Cardiologie Neurologie Cœlioscopie Diététique Dialyse Soins infirmiers Vidéoconférence Medi Point

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1 Magazine d information de La Tour, réseau de soins Numéro 1 Janvier 2004 Cardiologie Neurologie Cœlioscopie Diététique Dialyse Soins infirmiers Vidéoconférence Medi Point

2 Sommaire 4 Cardiologie 6 Chirurgie neurologique... 8 Cœlioscopie Diététique 13 Vidéoconférence 14 Réadaptation cardiovasculaire Soins infirmiers 18 Dialyse 20 Le réseau Medi Point Dernières infos La rédaction n est pas responsable des textes et illustrations publiés qui n engagent que leurs auteurs. Magazine d information de La Tour, réseau de soins Numéro 1 - Janvier 2004 Comité de rédaction: James Bissell - Antoine Bloch - Véronique Harant Liliane Jacquet - Paul Nogent - Robert Sirdey EDITIONS INFOPUBLIC SA Liliane Jacquet Case Postale Genève 15 Tél: ++41 (0) Fax: ++41 (0) PRODUCTIONS OUTLINE COMMUNICATION Sàrl 1 rue des Lattes Meyrin Tél: ++41 (0) Fax: ++41 (0) Crédit photos: La Tour SA (Sylvia Schibli) Illustrations: Sidonie Carillat 2004

3 1 La Tour SA Une volonté de transparence et de communication Le secteur de la santé est en pleine évolution et la médecine progresse sans cesse. En tant que Directeur Général de La Tour SA, je souhaite vous faire partager de façon régulière les nouveautés qui sont la fierté de notre réseau de soins, et vous informer du savoir professionnel, de la compétence et de la qualité mis au service de nos patients, qu il s agisse d accréditation, d acquisition de matériel ultra-performant, de rénovations Bien évidemment, le choix de notre établissement dépend en grande partie du choix du médecin, mais également de la prise en charge du patient par notre personnel soignant, de l accueil que nous lui réservons et des prestations hôtelières que nous lui offrons. Notre politique actuelle repose sur une volonté de transparence, de communication et d information. Dans cet objectif, «La Tour Info» vous propose de rencontrer, au travers de brefs articles, une grande partie des personnes qui constituent l âme même de notre établissement. James B. Bissell Directeur Général La Tour SA 03

4 ECHOS RETAC Urgences cardiologiques, faire vite et bien! Pour la première fois, l hôpital de La Tour, par l intermédiaire du Docteur Marc Zimmermann, cardiologue, a accueilli, au sein de son établissement, le groupe RETAC (Réseau Européen pour le Traitement des Arythmies Cardiaques) du 19 au 21 mars Le groupe RETAC se compose de cardiologues exerçant dans diverses villes d Europe (Genève, Barcelone, Grenoble, Bucarest...) qui se réunissent deux fois par année dans le but d améliorer la qualité du traitement des arythmies cardiaques. L objectif principal de ces rencontres est de partager des expériences mutuelles et de discuter des cas difficiles ou rares dans le domaine très particulier de l arythmie cardiaque afin de mettre en commun le savoir, la qualité et l expérience. 04 Infarctus: pour un traitement optimal, chaque instant compte. L hôpital doit donc se trouver près du malade et se tenir en permanence prêt à l accueillir. Sur la rive droite, l hôpital de La Tour maîtrise la chaîne complète des interventions en cas d urgences Cardiologie, interventions moins invasives Aujourd hui, pour les affections cardiaques, moins de chirurgie, mais plus d angioplastie, en d autres termes, d interventions percutanées avec ballons et pose de stents, sortes de petits ressorts introduits par l artère fémorale. Le médecin les pousse au bout d une sonde jusqu à l artère coronaire. Une fois en place, le stent est déployé pour prendre sa forme finale et dilater définitivement la zone rétrécie. Le champ d indications de cette technique rapide et simple s élargit sans cesse. Le choix va donc d une chirurgie relativement lourde à un traitement quasi ambulatoire. Chirurgie: une dizaine de jours d hospitalisation, puis trois semaines de réadaptation stationnaire, suivies de trois autres semaines de convalescence. Angioplastie: le patient quitte le milieu hospitalier le lendemain de l intervention, pour reprendre ses pleines activités après deux jours. cardiologiques, une chaîne en tous points comparable à celle de l Hôpital Cantonal. Ses cardiologues privilégient presque toujours la dilatation physique des artères affectées, plutôt que la thrombolyse avec des médicaments pour désobstruer les coronaires. En effet, la littérature scientifique rapporte l efficacité insuffisante de cette dernière, ainsi que les risques d hémorragie parfois engendrés. À La Tour, le service des urgences répond 24h sur 24h et 7 jours sur 7. Partie intégrante, la salle de cathétérisme participe à cette permanence : temps de réaction inférieur à 60 minutes. Répétons l importance des premiers instants dans la situation coronarienne aiguë typique que représente l infarctus. Le patient est directement conduit en salle de cathétérisme afin de confirmer le diagnostic, de repérer les obstructions et de dilater le segment de l artère en cause, ceci pour diminuer la taille de l infarctus et limiter les complications. En général, l intervention n excède pas une heure et demie : coronographie, prise de décision et angioplastie comprises. Propos recueillis auprès du Dr Philip Urban Depuis longtemps, la chirurgie classique s avère performante et reste encore nécessaire pour certains cas bien définis. Quant à l angioplastie, jusqu à peu, elle était moins certaine, car elle pouvait entraîner une cicatrisation excessive de l artère. L apparition de stents de nouvelle génération a considérablement modifié la donne, le taux de récidive étant inférieur à 10 %. Enrobés, ces nouveaux stents diffusent pendant quelques semaines un immunosuppresseur la rapamycine qui permet une cicatrisation en douceur. L artère dilatée réagit au traumatisme du traitement en cicatrisant sans prolifération de tissus. Pareille avancée apparaît décisive. Elle est favorable aux techniques percutanées que nous envisageons d étendre à des interventions plus complexes. En moyenne, pour 1000 coronographies, l Hôpital de La Tour pratique actuellement quelque 380 dilatations. Propos recueillis auprès du Dr Philip Urban

5 1 Cardiologie non-invasive, explorer le cœur et les vaisseaux sans les toucher Le médecin se fait de moins en moins agressif, une attitude et surtout un ensemble de méthodes que l hôpital de La Tour s efforce d appliquer. Ainsi, la cardiologie non-invasive ne recourt pas au passage de sondes dans les vaisseaux sanguins, au contraire des techniques invasives (cathétérisme, angiographie, coronarographie). Les très importants progrès réalisés au cours des vingt dernières années ont permis d abandonner plusieurs techniques anciennes. En revanche, l anamnèse, quête d information auprès du patient lui-même, l examen physique (en particulier l auscultation) et l électrocardiogramme conservent une place importante, même si leurs limites nous sont bien connues aujourd hui. L échocardiographie et les techniques liées à l effet Doppler permettent d explorer le cœur au moyen d ultrasons. Ces méthodes occupent aujourd hui une place essentielle pour l étude des valves cardiaques (rétrécissement, régurgitation), du muscle cardiaque (maladie coronarienne, cardiomyopathie), de l aorte (anévrisme, dissection), du péricarde (apparition de liquide autour du coeur), ainsi que pour le diagnostic des malformations cardiaques congénitales. Les épreuves de stress sont utilisées avant tout pour le diagnostic de la maladie coronarienne. Les techniques mises en œuvre à La Tour comprennent le test d effort sur bicyclette, la scintigraphie myocardique au Thallium et l échocardiographie de stress (voir article page 6.) Citons encore la rythmologie non invasive. Elle comprend l électrocardiogramme (ECG) de 24 heures (dénommé Holter), l ECG de plus longue durée (R-test), les ECG à haute amplification et les contrôles de pacemaker. Restent les profils tensionnels de 24 heures, examens très utiles pour poser les indications à un traitement de l hypertension et pour évaluer son efficacité. Les examens cardiologiques et angiologiques non-invasifs réalisés à La Tour par les médecins, techniciens et infirmières, atteignent chaque année les La technique occupe donc une place importante dans la cardiologie moderne, mais ne doit pas faire oublier le rôle essentiel de la physiologie et de la prévention. Dr Antoine Bloch ECHOS Vous fumez? Eh bien, toussez maintenant. La toux du fumeur: simple irritation, selon une illusion commune à notre humanité impénitente. Cette illusion voudrait minimiser les conséquences de nos divers péchés mignons. En vérité, la toux cache souvent une BPCO, petit nom anodin, qui, une fois développé, ne signifie rien moins que «broncho-pneumopathie chronique obstructive.» Avouez qu ainsi présenté, ça fait vraiment tousser. Etes-vous atteint de ce mal également commun: victimes, rien que dans la petite Suisse? Souvent, il demeure non diagnostiqué; et pourtant: rétrécissement des bronches, alvéoles pulmonaires en partie détruits, diminution de la surface d échange gazeux, fonction pulmonaire altérée C est l évacuation du mucus défensif qui fait tousser. Heureusement, car l inconfort peut mettre la puce à l oreille des fumeurs et les conduire à une consultation à l hôpital de La Tour. Un traitement spécifique anti-bpco sera prescrit, tel que l inhalation d un nouveau médicament, qui augmente le diamètre des bronches et améliore la fonction respiratoire pendant 24 heures. Pour accompagner et prolonger cette demi-mesure, rien ne vaut la mesure complète, à savoir eh oui! le sevrage. Au fumeur de décider. 05

6 ECHOS Laser et vision Lunettes, lentilles ou œil nu? That is the question, mais la réponse vous appartient. Si vous êtes myope, hypermétrope ou astigmate, votre cornée devra être corrigée au laser avant de se dévoiler. L hôpital de La Tour et son service d ophtalmologie disposent du dernier Laser Excimer (MEL 70). Plus important: l intervention est conduite par un chirurgien qui exerce cette technique depuis plus de dix ans. Chirurgie ambulatoire, elle s effectue sous anesthésie locale. Le patient doit rester 48 heures au calme, avant un contrôle qui décide de la reprise des activités : immédiate ou légèrement différée, en fonction de la cicatrisation. Chirurgies neurologique et orthopédique, créer un centre d excellence Unique à Genève, l échocardiographie de stress Une bonne prévention d accident ou de récidive cardiovasculaire exige un bon diagnostic. Pour l assister, le praticien dispose de plusieurs techniques d investigation, par exemple l ergométrie classique. L électrocardiogramme enregistré lorsque le patient pédale présente une fiabilité diagnostique d environ 70%. Cette méthode est facile et peu coûteuse, mais, chez les personnes à haut risque, un résultat normal ne permet pas d exclure des lésions coronariennes. La précision diagnostique maximale s obtient par la coronographie, qui nécessite une ponction dans une artère et une courte hospitalisation. Coûts bien supérieurs. Chirurgien orthopédiste et neurochirurgien, les Dr Thierry Selz et Daniel May, pratiquent cette double approche dont nous parlons à la page ci-contre. «La visibilité gagnée par notre démarche chirurgicale, dit le Dr Selz, nous permet de rêver à un centre d excellence qui regrouperait tous les intervenants concernés : chirurgiens, certes, mais aussi rhumatologues, médecins du travail, des sports, de la rééducation le tout sous la houlette d un chef d orchestre.» En effet, le besoin en Suisse romande et en France voisine encourage à envisager la création d un tel centre. Dans l immédiat, l activité régulière de consultant des Dr May et Selz aux Hôpitaux Universitaires de Genève permet d expliquer et de démontrer la méthode aux chirurgiens en formation. À cheval sur deux spécialités, elle suscite beaucoup d intérêt. Les intermédiaires entre ces deux techniques sont la scintigraphie myocardique et l échocardiographie de stress. Cette dernière consiste à visualiser le cœur grâce à l échographie durant un stress induit par un médicament. L analyse de la contractilité au repos et à l effort permet de déduire la perfusion avec une performance d environ 85 à 90%. Cet examen dure une quarantaine de minutes et ne réclame pas d infrastructure lourde. L hôpital de La Tour est actuellement la seule institution genevoise à proposer cette technique. Quelque 250 échographies de stress ont été réalisées en 2002, sans que le nombre d examens confiés aux autres procédés ait diminué. Propos recueillis auprès du Dr Marco Bettoni 06

7 1 Si les vertèbres m étaient contées, quatre mains pour une double approche orthopédique et neurochirurgicale ECHOS Chirurgie virtuelle Pour les interventions sur la colonne vertébrale, deux jeunes chirurgiens cumulent chacun deux spécialités. Chirurgien orthopédiste, le Dr Thierry Selz a suivi aux États-Unis une formation complémentaire en chirurgie du rachis, tout comme le Dr Daniel May, qui élargissait ses compétences initiales de neurochirurgien par un stage en chirurgie orthopédique. Aujourd hui, tous deux maîtrisent ce double éventail. Mieux : ils le pratiquent à l'unisson. «Nous pouvons très bien opérer en solo, mais les avantages d une approche binaire et d une intervention à quatre mains sont concluants : consultation mutuelle et meilleure décision, opération plus rapide, synergie des compétences, sécurité accrue et partage du suivi postopératoire.» 5 Prothèse discale Ainsi, les Drs Selz et May procèdent-ils chaque année à quelque 350 à 400 interventions souvent délicates, qui incluent la décompression neurologique, la stabilisation et la rigidification de la colonne (opération complexe pour certaines scolioses), enfin la pose de prothèses cervicales et lombaires, une technique subtile et récente pour laquelle les Européens possèdent une bonne avance. Constituée de deux éléments en titane glissant l un sur l autre, la prothèse permet de remédier à de graves pathologies. Cette chirurgie d horloger préserve l articulation des vertèbres et la flexibilité de la colonne ; ce faisant, elle ne déclenche pas ou n aggrave pas l usure des disques sus et sous-jacents. De telles interventions exigent un service de soins intensifs et un excellent plateau technique, conditions auxquelles La Tour satisfait très largement. Les pilotes professionnels ont leurs simulateurs pour s entraîner sans risques ni restrictions à toutes les situations de vol possibles. Les chirurgiens orthopédistes de l hôpital de La Tour ont reçu leur neuronavigateur*, non pour s entraîner, mais simuler leurs gestes avant d intervenir sur le patient lui-même. Le neuronavigateur mémorise et présente une image anatomique tridimensionnelle, et bien sûr spécifique, du futur opéré. Ainsi le chirurgien peut-il reconstituer au préalable et contrôler la position et la dimension de certains implants (vis, plaques métalliques, par exemple) sur les tissus et les os qui vont les recevoir. Encore un grand investissement plus de francs pour un petit pas supplémentaire vers une maîtrise opératoire toujours meilleure. La rapidité et la sécurité des interventions sont à ce prix. *STEALTH STATION TREON (neuronavigateur treon fabriqué par Medtronic) 07

8 ECHOS Choisir son médecin et son hôpital Cœlioscopie, chirurgie cachée, mais sur grand écran Le mariage arrangé n a plus cours sous nos latitudes baignées de liberté individuelle. Et le traitement médical arrangé? Votre liberté doit-elle buter sur le choix de votre médecin ou de votre établissement hospitalier? Leur sélection imposée apparaît aussi contraire à votre libre-arbitre, à votre instinct, à votre droit, que les mariages forcés d autrefois. Un hôpital privé tel que La Tour défend ce droit et il le met en œuvre. Pour nos patients, le bénéfice dépasse largement la satisfaction d être libre. Ils choisissent leur lieu d accueil et de soins ; ils choisissent leurs médecins ; ils les connaissent ; ils leur accordent estime et confiance. L amélioration de la qualité de vie ne se limite pas au séjour hospitalier ; elle englobe le sentiment permanent de sécurité. Pendant le traitement, le libre choix améliore cette sécurité et apporte un bénéfice psychologique qui influence le processus de guérison. L assurance complémentaire couvre les frais de traitement dans les hôpitaux privés. Le chirurgien est avant tout un médecin un médecin qui sait opérer, rappelle le docteur Pierre Meyer, spécialisé en chirurgie viscérale. À l évidence, le chirurgien pratique un métier de réflexion et d habileté, dont la démarche première consiste à poser une indication opératoire correcte. Quels sont les arguments en faveur de l intervention, et ceux qui lui sont opposés? La décision prise, l acte intervient. Il se révèle si minutieux et précis que s il fallait le définir par une image, le chirurgien revendiquerait l élégance gestuelle. «Un acte bien fait doit être beau. Il va jusqu au bout, simplement, comme un texte écrit d un trait et sans raturage.» Les grands progrès des dernières années aidant, cette élégance s est faite sobre et même cachée. Désormais, la chirurgie viscérale, bien que réputée difficile, n exige souvent qu une invasion minime. La cœlioscopie ou laparoscopie (la chirurgie du trou de serrure, comme disent les Américains) remplace les incisions d hier par de petites «boutonnières» où passent les instruments et la caméra endoscopique, celle qui permet de visualiser l intérieur du corps sur un écran. C est un bond en avant fantastique. Le chirurgien y gagne une meilleure vision et une précision impensable voici quelques années. Traumatisme réduit au minimum, cicatrisation plus rapide, douleurs post-opératoires bien moindres, adhérences grandement diminuées les arguments favorables abondent pour le patient. Le Docteur Meyer fut le premier à pratiquer cette chirurgie à Genève dès juillet 1990 et, s il l a apportée à l hôpital de La Tour, c est pour profiter de l exceptionnel niveau du plateau technique et des Soins intensifs. Nous sommes redevables à la cœlioscopie d une belle avancée, mais les moyens de réanimation ont accompli la seconde révolution. Ils offrent au chirurgien la possibilité d aller plus loin et de pratiquer des actes avec une sécurité accrue. Propos recueillis auprès du Dr Pierre Meyer Le Dr Meyer est privatdocent et chargé de cours à la Faculté de médecine. 08

9 1 Chirurgie esthétique, bel avenir de la belle apparence Le souci d apparence physique n est pas futile ; la chirurgie esthétique moins encore. Discipline très spécialisée, elle doit son rayonnement au regard aujourd hui porté sur son retentissement psychologique. Au-delà de bien-être esthétique, c est de qualité de vie dont il s agit. Une évidence que défend l hôpital de La Tour. Après Après Avant Avant Parmi les nouvelles techniques aux résultats non permanents, citons le Vistabel, qui recourt à la toxine botulique. Elle a longuement fait ses preuves dans le traitement de contractions musculaires indésirables (torticolis, strabisme). Aujourd hui injectée au cœur du muscle ad hoc, elle inhibe la transmission de l excitation nerveuse, et permet de contrôler les contractions responsables des rides d expression ou des pattes d oie. Effet de quatre à six mois ; intervention renouvelable à volonté. Avec l âge, la peau perd de l élasticité par affaissement et atrophie tissulaires. Remodelons le visage de manière très naturelle par un lifting volumétrique, qui recourt à de la graisse soustraite aux parties du corps bien pourvues. Récemment encore, cette graisse réinjectée fondait faute d irrigation sanguine adéquate. Elle est désormais centrifugée pour la séparer des autres composants, puis injectée en fines gouttelettes. Ainsi facilitée, la vascularisation des nouveaux tissus réduit considérablement leur refonte. Une telle approche permet vraiment de redonner une jeunesse au visage. L effet de rajeunissement et le niveau de transformation anticipés imposent de porter une grande attention à la personnalité du patient. Pour retrouver son naturel, plusieurs repères interviennent, en particulier les photographies anciennes. Également capitale : l attente de ce patient. Elle exige un dialogue approfondi avec le chirurgien. Un dernier mot (de prudence) sur la lipoaspiration et les nouveaux appareils dont l émission d ultrasons fragmente la graisse. À cette technique en vogue, l hôpital de La Tour préfère une méthode plus simple et aussi efficace, sinon supérieure : le va-et-vient et la meilleure pénétration des canules de lipoaspiration. Propos recueillis auprès du Dr Pierre Quinodoz ECHOS Laser et beauté Selon Michelet, Mme de Staël avait la peau «d une qualité médiocrement attirante.» Termes châtiés pour un jugement dévastateur. Eut-elle vécu aujourd hui, le laser lui aurait sans doute épargné le reproche et sa cause. Le Centre Laser Dermatologique de l hôpital de La Tour en propose plusieurs applications. Ainsi pour la couperose ; le laser à colorant pulsé vient à bout des petits vaisseaux indésirables, et sans cicatrices. Après Michelet, Racine, qui aurait tant voulu «réparer des ans l irréparable outrage». Pensait-il aux taches pigmentées (dites «de vieillesse»)? Elles sont aisément effacées en une à deux séances. Pour l épilation, quelques séances de laser alexandrite entraînent une importante et durable réduction des poils foncés indésirables. Autre disgrâce, elle sollicitée, mais souvent regrettée: les tatouages, qui sont totalement ou très largement effacés par le laser pigmentaire. 09

10 Diététique, l art d enrichir le quotidien Des goûts et des régimes, il ne faut pas se priver de discuter! La diététique revêt une importance telle qu en collaboration avec deux médecins diabétologues, les docteurs Pernet et Petriccioli, un service spécifique lui est réservé. Animé par un jeune diététicien, Raffi Maghdessian, il inclut deux diététiciennes et une secrétaire attitrée. Travail à facettes multiples : guider la détermination et la mise en place des régimes, ajouter l optimisation alimentaire au traitement des diverses pathologies, et enrichir le combat commun contre la maladie par une riche synergie avec les autres services. Last but not least : enseigner la pratique et le bien-fondé d une saine nutrition. Une carrière à La Tour Pourrait faire mieux! Sobre évaluation qui a défiguré maints carnets scolaires, même chez les surdoués. Quand elle se double d un «Peu scolaire» et se triple de «A le sommeil agité», mieux vaut renoncer à la vocation académique. En conséquence, le jeune Raffi Maghdessian lui substitua la vocation boulangère et l apprentissage approprié, suivi de sept années de purgatoire dans une profession où le sommeil est compté, mais l agitation exigée. Première échappatoire non moins agitée : le sport. Raffi découvre la nage avec monopalme. Dans cette spécialité, une volonté pugnace et vingt-cinq heures d entraînement hebdomadaire malgré les petits levers à quatre heures du matin ne tardent pas à le distinguer. Il est cinquante-deux fois champion suisse, et participe à quatre championnats du monde, où ses sixième et septième places le situent parmi l élite planétaire. Seconde échappatoire : les études. Deux années de cours du soir comblent le retard illustré ou déterminé par le fameux carnet. Ensuite, viennent trois années à l École genevoise de diététique, suivies d un engagement aux HUG. «Mais c est à l hôpital de La Tour que je voulais travailler! se souvient-il. Après deux autres années d expérience concrète, j y sollicite un poste de diététicien. À ma grande surprise, on me propose d emblée la responsabilité du service.» Ce grand défi permet à Raffi Maghdessian de réaliser enfin la diversité de travail conforme à ses pulsions profondes. Elle veut la prise en charge de toutes les pathologies, tant au niveau hospitalier qu ambulatoire. Elle s accompagne d une grande liberté d initiative «à l Améri-caine», dit-il. C est ainsi qu avec l aide de son équipe, il implante l informatisation des repas, alors inexistante en Suisse dans les établissements privés, et travaille à d autres projets pour lesquels la confiance lui est toujours accordée. Et le sport? L âge de la retraite sonne tôt chez les athlètes de haut niveau. Comme entraîneur de l équipe genevoise junior, il exhorte et assiste d autres vocations. 10

11 1 Diététique, à l école du bien manger Il n y a pas de médecin sans passion de soigner et volonté de guérir. Il n y a pas de diététicien sans ambition d informer et d expliquer. Parmi ses diverses missions, notre service de Diététique doit instruire de nombreux patients pendant ou après une thérapie, ainsi les diabétiques et les personnes en réadaptation cardiovasculaire. Leur nouveau mode de vie inclut une diététique appropriée dont il faut présenter les détails, mais aussi les raisons. Comment? Le moins d interdits possible, mais des conseils fondés sur la philosophie dynamique des petits pas, sinon des petits plats. En plus, beaucoup de doigté pour faire accepter le changement, mais sans bouleversement. Il conduit à des ajouts plutôt que des retraits. «Mangeons comme de droit, buvons comme permis. Mais, sacrebleu! surtout n allons pas perdre haleine à tant courir.» N en déplaise à Verlaine, il faut aussi courir ou bouger, et souvent perdre haleine pour garder la santé recouvrée. Le diététicien participe à la valorisation du volet actif en complément du digestif. Pas étonnant que le chef du service, Raffi Maghdessian, soit un sportif d élite. 3 Aliments factices pour l enseignement alimentaire Maître d hôtel à puces Connaissez-vous le nombre de combinaisons de mets enregistrés à l hôpital de La Tour pour satisfaire tous les goûts et tous les régimes? Je vous le donne en mille, et même en quatre fois mille! Oui, 4000 recettes et procédés dûment informatisés ou en cours d enregistrement. Accessibles sur les écrans de la cuisine, ils le sont également au chevet des malades, car des boîtiers portables accompagnent les diététiciens et les infirmières. Ces boîtiers enregistrent le choix effectué à partir des trois menus de chaque repas dont un végétarien choix enrichi par la petite carte adaptée aux diverses pathologies et par les 8 propositions de remplacement, si un plat n a pas l heur de plaire. Les boîtiers filtrent les demandes, car ils ont mémorisé les balises imposées par le régime de chaque patient. Faut-il souligner que, dans la grande famille des établissements privés suisses, l hôpital de La Tour est le pionnier d une telle systématique? 11

12 Cuisine, une parfaite hygiène A vaste menu, vaste brigade de cuisine : une vingtaine de personnes dans des locaux très modernes et nouvellement réaménagés en fonction d une efficacité optimalisée et en conformité avec les normes HACCP (Hasard Analysis Critical Control Procedures). Très sévères, ces normes imposent une bonne pratique de fabrication, ainsi que la recherche et l élimination de tous les risques bactériologiques possibles. Le chef, Frédéric Vanson, est diplômé de l École hôtelière de Thonon. Dans sa cuisine de La Tour, aucun des coups de feu inhérents à la profession, mais une organisation bien huilée, qui étale le travail selon des horaires normaux. Après une carrière dans les grands restaurants, Frédéric Vanson a choisi cette sage qualité de vie ; son équipe aussi. Ne croyez surtout pas qu elle affecte leur amour de l art, bien au contraire. Pour le chef, elle a élevé le regard porté sur son métier et imposé une fructueuse réflexion, qui débuta par la rédaction d un manuel de 150 pages avec la collaboration de Catherine Sauverzac, alors directrice de la Qualité. «Écrire ce que l on fait. Faire ce que l on écrit.» Le manuel détaille toutes les procédures mises en œuvre, les températures et durées requises pour chaque stockage, ainsi que mille points critiques recensés par l hôpital, mais aussi par les lois et ordonnances légales. Il prévoit les formations dispensées au personnel de cuisine, en particulier par les médecins. Il assure la traçabilité de tous les produits. Lors d inspections indépendantes régulières, il est présenté aux inspecteurs, qui vérifient le respect de ses multiples exigences. Respect toujours strict, afin que les échantillons prélevés ne révèlent aucune anomalie à l analyse. Plus important : que les mets servis aux patients soient toujours irréprochables mais également variés, soignés et savoureux. Bon appétit! Une bonne guérison veut un bon climat. Et ce climat ne dédaigne pas les bonnes choses. L hôpital de La Tour le sachant, tout est mis en œuvre pour satisfaire chaque gourmandise. La qualité des ingrédients d abord: beaucoup de variété, beaucoup de produits frais venus d excellents fournisseurs attitrés. Les moyens financiers ensuite : pour ses approvisionnements, l hôpital ne lésine jamais sur cette qualité. La rapidité d utilisation enfin : stockages très courts, flux tendus. Tout cela vous paraît bien technique, alors passons à la cuisine. Ultra-moderne et ultra-fonctionnelle, elle s affirme surtout humaine, ainsi que son chef, Frédéric Vanson, la décrit. Les trois menus proposés matin et soir (dont un végétarien) et leurs multiples déclinaisons adaptées au régime ou au bon plaisir de chaque patient veulent une préparation collective, mais également limitée et même individuelle. Collective, la répétition des menus repris tous les 15 jours et renouvelés selon deux saisons. Limitée, la préparation de la petite carte et de ses vingt plats. Individuelles, les commandes auprès de chaque patient jusqu à 10h15 pour un service commençant à 10h45. Les adaptations et les ordres particuliers enlèvent au travail tout risque de routine. Leur préparation soigneuse intéresse des quantités moyennes ou petites et implique une véritable attitude de restaurateur. Quant au transport jusqu aux patients, il s effectue dans des chariots-conteneurs perfectionnés, une moitié chaude, l autre réfrigérée. Un dernier point : la cuisine alimente aussi la cafétéria du personnel où les thèmes culinaires se renouvellent régulièrement : asiatiques, mexicains, orientaux, estivaux grâce au barbecue et toujours alléchants. 12

13 1 Vidéoconférence, les meilleurs spécialistes du monde à votre chevet Un jour, il était en consultation avec d'autres médecins, écrivait Rousseau dans ses Confessions. Rien de plus banal, ni de plus enrichissant pour le praticien. Rousseau pouvait-il imaginer, qu un autre jour, cette consultation s établirait d un continent à l autre, que les interlocuteurs s entendraient et se verraient derrière une simple vitre d écran, que leur compréhension mutuelle s enrichirait du dialogue, mais aussi de la sensation de présence et des interactions particulières au contact direct? Le docteur Claude de Senarclens, Médecin Chef au service de Médecine, et le professeur John Flynn ont ainsi rendezvous deux fois par mois. Rien de plus banal, en effet, si l on excepte que chacun reste chez soi : le premier à l hôpital de La Tour et le second au John Hopkins Hospital de Baltimore. Miracle de la vidéoconférence, ils débattent des cas particulièrement complexes pour lesquels le Pr Flynn, ainsi que le Pr Don Martin, interviennent en qualité d experts. Quelques jours plus tôt, ils ont reçu le dossier complet par courrier électronique : examens, analyses, photos et radios numérisées. Ainsi, les patients bénéficient-ils, non seulement de l expertise de leurs médecins personnels, les Drs C. de Senarclens, A. Pernet et N. Petriccioli, mais aussi de leurs collègues prestigieux de l autre côté de l Atlantique ; et sans se déplacer! L efficacité et les avantages de cette interaction confirment la pertinence d un autre projet : celui d une «World Health City» qui viendrait enrichir la Genève internationale. Pour le plus grand bénéfice des patients, elle conférera une sorte d omniprésence aux meilleurs spécialistes du monde, réunis virtuellement à leur chevet. 13

14 Réadaptation cardiovasculaire, prévenir les récidives Une fois suffit! Sachons éviter le retour d un pépin cardiovasculaire. Une double action s impose : physiothérapie cardiaque et prévention secondaire. Après un accident, le programme de physiothérapie peut prolonger l hospitalisation ou adopter une formule ambulatoire, formule que l Hôpital de La Tour privilégie pour ses avantages médicaux et ses allégements financiers. Elle est réservée aux patients peu affaiblis, ou ne nécessitant pas d actes techniques réguliers tels que le changements de pansements. En vérité : la grande majorité d entre eux. Cette physiothérapie occupe trois matinées chaque semaine pendant six semaines, auxquelles s ajoute une marche collective le vendredi. Après trois semaines déjà, une personne active peut reprendre ses occupations à 50%. Elle est ainsi maintenue dans son cadre de vie, alors que l accompagnement l aide à moduler son mode de vie en fonction de sa santé. 5 Séance d entrainement après une opération coronarienne Première difficulté à l issue d une thérapie : réorganiser son existence de manière à éviter les facteurs de risques. Parmi eux : la sédentarité. Afin de se prendre en charge, les patients (et leurs conjoints, s ils le veulent) sont longuement éclairés sur leur maladie. Pour un bénéfice cardiovasculaire optimum, ils apprennent à optimiser les activités physiques, et comprennent la supériorité de l endurance sur la performance, du plaisir sur la souffrance. De même, ils mesurent l importance d une diététique appropriée. Au gré du bénéficiaire, le soutien se prolongera dans le cadre d une association de malades, qui propose des séances d activités physiques appropriées, encadrées par les médecins de l hôpital de La Tour. Dernière remarque, elle financière. L option ambulatoire minimise les frais d hôtellerie et peut couper d une bonne moitié le total des coûts par rapport à une réadaptation stationnaire. Propos recueillis auprès du Dr Marco Bettoni 14

15 1 Le biomédical, un secteur en pleine expansion Les médecins s imposent de rester au fait des dernières techniques médicales. Même devoir d avant-gardisme pour tout l hôpital de La Tour. Ainsi met-il à la disposition de son corps soignant un matériel technique ultra-moderne et souvent très complexe accessoirement très coûteux. Dans ses murs, 1600 appareils de 460 types différents. Les maintenir en parfait état de fonctionnement est un autre devoir. Dans un esprit pionnier, un département de maintenance biomédicale fut donc créé dès À notre connaissance, seuls les HUG et le CHUV disposent de l équivalent. Missions principales : les dépannages d urgence et l assistance aux utilisateurs, mais aussi les conseils en amont lors de l acquisition. Le travail n est pas simple. Certes, la Loi sur les Produits Thérapeutiques impose une obligation de certification aux fabricants et d assistance après-vente aux fournisseurs. Cependant, la globalisation et le jeu des fusions entre sociétés fabriquantes ne sont pas sans créer quelques problèmes. Ainsi, un appareil dernier cri peut-il devenir subitement obsolète par la simple dissolution de son constructeur au sein d un groupe. Quant à l hôpital, autrefois «chouchouté», il risque de se retrouver noyé dans une clientèle plus vaste. L éloignement des nouveaux dépanneurs et les délais d intervention plus longs plaident donc, eux aussi, pour un service in situ. 5 Maintenance sur un appareil de dialyse Certains constructeurs l ont bien compris, qui offrent au personnel spécialisé de leurs clients une formation certifiée. Cependant, la voie royale demeure la filière universitaire. En France, par exemple, l Université de Compiègne forme des techniciens et des ingénieurs biomédicaux en 3 et 5 ans. Aujourd hui, rien de semblable du côté suisse, mais l hôpital de La Tour y supplée par un service riche en équipement et, surtout, en personnel hautement compétent. À preuve, la présence permanente d un technicien au bloc opératoire. Propos recueillis auprès de M. Didier Misse Un miracle en passant Al Hôpital de La Tour, nul besoin de solliciter la fibre humaine toujours attentive au confort physique et moral des patients. Nul besoin d exiger l écoute. Le corps médical et le personnel soignant font preuve d un dévouement souvent remarquable, d une prévenance et d une délicatesse hors du commun. Les nombreux, les touchants messages de remerciement l attestent. Et que dire de la qualité objective des soins? Sans doute le som-met d aujourd hui, car sa recherche est constante. Restent les miracles! Pour eux, il convient de nous aider. Un minimum de bonne volonté et de coopération est requis de la part des miraculés. Vous allez comprendre. Une dame venue du Canada se présente à La Tour pour ce genre d abomination propre à gâcher les vacances, un embarras gastro-intestinal, puisqu il faut l appeler par son nom. Le petit accroc dûment traité, le mari tout heureux vient rechercher la dame. Les voici courant bras sur bras vers le taxi qui attend à l entrée. Soudain, le mari s effondre. Jamais personne ne se retrouva si vite aux Urgences où, pour la première fois de leur carrière, nos médecins furent les témoins d une magnifique rupture d anévrisme aortique en cours de développement. Témoins pendant quelques brèves secondes! Opéré dans l instant, le monsieur put sortir à son tour de l hôpital, mais cinq jours plus tard tout de même. «Les hommes appellent miracle l apparition subite d une réalité cachée», disait Romain Rolland. Subite, en effet, mais au meilleur moment! 15

16 Performants et humains, les Soins intensifs La volonté d excellence se retrouve partout à La Tour. Elle forme une sorte d idéologie à la fois personnelle et collective. Aux Soins intensifs, elle prend une acuité plus pointilleuse encore. Elle se veut également empreinte de chaleur humaine et de grand respect du malade. Le secourable et le bienfaisant doivent se conjuguer avec l efficace. Les Soins intensifs à l hôpital de La Tour sont l un des rares endroits, dans le milieu privé suisse, ayant reçu l accréditation de la société suisse de médecine intensive (SSMI). L unité a été reconstruite afin de remplir à la lettre ces directives. Les qualités d efficacité aseptisée n ont pas chassé l humain. Par la volonté des infirmières et celle des médecins une philosophie de l accueil a été définie, afin que les patients et leur famille appréhendent moins le passage aux Soins intensifs, passage parfois obligé lors d une admission, souvent après une intervention. La présence permanente de médecins et d infirmières se double de la panoplie complète des instruments de surveillance en continu, de mesures constantes, de contrôles, de monitorage et d assistance ininterrompus. D ordinaire, la bonne pratique médicale et la sécurité du patient veulent ce transit aux Soins intensifs avant le retour à la chambre. Il sera direct ou, dans certains cas, décalé par un passage dans une autre unité : celle des Soins continus. Cet intermédiaire assure la même permanence, la même proximité médicale et infirmière, la même surveillance, mais une assistance allégée. 16

17 1 Catherine Sauverzac, directrice des Soins infirmiers Infirmière! vocation exigeante et superbe. Pour Catherine Sauverzac, notre Directrice des Soins infirmiers, l appel a semblé hésitant au sortir de l école. Le croirez-vous? L indignation première la conduisit vers le métier de fleuriste. Fleuriste, elle passe son bac avant de rallier l école d infirmières à Lyon. Carrière d une vingtaine d années en réanimation où elle découvre la richesse des rapports avec les médecins et le personnel soignant. Elle apprécie la valeur particulière du travail collégial, l oubli constructif de la hiérarchie et de toute subordination étouffante. Les personnes formant son unité d intervention se connaissent si bien que les gestes nécessaires s enchaînent sans que, souvent, un seul mot ne soit échangé. Cette chaude collégialité, Catherine Sauverzac va s en éloigner, le temps d entrer sur concours à l École des Cadres, et d ajouter à son palmarès une Maîtrise de gestion des entreprises. Avec ce double bagage, elle prend en charge la Direction de la Qualité à l hôpital de La Tour. Sa culture ès gestion la conduit à segmenter ce vaste domaine en projets pluridisciplinaires précis. Ils vont de la mise en conformité de la cuisine (HACCP) à celles des Soins intensifs (SSMI). La voici aujourd hui responsable du personnel soignant, fonction où elle applique son credo motivant et performant du travail en équipe. L expérience a largement confirmé la pertinence de cet art du partage reposant sur la communication, le professionalisme et la confiance. Soins continus, la seconde étape du rétablissement Service de dix-huit lits, dont quatre de soins continus, l Unité F est spécialisée en cardiologie, pneumologie et gestes médicaux-chirurgicaux. Les Soins continus dont elle est chargée impliquent la présence d un système de monitorage au chevet de chaque lit, système connecté au poste central des infirmières. Équipe spécialisée au bénéfice d une formation continue, dotation élargie en personnel, équipement de haute technologie tout est réuni pour la prise en charge de patients dont l état ne relève plus des «Soins intensifs», mais qui ont toujours besoin de soins importants, ainsi que d une surveillance cardiaque, tensionnelle et respiratoire continue. Dix places de télémétrie gardent sous surveillance cardiaque à distance des patients plus mobiles et stables, même lorsqu ils se trouvent dans d autres services. La surveillance médicale de l Unité F est assurée par deux médecins-chefs et deux médecins-assistants. Un système de garde garantit la présence d un médecin 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Prenons l exemple d un opéré du cœur ; au sortir du bloc opératoire, il va passer un ou deux jours au service des Soins intensifs, où son médecin anesthésiste dirigera la surveillance et l assistance. Ensuite, il peut être conduit à l Unité F. De même, chaque unité de l hôpital peut adresser un patient «instable» à ce service. Gabrielle Duvelius, infirmière responsable de la Cardiologie-Pneumologie, assure la bonne marche des Soins continus. Sa carrière initiale en Allemagne lui permet de jeter un regard comparatif sur les conditions de travail à La Tour, qu elle qualifie de «très engageantes, malgré un travail intense, mais qui laisse le temps de l accomplir parfaitement et de A à Z.» Elle apprécie également les relations beaucoup moins hiérarchisées que dans un grand hôpital et les bonnes interactions avec les médecins. «Dans notre structure privée de taille moyenne, ils accordent une grande confiance aux infirmières, et reconnaissent la valeur de leurs soins personnalisés.» Elle insiste sur le niveau de la formation continue : un jour par mois pour tout le monde. Organisée par une monitrice du service, cette formation est dispensée par les médecins et le personnel infirmier des autres unités. 17

18 La dialyse, relayer nos reins s il le faut Attitude paradoxale, mais déontologique : tout bon chirurgien écarte la solution chirurgicale si elle ne s impose pas. De même le néphrologue spécialiste du rein pour la dialyse. Sa mission première de prévention de l insuffisance rénale chronique veut qu il fasse tout pour éviter la dialyse à l immense majorité des patients. Du moins, qu il en retarde l échéance. Quand elle s avère indispensable, il s efforce d en raccourcir la durée de prescription en préparant son patient à une transplantation rénale : une des greffes les mieux tolérées. 5 machine d hémodialyse L Hôpital de La Tour occupe une place éminente dans le réseau genevois des centres de dialyse. Le sien fut créé voici vingt ans à la demande des autorités cantonales, pour décharger l Hôpital Universitaire. Aujourd hui, sous la direction médicale des Drs Guibentif et Lévy, il dessert toute la rive droite. Dans un environnement récemment modernisé, il réalise quelque 4500 séances annuelles pour une trentaine de patients permanents, qui peuvent bénéficier tant de l hémodialyse, que de la dialyse péritonéale. Depuis 20 ans, la dialyse connaît un essor important. L activité augmente de 5% chaque année. Sans véritable limite d âge, cette technique ambulatoire est actuellement financée à 100% par l assurance maladie de base. Elle redonne à de nombreux patients une espérance de vie quasi normale. Activité professionnelle maintenue et possibilité de voyager presque comme avant. 18

19 1 20 ème anniversaire de la première dialyse effectuée à lʼhôpital de La Tour le 18 octobre 1983 Dialyse, plusieurs techniques Hémodialyse: elle épure le sang de ses toxines et maintient ses propriétés. Technique discontinue, elle nécessite trois séances hebdomadaires au centre. Durée : trois à quatre heures. Dialyse péritonéale: elle est pratiquée quotidiennement par le patient lui-même à son domicile au moyen d échange de poches de liquides infusés dans la cavité du péritoine. Après une information et un entraînement de quelques jours au centre, le patient est autonome. Autres techniques: l hémodialyse nocturne lente et l hémodialyse quotidienne connaissent un intérêt croissant et font l objet d un projet à l étude. Urgences: jours et nuit, 365 jours par an, le service d hémodialyse est sur la brèche, car la responsabilité des dialyses d urgence aux Soins intensifs lui incombe également. À la suite de maladies ou d accidents circulatoires aigus, certains patients peuvent, en effet, connaître une suspension transitoire de leur fonction rénale. 5 Vue intérieur d un filtre La dialyse Filtration extra-rénale du sang pour le débarrasser des produits toxiques normalement éliminés par les reins. 19

20 L Hôpital de La Tour et la Clinique de Carouge entrent dans le réseau Medi Point du groupe Zürich En octobre 2003, le réseau de soins La Tour concluait un accord de partenariat avec la Zürich Assurance. Cet accord intéresse le réseau professionnel Medi Point, qui regroupe des patients, des employeurs, des fournisseurs de prestations et le groupe Zürich, dont font partie l Alpina Assurances et la Genevoise Assurances. Le groupe La Tour y participe avec l ensemble de son propre réseau : Hôpital de La Tour, Centre Médical de Meyrin et Clinique de Carouge. Au service des patients Quiconque tombe malade ou subit un accident doit bénéficier, tout au long du processus de guérison, de soins adaptés et de niveau optimal, administrés en temps opportun. Grâce à Medi Point, ce processus sera encore mieux ciblé. Nos patients disposeront ainsi d un ensemble complet de prestations, dont la qualité, l étendue et la pertinence se verront maximisées. Il est essentiel que le malade ou l accidenté puisse se rétablir et retrouver une vie normale aussi rapidement que possible. Tel est l objectif que le réseau La Tour et la Zürich poursuivent dans le cadre de leur partenariat Medi Point. Fort de ses spécialités médicales et de son infrastructure moderne, le réseau de soins La Tour représente un partenaire important de la Zürich. De nombreux assurés du groupe Zürich pourront ainsi profiter des compétences clé du groupe La Tour. Engagement des partenaires 5 Clinique de Carouge Medi Point attend de ses partenaires le respect des standards qualitatifs du plus haut niveau. Il exige une coopération étroite au sein du réseau, afin que les prestataires puissent dispenser les soins les meilleurs et les plus efficaces. L implication directe du patient, de l employeur, du médecin traitant et d autres prestataires font de Medi Point un modèle dans le domaine de la santé. 20

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