick Queau La théorie des régimes face aux difficultés de la coopération internationale : le cas du régime sur la biodiversité (titre provisoire)

Plus en détail

ACCOMPAGNEMENT ET SOINS DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS EN INSTITUTION. Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution

ACCOMPAGNEMENT ET SOINS DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS EN INSTITUTION. Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution Les souffrances des adolescents sont réelles et conséquentes, dans une période du développement de la personne, empreinte de bouleversements.

Plus en détail

L évaluation des professionnels de santé dans leur fonction, levier de motivation, quelle est la place du cadre?

L évaluation des professionnels de santé dans leur fonction, levier de motivation, quelle est la place du cadre? Management L évaluation des professionnels de santé dans leur fonction, levier de motivation, quelle est la place du cadre? Dominique GUY Descriptif : Dans le contexte actuel de recherche d optimisation

Plus en détail

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle I. Communiquer avec efficacité A. Intégrer les processus d influence sociale 1. La personnalité Les métaprogrammes sont les traits de personnalité qui, gravés

Plus en détail

Experience N 52. Les expériences d ERNI dans l univers du management, des processus et des technologies. Mars 2012

Experience N 52. Les expériences d ERNI dans l univers du management, des processus et des technologies. Mars 2012 Les expériences d ERNI dans l univers du management, des processus et des technologies Experience N 52 Mars 2012 MIGRATIONS Garder la maîtrise lors de migrations GARdER la maîtrise LORS de migrations Lors

Plus en détail

Politique de développement et de gestion des ressources humaines

Politique de développement et de gestion des ressources humaines RÈGLEMENT N 3 Politique de développement et de gestion des ressources humaines Adopté par le Conseil d administration Le 26 mars 1996 - Résolution n o 1931 Table des matières I. Préambule... 3 II. Objectifs

Plus en détail

QUAND UNE CONSIGNE DEVIENT ELLE THERAPEUTIQUE? Du Coaching aux Thérapies Comportementales et Cognitives

QUAND UNE CONSIGNE DEVIENT ELLE THERAPEUTIQUE? Du Coaching aux Thérapies Comportementales et Cognitives QUAND UNE CONSIGNE DEVIENT ELLE THERAPEUTIQUE? Du Coaching aux Thérapies Comportementales et Cognitives Benoît MELET (Paris) Dr DINTRANS Jean Roger (Paris) I Les quatre champs du coaching L univers sportif

Plus en détail

IREPS Pays de la Loire POLE SARTHE. 84-100 rue du miroir 72100 Le Mans. Tel 02 43 78 25 06 fax 02 43 78 21 46. Email: ireps72@irepspdl.

IREPS Pays de la Loire POLE SARTHE. 84-100 rue du miroir 72100 Le Mans. Tel 02 43 78 25 06 fax 02 43 78 21 46. Email: ireps72@irepspdl. Renforcer les compétences psychosociales des enfants et adolescents. Repères pour démarrer un projet Pour tous renseignements concernant le programme MAGALI SEGRETAIN msegretain@irepspdl.org Pour les inscriptions

Plus en détail

Questions clés pour la consultation élargie

Questions clés pour la consultation élargie Processus de planification stratégique de Terre des Hommes Fédération Internationale Questions clés pour la consultation élargie Beaucoup de progrès ont été accomplis lors de l Assemblée Générale (AG)

Plus en détail

PROFIL DIRECTION GÉNÉRALE ADJOINTE COMMISSION SCOLAIRE DES PHARES JANVIER 2011

PROFIL DIRECTION GÉNÉRALE ADJOINTE COMMISSION SCOLAIRE DES PHARES JANVIER 2011 H114-8-3 PROFIL DIRECTION GÉNÉRALE ADJOINTE COMMISSION SCOLAIRE DES PHARES JANVIER 2011 Adaptation du document La formation à la gestion d un établissement d enseignement, Les orientations et les compétences

Plus en détail

LA FORMATION PRATIQUE : LA PRÉPARATION DES SUPERVISEURS ET DES ENSEIGNANTS ASSOCIÉS À LA FORMATION EN MILIEU DE PRATIQUE

LA FORMATION PRATIQUE : LA PRÉPARATION DES SUPERVISEURS ET DES ENSEIGNANTS ASSOCIÉS À LA FORMATION EN MILIEU DE PRATIQUE LA FORMATION PRATIQUE : LA PRÉPARATION DES SUPERVISEURS ET DES ENSEIGNANTS ASSOCIÉS À LA FORMATION EN MILIEU DE PRATIQUE Résumé des constats et des défis identifiés lors de la journée thématique Présentation

Plus en détail

Lecture critique et pratique de la médecine

Lecture critique et pratique de la médecine 1-00.qxp 24/04/2006 11:23 Page 13 Lecture critique appliquée à la médecine vasculaireecture critique et pratique de la médecine Lecture critique et pratique de la médecine Introduction Si la médecine ne

Plus en détail

L alliance thérapeutique

L alliance thérapeutique L alliance thérapeutique UE 4.2 S3 Le 5 septembre 2012 FC Un peu d histoire (1) Terme employé par FREUD dès 1913: Alliance forte entre patient et thérapeute indispensable dans le cadre d une psychothérapie

Plus en détail

Améliorer la communication Transmettre l information Mener une politique d évaluation

Améliorer la communication Transmettre l information Mener une politique d évaluation Anne Kolasinski Coach de Vie certifiée Améliorer la communication Transmettre l information Mener une politique d évaluation Prendre vos fonctions Atteindre vos objectifs Améliorer vos performances Renforcer

Plus en détail

Innover sans disparaître Mieux gérer la créativité au sein de l entreprise

Innover sans disparaître Mieux gérer la créativité au sein de l entreprise Innover sans disparaître Mieux gérer la créativité au sein de l entreprise Par Nicole Cournoyer Consultante et formatrice en créativité 2573 rue de Port-Royal, Sainte-Foy (Québec), G1V 1A5 Tél.: (418)

Plus en détail

1ère fédération en France exclusive Coaching de Vie!

1ère fédération en France exclusive Coaching de Vie! Dossier de Presse Septembre 2015 1ère fédération en France exclusive Coaching de Vie! 2015 Création de la FEDERATION DE COACHING DE VIE! Vivre l accompagnement Coaching de Vie FCV Fédération de Coaching

Plus en détail