LES COMPORTEMENTS FINANCIERS DES MENAGES EN EUROPE

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1 LES COMPORTEMENTS FINANCIERS DES MENAGES EN EUROPE Etude effectuée pour le compte de l'observatoire de l'epargne Européenne SEPTEMBRE 2000 André Babeau Mathilde Lainé Niamh Mc Cabe

2 - 2 - LES COMPORTEMENTS FINANCIERS DES MENAGES EN EUROPE ( ) : UNE TRES GRANDE DIVERSITE QUI EST MOINS LIEE AU NIVEAU DE DEVELOPPEMENT QU'AUX SPECIFICITES INSTITUTIONNELLES ET AUX MENTALITES Pour chaque pays étudié, le tableau de financement résume les ressources financières des ménages et l'emploi de ces ressources, en supposant que leur consommation finale est intégralement financée par leur revenu disponible. L'étude a couvert, pour 9 pays de l'union européenne, les cinq années qui vont de 1995 à Le changement de base de 1999 (passage au SEC95) n'a pas facilité le travail (retard dans les publications des comptes, certaines variables sont encore manquantes). Pour quelques grandeurs, il a fallu se livrer à des estimations. Dans ce qui suit, on se bornera à commenter l'année * * *

3 - 3 - LE RECOURS AUX TABLEAUX DE FINANCEMENT PERMET DE METTRE EN EVIDENCE UNE GRANDE DIVERSITE DE SITUATIONS QUI NE S'EXPLIQUE PAS PAR DES RELATIONS SIMPLES De prime abord, ce qui frappe, ce sont les très grands écarts qui apparaissent entre les taux d'accumulation bruts (tableau 1, entre 16 et 36%) et, plus encore, entre les taux d'accumulation nets (tableau 2, entre 11 et 32%). Du côté des ressources, aucune variable simple (taux d'épargne, taux de recours au crédit) ne suffit à expliquer les écarts qui résultent en fait de la combinaison des valeurs prises par certaines variables. D'autre part, le niveau de revenu disponible par tête ne semble pas non plus constituer une bonne variable de référence. Ainsi dans le peloton de tête (taux d'accumulation brut supérieur à 25%), on a deux pays riches (Pays-Bas, Belgique) et un pays émergent (Portugal) : - un pays, les Pays-Bas, dont le taux d'épargne brut et le taux de recours au crédit sont au sommet ; - un pays, le Portugal, dont le taux d'épargne brut est assez modeste, mais dont le taux de recours au crédit est très important ; - un pays enfin, la Belgique qui recourt assez peu au crédit, mais a un taux d'épargne élevé et possède aussi "d'autres ressources" assez importantes (transferts et ajustements). En queue de peloton, avec des taux d'accumulation brut inférieurs à 17% du revenu disponible brut, on a deux pays de niveaux de développement également très différents : - le Royaume-Uni, pays à nouveau riche, avec un taux d'épargne faible et un fort recours au crédit ; l'épargne "nette" des ménages britanniques est tout juste positive ; - l'autriche, pays encore modestement développé, qui se trouve dans la situation pratiquement inverse : taux d'épargne plutôt élevé, mais très faible recours au crédit. Du côté des ressources, on voit qu'il est donc difficile de trouver des lois robustes expliquant soit leur niveau, soit leur composition.

4 - 4 - S'agissant des emplois, on observe qu'en 1999 les placements financiers ont été très généralement majoritaires (7 pays sur 9) ; mais les écarts sont importants puisque les placements financiers représentent moins de la moitié des emplois bruts en Autriche, mais près des deux tiers pour les Pays-Bas ou en Belgique. La dispersion des taux d'investissement bruts est d'ailleurs relativement réduite, comme si tous les pays éprouvaient le besoin d'investir des proportions assez voisines du revenu disponible des ménages. En revanche, la dispersion des taux de placements financiers est un peu plus importante : tout se passe comme si, une fois les "besoins" d'investissement satisfaits, le surplus des ressources allait aux placements financiers. Si l'on observe, non plus les taux "bruts" d'investissement, mais les taux "nets" de la consommation de capital, les écarts tout normalement se creusent et certains pays (le Royaume-Uni, l'espagne), en 1999, ne vont pas beaucoup au-delà du maintien de la valeur de leur patrimoine physique, cependant que d'autres (les Pays-Bas, le Portugal) semblent encore en phase de constitution de ce dernier.

5 - 5 - Tableau 1 TABLEAU DE FINANCEMENT BRUT DES MENAGES EN 1999 (EN % DU REVENU DISPONIBLE BRUT) Pays-Bas Portugal Belgique Allemagne Italie Espagne France Royaume- Uni Autriche (1998) Ressources brutes Taux d'épargne brut 16,5 10,0 16,0 15,3 12,7 10,2 15,7 5,0 13,5 Taux de recours au crédit 19,7 17,4 4,3 5,7 3,3 10,4 3,8 9,3 1,6 Transferts et ajustements -0,1 2,8 7,5 1,0 5,7-0,3-0,1 2,5 0,9 Total ressources brutes 35,8 30,2 27,8 22,0 21,7 20,3 19,4 16,8 16,0 Emplois bruts Taux d'investissement brut 12,8 11,7 10,0 11,4 8,8 8,0 8,8 6,3 8,5 Taux de placements financiers 23,0 18,5 17,8 10,6 12,9 12,3 10,6 10,5 7,5 Total emplois bruts 35,8 30,2 27,8 22,0 21,7 20,3 19,4 16,8 16,0

6 - 6 - EN REVANCHE, OUTRE LE NIVEAU OU LE RYTHME DE DEVELOPPEMENT, LES SPECIFICITES INSTITUTIONELLES ET LES DIFFERENCES D'ATTITUDES RENDENT ASSEZ BIEN COMPTE DES ECARTS OBSERVES Pour rendre compte de cette diversité, force est donc de se référer à la fois à des différences de mentalité, mais aussi, et peut-être surtout, à des spécificités institutionnelles. Le recours au crédit paraît certes lié positivement au niveau de développement (Pays-Bas, Royaume-Uni), mais aussi à son rythme (Espagne, Portugal), et il y a un pays riche qui y résiste bien, c'est la Belgique (mais peut-être les choses sont-elles en train de changer). Parmi les spécificités institutionnelles, l'endettement hypothécaire à très long terme (30 ans et plus) alourdit le poids du passif et la déductibilité des intérêts d'emprunts hypothécaires pousse aussi à "charger la barque" (financement de la consommation!) ; cela explique, au moins en partie, la situation aux Pays-Bas. Notons en passant que, compte tenu de l'importance du recours au crédit aux Pays-Bas, le rapport du passif des ménages à leur revenu disponible brut atteint pratiquement 160% à la fin de l'année 1999! Les économistes qui prévoient l'effondrement de l'économie américaine parce que le passif des ménages s'y élève à un peu plus de 100% de leur revenu disponible ne semblent guère connaître la situation en Europe (où le Danemark est probablement encore devant les Pays-Bas à cet égard). A l'opposé, le crédit à la consommation joue encore un rôle mineur dans un pays comme l'italie où l'endettement reste associé aux groupes les moins aisés de la population.

7 - 7 - De leur côté, les systèmes de retraite ne fournissent pas non plus d'explication simple aux différences entre taux d'accumulation : le Royaume- Uni avec ses fond de pension a le taux d'épargne le plus faible de l'échantillon étudié. Mais il faut aller plus loin : les retraites "capitalisées" n'en sont peut-être pas au même stade de "leur cycle de vie" dans les différents pays. Ainsi, si les fonds de pension britanniques semblent relativement peu abonder l'épargne et les flux de placements financiers des ménages, c'est sans doute que nombre d'entre eux sont parvenus à maturité et que leurs "prestations" ne sont pas très inférieures aux cotisations engrangées. A l'inverse, les fonds de pension sectoriels de nos amis hollandais paraissent être encore dans une phase de jeunesse : l'excédent des cotisations reçues sur les prestations versées représente, en 1999, à peu près la moitié du montant de l'épargne brute des ménages et plus du tiers de leurs placements financiers. Quand ces fonds arriveront à maturité, on peut donc prévoir une baisse très sensible du taux d'épargne des ménages hollandais. On a peu fait référence jusqu'à présent à la variable d'ajustement (transferts et ajustements) : quand elle est importante, elle est toujours positive ; on a du mal à croire que pour des pays comme le Portugal, l'italie et surtout la Belgique, on soit en face de transferts en capitaux de cette importance. Ce poste pourrait renvoyer à une certaine sous-estimation des autres ressources (épargne, crédit). La sous-estimation du recours au crédit paraît peu probable : en Italie, le financement usuraire (dont le montant précis est inconnu), financement encore assez largement pratiqué dans le mezzogiorno, se produit au sein du secteur "ménages" et n'ajoute donc, en principe, aucune ressource supplémentaire au secteur.

8 - 8 - Tableau 2 TABLEAU DE FINANCEMENT NET DES MENAGES EN 1999 (EN % DU REVENU DISPONIBLE NET) Pays-Bas Portugal Belgique Allemagne Italie Espagne France Royaume- Autriche Uni (1998) Ressources nettes Taux d'épargne net 11,5 4,8 11,5 9,7 7,2 5,0 10,8 0,9 8,3 Taux de recours au crédit 20,6 18,4 4,5 5,8 3,5 11,0 4,0 9,7 1,7 Transferts et ajustements -0,1 3,0 8,0 1,1 6,0-0,3-0,1 2,6 1,0 Total ressources nettes 32,0 26,2 24,0 16,6 16,7 15,7 14,7 13,2 11,0 Emplois nets Taux d'investissement net 7,7 6,6 5,3 5,5 3,0 2,7 3,6 2,3 3,1 Taux de placements financiers 24,3 19,6 18,7 11,1 13,7 13,0 11,1 10,9 7,9 Total emplois nets 32,0 26,2 24,0 16,6 16,7 15,7 14,7 13,2 11,0

9 - 9 - La sous-estimation du poste "épargne" est plus vraisemblable : on sait que l'épargne des ménages est l'excédent de leur revenu disponible sur leur consommation finale ; cette dernière est bien connue en raison des informations fiscales, mais le revenu disponible peut être sous-estimé. Notamment, le poste "transferts courants" qui reprend les revenus rapatriés de l'étranger pourrait être l'occasion de sous-estimation : pour la Belgique (relations avec le Luxembourg), mais aussi pour des pays comme le Portugal (revenus de travailleurs émigrés), la question mérite au moins d'être posée. Mais il y a certainement d'autres causes de sous-estimation possible (tout le domaine de l'économie sous-terraine en Italie?). * * * L'utilisation des tableaux de financement pour expliquer les comportements des ménages a au moins trois mérites : - permettre d'avoir une vue d'ensemble des différents aspects de leurs comportements financiers, - faciliter la compréhension des interactions qui peuvent exister entre les différents domaines évoqués (des investissements importants en logement vont évidemment souvent de pair avec un recours important au crédit hypothécaire ; en sens inverse, un recours important au crédit soutient énergiquement les placements financiers), - pousser à la recherche de spécificités nationales susceptibles d'être à l'origine des écarts observés. Accessoirement, ce cadre d'analyse fait aussi comprendre pourquoi certaines fonctions d'épargne macro-économiques sont aussi peu performantes, qui se bornent à mettre en relation le taux d'épargne des ménages avec la croissance du pouvoir d'achat et le rythme d'inflation des différents pays considérés.

10 QUELQUES DEFINITIONS Les tableaux de financement utilisés ici comme instruments d'analyse correspondent à une présentation synthétiques des comptes des ménages en comptabilité nationale dans les différents pays étudiés. La consommation de capital au cours d'une période donnée représente l'usure du capital physique possédé par les ménages (patrimoine résidentiel, patrimoine professionnel des entrepreneurs individuels). Toutes les grandeurs indiquées ici "en brut" ou "en net", sont, sauf indications contraires, brutes ou nettes de la consommation de capital. La variable "transferts et ajustements " figurant en ressource correspond le plus souvent à des "ressources" en capital supplémentaires obtenus par les ménages (venant, par exemple, d'un autre secteur), mais elle peut aussi traduire une sous-estimation de l'épargne réalisée ou des crédits obtenus. La somme des ressources brutes (ou, de façon équivalente, des emplois bruts) correspond à l'accumulation de l'année sur le patrimoine brut (passif non déduit), accumulation brute de la consommation de capital ; le taux d'accumulation brut sur le patrimoine brut est le rapport entre l'accumulation brute de l'année et le revenu disponible brut. La somme des ressources nettes (ou, de façon équivalente, des emplois nets) correspond à l'accumulation de l'année sur le patrimoine brut (passif non déduit), accumulation nette de la consommation de capital ; le taux d'accumulation net sur le patrimoine brut est le rapport entre l'accumulation nette et le revenu disponible net. Le taux d'accumulation net sur le patrimoine net (passif déduit) est tout simplement le rapport de l'épargne nette au revenu disponible net, c'est à dire ce que nous appelons ici le taux d'épargne net.

11 TAUX D'ACCUMULATION BRUTS ET NETS EN 1999 : UNE HIERARCHIE SOLIDEMENT ETABLIE! 40 35, ,2 26,2 27, ,7 16,6 16,7 20,3 15,7 19,4 14,7 16,8 13, Pays-Bas Portugal Belgique Allemagne Italie Espagne France Royaume-Uni Autriche (1998) Une hiérarchie solidement établie!

12 DES TAUX D'EPARGNE BRUTS ET NETS TRES VARIABLES D'UN PAYS A L'AUTRE ,5 16,0 15,3 15, ,7 13, ,5 10,0 11,5 9,7 7,2 10,2 10,8 8,3 6 4,8 5,0 5, Pays-Bas Portugal Belgique Allemagne Italie Espagne France Royaume-Uni Autriche (1998) 0,9

13 LA PART DES PLACEMENTS FINANCIERS EST TRES VARIABLE : DE LA MOITIE AUX DEUX TIERS 100% 90% 80% 70% 36% 39% 36% 52% 41% 39% 45% 38% 53% 60% 50% 40% 30% 20% 64% 61% 64% 48% 59% 61% 55% 63% 47% 10% 0% Pays-Bas Portugal Belgique Allemagne Italie France France Royaume-Uni Autriche (1998) Placements financiers FBCF

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